L’idée est simple, avec le prélèvement d’une miette sur le trafic de paiement il est possible de collecter une somme plus grande que la totalité des impôts payés en Suisse, et donc de les remplacer.
Fini la corvée de la déclaration d’impôt, les niches fiscales et les effets de seuils.
Attention, ce n’est pas la fameuse taxe Tobin. Cette dernière ne veut taxer que les transactions financières. La microtaxe dont on parle taxe tous les paiements électroniques. Donc aussi vos courses au supermarché ou un repas au restaurant, et aussi les retraits au bancomat pour éviter de se soustraire à la microtaxe.
Pour l’économie réelle et l’énorme majorité de la population, c’est une charge en moins. Pour la finance, c’est moins bien. Mais la Suisse a tellement d’avantages dans ce domaine que toute cette branche économique ne disparaitra pas.
On va voir tout le détail ci dessous de ce projet de révolution de la fiscalité!
CHF 100 000 milliards d’échanges annuel entre les banques en Suisse, vraiment ?
Pour avoir un ordre de grandeur du potentiel d’une microtaxe, Felix Bölliger a été voir les statistiques de la Banque Nationale Suisse sur le trafic interbancaire.
Voici une vidéo qui explique le rôle du SIC, le réseau interbancaire qui connecte les banques entre-elles en Suisse pour assurer le trafic de paiement.
Les impôts cantonaux, communaux et fédéraux + les assurances maladie en 2011 avaient pour total CHF 170 milliards
Felix Bolliger conclu qu’un prélèvement de 2 pour mille suffit à remplacer les impôts. (soit 200 milliards pour remplacer 170 milliards)
La BNS modifie ses statistiques et supprime 60% du potentiel de la microtaxe !
« 2013-01 A compter de janvier 2013, le nombre de transactions ne comprend plus les virements excédentaires et ne peut donc plus être comparé aux chiffres publiés jusqu’alors. »
Heu ?? ça veut dire quoi ?
La meilleure explication que j’ai trouvé s’explique par le déplacement du compteur de transaction.
Les transactions entre le compte des banques à la BNS et le même compte chez SIX n’est plus comptabilisé. Ce qui est logique, car juridiquement c’est le même compte !! C’est juste un moyen technique pour que la BNS puisse faire ses stats.
La BNS en travaux… elle change ses pratiques…
Au delà du trafic interbancaire
Ci-dessus on ne parle que du trafic interbancaire. Mais pour tout ce qui reste dans la même banque, on n’en sais rien !! …. et c’est beaucoup plus gros !
Felix Bölliger s’est basé sur les stats de la BNS, car elles sont publiques. Mais beaucoup du trafic de paiement se fait à l’intérieur même des banques. Et là c’est opaque au possible.
Les banques commerciales ont le privilège de pouvoir créer de la monnaie, via le crédit bancaire. Elles publient leur bilan et leur comptabilité est contrôlée par un réviseur de compte. Mais en fait… beaucoup de choses restent très opaques dans la banque.
Qu’est-ce qu’il se passe entre deux bilans ? Le bilan n’est qu’une photo de la situation à un moment donné. Mais on peut imaginer qu’une banque se crée un matin CHF 1 milliards… joue avec en bourse, gagne quelques millions… et le soir rembourse le crédit. Ni vu ni connu ?
Il est sensé y avoir des mécanismes de contrôle interne aux banques. Mais on peut douter qu’un auto-contrôle fonctionne toujours…
L’expérience le montre avec l’affaire Kerviel. Il a réussi à frauder le contrôle interne de la banque en émettant de fausses informations. (bon, là paradoxalement, il créaient de fausses pertes pour masquer ses gains et passer sous le radar..)
Sinon, les banques sont aussi contrôlées par la FINMA, l’autorité de surveillance des banques. 🏦 .. oui mais…. Avec à sa tête un banquier anglais, ex cadre d’UBS…. c’est un peu au loup qu’on a donné la tâche de surveiller la bergerie !
On appelle ça une opération de portage.Moi j’appelle ça, « me créer pour moi même CHF 10 milliards ». Et là… personne n’était au courant, sauf la FINMA.. et la FINMA a donné son feu vert !
On estime que la somme au bilans des banques des substituts monétaireslibellés en francs suisses CHF est d’environ le double du bilan de la BNS. Soit CHF 1600 milliards. (l’estimation a été faite en 2015.. on est certainement plutôt à 2000… mais faut refaire ce long calcul)
On peut encore doubler tout ça pour avoir le montant libellé dans des devises autres que le francs Suisse.
Puis il y a tout ce qui est de la finance… les actions mais aussi, les contrats divers et variées sont aussi des formes de monnaies !
… et tout ça s’échange parfois plusieurs fois par années… voir par seconde ! Ce qui génère un montant de transaction totalement astronomique !
Ordre de grandeurs des actifs sous gestions dans les banques Suisses
Postfinance indique dans son rapport de gestion qu’elle traite un peu moins de 1 milliard de transactions par an. (avec CHF 113 milliards à son bilan réparti sur les 4.6 millions de comptes qu’elle gère)
Donc même si la BNS a changé ses statistiques et diminué de 60% le potentiel d’une microtaxe sur les paiements électroniques, ça ne change rien.
En fait si on applique aussi cette microtaxe sur les paiements entre les comptes d’une même banque, le potentiel est toujours là… et il est même beaucoup plus gros !
Quel est le potentiel d’une microtaxe sur les paiements électroniques ?
On voit qu’il y a en moyenne CHF 3 200 milliards / mois qui sont échangés. Ce qui nous donne un total annuel d’à peine moins de CHF 40 000 milliards par année.
A cela il faut ajouter tout le reste. Et là… on a très peu d’info. Mais tentons déjà de voir ce que l’on sait.
La bourse suisse est gérée par SIX. Ainsi on voit que pour ce qui concerne les transactions boursières on est dans l’ordre de grandeur de CHF 100 milliards par mois ( Soit un total de CHF 1361 milliards sur l’année 2018)
La taxe Tobin ne vise que les transactions financières, donc c’est juste ce potentiel là qu’elle aurait. La microtaxe sur les paiements électroniques vise plus large: tout paiement électronique.
Pour le trafic de transaction à l’interne des banques… aucune info supplémentaires pour le moment !!
C’est un point à creuser….
Financer un Revenu de Base Inconditionnel avec une microtaxe sur les paiements électroniques
En 2016, j’avais déjà fait une vidéo pour expliquer le financement du Revenu de Base Inconditionnel.
Dans cette vidéo j’avais déjà inclus l’idée d’une microtaxe de 0.05% sur les paiements électroniques qui permettait de récupérer CHF 50 milliards.
Avec ceci on peut clairement assurer un financement d’un revenu de base selon le modèle de financement mixte. (redistribution de la Valeur Ajoutée Nette des entreprises + microtaxe)
La microtaxe n’est qu’un emplâtre sur une jambe de bois
Il faut quand même émettre une critique sur cette microtaxe sur les paiements électroniques.
Vouloir changer la manière de faire la redistribution de la monnaie ne s’attaque pas au vrai problème qui est lié à la monnaie.
Une meilleure chose à faire c’est de vraiment reprendre le pouvoir de la création monétaire par le peuple pour le peuple. J’en parle déjà abondamment sur ce site 🙂
J’organise aussi régulièrement des parties du Jeu de la Monnaie, pour éveiller les gens à l’histoire de la monnaie, décoloniser leur imaginaire et proposer des alternatives.
Mais par les temps qui courent, peu de gens ont vraiment compris ce qu’est la monnaie et où est le problème.
Ainsi il est aussi intéressant de communiquer via cette idée de micro-taxe qui est beaucoup plus simple à comprendre.
Ce qui m’intéresse vraiment dans l’idée de remplacer les impôts par la micro-taxe sur les paiements électroniques, c’est que l’on va supprimer des impôts.
Là il y a encore moins de gens pour le comprendre, mais supprimer les impôts, c’est supprimer l’obligation d’utiliser une certaine forme de monnaie. Dès lors on peut commencer à librement utiliser des formes des monnaies alternatives plus vertueuses. (.. et du coup avoir beaucoup plus de moyens pour financer les infrastructures en commun et assurer la solidarité entre toutes et tous)
La seule monnaie qui appartient vraiment aux Suisse sont les pièces de monnaie
Conclusions
Il est possible de créer une microtaxe de 1 pour mille sur tous les paiements électroniques qui se font en Suisse, et ainsi être capable de remplacer TOUS les impôts. (TVA, impôts fédéraux, communaux, cantonaux, etc)
Une initiative populaire fédérale est en préparation pour mettre en place cette idées.
L’inconvénient pour moi de cette micro-taxe c’est de ne pas vraiment s’attaquer à la création monétaire. Mais en fait, avec son volet sur la suppression des impôts, elle le fait quand même !
Ceci, car le rôle des impôts est d’imposer l’utilisation d’une forme de monnaie. Avec la microtaxe sur les paiements électroniques, on se libère d’une bonne partie des impôts en place et ainsi on peut plus facilement utiliser des monnaies alternatives plus vertueuses.
Pour ceux qui connaissent Holacracy. il y a là un mélange entre une réunion de gouvernance et une réunion de triage.
Mais l’idée a ici été de rendre les choses plus naturelles, plus humaines, avec moins de jargon, avec une structure simple qui va à l’essentiel et donc permet d’être prise en main par n’importe qui sans faire (trop) de formation à la gouvernance partagée – organique avant !!
Structure d’une séance
1. Tour de météo personnelle 🤪😎🙁
(Je suis en pleine forme, j’ai mal dormi, je suis fatigué, etc….)
2. Infos pratiques sur la séance.
Heure de fin ? 🕰(21h21)
Rôles structurels: [1er lien] 🤴 [maitre de cérémonie] 🧝🏻♂️, double [maitre scribe] 🧙🏻♀️🧙🏻♀️, [maitre du temps] ⏳
(ce dernier est tournant et doit être désigné au début de chaque séance)
3. Retour des rôles 🎭
Etat: ce qui a été fait par le [rôle] depuis la dernière séance
Prochain pas: mes besoins actuels et ce qui est en cours ou en projet.
4. Gestion des Tensions 🌩
par le processus de Gestion Par Consentement.
Possible de noter à l’avance dans le Pad un mot clé 🔑 pour annoncer la tension et mettre à côté le nom de la personne qui a cette tension. Préciser aussi le contexte: « Gouvernance », « Opérationnel », « Stratégie ».👩🏻 (Une tension = différence entre ce qui devrait être et ce qui est.)
5. Points des participants
Ce point permet de dire ce qui n’a pas pu être dit dans le cadre des tensions et des retours des rôles. Les puristes (en holacracy notamment) diront que ce point ne sert à rien.. mais d’expérience pour les débutants ça permet d’avoir un lieu genre divers qui permet de traiter ce qui ne peut être traité ailleurs… mais alors attention il faut que ce soit très cadré.
Il y a clairement des points qui ne devraient pas sortir à ce point là, mais avant:
Les propositions sont souvent des tensions donc ça doit être traité au point 3…
Les infos sont généralement liées à des rôles donc traitée au point 4…
Donc en gros il ne reste pas grand chose. Mais il peut rester des remerciements 🙏 Ça aide à créer du lien à combler le besoin de reconnaissance que certains ont, à faire d’un groupe un bon endroit où vivre.
6. Tour de clôture
Bilan de la séance
Météo personnelle 🌦
7. Après séance🍻
C’est souvent un moment où ceux et celles qui veulent peuvent profiter de se voir d’échanger. De passer un moment ensemble sans que ce soit lié à un « travail ».
Le système de vote électronique fait par l’entreprise espagnole Scytl et promu en Suisse par la poste contient au moins 2 failles sérieuses de conception !
Chez les Hacker (bidouilleur en français), il y a les Black Hat, les chapeaux noirs qui oeuvrent pour le côté obscure. Et il y a les White hat, les chapeaux blancs qui sont engagés pour tenter de pirater des systèmes afin de les mettre à l’épreuve de découvrir les failles pour le corriger.
1ère faille de système de vote de Scytl concernant la vérifiabilité complète
Cette erreur de conception du système de vote de SCYTL permet de créer de fausses preuves de vote ! On peut donc réaliser l’équivalent électronique d’un bourrage d’urne. Ajouter des votes sorti de nulle part !
Il semble que cette erreur est présente depuis 2017 !! Rien n’a été fait pour corriger cette erreur ? Pourquoi ?
Cette seconde faille agit au niveau du chiffrage d’un vote. La méthode est sensée ne laisser aucune connaissance sur la clé de déchiffrage. Ce qui permet de garantir l’anonymat de votant. Mais voilà que cet algorithme laisse une trace de la clé.
Donc il est possible d’imaginer qu’une personne puisse cibler des votes en particuliers et les rendre inactifs en les mettant dans un état « impossible ».
Cette attaque laisse une trace, mais fait son effet quand même. Il est possible de faire disparaitre des votes. Que faire si c’est détecté ? tout revoter ? Ce serait la meilleure solution… mais ça montre que le système actuel de Scytl ne fonctionne pas.
Plusieurs voix s’élèvent contre le vote électronique
Alors que le débat était très silencieux ces dernières années, que les opposants au vote électronique étaient surtout des personnes issues du parti pirate, j’observe que ces derniers temps le débat prend de l’ampleur.
L’Etat de Genève abandonne sa plateforme de vote électronique
Fin 2018 l’Etat de Genève annonce la fin de sa plateforme de vote électronique. Il ne restera donc plus que le système de la poste développé par l’entreprise espagnole Scytl. Cette perspective de monopole du vote électronique par une entreprise privée étrangère doit y être pour pas mal dans le réveil des conscience.
Il semble d’ailleurs que Scytl a fait quelques magouilles dans l’attribution d’un fond de 1.5 millions d’euro donné par le gouvernement espagnol pour développer des collaborations avec d’autres universités espagnoles. Cet argent aurait été utilisé exclusivement pour réaliser un prototype pour convaincre le canton de Neuchâtel !
Par exemple, il semble que Scytl a eu des expériences désastreuses il y a 10 ans avec des machines à voter en Equateur. Que la Norvège a utilisé son système de vote électronique, puis découvert une faille et cessé de l’utiliser. Dans sa communication Scytl dit que la Norvège est heureuse de son système…
Bref… Scytl est une entreprise commerciale.Elle a été financée par plusieurs fonds d’investissement pour 120 millions de $ …. Elle va chercher à rentabiliser son commerce, elle n’a pas envie de montrer le coeur de son activité… ce qui est contraire aux fondements de la sécurité informatique et très discutable pour une fonction aussi stratégique que le vote, dans autant de pays !
La Suisse étant un potentiellement un bon marché l’entreprise fait certainement des concessions !
Il y a un vrai manque de transparence ! Pas bon pour le vote !
De plus Scytl ne semble pas répondre quand on pose des questions à propos d’attaque par dénis de services: DDOS. (le concept est simple, c’est envoyer tellement de requêtes au serveur qu’il fini par être inutilisable. C’est souvent utilisé par les pirates pour rendre inutilisable un service qu’on arrive pas pirater.)
Le gouvernement du canton voulait proposer le vote électronique comme moyen officiel de vote dans la loi sur les droits politique. Ça ne sera pas le cas.
Les raisons évoquées pour refuser le vote électroniques sont, les failles de sécurité, les coûts et le fait que l’analyse du vote électronique est transmise à des experts qui ne sont pas élus. On perd un fondement démocratique.
Glaris
Le canton de Glaris a testé le vote électronique depuis 2015. La Landesgemeinde de 2017 a fourni un cadre légal pour aller plus loin. L’idée était de permettre aux citoyens d’utiliser le vote électronique pour les élections fédérales de 2019.
Au vue de tout ce qui précède, on voit que le vote électronique a du plomb dans l’aile…. Il est possible que le peuple se prononce en votation sur le sujet ! (et il faudra décider par vote électronique ? A Genève ça a été fait, il était possible de voter par vote électronique pour savoir si l’on veut du vote électronique !! :p )
Les grands principes du vote électronique
Il y a des grands principes qui sont valables dans le monde de la sécurité informatique et dans le monde du chiffrage des données. (souvent appelé cryptage)
Ainsi le vote électronique doit remplir un certain nombres de critères pour être considéré comme bien conçu. C’est pour ça que la mise en place du vote électronique avance gentiment depuis une quinzaine d’année.
Il y un cadre légal qui n’autorise qu’une portion de la population a participer au vote électronique
La vérifiabilité individuelle
La vérifiabilité individuelle, est la capacité personnelle à pouvoir vérifier que tout le processus de vote s’est passé de manière correcte pour un individu et que son avis sera bien pris en compte.
C’est l’équivalent de voir son bulletin de vote dans l’urne, et avoir l’assurance qu’il sera bien comptabilisé tel quel.
Cette vérification se pratique avec une comparaison de code qui sont fourni sur le papier reçu par la poste et sur le code reçu en fin de processus informatique.
code fourni lors d’un scrutin sur le système neuchâtelois en 2013
Pourquoi des codes transmis sur papier ? c’est pas le but du vote électronique de se débarrasser du papier ?
Bonne question… ici, l’idée c’est d’avoir un canal de communication différent. Ainsi on ne peut que très difficilement se faire passer pour quelqu’un d’autre !
Mais il est vrai que pour les gens étant en voyage, ça complique nettement le principe du vote !!! On pourrait certainement imaginer envoyer ces codes par SMS ? Le SMS étant souvent considéré comme un canal passablement sûr.
Le but est actuellement de tendre à la vérifiabilité complète d’une urne. C’est à dire que l’on peut vérifier que tous les bulletins de vote sont bien dans l’urne et qu’ils n’ont pas été modifiés ! (donc que les bulletins soient les mêmes, sans modification… et aussi pas de bulletins sortis de nulle part !!)
On procède ainsi de façon mathématique à cette vérifiabilité complète.
La faille de sécurité qui a été découverte dans le système de la poste/scytl est justement un problème de conception lié à la vérifiabilité complète.
Voici un petit exemple de bourrage d’urne en Russie, (à Lioubertsi) la madame en bleu ne savait peut être pas qu’il y avait une caméra dans le bureau de vote !!? (urne transparente et caméra pour assurer la transparence du processus …. une condition de base de tout système… on y reviendra ci-dessous)
Ainsi les essais de vote électronique se poursuivent en Suisse, sur la base légale actuelle, comme depuis 2003, et donc avec une autorisation seulement partielle de la population, par paliers et pour 10 cantons. Ceci sans avoir de système qui garanti une vérifiabilité complète.
La chancellerie fédérale nous explique les base du vote électronique, notamment la « vérifiabilité individuelle » et la « vérifiabilité complète ».
La publication du code source
Une des règles fondamentales en sécurité informatique et en chiffrage de contenu est que la sécurité repose sur des clés secrètes et non sur un mécanisme secret.
Ainsi le code source, le mécanisme d’un système de vote doit être connu de tous. Il doit être transparent (comme les urnes… ah c’est pas le cas en suisse ? pourquoi ?).
Donc quand on parle de mécanisme informatique, il s’agit du code source de l’application.
Car avant il faut faire une demande d’accès, fournir sa profession et les motifs de sa demande d’accès. Ainsi que son identifiant de compte gitlab. Il est précisé que c’est destiné aux chercheurs.
Dans les conditions d’accès je lis: » ACCORD D’ACCÈS AU CODE SOURCE DE LA SOLUTION DE VOTE ÉLECTRONIQUE L’accès au dépôt est limité à la durée du programme. Les accès au dépôt seront consignés. «
=> ça veut dire quoi « limité à la durée du programme » ? la campagne de hacking ? ou autre chose ?
Personnellement je déplore que très très souvent, les systèmes de votes électronique sont totalement opaques ! Ce sont souvent des machines à vote dont on te dis justement que leur sécurité dépend du fait que seule une entreprise a le droit de voir le code !!!!
C’est une totale contradiction par rapport aux règles fondamentales de la sécurité informatique. Si t vois un tel système. Il est fort probable que ce soit pour tricher qu’il est utilisé !! C’est pas pour le bien des citoyens.
Dans le même genre on peut se poser la question de pourquoi c’est toujours l’armée française qui transportes les urnes par hélicoptères dans les anciennes colonies française africaines ? Comment garantir que leur contenu n’est pas modifié en vol ?
Exemple de piratage du système de vote électronique genevois (2013)
Voici une conférence très intéressante de Sébastien Andrivet qui nous explique, en 2013, comment il s’est documenté sur le système de vote créé par l’Etat de Genève, comment il a monté chez lui une réplique de ce système de vote et comment il a trouvé le moyen de pirater ce système.
Il a réussi à bidouiller le système (Hacker en anglais) pour changer le vote de l’utilisateur à son insu !
Le principe utilise le fait que ce système de e-voting Genevois présentait la possibilité de changer de vote ! (contrairement à la version standard de glisser un bulletin dans une urne)
C’est ainsi la moitié du travail, fait pour hacker le système et changer le vote de l’utilisateur à son insu !
Sébatient Andrivet prétend qu’il a procédé ainsi car c’est le plus simple, mais qu’il y avait aussi des failles permettant également de changer le vote sans avoir à utiliser cette fonction permettant de changer son vote !
Mais… pourtant il y a eu des rapports et des audit qui montre que le système est sûr !!!??? En effet, mais en regardant bien, ces audits se sont concentrés sur le système de serveur interne à l’Etat. Mais en aucun cas au maillon réputé le plus faible… le matériel de l’utilisateur !
En effet, c’est bien souvent le navigateur web d’un utilisateur qui n’est pas à jour et c’est l’utilisateur final qui n’a pas forcément les compétences pour détecter une attaque.
Si on le fait utiliser un code qui n’est pas le bon. L’utilisateur ne va probablement rien voir. Et c’est la technique qu’a utilisée Sébastien Andrivet.
On parle ici d’une erreur de conception de l’application. Une erreur de design, d’architecture. Ce n’est pas banal, c’est difficile à corriger car il faut changer le fonctionnement, le principe même de l’application.
C’est pas juste une erreur de Cross-Site scripting (exécution d’un script issu d’un autre site) ou de buffer overflow du à l’emploi d’un mauvais type de variable ou la non vérification de la forme des données reçues. Soucis rapidement corrigé.
Quand c’est le principe de base qui ne fonctionne pas que faire ?
C’est exactement le même problème de design auquel est confronté le système de Scytl qui fait grand bruit ces jours. Si l’erreur n’a pas été corrigée depuis 2017, c’est que sa correction implique le changement du fonctionnement de l’application !!
Un système de vote à base de Blockchain
Au milieu de tous ces remous autour du vote électronique. Il y a aussi la notion de Blockchain qui sort des les discussions. Cette approche n’avait pas été pensée au début des travaux sur les systèmes de vote électronique, vu que la notion de blockchain est arrivée plus tard.
Une blockchain est finalement identique à un panneau d’affichage public
La blockchain est une base de données gérée de manière décentralisée.Chaque noeud d’un réseau dispose d’une copie de la Blockchain. Ainsi pour mettre à jour cette base de données, il faut suivre un protocole.
Très souvent c’est la preuve par le travail qui est utilisée. C’est à dire qu’on suppose que la majorité des noeuds du réseaux sont gentils. Ils investissent de l’énergie pour garantir que la base de données est fiable.
Un pirate qui veut modifier la base de données doit recalculer la chaine sur un bon nombre de transactions, ainsi il doit investir exponentiellement plus d’énergie que les autres participants. Ce qui est physiquement impossible sur une blockchain comme celle du bitcoin qui est arrivée au limites physiques des calculateurs. Ainsi la base de données est inviolable.
Une information qui y est inscrite ne pourra pas être modifiée. C’est ainsi un principe qui peut être fiable pour gérer une urne électronique.
C’est sur ce principe que le canton de Zoug, (Surnommé parfois Crypto Valley) a testé une solution de vote électronique basé sur une blockchain. (avec 72 votants ! Le risque est pas gros.) C’était une démonstration faites en présence d’invités venus de Corée du Sud.
Oui, mais…. Le soucis que je vois avec une blockchain, c’est comment garantir le secret du vote ? Si chaque ajout dans la blockchain est tracé, alors le vote n’est pas secret. Avec le bitcoin pour avoir de l’anonymat on change d’adresse à chaque transaction. Il doit y avoir des moyens, mais c’est pas si simple !
La sécurité du vote électronique n’est pas toujours critique là où on l’imagine….
D’une manière générale, en tant qu’ingénieur en télécom et conscient de la sécurité informatique, je suis très sceptique sur le vote électronique.
Finalement pas tant à cause de la technique. Il n’y a pas de solution fiable à 100%, il y a toujours un risque de fraude. Mais c’est pareil avec les systèmes sur papier. Et finalement comment se prémunir de la propagande électorale ? Ne serait-ce pas plus dangereux que la technique de vote elle même ?
Donc en une vingtaine d’années de développement, j’ai bon espoir que les systèmes de vote électronique soient d’un niveau acceptables, tout comme les systèmes bancaires le sont devenus. Tout en sachant qu’un système parfait n’existe pas.
Cependant…..
Personnellement, je suis donc sceptique du vote électroniques surtout à cause de la centralisation du système.La corruption est plus simple avec UN système de vote au lieu d’un par commune…
Dans le canton de Neuchâtel par exemple, il y a une commission de 6 personnes à huis-clos qui dépouille le vote électronique de tout le canton. (4 députés, une juriste et la chancelière) C’est peu de monde à corrompre.… peu importe le système informatique utilisé ! Le risque est ailleurs !
Le vote électronique ne va pas tout d’un coup rendre plus intéressant de donner son avis sur un scrutin... ou de choisir entre la peste ou le choléra à une élection !
Je pense que bien au contraire, si l’on reviens à la Landesgemeinde, à la grande manifestation publique qui réuni toutes la population d’un lieu le même jour au même endroit, comme ça se pratique encore rarement en Appenzell et à Glaris, et bien là on aura une augmentation de la participation.
Permettre de voter depuis son canapé c’est d’une certaine manière désacraliser le vote, lui enlever le fait de faire partie d’une communauté et donc d’avoir un droit de décision dans cette communauté.
En quoi si je ne participe pas à la communauté je me sens concerné par les décision qu’elle prend ?
Le taux de participation à une votation est une question d’éducation civique, de vision du monde, de temps pris pour cette activité et non pas d’un moyen technique !
Si tout tes potes vont à la grande fêtes qu’est la Landesgemeinde personne ne va organiser en même temps une autre activité ce jour là. Personne ne va organise un week-end loin de là un jour de Landesgemeinde.
J’ai déjà observé quand j’étais gosse et au début de ma vie civique, quand le vote par correspondance n’existait pas que les dimanche matins de votation on allait boire l’apéro avec les gens qu’on croisait au bureau de vote. C’était un plaisir d’aller voter et ça créait du lien.
De nos jours, c’est plutôt le stress de devoir amener l’enveloppe de vote dans les délais… même si on a quasi 3 semaines pour ça !
Bref, une démocratie vivante ne se résout pas à coup de lien internet, mais plutôt avec du vrai lien social !
Un système informatique est forcément opaque et non intuitif
Nous vivons dans le monde réel (qu’est ce que LA réalité ? 😛 ), le monde de la matière. Nous avons des sens qui sont habitués à une certaine représentation du monde, avec des objets. Nous n’avons pas les capacités de bien se représenter les outils informatiques.
Ça reste toujours une boite noire (ou plutôt une boite jaune dans le cas du système de vote électronique de la poste !! 😉 ). Même si des mathématiciens ont posé des concepts mathématiques et que des informaticiens les ont utilisés pour créer des algorithme permettant de créer une foule d’applications. L’informatique reste toujours une sorte de magie abstraite !
Même avec des concepts de vérifiabilité individuelle et complète. Ce n’est en rien pareil de comparer des codes dont on ne sait pas d’où il sortent et de voir son bulletin arriver une urne transparente scellée au milieu de scrutateurs humain de différents bords politiques.
Quand une foule d’une landesgemeinde vote à main levée. C’est difficile de tricher !… Par contre il y a le biais de la pression sociale vu que le secret de vote n’existe pas.
Publier le code source d’un système de vote électronique c’est très bien. Mais qu’est-ce qui me garanti que c’est bien le code source que j’ai vu qui est utilisé et pas un autre le jour de la votation ? Pas si simple à vérifier !!!
Encore une fois nous n’avons pas de capacité intuitive pour vérifier facilement ce genre de système de vote électronique !
J’ai également entendu une histoire racontée par une personne du parti pirate à propos du système de vote genevois. Je ne sais pas si cette histoire est véridique mais elle me parait tellement plausible qu’il faut en tenir compte.
Il semble que lors d’un scrutin, la commission de dépouillement observe le fonctionnaire chargé de dépouiller l’urne électronique, il ouvre un fichier. Le résultat s’affiche. Tout le monde repart.
Puis le fonctionnaire remarque qu’il s’est trompé de fichier !!! C’est le vote du scrutin précédent !!!
Il rappelle tout le monde et on recommence, en ouvrant un autre fichier informatique !!!
Est-ce que la commission de dépouillement sert à quelque chose ? Rien ne ressemble plus à un fichier informatique qu’un autre fichier informatique !!
Pour moi ce genre de récit est inquiétant !! C’est pas la démocratie Suisse vivante que j’ai envie de voir !
Conclusions: oui, mais non…
Ainsi j’observe de près le développement du vote électronique. Je l’ai testé personnellement depuis les tout début. Je n’y suis pas fondamentalement opposé. Mais n’y suis pas très favorable.
Je vois que techniquement il y a des améliorations. Je vois que juridiquement la Suisse a conçu un cadre légal qui est meilleur que dans bien des endroits dans le monde. On dirait que la démocratie semi-directe Suisse est toujours en avance.
Mais malgré tout. Le vote électronique ne me fait pas du tout rêver.
Pourquoi pas pour ce cas précis. Même si c’est techniquement difficile, car les Suisses de l’étranger sont affiliés à une commune en particulier. Ainsi ils dépendent de nombreux cantons et communes avec des législations différentes et forcément c’est décentralisés. On devrait alors centraliser les votes des Suisse de l’étranger ?
Je trouve que le vote électronique est une solution tout à fait acceptable pour les expatriés. Mais j’ai vraiment tendance à me méfier de la généralisation d’un système de vote électronique qui par essence n’est pas intuitif.
Je suis nettement plus pour créer du lien social, un sentiment de communauté qui décide de son avenir et ainsi inclus le droit de vote dans cette vision. Là je pense que le moyen technique n’a aucune raison de se faire par un vote électronique.
Je suis pour une totale décentralisation du vote, qu’il soit électronique ou non. C’est là pour moi le risque majeur du vote électronique. C’est qu’on en profite pour faire une seule urne pour plusieurs cantons !!!
Une seule commission est trop vite corruptible par rapport à 2255 communes qui ont chacune leur commission !
Pour terminer j’aimerai aussi prendre de l’altitude, pourquoi est-ce que le vote serait le bon moyen de décider ?
Personnellement, plus ça avance, moins j’arrive à voter, car justement c’est ce principe que je trouve injuste.
Le vocabulaire est parlant, on utilise le mot « bataille«
En fait on a rien changé depuis l’époque à laquelle deux armées se battaient sur un champ de bataille. Très souvent les plus nombreux gagnaient.
On a fini par supprimer la violence physique, on ne fait plus que compter les soldats de chaque côté. Le camp qui a le plus de monde gagne et l’autre n’a qu’à se taire.
Est-ce un bon moyen de décider ? L’avantage de la bataille, c’est qu’à la fin, il n’y avait plus de minorité d’un avis différent. On était tous du même camp!
En ce qui concerne les élections. J’aime bien le principe del’élection par jugement majoritaire qui évite les stratégies de vote utile et d’avoir un élu qui ne représente que 20% de la population. On peut nuancer les seconds choix.
Il y a aussi l’élection sans candidat, qui permet d’éviter le classique: Pourquoi donner le pouvoir à ceux qui le demandent ? Finalement en Suisse on a souvent une variante de l’élection sans candidat pour les élections aux exécutifs. C’est le cas de l’élection au conseil fédéral, mais aussi par exemple au conseil d’Etat vaudois. Une personne qui n’est pas candidate peut être élue !
De plus, je m’intéresse aussi beaucoup àla notion de tirage au sort en politique. Si on veut des représentants de la population, la meilleure manière d’avoir une bonne représentation statistique c’est de tirer au sort !
Je pense que ce genre de mode de décision et d’élection avancent bien et ils vont finir par se répandre dans la gouvernance d’Etat.
Le cercle est la cellule de décision de base d’une organisation gérée par sociocratie.
On crée un cercle avec tous les gens concernés par les décisions que ce cercle va prendre.
Le cercle est surtout là pour prendre les décisions politique. Pour faire les choix sur l’orientation. En ce qui concerne le fonctionnement opérationnel il peut y avoir une structure traditionnelle parallèle. (Comme on l’a en politique avec un législatif et un exécutif. Le cercle est le législatif)
On crée des cercles dès qu’on en a besoin.
Toute organisation peut être modélisée en cercle. Que ce soit une organisation hiérarchique ou une organisation à plat gérée par projet.
un cercle est une structure politique qui décide au niveau qu’une structure opérationnelle existante.
les décisions opérationnelles restent inchangées.
à chaque service opérationnel on crée un cercle qui prend les décisions politiques.
tout membre de l’organisation est membre d’au moins un cercle
chacun peut ainsi prendre part aux décision qui concerne son activité
chaque cercle défini sa vision et sa mission. (en accord avec l’organisation globale)
toute tâche prend alors du sens
dans le cadre de sa mission un cercle
=> définit ses objectifs
=> les met en oeuvre
=> mesure la qualité du résultat
=> ajuste les objectifs et les processus
Avec cet ajustement permanent => c’est un peu le même principe que ce qui est imposé pour avoir une certification ISO
Décision au consentement
Le consensus, c’est tout le monde est pour…. le consentement, personne n’est contre !
Avec le consentement, on évite les bloquages classique du consensus.
On peut éviter « les trolls » comme on dit sur les forum internet. Les gens qui sont là pour embêter les autres, les gens qui ne seront jamais d’accord.
Une décision au consentement peut choisir d’utiliser un système de décision à la majorité ou de donner le leadership à une seule personne. Tout es possible si il y a consentement là dessus.
une décision n’est prise par un cercle que si elle recueille le consentement de tous. => consentement = 0 objections
objection recevable uniquement si
=> empêche la personne de réaliser son activité
=> l’objecteur participe à la recherche de solutions
consensus => bloquage… consentement => évite les bloquages => ex: on peut choisir pas consentement un mode de décision à la majorité…
Le double lien
Chaque organisation est modélisée par de multiples cercle. Pour donner corps à l’organisation, il faut relier les cercles entre eux. Ainsi il y a des personnes qui vont faire les liens entre les cercles en participant à deux cercles.
Le choix de ces personnes est important. Ainsi il faut que tous les avis soit représenté.
Ainsi on choisi pour chaque cercle deux personnes qui vont faire le lien.
Une personne est désignée par le cercle qui est représenté. Ceci toujours au consentement.
La seconde personne est désignée par l’autre cercle.
On peut aussi dire que chaque cercle se choisi un représentant qui participera à l’autre cercle.
chaque cercle est relié au cercle supérieur par 2 personnes
=> une personne désignée par le cercle supérieur
=> une personne désignée par le cercle
chaque personne participe pleinement aux deux cercles.
Election sans candidats
Lorsqu’il faut désigner des représentants du cercle, il faut choisir, il faut élire une personne. On ne va pas faire une élection avec des candidats, car il y a toujours des gens qui seront attiré et d’autres qui ne se présenterons jamais.
Ainsi on fait un tour du cercle et chacun propose la personne qui lui semble le plus à même de représenter le cercle. Il peut y avoir mille raisons différentes mais avec l’explication du choix on plus de chance d’avoir un représentant de qualité et compétent que juste populaire.
chaque fois qu’un cercle doit choisir une personne, elle le fait par consentement. Chacun exprime son choix et les raisons.
l’élection ne fait pas de perdants (ni de gagnant)
le choix se porte sur les gens de confiance et qui ont les compétences
Quels sont les facteurs importants pour gagner une élection ?
Quand on a une approche électoraliste des élections, c’est très important.
Mais quand on a des bonnes idées à défendre, c’est aussi important de gagner des élections.
Donc on est obligé de savoir un peu quels sont les facteurs qui peuvent avoir de l’influence.
Mais je n’arrive pas à m’oter de la tête, l’idée que c’est quand même dangereux de donner le pouvoir à ceux qui le demande !
J’aime bien le concept de stochocratie, l’élection par tirage au sort. C’était une pratique de la démocratie athénienne dans l’antiquité. C’est à mon avis le seul moyen d’avoir une représentation fidèle d’une population. Ce qui a mon avis est le but d’un parlement.
Mais en pratique, je remarque que c’est déjà souvent bien différent. On n’y trouve déjà que les gens intéressé par la politique. Ce qui est déjà un biais énorme.
Bref, c’est une autre discussion.
Ici quels sont les facteurs qui influencent une élections, indépendament des idées du candidats ?
Sur les listes électorales et sur les affiches il y a souvent quelques informations de base pour décrire une personne:
Sur les listes:
le nom
l’année de naissance
la profession
Sur les affiches:
la fonction politique exercée
la famille
les hobbies
célibataire, mariée, divorcé.. etc..
la photos
Pour avoir participé à plusieurs élections et en avoir observé d’autres. Voici quelques informations que j’ai retenues.
Il y a des gens qui:
ne votent que pour les femmes
ne votent que pour les jeunes
tracent les jeunes
Est-ce qu’il y a des endroits d’une liste qui sont plus propice a être élu ?
Est-ce que le début de la liste est mieux ? .. sinon on risque d’être tracé à la fin par manque de place dans son choix ? Je ne sais pas.
J’ai un exemple de deux candidats psychologues de profession. Un arrive en premier et l’autre en dernier des résultats des élections.
Il semble qu’il y a des gens (des psychotiques surtout) qui tracent toutes les professions qui commencent par « psy.. » ce n’est donc pas une bonne profession à indiquer.
En effet, les deux psy sont les plus tracé de la liste. Mais un des deux a été le plus ajouté sur d’autres liste. Donc il gagne l’élection.
J’ai toujours été frappé par l’extraoridinaire stabilité des résultats d’élections d’une fois à l’autre. Le classement est souvent identique avec les mêmes personnes. La proportion entre les partis est à très peu de chose identique.
Ce qui change le plus, c’est les créations et fusions de partis. Ainsi que les apparentements. Ce jeu d’alliance permet à des petits parti de faire pencher la bascule d’un côté où de l’autre. Sans apparentement,iIl peut attirer une partie de l’électorat dans un trou noir… c’est une perte de voix. ça arrive si le quorum n’est pas atteint. Ça peut représenter 1% de voix. Mais c’est parfois un siège de différence qui peut faire pencher une majorité d’un côté ou d’un autre.
Le nom de la personnes est important. Les noms de familles locaux sont toujours favorisés. De plus si on est le fils ou la fille de… du médecin, de l’institutrice, de la pharmacienne, le patron de café. Des gens qui voient du monde localement.
Les noms étrangé sont toujours rejeté. Mon pote Mohamed n’a jamais réussi à être élu.
Pour une élection locale, le fait d’avoir fait toute sa scolarité et son école dans le village compte. On connait de vue beaucoup de monde.
Surtout, il faut être connu dans le milieu associatif local. Il y a déjà tous les membres de son associations qui nous connaissent et qui votent potentiellement pour nous.
Pour être élu, il faut sortir de la masse. Peut importe ses idées. Il faut que l’on se souvienne de qui on est..
C’est le cas d’un Daniel Brélaz qui est énorme et qui a un gabarit que l’on reconnait de loin. En plus, il est connu pour ses cravate à chat.
On ne se souvient pas de ses idées, mais on sait que c’est le gars aux cravates à chat. Ça suffit.
Puis il y a des gens comme Daniel Rossellat. Il est connu comme le patron du festival Paléo qui attire des dizaines de milliers de personnes chaque année. Du coup, il est connu et c’est facile pour lui d’être élu.
C’est pareil, pour Arnold Schwarzeneger qui a été élu gouverneur de Californie par ce qu’il est mondialement connue en tant qu’acteur.
Mais après, pour tenir, il faut aussi avoir des idées !
Parfois on observe des dynasties, même dans les pays démocratique. Les USA sont le meilleurs exemple. George Bush père et fils ont été président.
En suisse aussi nous avons ce phénomène. Eveline Widmer Schlumf a été présidente de la confédération tout comme son père Léon Schlumpf.
pourquoi il y a peu d’ouvrier élus ? => ils pense que les gens de leur milieu n’ont pas de prestige !
flatter l’électeur => faire des promesses
écraser l’adversaire par répétition et contagions
Ex: prétendre que personne n’ignore un crime commis par son adversaire => il devra se justifier ! La meilleure défense aurait été de retourner une attaque en lançant aussi des affirmations.
programme écrit pas trop catégorique. (on risquerait de nous l’opposer plus tard)
programme oral très excessif
utiliser les mots magiques (démocratie, liberté, etc..)
les votes sont toujours dans les mains des marchands de vins !!! (effectivement, on a un conseiller d’Etat vigneron !)
Ce dernier critère est intéressant. Il est vrai que les vignerons ont la cote. Les débats se font souvent autour d’un verre. La politique informelle et la plus efficace se fait toujours en coulisse à la buvette.
Puis il y a des confréries de vignolants pour les élus.
Je dois dire qu’il y a effectivement des liens très serré entre la politique et le vin ! (en tout cas dans ma région)
Les sondages
Les sondages peuvent être très utiles pour influencer le vote.
Surtout pour se faire connaitre.
Je me souviens de l’exemple de Bayrou, dans l’élection présidentielle française en 2007. Il n’était qu’un des nombreux candidats secondaire.
Puis un jour, un sondage s’est trompé dans une publication, et il a été crédité de plus d’intention de vote que les autres secondaire. Il est ainsi sorti de la masse et a pu présenté son programme.
Il est devenu connu et a réalisé concrètement son avance fictive sur les autres candidats secondaires.
Pourquoi les sortants ont plus de chance d’être élus que les nouveaux candidats
On parle aussi souvent de prime au sortant.
Une personne élue sera réélue la plupart du temps, alors que d’autres nouveaux n’y arriveront pas.
On attribue souvent cette réussite au fait que la personne est plus connue par ce qu’elle est élue. Mais on est étonné de voir que souvent ce n’est pas le cas.
D’après moi, une personne qui a réussi à être élue une fois le sera quasiment toujours. C’est la stabilité du système. A la base elle avait une masse critique d’électeur pour se faire élire. Sa base ne va pas beaucoup changer.
Donc il est faux de dire que c’est le fait d’avoir été déjà élu qui assure la seconde élections. En fait rien n’a changé. L’avantage face au nouveau est seulement que la personne déjà élue sait qu’elle a une base électorale présente.
C’est exactement ce que montre le problème de Diagoras.
Nous de voyons que ce qui marche, que ce qui a du succès, nous oublions les échecs, les déchets, ceux qui n’ont pas réussi. L’humanité est là depuis longtemps, il n’y a pas de raison que ça ne continue pas. Voir les choses ainsi, c’est oublier que plus de 99% des espèces qui ont vécu sur cette planète ont disparues!
De même, au jeu, on parle de la chance du débutant. ça n’existe pas. Les débutants ne sont pas plus chanceux que les autres. C’est juste que ceux qui perdent dès le début ne se lancent pas dans le jeu. Alors que ceux qui gagnent sont encouragé à persévérer.
Ainsi, comme dans le club des élus, il y a un club des joueurs. La vision de base est celle des gagnants et c’est un biais.
Proposition des parti PDC => Urs Schwaller PLR => Didier Burkhalter et Christan Luscher PS => Urs Schwaller (majorité) Burkhalter (minorité) 15 UDC => christian Luscher Vert => Urs Schwaller (majorité) Burkhalter (minorité) PBD =>
urs schwaller = PDC + maj PS + maj vert = 46 + ~35 + ~20 = ~101 Didier Burkhalter = ?PLR + min PS + min vert = ~25 + ~15 + ~2 = ~42
8h45 début du premier tour 9h05 résultat du premier tour
délivré 245 rentré 245 blanc 0 nul 0 majorité 123
Didier Burckalter 58 Christian Luscher 73 Urs Schwaller 79 Dick Marty 34 divers 1
Allocution de Dick Marty Il propose de voter pour les candidats officiels. Mais il propose aussi réfléchir à la représentation du tessin. ça veut dire qu’il fait de la pub pour lui ??
délivré 245 rentré 245 blanc 0 nul 0 majorité 123
Didier Burckalter 72 Christian Luscher 72 Urs Schwaller 89 Dick Marty 12 divers 0
9h29 début du 3ème tour
délivré 243 rentré 243 blanc 0 nul 0 majorité 122
Didier Burckalter 80 Christian Luscher 73 Urs Schwaller 95 Dick Marty 5
Allocution de Christian Lüscher Il annonce qu’il se retire et qu’il propose de reporter ses voix sur Didier Burkhalter.
Le but de la journée est de trouver des successeurs pour Moritz Leuenberger (PS) et Hans-Rudolf Merz (PLR) qui sont démissionnaire.
Moritz Leuenberger a été élu au conseil fédéral le 27 septembre 1995 !
Les candidats officiels sont:
Karin Keller-Sutter (PLR)
Johann Schneider-Ammann (PLR)
Jean-François Rime (UDC)
Jacqueline Fehr (PS)
Simonetta Sommaruga (PS)
Brigit Wyss (verts)
Elections de remplacement de Moritz Leuenberger.
Discours de Ursula Wyss (PS) annonce que le PS propose un choix. Il est cohérent avec ce qu’il prône pour les autres.
Chef de groupe (UDC). On est le plus grand parti. On veut un siège. C’est pour représenter les citoyens qui veulent plus de sécurité et payer moins d’impôt. Il propose Jean-François Rime.
Brigitta Gadient (PBD) Va soutenir Simonetta Sommaruga et Johann Schneider-Amman.
Urs Schwaller (PDC) pas de recommendation de vote. Dans les essais c’était pas assez claire.
Maya Graf (verts) les verts soutiennent les 2 candidatures socialistes.
Caspar Baaderer: L’udc a peur que dans le climat de crise partout dans le monde, des gens viennent chercher ce qu’ils ont besoins là où ça se trouve…. donc chez nous !
Vous avez le choix: la concordance, ou un gouvernement avec des conditions. Un système de coalition.
Doris ok, 2ème siège revendiqué … Rime et Walter.. et 3ème bien entendu
PS (57)
Ursula Wyss:
Réélection des sortants. Proposition de Alain Berset et Pierre-Yves Maillard pour le 7ème siège.
PLR (41)
Gabi Huber:
La prospérité grâce à la productivité de nos entreprises. Donc assurer la confiance.
Le PLR votera pour ses candidats et pour le ticket UDC au 2ème tour !
PDC (44)
Urs Schwaller: On élit les sortants.
Liberté de vote entre Maillard et Berset
Revanche sur l’udc qui a viré Ruth Mezler ! Veut un CF cohérent.
Verts (17)
Antonio Hodgers: Que signifie la concordance ? .. pas tous la même définition ! Pas de concordance sur la définition de la concordance.
Liberté de vote. Un CF collégial, fort et cohérent.
Statut quo.
Verts libéraux (14)
Tania Angelina Moser: statut quo. => L’udc veut imposer sa propre vision sans vouloir assumer sa responsabilité.
Soutiens pour Alain Berset, pour la grande majorité du groupe.
PBD (10)
Hansjürg … : Forcément oui pour Eveline Widmer-Schlumpf. L’UDC est responsable de la situation. Eveline était dans l’UDC au moment de son élection !
Statu quo.
MCG (1)…. sans groupe !
Pronostic pour Eveline Widmer-Schlumpf:
=> pour = PS(57) + PDC(44) + Verts(17) + Verts libéraux(14) + PBD(10) = 142 => contre = UDC (62) + PLR (41) = 103 (un absent.. donc max 102)
=> mcg ?
=> Il semble qu’elle va être élue. Question: est-ce que l’UDC va lancer des candidats contre le PLR et le PS ?
Il manque un UDC aujourd’hui. Le conseiller aux Etats de Schwyz: Peter Föhn… à cause d’un délai de recours de 10 jours…
Divers: 14 ?? … est ce que les commentateurs de la TSR peuvent se taire pendant l’annonce des résultats !!!
Election de Simonetta Sommaruga
Caspar Baader
Rupture de la concordance. L’UDC est donc libre.
Jean-François Rime sera proposé contre tous les candidats à venir. Hansjörg Walter. n’est plus candidat.
Pour l’emploi, pour l’indépendance de la suisse, contre l’union européenne. Pour réformer les assurances sociales. Pour faire face à l’afflux de réfugié économique.
Ursula Wyss
Cette attaque est un acte de représaille. Le PS à droit à 2 siège et nul de ne le conteste hors de l’udc. C’est petit. Mais on a l’habitude ! Nous voulons un gouvernent stable. Pensez y avant de voter.
Le PLR a soutenu le PS (tous.. elle mets sa main au feu !)… donc on aimerait que le PS soutienne le PLR. L’UDC se saborde en attaquant son seul allié !
Elue avec … La tsr reste parler avec maillard…. on ne voit rien… mais elle semble élue à entendre les applaudissements 😀
12h27.. Assermentation !
Avec une choix à faire.. je le jure devant dieu… ou je le promet…
Election de la présidence de la confédération
Selon le tournus, c’est Eveline Widmer-Schlumpf qui s’y colle… et Ueli Maurer Vice-président.
… On ne verra pas à la TV… la TSR rend l’antenne à 12h37.
Eveline-Widmer Schlumpf a été élue à la présidence de la confédération avec 174 voix.
Elections au conseil fédéral du 9 décembre 2015
ça a bien changé depuis que j’ai commencé cette page….. maintenant il y a de nombreuses page sur le net… je n’ai plus besoin de suivre à la TV… (et d’ailleurs je n’ai plus de TV 😛 )
On peut aussi suivre les discussions sur twitter avec le hashtag #CF2018 et #brwahl18
C’est une élection sans candidats. Mais…
Il y a une quarantaine de dossiers qui on été envoyé par des citoyens en tous genres. (il n’y en avait qu’une douzaine lors de la précédente élections)
Il y a des candidats favoris:
Pour le siège PDC:
Viola Amherd (VS) (Avait déjà eu 16 voix 4 ans plus tôt lors d’une élection au CF…)
Heidi Z’graggen (UR)
Pour le siège PLR:
Karin Keller-Sutter (SG)
Hans Wicki (Nd)
Si il y a au moins 10 voix pour une personnes son nom est cité.. sinon on en saura rien….
Pendant les 2 premiers tours il est possible de mettre tous les noms. Après il n’y a que les candidats qui ont eu des voix qui ont le droit de participer.
C’est la tessinoise Marina Carobio qui préside l’assemblée fédérale.
Remplacement de Doris Leuthard
1er tour
Bulletin délivré: 244
blanc: 4
nul: –
Bulletins valables: 240
majorité absolue: 121
Est élue…. Viola Amherd.
Viola Amherd: 148 voix
Heidi Z’graggen: 60 voix
Gerhard Pfister: 17 voix
divers: 15
Et bien c’était rapide…. pas de coup de théâtre.
Remplacement de Johann Schneider-Ammann
1er tour
Bulletin délivré: 244
243
blanc: 6
nul: 0
Bulletins valables: 237
majorité absolue: 119
Est élue….
Karin Keller-Sutter: 154 voix
Hans Wicki: 56
divers: 27
2 élections au premier tour !! C’est rare ! .. La dernière fois, c’était pour Doris Leuthard en 2006 !
Bon, et bien voilà, il est 10h.. les deux élections sont terminées. L’apéro va démarrer 😉
Partez pas… il reste encre l’élection du #Président de la Confédération et de la vice-présidente du Conseil fédéral ! Mais c’est vrai qu’en #Suisse.. tout le monde s’en fiche de l’élection présidentielle !
C’est un tournus… donc les jeux sont généralement fait d’avance !
Donc voilà:
Bulletins délivrés : 232
Bulletins récoltés : 232
Blancs : 16
Nuls : 7
Valables : 209
Est élu avec 201 voix, M. Ueli Maurer… comme en 2013
=> il s’est amélioré en 2013 il n’avait eu que 148 voix.
En Suisse le président est un citoyen comme un autre… La preuve avec Didier Burkhalter qui prend le train…
Où encore Doris Leuthard qui est obligé de voyager assise sur les escaliers d’un train bondé… elle qui était aussi la cheffe du département des transports !!! On voit bien qu’elle connait le sujet !
Elections au conseil fédéral du 11 décembre 2019
Comme tous les 4 ans, c’est tout le conseil fédéral qui doit être réélu. En général, on prend les même et on recommence.
Aujourd’hui, suite à la « vague verte » aux dernières élections fédérales d’octobre, il y a le parti des verts qui soutenu par le PS aimerait bien une conseillère fédérale. Regula Rytz a été proposée.