L’ère de l’électronique est finie

L’ère de l’électronique touche à sa fin !

Voilà.. c’est lâché, et c’est un électronicien qui vous le dit !

Difficile à croire ?

électronique poussiéreuse.jpgDans un monde où l’électronique prend une telle place, il est difficile de croire que l’on va voir disparaitre d’ici peu tous nos gadgets électroniques, tous nos processeurs au silicium que nous emportons partout avec nous dans nos baladeurs mp3, téléphones, et autres iGadgets….

Les gourous des techniques du futur sont plutôt en train de dire que l’électronique s’insinue de plus en plus partout.

Après avoir colonisé le monde des télécommunications, l’électronique s’insinue dans nos maisons avec la domotique, dans nos moyens de transports, de l’avion au vélo en passant par la voiture qui pilote toute seule. Une partie grandissante de ce que nous achetons est muni d’une puce RFID

La médecine a tendance à transformer le corps humain en machine. Il n’est pas rare de rencontrer des gens qui ont un peacemaker, et/ou un appareil auditif…

Les cyborgs sont partout !

Le rêve du mouvement transhumaniste est en train de se réaliser.

Cependant, je persiste à dire que nous sommes au début de la fin de l’ère de l’électronique !

Je vois deux facteurs principaux qui me conforte dans cette idée:

  • les ressources planétaires nécessaires à construire des gadgets électroniques sont bientôt épuisées
  • il existe un nouveau domaine technologique bien plus prometteur que l’électronique

déchets électroniques.jpgEn effet, l’explosion de l’électronique bouffe des ressources naturelles. Nous consommons de plus en plus de métaux et terres rares. Ce réservoir de ressources n’est pas infini.

Dans un monde où il y a quasi autant d’habitants que de téléphone mobile, le problème des ressources est limitant.

On ne va pas pouvoir continuer indéfiniment à exploiter des gens et des mines au Kivu pour obtenir le coltan nécessaire à la fabrication des condensateurs au tantale !

Ce facteur des ressources naturelles limitées est important, mais je ne crois pas que c’est celui qui va tout faire basculer.

Comme souvent, c’est plutôt la découverte d’une autre manière de faire qui va changer les habitudes et nous faire changer d’ère.

Les ruptures technologiques sont capables de faire crever les plus grands empires. Un des meilleurs exemples est celui de Kodak.

Après avoir dominé le monde de la photo pendant un siècle, Kodak s’est retrouvé en faillite pour ne pas avoir su gérer un saut technologique, pour ne pas avoir su gérer l’arrivée de l’appareil photo numérique.

Une entreprise spécialisée dans la chimie n’est pas facilement reconvertible en une entreprise d’électronique !

Le phénomène est facile à comprendre, mais alors quelles sont ces techniques qui vont balayer l’électronique, quelles sont ces techniques qui vont provoquer la faillite des Intel et Apple ?

…. C’est la biologie. Plus précisément la biologie de synthèse.

Qu’est ce que la biologique de synthèse ?

Le mythe de la biologie de synthèse se construit comme celui de la micro-informatique durant les années 1970.

Un biofilm bactérien programmable par la lumière construit par les équipes iGEM de l’UT Austin / UCSF durant la compétition de biologie synthétique Igem 2004 [2]

Dans le scénario, on remplace les deux fondateurs d’Apple Steve Jobs et Steve Wozniak qui bidouillent des ordinateurs dans leur garage, par Meredith Patterson, 24 ans, qui bidouille des bactéries et de l’ADN dans sa cuisine.

On peut dire que Meredith joue aux Légos. Elle assemble des « biobricks », sorte de fonctions standard biologiques, ceci afin de construire l’organisme de son choix.

Elle va chercher des séquences ADN sur le net, elle les assemble dans un programme informatique, puis elle synthétise l’ADN comme elle imprimerait une feuille de papier.

Ce genre de synthétiseur d’ADN s’achète sur eBay pour un prix abordable par un particulier.

Une fois l’ADN produite, on va l’introduire dans le noyau d’une bactérie que l’on a sous la main. La bactérie se reproduit, et voilà, un nouvel organisme est né de la base du programme composé sur l’ordinateur.

En quelque sorte, c’est de l’informatique biologique:
le logiciel de la cellule a été changé !

Cette technique est très récente. Le premier organisme vivant entièrement créé par l’humain a été synthétisé il y a moins de deux ans !

C’est en mai 2010, que l’équipe de Craig Venter à créer la bactérie Mycoplasma laboratorium.

Ainsi, depuis quelques années, il existe des jeunes biohackers qui s’échangent sur le net des séquences d’ADN, et qui réalisent dans leur cuisine ce que des batteries de chercheurs tentent de réaliser depuis des années avec des OGM.

Les applications de la biologie de synthèse

Modélisation de la protéine de Miraculine

Meredith Patterson a à son actif la création d’un détecteur de mélamine. Une bactérie devient fluorescente au contact de ce poison qui à rendu malade des dizaines de milliers de personnes et tué des bébés en chine.

Elle a également réussi à construire une « usine bactérienne » pour produire de la miraculine, un édulcorant très puissant qui a un pouvoir sucrant bien supérieur à ce que l’industrie alimentaire utilise.

Chaque été le concours IGEM est organisé pour les jeunes afin de trouver des applications innovantes.

Dans les applications, on trouve toute une catégorie de détecteurs à l’instar du détecteur de mélamine. Des étudiants de l’université d’Edimbourg on fait un détecteur d’arsenic dans l’eau.

Une autre grande catégorie d’applications est la création d’usines bactériennes. Ces usines sont souvent capables de créer ce que des processus industriels n’arrivent pas à faire, comme avec l’exemple de la miraculine.

Ainsi, on tente de fabriquer des hydrocarbures pour en faire des biocraburants ou remplacer le pétrole dans les nombreux matériaux qui en sont composés.

A l’aide d’usines bactériennes il est aussi possible de fabriquer des médicaments. On peut imaginer ne plus avaler de médicaments, mais l’usine qui va générer, à interval régulier, le médicament.

Des projets de biofilm existent aussi. Il est ainsi possible de faire des écrans biologiques ou des panneaux solaires !

Ici on voit clairement que l’ère de l’électronique touche à sa fin. Pourquoi construire un écran avec du silicium, s’il suffit de programmer une bactérie et de la laisser se reproduire dans un milieu favorable !

Calculateur biologique

Quelques étapes d’évolution du jeu de la vie

Remplacer les écrans c’est bien, mais le coeur de l’informatique repose sur des processeurs. Est-il possible de faire des calculateurs biologiques ?

C’est ici que la science des automates cellulaires entre en matière. Il a déjà été prouvé que des jeux basés sur des règles très simples comme le jeu de la vie sont en fait capables d’être des calculateurs programmables.

Le fait de savoir qu’un automate cellulaire correspond aux critères d’une machine de Turing, prouve qu’il est possible de faire des ordinateurs biologiques basé sur ce principe.

La voie à l’informatique biologique est ouverte !

Quelques questions d’éthique

La biologie de synthèse offre des perspectives infinies, mais elle met directement en danger notre propre existence et celle du monde dans lequel on vit !

Est-ce que l’on doit vraiment poursuivre dans cette voie ?

adn_in_a_bottle_ocal.pngC’est une grande question à débattre. C’est ce débat que lance biologiste français, Joël de Rosnay, dans sont livre « Et l’homme créa la vie » (disponible en pdf pour le lire sur bouquin électronique comme je l’ai fait.)

Afin de limiter les risques, il existe plusieurs techniques de confinement utilisables. Une des plus originale est de ne pas utiliser les mêmes base d’ADN que celles dont on est composé. Il est possible actuellement de créer une chaine d’ADN composé d’autres acides aminés que les bases A, C, T, G.

J’ai lu ce scénario dans un recueil de science fiction écrit il y a une quinzaine d’années, et voilà que la réalité dépasse la fiction.

Une autre question d’éthique se pose. Jusqu’à la création de la bactérie Mycoplasma laboratorium, tout être vivant était naturel. Il existe maintenant de la vie « artificielle ». Quelle est son statut ?

Est-ce que ces nouvelles formes de vie sont également protégées par l’article 120 de la constitution suisse qui demande de respecter l’intégrité des organismes vivants ?

L’avenir n’a pas fini de nous étonner !

Gardons l’esprit ouvert à tout pour pouvoir préparer cet avenir !

identification des points clés de changements qui influenceront le futur

Points clés d’instabilité qui influenceront le futur

Au fil du temps, je remarque que j’aime beaucoup faire des paris sur le futur et regarder après coup comment ont évolué les chose.

J’ai déjà tenté plusieurs fois de faire des tentatives de prospectives. J’ai aussi dit que le futur est totalement imprévisible, qu’il est largement soumis aux cygnes noirs. J’ai expliqué tout ceci dans un article il y a quelques mois.

Mon point de vue actuel sur le futur est qu’il y a des grandes doctrines, des grandes tendances, des événements que l’on sait qu’ils vont arriver. Ou que si tout continue sans grand changement, il vont arriver. Mais on ne sais jamais quand.

Le moment précis dépend d’un cygne noir. D’un événement déclencheur.

Me voici maintenant à Noël 2011.

On peut faire le bilan de l’année. 2011 une année assez riche en événements. Voici très en vrac quelques idées de bilan et de tendances pour le futur.

chappatte ère du nucléaire.pngDans les grandes tendances, on peut dire que statistiquement, on sait qu’un accident nucléaire peut arriver. (même si on nous dit que c’est impossible.. que tout a été fait pour que ça n’arrive pas.)

Cet événement est arrivé. Après Tchernobyl, le nom de Fukushima est maintenant synonyme de catastrophe nucléaire.

Dans les tendances sociales, on sait que le monde est plein de dictateurs. On sait que la vie d’un dictateur est limitée, et que forcément un jour il va disparaitre. Il ne sera plus grand chef. Mais on ne sait jamais quand, pourquoi et comment.

L’année 2011 à vu la fin d’un nombre impressionnant de dictateur, tyran, président à vie, etc…

chappatte combien d ennemis facebook.pngTout ceci est parti d’un cygne noir. Un événement imprévu. L’immolation du jeune tunisien Mohamed Bouazzizi. Par son immolation il a mis le feu au monde arabe…. et au monde tout court.

Le printemps arabe à vu la fin du régime Ben ali en tunisie, puis Moubarak en Egypte, et Kadhafi en Libye. Les voisins se sont assoupli (maroc), ou sont toujours en guerre contre leur population (Syrie).

D’autre transition de pouvoir autoritaire se sont faite, on peut évoquer Gbagbo en Côte d’ivoire, Berlusconi en Italie et Kim Jong il en Corée du Nord.

Bref.. 2011, mauvaise année pour les dictateurs.

Les mouvements du printemps arabe sont devenus une sorte de cygne noir pour le mécontentement latent dans le monde occidental.

C’est couplé avec le mini livre « indignez-vous » écrit par l’icone de la résistance et défenseur de droits de l’homme, Stéphane Hessel, qu’est né le mouvement des indignés.

Une révolte populaire et un slogan. Voilà ce qu’il manquait pour embraser le monde.

Après ce printemps arabes, cet été espagnol et européen. Voilà que le mouvement s’étend aux USA, avec le mouvement Occupy Wall Street.

Le visage de Guy Fawkes se répend au 4 coins du monde pour protester contre le système.

Voilà l’état actuel des choses.

Personne ne sait comment tout ceci va évoluer. Tout ce que l’on remarque c’est une instabilité grandissante. C’est le moment propice pour de grands changements, mais lesquels ?

Les indignés s’indignent…. les fossoyeurs de dictateurs les font tomber…. On ne veut plus du nucléaire (en suisse, mais pas partout)…  mais après ?

On demande aux indignés ce qu’ils proposent.. mais rien ou presque…  A croire que vraiment « Il n’y a pas d’alternative ». Mais c’est faux. Il y a des alternatives à proposer, mais lesquelles vont se mettre en place ?

C’est un jeu d’influence un peu comme lors de la révolution d’octobre en russie. 1917 a vu une révolution « contre »… puis les exilés sont revenu mettre en place leur vision des choses par une seconde révolution.

Quelques tendances

Le sénario tout continue comme avant est celui au quel s’attend la majorité des gens. Mais est-ce réaliste ?

  • la croissance n’est plus capable d’apporter la stabilité elle creuse les inégalité et détruit le monde
  • agriculture au pétrole… pas durable => la population augmente !
  • la moitié de la population des USA est pauvre. => Occupy Wall Street a raison et ne va pas s’arrêter.
  • Après les dictateurs dans les pays arabes, on voit émerger les seuls mouvements organisés: les islamistes !
  • Le monde est ouvert, il communique. Entre wikileaks, facebook, twitter.. pour le monde global et Weibo pour la chine. La corée du nord vas-t-elle s’ouvrir suite à la mort du cher leader ?
  • la chine commence à connaitre une diminution de sa croissance.. et des licenciements..

Futur des techniques

Après le succès des ordinateurs dans le monde occidental durant ces 30 dernières années, le téléphone a pris le relai.

Le smartphone domine. C’est un appareil personnel qui fait tout, téléphone, appareil photo, communicateur sur facebook, navigateur web, tv, livre, presse…..

On voit déjà la réalité augmentée arriver. C’est une manière de faire tout à faire propre aux smartphones, ça n’existe pratiquement pas sur des ordinateurs de bureau.

On supperpose au monde réal des informations. Voir mon article à ce propos. Pour le moment c’est au travers d’un écran de smart phone ou de tablette que l’on peut voir ce nouveau monde. Quand viendront les lunettes HUD ? .. les lentilles pour vraiment vivre dans ce monde ?

Au niveau de la diffusion mondiale, on peut dire que ce genre de smart phone n’est pas encore là dans le monde entier. Mais vu que les pays pauvres se sont précipités sur les téléphones mobiles, ils vont faire de même avec les smartphones…  pour autant que l’on puisse encore assurer qu’il y a assez de matière première pour les construires !!

Ce n’est pas gagné !

On ne parle pas encore beaucoup de cette nouvelle discipline, mais la biologie de synthèse risque de révolutionner le monde.

C’est la standardisation des lego biologique. On peut construire ce que l’on veut en matériaux biologique. C’est peut être de cette manière que l’on va remplacer les ordinateurs électronique par des ordinateurs biologiques.

Peut être que les quelques étudiants qui font actuellement joujou avec la biologie de synthèse sont les futurs Steve Jobs qui conçois un micro ordinateur dans son garage avant de conquérir le monde.

On remarque qu’il y a plusieurs phénomène technique et sociaux qui convergent. Il y a des usines qui sont des monstres qui produisent tout avec très peu de monde. C’est le cas des usines qui produisent des sérigraphies au silicium. On peut faire des écrans, des mémoires et des panneaux solaires.

Une énorme usine tourne avec un personnel minime. 15 personnes pour une énorme usine.

Ainsi c’est la fin de l’ère industrielle de masse. On a plus besoin de millions d’employés.

On peut ouvrir l’ère de l’artisanat technologique. Des individus qui composent dans leur cuisine des organismes en biologie de synthèse. On prend un code génétique sur le net. On le synthétise avec l’équivalent d’une imprimante, on l’implante dans une cellule vivante… et la bête se reproduit… on obtient l’organisme voulu. Ce n’est pas de la science fiction. C’est tout à fait actuel. C’est une pratique courante, mais méconnue.

Il existe également des imprimantes 3D, des machine capable de modeler complètement des objets, souvent à base de résine.

Certains projets d’imprimante 3D ont pour but de produire des réplicateurs. Des machines capable de s’auto-répliquer.

Ainsi on voit que l’homme crée la vie….. ou presque.

Les techniques sont en général plus efficace pour modeler le monde que la politique. Ainsi c’est de ce côté là que je pousse ma prosepection pour savoir ce qu’il existe.

Avec la fin de l’industrie de masse. On a plus besoin d’énorme capital pour investir dans des usines. Il suffit d’un petit capital. Ainsi c’est aussi la fin du capitalisme.

L’argent dette va de toute façon se kracher.. et on fera des monnaies locale fonctionnant au crédit mutuel.

caricature comment sortir de la crise qui sait hitler.pngSinon…. c’est la guerre ?

Il existe une caricature qui montre quelqu’un qui demande dans la foule « Comment on est sorti de la crise de 1929 ?« …. et le seul qui semble connaitre la réponse, c’est un moustachu caricature d’hitler….

gloups… C’est pas très sympa comme sénario !

Mais il est vrai que la 2ème guerre mondiale à fait un grand brassage de tout… et que les institutions actuelles de l’europe sont en grande partie issue de ce moment là.

Mais est-ce qu’une relance de guerre pourrait marcher ? .. pas sur… on arrive au même limite de ressources qu’avec le sénario croissance à tout prix actuel..

Par contre, on a une montée de anti-islamiste qui dépeint sur les musulmans qui est inquiétant… La votation suisse de 2009 sur l’interdiction des minarets en est un reflet.

On verra bien au score de Marine Le pen aux élections françaises.. mais ça fait peur ! Il existe un pseudo sondage web qui la montre gagnante des élections…

Après avoir regardé un extrait de débat, c’est vrai qu’elle est convainquante, elle s’en sort bien. Elle touche là où ça fait mal chez les autres. Elle propose de supprimer la loi qui interdit à la banque de france de financer l’Etat sans intérêt.

Ce qui est à mon avis une très bonne chose. Cela fait 10 ans qu’elle lutte pour une dé-diabolisation du FN.

Son père, le vieux crabe borgne de plus de 80 ans a réussi a avoir l’électorat suffisant il y a quelques années pour être finaliste de l’élection présidentielle.

Aujourd’hui, on remplace ce personnage inacceptable par sa fille, beaucoup plus jeune, blonde, plus modérée et qui porte des solutions originales pour résoudre la crise de la dette, qui dénonce l’abération écologique de l’obsolescence programmée…  elle mise sur plusieurs tableau…. je ne vois pas pourquoi ça marcherait moins bien qu’avec son père !!!

Il y a, à mon avis une réelle probabilité qu’elle soit élue !! (gloups.. on se rapproche de la carricature..)

Cette élections signifierait un clash avec l’europe. (Ne pas oublier que les français ont déjà refusés la constitution europénne ) La chute de l’euro…

Dislocation de l’europe…. instabilité…

Chasse aux étranger ? ..  Ceci me fait terriblement penser aux livres écrit par Pierre Bordage: L’ange de l’abime et les chemins de Damas.

Ces livres décrivent une europe déchirée par une gerre civile religieuse. C’est la chasse aux « oussamas »… Fanatiques Chrétiens et musulmans s’affrontent..  En lisant ces livres, j’avais l’impression de voir une film sur la deuxième guerre mondiale avec des anachronismes tel que l’internet…..

Très inquiétant… mais de plus en plus, je vois que ce sénario se crédibilise….

S’il vous plait votez pour des idées nouvelles… mais pas celles de l’extrême droite.. Il y a aussi clément wittmann qui se présente pour les élections présidentielles de 2012 en france.

Dans l’avenir de la TV, le pouvoir est chez le distributeur

Comme souvent, en rentrant chez moi, à vélo, le soir, dans la nuit noire et profonde, j’écoute des podcasts d’émissions de radio.

Dernièrement, j’écoutais l’émission médialogues de la rsr, à propos d’un grand chamboulement: la téléconnectée.

television_cartoon.pngLa vision d’Eric Scherer, directeur de la prospective et de la stratégie à France télévision ne m’a pas convaincue! J’avais même plutôt l’impression qu’il n’a pas de vision du tout !

« Depuis 15 ans l’internet a chamboulé le monde de la presse, de la musique et maintenant, c’est au tour de la télévision. La TV connectée va être un grand chamboulement » … « L’année 2011, fin 2011.. et puis surtout 2012… nous allons voir la convergence entre l’internet et la télévision… »

« C’est encore le tout début, c’est la terra incognita »

Bref, avec un tel discours, j’ai l’impression que le gars n’a pas de vision, qu’il ne sait pas où il va. C’est facile de dire que le net à tout changé. Tout le monde peut le dire !

J’ai l’impression qu’il répete souvent le même discours… « en 2011…. on verra… » .. et voilà que lors d’une interview en fin octobre 2011, il se dit « heu… c’est presque fini 2011.. et on a pas encore vu grand chose… ce sera surtout 2012…« . Il faut qu’il mette à jour son discours !

Puis, hormis un avis dans lequel il annonce que le principal changement, c’est que le téléviseur va disparaitre, que l’on affichera la tv sur des miroirs, des tables et autres surfaces, il n’y a rien d’intéressant dans cet interview.

De plus, je ne crois pas à cet avenir où toutes les surfaces deviendront des écrans. Je l’ai déjà exprimé dans un autre article. L’avenir est plutôt à la réalité augmentée.

Bref, je crois que les télévisions françaises ne vont pas changer. Pour voir l’avenir de la TV, il vaut mieux aller regarder du côté de la Télévision suisse romande.

Le découplage entre créateur de contenu et distributeur de contenu

vieille-tv.pngPour comprendre l’avenir de la TV, il faut déjà comprendre ce qu’est un média.

L’étymologie du terme média, nous apprendre que ce mot signifie moyen. Un média est un support, est un moyen de communication.

Avec l’arrivée des « mass media », on a commencé à confondre le moyen de communication et le contenu, l’information.

Un journal, la radio, la télévision, sont des médias. Dans l’acceptation traditionnelle du terme média, le support et le contenu sont très liés. Pour lire le contenu d’un journal, on achète le papier. Pour écouter la radio, on se branche sur des ondes radio, puis sur une fréquence particulière pour écouter une fréquence de radio particulière.

La télévision, utilise le même principe que la radio, mais avec l’image en plus.

Ainsi, dans la vision traditionnelle de ces médias. La chaine de TV est autant le créateur du contenu que le distributeur.

Mais si l’on revient au début de ce texte, j’explique que j’écoute des « podcasts d’émissions de radio« .

Cette phrase est étrange. Elle comporte des contradictions. J’écoute une « émission de radio« , mais sans jamais avoir eu besoin d’émettre des ondes radios !

Le principe du podcast est tout autre. J’utilise un moyen de transmission différent de l’information. J’utilise un média différent. Ce n’est plus de la radio. Le podcast est un enregistrement de son qui est diffusé via le média internet.

Voilà ce qu’a changé internet: un nouveau média, un nouveau moyen est né.

vieille-radio.pngUne émission de radio, avait pour unique moyen de se diffuser d’être émise par des ondes radio.

Actuellement, ce que l’on appelle émission de radio n’en est plus une. On écoute juste le contenu. Il existe plusieurs moyens de diffuser ce contenu, les ondes radio, le câble, l’internet en direct sur un site web, le podcast lu en différé sur un lecteur mobile.

Ainsi, l’internet révolutionne le monde des médias, car il est lui même un média dans le vrai sens du terme, mais pas un créateur de contenu.

Internet révolutionne le monde des médias, car internet est un média bon marché, tout le monde peut devenir émetteur. Ce n’est pas le cas d’une télévision ou d’une radio pour lesquelles le matériel d’émission est très cher et où la place sur les ondes est limitée.

Avec l’arrivée de l’internet, on voit une explosion du nombre de créateurs de contenu qui viennent concurrencer directement les créateurs de contenus traditionnels, les journalistes.

Le nombre de créateurs est potentiellement plus grand. Mais les créateurs peinent toujours autant à distribuer leur création.

Ces créateurs ne sont pas des distributeurs. On remarque qu’il y a un découplage entre le créateur de contenu et le distributeur de contenu.

Le pouvoir est aux mains des distributeurs et non des créateurs

L’avantage des médias traditionnels, c’est qu’ils ont un réseau de distribution. Ainsi, les médias traditionnels ont une longueur d’avance. Mais faut-il encore s’en rendre compte.

Il est un principe de base qui s’applique dans tous les domaines. C’est toujours le distributeur qui contrôle un système dans lequel des producteurs alimentent des consommateurs.

iphone.pngC’est vrai pour la distribution de nourriture et c’est vrai pour les médias.

C’est ainsi que google est devenu l’entreprise qui contrôle le web. Google ne produit pas de contenu. Google propose un service de recherche qui permet à des consommateurs de contenu d’entrer en contact avec des producteurs de contenu.

L’entreprise Apple était en quasi faillite en 1997 et est devenue en 2011 la plus grosse capitalisation boursière de l’histoire. Comment est-ce possible ?

Apple, est devenu distributeur de musique avec iTunes et son réseau d’iPod. Puis, Apple est devenu un distributeur d’applications pour son réseau d’iPhone et d’iPad.

Apple a simplifié la distribution et s’est octroyé le droit de prélever le tiers du prix de chaque transaction. Voilà le secret de la richesse.

Pour connaitre l’avenir, il faut se placer du côté de celui qui a le pouvoir d’imposer l’avenir

pelicule de film.pngDans le cas de la télévision, il faut se placer du côté du plus gros distributeur de contenu vidéo. C’est lui qui va donner les tendances pour l’avenir.

Qui est-ce ?

Vous l’avez deviné… on retourne chez google. Le plus grand distributeur de vidéo. C’est youtube !

Google ne produit pas de vidéos, il propose un service d’hébergement de vidéos. Quand on connait le coût du stockage et de la diffusion de vidéos, on se rend compte qu’il n’y a que google qui est assez riche pour offrir ce service !

… Mais il n’est pas offert sans contrepratie. En échange, google dispose d’un énorme réseau publicitaire qu’il monnaye très bien !

Ainsi, l’avenir de la télévision existe déjà !

C’est youtube ! Ou du moins les princpes que l’on retrouve sur youtube.

C’est un contenu provenant de sources diverses. C’est un contenu accessible en tout temps, sur divers supports, de la grande TV de 2 mètres de diagonales au petit écran de l’iPhone.

De plus, c’est du contenu qu’il est possible d’inclure dans la mise en page d’un autre site web comme celui-ci, ou comme facebook !

Un contenu interactif, un contenu au centre des discussions

conversation.pngFacebook est également un grand distributeur de contenu ! C’est le concurrent direct de google.

Dans le principe google, c’est vous qui devez indiquer le contenu que vous chercher.

Dans le principe facebook, même pas besoin de savoir ce que l’on veut voir. C’est le contenu que vos amis publient ou relayent qui vous est proposé.

Il y a moyen de commenter directement le contenu, d’engager une conversation autour du contenu.

L’avenir de la télévision c’est ça aussi. C’est l’interactivité. La diffusion unidirectionnelle c’est le passé. Maintenant, on commente le contenu.

Le contenu devient interactif, ainsi, dans les vidéos youtube, il est possible de placer des liens hypertextes, et même de placer des jeux !

C’est ce que j’ai découvert dans la vidéos de Cyprien à propos des vieux téléphones mobiles sur lesquel on jouait au jeu du serpent. Maintenant on peu jouer au jeu du serpent sur les vidéos !

Une autre innovation technique que l’on trouve sur youtube est la possibilité de voir des vidéos en 3D.

Comme ça, il est possible de retrouver Cyprien et son pote Norman en 3D…

En découvrant ces évolutions technologiques, vous avez découvert, au passage, les nouvelles célébrités de la TV francophone, que sont Cyprien et Norman.

Chacune de leur vidéos est un succès populaire. En moyenne chaque vidéo est vue environ 2,5 millons de fois !

Cette audience grimpe parfois à 4 voir 6 millions de vues pour certaines vidéos. Ce qui dépasse parfois l’audience du journal de 20h de TF1 !

A titre de comparaison, les 10 meilleures audiences des TV françaises en 2011 naviguent entre 9 millions de téléspectateurs pour des séries comme « The Mentalist » ou « Dr House » à un record de 15 millions de téléspectateurs pour la coupe du monde de Rugby !

En suisse romande, où l’on trouve 60 fois moins d’habitants, la télévision suisse romande se défend bien avec une audience de près de 400 000 personnes pour le journal et la météo.

Et du côté des célérbités romandes sur youtube, Anasteak débute bien, mais n’est pas encore au niveau de ces concurrents français !

La télévision de demain est déjà celle d’aujourd’hui

Si j’observe mes habitudes de consommation de télévision. Je remarque que je ne regarde plus la télévision !

L’écran qui trône dans le salon est un objet que je n’utilise plus. Les chaines de télévision traditionnelles ne m’intéressent plus.

BigRedSmile_A_new_Computer.pngLa télévision traditionnelle est en voie de disparition. Mais pas le contenu vidéo. De loin pas. Youtube est tout de même le 3ème site web le plus visité au monde, juste après google et facebook… qui bien souvent servent à rabattre les utilisateurs vers des vidéos.

Pour le contenu de divertissement, je regarde souvent du contenu provenant de chaines hébergées par youtube.

Pour les documentaires, j’apprécie beaucoup la télévision suisse romande, qui met à disposition toutes ses émissions et ses archives sur le web, et souvent en podcast.

Pour l’information, je préfère la télévision locale, canal-alpha, qui propose également des podcasts de son journal, mais aussi des vidéos en lien avec les articles de la presse locale sur un site web commun: arcinfo.ch.

Conclusion… où est le grand chambardement annoncé de la télévision connectée ?

Je ne vois rien de révolutionnaire pour 2012. La télévision connectée ça fait déjà quelques années que je l’utilise quotidiennement via mon ordinateur.

Ce qui peut changer, c’est que l’on remplace le meuble du salon appelé télévision par un ordinateur !

(mais c’est déjà le cas pour quelques personnes que je connais !)

Petite histoire d’un certain futur

Petite histoire d’un certain futur….

20ème siècle:

  • Guerre froide. Bloc de l’est contre bloc de l’ouest. Tout est focalisé la dessus.

1989: Chute du mur de Berlin. Le bloc de l’est est en déconfiture.

  • La chute du bloc de l’est modifie la donne. Le système économique capitaliste est le seul.
  • Fuite en avant dans le capitalisme dur et l’ultra-libéralisme. Les services publics sont libéralisés, l’état perd de son importance.
  • 2001: Attentat contre le WTC.

Le monde et principalement les états*unis découvrent que le monde n’est plus unipolaire. L’islamisme montant des 25 dernières années montre clairement par des attentats son refus du monde actuel et prône le retour à la loi divine d’Allah.

  • Durant les années suivantes, les maîtres du monde capitaliste, instaurent des lois permettant de consolider leurs empires financiers, et tout cela en prétextant la lutte contre le terrorisme islamiste.

  • Des progrès significatifs sont fait dans le domaine de la génétique, comme le clonage humain, ou des OGM de plus en plus efficaces.
  • Les ultras-libéraux consolident leurs empires en faisant le commerce d’OGM. Cette pratique rend les petits paysans totalement dépendant des multinationales de la génétique.
  • L’opinion public européen prend peur et interdit totalement le commerce d’OGM et tout ce qui touche au modifications génétiques.
  • Après le coup dur de l’interdiction des sciences de la vie en Europe, les cartels de la génétique se concentrent sur l’asie et notamment la Chine.
  • C’est en Chine que fût fondée la première communauté de recherche pour l’amélioration de l’ADN humain.
  • En Europe, la réponse aux communautés de recherche pour l’amélioration de l’ADN humain arrive. Ce sont les communautés naturalistes. Les naturalistes prônent une non ingérence totale dans l’organisation de la vie telle qu’elle s’est formée naturellement. Ils prônent également l’harmonie avec la nature.
  • Les laboratoires de génétiques chinois arrivent a des résultats intéressants. Sur le principe des OGM végétaux comme les céréales, les chercheurs en biotechnologie améliorent l’ADN humain en incluant des gènes de protection à diverses maladies.

Poursuivant dans cette lancée de résultats encourageant, certain chercheur débute le programme animaux « Biotek ». Ce programme a pour but de concevoir de toute pièce un organisme biologique.

  • Parallèlement aux progrès de la génétique, mais plus discrètement, l’informatique fait également d’énormes progrès.

L’informatique devient symbiotique. Elle s’insinue partout.

  • Les néguentropes, dont le but est de créer et accumuler de l’information, profitent des progrès de l’informatique pour développer encore plus la fusion homme*machine et ainsi accumuler encore plus d’informations.
  • Les naturalistes se dressent contre la fusion homme*machine. Ils lancent une grande opération de destruction de plusieurs usines d’implants homme*machine.
  • Le projet Biotek réussit. Des chercheurs chinois sont parvenu à créer de toute pièce un être vivant ressemblant à un rongeur.
  • Les islamistes tiennent toujours le restent du monde en otage à coup d’attentats. La guerre sainte continue.
  • Les néguentropes lancent une sonde spatiale abritant un programme informatique « intelligent ». C’est d’après eux le premier être vivant adapté au vide spatial !
  • Pour renchérir, les Biotek (le groupe de chercheurs c’est fait baptisé du nom du projet) se lancent dans le projet de créer un être vivant biologique adapté au vide spatial.
  • Les ultras-libéraux investissent massivement dans ce nouveau projet biotek dans le but d’étendre leurs empires commerciaux au système solaire entier.
  • L’ère de la colonisation spatiale commence.
  • Les Bioteks mettent sur orbite le premier être vivant biologique adapté à l’espace.
  • Cet événement relance l’engouement pour la biotechnologie. De nombreuses personnes créent des communautés vivant uniquement pour et par le biotek. Le mouvement Biotek prend de l’ampleur.
  • Les néguentropes s’associent avec les Bioteks afin de créer des habitats spatiaux mi-biologique, mi-informatique.
  • Certaines communautés Biotek émettent la volonté de se dissocier complètement des empires financiers ultras*libéraux dont elles étaient issues. Cependant, les maîtres du monde capitaliste ne l’entendent pas ainsi. Ils ne veulent pas perdre leurs investissements.

Cette mesure est la source de nombreux conflits qui se sont terminés par le départ dans l’espace de nombreux Bioteks. En effet, les Bioteks ont décidés d’aller vivre dans des communautés d’habitats dans le vide spatial. Nombres de néguentropes se sont associés à cet exil.

  • La première ville spatiale est née.
  • Néguentrope
  • Bitoek
  • Ultra-Libéraux
  • Naturaliste
  • Isalamiste
13 Oct 2006 : 16:25

De quoi notre avenir sera fait ?

Comment déceler les tendances qui marquerons notre avenir ?

graphe.pngBeaucoup de gens cherchent à savoir de quoi l’avenir sera fait. Beaucoup de gens ont leur petite technique de boule de cristal.

Les technocrates et économistes aiment bien faire des graphes avec les données actuelles, puis prolonger les courbes pour montrer de quoi sera fait l’avenir. C’est en général totalement faux. Surtout si l’on fait appel a des courbes exponentielles.

C’est avec ce genre de raisonnement que les gens du 19ème siècle pensaient que les grandes villes seraient envahie d’une couche de 2m de crottin de cheval au 20ème siècle !

Qui avait prévu que l’on roule majoritairement au pétrole ?

Si l’on se plonge dans le monde de la bourse, on y découvre plein de gens qui inventent des techniques pour effectuer des placements sûrs. D’une certaine manière, il tentent de prédire l’avenir.

Les mathématiques sont infaillibles

banque-euro.pngEn 1997, MM. Merton et Scholes ont même été récompensés en recevant le prix de la banque de suède en mémoire d’Alfred Nobel (trop souvent faussement nommé prix Nobel d’économie) pour leur contribution dans le modèle de Black-Scholes, un modèle mathématique sensé assurer des placements sûrs.

Forts de leurs croyance en ce modèle, MM. Merton et Scholes ont créé la société Long Term capital Management. Même le nom de cette société transpire de confiance absolue dans leur technique de prédiction de l’avenir.

Résultat, en 1998, (une année après leur récompense ! ) cette société est en quasi faillite. Faisant courir un risque majeur au système bancaire international.

La toute puissance des mathématiques pour prédire l’avenir, et en laquelle croyaient beaucoup d’économistes, s’effondre. Ce ne sont pas les mathématiques qu’il faut blâmer, mais le fait que ces gens ont construit un modèle mathématique correct sur des hypothèses fausses !

Les événements marquant de l’année (pas) vu par les médias

samsung-djmx1_SAMSUNG_OMNIA.pngChaque année, en décembre, les médias nous font une petite rétrospective des événements marquants de l’année écoulée. Certains médias poussent jusqu’à tenter de montrer quels seront les événements qui marqueront l’année d’après.

C’est ainsi que Xavier Colin s’est risqué à cet exercice, dans l’émission Geopolitis sur la TSR, qui avait pour titre: Bonnes ou mauvaises nouvelles ? que nous réserve 2011.

Cette émission nous fait découvrir quelques mariages princiers agendés et de nombreuses élections un peu partout dans le monde.

… Rien de très dur à prévoir… mais on ne sais jamais… Cette émission nous apprend que l’Egypte se rendra aux urnes pour élire un successeur à Hosni Moubarak, ce qui n’est pas faux… mais personne n’avait prédit qu’une révolte populaire mettrait précipitamment fin au règne du Raïs.

Personne n’avait prédit que l’auto-immolation d’un jeune marchand de légumes tunisien déclencherait des manifestations. Personne n’avait prédit que ces manifestations se répandraient dans tous le monde arabe grâce aux vidéos faites avec un téléphone samsung galaxy spica, par le cousin du marchand de légume martyr…

(étrange que samsung n’ai pas encore fait de pub pour son galaxy en disant que c’est un téléphone révolutionnaire !! 😛 )

Conclusion, cette émission Géopolitis était très intéressante, mais déjà totalement dépassée par les événements à peine un mois après sa diffusion !

Conclusion bis, on ne peut pas prévoir l’avenir. C’est peine perdue de tenter de le faire. Les événements majeurs qui influent vraiment sur nos vies et sur la marche du monde sont des événements totalement imprévisibles !

Les événement majeurs sont totalement imprévisibles

cygne_noir_sur_le_lac_de_thun.jpgC’est ce qu’essaie de faire comprendre l’auteur Nassim Nicholas Taleb dans son livre « Le Cygne noir ». Notre cerveau est piégé par de nombreux biais cognitifs qui lui font croire qu’il maitrise l’avenir. Mais l’expérience nous montre que c’est un hasard sauvage qui dirige l’avenir du monde !

Pour en savoir plus, voici le résumé que j’ai fait de ce livre…

Dans son livre, Taleb parle du principe d’induction. On pourrait aussi l’appeler, jusqu’ici tout va bien… donc il n’y a aucune raison pour que ça ne continue pas comme ça !

On a l‘impression que le futur continue toujours comme le passé, et ce sentiment se renforce. Pourtant rien ne garanti qu’un jour un événement ne viendra pas tout bouleverser.

C’est l’exemple de la dinde qui est bien nourrie toute l’année. Plus le temps passe, plus elle est en confiance, ça fait tellement longtemps que ça dure que ça n’a aucune raison de changer. Ceci jusqu’à la semaine avant Noël, où la dinde passe à la casserole !

attention-nucléaire.pngJusqu’ici tout va bien. Notre centrale nucléaire n’a jamais eu de problème, il n’y a aucune raison que ça ne change…

C’est bien ce que pensaient nos amis japonnais et le monde entier avant qu’un tremblement de terre d’une magnitude jamais vue combiné à un tsunami n’endommage sérieusement quelques réacteurs nucléaires…

Bien que les japonnais soient préparés aux séismes et tsunami, cette catastrophe n’était pas prévue et ses conséquences dépassent tout ce que l’on avait imaginé.

En dehors des conséquences directes de l’accident, les conséquences sur le monde entier se font sentir.

Si, en début d’année, j’avais parié que la ministre de l’énergie de notre belle confédération, Doris Leuthard, allait prononcer un moratoire sur la construction de nouvelles centrales nucléaires, je crois que personne ne m’aurait cru !

Zut… j’ai loupé l’occasion de me faire un beau pactole !

Les événements les plus imprévisibles peuvent avoir des conséquences majeures sur nos vies et la marche du monde.

La loi de Murphy

dé-multiface.pngUne fois un accident arrivé, beaucoup cherchent à trouver des coupables, des systèmes de sécurité qui ont mal été conçus, la cause du problème. Ceci souvent afin d’apprendre de ces erreurs et de concevoir un système infaillible.  Mais est-ce vraiment possible de concevoir un système infaillible ?

N’est pas le propre de l’accident d’être un événement négatif contre lequel toute les sécurités ont été vaines?

Comme le dit la loi de Murphy: Tout ce qui peut potentiellement foirer…. va foirer !

Cette loi me semble empreinte d’une grande sagesse. Finalement, il faut considérer que toute chose est faillible.

Il faut être prêt a assumer les conséquences de tout accident, sachant que même si la probabilité est faible et que l’on fait tout pour qu’il ne se passe pas, il risque bien d’arriver un jour !

Déceler les tendances

Même si les grands événements de l’histoire sont bien souvent totalement imprévisibles. Il reste souvent possible d’identifier quelques grandes tendances qui sous-tendent l’histoire du monde.

Emannuel Todd a développé une théorie dans laquelle il explique que ce sont les systèmes familiaux qui déterminent l’évolution des sociétés humaines. Il arrive à prédire l’avenir de quelques civilisations en se basant sur des facteurs démographiques comme le taux de fécondité, le taux de mortalité infantile et l’alphabétisation.

Dans l’émission Babylone sur la RSR en février dernier, il explique comment s’est fabriqué le terreau favorable à la révolution qui a eu lieu en Tunisie et qui se propage dans d’autres pays.

gens.png

Dans le domaine, des technologies, Howard Rheingold, a su déceler de nombreuses tendances avant qu’elle ne deviennent une réalité de tous les jours. Il a principalement étudié les communautés virtuelles sur internet, ou comment rendre les foules intelligentes. C’est d’ailleurs le titre d’un de ses livres dont mes notes de lectures sont disponibles par ici…

Sa technique est assez simple. Il observe les nouvelles possibilités de la technologie et il tente d’imaginer ce que pourrait donner un monde où cette technologie est appliquée à large échelle. Si la technologie apporte un plus par rapport aux comportement sociologique humain. Alors c’est une tendance à suivre.

Si l’on prend des élèves qui bavardent, en classe, entre eux, par des petits billets de papier qui circulent. Si on leur fourni des téléphones qui envoient des SMS, ou, mieux connectés sur Facebook, ça va marcher. Rien n’a fondamentalement changé. La technologie n’a fait qu’amplifier un comportement déjà présent.

La langue influence la manière d’appréhender le futur

Languages-Europe.pngUn paramètre que l’on néglige certainement, c’est la manière qu’ont les gens d’appréhender le futur.

Est ce qu’il sont actif ? passif ? Est ce que le futur est un libre arbitre ou un destin ? Dans certaines langues, on va chercher le futur et dans d’autres on attend qu’il vienne.

Selon les langues, le futur n’est pas construit de la même manière. A mon avis la langue conditionne souvent notre manière de penser.

Suivant mes maigres connaissances polyglottes voici quelques exemples de construction du futur dans quelques langues. J’espère que je ne me suis pas planté ! 😛

En arabe, une phrase au futur se construit en composant si dieu le veut (inch Allah) + le présent.

En anglais et en allemand on utilise les verbes vouloirs (i will… et werden), de même qu’en français et en anglais c’est le verbe aller qui est utilisé. (je vais aller faire… i’m going to…)

En finlandais l’action est plus passive, on laisse venir. En effet, c’est le verbe venir qui est utilisé.

Dans les langues latines, le futur est un temps qui est prévu. En grec ancien et en chinois, il y a un concept d’obligation au présent pour former le futur.

En allemand, même si le futur existe, c’est de plus en plus le présent mêlé au contexte qui est utilisé pour parler de futur. En hongrois, il faut prendre ou saisir le futur, c’est bien ce que signifie le verbe frog qui est utilisé pour construire le futur.

Et pour finir…

En guise de conclusion finale, je dirai que l’histoire est souvent faite d’événements totalement imprévisibles qui mettent en place une tendance latente depuis longtemps mais que peu de monde avait remarquée.

Donc pour tenter de savoir quel sera notre futur, il ne reste qu’à voir de quel terreau de tendances est fait notre présent.

Le futur est totalement ouvert à n’importe quel événement imprévisible. Pour se préparer, il vaut mieux avoir l’esprit ouvert et être capable d’imaginer même l’inimaginable.

Que sera le prochain événement majeur qui bouleversera l’histoire de l’humanité ?

Peut-être la rencontre avec une race extra-terrestre ? Qui sait ?

ovni.png

Avenir de la mobilité

bagnole et boulot, le paradoxe.jpgEn cette période de salon de l’auto à Genève, le sujet de l’automobile, de la voiture, de la bagnole est sur toutes les lèvres.

Comme j’entends tout et n’importe quoi. Je me suis décidé à aussi donner mon avis sur la mobilité.

Je me suis déjà exprimé longuement sur la trottinette, ou sur le vélo comme moyen de transport idéal.

Ainsi que sur la place de la voiture dans notre société, dont notamment son énorme influence sur l’urbanisme.

Parlons aujourd’hui de mon impression sur les tendances qui se profilent dans le domaine de la mobilité.

L’abonnement mobilité

Plus j’y réfléchi, plus je pense que l’avenir de la mobilité passe certainement par des « abonnements mobilité ».

Un pack qui comprend la possibilité d’utiliser les transports publics, et/ou différentes sortes de véhicules, du vélo au véhicule utilitaire en passant par la petite voiture électrique et la grosse voiture familiale.

Ainsi, en tout temps il est possible d’utiliser le véhicule qui correspond à ses besoins.

C’est déjà ce que propose la coopérative d’autopartage Mobility.

Pourquoi avoir toute l’année un véhicule qui n’est adapté que 2 semaines par année ?

Dans le modèle actuel, les gens achètent une grosse voiture familiale qui a une autonomie de 1000km juste pour être certain d’avoir le véhicule qu’il faut pour les 2 semaines annuelles de vacances à l’étranger en famille.

Alors que finalement la petite voiture électrique 2 places avec une autonomie de 200 km correspond aux besoins quotidiens des 5km à faire pour aller au travail ou au centre commercial du coin !

Selon les statistiques de l’OFS, 12 % des automobilistes circulent moins d’1 km, 34 % ne dépassent pas les 3 km et 50 % pas les 5 km !

Le pack de mobilité, une chance pour les véhicules électriques

voiture électrique.jpg

C’est certainement par des packs mobilité que l’on va voir les voitures électriques arriver dans le parc automobile courant.

Ainsi, on minimise les 2 principaux inconvénients qui relèguent, depuis 20 ans, la voiture électrique au rang de modèle d’essai pour passionnés:

– c’est à dire, le prix et l’autonomie en km.

C’est bien ces faiblesses que montrait l’émission A bon entendeur sur la TSR le 1 mars dernier.

Des initiatives allant dans le sens d’un pack de mobilité commence à voir le jour.

C’est exactement dans cette idée de pack de mobilité que Migros c’est lancé fin 2010 avec son offre M-Way.

Ne plus échanger des biens matériels, mais des droits d’usage

L’idée d’avenir n’est plus d’échanger des biens matériels, mais des droits d’usage. C’est ce que disait Anne-Catherine Menétray-Savary dans un article à propos de la décroissance, dans le journal Le Temps, le 22 février 2011.

Cette idée n’est pas réservée au seul domaine des transports. C’est une tendance de fond qui commence à émerger dans tous les domaines de l’économie.

Ceci s’explique par un retour (via l’habitude des nouveaux outils de collaboration sur internet) des valeurs de partage, de collaboration de coopération, de biens communs. Ces valeurs se présentent comme des alternatives à l‘individualisme prôné par le capitalisme.

Cela correspond tout à fait au slogan des objecteurs de croissance: Moins de biens plus de liens.

Actuellement, on voit dans tous les domaines de l’économie se créer des nouveaux services favorisant la  consommation collaborative. Grâce à internet, les gens partagent des canapés pour une nuit, des repas, des objets, des véhicules, des places dans des véhicules, etc…

Pour ne pas trop dévier du domaine des transports je vais revenir pus tard sur le concept de consommation collaborative, mais pour ceux qui veulent déjà approfondir le sujet, je propos de suivre le site web consocollaborative.com qui tente de référencer toutes les actions qui existent déjà dans ce sens.

L’avenir est à la collaboration et au partage !

Notes à propos du livre foules intelligentes smart mobs de Howard Rheingold

Notes à propos du livre de Howard Rheingold, Foules intelligentes (smart mobs)

  • L’auteur, Howard Rheingold, est un spécialiste pour observer le monde et extrapoler ce qu’il peut devenir après l’adoption massive d’uen nouvelle technologie.
  • Vers 2000, l’auteur observe la foule qui traverse le carrefour de shibuya au japon. C’est le lieu le plus densément connecté du monde. Il y a des milliers de passant qui se croisent et certains se baladent avec les yeux rivé sur leur téléphone. Une nouvelle ère est là.
  • Au japon, au début des années 2000, c’est la révolution i-mode. Pour la première fois, il y a des millions de personnes qui sont connectées à internet et interagissent.
  • Takeshi Natsuno a compris comment emmener avec lui un géant des télécom « standard » (NTT DoCoMo) dans le monde de l’internet.
  • Le i-mode est une sorte de portail géant de services internet qui sont accessibles via des sites web « captifs » accessibles gratuitement ou non. Les partenaires de DoCoMo proposent des services et sont rétribués aux 2/3 en tout cas du revenu. Ainsi de nombreux services ont vu le jour pour tout et n’importe quoi.
  • (remarques personnelles: Actuellement le i-mode a été supplanté par l’internet libre et non captif. Cependant, j’observe que Apple est exactement en train de refaire la même chose avec les iPhones. Les applications sont également payantes et rétribuées selon la même proportion. Apple jouant le rôle de distributeur que jouait à l’époque DoCoMo. L’histoire se répète 10 ans plus tard !)
  • Ce qui marche super bien au Japon, et dans la plupart des pays du monde (sauf aux usa), c’est le système de SMS. Ce qui était au début un gadget pour envoyer quelques caractères dans une trame vide de la voie de signalisation est devenu un des principaux service des télécoms, ainsi que toute une culture.
  • L’auteur a observé les débuts du SMS tant au japon qu’en finlande et il y a vu les mêmes comportement chez les jeunes.
  • Le SMS est là pour maintenir un lien avec sa communauté. (de 3 à 5 personnes)
  • Le SMS est un moyen de créer un lieu privé pour ses amis sans que les parents ne soient présent dans ce lieu.
  • Cet aspect est particulièrement vrai au japon où les maisons sont très petites, où la hiérarchie familliale laisse peu de liberté aux jeunes. D’une manière générale, les japonnais vivent beaucoup dans des lieux publics ou très peuplés. Le téléphone mobile permet donc de créer un lieu privé pour sa propre communauté.
  • Aux USA, les gens vivent dans de grandes maisons privés, se déplace dans des voitures privées (contrairement aux métros bondés de Tokyo). Ainsi les Etats-uniens ressente moins le besoin d’avoir des lieux privés. Ils en ont déjà. Donc le SMS a moins pris.
  • Surtout le SMS est techniquement moins bon aux USA surtout à cause de la politique de tarification et l’incompatibilité entre les différents opérateurs ! Ceci du à une culture de compétition et d’intérêts privé. Les Etats-uniens ne savent pas collaborer !
  • Avoir une téléphone mobile c’est appartenir à la tribu du pouce !
  • La relation au temps change pour les membres de la tribu du pouce. Le temps est devenu coulant. (j’avais déjà écris un article à ce propos il y a quelques mois…) Quand une communauté est tout le temps connectée, tout le monde est tout le temps là. Il n’y a pas besoin de prévoir de rendez-vous. Il suffit de demander à l’autre où il se trouve si l’envie d’une rencontre physique se fait sentir. Ainsi, le tabou n’est plus d’arriver en retard, le tabou est d’être déconnecté !
  • En japonnais, on parle de Keitai pour désigner les téléphones. En finlande on parle de känny, un diminutif du mot main.
  • Au japon, c’est l’i-mode qui est à la mode. En finlande, c’est le berceau de la culture libre, de Linux, de l’IRC.
  • Marc A. Smith est un spécialiste des communautés virtuelles. Il définit que l’avenir est aux biens communs.
  • Les communautés virtuelles permettent de partager des ressources plus facilement que ce qu’on faisait auparavant.
  • Le biens communs sont des bien que tout le monde a le droit d’utiliser, même si l’on a pas contribuer à la création du bien.
  • Marc Smith fait remonter l’origine du concept de bien commun au temps des chasseurs dans la savane. Quand des chasseur par la ruse et la collaboration ont enfin réussi à chasser des grands animaux, il y a tout de suite eu beaucoup trop de nourriture à disposition pour les seuls chasseurs. La conservation de la viande étant impossible, on a autorisé les gens qui n’avaient pas contribué à la chasse à également profiter de cette nourriture. Ainsi on a fait profiter toute une communauté d’un bien commun. Ce partage a été profitable à tous étant donnée que les plus faible en chasse ont également pu survivre et contribuer par d’autres manière qui avant n’étaient pas encouragées.
  • Dans la gestion de tout bien commun, il peut y avoir des problèmes. Elinor Ostrom a étudié de nombreux cas de gestion de biens communs dans le monde entier et particulièrement dans la gestion des Alpages et des systèmes d’irigation dans le Haut-valais en Suisse.
  • Dans toute gestion de bien commun qui fonctionne on remarque qu’il y a des règles claires qui définissent le fonctionnement. Il y a une surveillance mutuelle pour éviter les abus, il y a un système où les gardiens reçoivent une prime si ils trouvent un resquilleur. Dans tout ces cas de gestion de bien commun. On observe que la réputation est une valeur importante. Les gens font attention à leur image.
  • Voici les valeurs des hackers de années 1960. Avant que le nom de hacker soit connoté négativement. Hacker devrait toujours se traduire par bidouilleur. L’accès aux ordinateurs devrait être illimité et intégral. Si vous rencontrez un problème, n’attendez pas qu’on le résolve pour vous. Toute information devrait être gratuite. Méfiez vous de l’autorité, faites avancer la décentralisation.
  • Selon ces dernières valeurs, les hacker ont tout inventé dans le domaine de l’informatique et des réseaux. (unix, internet, le web, wikipedia..) Ce sont des valeurs de collaboration de mise en commun de ressources pour le bien de tous. Dans les réseaux, c’est surtout le fait de relayer les messages des autres. Chacun n’est pas obligé d’avoir son propre réseau. Il est possible d’utiliser le reseau des autres pour ses propres utilisations. Mais pour ça il faut participer au bien commun, il faut aussi donner pour recevoir.
  • Pour illustrer les bénéfices de la collaboration, il existe de nombreux jeu, dont le très connu dilemme du prisonnier et ses variantes, la poule mouillée, etc..
  • Robert Axelrod a observé dans un concours de jeu de collaboration que la meilleure stratégie est le Donnant-donnant.
  • On retrouve cette stratégie dans beaucoup de comportement sociaux. Et même dans l’évolution des espèces.
  • Dans la même veine d’outils de collaboration. L’étape suivante après, les OS, l’internet, le web, c’est l’étape du grid computing: le concept de partage de puissance de calcul. Ce concept a été popularisé surtout par le projet SETI@home. Il y a de nombreux ordinateurs qui ne font rien dans le monde, qui sont en quasi vieille, qui ne sont pas utilisé à leur plein potentiel. Donc on partage des données et l’on réparti la puissance de calcul. Actuellement, il existe de nombreux cluster de calcul dans tous les gros datacenter. Mais il faudrait développer ce concept à tout ordinateur. Mais pour ça, c’est toujours un problème d’accepter la collaboration. Si je t’aide en te fournissant de la puissance de calcul quand je peux, toi aussi tu me rendras la pareil quand j’en aurai besoin. Toujours la stratégie du donnant-donnant.
  • L’étape suivante qui est observé est le p2p. Les partages d’information de pair à pair. C’est napster qui a popularisé le principe. Le problème c’est que cette nouvelle façon de partager des informations sur son disque dur via un réseau entre en conflit avec les lois sur le droit d’auteur qui ne sont pas conçue pour une telle technologie. Encore une fois, on a un bon principe technique, mais une règle sociale qui empêche le principe collaboratif de bien fonctionner.
  • Là où la collaboration fonctionne, c’est là où il n’y a pas besoin d’un altruisme très développé pour que le sytème fonctionne.
  • Des services comme les p2p sont pénalisés souvent car il y a peu de gens qui mettent à disposition et beaucoup qui veulent profiter. C’est la tragédie des biens communs.
  • Ces dernières années de nouveaux services sont apparus qui arrivent à utiliser un système collaboratif de telle manière que la tragédie des biens communs ne soit pas la règle.
  • C’est surtout dans le domaine de la gestion de l’information par recommandation d’article pouvant intéresser les gens en observant des habitudes d’autres personne que ce principe de collaboration fonctionne. L’auteur cite des applications comme celle d’Amazon ou eBay.
  • Cory Doctorow est fan de figurines Disey qu’il achète sur eBay. Après avoir expérimenté les requêtes très compliquées que le système de recherche a de la peine à exécuter. Il a développé des scripts simples qui observent ce que cherchent les gens qui s’intéressent aux mêmes objets. Ainsi le système propose des objets auxquel Cory n’avait même pas pensé.
  • Depuis ces temps anciens, le concept s’est bien développé avec des sites qui n’existaient pas au moment où le livre a été écrit.
  • Last.fm est certainement un des plus efficace. Automatiquement la musique que l’on écoute est « scrobblée », elle est transformée en statistique. Puis l’application est capable de proposer une radio composée uniquement de musique susceptique d’être appréciée de l’utilisateur.
  • Facebook uses et abuse presque de système de recommandation. Il y a toujours, les gens que vous connaissez certainement, les photos de vos amis que vous n’avez pas encore regardé. Les posts les plus populaires écrits par vos amis. Sans oublier, la publicité bien ciblée ! Grâce aux interactions des utilisateurs le système est capable de connaitre les habitudes et goûts des utilisateurs.
  • Google suggest propose déjà des résultats avant d’avoir fini de taper une requête et ceci basé sur les habitudes des autres utilisateurs et son propre historique.
  • Il y a une quantité d’information grandissante qui est disponible. Encore faut-il pouvoir la filtrer et l’afficher.
  • Dans les années 1980 et 1990. On parlait de développer la réalité virtuelle. De créer des mondes où tout est possible.
  • (pas non plus dans le livre) Des mondes comme Second Life et World of Warcraft sont des beaux exemples de mondes virtuels. Si le second semble toujours bien se porter et avoir du succès grâce aux sénario intéressant qui s’y passent. Second life, est complètement devenu has been. Il n’y a rien à faire dans un monde virtuel.
  • L’avenir est à la réalité augmentée. Superposer des informations à la réalité.
  • L’auteur ne parle pas de google maps, mais tout converge vers un tel concept. C’est la première étape. On est capable de tout géolocaliser. Avec en plus des téléphones intégrant tous des gps. Géolocaliser une information est devenu facile.
  • L’étape suivante est la présentation. L’auteur n’a pas non plus vu d’iPhone au moment où il a écrit ce livre. Mais l’on voit déjà sur ces bêtes des applications qu’il décrit: Le traducteur en direct via la caméra de l’appareil.
  • On voit que l’auteur décrit des choses qui arrive. Un bon exemple est l‘application iPhone: iPie qui aide à couper des gâteaux en parts égales. Couper en 7 ou 9, c’est pas facile. Ainsi l’application superpose un cercle découpé en parts égales au dessus de l’image de la réalité. La réalité augmentée devient la réalité.
  • Ceci me fait penser au livre Rainbows end. (Rainbows end: texte intégral en anglais.) dans lequel les gens ont des vet’inf ils portent des ordinateurs comme des habits. Ils portent également des lentilles de contacts qui permettent d’afficher cette réalité augmentée. Ce livre permet d’explorer ce que peut devenir un société utilisant ce genre de technologies. Il y a des gens qui se téléportent. Qui apparaissent au milieu de nul part. Des ados qui vivent dans des skins d’une réalité parallèle… le monde d’harry potter… etc… intéressant à lire. On est pas loin de cette réalité.

Notes à propos du livre le Cygne noir de Nassim Nicholas Taleb

Notes à propos du livre le Cygne noir de Nassim Nicholas Taleb

Voici un cygne noir que j’ai pris en photo sur le lac de Thun en juin 2008, et oui, les cygnes noirs existent vraiment !


    cygne noir sur le lac de thun.jpg
  • p35, l’homme cherche à donner un sens à tous ce qu’il voit.
  • p86, inversion du sens de la flèche. Tous les terroristes sont musulmans n’est pas pareil que tous les musulmans sont des terroristes. C’est un biais cognitif qui arrive souvent.
  • p72, le principe d’induction. On a l’impression que le futur continue toujours comme le passé, et se sentiment se renforce. Pourtant rien ne garanti qu’un jour un événement boulversera tout. C’est l’exemple de la dinde qui est bien nourrie toute l’année. Plus le temps passe, plus elle est en confiance, ça fait tellement longtemps que ça dure que ça n’a aucune raison de changer. Ceci jusqu’à la semaine avant Noël, où la dinde passe à la casserole !
  • p100, le Calvinisme apporte l’idée que l’on est récompensé par nos efforts. => c’est un lieu de cause à effet qui n’est pas forcément vrai ! Nous aimons nous raconter des histoires !
  • p208, il y a une asymétrie dans la manière de nous relier aux événements: Nous nous attribuons les réussites et nous rejetons les défaites sur le hasard. Nous avons un mécanisme qui ménage notre amour propre. Nous sommes toujours les meilleurs. Il semble que d’après des sondages, les gens se trouvent toujours être parmis les 50% des meilleurs de…
  • p207, quand quelqu’un se plante dans une prévision il dit souvent: J’avais presque raison. Il ne dit pas qu’il avait tort.
  • p228, le problème de Diagoras, nous de voyons que ce qui marche, que ce qui a du succès, nous oublions les échecs, les déchets, ceux qui n’ont pas réussi. L’humanité est là depuis longtemps, il n’y a pas de raison que ça ne continue pas. Voir les choses ainsi, c’est oublié que plus de 99% des espèces qui ont vécu sur cette planète ont disparues! De même, au jeu, on parle de la chance du débutant. ça n’existe pas. Les débutants ne sont pas plus chanceux que les autres. C’est juste que ceux qui perdent dès le début ne se lancent pas dans le jeu. Alors que ceux qui gagnent sont encourager à persévérer.
  • p228. La plupart des découvertes sont l’oeuvre de la sérendipité, du hasard et non d’un plan. L’évolution n’a pas de but. L’évolution est le résultat de ce qui marche. Nous construisons des jouets, et parfois ceux-ci changent le monde. Souvent les invention qui marchent n’ont jamais été conçues pour ce pour quoi on les utilises.
  • p229. Dans les champs de l’observation le hasard ne favorise que les esprits préparés.. Louis Pasteur. Il faut avoir l’esprit ouvert pour découvrir quelque chose. Il ne faut être enfermé par aucun dogme.
  • Les casinos se protègent contre de nombreux risques qui pourraient leur arriver. Par exemple, ils se protègent contre les gens qui trichent aux jeux, ceux qui comptent les cartes. Mais si l’on regarde que a été le plus gros pépins que le casino à subit, c’est le fait que dans un spectacle, le tigre ait attaqué son maitre, mettant fin au plus gros show qui attirait beaucoup de monde. De nombreux risquent tente d’être déceler, mais ce sont les plus imprévisibles qui changent tout. Ceux qui sorte du champ d’investigation. Ceux que l’on ne peut pas prévoir. Les vrais cygnes noirs.
  • Le hasard des jeux de casino est un hasard asceptisé , un hasard prédictible et limité en faveur du casino.
  • Le hasard de la vraie vie est un hasard sauvage, un hasard non prédictible. Il ne faut pas confondre les outils pour gérer ces deux types de hasard. (hasard et événements fortuits)
  • Le monde est très souvent régit par la loi de pareto, la loi 80/20. En gros 80% des effets sont l’oeuvre de 20% des causes. Ceci ne rentre pas dans une distribution statistique basée sur la loi de Gauss.
  • La courbe en cloche de Gauss doit êter utilisée avec vigilence. Elle s’adapte très bien pour des applications comme faire la moyenne d’un grand nombre de particule pour connaitre globalement leur comportement, mais cette distribution ne s’adapte pas du tout dans les phénomènes sociaux.
  • Si l’on prend statistiques de croiser des gros dans la rue, on a une distribution qui est régie par la courbe de Gauss, il y a des limites à la taille d’un corps. On peut être gros, énorme, mais c’est toujours dans certaines limites. Si l’on veut faire la statistique de croiser riche, là la loi de Gauss ne s’applique plus. Il n’y a pas de limite à la richesse. On peut voir un seul riche qui est beaucoup plus riche que plusieurs très riche. Ce genre de comportement est plutôt régit par une loi de puissance. Une loi fractale.
  • Benoit Mandelbrot a beaucoup étudié et fait connaitre les objets fractals, les objets et comportement invariant d’échelle. On observe toujours la même forme, mais à des échelles différentes. Voir la loi de zipf.
  • Les économistes et trader abusent de la courbe de Gauss, il n’utilisent pas les bons outils.
  • Le prix de la banque de suède en mémoire d’Alfred Nobel… trop souvent nommé prix Nobel d’économie est une hypocrisie. Il récompense souvent des charlatants. Ce prix n’a pour seul but que de faire croire que l’économie est une science exacte, tel que la physique, alors qu’il n’en est rien du tout.
  • Un exemple que ce prix ne vaut rien est le fait de l’avoir donnée en 1997 à MM. Merton et Scholes pour leur contribution dans le modèle de Black-Scholes, un modèle mathématique sensé assurer des placements sûrs. C’est certainement vrai vu que la société Long Term capital Management, dans laquelle sont impliqués MM. Merton et Scholes a quasiment fait faillite en 1998 en faisant courir un risque majeur au système bancaire internationnal. Ces gens ont construit un modèle mathématique correct sur des hypothèses fausse.
  • Nous vivons a une époque où l’on remet en cause les dogmes de l’église et l’infaillibilité du pape, en revanche on laisse son esprit critique au vestiaire lorsque l’on parle du monde de l’économie, des ses méthodes et de ses dogmes. (le mythe de la croissance infinie selon moi même si cela n’est pas évoqué dans le livre)
  • Il faut avoir l’esprit ouvert, ne pas être dogmatique.

Ce que je retiens de ce livre

L’humain a besoin de compresser l’information pour s’en souvenir. Il a besoin de la compresser pour la traiter, pour l’appréhender.

Ainsi, la meilleure technique de compression est de donner du sens à l’information, de lier l’information. (il n’y a qu’à voir les nombreux trucs mnémothechniques que l’on utilise pour se souvenir de choses arbitraires)

De fait, sans tout ce qui lui arrive, l’humain cherche naturellement à lier les événements qui lui arrivent. Il cherche des relations de cause à effet dans tout ce qu’il voit, même si les événements n’ont aucun lien entre eux.

Le système judiciaire est largement biasé par ce principe. L’humain à toujours tendance à chercher un coupable, un responsable. Alors que bien souvent, le responsable n’est que le hasard !

Les religions sont également largement construites sur cette idée de donner un sens aux événements qui nous arrivent.

La conclusion de ce livre, c’est qu’il faut avoir l’esprit ouvert à tout. Il n’y a qu’ainsi que l’on est prédisposé à subir les cygnes noirs. Si l’on est dogmatique, notre univers risque de s’effondrer violemment à l’arrivée d’un cygne noir.

La chance ne sourit qu’au gens préparés. Je trouve que ça rejoint bien ce que l’on trouve dans le livre de Laurent Gounelle, l’homme qui voulait être heureux que j’ai résumé par ici. Il manque juste à Taleb d’avoir parlé de cette étude:

Les chanceux n’ont pas plus de chance que les autres, mais ils savent saisir les opportunités. C’est ce qu’à montré une étude où des gens doivent compter le nombre de publicité dans un journal. Les personnes se disant chanceuses ont trouvé la pub sur laquelle il était marqué pas besoin de compter plus loin, il y a 50 pub dans ce journal. Les personnese se disant malchanceuse n’ont pas vu cette infos. Ils n’ont pas su saisir l’opportunité.

Pour terminer, comme je le pensais déjà, le monde des économistes et des traders est un monde de charlatants. Les économistes cherchent à faire de leur science une science exacte, dur. Mais ça n’est et ne restera qu’une science molle. Une science sociale où la prédictibilité est souvmise à un hasard sauvage, un hasard qui n’est pas de même nature que le hasard que l’on trouve dans les jeux de casino où le cadre est limité.

anticipation politique

Qu’est ce que l’anticipation politique ?

L’anticipation politique est un terme qui est utilisé par le laboratoire européen d’anticipation politique, qui tente de déceler les grandes tendances de l’avenir qui nous arrive.

  • notre société est plus que jamais influencée, non plus seulement par les actes passés, mais aussi par les prévisions du futurs.
  • dès que quelqu’un s’intéresse à prédire le futur, en général, c’est pour l’influencer !
  • personne ne prévoit d’être au seuil de grands changements. En 1913, personne ne prévoyait la 1ère guerre mondiale.
  • notre société est plus politique que spirituelle, car elle pense que ce sont nos actes présents qui forgent le futur et non la volonté de dieu qui s’incarne.
  • Suivant les langue, le futur ne s’exprime pas de la même manière, en arabe, une phrase au futur se construit en composant si dieu le veut + le présent. En anglais et en allemand on utilise les verbes vouloirs (i will… et werden), de même qu’en français et en anglais c’est le verbe aller qui est utilisé. (je vais aller faire… i’m going to…) En finlandais l’action est plus passive, on laisse venir. En effet, c’est le verbe venir qui est utilisé. Dans les langues latines, le futur est un temps qui est prévu. En grec ancien et en chinois, il y a un concept d’obligation au présent pour former le futur. En allemand, même si le futur existe, c’est de plus en plus le présent melé au contexte qui est utilisé pour parler de futur. En hongrois, il faut prendre ou saisir le futur, c’est bien ce que signifie le verbe frog qui est utilisé pour construire le futur.
  • un métier d’avenir, historien du futur.
  • le futur a un côté mystique, les gens qui tentent de le démystifier sont donc souvent assimilés au rôle que jouait le sorcier dans la société traditionnelle.
  • l’anticipation politique, c’est prévoir des futurs possibles pour tenter de les influencer, de choisir son futur.

 

 

 

  • Personne ne prévoyait le succès du téléphone mobile et son influence sur notre société. Un article dans science et vie de la fin des années 1980 prévoyait le téléphone mobile seulement pour 2015. (et que pour appeler, mais pas être appelé)
  • on nous parle de visionphone depuis 1937 comme étant une nouvelle invention qui sera répandue dans le futur. Chaque génération réinvente son visiophone et ce n’est jamais une révolution sociale.
  • la voiture volante a été le symbole de l’an 2000 pendant des décennie. Pourtant, 10 ans plus tard on n’en rencontre jamais!
  • le succès du web n’a pas non plus été bien mesuré.

L’avenir est au cinéma 3D

….ça c’est fait… depuis la sortie du film Avatar il est quasi certain que l’avenir du cinéma passe par la 3D.

En effet, depuis quelques temps, l’industrie du cinéma cherche à enrayer la tendance au piratage qui diminue la fréquentation des cinémas et la vente de DVD.

La 3D est une aubaine pour faire retourner les gens au cinéma.

L’industrie du cinéma a enfin compris qu’il ne fallait pas se reposer sur ses lauriers, mais innover !

Le succès d’Avatar confirme ma théorie qui dit que les gens ne se bougent pas pour la qualité, mais pour la quantité ou la nouvauté .

Ou autrement dit, les gens sont plus motivés par la nouveauté que par l’amélioration de la qualité. Cela fait des années que presque toute l’industrie du cinéma est passée au numérique. Du tournage au montage et à la distribution en DVD.

Seule la projection dans les cinémas se faisait encore majoritairement en analogique. Cela fait des années que l’industrie du cinéma tente de convaincre les propriétaires de cinéma d’installer des projecteurs numériques en leur promettant une meilleure qualité d’image. Mais rien n’a bougé….. jusqu’à l’arrivée d’Avatar et la 3D.

Le public n’en a rien à faire de voir des différences de luminosité, des taches, des griffures et les fameuses brûlures de cigarette qui ont été popularisée par le film fight club. Le public supporte aisément tout ces petits défauts de la pellicule et n’est pas prêt à payer plus pour ne plus avoir ses désagréments.

Par contre le public est prêt à payer plus pour tester la nouveauté. Le cinéma 3D numérique.

Le cinéma 3D à la maison ?

home cinéma.jpgDonc l’industrie du cinéma se réjoui de pouvoir à nouveau faire déplacer les gens au cinéma grâce à la nouveauté de la 3D. Mais est ce que ça va durer longtemps ? Est ce que l’on pourra bientôt regarder des films en 3D à la maison ?

Moi je pense que oui. On va très prochainement voir les home cinema. Passer à la 3D. Comme la télévision noir et blanc est passée à la couleur. (mais c’est un petit peu plus compliqué)

Pour assurer une démocratisation de la technologie de cinéma 3D à la maison. Il y aura probablement quelques étapes technologiques à faire. Car il y a de nombreuses manières de projeter un film en 3D. Faisons donc un petit tour des technologies de cinéma 3D.

Les technologies de cinéma 3D

Le temps des anaglyphes (lunettes vertes et rouges) est terminé. On utilise des techniques un peu plus sophistiquées pour projeter des images 3D.

« Le Rêve », appareil stéréoscopique français, 1904

Le principe de base est toujours le même et il n’est pas nouveau. Pour voir en 3D, chaque oeil doit voir sa propre version du film. Donc au moment du tournage, il y a toujours deux caméras en parallèle qui filment la même scène mais avec un décalage horizontal de 6,5cm qui est la distance moyenne entre des pupilles humaines.

En soit le cinéma 3D n’est pas une nouveauté. Il y a quelques années j’avais même déjà vu des films en 3D à Neuchâtel, notamment The revenge of the shogun women lors du NIFF. Le producteur avait misé tout son budget sur la 3D et quasi rien sur l’histoire. Bref, la 3D c’était pas top. Avec Avatar, c’est une autre dimension qui s’ouvre. C’est l’ère du cinéma 3D numérique.

Avec l’ancienne technique on utilisait deux projecteurs en parallèle pour avoir une image pour chaque oeil. Avec le cinéma 3D numérique. On utilise une seul projecteur. Mais on alterne temporellement les images destinées à l’oeil droit ou à l’oeil gauche.

Pour un cinéma

Actuellement, on trouve plusieurs techniques de cinéma 3D qui s’affrontent:

  • realD: avec des images polarisées
  • dolby 3d: avec des couleurs de base rouge, vert et bleu différentes pour chaque oeil.
  • 3D Xpand: avec des lunettes actives qui masquent pour chaque oeil l’image qui ne lui est pas destinée.

XpanD shutter glasses

Le système 3D Xpand n’est pas très pratique pour des salles de cinéma. Avec 400 places, il faut 400 paires de lunettes ! Il faut les nettoyer. Ce sont des lunettes bourrées d’électronique. Il y aura facilement des pannes. Ce n’est pas la bonne technologie pour des cinémas. En revanche c’est probablement la plus simple pour la maison. On y reviendra.

Pour les cinémas, la technologies Dolby 3D semble être sympa, mais elle requiert des filtres assez complexes pour filtrer par interférence les longueurs d’onde des couleurs qui sont destinées à l’autre oeil. Le filtre est un mille-feuille de 50 couches et il atténue pas mal la lumière. Moi j’étais au premier rang, je n’ai pas remarqué, mais il semble que si l’on est loin de l’écran, la luminosité n’est pas terrible. Surtout que le projecteur numérique a déjà moins de luminosité qu’un projecteur pour film argentique.

RealD glasses.

Le système qui semble le plus populaire pour les cinémas, c’est le système de reald qui fonctionne avec une lumière polarisée. Chaque oeil reçoit l’image qui lui est destinée par l’intermédiaire d’une paire de lunette avec des verres polarisés. Les lunettes sont moins complexes et donc moins chères.

La subtilité de la lumière polarisée, c’est que dès qu’elle est réfléchie, elle risque de changer de polarisation. Ce qui n’est pas du tout ce que l’on veut si l’on projette l’image sur un écran !

Donc l’écran doit être spécial pour utiliser un système reald. Il est fait avec de l’argent ou de l’aluminium pour réfléchir la lumière sans changer sa polarisation. (de toute façon avec un projecteur numérique qui émet moins de lumière il faut changer l’écran)

Pour aller plus loin dans la technique: lire le pdf détaillé du fonctionnement du système 3D de RealID

Pour la maison

Si dans les cinémas, la 3D semble être à maturité, pour ce qui est des technologies utilisables à la maison. Rien n’est encore joué.

Ce qui est certain, c’est qu’il faudra se ré-équiper. Mais avec quoi ? Il y a plusieurs possibilités:

Dans un avenir très proche, le système qui va l’emporter est certainement celui pour lequel il y a le moins de matériel à changer. Donc c’est probablement un système de lunettes à obturation comme celui de Nvidia qui va se populariser.

Si dans un cinéma devoir gérer des centaines de paires de lunette active pose un problème, à la maison gérer juste quelques paire semble tout à fait possible.

L’étape suivante sera certainement l’écran LCD à lumière polarisée. Actuellement il n’existe que l’écran Zalman Trimon. Mais dans un proche avenir d’autres écrans de ce type vont arriver.

Ainsi seules de simples lunettes polarisées sont nécessaires pour regarder un film 3D.

Puis l’étape ultime sera l’écran autostéréoscopique comme celui d’ Alioscopy. Cependant on ne verra pas ce genre d’écran  pour le grand public avant 2015. Actuellement les prix sont prohibitifs. On ne trouve ce genre d’écran uniquement dans des aéroports chinois comme écrans publicitaires !

Les formats

Vu qu’il y a de nombreux systèmes, il y a aussi de nombreux formats de films 3D. ça va être de plus en plus la jungle pour convertir des formats et pouvoir les lire sur le bon lecteur dans le format approprié.

On trouve déjà des programmes qui permettent de convertir ou de lire différents formats de film 3D.

L’industrie du cinéma va aussi probablement utiliser l’argument de la 3D pour lancer le nouveau support de donnée BlueRay qui peine à décoller, la plupart des gens de voyant pas l’avantage par rapport au DVD. Comme pour les cinémas, c’est l’effet nouveauté qui va être mis en avant pour vendre des blueRay.

On verra si le BlueRay décolle. Si ce n’est pas le cas, c’est que l’ère des supports de données physique est révolue et que c’est le téléchargement via internet qui est le moyen le plus utilisé par l’utilisateur lambda. Mais ça ne me semble pas encore être le cas.

Rupture de stock de matériel pour cinéma 3D

Cela fait quelques temps que le cinéma numérique en 3D progresse gentiment, car il y a de plus en plus de films qui sont potentiellement visible en 3D. ( Coraline, L’age de glace 3, Là-haut, Numéro 9, Destination finale 4…)

Mais c’est seulement à l’occasion de la sortie de Avatar que la plupart des cinémas se sont équipés de système de projection 3D. Beaucoup de cinémas se sont donc équipés pour la 3D à l’occasion de la sortie d’Avatar qui s’est faite pratiquement le même jour partout dans le monde. (le 16 décembre 2009 à Neuchâtel)

La question que je me pose est: Est ce que cette soudaine demande en installation de cinéma 3D a posé des problèmes aux sociétés qui fournissent et installent les installations 3D ?

Est ce qu’il y a eu des ruptures de stock ? Des cinémas qui n’ont pas pu être équipé à temps d’un système 3D ?

Il semble qu’il y a eu des ruptures de stock de lunette 3D. Mais je n’ai eu aucune source m’indiquant qu’il y a eu une rupture de stock de projecteur.

Pourtant l’étrange expérience que j’ai faite à Neuchâtel me montre que c’est peut être le cas.

Changement de système de projection 3D à Neuchâtel

Le 21 décembre 2009, je suis allé à Neuchâtel au cinéma des Arcades pour voir Avatar. J’y ai vu le film avec des lunettes Dolby 3d. Des lunettes avec filtre de couleurs.

Quelques jours plus tard, en discutant avec mon ami kiki. Nous avons découvert qu’il est allé voir le film le 29 décembre au même endroit, mais qu’il n’a pas eu les mêmes lunettes !

Le système en place était le système de RealD avec des lunettes polarisées.

Pourquoi changer de système juste deux semaines après l’installation ?

Est ce que c’est par ce que le système Dolby 3D est jugé décevant par rapport au système RealD ?

Où est ce que c’est par ce qu’il n’y avait pas de système RealD disponible pour la sortie d’Avatar et qu’il a fallut installer temporairement un système Dolby 3D?

Vital Epelbaum.jpgPersonnellement je penche pour la seconde solution.

Simplement, par ce que dans le journal de la télévision régionale canal alpha du 15 décembre 2009, Vital Epelbaum, le propriétaire des cinémas de Neuchâtel déclare que l’on pourra acheter les lunettes. Mais seulement dans quelques jours !

En effet, lorsque je suis allé voir Avatar, je n’ai pas eu le choix d’acheter mes lunettes dolby 3d, alors que deux semaines plus tard il était possible d’acheter les lunettes polarisée RealD.

Cette petite phrase de Vital Epelbaum me fait penser qu’il savait que le système serait changé entre temps !

Si quelqu’un à des infos à ce sujet, je suis preneur.
En attendant, bon film…. en 3D.

Après Avatar, c’est certainement le très attendu Alice au pays des merveilles qui va encore plus populariser le cinéma 3D… on en reparle dans un mois !

Posts navigation

1 2 3 4
Scroll to top