La bière

Brasser de la bière

Comment fait ont pour faire sa propre bière ? Voici une foule d’information utile pour y arriver.

Avant de commencer, on va déjà étudier ce qu’est la bière, comment on la déguste et puis on passera à la fabrication et ou trouver le matériel et les ingrédients nécessaires.

Qu’est ce que la bière ?

La bière est une boisson fermentée à l’image d’autres comme le vin et le cidre.

Une boisson fermentée est une boisson qui a subit une fermentation. Une fermentation est une réaction biochimique qui transforme (dans notre cas) du sucre en alcool.

Pour déclencher une fermentation on utilise des levures. (Saccharomyces Cerevisiae) Les levures vont se nourrir de sucre et faire de l’étanol. Donc:

  • avec du jus de raisin et de la levure, on fait du vin.
  • avec du jus de pommes et de la levure, on fait du cidre.

.. Donc avec de l’orge et de la levure on fait de la bière ??

Et bien non !

Le raisin et les pommes contienent naturellement suffisemment de sucre pour faire une fermentation. Mais l’orge ne contient pas de sucre. Donc on ne peut pas le faire fermenter !

Il faut tout d’abord faire des transformations pour transformer l’orge brut en moût sucré que l’on pourra faire fermenter. Donc:

  • avec du moût d’orge et de la levure, on fait de la bière.

Etapes de fabrication de la bière

La bière est donc une boisson fermentée du moût d’orge. Il va donc falloir faire du moût d’orge avant de faire de la bière. Les étapes de fabrication de la bière sont les suivantes:

  • Le maltage
  • Le brassage
  • La fermentation

Pour retrouver et décrire toutes ces étapes nous allons commencer par la fin.

La bière est le résultat de la fermentation alcoolique du moût d’orge. Il faut donc du moût comme matière première et des levures comme ouvrières. C’est l’étape de fermentation.

Comment avoir du moût sucré ?

Nous avons de la chance, l’orge, comme toutes les céréales contient de l’amidon, qui n’est qu’une réserve de sucre. Il faut donc transformer cet amidon en sucre.

C’est ce qui va se passer pendant l’étape de brassage. Mais comment ?

Nous avons de l’orge comme matière première, mais il nous faut des ouvrières. Ce sont des enzymes. Et d’où viennent elles ?
C’est justement le but de l’opération de maltage que de créer ces enzymes.

Le maltage consiste à faire germer les grains d’orge dans un milieu humide, puis d’arrêter cette germination en chauffant les grains d’orges. C’est la température de chauffe des grains qui va déterminer sa couleur et donc le type de bière. (blonde, ambrée, brune)

 

Dégustation de la bière

La bouteille de bière est stocké verticalement, sauf pour celles qui ont un vrai bouchon de liège.

Température

Pour bien réveler les arômes d’une bière, la température de service se fait (en général) entre 6°C et 16°C.

La température de service se fait en fonction de la couleur. Plus la bière est claire, plus elle est servie fraiche.

Types de bière

La bière est faite avec du malt.

Le malt est de l’orge germé et chauffé. Plus on chauffe l’orge plus il prend une couleur foncée.  Les différents type de bière sont en fait le reflet de la couleur de l’orge qui a été utilisé. Une bière blonde est faite avec de l’orge peu chauffé alors qu’une brune est faite avec de l’orge chauffé plus longtemps.

  • blonde
  • ambrée
  • brune
  • lambic: fermentation spontanée
  • blanche: faite avec du malt de blé

La fermentation peut être haute ou basse. Ceci désigne la température. Une fermentation haute est faite à température ambiante. (~20° C). Les bières courantes sont faites en fermentation basse et les élaborée en fermentation haute.

Les verres

Pour mieux révéler les arômes des divers types de bière, on utilise des verres de types différents.

  • des verres hauts et fins pour les Pils et les lambics
  • des verres ballons ou tulipes pour les blondes et les ambrées.
  • des calices pour les trappistes.

La mousse est plus abondante pour les bières blondes. La mousse sert de protection contre l’oxydation par l’oxygène de l’air.

Etapes de la dégustion

  1. vue: couleur, brillance, mousse
  2. odorat
  3. goût: force, texture

La longueur en bouche est bon signe.

Quelques liens

 

web et informatique du futur

Web du futur

Petite réflexion sur ce qui peut nous attendre dans le web du futur. Quel sont les tendances, et surtout quelles sont nos envies !

Histoire de l’informatique

Le web étant tout de même un outil informatique, il n’est pas utile d’avoir un bref aperçu de l’historique.

Pour rappel, l’informatique est donc la « science » du traitement automatique de l’information. Donc tout notre propos ici va être en rapport avec le traitement de l’information.

Mastodontes

Dans les première heure de l’informatique, un ordinateur était principalement une machine à calculer. Par exemple, si l’on devait faire un calcul statistique, on préparait le calcul, on le convertissait en langage compréhensible pour une machine, puis on demandait à l’ordinateur de faire le calcul et enfin on récupérait le résultat pour l’analyser. Le tout prenait plusieurs jours. L’interactivité était quasi nulle.

Le terminal

Puis, les ordinateurs sont devenus plus courants, il y avait un ordinateur par université ou par grande entreprise. Pour optimiser le partage de l’ordinateur auquel on avait accès, on a inventé le terminal.
Le terminal est une bête console qui permet d’envoyer des commande textuelle à l’ordinateur au travers d’un réseau informatique.

C’est le début des réseaux informatique. On a donc commencé à inventer quelques service en réseau. Comme la messagerie. Il est ainsi devenu possible de laisser un message pour un autre utilisateur du même ordinateur.

Puis on a commencé à interconnecter les ordinateurs entre eux. C’est ainsi que la messagerie s’est développée, il est devenu possible de laisser un message à un utilisateur d’un autre ordinateur, c’est ainsi que l’on a utilisé le caractère @, maintenant très connu, pour délimiter le nom de l’utilisateur et le nom de l’ordinateur sur lequel trouver l’utilisateur.

La micro-informatique

Le coût de fabrication des ordinateurs étant de plus en plus faible, vers la fin des années 1970, on a vu apparaître des ordinateurs plus petits, destinés a une seule personne, des micro-ordinateurs.

Souvent on trouvait ces ordinateurs en kit à fabriquer par des passionnés. A l’époque, il fallait savoir bricoler et programmer pour utiliser un ordinateur. On disait qu’à l’avenir, tout le monde allait apprendre à programmer.

C’est à cette époque que se sont créés les géants de l’informatique comme Apple et Microsoft.

Apple à démocratisé l’ordinateur en créant un ordinateur complet et simple a utiliser. Plus de kit à bricoler et des programmes déjà tout faits. Personne n’a besoin de savoir programmer pour utiliser un ordinateur.

Microsoft de son côté a aussi repris l’idée qu’un ordinateur peut être utilisé par tout le monde si on fourni déjà le logiciel qui va avec. C’est ainsi que Bill Gates a eu les gens de chez IBM en leur fournissant un système d’exploitation pour la nouvelle machine d’IBM. Le Personnal Computer: PC. Les gens de l’époque, chez IBM, n’ont pas réalisé que le logiciel allait prendre plus d’importance que le matériel.

C’est ainsi que l’on ouvre l’ère de l’informatique chez monsieur et madame tout le monde. L’ordinateur permet de faire de nombreuses chose que l’on ne pensait pas auparavant. C’est à cette époque qu’une véritable révolution apparaît dans l’informatique.

Les typographes ont vu leur profession être bouleversée et disparaître avec l’arrivée du Mac pour faire de la mise en page. Le traitement de texte informatisé s’est généralisé pour tous les textes, de la simple lettre au roman.

Le retour du réseau

Dans les années 1970, le réseau informatique était indispensable pour que les utilisateurs puissent se partager le même ordinateur. Dans les années 1980 l’ordinateur devient personnel. Plus besoin de réseau puisque chacun peut avoir son ordinateur.
Dans les années 1990, le réseau fait son retour sur les ordinateurs personnels, afin de de pouvoir échanger les créations numériques plus facilement.

Les systèmes d’exploitation datant des années 1980 sont gentiment refait à la fin des années 1990 pour reprendre les concepts multi-utilisateurs et réseau qui existaient dans les années 1970.

Dans les années 2000, c’est la généralisation de l’utilisation d’internet et surtout du web. Les sites web fleurissent un peu partout et les gens s’envoie des e-mails pour tout et n’importe quoi. Le spam est devenu un gros problème.

Les applications web

Au début de l’informatique, on programmait l’ordinateur pour faire l’opération dont on avait besoin, dans les années 1970, on partageait les programmes d’un même ordinateur pour faire principalement du calcul, dans les années 1980, on nous fourni un ordinateur personnel avec un système d’exploitation graphique intuitif. On installe facilement des applications qui permettent de créer des documents.

Dans les années 1990, on échange de plus en plus des documents numériques pour en composer des nouveaux, dans les années 2000 on commence à transformer le web, capable uniquement d’afficher des documents, en web capable d’être une application, de traiter et stocker lui même les données. C’est la révolution web2.0.

Histoire du web

Le web n’est pas internet

Le web et internet sont souvent la même chose pour bon nombre de personnes. Pourtant ce n’est pas pareil. Le web est un service utilisant internet.

Quand on pense web, on pense site web. Un site web est à l’internet ce qu’une maison est à une route. L’internet est la route qui permet d’accéder à la maison et de la visiter.

L’internet existait déjà des années avant le web. Le web a été LE service tellement apprécié qu’il en a popularisé l’internet.

Genèse du web chez les physiciens

Le web est un service qui a été développé au tout début des années 1990, au CERN, pour les besoins des physiciens qui voulaient échanger facilement des documents. (Des articles de physique)

Tim Berners Lee, en charge du projet à donc conçu une architecture répondant à la demande des physiciens.

Le web est tout d’abord un format de document, le HTML, mais aussi un protocole d’échange le HTTP qui est dérivé de SMTP, le protocole que l’on utilise pour envoyer des e-mail.

Là, rien de très révolutionnaire, des formats de document il en existe des centaines et des protocoles d’échange aussi.

La grande invention du web est certainement la manière d’obtenir une ressource. C’est l’URL. Chaque ressources est accessible par une adresse unique. Il est ainsi possible de créer des liens et de naviguer de page en pages.

Ce qui a changé la donne, dans la diffusion des technologies web, c’est leur ouverture. Le fait que n’importe qui puisse utiliser les formats et protocoles. Ceci combiné à une simplicité de mise en place. Le succès est vite arrivé.

Url de plus ancienne page web (mais plus accessible): http://nxoc01.cern.ch/hypertext/WWW/TheProject.html
La plus ancienne page web encore accessible: http://www.w3.org/History/19921103-hypertext/hypertext/WWW/Link.html

Croissance et amélioration et stagnation

Le web conçu pour des besoins assez précis d’affichage d’article de physique est maintenant utilisé à toutes les sauces. Au fil des années on a amélioré le format HTML pour lui faire comprendre, les tableaux, les images, etc.. De plus on a séparé ce qui est purement de l’information du type des données (paragraphe, titre, etc…), de ce qui est de l’information purement affichage des données (bordure noire, texte bleu, etc..).

Ainsi, actuellement on utilise le format xhtml pour indiquer la structure des données, (x indique que l’html est maintenant de la famille des formats xml. Ce qui le rend plus strict et cohérent.) et le format css pour décrire l’affichage de ces données.

Avec toutes ces améliorations dans les formats, il faut des programmes toujours plus complexes pour interpréter ces formats toujours plus complexes. Ce programme est un navigateur web.

Le navigateur web est un élément indispensable de toute l’architecture web. Le navigateur a été l’objet, vers la fin des années 1990 de ce que l’on a appelé la guerre des navigateurs.

Microsoft très en retard sur la nouvelle vague du surf sur le web a tenté de rattraper son retard en imposant son navigateur en utilisant de sa position de monopole. Bilan: en 2001, c’est gagné pour Microsoft, Internet explorer a tué son principal rival Netscape; Internet Explorer a le monopole et microsoft dissout l’équipe de développement d’Internet Explorer !

Le phoenix renaît de ses cendres

Dès le moment où Internet Explorer devient le seul navigateur du marché et qu’en plus le développement de celui-ci est abandonné. Le web n’évolue plus. De nombreuses fonctionnalités décrites dans les spécifications des versions de xhtml et css ne sont jamais mises en places.

Heureusement pour le web, au moment de mourir, terrassé par l’adversaire, Netscape ouvre et distribue le code source de son navigateur web. En quelques années, tout se réorganise en un projet open source gérer par la fondation Mozilla auquel contribuent tous les gens intéressés.

Un jour voit arrivé le bien nommé Phoenix, enfin un navigateur qui tente de reprendre l’innovation du web là où on l’avait laissé. Après quelques temps, Phoenix devient Firebird, et puis ensuite Firefox, nom qui est actuellement beaucoup plus connu.

En quelques années donc, la fondation Mozilla a réussi à recréer un navigateur capable de rivaliser avec celui en place, et même de le dépasser largement. Mais pas seulement, la fondation a aussi relancé l’innovation dans le web en incitant d’autres grands acteurs à créer leur navigateurs web respectueux des standards. La diversité est là tout en assurant un fonctionnement correct et identique sur tous les navigateurs web.

C’est ainsi que le web est à nouveau en plein développement. L’initiative de Mozilla a eu pour effet que microsoft à reformé son équipe de développement d’internet explorer pour ne pas rester à la traîne.

Convergence web et informatique

La reprise de l’innovation dans le monde du web à conduit à dépasser le modèle originel du web: le web des documents, pour l’étendre au web des applications, ce que l’on appelle souvent le web 2.0.

Ainsi, avec le web 2.0, le web devient donc une nouvelle plateforme applicative. Les applications de bureau traditionnelles sont de plus en plus migrées vers le web.

Le navigateur web prend de plus en plus d’importance, il devient l’unique application nécessaire sur le système d’exploitation d’un ordinateur.

Le web est donc en train de conquérir le domaine des applications de bureau. (Est ce pour protéger windows et son écosystème que que microsoft à tout fait pour torpiller le web?)

Les applications web sont donc en train de remettre en cause tout un modèle d’habitude de fonctionnement de l’informatique.

Remise en cause de la métaphore interface homme-machine traditionnelle

Cela fait une vingtaine d’années que l’on utilise les mêmes métaphores pour faire l’interface entre l’homme et la machine, mais existe d’autres pistes ?

Interface homme-machine

Ce que l’on entend par interface homme-machine c’est le moyen que l’on utilise pour que l’humain puisse communiquer avec un outil comme un ordinateur.

L’humain est un des rares animaux à utiliser des outils. Jusqu’à l’arrivée des humains, l’évolution a plutôt adapté les espèces pour qu’elles soient dotées des fonctions dont elles ont besoin. Avec l’humain, c’est une rupture dans ce modèle: l’humain utilise des outils et il fait évoluer ses outils plutôt que lui même. Ce qui est beaucoup plus rapide.

Utiliser un marteau ou un couteau est une révolution en terme de l’évolution, mais c’est facile pour une humain actuel. Utiliser un fer à repasser est déjà plus, complexe, il faut une planche, il faut de l’eau, de l’électricité et il y a un savoir faire pour ne pas endommager les habits. Utiliser un ordinateur, c’est complexe, il y a une infinité de possibilités. Un humain seul ne peut pas connaître le fonctionnement exact et complet d’un ordinateur. On va donc créer une couche d’abstraction qui permet à cet humain de se servir de l’outil ordinateur.

Beaucoup de moyens ont existé pour communiquer avec des ordinateurs. A une époque le standard était la carte perforée en entrée et l’imprimante en sortie. Puis on a eu le terminal avec des lignes de commande, et ensuite l’interface graphique.

L’arrivée de l’interface graphique a été une révolution. Elle a permis de démocratiser l’utilisation d’un ordinateur en proposant une métaphore simple pour utiliser un outil complexe.

Pour ce faire, on a adapté l’ordinateur aux habitudes des gens et non le contraire. Ainsi on limite la formation des gens pour utiliser l’outil.

C’est alors que l’on a choisi la métaphore du bureau. Votre ordinateur est comme votre bureau. Votre disque dur est comme un tiroir dans lequel on range des dossiers. Dans les dossiers on place des fichiers.

Pour utiliser un fichier, on l’ouvre avec une application. Tout ces concepts sont représentés graphiquement à l’aide de fenêtres (munie d’ascenseur) et d’icônes.

Au fil des années, tout un vocabulaire été détourné pour devenir un terme informatique. Avez vous déjà vu un ascenseur horizontal sur une fenêtre ailleurs que sur un ordinateur ?

La métaphore utilisée à la base pour simplifier la manipulation de donnée en donnant des noms connus à des concepts informatiques est en train de se compliquer. On va plus loin que la métaphore avec les termes informatiques et finalement le terme ne veut plus rien dire dans le monde réel.

Mais les utilisateurs d’ordinateur se sont habitués, ils ne s’étonnent pas que depuis que les souris communiquent avec des dents bleues ont doivent leur changer les piles. (souris sans fil bluetooth)

Les utilisateurs d’ordinateur ne doivent pas voir beaucoup dehors à force de toujours coller plein de fichiers sur leurs fenêtres!

La métaphore a ses limites. A l’origine elle était une aide en faisant un lien avec le monde réel plus connu des utilisateurs. Mais actuellement c’est l’inverse, les jeunes apprennent qu’une icône est une peinture religieuse après avoir associé ce nom avec les pictogrammes qui sont partout sur leurs écrans.

Actuellement, pour les jeunes, fichier et dossier sont essentiellement des termes d’informatique avant d’être des bouts de papier ou de carton. Signe du temps, les beaux bureaux en bois comportent de moins en moins de tiroirs, il se limitent même bien souvent à une simple planche sur laquelle on va poser son ordinateur !

Le monde réel s’est adapté, la métaphore du bureau a transformé les habitudes de travail au point de se rendre elle même incohérente.

Si dans le monde réel on n’utilise plus de fichier et de dossier, pourquoi est ce qu’on le fait toujours sur nos ordinateurs ?

Organisation des données

Un ordinateur n’est qu’un outil de gestion d’information. L’information est quelque chose de peu palpable, de flou, de mouvant, de polymorphe. Pour la traiter de manière unique et identique sous toutes ses formes on a tenté de la formatter, de l’organiser. On a créer le fichier.

Ce paquet d’information n’est tout d’abord représenté que par un nom dans les interface-homme machine à ligne de commande. Puis au nom, on a ajouté une petite image (une icône) que l’on peut glisser et déposer sur un bureau d’une interface homme-machine graphique.

Devant la croissance du nombre de fichier on a tenté de les organiser. Des barbus dans les années 1960 ont imaginé un système de fichier à arborescence.

Il est devenu possible de créer des fichiers avec le même nom tant qu’ils ne sont pas dans le même niveau de l’arbre de fichier. Avec une arborescence de fichiers et de dossiers on a inventé le chemin d’accès. Ce même chemin d’accès qui avec l’arrivée du web est devenu un complément de l’URL, de l’adresse unique permettant de désigner une ressource.

Tous les systèmes d’exploitation courants utilisent des systèmes de fichiers arborescents pour classer des fichiers. C’est le moyen le plus courant que l’on trouve pour organiser et classer des données. Mais est ce le meilleur ?

Non, ce n’est pas le meilleur. Une arborescence a des limites. Un fichier ne peut pas être à plusieurs endroits de l’arbre en même temps. Par exemple, si je veux faire un dossier de photos contenant toute les photos du petit dernier de la famille, et en même temps un dossier des photos du dernier Noël en famille. Que faire des photos du petit dernier de la famille lors de la fête de Noël ?

Je trie selon un critère ou selon l’autre ? Je duplique le fichier ?

Cette question est souvent résolue par les informaticiens en proposant une nouvelle application qui est un gestionnaire de photos. (iPhoto, picasa, etc..) Ce gestionnaire est capable de créer des albums à partir de sa photothèque de base. On crée des vues différentes des mêmes données.

C’est un emplâtre sur une solution boiteuse. On préfère fournir une nouvelle application avec de nouvelles règles d’utilisation plutôt que de remettre en cause les habitudes.

Pourtant la solution existe, elle est simple et efficace, c’est la généralisation du principe de l’arbre, en informatique on dit que c’est un graphe et sur le web on présente des tags et concrètement ce sont des groupes.

Les tags

Le système de catégorisation par tags est a été popularisé surtout par le service de galerie de photos en ligne: Flickr.

Ce n’est pas étonnant d’avoir vu émerger ce principe sur un service de photos en ligne. En effet, ce système est bien adapté aux photos.

Si l’on reprend notre exemple précédent des albums photos, on peut le résoudre en taguant les photos du petit dernier avec son prénom, et les photos de noël avec un tag du genre Noel2009. Pour les photos faisant partie des deux ensembles, on leur attribue les deux tags.

La même ressource peut se retrouver simultanément dans plusieurs groupes. Ici c’est bien le terme de ressource qui est utilisé et non plus le terme de fichier. C’est pourtant aussi un paquet d’information. Le terme de ressource est celui qui est utilisé dans la terminologie du web. C’est le R de URL. C’est la ressource qui est pointée par ce système d’adresse.

Si l’on admet que la métaphore du bureau a vécu. Il est donc plus juste d’utiliser le terme de ressource pour désigner ce paquet d’information que l’on veut organiser.

Un système de catégorisation par tag permet de résoudre certains problèmes comme le fait de pouvoir mettre une ressource dans plusieurs groupes en même temps. Mais il en pause aussi d’autres. Vu que l’on peut associer autant de tags que l’on veut à une ressource, le nombre de tag est très souvent plus élevé que le nombre de niveau de dossier que l’on créerait pour faire un équivalent avec une arborescence.

Petit rappel important, le graphe étant la généralisation de l’arbre, il est toujours possible de représenter une arborescence à l’aide d’un système de tag. L’inverse n’est pas vrai.

Moteur de recherche

Dans la pratique, on propose rarement une vue par dossier et sous dossier pour naviguer dans un système de tags. On privilégie souvent le nuage de mot. Dans le nuage, la taille des tags est proportionnelle au nombre d’utilisation de celui-ci. On peut aussi dire qu’il représente la taille du groupe de ressource qu’il forme.

Le nuage de mot est utile pour avoir un aperçu global du contenu que l’on a à disposition. Mais pour retrouver concrètement une ressource on privilégie le moteur de recherche.

Le moteur de recherche est une ligne de commande dans laquelle on indique le type de ressource que l’on veut ainsi que les tags qui permettent de déterminer le sous ensemble que l’on recherche.

Ainsi, par cette fonction de moteur de recherche c’est le grand retour de la ligne de commande qui se profile. Mais au fil du temps elle s’est améliorée. La ligne de commande est devenue plus intelligente. Un des meilleurs exemple est probablement google. Il est possible d’utiliser le champ texte de requête pour non seulement faire une requête, mais aussi pour demander à google de faire un calcul, de convertir des unités, d’afficher le cours de la bourse ou de convertir des monnaies au change actuel.

La ligne de commande moderne connaît de plus en plus la syntaxe du language humain. Une fois de plus, on voit que la métaphore du bureau n’est plus utile si l’on peut parler directement avec son ordinateur !

Mais on en est pas encore exactement au point de pouvoir philosopher avec sa machine. En l’état actuelle des choses, la ligne de commande la plus répandue est certainement la barre d’adresse de son navigateur web. Elle permet de faire toutes les requêtes que l’on veut si l’application web qu’elle pointe est bien conçue.

De plus, quand cette barre d’adresse est celle de Firefox 3, c’est encore mieux. En effet, cette barre porte le nom de awesome bar. Ce qui indique que ce n’est pas un bête champ de texte. Non, cette barre est une ligne de commande intelligente. Elle est capable de compléter une adresse déjà connue à partir de quelques bribes de mots.

Ainsi, si je connais un service web dont l’adresse est bien conçue, il m’est presque possible de converser avec lui dans un language proche du language humain.

Voici un exemple concret avec l’ajout d’un document:
L’URL suivante doit être utilisée pour ajouter un document: http://example.com/document/?new

Dans la awesome bar, il me suffit de taper: new document example et l’adresse ci-dessus m’est proposée. La seule limitation est le fait que l’adresse doit déjà avoir été utilisée pour être proposée.

Voici un autre exemple qui montre comment demander un document avec des tags. Ma demande est la suivante:

document example réflexion web

La awesome bar me propose l’adresse: http://example.com/document/réflexion/web/  qui me permet de lister les tous les documents sur example.com qui correspondent à l’union des groupes réflexion et web.

Comme on le voit dans cette exemple, il est possible d’utiliser le même mécanisme d’adresse web pour obtenir une ressource classée avec des tags qu’une ressource placée dans une arborescence. L’unique différence se situe dans le fait que les tags peuvent être mis dans une ordre quelconque alors que pour une arborescence l’ordre à son importance.

On remarque donc ici, que la forme des URL proposées pour piloter les applications web a une grande importance. Si l’url n’est pas bien formée il peut être impossible de l’utiliser avec une barre d’adresse intelligente.

La fondation Mozilla est donc déjà en avance dans le domaine de la ligne de commande moderne. Et ce n’est pas fini, dans les laboratoires de Mozilla on trouve l’extension Ubiquity qui est une interface par ligne de commande dont le but est d’être le plus proche possible du language humain.

L’interface homme machine du futur

Après ces quelques exemples de futurologie déjà bien ancré dans le présent, (les exemples ci-dessus sont des exemples bien réels qui sont utilisés quotidiennement) le but est maintenant de tenter d’imaginer l’interface utilisateur du futur.

On a déjà dit que la métaphore du bureau est totalement dépassée. Donc que vais-je voir sur mon écran d’ordinateur si il n’y a plus de bureau, de dossier et de fichier ?

Comme nous l’avons vu ci-dessus, l’interface utilisateur du futur comportera certainement une ligne de commande intelligente capable de comprendre de requête proche du language humain. La notion de fichier sera remplacée par la notion de ressource. Une ressource peut être une image, un document, une personne, un lieu, etc…

Pour utiliser une ressource, il n’y aura pas besoin de disposer d’une application. La notion actuelle d’ouvrir un fichier avec une application va disparaître. A l’avenir il faudra juste demander d’éditer la ressource. La ressource porte en elle même toute la machinerie qui permet l’éditer. Ainsi, plus de problème de mise à jour des applications ou de compatibilité des formats. La ressource est auto-gérable au travers du navigateur web.

Les mondes du web et de l’informatique vont totalement fusionner. L’ordinateur ne sera qu’un terminal d’accès à des ressources web.

Les ressources crées ne seront plus cantonnées au disque dur de son propre ordinateur, elle seront directement posée sur le web. Physiquement, elle seront sur un serveur web quelque part, le mieux étant directement sur le serveur web de sa maison. Cette approche permet d’avoir des ressources qui sont disponibles pour soi évidemment, mais également pour tout ceux qui ont le droit d’y accéder. Il devient ainsi beaucoup plus facile de partager des ressources vu qu’elle sont en permanence en ligne.

Seul bémol, la connexion réseau est alors indispensable pour tout ordinateur! Cependant, on peut assouplir cette dépendance en utilisant un mode déconnecté qui permet le travail en local sur son ordinateur, et qui ensuite synchronise les ressources locales et distantes dès qu’une connexion réseau est retrouvée.

Et mon bureau alors qu’est ce qu’il devient ?

Cette question devrait plutôt être posée sous la forme suivante: Quel est mon point de départ quand j’allume mon ordinateur ?

Dans l’interface graphique de la métaphore du bureau, le point de départ est le bureau, une surface sur laquelle on peut déposer ce que l’on utilise souvent, une surface qui peut être personnalisée. Le fond d’écran est un bon exemple pour montrer que c’est une surface que les gens aiment personnaliser.

Dans les dernières évolutions des interfaces utilisateurs graphiques, la métaphore du bureau a tout de même beaucoup perdu en importance. C’est surtout depuis que l’on a réintroduit les systèmes d’exploitation multi-utilisateurs. Le but était de disposer à nouveau de fonctionnalités réseau de bas niveau. On a donc ressorti et modernisé les anciens systèmes d’avant la métaphore du bureau (unix).

Ces systèmes étaient tous basés sur la notion de point de départ propre à chaque utilisateur. On l’appelle souvent le dossier home. La maison. En remettant au gout du jour ces systèmes, on a également induit une modification dans la manière de concevoir le point de départ de l’utilisation d’un ordinateur.

Dans un système comme MacOSX, il y a clairement une rupture par rapport au passé. Il y a un changement profond du paradigme de fonctionnement: le bureau n’est plus qu’un dossier posé dans le point de départ. Ce n’est plus la base sur lequel on trouve le disque dur!

MacOSX introduit également une autre nouveauté. Le Dock. Cette barre est un espace à disposition de l’utilisateur pour mettre des raccourcis vers des documents ou des applications qu’il utilise fréquemment. Il vole un peu le rôle que jouais le bureau.

L’interface du futur va donc certainement être centrée sur l’utilisateur. L’utilisateur débute son activité sur son ordinateur dans sa maison, dans son point de départ. Ce lieu, est un lieu que chaque utilisateur peut personnaliser à souhait. C’est également le lieu où il est notifié de nombreuses sources d’information et de l’activité de ses amis. On retrouve cette idée dans l’interface utilisateur du XO et surtout sur les réseaux sociaux tel que facebook.

L’idée que l’on trouve dans cette nouvelle interface utilisateur est donc que le point de départ comporte également une sort de Dock dans lequel on peut placer des raccourcis sur des ressources que l’on veut garder à proximité.

Pour le reste des ressources, l’idée d’une interface utilisateur telle que celle du projet Aurora est probablement une piste importante.
Aurora utilise une classification de ressource par groupe et permet de concrètement voir les groupes et les intersections entre les groupes. L’interface graphique d’Aurora présente une foule de ressources diverses et variées qui sont une multitude d’icônes flottantes.

La dimension temporelle est importante dans l’interface d’Aurora. Les ressources récentes sont en avant plan, et moins une ressource est utilisée, plus elle s’enfonce dans le lointain jusqu’à disparaître. Si l’on veut retrouver un ancien document, il est possible d’utiliser le zoom pour remonter dans le temps et retrouver la ressource désirée.

Messagerie

Dans ce nouveau modèle d’interface utilisateur, la messagerie e-mail n’existe plus. Le e-mail est un système conçu au tout début de l’ère des réseaux et n’est pas adapté à une utilisation moderne.

Mais alors comment allons nous communiquer ?
Un message n’est finalement rien d’autre qu’un document. Il suffit donc de produire le document voulu sur son espace web. Puis de restreindre l’accès au destinataire uniquement (et à soi). Et enfin, il faut notifier le destinataire de la présence d’un document à son attention.

La notification peut se faire via un flux atom par lequel un le destinataire reçoit les notifications de notre propre activité.

Pour communiquer, actuellement, on voit beaucoup de gens qui utilisent une application de traitement de texte pour composer un document. (souvent word) Puis se document est enregistré sous la forme d’un fichier dans un dossier sur son disque dur. Ensuite, il faut composer un e-mail avec une application de messagerie et ce e-mail se résume souvent à une phrase du genre: voir la pièce jointe en annexe. Pièce jointe qu’il ne faut pas oublier d’ajouter !
L’application de messagerie va donc permettre à l’expéditeur de choisir le fichier préparé précédemment dans le bon dossier sur son disque dur et de l’ajouter au message e-mail. Puis, enfin, l’envoi se fait.

C’est compliqué non ?

Dans notre nouvelle interface web, il suffit de demander à son ordinateur de créer un nouveau document. Puis, une fois celui-ci terminé, il faut le taguer avec le mot-clé qui est prévu pour les documents faisant partie du flux de notification de son destinataire. Cette phrase barbare signifie que si je veux envoyer un message à toto, je vais taguer mon document avec un tag du genre pourToto.

Et si j’ai fait une erreur, ce n’est pas grave, vu que le document est sur le web, il me suffit de modifier mon document et Toto va toujours télécharger la version à jour du document.

Domaines de recherche et services contextuels

Lorsque nous avons abordé la question du moteur de recherche, nous avons omis de parler des domaines de recherche. Qu’est ce que l’on entend par là ?

Le domaine de recherche est en quelque sorte le lieu dans lequel on cherche. En effet, il y a plusieurs types de recherche. On peut rechercher:

  • Dans ses propres documents (spotlight)
  • Dans les documents que l’on a déjà visité. (awesome bar, del.icio.us)
  • Sur le web complet. (ce que fait google)

Il y a donc plusieurs lieux de recherche qu’il faut préciser.

A cela, s’ajoutent les services contextuels.

Une fois l’informatique et le web totalement fusionné, il est possible de concevoir que n’importe quel appareil communiquant puisse être accessible depuis n’importe quel terminal web.

Si l’on intègre des moyens de communication dans tous les appareils, il devient ainsi possible de trouver, par exemple, une machine à café dont l’interface de commande est un service web.

Grâce à ma ligne de commande, je peux demander: nouveau café sucre, et la machine à café la plus proche de moi va me faire un café et ajouter du sucre.

Avec cet exemple, on remarque que le web peut devenir une interface homme machine universelle. Tout appareil peut être commandé avec la même ligne de commande.

Il ne suffit plus que de connaître le service et les options qu’il propose. C’est là qu’intervient la notion de service contextuel. Un service contextuel est un service qui se propose spontanément à l’utilisateur, car il sait qu’il est dans voisinage proche.

Si l’on reprend l’exemple de la machine à café, il ne m’est pas très utile de me préparer un café sur une machine à l’autre bout du monde. Par contre, étant à mon bureau, j’aimerai bien me préparer un café sur la machine de la cuisine.

Donc sur mon point de départ, en plus de mes ressources favories, et mes notification diverses, je dispose également d’un aperçu de services locaux qui sont disponibles.

Je pourrais ainsi découvrir que sur mon réseau local, j’ai une machine à café, mais également une télévision, la commande des lumières, la commande du chauffage, et les informations de la station météo locale.

Ce genre de service est déjà disponible. Par exemple, dans le navigateur web Safari, dans les bookmarks il y a l’onglet Bonjour qui indique les services se signalant sur le réseau local via le protocole Bonjour. (zeroconf)

Moelleux au chocolat

Après bien des promesses et une longue attente…. enfin… j’ai pu goûter au moelleux au chocolat !! mmm smile rire

Recette de Carine

Ingrédients pour 4 personnes

  • 100g de chocolat noir + 8 carrés
  • 3 oeufs entiers
  • 80g de sucre en poudre
  • 50g de beurre
  • 1 c à soupe de farine
  • beurre et farine pour les moules.

on y va…

  • Faire fondre les 100g de chocolat noir au bain-marie … en fait non… on s’en fou du bain… il faut juste pas brûler le chocolat sinon c’est foutu !
  • Incorporer le beurre coupé en petites parcelles tout en remuant à l’aide d’une cuillère en bois.
  • Dans un saladier, mélanger les oeufs entiers avec le sucre en poudre et la farine.
  • Incorporer le chocolat noir fondu et mélanger intimement !
  • Verser 1/3 de la préparation au chocolat dans quatre ramequins préalablement beurrés et farinée. Y déposer 2 carrés de chocolat noir.
  • Recouvrir avec le reste de la préparation au chocolat…
  • Mettre les ramequins au four, préchauffé à 260°C pendant 10 minutes environ.
  • Démouler les moelleux au chocolat.

… de plus il est possible de mettre de la crème fouettée dessus… mmh..

Puis dégustation…

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Nouveau paradigme de travail collaboratif

Nouveau paradigme de travail collaboratif

Travailler à plusieurs sur un même projet n’est pas une nouveauté. Cela fait des lustres que des groupes de projet existent, que des gens travaillent ensemble pour un but commun. La réussite d’un projet collaboratif dépend souvent de la qualité de la communication au sein de l’équipe de travail.

L’évolution dans le domaine des technologies de l’information a permis à plusieurs reprises d’améliorer et surtout d’accélérer la communication entre les membres d’un groupe de travail.

Plusieurs évolutions d’outils ont donc eu lieu au fil des années. Le but ici est de présenter les avantages de la dernière évolution en date des outils de collaboration.

Approche traditionnelle

Par approche traditionnelle, on sous-entend déjà approche informatique traditionnelle. Le but n’est pas ici de refaire l’histoire des outils de communications. On suppose que les membres de notre groupe de travail disposent déjà d’un ordinateur ainsi que d’une connexion internet.

L’approche traditionnelle est donc ici celle qui utilise comme outils principaux des logiciels de bureautique qui produisent des fichiers ainsi que la communication par e-mail.

Echange de document

La gestion d’un projet amène toujours à la création et l’utilisation de beaucoup de documents. Ces documents sont créés par une ou plusieurs personnes et doivent être diffusés à l’intérieur du groupe.

Selon cette approche traditionnelle, l’auteur d’un document va utiliser un logiciel de bureautique (souvent word) afin de créer son document. Une fois celui-ci terminé, il va mémoriser son document sous la forme d’un fichier informatique. Puis, pour partager ce document avec les autres membres du groupe de travail, il va envoyer son fichier sous forme de pièce jointe dans un e-mail.

Dans le cas où un document doit être écrit par plusieurs personnes c’est le même processus qui est utilisé, chaque fois qu’une personne a fini son travail elle envoie le fichier contenant sa dernière version aux autres auteurs qui eux complètent le document et retournent leur nouvelle version.

C’est une véritable partie de ping-pong qui se joue. L’arbitre de ce match doit faire attention de garder une vision d’ensemble et de savoir quelle est la dernière version du document. Si le nombre de contributeurs est grand ou qu’ils écrivent souvent en même temps on arrive vite à devoir gérer plusieurs versions du même document qui sont différentes et devoir fusionner les ajouts dans un même document pour garder une certaine cohérence.

Le risque d’erreur augmente avec le nombre d’échanges, en effet, à chaque fois c’est un e-mail qui arrive et l’on se retrouve au bout d’un moment à avoir un grand nombre de versions du même fichier. Il est facile de s’y perdre et d’échanger le mauvais fichier.

Approche moderne

La nouvelle approche que l’on va expliquer ici a pour but de pouvoir également créer et échanger des documents, mais les outils utilisés ne sont pas les mêmes qu’avec la méthode traditionnelle.

Cette nouvelle approche se base sur le fait que les connexions internet haut débit sont de plus en plus répandues. Ceci est particulièrement vrai en suisse qui occupe la 3ème place des pays les plus  »connectés » de l’OCDE. Ceci derrière le Danemark et les Pays-Bas.

Avec cette nouvelle approche, l’édition d’un document se fait à l’aide d’une application web d’un type particulier que l’on nomme wiki. Le wiki est une application équivalente à une application de bureautique, mais elle a la particularité de se trouver non plus, en local sur l’ordinateur de l’auteur, mais sur un site web. C’est pour cette raison qu’une connexion réseau haut débit permanente est requise.

Ainsi, chaque auteur de document va utiliser la même application au travers de son navigateur web et de sa connexion internet. Le fait d’utiliser tous la même application permet déjà de s’affranchir d’éventuels problèmes de compatibilité de documents entre les différentes applications de bureautiques que l’on utilisait dans la solution traditionnelle.

Partage de document

Lors qu’un auteur veut créer un document, il se connecte sur le wiki au travers de son navigateur web et rédige directement son document. A chaque sauvegarde, le document est directement accessible pour les autres utilisateurs du groupe de travail au travers de leur propre navigateur web. L’auteur n’a pas besoin de se soucier d’envoyer son document une fois qu’il a terminé de le rédiger.

Si un autre auteur veux ajouter ou corriger le document, il lui suffit de l’éditer directement sur le wiki. La modification est ainsi directement accessible à tout les membres du groupe.

Le wiki garde un historique de toutes les modifications qui ont été effectuées sur un document, ainsi que l’identité de l’auteur de ces modifications. En cas de besoin il est donc toujours possible de revenir à une version antérieur du document.

Notifications

Plus haut nous avons dit que dès qu’un nouveau document est enregistré sur le wiki il est accessible pour les autres membre du groupe de travail. Ceci est vrai, mais faut il encore savoir qu’un nouveau document ou qu’une modification de ce document est disponible.

Il faut que le wiki notifie les membres du groupe des événements les concernant. Pour ce faire, on utilise ce que l’on nomme des flux Atom ou encore des flux RSS.

Sous ce nom on désigne une liste de modifications du wiki. Pour lire cette liste on va utiliser une application que l’on appelle un agrégateur ou un lecteur de flux. Cette application réside en local, sur son propre ordinateur et va régulièrement voir la liste des modifications pour laquelle on s’est abonné (s’abonner à un flux rss signifie juste: enregistrer une adresse web dans le lecteur de lux).

Dans le cas où une modification aurait lieu sur le wiki, le lecteur de flux va donc le signaler. Cette notification est du même genre de celle qui est faite lorsque l’on reçoit un e-mail. D’ailleurs, parfois les applications de gestion de e-mail sont aussi des lecteurs de flux. C’est le cas pour Mail.app d’Apple et pour Thunderbird de Mozilla.

L’utilisateur peut, en général, personnaliser la fréquence à laquelle et la manière dont il veut être notifié des modifications. Il est possible, par exemple, de faire apparaître un bandeau transparent en bas de l’écran qui comporte le titre et le début du document modifié.

Liste de diffusion

Le concept de flux peut être étendu à large échelle. En effet, pour autant que l’accès soit autorisé, un nombre infini de personnes peuvent s’abonner à un flux atom/rss. Ainsi on peut imaginer qu’une page spéciale d’un wiki est réservée pour placer des informations qui doivent être diffusées à un grand nombre de personne. On peut ainsi aisément créer l’équivalent d’une lettre de nouvelle comme on le fait par e-mail. L’avantage de la méthode par flux est que c’est l’abonné lui même qui va gérer son abonnement. Plus besoin de gérer des adresses e-mail. Les gens qui veulent s’abonner enregistrent l’adresse dans leur lecteur de flux et si le contenu ne les intéresse plus, ils peuvent eux même se désabonner.

Les navigateurs web modernes sont capables de signaler l’existence d’un flux lorsqu’ils visitent un site. Il est donc devenu très simple de s’abonner à un flux.

Organisation des fichiers

Sur le wiki, il est possible de gérer un grand nombre de documents. Comme toujours, plus le nombre de documents est grand plus le risque de ne plus retrouver ce que l’on chercher est grand.

Pour cette raison, il est possible d’attribuer des mots-clés à chaque document. Une simple recherche dans le moteur de recherche du wiki permet de retrouver rapidement un document précis dans la masse sur le simple critère de ses mots-clé.

Les documents récents ou les plus utilisés sont également mis en évidence afin de faciliter leur accès.

La gestion des documents sur un wiki est donc bien conçue et permet de proposer un endroit unique pour tout le monde de retrouver tous les documents dans leur version la plus actuelle.

Fini les pertes de documents, les documents illisibles ou non compatibles ainsi que les malentendus à cause de l’utilisation d’un version différente du même document.

En généralisant l’utilisation des wiki et des notifications par flux, on peut imaginer que l’on ai plus besoin de recourir au e-mail et aux centaines de spam qui vont avec. De plus on s’affranchit également d’une suite bureautique, qui pour beaucoup de monde signifie une redevance financière à microsoft !

Conclusion

Le wiki couplé à des flux de notification sont des outils qui peuvent grandement favoriser une meilleure communication au sein d’un groupe de travail collaboratif et donc favoriser la réussite d’un projet!

Parallèlement, si l’on se passe de l’utilisation du e-mail et de suite de bureautique en local, on tue microsoft ! Plus besoin de Microsoft Office et plus besoin de hotmail ! C’est donc une raison de plus de favoriser cette solution !

Distributeur de billets des TN

Vraiment utiles les nouveaux distributeurs de billets des TN?

Les transports publics neuchâtelois viennent de s’équiper de 205 nouveaux distributeurs de billets. (voir le mode d’emploi)

Ceux-ci sont vantés comme un progrès par les responsables des TN, cependant dans la populations tout le monde n’est pas content de ces nouveaux distributeurs !

…. et je pense que tout n’est pas faux !

Les griefs les plus courants que l’on entend à propos de ces machines sont surtout liées à l’écran tactile: En plein soleil on ne voit rien!

Ca c’est bien vrai, et il n’y a pas besoin d’être en plein soleil, la simple lumière du jour suffit pour que l’on ne puisse pas voir grand chose ! Sans compter que la dépense en énergie est énorme pour alimenter tout ces écrans !!

A l’heure ou l’on parle économie d’énergie, à l’heure où l’on s’attend à une hausse de 30% des prix de l’électricité…. ce n’est pas très malin d’avoir installé ce genre d’appareil !

.. C’est ici que le plus parfait remplaçant est le papier électronique! La technologie n’est encore qu’à ses débuts mais elle est déjà très très prometteuse.

Un écran en papier électronique (genre e-ink) ne consomme pas d’énergie tant qu’il n’est pas modifié, (ce qui est le cas 98% du temps pour un distributeur de billet!), de plus, plus il y a de lumière, mieux il est visible. Donc plus aucun problème de visibilité en plein soleil.

Pour s’en convaincre, voici un petit article à propos du bouquin électronique que je possède depuis maintenant deux ans. (Prochainement il faudra que j’en parle un peu plus sur ce blog!)

windows xp sur distributeur de billet tn.jpg

Pour en revenir aux distributeurs de billets des TN, ce que j’ai également souvent entendu, c’est que la machine est très lente, beaucoup plus lente qu’avant !

Pourtant c’est étonnant !! Vu la bête de course qu’il y a là dessous !

Ces machines ne sont ni plus ni moins que de vulgaires PC avec une imprimante que l’on case dans une boite!

La raison de la lenteur est certainement due au fait que ces PC tournent sur windows XP !! En effet… le grand démon microsoft a pris le contrôle de la vente de billet de bus ! …. et visiblement ce n’est pas pour le meilleur! (comme souvent)

Maintenant un distributeur de billet peut planter comme on peut le voir sur la photo ci-jointe que j’ai prise début novembre en face de la gare de Neuchâtel. Le distributeur est bloqué sur l’écran de démarrage de windows XP!

Ce n’est pas top… mais ça pourrait être pire… le distributeur pourrait être bloqué sur le message: Hors Sérvice dont l’orthographe douteuse à fait l’objet d’un article dans un quotidien gratuit….

Tout ces merveilleux progrès technologiques pour la modique somme de CHF 8,6 millions!

Merveilleux, sachant que ces machines ne seront utilisée que par 15% des usagers des transports publics !!…. Et oui… 85% des usagers des TN ont des abonnements!! (voir les TN en chiffre, et le communiqué de presse sur les comptes 2007)

D’ailleurs, vu l’emplacement du module pour les cartes multi-courses, sur le côté en dehors du corp de l’automate, on se dit que ça doit être une extension faite sur mesure….. extension qui doit coûter très cher pour le 3% des usagers qui utilisent ce module !

D’autant plus que ce module n’est pas capable de manger plus de 6 cases de la carte… alors qu’il existe encore de vieilles cartes comportant 12 cases !! (comme les cartes écoles qui viennent d’être supprimées.. c’est vrai qu’il est plus facile de timbrer 20 fois; une fois par élève, qu’une seule fois par classe !)

Voici toutes ces merveilleuses informations à méditer en attendant mon billet suivant à propos des transports public neuchâtelois qui tentera de prouver que l’on ferait mieux de rendre les transports publics gratuits, que ça coûterait probablement moins cher que de les garder payant !!!

(si l’on compte un investissement de 8,6 millions pour juste les distributeurs sans la maintenance de ces appareils qui vont rapporter seulement 4 millions par année…. sur les 12 millions de recette que font les TN dans leur budget annuel de 35 millions… Plus des 2/3 du budget est déjà subventionné par le contribuable ! … les détails au prochain épisode…)

Dimanche

Dimanche

Le dimanche est-il le premier ou le dernier jour de la semaine ? Il semble que selon les sources ou les habitudes ce ne soit pas pareil pour tout le monde ?

En amérique du nord et en Corée du Sud, le premier jour de la semaine est souvent assimilé au dimanche alors que dans le reste du monde c’est plutôt le lundi ! Pourquoi une telle divergence ?

Références bibliques

Genèse

Dans la genèse, au chapitre 2.3 on lit: Ainsi, Dieu bénit le septième jour, et il le sanctifia, par ce qu’en ce jour là, il se reposa de toute l’oeuvre dont il était l’auteur et le créateur.

Donc dans la genèse on nous dit que Dieu créer la terre en six jours et qu’il se repose le septième. Puis que ce septième jour est sacré. Mais il n’est fait aucune mention du nom de ce jour !

Ce texte est le fondement du jour de repos hebdomadaire qui est adpoté par de nombreuses civilisations. Nouveau testament

Dans le nouveau testament, dans Matthieu 28.1 il est dit: Après le sabbat, le premier jour de la semaine à l’aube, Marie-Madeleine et l’autre Marie allèrent voir le tombeau. (et la suite de l’histoire nous dira que le tombeau était vide et que Jésus est ressuscité)

Cette extrait de l’évangile de Matthieu nous indique que le premier jour de la semaine est le jour d’après le sabbat, donc le dimanche.

Habitudes payennes

Etymologie

Le mot français dimanche vient du latin dies Dominicus qui signifie le jour du seigneur, alors que les mots anglais Sunday, et allemand Sonntag associent ce jour avec le soleil !

L’explication vient de la Rome antique, où il existait aussi un jour du soleil, le dies solis, ce jour était consacré au dieu Mithra qui était également parfois appelé seigneur. Le dies solis est donc aussi le jour du seigneur!

Mithra

Le dieu Mithra est un dieu d’origine indo-iranien dont le culte connu son apogée vers le IIIème siècle à Rome. Le culte de Mithra est, à l’époque, une des principales religions concurrentes du christianisme.

Le dieu Mithra est la personnification de la lumière.

Constantin

C’est juste avant la bataille du pont de Milvius que Constantin a une vision du symbole du Christ. Bien que païen, il fait inscrire ce symbole sur les boucliers de son armée. Puis, il remporte la victoire sur son adversaire Maxence malgré le fait qu’il avait une armée inférieure en nombre. Constantin attribuera cette victoire au Dieu des chrétiens et ainsi fera la promotion du christianisme.

En tant que chrétien, c’est donc l’empereur romain Constantin qui a décrété un jour de repos pour tout le monde le dimanche. A l’époque l’empire romain était encore majoritairement païen, il a donc utilisé la notion de justitium pour arriver à ses fins. Un justitium est une sorte de décret d’état d’urgence qui était utilisé en cas de crise majeure pour limiter le mouvement des gens.

Constantin a donc décreté le 7 mars 321 un justitium permanent sur tous les dies solis.

Cette manière de faire était très habile, car elle permettait de faire coïncider le jour du seigneur Mithra avec le jour du seigneur Jésus.

Constantin a donc trouvé un sorte de compromis pour introduire le christianisme dans un empire majoritairement païen.

Ce compromis passe assez bien chez les chrétiens, car le dimanche est le jour de la résurrection du Christ, c’est un jour de fête, donc il peut également être le jour du seigneur.

Noël

Le choix du dimanche comme jour de repos n’est pas le seul exemple de compromis religieux. Ainsi, le choix du 25 décembre comme jour de la fête de Noël est également du au culte de Mithra.

En effet, avant que le 25 décembre ne soit connu pour être le jour de la naissance de Jésus Christ, le 25 décembre était connu comme étant le jour de la naissance de Mithra!

Mithra étant la personnification de la lumière, la date de sa naissance se trouve juste après le solstice d’hiver, au moment où les jour commencent à se rallonger.

Normalisation

A l’ère de la mondialisation, afin que tout le monde communique avec des références communes, il existe des normes pour définir la représentation des calendriers.

Ainsi, la norme ISO 8601 défini que le lundi est le jour numéro 1 et donc que le dimanche est le jour numéro 7 !

Cette norme définit donc clairement le lien entre l’ordre des jours de la semaine et leur nom.

Jour de repos

Cependant, la notion de jour de repos n’est pas normalisée. Dans le monde juif, on observe le shabbat le samedi, dans le monde musulman, c’est le vendredi qui est le jour du repos et dans la majorité du monde chrétien c’est le dimanche.

Dans le droit européen on reconnait que le travailleur a droit à un jour de repos après six jours consécutifs de travail, cependant aucune obligation n’est faite en ce qui concerne le choix de ce jour.

Conclusion

Pour répondre à la question de base, le dimanche est il le premier ou le dernier jour de la semaine, on peut dire qu’historiquement selon la bible, le dimanche est le premier jour de la semaine.

Cependant depuis le décret de l’empereur Constantin, donc depuis le début de la diffusion massive du christianisme ,le dimanche est vu comme le jour de repos, et est donc assimilé au sabbat de la bible. Sabbat qui est le 7ème jour.

C’est donc ainsi que le dimanche devient le dernier jour de la semaine. Principe qui est communément accepté par une majorité de chrétiens.

Laveur de carreau acrobates

Laveur de carreaux acrobates

En faisant un petit tour des webcams de la région jeudi matin, je me suis retrouvé face à des laveurs de carreaux acrobates en train de se balancer le long de la facade de la banque Migros à Neuchâtel.

J’ai donc rapidement lancé un petit script pour récupérer toutes les minutes l’image fournie par la webcam et ainsi créer un petit film en accéléré des travaux de nettoyage des fenêtres !

Voici donc ce petit film…

Ce bâtiment à la particularité d’être visible depuis 2 webcam ! Une devant et une derrière. J’ai donc ainsi pu observer également le nettoyage des fenêtres de l’autre facade. (mais de loin et partiellement… donc pas dans le film.)

Depuis, la webcam de devant a été réorientée en direction de la place du port et l’on ne peut plus voir le bâtiment de la banque Migros. (La vue de la place du port promet de jolies animations lors de la venues des carrousels, du cirque et autres manifestations !)

La concurrence existe-elle vraiment ?

L’illusion de la concurrence

Nous vivons dans un monde merveilleux ! Il est riche et varié, il y a de nombreux paysages visibles aux quatre coins de la planète. Il y a des milliards d’espèces animales qui se font concurrences pour leur survie.

Dans le monde économique, c’est pareil, il y a de nombreux marchés aux quatre coins du monde avec des milliards d’entreprises qui se font concurrences pour leur survies. De nombreux économistes libéraux vous dirons que toute cette diversité est là grâce à la libre entreprise et qu’elle entraîne une saine concurrence pour le bien des consommateurs qui bénéficient ainsi des meilleures innovations aux meilleurs prix.

Bam !

Faut arrêter de rêver, ce libéralisme n’existe pas !
La concurrence n’existe pas!
C’est la loi de la jungle qui est la règle: le plus gros bouffe les petits!

Plus un pays est dit développé moins il y a d’indépendants et plus il y a de salariés. Dans un pays développé, on est proche des 90% de salarié. Le rêve libéral de la libre entreprise ne concerne pas grand monde dans une économie capitaliste.

La concurrence n’existe pas, car ce sont des grands groupes qui dirigent la plupart des entreprises. La publicité est là pour nous montrer un monde diversifié plein de nom différents et de marques différentes. Mais il suffit de creuser un peu pour découvrir qu’un même groupe (au nom peu connu) contrôle de nombreuses marques.

Finalement il n’y a que quelques grands groupes en nombre trop peu suffisant pour que la concurrence joue selon la théorie libérale.

C’est particulièrement dans le domaine de l’industrie de l’information que l’on voit les groupes les plus grands. Il n’est pas rare de voir un groupe détenir un grand nombre de titres de journaux ou de chaîne de TV. Ainsi, des groupes contrôlent l’information du contenu à sa diffusion. Il devient ensuite très facile d’orienter la pensée du public sur un sujet ou un autre et de la détourner des sujets qui pourraient menacer l’existence du groupe.

Lorsque l’on entre dans un librairie Payot et que l’on voit les livres classés par éditeur, on a l’impression de voir un paysage diversifié. Mais quand on apprend qu’autant Hachette, Grasset, Fayard ou encore Larousse ainsi que la chaîne de librairie Payot font tous partie du groupe Lagardère, on remarque que la diversité se réduit fort vite. Les groupes entretiennent l’illusion de la diversité. Peu importe vos goûts et votre style, au final les profits arrivent toujours au même endroit. Ainsi Lagardère a su s’accaparer des publications aussi hétéroclites que le magazine people Paris Match et le dictionnaire Larousse !

C’est à l’image de la fameuse réplique de Jean Marais quand il interprétait le rôle du chevalier Lagardère au cinéma: Si tu ne viens pas à lui, Lagardère viendra à toi !

Dans les loisirs c’est pareil, dernièrement j’entendais des gens tout content de participer à un concours à Aquaparc pour lequel le premier prix est une entrée pour toute la famille au parc Astérix. Génial. Bon coup de pub et le coût est nul pour l’organisateur. En effet, autant Aquaparc que le parc Astérix appartiennent à la Compagnie des Alpes. Celle-ci est spécialisée dans les stations de ski et les parcs de loisirs. Ainsi que vous alliez passer vos vacances au parc Astérix ou Walibi, au grand aquarium de St-Malo ou au musée Grévin, c’est toujours à la compagnie des Alpes qu’ira votre argent.

Et si lors de vos vacances de ski à Verbier, il fait trop moche pour skier et que vous vous rabattez sur Aquaparc, c’est tout bénéfice pour la compagnie.

En faisant du tourisme dans différentes station de ski en suisse, on remarque qu’il y a différents types de stations. Dans le val d’anniviers on observe des petites stations avec des tarifs familiaux attractifs et des installations qui sont souvent beaucoup des téléskis. A Verbier ou à Saas-Fee, on observe une tarification unique, pas de rabais famille. Les installations sont souvent lourdes. Ce sont d’énormes cabines, téléphérique, métro-alpins et télésièges débrayables, mais que de très rares téléskis.

Comment expliquer la différence entre ces stations? La compagnie des alpes détient les installations de Verbier et Saas Fee, comme un douzaine d’autres stations dans les alpes suisses et françaises.

Dans l’alimentaire, les groupes sont aussi très présents, les groupes Nestlé et Danone se partage le gros du gâteau (c’est le cas de le dire) de tout ce qui est de l’alimentaire industriel tels que les produits laitiers, les céréales pour petits déjeuner, les chocolats, les produits instantanés et surgelés, l’eau en bouteille, la nourriture pour animaux, les cafés, les glaces et les produits cosmétiques. Ainsi c’est une énorme palette de produits qui sont tous détenus par quelques grands groupes. En entrant dans un super marché, on a l’impression d’une diversité énorme, alors que finalement la majorité des produits appartiennent au même groupe.

Décortiquer les plages de publicité à la TV est très révélateur. Il n’est pas rare de voir dans la même tranche, de la publicité pour de l’eau, vittel, contrex, san pellegrino, des produits cosmétiques Garnier ou L’Oréal, ainsi que des céréales et des plats maggi ou findus, et des yogourts sveltesse.

Tous ces produits appartiennent au groupe Nestlé, il est donc fort probable que Nestlé ait des tarifs préférentiels en réservant l’entier d’une plage publicitaire pour présenter un échantillons de ses produits !

En ce qui concerne la distribution de ces produits, elle est souvent assurée par une poignée de groupes au travers de leur nombreuses chaînes de supermarché.

En suisse, nous connaissons bien les deux géants orange que sont Migros et Coop. Leur statut de coopérative à pour conséquence qu’ils n’ont pas d’actionnaire à nourrir. Donc la plupart des bénéfices sont utilisé pour acheter les concurrents. Ainsi Migros à racheté Interio, globus, Le shop, la majorité de Denner.

Et c’est également ainsi que Coop a racheté, Waro, Fust, interdiscount, Radio TV steiner et Carrefour suisse abandonné par le géant européen Carrefour et les frères Maus propriétaire de Manor et Placette.

Le marché de la distribution en suisse est donc largement partagé entre deux groupes beaucoup trouvent que c’est trop, mais à l’échelle du monde la suisse ne pèse pas grand chose. Le groupe carrefour même si il n’a jamais vraiment réussi à s’implanter en suisse est nettement plus grand.

Le groupe carrefour comporte des enseignes comme Ed, Dia, GB, GS, Di per Di, Champion, Proxi, Norte, Shopi et 8 à Huit Le monde est donc dominé par de grands groupes dont je n’ai relaté ci-dessus que quelques exemples. Il faut donc arrêter de croire que nous vivons dans un monde où il y a de nombreuses entreprises qui sont en concurrence. Il n’y a pas de vrai concurrence dans de nombreux domaines. Il y a des cartels partout. Il y a des lobbies partout!

Pour tenter d’avoir une vision un peu plus claire de ces groupes qui dirigent l’économie mondiale, j’ai tenté de représenter de manière visuelle les liens entre les entreprises et les marques. Le lien d’appartenance d’une marque à un groupe n’est pas non plus toujours très rigide. Les grandes entreprises sont souvent cotées en bourse et donc leur propriété est souvent morcelé entre plusieurs groupes!

On observe ainsi des galaxies et des constellations mouvantes d’entreprises. Il y a des fusions, des joint-ventures, des séparations, des participations au capital qui fluctuent, des ségmentations pour cause de lois anti-trust, des holdings qui tentent des OPA et des marques sous licence pour certaines zones géographiques!

Faire un tel graphe et surtout le maintenir n’est pas chose facile! D’autant plus que les groupes derrière les marques ne parlent pas énormément d’eux. La publicité est là pour mettre en avant les marques et pas les groupes. Sur les sites web des marques et entreprises, il n’est donc pas toujours aisé de trouver des informations sur leur propre structure.

Dans cette recherche wikipedia est un outils très pratique, notamment la page: http://fr.wikipedia.org/wiki/Cartographie_des_marques_par_groupe

Cependant, il faut toujours vérifier les informations fournies, souvent elle ne sont plus à jour et souvent il y a des liens erronés suite à la confusion entre le nom de la marque et le nom du groupe qui détient la marque. (par ex: TF1 et le Groupe TF1).

Pour tenter de comprendre les méandres des groupes voici donc l’énorme graphe au format pdf, ainsi que le fichier source de sa création au format de description de graphe DOT.

C’est un format qui permet de décrire des liens entre deux chaines des caractères. Le logiciel Graphviz est ensuite capable de reprendre cette description pour dessiner et arranger correctement des bulles de graphe.

Mise à jour du 10 août 2009

Le monde étant en pleine mouvance. Quelques changements ont eu lieu dans le monde des groupes.

En effet, la compagnie des Alpes vient de céder (fin juillet 2009) sa participation de 20% dans le capital de téléverbier, à la commune de Bagnes. (la commune sur laquelle se trouve verbier)

Ainsi les habitants des lieux redeviennent majoritaire dans la possession des installations de ski de Verbier.

Ce désengagement de la compagnie des Alpes est du au fait qu’elle n’avait pas la possibilité de prendre une plus grande part au capital et qu’elle avait un besoin urgent de liquidité. (avec 21 millons de CHF ça devrait aller mieux).

Cette fin des activités de la compagnie des Alpes à Verbier est déjà le remake de la fin de ses activités du côté de Riederalp. En effet, là bas aussi la Compagnie des Alpes a revendu dernièrement les 20% de capital qu’elle détenait.

Ainsi la compagnie des Alpes est moins présente en suisse. Elle ne détient plus qu’une partie des installations de ski de Saas-Fee et le parc de loisir Aquaparc.

Il faudra donc mettre à jour le graphe du groupement des marques par groupes.

Cartographiez votre région

Cartographie libre

La cartographie sur internet est à la mode depuis que google l’a démocratisée avec google maps.

Cependant, en suisse, les cartes de swisstopo sont nettement mieux, mais il n’existe pas de site web pratique pour utiliser ces cartes.

L’Etat de neuchâtel, par exemple, propose des cartes de swisstopo sur son guichet cartographique. C’est bien mais pas top. Les données sont bien, mais techniquement, Cartoweb (qui est le moteur utilisé pour afficher les cartes sur le web ) se fait vieux!

Un jour peut être l’Etat de neuchâtel migrera son guichet cartographique de Cartoweb à mapfish son successeur… Là ce sera plus fluide, mais ça ne résoudra pas un autre problème frustrant. Les données des cartes ne sont pas libre de droit.

Dans ce cas, l’Etat de neuchâtel achète les données chez swisstopo et n’a presque rien le droit de faire avec!

Les mises à jour chez swisstopo se font tous les 6 ans! Les cartes google sont imprécises, et la route devant chez moi vient de changer, 2 giratoires ont remplacé un pont !!

Les cartes se mettent gentiment à jour, mais tout se passe lentement…. bon que faire, c’est pas compliqué, laissez moi triturer vos cartes, c’est pas compliqué de remplacer un pont par 2 giratoires… le boulot en vrai a été fait plus rapidement que de changer le dessin sur la carte !

C’est une intention très louable que j’ai de vouloir les aider… mais ce n’est pas comme ça que ça se passe…. il y a le droit d’auteur.. pas le droit de modifier la carte. Elle est la propriété de swisstopo.

Bon, alors je fais quoi ?? .. et bien je crée ma propre carte ! Folie ? … comment faire autant bien que cette grosse machine swisstopo qui a de nombreux employés, qui est financé par nos impôts et par les données que l’on achète quand on veut les utiliser!

… et bien ce n’est pas si fou que ça de faire sa propre carte. Ce n’est pas si difficile, et pour contrer la grosse machine de cartographes professionnels, le plus simple c’est de s’associer avec d’autres gens… plus on est de fous plus on rit.. en mutualisant nos effort à travers le monde entier, on peut créer une carte du monde entier. Avec énormément de gens, qui font peu de chose on fait toujours plus qu’une poignée de gens qui font beaucoup !

C’est le principe de openstreetmap.org. C’est l’application du principe du wiki à la cartographie. Chaque personne contribue en dessinant sa région et au final on a une carte de plus en plus étendue et précise !

Pour ce faire, juridiquement toutes les données utilisées pour faire les cartes sont libres de droits. Il n’est donc pas possible de reprendre les données de swisstopo qui sont soumise au droit d’auteur. Dommage, ce serait bien de mettre ces données dans le domaine public ! Comme c’est le cas aux USA ! Ce serait profitable à tous.. et de toute façon ce sont quand même nos impôts qui financent une partie de swisstopo !

Vu que les données ne sont pas libres, on est obligé de tout reprendre à zéro. Il faut faire des mesures. Le principe est donc d’utiliser un récepteur GPS, de faire des traces des rues que l’on parcours, de les envoyer sur openstreetmap.org, puis à partir de ces traces de dessiner concrètement la carte.

C’est pas mal de boulot, mais finalement c’est pas si long que ça. Ci-dessous voici le résultat de la carte qui est en cours de création.

J’ai centré la carte sur la région de Neuchâtel qui est pour une bonne partie le fruit de mon travail. J’espère maintenant que je serais rejoint par de nombreuses autres personnes pour corriger mes erreurs et améliorer l’étendue et la précision de la carte !

Ce n’est pas compliqué, pour bien débuter le wiki d’openstreetmap.org est super bien fait et il y a de nombreuses indications en français !

Alors c’est parti cartographions ensemble !

… et pour varier, l’hiver au lieu de cartographier les rues, il est possible de cartographier les pistes de ski !!! Pour c’est faire c’est sur openpistemap.org que ça se passe !! Ce sont les mêmes données de bases qu’openstreetmap.org, mais le site est dédié aux pistes de ski !

Les heureux possesseurs d’un GPS garmin qui veulent utiliser les données d’openstreetmap.org sur leur bête peuvent trouver les données déjà toutes prêtes à l’emploi sur le site de http://www.osm4you.com.

Qui crée l’argent ?

Voici un petit film très bien fait qui nous explique qui crée vraiment l’argent…

L’Argent Dette de Paul Grignon (Money as Debt FR) from Bankster on Vimeo.Il ne s’agit pas juste d’imprimer des billets…. non, avec ce film on comprend bien que ce sont les banques qui créent l’argent en effectuant des prêts !

Ce sont les banques qui crée l’argent à partir de rien pour vous le prêter !! Aussi bizarre que ça puisse paraître c’est vraiment le cas. L’argent se crée à partir de dettes !

C’est pour cette raison que tout le monde est endetté…. (hypothèque, leasing, carte de crédits…) que l’Etat est le champion de la dette….. que la plupart des pays de l’hémisphère sud on des dettes envers les banques des Etats de l’hémisphère nord….

Le système financier à besoin des dettes pour créer de l’argent.. La conséquence c’est l’inflation, et le maintient d’une croissance qui devient exponentielle…. l’exploitation des ressources naturelles et humaines s’accélère….. et après ? ça s’emballe ça fait boum ??

Il existe d’autres modèles économique et ça vaut la peine de les étudier comme dans ce film. Une des pistes: la création de l’argent par l’Etat et non par des crédits privés !

— édit février 2020:
J’ai depuis beaucoup creusé le sujet de la monnaie. Je l’explique sous de nombreuses formes. Notamment j’ai fait une série de vidéo pour expliquer l’histoire de la monnaie….

C’est notamment basé sur le livre de David Graeber Dette 5000 ans d’histoire…

Mais surtout j’anime des sessions du Jeu de la Monnaie. Un jeu pour comprendre notre système économique, avec des cartes à jouer. C’est 4 petits jeux d’une dizaine de minutes étalés sur 2h.

Généralement c’est une révélation pour beaucoup de gens !

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