L’origine des runes est qui nous est racontée dans le poème Hávamál raconte que c’est le dieu Odin qui a acquis les connaissances cachées des runes lorsqu’il était suspendu, la tête en bas, à une branche de l’arbre monde Yggdrasil, durant neuf jours et neuf nuits, transpercé par sa propre lance!
J’ai voulu me remettre en condition pour méditer sur l’origine des runes…
Au delà de cette légende (?) quelle est l’origine des runes ? Ici je vais montrer qu’il y a de fortes chances que les runes soient une représentation des constellations célestes.
… et qui dit constellation, dit astronomie et qui dit astronomie dit: calendrier.
Et oui j’ai une sérieuse hypothèse qui montre que le calendrier celte décompose l’année en 24 parts de 15 jours.
Chacune de ces parts est associée à une rune. Et c’est n’est pas un hasard, c’est le dessin de la constellation dans laquelle se trouve le soleil à la période représentée par ce calendrier. (bref ce qu’on appelle un zodiaque !)
Nous avons l’habitude d’un calendrier avec une année divisée en 12 mois. Là c’est un calendrier avec l’année divisée en 24 parties.
C’est très proche de la pratique du calendrier védique qui découpe l’année en 27 nakṣatra. Chaque nakṣatra porte le nom de la constellation qui correspond. On reviendra plus loin sur le lien entre les runes et les constellation.
Donc si l’on découpe l’année en 24 parts chaque part a une durée d’une quinzaine de jours. C’est peut être là l’origine de notre habitude de compter les jours en quinzaine.
Lorsqu’une personne évoque une durée de temps de 2 semaines elle parle d’une quinzaine de jours. Pourtant 2 semaines ça fait 14 jours non ? Etonnant !
Sur le disque de Nebra, on trouve aussi des cycles de 15 jours, mais en lien avec le cycle de du déplacement apparent de Vénus
Comment construire un calendrier ? Sur quels cycles se baser ?
Les rythmes et cycles des calendriers humains sont généralement liés à des cycles astronomiques:
l’alternance jour/nuit
les cycles lunaires qui sont également les cycles menstruels féminin
les saisons qui influencent la végétation. (dépend de la latitude)
des événements astronomiques divers comme la course des planètes et/ou certaines conjonctions et éclipses, des levers héliaques, notamment celui de Sirius.
L’alternance jour nuit est fondamentale et se retrouve dans tous les calendriers.
Puis ce sont les cycles lunaire et solaire qui sont les plus utilisés.
Cycle lunaire = le mois
La lune tourne autour de la Terre et l’on considère en gros qu’un tour = un mois.
On voit la progression de ce cycle avec les 8 différentes phases de la lune. (la nouvelle lune ou lune noire qu’on ne voit pas + les autres phases croissantes jusqu’à la pleine lune et décroissantes ensuite. )
🌑🌒🌓🌔🌕🌖🌗🌘
Derrière l’expression « mois lunaire » il peut y avoir plusieurs variantes:
mois synodique, aussi appelé lunaison = 29,53 jours = 29j 12h 44min 2.8s = temps pour retrouver la même phase de la lune.
mois sidéral = 27,321 66 jours = période orbitale en référentiel fixe. = temps vu de la terre pour effectuer un tour complet et retrouver la même position par rapport aux étoiles.
Ouais, quand on creuse le sujet c’est pas si simple….
On peut considérer qu’un cycle c’est un tour de la lune autour de la Terre, soit la période sidérale de 27.32 jours ? D’où le fait qu’on considère qu’un cycle menstruel est de 28 jours ou 4 semaines de 7 jours…
Mais comme la Terre et la lune tournent autour du soleil, un tour simple ne suffit pas pour vraiment finir le tour. Il faut en plus ajouter le déplacement.
C’est pour ça que la lunaison, le cycle des phases de la lune se fait en 29,53 jours. Souvent arrondi à 30 jours. Une des raisons qui font qu’on a beaucoup de mois à 30 jours.
Cycle solaire = l’année
Le cycle le plus utilisé pour un calendrier est l’année. Soit le temps que met la Terre pour tourner autour du soleil.
Mais là aussi il y a des temps différents:
l’année tropique = 365,2421898 jours (365 jours 5 heures 48 minutes 45,198 secondes) C’est la périodicité des saisons terrestres. Donc c’est la définition la plus adaptée pour un calendrier. C’est le temps que met la Terre pour faire une révolution autour du Soleil dans un repère tournant lié à la ligne des équinoxes: le point vernal.
l’année sidérale = 365,256 365 67 jours (~20 minutes de plus que l’année tropique) C’est le temps qui sépare 2 tours de la Terre autour du soleil. On vise une référence par rapport à 3 étoiles lointaines.
La quadrature du cercle de la correspondance entre les cycles lunaires et solaires
Si on joue un peu avec tout ces cycles on voit bien que ce ne sont pas des multiple l’un de l’autre. On a jamais un nombre rond de cycles. On a 365 jours dans une année…. et ~ 1/4 de plus… ce qui fait que si on ne tient pas compte de cette petite fraction, chaque année on décale un petit peu plus les saisons... et quand on fête Noël en juillet… il ya un soucis !!!
Pour les correspondances entre les cycles lunaire et solaire c’est encore pire. Et quelle valeur du cycle je prends ? Un mois lunaire c’est 28 ou 30 jours ?
Combien il y a de mois dans une année ?
On peut voir ça de différentes manières. On peut se dire que c’est 365 / 30 = 12 mois + 1/6 de mois.. On peut aussi se dire que c’est 365 / 28 = 13,0357 mois.
Notre calendrier le plus utilisé de nos jours a 12 mois dans l’année, mais l’exemple ci-dessus montre qu’on aurait pu choisir 13 mois sidéraux ça aurait été plus juste…. mais pas du tout plus simple a observer.
En effet, les phases de la lune (le mois synodique 29,53 jours) c’est plus facile à observer que le mois sidéral !
Les jours épagomènes ou hors du temps
On peut aussi imaginer que finalement, 365 jours c’est pas très pratique. Que 360 jours dans l’année ça aurait été tellement plus simple car c’est un nombre qui se divise beaucoup mieux !
Les aztèques ont utilisés le même principe dans leur calendrier. L’année a aussi 360 jours, mais divisé en 18 mois de 20 jours. + les 5 jours épagomènes.
Donc on voit là qu’il y a plein de manières différentes de construire un calendrier.
De nos jours encore, on a les années bissextiles qui permettent d’ajouter tous les 4 ans un jours dans l’année et ainsi de corriger (un peu, mais pas totalement) la durée de l’année qui n’est pas de 365 jours exactement, mais de 365 jours et environ 1/4 de jours… d’où le fait que tous les 4 ans ça fait un jours de plus !
On verra plus bas que cette histoire de jours supplémentaires, pourrait bien expliquer l’origine de la rune blanche dont l’origine et l’explication est toujours assez folklorique suivant les sources.
Quel cycle principal choisir pour construire un calendrier ? L’heure des choix ! ou pas…
Ci dessus on a vu qu’il y a des civilisations avec des calendriers qui ont 12, 18 ou 13 mois !
Je soupçonne même l’existence d’un calendrier avec 9 mois de 40 jours, ce qui expliquerait les nombreuses référence biblique à des « quarantaines » de jours. Mais je ne sais pas trop qui l’aurait inventé.
Donc si l’on a des durées de mois différentes, on voit bien qu’il n’y a plus forcément de correspondance à des vrais cycles lunaires. Ce sont des mois qui sont juste une division de l’année solaire.
Beaucoup de civilisations ont fait des choix. Quel est le cycles important le cycle lunaire du mois ou le cycle solaire de l’année ?
C’est pour cette raison que le mois du Ramadan du calendrier musulman se retrouve décalé par rapport à l’année solaire. Parfois c’est en été, et parfois en hiver !
Est-ce qu’il existe un moyen de faire correspondre le cycle lunaire et le cycle solaire ?
C’est un problème qui a occupé de nombreux concepteurs de calendrier pendant des millénaires… et on a toujours une solution approchée.
C’est comme le fameux problème de la quadrature du cercle qui a occupé les mathématiciens pendant des millénaires !
L’idée de base c’est de réussir à faire un calendrier perpétuel. Un calendrier qui fonctionne tout le temps, qu’on a pas besoin de bricoler avec trop d’artifices comme ajouter des jours ou en enlever.
Si on veut conserver des liens avec le cycle lunaire et le cycle solaire, on peut se demander au bout de combien de temps, les mêmes dates de l’année solaire correspondent aux mêmes phases de la lune ?
Il se trouve qu’il y a une correspondance au bout de 235 mois synodiques lunaires. On arrive à une durée de 19 années tropiques. (solaires) + 1h 27 minutes et 33 seconde.
C’est ce que l’on appellele cycle de Méton, du nom de l’astronome grec Méton qui a popularisé ce cycle vers – 432. (on retrouve des références en mésopotamie 200 ans plus tôt !)
On s’améliore. On a ainsi un calendrier « perpétuel » lunaire et solaire qui fonctionne pendant 312 ans ! ouais.. après il se décale d’un jour !
Cycle de Méton inscrit sur un manuscrit du 9ème siècle à l’Abbaye de Saint-Emmeran en Bavière
On retrouve ce cycle de Méton inscrit sur la machine d’Anticythère, un ordinateur astronomique mécanique d’une grande précision qui a été réalisé dans l’antiquité.
Ce genre de calendrier fonctionne souvent avec des années lunaires de 12 mois, mais pour effectuer un correspondance avec le cycle solaire, 7 années du cycle de 19 ans se voient ajouter un mois supplémentaire. On parle de mois intercalaire ou mois embolismique !
Par exemple, dans les calendriers babyloniens et hébreuxantiques, les années de rang 3, 6, 8, 11, 14, 17 et 19, sont les années de treize mois du cycle métonique.
Début du 3e mois lunaire dans le calendrier tibétain de Lhassa pour l’année du cochon d’eau en 1923/24
Ce que je constate, c’est qu‘il n’est pas simple de faire un calendrier qui concilie tous les cycles. Si on veut le faire, il faut concevoir un système de compensation sur plusieurs années.
Ainsi pour simplifier il y a des civilisations qui ont choisi de faire un calendrier avec un cycle principal.
Le calendrier grégorien est essentiellement un calendrier solaire. Ce qui est plus pratique pour l’agriculture car on garde un lien avec les saisons.
La durée des mois est variable, mais tourne autour de la valeur approchée d’un mois lunaire pour des raisons historiques. Tous les 4 ans on ajoute 1 jour pour ajuster le décalage annuel d’environ 1/4 de jour entre l’année civile standard et l’année astronomique tropique.
Puis tous les 400 ans on ajoute encore un jour. C’est l’innovation du calendrier grégorien. Depuis ça mise en place on a donc ajouté 2 jours. Un en 1600 et un en 2000.
Voilà, nous avons donc eu l’occasion de revoir plein de fondamentaux sur la fabrication de calendrier. Ainsi on part sur de bonnes bases pour ouvrir son imaginaire à tout plein de variantes possibles. Ça nous sera utile pour explorer les hypothèses de conception d’un calendrier celtique qui est finalement très peu connu.
Le calendrier Celte est tout d’abord un calendrier lunaire 🌒
On a retrouvé uniquement le calendrier gallo-romain de Coligny qui nous renseigne sur les pratiques gauloises. Mais ce sont déjà des pratiques influencées par la civilisation romaine dont nous sommes les héritiers. Ainsi il est difficile de s’extraire de notre vision du monde standard pour penser autrement.
Un des biais majeur étant justement de placer les fêtes celtes sur des dates liées à un calendrier solaire, alors qu’à l’origine elles étaient calées sur un calendrier lunaire.
Par exemple, il y a beaucoup de références sur web qui indiquent que les fêtes celtes de Samahin, Imbolc, Beltaine et Lugnasad sont respectivement les 1er novembre, 1er février, 1er mai et 1er août. C’est notamment le cas de la roue de l’année qui est utilisée dans la Wicca.
C’est très pratique de nos jours pour les néo-paganistes d’avoir des dates fixes dans le calendrier solaire Grégorien, mais ça cache souvent la véritable origine et le véritable sens de ces fêtes.
Ainsi on va explorer le calendrier avec les lunettes d’une vision du monde différente et se remettre dans le contexte d’un calendrier celte lunaire, voir luni-solaire selon mon hypothèse que je tente de vérifier en lien avec les runes.
Les grandes fêtes celtes
Comme dit plus haut, l’année du calendrier celte était découpé en 24 parts. Un peu comme des parts de pizza 🍕.
Chaque part représente la moitié d’un cycle lunaire synodique. (Les phases de la lune) Chaque part commence donc soit avec une pleine lune 🌕, soit avec une nouvelle lune 🌑 (donc une lune noire).
Ainsi 2 parts représentent un cycle lunaire synodique complet, une lunaison, soit 29,53 jours, arrondis à 30 jours. Une part c’est une quinzaine de jours.
L’année celte est marquée par 4 grandes fêtes:
Samahain, le début de la saison sombre. Précédée de la nuit d’Halloween.
Il est intéressant de voir qu’othalaz symbolise souvent l’héritage des ancêtres et la fête de Samahain et la nuit qui précède, halloween est en lien avec les ancêtres morts.
De plus la runejera symbolise le cycle de l’année et se trouve au début de mai qui est dans plusieurs civilisation le début de l’année.
La rune kenaz symbolise la focalisation de l’énergie en voie d’une réalisation. C’est justement vers la période d’Imbolc que la nature va se réveiller après l’hiver pour focaliser l’énergie potentielle des graines vers des cultures.
Quand à Berkano qui a sa forme symbolise la femme enceinte, cette rune arrive lors de la fête de Lugnasad pendant laquelle on célébrait souvent les mariages.
On peut dire que tout ça est tiré par les cheveux, que c’est chercher des correspondances pour que ça marche, c’est peut être ça. Mais ça fait quand même réfléchir.
On verra ci-dessous des correspondances avec les fêtes solaires qui sont beaucoup plus explicites.
Origine de la rune blanche
Voilà on a divisé l’année en 24 quinzaines de jours. C’est bien. Mais un rapide calcul nous montre que 24 * 15 = 360. Il manque donc 5 jours pour faire un année solaire complète.
Ainsi on peut imaginer que le calendrier celtique est purement un calendrier lunaire. Mais à la longue il va se décaler comme le calendrier hégirien le fait. C’est pas grave de fêter Ramandan en été ou en hiver suivant les années.
Mais si on veut avoir des rythmes liés aux saisons. Un calendrier ajusté aux saisons est nécessaire. Et ceci n’est pas possible avec un calendrier purement lunaire.
Ceci se fait généralement en ajoutant un mois intercalaires ou des jours épagomènes, comme on l’a vu plus haut.
Le coran décrète qu’il n’y a que 12 mois dans l’année et qu’on ne peut en ajouter plus.
Ainsi le calendrier celtes devait probablement être un calendrier luni-solaire. Un calendrier avec des quinzaines suivant le cycle lunaire. Mais réajusté régulièrement sur le cycle solaire en ajoutant périodiquement des jours épagomènes.
La rune blanche correspond à une quinzaine intercalaire
Si l’on compte bien, il manque 5 jours par année pour passer de 24 quinzaines de jours à l’année de 365 jours. (+ 1/4 mais ceci ne semble pas de la précision atteinte à l’époque… ou alors c’était compensé autrement !)
Parfait, c’est bien pratique, la quinzaine est un multiple de 5. Donc on peut imaginer que tous les 3 ans, on a joute une quinzaine intercalaires et on compenser ainsi les 5 jours manquant chaque année.
Mais comment appeler cette quinzaine supplémentaire qui s’ajoute ?
Il se trouve que dans l’utilisation divinatoire des runes, il existe une rune blanche. Certain disent que c’est la rune du destin, le wyrd. Ça m’a toujours paru étrange, car il existe déjà a rune Perthroqui justement symbolise le destin.Pourquoi un tel doublon ?
D’autres disent que la rune blanche est une sorte de joker ! Et encore d’autres disent que la rune blanche est la rune qui signifie qu’il est temps d’arrêter de faire des tirages !
C’est bien gentil, mais ça ne tiens la route que pour les tirages et pas pour l’écriture, à moins que la rune blanche soit l’équivalent de la barre espace de nos claviers d’ordinateurs !! 😉
Il n’y a pas de consensus clair sur l’origine de la rune blanche.
Personnellement je pense que l’existence de la rune blanche est bien la preuve que l’origine des runes est un calendrier.
La rune blanche est justement cette rune qui représente la quinzaine intercalaire qu’on ajoute tous les 3 ans pour compenser la différence entre le cycle lunaire et le cycle solaire.
Voilà donc mon hypothèse un peu folle, que je n’ai jamais vu nulle part ailleurs, mais qui me semble tenir la route.
Le calendrier celtique est luni-solaire
En ajoutant la rune blanche comme quinzaine intercalaire pour compenser la différence entre les cycles lunaire et solaires. On crée ainsi un calendrier luni-solaire.
Il devient ainsi possible d’ajouter des correspondances solaires au calendrier celtique que j’ai présenté comme uniquement lunaire jusqu’ici.
Ainsi en plus de la croix des fêtes celtes majeures, Samahain, Imbolc, Beltaine, et Lugnasad on peut ajouter une nouvelle croix en lien avec des événements solaires, soit les solstices et les équinoxes.
Cadran solaire du Vatican
Les solstices et les équinoxes sont intrinsèquement lié au fait que la Terre tourne autour d’un axe incliné à ~23°. Ce qui crée un angle d’incidence différent des rayons du soleil suivant l’endroit où la Terre se trouve dans sa révolution autour du soleil.
Il est juste intéressant de se souvenir que le mot solstice veut dire « soleil arrêté« , c’est donc le moment où la course apparente du soleil s’arrête durant en moyenne 3 jours et repart dans l’autre sens.
Le solstice d’été est le moment où le soleil se couche le plus à l’ouest de l’année. Le solstice d’hiver étant le moment où le soleil se couche le plus à l’est de l’année.
Dans le langage courant on dit souvent que le solstice d’été est le jour le plus long de l’année et le solstice d’hiver le jour le plus court de l’année. (C’est juste mais c’est pas là l’origine du mot, et comme il y a un décalage entre l’évolution des lever et coucher de soleil, c’est difficile à mesurer. C’est une moyenne !)
Ainsi, pour revenir à notre calendrier, on va ajouter une nouvelle croix qui marque les solstices d’hiver et d’été.
La croix verte représente les solstices et les équinoxes, ainsi que les fêtes solaires
Au milieu entre les solstices, on va également ajouter les équinoxes. Ce sont les jours de l’année où la durée de la nuit et du jours sont de même durée, comme le nom équinoxe l’indique !
Avec cette nouvelle croix on crée de nouvelle fêtes. C’est ce que la roue de l’année de la Wicca, appelle les fêtes (sabbats) secondaire. Il s’agit des fêtes de:
Yuleau solstice d’hiver, aussi connue en Irlande sous le nom de Nolagh ou de Nohel en gaulois. Ce nom vient du gaulois Noio Hel qui signifie nouveau soleil ☀️. Il est évident que l’on fête ici le renouveau (voir la résurrection !) du soleil. Le moment où les jours commencent à rallonger après une période de 3 jours d’arrêter et plusieurs mois de jours qui se raccourcissent. Il est évident que c’est en lien avec la fête chrétienne de Noël et de Jésus l’archétype du dieu solaire qui est mort 3 jours avant de renaitre !
Easter, la fête de la déesse Ostara à l’équinoxe de printemps.
Litha au solstice d’été. La fête de la lumière, devenue la fête de la St-Jean avec ses feux.
Quel est le décalage entre la croix solaire et la croix lunaire ?
Si tu as bien suivi ce qu’on a dit ci-dessus, le décalage est variable. Mais on peut tester, comme dans mon schéma fixe, de mettre une quarantaine de jours en reprenant cette durée très utilisé dans la Bible.
(Le Carême c’est 40 jours avant Pâques et l’ascension 40 jours après.)
En plaçant ainsi les nouvelles fêtes solaires sur la roue de l’année, on peut leur associer également des runes. La plage dans laquelle tombe la fête est plus floue au vu du décalage. Mais la version de base que j’ai représentée sur mon schéma est suffisamment explicite pour me montrer que la piste est bonne à suivre.
Le solstice d’été tombe sur la rune Sowilo, qui justement représente le soleil ! si il y a une seule rune que j’associerai au solstice d’été c’est bien celle là !
Si on continue avec l’équinoxe d’automne, on tombe sur la rune Ingwaz qui représente une graine, un potentiel mis en dormance. C’est un symbole plausible pour le début de l’automne.
Le solstice d’hiver tombe sur la rune Ansuz qui symbolise le don des dieux. Pour le moment où le soleil qu’on croyait mort revient à la vie je trouve que c’est un bon don des dieux. De même que la sur-couche chrétienne place là le moment où les rois mages donnent des cadeaux à Jésus à l’occasion de sa naissance.
Enfin on termine avec l’équinoxe de printemps qui tombe sur la rune naudizla rune du besoin. Celle dont le dessin représente une croix ᚾ, la même sur laquelle Jésus Christ a été crucifié en pleine pâques juive, fête qui a lieu à la première pleine lune 🌕 après l’équinoxe de printemps ! (les chrétiens ayant décalé au 1er dimanche d’après lors du concile de Nicée en 325.… pour en savoir plus sur le calcul de la date de pâques j’ai déjà écrit tout un article sur le sujet.)
On est donc là droit à la bonne période, droit avec le bon symbole. Je ne vois pas comment on pourrait mieux tomber avec ce cycle de fêtes et les correspondances avec les runes !
Allez voici mes notes de travail, si t’arrives à lire…
Les runes sont des représentations des constellations
J’ai mentionné au début de cet article que les runes sont des représentations des constellations. On abordera bientôt cette partie. Mais je pense que ce sera dans un prochain article. D’une part, car cet article est déjà très long et dense. Mais aussi car je n’ai pas terminé mon travail d’investigation.
Je n’ai pas encore réussi à identifier toutes les runes avec des astérismes. Il y a déjà des gens qui ont fait le boulot d’identification. Mais ils n’arrivent pas tous au même résultat. Ce qui n’est pas très pratique !
Ainsi je vais approfondir le travail moi même pour me faire mon propre avis.
Voici déjà des pistes de travail si tu veux avancer….
Le principe de base de cette idée, c’est qu’un calendrier est forcément en lien avec l’astronomie. On l’a déjà largement vu ci-dessus.
Une des manière de savoir où l’on se trouve dans la course de la Terre autour du soleil est l’observation des constellations.
C’est le principe du zodiaque. On donne un nom à la période de l’année dans laquelle on se trouve en fonction du fond d’étoiles derrière le soleil.
Il y a plein de variantes à ça. Il y a notamment des traditions différentes qui utilise une version sidérale ou une version tropicale…
Il y a aussi le fait que de regarder la constellation derrière le soleil n’est pas si simple en plein jour !! … donc est-ce qu’il serait pas plus simple de regarder la nuit ? Mais du coup à l’opposé ?
Ensuite, il y a la précession des équinoxes qui fait que ça décale tout avec les années. Ainsi un zodiaque n’est valable qu’à une période donnée.
Ainsi les signes astrologique que nous utilisons couramment pour les horoscopes sont décalés par rapport à l’origine du système ! On a pas les bons signes !
Donc si l’on ne connait pas exactement l’origine du calendrier celte runique… c’est pas si simple de savoir à quelle période regarder et quelles étoiles pour trouver la correspondance entre runes et des astérismes bien visibles.
Tout ce que je sais, c’est que la légende raconte que Odin a reçu les runes en restant suspendu la tête en bas à une branche de l’arbre monde Yggdrassil. Ainsi quand on a la tête en bas, c’est plus facile de regarder le ciel !! .. mais peut être qu’il a vu toutes les constellations à l’envers !!!
Entre mille autres sujets, le sujet de la construction des pyramides de Gizeh m’intéresse.
J’ai déjà entendu beaucoup de théories plus ou moins farfelues sur la construction des pyramides. J’ai été moi-même voir sur place.
Et là, j’ai envie de faire un petit article par ce que cette théorie là, me semble plus intéressante que d’autres. Cette théorie de construction me semble plus complète, plus réaliste, plus plausible.. même si en fait.. Je doute qu’on sache un jour le fin mot de l’histoire…
Il s’agit de la théorie de construction proposée par Jean-Pierre Petit… (Bon, voilà, maintenant que le nom de l’auteur de cette théorie de construction des pyramides est lâchée.. Je dois avoir déjà perdu la moitié des lecteurs qui ont des à priori… et j’ai croché une poignée de fan inconditionnel de ce physicien touche à tout…)
La Bande Dessinée qui explique la construction des pyramides de Gizeh
A son habitude Jean-Pierre Petit est un très bon vulgarisateur, il nous explique sa théorie sur les pyramides dans une bande dessinée très bien faite. (En général il est plus connu pour son modèle cosmologique Janus..)
Donc c’est pratique dans cet article je n’aurai pas grand choses à dire de plus. Juste mon avis et pourquoi je trouve que cette théorie est plus pertinente que d’autres.
Une machinerie de levier pour tirer les blocs des pyramides
Le point essentiel don J.-P Petit parle dans sa théorie de construction des pyramides, c’est une machinerie avec des leviers, un peu dans le genre de la forme d’un pied de biche.
Il y a deux leviers et des cordes qui les actionnent depuis en bas. Les cordes servent à tirer des blocs qui grimpent sur la pyramide le long d‘une rampe en spirale.
Là il faut une image et même une vidéo pour expliquer tout ça car les mots ne suffisent pas à expliquer précisément le mécanisme.
« Voici comment on construisit cette pyramide, par le système des gradins successifs que l’on appelle tantôt krossai (corbeaux), tantôt bomides (plates-formes). On la construisit d’abord sous cette forme, puis on hissa les pierres de complément à l’aide de machines faites de courtes pièces de bois : on montait la pierre du sol jusqu’à la première plate-forme ; là, on la plaçait dans une autre machine installée sur le premier gradin, et on la tirait sur jusqu’au deuxième gradin, où une troisième machine la prenaitsource. »
Ce texte d’Hérodote est compatible avec la machine de Jean-Pierre Petit.
Jean-Pierre Petit a eu l’occasion de présenter ce modèle de levier à la cité des sciences pour une maquette où les gosses pouvaient déplacer des blocs de centaines de Kg.
C’est là que Jean-Pierre Petit a été attaqué par un autre Jean-Pierre… le fameux Jean-Pierre Adam que l’on voit dans le film, la Révélation des Pyramide.
Et comme on le verra ci-dessous, il semble bien qu’on a même retrouvé un bout du fameux levier !
Le noeud auto-bloquant une technique lowtech toujours utilisée
Ce qui m’a le plus intéressé dans cette théorie de construction des pyramides de Gizeh c’est le noeud auto-bloquant.
C’est un mécanisme autant très sophistiqué, très efficace et super simple à faire. De nos jours on utiliserait des pinces hydrauliques commandées par électronique. Donc on a de la peine à imaginer un moyen simple.
Noeuds auto-bloquant de Prussik accroché à deux cordes
La théorie de halage des blocs de Jean-Pierre Petit utilise le même principe que pour remonter un puits en spéléo. C’est l’alternance en appui sur un noeud ou l’autre qui permet d’avancer.
Il faut juste quelqu’un sur le bloc qui va s’assurer que le noeud coulisse bien au bon moment.
Le point crucial dans ce système c’est la sorte de « poulie de renvoi » qui permet de faire glisser la corde, mais sans l’user.
Il se trouve que cette pièce existe bel et bien. Elle a été découverte en 1932 à Gizeh à côté de la pyramide de Khent-Kaoues qui est une pyramide satellite de celle dite de Chéops.
Il me reste donc à vérifier et à retrouver la source de la découverte de cet objet « poulie de renvoi » en basalte. Si quelqu’un trouve la référence.. c’est bienvenu ! 🙂
Les paris restent ouverts ! … à quoi sert cet objet ?
Une rampe en pierre qui s’enroule autour de la pyramide
Evidemment que pour hisser les pierres jusqu’en haut de l’édifice, il nous faut une pente pas trop raide (il semble que le maximum est 7% pour faire voyager des traineaux) et de la place.
Certains égyptologues n’ont pas vraiment le sens pratique de l’ingénieur !
Cette idée est peut être bonne pour la base de la pyramide, qui représente quand même une masse énorme de matériaux. Mais très rapidement on voit que ça n’a aucun sens. La rampe devient vite trop grosses. Il faut une masse plus grande de la pyramide elle même !! .. et il faut que la rampe tienne avec une pente très élevée sur les côtés ! C’est pas très réaliste !
La rampe de la théorie de construction des pyramides mise en avant par Jean-Pierre Petit est plus simple, avec une pente acceptable et économe en matériaux.
Il s’agit d‘une rampe qui fait le tour de la pyramide en spirale. C’est une rampe en pierre. Solide, mais amovible. Elle est posée sur des corbeaux intégré à la pyramide.
La base de la pyramide est donc un octogone ! … Mais on ne voit pas cet forme sur ces blocs triangulaires souvent présentés comme du parement.
La théorie de construction des pyramides de Gizeh selon Jean-Pierre Petit nous permet donc un éclairage nouveau sur la nature de ces blocs.
La piste est intéressante.
Comment les bâtisseurs des pyramides de Gizeh ont-ils assurés la précision de leur construction ?
Les pyramides de Gizeh sont connues pour leur orientation précise aux quatre points cardinaux. On ne va pas ici parler de la méthode de détermination du Nord géographique (et pas magnétique qui pourrait se lire à la boussole.. ce serait trop facile !)
On va parler ici de la méthode de mesure pour s’assurer que la pyramide au cours de sa construction est toujours bien alignée.
Jean-Pierre Petit nous parle d‘un puits central dans lequel depuis le sommet on accès à une marque au sol. Cette mesure permet de vérifier qu’on ne dérive pas en hauteur. Mais c’est aussi le lieu pour placer une table d’orientation rotative avec des fils à plomb qui permettent de vérifier l’alignement des arrêtes.
Du coup, il y a un puits qui traverse la pyramide de haut en bas ! Est-ce qu’on l’a trouvé ? Est-ce que c’est possible, il ne risque pas de traverser un chambre ? .. et bien non !
Les chambres qui sont dans les pyramides de Gizeh sont toutes décalées de l’axe centrale !
Les seules chambres alignées sont souterraines. Ça montre bien qu’il y avait peut être l’envie de centrer la chambre. Mais avec le puits c’était pas possible. A méditer…
Cette idée de puits pose une autre question, comment aller vérifier que le plomb est bien sur la marque au sol ?
Le plus simple est d’avoir une personne qui le vérifie. Mais alors elle doit être dans le fond du puits. Quand ça devient plus haut que 100m, c’est pas très pratique !!
Est-ce qu’il y a quelques part un accès au fond du puits depuis la base ? Jean-Pierre petit semble le suggérer… encore un truc à vérifier.
Construction anti-sismique des monuments égyptiens
Tout le début de la BD, Jean-Pierre Petit nous rappelle que les constructions égyptiennes, (tout comme les constructions mégalithiques d’amérique du sud) sont très bien conçues pour résister aux tremblements de terre.
Symétrie de blocs de granite avec des formes non régulières dans le temple de la vallée à Gizeh
Pour réaliser ce genre de construction, il faut des structures qui sont discontinues, des linteaux qui ont déjà une fente, ainsi il ne se brisent pas.
Jean-Pierre Petit a une théorie intéressante sur l’assemblage des blocs. Ils n’ont pas besoin d’être taillés, parfaitement bien à la base. C’est au moment où on les assemblent qu’on va user les blocs qui vont aller se joindre avec une « scie ».
En fait c’est juste une lame de cuivre qui ne coupe pas grand choses, mais qui va emmener un abrasif.
Ceci nous amènes à la construction de l’intérieur des pyramides.
Jean-Pierre Petit nous indique une technique qui est faite par étape, il y a des blocs qui délimitent des espaces et dans cet espaces on fait du remplissage avec du tout venant. Ce qu’on appelle du libage: faire des murs extérieurs jolis, et des murs intérieurs avec du remplissage en vrac.
C’est aussi la théorie du noyau central, au vue de la seule partie qui reste de la pyramide de Meidum. Le reste s’étant effondré.
Les petites pierre en vrac, c’est plus simple, plus facile à transporter. Mais ça a aussi un net avantage anti-sismique. Secoue un tas de sable et il va garder sa forme pyramidale de tas de sable !
… mais.. mais attention,il ne faut pas que ces pierres en vrac puissent se compresser !
Sinon ça fait comme quand je mets un planton dans un pot. La terre a l’air bien là en suffisance, puis j’arrose… et pouf le volume diminue… tout se tasse…
Jean-Pierre Petit propose de lier ce libage avec du plâtre afin de solidifier le tout.
Personnellement ça me fait encore une fois penser aux géopolymères ! Avec un liant géopolymère ont stabilise tout, et même on créer carrément des vrais blocs de pierre.
Il y a déjà plusieurs études scientifique qui montrent que les géopolymères, des pierres moulées ont été très probablement utilisées pour construire les pyramides de Gizeh:
Je ne sais pas ce qu’en pense Jean-Pierre Petit. Mais moi je trouve intéressant de combiner ces techniques !
Tout ça permet de construire une pyramide rapidement.
Croyances et faux calculs autour du temps de construction et de la fonction des pyramides
Combien de blocs pour cette pyramide ?
Ça m’a toujours surpris qu’on évalue le nombre de blocs que continent la grande pyramide de Gizeh. (en général autour de 2 millions) Comment savoir ? On n’arrive même pas détecter les cavités vides dans la pyramide. Comment dire si on a affaire à des blocs ou du libage ?
Après on voit des calculs qui sont fait sur cette base dans le film la révélation des pyramides…. on abouti à 2 min 30 par bloc pour le tailler et le poser, ceci pour réussir à finir la pyramide dans les 20 ans de règne de Chéops…
Avec ce genre de combats inutiles on en oublie l’essentiel. Il est évident qu’une parallélisation du travail est nécessaire. Mais jusqu’à quel point c’est valable ? On peut pas simplement mettre 100 000 esclaves pour tirer un bloc comme de nombreux dessins le montrent….
Il en faut de la place sur les rampes pour 100 000 personnes !! … et si on a un levier qui démultiplie la force plus besoin d’autant de monde.
Si on utilise des petits blocs de pierre et plus des gros, tout est plus facile!
énormes blocs de granite du temple de la vallée
L’histoire se réécrit sans cesse selon les croyances actuelles
Plus ça avance, l’histoire est réécrite avec le filtre des valeurs des personnes actuelles. Donc les esclaves c’est fini. Maintenant ce sont des ouvriers qualifiés.
La construction en 20 ans ? Il y a des gens qui doutent, car pourquoi les pyramides seraient des tombeaux ?
Comme dit plus haut Snéfrou a fait construire 3 pyramides ! C’était pour 3 cérémonies du Ka ?
On a jamais retrouvé de corps dans aucune des pyramides !
Il y a certes des « sarcophages« . Mot grec qui signifie « mangeur de chair« . Mais en égyptien on les appelle des « Neb ankh« , paniers de vie. Ce qui n’est pas tout à fait pareil.
Peut être que la fonction des pyramides et leur coffres était tout autre !
Jean-Pierre Petit le pense aussi. Il dit dans la BD que c’était probablement un lieu d’initiation.
Personnellement, en étant dans la chambre haute de la grande pyramide de Gizeh, j’ai été surpris par le son, par l’effet de résonance.
En étudiant les dimensions, c’est normal ! Tout est en résonance, on retrouve les rapports musicaux de la gamme de ptolémée dans les rapports entre les murs. On retrouve également une géométrie basées sur un double carré qui ouvre sur toutes les combinaisons possibles avec le nombre d’or.
Vu qu’on en parlait ci-dessus, Jean-Pierre Petit s’est aussi intéressé à la coudée royale égyptienne.
La coudée royale égyptienne, est une unité de mesure de longueur. On dit égyptienne, mais en fait c’est la même quecelle des bâtisseurs de cathédrale qu’on retrouve dans la quine des bâtisseurs.
Nous sommes habitués à une subdivision des unités de mesures dans un système décimal. Il y a chaque fois une rapport 10 entre les étages…
Puis on a nommé ces divisions d’unité de mesure en rapport avec des parties de notre corps qui sont également liées à des proportions liées au nombre d’or. La coudée, le pied, l’empan, la paume, la palme, etc…
Beaucoup ont cru que la coudée et/ou le pied était la mesure du pied d’un roi…. alors qu’en fait.. l’origine était toute autre… (et a été dévoyée aussi)
Bref, il y a beaucoup à dire sur la coudées royales égyptienne. Jean-Pierre Petit en étudié une autre partie. Il a étudié le fonctionnement de coudée qu’on a retrouvé matérialisée sur des barres de pierre ou de bois.
Ou plutôt l’utilisation de deux « baguettes » qui représente la coudée l’une contre l’autre, ceci afin de former le même principe que sur les verniers des pieds à coulisse. On a ainsi un instrument de mesure qui est très précis !
Sur ces coudées, il y a aussi des indications pour remplir les clepsydres et compter le temps. A savoir que les heures ont des durées variables chez les égyptiens anciens ! Histoire de s’accorder sur les saisons….
Jean-Pierre Petit et les co-auteurs de ce document suggèrent que les règles retrouvées ne sont pas assez précises pour être utilisables avec les indications qu’elles contiennent. Elles ne seraient que des objets décoratifs !!! … ce qu’attestent les textes dessus qui disent que c’est un cadeau en remerciement, etc..
Par contre les indications scientifiques sont valables et montrent qu’il devait y avoir d’autres instruments plus utilisables.
Bref… encore plus mystérieux cette coudée… On a pas fini d’en savoir plus.
Petit bonus… la coudée royale se dit « mH nswt » en égyptien……
Conclusions
Il me semble que cette théorie ouvre à quelques idées intéressantes.
Notamment, moi ce qui m’a beaucoup plus, c’est le système des noeuds autobloquants et des leviers. On a là une machine simple et efficace. Moi il me semble que c’est tout à fait plausible, surtout qu’une pièce, la poulie de renvoi, a été retrouvée en 1932 !
Là il y a quelques chose d’intéressant !
Sinon pour les gens qui se demandent où est ce que Jean-Pierre Petit est allé cherché toutes ces idées…. et bien il l’a avoué récemment…. Le héros de sa BD se retrouve dans une vie antérieur en égypte…. …. et bien c’est exactement ce qui est arrivé à Jean-Pierre Petit lors d’un voyage en égypte… il a simplement vu tout ça et il a pris des notes !
Bon, et bien comme d’habitude, garde l’esprit ouvert ! Tout est possible ! 519 7148
En février 2019, Yánis Varoufákis, l’ancien ministre des finances de la Grèce était interviewé par la chaine youtube Thinkerview.
Cet interview très instructif de Yánis Varoufákis montre que l’union européenne n’est pas une union politique. Mais une union d’un cartel de grosses entreprises. C’est une dicatature.
Yánis Varoufáki nous montre aussi comment l’Union Européenne agit même contre ses propres intérêts en générant la montée du fascisme…. (à cause d’une élite méprisante.. c’est le même scénario qui a fait élire Trump aux USA… c’est pas la victoire de Trump, c’est la défaite d’Hillary Clinton et de toute l’élite méprisante du peuple qu’elle représente)
Vente forcée du port du Pirée aux chinois
Comment l’UE a obligé la vente du port du Pirée aux chinois !! … Varoufakis avait négocié un accord favorable pour sauver les meubles, des bonnes conditions de travail au salaire minimum, des investissements et création d’emploi minimum.. et ceci pour 1.5 Milliards….
… il a reçu 100 millions…. et aucune condition !
Quoi ? mais c’est pas ce qui a été négocié ?
Renseignement pris… Berlin a torpillé les accords entre le gouvernement grec et le gouvernement chinois !!! Voilà la dictature européenne !
L’histoire rocambolesque du plan x, un système de paiement parallèle
J’ai pointé l’interview (1h50) au moment où Yánis Varoufákis explique l’histoire du plan X. Ce plan de créer une monnaie locale grecque hors système bancaire. Basée sur une blockchain avec pour identifiant le numéro d’identification fiscal…..
C’est quand même brillant pour un ministre des finances de mettre sa en place pour sauver son peuple !!
.. mais là aussi torpillé par les pressions de l’UE qui veut l’austérité à tout prix !! Assassins !!! (Tout le système d’épargne des retraites des allemands à besoin de la dette grecques pour tourner….)
Yánis Varoufákis nous raconte aussi ses discussions avec Macron qui voulait refaire le plan du chancelier allemand Schröder… Soit créer l’austérité temporaire, diminuer les salaire histoire de devenir plus compétitif au niveau international.
Macron a créé l’austérité !! On le voit !! c’est clairement voulu !! .. et ça a pour but d’avoir une France plus compétitive et ainsi par alliance avec Merkel de créer l’échelon suivant de la construction européenne: soit un budget fédéral.
Mais voilà que comme Yánis Varoufákis l’avait dit à Macron.. ça ne marche pas (pour en Marche!), c’est plus le même contexte international qui permet de faire fonctionner une économie compétitive même en austérité…
Merkel s’est bien joué de Macron.. aucune contrepartie… fallait pas faire les choses dans cet ordre !!
Car pour préciser si une zone économique aussi divergente que la zone euro (voir les soldes divergents du système interbancaire Target 2), avec des niveaux de revenu nécessaires pour vivre si différents veut pouvoir fonctionner, il faut forcément un mécanisme d’équilibrage. Une péréquation qui ne peut se faire qu’avec une budget fédéral. (on fait ça en Suisse ! .. mais aussi dans d’autres fédérations comme l’Allemagne, le Canada, les USA…)
L’Union Européenne n’est pas une union politique, mais un cartel qui a réussi !
Ainsi si l’UE veut réussir il lui faut devenir plus que le cartel qu’elle est de facto depuis son origine. Soit la « Communauté européenne du charbon et de l’acier » qui au fil du temps a grandi en englobant l’agriculture des grosses fermes industrielles. Puis a créé sa propre monnaie et sa zone de libre échange.
L’UE n’est pas une union d’européens, une union politique d’un peuple. Mais l’union des industries principales de cette zone économique.
Et oui, c’est vrai. Même si là on est en pleine élections européennes. Ça ne sert à rien. C’est la commission européenne avec ses membres désignés (non élus) par les chefs d’Etat de chaque pays qui détient les pouvoirs législatif ET exécutifs !
Et elle est ou la séparation des pouvoirs fondement de toute démocratie qui se respecte ?
Le cartel des grosses industries d’un continent est un modèle que je n’avais pas mis dans ma comparaison de divers systèmes politiques. Il faudra que je l’ajoute un jour…
Comment en finir avec cette dictature européenne et créer une Europe démocratique ?
A cela il y a deux approches,
sortir de l’union européenne et coopérer dans un autre cadre
transformer le cadre de l’intérieur… mais ça demande l’unanimité des pays pour changer le cadre !
Je vois ici un sacré clivage entre des gens qui ne se comprennent pas. Ceci tellement il y a un manque d’information réelle sur le sujet de discussion.
Et il y a ceux qui ne savent pas ce qu’est l’Union Européenne. Qui croient encore à la fable que l’UE a été crée pour éviter la guerre….
Ainsi une personne qui n’a pas le pré-requis de savoir comment fonctionne l’UE et que c’est un cartel, une personne qui pense que l’europe c’est la paix. Si elle rencontre quelqu’un qui est contre l’europe, elle va faire l’amalgame contre l’europe = contre la paix….
Donc être contre l’europe, c’est vouloir la guerre… c’est hyper dangereux, les anti-européen sont des fascistes… il faut les combattre….
Alors qu’en fait… si on comprend que l’Union Européenne, c’est une dictature et que c’est pas être pour la guerre que de vouloir tout changer, bien au contraire, là on peu commencer à discuter ensemble du même sujet et savoir que faire pour rendre l’Union européenne démocratique ?
Quitter l’UE ou changer l’UE ?
Là on retrouve les deux approches: ceux qui veulent retrouver leur souveraineté par la sortie de l’UE. (Brexit, Asselineau en France) et ceux qui veulent comme Yánis Varoufákis et son mouvement DiEM25 prendre le pouvoir dans le plus grand nombre de pays européens pour transformer cette europe des cartels en Europe des peuples.
Il y a les gens qui sont très flous quand on leur pose la question de ce qu’il faut faire de l’europe… C’est le cas de Mélanchon qui connait bien la politique et bien son électorat qui est très composite et divisé que la question..
Casquette de l’union européenne que j’ai achetée à Bruxelles en 1989, avant le traité de Maastricht.. on nous annonçait une magnifique UE et une nouvelle monnaie l’écu… l’Histoire en a fait tout autre chose que les promesses de l’époque.
Puis on a les autres qui ont une vision du monde qui a au moins intégré la vision du monde orange pour laquelle les lois c’est juste un cadre avec lequel on joue… on peut tricher si on est pas pris !... on crée des lois qui nous arrange.. on les tord… on les tritures… (Je vois assez bien un Macron faire ça !)
Ainsi Mélanchon propose un rapport de force pour faire changer l’europe de l’intérieur sans se préoccuper trop du droit… c’est l’esprit de la loi qui est important, pas le texte ! (vision typique d’une vision du monde verte de la spirale dynamique ) … et si ça marche pas, on peut quitter l’UE… mais tant que la 1ère étape n’est pas testée.. (ce qui est loin d’être le cas) aucune discussion sur la seconde étape.
Varoufakis est dans la même veine que Mélanchon. Il crée un mouvement panEuropéen pour avoir la force d’imposer la même vision dans tous les pays et changer les choses ainsi. Soin une europe unie, politique, démocratique et plus un cartel économique…
Le chemin peut être long.
L’avenir nous montrera si l’UE et la zone euro survivent ou pas ?
… et oui en ce 21 juin 2019, c’est le Solstice d’été.
Mais c’est quoi le solstice ? Pourquoi c’est important dans la vie des humains ?
Marque du solstice d’été sur le calendrier solaire de la place St-Pierre à Rome.
Comment savoir qu’on est le jour du solstice ? C’est quoi la différence entre le solstice et l’équinoxe ?
C’est ce genre de questions que l’on va aborder dans cet article.
Cet article vise également à faire la liste la plus exhaustive possible des monuments qui marquent les solstices et les équinoxes. Bref, des calendriers astronomiques.
Evidemment il y a beaucoup de lieux dans le monde qui marquent les solstices et les équinoxes. Il y a par exemples des lieux mégalithiques, mais aussi des temples égyptiens, des cathédrales, des cadrans solaires, même à l’époque moderne on construit toujours et encore des bâtiments, des monuments qui marquent des axes liés à des événements astronomiques.
Donc vu le nombre de monuments possibles cet article n’est qu’une ébauche donc n’hésite pas à ajouter des idées dans les commentaires.
stice => du latin sistere s’arrêter (issu de sto, être debout..)
A noter au passage que beaucoup de mots qui commencent par ST marquent, l’arrêt, la fixation, on retrouve ça dans les mots STop, STatique, STable, STatue, STupéfaction, STagnation, etc.. mais aussi en anglais, allemand, indo-européen.. ou être debout se dit STo, STand, STehe, sthā, стати, etc… voir aussi mon article sur la langue des oiseaux où j’en parle…
Le solstice est donc le moment où le soleil s’arrête ! Quoi ? … mais il s’arrête pas le soleil ? .. 🌞 Sinon on est tous mort !! 💀
En effet, dit comme ça c’est pas clair. En fait c’est la course du soleil qui atteint un maximum dans une certaine manière de l’observer.
Solstice d’hiver 2017 sur le Grammont
Observer la course du soleil sur l’année avec un simple bâton
Si je me place chez moi en Suisse et que j’observe le soleil chaque jour, j’ai deux manières simples de le faire:
Je plante un bâton, un gnomon, et je note la trace de l’ombre, je mesure ainsi la trace de la hauteur du soleil.
Je note le lieu où à lieu, le lever (ou le coucher) du soleil
Hauteur du soleil au cours de l’année
Avec mon bâton, je vais observer que plus j’approche du solstice d’été plus l’ombre sera courte et donc plus le soleil sera haut dans le ciel.
Et quand j’arrive au Solstice, ce déplacement s’arrête et la hauteur du soleil diminue. On a bien un arrêt du soleil dans son déplacement pour aller toujours plus haut… d’où le mot de solstice.
Position des levers et couchers de soleil au cours de l’année
Avec ma seconde méthode, mon bâton sert juste de point fixe pour observer où se lève et/ou où se couche le soleil.
Je vais observer que le soleil vas se lever à des endroits différents tous les jours. Moi je suis plus un couche tard qu’un lève tôt, alors je préfère regarder le coucher de soleil.
Je vois que plus je vais vers le solstice d’été plus le Soleil se couche toujours plus à droite.. et le jour du solstice, il s’arrête ! … d’où le mot solstice ! … et il repart à gauche jusqu’à arriver à son point le plus extrême à gauche au solstice d’hiver… avant de s’arrêter et de repartir dans l’autres sens.
On a donc là un cycle du soleil, solstice d’été, solstice d’hiver, on voit que c’est autant dans la hauteur du soleil que dans sa position Est-Ouest.
Les anciens avaient déjà abondamment observé ce phénomène. Il y a de nombreux sites mégalithiques, conçus avec des menhirs qui montrent ce qu’on appelle un rectangle solsticial: un rectangle qui montre les limites de la course du soleil.
Voici un exemple de rectangle solsticial qui est inscrit sur le disque de Nebra. Un disque qui est un véritable ordinateur astronomique datant de 1600 avant J.-C et retrouvé en Allemagne à Nebra.
On voit ici qu’une bande en or marque la plage de l’arc de cercle où peut se produire le coucher de soleil et à son opposé, la bande est manquante mais elle marquait aussi la plage de l’arc de cercle sur laquelle se produit les lever de soleil.
Disque de Nebra
Il est à noter que l’angle du rectangle solsticial dépend de la latitude à laquelle on se trouve. On y reviendra ci-dessous pour expliquer pourquoi. Ainsi il y a des latitudes qui ont été choisies pour y mettre des monuments car le rectangle solsticial est un rectangle particulier.
Pour bien comprendre ces questions de cycle solaire hauteur et positions du lever et coucher de soleil, cette petite vidéo explicative est très bien faite. Pour aller précisément au bon endroit c’est là à 7min17
Pourquoi est-ce que le soleil « bouge » autant ?
Pourquoi est-ce qu’il y a des solstices et des équinoxes ?
C’est simplement une conséquence du faire que la Terre a un axe de rotation incliné. (de 23.5°) Si l’axe de rotation était droit rien ne changerai. Il n’y aurai pas de saison.
Ça vaut la peine de le préciser car il y a encore plein de gens qui pensent que les saisons sont liées à la distance du soleil.. mais non rien à voir !
Donc la Terre est inclinée, et elle tourne autour du soleil. Parfois on est d’un côté du soleil et parfois de l’autre. Suivant où l’on est, on a les rayons du soleil arrivent avent un angle différents par rapport à notre horizon.
En image ça va être plus simple à montrer.
Au solstice d’hiver, moi petit Suisse, je suis quasi tout en haut de cette sphère qu’elle la Terre. On voit sur l’image ci-dessous un mini bout de mer Méditerranée. Je suis encore au dessus. On voit bien que la distance par rapport à la ligne de la nuit est plus proche que si j’étais sur l’équateur.. ou au sud de l’afrique dans l’hémisphère sud.
Ainsi ma journée de soleil sera très courte. Les rayons du soleil sont très inclinés par rapport à mon horizon. Je vois que le soleil ne monte vraiment pas haut !
La Terre au Solstice d’hiver
Alors que si je suis au solstice d’été, c’est très différent. Je vois que la Méditerranée est presque à l’horizontal. Moi petit Suisse, je suis juste sous la flèche du haut. Les rayons du soleil sont presque à la verticale à midi.
Donc c’est la hauteur maximale à laquelle je vais voir le soleil depuis chez moi.
Les rayons solaires au solstice d’été
Petit détail au passage, il y a des lignes qui marquent des latitudes spéciales. On parle des tropiques et des cercles polaires. On voit sur l’image ci-dessus que ces lignes sont à des latitudes en lien avec l’inclinaison de la Terre: 23.5° .. ou son complément à 90° => 66°
Il y a l’expression d’aller au chaud sous les tropiques. C’est les latitudes limites dans lesquelles le soleil passe au zénith (à la verticale) au moins une fois par année. Donc sur mon gnomon, au solstice, il n’y a plus d’ombre du tout !
Lecercle polairemarque le moment où le soleil de minuit est possible. C’est à dire des latitudes tellement extrême qu’il arrive au moins un jour par an ou le soleil ne se couche pas !! (ou ne se lève pas.. à l’opposé )
C’est le moment de l’année où la durée de la nuit est égale à la durée du jour. On est à la moitié du parcours entre le solstice d’hiver et le solstice d’été.
Depuis la nuit des temps, les humains fêtent les solstices
Les humains suivent les cycles solaires depuis longtemps. Et souvent il y a des fêtes durant les événements marquants.
Par exemple quand le soleil s’arrête en hiver après avoir eu de moins en moins de lumière pendant des mois, c’est la fête de voir qu’il s’arrête de diminuer et qu’il repart.… ceci après 3 jours de STagnation… le soleil qu’on croyait mort ressuscite !
On appelle ce jour « nouveau soleil« , soit en gaulois: Noio hel …. Noël !
Ça me rappelle quelques chose ce mort qui ressucite après 3 jours et dont on fête la naissance à Noël !! 🎄
Les fêtes celtes sont souvent calquées sur les solstices et équinoxe dans un cycle solaire (vert). Mais dans une croix décalée avec un cycle lunaire (rouge). On parle de la roue de l’année.
Les solstices sont aussi la base de calcul pour des fêtes comme la St-Valentin et la l’assomption. Les fêtes de la fécondité et de la virginité. Ces fêtes sont placées à la section dorée du temps entre le solstice et l’équinoxe.
Les chrétiens fêtent aussi la fête de la ST-Jean lors du solstice d’été. Ceci avec les feux de la St-Jean, c’est une fête de la lumière.
Tout comme l’équinoxe est la base de référence pour la fête de pâques. Soit le (1er dimanche) après la 1ère pleine lune après l’équinoxe de printemps. J’en ai déjà bien parlé dans d’autres articles. Pour en savoir plus il suffit donc de suivre le liens ci-dessus.
Le dessin ci-dessus montre des runes… c’est par ce que j’ai une théorie liée à un calendrier celtes qui expliquerai l’origine des runes... Je suis en train de vérifier cette hypothèse il y aura bientôt un article sur le sujet.
Un peu partout dans le monde on trouve des liens entre les fêtes et les correspondances astronomiques, dont les solstices sont les événements les plus marquants.
Liste des monuments qui marquent les solstices (et équinoxes)
le cadran solaire de la Place St-Pierre au Vatican. Une création du pape Sixte V (6-5) qui a mis en place plein de lignes entre des fontaines et des obélisques à Rome pour marquer de nombreux axes astronomiques. Pour en savoir plus sur ce cadran solaire…
A compléter…, à vérifier.. à sourcer… A faire la différence entre le solstice d’hiver, d’été et les équinoxes. Il y a des site complet comme stonhenge, et d’autres avec seulement des vues partielles..
Dernièrement partout autour de moi j’entend parler des créations d’épicerie coopératives participatives… …. et du coup j’ai franchi le pas et fait partie de l’épicerie Chez-Emmy.
Mais qu’est-ce que c’est vraiment ? Pourquoi un tel engouement soudain ? Qu’est-ce que ça change vraiment par rapport aux 2 géants orange qui dominent le marché Suisse de la grande distribution ? Coop et Migros sont déjà des coopératives pourquoi réinventer la roue?
C’était très intéressant. Ça a été l’occasion de faire un forum ouvert afin de discuter et d’échanger autour des principales préoccupations et questions autour de la création d’une épicerie coopérative participative.
Nous allons voir ci-dessous les points les plus importants qui ont été soulevés, ça peut être intéressant si tu a envie de créer une épicerie coopérative participative.
Avec des bons yeux on devine les questions du forum ouvert…
Une épicerie coopérative participative c’est quoi ?
Une épicerie, c’est un petit magasin, quand il devient grand c’est un super marché ! 😜 .. mais le même modèle peut s’appliquer c’est pas là la différence.
Aperçu de l’épicerie Chez-Emmy
Une coopérative c’est une forme juridique d’organisation dans laquelle des personnes achètent une part, elles sont donc propriétaire de l’organisation, de l’entreprise, en l’occurence de l’épicerie.
La particularité de la coopérative par rapport à la société anonyme, c’est que dans une coopérative c’est toujours 1 personne = 1 voix. Ainsi ce n’est pas le plus riche qui dirige.
Dans une coopérative chaque personne a 1 seule voix même si elle détient plusieurs parts.
Participative ? C’est bien là pour moi la principale différence. En effet, en Suisse le marché de la grande distribution est déjà dominé par les deux grosses fédérations de coopératives que sont Migros (37%) et Coop (35%).
Dans une épicerie participative, les coopérateurs s’engagent à travailler 2h-3h par mois pour assurer le fonctionnement de l’épicerie. (La durée varie selon les coopératives, les tâches aussi. Pour le gros des gens c’est tenir l’épicerie pendant les heures d’ouverture, pour d’autres c’est participer aux tâches de soutiens et parfois à des événements spéciaux.)
C’est ce travail en nature qui permet de baisser nettement les prix, de l’ordre de 25% et/ou de consommer des produits bio et locaux pour un prix très raisonnable. (La marge prise par les épiceries coopérative participatives est de 20% à 30%, mais de combien est la marge d’un magasin « normal » ? Il semble que Migros a des marges brut de 40% , mais les marges dans le bio sont plus élevées ?, si c’est ça on est bien dans le 25% de rabais pour une épicerie coopérative participative.)
Le film Food Coopraconte l’histoire de cette coopérative.
Voici un petit documentaire sur la Park Slope Food Coop pour entrer dans le vif du sujet.
Les 7 points importants pour la création d’une épicerie coopérative participative
Maintenant que l’on sait ce qu’est une épicerie coopérative participative, entrons dans le vif du sujet des points importants auxquels les épiceries coopérative participatives sont confrontés:
Quelle est l’intention, la vision de le but d’une épicerie coopérative participative ?
Comment organiser la gouvernanced’une épicerie coopérative participative ?
Quel moyen de communication utiliser avec les coopérateurs, comment gérer les membres de l’épicerie participative ?
Quels moyens de paiement utiliser ? Est-ce que l’on a vraiment besoin d’une caisse dans une épicerie coopérative participative ?
Les producteurs qui vont alimenter les rayons de l’épicerie, comment les trouver ?Quelle marge financière pratiquer sur les produits ? (Comment ne pas concurrencer ses propres fournisseurs !?!)
Quel assortiment de produits avoir ? Comment gérer son stock ?
Comment financer la création de son épicerie coopérative participative ? Don, crowd-funding, subvention ?
1: Buts de la création d’une épicerie coopérative participatives
En discutant avec les gens, j’ai découvert que les intentions fondatrices des différentes épiceries coopératives participatives ne sont pas toutes les mêmes !
Une foule de labels…. reflets de pleins de valeurs.
Quelles valeurs sont prioritaires ? Local ou bio ?
Les priorités ne sont pas forcément les mêmes en ce qui concerne l’éthique de consommation, même si globalement ça se rejoint.
C’est quoi le plus important bio, local, bon marché, sans emballage ?
Est-ce que le fait d’avoir une charte de consommation est un frein à la bonne marche de l’épicerie ?
Est-ce qu’au contraire la charte est ce qui marque clairement la différence et considéré comme un plus ?
Les différentes expériences faites dans les coopératives les plus anciennes comme Park Slope à New York (plusieurs décennies d’expérience) montrent que la charte de valeur est plutôt un frein à la mixité sociale, à l’inclusivité de tous.
Ceci car les produits bio sont régulièrement plus chers. Si l’on a que du bio, on risque de se couper de gens qui iraient ailleurs juste pour des questions de prix.
De plus le fait d’avoir un assortiment restreint par rapport à une grande surface où l’on trouve tout peut être un frein au succès d’une épicerie coopérative participative.
Le sujet de l’assortiment sera traité en détail ci-dessous. De plus, il y a une section qui traite de l’Equilibre entre l’inclusivité et la « pureté » de l’offre dans les les annexes p41 du manuel des membres de la Louve… pdf
Il vaut donc la peine de bien clarifier les intentions de base des coopérateurs pour être sur la même longueur d’onde durant la durée du projet ! Ça peut éviter beaucoup de conflits et d’incompréhensions !
La technique du photolangage peut être utilisée pour expliciter les intentions des membres d’un groupe. Chaque personne prend une image qui lui plait et explique pourquoi elle a rejoint le groupe, qu’est ce qui la motive dans ce projet…
Clarifier et aligner les intentions du groupe.
Ouvert à tous clients ou juste aux coopérateurs ?
Il y a aussi des différences importantes dans le mode d’organisation communautaire. Il y a des épiceries participatives qui sont ouvertes à tous les clients et des épiceries participatives qui sont réservées aux coopérateurs.
Il y a aussi des épiceries qui fonctionnent uniquement avec des coopérateurs bénévoles et d’autres épiceries ou plutôt supermarchés (car la taille à son importance !) qui engagent des salariés.
Selon les choix ça change passablement l’organisation, la gouvernance, mais aussi les marges qui peuvent être pratiquées, et en conséquence les prix. (des marges qui s’échelonnent entre 30%, 25% et 20%suivant le statut des clients)
Juste consommer et payer… ou aussi participer à un projet ?
Personnellement, ma préférence va au système le plus simple. Soit un système avec un seul type de personne: des coopérateurs.
Et une épicerie réservée aux coopérateurs. Comme on le verra ci-dessous, ça simplifie la gouvernance, le système de gestion, le calcul des prix, ça permet des marges plus faibles et donc des prix plus bas.
De plus, comme je l’explique en fin de cet article, sur le long terme, je pense que c’est ce modèle simple, fermé et petit qui est le plus durable et révolutionnaire !
2: Quelle forme de gouvernance choisir pour une épicerie coopérative participative ?
La manière de s’organiser est très importante pour faire un projet durable. D’autant plus un projet en communauté dans lequel chacun est co-propriétaire de son magasin et de plus doit travailler dans celui-ci avec d’autres.
Vouloir faire de la mutualisation et du travail participatif bénévole, c’est vraiment rechercher la difficulté !
Ainsi, pour moi, une bonne gouvernance est nécessaire pour que le projet d’épicerie n’explose pas en vol !
Landsgemeinde de Glaris. Chaque personne a 1 voix… comme dans les coopératives. Est-ce que le vote est la meilleure méthode de décision ?
Le mode d’organisation est le reflet d’une vision du monde
Le sujet de la gouvernance est en pleine ébullition ces derniers temps. C’est aussi un de mes sujets favoris. Donc quand je vois qu’il est à l’ordre du jour dans une réunion à propos d’épicerie coopérative participative. Je suis très heureux.
Est-ce que tu veux organiser ton épicerie commeunetribu ? un gang ? une administration ? une entreprise ? une association ? un réseau ? une holarchie ?
En fait le terme même de « coopérative » montre une appartenance à la vision du monde « verte » de la spirale dynamique. La vision du monde égalitaire, soit 1 personne = 1 voix peut importe le nombre de part.
Cette vision du monde est suffisamment ancienne pour qu’elle soit formalisée de façon juridique. Cependant il existe des épiceries qui sur la base de coopérative, s’organisent avec des modes de fonctionnement rattachés à une vision du monde plus récente, comme par exemple l’holarchie. (Une holarchie est une hiérarchie de holon, le holon étant un tout en lui même, mais aussi une partie d’un tout plus grand. Le corps humain et ses organes fonctionnent ainsi !)
L’organisation la plus courante d’une épicerie coopérative participative
En listant quelques manuels d’utilisateur et statuts d’épiceries coopératives, j’ai observé une certaine similitude entre les modèles d’organisation.
La structure de base est la suivante:
une Assemblée Générale qui regroupe tous les coopérateurs
un comité ou conseil d’administration élu par l’AG
un organe de révision des comptes. C’est une obligation légale.
de multiples, commissions ou groupe de travail, secteurs, etc à qui on délègues des tâches particulières.
L’assemblée générale est souveraine. Elle détient des pouvoirs qu’on ne peut lui enlever. Les décision se prennent au vote. Chaque coopérateur a une voix.
Le comité ou conseil est l’organe de direction. Il dirige la bonne marche de l’organisation pour toute les tâches qui ne sont pas du ressort de l’AG.
Les différents groupes de travail, secteurs, etc… effectuent les tâches qu’on leur a confiées. (gestion des coopérateurs, des commandes et producteur, des finances, des animations, du lieu du magasin, etc…)
Le mode de décision est intéressant. C’est en général quand il faut décider que ça coince ! Souvent par défaut, c’est le vote. Avec des variantes, à majorité simple ou qualifiée.
Le vote est très connu. Mais personnellement, je le vois comme un mode de décision violent qui opprime les minorités. C’est l’évolution non sanglante d’une campagne militaire, on compte le nombre de soldat et l’armée qui a le plus de soldat a gagné. Sans combat. Les mots sont révélateurs. On parle aussi de campagne de votation !
Il existe d’autres modes de décision qui sont plus inclusifs, qui permettent de créer du « nous », d’améliorer une proposition pour prendre en compte les avis.
La gouvernance partagée et les décisions par « Consentement »
Chez Système B, on trouve une notion deConsensus (art 37) pour les décision du comité.. C’est un mode de décision dans lequel il y a fréquemment des blocages. Ainsi en cas de blocage la décision est transmise à l’AG qui décide à la majorité simple.
Ce qui est très intéressant, c’est que dans la coopérative Chez Emmy on sent que les statuts ont été très inspirés de ceux de Système B… mais avec une différence de taille: le mot Consensus a été remplacé par Consentement.
le consensus, c’est tout le monde dit OUI
le consentement, c’est personne ne dit NON
A première vue ça parait identique, mais c’est très différent.
Avec le consentement on a pas besoin d’être POUR une proposition pour qu’elle soit acceptée. On peut dire: « Je ne suis pas pour, c’est pas utile.. ça sert à rien, mais je peux vivre avec.. » C’est toute la différence qui débloque souvent des situations.
Des rôles sont créé pas Consentement. Chaque personne qui incarne un rôle décide seule dans ce qui concerne le rôle. (et/ou par sollicitation d’avis)
Le processus de Gestion Par Consentement fonctionne en plusieurs étapes :
Une proposition est faite. (et on ne traite qu’elle)
Un tour de compréhension est fait. (histoire de comprendre les mots)
Un tour de réaction est fait pour que chaque personne donne son avis
Le proposeur peut retirer ou modifier sa proposition selon ce qu’il a entendu comme avis.
Un tour d’objection est proposé. Si quelqu’un a une objection, elle est testée. Elle ne peut être valable que si c’est une objection concrète réelle, pas une préférence, pas une peur irrationnelle, pas une autre proposition…
La proposition est acceptée quand toutes les oppositions sont levées.
les Artisans du Liens (même si ils aiment parler de « gouvernance horizontale, alors que pour moi c’est pas horizontal si on fait une hiérarchie de holon !! »)
L’Université du Nous (avec qui j’ai eu la chance d’être formé lors d’un très rare passage en Suisse en 2015) Vu son succès, l’UdN en collaboration avec les colibris a déjà organisé 2 MOOCà propos de la gouvernance partagée, c’est une manière de former plus de gens, mais pour avoir suivi le deux… la version en chaire et en os était nettement mieux !! (des webinaires intéressants…)
… et du coté du mouvement citoyen de Morges et environs on fait aussi de la gouvernance partagée, quelques personnes qui veulent créer une épicerie participative ont été formée dans ce cadre là…. si besoin, me contacter 😉
3: Quels moyens de communication utiliser entre les membres de la coopérative ?
… Mais aussi comment gérer les membres ? Comment gérer le planning des horaires de travail des coopérateurs ?
Beaucoup de moyens de communiquer.. mais sans communiquer mieux !
Une des questions venue lors du forum ouvert organisé par AGRIDEA était liée à la communication interne entre les participants de l’épicerie participative.
Forcément quand il faut coopérer avec beaucoup de monde il est nécessaire de communiquer.
C’est pas forcément évident. A notre époque, à l’ère de l’information, nous sommes submergé par les moyens de communication, mais ça ne veut pas dire qu’on communique mieux !!
Les grecs de l’antiquité avaient déjà tout dit… Ethos, Pathos, Logos.
L’essentiel de la communication passe par la posture de l’orateur, par les gestes non verbaux. 🙅♂️ 😎
Puis, c’est l’émotion qu’on sens dans le ton de la voix qui fait une bonne partie de la communication, et enfin c’est les mots, le contenu logique.
Ainsi, utiliser un média écrit c’est couper la majorité de la communication. Plus de posture, plus de retour non verbal en direct, plus d’interaction. Il ne reste que la logique froide, des mots qui ont des connotations différentes pour chaque personne.
Heureusement, grâce aux smiley 😜😋😪🤔🤩😤😅🤣😇 on peut faire passer quelques émotions, un peu d’ironie, du second degré…. mais ça reste faible.
Conclusion: rien ne remplacer l’expérience humaine de se rencontrer physiquement.
Apéro quotidien des employés du parlement européen à Bruxelles…
Mais il faut quand même avouer que d’autres moyens de communication sont pratiques, mais il est nécessaire de les utiliser en toute connaissance de cause et ce pour quoi ils sont fait.
Le e-mail reste encore et toujours le moyen le plus courant et fiable pour communiquer mais…
☎️Le téléphone, la voix c’est quand même bien. Son évolution la plus récente avec la visio conférence est pratique. Mais l’image n’est pas souvent nécessaire. C’est plus souvent une source d’ennuis technique qu’autre choses.
Il suffit de choisir une adresse (url) et de l’envoyer aux autre participants ou d’utiliser régulièrement la même. Une fois mise dans la barre d’adresse de son navigateur web. C’est parti on est en conférence !
Le e-mail 📩c’est pratique pour la diffusion pour les notifications qui ne demandent pas d’interactivité.
Pour une lettre de nouvelles c’est l’idéal. Le e-mail est toujours et encore l’outil moderne le plus courant, le plus ouvert pour communiquer massivement une information.
Les messageries instantanées sont en plein boom. Whastapp, messenger, telegram, signal, et… Chacun de mes amis me dit que je devrai aller sur une autre…. et je me retrouve avec au moins 4 messageries différentes !!
📩👩🏼💻📷🔋📞🥐👨🏻💻🎥📱☕️
La loi de Metcalfe, dit que la valeur d’un réseau, son utilité dépend du carré de nombre d’utilisateurs. En effet, plus j’ai d’amis sur une messagerie, plus je vais choisir celle là, et plus ça va renforcer le fait que ce choix devient incontournable. Même si en soi c’est pas le meilleur outil !
Ces messageries instantanées c’est pratique, justement par ce que c’est instantané, qu‘il y a de l’interaction. C’est simple à utiliser. On peut y faire des groupes et avoir toujours ses amis dans la poches. Mais quand le nombre de personnes augmente, ça devient vite la galère. Les notifications arrivent en masse. Ça demande quelques règles de base dans les conversations pour ne pas polluer la discussion.
Il faut des canaux/groupes réservés aux informations importantes nécessaires et d’autres pour les gens qui veulent discuter. Si on mélange, les infos importantes seront noyées dans la masse…
👮🏻♂️👩🏻👧🏼🧓🏻🧔🏻👱🏻♀️🧑🏻👨🏼👮🏻♀️
De mon expérience de personnes pas trop accro aux smartphones, je vois qu’il y a des messageries qui obligent à disposer du dernier smartphone à la mode… Whatsapp et Signal par exemple. Ainsi c’est rédhibitoire pour les amis « low tech ». C’est un excellent moyen d’exclusion que d’utiliser ces messageries ! (whatsapp, c’est facebook, tout comme Messenger.. c’est fournir toutes ces conversations à ces gens… Signal, c’est hyper sécurisé, mais d’expérience pas très pratique par ce qu’en groupe, on ne voit que le numéro de la personne et du coup on est toujours ennuyé de savoir à qui on parle !! …. même pas une image ou un petit pseudo affiché par défaut. On est obligé d’avoir ajouté la personne à son carnet d’adresse et d’avoir communiqué en direct avec elle… pas top pour la communication de groupe)
Telegram, j’aime bien. C’est simple, ergonomique. On peut l’avoir sur un ordinateur de bureau sans avoir un smartphone en parallèle !! (ce qui me semble basique !! … je comprends pas pourquoi whatsapp arrive pas à faire ça !)
Il est possible d’utiliser Telegram avec un pseudo sans montrer son numéro de téléphone. Telegram a été créé par le fondateur du réseau social russe VK.
J’entends souvent « Whatsapp c’est les américains, et Telegram les russes« … si le fondateur de Telegram est russe, il n’a rien à voir avec le gouvernement russe, justement il a créé Telegram car Vk est tombé aux mains du gouvernement russe…. et Telegram a été interdit en Russie car ses concepteurs ont refusés de donner la clé de décryptage au services secret russes ! Telegram est basé à Berlin.
Donc Telegram est pas trop mal pour respecter tes données privées, mais pas parfait. Le code client est openSource, mais pas le code serveur ! De plus le cryptage de bout en bout ne fonctionne pas dans les groupes !
Cependant c‘est la solution de messagerie que je préfère. Il est possible aussi de faire des liens web pour rejoindre un groupe Telegram, ce qui est pratique pour les invitations.
Les outils de discussions pour organisations
Les messageries instantanées ont vite leur limite pour gérer plusieurs canaux avec plusieurs organisations. De plus pour retrouver une information dite par le passé et pointer une discussion en particulier c’est un peu la galère.
Il existe des outils, comme Slack qui permet d’aller un peu plus loin. Mais ce que je recommande c’est l’alternative OpenSource: Mattermost.
Personnellement j’utilise Mattermost dans 2 organisations et c’est très pratique. On peut faire des canaux de discussions différents pour des sous-groupes de l’organisation. On peut faire des recherches sur le contenu pour retrouver de vieilles discussions.
Dans le cas d’une épicerie coopérative participative, Mattermost c’est l’outil que je recommande pour les discussions entre les groupes de travail, les comités, conseils qui gèrent l’épicerie. (bien que je n’ai pas d’expérience directe de ce soft dans ce domaine… maismes bonnes expériences dans d’autres domaines sont transposable.)
Résumé des outils recommandés pour communiquer en interne dans une épicerie coopérative participative
Pour diffuser des informations en masse en interne, mais aussi à l’externe (sympathisants..) La lettre de nouvelles par e-mail est le meilleurs outil.
Pour s‘organiser en général avec des outils en ligne, par exemple pour trouver une date de réunion (alternative doodle), écrire un pv collaboratif sur un pad, organiser un vote ou écrire une documentation sur un wiki, les outils libres des colibris ou les app collaboratives de framasoft. sont parfaits!
Pour juste discuter en ligne de façon informelle et/ou pour communiquer des informations importantes et urgentes (ex: j’arrive en retard à la séance de ce soir…), les messageries instantanées sont pratiques.
Là je recommande l’utilisation de Telegramqui fonctionne partout qu’on ait un smartphone ou pas. L’ergonomie pour groupe est bien. Il est possible de rejoindre un groupe via un lien web.
Mais il ne faut pas oublier que rien ne remplace une réunion physique en chair et en os ! (avec un apéro… 🍻🥂 un repas.. 🥐🍮🥗🍨)
Pour garder un certain esprit de communauté et crée du lien, il est intéressant d’organiser des grandes rencontres avec tout le monde régulièrement. (2 à 4 fois par an ?)
L’idées de proposer des activités en commun pour faire connaissance, mais aussi del’informel pour juste le plaisir de se voir.
Bon, naturellement, le fait de venir faire ses courses au magasin va créer des rencontres!
Gestion des horaires de travail des coopérateurs dans leur épicerie participative
Le principe d’un épicerie participative, c’est justement de participer. Chaque coopérateur s’engage à travailler entre 2h et 3h (selon les épiceries) par mois, pour faire tourner le magasin.
La plage de travail des coopérateurs est appelée « vacation« , « shift » ou « créneau horaire » selon les différentes coopératives.
Les horaires d’ouvertures sont très variables. Pour une épicerie, j’ai vu que c’est en général 2h par jours sauf le dimanche. Pour les supermarchés participatifs, j’ai vu des horaires de 6h à 22h, avec un peu moins les samedi et dimanche.
Ces horaires d’ouvertures sont décomposés en créneaux horaires qui sont occupés par les coopérateurs.
3 manières d’effectuer son service dans l’épicerie coopérative participative
Généralement il existe 3 manières d’effectuer son service dans une épicerie coopérative participative:
tenir le magasin pendant les horaires d’ouverture, pendant un créneau horaires régulier, chaque moi le même
faire partie d’une équipe volante, qui effectue des tâches ponctuelles et des remplacements.
faire partie de groupes de travail, comités, etc.. qui assurent le bon fonctionnement de l’épicerie sans forcément être sur place. (gestion des commandes, informatique, gestion des membres, formation, communication, animation, etc…)
La plupart des coopérateurs effectuent leur service en tenant l’épicerie pendant les heures d’ouverture.
Le planning est généralement réparti en 4 types de semaines: les semaines ABCD. Chaque semaine il y a une équipe différente qui gère le magasin.
Chaque coopérateur, lors de son arrivée dans la coopérative choisi un créneau horaire et l’occupe de la même manière toutes les 4 semaines, avec les mêmes personnes. (Avec des tâches différentes selon les heures, ex: accueil livraison, épicerie, nettoyage, etc..)
Ainsi l’équipe est stable. Elle est autonome et les gens se connaissent bien.
Si une personne a un empêchement, elle doit trouver un remplaçant pour le créneau horaire concerné. Si elle n’est pas présente elle est redevable de deux créneaux horaires !
Il y a de nombreuses, autres règles suivant les situations, jours fériés, congés parentaux, congé de plusieurs mois, etc…
Ce qui change par contre c’est les outils utilisés qui ne sont pas pareils quand on gère 200 coopérateurs ou 8000 coopérateurs !
Une coopératrice de supermarché participatif qui fait ses 3h de service… 😉
Outils informatiques de gestion de membres
Au point 4 on verra plus en détail des outils informatiques de gestion de l’entier des tâches de l’épicerie coopérative participative.
Ici on va juste voir brièvement les solutions de gestions des membres et du planning.
J’observe que dans les petites structures, c’est souvent google drive qui est utilisé. Un bon tableur et voilà, c’est fait, la structure de roulement des semaines ABCD de toute l’année sont faites à coup de copier coller.
Une colonne indique les horaires des créneaux, une autre le type de travail à effectuer, puis on ajoute autant de colonnes qu’il faut de personnes pour gérer l’épicerie, une ou 10 ? Une colonne sert également à indiquer qui remplace qui. Mais on ne change pas le noms du coopérateur de base. Ainsi la structure par semaine reste la même.
Exemple de gestion des créneaux horaires dans un tableur.
Les coopérateurs sont indiqués à l’aide de leur numéro de coopérateur et de leur nom. Car suivant la définition du coopérateur ça peut être une personne, un couple, une famille… donc c’est pas forcément la même personne physique.
Cette solution du tableau a le mérite d’être très simple et facile à prendre en main pour beaucoup. Si l’on ne veut pas livrer ses données à google, il est possible de privilégier des outils libres comme le tableur FramaCalc.org
Mes observations me montrent que plus on veut un outil spécialisé bien fait, plus il est contraignant et plus il est compliqué d’y ajouter des exceptions.
Que faire pour ajouter un jour férié qui est régional ? Dans mon tableau c’est juste la ligne qui disparait. Dans les logiciels spécialisés, il faut toute une interface de gestion des jours fériés car les créneaux horaires sont générés automatiquement.
Dans un tableur, les créneaux ne sont pas générés automatiquement, mais à coup de copier coller, c’est pas très long à faire.
La gestion des droits d’accès devient très complexe aussi. Dans les exemples ci-dessus avec des applications dédiées on voit que le communs des mortels peut juste savoir si un créneau et rempli ou non, mais pas par qui.
Alors que pour le tableur tout le monde a accès à tout. On voit là des politiques très différentes.
Personnellement, ma préférence va à ce qui est le plus simple. Vive le low-tech. (Finalement: un tableau dans l’épicerie suffit aussi ! même si c’est commode de l’avoir en ligne)
4: Quels moyens de paiement utiliser dans une épicerie coopérative participative ?
…. ou dit autrement: est-ce que l’on a vraiment besoin d’une caisse ? 💰
C’était ainsi que c’était présenté lors du forum ouvert à la réunion organisée par AGRIDEA.
A modèle de clientèles différentes, modèles de payement différents
C’est lors de cette réunion que j’ai réalisé à quel point les épiceries coopératives participatives sont différentes les unes des autres !! … et leur structures fait qu’elles seront très différentes pour les modes de paiements. 💰💳
Ainsi les épiceries qui sont ouvertes à n’importe quel public sont comme n’importe quel magasins, elles ont besoin de caisse, de moyens de paiements usuels qu’on retrouve partout, des terminaux de payement. (TPE) Il en existe des alternatives simples et pas cher, sans abonnements, pour faire des paiements avec des cartes de crédits usuelles et quelques cartes de débit… (MyPOS et SumUP)
Un tel modèle d’épicerie mixte de clients doit aussi gérer des prix qui sont différents selon les gens, coopérateur ou non. C’est toute une logistique non négligeable.
Puis il y a le modèle radical d’épicerie coopérative participative. Dans ce modèle il est nécessaire d’être coopérateur pour être client, pour y faire ses achats.
Dans ce cas là, la question se pose: est-il nécessaire d’avoir une caisse ? → Non, il n’est pas nécessaire d’avoir de caisse ni de terminal de paiement.
C’est par exemple ce qui se fait Chez-Emmy. Les coopérateurs ont un compte qui est débité en fin d’achat. Ils ont un compte à pré-paiement qui est réapprovisionné par des virements. (ou des paiements en ligne par carte de crédit) On parlera ci-dessous plus en détail du logiciel de gestion de l’épicerie chez-emmy.
Ouf… 😅 mon compte est encore en positif…
Des guerres de religion dans le choix des outils informatiques de gestion d’épicerie coopérative participative
Evidemment il y a un moment où il faut choisir son modèle de clientèle, puis ses outils informatiques et là comme souvent entre geek, c’est la guerre de religion. On le voit très bien sur le forum du réseau de épiceries interCoops.
Il y a des gens qui veulent tout mutualiser et diffuser le même outil partout. Et ceux qui veulent développer leur solution adaptée à leur cas, à l’image de l’idée d’avoir une épicerie adaptée à leur vision du monde.
Pour résumer les grosses tendances, en gros il y a le module OdooFoodCoops basé sur l’ERP odoo qui est utilisé par la Louve à Paris, Bees à Bruxelles, la Fève du côté de Genève, Lille, Montpellier, Toulouse, etc…
C’est le gros outil standard qui fait tout, mais qui formate à un fonctionnement précis, qui est très complexe. Mais capable de gérer des grosses épiceries coopératives avec des millions d’écritures et des milliers de coopérateurs. (8000 coopérateurs dont la moitié d’actifs en décembre 2018 selon le post du dev sur le forum.)
En conséquence cet outil foodCoops est cher en infrastructure informatique. Mais il se rentabilise si on a des milliers de coopérateurs. (Sur le forum je lis 1100€/mois )
A contrario il y a les petits outils, souvent bricolés ou à base d’un mixe d’outils disponibles dans google drive ou dans les ecosystèmes libres et non prédateurs de données personnelles que sont les outils libres des colibris ou les app collaboratives de framasoft.
Jusqu’à un chiffre d’affaire de CHF 5 millions cette méthode passe. La TVA doit toujours être collectée, mais sur les produits alimentaires qui sont en majorité dans un épicerie c’est faible. C’est en général le taux de 2.5% qui est pratiqué.
Une épicerie vend des….. épices !
Revenons à nos logiciels…..
Donc au lieu d’un gros logiciel qui fait tout ils préfèrent externaliser le logiciel de caisses propriétaire et certifié et faire le reste eux-mêmes.
Ainsi c’est surtout la taille de la coopérative qui va déterminer le choix des outils informatiques.
En Allemagne et aux Pays-Bas, c’est le logiciel FoodCoops de FoodSoft qui est pas mal utilisé pour gérer une épicerie Coopérative participative.
En Suisse, les épiceries actuelles sont des micro coopératives en comparaison !
En général, elles démarrent vers une centaine de coopérateurs afin d’avoir la main d’oeuvre suffisante pour tourner, mais ensuite plus il y a de monde, plus les problèmes de gestion arrivent et plus il faut des outils pour les gérer…. small is beautiful !!
🍅🥝🍍🍒🍈🍓🍇🍌🍊🍐
Exemple de logiciel de gestion d’épicerie coopérative participative fait par ecodev
Le cas que je connais le mieux, car j’en suis membre, c’est celui de chez Emmy. Un de mes collègues fait partie des fondateurs. C’est ainsi que notre entreprise (ecodev) s’est retrouvée avec le mandat de faire un logiciel maison pour gérer une épicerie coopérative participative.
Ce logiciel est adapté à une épicerie où seuls les coopérateurs peuvent être clients. C’est le modèle le plus simple. Ce qui est complexe en revanche, c’est qu’un coopérateur est en fait une famille ! Il y a plusieurs personnes sur le même compte financier.
Le principe de base est que chaque coopérateur a un compte dans l’épicerie. Il peut l’approvisionner par des virements ou des paiements par carte de crédit via l’interface online.
Oups… je suis fauché… faudra que je réapprovisionne mon compte
Ce compte lui permet de payer dans l’épicerie. Son compte est débité du montant des achats.
Chaque produits est étiqueté avec un QRcode. Ainsi lorsqu’il fait ses achats le coopérateur va scanner le QRcode avec son smartphone et l’ajouter à son panier d’achat. Si il n’a pas de smarphone, il peut le faire via dans la même interface, via smartphone ou un ordinateur en tapant le code de affiché à côté du QRcode. (On l’imagine pas à priori.. mais en fait beaucoup de gens préférent taper le code plutôt que de le scanner… car ça se lit de loin… pas besoin de se déplacer pour mettre son smartphone devant le panneau alors qu’on est déjà sur la balance à 2m !! )
Le panier une fois validé permet de connaitre le montant à débiter du compte du coopérateur. Puis permet également de mettre à jour les stocks disponibles dans l’épicerie.
L’essentiel est fait.
L’interface d’administration permet aux coopérateurs qui gèrent les stocks de bien gérer les commandes. Ainsi que d’avoir une gestion financière et de créer les QRcodes à associés aux produits.
Une telle infrastructure simplifie nettement la gestion des paiements et des stocks. Elle ne nécessite aucun moyen de paiement dans l’épicerie.
Le compte de chaque coopérateur peut être légèrement en déficit. La coopérative Chez-Emmy permet un solde négatif de CHF 50.-
La vérification du réapprovisionnement du compte et la mise à jour des soldes des coopérateurs se fait automatiquement en important les paiements reçus sur le compte bancaire à l’aide d’unfichier XML au format CAMT 0.54 (norme ISO 20022)
Par contre cette solution de gestion d’une épicerie participative nécessite un wifi performant dans le magasin. Les bornes wifi de base sont souvent conçues pour une dizaine de personnes en même temps.
La première semaine Chez-Emmy, avec l’engouement de la nouveauté les 40 personnes en même temps sur le même réseau l’on saturé. Il a fallu adapter le wifi en conséquence.
Les Monnaies Locales Complémentaires dans les épiceries participatives
Dans des petites vidéos à propos d’épiceries coopératives participatives, j’ai vu à deux reprises des paiements en MLC, des Monnaies Locales Complémentaires. Normal, un des fondateurs de l’épicerie le Nid est aussi un des principaux artisans de la monnaie locale du Léman.
La monnaie est un de mes sujets favoris ! Je suis devenu un spécialiste de l‘histoire de la monnaie. Je connais aussi très bien les Monnaies Locales Complémentaires et ça ne m’étonne pas du tout d’en voir dans les projets d’épicerie coopératives participatives. C’est un peu le même genre de valeurs qui sont véhiculées. Notamment la relocalisation de l’économie.
Mais je reste très sceptique sur le réel impact des MLC. Je pense que souvent c’est juste changer la couleur des billets et rien de plus. Le système en place s’est arrangé pour que tous les avantages des monnaies locales soient bridés (notamment le fait de doubler la masse monétaire). Ainsi les projets de MLC sont toujours en tractation avec la FINMA en Suisse pour savoir quel est vraiment leur statuts.
Je pense que l’épicerie coopérative participative est un outil nettement plus efficace pour relocaliser une économie qu’une monnaie locale nantie sur la monnaie officielle.
Mon modèle préféré de système de paiement dans une épicerie passe par un compte dans l’épicerie, ainsi ça complique un peu le paiement en monnaie locale. Notamment comme il n’y a pas de caisse, on ne peut pas accepter les billets. Il faut trouver un autre moyen pour créditer les soldes en monnaie locale.
Mais tout de même il y a une idée à creuser sur le sujet notamment sous forme d’un crédit mutuel entre fournisseurs et la coopérative. Si les fournisseurs sont aussi coopérateur c’est facile, on peut créditer directement leur compte interne pour les payer. On s’approche ainsi du principe de coopérative intégrale.
Le Lémanex est un crédit mutuel entre entreprise. Là c’est nettement plus intéressant comme principe de monnaie locale.
A garder en tête pour voir comment tout ça pourrait s’articuler. Mais pour le moment il faut faire simple.
C’est facile de créer de la monnaie… avec un crédit mutuel on fait tout nous même.
5: Comment trouver des producteurs, des fournisseurs pour une épicerie coopérative participative ?
…. et aussi quelle marges pratiquer, comment éviter de faire concurrence à ses propres fournisseurs ?
Effectivement si on veut vendre des produits.. il faut bien les produire. Il faut des producteurs qui nous les vendent.
Trouver des fournisseurs de produits, bio et locaux de préférence
Dans toutes les régions il existe des producteurs locaux. (Comme un de mes amis…) Ils ne sont pas forcément bien référencé dans un grand registre. Mais souvent les associations paysannes comme AGRIDEA peuvent te renseigner.
C’est justement par ce qu’ils ont reçu beaucoup de demandes qu’ils ont organisé une réunion pour créer du lien entre les acteurs des épiceries coopératives participative.
Le site fermebourgeon.ch est un annuaire avec une carte pour trouver des bio dans sa région, mais aussi des restaurants et marchés bio.
Il existe aussi une bourse, plein de petites annonces pour trouver tout ce qu’il faut sur le marché bio en Suisse… mais c’est plutôt pour des animaux et du fourrage ! 🐄 🐐
Attention de ne pas concurrencer ses propres fournisseurs… ou pas..
Une question a été soulevée, à propos de fournisseurs qui vendent leurs produits à un prix de grossiste. Puis ce même producteur impose à ses revendeurs de vendre à un prix donné…. Que faire suivre ou pas suivre cette « recommandation » ?
Le cas d’école, c’était celui d’un vigneron 🍷qui impose une marge de 70% à ses revendeurs, alors que la coopérative pratique habituellement une marge de l’ordre de 25%. Ça fait quand même une grande différence. En fait le vigneron impose son prix sur le marché afin de ne pas se faire concurrencer lui-même, dans son propre magasin !
La conclusion a été que le but de l’épicerie participative, c’est justement de participer par son travail. C’est une forme de paiement en nature. Il est donc normal que la marge soit plus faible. L’idée c’est d’expliquer ceci gentiment au producteur. Si il ne veut pas.. ça ne sert à rien de continuer avec lui.
Dans un modèle d’épicerie fermé aux seuls coopérateurs ceci se défend bien. Par contre dans un modèle ouvert ou des gens qui ne travaillent pas dans l’épicerie peuvent accéder à un produit moins cher que le prix du marché, là ça ne va plus. Voilà la limite.
Qui est enchainé ? le producteur ou le distributeur ?
Mutualisation des livraisons entre les différentes épiceries ?
Quand une région commence a avoir plusieurs épiceries coopératives participatives, souvent ce sont les mêmes producteurs qui livrent aux épiceries ! 🚴
La question se pose donc de voir si il est possible de mutualiser les livraisons ?
La question n’a pas clairement été tranchée. C’est compliqué. Ça dépend des produits, des stocks, de qui livre, le producteur ou l’épicerie ? Est-ce qu’il y a un grossiste ?
La conclusion a été de dire que la meilleure solution de mutualisation serait peut être un service de livraison indépendant mais qui appartient aux épiceries.… à revoir quand le besoin se fera vraiment sentir. Ça n’avait pas l’air d’être le cas, malgré que la question a été soulevée.
Comment gérer les relations avec les autres magasins, notamment les épiceries bio et en vrac.
Quand une épicerie coopérative participative ouvre, les épiceries concurrentes peuvent mal le prendre !
Il y a tout en engouement parallèle de création de petites épiceries bio et/ou locale, et d’épiceries en vrac. Ce sont surtout celle là qui risque d’avoir peur de l’arrivée d’une coopérative qui n’a pas besoin de dégager de salaire !
Il y a aussi des coopératives de paysans qui vendent leur propres produits qui peuvent avoir peur.
La conclusion c’est de bien communiquer, d’expliquer le projet. Peut être de trouver des synergies, une coopérative de paysan va peut être servir de fournisseurs et tout le monde sera content.
Il y a moyen d‘être complémentaire sur des produits. Ne pas proposer exactement la même gamme de produit de soins corporels par exemple. Et il ne faut pas oublier qu’il y a aussi des gens qui ne sont pas intéressés par le côté participatif et vont continuer à aller dans des magasins plus standard.
Dans le mot coopérative, il y a coopérer. Donc ça reste la meilleure chose à faire, avec un dialogue entre les gens.
Silo pour les aliments en vrac
6: Quels assortiments de produits avoir dans une épicerie coopérative participative ?
Quand on a une épicerie, il faut bien y vendre des produits ! Mais quoi ? quelle quantité ?
Large palette de produits ou produits spécifiques ?
Est-ce que je dois me concentrer sur une gamme de produits précis ou est-ce que je dois avoir une grande gamme de produits afin d’attirer les gens ?
L’idée de la place de marché est très vieille. C’est avoir dans un même lieu toute l’offre du moment.
Le supermarché à repris ce principe, mais avec une seule caisse.
Dans la vie trépidante des gens de notre temps, il y a peu de gens qui vont prendre le temps d’aller à plusieurs endroits, chez plusieurs commerçants pour faire leurs courses.
L’idée d’avoir une large palette de produits est donc celle a privilégier. Il n’est pas nécessaire d’avoir tout l’assortiment possible. Mais juste l’essentiel.
Comme exemple, l’assortiments de produits disponibles dans l’épicerie chez Emmy est de l’ordre des 400 à 500 produits différents selon la saison.
Pour comparaison avec l’assortiment d’une coop pronto qui est le magasin de plus petite taille de Coop dispose d’environ 10 000 produits!
Le Top Ten des produits les plus vendus à la Coop
Evidemment, en vendant en vrac, on a pas besoin de faire des déclinaisons de taille et d’emballages différents. Ça fait du coup, moins de produits différents !
Voici une liste non exhaustive de types de produits possibles à vendre dans une épicerie coopérative participative:
Pain 🥐🥖🍞
Fruits, légumes 🍅🥝🍍🍒🍈🍓🍇🍌🍊🍐
Produits laitiers 🥛🐄
Fruits secs, noix, graines 🌰🥜🐿
Produits soja, tofu, lait de soja 🥛
Pâtes 🍝
Farines 🥞
Sucres, miel, confitures 🍯
Riz, céréales, légumineuses 🍚 🌾
Viandes, 🐟 🍖 🥩 🍣
Vinaigres, huiles, sauces, moutardes, oeufs 🥚🍳
Épices 🌶
Café, thé, chocolat 🍫☕️🍵
Boissons alcoolisées 🍺🍾🍷🥃
Boissons non alcoolisées 🥤🍹🚰
Produits cosmétiques et ménagers 🧖🏻♀️
Contenants 🛢⚗️
Evidemment chaque cas est différent. Par exemple le Local à Nyon est une épicerie qui veut mettre en avant les produits locaux. Elle ne va donc pas chercher à vendre ce qui vient de plus loin que son district !
Le local est située juste à côté des grandes surfaces. Donc c’est assez proches pour que les gens fassent le détour !
Ainsi dans ce cas, il n’est pas forcément nécessaire d’avoir une large palette de produits. Même si la tendance globale montre le contraire !
L’astuce pour faire venir des clients
L’épicerie de la Brouette à Lausanne a remarqué à ses débuts que les jours où il y a de la vente de pain, l’affluence était plus importante que les jours où il n’y en avait pas !
Ainsi le pain est un aliment qui à lui tout seul fait venir les gens. Il est donc nécessaire d’en avoir (dans ce cas !… ailleurs c’est peut être différent !)
En informatique on appelle ça uneKiller app. C’est une application tellement bien qu’a elle seule elle justifie l’utilisation de toute une plateforme. T’achète un iPhone 📱 car ton app préférée n’est que sur iOS..
Le pain est donc la killer app de l’épicerie !
La Brouette s’est donc arrangée pour avoir du pain tous les jours, et ceci en collaboration avec 3 boulangers. C’est aussi pratique pour créer du lien avec les fournisseurs et producteurs de ne pas les mettre en concurrence exclusive mais de proposer leurs produits à tour de rôle.
Ainsi il faut avoir une large game de produits, mais également quelques produits spécifiques qui justifient le fait de venir là plutôt qu’ailleurs.
Il est a préciser que l’épicerie de la Brouette est ouverte à tous, même hors coopérateur. Ainsi ça facilite les gens qui passent là par hasard. Il faut donc des astuces de fidélisation.
Une autre astuce est de fermer 30 min plus tard que les supermarchés alentours ce qui fait venir les gens qui passent à l’improviste.
7: Comment financer la création de son épicerie coopérative participative ?
Pour démarrer, il faut bien avoir quelques fonds. Comment les trouver ?
C’est là qu’on voit en général tout une belle créativité pour présenter son projet dans une vidéo courte, histoire de convaincre des personnes qui voudraient soutenir le projet.
Voici un exemple avec la vidéo du crowdfunding du Local, un épicerie coopérative participative à Nyon.
Le financement participatifs
Plusieurs projets ont été financés par des financements participatifs voici quelques exemples:
Il y a différentes plateformes qui ont été utilisées. Mais il y en a une qui se profile pour être plus spécifique au monde agricole et paysan et donc aussi aux épiceries coopératives participatives. Son concepteur était là lors de la séance organisée par Agridea. Il s’agit de la plateforme de crowdfunding:
Cette plateforme présente comme avantage le fait d’avoir un haut taux de réussite, car il y a un bon coaching de la part du fondateur. Et personnellement je trouve que les montants sont assez importants en moyenne ! (mais c’est à vérifier)
Dans tous les cas, une campagne de crowdfunding, c’est très long, et c’est juste la formalisation de l’engagement d’un réseau pour un projet. C’est pas là qu’il faut créer son réseau !!
Personnellement, je me demande toujours pourquoi passer par une plateforme pour avoir des dons ? Il ne faut pas oublier que la commission de la plateforme est de l’ordre de 10% !!
Si on a déjà un réseau et quelques compétence en informatique autant faire soi même ! La commission sur un virement est moins chère que de passer par des cartes de crédit en ligne et une plateforme !!
Avec le financement participatif, on a plus besoin des banques et leur crédits
Les dons, les mècènes, les subventions
Quelques épiceries ont reçu des dons, en monnaie ou en nature. Parfois même des mécènes anonymes.
Il y a de tout, chaque cas est différent. Maia ça vaut la peine d’avoir en tête que les projets d’épiceries participatives sont souvent bien vu pour des subventions, vu qu’ils sont un tout en un, s’occupant d’alimentation de qualité, de social, d’environnemental, de dynamisation économique locale…
Les parts sociales de la coopérative
Il est quand même fondamental de rappeler que dans toutes coopérative, il y a un achat de part sociale ! C’est normalement la source de financement principale d’une coopérative !
C’est ainsi que la coopérative obtient les liquidités suffisante à son démarrage et ensuite son roulement devrait être assuré par la vente des produits et une marge qui oscille entre 20% et 33% selon les coopératives. (Celles qui sont totalement fermées, et sans salarié me semblent être celles qui ont la marge la plus faible, et donc les produits les moins chers.)
Dans mon étude, j’ai vu des parts sociales s’échelonnant de CHF 50.- à CHF 400.- Le plus courant est de CHF 200.-
En général c’est par ménage, après il y a toute une cuisine pour savoir ce qu’est un ménage, une famille, un couple, des colocataires…
Donc si on compte qu’il faut une centaine de coopérateurs pour démarrer, que chacun paie ~ CHF 200.- C’est donc un montant de CHF 20 000.- qui permet de démarrer.
On voit là le pouvoir de la mutualisations de ressources qui permet d’avoir des liquidités pour installer une grande infrastructures. Dans les cas ci-dessus, acheter des panneaux solaires et des voitures ! (Il y aussi des projets participatifs pour poser des panneaux solaires comme Autovoltaic par exemple, ce qui réduit des coûts d’installation de 20% à 50%.)
La mutualisation des ressources, le financement participatif, la participation bénévole dans sa propre structure sont des modèles économiques avec un grand potentiel. Ce sont des modèles que Marx ne connaissait pas et donc qui remettent en cause ses théories qui ont organisé la lutte des classes pendant des siècles…
Le Radis à Bex (au début voulait s’appeler « court-circuit », mais le nom avait un connotation trop négatives pour certains…)
(et encore 2 projets dans la région Lausannoise…)
…. La tienne n’est pas dans la liste ? C’est probable… c’est en plein boom.. dur de suivre toutes les épiceries participatives qui ouvrent !
Il suffit d’ajouter son nom dans les commentaires en bas de page et de temps en temps je fais une mise à jour et je l’ajouterai.
Liste d’épiceries ou de supermarchés coopératifs participatifs un peu partout…
Au fil de mes recherches sur le sujet, j’ai découvert pas mal de projets intéressants. Ça peut toujours servir d‘exemples inspirants.
J’habite en Suisse romande, je veux bien tenir une liste pour cette région. (à voir ci-dessus), mais je ne vais pas faire de liste exhaustive pour le monde entier !!
Encore une fois, je vois que les sujets les plus commentés sont l’informatique... normalsur un outil informatique il n’y a que les geeks.. mais pour les autres il y a aussi les rencontres en chair et en os...
Encore un peu de documentation à propos des épiceries et supermarchés coopératifs participatifs
C’est toujours intéressant de voir les quelques vidéos qui ont été faites sur certaines épiceries ou supermarchés coopératifs participatifs.
On peut voir comment les gens s’organisent, on peut voir le soins apporté aux locaux, aux étagères. Je vois qu’il y a les éternelles cagettes vertes pliables (ou pas) partout pour les légumes. (Caisse IFCO) C’est le standard pour les grandes et petites surfaces participative ou non !
Dans les nouvelles épiceries je vois de plus en plus souvent des silos à vrac, dans les anciennes un peu plus d’emballage plastique.
J’observe aussi que les étagères sont faites de plus en plus en bois !
J’ai été très impressionné de savoir que dans le petit local de Chez-Emmy, les étagères ont été fabriquées avec 1.7km de latte à tuiles !!!
Le résultat est très beau et astucieux. On a des étagères modulables et esthétiques. C’est autre chose que les étagères métalliques avec des crans partout pour être modulable.
étagère en bois de chez-emmy
J’ai l’impression que si l’on prend bien soin de l’ambiance du magasin le sentiment d’appartenance et de communauté va être plus grand. Les gens se sentirons encore plus à la maison et le projet sera d’autant plus réussi !
Il y a d’ailleurs souvent des activités annexes organisées dans les épiceries coopératives participatives. C’est vraiment un moyen de faire du lien social.
Voici également les comptes rendu de la coopérative Epicoop à Vevey qui va visiter des épiceries participatives en attendant de trouver un local !
Qu’est-ce que ça change vraiment une épicerie coopérative participative ?
J’aimerai ici faire une sorte de conclusion, une synthèse comme j’aime bien les faire. Qu’est-ce que ça change vraiment ce nouveau type d’épiceries voir même de supermarchés coopératifs participatifs ?
Je vois qu’il y a plusieurs types d’intentions derrière cette nouvelle sorte de commerce.
Il y a des gens qui font ça pour faire du bio et ou du local, d’autres pour avoir des produits moins chers, d’autres pour réduire les déchets, pour favoriser le commerce équitable, d’autres encore pour tout ça en même temps !
… et en fait globalement ce genre de commerce va vraiment vers tout ça à la fois !
C’est à dire manger de qualité, et avec une conscience écologique, pour un coût abordable.
Certains sont plus à cheval que d’autres sur la charte des valeurs, plus ou moins « inclusif » ou « pur ». Mais tous tendent vers cet idéal.
J’observe donc un vrai changement dans les consciences qui s’exprime par la création active d’alternatives et pas juste faire signer des pétitions et faire voter des lois. Ce qui prend énormément de temps et n’est pas toujours efficace !
Est-ce que ce modèle est durable ? Est-ce qu’il peut être dévoyé ?
Comme je le mentionne au début de cet article, si l’on veut du local, bio, inclusif, fourni par une coopérative… en Suisse c’est déjà le cas, le marché est dominé par les deux géants orange que son Coop et Migros
Alors qu’est-ce que ça change les supermarché participatifs ? Pourquoi vouloir réinventer la roue ?
L’histoire de la coopérative Migros est instructive
Migros a justement été totalement révolutionnairelors de création à son époque. Le fait que les deux géants de la distribution Suisse soient des coopérative montre que le modèle a quelques chose de viral qui est durable.
Mon hypothèse est lié au fait que le modèle coopératif impose que les bénéfices soient réinvesti dans les magasins eux-mêmes. Ainsi il n’y a pas d’actionnaire qui se sert au passage. Il peut donc y avoir directement des prix moins cher pour la même qualité.
J’explique ceci en partie à cause du fait d’avoir rendu totalement anodin le fait d’être coopérateur.
Je suis un des 151 000 coopérateurs de Migros Vaud… mais j’ai pas l’impression d’aller dans MON magasin quand j’y vais. J’ai juste reçu une plaque de chocolat quand j’ai mis mon bulletin de vote dans l’urne de mon magasin pour accepter les comptes. … et j’ai du bien chercher sur un site web pour voir les comptes. Pas d’AG en commun.
Il n’y a plus de sentiment d’appartenance, on ne peut pas faire communauté avec 150 000 autres personnes !! (et encore ce n’est que Migros Vaud.. il y a les autres coopératives soeurs…)
Ce sentiment d’appartenance à une communauté et même d’être propriétaire de Migros a tellement disparu que Migros a du faire une campagne de publicité massive pour expliquer que c’est vrai… Migros appartient à « tout le monde » !
Ainsi j’en retiens que si l’on veux un modèle durable, un commerce qui garde le même modèle avec le temps, il est nécessaire de conserver un sentiment d’appartenance à une communauté.
En cela le modèle participatif est révolutionnaire ! C’est à mon avis la clé de ce qui fait une épicerie coopérative participative.
Mais comment cultiver cette différence ?
Le modèle participatif est la grande nouveauté qui va changer le commerce de détail
Ce qui change vraiment par rapport aux magasins existants, c‘est le modèle participatif. Le fait que des propriétaires travaillent dans leur magasin. La tâche est collectivisée et c’est toujours en 2 et 3 heures par coopérateur qui suffit à faire tourner la boutique !
Ci-dessus on a parlé de l’arrivée de la coopérative Migros, du fait que cette forme juridique a court-circuité le coût de l’actionnaire. Ainsi les géants orange, malgré leur valeurs à priori plus cher, ne sont pas plus cher.
Quel circuit on peut encore raccourcir de nos jours ? On peut cour-circuiter les salariés !
Les grandes surface tentent de le faire en remplaçant les caissières par des self-chekout. Les clients font le boulot. C’est la mauvaise manière de faire.
Le modèle participatif va plus loin, on supprime carrément tous les salariés. Chacun est obligé de travailler dans son magasin. Là on recrée le sentiment d’appartenance, le sentiment de communauté qui a disparu chez Coop et Migros.
Et on peut proposer des produits encore moins cher pour la même qualité !
Les grandes surfaces ne peuvent pas rivaliser ! C’est là la clé de la durabilité du modèle.
Conclusion: comment démarrer son épicerie coopérative participative ?
On a vu énormément de chose dans ce dossier très complet !! Comment résumer tout ça pour en faire une conclusion ?
Je crois que l’idée participative est mûre et qu’elle va prendre de l’ampleur.
Ainsi il y a des épiceries coopératives participatives qui sont lancées avec l’aide financière d’un financement participatif !
Ce sont des valeurs éthiques qui poussent des gens à s’associer, à créer une communauté avec les mêmes valeurs et créer une coopérative participative.
Les buts d’une épicerie coopérative participative sont variés. Suivant les projets les priorités ne sont pas les mêmes et l’on trouve donc des principes éthiques un peu différents.
Mais globalement toutes les épiceries participatives coopératives tendent vers une nourriture de qualités, à prix abordables, soit en détail des produits:
bio
locaux
moins chers que dans les grandes surfaces
avec moins d’emballage (en vrac)
Même avec ces ambitions éthique, comme vu plus haut, c’est une mauvaise idée de vouloir jouer au plus pur des purs... Il vaut mieux faire mieux que les autres sans être sectaire et ainsi laisser la liberté aux gens de faire leur compromis eux-mêmes, avec leur propre priorité.
Le modèle participatif est déjà tellement révolutionnaire qu’à lui seul il va changer les choses dans les autres domaines. Ceci surtout pour une question de porte-monnaie.
Je vois qu’il y a des pratiques diverses et variées dans l’ouverture ou non aux clients extérieurs à la coopérative.
Il y a des épiceries réservées aux coopérateurs, comme chez Emmy.
Mon avis personnel, me pousse à préféré le modèle le plus simple. Avoir 3 types de clients c’est contraignant, c’est 3 types de prix différents, avec 3 types de comptabilité… et c’est aussi avoir une caisse. Ce qui n’est pas nécessaire dans la version réservée aux coopérateurs.
Avec une version fermée, on crée une véritable communauté. Cette communauté est nécessaire à tenir sur le long terme avec les mêmes valeurs.
De plus, il est plus facile de se faire confiance et c’est ainsi un bon point pour faire une gouvernance partagée.Décentraliser les tâches, faire confiance, ne pas avoir besoin d’un coordinateur salarié qui est submergé et a de-facto plus de pouvoir que les autres.
C’est la communauté qui se gère elle-même. Les gens prennent des décisions au consentement et en cas de blocage on peut voter en dernier recours. C’est une méthode souple, et efficace.
Pour la communication, il est important de ne pas oublier que le contact humain est le meilleur! Même si on a plein d’outil de communication à distance qui sont très pratiques.
Ce sont des outils, simples et efficace. Quand un outil informatique devient une grosse usine à gaz qui formate la manière de faire ça devient dangereux. L’outil doit être au service des gens et pas le contraire. (à méditer, pour moi qui ai une entreprise qui a créé un outil informatique de gestion d’épicerie coopérative participative !!)
Centraliser, c’est créer des points de surcharge dur à gérer
Si l’outil devient trop gros, c’est souvent que la communauté devient trop grosse. Là il faut se poser la question de savoir si il ne serait pas plus simple de faire un fork comme on dit dans le jargon informatique. En biologie on parlerai de division cellulaire. Small is beautiful
C’est souvent la taille qui demande à créer des outils de gestion, là où un peu de travail manuel suffit dans une petite structure décentralisée.
Penser global et agir local !
Les idées peuvent être à taille universelle, mais les actions locales, adaptées à leur environnement sont meilleures. C’est ainsi que la nature fonctionne.
Voilà donc comment je vois les grandes options pour bien démarrer son épicerie coopérative participative.
J’espère que ça peut être utile à toute personne voulant lancer une épicerie coopérative participative…
Epilogue: vision d’avenir… un monde coopératif participatif ?
Faisons un peu jouer notre image-in-air.... … et si l’épicerie s’occupait aussi de la production ? C’est ce que Migros fait…. non ? …
Et en mode participatif ça donne quoi ? C’est un peu comme certaines AMAP. Les consommateurs participent parfois aux travaux dans les cultures.
Il me semble qu‘il y a là un modèle global, on peut imaginer plein de structures de production participatives (surtout pour les produits de base, donc principalement l’alimentation).
Imagine une fabrique de biscuit 🍪 participative ? … On se mets tous ensemble 1 journée par mois pour fabriquer des biscuits ensemble !
L’atelier de fabrication de cosmétique, celui de ramassage et pressage de jus de pommes 🍏 🍎 …
Est-ce qu’il faut que ce soit la même coopérative intégrale qui gère tout ? Non… pas forcément.
Selon le principe de la gouvernance partagée, on fait tous partie d’une grande entité avec une raison d’être globale, mais ensuite, il y a de nombreux cercles et sous cercles qui s’organisent de façon organique.
Chaque cercle est un holon, un tout est une partie, comme les organes d’un corps. Chaque cercle a une raison d’être alignée sur la raison d’être de l’entité qui le dépasse, qui le transcende. On agit tous ensemble dans la même direction, même sans se coordonner particulièrement.
Est-ce qu’il y a besoin de monnaie ? Seulement dans les zones limites de la membrane de l’épicerie. Plus elle est autonome, moins il y a besoin de monnaie. Pour autant que la confiance règne, donc il est nécessaire de garder de petites communautés. (agissant en parallèle)
Dans le cas actuel, d’une épicerie coopérative participative, il y a besoin de monnaie extérieure pour payer les fournisseurs. Mais si les fournisseurs sont internes… ? Il y a probablement une phase/zone de transition dans laquelle on peut utiliser une « monnaie » de type crédit mutuel, soit une simple comptabilité compensatoire entre les personnes pour tout ce qui dépasse les 3h de service normal.
Exemple de crédit mutuel entre 3 personnes. La somme des soldes fait toujours 0
En payant un fournisseur avec un potentiel de consommation supplémentaire dans l’épicerie, si il trouve tout ce dont il a besoin il sera intéressé.
On peut même pousser beaucoup plus loin. Est-ce que l’on peut imaginer que l’on produit tellement en abondance, que l’on va donner à chaque coopérateur-trice chaque mois un potentiel de consommation de base.
Si ce potentiel, atteint « ce qui est nécessaire pour vivre« . Voilà, on a créé un Revenu d’existence. Presque un Revenu de Base Inconditionnel… à la seule condition de faire partie de l’organisation, de cette coopérative et de ses règles de fonctionnement, comme travailler 3h par mois.
Cette façon de construire un Revenu de Base permet peut être de rassurer les gens qui pense que ça favorise la paresse… Là il y a des règles….
…. Les règles de la maison. En grec on pourrait dire: οἶκος, oîkos, eco → « maison » νόμος, nómos, nomie → « règles »
Ce qui nous donne le mot « économie » pour désigner les règles de la maison.
Voilà, c’était le petit épilogue pour décoloniser ton imaginaire et repenser de nouvelles règles de la maison, une nouvelle économie.
Les mages était une caste religieuse et politique comme le sont les brahmane en Inde. Donc certains mages sont prêtres et d’autre plutôt dans la politique et parfois les deux ensemble…. C’est pas pour rien que la bible parle des Rois-mages…
Des Rois.. mais aussi des astrologues, alchimistes, un peu prophète, pratiquant les rituels religieux et probablement les sacrifices….
Homme de pouvoir résume bien ce qu’est un mage !
Le sacrifice de sang un vieux rituel encore bien présent !
Dans des visions du monde anciennes, lesacrifice humain était toujours lié au pouvoir de la magie. C’était généralement une pratique pour obtenir les faveurs des dieux.
Sacrifice humain chez les aztèques
En passant à des visions du monde plus récentes, le sacrifice humain s’arrête. (ou devient plus subtile… on y reviendra..)
Ceci va par étapes. Dans les religions monothéistes du livre (les juifs, chrétiens et musulmans), l’arrêt des sacrifices humain se passe au moment où Dieu demande à Abraham de sacrifier son fils Isaac et qu’au dernier moment Dieu se ravise et c’est un bouc qui sera sacrifié.
On passe là du sacrifice humain au sacrifice animal. Dans la religion juive on pratique toujours le sacrifice de l’agneau pascalau moment de la Pâques (la fête de Pessa’h).
Donc on est toujours dans la logique que si l’on a un problème, on charge tout sur un bouc émissaire, ce bouc est sacrifié et tout est pardonné !
Depuis là, dans le Christianisme, le sacrifice est non sanglant. C’est l’eurcharistie. C’est la consommation du pain et du vin comme corps et sang du christ.
Ceci provient du dernier repas de Jésus, qui a institué le rituel le soir avant son arrestation: « Ensuite il prit du pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant: Ceci est mon corps, qui est donné pour vous; faites ceci en mémoire de moi. Il prit de même la coupe, après le souper, et la leur donna, en disant: Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous.…»
Les protestants se détachent de cette vision du monde. Ils pensent que la sainte cène n’est qu’un symbole pour commémorer le sacrifice de Jésus.
On voit la que le Christianisme n’est pas monolithique. Certains chrétiens mettent l’accent sur la notion de sacrifice et d’autres chrétiens mettent l’accent sur la notion de vie éternelle promise.
On a donc là des visions du monde différentes. On commence à sortir de la notion de sacrifice humain.
Mais je trouve toujours étonnant que de nos jours on est donc encore à fond dans des religions largement répandues qui pratiquent le sacrifice humain. Même si c’est dans la pratique du pain et du vin !
On va voir maintenant que la technologie moderne permet de faire de la magie autrement…
La version moderne des rituels de sang
La mort, le sacrifice humain ou animal, n’est pas quelque chose d’anodin. Ces rituels ont été mis en place pour jouer avec l’émotionnel des participants.
On a là une grosses charge émotionnelle et c’est le meilleur moyen pour créer des esprits de groupe, des égrégores.
Qu’est-ce qu’un égrégore ?
L’égrégore n’est pas une notion très connue. Je fais donc une brève explication. Il s’agit d’un esprit de groupe créé avec un désir commun d’un grand nombre de personnes. Cette union est créatrice. Elle crée des entités.
Ce que je dis là fait très ésotérique, et c’est un terme utilisé principalement dans le monde ésotérique, mais on a des cas d’usage de tous les jours:
Une nation est un égrégore. En tant que tel, une nation n’est pas palpable. Mais c’est quand même très réel. Le nationalisme est une force bien présente.
Il suffit d’agiter un drapeau devant un fan de foot en pleine coupe du monde pour ressentir clairement la charge émotionnelle. Une nation comme tout égrégore a des codes, des croyances associées et des symboles associés. (monnaie, drapeau, etc..)
🇧🇩🇧🇭🇧🇸🇦🇹🇦🇺🇧🇩🇧🇯🇧🇹🇧🇾🇧🇦🇧🇼🇧🇷🇦🇶🇦🇴🇩🇿🏳️🌈🇦🇴🇬🇫🇮🇲🇵🇰🇨🇭
Les symboles sont donc souvent des boutons pour appeler des égrégores. Notre inconscient se branche facilement sur des symboles.
En plus des drapeaux des nations, on peut aussi agiter quelques symboles religieux et autres et voir ce que ça donne. Il y a des gens qui sont très vite mal à l’aise.
࿕ ☭ ☯︎ ✡ ✠ ⚽
Bref, je crois que maintenant c’est bon la notion d’égrégore est un peu plus claire. C’est donc une « entité » créée par un esprit de groupe. Entité qui devient d’une certaine manière bien réelle et autonome. Une entité qui peut être associées à des « boutons », souvent des symboles graphiques.
Comment créer un égrégore ?
Comme on l’a dit plus haut, les rituels émotionnels servent surtout à créer une grande communion d’humains dans un même sens et on crée ainsi un égrégore.
On a parlé plus haut du sacrifice d’humains et d’animaux. Mais ce n’est pas la seule manière de créer des charges émotionnelles.
Donc les émotions sont des états physiques on considère qu’il y a la joie, la peur, la tristesse et la colère qui sont des états communs à tous les humains. La surprise est parfois aussi considérée comme une émotion.
Une grande catastrophe crée donc une grande charge émotionnelle.
Exemple avec un attentat terroriste, forme de sacrifice humain moderne. L’événement survient et hop, c’est la surprise, puis la tristesse s’empare de la foule, on pleure les morts, puis on a peur que la vague terroriste nous touche personnellement et la colère s’installe contre les méchants terroristes et ce qu’ils représentent….
Les gens groupent leur pensées et leurs émotions dans un seul sens et là l’égrégore se crée. Des symboles se créent pour appeler l’égrégore.
Voilà comment un attentat crée un puissant égrégore.
Mais il manque une émotion:
→ La joie !😎
On peut créer aussi des émotions fortes avec la joie. J’en ai déjà parlé plus haut les grandes manifestations sportives comme la coupe du monde de foot active les égrégores des différentes nations. Mais ceci sans avoir besoin d’émotion « négatives ».
J’ai jamais vu autant de drapeaux de différents pays dans la même rue que pendant les coupes du monde de foot. J’ai jamais entendu tout mon quartier vibrer en même temps en dehors des goals des matchs de foot importants.
Il y a des grands cris, ceux qui crient de joie et ceux qui crient de tristesse.
Un autre moyen de créer un égrégore avec des émotions positives c’est les concerts. La musique est un moyen royal de transmettre des émotions.
Les concerts avec des milliers de personnes qui communient ensemble en chantant les paroles de mêmes chansons créent forcément une charge émotionnelle forte.
Un autre moyen de créer des charges émotionnelles fortes, c’est le sexe. On revient là dans des instincts primaires bien ancrés dans nos cerveaux reptiliens. 🧠
Les égrégores sont des outils intéressants pour les manipulateurs
Maintenant que l’on a vu ce que sont et comment on crées des égrégores, on va revenir à notre sujet: la magie.
Comme on l’a vu ci-dessus, l’origine du mot magie nous vient de la religion des mages perses. Une caste d’homme de pouvoir.
Les mages sont donc des gens de pouvoir. Ils savent manoeuvrer pour avoir le pouvoir.
Une des techniques les plus efficaces pour avoir le pouvoir et manipuler les gens, c’est de manipuler les égrégores.
Tous les grands événements qu’on a vu ci-dessus et qui créent des égrégores sont potentiellement intéressants pour les grands manipulateurs.
J’ai commencé à écrire cet article à peine quelques jours avant un de ces grands événements qui a focalisé les consciences au même endroit. Sur un drame en direct: l’incendie de la cathédrale Notre Dame à Paris.
J’ai donc mis en pause la rédaction de cet article le temps d’observer ce que cet événements génère.
On peut faire un lien direct avec le 11 septembre 2001. (en moins meurtrier quand même) Il y a le même genre de logique qui apparaissent. Les émotions sont bien là. Il n’y a plus qu’un seul sujet dans la rue et les réseaux sociaux. On touche à des symboles….. les deux tours !
Très rapidement, il y a plusieurs versions de l’histoire qui apparaissent. Il y la version officielle et la (les) version(s) complotiste(s).
Est-ce un accident ou est-ce la stratégie du Choc ? Un gros événement émotionnel qui permet de détourner l’attention et de manipuler les gens ?
Naomi Klein dans son documentaire « la stratégie du choc » décrit plusieurs cas d’événements émotionnels qui ont été utilisé pour manipuler les gens et leur faire accepter ce qu’il n’acceptaient pas avant.
Voici la bande annonce de ce documentaire:
Il est donc nécessaire de faire très attention lors d’événement fortement émotionnel de ne rien décider sur le coup de l’émotion.
Il est évidement qu’il est difficile de ne pas être au courant d’un tel événement. Mais il faut savoir s’en distancier. Ne pas adhérer sans réfléchir à l’égrégore. Ne pas faire le mouton !
En langue des oiseaux, par un simple changement de voyelle, on peut voir le mot égrégore comme étanto grégaire. Un mot qui est synonyme de « comportement de troupeau« .
L’humain est un animal social. Il a plus peur de se faire rejeter d’un groupe que de se tromper, de croire à des inepties, d’agir contre ses propres valeurs.
Les vrais libres penseurs sont rares.
La preuve. Si tu veux aller boire un verre avec une équipe d’amis 🍻et que tout le monde veut aller dans un bar que tu détestes…. tu es devant la portes.. tout le monde te dis… allez-viens…. Tu fais quoi ?
Tu passes ta soirées seul-e ? mais en ayant suivi ton avis… Ou tu te plies au groupe ?
Il y a de grandes chances pour que tu te trouves une excuse pour quand même avoir le droit de suivre tes amis….
La magie du cinéma, n’est pas qu’une expression
La magie du cinéma, est une expression que l’on entend souvent. Pour moi ce n’est pas qu’une expression, on verra pourquoi ci-dessous.
De plus la Lanterne magique est l’ancêtre du cinéma. C’est un système de projection qui a été nommé ainsi car il fascinait les gens.
Etonnant tout ces liens entre le mot magie et le cinéma ! Mais il y a encore plus fort !
Avec quel outil est-ce que l’on pratique la magie ? Quel est l’outil qu’Harry Potter utilise pour lancer ses sorts ?
…. une baguette magique ! 🧙♂️
Où sont fabriqués les plus grands films à succès ? Donne moi le nom d’un lieu fortement lié à la magie du cinéma ?
Il se trouve que le bois de houx se dit holly wood en anglais….
Le cinéma est donc l’outil, la baguette magique de la magie moderne.
L’image est la magie du cinéma. L’image en l’air, l’image in air devient réelle au cinéma ! 🍿
Le cinéma nous fait vibrer, pleurer, rire et sourire. Le cinéma joue avec nos émotions.
😀😢😱😡
Ainsi plus besoin de créer des rituels et des événements réels, fortement émotionnels.
L’image dans l’air, l’image in air, suffit à nous faire, glacer le sang dans nos artères.
La projection d’image sur un écran a un effet stroboscopique. 🎥 Le spectateur dans le noir, bien calé dans un fauteuil moelleux est dans une posture très proche de celle de l’hypnose. Il accueil la réalité qu’on va lui suggérer.
La TV: une baguette magique qui atteint tous les foyers
La télévision 📺qui entre dans tous les foyers au 20ème siècle devient le vecteur premier de diffusion des informations.
On a donc là une machine à générer des égrégores, à distance et simultanément dans une population de plusieurs millions de personnes. C’est pas magique ça ?
Le journal télévisé est l’outil de création de la peur par excellence. (Quoique.. les journaux gratuits se défendent bien aussi !!)
Selon la définition que le Mage est un homme de pouvoir. La TV est l’outil favoris du Mage qui veut gérer son troupeau.
La meilleure manière de garder le troupeau mouton c’est de générer la peur du loup !
Attention.. sortez pas de chez vous.. il y a des terroristes partout.…. On va vous mettre des lois qui vont vous protéger….. mais faudra nous donner un peu plus de pouvoir en échange….
On va contrôler tout ce qui se dit sur internet pour éviter d’avoir desFake News envoyées par les terroristes qui veulent influencer nos élections libres ( voir le post facebook ci-dessous entre Macron et Zukerberg )
On voit ci-dessus que lorsque la TV se fait remplacer par le web (et facebook surtout) comme source d’information principale, le pouvoir en place est obliger de faire alliance avec les nouveaux diffuseurs de contenu. Il faut continuer à contrôler l’outil principal de diffusion de l’info.
Créer la peur et fournir la solution à cette peur reste encore et toujours la principale technique qu’utilise la caste des Mages pour garder son pouvoir sur les autres.
Du pain et des jeux et le peuple est heureux
La version romaine des jeux du cirque a disparue. On ne sacrifie plus des chrétiens, des lions et des gladiateurs en direct pour créer des émotions chez le public. Nous sommes civilisés de nos jours...
Jeton un oeil au programme TV de nos jours que voit-t-on ? Du pain et de jeux… Game of… Thrones.
La série Game of Thrones est justement l’exemple type que ce qui fait le succès: les émotions fortes. Un mélange de sexe et de violence jamais égalé dans une série grand public. Des surprises régulières, du suspens.
Donc c’est vrai, les jeux du cirque ont disparus, nous sommes maintenant civilisés. Vive les jeux du Trône..
Quand en plus, la sortie tant attendue de la dernière saison de Game of Thrones coïncide avec un autre événement émotionnel majeur. Ça fait des collision d’égrégore….
Un dragon met le feu à la Cathédrale Notre Dame de Paris
Qu’est-ce qui est vrai ? Et qu’est-ce qui ne l’est pas ?
Tout est vrai ! .. nos émotions ne font pas la différence !
Un égrégore est vrai. Les univers imaginaires existent bien. Il y a toute une culture commune qui se développe autour. Les égrégores ont leur propre vie et ils influencent nos comportements.
Voici une preuve que l’imaginaire influence notre réalité.
Les licornes existent ! On en voit partout. Même sur le papier de toilette Je croise régulièrement des licornes dans la rue autour de chez moi….
Le cinéma pour manipuler l’opinion publique
Le cinéma, avec son imaginaire, a souvent un message à faire passer, il prépare l’opinion publique sur un sujet…
Comme je l’ai dit plus haut, tout est vrai. Mais pas dans n’importe quel contexte. Ainsi pour faire passer une vérité d’un contexte à un autre. Le cinéma est un outil puissant.
La publicité utilise abondamment le média vidéo. Si je veux te faire acheter une pizza, je vais d’abord te faire désirer une pizza. Je vais te mettre l’eau à la bouche, je vais te montrer les moindres détail… et à la fin te frustrer de ne pas l’avoir.. ça te donnera la motivation de faire venir cette pizza dans ta réalité !
C’est une manière de faire venir ton consentement pour un certain futur en colonisant ton imaginaire !
On peut faire de la pub pour bien autres choses que des Pizzas.
Le sujet du film lui même peut être une publicité. Voici un exemple:
Il n’y pas assez de pilote de chasse pour une prochaine guerre qui se dessine. Hop, on sort le film Top Gun… Une histoire de pilote de chasse.
Et oui, la magie du cinéma, c’est très pratique pour orienter le futur comme on le désire.
On ne peut pas généraliser, mais il y a très souvent des messages cachés dans les films.
Que penser d’un film sur les sociétés secrètes comme Eyes Wide Shut... ? Ou de la trilogie Matrix ?
Le cas du film Retour vers le futur est très intéressant. Zemeckis son réalisateur a certainement reçu une commande pour orienter l’opinion publique.
Sans qu’on s’en rende compte, le film Retour vers le Futuropère un retournement des valeurs en place pour faire la promotion d’une autre vision du monde: les valeurs neo-libérales, l’intérêt individuel est le moteur du progrès, quand on veut, on peut, n’importe qui peut devenir quelqu’un, l’individu est seul responsable de son succès ou sa chute. Les structures sociales n’ont pas d’influence.
C’est exactement le programme politique de Ronald Reagan, un acteur devenu président des USA ! Il y a même une pub explicite pour lui dans le film Retour vers le Futur.Reagan cite même le film dans un de ces discours devant le congrès. La boucle est bouclée.
Voici une analyse de Retour vers le Futur en vidéo:
Qu’est-ce que le cinéma actuel nous réserve comme futur ?
Rétrospectivement, on voit comment le cinéma a influencé notre société. Est-ce qu’on peut voir dans le cinéma actuel les messages qu’on veut nous faire passer pour le futur ?
La bande annonce commence par « Voici notre avenir » !
Ce premier film nous parlant du racisme envers les robots sera suivi par plein d’autres films à propos de robots… et d‘Intelligence Artificielle: Automata, Her, ex-Machina, i-Robot, Chappie, The Machine, Wall-e qui rend les robots adorables….. et jusqu’à Transcendance qui fait la promo du transhumanisme. (le mode le plus extrême… soit plus de corps physique !)
Plus le temps avance, plus les robots sont gentils et adorables. De Terminator à Wall-e il y a une sacrée différence !
J’observe aussi une telle évolution chez les vampires. L’affreux monstre s’est transformé en beau gosse désirable !
On passe des monstres Nosferatu et Dracula… à des gentils vampires dans Twilight…. Ceci en passant par l’étape intermédiaire de Buffy contre les vampires…
Cette évolution est pareille pour une bonne partie des autres monstres classiques, zombies, vampires, loup-garous, sorcières, extra-terrestres…
Etonnant non ?
J’en déduis que la magie du cinéma nous prépare à voir des robots et des IA dans notre quotidien, tout comme les magiciens nous préparent à voir les êtres sur-naturels comme étant tout à fait naturels.
De plus l’extra-terrestre, aprèsavoir souvent été le grand méchantdevient maintenant la victime des méchants humains !
Ça a commencé avec ET et l’exemple le plus parlant est certainement Avatar.
Etonnant que Spielberg soit encore une fois à l’origine d’une nouvelle perception de certains êtres…. avec des films qui ont 2 lettres pour titre !
IA → Nous parle d’un gentil robot..
ET → Nous parle d’un gentil extra-terrestre
Quand à James Cameron, dès son premier film, Xenogenesis, il nous parle déjà de gens qui s’enferment dans une boite de conserve pour aller voir des extra-terrestres mais qui rencontrent des soucis… Terminator, Abyss, Aliens, Avatar… toujours le même thème!
Est-ce que les Mages ont des choses à divulguer au grand public ?
La baguette magique est un outil au service d’un magicien. Il y a plusieurs sortes de magiciens. Il y a donc plusieurs futurs possibles.
Lequel préfère-tu ?
Le film Elysiumnous montre une Terre surpeuplée, polluée, sur-exploitée et nous propose que les riches se construisent un paradis dans le ciel… en orbite autour de la Terre… En laissant les pauvres sur la Terre.
Le Film/documentaire Demain, nous montre aussi un vision catastrophiste et se dit que faire peur aux gens, ça ne marche plus. Ainsi on renverse les habitudes et on montre ce qui fonctionne, des solutions.
Le film Demain montre des solutions inspirantes pour un futur enviable.
Le film Tomorowland nous montre qu’une machine a été placée pour nous faire peur, pour nous montrer une vision catastrophiste du monde. Un monde avec un futur qui mène à l’effondrement total.
Mais cette machine est détruite. Nous avons maintenant le droit de rêver à un avenir meilleur.
L’extrait ci-dessous lance un grand recrutement de rêveurs optimistesqui vont créer un nouveau monde meilleur.
Je vois ici sous forme de documentaire et sous forme de fiction, le même message:
Personnellement, je vois que cette magie du futur enviable à construire soi même opère bien . Il y a beaucoup de choses qui bougent ces temps.
Je vois des gens qui s’éveillent, qui se libèrent des égrégores nocifs. Qui vont au delà de la dualité dans laquelle une certaine caste de Mage manipulateurs les avaient enfermés.
Par exemple la dualité des partis politiques qui s’affrontent en laissant tranquille le vrai pouvoir, celui du système. (celui de la monnaie !)
Avec du recul un cylindre est un cercle ET un carré
Je vois des gens qui reprennent leur pouvoir personnel. Des gens qui ne veulent plus déléguer leur pouvoir à des représentants qui leur disent quoi faire et comment le faire en échange d’avoir une fausse sécurité.
Il suffit de ne plus donner son pouvoir à des égrégores pour que celui-ci meurt.
L’égrégore est une sorte de vampire qui se nourrit des émotions des gens, qui les parasites. Si on n’y crois plus il meurt. C’est ainsi que les égrégores des anciennes religions ont perdu leur pouvoir.
Que penserons les archéologues du futur en voyant la religion du dollar $€£ ?
Cette religion qui fait la pluie et le beau temps sur l’économie mondiale alors que ces chiffres ne valent ce qu’ils valent que par ce qu’on y croit ? Par ce qu’on leur accorde notreconfiance. Par ce que l’égrégore qui est derrière est puissant de nos émotions liées. Nos joies et nos peurs liée à l’argent nourrissent ces égrégores.
Et bien bonne nouvelle, la croyance dans ces religions s’effrite. Il y a des gens qui reprennent leur pouvoir personnel. Qui reprennent en main leur confiance en la vie et qui font re-fonctionner leur circuit du donner-recevoir sans intermédiaire.
On est encore en phase de transition. Il y a des gens qui se libèrent d’autorité pour tomber sous la coupe d’autres, ou qui se mettent à croire tout et n’importe quoi.
Mais il y a un mouvement de fond qui est en marche. Qui nous permet d’être acteur d’un changement positif pour un avenir positif.
On va au delà de la magie-image du cinéma qui nous influence. On est dans la magie sacrée. En langue des oiseaux: la magie ça crée.
C’est donc chaque personne qui suit la voix (voie) de son âmes et réalise, crée sa vie.
L’âme agit pour que chacun puisse exprime ce qu’il a d’unique dans son plein potentiel.
Conclusions
Ainsi en étant conscient de ce qu’est la magie, de ce que sont les égrégores. Nous nous éveillons un peu.
Nous devons conscient que via nos émotions nous donnons du pouvoir et de l’énergie à des constructions qui nous dépassent.
Il y a plein de Mages manipulateurs qui récupèrent ces égrégores à leur propre profit.
Les plus forts savent utiliser la magie du cinéma, la magie de l’image, pour coloniser notre imaginaire avec des projections d’image dans l’air, des images-in-air.
Le cinéma nous raconte de grandes histoires pour nous orienter dans un futur qui arrange les manipulateurs.
La télévision, et particulièrement le journal télévisé nous crée une émotion de peur pour que le gentil berger du troupeau puisse venir nous rassurer et nous assurer qu’avec lui on sera en sécurité.
En sortant du triangle dramatique de Karpman, en prenant de la hauteur, on peut sortir des rôles de victime, bourreau ou sauveur.
Et là on peut pleinement se laisser inspirer par son âme en tout liberté. Quand l’âme agit, ça crée !
On va parler ici de la source du pouvoir… ou plutôt de la source de la censure de son propre pouvoir personnel.
Ceci m’est inspiré par le petit événement du moment, la réunion du groupe Bilderberg à 450m de chez moi… Il parait que c’est une réunion des gens de pouvoir ?!
Est-ce que les invités du Bilderberg ont plus de pouvoir que moi ? ou pas ?
La peur du pouvoir: source du désir d’égalité ?
Avant de parler de pouvoir, parlons des gens qui veulent éliminer le pouvoir, le contrôler, le museler, créer des contre-pouvoirs…
On est tous différents non ? T’aimerai qu’on soit tous des clones ?
Obélix a droit à une grosse part de gâteau et Astérix à une petite non ? C’est juste par rapport à leur gabarit ?
C’est surtout la vision du monde « verte » de la spirale dynamiquequi est une coupeuse de tête qui dépasse.. qui a la peur du chef et la peur du pouvoir…. (même de son propre pouvoir personnel… ce qui génère la diabolisation des gens de pouvoir… )
C’est très bien pour déconstruire une vision du monde précédente qui a fait son temps (rouge, bleu et orange..) Mais c’est pénible pour les gens qui sont au de là de ça et qui veulent juste construire du neuf..
Pourquoi je vois plein de gens qui disent faire de la « gouvernance Horizontale »...tout en mettant en place une hiérarchie de cercles ?? .. C’est PAS horizontal !!
Pourquoi avoir peur de dire qu’il y a une hiérarchie ?.. ou plutôt une holarchie ! (dans le cas de cercles imbriqué… c’est plutôt ça, une hiérarchie de holons)
Est-ce que tous nos organes sont égaux ? (Petite blague au passage, qui est le chef, le trou du cul ou le cerveau ? … 😛 réponse en commentaire..)
J’ai l’impression que cette peur du pouvoir d’autrui c’est surtout une peur du pouvoir tout court.
Même une peur de son propre pouvoir. Je vais développer ci-dessous. Mais avant, posons nous la question. Qu’est-ce qui motive un militant qui se positionne contre le pouvoir ?
Le militant cherche la justice !
Derrière le combat de nombreux militants se cache le désir de justice. Mais c’est quoi « ce qui est juste » ?
Ça ne dépend pas un peu de sa vision du monde ? Suivant ma vision du monde il est juste d’avoir des inégalités. Comme il est juste de ne pas en avoir !
La vision du monde de l’étape « verte » de la spirale dynamique a bien bossé pour propager l’égalité un peu partout...
La 3ème classe des trains (et du Titanic) a disparue, la Terre n’est plus le centre de l’univers, comme le soleil n’est pas au centre de la galaxie, comme les monarques de droits divins sont en voie de disparition.
La notion d’état de droit avec des citoyens tous égaux face à la loi se développe depuis 200 ans….
Jusqu’où va-t-on aller dans ce nivellement des hiérarchies ?
En ce qui me concerne, j’ai l’impression d’être de moins en moins en phase avec les militants de l’égalité à tout prix de tout…. .. et pourtant je les comprends. Je suis passé par là il y a quelques années. Mais comme toutes les étapes de la spirale dynamique, elles finissent par passer quand on les a expérimentées à fond.
J’ai intégré la notion d’égalité, qui je le pense, va avec la notion d’interconnexion. Comme tout est lié, il faut que tout puisse être pris en compte. Si on nie une partie, on risque des problèmes.
Chaque élément est important. Car nous sommes tous UN.
De ceci découle le fondement de nombreuses religions. Nous sommes uns donc il faut faire attention aux autres, ceci est exprimé par la fameuse règle d’or. Je la résume ainsi:
Comporte-toi avec les autres, comme tu voudrais qu’ils se comportent avec toi.
Même la religion scientifique adhère à trouver l’unité. (oui pour moi c’est une religion, le dieu de scientifique est le hasard. Quand on n’explique pas quelque chose, c’est le hasard, les probabilités quantiques ou les mutations génétiques. Puis il y a des saints: les prix Nobel qui ont tous fait avancer la science… )
La science vise à expliquer le monde. Et ceci de manière unitaire. Nous sommes tous fait des mêmes composants de base. Atomes, composé d’électrons et de quarks, etc.. d’énergie issue du bigbang.
Nous sommes donc tous égaux.
….. et c’est juste vu que l’univers est ainsi fait !
Qui a concrètement du pouvoir sur ta vie ?
Comme dit plus haut, je pensais avoir intégré vraiment la notion d’égalité…… et paf !
Voilà que cette réunion des puissants du Bilderberg me travaille.
Je suis en pleine introspection à propos de la notion de pouvoir en lien avec celle de justice.
Qu’est-ce que ça me fait ? Il y a des sécus et des caméras partout..
… Là, bien que j’en parle, et donc je participe aussi à donner cette attention… je tente d’aller plus loin. Je tente de faire réfléchir sur la notion de pouvoir, et surtout de ton pouvoir personnel !
Car c’est là le but de mon article. Te redonner ton pouvoir personnel ! (et réintégrer le mien en moi !!)
Comment réintégrer ton pouvoir personnel et ne plus avoir peur des inégalités
Paradoxalement, le militant de l’égalitéà tout prix ne laisse pas son pouvoir personnel sur un pied d’égalité avec d’autres facettes de son existence !
Il est temps de réintégrer ce pouvoir personnel. Il est temps de l’accepter, de lui donner de l’attention, de l’amour.
Nous allons voir concrètement comment faire ci-dessous.
Chacun a un cercle de préoccupation et un cercle d’influence, plus petit, à l’intérieur.
Ne pas s’épuiser à agir sur son cercle de préoccupation
Si j’agis uniquement sur mon cercle de préoccupation, je vais m’en prendre plein la gueule ! C’est illusoire de vouloir changer les autres. C’est illusoire de vouloir combattre les puissants sur leur propre terrain.
Comme on l’a vu plus haut, combattre, c’est donner de l’attention, donc de l’énergie à l’adversaire !
Les arts-martiaux utilisent souvent la force de l’adversaire contre lui-même
Si je n’agis que sur mon cercle de préoccupation, je vais m’épuiser. Je n’aurai jamais de résultat et mon cercle d’influence va se réduire de plus en plus…
Par contre si j’agis sur mon cercle d’influence, là je peux le faire grandir et gagner du pouvoir.
La première étape, c’est déjà d’agir juste sur la seule chose que je peux espérer contrôler un tant soi peu: moi-même !
Investir dans soi-même pour grandir
Cette première étape consiste à investir dans soi-même !
Quand je parle de pouvoir, il y a souvent une connotation avec les richesses matérielles. Mais ça ne vaut rien.
Si tu investis dans ta capacité d’avoir de la créativité, de la puissance créatrice, on ne pourra pas te l’enlever. Contrairement aux richesses matérielles
Investi dansla lecture de livres qui font grandir. Investi dans des cours, des stages qui font grandir, investi dans des expériences de vie (hop.. trois mois de voyage à vélo..), dans l’apprentissage de nouvelles compétences, va rencontrer des gens.
Va vers le monde, va vers les autres… va vers toi-même !
N’oublie pas non plus d’investir dans ta santé ! Dans ton corps qui est ton interface avec le monde et ton véhicule principal.
Faire grandir son cercle d’influence
Gandhi a appliqué cette méthode et il a fait plier, sans arme, le plus grand empire du monde !
Il a tout d’abord investi en lui, il a étudié à Londres, au coeur de l’empire, pour devenir avocat. Il a grandi en sagesse en étudiant la Bhagavad-Gita, mais aussi d’autres philosophies et religions.
Puis il a commencé à agir sur son cercle d’influence.
Soit le changement que tu veux voir pour le monde.
Son cercle d’influence a tellement grandi qu’il a fini par influencer une nation entière et l’empire le plus puissant de l’époque.
C’est logique. Si j’agis sur mon propre cercle d’influence, il grandit.. et il fini par influencer même les gens dit de pouvoir…
L’exemple n’est pas le meilleure moyen de convaincre, c’est le seul !
Voici comment j’ai participé à influencer l’ordre du jour du groupe de Bilderberg.
J’ai influencé l’ordre du jour du Bilderberg !
Personnellement, je me considère comme un cartographe de l’imaginaire:
Au service de la Vie et dans la jouissance de celle-ci, j’attrape des Rêves pour les offrir au monde, et j’oeuvre à les rendre possibles et concrets.
Un thème qui m’a intéressé ces dernières années c’est le Revenu de Base Inconditionnel. Un rêve encore peu palpable, une utopie dans le bon sens du terme… et pour d’autres une chimère utopique dans le sens impossible…
J’aime décoloniser l’imaginaire des gens. Faire une carte de ce monde imaginaire pour aider les premiers bâtisseurs à faire venir une nouvelle réalité.
Depuis début 2011, j’ai oeuvré à faire connaitre l’idée du Revenu de Base Inconditionnel, j’ai organisé des conférences, j’en ai donnés, j’ai créée des textes, des sites web, des vidéos, des tonnes d’illustrations pour un sujet très abstrait, j’ai organisé et animé des groupes locaux de militants, j’ai participé à la création d’un journal international..
Quand j’ai commencé, c’était totalement marginal comme idée. Personne ou presque n’en avait entendu parler.
Puis, une initiative populaire fédérale a été lancée sur le sujet en Suisse. Je m’y suis rallié.
Pendant 5 ans, faire connaitre le revenu de base a été une de mes activités principale. Voir LA principale pendant la dernière phase de la campagne de votations pour l’initiative pour un Revenu de Base Inconditionnel.
En juin 2016, 3/4 des votants ont refusé l’initiative. Pour beaucoup c’était une déception. Mais pour moi c’est une victoire.
On a réussi, en à peine 5 ans, à transformer une utopie inconnue en sujet de discussion dans tous les foyers. Le sujet a même été repris pendant la campagne présidentielle en France l’année suivante et l’idée ne cesse de s’amplifier, au point que l’expression « revenu universel » à fait son entrée dans le dictionnaire 2019.
… bon et qu’est-ce que ça à voir avec le sujet de l’article ?
Et bien, en 2016, la semaine suivant la votation suisse, le groupe de Bilderberg avait à l’ordre du jour le « revenu de base inconditionnel » !
Ainsi je me dit que OUI… j’ai un réel pouvoir en ce monde…
Même si j’étais pas tout seul. Je pense que mon influence n’était pas négligeable.
Mon cercle d’influence a grandit au point qu’un des sujets pour lequel je me suis le plus investi a fini par être au programme du groupe de Bilderberg !
Donc finalement le groupe de Bilderberg n’a pas tant de pouvoir que ça! Il n’agit pas, il réagit !!
Il y a beaucoup de fantasmes autour du Bilderberg. Même si je pense qu’il peut parfois avoir un réel pouvoir de convergence d’intérêts, une bonne partie du pouvoir qu’on lui suppose vient surtout du culte du secret. Du fait que comme on ne sait pas ce qu’il s’y dit, on peut tout imaginer !
Le pouvoir du Bilderberg, c’est surtout le pouvoir de notre imagination.
Quand j’y réfléchi, les participants au groupe de Bilderberg ne sont pas si éloignés que ça de moi. J’en ai déjà rencontré plusieurs.
J’ai eu l’occasion de rencontrer Guy Standing 2 fois, à Bruxelles et à Genève, avant son passage au Bilderberg.
Et plus récemment, le mois dernier, j’ai discuté avec Thomas Jordan, le président du directoire de la Banques Nationale Suisse, qui lui a participé au Bilderberg de 2013.
Ainsi je suis actionnaire de la banque nationale suisse, ce qui me permet d’être invité à l’assemblée générale et d’aller poser quelques questions qui dérangent…
Conclusion: utilise ton pouvoir !
Nous avons vu ci-dessus, qu’étonnamment nous avons chacun-e beaucoup de pouvoir. Même le pouvoir d’influencer les gens de pouvoir… c’est donc des super-pouvoirs !
Le pouvoir réside surtout dans l’attention.
Si tu agis dans ta zone d’influence tu fais grandir ton pouvoir. Mais il faut accepter que de grands pouvoirs sont aussi de grandes responsabilités !
Il faut accepter son propre pouvoir, le réintégrer en soi et ne pas le déléguer inutilement. Il faut accepter que parfois on est la bonne personne au bon moment pour exerce son pouvoir.
Un autre joli exercice, c’est accepter aussi sa part d’ombre liée au pouvoir. Le petit dictateur en chacun de nous ! Nier cette facette de soi n’est pas une bonne idée. L’accepter est la clé pour tendre à l’équilibre.
Il faut accepter son propre pouvoir personnel, mais ne pas s’y accrocher. La plupart des dictateurs à vie ont mal fini….
Le flux de la vie gagne toujours !
Donc je te propose de reprendre ton pouvoir personnel et d’agir tout en ayant conscience de ce qui est juste:
pour toi
pour les autres
pour le vivant
Réunion au sommet: le Bilderberg se réuni dans le petit point orange au bord du Léman…
En juillet 2011, j’ai lancé une monnaie qui s’appelait le Kong. C’était dans le cadre de mon site YopYop.ch. A la base ce site était une plateforme de location de tout ce que l’on utilise pas souvent... perceuse, machine à coudre, déguisements, etc…
Pour payer leur location, les gens utilisaient la monnaie crée pour l’occasion: le Kong.
Comme cette plateforme monétisait l’économie du don, j’ai tout arrêté.
Aujourd’hui je relance le Kong. Mais avec un autre principe.
Pour l’historique complète voir en fin de page.
Kesako le Kong ?
Comme dit dans le titre de cet article. Le Kong c’est une monnaie de singe..🐒.. En fait comme toutes les monnaies !
La monnaie ce n’est que de la confiance.
Le Kong est une monnaie qui repose sur les principes suivants:
Low-tech → tout le monde peut la comprendre et vérifier le principe de fonctionnement: pas de boite noire réservée aux geek.
📉Résiste à un effondrement économique → si plus rien ne marche après une catastrophe, un effondrement économique, technique… cette « monnaie » fonctionne encore. Pas besoin d’électricité, ni d’ordinateur.
Totalement décentralisée → autant la création monétaire, que la gouvernance, que la gestion des utilisateurs est décentralisée et même répartie au niveau de l’individu.
Propose un Revenu de Base Inconditionnel → chacun reçoit de quoi vivre. Et c’est la personne elle même qui décide du montant de son RBI! (basé sur ce qu’il lui faut pour combler les 9 premiers besoins des 14 besoins fondamentaux selon Virginia Henderson)
Assure une « égalité saptio-temporelle » entre les utilisateurs → C’est le jargon TRM (pour ceux qui connaissent) qui signifie qu’une génération n’est pas favorisée ou prétéritée d’arriver à une époque différente. (Avec le crédit bancaire, c’est souvent une génération qui consomme le crédit et la suivante qui paye le crédit….). Mais c’est aussi l’assurance qu’en tout endroit la monnaie arrive, pas seulement dans les grandes capitales économiques qui concentre toutes les grandes banques.
Pas de risque d’inflation monétaire → Le principe étant basé sur une forme de crédit mutuel, la quantité de « monnaie » est crée au moment des transactions, donc pas besoin de créer en amont une masse de monnaie qui est déconnectée des besoins et crée de l’inflation.
Un potentiel de crédit sans intérêt accessible pour tous → encore une fois c’est la notion de crédit mutuel qui permet d’avoir un potentiel de crédit sans intérêt. Ce qui permet d’investir dans son avenir sans surcoût.
Une monnaie fondante → Une monnaie qui circule, qui ne stagne pas et favorise une économie fluide. Telle que Silvio Gesell l’avait imaginée. C’est cette astuce qui permet l’existence d’un revenu de base!
Une monnaie à l’abri des crises cycliques → la fonte, le Taux de Retour à l’équilibre assure qu’en tout temps on équilibre les comptes avec une exponentielle décroissante et pas une exponentielle croissante comme dans le cas du crédit bancaire. C’est mathématique, toute fonction exponentielle est source d’instabilité.
Chacun est libre de choisir ses paramètres → toute valeur est exprimée dans un référentiel. Ici chaque personne est libre de choisir son référentiel. Elle doit juste l’expliciter. En fait, elle peut même choisir le nom de sa propre monnaie… moi j’utilise le kong…. mais toi tu préfères peut être un autre nom ? .. et malgré tout on pourra commercer ensemble de façon juste.
Mais ici je propose de le faire en mode low-tech, sur papier !
C’est une démarche autant pratique que pédagogique.
Concrètement comment je fais pour utiliser la monnaie Kong ?
Le principe est très simple. Il suffit de:
se créer un carnet de comptabilité/identité. 📘
définir les paramètres de son référentiel
utiliser le carnet pour des transactions avec d’autres utilisateurs
Le carnet peut être fait à la main, sur papier. Mais je propose de télécharger des fichiers pdf, de les imprimer (recto-verso) et de te constituer un carnet.
Il y a 3 pages A4 à plier et mettre ensemble pour former un carnet:
Ce carnet (encore très brouillon ! Je t’invite à créer le tiens ci-dessous) comporte un côté qui sert à enregistrer les transactions. Et si l’on retourne le carnet, l’autre côté sert à y indiquer son identité et la faire signer par d’autres utilisateurs. Ainsi chaque personne vas se retrouver reliée à d’autres dans une Toile de Confiance.
Sur le principe, il n’y a qu’un seul carnet par personne. La toile de confiance sert à vérifier que c’est le cas. Les gens honnête sont invités à ne signer qu’un seul carnet par personne.
Aperçu de la page de comptabilité d’une transaction. On remarquera la notation du montant en absolu, (comme on en a l’habitude), mais aussi relativement au Revenu de Base Inconditionnel.
Je me suis pas un pro de la bureautique… et j’avais pas envie de passer trop de temps à créer un design parfait de carnet (surtout que c’est un casse tête pour faire 4 page de carnet sur une page A4.. et coordonner l’alignement pour avoir un bout de carnet dans un sens.. et un bout dans l’autre…)
Donc ce carnet est très brouillon… mais c’est volontiers que je cherche quelqu’un qui serait motivé à en faire un tout beau tout joli ! 🙂
Moi je l’ai réalisé avec Apple Pages… Je te mets les fichiers source ci-desous. J’ai fait une conversion automatiques en fichier word… ça doit pas être top. Mais c’est une base pour le reprendre et jouer avec…. bonne chance ! 🙂
Voici les réponses aux questions les plus courantes:
Comment utiliser le carnet ?
Ce carnet est ton portemonnaie. Ce carnet sert à enregistrer toutes les transactions que vous faites. Dans un sens et dans l’autre (achat – vente, ainsi que les fontes périodiques du solde.)
Le Système de Mesure Equilibré est un Crédit Mutuel.
Mais il a une particularité. Régulièrement le solde
« fond ». Qu’il soit positif ou négative et diminue en en
direction de l’origine. (Le zéro).
Ainsi les avoirs fondent et les dettes fondent.
Cette astuce permet de généré périodiquement un
Revenu de Base Inconditionnel.
Vérifiez que l’autre partie n’a pas atteint sa limite de consommation à crédit.
Vérifiez que l’autre partie a bien effectué sa fonte conformément à son référentiel.
Inscrivez la transaction dans votre carnet. (L’autre partie inscrira la même transaction dans son propre carnet.)
Signez la transaction dans votre carnet
Signez la transaction dans le carnet de l’autre.
Qu’est-ce qu’un référentiel ?
Toute transaction est faite dans un référentiel. Trop souvent on ne préciser pas le référentiel. Les monnaies internationales courantes sont flottantes les unes par rapport aux autres.
Dans le cadre du SME on explicite le référentiel. Ce qui permet d‘exprimer les prix relativement à son revenu de base.
Chaque personne peut potentiellement utiliser un référentiel différent. Chaque personne peut potentiellement utiliser sa propre monnaie. Mais dans ce cas, lors d’une transaction il faut faire correspondre les prix en les comparants en mode relatif au revenu de base.
Le revenu de base est l’invariant commun à tous.
Mode compensatoire ou mode direct ?
Que signifie le + de ma colonne ? Tout est relatif… tout dépend de l’observateur, donc il est possible de voir les choses vu d’un côté où de l’autre. Il faut juste être au clair sur le référentiel utilisé.
Avec les monnaies on est formaté par le mode compensatoire: – Je vends une courgette 🍆 , donc je transferts cette courgette, et j’obtiens de la monnaie en compensation.Je comptabilise ce transfert dans ma colonne +
J’ai utilisé ce mode pour faire des exemples car il est plus parlant pour le commun des mortels utilisateur de monnaie. Mais c’est pas forcément le mieux ! Dans le mode compensatoire, la fonte de ma dette correspond à un écart d’avec ma limite de consommation à crédit que j’appelle un revenu de base.
Mais dans le mode direct c’est autre chose.
Le mode direct s’appelle ainsi car au lieu de comptabiliser le flux de ce qui compense mes transferts d’objets, je mesure directement mes transferts d’objets.
Petit exemple: – Je vends une courgette 🍆, donc je transfert une courgette ailleurs, hors de mon stock. Mon stock diminue. Je vais donc comptabiliser ce transfert dans ma colonne –
Ma limite de consommation à crédit devient une limite de stockage. J’ai une étagère, et elle est pleine. Je ne peut plus rien acheter. Par contre un mois plus tard, ma fonte agit. J’ai 10% des courgettes qui ont pourries.. Je les mets au compost, j’ai ainsi à nouveau de la place par rapport à ma limite. C’est l’équivalent de mon revenu de base mais vu depuis le mode direct et pas le mode compensatoire.
La richesse, c’est les courgettes et pas le jeton qui les représentes.
Si on s’intéresse un peu à l’histoire de la monnaie et des systèmes économiques, le fondement de ce genre d’intermédiaire de confiance, c’est de créer un climat de confiance. On sait que cette comptabilité va faire que personne ne pourra abuser du système.
En mode direct c’est très claire. Il y a une production. Un stock de ressources pour une communauté, il est fini. Il est limité. Une personne n’a pas le droit de tout prendre pour elle. Ainsi pour créer la confiance, on donne à chaque personne un droit de tirage sur ces ressources. Mais il y a une limite.
Donc concrètement, en mode direct on va utiliser une unité de mesure unique pour ma gestion de stock. On ne va pas noter 3 🍏 🍎, 2 🍌 , 5 🍆, 3 🍅 etc…
La valeur de chaque produit sera évaluée dans la même unité de mesure de transfert de stock, pour mois c’est le kong 🐵 <
Comparaison de prix dans différents référentiels
Prix relatif réf.1 = Prix absolu réf.1 / RBI1 Prix absolu réf. 2 = Prix absolu réf.1 /RBI1 * RBI2
Un référentiel est défini par les paramètres:
origine
montant du Revenu de Base Inconditionnel (avec le signe + ou –)
Taux de Retour à l’équilibre
Exemple de référentiel:
Origine = 0 Revenu de Base inconditionnel = 1000 Taux de Retour à l’Equilibre = 10% => 10/100
La monnaie n’est finalement qu’un intermédiaire de confiance. Cet intermédiaire peut prendre plusieurs formes, jeton-valeur, mais aussi de la comptabilité.
Naturellement, quand la confiance règne, les humains organisent leur économie avec un système de don.
Ex:payer la tournée au bar 🍻On a pas besoin de comptabilité.
Si la confiance se brise, si il y a un abuseur qui consomme et ne produit rien. Il sera exclu.
Le SME propose aux gens qui ont peur des abuseurs d’utiliser une comptabilité pour étendre la notion de communauté de confiance.
La limite de consommation a crédit va limiter le risque d’abuser du système.
La notion de Revenu de Base Inconditionnel va permettre à tous de vivre dignement.
Pour éviter qu’une personne reçoive plusieurs Revenu de Base Inconditionnel. On crée une Toile de Confiance.
Le carnet de chaque personne est signé par d’autres utilisateurs qui certifient qu’une personne n’a qu’un seul carnet. (Évidemment on remplace les carnets pleins ! )
👩🏻👧🏼🧓🏻🧔🏻👱🏻♀️🧑🏻👨🏼
On note la proximité avec la personne. Ex: « 1ère rencontre, rencontre régulière, copain, amis, je vis avec« .
Quel est le symbole de l’unité monétaire Kong ?
La mascotte du Kong, c’est le singe aux yeux Kawai:
Il existe un symbole raccourci:
ex: 10 kong s’écrit: 10<
le Symbole: < est en référence au K de Kong…. mais sans le confondre avec d’autres unités de mesure, comme le Ko ou le Kg… ou le KN…..
< se trouve sur tous les claviers. C’est le symbole de la Rune Kenaz. La rune qui symbolise la maitrise du feu créateur et sa focalisation dans du concret. C’est le pouvoir de la forge qui forme, qui crée, qui transforme.
Ainsi le Kong est un outil qui permet de maitriser et focaliser l’énergie créatrice d’une communauté au service de projets.
Le symbole < est la moitié du symbole ᚷ, la rune Gebo. Cette rune symbolise la rencontre, l’échange. Le nom Gebo signifie « don ».
C’est donc un symbole parfait pour représenter un système économique qui veut tendre vers le don. Qui est une béquille au don dans une communauté de confiance.
Histoire du Kong de 2011 sur la plateforme YopYop.. pourquoi j’ai tout recyclé…
Autour de 2010, j’étais très impliqué dans les projets de décroissance.Je me questionnait sur les moyens de consommer moins et partager plus.
En juillet 2011, un an après avoir eu l’idée, j’ai ouvert la plateforme yopyop.ch. Ce site était une plateforme de location de tout ce que l’on utilise pas souvent… perceuse, machine à coudre, déguisements, etc…
Pour payer leur location, les gens utilisaient la monnaie crée pour l’occasion: le Kong.
La création monétaire se faisait en donnant 10 Kong à chaque personne qui ajoutait un objet sur la plateforme.
Finalement cette expérience m’a montrée que les transactions se faisaient principalement entre amis, histoire d’avoir un grand niveau de confiance, les objets sont loués et pas vendu donc ça pose le soucis de ne pas laisser ses objets entre les mains de n’importe qui.
Donc conclusion: j’ai créé une plateforme qui monétisait (en monnaie de singe 🐵) l’économie du don qui se pratique naturellement entre les gens d’une même communauté de confiance.
Je m’en suis voulu de détruire ainsi l’économie du don qui est la plus simple, la plus joyeuse et la plus efficace ! (le Jeu de la Monnaie nous le prouve.)
De plus ma déformation professionnelle de développeur web m’avait induit à développer une plateforme web, alors qu’en fait le plus simple et efficace pour se partager des objets c’est de le faire avec ses voisins et pas sur le web avec des inconnus de l’autre bout du monde…. (J’ai eu un gars qui voulais louer une perruque… il était tellement loins que les frais de ports étaient plus cher que d’en acheter une neuve !!)
De plus le projetpumpipumpe.ch est arrivé. Il propose de mettre des autocollants sur sa boite aux lettres pour montrer à ses voisins ce que l’on propose comme objets en partage. C’est un concept nettement plus logique, il crée un vrai lien local et encourage l’économie du don.
J’ai trouvé que ça avait plus d’inconvénients que d’avantages de continuer.
Aujourd’hui il est temps de recycler l’ancienne monnaie Kong pour en faire une nouvelle monnaie Kong basée sur un concept un peu différent.
En 2011, j’avais une vision du monde très liée à la technologie high-tech. Je parlais de voir si il est possible de faire du change de Kong en Bitcoins !! … c’était en 2011… seuls quelques geeks avaient entendu parler du bitcoin lancé en 2009. A l’époque la blockchain qui contient l’entier des transactions effectuées faisait 20Mo !! en 2019 elle fait plus de 210 Go …
Aujourd’hui j’ai une vision du monde nettement moins technologique.. ainsi je propose non pas une monnaie électronique, mais une monnaie papier !! Un truc low-tech, qui marche et surtout qui est compris et compréhensible par tous. Pas une boite noir pour geek…
Le mot « nuit » est construit de la même manière dans au moins 20 langues. Il est écrit en utilisant la lettre « N » à laquelle on ajoute la manière de dire le chiffre 8.
Explications de cette mystérieuse structure du mot Nuit
Il est évident qu’il y a des racines communes aux langues. J’aime bien regarder l’étymologie des mots et remonter le plus loin possible.
Souvent les mots en français remontent au grecs ou au latin et ces langues remontent à l’Indo-européen. C’est souvent la langue mère de beaucoup d’autres. Alors évidement les mots de beaucoup de langues de l’Inde à l’Europe ont des racines communes.
Voici comment on dit 8 en Indo-européen: oḱtṓw Voici comment on dit nuit en Indo-européen: nókʷts
On observe la même structure: N + 8 = nuit 🌙
Il est à noter qu’il y a des variations dans le mot 8 et parfois on a l’impression que le mot nuit n’est pas la construction N+8 de la langue courante, mais plutôt directement l’importation du mot nuit dans la langue racine. Ex: en Russe: N+vosem => notch
Cette construction du mot Nuit ne fonctionne pas dans toutes les langues
Comme on l’a vu ci-dessus il y a des langues qui sont issues de l’indo européen. Mais ce n’est pas le cas de toutes. On va regarder ici le cas d’autres langues, comme l’arabe et l’hébreux qui dérivent les deux du proto-sémite.
En arabe 8 se dit: ثَمانيةṯamānyah et en hébreux: שְׁמֹנֶה (shmon-)
Ici pas de N + 8
Tout comme dans les langues asiatiques comme le chinois: Nuit: 夜晚yèwǎn 8 : 八 bā
… et bien d’autres…
Mais tout ceci ne nous explique pas quand même pourquoi le mot nuit d’origine indo-européenne, malgré toutes les variations du mot 8 commence toujours par un N ! C’est quand même étonnant !
Signification du N dans la langue des oiseaux
Si on se base sur la symbolique de la langue des oiseaux,la lettre N signifie une permutation, une alternance permanente. On le voit très bien dans la forme même de la lettre !
.. et en effet, on retrouve bien la notion de permutation et d’alternance dans la notion de succession Jour-Nuit.
C’est peut être bien là l’origine du N dans le mot Nuit ?
Mais alors d’où vient l’origine d’accoler le mot qui signifie 8 au N ?
Est-ce que c’est le nombre de phases de la lune ? Il y en a justement huit ! 🌔 🌓 🌒 🌗 🌖 🌕 🌘🌘
Est-ce que c’est en lien avec une constellation ? Orion ou les Pléiades qui sont souvent dans les mythologies ? Mais là on est plutôt sur le nombre 7. Les Pléiades sont sept soeurs…. donc ça joue pas…
Ainsi en ce 1er mai (jour où j’écris cet article…) c’est la fête celte de Beltaine (40 jours après l’équinoxe) Le feu du soleil- 🌞 la fin de la saison sombre. (encore une référence au nombre 40 et à une calibration de fête 40 jours avant ou après comme c’est le cas pour Pâques: carème = 40 jours avant et l’ascension 40 jours après. On serait synchro si il n’y avait pas autant de soucis avec le calcul de la date de Pâques..)
A Nebra, où a été trouvé le fameux disque de Nebra, plus ancienne représentation connue du ciel, le lever héliaque des Pléiades avait lieu le 1er Mai ! (à l’époque de 1600 av J.-C )
Pour aller plus loin avec la lettre N, il existe aussi une correspondance intéressante dans la construction du mot Navire et du mot Nouveau. C’est souvent très proche….
Alors que dire d’un certain Noé qui avec son Navire à sauvé une partie de la vie pour créer un Nouveau monde…
Voici une vidéo très intéressante qui met en avant une hypothèse d’archéo-astronomie pour expliquer tout ça…
La structure des langues me passionne….. mais après, j’ai jamais été très fort pour parler… 👅
Il y a de nombreux temples qui sont construits sur la base d’un H… C’est une constante très vieille.
Temple d’Horus à Edfu (H comme Horus !)
Les pylônes des temples égyptiens sont en forme de H …. ils ont inspirés les temples juifs… (les Hébreux ayant séjournés en Egypte. D’ailleurs La pâques juive, c’est bien pour commémorer le départ des hébreux d’égypte.)
Les catHédrales sont majoritairement construites avec deux tours, comme les temples égyptiens.
Le temple de Salomon avait 2 piliers à son entrée (obélisque égyptien ou pylône du temple égyptien ?)
Ces sont les mêmes piliers qui sont aussi toujours à l’intérieur des temples francs-maçons.
Temple franc maçon de Letchworth avec les piliers Jakin et Boaz
Et si l’on remonte dans le temps (temples?) encore plus loin, on retrouve des H sur les ruines de Pumapunku à Tiahuanaco en Bolivie.
On retrouve également des H sur les piliers de Gobekli tepe en Turquie, le plus vieux « temple » connu de l’Humanité, construit il y a ~14 000 ans !
En haut à Gobekli Tepe en bas à Pumapunku (aussi le C ?)
Gobekli tepe semble être une sorte d’école. Un lieu de rencontre et de transmission du savoir. Ce n’est pas un lieu d’Habitation. Les Humains de l’époque étaient nomades.
C’est un fait qui remet passablement en cause l’idée qu’on se faisait jusque là de l’Histoire. En effet, on pensait que pour construit de tels édifices (16 cercles / arènes avec des piliers mégalithiques finement taillés) il fallait une organisation de type cité-Etat, donc pas des nomades !
Le symbole du dollar vient aussi de piliers double
Le symbole du dollar $ vient des pièces espagnoles de 8 pesos avec 2 piliers symbolisant les colonnes d’Hercule (avec un H) , avec des banderoles autour. (Les Grecs parlaient de colonne d’Atlas)
Cette pièce de 8 espagnole a été un des moyens de paiement les plus utilisé sur le continent américain et donc a été repris comme symbole du dollar US $ au moment de sa création.
On remarque au passage que la seconde barre du $ a disparue avec le temps… (simplification)…
Symbolique en langue des oiseaux du symbole du dollar $
C’est le symbole de la Manifesation fiXée.. en langue des oiseaux ST.. le crucifix en est un symbole…
C’est tout ce qui est figé.. STop 🛑 .. STate.. STatue, STone, Stupéfaction, STable, STar ⭐️, STella, aSTre, STatique, SThul, STŷlos = colonne pilier en grec ancien… et tous les St-machin, Héros de la religion catHolique….
A noter que l’on retrouve dans CHriST … le CH (on en verra un peu plus sur le CH ci-dessous..) et le ST de manifestation fixée comme vue plus Haut. Et RI ça signifie quoi ?
Symbolique du H
Le H a une symbolique qui est toujours très liée à une porte, un pont, un moyen de relier un monde Humain avec un monde cacHé.
Porte dans le temple de pHilae en égypte
Le H est une porte dimensionnelle, c’est un moyen de transformation. Comme en français, dès qu’on met un H dans une suite de lettre il change la prononciation… même si il reste muet.
On voit ceci avec le H après un C… qui transforme ce C en CH …. CHuuut. Tout comme le H après un P qui transforme le P en PH…. philosophe…
H: Huis – Porte – Huit – Double carré générateur de pHi – Hermès – Hermétique – Lien Haut bas – Cadre de porte – Intermédiaire– Poumons – Respiration (H aspiré… Inspiré !) – Pont.
La rune Hagalaz ᚺ ressemble étrangement à un H et c’est la rune qui débute l’ætt de Heimdall. Ce dernier est le gardien du pont Bifröst qui relie Ásgard et Midgard. Le monde des Hommes (les Terres du milieu) et le monde des Dieux.
La tribu des Helvètesdont est issu ce nom officiel de la Suisse est bien mystérieuse. Les Helvètes ont quitté leur pays en -58, mais on été forcés au retour par Jules César. On ne connait pas les raisons exactes de cette migration. On suppose que c’est une pression démographique. Mais rien n’est certain.
Dans tous les cas ce qui est certain, c’est que la Confédération Helvétique est un pays singulier. Un pays qui est composé de différentes régions, cultures, religions que tout oppose. Mais qui tient ensemble. C’est ça l’alchimie de la Suisse: faire tenir ensemble ce qui n’est pas fait pour aller ensemble.
Faire des ponts, des liens entre les cultures. Même au delà de ce petit territoire, le siège de nombreuses organisations internationales sont en Suisse et font le lien entre d’autres pays.
Le web, la toile de liens qui relie le monde virtuel a été créé au CERN sur le territoire de la Confédération Helvétique.
Il y a vraiment là quelques chose d’intéressant, le H est vraiment un lien.
…Tout comme le H qui est le symbole chimique de l’Hydrogène, qui littéralement signifie « générateur d’eau« . En effet le H permet de faire de nombreuses liaisons covalentes, soit des ponts entre les atomes et les molécules. Il y a même un type particulier de liaison Hydrogène qu’on appelle parfois: « pont hydrogène« .
L’Hydrogène est l’élément atomique le plus répandu de l’univers. Il est le composant principal des étoiles. (du soleil Helios !) Il est une composant fondamental de l’eau H2O, ainsi que des Hydrocarbures CH…. (du méthane CH4 aux complexes CnHm)
On retrouve notre CH, Carbone Hydrogène, la base des êtres vivants.
Conclusions… il faut bûcher…
Une H… c’est connu c’est un outil utilisé pour cogner...
Pour obtenir une congnoissance comme on disait dans le passé…. un mot qui est relié à la notion de co-Gnose… LA connaissance.… celle des Gnomes qui vont chercher des Gemmes 💎💎💎.. à l’intérieur, en soi…. chez les AnGe…
Mais en effet, le H est bien un symbole qui nous annonce une porte, un Huis, un moyen d’entrer dans une autre dimension, d’aller vers une transformation…
C’est un passage entre le Haut et Bas… c’est le boulot de l’Humain, de l’Homme… que d‘être ce lien, ce pont entre les mondes. Ce pont entre les deux facettes de la dualité.
C’est ainsi qu’on retrouve ce symbole de H ou de pilier double un peu partout et dans toute l’Histoire de l’Humanité.