Peut-on financer un Revenu de Base Inconditionnel par la création monétaire ?

Peut-on financer un Revenu de Base Inconditionnel par la création monétaire ?

Cet article est en fait parti d’un petit commentaire sur facebook que je voulais faire suite à des questions très pertinentes sur la réelle possibilité de financer un Revenu de Base Inconditionnel par la création monétaire.

Comme le sujet est vaste, complexe, plein d’idées et de concept différents qui se mélangent sous le même nom (ex: LA création monétaire, alors qu’il y a de nombreuses manières de créer de la monnaie.), mon petit commentaire a vite grandit. Il est devenu tellement grand que je l’ai placé sur cette page. Ce sera plus lisible que sur facebook. Comme il est intéressant, je vais aussi le reprendre pour le rendre plus lisible, pour sourcer un peu plus mes affirmations, pour mettre des illustrations… etc…

Les grandes questions qui reviennent toujours autour du financement d’un Revenu de Base Inconditionnel par une création monétaire sont:

  • de quel mécanisme de création monétaire parle-on ?
  • est-ce que ça ne va pas créer de l’inflation, voir une hyperinflation ?
  • si l’on donne à tout le monde de l’argent en plus… ça va certes permettre de consommer plus… mais du coup les prix vont monter et il faudra aussi augmenter le montant du Revenu de Base Inconditionnel pour suivre, on sera dans une spirale infernale ?

Des que l’on commence à aborder le sujet d’utiliser la création monétaire comme moyen de financement, on voit en général très très rapidement arrivé les clichés classiques que tout le monde balance, mais qu’en fait personne ne connait vraiment….

=> Toucher à la création monétaire, c’est risquer l’hyperinflation… regarde le Zimbabwe et l’Allemagne d’entre deux guerres quand on payait le pain avec des brouettes de billets…

Chaque fois que le sujet de la création monétaire est évoqué, je vois qu’il y a énormément de préjugés qui reviennent.

C’est comme quand un économiste parle de LA croissance.. sans dire qu’il y a plusieurs sortes de fonctions mathématiques croissantes avec des comportements très différents. Est-ce qu’une croissance linéaire à les mêmes conséquences qu’une croissance exponentielle ?
(A ce propos voici mon dossier qui explique les fonctions croissantes et ce qu’est LA croissance)

Ici quand un économiste parle de LA création monétaire, en fait, il faut se rendre compte qu’il existe plusieurs sortes de créations monétaires et plusieurs systèmes monétaires possibles. (argent dette, étalon or, monnaie banque centrale (planche à billet), crédit mutuel, Théorie Relative de la Monnaie, masse monétaire fixe qu’on approche par asymptote comme c’est le cas avec le bitcoin)

Donc quand j’entend la référence au Zimbabwe et à l’Allemagne, je suppose que la discussion n’est pas allée plus loin que de la création monétaire faite par une banque centrale. C’est la plus connue, c’est la planche à billets !

Ce qui finalement revient à ne parler que de 5% du sujet de la création monétaire….   Car c’est l’ordre de grandeur de la proportion de monnaie créée par les banques centrales actuellement dans nos contrées.

(Tout comme certains physiciens prétendent décrire l’univers entier… alors que finalement ils ne basent leur modèle standard que sur l’observation de 5% de la masse de l’univers….  Le reste étant la masse du vide.. mais ça aucun physicien tenant à sa carrière n’osera l’avouer… bref.. c’est un autre sujet revenons à nos moutons.)

Donc avant de répondre aux diverses questions, nous allons faire un petit tour d’horizon de ce qu’est une monnaie, comment peut on créer de la monnaie, quelles sont les propositions de modification du système monétaire qui sont à la mode.

Nous allons également voir les différentes idées liées à la création monétaire pour financer un Revenu de Base Inconditionnel qui ont été avancée.

Enfin, grâce à ce tour d’horizon, nous aurons les connaissances suffisantes pour répondre aux questions.

Passage en revue de plusieurs mécanismes de création monétaire

Actuellement, il y a les banques centrales (qui sont en fait aussi des banques privées) qui émettent de la monnaie sans contrepartie. Elle tente ainsi de contrôler la création monétaire de leur zone attitrée. Mais en fait, elles ne font surtout que de réagir à la demande en monnaie dont ont besoin les banques commerciales qui elles créent vraiment le gros de la monnaie.

Là, c’est de l’argent dette qui est créé selon le mécanisme suivant: une personne a besoin d’argent. Elle le demande à une banque, qui lui crée la somme voulue à partir de rien. Et en échange (d’une écriture électronique !) la banque demande de rendre la même somme et des intérêts qui grâce au principe de l’intérêt composé fait qu’un tout petit chiffre indiqué peut se transformer en énorme masse. (3% d’intérêt => le montant double en 24 ans )

Je n’ai pas réussi encore à déceler le vrai du faux en ce qui concerne la création des intérêts. J’ai eu différents sons de cloche. Certains disent que les intérêts sont créés avec le principal du crédit et ainsi quand le crédit est remboursé + les intérêts on revient à une destruction totale de cette masse monétaire et on retrouve un équilibre. (C’est ce qui est présenté par cette source libertarienne: http://www.wikiberal.org/wiki/R%C3%A9serves_fractionnaires#Le_.22paradoxe.22_des_int.C3.A9r.C3.AAts_manquants)

Et d’autres disent que seul le principal est créé et ainsi on ne crée pas assez de monnaie pour pouvoir rembourser les crédits.. et que ça assèche l’économie..
http://revolution-lente.coerrance.org/la-face-cachee-de-la-monnaie.php#8

Ce n’est pas grave si la monnaie scripturale est minoritaire dans le système. Mais quand elle est majoritaire…. Tout le système flanche…

Dans la vidéo de Gabriel Rabhi, je ne comprends pas bien quelle position il a sur les la création des intérêts. (Voir ce passage précis ici: https://youtu.be/syAkdb_TDyo?t=50m38s)  Mais ce qu’il dit, c’est que dans tous les cas, si le banquier n’investit pas dans l’économie réelle avec les intérêts qu’il gagne, alors c’est l’assèchement de l’économie réelle qui arrive. Or, c’est justement ce qu’il se passe de plus en plus. Les banquiers préférant investir dans des produits financiers que dans l’économie réelle. Finalement que les intérêts soient créés où non, on observe actuellement un assèchement.

De plus, cette masse monétaire créée par les banques commerciales est une monnaie qui n’est pas une monnaie légale. C’est un substitut monétaire comme le dit le conseil fédéral.

En effet, créer sa propre monnaie est un business comme un autre garanti par la libre entreprise inscrite dans la constitution. C’est toujours le conseil fédéral qui le dit. (dans son message du 25.04.2012 http://www.parlament.ch/f/suche/pages/geschaefte.aspx?gesch_id=20123305 )

Il y a juste des garde-fous qui sont mis comme dans toute profession. C’est à dire des réserves obligatoires pour limiter l’effet multiplicateur du crédit (on multiplie l’argent légal emprunté à la BNS) et des réserves prudentielles qui sont une proportion de fond propre à avoir. Cette mesure ne sert à rien vu que les banques commerciales créent pour elles même leurs propres fonds propres par création monétaire…

L’audit des banques en Islande a montré que 80% des crédits étaient accordés aux propriétaires des banques eux-mêmes !!!

En effet… un bilan… c’est une photo instantanée… et l’on est obligé de respecter les règles qu’à ce moment-là. Donc un bilan par mois.. et ça laisse tout le temps aux banques commerciales de créer autant d’argent qu’elles veulent et de l’investir dans le mois…

Ainsi la création monétaire par les banques commerciales est beaucoup plus grande et influente que celles des banques centrales.

…. est-ce que là il y a des gens qui se préoccupent des conséquences de cette création ? … est-ce que l’on a de l’inflation ?

=> eh bien oui…. Ces banques sont en fait en train de dévaluer notre monnaie… sans que l’on remarque, vu que la monnaie est également l’étalon de référence !!

Là c’est un point intéressant à se souvenir pour la suite de mon explication. L’importance du référentiel.

La monnaie a 3 fonctions:

  • être une réserve de valeur
  • être un moyen d’échange facile pour fluidifier les échanges
  • être un étalon de mesure (comme le mètre, la seconde, etc..)

Actuellement on a une monnaie qui réunit ces 3 fonctions qui sont parfois opposées…  comment bien fluidifier les échanges tout en thésaurisant ? A d’autres époques, il y a avait des monnaies différentes. La nourriture du jour s’achetait avec une monnaie fondante basée par exemple sur le grain de blé… et les échanges commerciaux lointains ou avec des gens de peu de confiance s’échangeaient avec des métaux précieux. Évidemment les archéologues n’ont retrouvé qu’un type de monnaie.. et on souvent oublié l’autre….

Ensuite, il y a divers moyens de créer des systèmes monétaires. La plupart des gens sont persuadés qu’il n’y a une façon de faire…. mais ci-dessus on a déjà vu 2 mécanismes différents dans notre système actuel pour créer de LA monnaie. Et ce sont des monnaies avec des statuts différents. Une monnaie légale (le CHF, c’est les pièces, les billets et les comptes à vue à la BNS que seules les institutions financières ont le droit d’avoir..), des substituts monétaires en tous genres dont la plupart ne disent pas que ce sont des substituts, car ils font des dettes libellées en CHF… et d’autres personnes plus honnêtes indiquent que leur monnaie n’est pas du CHF, le Wir, le chèque reka, le bitcoin, le point coop, le point cumulus, les miles, etc…

Le système dominant actuellement est le système a argent dette, car c’est un système prédateur qui emprisonne les gens… et quand toute la société est emprisonnée….  il est difficile de sortir de là…  C’est pour cette raison que les collectivités publiques empruntent pour rembourser des emprunts… ça ne profite à personne sauf aux banques qui bénéficient de ce système. Avant les années ~1970 les États se finançaient directement par les banques centrales. Ça pouvait créer de l’inflation, du coup la doctrine a voulu que l’on empêche ce financement direct et que l’on passe par les emprunts à intérêt dans les banques commerciales…

(C’est la fameuse loi Rothschild en France, reprise dans le traité de Maastricht art 104, puis dans l’art 123 du traité de Lisbonne. En Suisse c’est l’art 11 de la loi sur la BNS qui n’est apparue que dans les années 2000… on est plus lent en Suisse ! 😛 )

Conséquence, on a plus de risque d’inflation due à des politiques monétaires cavalières…. Mais on a des gros soucis de dettes publiques….. En France Patrick Viveret disait que sur 1500 milliards de dettes publiques.. 1350 ne sont dus qu’à ce changement de système…  (Mais ce n’est pas perdu pour tout le monde.. c’est une manne pour les banques commerciales… c’est pour cette raison que les gens qui ont mis en place ces politiques ont été récompensés… pourquoi l’ex-conseiller fédéral Kaspar Viliger, après avoir réformé la loi sur la BNS en 2004 est devenu président du conseil d’administration d’UBS de 2009 à 2012 ???)

Voir mon bloc note de comment cette histoire est arrivée…
https://martouf.ch/document/435-relations-entre-la-confederation-suisse-et-la-banque-nationale-suisse.html

Donc… c’est quoi le pire… un risque d’inflation… ou des intérêts qui génèrent une dette publique perpétuelle ??

La peste ou le choléra ?

Étrangement on ne parle que de l’inflation… le reste ce n’est pas à cause d’un système, mais de la mauvaise gestion des deniers publics !

(Serait-ce une stratégie pour dire que la gestion publique ne fonctionne pas…. et qu’il faut privatiser les services.. Du coup ce sont les mêmes banques qui mettent la main sur les services… c’est tellement souvent arrivé avec les politiques que le FMI a imposées et impose toujours à de nombreux pays.. que j’ai de la peine à croire que c’est par hasard que ça arrive !!)

Attention les économistes expliquent le monde avec des fables pas toujours justes

Les économistes utilisent beaucoup de fables pour faire de la désinformation. Dur à dire si c’est intentionnel ou non.. mais le fait est que c’est une classe de personnes qui raconte beaucoup d’histoires….

Premier exemple, pour gagner du crédit (voilà l’origine du mot.. crédit = croyance, la croyance d’être remboursé..), les économistes ont créé un faux prix Nobel. Le « Prix de la banque de Suède en la mémoire d’Alfred Nobel »…. pour raccourcir, tout le monde dit que c’est un prix Nobel d’économie…. mais ce n’est que de la foutaise…. C’est juste une stratégie pour faire croire que l’économie est une science au même titre que la physique, la chimie, la médecine, etc…..   alors que finalement c’est plus proche d’une religion à mon avis ! (la croyance … le crédit…)

Une autre fable racontée dans tous les cours d’économie qui parlent de monnaie. C’est l’histoire de l’invention de la monnaie pour se résoudre l’épineux problème du troc !

Mais c’est faux. Le troc a toujours été marginal. Avant qu’un seigneur ne décide de s’enrichir sur le dos de sa population en imposant… (par l’impôt.. le mot est clair !) qu’on utilise sa propre monnaie qu’il est le seul à pouvoir créer comme bon lui semble, la plupart des communautés utilisaient le crédit mutuel. Le concept de l’ardoise au bistrot. (ou de la tablette d’argile…)

Je note que je te dois tant… et tu me dois tant… et régulièrement à l’occasion de quelques fêtes religieuses on solde les crédits.

Dans le crédit mutuel tout le monde échange a égalité, il n’y a pas de privilège, de droit régalien de battre monnaie… de choisir à qui on permet offre un crédit et à qui on le refuse..

Ainsi dès que l’on commence à parler de création monétaire, il faut déjà se battre contre l’endoctrinement fait depuis des siècles par une caste de gens qui cherchent à dominer les autres.

Il faut renverser de nombreuses fables qui expliquent le monde, mais qui sont fausses !

Ces temps ce boulot avance bien, notamment avec l’initiative pour la monnaie pleine qui éveille les consciences à ce qu’est la monnaie.

L’initiative populaire fédérale pour une monnaie pleine

Mais que veut cette initiative ?

Elle veut tout simplement que la monnaie scripturale soit contrôlée par la confédération. Le 18 octobre 1891 une votation populaire fédérale a faire venir le billet de banque dans le giron des moyens de paiements légaux sous contrôle de la confédération (via la BNS). L’idée ici est de faire de même avec la monnaie scripturale. (les substituts monétaires). De plus, on oblige ainsi les banques commerciales à couvrir les prêts à 100% avec de la monnaie banque centrale (d’où monnaie 100% ou monnaie pleine). C’est la fin du système de réserve fractionnaire. (C’est une idée déjà proposée par Irving Fischer en 1935… le gars qui a théorisé mathématiquement l’inflation !!)

Quelles sont les conséquences ?

Le droit de seigneuriage revient à la confédération et donc à l’ensemble de la population et non pas aux propriétaires de banques commerciales. On en finit avec un système déséquilibré qui fonctionne à l’argent dette où il y a un acteur qui a le dessus sur l’autre. Le droit de battre monnaie scripturale revient au peuple. En fait… on ne change pas grand-chose, car la plupart des gens pensent que c’est déjà ainsi !! 😛   (toujours la fable pour garder le troupeau)

Donc, pour revenir au Revenu de Base Inconditionnel, quand quand les partisans de monnaie pleine viennent parler de financer le RBI par la monnaie pleine …  c’est par ce qu’ils prétendent qu’un système à monnaie pleine permet de financer un Revenu de Base Inconditionnel pour tous. Donc on finance le RBI avec l’argent qui finit maintenant dans les banques commerciales…

Il y a certainement du potentiel, mais je n’arrive pas à quantifier exactement ce que ça représente, si c’est suffisant ?

La Théorie Relative de la Monnaie

De mon côté, bien que je soutiens monnaie pleine, quand je parle d’utiliser la création monétaire pour faire vivre un système économique dans lequel tout le monde reçoit un Revenu de Base Inconditionnel, je pense plutôt à la Théorie Relative de la Monnaie.

Voici une présentation de la TRM lors de l’université d’été du revenu de base en 2014 (vidéo + slide en pdf):
http://www.creationmonetaire.info/2014/09/video-trm-universite-dete-du-revenu-de-base.html

Le principe n’est pas tout simple à appréhender, même s’il peut se résumer de manière simple:

Le but est de créer un système équitable autant spatialement que temporellement.

Dans un système à argent dette, le crédit sort de nulle part est utilisable tout de suite… la charge vient plus tard ou surtout dans le cas de dettes publiques pour les générations futures. Le système n’est pas équitable dans le temps.

Le système à argent dette n’est pas non plus équitable spatialement. L’argent se crée là où il y a des banques. Seuls les banquiers ont le droit de choisir où va l’argent, qui est privilégié dans le système. Et comme l’a montré l’audit des banques islandaises 80% des crédits sont des crédits aux propriétaires de banques eux-mêmes.

Donc il n’est pas étonnant de voir que les villes les plus riches sont celles où se trouvent les plus grosses banques.

Ainsi un système équitable doit distribuer l’argent de la création monétaire directement aux gens. C’est le moyen le plus équitable spatialement. Là on voit qu’on se rapproche beaucoup du concept du Revenu de Base Inconditionnel.

Ainsi il n’y a qu’un pas à franchir. La TRM augmente la masse monétaire régulièrement en donnant l’argent aux gens.

Mais alors.. ça va créer de l’inflation ?

C’est ici que le mot « relative » de Théorie Relative de la Monnaie prend tout son sens. Il est important de comprendre que l’inflation en soi (l’augmentation des prix) n’est pas mauvaise en soi. Tant que les choses se passent régulièrement. C’est même la politique de toutes les banques centrales (et justement la BNS ne maitrise plus rien, car la zone monétaire suisse est en déflation… les taux d’intérêt négatifs sont justement des outils pour sortir de la déflation..)

L’inflation n’est pas mauvaise quand les gens ont les moyens d’acheter ce dont ils ont besoin.

La plus grande période d’inflation de ces dernières décennie était pendant ce que l’on a appelé les 30 glorieuses ! …

L’inflation est une augmentation des prix, donc c’est aussi la croissance du PIB….  encore un lien douteux..

On double le prix du m2 de terrain… et hop.. on fait de la croissance du PIB dans le marché immobilier… C’est vraiment si mal que ça l’inflation ?

L’inflation par rapport à quoi ? Dans quelle unité. La monnaie étant elle même liée à son propre étalon finalement on doit toujours trouver une référence extérieure. L’étalon change tout le temps c’est ennuyeux.

Il y a des gens qui utilisent l’indice BigMac, ils comparent les systèmes économiques selon le prix du BigMac un peu partout dans le monde. On peut aussi compter en « panier de la ménagère ».

En TRM, Stéphane Laborde propose de compter en Revenu de Base. Le Revenu de Base (dans ce contexte, en fait, c’est plutôt un dividende universel) est déterminé comme étant une fraction de la masse monétaire divisée par le nombre d’acteurs utilisant cette monnaie.

Montant du RBI = DU(Dividende universel) = 10% * Masse monétaire / nb personnes

Ce 10% est en fait issu d’un calcul qui découle de l’espérance de vie pour réaliser une équité de création monétaire à toute époque. (Symétrie spatiale et symétrie temporelle.)

Pour être exact le DU = Ln (espérance du vie / 2) / (espérence de vie /2) => en suisse l’espérance de vie en 2014 est de 83.2 ans. le Du = 8.961%

Donc chaque mois, chaque personne reçoit son dividende universel qui est une fonction de la masse monétaire précédente et de la population précédente.

En théorie quantitative de la monnaie, en absolu, tout augmente, donc les prix augmentent. Mais si l’on change de référence. Si l’on compte en Dividende universel ( nombre de RBI) la masse monétaire est stable. Il n’y a pas d’inflation.

Donc on peut dire que les gens qui disent que financer le revenu de base inconditionnel par la création monétaire c’est créer de l’inflation. C’est vrai et c’est faux à la fois. Ils ont raison d’une certaine manière, le montant du RBI augmente régulièrement pour suivre l’inflation quantitative. Mais d’une manière relative, en comptant en nombre de RBI le système est stable et il n’y a pas d’inflation.

Les gens ont toujours de quoi acheter ce dont ils ont besoin pour vivre.

C’est une question de point, de vue de référentiel.

question de point de vue carré ou cercle.jpg

 

Dans un système à argent dette, l’inflation c’est mauvais, car il n’y a pas de revenu de base qui permet à tout le monde de vivre. Ainsi, effectivement le pouvoir d’achat diminue, mais quand l’inflation quantitative est contrebalancée par le Revenu de Base Inconditionnel, alors là il n’y a pas de soucis à se faire.

Je sens qu’il y a plein de gens qui ne sont pas d’accord. Mais ces mêmes personnes n’ont peut-être pas remarqué que notre monnaie de tous les  jours subit aussi cette dévaluation par les banques commerciales qui font de la création monétaire massive. La grande différence c’est qu’aujourd’hui, cette dévaluation de la monnaie ne nous profite en rien. Alors qu’en changeant le système monétaire on peut faire la même chose tout en bénéficiant d’un Revenu de Base Inconditionnel au passage !

Toujours pas convaincu par la théorie relative ?

Autre exemple, on nous parle toujours ces temps du franc fort…. mais dans le système à cours monétaire flottant qui est en vigueur depuis le découplage d’avec l’étalon or du dollar 1972,  est-ce que c’est le franc qui est fort…. ou est ce que c’est l’euro et le dollar qui sont faibles ?

C’est très relatif tout ça !!

Moi je pense que ce sont les zones monétaires qui comportent le plus de création monétaire qui se sont dévaluées.

On peut faire une analogie avec les actions d’une société anonyme. Si la valeur de globale de l’entreprise monte. Les actions vont individuellement augmenter de valeur. Mais si d’un côté, on divise la valeur globale dans un plus grand nombre d’actions, on divise la valeur de chaque action. Il y a dilution. Pour des actions, il y a un registre qui indique quel est le nombre global d’actions .Pour la monnaie, il n’y a pas de registre centralisé. On ne sait pas de combien la monnaie a été diluée, même si la valeur globale de l’économie a augmenté

Passons maintenant au concret. Voici la monnaie M, qui est une monnaie libre basée sur la TRM:
http://merome.net/monnaiem/

Cette monnaie permet de faire des paiements de biens proposés sur des petites annonces. Chaque mois les utilisateurs reçoivent leur Revenu de Base Inconditionnel. Voilà donc un système qui montre que ça marche.

En Suisse la masse monétaire « officielle » m3 (donc celle qui figure au bilan des banques commerciales et pas la partie cachée entre les bilans) est de l’ordre de 960 milliards. http://www.snb.ch/ext/stats/statmon/pdf/defr/B2_Geldmengen.pdf

Stéphane Laborde nous explique, notamment dans le podcast monnaie libre dont il est question du Revenu de Base Inconditonnel en Suisse...., que l’on peut encore doubler m3 pour obtenir la véritable masse monétaire, en effet, sont des créances disponible sous forme de bon du trésor ou de dette échangeable par les banques. Ce n’est pas de la monnaie sur un compte, mais une monnaie papier valeur. (l’émission a été enregistrée en octobre 2013 et m3 était à 900 milliards, en octobre 2015 m3 = 960 milliards )

Donc on obtient une masse monétaire à 2×960 milliards = 1920 milliards

Ainsi à combien peut se monter un dividende universel avec une telle masse ?

DU = 10% de 2x(960 Milliards) / 8 millions d’habitants => 10% * 240 000 CHF / année =>  2000 CHF par mois !

Donc voilà, juste en changeant de système monétaire, on peut garantir 2000 CHF à chaque personne en suisse, enfant compris. Ceci, comme on l’a vu, garanti sans inflation !

Voilà un simulateur => http://cuckooland.free.fr/LaTrmEnCouleur.html

C’est selon ce constat personnellement je dissocie les noms Dividende Universel et Revenu de Base Inconditionnel. Stéphane Laborde a toujours parlé de DU, mais voilà qu’à l’université du revenu de base il a parlé de Revenu de Base Inconditionnel. Je trouve que ça entretient un flou.

A mon avis on peut composer un Revenu de Base Inconditionnel à l’aide d’un Dividende universel, puis, on peut encore compléter le financement par d’autres moyens.

Avec la TRM, on peut vraiment fournir de l’argent en plus à la plupart de gens.

L’inflation

Maintenant penchons-nous sur l’inflation. C’est une vaste question, et il y a plusieurs écoles chez les économistes. Il y a ceux qui pensent que la monnaie est juste un moyen d’échange neutre et d’autres qui veulent agir sur la monnaie pour agir sur l’économie.

Nous avons vu que la monnaie n’est pas toujours créée la même manière. Alors de mon point de vue, la monnaie n’est pas neutre. Surtout si la monnaie est créée avec de l’argent dette. Ça signifie que cette monnaie doit être remboursée donc les prix auront tendance à grimper pour rembourser cette monnaie !

=> Ce point est rarement mis en avant par les économistes, mais il me semble important. Surtout que la situation a bien changée entre les théoriciens d’il y a quelques décennies et le monde monétaire actuel.

Ainsi dans un système monétaire qui ne crée pas de monnaie par argent dette, la pression exercée par les intérêts à rembourser n’existe pas. L’inflation est donc réduite d’autant.

Didier Lacapelle, expliquer e phénomène dans son « Manuel d’anti-économie » ( https://martouf.ch/utile/fichiers/2012_03_09_11_21_manuel-antieco.pdf )

Il décrit que selon certaines estimations la part d’intérêt bancaire qui compose un prix représente jusqu’à 50% de ce prix. (p 57)

En fait qui a peur de l’inflation ? .. Ce sont surtout les riches qui thésaurisent et qui ne dépensent pas. Les autres n’ont aucune raison d’avoir peur de l’inflation. C’est la fonction de « réserve de valeur » de la monnaie qui n’aime pas l’inflation. On peut peut-être envisager de séparer cette fonction dans une autre monnaie, comme ça a été le cas par le passé avec plusieurs monnaie en parallèle!

Dans l’histoire on trouve même des cas de « monnaie fondante » qui ont largement dynamisé l’activité économique. La monnaie fondante a été théorisée par Silvio Gessel qui comparait le système monétaire a un système sanguin. Quand il y a accumulation de sang a un endroit, ça crée un caillot de sang. C’est mauvais pour tout l’organisme. Ainsi il a imaginé une monnaie qui perd de sa valeur (5% / an) pour inciter à ne pas capitaliser, mais à dépenser son argent. (en fait, c’est un peu ce que fait la BNS avec ses taux d’intérêt négatifs. http://fr.ekopedia.org/Monnaie_fondante

L’expérience de la ville de Wörgl en 1932-33 a montré qu’en pleine crise économique la création d’une monnaie locale fondante a dynamisé l’économie locale et à fait reculer le taux de chômage de 25% !!
http://www.alterinfo.net/L-experience-de-monnaie-fondante-de-Worgl-a-pris-fin-il-y-a-75-ans-Une-solution-pour-des-temps-de-crise_a29371.html

Cette idée commençait à intéresser de nombreuses autres villes et du coup la banque centrale autrichienne a interdit la création d’autre monnaie que la sienne !

De nos jours, tout est fait pour juguler l’inflation. Il existe même un indice dans les pays de l’OCDE, le NAIRU qui est le taux de chômage nécessaire pour ne pas faire augmenter l’inflation. Ce qui montre bien que l’on ne veut surtout pas éliminer le chômage. On veut garantir que l’inflation ne fasse pas fondre les avoir de ceux qui en ont ! (1% de 100.-…. c’est pas pareil que 1% de 1 million…. cherchez à qui profite le fait de juguler l’inflation…)

Durant les 30 glorieuses, l’inflation était beaucoup plus grande que maintenant. Mais les salaires suivaient et ainsi les gens conservaient leur pouvoir d’achat. Le problème de l’inflation c’est quand les revenus des gens ne suivent pas, quand le pouvoir d’achat diminue.

Comme toujours il y a deux poids de mesures. Si les salaires ne suivant pas la croissance économique… ce n’est pas grave, les gens n’ont qu’a à travailler plus pour gagner plus… mais si la fortune des riches fond avec l’inflation. Là il y a un souci !  … et les banques centrales vont agir !  😛

Le paradoxe, c’est qu’il y a énormément de boulot à faire dans notre société, qu’il y a la main d’oeuvre pour. Mais qu’il manque de l’argent pour payer cette main d’oeuvre !

Il manque la chose qui est la plus facile à créer: la monnaie !

Mais comme on utilise majoritairement, avec l’argent dette, le pire moyen de création monétaire, on assèche l’économie réelle. Toutes les politiques de quantitative easing, de création monétaire des banques centrales ne servent à rien pour aider l’économie réelle. Tout est capté ou presque (à 97% selon Bernard Lietaer) par l’économie financière qui utilise cet argent pour spéculer.

En effet, pour un produit financier qui a un rendement de 1%, si moi je mets le maximum d’argent que je peux libérer pour ça… soit CHF 1000.- je vais gagner 10.- et me faire bouffer 20.- comme frais de transaction par la banque…. 😛

Par contre si je peux mettre 100 millions avec le même produit financier, je vais gagner un million. Les 20.- de frais de banque sont négligeables. On comprend pourquoi les banques commerciales n’hésitent pas à se faire des prêts à elles-mêmes. Moi si je vais demander à une banque 100 millions, on ne me les donnera pas ! Voilà le pouvoir du banquier dans ce système monétaire.

Avoir la monnaie, a disposition, c’est bien, mais ensuite, pour pouvoir acheter ce produit financier, je vais immobiliser pendant un certain temps ces 100 millions. Ils ne circuleront pas dans l’économie.

C’est là que l’on peut expliquer pourquoi, malgré une création monétaire effrénée ces dernières années par les banques centrales et par les banques commerciales on se retrouve quand même en situation déflationniste !

Même le Crédit Suisse à publié dernièrement une étude qui montre que la création monétaire massive de ces dernières années n’est pas un risque d’inflation, car cet argent ne circule pas !
(Il faut que je fouille dans mes documents pour retrouver cette référence.)

Dans la formule mathématique du calcul de l’inflation. L’école des économistes monétaristes considère que la vitesse de circulation de la monnaie est constante !!!

C’est par cette hypothèque qu’ils simplifient l’équation qui pose la conservation de la quantité de monnaie échangée dans l’ensemble des transactions économiques. Ils en arrive ainsi à une relation directe entre la masse monétaire et le niveau des prix.

Mais comme on l’a vu ci-dessus, dans une économie financière, on immobilise des grandes masses de monnaie pour ne jouer que sur des petites marges. Ainsi la vitesse de circulation de monnaie n’est absolument pas à négliger. Si la vitesse diminue, on peut augmenter la masse monétaire sans augmenter le niveau des prix !

Pour résumer

Donc oui, l’augmentation de la masse monétaire a un lien avec l’augmentation des prix. Mais le lien peut être plus ou moins direct suivant où va l’argent. Si on le fige dans l’économie financière, il n’y aura pas d’inflation. Si on le donne à tout le monde pour une consommation courante. Il y a un risque d’inflation.

Mais est-ce que ce risque d’inflation est grave ?

  • L’inflation fait fondre les grosses fortunes qui ne bougent pas, mais elle dynamise l’économie réelle globale. Que veut-on favoriser ?
  • L’inflation n’est pas le pouvoir d’achat. Si le pouvoir d’achat est garanti, l’inflation n’est pas grave.

Donc soit il faut que les salaires suivent la même croissance que l’inflation. Soit il faut redistribuer l’augmentation de masse monétaire répartie entre tout le monde sous forme de dividende universel (le principe de la TRM)
Et le mieux, c’est de faire les deux.

Dernier point précis par rapport au Revenu de Base Inconditionnel.

L’idée n’est pas de donner de l’argent en plus à tout le monde (donc il n’y a pas besoin de trouver beaucoup d’argent en plus pour financer un RBI). Le principe est de sécuriser un montant en dessous duquel on ne descend pas.

Pour la plupart des gens, le Revenu de Base Inconditionnel sera intégré dans le revenu global. Donc ce n’est pas de l’argent en plus, donc le RBI ne risque pas d’être absorbé par l’impôt.

La grande différence est pour les gens qui n’ont actuellement pas le montant du Revenu de Base Inconditionnel (ex: les enfants, les parents au foyer, les working poor)

De plus, on favorise les métiers qui sont utiles à la société, mais qui ne sont pas rentables économiquement. (économie de la réparation, auberge de campagne, apiculteur, permaculteur, etc…)

Le choix de Kaya

Actuellement, en terme d’écologie, c’est le foutoir complet…. Il y a mille chapelles avec des cultes différents !

  • Il y a les gens qui sont clairs… l’environnement c’est secondaire. Ce qui compte c’est le profit personnel.
  • Il y a les gens qui ne se préoccupent d’environnement que comme vecteur marketing… greenwashing en force! Le développement durable repris comme politique de droite ! (L’écologie libérale à le vent en poupe… surtout pour construire des éoliennes !)
  • Il y a les écolo bobo … qui pensent faire des choses « pour la planète«  car ils trient leur déchets et ont des ampoules économiques… puis passent leur vacances aux maldives…. (avant que le réchauffement climatique n’engloutissent ces belles plages)….(déjà là il faut comprendre que la planète avec ou sans vie.. restera une planète.. On ne peut apporter aucune solution si l’on ne connais pas déjà le problème… )

Puis, il y a l’énorme flou de la définition du problème écologique:

  • Il y a les gens qui se préoccupent de la quantité d’énergie consommée… (société à 2000 W etc..)
  • Il y a ceux qui se préoccupent du réchauffement climatique induit par les gaz a effet de serre.

Là on a deux approches écologiques… et on tourne en rond.. Parfois c’est contradictoire, parfois non…

Le panneau solaire je le fabrique en Chine avec de l’électricité faite au charbon, en France avec du nucléaire ou en Suisse avec de l’hydroélectrique ??

Puis, il y a tous les problèmes sociaux qui empoisonnent le débat à propos de l’écologie….

Les fraises espagnoles en janvier ne sont pas une bonne idées à cause de l’énergie gaspillée juste pour manger des fraises en janvier.. ou par ce que ce sont des sans papiers africains exploités qui les cultives… ou les deux ! .. et on multiplie le débat..

Par dessus tout ça il y a la décroissance… mais qu’est ce que ça veut bien vouloir dire !!!

Décroissance de quoi ? pour qui ?

Au lieu de nous expliquer tout ça correctement et de faire le tri, notre société médiatique sait très bien que « l’on est trop con pour se farcir une information complète sur un sujet, qu’il faut du Bref pour faire vendre« . Donc elle préfère nous balancer des bribes d’infos et noyer le poisson avec des informations d’une importance capitale:

« Traire les vaches la nuit guérit les insomnies » !

Donc on tourne de slogan en jingle inventés par des chargés de com… et on se tape dessus par esprit de clocher sans même plus savoir pourquoi !

Comment y voir clair dans ce fouillis ?

Une approche qui me plait, c’est l’équation de Kaya.

« Tout est lié« . Il faut déjà comprendre ça. L’équation de Kaya est une équation mathématique qui montre les relations entre tous les aspects que j’ai cité ci-dessus.

On a les gaz a effet, de serre, la croissance économique, la production d’énergie et le social par la population mondiale.

Il ne sert à rien de voir les crises financières, sociales et environnementales de manière séparées. Il faut les mettre ensemble.

Une équation, c’est rationnel. On sort des croyances en tout genres.

équation de kaya explication.png

On peut faire des pronostics sur le futur de notre monde en résolvant cette équation. (C’est d’ailleurs ce que fait le fameux GIEC)

Pour mieux comprendre les choix que l’on peut faire et comment résoudre l’équation, je t’invite à lire l’article que j’ai écrit au sujet de l’équation de Kaya.

Le sénario du consensus mou

Si l’on considère le consensus mou actuel autour des facteurs de cette équation:

  • Pour garder une planète viable, on aimerait quand même limiter les gaz a effet de serre. Donc réduire par ~3 les émissions de gaz a effet de serre d’ici 2050 selon les voeux non contraignant de l’objectif de Copenhague. => on divise par 3
  • La majorité des politiciens sont POUR la croissance. Objectif (irréaliste à mon avis) de 2% par an pendant 40 ans => fois 2.2
  • La population ne va pas se mettre brusquement à diminuer…. mais elle va plutôt augmenter. (9 milliards en 2050) => fois 1.3
  • Réduire l’intensité énergétique de l’économie n’est pas facile au vu de ce qui a déjà été fait…. les ampoules économiques.. ça consomme moins mais ça consomme quand même !  On a fait 30% d’économie depuis 30 ans (suite aux chocs pétroliers). C’était la partie facile. => on ne peut pas espérer mieux que diviser par 2
  • Il faut dé-carboner les sources d’énergie. Donc énergie renouvelable à fond ! (ou nucléaire selon certains) au moins 3.7% de croissance par an = 4.29 fois en 40 ans. (valeur à virgule pour que le calcul soit juste.. mais ça reste une approximation)

Donc petit rappel pour ceux qui n’ont plus trop l’habitude des math, le principe d’une équation c’est que la partie à gauche est égale à la partie à droite !

Donc quand je divise par 3 d’un côtéje dois diviser par 3 de l’autre pour que ça reste égal ! (mais c’est pas facile… avec cette manie de la croissance à tout prix !)

Solution du consensus mou

Selon ce consensus mou sur les facteurs on obtient la solution:

Emission CO2 / 3 = (Population mondiale * 1.3) * ( PIB par habitant *2.2) * (Intensité énergétique/2) * (CO2 des sources d’énergie / 4.29)

A mon avis, cette croissance du PIB n’est pas possible. Elle compensera le fait qu’il n’est pas possible d’augmenter l’efficacité énergétique globale de l’économie à cause de l’effet rebond: toute énergie gagnée quelque part est perdue par une augmentation de l’utilisation… Ma voiture consomme moins… donc j’ai deux voitures !

Il reste à vraiment faire la transition vers des sources d’énergie sans émission de carbone….  C’est le scénario écologie libérale qui est de plus en plus à la mode… On couvre toutes nos montagnes d’éoliennes…

Est-ce que l’on peut recouvrir nos montagnes d’éoliennes au rythme de 3.7% de croissance par an pendant 40 ans ? Voilà la vraie question !

Cette vision reste de la politique du toujours plus…. C’est un choix. Personnellement, je n’y suis pas favorable.

Au lieu de produire toujours plus d’énergie pour la gaspiller ensuite… autant ne pas gaspiller d’énergie inutilement.

On arrive dans le scénario décroissant.

On sort d’une économie basée sur le productivisme dont la sur-production est consommée par la société de consommation lubrifiée par la manipulation mentale que l’on appelle la pub.

On économise de l’énergie en relocalisant, (dons on ne gaspille plus en transport) en limitant les mésusages et en offrant les usages.

Vous avez droit gratuitement à l’eau dont vous avez besoin chaque jour, mais on vous taxe très cher l’eau de luxe. (remplissage de piscine)

En cessant de gaspiller de l’énergie pour faire tourner un système, on agit sur la diminution du facteur PIB, sur la réduction des émissions de CO2, sur la diminution de l’intensité énergétique et en diminuant sa consommation d’énergie, on peut plus facilement décarbonner la production d’énergie.

A vous de créer votre propre scénario

Si vous voulez jouez vous-même avec les chiffres, voici un petit calculateur d’équation de kaya provenant du site carbon4.com.

Pour démarrer, la solution proposée ci-dessus peut s’exprimer avec des valeurs en % d’évolution par an qui ressemble à ça :
Les % restent très approximatifs si l’on veut garder des valeurs simples au vu du calcul: 1% sur 40 ans = 1.01^40

  • la population mondiale => 1% / an (approximatif…)
  • les objectifs de croissance du PIB  => 2% / an
  • l’efficacité énergétique  => – 2 % / an
  • production d’énergie sans CO2  => – 3.7% / an

Quelques pistes de scénarios possibles pour le futur

On a vu une solution possible de l’équation de Kaya. Mais il en existe des milliers d’autres.

Quels sont les facteurs que l’on peut bouger:

  • la population mondiale
  • les objectifs de croissance du PIB
  • l’efficacité énergétique
  • production d’énergie sans CO2

Contrairement à ce que l’on peut croire, et ce qui se fait en ne le respectant pas, l’objectif de réduction des gaz à effet de serre n’est pas un choix.

Avec ce cadre que peut on imaginer comme scénarios ?

Pour élargir encore un peu l’imagination, j’ai tenté des amorces de scénario à partir du concept de la spirale dynamique.

Chacune des sociétés est régie selon les valeurs des étapes d’évolution de la spirale dynamique.

 

Comment guérir notre civilisation

Comment guérir notre civilisation

Depuis de nombreuses années, je m’intéresse à tous les grands problèmes de notre civilisation. Je commence a avoir fait le tour. Il y a mille manières de montrer que ça va mal… et maintenent on fait quoi ?

Il existe des festivals comme le festival du film vert qui se charge de nous montrer le monde à travers de film. La sélection de film est très dur à faire, je trouve que c’est très souvent des films pessimistes. Pour illustrer mon propos, voici un excellent film justement intitulé « Sans lendemain »… qui explique très bien le fonctionnement de notre société et son lien à l’énergie…. mais c’est fou ce que c’est déprimant !

Quand je ressors de ce genre de film, je suis totalement dépité… j’ai tendance à me dire.. « Ouais… de toute façon tout est foutu.. autant en profiter et tout griller le plus vite possible ! » Je comprends que ça n’intéresse pas vraiment, que l’on préfère voire une bonne superproduction hollywoodienne qui fini bien !

Pour contrer cette vision pessimiste. Je veux apporter une vision positive ! OUI, on peut faire quelque chose et assurer un avenir radieux !

Il existe quand même des films qui apportent de solutions, en voici quelqu’un:

Bon, alors quelles sont les solutions que j’ai découvertes lors de ces années d’études de l’état du monde ?

Cette page a pour but de commencer à répertorier les solutions que je trouve intéressantes:

 

Economie

  • 97% de la monnaie est utilisée dans la spéculation et seulement 3% dans l’économie dite réelle (selon les calculs de Bernard Lietaer) => séparer ces deux économies.
  • actuellement, ce sont les banques qui ont tout pouvoir sur la création monétaire. On compte qu’il y a ~7% de monnaie centrale (billet et pièce) et 93% d’argent issu du crédit. => changer le système de création. Il faut le rendre démocratique. Pourquoi seuls les banquiers ont le droit de choisir ce que la monnaie va financer ? Pourquoi uniquement sur des critères de rendement financier ?
  • Le PIB ne doit pas être le seul indicateur de richesse. => introduire des indicateurs d’empreinte écologique, de progrès social.
  • économie de fonctionnalité. => échanger des droits d’usage sur des objets plutôt que les objets eux-même.
  • toute la création monétaire massive qui est faites ces dernières années pour sauver l’économie réelle est injectée dans l’économie en général. Donc conformément à la proportion normale. Seul 3% de cette monnaie va à l’économie réelle. => il faut vraiment séparer l’économie réelle et l’économie spécultative. Ceci non pas en séparant les activités des banques, ce n’est pas suffisant. Mais en créant deux monnaies séparée.
  • l’expérience de la monnaie complémentaire citoyenne sol-violette est exemplaire.
  • Voir l’explication du sol-violette par Frédéric Bosqué.
  • => charte qui permet de n’avoir dans le circuit économique que les acteurs en faveur des humains et de l’environnement
  • => une monnaie fondante qui permet d’éviter l’accumulation de capital, qui sont les caillots de sang du système monétaire. (cf Silvio Gessel)
  • => une gouvernance commune des règles du système monétaire gérer avec un système basé sur la sociocratie.
  • => pas encore le cas, mais idéalement un revenu de base inconditionnel en monnaie citoyenne. Histoire d’assurer que tout le monde a de quoi vivre. Personne ne doit survivre.

Nourriture

  • le système de culture de l’avenir est la permaculture
  • agriculture urbaine  (la majorité de la population mondiale vit dans des (bidon) villes)
  • voir l’exemple cubain qui après avoir été innondé de pétrole, pesticide et engrais russe… à la fin de la guerre froide, plus rien. Pendant les années 1990, il n’a pas été facile de se nourrir. Maintenant les cubains mangent bio, local… et tout va bien !
  • prendre exemple sur la forêt. Pas de pesticide, pas de labours, pas d’engrais, pas d’arosage… et la forêt pousse bien.
  • dans un système agricole basé sur le pétrole, on injecte plus d’énergie fossile que ce que l’on retire de calorie issue de la nourriture ! Pas logique…. => donc aller vers une agriculture solaire. Faire pousser plusieurs plantes sur le même espace. Ceci pour optimiser le rendement solaire. Quand il y a trop de soleil, la photosynthèse s’arrête.
  • pratiquer les cultures complémentaires comme la « milpa », l’agriculture traditionnelle des trois soeurs. Maïs, haricots, courge. Le maïs sert de tuteur au haricots. Ce dernier va pomper l’azote dans le sol ce qui favorise aussi les deux autres plantes. Les courges retiennent l’humidité et empêchent des « mauvaises » herbes de pousser trop. De plus, le mélange légumineuse et céréal permet une assimilation totale des protéines végétales. Ce qui dispense de manger de la viande.
  • limiter la consommation de viande. => augmenter les rendements de la viande => manger des insectes mopan plutôt que du boeuf.
  • agriculture contractuelle de proximité.
  • Un film plein d’espoir: les moissons du futur.
  • Un autre film plein d’espoir: Solutions locales pour un désordre global.

Science

  • holistique plutôt que analytique. (Donc une approche globale, systémique, plutôt que analytique, c’est à dire découper le problème..)
  • décloisonnement de la science, donc ouverture d’esprit. (Dans une uni on a toutes sortes de science, des sciences dures aux sciences molles… de la mathématique à la théologie en passant par les sciences humaines.. mais gare au mélange.. un pysicien ne doit pas étudier la nature de l’âme comme ses collégues théologien ! .. mais pourquoi ??)
  • les spécialistes se déresponsabilisent de ce qui n’est pas leur problème. => des synthéticiens pour voir la globalité du monde.
  • éducation plutôt que formation. => ex ducere, conduire au dehors, à l’autonomie plutôt que formation, formattage à une pensée unique.

Culture

Gouvernance

  • la démocratie représentative est un plus par rapport à la monarchie. Mais ce n’est pas un but en soi. Ce n’est pas la fin, c’est une étape.
  • la sociocratie est probablement l’étape suivante, et l’holacracy l’étape d’après… => allons vers une démocratie plus qualitative que quantitative.
  • le tirage au sort doit pouvoir trouver sa place dans un système politique pour éviter de créer une caste de politicien. => pourquoi donner le pouvoir à ceux qui le demande ?
  • Un bon système pour résoudre un problème de société est de tirer au sort des gens, (pour avoir une bonne représentativité de la population), puis des les former correctement sur tout ce qui touche au sujet du problème. (Pour éviter les gens qui actuellement en démocratie directe disent qu’il s’abstiennent par ce qu’il ne comprennent pas ce qu’ils votent). Former des gens et prendre le temps de s’informer nécessite de payer les gens pour le temps qu’ils vont prendre. Puis, pour finir. Ce sont ces supers citoyens (sorte de jury populaire) choisi au hasard pour une question qui vont trancher pour savoir ce qui est bien dans l’intérêt général. => plus de lobby, plus de carrière politique et donc plus d’électoralisme. Plus de démagogie.

Les mouvements qui mettent place ces solutions

 

notes à propos de la conférence de Stanislas Jourdan Revenu de Base et Economie Collaborative

Mes notes à propos de la conférence de Stanislas Jourdan: Revenu de Base et Economie Collaborative, le 15 mai à Neuchâtel

https://www.facebook.com/events/493059617409061/permalink/505418112839878/

Mes notes sont encore à l’état de brouillon.. ça me parle à moi… à vous je ne sais pas 😛

Mais le but c’est de déjà partager ce que j’ai. C’est mieux que rien.

C’est la philiosophie de l’open source… release early release often.

3 cercles de OUishare

  • p2p internet
  • startup
  • connaissances libre ?

Economie collaborative

  • consommation collaborative
  • makers
  • wikipedia
  • crowdfunding

Nourriture

  • Amap
  • 16% ou 79% => différence de proportion dans le prix entre les revenus des producteurs dans une AMAP ou dans la distribution classique.

laruchequiditoui.fr est un concept qui propose de grouper des consommateurs et des producteurs de nourriture (bref des agriculteurs), d’une même région pour organiser une nouvelle forme, plus directe de distribution alimentaire. On est dans ce que l’on appelle, l’agriculture contractuelle de proximité.

Transport

covoiturage (voiture 95% du temps parquée)

Finance

Le crowdfunding permet de financer  des projets comme… le savon infini

Voir infinite soap sur kikstarter

Stack-Soap-Infinite.jpg

Partage d’objet

la perceuse est inutilisée 99% du temps… il faut la partager.

(Comme on peut le faire sur http://www.e-syrent.ch/list-annonces/details/true/object/perceuse-perforateur-burineur-visseuse/owner/686/)

Production d’objets:

  • la voiture: wikispeed
  • 2.3l / 100
  • opensource
  • construit par la communauté
  • Budget minimal
  • premier prototype en 3 mois

http://www.wikispeed.com/

Démocratie ouvert

liquid feedback est un logiciel qui permet de gérer une démocratie participative.

http://liquidfeedback.org

Voyage

  • couchsurfing
  • airbnb

Ouverture des connaissances

creative commons

wikipedia

openData => journalisme data

Conclusion

=> la Coopération est meilleure que la compétition pour organiser un vivre ensemble.

Dans la coopération on cultive…

  • confiance
  • partage
  • buts communs

———————

Dans la compétition on favorise…

  • Protectionnisme
  • la méfiance envers l’autres (pas de confiance)
  • Adversersité

————————————

Ça crée des emplois ton truc d’économie collaborative ?

C’est pas plutôt Esclavage 2.0 ??

Surtout quand on voit que ça développe des sites comme www.taskrabbit.com qui propose des jobs simples… pour des tâches simples..

C’est pas tellement des jobs de rêve.. mais des jobs de M…. payé à la tâche qui ne participent pas à une aux charges sociales…

Quelques exemples…

  • Shopping
  • assemblage ikea
  • livraison

=> justement avec un revenu de base inconditionnel, on évite les dérive de l’économie collaborative.

On entre dans une société d’abondance ou l’on a toutes les bonnes volontés à disposition.

Une ère d’abondance n’est pas compatible avec une monnaie qui crée artificiellement la rareté !

Quelle monnaie pour la société de l’abondance ?

On est riche en ressources…

mais pauvre en monnaie…

où est le problème ?

On a les gens.. on a le temps.. on a les ressources ?

.. c’est juste la monnaie qui manque !

Solutions =>

Revenu de base inconditionnel en monnaie citoyenne !

(C’est aussi ce que préconnise Frédéric Bosqué dans sa conférence sur le système du sol violet, le 28 mars 2013 à Genève.)

Les monnaies, c’est surtout une question de confiance.

Comment favoriser la confiance ?

Le livre,  la société de défiance, montre les mécanismes de la défiance.

Plus les inégalités sont grandes => plus les gens sont jaloux => moins il y a de confiance.

=> avec un revenu de base, tout le monde est à la même => on augmente la confiance !

Ces modes de fonctionnement fonctionnent principalement avec les gens volontaires, instruit. Plutôt « Créateur de cultures » (cultural créatives)

Le but est également de toucher les gens qui ne s’intéressent pas à ce genre de réflexion.

Comment partager le temps disponible ?

Sortir du culte du plein emploi…

Qui va créer l’argent si on se passe des banques ?

… partie sautée pendant la conférence. Mais J’en ai discuté après avec Stan.

=> il y a plein de technique de création monétaires citoyennes.

Plutôt utiliser un système à crédit mutuel qu’un système à argent dette !

Quelle rétribution pour les abeilles de l’économie collaborative ?

Le revenu de base est la juste rétribution pour la création de richesse que l’on crée tous, même sans s’en rendre compte.

Le revenu de base est…

  • une réponse pragmatique pour assurer un socle social (à la place d’un filet)
  • un levier pour se ré-approprier notre temps.

Questions…

L’économie collaborative fonctionne par internet….

Et sans internet ça marche comment ?

… et l’internet se centralise de plus en plus, à l’image de facebook qui grandit en influence…

En utilisant facebook, nous sommes les abeilles de la ruche de Mark Zukerberg

Nos échanges sur facebook sont de la richesse. C’est concret. Ce sont les milliards que facebook génère…. mais que les utilisateurs ne touchent pas…. => le revenu de base c’est recevoir ce revenu.

( A la question des pour ou contre facebook…. il existe des alternatives décentralisées (tout comme le e-mail) qui permettent de relier les gens entre eux.

Il y a notamment:

Pour en savoir plus sur l’évolution des réseaux sociaux et des alternatives. Voici mon état des lieux des réseaux sociaux.

)

Comment créer une monnaie alternative ?

– Il existe Open UDC => soft pour gérer une monnaie.

http://www.openudc.org

=> en suisse le nom fait beaucoup rire. Car l’UDC est un parti politique de droite populiste et qui est l’anti-thèse de l’ouverture ! (Il prône plutôt une suisse fermée…)

Qui distribue un revenu de base si un etat nation implose ?

– Il faut toujours une communauté. Peut importe si c’est une état nation ou non !

Comment fonctionne le financement d’un revenu de base inconditionnel ?

Ralf nous donne quelques estimations au niveau suisse:

Pour un revenu de base à CHF 2500.- / mois.

Besoin de ~ 200 milliards => ce qui représente ~ un tiers du PIB Suisse.

60 milliards de prestation sociales, réorganisée que l’on a. Même economie suisse est d’accord.

110 milliards => une proposition dit que, l’on va changer la manière dont les salaires sont payés. L’employeur va payer moins. Mais cette différence est payée pour financer le revenu de base. Donc globalement une personne reçoit la même chose comme salaire.

(Pour en savoir plus, à propos du revenu de base inconditionnel, voici ma page qui parle de ce sujet.)

Conclusions personnelles

Finalement cette conférence m’a beaucoup fait penser à ce que j’ai déjà écrit il y a quelques années à propos de la consommation collaborative.

https://martouf.ch/blog/305-penser-global-agir-local-la-consommation-collaborative-comme-systeme-economique.html

OUi, il existe des alternatives

super mario monti droit dans le mur.jpgSuite à la chute de Silvio Berlusconi, l’Italie s’est doté d’un nouveau gouvernement.

Le chef de ce gouvernement est, l’économiste, sénateur à vie, ex commissaire européen à la concurrence, membre du Government Sachs (surnom de la banque Goldman Sachs qui emploie beaucoup de politiciens…), j’ai nommé…..

…  Mario Monti, ou Super Mario pour les intimes…

Le 5 décembre 2011, j’ai eu l’occasion de voir sur la TSR son annonce des remèdes qu’il prône pour l’avenir économique de l’italie.

Son discours m’a complètement sidéré !!

Tout en annonçant le relèvement de l’âge de la retraite et un plan d’austérité, il dit:

« Il n’existe pas d’alternative. Les sacrifices d’aujourd’hui nous donnent l’espoir de pouvoir refonder dans les prochains mois, les bases de la croissance…« 

Ce type est suffisamment fort pour avoir réussi à mettre, dans la même phrase, deux concepts qui m’horripilent au plus haut point !

  1. .. Il n’y a pas d’alternative. La fameuse pensée TINA (There IS No Alternative) chère à Margaret Thatcher
  2. .. refonder les bases de la croissance…

Codex_Magliabechiano_folio_70r.jpeg

La croissance est une religion

Tout d’abord, de mon point de vue, la croissance, ce n’est pas la solution, c’est le problème !!

La croissance économique est une religion. J’aurai très bien pu voir Mario Monti, habillé en grand prêtre Aztèque, sur une pyramide et prononcer:

« Il n’existe pas d’alternative. Les sacrifices d’aujourd’hui nous donnent l’espoir de pouvoir refonder dans les prochains mois, les bases de la croissance… » (de notre empire...)

.. Ah et bien tient !! … C’est la même phrase !! 😛

Pour en savoir plus à propos de la décroissance, j’ai écrit tout un « livre web » à ce propos.

Ouverture d’esprit

En second point, je déteste les gens qui ont l’esprit borné, qui n’ont aucune imagination.
… Ou qui ont peut être une idée derrière la tête pour opprimer les gens…. Mais je ne crois pas à la théorie du complot.

L’arme la plus puissante dans les mains de l’oppresseur est l’esprit de l’opprimé. (Steve Biko)

Je pense qu’il y a une colonisation de l’imaginaire. Un martelement de la pensée unique qui nous empêche de voir autrement, de découvrir le champ des possibles. C’est la stratégie employée par la publicité.

idee.pngAvoir de l’imagination n’est pas facile.

Voici un petit exemple simple:

Si je vous dis vélo… Je suis certain que l’image qui se forme dans vos pensées est l’image d’un vélo avec une selle…

Or, mon vélo n’a pas de selle. C’est un vélo couché, avec un siège confortable !

Quand on a une tête en forme de marteau, on voit tous les problèmes en forme de clous…

Il y a de nombreux économistes qui pensent et font croire que notre système actuel est un état naturel des choses.

Par exemple, Alain Minc a déclaré:

« Le capitalisme, ne peut s’effondrer, c’est l’état naturel de la société. La démocratie n’est pas l’état naturel de la société, le marché oui.« 

Personnellement, je ne suis pas d’accord avec cette affirmation, je pense que l’état naturel des choses peut toujours être modelé. Ce n’est pas un absolu. On peut rendre un système naturel. Ici c’est le cas avec le concept de marché.

Le marché est toujours mis en avant comme étant la solution miracle à tous les problèmes. Puis quand on aimerait creuser un peu plus le fonctionnement d’une économie de marché, les économistes tombent vite dans l’irrationnel !

C’est la main invisible décrite par Adam Smith qui est responsable de la bonne marche du marché !

TheFableOfBees-Mandeville.jpegOr, il existe d’autres manières de voir: on peut voir un système économique comme un système collaboratif. La théorie des jeux permet de comprendre, de façon mathématique le marché.

Un système collaboratif est un système qui fonctionne avec très peu de règles simples et un grand nombre d’acteurs. Pour qu’un tel système fonctionne avec beaucoup d’acteurs, il doit sembler être naturel !

C’est une simple question d’assimilation des règles.

Pensez aux règles qui régissent un giratoire. C’est simple ! ça devient naturel !

Dans un système capitaliste, les règles de bases sont la concurrence et le profit individuel. (N’oublions pas que Mario Monti était garant de la concurrence dans l’union européenne !)

Ce sont des règles égoistesAdam Smith a expliqué que c’est grâce à cet égoïsme que le système capitaliste fonctionne. C’est ce qui permet d’obliger les gens à se spécialiser dans ce qu’ils savent le mieux faire et ainsi à collaborer.

Adam Smith s’est lui même inspiré des travaux de Bernard de Mandeville et de sa fable des Abeilles.

Les vices privés, forment les vertus publiques.

Nous utilisons donc un système collaboratif parmi d’autres.

Ce système semble naturel. Mais on pourrait décider de changer les règles.

Par exemple. Au lieu de baser l’échange en fonction du prix le plus bas, on pourrait décider de fixer les échanges en fonction du coût énergétique le plus bas.

Ainsi, on change la forme du système. Au lieu de faire venir des objets de Chine, on relocaliserait toute l’économie !

organize.pngQuand on change les règles de base d’un système, on ne sait jamais trop vers quoi on va. On assiste à un effet d’émergence. La création d’une nouvelle chose qui vaut plus que la somme de ses composantes.

C’est exactement le contraire de ce que disait Margaret Thatcher:

La Société n’existe pas, il n’y a que des individus, des hommes, des femmes et leur famille.

Donc vraiment, je n’ai pas du tout les mêmes idées qu’elle !

Comme j’ai déjà beaucoup écrit, je vais conclure par une citation de Louis Pauwels:

Les esprits c’est comme les parachutes, ils ne fonctionnent que lorsqu’ils sont ouverts…

J’espère que ça pourra inspirer quelques personnes…

Post-Scriptum:

Heu… Super Mario.. si tu as la chance de lire un jour cet article… Je vais être sympa. Je vais t’aider. La solution à tes problèmes de dette est probablement déjà bien amorcée dans le film dont voici le résumé…… On a le droit de changer les règles du jeu !

Dogme des places de travail à tout prix

Le dogme du plein emploi

L’emploi est l’outil qui permet de vivre, il faut le garantir à tout prix

Dans notre société, il y a un dogme, c’est le plein emploi.

Dans notre société, il est nécessaire que chacun ait un travail. C’est le travail qui fourni un revenu. Le revenu permet de vivre.

Ainsi les forces politiques sont utilisées pour garantir ce dogme. On cherche à créer le maximum d’emploi possible.

Les partis ont un slogan: « De l’emploi pour tous… »

Sarkozy a basé sa campagne sur « Travailler plus, pour gagner plus… », ça suppose des places de travail en grand nombre.

Même, des banques comme la FED, la banque centrale du dollars US a dans ses statuts une close qui l’oblige à favoriser le plein emploi.

En pratique, on ne cesse de diminuer le nombre d’emploi

Cependant, si on regarde la réalité. Depuis la révolution industrielle, on remplace les humains par des machines. On diminue le nombre de places de travail. Ceux qui le réalisent préfèrent dire que l’on ne diminue pas le nombre de places, on les transfert.

Ainsi on diminue drastiquement la main d’oeuvre non qualifiée que l’on remplace par des machines qui sont fabriquées par des gens hautement qualifiés.

Ce qui entraine que l’on encourage tout le monde à se former toujours plus. Heureusement, ainsi, la durée des études empiète déjà sur la durée du « travail ». Cette durée est plus courte que pour la génération précédente. C’est des places de travail en moins à trouver pour garantir le plein emploi.

Pour garantir l’emploi, on brades ses ressouces

Les autorités politiques sont souvent prêtes à tout pour attirer des places de travail. Suivant les cas, on est d’accord de faire des exonérations d’impôts. Au minimum on tente d’avoir des impôts sur les personnes morales plus bas que ses voisins.

Puis on finance à bien plaire, les infrastructures pour implanter des entreprises. (eau, électricité, route, transport, etc…)

Globalement, on brade son territoire, on déclasse des bonnes terres agricoles pour y mettre des entreprises, construire des routes, étendre son réseau électrique, son réseau d’eau. On fini par consommer globalement plus d’eau et d’électricité que ce que l’on avait avant, ce qui demande parfois de redimenssionner tout son réseau.

Bref, on investit beaucoup de ressources en tous genres, en nature et financière, mais il n’est pas certain qu’avec tous les allégement fiscaux offerts on équilibre le bilan financier, et il est certain que l’on péjore le bilan ressources naturelles.

Ces pratiques fiscales entrent dans le cercle vicieux de la concurrence fiscale, entre les communes, entre les cantons, entre les Etats…. Finalement si tout le monde veut être moins cher que le voisin, ce sont les collectivités publiques qui sont perdantes à tous les coups sur le long terme.

Tout ceci, je le rappelle pour garantir des places de travail !

On éloigne le lieu d’habitation du lieu de travail, donc on vit dans les transports

On en arrive au point, que certaines régions attractives détiennent beaucoup de places de travail, mais finalement n’arrêtent pas de dégrader les conditions de vie des habitants.

L’arc lémanique est en train de découvrir ce problème. Le nombre de place de travail dans cette région n’arrête pas d’augmenter, donc le nombre de personnes qui viennent travailler dans cette région augmente. Le prix de logement augmente aussi, il n’y en a pas assez pour tout le monde, les prix sont trop élevés pour beaucoup de monde. Ainsi, il y a un étallement qui se fait. Les gens habitent loins de leur travail. Ainsi, ils ont besoin de transports efficaces pour venir.

Les autoroutes sont saturés, les voies de chemin de fer sont saturées.  Le temps passé dans les transports augmente pour tous les travailleurs pendulaires. Ce qui souvent entraine un stress et un coût financier important. Ce qui n’est pas en faveur d’une bonne qualité de vie !

Le dogme de l’emploi à tout prix favorise le populissme

Comment financer les infrastructures pour absorber le flot de travailleurs ? On utilise les impôts. Mais quels impôts ? Les impôts du lieu de la place de travail. Pas les impôts du lieu de domicile des travailleurs.

Ainsi beaucoup de travailleurs échappent au financement de leur place de travail.

C’est normal, vu que dans la majorité des cas le travailleur n’habite pas la commune dans laquelle il travaille, que de plus en plus le travailleur n’habite pas le canton dans lequel il travaille, et situation bien connue pour les aglomérations en frontière des états, le travailleur n’habite pas le pays dans lequel il travaille !

Si, actuellement, il n’y a pas trop d’animosité envers les travailleurs pendulaires d’un même état. Il est clair que certains partis politiques font leur fond de commerce sur la haine du frontalier qui vient piquer les places de travail de nos gentils concitoyens…

Voici donc une autre manière de faire de la politique de défense de l’emploi, on catégorise les gens en plusieurs classes. Tous n’ont pas le même accès aux places de travail.

40% des jeunes sont au chômage, ils ont le temps de faire la révolution

Il est admis que dans notre système économique, il y a un taux de chômage structurel que l’on arrive pas diminuer.

Globalement, dans les pays occidentaux, on a un taux de chômage admis de l’ordre de 5% à 10%. En réalité il est probablement plus élevé vu que l’on ne compte pas forcément les gens qui n’ont plus droit au chômage.

En suisse, le taux de chômage est très bas, il est plus souvent de l’ordre de 2%, ainsi le dogme de plein emploi est bien ancré vu qu’il est très réel.

Ce que l’on voit moins, c’est que globalement, le taux de chômage chez les jeunes est beaucoup plus élevé. On parle de 40% !

Pourquoi, est ce que la révolution tunisienne s’est faite en début 2011 ?

C’est par ce que la majorité des jeunes de ce pays sont très bien formés dans des bonnes écoles, mais qui ils n’ont aucun droit à une place de tavail.

Quand une majorité de gens sont au chômage, ils ont le temps prendre part à une révolution. Il suffit d’un petit élément déclencheur.

Après avoir embrasé le monde arabe, ces révolutions du début 2011 on traversé la méditerrannée pour prendre la forme du mouvement des indignés.

La situation est la même en europe que dans le monde arabe, les jeunes sont les laissés pour compte des places de travail.

On voit ainsi que le dogme du plein emploi peut mener très loin, qu’il touche toute la société.

Mais alors que faire ?

En terminer avec l’idée que l’emploi est ce qui permet de vivre

Il faut décoloniser son imaginaire. Il faut en terminer avec cette idée qui nous fait croire que l’on doit avoir une place de travail pour vivre.

Il faut que les partis politiques virent les slogans du type: « De l’emploi pour tous… » Ce que les gens veulent, ce n’est pas un emploi, c’est un revenu !

Ce n’est pas l’emploi qui est l’outil qui permet de vivre, c’est le revenu.

Si l’on réfléchit aux sommes colossales qui sont investies pour créer des infrastructures nécessaires à l’implantation d’entreprises, et pour créer des réseaux de transport qui transporterons tous les jours des travailleurs.

Si l’on réfléchit à toutes ces ressources financières et naturelles que l’on a utilisée pour garantir le dogme du plein emploi, on peut se dire que l’on est vraiment très riches….. et très bête.

Que tout cet argent aurait pu directement être donné aux gens, plutôt que de l’utiliser dans la mise d’un pari que le plein emploi résoudra tous les problèmes.

Je le répète, ce que les gens veulent, c’est un revenu, pas un emploi !

Le revenu de base inconditionnel est une solution

Donner à chacun un revenu suffisant pour vivre, peut importe qu’il travaille ou non, est un concept qui est souvent appelé Revenu de base inconditionnel ou encore allocation universelle.

Voici un autre de mes articles qui décrit les avantages d’un revenu de base inconditionnel.

 

Références au dogme du plein emploi

Le dogme est encore bien ancré, voici un liste de références où l’on cite toujours l’emploi comme étant au centre de ses problèmes, de ses actions, ou des ses préoccupations politiques….

  • le patron de Coop, Hansueli Loosli, estimait à deux milliards de francs le manque à gagner pour le commerce de détail helvétique. Il dénonçait aussi la menace que ce «tourisme des achats» fait peser sur les emplois en Suisse.
    Dans un article sur arcinfo à propos du tourisme des achats à l’étranger favorisé par la baisse de l’euro qui n’est pas répercutée partout en suisse…
  • …  les grands centres urbains. Le canton ne peut guère rivaliser, notamment en matière de débouchés professionnels. L’offre y est plus diverse.
    Dans un article sur arcinfo à propos de la raison des départs du canton de Neuchâtel qui représente une perte de ~ 500 contribuables par année et 30 millions de CHF par années.
  • les candidats du POP et de Solidarités vont défendre les thèmes chers à leur formation respective. «Un travail décent qui donne des moyens pour vivre, aussi un accès à la protection sociale, une économie plus responsable, qui se soucie des enjeux environnementaux»
  • Une vocation qui couvre le maintien de l’emploi et la défense des chômeurs… (programme du PS Didier Berberat)
  • Jacques-André Maire intervient aussi dans un domaine qu’il connaît bien: l’éducation, la formation, l’apprentissage, dans le souci de garantir une insertion professionnelle au plus grand nombre possible de jeunes.
  • Même préoccupation chez la libérale-radicale Sylvie Perrinjaquet, dans le cas des jeunes sans-papiers: ils doivent pouvoir suivre un apprentissage dual.
  • Laurent Favre tient aussi à garder à Neuchâtel la production de cigarettes «fortes» de Philip Morris, menacée par un accord agricole avec l’UE.
  • Francine John-Calame n’a pas hérité de commissions où faire valoir ses convictions écologistes. Elle est préoccupée par le sort des chômeurs…
  • L’économie américaine a besoin de créer entre 130.000 et 150.000 postes par mois pour stabiliser le taux de chômage…. le Figaro

Décadence de microsoft

Décadence de Microsoft

Voici un petit compte rendu de mes observations de ces derniers temps (printemps 2008) qui me font penser que microsoft va très mal ces temps et que c’est bientôt là fin !

Microsoft base ses revenus sur principalement 2 vaches à lait:

  • windows
  • office

et les deux vont pas très bien…

Petite liste de ce qui ne va plus….

  • Windows vista est une version de windows qui ne séduit pas. Au point que les utilisateurs reviennent en arrière et mettent windowsXP sur des ordinateurs acheté avec vista !
  • Office est en crise à cause des nouveaux formats de document. Le .doc le plus courant va être abandonné. Le nouveau .docx n’est là que pour la transition et n’est pas compatible avec grand chose et sa mort est déjà annoncée suite à la normalisation du nouveau format de microsoft le OOXML (normalisation faite de manière très louche, des recours ont été lancé). Cependant Microsoft a annoncé que par manque de ressource, ce format ne pourrait pas être tout de suite implémenté dans office ! Il faudra attendre quelques années! De plus, la nouvelle version de office pour mac est très lente et de ce fait quasi inutilisable pour excel qui met 15 secondes à réagir à chaque sélection de cellule.
  • microsoft ne détient que 6% des revenus publicitaire du web et a tenté de mettre la main sur les 14% de part de marché de yahoo en faisant une OPA sur yahoo… malgré une offre intéressante. L’OPA n’as pas marché. Microsoft n’arrive plus faire la loi avec son argent.
  • ces 3 dernières années, le cash flow de microsoft a diminué de moitié pendant que celui d’Apple à quintuplé! A ce rythme là, les 2 sont bientôt équivalent autour des 25 Milliards de $.  (edit en mai 2011 … c’est le cas et même plus.. apple grimpe.. microsoft plonge)

Liste de ce que microsoft à loupé

  • dans les lecteurs mp3, le Zune n’est qu’une pâle copie de l’iPod et suite à de nombreux problème de DRM, il n’est vraiment pas judicieux d’acheter de la musique dans les magasins de microsoft.
  • M$ ayant gagné la guerre des navigateurs web dans la fin des années 1990, en 2001 les gens de M$ ont décrété que le web n’évoluerait plus. Donc le développement de Internet Explorer est abandonné !!! C’est seulement en 2006 qui vu les pertes de part de marché occasionnée par le concurrent firefox que l’équipe est reformée, mais IE a des années de retard dans le web.
  • Vu que d’après M$ le web ne doit pas concurrencer les applications de bureau, M$ est en retard sur toute les applications web. C’est google qui se taille la part du lion. ex: le concurrent M$ de google maps ne fonctionne pas dans tous les navigateurs web !! , M$ a abandonné sont service de vidéo, youtube est trop fort !
  • M$ loupe toute ce qui est des services de collaboration tel les wiki. Chez M$ tous est lié à l’OS et à des applications de bureau. C’est en contradiction avec la tendance mobile du web et de la transmission d’information sur des clients légers.
  • les ordinateurs ultra-portable http://www.aful.org/metamorphose/ultra-portables-umpc sont de plus en plus à la mode. Mais vista est trop gourmand pour tourner sur ces ordinateurs là et windows CE est trop faible.
6 Jun 2008 : 09:10
Edit en 2011… On peut maintenant encore ajouter le fait que microsoft n’arrive plus innover, alors ils achètes ce qui marche…
  • allez hop… un petit bout de facebook
  • allez hop.. on achète skype…

Bon.. avec ça le moteur de recherche bing prend un peu de terrain…

Penser global agir local, la consommation collaborative comme système économique

vieille-tv.pngDepuis que j’ai fait une petite visite à la déchetterie, (que l’on peut voir dans l’émission passerelles sur canal alpha…) j’ai vu la réalité de l’ampleur des dégâts de notre société de consommation.

Ce que j’ai appris dans cette déchetterie m’a beaucoup marqué. Par exemple, le fait que le nombre de télévisions amenées à la déchetterie en 2010 a triplé juste par ce que la publicité nous disait que la coupe du monde de foot était l’occasion rêvée pour change son téléviseur cathodique en téléviseur à écran plat !

On jette ainsi de nombreux appareils qui fonctionnent encore.

S’adapter à la société ou adapter la société à soi-même ?

J’ai beaucoup de peine à me convaincre que le but de mon existence doit être de consommer pour être heureux !

.. de transformer le plus vite possible des ressources naturelles utilisables en déchets inutilisables.

Etant conscient de cette réalité, j’ai plusieurs options:

  • Je peux me morfondre dans mon coin en me disant que je ne suis qu’un marginal inadapté à la société dans laquelle je vis.
  • Je peux me dire que c’est moche, mais que c’est le système qui veut ça. Que finalement je n’en suis pas totalement responsable. Je ferme les yeux et tout continue.
  • Je peux agir pour changer cette situation.

yves_guillou_brain.pngComme je tente parfois de me culturer un peu le cerveau. J’ai eu l’occasion d’entendre et de retenir quelque jolies phrases de grands penseurs.

Jiddu Krishnamurti disait: Ce n’est pas un gage de bonne santé que d’être bien intégré dans une société profondément malade.

J’en conclu, que même si je suis un marginal dans cette société. Ce n’est pas une mauvaise chose !

Un compatriote de Krishnamurti, un certain Gandhi disait:
Sois le changement que tu veux voir dans le monde.

Ainsi, j’ai décidé que le fonctionnement de notre société de consommation ne me convient pas, et qu’il faut que ça change !

recyclage.png

Donc que faire ?

Augmenter la durée de vie des objets est une solution qui me parait intéressante.

Le plus simple pour commencer, c’est de se dire qu’il ne faut pas que tout ces téléviseurs en bon état et autres objets ne finissent bêtement à la déchetterie par ce que l’on ne sais pas où les mettre ailleurs.

On doit bien trouver un moyen simple pour mettre en relation des gens qui veulent se séparer d’objets, avec des gens qui veulent en acquérir pour pas cher ?

idee.pngC’est là que tout s’éclaircit dans mon esprit !

(réplique  du film Oscar avec Louis de Funès)

Il existe déjà un moyen populaire d’augmenter la durée de vie des objets en leur offrant une nouvelle vie ailleurs. C’est ce que proposent les sites de vente aux enchères comme ricardo.ch !

Ricardo, tout comme e-bay sont de véritables cavernes d’Ali-baba où l’on trouve tout ce qui n’est plus dans le commerce. La distribution est totalement repensée par rapport à un circuit économique classique. On utilise une économie entre particuliers.

En creusant un peu plus, je découvre, ou redécouvre que cette idée d’un système économique direct entre particuliers est en fait une tendance déjà bien présente, et grandissante.

Pour continuer dans mon jeu de citation, je dirai que l’on entend bien le fracas de l’arbre qui tombe, mais pas le murmure de la forêt qui pousse !

On parle souvent de notre société de consommation et de tous les problèmes climatiques qu’elle provoque, mais rarement du système qui émergera sur les cendres de cette société.

Cooperation_by_Merlin2525.pngEn fouillant l’idée,  j’ai découvert toute une nouvelle forme de système économique qui émerge. Ce système économique change de valeurs fondamentales.

Il n’est plus strictement un système capitaliste basé sur les valeurs d’individualisme et de concurrence. Le système responsable de la société de consommation qui nous fait consommer, individuellement, plus et plus souvent que son voisin, juste pour le rendre jaloux !

Ce nouveau système économique remet au goût du jour des valeurs de partage, de collaboration et de coopération.

Pour bien montrer que c’est une phase de transition entre deux systèmes, pour prendre un peu des valeurs de l’ancien monde et un peu des valeurs du nouveau, c’est sous le terme de consommation collaborative que l’on découvre ce nouveau système économique.

La consommation collaborative est déjà partout

Rfc1394_Blue_Sofa.pngEntrons dans le vif du sujet par des exemples. Si j’ai prévu un petit voyage à l’autre bout du monde, il est toujours plus sympa de loger chez l’habitant que dans une chambre d’hôtel froide et impersonnelle.

Il est possible depuis longtemps de s’inviter pour une nuit sur le canapé de quelqu’un… C’est ce que l’on appelle le couchsurfing. De nombreuses personnes s’organisent ainsi grâce au site web couchsurfing.org pour trouver ou offrir un hébergement.

Pour les gens qui n’ont pas trop envie de dormir sur un lit de fortune, mais qui veulent un meilleur confort.. (et donc aussi risquer de payer), il y a le site airbnb.com qui permet de trouver des locations pas chères, à la nuit, aux 4 coins du monde.

Voilà, on a de quoi se loger. Maintenant, il faut trouver de quoi se nourrir.

casserole.pngVoici donc le concept du site super-marmite.com qui propose de partager des repas. Il y a des gens qui proposent un repas chez eux et d’autres qui viennent manger. Puis, on partage les frais et tout le monde est gagnant et content.

Pour préparer à manger, il est utile d’avoir à disposition des ingrédients! La distribution de nourriture s’organise aussi de manière collaborative.

aubergine.pnglaruchequiditoui.fr est un concept qui propose de grouper des consommateurs et des producteurs de nourriture (bref des agriculteurs), d’une même région pour organiser une nouvelle forme, plus directe de distribution alimentaire. On est dans ce que l’on appelle, l’agriculture contractuelle de proximité.

Toujours dans la nourriture, on a le site lepotiron.fr (malheureusement disponible uniquement en France), qui propose aux particuliers de redistribuer les surplus de leur propre jardin.

En Suisse, il y a jarditroc.ch, une association genevoise qui a pour but de faire un troc de plantes de son jardin. Le troc aura lieu cette année le 16 avril 2011.

wedding-shoes.pngPour en revenir à la manière de donner une seconde vie à nos objets, j’observe, de plus en plus souvent, sur Facebook des amies qui revendent leur habits à leur amies. Une simple photo du vêtement concerné est envoyée, puis c’est tout un marchandage digne des souks de Fès, qui s’établit dans les commentaires en dessous.

wedding-suit.pngParfois l’idée prend de l’ampleur et il y a carrément des comptes Facebook qui sont dédiés au vide dressing.
(Neuchâtel, Yverdon, Lausanne)

La force de cette idée réside dans le fait que c’est dans son réseau d’ami que l’on revend ses objets. Ainsi la confiance est maximale et comme les amis sont des gens que l’on voit régulièrement en chair et en os, il est facile de faire l’échange. Pas besoin de local de stockage.

En dehors des habits, pour les objets en général, le site goodscommons.org permet de donner une seconde vie à ses objets. A mon avis, il y a encore trop peu de solutions pour les objets. J’ai quelques idées à ce propos que j’aimerai bien creuser.

voiture_verte.pngPour se déplacer, il existe aussi de nombreux systèmes basés sur la consommation collaborative. Il y a le système bien connu en suisse qu’est mobility.ch

Mobility est une coopérative possédant tous ses véhicules, ses coopérateurs et usagers empruntent le véhicule qu’ils ont besoin au moment où il en ont besoin.

Rfc1394_Vehicles_-_Silhouette.pngIl existe d’autres manières de partager des véhicules, par exemple, le site français livop.fr permet de partager des véhicules entre particuliers déjà propriétaires de voiture. Ainsi il peuvent partager leur véhicule pendant qu’il ne l’utilise pas. (en moyenne 90% du temps ! … il y a du potentiel !)

Si l’on ne veut pas partager toute sa voiture, il y a moyen de juste partager une place dans voiture, pour un trajet, c’est ce que l’on fait avec le covoiturage qui s’organise autour du site: e-covoiturage.ch

Comme je l’ai déjà exprimé dernièrement sur ce blog, à mon avis, l’avenir de la mobilité va passer par des abonnements à des pack mobilité dans lesquels chaque abonné peut utiliser le moyen de transport le plus adapté du moment:

De la possibilité d’utiliser les transports publics, et/ou différentes sortes de véhicules, du vélo au véhicule utilitaire en passant par la petite voiture électrique et la grosse voiture familiale.

Ensuite, si l’on a envie de partager, mais que l’on ne sait pas trop quoi partager, sur le site easyswap.org il y a possibilité d’échanger des services ou des objets entre personnes de suisse romande et France voisine.

Le petit dernier arrivé dans le domaine des locations entre praticulier est tryngo.com/fr

Penser global, agir local

penser global agir local.jpgLe point commun de tous ces services est de concrétiser le slogan: penser global, agir local. On conçoit un site web qui est globalement accessible et qui permet de s’organiser de manière locale. Plusieurs communauté peuvent utiliser le même outils en parallèle.

C’est souvent une manière d’optimiser et de partager des ressources que tout le monde a, mais qu’il est difficile de partager sans infrastructure complexe pour le faire. Le web apporte cette infrastructure. Mais, c’est souvent le local qui a de la peine à se mettre en place.

Les clubs de partage d’objets ( par exemple, le club ichtus qui partage du matériel nautique)  et les bibliothèques ne sont pas nouveaux. Ce qui est nouveau, c’est vraiment ces outils web globaux qui permettent de mettre en lien des gens et de gérer son organisation locale.

La consommation collaborative, c’est le retour du concept de bien commun. Anne-Catherine Menétrey dans un article paru dernièrement dans Le Temps, disait que l’on va vers une économie de fonctionnalité ou de contribution.

Vers une économie où l’on échange non plus des objets, mais des droits d’usage de ces objets.

Est-ce que ça va vraiment marcher ?

Est-ce que cette tendance n’est qu’une affabulation de ma part vu que de toute façon les événements majeurs de l’avenir ne sont pas prédictibles ?

iphone.pngÀ mon avis la tendance au partage et à la collaboration n’est pas qu’une simple mode passagère. La consommation collaborative est la convergence d’habitudes déjà existantes et d’une technologie qui devient mure pour gérer une nouvelle manière de s’organiser. C’est ce mariage qui est nouveau, pas les deux parties.

Je pense que ça va marcher, car le concept est basé sur des valeurs humaines et pas seulement sur la technologie.

La technologie est un amplificateur d’habitudes latentes. La technologie n’invente jamais directement de nouveaux comportements, elle amplifie ce qui existe déjà.

Depuis la nuit des temps, les ados, dans les salles de classe bavardent pendant les cours. Mais tout au plus, avant l’ère du téléphone mobile, c’était des messages sur des bouts de papier qui faisaient le tour de la classe. Maintenant les messages sur Facebook font le tour du monde !

Un système économique est un système collaboratif

organize.pngCroyant encore que l’humain est un animal social qui aime collaborer et partager avec ses semblables. Je pense que la consommation collaborative a de l’avenir.

Cet idéal de partage et de collaboration n’est pas qu’un idéal, mais également la stratégie la plus efficace pour survivre dans un système économique.

Il ne faut pas oublier qu’un système économique est un système collaboratif. C’est un système qui est sensé combler les besoins de chacun. (ce que l’on oublie parfois et qui a pour conséquence que l’économie tourne en circuit fermé en détruisant des humains!)

Dans un système capitaliste, les règles de bases sont la concurrence et le profit individuel. Ce sont des règles égoistes. Adam Smith a expliqué que c’est grâce à cet égoïsme que le système capitaliste fonctionne. C’est ce qui permet d’obliger les gens à se spécialiser dans ce qu’ils savent le mieux faire et à collaborer.

Depuis le 18ème siècle de nombreuses études ont été faites dans le domaine de la théorie des jeux et des systèmes collaboratifs.

En 2003, Robert Axelrod et Ross A. Hammond ont montré que dans un système collaboratif la meilleure stratégie est l’ethnocentrisme.

Pour le prouver, ils ont conçu une simulation comportant des individus de plusieurs couleurs qui ont des caractères choisis aléatoirement:netlogo-ethnocentrisme.png

  • altruiste, qui coopère avec tout le monde
  • égoïste, qui ne coopère avec personne
  • ethnocentriste, qui ne coopère qu’avec ceux de la même couleur
  • extraverti, qui ne coopère qu’avec ceux de couleurs différentes

Les simulations montrent qu’à tous les coups, ce sont les ethnocentristes qui gagnent.

La conclusion que j’en tire, c’est que pour gagner dans un système collaboratif, et donc aussi dans un système économique, il ne faut ni être totalement altruiste (les idéalistes), ni totalement égoïste (les valeurs capitalistes pures).

La meilleures stratégie est de partager avec ses semblables, avec ceux qui partagent aussi avec nous. Il faut créer un bien commun qui n’est accessible qu’en y contribuant.

ivak_Bear_Trap.pngDans un domaine un peu différent, c’est cette stratégie virale qui est appliqué par la licence GPL très utilisée dans les logiciels libres. Tu as accès à tout le code qui est déjà écrit pour autant que tu donne aussi le tiens !

Le piège de tout système collaboratif est de trouver le juste équilibre qui fait que personne ne soit perçu comme un profiteur du système.

Les systèmes de consommation collaborative qui vont être mis en place doivent faire attention à ce piège, mais sinon, je suis confiant, la tendance va se renforcer.

collaboration.pngOn va de plus en plus vers des systèmes de gestion et de distribution entre pairs, (p2p) entre particuliers sans plus passer par des intermédiaires. Ceci souvent à l’intérieur de communautés de confiance.

Les commerçants et distributeurs traditionnels devront certainement se remettre en question si tout un commerce entre particuliers se développe.

Pour conclure, je dirais que la consommation collaborative me plait, car j’ai l’impression qu’elle s’inscrit bien dans une économie décroissante: une économie qui ne repose pas sur le dogme de la croissance économique.

La consommation collaborative permet de concrétiser le slogan: Moins de bien, plus de liens…

grey_orange_men_cloud.png

De quoi notre avenir sera fait ?

Comment déceler les tendances qui marquerons notre avenir ?

graphe.pngBeaucoup de gens cherchent à savoir de quoi l’avenir sera fait. Beaucoup de gens ont leur petite technique de boule de cristal.

Les technocrates et économistes aiment bien faire des graphes avec les données actuelles, puis prolonger les courbes pour montrer de quoi sera fait l’avenir. C’est en général totalement faux. Surtout si l’on fait appel a des courbes exponentielles.

C’est avec ce genre de raisonnement que les gens du 19ème siècle pensaient que les grandes villes seraient envahie d’une couche de 2m de crottin de cheval au 20ème siècle !

Qui avait prévu que l’on roule majoritairement au pétrole ?

Si l’on se plonge dans le monde de la bourse, on y découvre plein de gens qui inventent des techniques pour effectuer des placements sûrs. D’une certaine manière, il tentent de prédire l’avenir.

Les mathématiques sont infaillibles

banque-euro.pngEn 1997, MM. Merton et Scholes ont même été récompensés en recevant le prix de la banque de suède en mémoire d’Alfred Nobel (trop souvent faussement nommé prix Nobel d’économie) pour leur contribution dans le modèle de Black-Scholes, un modèle mathématique sensé assurer des placements sûrs.

Forts de leurs croyance en ce modèle, MM. Merton et Scholes ont créé la société Long Term capital Management. Même le nom de cette société transpire de confiance absolue dans leur technique de prédiction de l’avenir.

Résultat, en 1998, (une année après leur récompense ! ) cette société est en quasi faillite. Faisant courir un risque majeur au système bancaire international.

La toute puissance des mathématiques pour prédire l’avenir, et en laquelle croyaient beaucoup d’économistes, s’effondre. Ce ne sont pas les mathématiques qu’il faut blâmer, mais le fait que ces gens ont construit un modèle mathématique correct sur des hypothèses fausses !

Les événements marquant de l’année (pas) vu par les médias

samsung-djmx1_SAMSUNG_OMNIA.pngChaque année, en décembre, les médias nous font une petite rétrospective des événements marquants de l’année écoulée. Certains médias poussent jusqu’à tenter de montrer quels seront les événements qui marqueront l’année d’après.

C’est ainsi que Xavier Colin s’est risqué à cet exercice, dans l’émission Geopolitis sur la TSR, qui avait pour titre: Bonnes ou mauvaises nouvelles ? que nous réserve 2011.

Cette émission nous fait découvrir quelques mariages princiers agendés et de nombreuses élections un peu partout dans le monde.

… Rien de très dur à prévoir… mais on ne sais jamais… Cette émission nous apprend que l’Egypte se rendra aux urnes pour élire un successeur à Hosni Moubarak, ce qui n’est pas faux… mais personne n’avait prédit qu’une révolte populaire mettrait précipitamment fin au règne du Raïs.

Personne n’avait prédit que l’auto-immolation d’un jeune marchand de légumes tunisien déclencherait des manifestations. Personne n’avait prédit que ces manifestations se répandraient dans tous le monde arabe grâce aux vidéos faites avec un téléphone samsung galaxy spica, par le cousin du marchand de légume martyr…

(étrange que samsung n’ai pas encore fait de pub pour son galaxy en disant que c’est un téléphone révolutionnaire !! 😛 )

Conclusion, cette émission Géopolitis était très intéressante, mais déjà totalement dépassée par les événements à peine un mois après sa diffusion !

Conclusion bis, on ne peut pas prévoir l’avenir. C’est peine perdue de tenter de le faire. Les événements majeurs qui influent vraiment sur nos vies et sur la marche du monde sont des événements totalement imprévisibles !

Les événement majeurs sont totalement imprévisibles

cygne_noir_sur_le_lac_de_thun.jpgC’est ce qu’essaie de faire comprendre l’auteur Nassim Nicholas Taleb dans son livre « Le Cygne noir ». Notre cerveau est piégé par de nombreux biais cognitifs qui lui font croire qu’il maitrise l’avenir. Mais l’expérience nous montre que c’est un hasard sauvage qui dirige l’avenir du monde !

Pour en savoir plus, voici le résumé que j’ai fait de ce livre…

Dans son livre, Taleb parle du principe d’induction. On pourrait aussi l’appeler, jusqu’ici tout va bien… donc il n’y a aucune raison pour que ça ne continue pas comme ça !

On a l‘impression que le futur continue toujours comme le passé, et ce sentiment se renforce. Pourtant rien ne garanti qu’un jour un événement ne viendra pas tout bouleverser.

C’est l’exemple de la dinde qui est bien nourrie toute l’année. Plus le temps passe, plus elle est en confiance, ça fait tellement longtemps que ça dure que ça n’a aucune raison de changer. Ceci jusqu’à la semaine avant Noël, où la dinde passe à la casserole !

attention-nucléaire.pngJusqu’ici tout va bien. Notre centrale nucléaire n’a jamais eu de problème, il n’y a aucune raison que ça ne change…

C’est bien ce que pensaient nos amis japonnais et le monde entier avant qu’un tremblement de terre d’une magnitude jamais vue combiné à un tsunami n’endommage sérieusement quelques réacteurs nucléaires…

Bien que les japonnais soient préparés aux séismes et tsunami, cette catastrophe n’était pas prévue et ses conséquences dépassent tout ce que l’on avait imaginé.

En dehors des conséquences directes de l’accident, les conséquences sur le monde entier se font sentir.

Si, en début d’année, j’avais parié que la ministre de l’énergie de notre belle confédération, Doris Leuthard, allait prononcer un moratoire sur la construction de nouvelles centrales nucléaires, je crois que personne ne m’aurait cru !

Zut… j’ai loupé l’occasion de me faire un beau pactole !

Les événements les plus imprévisibles peuvent avoir des conséquences majeures sur nos vies et la marche du monde.

La loi de Murphy

dé-multiface.pngUne fois un accident arrivé, beaucoup cherchent à trouver des coupables, des systèmes de sécurité qui ont mal été conçus, la cause du problème. Ceci souvent afin d’apprendre de ces erreurs et de concevoir un système infaillible.  Mais est-ce vraiment possible de concevoir un système infaillible ?

N’est pas le propre de l’accident d’être un événement négatif contre lequel toute les sécurités ont été vaines?

Comme le dit la loi de Murphy: Tout ce qui peut potentiellement foirer…. va foirer !

Cette loi me semble empreinte d’une grande sagesse. Finalement, il faut considérer que toute chose est faillible.

Il faut être prêt a assumer les conséquences de tout accident, sachant que même si la probabilité est faible et que l’on fait tout pour qu’il ne se passe pas, il risque bien d’arriver un jour !

Déceler les tendances

Même si les grands événements de l’histoire sont bien souvent totalement imprévisibles. Il reste souvent possible d’identifier quelques grandes tendances qui sous-tendent l’histoire du monde.

Emannuel Todd a développé une théorie dans laquelle il explique que ce sont les systèmes familiaux qui déterminent l’évolution des sociétés humaines. Il arrive à prédire l’avenir de quelques civilisations en se basant sur des facteurs démographiques comme le taux de fécondité, le taux de mortalité infantile et l’alphabétisation.

Dans l’émission Babylone sur la RSR en février dernier, il explique comment s’est fabriqué le terreau favorable à la révolution qui a eu lieu en Tunisie et qui se propage dans d’autres pays.

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Dans le domaine, des technologies, Howard Rheingold, a su déceler de nombreuses tendances avant qu’elle ne deviennent une réalité de tous les jours. Il a principalement étudié les communautés virtuelles sur internet, ou comment rendre les foules intelligentes. C’est d’ailleurs le titre d’un de ses livres dont mes notes de lectures sont disponibles par ici…

Sa technique est assez simple. Il observe les nouvelles possibilités de la technologie et il tente d’imaginer ce que pourrait donner un monde où cette technologie est appliquée à large échelle. Si la technologie apporte un plus par rapport aux comportement sociologique humain. Alors c’est une tendance à suivre.

Si l’on prend des élèves qui bavardent, en classe, entre eux, par des petits billets de papier qui circulent. Si on leur fourni des téléphones qui envoient des SMS, ou, mieux connectés sur Facebook, ça va marcher. Rien n’a fondamentalement changé. La technologie n’a fait qu’amplifier un comportement déjà présent.

La langue influence la manière d’appréhender le futur

Languages-Europe.pngUn paramètre que l’on néglige certainement, c’est la manière qu’ont les gens d’appréhender le futur.

Est ce qu’il sont actif ? passif ? Est ce que le futur est un libre arbitre ou un destin ? Dans certaines langues, on va chercher le futur et dans d’autres on attend qu’il vienne.

Selon les langues, le futur n’est pas construit de la même manière. A mon avis la langue conditionne souvent notre manière de penser.

Suivant mes maigres connaissances polyglottes voici quelques exemples de construction du futur dans quelques langues. J’espère que je ne me suis pas planté ! 😛

En arabe, une phrase au futur se construit en composant si dieu le veut (inch Allah) + le présent.

En anglais et en allemand on utilise les verbes vouloirs (i will… et werden), de même qu’en français et en anglais c’est le verbe aller qui est utilisé. (je vais aller faire… i’m going to…)

En finlandais l’action est plus passive, on laisse venir. En effet, c’est le verbe venir qui est utilisé.

Dans les langues latines, le futur est un temps qui est prévu. En grec ancien et en chinois, il y a un concept d’obligation au présent pour former le futur.

En allemand, même si le futur existe, c’est de plus en plus le présent mêlé au contexte qui est utilisé pour parler de futur. En hongrois, il faut prendre ou saisir le futur, c’est bien ce que signifie le verbe frog qui est utilisé pour construire le futur.

Et pour finir…

En guise de conclusion finale, je dirai que l’histoire est souvent faite d’événements totalement imprévisibles qui mettent en place une tendance latente depuis longtemps mais que peu de monde avait remarquée.

Donc pour tenter de savoir quel sera notre futur, il ne reste qu’à voir de quel terreau de tendances est fait notre présent.

Le futur est totalement ouvert à n’importe quel événement imprévisible. Pour se préparer, il vaut mieux avoir l’esprit ouvert et être capable d’imaginer même l’inimaginable.

Que sera le prochain événement majeur qui bouleversera l’histoire de l’humanité ?

Peut-être la rencontre avec une race extra-terrestre ? Qui sait ?

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Emission Passerelles du 3 mars 2011 à propos de la décroissance

Le 3 mars 2011, je suis passé dans l’émission Passerelles sur la télévision régionale canal alpha.

Cette émission d’une vingtaine de minutes avait pour sujet du jour la décroissance.

 

Les déchets, c’est bon pour la croissance

trions les déchêts pour éviter les vecteurs de maladies ile de Gorée.jpgDans cette émission, j’apparais à la déchetterie de Neuchâtel. C’est l’endroit privilégié pour voir le fonctionnement de notre société de consommation.

Le dogme de notre société de consommation, c’est la croissance économique. Il faut toujours vendre plus. Pour vendre plus, il faut renouveller le plus souvent possible les objets vendus.

On limite donc la durée de vie des objets. Que ce soit intentionnel par programmation d’appareils ou juste en choisissant les composants les moins chers et les plus fragiles. C’est de l’obsolescence programmée.

Par l’évolution technologique et les modes publicitaires, on force les gens à se séparer d’appareils qui fonctionnent pour en acheter des nouveaux jugés meilleurs !

C’est clairement ce que l’on voit dans ce reportage. Monsieur Verguet, le chef de la voirie, nous dit que 2010 a été l’année où l’on a vu une explosion du nombre de télévisions arriver à la déchetterie. On a multiplié par 3 le nombre !

Ceci en grande partie à cause de la publicité qui a été faite autour du mondial de foot 2010, où l’on nous incitait, pour l’occasion, à changer notre téléviseur cathodique, par un téléviseur à écran plat !

On observe ici que la publicité a une influence réelle !

Pour en savoir plus sur la publicité, le moteur du consumérisme, voir le document que j’ai écrit à ce propos.

Le but de notre société est de transformer le plus vite possible des ressources naturelles utilisables en déchets inutilisables !

La décroissance: sortir d’un système économique basé sur la croissance

Le but de la décroissance, et du Réseau d’Objecteur de Croissance dont je fais partie, est de sortir de ce système économique basé sur la croissance, et donc sur la consommation effrénée. Le monde a des limites. Une croissance infinie dans un monde fini est absurde !

Une des idées pour sortir de ce principe est d’augmenter la durée de vie des objets, de partager des objets que l’on utilise que rarement. De donner une seconde vie aux objets que l’on ne veux plus.

Un des slogans de la décroissance, est: Moins de biens, plus de liens !

Le matérialisme à outrance de notre société ne nous apporte pas plus de bonheur. Certes, le confort matériel rend plus heureux, au début.. mais tout à une limite. Les liens humains rendent plus heureux sur le long terme.

Quand on demande à quelqu’un ce qui est le plus important dans sa vie, les réponses les plus fréquentes sont la famille et les amis ! …. des liens humains !

Ce n’est pas le nouveau téléviseur à écran plat…

La déchetterie, c’est pour les déchets, pas pour les objets qui fonctionnent encore !

télévision cartoon.pngQuand on reste un moment à observer le balais des voitures qui  entrent à la déchetterie et se vident de tonnes de matériel encore utilisable, ça fait mal au coeur !

On a envie de récupérer plein de chose.

Mais la consigne de la déchetterie est stricte:

Tout ce qui entre à la déchetterie est un déchet et doit y rester !

Cette consigne a été décrétée suite à des phénomènes de mafia qui ont commencés à s’organiser pour récupérer ce qui vient à la déchetterie.

Certaines personnes devenaient agressives si d’autres personnes n’appartenant pas à la mafia locale se mettaient à récupérer, elles aussi, des objets.

C’est pour éviter la mise en place de ces mafias que l’on a interdit de récupérer quoi que ce soit.

De plus, c’est aussi pour des questions de responsabilité. Si un appareil arrive à la déchetterie, c’est peut être aussi par ce qu’il est défectueux !

Si une personne le récupère un appareil défectueux et que la semaine suivante, cet appareil déclenche un incendie… ce n’est pas top !

Donc le mot d’ordre: A la déchetterie on n’amène que les déchets !

Pour tous les objets qui fonctionnent encore, il y a des magasins de seconde main, il y a des organismes comme le CSP, il y a la vente aux enchères sur e-bay ou ricardo.ch, il y a les vides dressing sur facebook, les ressourceries se développent…

Et il y a encore beaucoup à faire pour mettre en place des lieux d’échange locaux d’objets dont on a plus envie mais qui peuvent encore servir.

La consommation collaborative

gens.pngLes chosent commencent à changer, c’est bien. Mais il faut encore pousser un peu.

Il faut changer les règles de notre économie individualiste pour retrouver des valeurs de collaboration, de coopération, de partage, de gratuité, de biens communs, de vie en communauté, de limitation de la démesure: use de tout, n’abuse de rien !

C’est sous le vocable de consommation collaborative que cette nouvelle forme d’économie est en train d’émerger.

On commence à comprendre que l’avenir est à l’échange de droits d’usage et non pas d’objets matériels !

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