Dogme des places de travail à tout prix

Le dogme du plein emploi

L’emploi est l’outil qui permet de vivre, il faut le garantir à tout prix

Dans notre société, il y a un dogme, c’est le plein emploi.

Dans notre société, il est nécessaire que chacun ait un travail. C’est le travail qui fourni un revenu. Le revenu permet de vivre.

Ainsi les forces politiques sont utilisées pour garantir ce dogme. On cherche à créer le maximum d’emploi possible.

Les partis ont un slogan: « De l’emploi pour tous… »

Sarkozy a basé sa campagne sur « Travailler plus, pour gagner plus… », ça suppose des places de travail en grand nombre.

Même, des banques comme la FED, la banque centrale du dollars US a dans ses statuts une close qui l’oblige à favoriser le plein emploi.

En pratique, on ne cesse de diminuer le nombre d’emploi

Cependant, si on regarde la réalité. Depuis la révolution industrielle, on remplace les humains par des machines. On diminue le nombre de places de travail. Ceux qui le réalisent préfèrent dire que l’on ne diminue pas le nombre de places, on les transfert.

Ainsi on diminue drastiquement la main d’oeuvre non qualifiée que l’on remplace par des machines qui sont fabriquées par des gens hautement qualifiés.

Ce qui entraine que l’on encourage tout le monde à se former toujours plus. Heureusement, ainsi, la durée des études empiète déjà sur la durée du « travail ». Cette durée est plus courte que pour la génération précédente. C’est des places de travail en moins à trouver pour garantir le plein emploi.

Pour garantir l’emploi, on brades ses ressouces

Les autorités politiques sont souvent prêtes à tout pour attirer des places de travail. Suivant les cas, on est d’accord de faire des exonérations d’impôts. Au minimum on tente d’avoir des impôts sur les personnes morales plus bas que ses voisins.

Puis on finance à bien plaire, les infrastructures pour implanter des entreprises. (eau, électricité, route, transport, etc…)

Globalement, on brade son territoire, on déclasse des bonnes terres agricoles pour y mettre des entreprises, construire des routes, étendre son réseau électrique, son réseau d’eau. On fini par consommer globalement plus d’eau et d’électricité que ce que l’on avait avant, ce qui demande parfois de redimenssionner tout son réseau.

Bref, on investit beaucoup de ressources en tous genres, en nature et financière, mais il n’est pas certain qu’avec tous les allégement fiscaux offerts on équilibre le bilan financier, et il est certain que l’on péjore le bilan ressources naturelles.

Ces pratiques fiscales entrent dans le cercle vicieux de la concurrence fiscale, entre les communes, entre les cantons, entre les Etats…. Finalement si tout le monde veut être moins cher que le voisin, ce sont les collectivités publiques qui sont perdantes à tous les coups sur le long terme.

Tout ceci, je le rappelle pour garantir des places de travail !

On éloigne le lieu d’habitation du lieu de travail, donc on vit dans les transports

On en arrive au point, que certaines régions attractives détiennent beaucoup de places de travail, mais finalement n’arrêtent pas de dégrader les conditions de vie des habitants.

L’arc lémanique est en train de découvrir ce problème. Le nombre de place de travail dans cette région n’arrête pas d’augmenter, donc le nombre de personnes qui viennent travailler dans cette région augmente. Le prix de logement augmente aussi, il n’y en a pas assez pour tout le monde, les prix sont trop élevés pour beaucoup de monde. Ainsi, il y a un étallement qui se fait. Les gens habitent loins de leur travail. Ainsi, ils ont besoin de transports efficaces pour venir.

Les autoroutes sont saturés, les voies de chemin de fer sont saturées.  Le temps passé dans les transports augmente pour tous les travailleurs pendulaires. Ce qui souvent entraine un stress et un coût financier important. Ce qui n’est pas en faveur d’une bonne qualité de vie !

Le dogme de l’emploi à tout prix favorise le populissme

Comment financer les infrastructures pour absorber le flot de travailleurs ? On utilise les impôts. Mais quels impôts ? Les impôts du lieu de la place de travail. Pas les impôts du lieu de domicile des travailleurs.

Ainsi beaucoup de travailleurs échappent au financement de leur place de travail.

C’est normal, vu que dans la majorité des cas le travailleur n’habite pas la commune dans laquelle il travaille, que de plus en plus le travailleur n’habite pas le canton dans lequel il travaille, et situation bien connue pour les aglomérations en frontière des états, le travailleur n’habite pas le pays dans lequel il travaille !

Si, actuellement, il n’y a pas trop d’animosité envers les travailleurs pendulaires d’un même état. Il est clair que certains partis politiques font leur fond de commerce sur la haine du frontalier qui vient piquer les places de travail de nos gentils concitoyens…

Voici donc une autre manière de faire de la politique de défense de l’emploi, on catégorise les gens en plusieurs classes. Tous n’ont pas le même accès aux places de travail.

40% des jeunes sont au chômage, ils ont le temps de faire la révolution

Il est admis que dans notre système économique, il y a un taux de chômage structurel que l’on arrive pas diminuer.

Globalement, dans les pays occidentaux, on a un taux de chômage admis de l’ordre de 5% à 10%. En réalité il est probablement plus élevé vu que l’on ne compte pas forcément les gens qui n’ont plus droit au chômage.

En suisse, le taux de chômage est très bas, il est plus souvent de l’ordre de 2%, ainsi le dogme de plein emploi est bien ancré vu qu’il est très réel.

Ce que l’on voit moins, c’est que globalement, le taux de chômage chez les jeunes est beaucoup plus élevé. On parle de 40% !

Pourquoi, est ce que la révolution tunisienne s’est faite en début 2011 ?

C’est par ce que la majorité des jeunes de ce pays sont très bien formés dans des bonnes écoles, mais qui ils n’ont aucun droit à une place de tavail.

Quand une majorité de gens sont au chômage, ils ont le temps prendre part à une révolution. Il suffit d’un petit élément déclencheur.

Après avoir embrasé le monde arabe, ces révolutions du début 2011 on traversé la méditerrannée pour prendre la forme du mouvement des indignés.

La situation est la même en europe que dans le monde arabe, les jeunes sont les laissés pour compte des places de travail.

On voit ainsi que le dogme du plein emploi peut mener très loin, qu’il touche toute la société.

Mais alors que faire ?

En terminer avec l’idée que l’emploi est ce qui permet de vivre

Il faut décoloniser son imaginaire. Il faut en terminer avec cette idée qui nous fait croire que l’on doit avoir une place de travail pour vivre.

Il faut que les partis politiques virent les slogans du type: « De l’emploi pour tous… » Ce que les gens veulent, ce n’est pas un emploi, c’est un revenu !

Ce n’est pas l’emploi qui est l’outil qui permet de vivre, c’est le revenu.

Si l’on réfléchit aux sommes colossales qui sont investies pour créer des infrastructures nécessaires à l’implantation d’entreprises, et pour créer des réseaux de transport qui transporterons tous les jours des travailleurs.

Si l’on réfléchit à toutes ces ressources financières et naturelles que l’on a utilisée pour garantir le dogme du plein emploi, on peut se dire que l’on est vraiment très riches….. et très bête.

Que tout cet argent aurait pu directement être donné aux gens, plutôt que de l’utiliser dans la mise d’un pari que le plein emploi résoudra tous les problèmes.

Je le répète, ce que les gens veulent, c’est un revenu, pas un emploi !

Le revenu de base inconditionnel est une solution

Donner à chacun un revenu suffisant pour vivre, peut importe qu’il travaille ou non, est un concept qui est souvent appelé Revenu de base inconditionnel ou encore allocation universelle.

Voici un autre de mes articles qui décrit les avantages d’un revenu de base inconditionnel.

 

Références au dogme du plein emploi

Le dogme est encore bien ancré, voici un liste de références où l’on cite toujours l’emploi comme étant au centre de ses problèmes, de ses actions, ou des ses préoccupations politiques….

  • le patron de Coop, Hansueli Loosli, estimait à deux milliards de francs le manque à gagner pour le commerce de détail helvétique. Il dénonçait aussi la menace que ce «tourisme des achats» fait peser sur les emplois en Suisse.
    Dans un article sur arcinfo à propos du tourisme des achats à l’étranger favorisé par la baisse de l’euro qui n’est pas répercutée partout en suisse…
  • …  les grands centres urbains. Le canton ne peut guère rivaliser, notamment en matière de débouchés professionnels. L’offre y est plus diverse.
    Dans un article sur arcinfo à propos de la raison des départs du canton de Neuchâtel qui représente une perte de ~ 500 contribuables par année et 30 millions de CHF par années.
  • les candidats du POP et de Solidarités vont défendre les thèmes chers à leur formation respective. «Un travail décent qui donne des moyens pour vivre, aussi un accès à la protection sociale, une économie plus responsable, qui se soucie des enjeux environnementaux»
  • Une vocation qui couvre le maintien de l’emploi et la défense des chômeurs… (programme du PS Didier Berberat)
  • Jacques-André Maire intervient aussi dans un domaine qu’il connaît bien: l’éducation, la formation, l’apprentissage, dans le souci de garantir une insertion professionnelle au plus grand nombre possible de jeunes.
  • Même préoccupation chez la libérale-radicale Sylvie Perrinjaquet, dans le cas des jeunes sans-papiers: ils doivent pouvoir suivre un apprentissage dual.
  • Laurent Favre tient aussi à garder à Neuchâtel la production de cigarettes «fortes» de Philip Morris, menacée par un accord agricole avec l’UE.
  • Francine John-Calame n’a pas hérité de commissions où faire valoir ses convictions écologistes. Elle est préoccupée par le sort des chômeurs…
  • L’économie américaine a besoin de créer entre 130.000 et 150.000 postes par mois pour stabiliser le taux de chômage…. le Figaro