En 1948, le transistor est inventé. C’est le composant à la base de la révolution électronique et informatique.
En 1953, l’ADN est découverte. C’est le code source de la vie. La génétique révolutionne la façon de voir les êtres vivants.
Ces deux découvertes / inventions majeures du 20ème siècle vont s’entraider pour évoluer très rapidement l’une et l’autre. C’est le début d’une nouvelle vision du monde et d’une nouvelle ère: l’ère de l’information.
L’informatique est la science de la gestion de l’information. La génétique permet de voir les êtres vivants comme des machines qui exécutent le code source programmé dans leur ADN.
De cette vision du monde découle des nombreuses questions existentielles. Est-ce que le destin de chaque être vivant est programmé dans ses gènes ?
Les auteurs de fiction se sont largement inspirés de ce thème.
Le film Bienvenue à Gattaca montre un univers dans lequel les naissances sont contrôlées par la génétique. La place sociale des individus dépend de leur patrimoine génétique.
Le peuple Suisse a accepté cette modification, surtout car il permet de détecter des maladies génétiques avant la naissance. C’est un pas dans le sens de l’eugénisme du film Bienvenue à Gattaca: vouloir ne faire naitre que des personnes dans la norme de santé acceptée.
Le médecin, chirurgien, Laurent Alexandre fait de très belles conférences où il explique les tendances actuelles de la technique et vers quoi va le monde.
Il décrit très bien la main mise des GAFA (Google Amazon Facebook Apple) sur le monde de l’information et de son traitement. Etant dans le domaine médical, il fait très bien le lien entre l’informatique et le domaine médical. Les gens dans le domaine technique ne font pas souvent le lien avec le domaine médical, ils ne parlent que des géants de l’informatique en ce qui concerne l’informatique et les télécom.
Laurent Alexandre est le co-fondateur du site web médical très connu: Doctissimo. Il est donc très au fait de ce que les techniques de l’information peuvent apporter comme révolution dans le domaine médical.
Ainsi il met en garde contre les GAFA qui détiennent la majorité des alogorithmes et des données qui vont permettre tout bientôt de faire des percées dans le domaine médical. Par exemple, en recoupant des énormes bases de données, il est possible de faire des diagnostiques de manières plus rapide et plus fiable que ce qu’un médecin est capable de faire.
IBM a déjà développé le robot Watson qui montre que cette idée est plus avancée qu’un concept.
Avec Google Flu trends, google propose des statistiques sur l’avancée de la grippe saisonnière qui sont plus rapide que les réseaux officiles basé sur les médecins. En effet, à l’heure de l’information, c’est sur google que vous allez rechercher les symptômes de la grippe, avant de prendre un rendez-vous chez votre médecin.
Si l’on combine tout ça avec la génétique, on va encore mille fois plus loin.
Laurent Alexandre est l’auteur d’un livre qui s’appelle: La mort de la mort.
Il est persuadé que l’homme qui vivra mille ans est déjà né. Que nous sommes à l’aube d’une révolution médicale qui vient du couplage de l’informatique et de la médecine. C’est aussi la vision du transhumaniste du monde qui est en vogue dans la silicon valley.
Laurent Alexandre parle du séquençage de l’ADN humain qui a beaucoup évolué, qui ne demande plus d’énormes ressources et des années de calcul. Il nous promet que bientôt, nous auront des séquenceurs ADN qui nous fournions le résultat en quelques secondes, à l’image de ce que l’on voit dans le film Bienvenue à Gattaca.
Du coup, comment peut évoluer un monde dans lequel le séquençage ADN est si rapide ?
Comment vous se comporter les assureurs ?
Est-ce que l’on va vers l’eugénisme et la tyrannie du destin génétique des individus ?
Laurent Alexandre dit dans toutes ses conférences qu’il aimerait bien un débat de société sur le sujet. Mais il ne précise jamais que cette vision du destin complétement verrouillé par les gènes n’est pas exacte !
…. Mais c’est vrai, ce n’est pas forcément dans son intérêt..
Les gènes sont des ressources que l’organisme utilise pour se construire. Mais il n’est pas obligé d’utiliser tous les gènes.
En effet, tous les gènes de notre ADN ne sont pas activés.
Voici une brève explication bien faite de Joël de Rosnay qui explique ce qu’est l’épigénétique et comment fonctionne le mal nommé « Junk DNA », l’ADN poubelle…
Ainsi le bon peuple Suisse qui vote oui à l’extension du diagnostique préimplantatoire pour aller tranquer les maladies génétiques et éléminer les porteurs de gènes incriminés avant leur naissance n’a pas tout compris…..
Le fait qu’un gène soit présent dans l’ADN, ne veut pas dire qu’il va être activé.
En effet, il y a le code génétique, mais il y aussi le lecteur du code. Le lecteur peut choisir s’il veut activer où non les gènes.
L’imaginaire collectif n’a pas encore intégré toutes ces nouvelles découvertes scientifiques. Joël de Rosnay semble dire que c’est autour de 2010 que l’on a précisé ces mécanismes de lecture de gènes.
Pour bien faire comprendre le principe, il prend l’exemple des abeilles.
Toutes les abeilles ont le même code génétique. Or, suivant avec quoi la larve est nourrie, elle va évoluer sous une forme où une autre. Ainsi une larve d’abeille nourrie à la gelée royale devient une reine sexuée, alors qu’une autre devient une ouvrière assexuée !
Ainsi au lieu de supprimer des foeutus potentiellement porteur de gènes non désirés… on ferait mieux de se demander comment les gènes des maladies génétiques sont activés ?
Est-ce que ce ne serait pas à cause du stress de notre société, de la malbouffe généralisée ?
Sachant que c’est notre environnement et nos réactions à celui-ci qui activent où non les gènes, l’humain garde son libre arbitre ! Non le destin n’est pas dans les gènes.
Il y a 20 ans, en 1995 j’ai vu pour la première fois un « Natel D » un téléphone numérique GSM. C’était une révolution, nous l’avions en camp scout. C’était la première fois qu’étant perdus au milieu d’une forêt, nous avions un lien direct avec le reste du monde.
Le Natel D est le premier téléphone numérique en GSM qui était disponible en Suisse. Il est sorti en 1993, mais il a fallu attendre au moins 1995 pour que la couverture du territoire soit suffisante pour que ce soit utilisable. Voici un reportage de la RTS au moment de la sortie du Natel D.
C’était ma première expérience avec cette technique disruptive qui a changé notre société.
Des régions entières qui n’avaient même pas le téléphone ont été couvertes par la téléphonie mobile: le monde s’est rétréci.
Cette nouvelle technique est dite disruptive, car elle produit une véritable rupture avec le monde d’avant.
Il y a des effets partout, dans tous les domaines.
Un exemple simple que j’ai observé chez les jeunes générations: le rendez-vous clair et précis pour passer une soirée entre amis ne se fait plus.
Il y a des plans changeants… toute une discussion en « temps réel » avec plusieurs groupes et du papillonnage pour aller voir un moment un groupe, un moment un autre. Les lieux ne sont pas prévus à l’avance.
« – Je t’appelle tout à l’heure pour préciser où l’on sera.. »
À l’autre bout de mon monde, chez les bergers d’Afrique de l’Ouest, plus besoin de faire des heures de marches avec son troupeau pour aller vendre quelques têtes au marché. Les transactions se font directement par SMS et seule la livraison se fait. Par ce même principe, des banques pratiquant par SMS se sont mises en place.
Puis l’arrivée des smartphones a confirmé le fait que le monde est vraiment petit. Il est possible à tout moment d’avoir toute sa tribu dans sa poche.
Ainsi une technique disruptive est une même technique qui s’applique en masse partout dans le monde et qui induit partout des ruptures avec la manière de vivre d’avant.
Quelle est la prochaine technique disruptive ?
Selon moi… d’ici 5, 10 ans… la voiture autonome sans chauffeur va révolutionner notre société. Voici pourquoi…
Les Google cars
Après quelques vagues tâtonnements et prototypes isolés, c’est en 2010 que l’histoire de la voiture autonome s’est accélérée lorsque Google a annoncé avoir développé un équipement qui permet de rendre une voiture autonome et que leur flotte avait déjà roulé ainsi plus de 800 000km !
Cette annonce relance l’imaginaire, bien que le système de l’époque n’est pas totalement autonome, le parcours nécessite d’être préalablement fait une fois. Ensuite, la voiture est capable de le refaire en tenant compte de la signalisation.
Seul « bug » majeur, la voiture reconnait toutes les signalisations sauf celle d’un policier qui gesticule au milieu de la rue. Donc on espère que les feux ne tombent pas en panne !
Au fil du temps le seul frein qui retient les google cars de se balader sur les routes n’est plus un problème technique, mais un problème légal.
Un problème légal plutôt que technique
Du coup, s’enclenche un processus de légalisation de la conduite pour les robots.
Séduits par l’opportunité des retombées économiques et de la baisse annoncée du nombre d’accidents, de nombreux États adaptent leur législation.
Aux USA, en mai 2012, l’État du Nevada est le premier État des USA à avoir adapté sa législation routière aux véhicules autonomes et à avoir homologué un véhicule: une Toyota Prius modifiée pour Google. (Avec 150 000$ d’équipement supplémentaire, dont la moitié pour uniquement le radar laser.)
Cependant, cette législation n’est pas totale, elle requiert qu’un conducteur humain soit prêt à reprendre le volant à tout moment.
Dans la foulée, la Floride, le Michigan et la Californie ont également autorisé les essais de voitures autonomes sur leurs routes. Une dizaine d’autres états des USA sont en train de légiférer sur le sujet et dans 9 autres l’autorisation a été refusée.
La stratégie du constructeur français est d’assurer la sureté et donc de progresser pas à pas vers un véhicule de plus en plus autonome, mais pas directement du 100% autonome.
Ainsi l’automatisation a déjà commencé avec l’automatisation du parcage.
Cette stratégie me fait penser que c’est peut-être une formulation pour ne pas avouer qu’ils sont largués techniquement !? … Google et les constructeurs allemands ont des voitures autonomes qui roulent vraiment !
Mais cette automatisation progressive n’est pas stupide.
Dans cette vision on peut imaginer que des véhicules autonomes soient autorisés en premier sur les autoroutes. C’est un environnement qui ne présente pas trop de surprise et qui est largement maitrisé par les véhicules autonomes. De plus, on sait que la monotonie des autoroutes est justement le danger pour les conducteurs humains. Il semble qu’un tiers des accidents mortels en France soit dû à la fatigue sur les autoroutes.
Les concepteurs de l’application controversée de covoiturage / taxi, Uber se sont aussi lancés dans la course des voitures autonomes, et on comprend la stratégie. La source de leur ennui est justement la concurrence déloyale entre les chauffeurs de taxi professionnels et les chauffeurs amateurs.
Si la flotte de taxi Uber n’a plus de chauffeur, fini les ennuis …. ou pas !
Nous reviendrons ci-dessous sur les conséquences sociales de la voiture autonome.
« One more thing… » La rumeur dit qu’Apple prépare en secret une iCar… (ou iMove..)
On avait déjà eu ce genre de rumeurs fantaisistes qui annonçaient la sortie d’un iPhone…. ça a été démenti par Apple… mais quelques années plus tard l’iPhone a fait un raz de marée…
Google reprend la tête de la course
Face à cette concurrence internationale, Google reprend la tête de la course en poussant le concept de la voiture autonome encore plus loin: la bulle.
Google ne fait pas un prolongement de ce qu’est une voiture en l’automatisant, mais réfléchi à ce que va devenir la mobilité du futur avec ce genre de techniques, et donc le mieux était de concevoir depuis le début une véritable auto-mobile (une voiture qui roule toute seule dans le vrai sens de « auto »)
Voici un vidéo des essais de Google cars.. (mai 2014)
En poussant le concept encore plus loin, Google se heurte à nouveau à une limite légale. Toutes les législations nécessitent qu’un humain puisse reprendre le contrôle du véhicule à tout moment.
Les enjeux des véhicules autonomes dépassent largement le domaine des transports. Comme ça l’a été avec les appareils photo au moment du passage au numérique, ce ne sont pas forcément les entreprises traditionnelles du domaine qui sont les plus à même de définir ce que sera la mobilité du futur.
Pourquoi Swisscom, une entreprise de télécommunication s’intéresse à la voiture autonome ?
Swisscom a envie de développer un internet mobile des objets. Un internet dans lequel les objets eux-mêmes envoient des informations. Par exemple, on peut imaginer que les places de parc indiquent si elles sont libres où non. Ainsi une voiture autonome qui arrive sur un parking peut directement réserver son emplacement et se parquer sans perdre du temps à tourner en rond dans le parking.
Swisscom se projette comme gestionnaire de ce genre de ressources. Ainsi on peut imaginer un partage beaucoup plus souple et à grande échelle des places de stationnement dans une ville entière. La voiture étant autonome, elle peut vous laisser juste devant la porte et aller se parquer à quelques centaines de mètres plus loin dans une place qu’elle aura négociée suivant les critères que vous lui aurez donnés. (Temps de stationnement, fourchette de prix, distance pour économise le carburant, etc..)
Que vont devenir les agents de police ?
Ça me fait penser aux gags de Gaston Lagaffe qui trouve toujours un moyen, une invention, pour piéger l’agent Longtarin qui s’apprête à lui mettre une contravention pour dépassement du temps de stationnement.
Et oui, d’ici 5 ans votre voiture ira peut-être elle même changer de place de parc toutes les heures pour éviter une contravention !
Une telle gestion d’information n’est pas le métier de base des constructeurs automobile. Ainsi on comprend pourquoi des opérateurs de télécom se pressent aux créneaux.
Swisscom se projette dans le futur et tente de savoir quel rôle pourra avoir un véhicule s’il n’est plus nécessaire de le conduire ?
Est-ce que la voiture deviendra un espace de travail ? Un cinéma ?
Du coup, il faut concevoir la technique qui permettra de fournir des films à haut débit sur toutes les routes !
On retrouve ici un concept qui est déjà en vigueur depuis quelques années dans les cars postaux suisses qui sont tous équipés de wifi gratuit pour les passagers.
De plus l’enjeu de la voiture autonome est aussi très lié à la cartographie. Swisscom annonce qu’ils font de la cartographie des positions anonymisées des téléphones mobiles afin d’améliorer leur couverture.
La guerre de la cartographie bat son plein pour être maître de la mobilité du futur !
Les données sont continuellement mises à jour par des camping-cars bourrés de caméras qui scannent les panneaux de signalisation.
Pourquoi un camping-car ? .. et bien par ce que le chauffeur doit bien dormir à un moment donné !
Si le véhicule pour se déplacer tout seul, plus besoin d’humain, plus besoin de camping-car…
Google a collecté déjà beaucoup de données avec son projet streetview. On peut imaginer que ça peut intéresser le géant de l’information de s’étendre dans le domaine de la cartographie, de se libérer de ses fournisseurs et d’avoir une flotte entière de google cars qui cartographient automatiquement le monde entier !
Et à l’avenir Uber se voit bien remplacer la Poste, Fedex et DHL par un service de livraison automatique. Qui gagnera les drones d’Amazon ou la voiture autonome ? (ou encore.. le coursier à vélo 😛 )
La guerre des véhicules autonomes est lancée.
Conséquences sur les emplois
Les conséquences sur le remaniement du monde des transports va surtout se faire sentir pour les emplois qui sont liés aux transports… et il y en a pas mal.
Au niveau mondial il semble que près de 30% des emplois sont dans le secteur des transports !!
Dans ce tas, on peut compter les camions, les autocars, les livreurs en tous genres (La poste), les taxis, mais aussi les véhicules des magasiniers dans les gros entrepôts, et aussi les énormes camions utilisés dans les mines à ciel ouvert. Le secteur des transports est très vaste.
Les ingénieurs spécialisés en robotique sont très recherchés.. mais pour 1 emploi d’ingénieur créé, ce sera 300 chauffeurs de taxi qui vont perdre leur emploi !
Que va-t-on faire des 80% de gens qui se font piquer leurs emplois par des robots, mais qui n’ont pas les compétences nécessaires pour retrouver un emploi ?
Moi, j’ai une proposition…. J’y viendrai un peu plus bas…
Les taxis ne sont de loin pas le seul domaine concerné. Les chauffeurs poids lourds ont de gros soucis à se faire.
Les chauffeurs font des milliers de km au volant, souvent sur l’autoroute. Il ne font rien de très compliqué 99% du temps. C’est au chargement et au déchargement qu’il faut de la main-d’oeuvre. Le pilotage de camion ne pose aucun souci technique.
Depuis mai 2015, le premier camion autonome roule sur les routes du Nevada !
Actuellement, comme pour les voitures, un chauffeur est requis pour reprendre la main en cas de besoin. Mais d’ici 10 ans, c’est quasi certains que les chauffeurs ne seront plus nécessaires !
Autre effet collatéral… s’il n’est plus nécessaire de savoir conduire une voiture pour l’utiliser. Alors qui aura encore besoin de permis de conduire ? Qui va apprendre à conduire ?
Le secteur des transports est peut-être la « Goutte d’eau qui va mettre le feu aux poudres » 😛 qui va massivement mettre des gens au chômage et faire plonger tout le système.
Il est grand temps de modifier la manière dont on intègre tout le monde dans notre société. Actuellement l’emploi est autant une source de revenu pour vivre qu’une place sociale. Dans notre société, sans emploi, on est rien.
Ces temps je m’intéresse de plus en plus au Revenu de Base Inconditionnel qui est une manière élégante de garantir tout le monde d’avoir un revenu qui permet de vivre et ainsi d’aller sereinement dans un monde où l’emploi est rare.
Ainsi on éviterait peut-être des tensions comme celle des chauffeurs de taxi qui manifestent contre Uber dans de nombreuses villes.
Si l’on donne à chacun(e), via un Revenu de Base Inconditionnel, les moyens en temps et en argent de se créer son propre emploi, il est possible de dynamiser le tissu économique pour aller vers l’avenir, pour traverser cette crise de l’automatisation.
Un des gros objectifs de la voiture sans chauffeur, c’est de supprimer les risques d’accident. En 40 ans, le nombre de morts sur les routes a beaucoup diminué. La sécurité des véhicules s’est bien améliorée. Mais il reste un seuil incompressible.
Ils vont certainement trouver de nouveaux risques à assurer… Là aussi il y a du chamboulement en vue.
Le véhicule autonome, un pas vers l’économie de fonctionnalité ?
Un des objectifs de Uber est d’être meilleur marché que le fait de posséder son propre véhicule.
Ainsi on arrive directement dans l’économie de fonctionnalité. Une économie basée sur le fait de vendre un service, une solution, plutôt qu’un objet.
Au passage, l’économie de fonctionnalité permet de supprimer l’obsolescence programmée. Une entreprise qui fournit un service à tout intérêt à avoir du matériel fiable et efficace sur le long terme et qui se répare.
Le SwissPass vient de sortir en été 2015… c’est un abonnement CFF pour tous les transports publics en Suisse… et il est possible de charger sur la même carte un abonnement à la coopérative mobility qui donne accès a divers types de véhicules partout en Suisse.
On peut se demander comment la coopérative mobility va tirer son épingle du jeu avec l’arrivée des voitures autonomes ?
Le mieux pour elle, c’est d’acquérir aussi une flotte de véhicules… mais est-ce qu’elle arrivera à faire concurrence à Uber, Google et autres qui sont aussi les concepteurs des algorithmes et les propriétaires des données des cartes qui guident les véhicules ??
Alors… en 2020 le boum des voitures autonomes ?
On verra…
Dans tous les cas vous retrouverez cet article dans ma rubrique « archéologie du futur », avec mes autres essais de prospective.
Quand on parle de polymères, en général, c’est pour fabriquer du plastique… et bien dans le domaine des géopolymères, on fabrique des pierres !
En effet, au lieu de d’utiliser du pétrole pour construire des grosses molécules (le polymère), on va utiliser des matrières minérales comme la silice (du sable) ou l’alumine (oxyde d’aluminium).
Ainsi, on obtient des matériaux très très solides et résistant.
Cette science des géopolymères est très récente elle a à peine plus de 30 ans et s’applique plutôt depuis une vingtaine d’année. C’est le professeurs Joseph Davidovits qui a inventé ce terme et développé cette science.
Un « béton » écologique
Les géopolymères commencent à sortir des applications très spécialisées pour devenir des matériaux plus standards, notamment dans la construction. En effet, il est possible de remplacer le béton par des géopolymères, une opération qui économise beaucoup d’énergie grise.
La science des géopolymères est très récente, mais voilà qu’elle permet de résoudre de vieilles énigmes. Comme celle de la fabrication des Buccheros étrusques.Des vase noirs fabriqués 500 à 600 ans avant J.-C.
La fabrication de ces vases est restée un mystère pendant longtemps. Les archéologues ont expliqués la couleurs noires par une cuisson de ces poteries dans un four avec une atmosphère particulièrement chargée en carbone.
Mais cette théorie ne tient pas, car les fours devrait être très performants pour monter à haute température tout en maintenant cette atmosphère particulière. Ça semble très peu probable. Les essais qui ont été fait pour prouver que cette technique marche n’a été pratiquée que jusqu’à des température inférieur à 500°C… et du coup on obtient en effet, une belle poterie noire, mais elle ne tient pas l’eau !
Alors comment expliquer qu’un grand nombre de ces poteries ont pu résister 2500 ans enfouies dans le sol ?
Ce n’est qu’avec la théorie des géopolymères que Joseph Davidovits a pu expliquer la fabrication des Buccheros avec des cuissons à moins de 500°C. Il s’agit simplement d’un mélange d’argile et d’une solution basique composée de chaux et de certains sels que l’on trouve naturellement dans tous le pourtour de la méditerranée.
Tellement durs, plus dur que du métal, quela technique de fabrication par forage ne fonctionne pas pour les vases de ce type. D’autant plus que ces vases sont lisses, et ont des formes qui interdisent de les forer. (comment faire passe l’outil par l’étroit goulot ?)
Avec la connaissance des géopolymères, je me dis que l’on tient une piste intéressante: tous les objets en pierre ne sont pas taillés, il est possible de les mouler !
« Je sais faire des pigments, des produits qui fondent sans que le feu les brûle, et en outre insolubles à l’eau. Personne n’en aura connaissance, excepté moi seul et mon fils aîné, le dieu ayant ordonné qu’il pratique en initié, car j’ai remarqué sa compétence en tant que chef des travaux dans toutes les matières précieuses, depuis l’argent et l’or jusqu’à l’ivoire et l’ébène. »
Ainsi on peut imaginer que la fonte et le moulage de pierre puissent être connu à cette époque.
Les pyramides d’égypte ont été moulées
Si l’on devait de nos jours construire une grande pyramide dans le genre de celle de Chéops, comment est-ce que l’on s’y prendrait ?
Il est fort probable qu’on la construise avec des blocs de béton.
Pour un architecte au fait de l’existence des géopolymères, il est fort probable, qu’il décide de remplacer le béton par un géopolymère.
Vue que la technique des géopolymères semble connue dans l’égypte antique au vu de ce qui est écrit sur la stèle d’Irysen, est-il possible que les pyramides d’Egypte soient faites de géopolymères ?
Le professeurs Davidovits travaille sur cette hypothèse depuis longtemps. Il s’est même amusé à piéger des archéologues avec des géopolymères en leur demandant de donner l’âge de pierre qu’il venait de mouler.
On imagine bien le dialogue: « Cette pierre a été taillée il y a 4000 ans …. et bien non… je l’ai moulée il y a une semaine dans mon labo ! »
Il semble bien en effet, qu‘il n’est pas possible de dater une pierre. Il est possible de dater son errosion, ce qui se trouve autour (les coraux pour les pierres sous marines), les matières organiques avec du carbon 14, les pierres en fonction de la couche sédimentaire dans laquelle on les trouve. Mais la pierre toute seule elle même…. pas possible !
L’idée utilisée dans cette étude consiste à se dire que si la pierre a été moulée sur place directement, les moments magnétiques sont identiques dans toute la pierre et orienté nord sud. Si la pierre a été taillée et donc déplacée et tournée, les moments magnétiques des composants de la pierre sont aléatoires.
L’étude arrive à la conclusion qu’il y a des blocs qui ont été taillés (à la base de la pyramide de Kephren en tout cas) et des blocs qui ont été moulés.
Effectivement on imagine qu’il est beaucoup plus simple de transporter des gravats, des petits matériaux et de mouler les blocs sur place que de manipuler des blocs énormes !
Le film « La révélation de Pyramides » (dont voici mes notes) qui pose beaucoup de questions pertinentes sur la construction des pyramides mentionne aussi la création des « fondations » des pyramides. Du socle sur lequel elles sont posées. Une constructions très complexe à elle toute seule vu que le socle doit être hyperplat !
Si on imagine que le socle a été moulé, c’est tout de suite plus facile pour faire un sol plat !
Ce film évoque qu’aux 4 coins du monde, il y a des artefacts qui ont été construit avec des pierres énormes et très bien ajustées. L’hypothèse du moulage des pierres expliques pas mal de choses.
Il y a de nombreuses pierres qui semble être taillées avec une logique qui compliquerait le travail (des bosses!). Mais en prenant l’hypothèse du moulage tout devient évident !
Chose que je ne comprends pas, c’est que les auteurs du film « La révélation des pyramides » ne parlent pas de géopolymères, bien que sur une radio ils ont évoqué le fait d’avoir rencontré Joseph Davidovits et connaissent ces théories. Alors pourquoi ne pas avoir intégré ceci dans le film ? Ce n’est pas assez sensationnel ? L’hypothèse est trop réaliste ?
(Edit… octobre 2015.. Dans le film Gizeh 2005 les Jacques Grimault explique qu’il n’affirme que ce qu’il a pu vérifier lui même. Comme il lui manque toujours une autorisation pour tester une pierre de la grande pyramide, il n’a pas pu tester lui même et donc ne montre rien dans le film. Mais cette hypothèse est plus qu’une hypothèse, c’est une des 8 techniques de constructions qu’il a repéré pour la grande pyramide.)
Voilà c’était donc un petit aperçu de nouvelles techniques (ou anciennes) dont on ne parle pas assez à mon avis !
Un petit film qui expose la même hypothèse de bloc moulés
Juste après avoir écrit ce texte, je découvre sur youtube ce petit film, qui présente cette théorie de construction des pyramides à l’aide de géopolymères moulés. On y parle aussi de la stèle de Irtysen alors que j’avais trouvé l’info tout ailleurs et que j’avais recoupé les idées. Donc c’est parfait je ne suis pas le seul à avoir fait le rapprochement. Ce qui conforte la théorie.
Dans le film il est aussi mentionné une autre stèle qui indique la recette de pour la création de géopolymère.
Pour terminer, je me dis qu’il est normal que l’idée de mouler des pierres émerge dans un pays où l’on construit depuis toujours des maisons avec des briques moulées avec de la boue séchée !
Sans que l’on s’en rende encore vraiment compte, le monde de la fabrication d’objets change. Les pièces du puzzle d’un artisanat industriel se mettent en place.
Mais déjà, avant d’aller dans le futur, comment est-ce que l’on fabrique des objets maintenant ?
Pour bien comprendre, faisons un petit retour historique.
Nous voici dans un passé lointain, ou les humains grâce à leurs mains munies d’un pouce opposable se mettent à utiliser des objets. Tout d’abord il s’agit d’objets ramassés. Trouvés en l’état. Puis ils commencent à être façonnés. C’est le début de l’artisanat.
Un artisan réalise un objet du début à la fin, et il réalise ce travail chez lui.
Puis arrive la révolution industrielle. Pour des raisons d’efficacité, on invente la division du travail, la spécialisation et ceci débarque sur le travail à la chaine. Comme on ne peut pas faire une chaine qui traverse toute une ville. On invente l’usine ! (quoique, comme l’a relevé Marx, La Chaux-de-Fonds montre le contraire. La ville entière est une usine d’horlogerie!)
Ce modèle industriel est tellement efficace que petit à petit, il remplace quasi complètement l’artisanat.
Au passage, ce modèle industriel induit de profonds changement sociaux. Il crée des classes. Des ouvriers, des cadres et des patrons.
C’est la glorieuse époque de la lutte des classes.
Et l’on arrive à Karl Marx que tout le monde connait et associe au communisme. Mais qu’a vraiment dit Marx ?
En très bref, il a écrit (mais ne l’a pas terminé) un bouquin qui s’appel le Capital. Dans lequel il explique le fonctionnement de l’économie capitaliste issue de la révolution industrielle:
pour produire, il faut des moyens de production
des moyens des productions (une usine) c’est très cher. Il faut donc du capital
=> seuls les riches peuvent être propriétaires des moyens de production
les autres, les prolétaires sont condamnés à travailler dans les usines pour produire en échange d’un salaire
quand l’usine a été rentabilisée. Le bénéfice de la production va uniquement dans les poches du patron. Il devient donc un esclavagiste !
=> c’est ce dernier point qui va lancer l’idée du communisme: la propriété des moyens de production aux ouvriers !
Et voilà que de simples divergences d’opinions sur la manière d’organiser une production industrielle d’objets va modeler toute la politique du 20ème siècle !
La querelle ne remet même pas en cause le mode de production, juste son organisation.
Ceci montre bien à quel point la production d’objets est capable de changer le monde !
Quelle influence aura sur le monde le changement que je vais te décrire dans quelques instants ? Ce n’est pas un simple changement d’organisation de la production. C’est un véritable changement du mode de production. Comme l’a été le passage de l’artisanat à l’industrie.
J’ai dit ci-dessus que les techniques de production d’objets influencent terriblement le monde. Mais il y a des techniques qui influencent encore plus le monde. Il s’agit des techniques de l’information:
l’invention de l’écriture à engendré le droit, l’Etat.
l’invention de l’imprimerie a engendré la réforme. La démocratisation des Bibles a libéré la société de l’emprise de l’église
l’invention du web est toujours en train de transformer notre monde pour engendrer quoi ? … c’est encore flou. Mais il est indéniable que l’accès a l’information est totalement différent de ce qu’il était avant.
Tous les domaines d’activités lié à l’information ont complètement été chamboulé. La presse, les télécom, la diffusion de musique, de film, de livre, etc…
Convergence entre le monde de l’information et le monde de la production d’objets
Cette vague de chamboulement que le monde de l’information a vécu ces 20 dernières années arrive dans le monde physique, dans le monde des objets.
Voilà la grande révolution que j’appelle l’artisanat industriel.
Pour découvrir ce qui nous attend dans le monde de la production d’objets, il suffit d’y appliquer les recettes qui sont utilisées dans le monde de la production d’objets dématérialisés, d’objets du monde de l’information.
On bref, nous allons vers..
la personnalisation des objets
le financement par les foules
les communautés de co-créateurs à la place des entreprises.
Les 3 goulets d’étrangelement des biens physiques
Observons les conditions que doit remplir un objet pour exister dans une société industrielle.
Pour exister, un objet doit être….
assez demandé pour être fabriqué
assez demandé pour être en magasin
assez demandé pour que sa promotion soit assurée. (savoir où le trouver et qu’il existe.. pub, vitrine…)
Le web a déjà permi de faire sauter 2 de ces goulets avec des sites comme Groupon, qui permettent de se mettre ensemble pour acheter un produit avec un fort rabbais. Donc la promotion est assurée et la demande en magasin est assurée.
=> Il ne reste que le goulet de fabrication à faire sauter. C’est ce qui est en train d’arriver.
Ceci grâce à de nouveaux outils de productions.
Imprimante 3D et découpeuse laser
Ce qui révolutionne le monde des objets est le fait que pour une somme accessible aux particuliers, il est possible d’acheter une usine à tout faire !
C’est ici que l’on parle de l’imprimante 3D. A notre époque, quasi tout le monde a chez soi une imprimante qui permet de déposer sur papier du texte et des images. L’imprimante 3D, comme son nom l’indique, ajoute une troisième dimmension. Elle est capable d’imprimer des objets à partir d’un modèle 3D.
Il existe de nombreuses variantes d’imprimantes 3D capables d’imprimer des objets de toutes tailles, de quelques micron à la taille du fuselage d’un avion. Si la plupart des imprimantes 3D fabriquent des objets en plastique, certaines impriment des matières aussi diverses et variées que le chocolat ou des cellules souches !
Voici de quoi imaginer ce à quoi ressemblera notre futur. Nous mangerons des steaks imprimés chez nous avec des protéines d’insecte élevé à la maison. Les plus grands « food designer » concevrons les plats les plus rafinés que vous pourrez télécharger.
Un problème de rein… allons en imprimer un nouveau et changeons-le. C’est n’est pas tellement de la science fiction, il existe déjàune homme qui vit avec une vessie imprimée !
Hormis l’imprimante 3D, il y a un autre outil qui a beaucoup de succès. On en parle moins car c’est moins impressionnant. Mais c’est très utile. Il s’agit de la découpeuse laser. Là on reste dans la 2d. Mais On trouve des découpeuse laser qui coupent tout, du papier au métal.
Bon, les matériaux les plus populaires sont plutôt le bois et le plexiglas.
Les Fab-labs
Bien que le coût de ces usines à domicile soit abordable, c’est encore cher. Heureusement, il exise le principe des Fab-lab. Ce sont des laboratoires de fabrication qui sont ouverts au public. N’importe qui peut y venir utiliser les machines !
Bien que le concept se répend un peu partout. Il n’y a pas de fab-lab à chaque coin de rue. Cependant, j’ai eu la chance de découvrir qu’il y en a un à 5 minutes à pied de mon bureau !
Le Fab-lab de Neuchâtel: fablab-neuch.ch est situé en face de la gare. De manière générale, le mecredi matin les machines sont en accès libre. Le mercredi après-midi. Pour une modique sommes CHF 70.- il est possible de réserver les machines.
Je sens que mon imagination bouillonnante va pouvoir bientôt matérialiser des objets !
L’usine au bout du clic
Si l’on est un « nerd » enfermé chez soi et que l’on a pas envie de participer à l’ambiance collaborative d’un Fab-lab, il est toujours possible de ne pas mettre les mains dans la camboui (bien que le camboui est rare) et de rester uniquement dans la conception numérique et de confier la réalisation physique à des usines en ligne.
En effet, il y a des entreprises qui se sont montées autour du principe de la réalisation d’objet à la demande avec des imprimantes 3D.
ponoko.com est une usine au bout du clic. A l’image des photos que l’on fait imprimer dans un labo. Ponoko imprime en 3D (ou découpe) et vous envoie les objets que vous avez conçus et dont vous avez envoyé les fichiers.
shapeways.com est un concurrent de ponoko. On peut aussi se créer sa boutique avec les objets que l’on crée et met en vente à la demande. (Tout comme je le fais avec ma boutique de t-shirts: http://girafe.spreadshirt.net )
Pour les gens qui n’y connaissent rien à la conception d’objets il existe même un service pour les gens qui n’ont que des idées !
quirky.com est une manière pour les inventeurs de voir leur invention réalisées sans avoir à ne rien faire d’autre que d’avoir une idée.
Quirky fonctionne ainsi:
un inventeur a une idée…
il la soumet à la communauté
si l’idée est populaire
elle est conçue dans les détails par l’équipe de quirky
elle est commandée à la fabrication à une usine
l’inventeur reçoit une part des bénéfices de son idée
La personnalisation
La grande nouveautéde cet artisanat industriel et ce pourquoi je l’appelle ainsi, c’est la personnalisation.
dans l’artisanat, chaque objet est unique. C’est le produit du savoir faire d’un artisan.
dans le monde industriel, les objets sont fabriqués en grand nombre.
L’artisanat industriel mélange ces deux mondes. Il possible de faire chez soi, des objets personnalisés, comme du temps de l’artisanat. Mais c’est une réalisation faite par une machine, donc plutôt industrielle.
Si, comme dit plus haut on transpose ce qui est arrivé au monde de l’information dans le monde physique. La personnalisation va de soi.
Petit exemple, sur facebook, chacun a un flux d’information personnalisé !
Cette réflexion sur l’avenir de la fabrication d’objets est inspirée par la lecture du livre Makers, la nouvelle révolution industrielle écrit par Chris Andersen.
Chris Andersen est déjà l’auteur du livre: La longue traine. Dans lequel il explique que grace aux boutique web, il est possible de faire tourner une boutique sans vendre des produits de masse. Mais en vendant des produits de niche.
Le principe de la longue traine s’explique bien avec une librairie. Une petite librairie dispose d’une place de vente et de stockage limitée.
Donc elle ne va vendre que des « best-seller » des livres qui se vendent bien. Elle ne va pas s’encombrer de livres dont on ne vend qu’un seul exemplaire par année.
Une librairie comme Amazon a une place de stockage qui ne coûte pas cher et un magasin virtuel infini. Donc elle se permet de vendre des livres qui ne sont vendus qu’une fois par an. Et finalement le potentiel de vente de livres différents mais rarement vendu est autant voir plus grand que de vendre beaucoup d’exemplaires d’un nombre restreint de livre.
Ancien modèle: beaucoup d’exemplaires de peu de livres.
modèle longue traine: peu d’exemplaires de beaucoup de livres différents.
Chris Andersen nous annonce que ce principe arrive dans le monde industriel grâce aux imprimante 3D et découpeuses laser qui permettent de fabriquer des petites séries d’objets pour pas cher.
On a vu que l’ère industrielle a favorisé les riches. Des gens capables d’acheter des moyens de production.
Si l’on a pas la chance d’être riche mais que l’on veut quand même se lancer dans l’industrie, le système capitaliste à développé plusieurs mécanismes:
le crédit
le capital risque du type start-up
la bourse
Ces systèmes sont effectivement utilisables, mais il ne sont pas accessible à tous et ont certains désavantages.
Le crédit est un moyen de concentrer à un moment donné un capital et d’étaler le payement sur du long terme. Mais il est lié à des intérêts. Du coup, sur le long terme on va dépenser 3 fois plus d’argent, et il y a un sérieux risque de ne pas pouvoir rembourser si l’on se plante.
Si l’on est une start-up qui a l’air intéressante, il y a peut être un gentil investisseur qui va vous donner de l’argent pour démarrer en espérant un jour en gagner avec ce que vous aller réaliser. Mais en échange, il va demander une partie de votre entreprise et surtout des revenus de celle-ci !
La bourse utilise le même principe, mais au lieu d’avoir un seul investisseur, on découpe le capital de l’entreprise en de nombreuses parts que l’on vend à de nombreux investisseurs !
(Avec en plus la possibilité de spéculer sur la valeur des parts d’entreprise! … donc faire de l’argent en étant totalement déconnecté du monde industriel.)
La révolution industrielle a conduit à l‘invention du monde banquaire et financier. La prochaine révolution industrielle va probablement chambouler ce monde de la finance.
Bref, avec ces mécanismes on perd toujours quelque chose et on est pas certain que l’idée marche vraiment.
Comment faire pour éviter ces mécanismes ?
Pour trouver la solution, observons la solution qu’ont trouvé des agriculteurs pour vendre leur production. L’agriculture contractuelle.
La production de nourriture est achetée à l’avance par les consommateurs. Ils achètent un panier. L’agriculteur ne produit pas s’il n’est pas certain d’avoir sa production écoulée.
Dans le domaine des biens d’information (toujours notre modèle à transposer sur le monde physique), on trouve des sites web qui permettent de réaliser une opération similaire à l’agriculture contractuelle. On a appelle ceci le financement communautaire (crowdfunding)
Si je veux réaliser un film. Je présente mon projet sur le site http://www.kickstarter.com . J’indique le montant qu’il me faut pour réaliser le film. Le site m’impose un délai durant lequel trouver des gens qui font des promesses de dons pour financer mon film. Si j’arrive à la somme voulue dans les délais. Les gens doivent payer et le projet démarre. En revanche, si la somme n’est pas atteinte, c’est probablement que le projet n’est pas bon et qu’il faut le revoir.
On observe de plus en plus que cet outil est détourné pour financer non pas des biens d’information avec des dons. Mais des objets physiques.
Le site de financement communautaire permet de faire une étude de marché pour voir si le produit aura du succès, ainsi que de prendre des pré-commande.
Ainsi, on limite les risques de se planter, on a déjà des clients et on ne doit pas partager son entreprise. Dans le monde de demain, on a tout avantage à faire du financement par les foules.
Ça implique que les banquiers perdent de leur pouvoir de décision sur ce qu’ils veulent financer ou non en accordant des crédits.
Les communautés de co-créateurs
Un artisan travaillait généralement seul. Avec la révolution industrielle et la création d’usine, la notion d’entreprise est devenue importante.
Avec l’artisanat industriel, est ce que l’entreprise est toujours utile ?
D’un point de vue financier, on vient de voir que non. Il n’est plus nécessaire d’avoir une entité juridique à vendre pour se financer.
D’un point de vue de la production d’objets, vu que l’automatisation y est pour beaucoup. Pas besoin d’être beaucoup de monde et donc pas besoin de créer un groupe de gens appelé entreprise.
C’est du point de vue de la conception qu’il est intéressant de regrouper ses forces, d’avoir un brassage d’idée avec beaucoup de monde. Mais est-ce que le cadre d’une entreprise est nécessaire ? Je ne le pense pas.
Pour s’en convaincre, on va encore une fois transposer dans le monde physique les pratiques du monde de l’information numérique.
Il faut surtout observer le monde du développement de logiciel. Il existe de nombreux logiciels qui sont « open source ». Donc les sources sont ouvertes et le développement du logiciel est fait par une communauté, pas par une entreprise. Les exemples les plus connus sont linux, firefox, libre-office, etc... et bien souvent tous les logiciels cachés au grand public mais qui sont la base de l’internet, du web, du e-mail….
Les communautés de concepteurs sont l’avenir de la création d’objets.
La communauté fédère les forces mieux que l’entreprise
Il y a beaucoupd’entreprises leader dans leur domaine se vantent d’avoir recruté les meilleurs chercheurs du domaine. Souvent elles oublient de préciser… les meilleurs qui ont bien voulu venir….
Le cadre proposé par une entreprise est souvent très exclusif. On ne doit travailler que pour une seule entreprise. Il est aussi très contraignant. On doit travailler dans un lieu précis, avec des conditions précises… beaucoup de gens refusent de changer de vie pour aller se mettre au service d’une entreprise.
Ce n’est pas le cas dans une communauté de co-créateurs. Si l’on observe les commautés de logiciel libre, les développeurs viennent de partout. Certains sont salariés, d’autres non. L’attache n’est pas exclusive.
Si l’on observe le monde des moteurs de rendu pour navigateur web. Il y a deux grands projet open source, il s’agit de Gecko qui propulse Firfox et Webkit qui propulse Safari, Chrome et depuis peu Opéra.
Opéra développait son propre moteur de rendu pour son navigateur web. Mais probablement que cette entreprise n’a pas pu régatter face à la force des deux grands géants open source.
Il reste encore microsoft qui est dans la course avec son moteur Trident. Mais avec beaucoup de retard par rapport aux géants open source. Comme quoi, même un géant de l’informatique ne peut pas régatter contre des communautés de créateurs.
En ce qui concerne l’exclusivité, on observe parfois que des gens contribuent aux deux projets concurrents. Parfois pour tester deux manières différentes de faire. Ce qui permet plus tard de savoir quelle est la meilleure.
Un autre facteur en faveur des communautés réside dans le fait que les entreprises, pour des raisons de budget ne peuvent pas forcément engager un grand nombre de chercheurs.
Peut être qu’elle ont LE meilleur chercheur tout seul. Mais la communauté accepte tout le monde, elle a peut être pas LE meilleur, mais les 9 meilleurs suivants !
Il y a des domaines dans lesquels on forme beaucoup de gens, mais on engage peu. Ainsi, la communauté offre un lieu où ces gens peuvent s’exprimer.
C’est ce que l’on peut voir avec l’exemple du métier de designer en automobile. Beaucoup de designer aimeraient travailler dans se domaine, mais peu sont engagés par l’industrie automobile. Les designers non sélectionnés finissent donc par concevoir d’autres choses comme des brosses à dent et des stylos et ceci pour avoir un travail pour vivre.
Mais si on leur propose un projet de conception de voiture open source tel que wikispeed, il est fort probable que ça les intéresses de participer à cette communauté de co-créateurs.
Construis tes rêves… ou bien quelqu’un d’autre va t’embaucher pour construire les siens !
Tout comme la révolution industrielle a modelé notre société actuelle, son économie, ses institutions politiques, son réseau de transport et de communication, cette nouvelle révolution industrielle risque de chambouler pas mal de chose.
Comme tout est lié, il est difficile de dire quel est l’avenir que l’on aura. Chaque modification fait bouger tout l’édifice comme dans une partie de mikao.
Cependant, il ne faut pas oublier que notre société n’est que le reflet de ce que l’on veut. De tout temps les sociétés humaines ont été guidées par des prophètes et des visionnaires…
Il est possible de constuire un projet de société autour de ces nouvelles possibilités.
Nous entrons dans l’ère de la créativité, de la collaboration et du partage.
Voici quelques réflexions qui vont dans ce sens et que j’ai déjà abordé sur ce site:
.. ou quelles sont les alternatives à facebook ? Comment créer sa propre application de réseau social ?
Les réseaux sociaux sont à la mode, ils sont vu comme l’aboutissement de l’évolution de ce que l’on fait de mieux pour interagir entre des gens à l’aide de l’Internet.
Du point de vue social, dans l’évolution de l’internet et du web on a:
le e-mail permet d’avoir une adresse à soi dans ce nouvel espace qu’est Internet. Il est possible de recréer un annuaire. Le e-mail est une « killer app » qui justifie le fait d’avoir une connexion internet. C’est LE service Internet indémodable 40 ans d’utilisation !
le web débarque, c’est un web de documents. Le site perso est son pendant social.
le web 2.0 débarque. On installe des applications web.
le forum est une manière de réunir une communauté d’utilisateurs autour de sujets de discussions.
le blog arrive et diffuse le point de vue et le profil d’une seule personne. Le commentaire crée le lien entre les blogs.
MSN chamboule la messagerie instantanée en permettant de diffuser son humeur à tous ses contacts.
Les fermes de blogs arrivent. C’est l’époque du skyblog. On crée des liens vers ses amis depuis son blog. On pique à ses amis des textes et des images pour les republier sur son propre blog.
Myspace réuni des communautés autour de la musique. On voit l’apparition du concept de page de fan. Des groupe de musique voient leur page myspace plus visitée que leur site web officiel. Des groupes sont découverts sur myspace.
Twitter permet de poster son humeur du moment depuis un téléphone mobile. D’où la limitation à 160 caractères des messages pour être compatible avec les SMS. Etonnamment, cette limite technique doit lui avoir été plus positive que négative. Toute une culture s’est crée autour de cette limitation. Les #hastag, les raccourcisseurs d’url, l’avantage d’être bref et d’aller droit au but. Mais à l’heure actuelle, est-ce que cette limite ne va pas être un frein ?
Youtube se propose d’héberger des vidéos. Après son rachats par google, youtube se développe et deviendra un véritable réseau social composé de chaines de tv amateur.
Facebook débarque avec une véritable approche de profile personnel sous son vrai nom. C’est à mon avis ce qui a fait son succès. Facebook est un véritable annuaire de gens. Facebook permet de « taguer » les gens sur les photos. C’est un des points important de son succès. La photo est toujours au centre de la stratégie facebook.
Facebook évolue et bouffe tout ce qui se faisait auparavant en fusionnant tous ce que font ses concurrents. Le mur fusionne le blog et l’humeur du jour. La messagerie instantanée et intégrée. Les pages de fan sont créées. => skyblog, MSN et Myspace se vident !
foursquare crée un réseau social basé sur la géolocalisation. Il faut faire des Check-in dans des lieux physiques.
facebook mise sur le mobile. Grâce aux smartphone on peut tout faire sur le mobile. Pas de limitation technique comme sur twitter. La géolocalisation est intégrée à chaque post sur facebook. (en 2013 60% de visiteur de facebook le sont depuis des mobile)
facebook refont sa notion de groupe de discussion, crée le concept d’événement facebook et généralise le « like » sur tout objet à l’intérieur de facebook et à l’extérieur grâce à l’open graph protocol.
Microsoft rachète Skype, le leader de la conférence vidéo. Ainsi Skype va fusionner avec facebook le partenaire de microsoft.
Pinterest crée un réseau social de collectionneur. Chaque collection est une collection de photos. Il est possible d’ajouter des photos ou de « repiner » (ré-épingler) dans une de ses collections une photo trouvée chez quelqu’un d’autre.
instagram crée un réseau social pour partager les photos issues de son application smartphone de filtres artistiques de photos.
Facebook achète Oculus VR, (25 mars 2014) un casque de réalité virtuelle. Facebook aurait peur de se faire devancer par google et ces google glasses ?
Le roi facebook
On voit que facebook a eu la chance de démarrer avec un concept d’annuaire de gens sous leur vrai nom et agrémenté de photos. (et la confiance accordée des anciens de l’université de Harvard) Facebook a ainsi réussi à devenir un réseau social qui a une masse critique suffisante pour devenir incontournable. Selon la loi de Metcafle. L’utilité du réseau augmente au carré du nombre de ses membres.
Fort de sa base d’utilisateurs facebook a toujours su intégrer les innovations de ses concurrents pour se maintenir en tête et attirer encore plus d’utilisateurs. En 2012, facebook devient également le site le plus visité de la planète en dépassant google !
Financement
Le financement des réseaux sociaux n’est pas bon marché. Les projets que l’on voit son souvent financés par des investisseurs qui placent un capital risque.
C’est une sorte de loterie, l’influence ne suffit pas à gagner de l’argent. Il faut avoir un bon modèle de monétisation.
C’est très souvent la publicité qui monétise le web. Google est la principale régie publicitaire du web. Facebook est également financé par de la publicité, mais encore plus ciblée que celle de google.
Facebook met en avant son service de publicité avec cet exemple du photographe de mariage qui peut cibler les jeunes femmes entre 20 et 30 ans qui sont fiancées pour proposer ses services.
En ce qui concerne Twitter, je n’ai jamais compris comment ils comptent monétiser leur réseau social ? Il n’y a pas de pub. Il y a des investisseurs qui ne rechignent pas à allonger les dollars de rallonge en espérant un jour trouver des moyens de monétisation ? (Il me semblait avoir lu qu’il y a eu jusqu’à 1 milliard de $ investi)
Un des moyens qui existe est le financement par google pour fournir le contenu temps réel de twitter directement dans les recherches temps réel du moteur de google.
=> finalement une nouveauté est arrivée pour financer Twitter.. il y a des tweet sponsorisés qui apparaissent sur les fils d’actualité d’un grand nombre de monde… du coup Twitter doit aussi favoriser le fait que tout le monde passe par la même interface centralisée.. ce qui n’était pas du tout le cas avant. C’est même ce qui avait fait son succès, notamment en Iran pendant des manifestations où le pouvoir en place coupe des sites comme twitter… mais qu’il y a d’autres plateforme pour y accéder, donc à moins de couper l’internet en entier, il n’est pas possible de couper l’information.
On verra si ce mode de financement à de l’avenir chez twitter.
Pinterest qui est le petit réseau qui monte…. et il monte tellement que maintenant il y a plus d’utilisateur pinterest que twitter !. Ce réseau a un potentiel intéressant de financement en liant des magasins derrière les images à collectionner. C’est l’idée du moment, à suivre.
Quelles sont les fonctions d’un réseau social
Le nom de « réseau social » est utilisé à toutes les sauces. C’est une mode. Mais quels sont les composants de base d’un réseau social ?
chaque utilisateur a son profil avec ses données liées
un réseau social est un réseau. Donc il faut pouvoir créer des liens entre les utilisateurs. Une liste d’amis !
Voici la base d’un réseau social. Ensuite, il y a les à côtés qui suivant servent les buts du réseau. Comme la liste des voisins sur last.fm qui permet de trouver des gens avec des goûts musicaux proches.
Il y a quand même des fonctions que l’on retrouve quasi partout:
les messages privés entre utilisateurs
la notion de groupe de discussion. (ouvert, sur demande, caché) (le descendant du forum)
Facebook comporte un grand panel de fonctions:
la timeline qui enregistre toute notre vie. Il est possible d’ajouter des posts liés à une date passée. (voir une date futur dans les pages de fan)
galerie de photos avec tagging des photos avec les noms de gens. (facebook connait ainsi les visages de centaines de millions de gens)
les groupes (privés, adhésion sur demande, caché)
les événements. (last.fm aussi permet de se déclarer présent à un concert mais c’est une « killer app » rarement rencontrée) Facebook est ainsi capable de dire: « alice devient amie avec bob après avoir été à l’événement anniversaire de Charlie ». Là on se sent vraiment espionné !
rappel des anniversaires et événements locaux. Que vais-je faire ce soir ? … facebook peut le dire ! (les cinémas et chaine de TV n’ont pas encore su exploiter ce créneau.)
le commentaire sur tout type de posts. (texte, photos, etc..)
le « like » de tout objet (texte, photos, commentaire, tout objet sur le web décrit avec open graph protocol) (depuis le 21 avril 2010)
une api permettant de créer des applications dans le réseau social. Ainsi facebook est une énorme plateforme de jeux! (ce qui fait le bonheur de zynga qui arrive à gagner 400 millions de $ par an en vendant des objets virtuels à ces 300 millions de joueurs uniques mensuels. Ceci même après que Zynga ait payé une redevance à facebook. 12% des revenus de facebook proviennent de Zynga !)
lancement de sondages (est-ce que facebook veut se lancer dans la démocratie en ligne ?)
D’une manière générale, on remarque que facebook comporte un grand nombre d’outils de gestion d’information capable de remplacer certains services traditionnellement laissé à l’Etat !
Tout d’abord facebook est une énorme base de donnée d’Etat civil qui est capable de noter les événements de la vie de chacun. De la naissance à la mort en passant par les mariages, les écoles suivies, les multiples changement de domicile, les liens familiaux, etc…
Le flicage photo est d’ailleurs nettement supérieur à tout ce qui c’est fait par le passé. Heureusement il n’est pas (encore) utilisé par un état totalitaire. Facebook détient les meilleurs algoritmes de reconnaissance faciale !
Facebook offre divers moyens de communication: messagerie, téléphonie (vu l’accord avec skype). C’est traditionnellement la poste qui avait un mandat d’assurer les communications dans un pays.
Facebook a une monnaie. Elle n’est pas très connue, mais elle existe surtout pour payer les jeux.
Avec les sondages facebook s’est doté d’outil de démocratie en ligne. De nombreux concours sur le web se font grâce aux « like » qui sont comptabilisé comme vote. De nombreux sites web délègue la gestion utilisateur de leur site à facebook en utilisant facebook connect.
Cependant facebook n’est pas une démocratie. C’est même plutôt une autocratie du roi Zuckerberg.
Beaucoup rechignent.. (on veut un « j’aime pas », on veut changer la couleur du site…) mais peu quittent vraiment le réseau ! (Contrairement à Twitter qui a beaucoup de compte en déshérence)
Application de réseau social libre (code et/ou données)
Pour éviter l’autocratie de facebook de nombreux projet alternatifs on vu le jour. Mais aucun ne prend vraiment.
Il y a deux point sensibles dans le concept de réseau social libre.
On peut vouloir un code de l’application libre au sens de l’Open source. Afin de voir le fonctionnement, de pouvoir installer l’application sur son propre serveur.
Si facebook publie son code source, on en comprendra mieux le fonctionnement, mais les données seront toujours centralisées. Ce qui amène à la seconde compréhension du concept d’un réseau social libre.
On peut vouloir des données privées hébergées uniquement dans un endroit sûr que l’on maitrise. Ainsi le seul moyen de garantir le contrôle de ses données personnelles est de jouer la carte du réseau social réparti.
Comme il faut quand même partager des informations avec ces amis. Le problème ce résout par l’invention d’un protocole de communication commun comme l’est le e-mail par exemple !
En effet, on a tendance à l’oublier, mais le e-mail est un système réparti. Même si gmail, hotmail et yahoo centralisent beaucoup de e-mail, n’importe qui peut monter son propre serveur e-mail et communiquer avec les autres serveurs.
Quelques rares projets planchent sur la définition de protocole permettant de créer un réseau social réparti.
Voici un panel de réseau sociaux alternatifs aux mastodontes en place.
Application de réseau social open source que l’on peut installer soi même
Comment créer son propre réseau social ? Il existe de nombreuses applications open source, libres en voici quelques unes.
Buddypress
Une des manières les plus simples de mettre en place un réseau social est l’extension Buddypress qui transforme un wordpress en réseau social. Vous voici ainsi parti pour concurrencer facebook !
Ce que Buddypress peut fournir:
un profil d’utilisateur pour chaque personne
une notion de groupe de discussion. (3 types: ouvert, sur demande, invisible)
des connexions entre « amis »
des messages privés
des blogs
un flux global d’activités avec notifications par e-mail et flus rss
Status.net
Status.net est une application qui permet d’installer chez soi une sorte de Twitter.
Point positif, il est compatible avec Twitter et permet aussi de faire du microblogging réparti.
Movim est l’accronyme de « My Open Virtual Identity Manager », c’est un réseau social réparti basé sur le protocol XMPP. Il est possible d’installer son propre serveur Movim que l’on appelle un Pod.
Buddycloud est un réseau social réparti également basé sur XMPP. Il existe également des versions pour smartphones qui sont en développement. (Android en version alpha et ios en projet) Voir le détail du projet sur https://buddycloud.org
Diaspora est vu comme une alternative à facebook pouvant être installée chez soi et communiquant avec d’autres instances pour faire un réseau social réparti.
Disapora dispose également d’un système d’application pour étendre ses possibilités.
La première application tournant sur diaspora est cubbi.es une application permettant de collectionner des photos sur le web. Cette application rappelle beaucoup Pinterest ! Un moyen de concurrencer facebook ?
Après une longue attente, diaspora est prêt et fonctionne sur plusieur POD.
Il est important de préciser que diaspora est compatible avec facebook.. donc pas besoin de quitter facebook…. Diaspora peut poster ses articles sur facebook….
Friendica
Un réseau social libre, réparti qui permet de se connecter sur de multiples passerelles, dont facebook, twitter, StatusNet ainsi que des flux rss. Oui, on peut être amis avec un flux rss !!! Donc recevoir les infos de n’importe quel blog dans son flux global.
Friendica permet aussi de poster des infos sur un blog WordPress, Livejournal, Tumblr ou Posterous. C’est un véritable hub pour gérer de multiples comptes.
tent.io est un projet qui défini un protocole de communication entre réseaux sociaux réparti. Le but est d’envoyer des messages d’activité selon le même modèle que le ferait un e-mail.
tent.is est la première implémentation du protocole Tent.io. Ce site web peut héberger votre compte tent.
Ostatus
Dans tout ces protocoles voulant gérer les réseaux sociaux, le W3C, l’organisme de édictant les normes du web, propos ostatus.
App.net est un projet visant à faire un réseau social sans publicité. Ici le nerf de la guerre, c’est de voir l’utilisateur passer avant l’annonceur.
Donc, on ne peut pas vraiment installer son propre app.net, mais on nous garanti que le fonctionnement sera fait pour les utilisateurs et non pour les annonceurs.
Ce projet est une réaction face à l’évolution de Twitter qui était une plateforme très ouverte grâce à son API et qui devient de plus en plus fermée forçant les gens à utiliser de plus en plus l’interface officielle de Twitter. Est-ce une idée pour centraliser l’affichage et donc la publicité ?
Il faut rappeler que Twitter cherche toujours un moyen de monétisation pour son réseau. Mais est-ce une bonne idée. Le succès de Twitter est aussi issu du fait qu’il a été utilisé pour communiquer vers l’extérieur par des lanceurs d’alerte anonymes dans des pays totalitaires qui tentent d’interdire l’accès aux réseaux sociaux.
Avec une API ouverte n’importe quel site peut devenir facilement un proxy, un intermédiaire pour laisser un message sur twitter. Donc en se fermant Twitter perd un de ses atouts !
app.net veut garder sa liberté d’action en étant financé par ses utilisateurs. Ainsi c’est un réseau social payant !
http://openatrium.com est un outil très souple pour crée un outil collaboratif. Ça peut ressembler à un réseau social…
C’est un plugin Drupal. Il permet de créer des pages et d’y greffer des discussions dedans avec des notifications par e-mail.
On peut aussi y gérer des événement, des documents, des gestionnaires de tâche, ça fonctionne sur des mobiles.. etc…
Faire interagir les réseaux sociaux entre eux
Le service IFTTT (If This Then That) permet de créer des recettes pour automatiser des tâches entre les réseaux sociaux. Une cinquantaine de canaux sont à disposition pour les utiliser comme source ou destination d’actions.
Un exemple de recette peut être: si la température est en dessous de 3°C twitt « attention au verglas » sur mon compte. On peut faire pareil avec twitter.. ou par sms.. des flux rss, facebook, les chansons qui passent sur last.fm ou de nouvelles photos sur instagram.
C’est un début du web sémantique dans l’idée de Tim Berners Lee où les services communiquent entre eux.
SocialZ est là pour montrer que tous les beaux projets peuvent aussi mourir. Le monde des réseaux sociaux est impitoyable. Quand un réseau a un milliard d’utilisateur régulier que faut-il faire pour le concurrencer ? Est-ce que créer un clone est une bonne idée ?
Voici une des rares trace de ce projet => http://forum.ubuntu-fr.org/viewtopic.php?id=446190
https://linuxfr.org/wiki/reseauxsociaux => bonne description de l’abus de langage de « réseaux social », ne fait ici on parle plutôt de site social qui est une base de données à propos de votre réseau social.
Encore à creuser… (plein de réseaux sociaux libres…)
Oui, c’est un vaste sujet en plein évolution… je ne sais pas tout, mais j’ai encore pleins de liens à suivre, de document à lire et d’applications à tester.
https://linuxfr.org/wiki/Retroshare => de plus en plus utilisé pour échanger des données avec ses amis de manière cryptée sans avoir de problème avec les mouchards des fournisseurs d’accès ou des lois à la HADOPI.
Beaucoup de gens ne comprennent pas à quoi sert un réseau social. Dans les nombreux réseaux populaires, quelles sont les différences ? Voici une petit explication traduite d’une célèbre image qui circule sur le net…
Donc à quoi sert une réseaux social et quels sont les différentes manières de les utiliser:
Twitter => Je mange une pomme
facebook => J’aime les pommes
foursquare => C’est ici que je mange une pomme
instagram => Voici une photo « vintage » de ma pomme
youtube => Voici une vidéo de moi qui manger une pomme
linked in => Manger une pomme est une de mes compétences
pinterest => Voici une recette de pomme à la cannelle
Dernièrement j’ai vu une jolie vidéo de prospective montrant l’avenir de la projection d’informations sur toutes sortes d’écrans….
Dans cette vidéo on y voit des écrans partout. Le miroir de la salle de bain se transforme en véritable tableau de bords d’avion de ligne avec son agenda, la météo et les news du jour.
L’arrêt de bus indique où se trouve le bus en temps réel et l’itinéraire à emprunter pour se rendre où l’on veut.
Grâce à un immense écran de verre placé en pleine forêt, il est possible de voir à quoi ressemblait la vie des dinosaures des millions d’années plus tôt.
… C’est joli… mais je ne crois pas à ce principe.
Pourquoi mettre des écrans partout ? … cette vidéo est bien une pub pour des gens qui font des écrans !
Je crois que les vandales vont adorer les arrêts de bus avec écrans géants !! 😛
Je crois que ça va vraiment être facile à nettoyer d’avoir une vitre géante à travers la forêt !
Je crois que pour de simples questions pratiques la version en taille réduite aura plus de succès !
La réalité augmentée plutôt que la multiplication des écrans
Je pense qu’au lieu de mettre des écrans partout, nous nous dirigeons plutôt vers la réalité augmentée. Une superposition d’informations sur la vie réelle.
On voit de plus en plus d’applications pour smartphones qui utilisent déjà la réalité augmentée. Il n’y a qu’un seul écran qui est capable de filmer ce qu’il a juste devant lui, de traiter l’info et de superposer des nouvelles infos.
Il y a l’exemple de l’application qui donne le nom des montagnes, l’application qui donne le nom des étoiles.
Il y a l’application qui permet de couper des gâteaux dans un nombre de parts précis. …..
« Tu as déjà tenté de couper un gâteau en 7 parts égales ?? … »
« L’application iPie…. peut t’aider en superposant un cercle coupé en 7 parts égales à l’image de ton gâteau…«
Comment couper un gâteau avec le concept présenté dans la vidéo ? Ce n’est pas un écran de plus qui va m’aider !
Donc cette jolie vidéo peut présenter des concepts intéressants.. mais je n’y crois pas !
Le monde à travers des lentilles
J’ai lu il y a quelques années, un livre de Vernor Vinge intitulé « Rainbows end » .
Ce livre décrit un avenir très proche dans lequel les gens portent des lentilles de contact qui servent à projeter une image par-dessus le monde réel.
Ainsi il est possible de superposer ou remplacer l’image de la vie réelle par d’autres images.
Il est possible de discuter avec des gens qui ne sont pas physiquement en face de soi, mais juste avec leur image. Une sorte de Skype amélioré.
Il y a même des tournois de sport où les équipes ne jouent pas physiquement sur le même terrain !
C’est pratique, ça évite les collisions entre joueurs et les débordements des hooligans.
Les gosses peuvent « skiner » leur monde. Ainsi il y avait l’exemple du skin Harry Potter… tous les passants sont déguisés en sorciers….. les maisons sont transformées en châteaux hantés…
Le meilleur exemple actuel que je vois pour illustrer ce propos, c’est les déguisements que l’on peut ajouter dans les conférences vidéos sur google plus.
C’est impressionnant, il est possible de choisir des chapeaux, des lunettes, des moustaches et divers accessoirs.
Le système est capable des les superposer aux bons endroits. Les lunettes restent sur les yeux peu importe la distance à laquelle je me place et me suivent dans tous mes déplacements.
Voici un petit exemple de Martouf le pirate. Je porte un chapeau, un cache oeil, un boc et une moustache.
Quatre objets fixés sans problème au bon endroit, et ceci même en m’agitant dans tous les sens. Bluffant.
Je me réjoui d’avoir mon kit de lentilles de réalité augmentée et de me balader dans le skin de « Pirate des caraïbes 18 » !
Tous les panneaux, indicatifs et publicitaires, sont dématérialisés, ils ne deviennent visibles qu’au travers de ses lentilles de contact.
La pub peut devenir encore plus intrusive. Tu peux te retrouver en plein dans le spot avec le tigre mascotte de ta marque de céréales préférée qui veut aller faire un peu de basket avec toi…
La réalité augmentée permet d’afficher de nombreuses informations contextuelles. Quand on voit un objet, la somme d’informations autour de l’objet peut être affichée directement.
Ainsi, pour un livre, il est possible d’afficher directement la note et les commentaires trouvé sur amazon.
Pour les commerciaux, il est aussi possible d’afficher directement un moyen d’acheter. Comme dans la vidéo. Je vois mon café, et hop, j’ai un bouton pour acheter une recharge.
Dans la rue, quand je croise des gens, ils affichent un petit message de statut au dessus de leur tête, comme sur MSN ou facebook.
Si la météo du jour est maussade et ne me plait pas. J’affiche un beau ciel bleu.
Je ne peux plus me perdre. Dans un coin de mon champ de vision, j’ai toujours une flèche de direction qui m’indique mon chemin. Ceci rappelle beaucoup ce que l’on fait dans certains jeux vidéos !
Le sixième sens, c’est déjà aujourd’hui
Tout ça, c’est de la musique d’avenir me direz vous…. et bien pas tant que ça. On voit que la réalité augmentée gagne du terrain avec les smartphones.
Il ne manque plus que d’en arriver aux lentilles.
Cependant, il existe une technique intermédiaire qui existe déjà. Tout droit sortie des labos du MIT. Il s’agit du projet SixthSense.
Le principe est assez simple. C’est coupler une caméra et un projecteur vidéo. Puis il y a tout un logiciel qui permet de faire interagir les deux à l’aide de marqueurs en couleurs collé au bout des doigts.
Après avoir porté un gros beamer sur un casque, la miniaturisation du projecteur à permi de partir explorer le monde et interagir avec lui.
Avec SixthSense, pas besoin d’écran ni de lentilles. Tous les objets sont des écrans potentiels. Toute surface en face du projecteur permet d’être utilisée.
Ainsi, il suffit de faire un cercle sur son poignet pour faire apparaitre une montre.
Il suffit de montrer le titre d’un livre à la caméra pour avoir la note et les commentaires d’amazon. Tous les produits de supermarché affichent une notice évoluée.
Ce genre d’application est aussi très fréquentes sur iPhone reste juste à augmenter la taille de l’écran pour que ce soit agréable.
Pour regarder un film, rien de plus simple il suffit de trouver une surface blanche devant soi. Un mur par exemple. Mais la feuille blanche ça marche aussi.
C’est ainsi que n’importe quelle feuille blanche fait tout autant, voir plus qu’un iPad. Il est possible de jouer à des jeux, de l’utiliser comme bouquin, d’afficher des documents de travail. N’importe quelle feuille de papier est capable de devenir du papier électronique !
Il est également possible d’imaginer des applications rigolotes comme projeter toute une série de mots-clés sur une personne.
Je ne sais pas d’où viennent les mots que l’on voit dans la vidéo. Mais on peut imaginer que c’est grâce à la photo de la personne en face que l’on peut retrouver le nom de la personne (comme le fait picasa ou iPhoto)
Puis grâce au nom, une petite recherche google permet de retourner plein de mots-clés à propos de la personne !
Ça va être drôle de se balader dans la rue !
Personnellement, j’ai toujours rêvé de pouvoir faire une photo en cadrant juste le tour avec les mains. Et voilà que là j’apprends que ça existe que c’est possible !!
La fracture numérique
Voilà voilà… donc l’avenir est plus à la réalité augmentée qu’à la multiplication des écrans.
Ce qui soulève aussi le problème de l’exclusion des gens qui n’ont pas de smartphone…. tout comme sont discriminés les gens qui n’ont pas d’ordinateur, ou de connexion internet… ou de téléphone….
Voilà.. c’est lâché, et c’est un électronicien qui vous le dit !
Difficile à croire ?
Dans un monde où l’électronique prend une telle place, il est difficile de croire que l’on va voir disparaitre d’ici peu tous nos gadgets électroniques, tous nos processeurs au silicium que nous emportons partout avec nous dans nos baladeurs mp3, téléphones, et autres iGadgets….
Les gourous des techniques du futur sont plutôt en train de dire que l’électronique s’insinue de plus en plus partout.
Après avoir colonisé le monde des télécommunications, l’électronique s’insinue dans nos maisons avec la domotique, dans nos moyens de transports, de l’avion au vélo en passant par la voiture qui pilote toute seule. Une partie grandissante de ce que nous achetons est muni d’une puce RFID…
La médecine a tendance à transformer le corps humain en machine. Il n’est pas rare de rencontrer des gens qui ont un peacemaker, et/ou un appareil auditif…
Cependant, je persiste à dire que nous sommes au début de la fin de l’ère de l’électronique !
Je vois deux facteurs principaux qui me conforte dans cette idée:
les ressources planétaires nécessaires à construire des gadgets électroniques sont bientôt épuisées
il existe un nouveau domaine technologique bien plus prometteur que l’électronique
En effet, l’explosion de l’électronique bouffe des ressources naturelles. Nous consommons de plus en plus de métaux et terres rares. Ce réservoir de ressources n’est pas infini.
Dans un monde où il y a quasi autant d’habitants que de téléphone mobile, le problème des ressources est limitant.
On ne va pas pouvoir continuer indéfiniment à exploiter des gens et des mines au Kivu pour obtenir le coltan nécessaire à la fabrication des condensateurs au tantale !
Ce facteur des ressources naturelles limitées est important, mais je ne crois pas que c’est celui qui va tout faire basculer.
Comme souvent, c’est plutôt la découverte d’une autre manière de faire qui va changer les habitudes et nous faire changer d’ère.
Les ruptures technologiques sont capables de faire crever les plus grands empires. Un des meilleurs exemples est celui de Kodak.
Une entreprise spécialisée dans la chimie n’est pas facilement reconvertible en une entreprise d’électronique !
Le phénomène est facile à comprendre, mais alors quelles sont ces techniques qui vont balayer l’électronique, quelles sont ces techniques qui vont provoquer la faillite des Intel et Apple ?
Le mythe de la biologie de synthèse se construit comme celui de la micro-informatique durant les années 1970.
Un biofilm bactérien programmable par la lumière construit par les équipes iGEM de l’UT Austin / UCSF durant la compétition de biologie synthétique Igem 2004 [2]
Dans le scénario, on remplace les deux fondateurs d’Apple Steve Jobs et Steve Wozniak qui bidouillent des ordinateurs dans leur garage, par Meredith Patterson, 24 ans, qui bidouille des bactéries et de l’ADN dans sa cuisine.
On peut dire que Meredith joue aux Légos. Elle assemble des « biobricks », sorte de fonctions standard biologiques, ceci afin de construire l’organisme de son choix.
Elle va chercher des séquences ADN sur le net, elle les assemble dans un programme informatique, puis elle synthétise l’ADN comme elle imprimerait une feuille de papier.
Une fois l’ADN produite, on va l’introduire dans le noyau d’une bactérie que l’on a sous la main. La bactérie se reproduit, et voilà, un nouvel organisme est né de la base du programme composé sur l’ordinateur.
En quelque sorte, c’est de l’informatique biologique: le logiciel de la cellule a été changé !
Cette technique est très récente. Le premier organisme vivant entièrement créé par l’humain a été synthétisé il y a moins de deux ans !
Ainsi, depuis quelques années, il existe des jeunes biohackers qui s’échangent sur le net des séquences d’ADN, et qui réalisent dans leur cuisine ce que des batteries de chercheurs tentent de réaliser depuis des années avec des OGM.
Elle a également réussi à construire une « usine bactérienne » pour produire de la miraculine, un édulcorant très puissant qui a un pouvoir sucrant bien supérieur à ce que l’industrie alimentaire utilise.
Dans les applications, on trouve toute une catégorie de détecteurs à l’instar du détecteur de mélamine. Des étudiants de l’université d’Edimbourg on fait undétecteur d’arsenic dans l’eau.
Une autre grande catégorie d’applications est la création d’usines bactériennes. Ces usines sont souvent capables de créer ce que des processus industriels n’arrivent pas à faire, comme avec l’exemple de la miraculine.
Ainsi, on tente de fabriquer des hydrocarbures pour en faire des biocraburants ou remplacer le pétrole dans les nombreux matériaux qui en sont composés.
A l’aide d’usines bactériennes il est aussi possible de fabriquer des médicaments. On peut imaginer ne plus avaler de médicaments, mais l’usine qui va générer, à interval régulier, le médicament.
Des projets de biofilm existent aussi. Il est ainsi possible de faire des écrans biologiques ou des panneaux solaires !
Ici on voit clairement que l’ère de l’électronique touche à sa fin. Pourquoi construire un écran avec du silicium, s’il suffit de programmer une bactérie et de la laisser se reproduire dans un milieu favorable !
Remplacer les écrans c’est bien, mais le coeur de l’informatique repose sur des processeurs. Est-il possible de faire des calculateurs biologiques ?
C’est ici que la science des automates cellulaires entre en matière. Il a déjà été prouvé que des jeux basés sur des règles très simples comme le jeu de la vie sont en fait capables d’être des calculateurs programmables.
Le fait de savoir qu’un automate cellulaire correspond aux critères d’une machine de Turing, prouve qu’il est possible de faire des ordinateurs biologiques basé sur ce principe.
La voie à l’informatique biologique est ouverte !
Quelques questions d’éthique
La biologie de synthèse offre des perspectives infinies, mais elle met directement en danger notre propre existence et celle du monde dans lequel on vit !
Est-ce que l’on doit vraiment poursuivre dans cette voie ?
Afin de limiter les risques, il existe plusieurs techniques de confinement utilisables. Une des plus originale est de ne pas utiliser les mêmes base d’ADN que celles dont on est composé. Il est possible actuellement de créer une chaine d’ADN composé d’autres acides aminés que les bases A, C, T, G.
Une autre question d’éthique se pose. Jusqu’à la création de la bactérie Mycoplasma laboratorium, tout être vivant était naturel. Il existe maintenant de la vie « artificielle ». Quelle est son statut ?
Est-ce que ces nouvelles formes de vie sont également protégées par l’article 120 de la constitution suisse qui demande de respecter l’intégrité des organismes vivants ?
L’avenir n’a pas fini de nous étonner !
Gardons l’esprit ouvert à tout pour pouvoir préparer cet avenir !
Mon point de vue actuel sur le futur est qu’il y a des grandes doctrines, des grandes tendances, des événements que l’on sait qu’ils vont arriver. Ou que si tout continue sans grand changement, il vont arriver. Mais on ne sais jamais quand.
Le moment précis dépend d’un cygne noir. D’un événement déclencheur.
Me voici maintenant à Noël 2011.
On peut faire le bilan de l’année. 2011 une année assez riche en événements. Voici très en vrac quelques idées de bilan et de tendances pour le futur.
Dans les grandes tendances, on peut dire que statistiquement, on sait qu’un accident nucléaire peut arriver. (même si on nous dit que c’est impossible.. que tout a été fait pour que ça n’arrive pas.)
Cet événement est arrivé. Après Tchernobyl, le nom de Fukushima est maintenant synonyme de catastrophe nucléaire.
Dans les tendances sociales, on sait que le monde est plein de dictateurs. On sait que la vie d’un dictateur est limitée, et que forcément un jour il va disparaitre. Il ne sera plus grand chef. Mais on ne sait jamais quand, pourquoi et comment.
L’année 2011 à vu la fin d’un nombre impressionnant de dictateur, tyran, président à vie, etc…
Tout ceci est parti d’un cygne noir. Un événement imprévu. L’immolation du jeune tunisien Mohamed Bouazzizi. Par son immolation il a mis le feu au monde arabe…. et au monde tout court.
Le printemps arabe à vu la fin du régime Ben ali en tunisie, puis Moubarak en Egypte, et Kadhafi en Libye. Les voisins se sont assoupli (maroc), ou sont toujours en guerre contre leur population (Syrie).
D’autre transition de pouvoir autoritaire se sont faite, on peut évoquer Gbagbo en Côte d’ivoire, Berlusconi en Italie et Kim Jong il en Corée du Nord.
Bref.. 2011, mauvaise année pour les dictateurs.
Les mouvements du printemps arabe sont devenus une sorte de cygne noir pour le mécontentement latent dans le monde occidental.
C’est couplé avec le mini livre « indignez-vous » écrit par l’icone de la résistance et défenseur de droits de l’homme, Stéphane Hessel, qu’est né le mouvement des indignés.
Une révolte populaire et un slogan. Voilà ce qu’il manquait pour embraser le monde.
Après ce printemps arabes, cet été espagnol et européen. Voilà que le mouvement s’étend aux USA, avec le mouvement Occupy Wall Street.
Personne ne sait comment tout ceci va évoluer. Tout ce que l’on remarque c’est une instabilité grandissante. C’est le moment propice pour de grands changements, mais lesquels ?
Les indignés s’indignent…. les fossoyeurs de dictateurs les font tomber…. On ne veut plus du nucléaire (en suisse, mais pas partout)… mais après ?
On demande aux indignés ce qu’ils proposent.. mais rien ou presque… A croire que vraiment « Il n’y a pas d’alternative ». Mais c’est faux. Il y a des alternatives à proposer, mais lesquelles vont se mettre en place ?
C’est un jeu d’influence un peu comme lors de la révolution d’octobre en russie. 1917 a vu une révolution « contre »… puis les exilés sont revenu mettre en place leur vision des choses par une seconde révolution.
Quelques tendances
Le sénario tout continue comme avant est celui au quel s’attend la majorité des gens. Mais est-ce réaliste ?
la croissance n’est plus capable d’apporter la stabilité elle creuse les inégalité et détruit le monde
agriculture au pétrole… pas durable => la population augmente !
Après les dictateurs dans les pays arabes, on voit émerger les seuls mouvements organisés: les islamistes !
Le monde est ouvert, il communique. Entre wikileaks, facebook, twitter.. pour le monde global et Weibo pour la chine. La corée du nord vas-t-elle s’ouvrir suite à la mort du cher leader ?
la chine commence à connaitre une diminution de sa croissance.. et des licenciements..
Futur des techniques
Après le succès des ordinateurs dans le monde occidental durant ces 30 dernières années, le téléphone a pris le relai.
Le smartphone domine. C’est un appareil personnel qui fait tout, téléphone, appareil photo, communicateur sur facebook, navigateur web, tv, livre, presse…..
On voit déjà la réalité augmentée arriver. C’est une manière de faire tout à faire propre aux smartphones, ça n’existe pratiquement pas sur des ordinateurs de bureau.
Au niveau de la diffusion mondiale, on peut dire que ce genre de smart phone n’est pas encore là dans le monde entier. Mais vu que les pays pauvres se sont précipités sur les téléphones mobiles, ils vont faire de même avec les smartphones… pour autant que l’on puisse encore assurer qu’il y a assez de matière première pour les construires !!
Ce n’est pas gagné !
On ne parle pas encore beaucoup de cette nouvelle discipline, mais la biologie de synthèse risque de révolutionner le monde.
C’est la standardisation des lego biologique. On peut construire ce que l’on veut en matériaux biologique. C’est peut être de cette manière que l’on va remplacer les ordinateurs électronique par des ordinateurs biologiques.
Peut être que les quelques étudiants qui font actuellement joujou avec la biologie de synthèse sont les futurs Steve Jobs qui conçois un micro ordinateur dans son garage avant de conquérir le monde.
On remarque qu’il y a plusieurs phénomène technique et sociaux qui convergent. Il y a des usines qui sont des monstres qui produisent tout avec très peu de monde. C’est le cas des usines qui produisent des sérigraphies au silicium. On peut faire des écrans, des mémoires et des panneaux solaires.
Une énorme usine tourne avec un personnel minime. 15 personnes pour une énorme usine.
Ainsi c’est la fin de l’ère industrielle de masse. On a plus besoin de millions d’employés.
On peut ouvrir l’ère de l’artisanat technologique. Des individus qui composent dans leur cuisine des organismes en biologie de synthèse. On prend un code génétique sur le net. On le synthétise avec l’équivalent d’une imprimante, on l’implante dans une cellule vivante… et la bête se reproduit… on obtient l’organisme voulu. Ce n’est pas de la science fiction. C’est tout à fait actuel. C’est une pratique courante, mais méconnue.
Il existe également des imprimantes 3D, des machine capable de modeler complètement des objets, souvent à base de résine.
Certains projets d’imprimante 3D ont pour but de produire des réplicateurs. Des machines capable de s’auto-répliquer.
Ainsi on voit que l’homme crée la vie….. ou presque.
Les techniques sont en général plus efficace pour modeler le monde que la politique. Ainsi c’est de ce côté là que je pousse ma prosepection pour savoir ce qu’il existe.
Avec la fin de l’industrie de masse. On a plus besoin d’énorme capital pour investir dans des usines. Il suffit d’un petit capital. Ainsi c’est aussi la fin du capitalisme.
L’argent dette va de toute façon se kracher.. et on fera des monnaies locale fonctionnant au crédit mutuel.
Sinon…. c’est la guerre ?
Il existe une caricature qui montre quelqu’un qui demande dans la foule « Comment on est sorti de la crise de 1929 ?« …. et le seul qui semble connaitre la réponse, c’est un moustachu caricature d’hitler….
gloups… C’est pas très sympa comme sénario !
Mais il est vrai que la 2ème guerre mondiale à fait un grand brassage de tout… et que les institutions actuelles de l’europe sont en grande partie issue de ce moment là.
Mais est-ce qu’une relance de guerre pourrait marcher ? .. pas sur… on arrive au même limite de ressources qu’avec le sénario croissance à tout prix actuel..
Par contre, on a une montée de anti-islamiste qui dépeint sur les musulmans qui est inquiétant… La votation suisse de 2009 sur l’interdiction des minarets en est un reflet.
Ce qui est à mon avis une très bonne chose. Cela fait 10 ans qu’elle lutte pour une dé-diabolisation du FN.
Son père, le vieux crabe borgne de plus de 80 ans a réussi a avoir l’électorat suffisant il y a quelques années pour être finaliste de l’élection présidentielle.
Aujourd’hui, on remplace ce personnage inacceptable par sa fille, beaucoup plus jeune, blonde, plus modérée et qui porte des solutions originales pour résoudre la crise de la dette, qui dénonce l’abération écologique de l’obsolescence programmée… elle mise sur plusieurs tableau…. je ne vois pas pourquoi ça marcherait moins bien qu’avec son père !!!
Il y a, à mon avis une réelle probabilité qu’elle soit élue !! (gloups.. on se rapproche de la carricature..)
Cette élections signifierait un clash avec l’europe. (Ne pas oublier que les français ont déjà refusés la constitution europénne ) La chute de l’euro…
Ces livres décrivent une europe déchirée par une gerre civile religieuse. C’est la chasse aux « oussamas »… Fanatiques Chrétiens et musulmans s’affrontent.. En lisant ces livres, j’avais l’impression de voir une film sur la deuxième guerre mondiale avec des anachronismes tel que l’internet…..
Très inquiétant… mais de plus en plus, je vois que ce sénario se crédibilise….
Qui n’a pas rêvé de pouvoir assurer une météo favorable pour l’organisation d’une manifestation ??
Il est possible par quelques moyens de maîtriser quelque peu les caprices de la météo.
Pour les jeux olympiques de 2008, les autorités chinoises ont tenté de faire la pluie ou le beau temps sur leur capitale pour assurer des jeux merveilleux.
On dirait que ça a marché !
En pratique comment fait on pour maîtriser la météo ?
Faire pleuvoir
Ce qui est le mieux, maîtrisé, et ce qui est encore très aléatoire, c’est forcer les nuages à se vider au moment voulu.
Il est possible, avec du iodure d’argent de provoquer les précipitations.
Cette technique est utilisée en suisse pour faire pleuvoir des nuages qui risquerai de se transformer en nuage-fabrique de grêle. La vigne suisse est ainsi protégée de la destruction par la glace.
Comment un nuage se met à pleuvoir
L’origine de la pluie dans un nuage, ce sont des cristaux de glace. Lorsqu’ils sont trop lourd, il tombent et il pleut !
Forcer artificiellement un nuage à pleuvoir
Pour faire pleuvoir un nuage, il faut que ce soit un nuage de pluie qui comporte des cristaux de glace. Donc, il existe 2 techniques, faire pleuvoir un nuage en lui accélérant la création de cristaux de glace, ou directement introduire des cristaux dans le nuages.
Avec de la neige carbonique, il est possible de refroidir subitement un nuage pour créer les cristaux de glace.
Le iodure d’argent est également utilisé. Il a la propriété de se cristalliser sous une forme proche de la glace d’eau. Par réaction en chaine, il va provoquer la cristallisation des gouttes d’eau en surfusion dans le nuage.
Il semble que le chlorure de sodium et les alginates soient aussi utilisés. (Les alginates sont habituellement utilisés sous forme de gel que l’on emploie dans l’alimentation comme additifs (E400 et E405) pour rendre plus onctueux des aliments comme les crèmes glacées ou pour tenir ensemble un morceau de jambon reconstitué.)
Créer un nuage
Pour faire pleuvoir un nuage, il faut déjà à la base avoir un nuage, et il faut que celui-ci transporte déjà une quantité minimale d’eau. Il n’est donc pas facile d’avoir les conditions de base pour faire pleuvoir.
Donc, est il possible de créer des nuages ?
Les israéliens avec leur projet Geshem (pluie en hébreu) tentent de créer des nuages en chauffant des masses d’air à raz du sol avec une grande surface noire qui absorbe le rayonnement solaire. Puis cette masse d’air plus chaude montent très vite en altitude et avec le changement de température elle a tendance à se condenser et former des nuages.
Meteo systems fait pleuvoir dans le désert d’Abu Dhabi
Le site web http://www.meteo-systems.com était toujours en ligne en août 2015.. mais je vois qu’il est hébergé sur le site de l’entreprise d’énergie renouvelable « Sindicatum« . Faut croire qu’elle a été rachetée. Mais je ne retrouve pas l’infos sur leur blog..
Guerre froide. Bloc de l’est contre bloc de l’ouest. Tout est focalisé la dessus.
1989: Chute du mur de Berlin. Le bloc de l’est est en déconfiture.
La chute du bloc de l’est modifie la donne. Le système économique capitaliste est le seul.
Fuite en avant dans le capitalisme dur et l’ultra-libéralisme. Les services publics sont libéralisés, l’état perd de son importance.
2001: Attentat contre le WTC.
Le monde et principalement les états*unis découvrent que le monde n’est plus unipolaire. L’islamisme montant des 25 dernières années montre clairement par des attentats son refus du monde actuel et prône le retour à la loi divine d’Allah.
Durant les années suivantes, les maîtres du monde capitaliste, instaurent des lois permettant de consolider leurs empires financiers, et tout cela en prétextant la lutte contre le terrorisme islamiste.
…
Des progrès significatifs sont fait dans le domaine de la génétique, comme le clonage humain, ou des OGM de plus en plus efficaces.
Les ultras-libéraux consolident leurs empires en faisant le commerce d’OGM. Cette pratique rend les petits paysans totalement dépendant des multinationales de la génétique.
L’opinion public européen prend peur et interdit totalement le commerce d’OGM et tout ce qui touche au modifications génétiques.
Après le coup dur de l’interdiction des sciences de la vie en Europe, les cartels de la génétique se concentrent sur l’asie et notamment la Chine.
C’est en Chine que fût fondée la première communauté de recherche pour l’amélioration de l’ADN humain.
En Europe, la réponse aux communautés de recherche pour l’amélioration de l’ADN humain arrive. Ce sont les communautés naturalistes. Les naturalistes prônent une non ingérence totale dans l’organisation de la vie telle qu’elle s’est formée naturellement. Ils prônent également l’harmonie avec la nature.
Les laboratoires de génétiques chinois arrivent a des résultats intéressants. Sur le principe des OGM végétaux comme les céréales, les chercheurs en biotechnologie améliorent l’ADN humain en incluant des gènes de protection à diverses maladies.
Poursuivant dans cette lancée de résultats encourageant, certain chercheur débute le programme animaux « Biotek ». Ce programme a pour but de concevoir de toute pièce un organisme biologique.
Parallèlement aux progrès de la génétique, mais plus discrètement, l’informatique fait également d’énormes progrès.
L’informatique devient symbiotique. Elle s’insinue partout.
Les néguentropes, dont le but est de créer et accumuler de l’information, profitent des progrès de l’informatique pour développer encore plus la fusion homme*machine et ainsi accumuler encore plus d’informations.
Les naturalistes se dressent contre la fusion homme*machine. Ils lancent une grande opération de destruction de plusieurs usines d’implants homme*machine.
Le projet Biotek réussit. Des chercheurs chinois sont parvenu à créer de toute pièce un être vivant ressemblant à un rongeur.
Les islamistes tiennent toujours le restent du monde en otage à coup d’attentats. La guerre sainte continue.
Les néguentropes lancent une sonde spatiale abritant un programme informatique « intelligent ». C’est d’après eux le premier être vivant adapté au vide spatial !
Pour renchérir, les Biotek (le groupe de chercheurs c’est fait baptisé du nom du projet) se lancent dans le projet de créer un être vivant biologique adapté au vide spatial.
Les ultras-libéraux investissent massivement dans ce nouveau projet biotek dans le but d’étendre leurs empires commerciaux au système solaire entier.
L’ère de la colonisation spatiale commence.
Les Bioteks mettent sur orbite le premier être vivant biologique adapté à l’espace.
Cet événement relance l’engouement pour la biotechnologie. De nombreuses personnes créent des communautés vivant uniquement pour et par le biotek. Le mouvement Biotek prend de l’ampleur.
Les néguentropes s’associent avec les Bioteks afin de créer des habitats spatiaux mi-biologique, mi-informatique.
Certaines communautés Biotek émettent la volonté de se dissocier complètement des empires financiers ultras*libéraux dont elles étaient issues. Cependant, les maîtres du monde capitaliste ne l’entendent pas ainsi. Ils ne veulent pas perdre leurs investissements.
Cette mesure est la source de nombreux conflits qui se sont terminés par le départ dans l’espace de nombreux Bioteks. En effet, les Bioteks ont décidés d’aller vivre dans des communautés d’habitats dans le vide spatial. Nombres de néguentropes se sont associés à cet exil.