Cartographier le canton de Neuchâtel sur OpenStreetMap

Cartographier le canton de neuchâtel

J’avais déjà parlé il y a quelques temps de la carte collaborative libre: OpenStreetMap.

Les avantages d’une carte libre

L’idée est d’utiliser la collaboration d’un grand nombre de personnes pour créer une carte du monde libre de droits. L’avantage d’une telle approche, c’est que la carte est libre. Chacun est en droit de l’utiliser et de la modifier comme il en a envie. (contrairement aux cartes officielles swisstopo ou aux cartes google, etc…)

Le fait que la carte d’OpenStreetMap est souvent faite par les habitants même du lieu cartographié, il en résulte que la carte OpenStreetMap contient souvent des données plus précises et surtout plus à jour que les autres cartes.

A titre d’exemple, je reprend toujours mon quartier où, sur les cartes de swisstopo ou de googlemaps on veut me faire traverser un pont qui n’existe plus ! En effet, ce pont a été remplacé il y a 2 ans par deux giratoires. Les cartes de google et de swisstopo ne sont pas à jour.

On en arrive à des incohérences très rigolotes. Cette semaine, google street view est sorti pour la suisse et à cet endroit, il est possible de voler en image au dessus d’un giratoire en empruntant un pont fantome !


Agrandir le plan
Agrandir le plan


A propos de google street view, il est également possible de me voir sur ma trottinette dans les rues de Neuchâtel. (faut se retourner, je suis derrière la voiture)

Tout ça pour montrer que les cartes swisstopo et google ne sont pas à jour, alors que celle d’OpenStreetMap est à jour vu que je m’en occupe. (avec d’autres) Il suffit de le vérifier en regardant le carrefour devant chez moi sur la carte d’OpenStreetMap. (Par contre le projet libre OpenStreetView n’est de loin pas capable de rivaliser avec google street view )

La mise à jour de données par les utilisateurs intéresse swisstopo

Ce principe de mise en commun des forces, de participation pour la construction de données communes a maintenant fait ses preuves, (avec des exemples comme wikipedia). La collaboration c’est la base même de toutes les applications dite web2.0.

Donc dans le domaine de la cartographie, les acteurs principaux en place se posent des questions: Comment utiliser toute cette main d’oeuvre à disposition pour mettre à jour nos propres données ?

Du côté de la suisse et de son organe officiel responsable de la mensuration et cartographie du territoire, c’est à dire: swisstopo. On se pose réellement la question. Cette semaine swisstopo organise dans ses locaux même un atelier sur le thème Crowd Sourcing for Updating National Databases. (Programme en pdf)

Dans le programme de cet atelier, on trouve une conférence à propos de OpenAddresses.ch. Ce projet a pour but de créer une base de donnée de la géolocalisation de toutes les adresses postales suisse. Il compte sur la bonne volonté des gens pour peupler la base de donnée. Cependant, il y aussi des cantons qui ont fourni leurs propre bases de données.

Un tel projet permet de pouvoir faire ce que l’on appelle du geocoding. Entrer une adresse postale et l’afficher sur une carte. Chose qui parait simple, mais qui sans données accessibles ne l’est pas !

Dans le programme de cet atelier je ne vois nul part mention d’OpenStreetMap ? Le projet ferait il trop peur ? Swisstopo doit sentir la concurrence! C’est le moment de ne plus voir OpenStreetMap comme un concurrent, mais comme une aide. Il faut mettre en commun les données. Swisstopo est tout de même un appareil d’Etat, donc swisstopo n’a pas grand chose à perdre à libérer ses données. Tout ce que swisstopo risque, c’est de pouvoir récupérer des données mises à jour plus rapidement !

Des bases de données s’ouvrent à OpenStreetMap

Début juin 2009 a eu lieu, à l’EPFL, la conférence Geoperspectives 09. Lors ce cette conférence, OpenStreetMap a été largement évoqué.

Cerise sur le gâteau, l’Etat de Neuchâtel a profité de la conférence pour annoncer l’ouverture pour OpenStreetMap d’un serveur Web Map Service donnant accès aux photos aériennes du canton réalisées il y a 3 ans.

Les détails techniques de l’accès à ce service WMS neuchâtelois sont décrits sur le wiki d’OpenStreetMap.

C’est une révolution pour les gens qui comme moi cartographie le canton de Neuchâtel sur OpenStreetMap. Tout est plus simple et la précision est plus grande.

Avant ce jour, le seul moyen libre et efficace à disposition pour prendre des mesures était de prendre des traces GPS. Ceci fonctionne très bien pour cartographier des routes mais c’est beaucoup plus aléatoire pour cartographier des objets comme des maisons !

En effet, la précision garantie d’un GPS est de l’ordre de 30m, et il existe pas mal de maisons plus petites! De plus, faire le tour de la maison d’un inconnu dans son jardin, n’est pas forcément toujours très apprécié !

Avec la mise à disposition d’images aériennes (orthophotos) le cartographe amateur dispose de données semblables à celles qui sont utilisées par les cartographes de swisstopo.

Le boulot devient le même: dessiner la vue aérienne! Non seulement les routes qui était facile à faire avec un GPS, mais également les maisons, les lits de rivières exacts, les zones de forêt et de champs etc..

Depuis le début de l’année, l’Etat de Neuchâtel, n’est pas le seul à fournir des données cartographiques, l’Etat de genève, l’EPFL, le cadastre français ou l’association CampToCamp (itinéraires et refuges de montagne), ont ouvert tout ou une partie de leurs bases de donnée d’informations géographiques.

Ainsi OpenStreetMap se retrouve avec de plus en plus d’information libre qui est utilisable directement. Le travail est de plus en plus facile et donc de plus en plus accessible à tous le monde. Donc pour toi aussi cher lecteur !

Cartographier le canton de Neuchâtel à partir des photos aériennes

Vu qu’il est facile de cartographier le canton de Neuchâtel à partir des photos aériennes et bien voici la marche à suivre pour bien débuter.

Voici les quelques étapes nécessaires à la création d’une carte à partir des orthophotos neuchâteloises:

  1. télécharger JOSM, le programme de cartographie OpenStreetMap. (Guide du débutant)
  2. installer le plugin WMS pour que josm puisse afficher des images provenant d’un serveur WMS comme fond de carte.
  3. configurer le plugin WMS avec l’adresse du WMS de l’Etat de Neuchâtel: http://sitn.ne.ch/ogc-sitn-open/wms?version=1.1.1&request=GetMap&styles=&format=image/jpeg&layers=ortho&
  4. créer un compte utilisateur sur OpenStreetMap
  5. ouvrir josm sur le lieu à cartographier (Ouvrir une trace gpx est le plus simple. Voici un fichier trace gpx d’un tour dans Boudry)
  6. mettre à jour en local les données déjà présentes sur OpenStreetMap pour éviter d’ajouter des objets déjà existants
  7. cartographier tout ce qui manque en suivant les conventions et les tags. Voir la liste des tags compris par OSM.
  8. envoyer dans la base de donnée global d’OpenStreetMap les nouvelles données créées.
  9. Voilà c’est fait! la carte OSM est plus complète .. il ne reste plus qu’à aller en terra incognita et recommencer depuis le point 6

Ensuite, pour voir sur la carte disponible sur le site web d’OpenStreetMap, le dur labeur accompli, il faut encore attendre un moment. Le temps d’attente peut être de quelques minutes à une semaine !

édition carte openstreetmap josm wms neuch.jpgEn effet, ce que l’on regarde est une image. Il faut donc que cette image soit créée quelque part à partir des données vectorielles de la base de donnée.

Cette opération prend pas mal de temps. Donc elle n’est pas faite tout le temps. Elle est faite une fois par semaine complètement ou toute les heures pour les petites différences si la page est visitée !

Pour cartographier avec comme source de donnée des traces GPS c’est quasi la même chose, hormis que l’on a pas besoin du plugin wms, mais que l’on a besoin de faire des traces avec un GPS.

Ce qui peut être un parcours du combatant pour arriver à faire cohabiter le GPS, l’ordinateur et josm!   A ce propos voici le récit d’une journaliste qui a tenté (et réussi) l’expérience.

Maintenant le plus simple c’est de se lancer, de tester et de jouer…..  (oui c’est amusant !)

Pour toute question, problème, soucis, angoisse, le wiki d’OpenStreetMap est là avec certainement une foule de réponses.

C’est parti pour ce jeu passionnant !

Les geeks barbus

Les geeks barbus

Il y a un étrange phénomène…. les geeks en informatiques.. ceux qui ont tout inventé sont souvent des barbus !!!

Rien que le fait de regarder cette page, je pense que vous le deveez à au moins une dizaine d’entre eux !
(via internet Merci Vinton Cerf, écrit en texte UTF-8 merci Thompson et Ritchie.. sur un serveur dérivé de UNIX.. et écrit en C.. merci deux fois de plus…  et TCP-IP dans BSD grâce à Bill Joy…  avec du soft sous GPL.. merci Stallmann et Moglen… le serveur qui sert cette page est un mac tout comme l’ordinateur sur lequel j’écris.. merci Jobs et Wozniak… et merci Razkin pour le glisser-déposer que j’ai utiliser pour ajouter les images.. merci Rasmus pour le PHP avec lequel j’ai codé le CMS qui fait tourner ce site.. et merci Jim Wales pour me fournir avec wikipedia un grande base de donnée d’images libres de droits…)

Est ce que la barbe a une influence ??

Ken Thompson et Dennis Ritchie

Nous avons tout d’abord: Ken Thompson et Dennis Ritchie qui à eux deux sont les inventeurs (entre autre) du système d’exploitation UNIX, du langage de programmation C et de l’encodage UTF-8.

2007_07_04_19_00_Ken_n_dennis.jpg

Vinton Cerf

C’est avec son compère Robert kahn (mais qui n’a pas de barbe) le père fondateur de l’internet. En effet, Vinton Cerf à conçu les protocoles TCP/IP.

2007_07_19_21_24_Cerf.jpg

Richard Stallman et Eben Moglen

Le gourou de l’open source, le père de GNU et de la licence GPL: Richard Stallman est également un barbu célèbre. Mais ce que l’on ignore souvent c’est qu’il n’a pas rédigé seul sa célèbre licence. Il l’a fait à l’aide d’Eben Moglen éminent professeur de droit et lui aussi barbu !

richard stallman geek barbu 2007_07_19_21_13_Eben_Moglen.jpg

Bill Joy

C’est certainement sous l’influence de Dennis Ritchie qui fut son professeur que Bill Joy c’est laissé pousser la barbe. Bill Joy a travaillé à l’amélioration constante du Système unix de Berkeley (BSD), il a amélioré l’éditeur de texte de unix, il a écrit le shell csh et surtout à écrit la pile TCP/IP de BSD.

Non content de s’arrêter sur si peu, c’est un des fondateurs de la société SUN et concepteur du langage Java. Mais il semble que le fait de s’éloigner de Dennis Ritchie a été fatal à sa barbe. Sur une photo récente elle a disparue !

2007_07_19_08_45_unixrichiejoy_JPG.jpg 2007_07_19_08_45_BillJoy.gif

James Gosling

En parlant de Java, voici le principal concepteur de ce langage. James Gosling.

Il n’a pas aimé le rachat de SUN par oracle. Il a donc démissionné à ce moment là.

james-gosling tarte.jpg

Niklaus Wirth

Niklaus_Wirth.jpg

Le créateur du langage Pascal.

Steve Wozniak et Steve Jobs

Ensuite, nous pouvons nous attarder sur la paire de steve: Steve Wozniak et Steve Jobs les deux fondateurs de Apple.

Steve Wozniak est le génie qui a conçu l’ordinateur Apple et Steve Jobs est le génie qui a réussi à le vendre.

Il faut tout de même préciser que Steve Jobs n’est qu’un barbu occasionnel… vu que c’est lui qui s’est chargé de faire vendre les produits Apple, il s’est lancé dans une opération charme pour avoir le concours des banques. Il lui a donc fallu se raser la barbe ce qui est mieux vu dans ce milieu de requin de la finance. Cependant, une fois détendu et de retour de le cercle des visionnaires de l’informatique, sa barbe repousse très vite !

2007_07_18_18_34_steve_and_steve.jpg 2007_07_18_18_32_steve_jobs.jpg 2007_07_04_19_16_Stevewozniak.jpg

Jef Raskin

C’est le père de l’interface graphique du Macintosh. C’est l’homme qui a inventé le glisser-déposer.

2007_10_02_17_33_Jef_Raskin_credit_Aza.jpg

John E. Warnock et Charles M. Geschke

Voici encore une paire de barbu qui a influencé le monde de l’informatique. Ce sont le Dr. John E. Warnock et le Dr. Charles M. Geschke.
Ces deux barbus sont les inventeurs du langage postscript. C’est sur cette base qu’ils ont fondés l’entreprise Adobe qui est un des colosses de l’informatique dans tout ce qui est du graphisme.

2007_07_18_18_17_warnockphoto.jpg 2007_07_18_18_17_geschkephoto.jpg

Larry Ellison

En parlant de grand patron des colosses de l’informatique, voici Larry Ellison le créateur de la base de donnée Oracle. Sur cette photo, on remarque que c’est un habitué de la barbe travailée. Ce n’est donc certainement plus qu’une réminiscence de son passé de geek.

2007_07_19_08_04_Ellison_Larry_chair_final.jpg

Philip Walder

Il a contribué aux langage de programmation Haskell et XQuery.

philipwadler.jpg

Phil Zimmermann

Nous voici avec le créateur du logiciel de chiffrement de e-mail…. PGP.

2007_10_22_11_28_Phil_zimmermann.jpg

.. En parlant de cryptographie… voici:

RSA: Rivest Shamir et Adleman

… et oui, RSA, c’est le nom des créateur de cet alorithme de chiffrage des données qui est utilisé partout.

Bon… on voit qu’il n’y a que Shamir qui est un vrai geek à barbe ! 😛 (oui.. il sont pas dans l’ordre RSA.. mais SRA)

RSA Rivest Shamir Adleman.jpg

Alan Cox

Alan Cox est après Linus Torvald, le principal contributeur du noyau linux. Comme on le voit très bien à son chapeau… il travaille chez Red Hat !

2007_07_19_10_10_DSC_7781.jpg

Jon Hall

Dans les linuxiens célèbre, il y a Jon Hall qui est le directeur de Linux international. Une organisation à but non lucratif qui fait la promotion de linux.

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Guido van Rossum

Guido van Rossum est le père du langage de programmation Python. En plus d’être un geek barbu, c’est également un dictateur bienveillant à vie. Titre qu’il s’est donné pour diriger les évolutions du langage python.

2007_07_19_21_17_ungood_guido_van_rossum.jpeg

Ward Cunningham

Nous pouvons ensuite nous attarder sur Ward Cunningham, le créateur du wiki et de l’Xtreme programming.

2007_07_18_18_53_WardCunningham2.jpg

Larry Wall

Puis nous avons un geek qui fait les choses à moitié….. il ne lui reste que la moustache !
Il s’agit de Larry Wall, l’inventeur du langage de programmation perl.

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Rasmus Lerdorf

Le créateur du langage de programmation php, est également un adepte de la barbe (pas intégrale). Cependant, ce natif du groenland semble l’avoir rasée depuis qu’il travaille chez yahoo !

2007_07_19_09_26_Rasmus_Lerdorf.jpg

Yukihiro Matsumoto

Le créateur du langage Ruby…

250px-Yukihiro_Matsumoto.JPG

Jim Weirich

Un geek ruby…

Jim Weirich.jpg


Jimmy Wales

Le fondateur de wikipedia est lui aussi un adepte de la barbe !

398px-WM2006_0060.jpg

Jaron Lanier

Il est à l’origine de l’expression « Réalité virtuelle » en 1985. Je le place juste après Jimmy Wales et wikipedia, car Jaron Lanier n’aime pas wikipedia… il trouve que c’est du « maoïsme numérique »….

C’est un des rares geek barbus avec des dreads que je connais… et quand il parle de réalité virtuelle.. je me demande bien si c’était d’informatique qu’il parlait ?? 😛

Jaron_Lanier.jpg

Jay Miner

Le père de l’ordinateur Amiga.

JayMiner1990.jpeg


Paul Allen

bill gates et paul Allen.jpgLe co-fondateur de microsoft a aussi eu un passé de geek barbu avant de tomber dans le monde des imberbes miliardaires.

Le voici ici avec l’imberbe Bill Gates.


Edsger Dijkstra

edsger dijkstra.jpgCe monsieur est à l’origine d’algortihmes qui m’ont beaucoup creusé les méninges durant mes études.

Notamment lorsque l’on utilise des vérous sur un système temps réel. Ou encore le fameux algorithme de Dijkstra, un algorithme qui permet de trouver le chemin le plus court dans un graphe.

Cet algorithme est la base des calculs d’itinéraires routiers.


John McCarthy

John_McCarthy_Stanford.jpegCe pionnier de l’intelligence artificielle est également le père du langage LISP.


Robin Milner

Le créateur du langage ML

Robin-Milner-001.jpg

Kasper Skårhøj

La barbe traditionnelle du geek n’est pas une mode passagère… les geeks la portent toujours bravement de génération en génération à l’instar de Kasper Skårhøj le père fondateur du CMS Typo3.

2007_07_04_19_19_kasper.jpg

Bernhard Rosenkranzer

bero.jpegUn contributeur de nombreux projets libres (KDE, openoffice, etc..) mais surtout spécialiste de l’optimisation de Linux sur processeur ARM.

Ce qui est très très intéressant pour les « intelliphones » tournant sur android.


Anciens geek ?

Qui était les premiers geeks ??? Il semble que depuis toujours il y a eu des petits jeunes créateurs de génie qui ont changé le monde avec leur invention… et déjà certains portaient la barbe !

Voici deux exemples du 19ème siècle: Samuel morse, l’inventeur du télégraphe et Lars Magnus Ericsson le fondateur du géant des télécommunication: Ericsson.

2007_07_19_09_06_Morse.jpg 2007_07_19_09_06_Lars_magnus_ericsson_01.jpg

Voilà… ça ne date pas d’hier cette mode du geek barbus…

En faisant des recherches de photos pour une mise à jour de cette page, j’ai découvert un article, en anglais, sur le dress code des geek… comme l’article n’est pas axé uniquement sur la barbe… vous pouvez y retrouver des geek avec moins de barbe, mais plus de cheveux.. mais aussi des femmes !!

Et pour clore… un semi-geek.. un moustachu !! 😛
recette-de-jeux-vidéos-canapés-mario-bross-pixelisé-amuses-gueule-870x400-1.jpgVoici la recette pour réaliser Mario bros en canapés pour l’apéro…

Mosaïque photo

Mosaïque photo

A l’aide de nombreuses images… il est possible de recréer une seule grande image… c’est la technique des mosaïques photo.

A la main… c’est très long à faire….

Mais avec un bon programme sur un ordinateur.. c’est toujours long.. (~6h pour la mosaïque ci-dessous) mais c’est quand même plus rapide !

Ici, pour cet exemple, c’est une grille de 2500 photos qui a été utilisée. Puis c’est environ 12000 photos qui sont passées entre les algorithmes du logiciel MacOsaiX…. pour créer la mosaïque…

Au final, après de dures sélections, ce ne sont que quelques centaines de photos qui ont été choisies. En effet, d’après mes réglages, le logiciel avait le droit de réutiliser jusqu’à 6 fois la même photo. Cela limite un peu la difficulté.

Voici un aperçu du résultat vu de loin… On reconnais donc l’image de base, en l’occurrence le badge du groupe scout marfaux.

badge marfaux mosaïque

voir l‘image en plus grand (1.8Mo)…

voir l‘image en encore plus grand (6Mo)…

Le but était de faire une décoration du local. Nous avons donc maintenant une affiche de 1,5m de côté qui est composée de centaines d’image de nos multiples activités.

Les gens qui passent devant sont toujours intrigués… et passionnés en regardant les milliers de petites photos qui composent la grande…

Contura08

A l’occasion du camp fédéral scout 2008, contura08. J’ai tenté de refaire le logo du camp en mosaïque de photos prises lors de ce même camp. La mosaïque est crée avec 2500 photos, mais je n’ai fait lors de ce camp que 2000 photos. Donc pour étoffer un peu la quantité d’image à disposition, j’ai utilisé l’option « aller chercher sur flickr » de MacOSsaiX. J’ai indiqué comme mot-clé « contura08 » et j’ai obtenu plein de photos de ce camp. L’intégration de cette source de photo est tout de même en proportion plus faible que mes propres photos. Ce qui est amusant, c’est que dans ces photos provenant de sources inconnues, j’y ai retrouvé des photos de gens que je connais !

contura08 flikr.jpg


Portrait récursif de Mathieu

J’ai tenté de faire un portrait de moi même, qui est une mosaique fait avec uniquement des photos dans lesquelles j’apparai.

 

mathieu-en-mosaique-fait-avec-des-photos-de-mathieu.jpg

Voici la mosaique dans sa grande taille originale (5241 x 4857px ). Attention 13.2 Mo !

Puis, j’ai tenté de pousser plus loin, en faisant un portrait mosaique composé de portrait spécifique. J’ai pris des photos de moi même en face tousles jours pendant près de deux ans, histoire d’avoir assez de matière, mais ce n’est toujours pas suffisant, et les photos étant de forme assez identique, la mosaique n’est pas aussi précise que lorsque l’on fait un portrait avec des photos plus diversifiées.

mosaique-mathieu-portrait.jpg

Voici la mosaique dans la taille d’origine. Attention 10Mo

Guillaume Tell

Il est intéressant de tester la capacité du logiciel d’aller chercher des images sur le web pour composer la mosaique.

Il faut trouver un sujet très connu pour avoir suffisamment d’image. Le test a été réalisé avec Guillaume Tell. L’image de base est le tableau peint par Hodler et voici la comparaison lors de la construction de cette mosaique.

essai mosaique avec 21000 images.png

C’est après avoir comparé plus de 21 000 images que la grille de 40×40 a été complété.

Le résultat est intéressant, mais pas parfait. Il faudrait faire une grille avec un nombre de photos beaucoup plus grande pour arriver à afficher plus de détail de l’image de base.

Il est très drôle de voir quelles sont les images de bases qui ont été trouvées sur le web. (flickr, google image)

On trouve des statues de Guillaume Tell, des images de gens avec des pommes sur la tête, des spectacles, des monuments, des pièces de CHF 5.- … (alors que ce n’est pas Guillaume Tell.. c’est juste un berger !), il y a des images de la partition de musique de l’opéra Guillaume Tell. Il y a des clichés suisse, des arbalètes….. etc…

Une question que je me pose à laquelle je n’ai pas de réponse, c’est à propos du droit d’auteur, qu’est il permis de faire. Est ce qu’une mosaique est l’image d’origine où une nouvelle création ? … (je pense que ça doit être vu comme un travail dérivé)

Est-ce que les mini images qui composent la mosaique sont suffisamment petites pour être vues comme un droit de citation utilisable ?    … la notion de citation pour autre chose que du texte est toujours très floue. Les magasins de musique proposent librement des extraits de 30s qui sont des citations.. mais je me souviens d’un juge français qui jugait que c’était trop long !

Bref.. si quelqu’un a des infos à ce propos. Je suis prenneur.

guillaume-tell-mosaique-hodler.jpg

Télécharger l’image en taille originale grande (4000 x 1000) 8.4Mo

Voici encore une version plus fine de Guilaume Tell.

guillaume-tell-plus-fin.jpg

Télécharger la mosaique de Guillaume Tell en grande taille (3.8 Mo)

Jésus Christ en mosaique

J’ai tenté de faire une mosaique d’une personne connue, histoire d’avoir suffisamment d’image à disposition sur internet.

J’ai donc choisi de faire une mosaique de Jésus Christ !

…. Pour pousser le concept encore plus loin, j’ai choisi de faire une mosaique d’une mosaique !

En effet, j’ai choisi comme image de base, une mosaique qui représente Jésus qui se trouve dans la Basilique St-Appolinaire à Ravenne en Italie.

Jesus-mosaique-8000.jpg

Télécharger l’image en taille originale grande (8000 x 9922) 35Mo !

Le château de Neuchâtel

Après les portraits de personnes, voici des essais avec des paysages. Le château de Neuchâtel est mon modèle et les images qui le compose sont toute ma bibliothèque de photos de ces dernières années. Il y a donc de tout !

On doit y retrouver toute ma famille et tous mes amis !

facade-chateau-1000.jpg

Télécharger l’image dans sa taille originale 10368 x 7776px (34.2 Mo)

Voici un petit aperçu d’une étape de la construction de cette mosaique du château de Neuchâtel.

Je trouve étonnant comme on reconnait déjà bien les formes du bâtiment.

facade-chateau-silhouette-1000.jpg

Voici encore une vue du château de Neuchâtel

La photo d’origine de cette mosaique est une photo HDR du château de Neuchâtel et des nuages sombres au dessus.

château-ambiance-orageuse-1000-sans-trous.jpg

Télécharger l’image dans sa taille originale 10368 x 7776px (57 Mo)

Logiciel

Sur mac, il existe un autre soft sympa. Il s’agit de MozoDojo.

Pour les pauvres gens qui n’ont pas la chance d’être sur mac et qui sont liés au grand démon M$ … il existe aussi quelques logiciels pour windows…

Propriété intellectuelle dans l’ère de l’information

Propriété intellectuelle dans l’ère de l’information

Le droit d’auteur est de plus en plus en contradiction avec les moyens de communication de l’ère de l’information….

Avec les législations actuelles.. qu’est il possible de faire ?

Propriété privative et propriété intellectuelle

La tendance actuelle est souvent de confondre propriété matérielle et intellectuelle. Ce n’est pas pareil ! La propriété matérielle est privative, alors que la propriété intellectuelle ne l’est pas !

Pascal Nègre, qui est à la tête de la maison de disque Universal, tente souvent semer la confusion lorsqu’il compare le piratage de musique sur internet au vol de pain dans une boulangerie. (voir: framablog pour les citations)

But du droit d’auteur

Le droit d’auteur est une carotte qui permet à un auteur d’être encouragé à créer. Actuellement, majoritairement cette carotte se fait par la rétribution en argent d’une partie du prix de vente d’une oeuvre. Mais ce n’est qu’un choix du législateur qui peut être changé !

Il existe d’autres méthodes. Par exemple, le redevance radio tv en est une. Tout le monde disposant d’un récepteur fourni une contribution au producteur de contenu.

Le prix de vente de support mémoire vierge contient également un montant destiné à être versé à des créateurs de contenu ou des projets visant à favoriser la création.

Copie Privée

En suisse le téléchargement d’oeuvre a usage privé est légal. Il est assimilé a de la copie privée. En revanche, il est interdit de mettre à disposition de tout le monde des oeuvres dont on ne détient pas les droits.

Droit de citation

USA

Aux USA, on parle de fair use.

France

En france on a un droit de citation, mais qui ne concerne que l’écrit, pas les imges.

Suite à un procès contre certaines pratiques sur les sites web de NRJ, il est maintenant défini qu’en France, un morceau de musique de 30 secondes sur un site web n’est pas considéré comme un droit de citation. C’est une tolérance vis à vis de la propriété intellectuelle… mais 30s (sur un total moyen de 3 à 4 minutes) semble trop long !

Suisse

En suisse, le droit de citation concerne l’écrit comme le contenu audiovisuel. Pour ce qui est des beaux-art ou de la photographie, différentes interprétations de la loi existe. La notion de citation de photographie est donc floue ! (une vignette est elle une citation ??)

Il est autorisé de faire une citation, mais pas un extrait ! La différence ce situe dans l’utilisation. Une citation entre dans un travail personnel externe pour illustrer un propos. La citation est donc dans un contexte et le début et la fin de la citation doit être indiquée. (une mention dans un générique de film ne suffit pas.) Un bête extrait n’est pas autorisé, car il n’est dans aucun contexte et est juste une bête copie, il ne sert pas à faire de la valeur ajouté dans un contenu original.

L’auteur d’une citation doit toujours être indiqué. Il doit être possible de la retrouver dans l’oeuvre originale.

Il n’y a pas de règle concernant la longueur d’une citation, cependant, une citation est toujours plus courte que l’oeuvre originale. Pour être valablement reconnue, une citation ne doit être qu’une partie insignifiante de la nouvelle oeuvre dans laquelle elle apparaît.

Dans le domaine des médias, il est possible de librement enregistrer et diffuser des oeuvres comme compte rendu d’actualité ! (voir l’art 28 LDA)

=> Là je comprends qu’il est autorisé de filmer un concert et de le diffuser si j’étais au concert avec une caméra et que je prépare un téléjournal.. c’est ça ??

Pour une information sur des faits d’actualité, il est autorisé de publier des extraits de reportage ou d’article pour autant que l’auteur soit mentionné. (c’est ce qui permet de faire des revue de presse)

=> est ce que cela signifie que malgré l’interdiction formelle publiée sur le site de swissinfo.org, il est possible de copier des extraits d’article et de les diffuser ? (il n’y a pas la mention de tout ou partie, donc je suppose que la différence se situe là. Il est interdit de tout mettre à disposition, mais on a le droit de fournir des extraits)

=> comme je comprend cette loi, il est autorisé, pour un compte rendu d’actualité, de diffuser un extrait et non plus une citation qui est liée à un contexte. Mais c’est presque pareil.

Oeuvre publique

En suisse, selon l’art 27 LDA il est possible de reproduire une oeuvre qui est en permanence accessible au publique. J’ai donc le droit photographier et diffuser les photos d’un monument. Par contre je dois pas faire une trop bonne reproduction, il faut que la copie ne puisse remplacer l’original !!!! (l’oeuvre copiée ne doit pas être reproduite en 3D… est ce que l’on parle aussi de 3D dans un monde virtuel ? J’ai le droit de reproduire une statue pour la mettre sur second life ou l’utiliser dans google Earth ??)

Référence

Reverse engineering

En suisse, il est autorisé de décomposer un logiciel de toutes ces parties pour en comprendre le fonctionnement et afin d’avoir des informations pour développer ou assurer l’interopérabilité d’un autre logiciel.

Résumé de ce qui est légal ou pas légal en suisse

Légal

  • Télécharger une oeuvre soumis au droit d’auteur (texte, film, image etc..). Uniquement pour un usage personnel ou de gens très proche.
  • Mettre à disposition une oeuvre à sa famille ou des amis très proches.
  • Graver des oeuvres sur CD ou DVD tant qu’ils restent dans la sphère familiale ou d’amis proches.

Pas légal

Références

En général

Suisse

France

augmentation de la durée de protection des droits voisins ?

Allemagne

modifications importante en suisse…. une nouvelle loi est adoptée le 5 octobre 2007….

Volonté du G8 de durcir la propriété intellectuelle….

Livre sur le sujet

Monde étrange…

Comme l’a mis Thierry Crouzet sur twitter…
– Viol de groupe: j’en ai pris pour 7 mois. – Vol à main armée: 1,5 an. – J’ai filmé un film en salle: 2 ans.

http://www.numerama.com/magazine/15131-deux-ans-de-prison-pour-avoir-filme-the-dark-knight-au-cinema.html

Premier pas avec un iLiad

Premier pas avec un iLiad

Grand fan du concept du papier électronique depuis de nombreuses années… (je me suis sérieusement intéressé au sujet depuis 1999)…. J’ai sauté sur l’occasion dès que j’ai appris la commercialisation d’un véritable papier électronique. J’ai donc fait l’acquisition fin décembre 2006 de l’iLiad d’iRextechnologie.

L’iLiad est ce que l’on peut appeler un livre électronique. En très bref, c’est une boite qui contient un mémoire pour mettre toute sa bibliothèque et du papier électronique, basé sur la technologie d’e-ink pour afficher les livres.

Je suis persuadé que le papier électronique a un énorme avenir. On est à l’aube d’un nouveau bond de la révolution numérique. Ce bon va être encore plus spectaculaire que les précédents. Le papier électronique permettra une mobilité encore accrue de l’information. Et surtout une meilleure symbiose entre le monde de l’information numérique et le monde humain.

Le papier électronique est une avancée majeure en tant qu’interface homme machine.

Bref, assez parlé de ces quelques réflexions sur l’avenir du monde numérique… passons à mes essais de l’iLiad !

Réception et installation

Après 3 semaines d’attente une fois ma commande passée sur le site d’iRex…. UPS arrive enfin avec un joli paquet…

Il est donc temps d’ouvrir le paquet et de découvrir le magnifique écrin dans lequel se trouve la bête. Une fois la boite ouverte, il y a, à l’intérieur, un feuille de papier (tout ce qu’il y a de plus ordinaire) qui donne les infos en image pour faire ses premiers pas avec l’iLiad.

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  • vérifier le contenu… entre autre les 3-4 modèles d’adaptateur secteur pour tous les pays du monde !
  • Brancher l’iLiad à une prise électrique pour recharger les accus, pendant au moins 3 heures !
  • Enfin, allumer la bête.
  • découvrir l’usage des différents bouton.
  • Lire le guide d’utilisateur rapide… et le complet (un peu plus tard)
  • s’amuser un peu avec le stylet pou prendre des notes.
  • s’inscrire se créer un compte sur le site d’irex pour obtenir un mot de passe.
  • entrer les paramètres réseau pour se connecter sur le net (via wifi pour moi)
  • entrer les paramètres d’identification du compte irex.
  • faire les dernières mise à jour de l’os via le wifi.

Il est donc temps de suivre les indications pour que tout se passe bien !


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Le contenu est donc là… Mon iLiad reçu à midi pile… a passé l’après-midi en charge. Puis j’ai enfin pu allumer la bête et observer pour la première fois en vrai la texture du papier électronique. Grand moment !

Puis c’est le moment de jouer un peu avec la bête, de lire les pdf qui constituent le guide de l’utilisateur, et de s’extasier devant le bouton/barre qui permet de tourner les pages.


Affichage en plein soleil

2006_12_29_22_14_IMG_4807.jpg Puis j’ai du vérifier un des principaux avantages du papier électronique: sa parfaite visibilité en plein soleil !

C’est effectivement étonnant pour nous autres homo technologicus habitués à la texture de l’affichage sur écran LCD !

Le papier électronique adore le soleil ! … la visibilité est meilleure en plein soleil que dans l’ombre ! Allez je vous montre le résultat en photo.

Sur cette photo, pour la petite histoire, c’est un rapport de l’ESA (agence spatiale européenne) qui étudie les idées issues de la littérature de science fiction pour trouver des nouvelles technologies applicables au domaine spatial.

Un écran LCD doit avoir un rétro éclairage pour que son contenu soit lisible. Ce qui est un sérieux désavantage en cas d’utilisation d’un ordinateur en plein soleil!

Le technophile actuel, accro au LCD est une personne de l’ombre. Avec l’avènement du papier électronique, il est enfin possible aux adeptes de la lecture numérique de prendre un peu des couleurs et de pouvoir profiter du soleil et des terrasses !

Et la nuit ?

Et oui… ce fut tout d’un coup une des inquiétudes de mon collègue à qui je montrais mon nouveau joujou… et la nuit, tu fais comment pour lire? Il y a un quand même un rétro-éclairage ??

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.. et bien non! .. l’iLiad ne dispose pas d’un rétro éclairage intégré. C’est comme avec un bon vieux bouquin, il faut avoir une lampe de poche à disposition! Mais ça ne me dérange pas. D’autant plus que j’ai trouvé la parade.

En effet, j’ai plongé dans ma malle magique contenant tous mes gadgets de geek et j’ai trouvé l’accessoire indispensable à tout lecteur noctambule d’iLiad ! ….. la lampe de poche USB !

Et oui, l’iLiad disposant d’un port USB, il suffit de brancher la lampe dessus.. et c’est parti pour des heures de lectures nocturne (bémol, la lampe vide aussi les accus).


Remplir sa bibliothèque

L’iLiad est un livre électronique, mais c’est également une bibliothèque entière !

L’iLiad dispose d’une mémoire interne de 128Mo qui peut être remplie via une connexion USB sur un ordinateur. Si cette mémoire est trop faible (pour du texte, c’est déjà pas mal) l’iLiad dispose de slot pour accueillir des cartes mémoire mmc, (donc sd) et compact flash.

Les formats que l’iLiad est capable de lire sont le pdf et l’html. J’ai donc entrepris une expédition archéologique sur le disque dur de mon ordinateur pour retrouver tous les textes, livres, rapports et documents en tous genres en html et pdf afin de les lire sur papier électronique.

J’ai retrouvé 250Mo de documents qui attendaient (parfois depuis des années) d’être lu. La taille mémoire étant trop importante pour la mémoire interne de l’iLiad, j’ai cannibalisé une carte mémoire SD de 512 Mo provenant de mon appareil photo, pour y mettre ma nouvelle bibliothèque numérique.

Puis, après les entrailles de mon disque dur, j’ai également joué au rat de bibliothèque numérique pour dégotter des oeuvres rares qui désireraient trouver une nouvelle vie sur du papier électronique.

Il existe quelques bibliothèques intéressantes sur le web, pour obtenir des livres qui sont dans le domaine public et donc gratuit. J’ai tenté de faire une liste des meilleures adresses. On peut citer déjà, la bibliothèque nationale de France et le projet gutenberg pour les plus fourni.

Un livre tombe dans le domaine public 70 après la mort de son auteur, donc il va de soit que les livres ainsi obtenus ne sont pas les dernières sorties de l’année ! Mais ce n’est pas forcément un problème, des livres comme Alice au pays de merveilles ou 20000 lieues sous les mers sont indémodables !

C’est ainsi que j’ai ajouté une édition de 1913 des liaisons dangereuses à ma bibliothèque numérique.

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Html ou pdf

Comme je l’ai dis plus haut, l’iLiad est capable de lire de l’html et du pdf. Mais que choisir ? Souvent, on ne choisi pas vraiment le format dans lequel on reçoit le document à lire. Cependant, il est toujours possible de faire des conversions.

Le pdf est un format très pratique, car il garde la même apparence partout. Cependant, c’est également un désavantage. Le pdf est un format issu du monde de l’imprimerie, il est donc lié à une taille de papier. Taille qui est souvent A4. L’iLiad a un écran qui est relativement petit. il est plus proche du A5 que du A4, donc, afficher un document pdf conçu pour une taille de papier A4 revient à afficher une miniature qui est difficilement lisible.

Le mieux est donc de concevoir un pdf de la bonne taille. manybooks.net est une bibliothèque en ligne qui fournit des pdf conçu pour l’iLiad ce qui est très pratique.

Pour les pdf, de taille plus grande, il est toujours possible d’utiliser le zoom de l’iLiad, mais ce n’est pas toujours très agréable. C’est à tester au cas par cas.

Pour ce qui est de l’html, c’est un format très pratique, le contenu s’adapte aux capacité de l’affichage, et il est possible de varier la taille du texte. Il est également possible de créer une feuille de style adaptée à l’iLiad, ce qui permet de personnaliser l’apparence du contenu!

En revanche, là où le bât blesse avec l’html, c’est dans le cas d’un long texte qui se trouve dans un fichier unique. L’iLiad ne voit toujours qu’une seule et unique page, il n’est donc pas possible de mémoriser précisément le paragraphe en cours de lecture si celle-ci est interrompue. Comme je ne connais pas grand monde qui est capable de lire un livre de plusieurs centaines de page d’une seule traite, c’est un problème qui est de taille !

La parade est de concevoir un fichier html avec une table des matière détaillée faite de liens qui permettent d’accéder directement a un découpage précis de chapitre court. Le problème de cette technique réside dans la création de cette table des matières, les documents disposants d’une telle structure ne sont pas légions !

Un bon compromis est donc probablement de disposer d’un document html personnalisé à l’aide d’une feuille de style, puis de convertir ce document en pdf pour le lire sur l’iLiad. Cette technique permet une personnalisation de l’apparence du contenu tout en disposant de la mémorisation de la page courante sur l’iLiad.

Personnellement, j’utilise aussi l’iLiad pour lire les articles que j’écris sur ce site. Je me suis créé une feuille de style adaptée à l’iLiad et le moyen d’enregistrer les pages dans un html adapté (taille du texte plus grande, marge gauche droite, pas de menu, couleur de liens adapté 16 niveaux de gris). Voir cette page en version iLiad.

Journaux

La lecture de journaux sur papier électronique est une des applications dont iRex tente de faire la promotion. l’iLiad est conçu pour télécharger tous les jours une nouvelle version d’un journal et le lire sur papier électronique.

C’est une utilisation du papier électronique qui est très alléchante, mais qui pour l’instant reste très peu pratique. En effet, la plupart des journaux ne proposent pas d’édition électronique qui adaptée à ce que l’iLiad est capable d’aficher. Souvent, les journaux sont de grande taille. Le document pdf qui est donc la source de ce qui est imprimé est adapté à cette taille qui est gigantesque par rapport à l’affichage dont dispose l’iLiad.

La lecture de journal en usant et abusant du zoom est assez désagréable, et donc ne risque pas de se populariser dans les conditions actuelles.

Les quotidiens gratuits ont en général un format papier qui est beaucoup plus petit, les journaux gratuits sont donc souvent plus lisibles sur l’iLiad !

Dans l’idéal, il est possible de créer une édition du journal adaptée à l’iLiad. Il s’agit de multiple fichier html. La une présente les articles en gros de loin… et en cliquant sur les articles ils deviennent visible en grand.

Ce format là est parfait, mais à ma connaissance, seul le journal chinois, le Yantaï Daily, propose depuis peu ce genre de format. Mon chinois n’était pas très étendu, j’aimerai bien qu’une journal francophone se lance dans ce défi !

Je reste persuadé qu’il y a un bon potentiel. Qu’une fois affranchi des lourdeurs et des contraintes de l’impression et de la distribution de kilo de papier, un journal peut devenir gratuit et proposer un contenu rédactionnel de qualité. La publicité devrait suffire à financer un travail journalistique de qualité.

Il ne reste plus qu’à équiper massivement la population de papier électronique! Cela semble compliqué, cependant, une fois la couleur disponible et la possibilité de pouvoir rouler des grandes surfaces de papier dans des rouleaux de petites taille, je ne vois pas ce qui pourrait retenir une diffusion massive de papier électronique, tellement cette technologie est prometteuse !

22 Feb 2007

Cartographiez votre région

Cartographie libre

La cartographie sur internet est à la mode depuis que google l’a démocratisée avec google maps.

Cependant, en suisse, les cartes de swisstopo sont nettement mieux, mais il n’existe pas de site web pratique pour utiliser ces cartes.

L’Etat de neuchâtel, par exemple, propose des cartes de swisstopo sur son guichet cartographique. C’est bien mais pas top. Les données sont bien, mais techniquement, Cartoweb (qui est le moteur utilisé pour afficher les cartes sur le web ) se fait vieux!

Un jour peut être l’Etat de neuchâtel migrera son guichet cartographique de Cartoweb à mapfish son successeur… Là ce sera plus fluide, mais ça ne résoudra pas un autre problème frustrant. Les données des cartes ne sont pas libre de droit.

Dans ce cas, l’Etat de neuchâtel achète les données chez swisstopo et n’a presque rien le droit de faire avec!

Les mises à jour chez swisstopo se font tous les 6 ans! Les cartes google sont imprécises, et la route devant chez moi vient de changer, 2 giratoires ont remplacé un pont !!

Les cartes se mettent gentiment à jour, mais tout se passe lentement…. bon que faire, c’est pas compliqué, laissez moi triturer vos cartes, c’est pas compliqué de remplacer un pont par 2 giratoires… le boulot en vrai a été fait plus rapidement que de changer le dessin sur la carte !

C’est une intention très louable que j’ai de vouloir les aider… mais ce n’est pas comme ça que ça se passe…. il y a le droit d’auteur.. pas le droit de modifier la carte. Elle est la propriété de swisstopo.

Bon, alors je fais quoi ?? .. et bien je crée ma propre carte ! Folie ? … comment faire autant bien que cette grosse machine swisstopo qui a de nombreux employés, qui est financé par nos impôts et par les données que l’on achète quand on veut les utiliser!

… et bien ce n’est pas si fou que ça de faire sa propre carte. Ce n’est pas si difficile, et pour contrer la grosse machine de cartographes professionnels, le plus simple c’est de s’associer avec d’autres gens… plus on est de fous plus on rit.. en mutualisant nos effort à travers le monde entier, on peut créer une carte du monde entier. Avec énormément de gens, qui font peu de chose on fait toujours plus qu’une poignée de gens qui font beaucoup !

C’est le principe de openstreetmap.org. C’est l’application du principe du wiki à la cartographie. Chaque personne contribue en dessinant sa région et au final on a une carte de plus en plus étendue et précise !

Pour ce faire, juridiquement toutes les données utilisées pour faire les cartes sont libres de droits. Il n’est donc pas possible de reprendre les données de swisstopo qui sont soumise au droit d’auteur. Dommage, ce serait bien de mettre ces données dans le domaine public ! Comme c’est le cas aux USA ! Ce serait profitable à tous.. et de toute façon ce sont quand même nos impôts qui financent une partie de swisstopo !

Vu que les données ne sont pas libres, on est obligé de tout reprendre à zéro. Il faut faire des mesures. Le principe est donc d’utiliser un récepteur GPS, de faire des traces des rues que l’on parcours, de les envoyer sur openstreetmap.org, puis à partir de ces traces de dessiner concrètement la carte.

C’est pas mal de boulot, mais finalement c’est pas si long que ça. Ci-dessous voici le résultat de la carte qui est en cours de création.

J’ai centré la carte sur la région de Neuchâtel qui est pour une bonne partie le fruit de mon travail. J’espère maintenant que je serais rejoint par de nombreuses autres personnes pour corriger mes erreurs et améliorer l’étendue et la précision de la carte !

Ce n’est pas compliqué, pour bien débuter le wiki d’openstreetmap.org est super bien fait et il y a de nombreuses indications en français !

Alors c’est parti cartographions ensemble !

… et pour varier, l’hiver au lieu de cartographier les rues, il est possible de cartographier les pistes de ski !!! Pour c’est faire c’est sur openpistemap.org que ça se passe !! Ce sont les mêmes données de bases qu’openstreetmap.org, mais le site est dédié aux pistes de ski !

Les heureux possesseurs d’un GPS garmin qui veulent utiliser les données d’openstreetmap.org sur leur bête peuvent trouver les données déjà toutes prêtes à l’emploi sur le site de http://www.osm4you.com.

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