Et si le travail devenait optionnel pour avoir un revenu ?

Martouf a plein d argent.jpgDans notre société, pour vivre, nous sommes obligé d’avoir un revenu. De recevoir de l’argent.
La plupart du temps, nous pensons qu’il faut travailler pour recevoir un revenu.

Que penseriez-vous de recevoir un revenu suffisant pour vivre, juste par ce que vous vivez ?

Chacun reçoit un revenu, homme, femme, enfants. Ceci, sans aucune condition à remplir.

Plus besoin de travailler pour avoir un revenu. Seuls les gens qui en ont envie travaillent.

C’est le concept du revenu de base inconditionnel. (aussi appelé allocation universelle)

Est-ce une utopie ?

Il y a de plus en plus d’études, par des approches différentes, qui montrent que le revenu de base inconditionnel est une bonne solution pour répondre aux problèmes de notre système économique actuel.

C’est pour cette raison qu’un nombre grandissant de personnes défendent le principe du revenu de base inconditionnel.

Le conseiller national Josef Zisyadis a déposé l’année dernière une initative parlementaire pour demander l’instauration d’un revenu de base inconditionnel.

Le Réseau d’Objecteur de Croissance Neuchâtelois organise le 10 mars 2011, un café décroissance sur le sujet du revenu de base inconditionnel. Réservez déjà la date !

Pour tenter de diffuser l’idée d’un tel revenu de base, le cinéaste allemand Enno Schmidt et le balois Daniel Häni ont réalisé un film qui montre le fonctionnement et le financement d’un revenu de base inconditionnel.

Voici un extrait de ce film que j’ai monté:

L’extrait officiel de ce film est par ici, mais je le trouve moins bien que celui que j’ai fait.

Il est possible de voir l’intégral de ce film à propos du revenu de base inconditionnel ou de le télécharger gratuitement sur le site de kultkino.ch.

Vous pouvez aussi voir mes notes à propos de ce film. ça permet de survoler par écrit tout ce qui est dit.

De l’emploi pour tous !?

Un des slogans favoris des partis de gauche est « Des places de travail pour tout le monde !« 

Or, cela fait plus de 100 ans que l’on tente de remplacer les humains par des machines dans les usines. Alors, est ce que l’on veut des emplois pour les machines ou pour les humains ?

Avec la mécanisation, puis l’informatisation nous sommes devenu toujours plus productif avec toujours moins de monde.

Aux USA, en 1982, on produisait 75 millons de tonnes d’acier avec 300 000 travailleurs, en 2002, on a produit 100 millions de tonnes d’acier avec seulement 74 000 travailleurs. Soit 4 fois moins !

De les banques, c’est pareil. Avec l’utilisation généralisée des services bancaires online, on a divisé par 10 le nombre d’employés!

Donc il devient de plus en plus dur de trouver un emploi pour tout le monde. On est obligé de produire toujours plus si l’on veut encore engager des gens. On est obligé de miser sur une croissance de la production. Et sur une croissance de la manipulation mentale par la publicité pour obliger les gens à consommer encore plus ce qui est produit !

Beau projet d’avenir !

D’un point de vue écologique, je ne suis pas certain que notre planète supporte longtemps notre habitude de transformer toujours plus vite des ressources naturelles en déchets !
(la planète survivra… la vie.. un peu moins..)

Au vu de ces constatations, on peut faire une croix sur le mythe du plein emploi ! D’ailleurs c’est déjà le cas depuis longtemps. La plupart des systèmes économiques tournent avec un taux de chômage structurel entre 5% et 10%.

Il devient assez évident de voir que vouloir le plein emploi en misant sur le dogme de la croissance économique est illusoir ! Une autre approche doit être trouvée. Le revenu de base inconditionnel est une piste intéressante.

Motivation au travail

Un système économique est un gros système collaboratif. Pour que tout fonctionne, il faut que tout le monde y mette du sien. C’est d’autant plus vrai dans une société hyper-spécialisée comme la notre. La plupart des gens ne travaillent pas directement pour créer leur nourriture, mais échangent des services qui vont leur faire gagner de l’argent pour s’acheter de la nourriture.

La motivation à contribuer à ce système collaboratif est donc capitale. Comment motiver les gens ?

Un des moyens de motivation le plus utilisé dans le monde du travail, est le fait de gagner de l’argent.
Si tu travailles plus, tu gagnes plus d’argent !

Cette question a été discutée le 9 novembre 2010, lors d’une conférence à propos du revenu de base inconditionnel organisée à Genève.

Voici ci-dessous la vidéo de cette partie de la conférence. Le reste de la conférence est également disponible en vidéos.

Samuel Bendahan – EPFL / IMD : Revenu Universel, avenir ou utopie ? from Rezonance on Vimeo.

Des économistes comportementalistes ont étudié dans quelles limites cette motivation par l’argent fonctionne. Ils en arrivent à dire que finalement, ce système fonctionne jusqu’à un certain plafond. Au delà, la motivation financière ne fonctionne plus.

Pire ! Il existe des cas, où l’instauration d’un système de motivation lié à l’argent donne des résultats plus mauvais !

C’est l’expérience qui a été faite dans une crêche où certains parents arrivent systématiquement en retard. L’idée a été d’instaurer un système d’amendes pour taxer financièrement les parents en retard. L’effet a été droit l’inverse ! Le nombre de retard a augmenté.

Le fait d’avoir remplacé une obligation morale par de l’argent à donné l’impression aux gens qu’il pouvaient acheter leur retard.

Ainsi, on observe qu’une motivation morale est souvent plus efficace qu’une motivation financière.

Ainsi, une personne qui fait un travail qu’elle aime et qui correspond à ses valeurs le fera plus efficacement qu’un travail qui n’est fait que pour gagner de l’argent !

Un travail optionnel est souvent mieux fait qu’un travail obligatoire !

Quand on voit la quantité de travail qui est effectué chaque année de manière bénévole, on voit que le travail bénévole n’est pas négligeable. L’année 2011 est d’ailleurs l’année europénne du bénévolat.

Avec des outils de collaboration qui s’étendent toujours à plus grande échelle sur internet, le nombre de services créés et gérés par des bénévoles et des amateurs est en pleine explosion.

Wikipedia est une encyclopédie faite par des bénévoles, openstreetmap est une carte faites par des bénévoles, youtube est rempli de mini chaines de télévision bénévoles.

Tous ces sites web fonctionnent sur une infrastructure logicielle qui a bien souvent été conçue par des bénévoles (linux, et plein d’autres logiciels libres…). Enormément de blogs sont le fait de bénévoles (celui-ci par exemple :P), ils traitent de tellement de sujets que finalement, les blogs bénévoles ont quasiment tué la presse magasine professionnelle.

Dans le domaine de l’information, les bénévoles sont en train de tuer tout le marché professionnel, car il font de l’information de qualité souvent professionnelle mais qui est livrée gratuitement !

Le revenu de base permet de financer des activités actuellement difficilement financables

Les biens communs

Comme on l’a vu ci-dessus. Il y a déjà un travail énorme qui est effectué par des bénévoles. Le revenu de base permet d’amplifier cet élan de création et de travail bénévole. Avec un revenu, assuré par le revenu de base incoditionnel, ce qui est une activité bénévoles annexe pratiquée dans des temps libres peut devenir une activité principale.

C’est un gain pour tout le monde. Ce travail devient bien souvent un travail de création de biens commun.

La culture

La culture est probablement la grande gagnante de l’instauration d’un revenu de base inconditionnel. Les artistes ont toujours eu du mal a être financés. Contrairement à ce que certaines maisons de disque tentent de nous faire croire, le principal problème des artistes ce n’est pas de se faire pirater, c’est de se faire connaitre.

Ainsi, avec un revenu déjà assuré, les artistes vont pouvoir utiliser tous les systèmes de distribution possibles, comme les peer-to-peer, qui sont techniquement des systèmes excellents, mais qui sont la bête noir des Majors, car il n’y a pas moyen de controller la distribution. (et donc de faire payer)

L’éducation

Pour en revenir à une réalité bien plus terre à terre. Le revenu de base inconditionnel permet également de financer l’éducation des enfants. Un enfant étant un être humain vivant, lui aussi a droit à un revenu de base inconditionnel.

La charge financière est donc allégée pour les familles.

Les combats féministes ont libéré la femme de sa condition de maitresse de maison pendant que son mari travaille à l’extérieur.
Très bien ! Maintenant les femmes peuvent aussi travailler à l’extérieur. Malheureusement, le système a récupéré cette évolution pour faire travailler 2 fois plus de monde! Le mari et la femme travaillent à l’extérieur.

Et finalement en rentrant à la maison il y a toujours le travail ménager qui attend….. et les gosses en train de se faire laver le cerveau par la pub à la TV…

Oui, c’est la réalité actuelle, quand on travaille à deux à l’extérieur de la maison, il devient de plus en plus dur de s’occuper des enfants.
Il faut donc des structures d’accueil.. des crèches.. et finalement c’est l’école qui s’occupe d’éduquer les gosses (après la TV)
Les maths, la lecture, l’écriture, tout le programme scolaire fini par être une tâche secondaire pour l’école, tellement la place de l’éducation grandit.

Beau projet d’avenir…

L’idéal d’une égalité homme-femme devrait permettre, dans tous les cas d’avoir au moins un des deux parents (voilà l’égalité)  qui peut rester à la maison s’occuper de l’éducation des enfants. (et d’avoir le plaisir de voir ses enfants grandir) Pour ça il faut quand même un revenu.

Ce que les gens veulent, ce n’est pas un emploi qui les éloignent de chez eux et de leur famille. Ce que les gens veulent c’est un revenu !

Le revenu de base inconditionnel est ce revenu qui permet aux familles de voir leurs enfants grandir et de les éduquer. Bien éduquer des enfants, c’est profitable pour toute la société !

Comment financer un revenu de base inconditionnel ?

En Alaska, un revenu citoyen existe depuis 1976, il est financé par l’exploitation des ressources naturelles.

Mais tous les pays ne sont pas assez riches en ressources pour financer un tel revenu.

Daniel Häni et Enno Schmidt recommandent d’utiliser un système où l’on remplace l’impôt sur le revenu par un impôt sur la consommation. Une sorte de TVA qui vaut la moitié du prix.

Couplée à un revenu de base une tva n’est pas un impôt anti-social. On arrive même à faire un impôt progressif !

Un autre avantage de ce système est d’empêcher l’évasion fiscale. A une époque où la concurrence fiscale est plus tendue que jamais entre les cantons suisses et entre l’union européenne et la suisse. La réforme de ce système calmerait les tensions.

Le BIEN – CH, (Basic Income Earth Network) vient de publier un livre à propos des différentes manières de financer un revenu de base inconditionnel.

Une autre approche pour financer un revenu de base inconditionnel est de réformer le système monétaire. La création monétaire par le crédit bancaire profite principalement aux banquiers. En réformant la manière de créer l’argent, les bénéfices de cette création monétaire peuvent être utilisé pour financer un revenu de base inconditionnel.

C’est ce que présente Stéphane Laborde dans son livre, La Théorie Relative de la Monnaie.

Il existe donc de nombreuses pistes à étudier pour rendre possible ce véritable projet politique qui s’inscrit dans la suite logique de ce que nos ancêtres ont mis en place avec un système de retraite comme l’AVS.

Notes à propos du film le revenu de base

Le revenu de base

Voici mes notes à propos du film: Le revenu de base. Qui est disponible en téléchargement par ici.. http://www.kultkino.ch/kultkino/besonderes/le_revenu_de_base_film_francaise

L’idée est celle d’allouer à chaque personne de manière inconditionnelle, un revenu fixe. Ce revenu est connu sous plusieurs noms: revenu de vie, revenu de base, revenu universel.

Voici un petit aperçu de ce film…

… et un autre aperçu de ce film avec un découpage que j’ai fait qui me semblait plus pertinent:

Notes

Si on observe la population en allemagne tous ont des revenus, mais de nature différentes:

  • 4 travaillent pour avoir un revenu
  • 3, surtout les jeunes ont un revenu par leur famille
  • 2 vivent de leur retraite ou de leur rente
  • 1 bénéficie d’un revenu de l’assurance chomage ou de l’aide sociale.

Ainsi, seul 41% de la population allemande travaille pour avoir un revenu ! (source faz.net)

prof Peter Ulrich, institut d’éthique économique de l’université de St-Gall.
=> à l’avenir le marché du travail ne sera pas capable d’intégrer tout le monde. Il faudra soit passer par le revenu de base, soit compte sur la croissance économique.

  • Croissance économique != à création d’emploi. De loin pas !
  • Pourtant il n’y a pas de croissance sans consommateur qui a un bon pouvoir d’achat

Quel travail feriez vous si votre revenu était assuré ?

Un revenu de base est caractérisé par 4 critères:

  • garantir l’existence et permettre la participation sociale
  • constituer un droit individuel
  • être versé sans avoir besoin de prouver un dénuement quelconque
  • ne pas impliquer l’obligation de travailler.

Contrairement au communisme qui étouffe la personne et au capitalisme qui cherche à l’isolé. Le revenu de base garanti une sécurité tout en offrant une liberté maximale.

 

En 2001 en allemagne, prestation en heures de travaille:

  • rémunérée: 56 milliards
  • non rémunéré: 96 milliards (bénévolat, éducation des enfants)

La question n’est pas le financement ou de savoir si les gens ne risque de plus rien faire.

La question va être de savoir comment il va être possible de diriger des gens qui ne se laissent plus discipliner par le besoin d’argent ?

Est ce que seul le travail rémunéré mérite d’être valorisé comme contribution à la société ?

Dans une entreprise, on tente toujours de rationaliser le travail. Jamais un patron demandera: comment je peux faire pour faire plus de travail ?

Ainsi le résultat du progrès c’est de licencier les travailleurs.

Au lieu de voir ça comme une chose négative, il faut le voir comme une chose positive. Plus de temps libre.

La plupart des gens n’ont pas une place de travail, mais une place de revenu. Souvent ils ont abandonné leur idéaux.

  • 12% des gens sont satisfait de leur travail
  • 54% ne sont pas totalement satisfait. Mais apprécient certains bons côtés
  • 34% ne sont pas du tout satisfait de leur travail

Selon le JDI, le Jobs Description Index

Si vous aviez un revenu de base, est ce que vous iriez encore travailler ?

  • 60% oui, comme avant.
  • 30% oui, mais plus à plein temps, ou je ferai autre chose
  • 10% dormir, voyager

Est ce que vous pensez que les autres iraient travailler ?

  • 80% des gens répondent non !

Qui fera les sales boulots ?

Il y a 3 solutions:

  • Payer plus et offrir de meilleures conditions de travail
  • automatiser et rationnaliser
  • le faire soi-même

Si les gens ont une sécurité matérielle, ils sont plus difficile à corrompre. La démocratie ne s’en trouve que renforcée.

Un revenu de base permet de rester à la maison pour s’occuper de l’éducation de ses enfants. (et pas seulement les mères, mais les pères aussi)

Il est temps que l’on puisse se dire: J’ai un revenu pour pouvoir travailler, et non j’ai un travail pour avoir un revenu.

Quand Thomas Paine a milité pour les droits de l’homme lors de la création des USA. C’était révolutionnaire.

Dire que les humains sont tous égaux et en faire un droit inaliénable a posé beaucoup de problème:

  • L’abollition de l’esclavage ! => mais qui va faire le sale boulot si l’on a plus d’esclave ?

Toujours les mêmes questions !

Avec l’invention de la démocratie et du droit de vote pour tous, c’est le citoyen qui est souverain et qui décide de donner mandat à des autorités.

Actuellement dans le marché du travail, c’est le marché qui est souverain et pas l’humain. Il est temps de démocratiser le marché du travail en donnant droit à un revenu de base.

Ainsi, c’est l’humain qui est souverain et qui peut s’engager dans le travail qu’il désire.

Dans les années 1970, le futurologue Jeremy Rifkin a écrit un ouvrage intitulé: la fin du travail. Il disait:

On peut envisager que seul 5% de la population adulte suffira à faire fonctionner les industries traditionnelles. Les usines, les bureaux et les exploitations agricoles sans travailleurs ou presque seront la norme dans le monde entier.

On peut être critique à l’égare de ces prédictions. Mais elles ne sont pas sans fondement.

Dans l’industrie de l’acier aux USA, en 1982 on produisait 75 millons de tonnes d’acier avec 300 000 travailleurs, en 2002, on a produit 100 millions de tonnes d’acier avec seulement 74 000 travailleurs. Soit 4 fois moins !

Dans le monde des services bancaires on observe le même phénomène de diminution du nombre d’employés.

Avec l’utilisation des services bancaires online, on a divisé par 10 le nombre d’employé de banque.

Aujourd’hui, le travail, d’un seul agriculuteur peut nourrir 120 personnes, il y a 100 ans il n’en nourrissait que 3 autres.

Aujourd’hui, un seul ouvrier fait tourner 100 fois plus qu’il y a 100 ans !

Dans le sillage du progrès technique, le social tangue…

Là où le progrès technique est passé, on a pu rationnaliser les co^t. Il y a 50 ans, une machine à laver coûtait environ le même prix qu’actuellement, mais le francs vallait 3 fois plus.

Le prix d’une machine à laver a donc été diminué par 3. En revanche, chez le coiffeur, là où on a pas pu remplacer l’humain. Les prix ont augmenté. Le prix a été multiplié par 10 en 50 ans.

Thomas Paine proposait déjà un revenu de base. Il était pour que l’on donne à chacun un lopin de terre pour subvenir à ses besoin, et si la terre manquait, recevoir une compensation.

Nous sommes tous interdépendants. Nous travaillons toujours pour les autres.

Comme selon le proverbe souffi:

En enfer, il y a un bon repas dans une marmite et des longues cuillières. Chacun tente de manger avec, mais n’y arrive pas. Au Paradis, c’est exactement pareil, il y a un bon repas dans une marmite et de longues cuillères. Mais chacun donne à manger aux autres !

C’est une honte de faire mordre la poussière à celui qui travaille pour nous !

Klaus Wellershof, difecteur économique à l’UBS: Pour moi, le signe des temps nouveaux, c’est l’individualisation absolue de la société. Les hommes ont des buts personnels, des représentations personnelle et ils cherchent les moyens de les réaliser. L’argent joue un role énorme dans une société caractérisée par la division du travail. Autrement dit, l’argent comme moyen d’être libre, c’est à cela que l’on revient toujours. Mais beaucoup de gens ne parvienennt ni a éviter l’esclavage de l’argent ni poursuivre leurs réelles aspirations à la liberté. C’est le côté tragique et aussi ironique de la situation présente.

Devenir l’esclave de l’argent, qu’est ce que ça veu dire ?

C’est mesurer chaque action à l’aune de l’argent. Comme si l’argent était la valeur en soi et qu’il fallait toujours en avoir plus. Prendre toujours plus de pouvoir sur l’argent des autres et sur leur espace vital.

Les esclaves de l’argent réduisent les autres en esclavage par la valeur qu’ils donnent à l’argent.

Jakob Von Uexküll, fondateur du prix nobel alternatif

  • Les gérants de fortune nous disent qu’il y a trop d’argent
  • Il y a des surcapacité de production
  • il y a plein de travaux inexécuté
  • il y a du chomage en augmentation
  • L’agriculture mondiale est capable de nourrir 12 milliards d’humains
  • Il y a sur la terre 6,6 milliards d’être humains
  • Chaque heure, 1000 être humains meurent de la faim ou de ses conséquences

Conclusion: quand on boserve ces paradoxes. On remarque que l’argent ne va pas où il doit !

L’argent s’accumule dans les chambre forte et s’auto-reproduit. Devant la porte du coffre-fort, il y a la pénuire !

Renate Ignazio-Keller, projet Favela Monte Azul, Sao Polo:

Il y a une quantité incroyable de travail. Mais il n’y a pas d’argent pour le payer. Le revenu de base est un moyen pour introduire l’argent là où on en a besoin ! Pour libérer les hommes et les laisser faire ce pour quoi ils sont doués !

La répartition de la valeur crée entre l’état et la personne est de:

  • suisse: 36%
  • autriche: 50%
  • allemagne: 47%
  • suède: 56%

Qu’en serait-il avec un revenu de base ?

Pour tout ce qui est des employé de l’Etat. Pas de changement. C’est n’est qu’une autre manière de payer les gens.

Pour le reste il faut trouver un financement.

Milton Friedman proposait déjà en 1912 un financement grâce à un impot sur le revenu. Sur les hauts revenus. Cette solution largement appliquée est de moins en moins viable vu qu’il y a de plus en plus de chomeurs et de moins en moins de travailleurs !

Alors comment faire ?

Daniel Häni, entreprise mitte bâle.

Il existe 3 sortes d’impôt:

  • la TVA
  • l’impôt sur le revenu
  • les charges sociales des employés

Une partie comme la tva est payée par le consommateur et le reste par l’entreprise. L’entreprise doit donc gagner suffisament d’argent pour payer ses impoôts.

Le prix d’une boisson dans une cafétéria est donc:

  • 1/4 frais d’infrastructure
  • 1/4 frais de marchandises
  • l’autre moitié c’est les salaire salaires
  • sauf un petit bout de TVA

La TVA est un impot noté sur le ticket de caisse. Mais les autres coûts ont tous des impôts cachés.

Un impôt efficace pour l’Etat est un impôt qui ne lui échappe pas. La TVA est cet impôt. Car la TVA est payés directement au moment de consommer.

Pourquoi est ce que l’on utilise des machines pour faire le travail des humains ? Tout simplement car les machine ne sont pas payées et en plus de ne pas être payées, elle ne payent pas d’impôt et on n’a pas à payer de charge sociale pour elles !

Donc, avec un impôt qui provient surtout du travail humain, la part d’impôt est plus grande dans les métiers où l’on ne peut pas remplacer les humains.

Donc l’idée pour augmenter le revenu des impôts est d’imposer également le travail des machines. Ceci peut être fait en utilisant un impôt du type de la TVA. Un impôt qui taxe indifféremment les humains et les machines. Vu qu’une machine produit plus qu’un humain, elle va aussi remener plus d’impôt.

L’impot sur la consommation frappe tout ce qui est vendu dans un pays, peu importe de sa provenance. Locale ou étrangère. En revanche il ne frappe pas les exportations. Ainsi chaque état est souverain. C’est le seul impôt équitable à l’heure de la globalisation.

La TVA comme impôt unique ?

Que faire de la composante sociale ?
– on restitue la TVA aux gens pour un montant de base.

Cette restitution. C’est le revenu de base ! => la boucle est bouclée !

Avec ce principe d’impôt unique sur la consommation. La moitié d’un prix est composé de l’impôt.

Si l’on fait une petite projection et que l’on prend pour valeur du revenu de base: 1000.- on a:

revenu de base revenu d’un travail revenu total impot payé si tout dépensé revenu réellement dépensé taux d’imposition
1000 0 1000 500 – 500 -50%
1000 500 1500 750 – 250 -17%
1000 1000 2000 1000 0
1000 2000 3000 1500 500 17%
1000 4000 5000 2500 1500 30%
1000 8000 9000 4500 3500 39%

Donc on remarque que le plancher de base réel de l’impôt est à 2000.-

De plus l’impôt est progressif et donc social.

La gauche dit toujours que la TVA est un impôt anti-social. En effet, tout le monde conrtibue la même chose. Donc en proportion les gens à faible revenu contribuent plus que les gens à grand revenu. Cependant, il est connu que les riches savent toujours s’arranger pour diminuer fortement leur revenu par divers artifices.

L’impôt sur la consommation est plus difficile à contourner. (il ne reste que le marché noir)

Si l’on reprend la répartition des coûts dans notre boisson, avec le système d’impôt sur le revenu, le salaire coûte presque la moitié du prix. Avec le système d’impôt sur la consommation. Les salaires ne représentent plus que le quart du prix.

Ainsi la mains d’oeuvre change de statuts. Ce n’est plus une énorme part en rapport avec les frais de marchandises. On est moins enclin à licencier des gens pour économiser.

Anisi la répartion du prix d’une boisson est de:

  • 1/3 les frais de salaire, d’infrastructure et de marchandise
  • 1/3 le revenu de base
  • 1/3 les autres prestations de l’état

Les familles sont avantagées car les enfants reçoivent également un revenu de base. (la moitié ?) Ainsi, Hans qui a à charge deux enfants et une femme peut déjà compter sur l’équivalent de 3 revenus de base. Ainsi il gagne déjà beaucoup plus que son collègue wili qui vit seul et qui auparavant avait le même salaire.

Ce système permet de financer de nombreuses activités dont la valeur est non quantifiable.

On pourrait commencer par introduire le revenu de base pour les enfants. (plutôt que de financer des crêches … réflexions perso)

On pourrait commencer par introduire le revenu de base dans une région.

Anna Katharina, retraitée, Bâle:

Nous avons travaillé dur pour mécaniser pour éviter au humains de faire des traveaux pénibles, et voilà que maintenant on se plaint qu’il n’y a plus de place de travail. Personne ne dit, mai non d’une pipe, c’est justement pour ça que nous avons trimé pendant 100 ans !

Le revenu de base sur le web:

http://le-revenu-de-base.blogspot.com

Joseph Zisyadis a proposé une version du revenu de base en mars 2010 sous forme d’une initative parlementaire au  parlement suisse.

Instauration d’une allocation universelle.

On en parle dans le courrier du 10.11.10.

 

Liens et références

L’initiative parlementaire de Josef Zisyadis:
http://www.parlament.ch/F/Suche/Pages/geschaefte.aspx?gesch_id=20100422

Le concept global sur wikipedia. Allocation universelle, revenu de base inconditionnel, revenue de vie, revenu existence, dividende universel, voici les principales manières de nommer ce concept:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Allocation_universelle

Le film, « le revenu de base » de Enno Schmidt et Daniel Häni
Distributeur du film (web et DVD) => http://www.kultkino.ch/kultkino/besonderes/le_revenu_de_base_film_francaise
Site du film => http://le-revenu-de-base.blogspot.com
Site de l’initative « grundeinkommen », l’association à la base du film => http://www.initiative-grundeinkommen.ch
Mes propres notes à propos de ce film (cette page !) => https://martouf.ch/document/249-notes-a-propos-du-film-le-revenu-de-base.html
Emission de la DRS (en allemand) il y a 2 ans à propos de la sortie de ce film => http://www.drs.ch/www/de/drs/sendungen/reflexe/2741.sh10059139.html
Le trailer du film => https://www.youtube.com/watch?v=AppBZPY2A0Y

Article paru dans le courrier:
http://lecourrier.ch/index.php?name=News&file=article&sid=447334

Conférence le 9 novembre 2010, à Genève, organisée par Rezonance:
Le descriptif de la conférence =>  http://www.rezonance.ch/rezo/classes/ft-first-tuesday/geneve/20101109/one-community?page_num=0
Les vidéos de la conférence => http://www.creationmonetaire.info/2010/11/video-de-la-conference-avec-richard.html
Un avis à propos de la conférence => http://romain.riviere.me/2010/11/le-revenu-universel-sil-rimait-avec-avenir/

Conférence audio de certains conférenciers de la conférence ci-dessus, mais quelques mois avant:
http://soundcloud.com/tcrouzet/revenue-de-vie

Interview de Götz W. Werner, le miliardaire allemand fondateur de la chaine de magasin DM qui milite activement depuis 2005 pour le revenu de base inconditionnel:
http://www.mediapart.fr/club/edition/les-francais-letranger-de-mediapart/article/280810/1000-pour-chacun-du-nourisson-au-vie
Quelques uns de ses écrits en français: http://www.unternimm-die-zukunft.de/?id=77

Le site du réseau: BIEN-suisse (Basic Income Earth Network) section suisse:
http://bien-ch.ch
On y retrouve des références sur un livre qui parle du financement d’un tel revenu de base: http://bien-ch.ch/fr/node/198
On y voit l’actualité florissante autour du revenu de base inconditionnel:

En france, on retrouve aussi des partisans du revenu de base inconditionnel:

De plus, il semble que le PS-suisse à introduit, fin cotobre, le concept du revenu de base inconditionnel dans son programme. (mais ce nouveau programme n’est pas encore disponible sur le site du parti.. http://www.sp-ps.ch/fre/Parti/Nos-valeurs/Programme-du-parti)

Le parti-pirate suisse est aussi intéressé par le revenu de base, ça en parle sur le forum
=>  http://forum.piratenpartei.ch/viewtopic.php?f=115&t=217&start=105 (allemand)
Le parti pirate allemand est lui déjà acquis à la cause, ils ont même organisé des manifestions à Berlin en novembre 2010 !
=> http://wiki.piratenpartei.de/Bedingungsloses_Grundeinkommen (allemand)

Il y a donc de nombreux partisans d’un revenu de base inconditionnel qui font parler d’eux ces temps.
Mais il y a aussi des opposants qui se réveillent gentiment:

La NZZ a également parlé du revenu de base inconditionnel le 6 décembre 2010: (en allemand)
http://www.nzz.ch/nachrichten/bildung_gesellschaft/uebungen_am_gesellschaftspolitischen_turngeraet_1.8572093.html
http://www.nzz.ch/nachrichten/bildung_gesellschaft/ein_grundeinkommen_fuehrt_zur_knechtschaft_und_nicht_in_die_freiheit_1.8572095.html

Le Temps a fait echo à la NZZ en parlant du revenu de base inconditionnel le 15 décembre 2010:
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/2f55e2ee-07ca-11e0-9b50-4d96c9eca37f/Le_revenu_de_base_augmenterait_limmigration_et_les_imp%C3%B4ts

Sur le web…

 

Plateforme de prêt de matériel

Réflexions à propos d’une plateforme de prêt d’objets, de matériel

La plateforme est faites !! youhouhou… (24 juillet 2011… après avoir ouvert cette page le 27 juillet 2010 !!)

Allez voir sur yopyop.ch

….. et au vue de manque de succès… et du fait que ce genre de plateforme à fleuri… (donc objectif atteint)… en novembre 2013 j’ai recyclé le nom de domaine pour y mettre mon nouveau site d’expérimentation culinaire…. de la cuisine amusante ! 🙂

Pour partager des objets allez voir la plateforme: http://e-syrent.ch

Ou le projet de partage entre voisins: http://www.pumpipumpe.ch

L’approche de ce dernier est totalement différente de la mienne… avec ma déformation professionnelle de développeur web, j’ai construit une plateforme web pour partager des objets. Du coup, j’ai aussi eu des demandes farfelues du monde entier…..  quand le transport coûte plus cher que l’achat direct !!
J’ai remarqué que finalement ce qu’il faut pour qu’une telle plateforme d’échange fonctionne, c’est la confiance… il faut d’abord prêter à ses amis et à ses voisins.. et ensuite on peut élargir si ça fonctionne… là j’étais parti un peu trop large au début. Le projet d’autocollant de pumpipumpe est très simple.. il n’est pas parfait, mais tellement simple qu’il marche !

Idée de base

Moins de bien, plus de liens !

Nous sommes envahi de plein d’objets que nous n’utilisons que rarement.

Tout le monde à chez soi, un bâteau gonflable, un four à raclette, une tente, un déguisment de pirate, un hamac, des chaises pliante, une machine à coudre, cane à pêche, train électrique, légos, livre, etc….

L’idée est de mettre en commun tous ces objets que finalement nous n’utilisons pas très souvent, mais qui nous encombrent.

Relocaliser l’économie

Si tout le monde dans son quartier agit de la même manière, il sera possible d’optimiser l’utilisation de tout ces objets pour ne plus devoir tout posséder à triple ou quadruple… par la même occasion, c’est une manière de créer des liens avec son voisinage.

En effet, cette démarche doit se jouer le plus possible de manière locale. ça ne sert à rien de faire de nombreux kilomètres de transport pour aller chercher un tout petit objet que l’on rendra une heure après..

Il existe déjà des plateformes d’enchère, comme ricardo ou e-bay. Mais l’idées ici n’est pas pareille. Le but n’est pas de vendre des objets, le but est de les partager.

Il y a derrière cette idée également la volonté de ne pas faire une plateforme de location, mais bien une plateforme de partage.

(contrairement au site http://fr.zilok.com … mais qui fait finalement la même chose ! )

Monnaie locale

Pour avoir un petit aspect viral ethnocentriste, l’idée est également d’introduire une monnaie complémentaire propre à la plateforme. Les « locations » vont se payer dans cette nouvelle monnaie. Le but de ceci est d’inciter les participants à partager eux même leur bien. En partagant, il seront payé et pourront profiter du matériel des autres. En ne partageant rien, ils ne pourront pas gagner d’argent.

Il y a donc aussi une volonté dans ce projet de montrer la force des monnaies complémentaires. Il y a la volonté d’expérimenter également le concept de revenu de vie. L’économie touchée par cette plateforme est trop petite pour pouvoir vivre de ceci, mais elle va permettre tout de même d’expérimenter ce qu’il se passe si on donne arbitrairement de l’argent à tout le monde. Comme au monopoly, à chaque passage au start, tu reçoit une prime ! L’idée est ici de donner une prime à ceux qui jouent. Donc à ceux qui sont présents régulièrement sur la plateforme…. enfin voilà quelques idées de base, maintenant il faudra réfléchir et expérimenter tout ça.

Le nom

Pour la monnaie, le kong. C’est une monnaie de singe ! 😛

Pour la plateforme, il faut trouver un nom qui claque… kitang, koudou… kong.. tient.. les k !! 😛

oubou… toubou… (peuple du niger)

Vu qu’il y a tout un bric à brac on peu imagniner un truc du genre Brikbrak ..bricbrac brikabrak bricabra.ch BrikBrak

Les animaux, c’est toujours pratique pour illustrer…

http://www.heartlandsteaks.com/beef-chart.php

Le boeuf que l’on partage…. 😛 .. ouais mais non…

Beef Chart

Quelques idées en vrac

  • utiliser facebook connect pour identifier les gens
  • utiliser like facebook pour les descriptions des objets

Vu ailleurs..

Le modèle de voiture partagée, «Mobility», est l’embryon de ce qu’on appelle l’économie de fonctionnalité ou de contribution, dans laquelle s’échangent des droits d’usage plutôt que des biens matériels. Anne-Catherine Menétrey dans Le Temps le 22 février 2011

Fonctionnement

Une personne qui arrive sur le site peut s’identifier. Si elle n’en as pas, son compte peut être pré-rempli grâce à facebook connect.

Puis, elle va chercher l’objet qu’elle désire emprunter. Il y a un mini moteur de recherche.

La description de l’objet arrive, il y a possibilité de voir le calendrier des ses réservations.

Puis, il y a moyen de remplir le formulaire de réservation de l’objet. Si aucun conflit de date n’est remarqué, le système crée une réservation en attente. Le propriétaire de l’objet est notifié (flux atom et mail voir facebook) qu’une demande d’emprunt est pendante. Il reçoit dans le même mail, les coordonnées du locataire.

Le propriétaire doit donc (dans un délai raisonnable à choisir) contacter le locataire pour convenir avec lui les modalités de location.

Au moment de la confirmation de la réservation, le locataire va recevoir un mail avec un lien sur l’interface de payement pré remplie. Mais c’est lui qui décide de quand il va l’utiliser.

Modèle de BD

Il y a plusieurs elements qui entre en compte:

  • personnes
  • objet
  • calendrier

Qui sont tous reliés entre eux par une :

  • réservation

Pour les payements nous avons besoins de transaction bancaire.

Afin d’accorder une certaine fiabilité au système, il faut faire des évalutations. La table commentaire permet de s’occuper de ça, elle a un champ evaluation. Si il  = 0 c’est un commentaire et sinon c’est une évaluation. (1-5)

Une nouvelle table evaluation a été ajoutée, c’est plus propre.

Les tables personne et calendrier (et événement) sont celles déjà existantes. Il faut ajouter les tables objet, réservation et transactions. La fortune et les méthodes pours l’augmenter ou la diminuer font déjà partie du manager et bd de personne.

Objet

  • id_objet
  • nom
  • description (html ?)
  • url => pour une description complète au besoin
  • id_proprietaire
  • prix (par jour)
  • caution (en cas de casse de l’objet)
  • latitude
  • longitude => pour le lieu de stockage de l’objet
  • lieu (en vrac écrit… permet de passer en mode geocoding)
  • etat (disponible ou plus) 0 => en cours de création, 1=> disponible, 2=> privé
  • id_calendrier (pour chaque objet on lui attribue un calendrier de ses disponibilités)
  • duree_max
  • duree_min (temps min et max des tranches de location en heure)
  • id_image (pour représenter l’objet)

Reservation

  • id_reservation
  • nom
  • type (définitif – pré réservation) 1-2
  • description
  • id_locataire
  • id_objet
  • id_evenement
  • etat (en attente – accepté – refusé ) 0-1-2

Transaction

  • id_transaction
  • nom
  • description
  • id_source
  • id_destinataire
  • montant
  • ip
  • user_agent => pour mieux contextualiser l’historique de la chose…
  • toutes les dates et métadonnées habituelles..

Détail du fonctionnement de la réservation

Il y a 2 cas de figure que l’on veut pouvoir gérer:

  • La réservation à partir d’une personne déjà enregistrée dans le système.
  • La réservation à partir d’une personne qui est inconnue.

SI la personne est iconnue il faut créer un compte directement à la volée. (dans le cas particulier de la maisec, on pas forcément envie de garder les comptes actifs. Donc on ne propose pas l’ajout d’un mot de passe etc…)

Pour éviter le spam, le formulaire de réservation comporte un système de ticket de session à l’image de ce qui se fait avec les commentaires.

http://yopyop.ch/reservation/?new&id_objet=2   (&id_personne=2)

Donc les étapes de réservations sont:

  • obtenir l’id de l’objet. Si aucun id n’est passé.. on ne continue pas ! (permet d’afficher dans la demande de réservation le résumé de l’objet)
  • obtenir l’id de la personne ou la créer si elle n’est pas fournie. (donc si id_personne est vide et que la session indique un inconnu)
  • (envoyer une notification par mail qu’un compte a été créé.)
  • obtenir les infos d’un formulaire
  • Créer un événement dans le calendrier de l’objet pour les dates données.
  • créer une réservation avec toute ces données.
  • envoyer une notification de la réservation au propriétaire de l’objet.

 

Lancement

Une fois le site fini (ce qui n’est pas le cas), il faut le lancer faire de la pub.

On peut utiliser le principe du club fermé pour lancer le service et faire un buzz.

On fourni un accès uniquement à un nombre limité de gens, et les autres peuvent s’inscrire pour obtenir des infos.

Puis, avec les accès, on donne des invitations pour ses amis… Direct ça fait un buzz… 😛  et ça permet de récolter des adresses mail pour faire un spam 😛

 

Design

J’ai beaucoup d’idées.. beaucoup d’exemple de trucs pas mal.. d’exemple d’interface de services qui ont certains besoins similaires.

Maintenant il faut prendre une décision.

J’aime bien des designs comme ceux de :

Dans l’idée il faut faire un mixe de tout ça et encore d’autre choses.

Les idées de bases sont:

  • un fond de texte blanc
  • plein de couleur pour différencier les parties de l’application. Il faut des couleurs dans le genre de la marque roxy. (ski)
  • utiliser une taille de police assez grosse (17px)
  • utiliser une couleur de police un peu grise
  • utiliser la police georgia italique
  • le découpage du site est fait avec des barres de couleur et des bloc de couleur.
  • utiliser la tête du singe comme logo du site. ça popularité est confirmée. 4ème sur ocal ! bientôt 12000 téléchargements
  • utiliser des images à plat comme symbole. Le design global doit être genre à plat. Avec des formes simple. Des archétypes. S’inspirer des panneaux de signalisation de gare.

Sytème monétaire

Pour introduire ce système de prêt d’objet, l’idée est d’y coupler une monnaie complémentaire.

Comme le dit Bernard Lietaer dans ses conférences, quand on crée une monnaie il faut savoir quel est sont but, toutes les monnaies sont différentes.

Ainsi, le but ici de cette monnaie est de favoriser les gens à jouer à ce jeu, à crontribuer au système collabortif.

Il faut donc:

  • rémunérer les gens qui ajoutent des objets sur le marché
  • taxer les gens qui capitalisent (en introduisant une monnaie fondante)
  • tenter de trouver un moyen de convertibilité avec d’autres monnaie. (c’est bien ce qui a fait décoller le bitcoin) Peut être qu’on peut réaliser cette convertibilité via un système du genre c3. Ce système propose une monnaie qui est en fait une assurance sur une facture. Si l’on veut de la monnaie nationale traditionnelle directement, il faut payer un intérêt, si l’on reste dans le système, on peut payer avec cette facture garantie par l’assurance.
  • Il faut indiquer dès le départ que c’est une monnaie dont les règles sont suceptibles de changer, mais que c’est à la communauté de définir ces règles. C’est une monnaie démocratique.
  • Il faut augmenter la masse monétaire.. comment faire ?

Todo

  • les objets vu sur une carte
  • liste des réservations en cours
  • le système monétaire
  • explication du système monétaire
  • changement de l’image des objets
  • introduction de la date de naissance
  • flux atom de notification
  • image de profile autre que gravatar
  • visibilité des objets restreintes à des groupes
  • mail multipart

Fait

  • système de tableau de bord
  • envoie de mail
  • gestion de son compte utilisateur
  • design

Quand faut-il faire une notification ?

  • Création d’un compte à la volée: type (1)
  • si je fais une demande de réservation d’un objet:
    pour moi (2) => Vous avez fais une demande de réservation de l’objet drapeau pirate
    pour le proprio de l’objet (3) => Martouf fais une demande de réservation de l’objet drapeau pirate
  • Si j’accepte une demande:
    pour moi (4) => vous avez accepté la demande de réservation de l’objet Drapeau pirate
    pour le locataire (5)=> Martouf a accepté votre demande de réservation de l’objet Drapeau pirate
  • si je fais un changement dans une réservation:
    pour les deux (6)=> la réservation de l’objet drapeau pirate a été modifiée
  • (7) pour une notification de transaction financière

Les champs createur et modificateur de l’objet notification sont mis à jour automatiquement, c’est l’id de session qui est utilisé. Ainsi on sait toujours qui est à l’origine de l’élément déclencheur d’une notification.

Pour savoir à qui est destiné la notification, on utilise le champ evaluation, dans lequel on place l’id de l’utilisateur concerné. Celui qui doit évaluer ! (c’était plutôt un oubli de ce champ, où plutot je m’étais dit que l’on pouvait faire une relation plusieurs à plusieurs.. mais ce sera plus facile à gérer avec un champ directe dans la table)

Il ne faut pas oublier le champ Etat qui est à 0 par défaut. On place l’etat à 1 si l’info est lue.

Voir pour faire un petit bouton ajax pour dire « info lue.. »

La décroissance

Qu’est ce que la décroissance ?

La décroissance est un nom dont on entend de plus en plus parler ces derniers temps… la décroissance c’est l’idée d’une nouvelle société post-capitaliste.

Les journalistes aiment bien dire que la décroissance ça effraye..  Comme le mouvement est encore très jeune et mouvant, il est difficile a définir. Je vais tenter ici de mettre en vrac toutes les idées auxquelles se rattachent les partisans de la décroissance.

En suisse romande, les partisans de la décroissance se regroupent en Réseaux d’Objecteurs de Croissance. Des ROCs. La vitrine de ces mouvements c’est le site www.decroissance.ch

Pour clarifier un peu ce qu’est et ce que veut le ROC, un manifeste du ROC-Suisse a été écrit.

Les ROCs organisent régulièrement des café décroissance. Ce sont des conférences sur des sujets autour de la décroissance.

Dans le domaine de la décroissance, il y a quelques conférencier/écrivains qui deviennent des références. La plupart des Objecteur de croissance ont lu les livres ou suivi les débat des ces nouveaux penseurs.

Dans ces penseurs connus, il y a par exemple:

Sur le site web de lachaine.ch il est possible d’obtenir les enregistrements audio et/ou vidéos de plusieurs conférences très intéressantes où l’on retrouve certains des penseurs cités ci-dessus:

Pour avoir un aperçu global allons voir la définition de la décroissance sur wikipedia.

Et sinon, voici une longue liste non exhaustive et en vrac de quelques idées que j’ai extraites de livres, conférences et réflexions autour de la notion de décroissance.

  • Pour savoir ce qu’est la décroissance il faut savoir ce qu’est la croissance.
  • les différentes sortes de croissances (linéaire, géométrique, exponentielle) wikipedia: croissance ou décroissance exponentielle.
  • Une croissance exponentielle infinie n’est pas possible: aucun phénomène ne peut croître indéfiniment car sa croissance est limitée par le milieu dans lequel se trouve la population. Le premier à avoir soulevé un tel problème fut le pasteur Thomas Malthus (1766 – 1834), bien que ses prévisions sur la croissance de la population humaine ne se soient pas réalisées.
  • les catastrophes favorisent le PIB. L’enseignement le plombe.
  • Tous les facteurs humains sont présentés comme des charges dans notre société.
  • Notre système économique a pour but de transformer des ressources naturelles en déchets.
  • ajouter la composante spirituelle. Il faut se changer soi même pour changer le monde.
  • Le terme de décroissance a une connotation négative. Mais c’est justement pour éviter que comme ça c’est passé pour le développement durable, le terme soit repris et instrumentalisé par le capitalisme. Quand le but du capitalisme est d’augmenter la croisssance… il ne peut pas être décroissant !
  • La publicité est le moteur du consumérisme et donc du capitalisme. Nous sommes habitués à rendre les termes sexy selon les canons de la publicité. Mais comme la décroissance s’accompagne de la fin de la culture publicitaire, pas besoin de suivre les règles de la pub !
  • La fin du dollar http://www.clubic.com/actualite-261308-franck-biancheri-leap-e2020-effondrement-dollar-actualite.html
  • suivre les chiffres des statistiques de http://www.worldometers.info/fr/
  • L’agriculture, le nerf de la guerre. L’agriculture contractuelle de proximité comme solution. Voir le film solutions locales pour une désordre global.
  • La décroissance est liée à une notion économique mais il ne faut pas oublier la notion sociale. La fin de l’esclavage du travail pour le productivisme.
  • On vit mieux en ayant plus de temps, pas en produisant plus !
  • Utiliser un rasoir électrique pour se raser plus vite, et être plus vite au boulot pour fabriquer des rasoirs encore plus rapides.
  • Je travaille pour payer la voiture qui me permet d’aller travailler.
  • La publicité est le moteur de la consommation. Les médias vivent de la pub, ils sont donc souvent pris au piège.
  • Que peut on faire de mieux pour l’afrique ? – Arrêter de piller ses ressources naturelles. Donc arrêter également le commerce de ressources naturelle. C’est une forme de pillage. (café décroissance Latouche Püttgen, relaté le lendemain avec Jaques Grinwald)
  • Pourquoi y a-t-il un prix nobel d’économie ? pourquoi pas d’écologie ? => c’est la banque national de suède qui a créé ce prix. ça renforce faussement que l’économie est une science.. mais c’est plutôt de la sorcellerie.
  • Il y a 2 manières de présenter la décroissance: d’après son nom.. un PROBLEME économique de ressources, ou par un projet d’une nouvelle société humaine où l’on a du temps.
  • Il faut être capable de s’émerveiller du monde que l’on a. Nous n’avons pas besoin d’en créer un autre par dessus, de refaire une couche.
  • Le discours écologiste, est un discours moralisateur. Il culpabilise et mets mal à l’aise.
  • La pub utilise un message très simple, elle parle comme aux enfants de 2 ans… et elle agit sur les mêmes mécanisme comme le montre le sondage qui demande de qualifier des marque: est une marque qui m’aide à me sentir gai et heureux de vivre. => C’est donc bien ce que recherche ces marques… mais la décroissance et l’écologie semble avoir une discours d’emmerdeur, de moralisateur. Il faut présenter le côté joie de vivre de la décroissance.
  • La décroissance ne propose pas de vivre «moins» mais «mieux», avec «moins de biens et plus de liens». selon: http://www.ladecroissance.net/?chemin=charte
  • Paul Ariès: La société de consommation est très forte. On baigne dedans depuis des décenies et on en veux encore. Les sociétés qui n’ont jamais connu ce mode de vie ne veulent que ça ! => donc il faut trouver quelque chose d’au moins aussi fort et enviable pour remplacer la consommation. Et c’est la gratuité. Les espaces publics, les services publics. Les liens associatifs et amicaux. => être pour l’idée du revenu de vie. Et le payer en monnaie locale ou en droit de tirage sur des bien publics. (eau, électricité)
  • Paul Ariès: On ne changera pas le monde en culpabilisant les gens. On changera le monde en leur donnant le désir de changer.
  • Je mange pour être en forme sans avoir les formes (slogan de l’insutrie du bio dans le sens de l’aliment qui purifie selon Paul Ariès)
  • Il faut distinguer l’usage du mésusage. (l’eau pour boire et l’eau de piscine) Toujours Ariès. La décroissance est pour la gratuité du bon usage et la cherté du mésusage.
  • Avec l’arrivée de l’homme aux limites de la biosphère, la gauche est devenue aphone ! … elle ne sait plus comment conscilier ses valeurs qui passent par le productivisme avec la notion d’environnement. En revanche, la droite n’a aucune problème. Le développement durable est là ! On continue le productivisme, mais il est vert ! (encore Ariès)
  • Selon Paul Ariès, il est important d’avoir des limites. Dans le capitalisme on nous fait croire qu’il n’y aucune limite à rien. Il n’y a pas de limite de salaire, mais on parle de salaire minimum, on ne cherche pas à mieux partager le gâteau, on cherche à le faire grossir ! Il faut que l’on apprenne à retrouver ses limites. La loi est souvent la première limite à laquelle on se confronte dans sa vie quotidienne.
  • Les aborigènes suivent les chants de leurs ancêtres, ce sont des cartes du monde. Ils accumulent l’information et non les biens.
  • Frydman, Carola, Saks, Raven E. ont fait une étude entre 1936 et 2005 pour faire un indice de comparaison entre les salaires les plus élevés et le salaire moyen. http://en.scientificcommons.org/55967194 On observe que dans les années 1940-70 la différence est de 35x et dans les années 1980 un décrochement se fait pour atteindre les 130x dans les années 2000. Hervé Kempf parle de cette étude.
  • Nicholas Georgescu-Roegen, est à la base de l’idée de décroissance. C’était un économiste mathématicien qui a étudié l’influence de l’entropie dans le système économique. Il a remarqué que ses collègues ne faisait qu’observer le système économique. La roue qui tourne. Il a montré que le moteur de l’économie est en fait très concrètement un moteur thermique. Donc l’économie dépend des lois de la thermique. Il dresse un constat alarmant. Il faut intégrer l’environnement dans le calcul du fonctionnement de l’économie. Il ne faut pas gaspiller nos ressources. L’entropie est ce qui fait qu’un glaçon qui fond dans un verre ne pourra jamais redevenir un glaçon.
  • Latouche parle des relation nord sud. Du colonialisme du développement. Il faut apporter l’électricité aux sauvages qui vient au fin fond de l’afrique où il n’y a rien ! Alors que finalement, tous les grands penseurs du siècles des lumières qui sont la base des valeurs de notre civilisation n’avaient pas l’électricité ! Quand on demande à Serge Latouche qu’est ce qu’il veut que l’on fasse en afrique, il répond: qu’on arrête de piller l’afrique.
  • Hervé Kempf parle surtout de la manière dont le capitalisme a transformé le monde. Le capitalisme n’est pas un système économique. C’est une philosophie individualiste. Ce qui compte dans le capitalisme, c’est son propre profit. Tout ce qui en découle, c’est la compétition personnelle, écraser les autres, la hiérarchie à son propre profit, la marchandisation à outrance (la pornographie, le trafic d’organe, la prostitution, le quasi esclavage…) Une société capitaliste est une société qui n’existe pas, c’est une somme d’indidividu. (C’est Margret Thatcher qui disait ça !) Le capitalisme transforme la société pour la faire disparaitre, pour libéraliser tous les services publics, pour faire l’apologisme du chacun sa maison, chacun sa voiture, chacun son iPhone, chacun ça TV écran plat, chacun chez soi. On ne veut plus de groupes, les cafés se meurent, les associations se vident, les familles éclatent…. l’individu est tout !
  • Pour sauver la planète, sortez du capitalisme. L’idée est de montrer que cette philosophie capitaliste n’a pas d’avenir. Qu’elle est sur le déclin. Elle a eu du succès ces 20 dernières années car c’est le seul modèle qui restait après l’effondrement du communisme. Cependant, depuis, on a remarqué que la capitalisme n’apporte pas le bonheur et qu’il pose de nombreux problèmes autant écologiques que financiers.
  • L’idée pour contrer cette philosphie individualiste capitaliste, c’est de créer des projets de collaboration. Il faut créer des réseaux, des coopératives, il faut arrêter d’abrutir les gens tout seul devant leur TV en retournant dans les bistrots discuter, parler politique. Des projets comme wikiepdia, montrent qu’il est possible à large échelle de faire des projets de collaboration.
  • Le modèle d’avenir c’est collaborer plutôt que de se concurrencer.
  • Il y a des comportements à changer. Prendre l’avion comme le bus c’est une mauvaise idée. Le quart des émissions de CO2 du canton de Genève sont dues au carburant des avions ! …. depuis 2000, c’est une augmentation de 50% du traffic aérien qui a été constatée ! De plus les autorités genevoises ne peuvent rien faire. Elles doivent suivre les directives du plan de la confédération qui dit que la gestion de l’aéroport doit s’adapter à la demande du traffic aérien !
  • Les anglais testent une idée de carte de rationnement qui autoriserait un voyage en avion tous les 5 ans. Ces cartes pourraient se vendre. Ainsi les personnes qui ne prennent pas l’avion pourraient les vendres aux riches qui veulent voyager beaucoup en avion !
  • L’association utopimages crée des films pour la décroissance. Il est possible de les commander en DVD ou de les voir sur le web.
  • Ma liste de bookmarks delicious à propos de la décroissance.
  • La décroissance est un mot obus selon Paul Ariès
  • La décroissance c’est un beau projet d’avenir. Un projet de recentrage sur des valeurs humaines, une sortie du capitalisme pour un monde meilleur. Une manière de retrouver un sens à la vie qui souvent n’existe plus ! (petite phrase que j’ai écrite dans un mail et que j’ai retrouvée quelques temps plus tard sur un statut facebook avec plein de like.. faut croire que ça plait !)

Résumé conférence Bernard Lietaer Zurich en septembre 2009

La crise n’est pas conjoncturelle… mais systémique

« C’est comme si, alors qu’une automobile cause des accidents, nous essayions d’en trouver les causes partout, sauf dans la conception de l’automobile elle même »…

Voici le résumé d’une conférence de l’économiste Bernard Lietaer à Zurich en septembre 2009.

Bernard Lietaer Lecture from Jaguar Mary on Vimeo.

  • la banque mondiale a identité 96 crises banquaire et 176 crises monétaires dans les 25 dernières années !!!
  • 48 crises bien documentées entre 1637 et 1929
  • ça arrive partout.. à toutes les époques, tous les lieux, et tous les niveaux de développement !

ça n’est pas (seulement) un cycle obligatoire ou une erreur de management… c’est le système !

« C’est comme si, alors qu’une automobile cause des accidents, nous essayions d’en trouver les causes partout, sauf dans la conception de l’automobile elle même »…

Conférence de Bernard Lieetaer à Zurich en septembre 2009.

Robert Ulanowicz => théorie de la complexité
Il a modélisé les écosystèmes vivants en utilisant la complexité et la théorie des réseaux.

La durabilité est mesurable comme étant un équilibre optimal entre l’efficience et la résilience.
Ce qui implique 2 variables dans la structure du système: la diversité et l’interconnectivité.

Actuellement avec la monnaie nous sommes dans un système où la diversité est très réduite et l’efficience maximale… mais pas durable.

Actuellement la population augmente et vieilli en occident.

Il y a donc deux solutions possibles pour les banques.

  • Garder ses promesses et aller droit directe à la banqueroute.
  • Réduire de plus en plus les prestations et laisser les vieux mourir plus vite.
  • la solution de Fureai Kippu

Fureai kippu
utilise une monnaie basée sur des tickets de temps pour payer les soins.

Pour assurer la durabilité il faut qu’elle soit intéressante financièrement.
Il faut utiliser 2 monnaies séparées. Une monnaie globale qui est indépendante des états.

En faisant des investissements dans une monnaie qui ne subit pas l’inflation, les investissement à long terme sont très bons.

Si l’on suit la logique de la monnaie actuelle, on ne fait plus que des investissement à court terme.

Cette monnaie globale appelée terra est basée sur un panier de ressources naturelle. (ex: 100 terra = 1 baril de pétrol, + 20kg de cuivre… etc…)
Il faut trouver un panier standard pour assurer la stabilité de la monnaie.
C’est pareil que pour les monnaies basées sur l’or, mais avec une plus grande diversité de sous-jacents.

En anglais on parle de monnaie basée sur du « demurrage » qui se traduit par « magasinage » ou « sursitaire » en français. C’est l’inverse d’un intérêt.
C’est en quelques sorte une taxe de stockage.

Comment vivre à quelques milliards sur cette planète avec une part grandissante de personnes qui ne travaillent pas. (retraité)

  • Il faut utiliser de plus en plus des monnaies B2B à l’image de ce que nous avons en suisse avec le WIR.
  • Il faut encourager les monnaies sociales.

Une de ces nouvelles monnaie est du genre des TCC (Tradable Commercial Credits)
Le but est d’éviter l’explosion de chômage en créant un pont financier pour les petites et moyennes entreprises.
Les factures sont assurée avant d’être acceptée dans le système de payement TCC jusqu’à ce que le payement soit fait dans une monnaie locale ou payée par une compagnie d’assurance.

Bref, on crée une nouvelle monnaie en assurant ses payements. On peut ainsi échanger cette monnaie plutôt que de la monnaie conventionnelle.
ça évite que les faillites se répercutent. On peut refiler la facture à qui peut payer. On paye le système.. le réseau, c’est ça le plus important.

Ce genre de système est en place au Brésil et en Uruguay et son introduction est planifiée dans quelques pays d’Europe.

Une des solutions les plus efficaces est la monnaie WIR.

  • Crée en 1934 par 16 personnes pour contourner la crise des années 1930.
  • C’est un système de crédit mutuel B2B.
  • 1 WIR = 1 CHF sans intérêt.
  • Il y a 75000 entreprises membres en suisse.
  • La banque wir est une banque à deux monnaies.
  • Voilà le secret de la stabilité de l’économie suisse !

Il faut maintenant qu’il soit possible d’utiliser cette monnaie pour payer ses impôts.

Il existe de nombreuses monnaies complémentaires comme le chiemgauer.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chiemgauer

Le système Timedollar est maintenant officiellement exempt de taxe au USA. C’est fait par ce que ce système est plus efficace détaxé que si il l’était.

Pour le WIR c’est pareil, quand il y a une crise, l’économie se fait en WIR il y a un système de vase communicant avec le francs suisse mais dans une économie détaxée. C’est ce qui permet d’avoir une économie anti-cyclique.

Quelques monnaies locales:
http://ithacahours.org/
yamato loves

Ce que les gouvernements doivent faire pour contrer la crise

  • accepter (partiellement) des bonnes monnaies complémentaires (B2B) comme moyen de payements. (d’autre monnaie que de la monnaie dettes des banques.)
  • (comment en russie qui a accepté le cuivre)
  • détaxer les monnaies complémentaires à vocation sociales.
  • s’assurer de la transparence des transactions en monnaies complémentaire pour éviter le marché noir et les comportement mafieux.
  • Au Brésil, 150 nouvelle banque à monnaie dual sont lancées pour résoudre des problèmes sociaux.
  • la monnaie « Multi-city Carbon Card » va débuter fin 2009 dans le projet Interreg de l’UE. C’est une monnaie basée sur la mesures de réductions des émissions de carbon. Si j’achète des produits qui réduisent les émissions de Co2 (une lampe économique) je reçois du crédit dans cette monnaie. C’est un peu comme les miles des compagnies aériennes.
  • 3 projets du genre de la monnaie B2B WIR sont en gestation dans la zone euro.
  • Technologiquement, comme en afrique, il faudra utiliser comme moyen de payement les téléphones portables. Il est également possible d’utiliser la carte d’identité.
  • La ville de Gand en Belgique est une ville pilote pour tester pour l’union européenne plusieurs projet de monnaie. Des monnaies complémentaire à vocation sociale, une monnaie B2B comme le WIR, une monnaie basées sur le carbon.

Tout le détails sur ces infos sur http://lietaer.com
La doc en pdf en français:
http://lietaer.com/otherlanguages.html

Une autre conférence de Bernard Lietaer à Genève est disponible à l’écoute sur immediat.tv.

Cette conférence reprend certains thème et donne d’autre exemple, comme l’organisation sociale à Bali qui repose sur un mixe de monnaie-temps pour créer des infrastructures.

Comment lors de la colonisation de la Siera Leone, les anglais on repris le contrôle de l’économie ?

– en obligeant, chaque case à payer dans une monnaie centralisée. Ce n’était qu’un seul schilling, mais en 10ans ça a transformé l’économie au point de tuer les monnaies locales. Avec la centralisation, le seul moyen d’obtenir la monnaie est de passer par ceux qui l’émettent ! Piège terrible.

Lietaer parle aussi des différence entre les sociétés patriacales et des société matrifocales. Une société patriarcales, favorise la centralisation, les monnaies centralisée, la domination, la force.

Les sociétés matrifocales on un point de vue plus décentralisé, diversifié.

C’est en observant les religions que l’on peux savoir dans quelle société on se trouve. Si il y a un dieu unique qui a tout créé lui même.. sans compagne.. c’est patriacal..

Si on trouve une déesse importante, c’est matrifocale. (pas matriacal, car c’est pareil que patriarcale mais avec des femmes )

En égypte, on trouvais la déesse Isis, et ils utilisaient une monnaie fondante avec le grain de blé. Normal, le grain pourri. Il y avait 2 monnaies, une monnaie métal précieux pour commercer avec les perses et le grain de blé comme monnaie locale.

Les gens ont investi dans des infrastructures, les temples égyptiens sont toujours là.

A une autre époque, on retrouve aussi des temples gigantesque, le temps des cathédrales. Le 12ème siècles. On utilisait également des monnaies multiples et fondantes et l’on investissait dans la pierre.

De plus, c’est à cette époque que le culte de la vierge Marie a été le plus intense. Une désse.. pas un dieu.

A l’aide d’ossement humain retrouvée sur le tracé du métro londonnien et datant de toutes les époques de ces 8000 dernières années, on a pu voir les époques pendant lesquelles les gens étaient les mieux portant. On découvre que les femmes du 12èmes siècles ont en moyenne 1cm de plus qu’actuellement. C’est le moment de l’histoire où elles sont le plus grandes.

Pour les hommes, c’est actuellement qu’ils sont les plus grand de l’histoire, mais seulement depuis 30 ans ils dépassent les saxons du 12ème siècles !

On en parle peu, mais la monnaie a une influence sur tous les domaines de la société.

Autre conférence de Bernard Lietaer sur immediat.tv

Une autre conférence de Bernard Lietaer en mai 2011, est disponible sur immediat.tv

Changer le système monétaire

Hiérarchie sociale: l’UBS, les politiciens, les pigeons…

UBS politicens et pigeons.jpg

La campagne électorale pour les élections cantonales neuchâteloises bat son plein. Ce qui m’a permis de prendre cette photo illustrant les classes sociales en suisse. (mais aussi ailleurs)

Nous avons:

  • L’UBS qui représente le système bancaire et monétaire
  • Les politiciens qui administrent le système actuel
  • Les pigeons: Le reste de gens que l’on plume !

Cette petite intro a pour but de caricaturer un peu (mais pas beaucoup) le système absurde dans lequel nous vivons. Le monde économique et financier détient tout pouvoir, les politiciens sont les administrateurs du système, ils tentent de corriger quelques effets de bords avec des préférences de priorité selon leur couleurs partisanes. Mais globalement la différence entre les partis n’est pas bien grande comme l’illustre la petite histoire suivante:

Un candidat aux prochaines élections peut être vu comme un cuisiner qui descend dans la basse-cour et demande aux oies à quelle sauce elle veulent être mangées….  Les oies répondent qu’elles ne veulent pas être mangées! Le cuisinier leur répond que ce n’est pas la question…

La crise

Ces temps, ce mot est partout: Crise des sub-prime, crise financière, crise économique, crise écologique. Le monde est en crise.

Comme dans chaque situation de crise, on refait le point, on tente d’observer un peu ce qu’il se passe et de nombreuses propositions fleurissent pour corriger le système.

Certains veulent moraliser le système, d’autres veulent  le réguler, le rendre plus éthique. On invente des emplâtres super compliqués qui veulent rien dire et que l’on arrivera jamais à mettre en place.

Et pour finir la caste des administrateurs du système reprennent les mêmes recettes et on annonce en grandes pompes de nombreux plans de relance.

Tout va bien, on prend les mêmes et on recommence.

La vraie cause du problème

Après quelques crises on finit par se dire que c’est inévitable, que ça correspond à des cycles. Qu’il faudra juste prendre quelques mesures supplémentaires pour amortir la prochaine chute.

Mais avec tout ça on ne résout jamais le problème. La cause est toujours là.

Beaucoup de gens ont été surpris que l’Etat injecte des milliards pour sauver les banques de la faillite alors que bien souvent on ne donne rien pour sauver des entreprises plus petite qui auraient eu besoin de sommes nettement plus petites.

Pourquoi sauver l’UBS et pas l’aciérie de pétaouchnoque les brandes qui emploie toute la vallée ?

Tout simplement, par ce que la banque est le coeur de l’économie, le coeur du système monétaire. Une banque c’est une fabrique d’argent. Sans fabrique d’argent, pas d’argent, sans argent pas d’échange économique et tout s’effondre !

C’est exactement la cause de cette crise. Il n’y a plus assez d’argent en circulation pour satisfaire aux échanges.

L’origine de cette crise, peut se résumer à dire que c’est un con qui a dit qu’une grande partie de l’argent créé qui est en circulation n’a pas de valeur. On l’a alors transformé en actifs toxiques et toute cette masse monétaire a disparue!

Il y a un trou béant dans la masse monétaire.

Mais concrètement la société n’a pas changée. Les moyens de production non plus. La seule chose qu’il manque c’est une quantité d’argent a échanger !

Pour résoudre le problème il devient assez évident de dire qu’il suffit de remettre en circulation autant d’argent qu’avant. Il faut donc créer de l’argent. Mais comment est ce que ça se fabrique ?

C’est là qu’est le coeur du problème! C’est là que se trouve le mécanisme le plus étrange de notre système économique. Comment est ce que l’on crée l’argent ?

Les banques l’inventent! Elles l’inventent par le mécanisme du crédit bancaire!

D’où vient l’argent ?

Et oui, C’est en créant des dettes dans une banque que l’on crée de l’argent!
Petite question: Pourquoi est ce que les Etats empruntent leur propre argent aux banques?

Par habitude? Non, c’est par ce que c’est comme ça que l’on crée de l’argent!   …. étrange!

Vous avez besoin d’argent? il suffit d’aller le demander à la banque. Quand on parle de dettes, on remarque que tout le monde est endetté: Carte de crédit, leasing, hypothèque, dettes publiques, dettes des pays du sud. Les dettes sont partout. Si l’argent que l’on emprunte à la banque est celui que d’autres clients déposent, comme beaucoup de gens le croient et bien il doit y avoir beaucoup de milliardaires partout! Ce n’est pas vrai.

L’argent est créé à la demande. En fait, la banque n’a pas cet argent, mais quand vous aurez remboursé votre emprunt elle l’aura. Le système est conçu pour vous faire travailler. Le but de ce travail? Ramener l’argent emprunté à la banque.

Bien, alors on crée l’argent par un emprunt. Mais sur les emprunts, Il faut compter avec un taux d’intérêt, ça veut dire qu’un emprunteur devra ramener plus d’argent à la banque qu’il n’en a reçu!

Et oui, c’est vrai et ça prend des proportions démesurée. Avec un prêt à 3% d’intérêt la sommes empruntée double en 24 ans !

En généralisant le système. Si une personne emprunte de l’argent dans une banque, et que pour rembourser son emprunt il ramène de l’argent neuf, ça veut dire qu’il l’a créé ailleurs, donc il a été l’emprunter ailleurs, avec un nouveau crédit…. le cercle vicieux s’enclenche…

On arrive jamais à rembourser un emprunt!  La masse monétaire augmente, bien, donc chacun peu avoir un petit peu plus d’argent. C’est ce que l’on appelle la croissance !  Bien !

… et forcément dans l’ombre du dieu croissance, il y a le démon dette !!!   Mais celui là on l’aime pas!  Il parait que l’on veut de la croissance sans dette !  Est ce que c’est possible avec un système comme ça ??  Moi il ne me semble pas !

Donc la croissance… et la dette ont une progression exponentielle !

Croissance durable ?

Pour en revenir à tout ceux qui placent le mot durable dans leurs proposition d’un nouveau système. J’espère qu’il ne crée pas l’argent par le système de crédit. Car un système à croissance exponentielle n’est PAS durable. La nature elle même nous montre que la croissance des êtres vivants n’est pas exponentielle. Un enfant crois très vite au début, mais le rythme freine en permanence pour se stabiliser. Jusqu’à 20 ans on grandit, après on vieilli !

Les seuls organismes qui ont une croissance exponentielles se sont par exemple les cancer! La tumeur maligne grandit jusqu’à avoir contaminé suffisamment de cellules pour que l’organisme entier meurt. Un cancer n’est pas durable!

La croissance exponentielle est le cancer de notre système économique.

Voilà une partie du problème écologique! Les ressources de la planète ne sont pas infinies, mais la création monétaire pour les échanger est infinie et en croissance exponentielle!

Vraie monnaie, fausse monnaie

Nous avons vu ci-dessus que la crise est surtout une crise de confiance. La crise est survenue au moment où des gens ont commencé à se dire qu’il y a de la vraie monnaie qui représente une valeur, et il y a de la fausse monnaie qui repose sur des crédits pourris et donc ne vaut rien. Ainsi cette fausse monnaie est sommée de disparaitre !

Pour ceux qui pense qu’il y a une différence entre une vraie et une fausse monnaie, je vais raconter une petite histoire:

Une voyageuse fait une réservation dans un hôtel. L’hôtelier lui demande une caution de 100.- elle lui donne. L’hôtelier se dit:
– Chouette, je vais pouvoir payer le boulanger de ce matin. Le boulanger une fois payé se dit:
– Chouette, je vais pouvoir payer le garagiste, le garagiste se dit:
– Chouette, je vais pouvoir payer le fleuriste… et on fait le tour du village ainsi jusqu’au moment où le dentiste ayant reçu le billet de 100.- se dit:
– Je vais aller payer ma dette chez l’hôtelier.

L’hôtelier reçoit dont en retour le même billet de 100.- qu’il avait donné au boulanger en début de matinée.

Et revoilà la voyageuse, qui annonce à l’hôtelier que finalement elle n’a pas besoin de la chambre, elle continue son chemin. Donc elle exige que l’hôtelier lui rende sa caution. Ce qu’il fait. C’est alors que la voyageuse sort un briquet et brûle le billet de 100.- !
L’hôtelier s’exclame, mais la voyageuse lui dit que ce n’est pas grave:
– C’était un faux !!!

Cette histoire montre que l’argent n’est qu’un vecteur d’échange économique. En soi, il n’y a pas de différence entre du vrai ou du faux argent. Il a fait le même boulot. Il a contribué à promouvoir un système d’échange. La seule chose qui compte c’est d’avoir une quantité d’argent suffisante pour assurer les échanges économiques dont on a besoin.

Si l’on veut pouvoir ajuster la quantité de monnaie en circulation avec le volume d’échange il faut pouvoir contrôler le moyen de créer de l’argent. Avec le crédit bancaire, ce n’est pas le cas !

Ainsi, on voit que la manière dont on crée l’argent n’est pas anodine !

Cette explication du fonctionnement de notre système monétaire n’est pas si simple. Pour bien le comprendre et pour saisir les évènements qui nous on amenés jusque là. Je recommande de regarder la vidéo de Paul Grignon: L’Argent Dette.

Cette vidéo est parfois controversée. Elles parfois taxée de conspirationiste, ou de pas assez exacte.

Il est vrai que certaines contraintes pour limiter la création monétaire par les banques sont passées sous silence. Moi j’y vois un désir de simplification. Ce n’est pas simple du tout d’expliquer ce système.

Pour compléter, je propose un second film. Cette fois on remplace les dessins animés par des économistes. On ne parle plus de consipiration, on rentre dans les détails techniques. Et là, ça devrait mieux convenir à un certain public, mais l’esprit reste.

Pour ceux qui ne voudraient pas passer une heure à regarder ce film, voici mes notes faites à propos du film, money de l’association Réséda.

Pour faire bref, en résumant le système monétaire, on peut dire:

  • il y a 2 types de monnaies, l’argent de la banque centrale. (dont la partie visible sont les billets), et l’argent créér par les banques commerciales par le crédit bancaire.
  • ~7% de monnaie banque centrale, ~93% de monnaie argent-dette des banques commerciale.
  • Les banques commerciales ont de nombreuses limitations pour qu’elle ne crée pas trop de monnaies.
  • Une réserve obligatoire de 2% des dépôts sur un compte à la banque centrale en monnaie centrale
  • Obligation de donner de l’argent liquide (via les bancomat,etc..) Ce liquide, ce sont donc des fuites, de l’argent qu’une banque commerciale ne peut pas créer. Ainsi on arrive à une moyenne de 13% au lieu de 2% au minimum sur le compte à la banque centrale. Ce qui limite encore la marge de manoeuvre.
  • Il y a la réserve prudentielle prévue par les accords de Bâle. Il faut que la banque possède en fond propre au moins 8% de ses engagements.
  • Ainsi, on estime en gros, qu’une banque commerciale peut multiplier par ~ 10x les dépôts. Ce n’est pas infini, mais c’est pas mal !

Alternatives

La monnaie n’est pas anodine. Elle n’est pas si neutre que l’on aimerait nous faire croire. Il existe des alternatives à notre système monétaire en vigeur.

A la place de notre système à argent dette, on peut utiliser un système à crédit mutuel, (comme ça se pratiquait avec les bâtons de comptage) chaque service ou objets vendus est crédité comme un pouvoir d’achat et donc de la nouvelle monnaie pour la personne qui fournit ce service. C’est un système souvent utilisé dans les SEL. (Systèmes Echange Locaux)

Il est possible également d’utiliser un système à dividende universel qui correspond à la théorie relative de la monnaie écrite par Stéphane Laborde.

On crée 5% de masse monétaire chaque année, cette monnaie est distribuée à chacun. Ce qui permet d’assurer une symétrie spatiale et temporelle au système monétaire. On ne trouve pas l’argent uniquement dans les villes où il y a des banque, et ce ne sont pas les générations suivantes qui paye de la monnaie crée et utilisée précédement.

Ce système de dividende universel est un moyen de pouvoir financer un revenu de base inconditionnel. C’est une piste très intéressante pour un nouveau projet de société.

Historiquement d’autres système ont déjà existés. Des expériences positives on été faite avec le système de la monnaie fondante.

Cette monnaie est appelée fondante, car elle perd de sa valeur périodiquement (p. ex: 1% par mois)

La capitalisation d’argent crée une raréfaction de la masse monétaire. L’idée de la monnaie fondante est de taxer la capitalisation. Si la monnaie circule l’économie se porte bien. Silvio Gesell, le théoricien de ce système a voulu faire une analogie avec le système sanguin. Quand le sang ne coule plus, ça crée un caillot ! Les caillots de sang sont dangereux. Donc l’accumulation de capital est dangereux pour l’économie, on la taxe pour la limiter.

Le système utilisé à Wörgl en Autriche en 1932-33 proposait des billets avec des timbres à coller dessus. Un timbre par mois. Pour utiliser un billet, il faut qu’il ait le timbre. Pour ne pas payer les timbres les gens sont incités à utiliser leur billets le plus vite possible.

Ce système a très bien fonctionné suscitant l’intérêt de nombreuse autres communautés autrichiennes. Cependant la banque nationale y a vu une atteinte à son monopole régalien. L’expérience a donc été stoppée par le gouvernement malgré le succès flagrant de l’expérience!

Pour compenser la perte de valeur périodique de la monnaie. L’Etat crée la monnaie manquante. (vend des timbres à coller sur les billets) Ce qui lui permet de financer les infrastructures publiques.

Donc finalement l’Etat n’a plus besoin de prélever d’impôt!

Ceci fera plaisir à nos amis libéraux-radicaux! De plus, on pourra disposer d’argent pour le social et les infrastructures ce qui fera plaisir à nos amis socialistes.

Mais encore, en supprimant la création monétaire par le crédit bancaire on supprime le fait que notre économie soit liée a une augmentation exponentielle de la croissance et de la dette en exploitant de manière exponentielle les ressources humaines et naturelles. Ainsi on fera également plaisir à nos amis écologistes.

N’est ce pas une bonne solution ?

Cette vision des choses est elle si farfelue ? N’y a-t-il pas quelques pistes à creuser ?

Quel parti défend une telle solution?    La si regarde de gauche à droite je ne vois que des administrateurs plus ou moins bon du système actuel! Dommage!

Quelques lectures supplémentaires

l’Economie en Bref

L’économie en bref

Voici en bref, ce que j’ai retenu après la lecture du manuel d’anti-économie .

 

Le manuel d’anti-économie n’est en soi pas anti-économie vu que tout le sujet du bouquin c’est de l’économie… mais il tente de montrer que beaucoup de gens utilisent des termes d’économie sans savoir ce qu’ils représentent… (PIB, croissance, monnaie, crédit, inflation etc…) et finalement quand on voit ce qu’il y a derrière..  on arrive à comprendre que nous vivons dans un monde bien étrange…..

 

Inflation et croissance

L’inflation et la croissance sont représentés tels le diable et le bon dieu…… alors qu’en fait… les 2 sont très très proches et quasiment indissociables…  Les deux sont une augmentation de la masse monétaire !

 

Monnaie

Tout le monde pense que l’argent ne tombe pas du ciel, qu’il y en a une quantité limitée et qu’il faut travailler dur pour en avoir…..

Mais c’est n’est pas vrai, tous les jours des banquiers inventent des quantités colossales d’argent pour vous le prêter !!! Ils prêtent ce qu’ils n’ont pas !!

.. et oui.. vérité peu connue… l’argent est créé exclusivement par les crédits !!

Plus il y a de dettes envers les banques, plus y a d’argent !!

 

Donc il ne faut pas s’étonner que tout le monde et surtout l’état soit endetté…. c’est normal.. sans dette, pas d’argent !

.. et vu que les banquiers prennent un intérêt sur l’argent prêté…. l’emprunteur rembourse son emprunt et de l’argent en plus.. qui lui vient d’où ??? … comme l’argent provient exclusivement de crédit…. il vient forcément d’un autre emprunt qq part !! (avec des intérêts à rembourser…)

 

La complexité du système masque le tout… mais globalement, pour assurer la fameuse croissance… (tout le monde est plus riche) il faut créer plus d’argent… et vu qu’il faut créer plus d’argent… il faut plus de dettes….  donc la croissance ne peut exister sans dettes !

 

Croissance exponentielle

La croissance est une croissance exponentielle… c’est l’augmentation des richesses par rapport à l’année d’avant… donc si on a une croissance de 3% … une année… on veut au moins aussi une croissance de 3% l’année d’après… sinon.. on nous dit que c’est affreux.. que c’est la récession…. mais les 3% d’une année ne sont pas les mêmes que les 3% de l’année suivante… vu que le total de richesse est plus grand la deuxième année… (vu qu’il a grandit de 3%)  donc le 3% de la richesse de la deuxième année est déjà plus grand que celui de l’année d’avant….

 

La croissance du PIB est une augmentation du volume monétaire des transactions marchandes pour une année donnée.

 

Croissance et environnement

Donc on vise une croissance exponentielle…  et comme les seuls moyens d’augmenter la production de richesses… c’est l’exploitation des gens pour travailler plus… et de l’environnement pour avoir plus de matière première…  on en arrive à détruire les gens et l’environnement !!

 

Alternative

Voilà donc ce que nous réserve notre système économique..  c’est beau n’est ce pas ??

Mais on peut s’en sortir…. le plus simple à faire, c’est de ne pas mettre d’intérêt sur les crédits.. (les banquiers vont pas être contents, mais c’est ce qui a été prôné par toutes les grandes religions pendant des siècles… et qui continue à être prôné dans certaines: L’usure c’est mal !)

Ainsi, pas besoin d’augmenter les prix pour reporter le coût de l’emprunt.. donc pas besoin d’augmenter la masse monétaire.. donc pas besoin de nouveaux crédits.. et on enraye le cercle vicieux !!

Voilà…

Réfléchissez y !!

 

 

Quelques lectures supplémentairess

Résumé

  • l’argent n’est qu’un facteur limitant
  • la valeur n’existe pas

La concurrence existe-elle vraiment ?

L’illusion de la concurrence

Nous vivons dans un monde merveilleux ! Il est riche et varié, il y a de nombreux paysages visibles aux quatre coins de la planète. Il y a des milliards d’espèces animales qui se font concurrences pour leur survie.

Dans le monde économique, c’est pareil, il y a de nombreux marchés aux quatre coins du monde avec des milliards d’entreprises qui se font concurrences pour leur survies. De nombreux économistes libéraux vous dirons que toute cette diversité est là grâce à la libre entreprise et qu’elle entraîne une saine concurrence pour le bien des consommateurs qui bénéficient ainsi des meilleures innovations aux meilleurs prix.

Bam !

Faut arrêter de rêver, ce libéralisme n’existe pas !
La concurrence n’existe pas!
C’est la loi de la jungle qui est la règle: le plus gros bouffe les petits!

Plus un pays est dit développé moins il y a d’indépendants et plus il y a de salariés. Dans un pays développé, on est proche des 90% de salarié. Le rêve libéral de la libre entreprise ne concerne pas grand monde dans une économie capitaliste.

La concurrence n’existe pas, car ce sont des grands groupes qui dirigent la plupart des entreprises. La publicité est là pour nous montrer un monde diversifié plein de nom différents et de marques différentes. Mais il suffit de creuser un peu pour découvrir qu’un même groupe (au nom peu connu) contrôle de nombreuses marques.

Finalement il n’y a que quelques grands groupes en nombre trop peu suffisant pour que la concurrence joue selon la théorie libérale.

C’est particulièrement dans le domaine de l’industrie de l’information que l’on voit les groupes les plus grands. Il n’est pas rare de voir un groupe détenir un grand nombre de titres de journaux ou de chaîne de TV. Ainsi, des groupes contrôlent l’information du contenu à sa diffusion. Il devient ensuite très facile d’orienter la pensée du public sur un sujet ou un autre et de la détourner des sujets qui pourraient menacer l’existence du groupe.

Lorsque l’on entre dans un librairie Payot et que l’on voit les livres classés par éditeur, on a l’impression de voir un paysage diversifié. Mais quand on apprend qu’autant Hachette, Grasset, Fayard ou encore Larousse ainsi que la chaîne de librairie Payot font tous partie du groupe Lagardère, on remarque que la diversité se réduit fort vite. Les groupes entretiennent l’illusion de la diversité. Peu importe vos goûts et votre style, au final les profits arrivent toujours au même endroit. Ainsi Lagardère a su s’accaparer des publications aussi hétéroclites que le magazine people Paris Match et le dictionnaire Larousse !

C’est à l’image de la fameuse réplique de Jean Marais quand il interprétait le rôle du chevalier Lagardère au cinéma: Si tu ne viens pas à lui, Lagardère viendra à toi !

Dans les loisirs c’est pareil, dernièrement j’entendais des gens tout content de participer à un concours à Aquaparc pour lequel le premier prix est une entrée pour toute la famille au parc Astérix. Génial. Bon coup de pub et le coût est nul pour l’organisateur. En effet, autant Aquaparc que le parc Astérix appartiennent à la Compagnie des Alpes. Celle-ci est spécialisée dans les stations de ski et les parcs de loisirs. Ainsi que vous alliez passer vos vacances au parc Astérix ou Walibi, au grand aquarium de St-Malo ou au musée Grévin, c’est toujours à la compagnie des Alpes qu’ira votre argent.

Et si lors de vos vacances de ski à Verbier, il fait trop moche pour skier et que vous vous rabattez sur Aquaparc, c’est tout bénéfice pour la compagnie.

En faisant du tourisme dans différentes station de ski en suisse, on remarque qu’il y a différents types de stations. Dans le val d’anniviers on observe des petites stations avec des tarifs familiaux attractifs et des installations qui sont souvent beaucoup des téléskis. A Verbier ou à Saas-Fee, on observe une tarification unique, pas de rabais famille. Les installations sont souvent lourdes. Ce sont d’énormes cabines, téléphérique, métro-alpins et télésièges débrayables, mais que de très rares téléskis.

Comment expliquer la différence entre ces stations? La compagnie des alpes détient les installations de Verbier et Saas Fee, comme un douzaine d’autres stations dans les alpes suisses et françaises.

Dans l’alimentaire, les groupes sont aussi très présents, les groupes Nestlé et Danone se partage le gros du gâteau (c’est le cas de le dire) de tout ce qui est de l’alimentaire industriel tels que les produits laitiers, les céréales pour petits déjeuner, les chocolats, les produits instantanés et surgelés, l’eau en bouteille, la nourriture pour animaux, les cafés, les glaces et les produits cosmétiques. Ainsi c’est une énorme palette de produits qui sont tous détenus par quelques grands groupes. En entrant dans un super marché, on a l’impression d’une diversité énorme, alors que finalement la majorité des produits appartiennent au même groupe.

Décortiquer les plages de publicité à la TV est très révélateur. Il n’est pas rare de voir dans la même tranche, de la publicité pour de l’eau, vittel, contrex, san pellegrino, des produits cosmétiques Garnier ou L’Oréal, ainsi que des céréales et des plats maggi ou findus, et des yogourts sveltesse.

Tous ces produits appartiennent au groupe Nestlé, il est donc fort probable que Nestlé ait des tarifs préférentiels en réservant l’entier d’une plage publicitaire pour présenter un échantillons de ses produits !

En ce qui concerne la distribution de ces produits, elle est souvent assurée par une poignée de groupes au travers de leur nombreuses chaînes de supermarché.

En suisse, nous connaissons bien les deux géants orange que sont Migros et Coop. Leur statut de coopérative à pour conséquence qu’ils n’ont pas d’actionnaire à nourrir. Donc la plupart des bénéfices sont utilisé pour acheter les concurrents. Ainsi Migros à racheté Interio, globus, Le shop, la majorité de Denner.

Et c’est également ainsi que Coop a racheté, Waro, Fust, interdiscount, Radio TV steiner et Carrefour suisse abandonné par le géant européen Carrefour et les frères Maus propriétaire de Manor et Placette.

Le marché de la distribution en suisse est donc largement partagé entre deux groupes beaucoup trouvent que c’est trop, mais à l’échelle du monde la suisse ne pèse pas grand chose. Le groupe carrefour même si il n’a jamais vraiment réussi à s’implanter en suisse est nettement plus grand.

Le groupe carrefour comporte des enseignes comme Ed, Dia, GB, GS, Di per Di, Champion, Proxi, Norte, Shopi et 8 à Huit Le monde est donc dominé par de grands groupes dont je n’ai relaté ci-dessus que quelques exemples. Il faut donc arrêter de croire que nous vivons dans un monde où il y a de nombreuses entreprises qui sont en concurrence. Il n’y a pas de vrai concurrence dans de nombreux domaines. Il y a des cartels partout. Il y a des lobbies partout!

Pour tenter d’avoir une vision un peu plus claire de ces groupes qui dirigent l’économie mondiale, j’ai tenté de représenter de manière visuelle les liens entre les entreprises et les marques. Le lien d’appartenance d’une marque à un groupe n’est pas non plus toujours très rigide. Les grandes entreprises sont souvent cotées en bourse et donc leur propriété est souvent morcelé entre plusieurs groupes!

On observe ainsi des galaxies et des constellations mouvantes d’entreprises. Il y a des fusions, des joint-ventures, des séparations, des participations au capital qui fluctuent, des ségmentations pour cause de lois anti-trust, des holdings qui tentent des OPA et des marques sous licence pour certaines zones géographiques!

Faire un tel graphe et surtout le maintenir n’est pas chose facile! D’autant plus que les groupes derrière les marques ne parlent pas énormément d’eux. La publicité est là pour mettre en avant les marques et pas les groupes. Sur les sites web des marques et entreprises, il n’est donc pas toujours aisé de trouver des informations sur leur propre structure.

Dans cette recherche wikipedia est un outils très pratique, notamment la page: http://fr.wikipedia.org/wiki/Cartographie_des_marques_par_groupe

Cependant, il faut toujours vérifier les informations fournies, souvent elle ne sont plus à jour et souvent il y a des liens erronés suite à la confusion entre le nom de la marque et le nom du groupe qui détient la marque. (par ex: TF1 et le Groupe TF1).

Pour tenter de comprendre les méandres des groupes voici donc l’énorme graphe au format pdf, ainsi que le fichier source de sa création au format de description de graphe DOT.

C’est un format qui permet de décrire des liens entre deux chaines des caractères. Le logiciel Graphviz est ensuite capable de reprendre cette description pour dessiner et arranger correctement des bulles de graphe.

Mise à jour du 10 août 2009

Le monde étant en pleine mouvance. Quelques changements ont eu lieu dans le monde des groupes.

En effet, la compagnie des Alpes vient de céder (fin juillet 2009) sa participation de 20% dans le capital de téléverbier, à la commune de Bagnes. (la commune sur laquelle se trouve verbier)

Ainsi les habitants des lieux redeviennent majoritaire dans la possession des installations de ski de Verbier.

Ce désengagement de la compagnie des Alpes est du au fait qu’elle n’avait pas la possibilité de prendre une plus grande part au capital et qu’elle avait un besoin urgent de liquidité. (avec 21 millons de CHF ça devrait aller mieux).

Cette fin des activités de la compagnie des Alpes à Verbier est déjà le remake de la fin de ses activités du côté de Riederalp. En effet, là bas aussi la Compagnie des Alpes a revendu dernièrement les 20% de capital qu’elle détenait.

Ainsi la compagnie des Alpes est moins présente en suisse. Elle ne détient plus qu’une partie des installations de ski de Saas-Fee et le parc de loisir Aquaparc.

Il faudra donc mettre à jour le graphe du groupement des marques par groupes.

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