Etat des lieux des réseaux sociaux

Etat des lieux des réseaux sociaux

.. ou quelles sont les alternatives à facebook ? Comment créer sa propre application de réseau social ?

Les réseaux sociaux sont à la mode, ils sont vu comme l’aboutissement de l’évolution de ce que l’on fait de mieux pour interagir entre des gens à l’aide de l’Internet.

Du point de vue social, dans l’évolution de l’internet et du web on a:

  • le e-mail permet d’avoir une adresse à soi dans ce nouvel espace qu’est Internet. Il est possible de recréer un annuaire. Le e-mail est une « killer app » qui justifie le fait d’avoir une connexion internet. C’est LE service Internet indémodable 40 ans d’utilisation !
  • le web débarque, c’est un web de documents. Le site perso est son pendant social.
  • le web 2.0 débarque. On installe des applications web.
  • le forum est une manière de réunir une communauté d’utilisateurs autour de sujets de discussions.
  • le blog arrive et diffuse le point de vue et le profil d’une seule personne. Le commentaire crée le lien entre les blogs.
  • MSN chamboule la messagerie instantanée en permettant de diffuser son humeur à tous ses contacts.
  • Les fermes de blogs arrivent. C’est l’époque du skyblog. On crée des liens vers ses amis depuis son blog. On pique à ses amis des textes et des images pour les republier sur son propre blog.
  • Myspace réuni des communautés autour de la musique. On voit l’apparition du concept de page de fan. Des groupe de musique voient leur page myspace plus visitée que leur site web officiel. Des groupes sont découverts sur myspace.
  • Twitter permet de poster son humeur du moment depuis un téléphone mobile. D’où la limitation à 160 caractères des messages pour être compatible avec les SMS. Etonnamment, cette limite technique doit lui avoir été plus positive que négative. Toute une culture s’est crée autour de cette limitation. Les #hastag, les raccourcisseurs d’url, l’avantage d’être bref et d’aller droit au but. Mais à l’heure actuelle, est-ce que cette limite ne va pas être un frein ?
  • Youtube se propose d’héberger des vidéos. Après son rachats par google, youtube se développe et deviendra un véritable réseau social composé de chaines de tv amateur.
  • Facebook débarque avec une véritable approche de profile personnel sous son vrai nom. C’est à mon avis ce qui a fait son succès. Facebook est un véritable annuaire de gens. Facebook permet de « taguer » les gens sur les photos. C’est un des points important de son succès. La photo est toujours au centre de la stratégie facebook.
  • Facebook évolue et bouffe tout ce qui se faisait auparavant en fusionnant tous ce que font ses concurrents. Le mur fusionne le blog et l’humeur du jour. La messagerie instantanée et intégrée. Les pages de fan sont créées. => skyblog, MSN et Myspace se vident !
  • foursquare crée un réseau social basé sur la géolocalisation. Il faut faire des Check-in dans des lieux physiques.
  • facebook mise sur le mobile. Grâce aux smartphone on peut tout faire sur le mobile. Pas de limitation technique comme sur twitter. La géolocalisation est intégrée à chaque post sur facebook. (en 2013 60% de visiteur de facebook le sont depuis des mobile)
  • facebook refont sa notion de groupe de discussion, crée le concept d’événement facebook et généralise le « like » sur tout objet à l’intérieur de facebook et à l’extérieur grâce à l’open graph protocol.
  • Microsoft rachète Skype, le leader de la conférence vidéo. Ainsi Skype va fusionner avec facebook le partenaire de microsoft.
  • Pinterest crée un réseau social de collectionneur. Chaque collection est une collection de photos. Il est possible d’ajouter des photos ou de « repiner » (ré-épingler) dans une de ses collections une photo trouvée chez quelqu’un d’autre.
  • instagram crée un réseau social pour partager les photos issues de son application smartphone de filtres artistiques de photos.
  • facebook achète instagram. Une volonté de prendre le contrôle de la création de photo à la source pour bloquer la progression inquiétante de pinterest ? (facebook héberge en octobre 2012 près de 219 milliards de photos!) On estime que 20% des photos prises dans le monde (380 Milliards en 2011) finissent sur facebook !
  • Google modifie son algorithme de pagerank le 18 décembre 2013 pour tenir compte de l’activité google+ en plus de l’historique de l’utilisateur. Ainsi il favorise son propre réseau social google+.
  • Facebook achète Whatsapp (février 2014) et surtout la base de données de 450 millions de Numéros de téléphone…
  • Facebook achète Oculus VR, (25 mars 2014) un casque de réalité virtuelle. Facebook aurait peur de se faire devancer par google et ces google glasses ?

Le roi facebook

On voit que facebook a eu la chance de démarrer avec un concept d’annuaire de gens sous leur vrai nom et agrémenté de photos. (et la confiance accordée des anciens de l’université de Harvard) Facebook a ainsi réussi à devenir un réseau social qui a une masse critique suffisante pour devenir incontournable. Selon la loi de Metcafle. L’utilité du réseau augmente au carré du nombre de ses membres.

En octobre 2012 facebook est passé la barre du milliard d’utilisateurs actifs ! On peut ainsi en déduire sa valeur !

Fort de sa base d’utilisateurs facebook a toujours su intégrer les innovations de ses concurrents pour se maintenir en tête et attirer encore plus d’utilisateurs. En 2012, facebook devient également le site le plus visité de la planète en dépassant google !

Financement

Le financement des réseaux sociaux n’est pas bon marché. Les projets que l’on voit son souvent financés par des investisseurs qui placent un capital risque.

C’est une sorte de loterie, l’influence ne suffit pas à gagner de l’argent. Il faut avoir un bon modèle de monétisation.

C’est très souvent la publicité qui monétise le web. Google est la principale régie publicitaire du web. Facebook est également financé par de la publicité, mais encore plus ciblée que celle de google.

Facebook met en avant son service de publicité avec cet exemple du photographe de mariage qui peut cibler les jeunes femmes entre 20 et 30 ans qui sont fiancées pour proposer ses services.

Pour faire crever facebook, il suffit de dire à tout le monde d’installer adblock sur son navigateur web. Plus de pub affichée, plus de facebook !

En ce qui concerne Twitter, je n’ai jamais compris comment ils comptent monétiser leur réseau social ? Il n’y a pas de pub. Il y a des investisseurs qui ne rechignent pas à allonger les dollars de rallonge en espérant un jour trouver des moyens de monétisation ? (Il me semblait avoir lu qu’il y a eu jusqu’à 1 milliard de $ investi)

Un des moyens qui existe est le financement par google pour fournir le contenu temps réel de twitter directement dans les recherches temps réel du moteur de google.

=> finalement une nouveauté est arrivée pour financer Twitter.. il y a des tweet sponsorisés qui apparaissent sur les fils d’actualité d’un grand nombre de monde…  du coup Twitter doit aussi favoriser le fait que tout le monde passe par la même interface centralisée.. ce qui n’était pas du tout le cas avant. C’est même ce qui avait fait son succès, notamment en Iran pendant des manifestations où le pouvoir en place coupe des sites comme twitter… mais qu’il y a d’autres plateforme pour y accéder, donc à moins de couper l’internet en entier, il n’est pas possible de couper l’information.

On verra si ce mode de financement à de l’avenir chez twitter.

Pinterest qui est le petit réseau qui monte…. et il monte tellement que maintenant il y a plus d’utilisateur pinterest que twitter !. Ce réseau a un potentiel intéressant de financement en liant des magasins derrière les images à collectionner. C’est l’idée du moment, à suivre.

Quelles sont les fonctions d’un réseau social

Le nom de « réseau social » est utilisé à toutes les sauces. C’est une mode. Mais quels sont les composants de base d’un réseau social ?

  • chaque utilisateur a son profil avec ses données liées
  • un réseau social est un réseau. Donc il faut pouvoir créer des liens entre les utilisateurs. Une liste d’amis !

Voici la base d’un réseau social. Ensuite, il y a les à côtés qui suivant servent les buts du réseau. Comme la liste des voisins sur last.fm qui permet de trouver des gens avec des goûts musicaux proches.

Il y a quand même des fonctions que l’on retrouve quasi partout:

  • les messages privés entre utilisateurs
  • la notion de groupe de discussion. (ouvert, sur demande, caché) (le descendant du forum)

Facebook comporte un grand panel de fonctions:

  • la timeline qui enregistre toute notre vie. Il est possible d’ajouter des posts liés à une date passée. (voir une date futur dans les pages de fan)
  • galerie de photos avec tagging des photos avec les noms de gens. (facebook connait ainsi les visages de centaines de millions de gens)
  • les groupes (privés, adhésion sur demande, caché)
  • les événements. (last.fm aussi permet de se déclarer présent à un concert mais c’est une « killer app » rarement rencontrée) Facebook est ainsi capable de dire: « alice devient amie avec bob après avoir été à l’événement anniversaire de Charlie ». Là on se sent vraiment espionné !
  • rappel des anniversaires et événements locaux. Que vais-je faire ce soir ? … facebook peut le dire ! (les cinémas et chaine de TV n’ont pas encore su exploiter ce créneau.)
  • le commentaire sur tout type de posts. (texte, photos, etc..)
  • le « like » de tout objet (texte, photos, commentaire, tout objet sur le web décrit avec open graph protocol) (depuis le 21 avril 2010)
  • une api permettant de créer des applications dans le réseau social. Ainsi facebook est une énorme plateforme de jeux! (ce qui fait le bonheur de zynga qui arrive à gagner 400 millions de $ par an en vendant des objets virtuels à ces 300 millions de joueurs uniques mensuels. Ceci même après que Zynga ait payé une redevance à facebook. 12% des revenus de facebook proviennent de Zynga !)
  • lancement de sondages (est-ce que facebook veut se lancer dans la démocratie en ligne ?)

D’une manière générale, on remarque que facebook comporte un grand nombre d’outils de gestion d’information capable de remplacer certains services traditionnellement laissé à l’Etat !

Tout d’abord facebook est une énorme base de donnée d’Etat civil qui est capable de noter les événements de la vie de chacun. De la naissance à la mort en passant par les mariages, les écoles suivies, les multiples changement de domicile, les liens familiaux, etc…

Le flicage photo est d’ailleurs nettement supérieur à tout ce qui c’est fait par le passé. Heureusement il n’est pas (encore) utilisé par un état totalitaire. Facebook détient les meilleurs algoritmes de reconnaissance faciale !

Facebook offre divers moyens de communication: messagerie, téléphonie (vu l’accord avec skype). C’est traditionnellement la poste qui avait un mandat d’assurer les communications dans un pays.

Facebook a une monnaie. Elle n’est pas très connue, mais elle existe surtout pour payer les jeux.

Avec les sondages facebook s’est doté d’outil de démocratie en ligne. De nombreux concours sur le web se font grâce aux « like » qui sont comptabilisé comme vote. De nombreux sites web délègue la gestion utilisateur de leur site à facebook en utilisant facebook connect.

Cependant facebook n’est pas une démocratie. C’est même plutôt une autocratie du roi Zuckerberg.

Beaucoup rechignent.. (on veut un « j’aime pas », on veut changer la couleur du site…) mais peu quittent vraiment le réseau ! (Contrairement à Twitter qui a beaucoup de compte en déshérence)

Application de réseau social libre (code et/ou données)

Pour éviter l’autocratie de facebook de nombreux projet alternatifs on vu le jour. Mais aucun ne prend vraiment.

Il y a deux point sensibles dans le concept de réseau social libre.

On peut vouloir un code de l’application libre au sens de l’Open source. Afin de voir le fonctionnement, de pouvoir installer l’application sur son propre serveur.

Si facebook publie son code source, on en comprendra mieux le fonctionnement, mais les données seront toujours centralisées. Ce qui amène à la seconde compréhension du concept d’un réseau social libre.

On peut vouloir des données privées hébergées uniquement dans un endroit sûr que l’on maitrise. Ainsi le seul moyen de garantir le contrôle de ses données personnelles est de jouer la carte du réseau social réparti.

Comme il faut quand même partager des informations avec ces amis. Le problème ce résout par l’invention d’un protocole de communication commun comme l’est le e-mail par exemple !

En effet, on a tendance à l’oublier, mais le e-mail est un système réparti. Même si gmail, hotmail et yahoo centralisent beaucoup de e-mail, n’importe qui peut monter son propre serveur e-mail et communiquer avec les autres serveurs.

Quelques rares projets planchent sur la définition de protocole permettant de créer un réseau social réparti.

Voici un panel de réseau sociaux alternatifs aux mastodontes en place.

Application de réseau social open source que l’on peut installer soi même

Comment créer son propre réseau social ? Il existe de nombreuses applications open source, libres en voici quelques unes.

Buddypress

Une des manières les plus simples de mettre en place un réseau social est l’extension Buddypress qui transforme un wordpress en réseau social. Vous voici ainsi parti pour concurrencer facebook !

Ce que Buddypress peut fournir:

  • un profil d’utilisateur pour chaque personne
  • une notion de groupe de discussion. (3 types: ouvert, sur demande, invisible)
  • des connexions entre « amis »
  • des messages privés
  • des blogs
  • un flux global d’activités avec notifications par e-mail et flus rss

Status.net

Status.net est une application qui permet d’installer chez soi une sorte de Twitter.

Point positif, il est compatible avec Twitter et permet aussi de faire du microblogging réparti.

Comment installer status.net.

Movim

Movim est l’accronyme de « My Open Virtual Identity Manager », c’est un réseau social réparti basé sur le protocol XMPP. Il est possible d’installer son propre serveur Movim que l’on appelle un Pod.

http://movim.eu

movim0.5.png

Buddycloud

Buddycloud est un réseau social réparti également basé sur XMPP. Il existe également des versions pour smartphones qui sont en développement. (Android en version alpha et ios en projet) Voir le détail du projet sur https://buddycloud.org

Pour tester, c’est par ici: http://buddycloud.com

Un aperçu sur youtube par là

Diaspora

Diaspora est vu comme une alternative à facebook pouvant être installée chez soi et communiquant avec d’autres instances pour faire un réseau social réparti.

Diaspora utilise de la cryptographie pour les échanges. Il est aussi possible de s’y connecter via le réseau d’anonymisation TOR. (Facebook aussi a fait une version accessible via tor)

Disapora dispose également d’un système d’application pour étendre ses possibilités.

La première application tournant sur diaspora est cubbi.es une application permettant de collectionner des photos sur le web. Cette application rappelle beaucoup Pinterest ! Un moyen de concurrencer facebook ?

Après une longue attente, diaspora est prêt et fonctionne sur plusieur POD.

Le premier service:

http://diasporaproject.org/

.. est actuellement complet. Et ne prend plus de nouvelles inscriptions. Ainsi il vous faut rejoindre un autre pod.

Pour les francophones, le pod intéressant est https://framasphere.org

Voici un tutoriel pour bien débuter sur diaspora.

Il est important de préciser que diaspora est compatible avec facebook.. donc pas besoin de quitter facebook…. Diaspora peut poster ses articles sur facebook….

Diaspora_latest.png

Friendica

Un réseau social libre, réparti qui permet de se connecter sur de multiples passerelles, dont facebook, twitter, StatusNet ainsi que des flux rss. Oui, on peut être amis avec un flux rss !!! Donc recevoir les infos de n’importe quel blog dans son flux global.

Friendica permet aussi de poster des infos sur un blog WordPress, Livejournal, Tumblr ou Posterous. C’est un véritable hub pour gérer de multiples comptes.

http://friendica.com

Screenshot_of_Friendica.jpg

Tent.io

tent.io est un projet qui défini un protocole de communication entre réseaux sociaux réparti. Le but est d’envoyer des messages d’activité selon le même modèle que le ferait un e-mail.

tent.is est la première implémentation du protocole Tent.io. Ce site web peut héberger votre compte tent.

Ostatus

Dans tout ces protocoles voulant gérer les réseaux sociaux, le W3C, l’organisme de édictant les normes du web, propos ostatus.

http://ostatus.org

Jappix

Encore un protocole d’échange basé sur xmpp… Mais c’est plus proche du chat que du réseau social…

http://jappix.org

jappix-social.png

App.net

App.net est un projet visant à faire un réseau social sans publicité. Ici le nerf de la guerre, c’est de voir l’utilisateur passer avant l’annonceur.

Donc, on ne peut pas vraiment installer son propre app.net, mais on nous garanti que le fonctionnement sera fait pour les utilisateurs et non pour les annonceurs.

Ce projet est une réaction face à l’évolution de Twitter qui était une plateforme très ouverte grâce à son API et qui devient de plus en plus fermée forçant les gens à utiliser de plus en plus l’interface officielle de Twitter. Est-ce une idée pour centraliser l’affichage et donc la publicité ?

Il faut rappeler que Twitter cherche toujours un moyen de monétisation pour son réseau. Mais est-ce une bonne idée. Le succès de Twitter est aussi issu du fait qu’il a été utilisé pour communiquer vers l’extérieur par des lanceurs d’alerte anonymes dans des pays totalitaires qui tentent d’interdire l’accès aux réseaux sociaux.

Avec une API ouverte n’importe quel site peut devenir facilement un proxy, un intermédiaire pour laisser un message sur twitter. Donc en se fermant Twitter perd un de ses atouts !

app.net veut garder sa liberté d’action en étant financé par ses utilisateurs. Ainsi c’est un réseau social payant !

https://join.app.net

OpenAtrium

http://openatrium.com est un outil très souple pour crée un outil collaboratif. Ça peut ressembler à un réseau social…

C’est un plugin Drupal. Il permet de créer des pages et d’y greffer des discussions dedans avec des notifications par e-mail.

On peut aussi y gérer des événement, des documents, des gestionnaires de tâche, ça fonctionne sur des mobiles.. etc…

Faire interagir les réseaux sociaux entre eux

Le service IFTTT (If This Then That) permet de créer des recettes pour automatiser des tâches entre les réseaux sociaux. Une cinquantaine de canaux sont à disposition pour les utiliser comme source ou destination d’actions.

Un exemple de recette peut être: si la température est en dessous de 3°C twitt « attention au verglas » sur mon compte. On peut faire pareil avec twitter.. ou par sms.. des flux rss, facebook, les chansons qui passent sur last.fm ou de nouvelles photos sur instagram.

C’est un début du web sémantique dans l’idée de Tim Berners Lee où les services communiquent entre eux.

https://ifttt.com

Les réseaux sociaux morts

SocialZ est là pour montrer que tous les beaux projets peuvent aussi mourir. Le monde des réseaux sociaux est impitoyable. Quand un réseau a un milliard d’utilisateur régulier que faut-il faire pour le concurrencer ? Est-ce que créer un clone est une bonne idée ?
Voici une des rares trace de ce projet => http://forum.ubuntu-fr.org/viewtopic.php?id=446190

Et voici encore d’autres réseaux sociaux morts…

Sources intéressantes

Encore à creuser… (plein de réseaux sociaux libres…)

Oui, c’est un vaste sujet en plein évolution… je ne sais pas tout, mais j’ai encore pleins de liens à suivre, de document à lire et d’applications à tester.

A quoi servent les réseaux sociaux ??

Beaucoup de gens ne comprennent pas à quoi sert un réseau social. Dans les nombreux réseaux populaires, quelles sont les différences ? Voici une petit explication traduite d’une célèbre image qui circule sur le net

Donc à quoi sert une réseaux social et quels sont les différentes manières de les utiliser:

  • Twitter => Je mange une pomme
  • facebook => J’aime les pommes
  • foursquare => C’est ici que je mange une pomme
  • instagram => Voici une photo « vintage » de ma pomme
  • youtube => Voici une vidéo de moi qui manger une pomme
  • linked in => Manger une pomme est une de mes compétences
  • pinterest => Voici une recette de pomme à la cannelle
  • last.fm => En train d’écouter: « Pomme » (pom pom pom pooom…)
  • Google+ => Je suis un employé de google qui mange une pomme

a quoi sert un réseau social pour une apple addict.jpg


Explorons les possibilités de google maps et openstreet maps

Explorons les possibilités de google maps

Quelques site avec plein d’exemple et tutoriels

Voici un petit exemple d’intégration de carte google sur ce site.

Il est théoriquement possible d’intégrer le code dans la page directement, mais pour ceci, il faut avoir accès à l’entête de la page. Ce que ce wiki ne permet pas. (sauf en bidouillant) Donc bidouille pour bidouille.. autant faire un iframe qui permet d’avoir la souplesse que l’on veut.


Lorsque l’on veut montrer la localisation de plusieurs points et avoir comme source de donnée, un moyen très simple voici comment faire:

  • créer une feuille de calcul sur http://spreadsheets.google.com. Celle ci servira de source de donnée.
  • faire une feuille qui contient les colonnes. Titre, latitude, longitude, description, rang. Le système est souple, on peut avoir des champs avec des noms différents et des champs qui sont inutiles. Exemple d’une telle feuille.
  • Les coordonnées peuvent être obtenue grâce à une applications sur ce site: http://mapki.com/getLonLat.php
  • Activer la publication de la feuille dans le panneau tout à droit de spreadsheet
  • Aller dans sur la page du programme permettant de créer une carte à partir de la feuille.
  • suivre les instructions du wizard pour créer et paramétrer la carte.
  • faire un copier coller du code html dans une nouvelle page.
  • hop… ça marche !!
  • Ici, la carte est inclue dans cette page via un iframe.


Possibilités de google maps

Lecture de carte

La lecture de cartes jjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjL’édition est une nouveauté (avril 7). c’est directement sur http://maps.google.com que l’on peut éditer ses propre carte et les partager.

Il est possible de récupérer la carte au format kml. Pour ce faire, il suffit de cliquer sur le lien: obtenir une url de cette page et d’ajouter à l’adresse: &output=kml

Le fichier kml peut être ainsi réutilisé pour l’ouvrir avec google earth par exemple.

Sur ce forum, il est possible de récupérer la carte du monde avec tous les pays en polygone dans un fichier kmz.

Sauvegarde de carte

Pour sauver une carte, il existe plusieurs formats. Le format de google le kml et le format geoRSS.

Dans tous les cas c’est une description xml de la carte qui est utilisée. Le format kml peut être compressé en gz et devenir ainsi un format kmz.

Système de carte polyvalent.

Pour éviter de réécrire un fichier à chaque fois que je désire afficher une carte, je me suis créer un fichier carte.php qui est une carte de base capable d’importer des données supplémentaire au format kml ou GeoRss. Ceci grâce au merveilleux objet GGeoXml qui fait tout seul l’importation des données et les affiches.

Ensuite, il suffit de dessiner quelques point, ligne ou polygone intéressant sur google maps ou google Earth. D’exporter le tout au format kml, puis de déposer le tout sur un serveur web. Ensuite il faut appeller carte.php en donnant l’url du kml en paramètre !


Openlayers

Google maps… c’est bien… mais pas top !

Le système de carte de google est pas mal du tout… il domine le marché… mais il n’est pas opensource !! .. c’est son grand défaut !

Il existe cependant des systèmes équivalents qui sont opensources.

voici un bref exemple d’inclusion d’une carte openlayers.

Openlayers est une machinerie de carte glissantes, mais n’a pas les données…. donc là on va utiliser openstreetmap

Openstreet map en utilisant openlayers et avec la possibilité de placer un marker


View Larger Map

Openstreetmap via la machinerie de mapCloud

http://mapcloud.com propose toute une machinerie de carte glissante et également une api pour poser des marker, faire du geocoding et du routage.


8 Sep 2009 : 17:04

Applicaton d’horaire de Bus

Application d’horaire de transport public

Le site web des transports publics neuchâtelois n’est vraiment pas à très sympathique en ce qui concerne les horaires de Bus. Il n’y a pas moyen d’avoir directement ce qu’il faut. Il n’y a qu’une vague explication d’horaire mais rien de précis. Pourtant des horaires précis existent bien vu qu’il sont affichés aux arrêts de bus.

Vu cette situation, à voir ce qu’il est possible de faire pour s’en sortir mieux.

Ce qu’il existe déjà dans le genre

Le site des cff, propose quelques vagues horaire calculé sur le réseau TN. Il y a les horaires de tram.

Google maps, propose les horaires de cff, mais rien pour les TN.

Il existe ailleurs des solutions avec Openstreetmap. c’est certainement le mieux à faire. Certaines lignes de bus des TN sont déjà intégrée à la carte d’openStreetMap.

Un peu de doc sur les solutions OSM

Ce qui semble le mieux c’est l’application OsmTransport.

Comment contribuer ?

La région de neuch ne semble pas être la seule à avoir des transport publics étrange…

Un utilisateur frustré à developpée en 2005 une solution pour Lyon… il cherche maintenant à l’intégrer à OSM..

http://www.mail-archive.com//msg12479.html

On lui propose de voir OSMtransport…

http://www.mail-archive.com//msg12508.html

Ainsi que la doc transport public d’OSM qui signal d’autres service:

encore un peu de doc.. http://wiki.openstreetmap.org/wiki/Proposed_features/Stop_Place

Obtenir les données OSM via un WMS

à creuser…

 

bidouilles sur openstreetmap

Quelques bidouilles avec Openstreetmap.org

Quelques sites intéressants..

  • http://maps.hitchwiki.org => la carte des coins d’auto stop.. surtout utilise car c’est le seul site que j’ai vu utiliser une machinerie google pour afficher des données openstreetmap.
  • http://osm.lonvia.de/hiking.html  => itinéraire de randonnées en suisse. Avec un beau fond de carte en relief… qui vient de uni Bonn
  • http://www.osm-wms.de => qui propose des wms sous licence cc-by-sa dont le fond de carte relif de l’uni de Bonn
  • http://wiki.openstreetmap.org/wiki/FR:Switzerland/HikingNetwork => doc pour bien catégoriser les chemins de randonnées et ainsi les faire apparaître sur les cartes du site ci-dessus.
  • http://cloudmade.com => permet de remplacer avantageusement la machinerie google dans bien des cas. Ce système de carte glissante supporte. Le positionnement de marker, le geocoding, le routage ! ainsi que l’affichage de flux kml et georss ! Ce service propose également de personnaliser les couleurs des symboles de la carte. Ainsi il est possible de créer son propre type de carte.

Par contre, je ne trouve pas comment faire avec cloudmade pour utiliser une autre couche wms que celle d’OSM ?

Comment je fais pour intégrer des photos aériennes ?

C’est le but de la réflexion ici, comment faire pour afficher sur un site web une carte glissante qui permet:

  • d’afficher les données d’Openstreetmap
  • d’afficher les photos aériennes libres du canton de neuchâtel
  • de supporter le geocoding. (retrouver une adresse)
  • de pouvoir afficher des polygones et polylignes en overlay provenant d’une applicatione externe
  • au besoin d’ajouter une couche avec relief comme celle de l’uni de Bonn
  • d’afficher une couche avec des courbes de niveau
  • d’obtenir l’altitude d’un point sélectionné. (via geonames.org qui fourni un services web avec les données de STRM)

Dans les cas étudiés, cloudmade a l’api et le système de carte glissante sur osm le plus avancé, mais je ne vois pas comment ajouter une couche externe comme un wms avec des photos aérienne

Openlayers est le meilleur candidat comme système de carte glissante pour ajouter les couche wms que l’on désire. Mais il n’existe pas d’api simple pour ajouter des overlays et faire du geocoding et du routage. A tester dans le détails. Il semble assez souple pour tout faire.

Google maps permet a une api de géocoding et overlay complète. Mais non libre ! L’affichage d’un wms externe est une bidouille, que je connais. ça fonctionne. L’utilisation des données OSM semble être possible si l’on observe le site à propos de l’auto stop.. Cependant, est ce que ça ne va pas interférer avec la bidouille pour avoir le wms des images aérienne ??
De plus, le routage sur carte OSM risque fort de ne pas fonctionner !

 

Bref.. il reste de quoi faire, rien n’est encore certain… il faut bien choisir la technologie suivant l’usage et certains mélanges me semble incertains..  à creuser pour en avoir le choeur net.

Dans tous les cas, openlayers semble être le plus ouvert…  (mais le plus complexe !)

Où obtenir des données OpenStreetMap pour gps Garmin ?

Pour avoir la carte de la suisse sur son GPS, il y a plusieurs sources possibles et plusieurs type de carte:

Ainsi pas besoin de se ruiner en achetant des cartes à tom-tom ou nokia. Les cartes d’OpenStreetMap sont libres, gratuites et souvent mises à jour.

 

Cartographier le canton de Neuchâtel sur OpenStreetMap

Cartographier le canton de neuchâtel

J’avais déjà parlé il y a quelques temps de la carte collaborative libre: OpenStreetMap.

Les avantages d’une carte libre

L’idée est d’utiliser la collaboration d’un grand nombre de personnes pour créer une carte du monde libre de droits. L’avantage d’une telle approche, c’est que la carte est libre. Chacun est en droit de l’utiliser et de la modifier comme il en a envie. (contrairement aux cartes officielles swisstopo ou aux cartes google, etc…)

Le fait que la carte d’OpenStreetMap est souvent faite par les habitants même du lieu cartographié, il en résulte que la carte OpenStreetMap contient souvent des données plus précises et surtout plus à jour que les autres cartes.

A titre d’exemple, je reprend toujours mon quartier où, sur les cartes de swisstopo ou de googlemaps on veut me faire traverser un pont qui n’existe plus ! En effet, ce pont a été remplacé il y a 2 ans par deux giratoires. Les cartes de google et de swisstopo ne sont pas à jour.

On en arrive à des incohérences très rigolotes. Cette semaine, google street view est sorti pour la suisse et à cet endroit, il est possible de voler en image au dessus d’un giratoire en empruntant un pont fantome !


Agrandir le plan
Agrandir le plan


A propos de google street view, il est également possible de me voir sur ma trottinette dans les rues de Neuchâtel. (faut se retourner, je suis derrière la voiture)

Tout ça pour montrer que les cartes swisstopo et google ne sont pas à jour, alors que celle d’OpenStreetMap est à jour vu que je m’en occupe. (avec d’autres) Il suffit de le vérifier en regardant le carrefour devant chez moi sur la carte d’OpenStreetMap. (Par contre le projet libre OpenStreetView n’est de loin pas capable de rivaliser avec google street view )

La mise à jour de données par les utilisateurs intéresse swisstopo

Ce principe de mise en commun des forces, de participation pour la construction de données communes a maintenant fait ses preuves, (avec des exemples comme wikipedia). La collaboration c’est la base même de toutes les applications dite web2.0.

Donc dans le domaine de la cartographie, les acteurs principaux en place se posent des questions: Comment utiliser toute cette main d’oeuvre à disposition pour mettre à jour nos propres données ?

Du côté de la suisse et de son organe officiel responsable de la mensuration et cartographie du territoire, c’est à dire: swisstopo. On se pose réellement la question. Cette semaine swisstopo organise dans ses locaux même un atelier sur le thème Crowd Sourcing for Updating National Databases. (Programme en pdf)

Dans le programme de cet atelier, on trouve une conférence à propos de OpenAddresses.ch. Ce projet a pour but de créer une base de donnée de la géolocalisation de toutes les adresses postales suisse. Il compte sur la bonne volonté des gens pour peupler la base de donnée. Cependant, il y aussi des cantons qui ont fourni leurs propre bases de données.

Un tel projet permet de pouvoir faire ce que l’on appelle du geocoding. Entrer une adresse postale et l’afficher sur une carte. Chose qui parait simple, mais qui sans données accessibles ne l’est pas !

Dans le programme de cet atelier je ne vois nul part mention d’OpenStreetMap ? Le projet ferait il trop peur ? Swisstopo doit sentir la concurrence! C’est le moment de ne plus voir OpenStreetMap comme un concurrent, mais comme une aide. Il faut mettre en commun les données. Swisstopo est tout de même un appareil d’Etat, donc swisstopo n’a pas grand chose à perdre à libérer ses données. Tout ce que swisstopo risque, c’est de pouvoir récupérer des données mises à jour plus rapidement !

Des bases de données s’ouvrent à OpenStreetMap

Début juin 2009 a eu lieu, à l’EPFL, la conférence Geoperspectives 09. Lors ce cette conférence, OpenStreetMap a été largement évoqué.

Cerise sur le gâteau, l’Etat de Neuchâtel a profité de la conférence pour annoncer l’ouverture pour OpenStreetMap d’un serveur Web Map Service donnant accès aux photos aériennes du canton réalisées il y a 3 ans.

Les détails techniques de l’accès à ce service WMS neuchâtelois sont décrits sur le wiki d’OpenStreetMap.

C’est une révolution pour les gens qui comme moi cartographie le canton de Neuchâtel sur OpenStreetMap. Tout est plus simple et la précision est plus grande.

Avant ce jour, le seul moyen libre et efficace à disposition pour prendre des mesures était de prendre des traces GPS. Ceci fonctionne très bien pour cartographier des routes mais c’est beaucoup plus aléatoire pour cartographier des objets comme des maisons !

En effet, la précision garantie d’un GPS est de l’ordre de 30m, et il existe pas mal de maisons plus petites! De plus, faire le tour de la maison d’un inconnu dans son jardin, n’est pas forcément toujours très apprécié !

Avec la mise à disposition d’images aériennes (orthophotos) le cartographe amateur dispose de données semblables à celles qui sont utilisées par les cartographes de swisstopo.

Le boulot devient le même: dessiner la vue aérienne! Non seulement les routes qui était facile à faire avec un GPS, mais également les maisons, les lits de rivières exacts, les zones de forêt et de champs etc..

Depuis le début de l’année, l’Etat de Neuchâtel, n’est pas le seul à fournir des données cartographiques, l’Etat de genève, l’EPFL, le cadastre français ou l’association CampToCamp (itinéraires et refuges de montagne), ont ouvert tout ou une partie de leurs bases de donnée d’informations géographiques.

Ainsi OpenStreetMap se retrouve avec de plus en plus d’information libre qui est utilisable directement. Le travail est de plus en plus facile et donc de plus en plus accessible à tous le monde. Donc pour toi aussi cher lecteur !

Cartographier le canton de Neuchâtel à partir des photos aériennes

Vu qu’il est facile de cartographier le canton de Neuchâtel à partir des photos aériennes et bien voici la marche à suivre pour bien débuter.

Voici les quelques étapes nécessaires à la création d’une carte à partir des orthophotos neuchâteloises:

  1. télécharger JOSM, le programme de cartographie OpenStreetMap. (Guide du débutant)
  2. installer le plugin WMS pour que josm puisse afficher des images provenant d’un serveur WMS comme fond de carte.
  3. configurer le plugin WMS avec l’adresse du WMS de l’Etat de Neuchâtel: http://sitn.ne.ch/ogc-sitn-open/wms?version=1.1.1&request=GetMap&styles=&format=image/jpeg&layers=ortho&
  4. créer un compte utilisateur sur OpenStreetMap
  5. ouvrir josm sur le lieu à cartographier (Ouvrir une trace gpx est le plus simple. Voici un fichier trace gpx d’un tour dans Boudry)
  6. mettre à jour en local les données déjà présentes sur OpenStreetMap pour éviter d’ajouter des objets déjà existants
  7. cartographier tout ce qui manque en suivant les conventions et les tags. Voir la liste des tags compris par OSM.
  8. envoyer dans la base de donnée global d’OpenStreetMap les nouvelles données créées.
  9. Voilà c’est fait! la carte OSM est plus complète .. il ne reste plus qu’à aller en terra incognita et recommencer depuis le point 6

Ensuite, pour voir sur la carte disponible sur le site web d’OpenStreetMap, le dur labeur accompli, il faut encore attendre un moment. Le temps d’attente peut être de quelques minutes à une semaine !

édition carte openstreetmap josm wms neuch.jpgEn effet, ce que l’on regarde est une image. Il faut donc que cette image soit créée quelque part à partir des données vectorielles de la base de donnée.

Cette opération prend pas mal de temps. Donc elle n’est pas faite tout le temps. Elle est faite une fois par semaine complètement ou toute les heures pour les petites différences si la page est visitée !

Pour cartographier avec comme source de donnée des traces GPS c’est quasi la même chose, hormis que l’on a pas besoin du plugin wms, mais que l’on a besoin de faire des traces avec un GPS.

Ce qui peut être un parcours du combatant pour arriver à faire cohabiter le GPS, l’ordinateur et josm!   A ce propos voici le récit d’une journaliste qui a tenté (et réussi) l’expérience.

Maintenant le plus simple c’est de se lancer, de tester et de jouer…..  (oui c’est amusant !)

Pour toute question, problème, soucis, angoisse, le wiki d’OpenStreetMap est là avec certainement une foule de réponses.

C’est parti pour ce jeu passionnant !

OpenStreetMap brouillon

OpenStreetMap progresse de plus en plus vite ces derniers temps et il devient de plus en plus facile de contribuer.

 

Quelques lectures supplémentaires

  • http://www.openstreetview.org.uk
  • http://www.opencyclemap.org
  • http://www.ecrans.fr/OpenStreetMap-les-routards-du-web,7695.html
  • http://wiki.openstreetmap.org/wiki/FR:Beginners_Guide
  • GPS Babel web ou http://www.gpsbabel.org
  • guide du débutant de JOSM
  • liste des tags
  • Web Map Service sur wikipedia
  • http://wiki.openstreetmap.org/wiki/CloudMade
  • cloudmade.com
  • http://downloads.cloudmade.com/europe/switzerland
  • http://blog.programmableweb.com/2009/02/17/cloudmade-using-openstreetmap-to-chart-the-future-of-mapping/
  • http://gpsrevolution.blogspot.com/2009/06/osm-cloudmade-map-bientot-une.html

Cartographiez votre région

Cartographie libre

La cartographie sur internet est à la mode depuis que google l’a démocratisée avec google maps.

Cependant, en suisse, les cartes de swisstopo sont nettement mieux, mais il n’existe pas de site web pratique pour utiliser ces cartes.

L’Etat de neuchâtel, par exemple, propose des cartes de swisstopo sur son guichet cartographique. C’est bien mais pas top. Les données sont bien, mais techniquement, Cartoweb (qui est le moteur utilisé pour afficher les cartes sur le web ) se fait vieux!

Un jour peut être l’Etat de neuchâtel migrera son guichet cartographique de Cartoweb à mapfish son successeur… Là ce sera plus fluide, mais ça ne résoudra pas un autre problème frustrant. Les données des cartes ne sont pas libre de droit.

Dans ce cas, l’Etat de neuchâtel achète les données chez swisstopo et n’a presque rien le droit de faire avec!

Les mises à jour chez swisstopo se font tous les 6 ans! Les cartes google sont imprécises, et la route devant chez moi vient de changer, 2 giratoires ont remplacé un pont !!

Les cartes se mettent gentiment à jour, mais tout se passe lentement…. bon que faire, c’est pas compliqué, laissez moi triturer vos cartes, c’est pas compliqué de remplacer un pont par 2 giratoires… le boulot en vrai a été fait plus rapidement que de changer le dessin sur la carte !

C’est une intention très louable que j’ai de vouloir les aider… mais ce n’est pas comme ça que ça se passe…. il y a le droit d’auteur.. pas le droit de modifier la carte. Elle est la propriété de swisstopo.

Bon, alors je fais quoi ?? .. et bien je crée ma propre carte ! Folie ? … comment faire autant bien que cette grosse machine swisstopo qui a de nombreux employés, qui est financé par nos impôts et par les données que l’on achète quand on veut les utiliser!

… et bien ce n’est pas si fou que ça de faire sa propre carte. Ce n’est pas si difficile, et pour contrer la grosse machine de cartographes professionnels, le plus simple c’est de s’associer avec d’autres gens… plus on est de fous plus on rit.. en mutualisant nos effort à travers le monde entier, on peut créer une carte du monde entier. Avec énormément de gens, qui font peu de chose on fait toujours plus qu’une poignée de gens qui font beaucoup !

C’est le principe de openstreetmap.org. C’est l’application du principe du wiki à la cartographie. Chaque personne contribue en dessinant sa région et au final on a une carte de plus en plus étendue et précise !

Pour ce faire, juridiquement toutes les données utilisées pour faire les cartes sont libres de droits. Il n’est donc pas possible de reprendre les données de swisstopo qui sont soumise au droit d’auteur. Dommage, ce serait bien de mettre ces données dans le domaine public ! Comme c’est le cas aux USA ! Ce serait profitable à tous.. et de toute façon ce sont quand même nos impôts qui financent une partie de swisstopo !

Vu que les données ne sont pas libres, on est obligé de tout reprendre à zéro. Il faut faire des mesures. Le principe est donc d’utiliser un récepteur GPS, de faire des traces des rues que l’on parcours, de les envoyer sur openstreetmap.org, puis à partir de ces traces de dessiner concrètement la carte.

C’est pas mal de boulot, mais finalement c’est pas si long que ça. Ci-dessous voici le résultat de la carte qui est en cours de création.

J’ai centré la carte sur la région de Neuchâtel qui est pour une bonne partie le fruit de mon travail. J’espère maintenant que je serais rejoint par de nombreuses autres personnes pour corriger mes erreurs et améliorer l’étendue et la précision de la carte !

Ce n’est pas compliqué, pour bien débuter le wiki d’openstreetmap.org est super bien fait et il y a de nombreuses indications en français !

Alors c’est parti cartographions ensemble !

… et pour varier, l’hiver au lieu de cartographier les rues, il est possible de cartographier les pistes de ski !!! Pour c’est faire c’est sur openpistemap.org que ça se passe !! Ce sont les mêmes données de bases qu’openstreetmap.org, mais le site est dédié aux pistes de ski !

Les heureux possesseurs d’un GPS garmin qui veulent utiliser les données d’openstreetmap.org sur leur bête peuvent trouver les données déjà toutes prêtes à l’emploi sur le site de http://www.osm4you.com.