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Comme, je roule quand même souvent la nuit avec mon vélo couché. J'ai besoin d'un éclairage efficace.
C'est une chose que je n'avais pas très bien évaluée au moment de décider de faire du vélo mon moyen de transport proncipal.
En effet, j'ai commencer à utiliser sérieusement le vélo au mois de juin. Donc au moment de l'année où les jours sont les plus longs. Donc je n'ai pas pensé été confronté tout de suite à la nuit. Puis assez rapidement, j'ai remarqué qu'autant le matin que le soir mon trajet quotidien allait se faire passablement de nuit !
La nuit, à vélo, il est indispensable d'avoir un éclairage. Il a deux fonctions:
J'ai donc obté en catastrophe des mini lampes clignottantent à installer sur le vélo. Une blanche à l'avant et une rouge à l'arrière.
Actuellement, la plupart de ce genre d'équipement fonctionnent sur pile. Ce qui n'est, à mon avis, pas très pratique. Il faut toujours changer les piles !
En ce qui concerne la fonction d'être vu. Je crois que c'est pas trop mal. Ces petites lampes clignottantes font leur boulot.
Pour ce qui est de la fonction de voir. Quand je passe sur les bouts de piste cylcable qui ne sont pas éclairée, dans la forêt, ou en bordure d'autoroute avec les phares des voitures qui m'éblouissent, clairement (:P), je ne vois rien. Mes mini lampes ne servent à rien.
J'ai donc opté pour la lampe frontale en plus. Heureusement, j'ai une lampe frontale de course. Une lampe frontale Petzl MYO XP, qui est, à mon avis ce qu'il se fait de mieux en terme de lampe frontale.
(Dans mon expérience de spéléo, j'ai eu l'occasion d'aller dans la grotte de la cascade à Môtiers avec 2 demes cousins. Chacun avait une lampe MYO XP. La grotte était tellement mieux éclairée avec 3 de ses lampes qu'avec d'autres lampes lors de mes visites précédentes, que j'ai eu l'impression de redécouvrir totalement la grotte)
En mode normal, cette lampe éclaire à 85 lumens. En mode boost (20s max) elle éclaire à 150 lumens. Ce qui permet d'avoir uen lumière de 0.25 lux à 97m.
Cette lampe éclaire donc très loin et bien, surtout pour une seule LED !
Petit rappel d'unité dans le domaine de la lumière pour bien comprendre.
Une source lumineuse émet des photons avec une certaine intensité lumineuse. On parle de candela. Ce nom est dérivé du latin et signifie chandelle. En effet, historiquement, on calculait l'intensité lumineuse en nombre de bougies standards équivalentes !
Cette source de lumière émet un flux de photons dans toutes les directions. On parle donc de flux lumineux que l'on mesure en lumens. Un lumen, c'est le flux qui est émit dans un angle solide d'un stéradian par une source lumineuse d'un candela.
C'est donc le flux normalisé d'un bout de la sphère où vont les photons. Cette unité de mesure est un peu particulière, car c'est une unité subjective. Nous ne sommes pas sensible de la même manière à la lumière suivant la couleur. La couleur que nous voyons le mieux c'est le vert de longueur d'onde de 555 nanomètres. Voir la sensibilité de l'oeil suivant les couleurs sur l'image en lien..
Ainsi, suivant la longueur d'onde l'énergie utilisée pour avoir la même impression de quantité de lumière n'est pas la même !
Jusqu'ici nous avons vu la lumière émise du point de vue de la source. Mais finalement ce qui nous intérese le plus souvent, c'est du point de vue du récepteur. De ce qui est éclairé. On parle d'éclairement lumineux. Comme souvent à cherche à éclairer des surfaces, un livre, un bout de route. On va utiliser une unité de mesure qui est liée à la surface plane: le lux.
Un lux, c'est l'éclairement reçu sur un mètre carré par une source de lumen de flux lumineux. (le tout réparti de manière uniforme)
Donc après un petit voyage dans ces unités, il est peut être plus facile de comprendre les caractéristiques techniques des lampes qu'on me propose.
C'est un peu la jungle, on a pas l'impression que tous les constructeurs comprennent ce qu'ils disent. Ou en tout cas, on est certains que les commerciaux n'ont rien compris. Il y a souvent un doux mélange entre ceux qui parlent en lux ou en lumen. C'est pas facile de comparer.
Voici quelques exemples pour se faire une idée.
Petlz prend pour base qu'un éclairement de moins que 0.25 lux est la nuit. Cette limite correspond à ce qu'éclaire la pleine lune. (sur wikipedia je trouve que cette éclairement de la lune est à 0.5 lux !) C'est sur cette base que Petzl nous indique qu'une lampe peut éclairé jusqu'à une certaine distance.
Ainsi, on arrive à se faire une idée un peu plus précise de ce que représente un éclairement en lux.
On voit que nous arrivons déjà faire un certain nombre d'activité dans un environnement éclairé par quelque dizaines de lux. C'est dans cette gamme que se situe les lampes frontales et de poche que l'on nous propose.
Puis, nous sommes habitué à vivre avec un éclairement de quelques centaines de lux quand nous sommes à l'intérieur. Nous avons des lumières d'apoint pour les tâches qui demandent un meilleur éclairage. Nous arrivons dans la gamme des quelques centaines de lux à quelques milliers.
Puis l'on remarque que l'extérieur est beaucoup plus lumineux que n'importe quel intérieur, même par temps couvert on arrive déjà plus de 10 000 lux. Voir le double en éclairage indirect par beau temps et pur finir de l'ordre de 100 000 lux en plein soleil!
Il peut donc y avoir un facteur 1000 entre l'intérieur et l'extérieur ! On comprend pourquoi il est plus facile de faire des photos dehors !
Dans la mesure du possible, pour économiser de l'énergie, il est toujours mieux de s'éclairer à la lumière naturelle extérieure, même par temps nuageux. ça ne coûte rien et c'est meilleur.
Ainsi il existe même des systèmes pour guider la lumière naturelle du soleil dans les coins les plus reculés d'une maison. Voici quelques exemples, de ce qui se fait, du puit de lumière à la fibre optique.
Encore plein de références sur les unités de lumières sur ce site...
Comme je le disais plus haut, la mode est actuellement aux piles comme source d'énergie pour les phares de vélo. C'est bien mais pas top. Il faut les changer toute le temps, et ce n'est pas très écologique. Le rendement des piles est assez mauvais.
Pourtant, il me semble qu'il y a quelques années tous les vélos équipés d'éclairage étaitent munis d'une dynamo pour produire l'électricité nécessaire à l'éclairage.
C'était une solution intelligente. Mais c'est vrai qu'il y avait pas mal de petits désagréments. La dynamo qui frotte au pneu saute, n'a pas un rendement exceptionnel, et glisse quand le pneu est mouillé.
Actuellement, il existe un autre type de dynamo. La dynamo de moyeu.
La dynamo est placée directement à l'intérieur du moyeu de la roue. Ce qui augmente son rendement et évite que la pluie influence la production d'électricité.
Il faut juste que la dynamo soit compatible avec la roue 20" que j'ai à l'avant de mon vélo couché. Je crois que ça ne pose aucun problème. La roue avant est ma seule possibilité de mettre une dynamo de moyeu vu qu'à l'arrière j'ai déjà les vitesses dans le moyeu !
L'inconvénient de la dynamo de moyeu, c'est qu'on ne peut pas l'enlever ! Donc forcément, elle freine toujours un peu. Mais c'est négligeable. Certains estiment la perte de performance à 1% (je ne sais plus où j'a lu ça..)
Voici une étude plus complète sur le rendement et les performances des dynamos de moyeu.
Une fois que l'on a une source d'énergie, il faut mettre le phare. Il existe plusieurs type, mais actuellement il serait stupide de prendre autre chose qu'un phare à LED.
Que prendre comme phare ?
Là j'hésite. Depuis que j'ai vu le super phare trelock qui éclaire à 70 lux. Comme dit plus haut, il me faut un éclairage très puissant. D'après ce que je vois des phares branchés directement sur dynamo, ils n'éclaire pas autant. Chez trelock le plus puissant est à 40 lux.
Le phare trelock qui éclaire à 70 lux s'alimente via un accu interne. Il se recharche via un port usb. Ainsi je peux le recharger depuis mon ordinateur au besoin. Mais le mieux c'est qu'il se charge via une dynamo. Il faut donc trouver un chargeur. Le e-werk semble faire l'affaire.
Le e-werk est un régulateur de tension / courant qui se branche à la sortie de la dynamo, il fourni ensuite un courant continu avec plusieurs règleage de tension et/ou courant possible.
Il est fourni avec plein de câble, dont le fameux connecteur USB que j'aurai besoin pour recharger le phare trelock. Reste plus qu'à savoir si c'est compatible avec la tension et courant qu'il faut !
Comme le montre cette discussion, il est également possible de mettre un chargeur de pile usb sur l'e-werk et d'ainsi charger différentes piles en roulant. Ce qui peut être pratique pour charger les nombreuses piles des appareils que j'ai en voyage, lampe frontale, appareil photo, gps...
Ainsi j'ai ma propre centrale électrique sur mon vélo !
http://voyageforum.com/voyage/dynamo_dans_moyeux_utilise_comme_chargeur_D3412504/
http://www.cyclociel.com/pieces_detachees/eclairage.html
Son => Schmidt Original Nabendynamo
=> cher, mais bonne qualité !
Tension de 2,8 à 13,3 V et courant de 0,1 à 1,5 A. => dans la limite de 16w
La dynamo son 20R a été renommée son delux. Elle était légalement limitée aux roue 20" pour atteindre les 3W 6v nécessaire à avoir une luminosité suffisante avec une ampoule incandescente. Depuis que l'on utilise des LED, cette obligation est tombée, et l'on peut utiliser cette dynamo sur plusieurs type de roue. D'où son renommage !
Il y a aussi des dynamo schimano.
http://www.shimano-eu.com/publish/content/cycle/sfcc/fr/fr/catalogues/0.-MainContent-0005-DownloadFile.tmp/036_044_fre_270444_Dealer%5B1%5D.indd.pdf
Le chargeur est un convertisseur qui transforme les 6V 0.5A de la dynamo en tension et courant nécessaires à la charge de tes accus. Par exemple si tu charges 2 accus AA, soit à peu près 3 V en charge (2 x 1.5 V), tu les charges à 1 A (en négligeant les pertes du chargeur) (2 x 1.5 V x 1 A = 3W)
Le plus simple est de raisonner en puissance :
2 accus AA Ni-Mh de tension nominale 1.2 V et 2.7 Ah de capacité c'est 2 x 1.2 x 2.7 = 6.5 Wh
Ta dynamo fournit 3 W, il te faudra donc pédaler 6.5/3 soit un peu plus de 2 h pour charger tes 2 accus.
Ce petit calcul néglige tous les pb de rendement convertisseur et charge, mais je pense que l'ordre de grandeur est bon, probablement moins de 3 h pour charger 2 A.
Pour le Iphone 3GS voici ce que j'avais mis
V:entre 4.2 et 5.6
A:entre 1 et 1.2
réponses de Tichodrome
Je pense que l'utilisation "normale" de l'eWerk, c'est régler la tension à la valeur dont on a besoin et le courant correspondant à la puissance max de la dynamo : par exemple 5V 0.6 A pour un chargeur USB et une dynamo 3W (et encore ça néglige les pertes de l'eWerk). Ne pas perdre de vue que le courant est une limite, la valeur réellement débitée dépendra de ce qui est branché)
Pour tes "piles" AA, dont je suppose qu'il s'agit d'accus Ni-Mh :
Normalement ça se charge à courant constant. Tu choisis une tension juste supérieure à celle de tes accus en charge et tu choisis le courant en fonction de ce que peut fournir ta dynamo, ou un courant plus faible, quitte à charger plus longtemps mais avec moins d'effort.
3.5 V devraient suffire (y'a pas 4 V sur l'eWerk) mais comme il n'y a pas de limite de charge, en théorie tu risques la surcharge (à 3W tu dois charger en 2 bonnes heures des accus 2.7 Ah). B&M préconise une tension plus faible (2.8 V pour 2 accus) pas suffisante pour charger à 100% mais qui évite le risque de surcharge.
Pour l'accu Li-Ion c'est différent, ils se chargent à tension constante (avec limite en courant en début de charge). Une 3.7 V se charge à 4.2 V, tension prévue par M. B&M. Pour le courant, c'est comme les accus Ni-Mh : tu règles à ce que peut fournir la dynamo, ou tes jambes...
Pour la résistance au roulement tu as raison : ce sont tes mollets qui fournissent l'énergie électrique qui arrive aux accus (plus les pertes dans la dynamo, l'eWerk...) et donc moins ça consomme, moins ça force. Le "courant" réglé sur l'eWerk est juste une limite.
http://www.bikequarterly.com/VBQgenerator.pdf
un site de passionnés.. http://fahrradzukunft.de/11/nabendynamo-lade-adapter/
Difficile de sortir 12v avec une dynamo de 6v !
En revanche, avec la Dymotec S12, ça fonctionne impec. Réglé à 12.6V 500 mA pour charger une batterie de netbook, l'eWerk débite déjà significativement (+ - 200 mA) vers 7 - 8 km/h et les 500 mA sont atteints dès les 13 - 15 km/h.
5V - 1.0A max qu'il y a de noté sur le chargeur. J'ai donc mis sur 4.9V (pas de 5V) et 1.0A sur l'e-werk et ça marche au poil
La doc de la batterie tampon de l'e-werk ( 1400 mAh )
Peut être chargée et utilisée en même temps. C'est vraiment un tampon. Prévu pour sortir du 5v, 800mA pour un chargeur USB.
le chargeur e-werk est un chargeur intelligent il s'arrête de charger quand la batterie tampon est pleine comme à peu près tous les chargeurs aujourd'hui. il se contente d'effectuer une charge de maintenance
utilisation du cache battery 461A
- l'appareil ne peut pas simultanément fonctionner et être en charge
tu charges l'appareil le soir avec le cache battery rechargé dans la journée en roulant
Encore un autre accu à charger pour charger le reste...
Retour d'un mois d'utilisation de l'e-werk
globalement RAS et plutôt très bon :
- chargement de 2 piles AA (R6) : j'ai soudé une prise pour pile 9V au bout d'un cable libre et utilisé un petit boitier 2 piles AA avec bornes de piles 9V. Chargement initial selon les recommandations de B&M a 2.8V et j'avais mis 1A en limite : bilan ça chargeait clairement pas à fond (piles de 2300 et 2500 mAh). Je suis passé à 3.2v/1A et ça chargeait nickel mais trop fort, j'ai un jeu de piles dont le plastique autour s'est tout ratatiné sous la chaleur... mais elles marchent nickel ouf :) Passage à 3.V/0.5A et là parfait. Ca tiédit tout juste et je charge mon jeu de piles à priori en 2 jours... le 1er soir c'est un peu "mou" (ça ne charge pas bien mon iphone avec mon convertisseur 2 piles AA->USB) mais le 2e soir c'est parfait. Mon GPS (etrex Vista HCx) considérait néanmoins les piles comme chargées au bout du 1er soir (mais il a tendance à être optimiste je trouve, genre il tient 2.5 jours sur un jeu de piles, et pendant 1.5 jours il considère les piles comme à 100%).
Pour ceux qui veulent charger plus vite, je pense qu'on peut mettre qqch autour de 700/800 mA sans trop de souci mais 1A c'est too much.
- chargement de mes batteries photo (li-ion 3.7V) : soudure d'un connecteur de pile 9V aux bornes "côté batterie" du chargeur d'origine (en l'ayant ouvert) et utilisation du même cable e-werk que pour les piles AA. Réglage identique au chargeur d'origine (4.2V / 700 mA) : nickel. En pratique pas trop utilisé car c'est plus simple de laisser trainer un chargeur d'appareil photo dans les sanitaires
- chargement de l'iphone en direct : pas testé désolé (si je peux éviter je préfère)
Côté fixation and co : moyeu dynamo Shimano "80" dans la roue de la remorque (extrawheel 28 pouces) et fixation de l'e-werk dans une petite pochette fixée sur la remorque, e-werk et trucs à charger eux-même dans un ziploc fermé (sauf passage du fil vers la dynamo). RAS même sous la pluie.
Retrait du système le soir et mise en place d'un des petits capuchons en caoutchouc au bout du fil restant.
Sincèrement après les bidouilles du solaire (mauvais temps / fragilité des panneaux rigides, des soudures...), je trouve cette solution vraiment fiable. On peut réellement compter dessus et c'est rassurant. Pour des piles AA par exemple, pas besoin d'emporter de chargeur "mural". Si jamais on avait une merde avec l'e-werk il reste les piles alcalines qu'on irait acheter dans un supermarché, mais ça reste peu probable donc autant partir léger :)
briatol...
retour expérience également
dynamo son
roue 26
e-werk
avec ca j'alimente mes phares avant et arrière, je peut également charger soit mon iphone 3g soit mon caméscope .
plus besoin de trouver une prise de courant.
je precise que je peux faire fonctionner les phares et recharger le iphone ou le camescope en meme temps.
voici un blog spécialisté dans l'autonomie électrique en voyage à vélo couché !
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oct
23
Voici maintenant quatre mois que j'ai commencé mon expérience de faire du vélo mon moyen de transport principal.
En quatre mois, j'ai parcouru 2464 km !
Fin août 2010, à l'occasion des mes 1000 premiers kilomètres de vélo. J'avais déjà évoqué sur ce blog la liste des avantages et inconvénients à utiliser le vélo comme moyen de transport principal.
Le principal inconvénient que j'avais trouvé au vélo, c'est la position inconfortable qui est imposée par la machine et en particulier la selle qui est un véritable instrument de torture.
J'avais déjà évoquer le remède: le vélo couché !
Et oui, j'ai trouvé le moyen de rendre mes voyages à vélo beaucoup plus confortables:
J'ai fais l'acquisition d'un vélo couché.
Voici maintenant un mois que je roule en vélo couché. J'ai déjà parcouru plus de 750km avec ce vélo. J'ai maintenant suffisamment de recul et d'expérience pour en parler.
Quand je roule avec ce vélo couché, j'ai un peu de peine à me fondre dans le paysage. Il y a toujours de nombreuses personnes qui sont très intriguées par cette étrange machine sur laquelle je me déplace.
J'observe systématiquement des gens qui suivent mon passage des yeux, certains interrompent même leur conversation pour signaler à leur interlocuteur de ne pas louper cet étrange cycliste. J'entends fréquemment des gens me faire des remarques: Est-ce que c'est bien ?
Est-ce que c'est facile ?
Excellent !
Moi j'arrive pas déjà avec un vélo normal alors bravo !
Ce dernier mois, partout où je me rend, de nombreuses personnes engagent la conversation avec moi pour en savoir à propos de mon vélo couché. Je n'ai jamais autant parlé avec les voisins que depuis que j'ai ce vélo !
Ainsi je vais reprendre et répondre ici à certaines questions qui me sont fréquemment posées.
Je l'ai dit plus haut, ma raison principale de base était de pouvoir me débarrasser de cet instrument de torture qu'est la selle.
Mais finalement le vélo couché à de nombreux autres avantages. Malgré le fait que le vélo à un rendement très bon, le vélo couché a un rendement encore meilleur ! Ceci principalement pour deux raisons. La première est due au fait qu'en étant couché on fait une prise au vent moins grande et donc le vélo couché est plus aérodynamique.
La seconde raison est également liée à la position couchée du corps. Le système cardiovasculaire est tout à plat, ainsi on évite au coeur de devoir pomper beaucoup pour compenser la pression entre le haut et le bas du corps. Ainsi on se fatigue moins pour le même résultat.
En 1934, l'union cycliste internationale a fixé des normes pour définir ce à quoi ressemble les vélos qui sont acceptés pour les courses. Le vélo couché a été ainsi exclu de la visibilité médiatique ! Cependant, ces 2-3 dernières années la diversité des vélo augmente. On voit de plus en plus de vélos électriques, pliables, trike, des remorque, etc..
Le vélo couché est donc naturellement aussi une alternative au vélo classique.
Oui, c'est facile, mais au début il faut réapprendre un nouvel équilibre dont on a pas l'habitude avec un vélo normal. Avec un vélo couché, on se penche aussi dans les virages, mais on se penche en étant sur le dos ce qui est déroutant au début.
En plus d'apprendre un nouvel équilibre, on se rend rapidement compte que ce ne sont pas les mêmes muscles qui travaillent! Il faut donc aussi tout un temps pour se reformer une musculature adaptée.
Le plus dur au début, c'est le démarrage. En étant couché, on a les pieds parterre, mais dans une telle position que l'on arrive pas à donner juste une petite impulsion pour commencer à pédaler. Il faut directement commencer à pédaler vite pour avoir une vitesse suffisante pour garder l'équilibre.
Il ne faut pas oublier de mettre une petite vitesse pour partir, sinon c'est foutu ! Heureusement, je dispose de vitesses qui sont dans le moyeu de la roue. Ainsi je peux changer de "plateau" à l'arrêt, ce qui est très pratique.
A la montée, comme avec n'importe quel vélo, il faut utiliser des petites vitesse. Un vélo couché grimpe tout aussi bien qu'un vélo droit. La seule subtilité, c'est que l'on ne peut pas se mettre en danseuse !
En vélo couché, j'ai quand même remarqué que l'équilibre est plus difficile à tenir à très faible vitesse. Il faut donc essayer d'aller le plus vite possible à la montée. (ce que tout le monde fait naturellement sans se poser la question) Ceci est beaucoup plus facile quand on a la musculature des cuisses adaptées au vélo couché.
Le vélo couché est légèrement plus bas qu'un vélo normal. Ainsi il effectivement moins visible dans une circulation au milieu de véhicules hauts. Mais pas beaucoup plus qu'un autre vélo.
Malheureusement, j'ai l'impression que l'ensemble des voitures sont en train de devenir de plus en plus hautes et grosses. L'obésité ne frappe pas que les conducteurs, mais les voitures aussi !
Pourquoi voit on, en pleine ville, de nombreux 4x4 toujours plus gros ? Certaines personnes aiment conduire ces voitures car elles se sentent plus en sécurité au volant de ces tanks. Et qu'en est il de ma sécurité de cycliste ou de piétons ? C'est plutôt droit le contraire.
C'est tout le débat qui se fait autour de l'initiative dite de "l'interdiction des tanks urbains" qui a été lancée par les jeunes verts. J'étais justement hier soir à un débat à ce propos et le constat, c'est que le débat autour de la voiture est très passionnel !
La voiture n'est pas qu'un moyen de transport, c'est un symbole de réussite sociale, c'est un espace et un moyen de liberté.
Toucher à la sacro-sainte voiture c'est très vite toucher à des valeurs bien ancrées. Personnellement, j'ai de la peine à comprendre pourquoi autant de gens associent ces valeurs avec la voiture.
Pour moi, le vélo offre beaucoup plus de liberté. (parcage facile, moins cher en carburant, en assurance et en entretien).
Si quelqu'un à besoin d'une grosse bagnole pour être vu et regardé. Alors il faudrait qu'il achète un vélo couché. Là c'est garanti de ne pas passer inaperçu !
Le parlement a également débattu de cette initiative des tanks urbains lors de sa dernières session. Il veut lancer un contre projet qui reprend la limitation d'émission de Co2, mais ne fait rien du tout pour tenter d'améliorer la sécurité des piétons et cycliste face à ces tanks.
Il ne reste donc plus qu'à militer pour des pistes cyclables séparée des routes. Ce que j'ai la chance d'emprunter sur la majorité de mon parcours habituel à vélo.
Un des premiers problèmes qui s'est posé avec mon nouveau vélo couché, c'est comment je vais transporter mes affaires ? Jusque là j'utilisais un sac à dos. Mais avec un siège. Je le mets où le sac à dos ?
J'ai donc investi dans un porte bagage et des sacoches. J'ai des superbes sacoches qui me permettent de transporter tout ce que j'ai besoin. J'ai deux fois 40l de volume à disposition. Les sacoches sont parfaitement étanches, elle peuvent se transformer en sac à bandoulière si je ne les poses pas sur le vélo. C'est très bien conçu.
Jusqu'à présent j'ai transporté jusqu'à 17kg de bagages dans mes sacoches. On sent bien, surtout à la montée, qu'il faut fournir l'effort pour les transporter, mais c'est beaucoup plus facile qu'avec un sac à dos sur un vélo droit qui reporte tout le poids sur la selle ! Donc tout va bien, les sacoches c'est parfait !
Pour ceux qui veulent aussi goûter aux joies du vélo couché, il n'y a pas 36 magasins où se fournir. J'ai acheté mon vélo à Yverdon chez velocouche.ch.
Il y a possibilité d'aller faire des essais presque tous les samedi après-midi. La zone industrielle juste à côté est équipée en route mais n'a pas de bâtiments ! C'est un endroit parfait pour s'essayer grandeur nature au vélo couché en toute sécurité. Il y a de tout. Montée, descente, ligne droite, giratoire !
Alors n'hésitez pas à aller y faire un tour !
Et finalement alors ? Il y a des inconvénients ?
Le seul inconvénient dont j'ai fais les frais, c'est qu'en quatre mois de vélo, j'ai maigri d'au moins 5kg ! Et là où ça me joue des tours, c'est que je ne supporte plus autant bien l'alcool qu'avant !!
5kg de graisse spongieuse permettaient de mieux absorbe l'alcool. Maintenant il faut que je me réhabitue à ma nouvelle masse, que je boive moins !
Boire ou conduire il faut choisir !
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août
20
Il y a maintenant presque deux mois, j'ai commencé à expérimenter le vélo comme moyen de transport principal.
Après, ces quelques semaines de vélo, ce matin, j'ai passé le cap symbolique des 1000km !
... et je suis toujours en vie !
Au bout de 1000km, je me suis dit qu'il est temps que je fasse un petit bilan et que je partage un peu mon expérience de cycliste.
En effet, entre cycliste, il n'est pas rare que tout le monde se salue. C'est très drôle de voir souvent les mêmes personnes à peu près au même endroit sur le parcours. ça prouve que je ne suis pas le seul à me déplacer à vélo.
Dans les transports publics je ne retrouve pas cette convivialité. Il y a plein de monde, mais la plupart du temps tout le monde s'ignore. Les places dans le tram se remplissent toujours selon un ordre qui me fait penser au remplissage des couches électroniques d'un atome !
En bref, les gens s'éloignent le plus possible les uns des autres. Chaque personne prend une place à 2 ou a 4 pour lui. Quand la place est prise, il y a les diagonales des places à 4, pour être ni en face, ni à côté de quelqu'un. Ensuite vient le face à face des places à 2 et enfin il est autorisé de s'asseoir directement à côté de quelqu'un d'autre !
Si quelqu'un s'avise de déroger à ces règles implicites, par exemple en s'asseyant juste à côté d'une autre personne alors qu'il y a encore de nombreuses places disponibles dans le compartiment, c'est le malaise assuré !
En voiture, la convivialité c'est encore pire. La voiture est toujours une extension du domicile de son ou sa propriétaire. Le propriétaire d'une voiture a toujours l'impression qu'on va entrer dans son intimité dès qu'on s'approche trop de son véhicule!
La voiture est le seul endroit où l'on peut écouter la musique que l'on veut à fond sans déranger les voisins. La voiture est bientôt le dernier refuge de liberté pour les fumeurs invétérés !
Tous ces facteurs ont pour conséquence que la route devient une longue chaine de gens enfermés dans leur bulle-domicile-dernier-refuge-de-liberté-où-faut-pas-me-faire-chier. Au moindre petit incident, à la moindre petit contrariété il n'est pas rare de voir les conducteurs de voiture s'énerver.
- tut-tut.. vas-y avance... conducteur du dimanche...
- rraaaaaaa... encore une femme au volant...
- chi** l'autre abrutis qui n'avance pas avec son tracteur...
- bam... la vieille qui traverse... plus vite mémé... Pourquoi ces retraités qui ont toute la journée de libre se baladent toujours aux heures de pointes !!!
Bref... voilà quelques exemples qui montrent que l'usage de la voiture peut vite rendre agressif !
En effet, il semble que dans notre belle société automatisée où tous nos esclaves machines font tout à notre place, notre corps ne sert bientôt plus à rien. Notre corps est un vestige du temps où il fallait courir quelques heures derrière son steak avant de pouvoir le manger.
De nos jours, l'effort physique est de plus en plus rare. Surtout pour les gens qui ont un métier autant difficile que le mien, où l'effort physique du métier consiste à déplacer les doigts de quelques centimètres pour pianoter sur un clavier d'ordinateur.
Ceci, c'est quand après un quart d'heure de cogitation, les méandres de mon cerveau ont trouvé un superbe algorithme de 2 ligne à écrire !
On appelle cette nouvelle maladie des temps modernes, la sédentarité.
Oui, en effet, c'est de plus en plus considéré comme une maladie. Il semble que notre corps interprète ce refus de bouger comme une envie de se laisser mourir !
La sédentarité, c'est donc mourir à petit feu !
Pour remédier à cette maladie. Il suffit de faire fonctionner son corps. D'après les savants calculs de certains grands penseurs, il suffit de faire 30 minutes par jour de léger effort (juste de quoi transpirer légèrement) pour se prémunir contre cette terrifiante maladie qui va décimer les humains du 21ème siècle.
Ce remède miracle parait facile. Mais statistiquement, il semble que peu de gens mettent en pratique ce principe.
En effectuant mes déplacements quotidiens à vélo, je m'assure une heure par jour pour lutter contre la sédentarité.
Pour ceux qui veulent plus de détails je recommande d'écouter l'avis du médecin Pietro Majno dans une conférence dans le cadre de l'Autre Salon.
A vélo il est quasiment toujours possible de s'arrêter quasi immédiatement et partout. C'est quelque chose qui parait anodin et à laquelle je n'avais pas pensé. Mais pour quelqu'un comme moi qui aime bien faire des photos. Il est vraiment pratique de pouvoir s'arrêter et dégainer l'appareil le plus vite possible dès qu'un sujet ou une situation intrigante débarque.
C'est ainsi que ma collection de photos d'art urbain peut s'agrandir aisément. Il y a de nombreux tags qui disparaissent très vite. Il faut les photographier dès qu'on en a l'occasion !
Un autre arrêt que je fait actuellement et qui était impossible auparavant. C'est mon arrêt quotidien à la plage pour aller me baigner dans le lac !
Je crois que je ne me suis jamais autant baigné dans le lac que cet été. La piste cyclable passant juste à côté de la plage, un quart d'heure de pause me suffit pour aller vite me tremper et faire quelques brasses dans le lac. C'est un incroyable moment de fraicheur après la chaleur de l'effort à vélo. C'est un bon moyen de se réveiller le matin. Je recommande cet exercice à tout le monde.
Comparé à mon habitude des transports publics où il est question d'horaires en permanence. Le vélo c'est magique ! Je voyage quand je veux, à mon rythme. Je n'ai pas besoin de stresser pour vite finir ce que j'étais en train de faire avant de partir.
Plus besoin de pester sur les bus qui sont en retard, ou pire en avance... et qui te passe devant..
Depuis que je fais du vélo, mon rapport au temps s'est encore plus assoupli. J'ai passé un étape importante voilà deux ans quand mon réveil est mort et que je ne l'ai jamais remplacé. Mon horloge biologique est nettement plus efficace pour cette tâche, je ne vois pas l'utilité du réveil.
Actuellement en me libérant des horaires minutés des transports publics je passe une seconde étape importante qui me libère du stress du temps.
Voilà un point un peu moins rigolo pour faire du vélo. C'est quand tu te réveille le matin et que tu vois une grosse pluie battante accompagnée de rafales de vents !
Mais rien ne me fait peur. Il n'y a pas de mauvaises conditions, il n'y a que des gens mal équipés !
La pluie sa mouille, oui. Mais après la pluie vient toujours le beau temps. Même en étant trempé jusqu'aux os, il y a toujours moyen de se sécher et de se rechanger pour mettre des habits sec.
Il ne faut juste pas oublier de prendre des habits de rechanges avec.
C'est d'ailleurs ce que je fais tous les jours, même en temps normal. J'ai toujours un t-shirt de vélo dans lequel je transpire, et quand j'arrive à destination je remet un t-shirt ou une chemise sèche. ça permet tout de suite de se sentir plus à l'aise.
Je me suis d'ailleurs fait un t-shirt exprès pour le vélo, avec un superbe slogan:
ça roule pour moi !
Pour les gens qui veulent aussi un tel t-shirt il y a moyen d'en acheter directement sur la boutique des t-shirt marfouf. :P
Le point le plus négatif que je trouve au vélo, c'est la selle !
La selle de vélo doit avoir été inventée par un grand inquisiteur qui voulait torturer des hérétiques !
De plus, certains médecins disent que l'on risque la calcification du scrotum à rester trop longtemps sur une selle de vélo. Ou pire encore des troubles érectiles !
C'est par ce que je fais du vélo que je suis la cible des spammeurs qui font l'apologie du viagra ?
Heureusement, il y a une réponse très efficace à ce problème de selle de vélo...... le vélo couché !
Samedi dernier je me suis rendu à Yverdon dans un des rares magasins de suisse romande qui est spécialisé en vélos couchés. Pour plus d'info: www.velocouche.ch
J'ai passé l'après-midi à tester ces bêtes étranges au premier abord, mais qui une fois domptées sont d'un confort sans égal à leurs cousins à selles !
L'expérience est tellement intéressante qu'elle fera l'objet prochainement d'un article un peu plus détaillé.
Cette expérience cycliste m'a prouvé ce que je soupçonne depuis un moment:
Je suis accro à l'information !
Dans les transports publics, j'ai l'habitude depuis de nombreuses années de lire de nombreux livres. Je suis même l'heureux propriétaire d'un bouquin électronique qui me permet de lire tout texte qui intéressant que je découvre au cours de mes vagabondages sur le web.
Mais voilà qu'à vélo, ce n'est pas très facile de lire un livre !
C'est un grand drame pour mon cerveau accro à l'information. Comment va-il pouvoir avoir sa dose d'information ?
J'ai trouvé la parade ! ..... l'iPod !
J'ai exhumé mon iPod pratiquement pas utilisé que j'avais acheté pour survivre à un cours de répétition militaire où j'avais pour tâche de faire la lessive pendant 2 semaines ! (après avoir roulé des sacs de couchage pendant 10 jours 8h par jours l'année d'avant !)
Vive l'armée ! :P
Ainsi j'ai fais le plein de podcast d'émissions de radio toutes plus intéressantes les unes que les autres.
Voici quelqu'une des mes sources d'information:
Voilà, avec toutes ces sources mon cerveau a sa dose quotidienne d'information.
J'avais déjà évoqué le cirque que peut être la circulation à vélo dans une ville.
J'aimerai préciser qu'actuellement tout va beaucoup mieux. Après un mois et demi où la piste cyclable a été squatté à la suite, par le cirque knie et sa ménagerie, le NIFFF et son cinéma open air, qui a été repris par le cinéma open air de la ville, puis les stands pour la fête du 1er août et ensuite le festival des sports de rues (photo ci-contre avec le vtt acrobatique) ...maintenant la voie est libre !
J'ai également compris quelques trucs qui facilitent la circulation en ville pour les vélos. Le principal: les giratoires c'est bien !
Lorsqu'il faut traverser une route, le vélo est toujours le parent pauvre. Le feu de la piste cyclable est terriblement long. La route trop dangereuse. Au passage pour piéton, dès que l'on a un vélo dans les mains personne ne s'arrête. Mais le giratoire permet de vite s'insérer dans la circulation. C'est bien !
Une autre chose que j'ai apprise à vélo: Les scooter c'est affreux, ça pollue comme 15 voitures ! En pleine circulation derrière une voiture, il est possible de respirer. Mais dès que l'on doit suivre un scooter. Je m'arrête et je vais cracher mes poumons un moment !
Le moteur du scooter est une calamité de rendement et de pollution. J'encourage les gens qui veulent un scooter à acquérir un scooter électrique rien que pour me laisser une chance de ne pas mourir d'un cancer des poumons en étant non fumeur !
Voilà merci d'avoir lu jusqu'ici ce long bilan de mon expérience de 1000km de vélo.
En résumé, le vélo, c'est génial. J'ai quasiment trouvé une parade à tous les désagréments. Et de toute façon les avantages que j'y trouve sont nettement plus encourageant que les inconvénients.
Ainsi après avoir fait 1000 km de vélo, c'est parti pour les 1000 suivants !
Commentaires: 6 commentaires
juil
3
Il suffit de tenter de s'insérer, à vélo, aux heures de pointes, dans le trafic routier du centre ville pour remarquer que le vélo de cette manière, c'est dangereux !
De toute part le cycliste est agressé par des automobilistes qui veulent le dépasser même si en fait, dans les bouchons, le vélo n'est pas plus lent !
Quand il s'agit de monter une rue à vélo, c'est encore pire, il n'est pas possible de se sentir tranquille quand on sait que derrière il y a plusieurs automobilistes qui n'attendent que de pousser sur les gaz. A ceci s'ajoute encore les bus qui sont énormes et s'arrêtent très souvent. Il n'est donc pas rare, à vélo, de dépasser les bus à l'arrêt,. Mais là aussi en effectuant ce dépassement on sent encore plus la pression des automobilistes juste derrière qui veulent faire pareil.
Le vélo est le parent pauvre de la circulation urbaine.
Voilà à quoi devrait ressembler la circulation à vélo en ville !
Parfois le cycliste pour se sécuriser tente de se rapprocher de la situation du piéton, il emprunte les mêmes itinéraires.
Mais ce n'est pas sa place et les piétons n'aiment pas du tout se faire piquer leur trottoir par un vélo ! (Ce qui est compréhensible)
Dans le même genre, pour emprunter un passage pour piéton à vélo, il faut le faire à pied. Même dans ce cas, ice n'est pas facile. Bon nombre d'automobilistes ne s'arrêtent pas à un passage pour piéton, si le piéton a, dans les mains, un guidon de vélo !!!
De nombreuses pistes cyclables sont des pistes partagées piétons/cyclistes (voir chevaux).
Suivant les chemins et les heures, circuler à vélo sur ce genre de pistes revient à faire un gymkhana des plus complexes. La sonnette tourne plus vite que le pédalier !
(Si on cherche bien sur la photo à droite, on y voit un cycliste perdu au milieu des piétons.. pourtant il est sur la piste cyclable !)
Le vélo est vraiment le parent pauvre de la circulation urbaine.

Une fois arrivé à bon port. Ce n'est pas toujours facile de se parquer. Le nombre de places pour vélo est limité ou souvent déjà squatté par les scooters dont le nombre a explosé ces dernières années.
De plus, les places disponibles sont souvent à l'extérieur, à la merci des intempéries et du vandalisme !
Si dans les immeubles, il y a souvent des garages à vélo.
Parfois ce n'est pas bien conçu, ce qui incite à parquer son vélo dans un endroit plus pratique.
Souvent cet endroit plus pratique se situe très près du parc à voitures qui lui a été mieux conçu que le parc à vélo. Vu que ce dernier est situé à 20 marches d'escaliers du niveau de la route!
C'est là que certaines gérances se mettent à persécuter les vélos pour résoudre des problèmes de voisinage avec le parcage des voitures.
Le vélo est le parent pauvre des infrastructures urbaines.
Dans nos villes, tout est conçu pour les voitures et les piétons. Le vélo tente de se faire une place entre ces deux mondes !
C'est en tentant de répondre à cette question que sont nées les Critical mass, des parades à vélo qui tentent de créer une masse critique à un moment et un lieu donné pour que le vélo ne soit plus le véhicule vulnérable au milieu du trafic.
Le but est d'inverser la situation. Ce n'est donc plus un vélo seul face à de nombreuses voitures. C'est quelques voitures face à des dizaines ou centaines de vélos dans la rue.
Tout de suite, ce sont les automobilistes qui se sentent vulnérables au milieu de la masse de vélo. (même si dans un accident entre une voiture et un vélo.. c'est certainement le cycliste qui a le plus à perdre)
La première Critical mass à eu lieu à San Fransisco en 1992 avant de se répandre dans le vaste monde.
En suisse, le phénomène arrive également. Une Critical mass a réuni plus de 700 cyclistes le 28 mai 2010 à Genève. Puis tout dernièrement, le 25 juin, une critical mass a également eu lieu à Lausanne.
Le 30 juillet 2010 une nouvelle critical mass aura lieu à Lausanne selon le site: www.criticalmass.ch
Pour faire un coup médiatique plus grand, l'organisation World naked bike ride organise des événements très similaires à la différence que les cyclistes se déplacent complètement nus !
Il y a un environ un mois une des ces manifestations à eu lieu à Bristol, pour ceux qui ça intéresse, voici un petit aperçu en images....
Hormis ces manifestations médiatiques, il existe d'autres moyens, plus politique de faire avancer la cause du vélo. C'est ainsi que les Jeunes verts neuchâtelois ont déposés une pétition: "un vélo = une place sécurisés" afin de demander aux autorités de réaliser rapidement un nombre adéquats de place de stationnement pour vélo à la gare de Neuchâtel.
Même si le vélo c'est parfois compliqué... encourageons nous, ce n'est qu'en étant de plus en plus présent que la cause du vélo sera de plus en plus visible et de plus en plus écoutée....
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