Quels sont les facteurs importants pour gagner une élection

Quels sont les facteurs importants pour gagner une élection ?

Quand on a une approche électoraliste des élections, c’est très important.

Mais quand on a des bonnes idées à défendre, c’est aussi important de gagner des élections.

Donc on est obligé de savoir un peu quels sont les facteurs qui peuvent avoir de l’influence.

Mais je n’arrive pas à m’oter de la tête, l’idée que c’est quand même dangereux de donner le pouvoir à ceux qui le demande !

J’aime bien le concept de stochocratie, l’élection par tirage au sort. C’était une pratique de la démocratie athénienne dans l’antiquité. C’est à mon avis le seul moyen d’avoir une représentation fidèle d’une population. Ce qui a mon avis est le but d’un parlement.

Mais en pratique, je remarque que c’est déjà souvent bien différent. On n’y trouve déjà que les gens intéressé par la politique. Ce qui est déjà un biais énorme.

Bref, c’est une autre discussion.

Ici quels sont les facteurs qui influencent une élections, indépendament des idées du candidats ?

Sur les listes électorales et sur les affiches il y a souvent quelques informations de base pour décrire une personne:

Sur les listes:

  • le nom
  • l’année de naissance
  • la profession

Sur les affiches:

  • la fonction politique exercée
  • la famille
  • les hobbies
  • célibataire, mariée, divorcé.. etc..
  • la photos

Pour avoir participé à plusieurs élections et en avoir observé d’autres. Voici quelques informations que j’ai retenues.

Il y a des gens qui:

  • ne votent que pour les femmes
  • ne votent que pour les jeunes
  • tracent les jeunes

Est-ce qu’il y a des endroits d’une liste qui sont plus propice a être élu ?

Est-ce que le début de la liste est mieux ? .. sinon on risque d’être tracé à la fin par manque de place dans son choix ? Je ne sais pas.

J’ai un exemple de deux candidats psychologues de profession. Un arrive en premier et l’autre en dernier des résultats des élections.

Il semble qu’il y a des gens (des psychotiques surtout) qui tracent toutes les professions qui commencent par « psy.. » ce n’est donc pas une bonne profession à indiquer.

En effet, les deux psy sont les plus tracé de la liste. Mais un des deux a été le plus ajouté sur d’autres liste. Donc il gagne l’élection.

J’ai toujours été frappé par l’extraoridinaire stabilité des résultats d’élections d’une fois à l’autre. Le classement est souvent identique avec les mêmes personnes. La proportion entre les partis est à très peu de chose identique.

Ce qui change le plus, c’est les créations et fusions de partis. Ainsi que les apparentements. Ce jeu d’alliance permet à des petits parti de faire pencher la bascule d’un côté où de l’autre. Sans apparentement,iIl peut attirer une partie de l’électorat dans un trou noir… c’est une perte de voix. ça arrive si le quorum n’est pas atteint. Ça peut représenter 1% de voix. Mais c’est parfois un siège de différence qui peut faire pencher une majorité d’un côté ou d’un autre.

Le nom de la personnes est important. Les noms de familles locaux sont toujours favorisés. De plus si on est le fils ou la fille de… du médecin, de l’institutrice, de la pharmacienne, le patron de café. Des gens qui voient du monde localement.

Les noms étrangé sont toujours rejeté. Mon pote Mohamed n’a jamais réussi à être élu.

Pour une élection locale, le fait d’avoir fait toute sa scolarité et son école dans le village compte. On connait de vue beaucoup de monde.

Surtout, il faut être connu dans le milieu associatif local. Il y a déjà tous les membres de son associations qui nous connaissent et qui votent potentiellement pour nous.

Pour être élu, il faut sortir de la masse. Peut importe ses idées. Il faut que l’on se souvienne de qui on est..

C’est le cas d’un Daniel Brélaz qui est énorme et qui a un gabarit que l’on reconnait de loin. En plus, il est connu pour ses cravate à chat.

On ne se souvient pas de ses idées, mais on sait que c’est le gars aux cravates à chat. Ça suffit.

Puis il y a des gens comme Daniel Rossellat. Il est connu comme le patron du festival Paléo qui attire des dizaines de milliers de personnes chaque année. Du coup, il est connu et c’est facile pour lui d’être élu.

C’est pareil, pour Arnold Schwarzeneger qui a été élu gouverneur de Californie par ce qu’il est mondialement connue en tant qu’acteur.

Mais après, pour tenir, il faut aussi avoir des idées !

Parfois on observe des dynasties, même dans les pays démocratique. Les USA sont le meilleurs exemple. George Bush père et fils ont été président.

En suisse aussi nous avons ce phénomène. Eveline Widmer Schlumf a été présidente de la confédération tout comme son père Léon Schlumpf.

Dans le livre Psychologie des foules de Gustave Le Bon:

Comment gagner des élections ?

  • il faut du prestige. => S’imposer sans discussion
  • pourquoi il y a peu d’ouvrier élus ? => ils pense que les gens de leur milieu n’ont pas de prestige !
  • flatter l’électeur => faire des promesses
  • écraser l’adversaire par répétition et contagions
  • Ex: prétendre que personne n’ignore un crime commis par son adversaire => il devra se justifier ! La meilleure défense aurait été de retourner une attaque en lançant aussi des affirmations.
  • programme écrit pas trop catégorique. (on risquerait de nous l’opposer plus tard)
  • programme oral très excessif
  • utiliser les mots magiques (démocratie, liberté, etc..)
  • les votes sont toujours dans les mains des marchands de vins !!! (effectivement, on a un conseiller d’Etat vigneron !)

Ce dernier critère est intéressant. Il est vrai que les vignerons ont la cote. Les débats se font souvent autour d’un verre. La politique informelle et la plus efficace se fait toujours en coulisse à la buvette.

Puis il y a des confréries de vignolants pour les élus.

Je dois dire qu’il y a effectivement des liens très serré entre la politique et le vin ! (en tout cas dans ma région)

Les sondages

Les sondages peuvent être très utiles pour influencer le vote.

Surtout pour se faire connaitre.

Je me souviens de l’exemple de Bayrou, dans l’élection présidentielle française en 2007. Il n’était qu’un des nombreux candidats secondaire.

Puis un jour, un sondage s’est trompé dans une publication, et il a été crédité de plus d’intention de vote que les autres secondaire. Il est ainsi sorti de la masse et a pu présenté son programme.

Il est devenu connu et a réalisé concrètement son avance fictive sur les autres candidats secondaires.

Pourquoi les sortants ont plus de chance d’être élus que les nouveaux candidats

On parle aussi souvent de prime au sortant.

Une personne élue sera réélue la plupart du temps, alors que d’autres nouveaux n’y arriveront pas.

On attribue souvent cette réussite au fait que la personne est plus connue par ce qu’elle est élue. Mais on est étonné de voir que souvent ce n’est pas le cas.

D’après moi, une personne qui a réussi à être élue une fois le sera quasiment toujours. C’est la stabilité du système. A la base elle avait une masse critique d’électeur pour se faire élire. Sa base ne va pas beaucoup changer.

Donc il est faux de dire que c’est le fait d’avoir été déjà élu qui assure la seconde élections. En fait rien n’a changé. L’avantage face au nouveau est seulement que la personne déjà élue sait qu’elle a une base électorale présente.

C’est exactement ce que montre le problème de Diagoras.

Nous de voyons que ce qui marche, que ce qui a du succès, nous oublions les échecs, les déchets, ceux qui n’ont pas réussi. L’humanité est là depuis longtemps, il n’y a pas de raison que ça ne continue pas. Voir les choses ainsi, c’est oublier que plus de 99% des espèces qui ont vécu sur cette planète ont disparues!

De même, au jeu, on parle de la chance du débutant. ça n’existe pas. Les débutants ne sont pas plus chanceux que les autres. C’est juste que ceux qui perdent dès le début ne se lancent pas dans le jeu. Alors que ceux qui gagnent sont encouragé à persévérer.

Ainsi, comme dans le club des élus, il y a un club des joueurs. La vision de base est celle des gagnants et c’est un biais.