la voiture autonome sans chauffeur est le prochain saut technique qui va transformer notre société

Il y a 20 ans, en 1995 j’ai vu pour la première fois un « Natel D » un téléphone numérique GSM. C’était une révolution, nous l’avions en camp scout. C’était la première fois qu’étant perdus au milieu d’une forêt, nous avions un lien direct avec le reste du monde.

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Le Natel D est le premier téléphone numérique en GSM qui était disponible en Suisse. Il est sorti en 1993, mais il a fallu attendre au moins 1995 pour que la couverture du territoire soit suffisante pour que ce soit utilisable. Voici un reportage de la RTS au moment de la sortie du Natel D.

C’était ma première expérience avec cette technique disruptive qui a changé notre société.

Une technique disruptive

En effet, la pénétration des mobiles a été très rapide. En 1998, la libéralisation du marché à eu lieu, en fin d’année le premier concurrent est arrivé (DiAx) et un quart de la population suisse était équipée d’un mobile ! Puis d’autres concurrents sont arrivées (orange en juillet 1999) et fin 2001 les 3/4 de la population suisse disposait d’un téléphone mobile dans sa poche ! … et la même révolution numérique se faisait en même temps partout dans le monde.

Des régions entières qui n’avaient même pas le téléphone ont été couvertes par la téléphonie mobile: le monde s’est rétréci.

Cette nouvelle technique est dite disruptive, car elle produit une véritable rupture avec le monde d’avant.

Il y a des effets partout, dans tous les domaines.

Un exemple simple que j’ai observé chez les jeunes générations: le rendez-vous clair et précis pour passer une soirée entre amis ne se fait plus.

Il y a des plans changeants… toute une discussion en « temps réel » avec plusieurs groupes et du papillonnage pour aller voir un moment un groupe, un moment un autre. Les lieux ne sont pas prévus à l’avance.

« – Je t’appelle tout à l’heure pour préciser où l’on sera.. »

À l’autre bout de mon monde, chez les bergers d’Afrique de l’Ouest, plus besoin de faire des heures de marches avec son troupeau pour aller vendre quelques têtes au marché. Les transactions se font directement par SMS et seule la livraison se fait. Par ce même principe, des banques pratiquant par SMS se sont mises en place.

téléphone mobile en afrique de l ouest en 2011.jpg

Puis l’arrivée des smartphones a confirmé le fait que le monde est vraiment petit. Il est possible à tout moment d’avoir toute sa tribu dans sa poche.

Ainsi une technique disruptive est une même technique qui s’applique en masse partout dans le monde et qui induit partout des ruptures avec la manière de vivre d’avant.

Quelle est la prochaine technique disruptive ?

Selon moi… d’ici 5, 10 ans…  la voiture autonome sans chauffeur va révolutionner notre société. Voici pourquoi…

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Les Google cars

Après quelques vagues tâtonnements et prototypes isolés, c’est en 2010 que l’histoire de la voiture autonome s’est accélérée lorsque Google a annoncé avoir développé un équipement qui permet de rendre une voiture autonome et que leur flotte avait déjà roulé ainsi plus de 800 000km !

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Cette annonce relance l’imaginaire, bien que le système de l’époque n’est pas totalement autonome, le parcours nécessite d’être préalablement fait une fois. Ensuite, la voiture est capable de le refaire en tenant compte de la signalisation.

Seul « bug » majeur, la voiture reconnait toutes les signalisations sauf celle d’un policier qui gesticule au milieu de la rue. Donc on espère que les feux ne tombent pas en panne !

Au fil du temps le seul frein qui retient les google cars de se balader sur les routes n’est plus un problème technique, mais un problème légal.

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Un problème légal plutôt que technique

Du coup, s’enclenche un processus de légalisation de la conduite pour les robots.

Séduits par l’opportunité des retombées économiques et de la baisse annoncée du nombre d’accidents, de nombreux États adaptent leur législation.

Aux USA, en mai 2012, l’État du Nevada est le premier État des USA à avoir adapté sa législation routière aux véhicules autonomes et à avoir homologué un véhicule: une Toyota Prius modifiée pour Google. (Avec 150 000$ d’équipement supplémentaire, dont la moitié pour uniquement le radar laser.)

Cependant, cette législation n’est pas totale, elle requiert qu’un conducteur humain soit prêt à reprendre le volant à tout moment.

Dans la foulée, la Floride, le Michigan et la Californie ont également autorisé les essais de voitures autonomes sur leurs routes. Une dizaine d’autres états des USA sont en train de légiférer sur le sujet et dans 9 autres l’autorisation a été refusée.

Ainsi des travaux sur le cadre légal ont déjà été faits dans plus de la moitié des États des USA en seulement 3 ans. Le sujet est en constante évolution voici un wiki tenu à jour à propos de l’évolution des législations US en matière de véhicules autonomes.

carte des Etats des USA qui autorisent les google cars et les véhicules autonome sans chauffeur.jpg

Qu’en est-il en dehors des USA ?

L’Europe, siège de nombreux constructeurs d’automobiles n’est pas en reste.

En mai 2015, le gouvernement suisse a autorisé l’opérateur de téléphonie Swisscom à rouler sur les routes suisses avec des voitures autonomes, mais uniquement si un humain est prêt à reprendre le volant.

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Les véhicules utilisés ne sont pas des Google cars, mais des véhicules allemands Volkswagen issus du laboratoire Autonomos Labs de l’université libre de Berlin.

Voici une vidéo des essais de voitures autonome faits par Swisscom en Suisse:

Google n’est pas seul dans la course

Au Salon de l’auto de Genève en 2015, après la voiture écologique, la voiture autonome est le nouveau sujet de discussion.

Plusieurs constructeurs ont profité de faire des annonces. Volvo annonce qu’en 2017 ses véhicules autonomes seront livrés à 100 clients en Suède.

En France les voitures autonomes seront autorisées en test dès 2015PSA a annoncé vouloir commercialiser une voiture autonome en 2018, mais attention autonome n’a pas le même sens pour Peugeot-Citroën que pour Google.

La stratégie du constructeur français est d’assurer la sureté et donc de progresser pas à pas vers un véhicule de plus en plus autonome, mais pas directement du 100% autonome.

Ainsi l’automatisation a déjà commencé avec l’automatisation du parcage.

Cette stratégie me fait penser que c’est peut-être une formulation pour ne pas avouer qu’ils sont largués techniquement !? … Google et les constructeurs allemands ont des voitures autonomes qui roulent vraiment !

voiture autonome de swisscom avec un volant.jpg

Mais cette automatisation progressive n’est pas stupide.

Dans cette vision on peut imaginer que des véhicules autonomes soient autorisés en premier sur les autoroutes. C’est un environnement qui ne présente pas trop de surprise et qui est largement maitrisé par les véhicules autonomes. De plus, on sait que la monotonie des autoroutes est justement le danger pour les conducteurs humains. Il semble qu’un tiers des accidents mortels en France soit dû à la fatigue sur les autoroutes.

Cette idée de commencer par les autoroutes est loin d’être une idée imaginaire, puisque c’est le ministre allemand des Transports Alexander Dobrindt qui a annoncé début 2015 que la Bavière allait autoriser l’autoroute A9 aux voitures autonomes.

Affaire à suivre…

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Les concepteurs de l’application controversée de covoiturage / taxi, Uber se sont aussi lancés dans la course des voitures autonomes, et on comprend la stratégie. La source de leur ennui est justement la concurrence déloyale entre les chauffeurs de taxi professionnels et les chauffeurs amateurs.

Si la flotte de taxi Uber n’a plus de chauffeur, fini les ennuis …. ou pas !
Nous reviendrons ci-dessous sur les conséquences sociales de la voiture autonome.

« One more thing… »  La rumeur dit qu’Apple prépare en secret une iCar… (ou iMove..)

On avait déjà eu ce genre de rumeurs fantaisistes qui annonçaient la sortie d’un iPhone….  ça a été démenti par Apple… mais quelques années plus tard l’iPhone a fait un raz de marée…

Google reprend la tête de la course

Face à cette concurrence internationale, Google reprend la tête de la course en poussant le concept de la voiture autonome encore plus loin: la bulle.

Au lieu d’équiper une voiture existante, Google revoit tout le concept et crée ses propres Google cars, sans volant, sans commande manuelle. La nouvelle Google car est une voiture électrique en forme de bulle qui roule à 40km/h avec une autonomie de 130 km.

Google ne fait pas un prolongement de ce qu’est une voiture en l’automatisant, mais réfléchi à ce que va devenir la mobilité du futur avec ce genre de techniques, et donc le mieux était de concevoir depuis le début une véritable auto-mobile (une voiture qui roule toute seule dans le vrai sens de « auto »)

Voici un vidéo des essais de Google cars.. (mai 2014)

Pour les fans qui veulent suivre toutes les annonces faites par Google à propos de leur Google Cars voici la page du projet.

La commercialisation de cette google car version bulle est prévue pour 2020. (bien qu’un temps google parlait de 2017 pour ses « google cars »… peut être il y aura deux phases ? une pour les véhicules normaux modifié et une pour les google cars « bulle » ?)

En poussant le concept encore plus loin, Google se heurte à nouveau à une limite légale. Toutes les législations nécessitent qu’un humain puisse reprendre le contrôle du véhicule à tout moment.

Du coup depuis l’été 2015, les Google cars « bulle » roulent sur les routes de Californie, mais avec des pédales et un volant amovible.

Ces voitures ont beau être toutes récentes, elles ont déjà roulé autant que ce qu’un américain moyen a roulé dans sa vie quand il atteint l’âge de 75 ans.

Les enjeux autour des véhicules autonomes.

Les enjeux des véhicules autonomes dépassent largement le domaine des transports. Comme ça l’a été avec les appareils photo au moment du passage au numérique, ce ne sont pas forcément les entreprises traditionnelles du domaine qui sont les plus à même de définir ce que sera la mobilité du futur.

Pourquoi Swisscom, une entreprise de télécommunication s’intéresse à la voiture autonome ?

Swisscom dit clairement dans son communiqué qu’elle n’a pas envie de devenir un constructeur de voiture.

Swisscom a envie de développer un internet mobile des objets. Un internet dans lequel les objets eux-mêmes envoient des informations. Par exemple, on peut imaginer que les places de parc indiquent si elles sont libres où non. Ainsi une voiture autonome qui arrive sur un parking peut directement réserver son emplacement et se parquer sans perdre du temps à tourner en rond dans le parking.

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Swisscom se projette comme gestionnaire de ce genre de ressources. Ainsi on peut imaginer un partage beaucoup plus souple et à grande échelle des places de stationnement dans une ville entière. La voiture étant autonome, elle peut vous laisser juste devant la porte et aller se parquer à quelques centaines de mètres plus loin dans une place qu’elle aura négociée suivant les critères que vous lui aurez donnés. (Temps de stationnement, fourchette de prix, distance pour économise le carburant, etc..)

Que vont devenir les agents de police ?

Ça me fait penser aux gags de Gaston Lagaffe qui trouve toujours un moyen, une invention, pour piéger l’agent Longtarin qui s’apprête à lui mettre une contravention pour dépassement du temps de stationnement.

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Et oui, d’ici 5 ans votre voiture ira peut-être elle même changer de place de parc toutes les heures pour éviter une contravention !

Une telle gestion d’information n’est pas le métier de base des constructeurs automobile. Ainsi on comprend pourquoi des opérateurs de télécom se pressent aux créneaux.

Swisscom se projette dans le futur et tente de savoir quel rôle pourra avoir un véhicule s’il n’est plus nécessaire de le conduire ?

Est-ce que la voiture deviendra un espace de travail ? Un cinéma ?

Du coup, il faut concevoir la technique qui permettra de fournir des films à haut débit sur toutes les routes !

Opel a déjà réfléchi à cette problématique et propose OpelOnStar, un système Wifi intégré dans chaque véhicule. L’abonnement de téléphonie pour connecter le véhicule est même offert la première année !

On retrouve ici un concept qui est déjà en vigueur depuis quelques années dans les cars postaux suisses qui sont tous équipés de wifi gratuit pour les passagers.

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De plus l’enjeu de la voiture autonome est aussi très lié à la cartographie. Swisscom annonce qu’ils font de la cartographie des positions anonymisées des téléphones mobiles afin d’améliorer leur couverture.

Google s’est récemment associé avec la start-up Aclima pour faire une cartographie en « temps réel » de la pollution dans les villes. Et là, la voiture autonome est intéressantes pour relever les données. Le but est de savoir où sont les problèmes pour pouvoir y mettre des parcs avec de la verdure….

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Google est en avance sur les autres dans le domaine des véhicules autonomes, justement parce que Google maitrise bien la cartographie.

Mais Google ne détient pas forcément les données de base de la cartographie. Dans ce domaine, historiquement il y a deux sociétés leader Tele Atlas et NavTeq qui depuis longtemps ont numérisé le monde. Et dans cette guerre de la cartographie, avec l’émergence massive des GPS les deux ont été rachetés pour des raisons stratégiques. TomTom a racheté Tele Atlas et Nokia a racheté Navteq….  mais voilà que pendant la rédaction de cet article (début août 2015), un consortium de constructeur automobile Allemand, BMW, Daimler et Audi (du groupe Volkswagen) a racheté toute la division cartographie (Here) de Nokia pour la modique somme de 2.8 Milliards d’euros !

La guerre de la cartographie bat son plein pour être maître de la mobilité du futur !

Les données sont continuellement mises à jour par des camping-cars bourrés de caméras qui scannent les panneaux de signalisation.

Pourquoi un camping-car ? .. et bien par ce que le chauffeur doit bien dormir à un moment donné !

Si le véhicule pour se déplacer tout seul, plus besoin d’humain, plus besoin de camping-car…

 camping car van-tele-atlas cartographie.jpg

Google a collecté déjà beaucoup de données avec son projet streetview. On peut imaginer que ça peut intéresser le géant de l’information de s’étendre dans le domaine de la cartographie, de se libérer de ses fournisseurs et d’avoir une flotte entière de google cars qui cartographient automatiquement le monde entier !

Dans ce domaine Uber a annoncé un partenariat avec l’université de Canergie Mellon. Une université qui est spécialisée en robotique et qui a déjà à son actif le pilotage de rover sur mars.

Ainsi Uber se met un peu en porte à faux avec Google en s’intéressant aux voitures autonomes et à la cartographie. En effet, Google se trouve être un des investisseurs (258 millions de $ en 2013) et partenaire de Uber. Car Uber a besoin d’un service de cartographie pour proposer son service de covoiturage.

Et à l’avenir Uber se voit bien remplacer la Poste, Fedex et DHL par un service de livraison automatique. Qui gagnera les drones d’Amazon ou la voiture autonome ? (ou encore.. le coursier à vélo 😛 )

drone pour livrer les paquets test de la post allemande en 2013.jpg

La guerre des véhicules autonomes est lancée.

Conséquences sur les emplois

Les conséquences sur le remaniement du monde des transports va surtout se faire sentir pour les emplois qui sont liés aux transports… et il y en a pas mal.

Aux USA, chauffeur de camion (Truck Driver) est devenu en quelques années, l’emploi le plus fréquent dans de nombreux Etats. Ceci car, c’est un des rares emplois qui ne nécessite pas de compétences particulières et qui ne se délocalise pas.

2015-05-18-carte des métiers les plus communs aux USA- conducteur de camion-map.png

En France, si l’on croit l’Organisation de Transporteurs Routiers il y a près de 630 000 emplois qui sont liés au domaine des transports routiers.

Au niveau mondial il semble que près de 30% des emplois sont dans le secteur des transports !!

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Dans ce tas, on peut compter les camions, les autocars, les livreurs en tous genres (La poste), les taxis, mais aussi les véhicules des magasiniers dans les gros entrepôts, et aussi les énormes camions utilisés dans les mines à ciel ouvert. Le secteur des transports est très vaste.

Comme toujours avec l’automatisation des emplois, ce sont les moins qualifiés qui sont remplacés. Voici une liste de boulot en voie de disparition à cause de l’automatisation.

Les ingénieurs spécialisés en robotique sont très recherchés.. mais pour 1 emploi d’ingénieur créé, ce sera 300 chauffeurs de taxi qui vont perdre leur emploi !

On compte que 70% des nouveaux emplois créés par l’automatisation demandent des compétences que seul 20% de la population détient.

Que va-t-on faire des 80% de gens qui se font piquer leurs emplois par des robots, mais qui n’ont pas les compétences nécessaires pour retrouver un emploi ?

Moi, j’ai une proposition…. J’y viendrai un peu plus bas…

Travis Kalanick, le patron de Uber a déjà annoncé clairement que son but était d’éliminer ce qui coute cher dans son service: l’autre gars qui est dans la voiture.

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Les taxis ne sont de loin pas le seul domaine concerné. Les chauffeurs poids lourds ont de gros soucis à se faire.

Les chauffeurs font des milliers de km au volant, souvent sur l’autoroute. Il ne font rien de très compliqué 99% du temps. C’est au chargement et au déchargement qu’il faut de la main-d’oeuvre. Le pilotage de camion ne pose aucun souci technique.

Depuis mai 2015, le premier camion autonome roule sur les routes du Nevada !

Actuellement, comme pour les voitures, un chauffeur est requis pour reprendre la main en cas de besoin. Mais d’ici 10 ans, c’est quasi certains que les chauffeurs ne seront plus nécessaires !

Aux USA, il y a 4000 morts par an à cause d’accident du à des camions et dans 90% des cas, c’est à cause d’une erreur humaines.

Dans le domaine des transports publics. Il existe déjà de nombreux métros sans chauffeur, comme celui de Lausanne. La technique est au point. Le prochain pas, ce sont les bus. Toujours à Lausanne, le campus de l’EPFL expérimente ces temps des bus sans chauffeur.

Les profs d’auto-école

Autre effet collatéral… s’il n’est plus nécessaire de savoir conduire une voiture pour l’utiliser. Alors qui aura encore besoin de permis de conduire ? Qui va apprendre à conduire ?

Les profs d’auto-école ont certainement du souci à se faire. Une profession de plus menacée. L’automatisation est déjà un souci dans de nombreuses professions. On assiste ces derniers temps à une automatisation massive.

Le secteur des transports est peut-être la « Goutte d’eau qui va mettre le feu aux poudres » 😛 qui va massivement mettre des gens au chômage et faire plonger tout le système.

Il est grand temps de modifier la manière dont on intègre tout le monde dans notre société. Actuellement l’emploi est autant une source de revenu pour vivre qu’une place sociale. Dans notre société, sans emploi, on est rien.

Ces temps je m’intéresse de plus en plus au Revenu de Base Inconditionnel qui est une manière élégante de garantir tout le monde d’avoir un revenu qui permet de vivre et ainsi d’aller sereinement dans un monde où l’emploi est rare.

Revenu de Base inconditionnel et chaise longue illustration Malizia.png

Ainsi on éviterait peut-être des tensions comme celle des chauffeurs de taxi qui manifestent contre Uber dans de nombreuses villes.

Si l’on donne à chacun(e), via un Revenu de Base Inconditionnel, les moyens en temps et en argent de se créer son propre emploi, il est possible de dynamiser le tissu économique pour aller vers l’avenir, pour traverser cette crise de l’automatisation.

Heureusement qu’en même temps que l’automatisation du monde des véhicules arrive, l’idée du Revenu de Base Inconditionnel conquiert le monde aussi ! Comme en Suisse où une initiative populaire fédérale a été déposée et le peuple Suisse votera sur l’introduction du Revenu de Base Inconditionnel dans la constitution.

Les assurances

Un des gros objectifs de la voiture sans chauffeur, c’est de supprimer les risques d’accident. En 40 ans, le nombre de morts sur les routes a beaucoup diminué. La sécurité des véhicules s’est bien améliorée. Mais il reste un seuil incompressible.

Avec l’automatisation, plus de soucis de fatigue, d’inattention due aux smartphones, et de conduite en état d’ébriété.
Mais alors, s’il n’y a plus d’accident que vont faire les assureurs ?

Ils vont certainement trouver de nouveaux risques à assurer…  Là aussi il y a du chamboulement en vue.

Le véhicule autonome, un pas vers l’économie de fonctionnalité ?

Un des objectifs de Uber est d’être meilleur marché que le fait de posséder son propre véhicule.

Ainsi on arrive directement dans l’économie de fonctionnalité. Une économie basée sur le fait de vendre un service, une solution, plutôt qu’un objet.

Au passage, l’économie de fonctionnalité permet de supprimer l’obsolescence programmée. Une entreprise qui fournit un service à tout intérêt à avoir du matériel fiable et efficace sur le long terme et qui se répare.

Il y a quelques années j’ai déjà écrit un article à propos du futur de la mobilité et je prédisais que l’on arriverait à terme à un abonnement de mobilité qui permet un accès à tout type de véhicules. Au moyen de transport adapté à ses besoins du moment.

Et.. Bien c’est chose faite !

Le SwissPass vient de sortir en été 2015…  c’est un abonnement CFF pour tous les transports publics en Suisse… et il est possible de charger sur la même carte un abonnement à la coopérative mobility qui donne accès a divers types de véhicules partout en Suisse.

On peut se demander comment la coopérative mobility va tirer son épingle du jeu avec l’arrivée des voitures autonomes ?

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Le mieux pour elle, c’est d’acquérir aussi une flotte de véhicules… mais est-ce qu’elle arrivera à faire concurrence à Uber, Google et autres qui sont aussi les concepteurs des algorithmes et les propriétaires des données des cartes qui guident les véhicules ??

Alors… en 2020 le boum des voitures autonomes ?

On verra…

Dans tous les cas vous retrouverez cet article dans ma rubrique « archéologie du futur », avec mes autres essais de prospective.

Pourquoi un revenu de base inconditionnel ?

Ceux qui me connaissent savent que je suis un défenseur du revenu de base inconditionnel.

J’ai écrit un article qui montre les avantages d’un revenu de base inconditionnel, j’ai écrit une fable qui montre dans un monde imaginaire pourquoi le temps est venu maintenant d’instaurer un revenu de base inconditionnel.

Mais jusqu’à présent, je ne me suis pas encore exprimé sur les valeurs qui me poussent à faire la promotion du revenu de base inconditionnel. (étymologiquement, « valeur » signifie « la force de vie », donc les valeurs sont les motivations profondes qui nous font avancer dans la vie)

J’ai de la peine à transmettre en mots des valeurs que je retrouve dans le Revenu de base inconditionnel (souvent appellé RBI). Mais j’ai quelques concepts que j’aime bien. Voici une liste de valeurs que j’aime:

  • partage
  • collaboration (penser gagnant-gagant…. il n’est pas nécessaire que les autres perdent pour gagner !)
  • liberté (qui pour moi sous entend responsabilité, et engagement)
  • créativité
  • éducation plutôt que formation. => éducation vient de ex ducere, conduire au dehors, à l’autonomie plutôt que formation, formattage à une pensée unique.
  • individuation (donc prise de conscience que l’on est tous différents avec chacun un potentiel différent à laisser s’exprimer, donc contre l’uniformisation qui se cache souvent sous le terme « égalité »). Mais pas individualisme, qui nie l’existence des autres et préfère favoriser l’individu au groupe.
  • interdépendance. Une fois que l’individu est pleinement lui-même. Il peut s’associer avec d’autres pour être plus fort. C’est la vision holarchique d’être en même temps un tout et une partie d’un tout plus grand. (individu et membre d’une société)
  • ouverture d’esprit. Si l’autre n’est pas d’accord avec moi, c’est qu’il y a quelque chose que je n’ai pas compris… à moi d’élargir mon champ de conscience. (et pas de dire que l’autre est un con qui n’a rien compris ! 😛  En son for intérieur tout le monde a toujours raison, est dans ce qui lui parait juste)
  • être dans l’accueil (plutôt que dans la prédation). Etre capable d’accueillir l’abondance.
  • Use de tout, n’abuse de rien. Tout est question de mesure. Le bien et le mal sont des notions relatives.

Si je synthétise ces valeurs personnelles, j’arrive à trouver trois grands axes:

  • la notion d’individu autonome, libre et responsable
  • l’interdépendance, la solidarité, la collaboration et le partage entre individus autonomes
  • la notion d’abondance, de potentiel créatif

Le revenu de base inconditionnel est pour moi un moyen de rendre libre et autonome chacun. De lui assurer sa survie sans imposer une manière de vivre.

Le revenu de base inconditionnel est un nouveau contrat social entre l’individu et la société dans laquelle il habite, avec laquelle il est interdépendant.

Le revenu de base inconditionnel permet de se libérer des logiques qui enferment, qui exploitent, qui montent les gens les uns contre les autres dans une concurrence inutile, qui font croire à une rareté, à une pénurie alors que l’abondance est là. Une abondance qui est là pour nous aider à réaliser nos rêves, à inventer, à créer, à simplement vivre.

une fable pour le revenu de base inconditionnel

Pour bien comprendre le changement de modèle de société qu’est le revenu de base inconditionnel, voici une jolie fable dans laquelle vous allez comprendre pourquoi notre civilisation a vraiment besoin d’instaurer tout de suite un revenu de base inconditionnel.

Voici la version audio de cette fable à écouter, à vélo.. en faisant le repassage ou autre…. à télécharger ici: « Une fable pour mieux comprendre le revenu de base inconditionnel.mp3 » (23 minutes)

Une grande maison à dépoussiérer

Imaginons un village dans lequel il n’y a qu’une seule maison. C’est une grande maison il y a de la place pour loger tous les habitants du village.

Il n’y a qu’un seul problème. C’est que cette maison est pleine de poussière, une poussière très nocive qui s’incruste partout et surtout dans les poumons.

Pour survivre dans cette maison il faut tout le temps enlever cette poussière.

électronique poussièreuse.JPG

Pour que la paix sociale règne dans ce village les habitants se sont mis d’accord sur un certain nombre de lois en rapport avec la maison. Ils ont choisi un mot pour ces lois, comme pour beaucoup de mots français on utilise des racines grecques pour composer ce mot. « Eco » qui signifie maison et « nomie » qui signifie lois. Voilà, l' »économie » est née.

(si si, « lois de la maison » est le vrai sens du mot « économie »,  οἶκος, oîkos => « maison » et νόμος, nómos => « loi ». Ceci tout comme « écologie » est l’étude de la maison, de notre environnement !)

L’économie de ce village est basée sur des lois simples:

  • Nous sommes en mode survie, il faut éliminer cette poussière pour survivre.
  • Le boulot est énorme on a besoin de beaucoup monde.
  • En échange de ce boulot de nettoyage, chacun peut avoir une surface habitable dans la maison.
  • Il y a des gens qui sont plus efficaces, qui travaillent plus, ils ont droit à plus de surface.
  • Il y a des enfants et des vieillards qui ne peuvent pas travailler autant, ils ont droit à des « surfaces de transfert » (revenu de transfert). C’est à dire qu’il y a des actifs qui travaillent pour assurer une surface minimal aux plus faibles.
  • Il y a aussi un certain nombre de personnes qui sont handicapées on prévoit pour elles des assurances sociales qui leur donnent une surface minimale de solidarité.

Tout se passe bien dans le village pendant longtemps. La plupart des gens travaillent 8h par jours pour éliminer la poussière de cette maison et tout le monde vit heureux dans la maison.

L’innovation change la donne

Au fil du temps, il y a des inventeurs qui développent de nouvelles techniques de nettoyage plus efficaces. Des produits, plus efficaces, des pâtes à poussières électrostatiques.

Un jour, un petit génie inventa l’aspirateur. Ça a été une révolution. Plus besoin de sortir les tapis dehors et de les taper pendant des heures pour en extraire la poussière. Il suffit de passer 5 minutes l’aspirateur sur chaque tapis.

Electrolux vysavač Model V

La conséquence sociale de cette invention est que tous les tapeurs de tapis se sont retrouvé sans emplois. On a plus besoin d’eux.

La loi de la maison dit que l’on obtient une surface habitable dans la maison en échange d’un travail de nettoyage. Celui qui ne nettoie plus, n’a plus droit à cette surface.

Donc beaucoup de tapeurs de tapis sont expulsés de la maison. « Allez vous trouver une autre maison à nettoyer« . (Oui, il y a d’autres maisons-villages ailleurs…)

Mais l’invention de l’aspirateur les a précédés. Le métier de tapeur de tapis a disparu. (tout comme celui de typographe a été remplacé par l’informatique)

Politique sociale et instauration du plein emploi comme un droit

Des villageois avec une conscience sociale ont inventé une école de reconversion professionnelle pour permettre aux tapeurs de tapis de changer de métier. Ça n’a marché qu’en partie. Car savoir se servir d’un aspirateur est intéressant, mais là où l’on avait besoin de 10 tapeurs de tapis, on a besoin plus que d’un opérateur en aspirateur.

Du coup, les politiciens du village se sont déclarés en faveur « du plein emploi« . Il faut que chacun puisse avoir accès à un emploi. Le travail est un droit.

tous les partis sont pour l emploi.jpg

On va donc créer du travail. On va agrandir la maison. On va construire de nouvelles pièces à la maison.

… et selon le dicton bien connu: quand le bâtiment va, tout va…

Une autre technique est de salir la maison.. ainsi il faut du monde pour la nettoyer..

(C’est le principe de la remédiation écologique… Des entreprises polluent d’un côté et d’autres dépolluent de l’autre….  Des fast-food gavent des obèses que des fitness et des médecins tentent de faire maigrir…..  et pendant ce temps les menuisiers élargissent toutes les portes….)

Pendant que les travaux d’agrandissement de la maison avancent,  l’innovation aussi a bien avancé. C’est la loi du progrès, de la modernité. Les aspirateurs sont devenus de plus en plus performant. Dans les nouvelles pièces, on profite d’installer l’aspirateur centralisé. On installe, directement dans les murs, des « prises » d’aspiration dans lesquelles il suffit de brancher le tube de l’aspirateur. Plus besoin de vider le sac.

Puis un autre génie a inventé l’aspirateur autonome. (très apprécié des chats qui se baladent dessus !)

Plus besoin de personne pour manipuler l’aspirateur. Juste une personne chaque semaine qui vide le sac et une maintenance annuelle.

Du coup, la reconversion professionnelle bat son plein. On forme les opérateurs en aspirateurs qui ont perdu leur emploi en réparateurs d’aspirateur.

Une économie en pleine croissance (d’inégalité ?)

De l’autre côté, la construction de pièces supplémentaires à la maison fonctionne bien. La croissance de la maison a été de 6% chaque année, et donc en 12 ans la maison a doublée de surface (faite le calcul..  surface de la maison x 1.06 ^ nb d’années => 1.06^12 = 2.012). Et la croissance continue exponentiellement.

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Les propriétaires de sociétés d’aspirateurs sont devenus très riches. Vu leur efficacité au nettoyage, ils ont accumulé des surfaces gigantesques.

Les plus riches ont 400 pièces par personnes. Certaines personnes avec une vision du monde plus égalitaires ne trouvent pas normal que l’on mette dehors de la maison les gens qui sont remplacés par des machines, alors qu’il est possible de loger tout le monde dans la maison.

Certains ont même lancé une initiative 1:12 … Personne ne doit recevoir moins de surface en un an que ce qu’un top manager, dans la même entreprise, reçoit comme surface en un mois.

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Les limites de la croissance (ou rapport du club de Rome)

Un jour certaines voix se sont levées pour dire que prochainement faire grandir la maison ne sera plus possible.

La personne qui croit qu’une croissance infinie est possible dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste ! (Citation de Kenneth Boulding)

Un jour ou l’autre, notre maison va toucher la maison d’à côté !  (ou la coline boisée derrière… ou la route devant…)

limite de la croissance.jpg

Ces 50 dernières années, notre maison est devenu 500 fois plus grande et on a pas résolu le problème de logement de tout le monde. (Le PIB suisse est effectivement 500 fois plus grand qu’en 1960 !)

Voici une vidéo qui montre la croissance de la surface construite de Paris et son agglomération. On peut y observer une véritable explosion de croissance exponentielle… lente croissance pendant quasi 200 ans… et explosion pendant les 30 dernières années !

Mais ces oiseaux de mauvaise augure ne sont pas très écoutés. On continue de faire comme on a toujours fait ! On ne va pas changer maintenant les lois de la maison: l’économie !!

La croissance durable

C’est là qu’une nouvelle équipe de politiciens débarque et propose un projet pour tenter de concilier les gens.

C’est vrai que là on est mal… on ne pourra plus avoir une croissance infinie en élargissant la maison, et raser la forêt va nous poser quelques soucis pour vivre sur cette planète….

– Mais on ne peut quand même pas tout changer dans ce système économique. La croissance ça marche bien. Donc nous proposons de faire de la croissance durable. => Construisons en hauteur. Là il y a de la place….

croissance durable.jpgEt bien, c’est parfait. Comme d’habitude notre petit monde reprend son activité quotidenne… et on continue comme avant sans rien changer, sans toucher aux règles de la maison, aux règles de l’économie….

Or, voilà que c’est justement ce que veulent faire les partisans de la surface de base inconditionnelle.

Changer les règles du jeu

Les partisans de la surface de base inconditionnelle posent la question fondamentale. Que voulons nous vraiment ?

  • assurer le plein emploi ? => Sauf condition spéciale tout le monde doit travailler pour avoir une surface habitable.
  • ou plutôt…
  • assurer que chacun puisse se loger ? => chaque personne a droit à une surface de base pour poser un lit. Qu’il contribue au nettoyage de la maison ou pas ! (de toute façon, il y a des robots partout !)

Les partisans de la surface de base inconditionnelle disent que dès le moment où le nettoyage se fait, que l’on ne vit plus dans une société de survie, le but premier à atteindre est le logement de tous et non le plein emploi pour tous ? Ça vous semble logique comme raisonnement ?

Passer de l’économie de survie à l’économie de la créativité

Ce changement n’est pas un simple emplâtre pour compenser des effets négatifs des lois de la maison qui ne sont plus utiles dans un contexte qui a changé. C’est un véritable changement des lois des base de la maison.

Ce n’est pas non plus une assurance sociale. La surface de base inconditionnelle est un droit fondamental. C’est le cas normal, ce n’est pas une exception pour compenser une faiblesse.

Du temps où la lutte quotidienne contre la poussière nocive était une priorité de survie, il était normal que chacun contribue à ces grands travaux.

Dès le moment où la société dépasse un certain seuil d’efficacité. Il n’est plus nécessaire que tout le monde contribue.

Tout le monde devrait être content de ne plus avoir à nettoyer la maison. Mais non, par habitude on continue à s’entêter à vouloir que chacun contribue aux nettoyages même s’il n’y a plus rien à nettoyer….

Ce changement de contexte tout en gardant des habitudes anachroniques engendre de nombreux problèmes inutiles:

On accuse les étrangers de piquer le travail des indigènes…. (problème des frontaliers et de l’immigration) On crée de la saleté (problème de pollution)… On agrandit la maison bien au delà de nos besoins. (épuisement des ressources naturelles et manipulation mentale par le marketing)

Alors que si l’on ouvre les yeux. On remarque que cette efficacité est justement une opportunité pour pouvoir se consacrer à de nombreuses tâches qui ont été délaissées jusqu’ici.

Ne plus se battre pour sa survie, mais vivre la vie que l’on a vraiment envie !

Qu’avez vous vraiment envie de faire de votre vie ?

cerveau_revenu_de_base_inconditionnel.png

Maintenant hors de la fable… il est temps de concrétiser en instaurant dans notre village à nous… un revenu de base inconditionnel !

Pour en savoir plus sur les avantages du revenu de base inconditionnel….

En Suisse, il y a un mouvement « Génération Revenu de Base Inconditionnel » qui milite pour le Revenu de Base Inconditionnel dans le cadre de l’Initiative pour un Revenu de Base Inconditionnel qui sera soumise au vote le 5 juin 2016….

Vous voulez rejoindre le mouvement du Revenu de Base Inconditionnel en Suisse? .. C’est par ici..

Vous voulez tester vos connaissance sur le Revenu de Base Inconditionnel ? Voici la piste en 10 étapes pour tout savoir sur le RBI…

… et pour en savoir plus sur l’initiative pour un Revenu de Base Inconditionnel en Suisse… voici le site de campagne…… initiative-revenudebase.ch

notes à propos de la conférence de Stanislas Jourdan Revenu de Base et Economie Collaborative

Mes notes à propos de la conférence de Stanislas Jourdan: Revenu de Base et Economie Collaborative, le 15 mai à Neuchâtel

https://www.facebook.com/events/493059617409061/permalink/505418112839878/

Mes notes sont encore à l’état de brouillon.. ça me parle à moi… à vous je ne sais pas 😛

Mais le but c’est de déjà partager ce que j’ai. C’est mieux que rien.

C’est la philiosophie de l’open source… release early release often.

3 cercles de OUishare

  • p2p internet
  • startup
  • connaissances libre ?

Economie collaborative

  • consommation collaborative
  • makers
  • wikipedia
  • crowdfunding

Nourriture

  • Amap
  • 16% ou 79% => différence de proportion dans le prix entre les revenus des producteurs dans une AMAP ou dans la distribution classique.

laruchequiditoui.fr est un concept qui propose de grouper des consommateurs et des producteurs de nourriture (bref des agriculteurs), d’une même région pour organiser une nouvelle forme, plus directe de distribution alimentaire. On est dans ce que l’on appelle, l’agriculture contractuelle de proximité.

Transport

covoiturage (voiture 95% du temps parquée)

Finance

Le crowdfunding permet de financer  des projets comme… le savon infini

Voir infinite soap sur kikstarter

Stack-Soap-Infinite.jpg

Partage d’objet

la perceuse est inutilisée 99% du temps… il faut la partager.

(Comme on peut le faire sur http://www.e-syrent.ch/list-annonces/details/true/object/perceuse-perforateur-burineur-visseuse/owner/686/)

Production d’objets:

  • la voiture: wikispeed
  • 2.3l / 100
  • opensource
  • construit par la communauté
  • Budget minimal
  • premier prototype en 3 mois

http://www.wikispeed.com/

Démocratie ouvert

liquid feedback est un logiciel qui permet de gérer une démocratie participative.

http://liquidfeedback.org

Voyage

  • couchsurfing
  • airbnb

Ouverture des connaissances

creative commons

wikipedia

openData => journalisme data

Conclusion

=> la Coopération est meilleure que la compétition pour organiser un vivre ensemble.

Dans la coopération on cultive…

  • confiance
  • partage
  • buts communs

———————

Dans la compétition on favorise…

  • Protectionnisme
  • la méfiance envers l’autres (pas de confiance)
  • Adversersité

————————————

Ça crée des emplois ton truc d’économie collaborative ?

C’est pas plutôt Esclavage 2.0 ??

Surtout quand on voit que ça développe des sites comme www.taskrabbit.com qui propose des jobs simples… pour des tâches simples..

C’est pas tellement des jobs de rêve.. mais des jobs de M…. payé à la tâche qui ne participent pas à une aux charges sociales…

Quelques exemples…

  • Shopping
  • assemblage ikea
  • livraison

=> justement avec un revenu de base inconditionnel, on évite les dérive de l’économie collaborative.

On entre dans une société d’abondance ou l’on a toutes les bonnes volontés à disposition.

Une ère d’abondance n’est pas compatible avec une monnaie qui crée artificiellement la rareté !

Quelle monnaie pour la société de l’abondance ?

On est riche en ressources…

mais pauvre en monnaie…

où est le problème ?

On a les gens.. on a le temps.. on a les ressources ?

.. c’est juste la monnaie qui manque !

Solutions =>

Revenu de base inconditionnel en monnaie citoyenne !

(C’est aussi ce que préconnise Frédéric Bosqué dans sa conférence sur le système du sol violet, le 28 mars 2013 à Genève.)

Les monnaies, c’est surtout une question de confiance.

Comment favoriser la confiance ?

Le livre,  la société de défiance, montre les mécanismes de la défiance.

Plus les inégalités sont grandes => plus les gens sont jaloux => moins il y a de confiance.

=> avec un revenu de base, tout le monde est à la même => on augmente la confiance !

Ces modes de fonctionnement fonctionnent principalement avec les gens volontaires, instruit. Plutôt « Créateur de cultures » (cultural créatives)

Le but est également de toucher les gens qui ne s’intéressent pas à ce genre de réflexion.

Comment partager le temps disponible ?

Sortir du culte du plein emploi…

Qui va créer l’argent si on se passe des banques ?

… partie sautée pendant la conférence. Mais J’en ai discuté après avec Stan.

=> il y a plein de technique de création monétaires citoyennes.

Plutôt utiliser un système à crédit mutuel qu’un système à argent dette !

Quelle rétribution pour les abeilles de l’économie collaborative ?

Le revenu de base est la juste rétribution pour la création de richesse que l’on crée tous, même sans s’en rendre compte.

Le revenu de base est…

  • une réponse pragmatique pour assurer un socle social (à la place d’un filet)
  • un levier pour se ré-approprier notre temps.

Questions…

L’économie collaborative fonctionne par internet….

Et sans internet ça marche comment ?

… et l’internet se centralise de plus en plus, à l’image de facebook qui grandit en influence…

En utilisant facebook, nous sommes les abeilles de la ruche de Mark Zukerberg

Nos échanges sur facebook sont de la richesse. C’est concret. Ce sont les milliards que facebook génère…. mais que les utilisateurs ne touchent pas…. => le revenu de base c’est recevoir ce revenu.

( A la question des pour ou contre facebook…. il existe des alternatives décentralisées (tout comme le e-mail) qui permettent de relier les gens entre eux.

Il y a notamment:

Pour en savoir plus sur l’évolution des réseaux sociaux et des alternatives. Voici mon état des lieux des réseaux sociaux.

)

Comment créer une monnaie alternative ?

– Il existe Open UDC => soft pour gérer une monnaie.

http://www.openudc.org

=> en suisse le nom fait beaucoup rire. Car l’UDC est un parti politique de droite populiste et qui est l’anti-thèse de l’ouverture ! (Il prône plutôt une suisse fermée…)

Qui distribue un revenu de base si un etat nation implose ?

– Il faut toujours une communauté. Peut importe si c’est une état nation ou non !

Comment fonctionne le financement d’un revenu de base inconditionnel ?

Ralf nous donne quelques estimations au niveau suisse:

Pour un revenu de base à CHF 2500.- / mois.

Besoin de ~ 200 milliards => ce qui représente ~ un tiers du PIB Suisse.

60 milliards de prestation sociales, réorganisée que l’on a. Même economie suisse est d’accord.

110 milliards => une proposition dit que, l’on va changer la manière dont les salaires sont payés. L’employeur va payer moins. Mais cette différence est payée pour financer le revenu de base. Donc globalement une personne reçoit la même chose comme salaire.

(Pour en savoir plus, à propos du revenu de base inconditionnel, voici ma page qui parle de ce sujet.)

Conclusions personnelles

Finalement cette conférence m’a beaucoup fait penser à ce que j’ai déjà écrit il y a quelques années à propos de la consommation collaborative.

https://martouf.ch/blog/305-penser-global-agir-local-la-consommation-collaborative-comme-systeme-economique.html

les avantages d’un revenu de base inconditionnel

Le dogme de la nécessité du plein emploi

Dans notre société il y a un dogme autant bien ancré que celui de la croissance économique, c’est le dogme du plein emploi. Le chômage est le spectre que l’on annonce pour faire peur à tout le monde et pour faire accepter les décisions impopulaires.

Tout est fait pour favoriser la création et la sauvegarde des emplois. C’est le discours principal des partis politiques de l’extrême gauche à l’extrême droite.

Tout le monde est pour l’emploi !

Cependant, c’est un sacré raccourci qui est fait.

Ce que tout le monde veut, ce n’est pas un emploi

… c’est un revenu pour vivre !

D’accord, alors donnons un revenu à chaque personne pour la simple et bonne raison qu’elle est en vie. Plus besoin d’avoir un emploi pour vivre.

C’est le principe du revenu de base inconditionnel.

Pour tenter de diffuser l’idée d’un tel revenu de base, le cinéaste allemand Enno Schmidt et le balois Daniel Häni ont réalisé un film qui montre le fonctionnement et le financement d’un revenu de base inconditionnel.

Voici un extrait de ce film que j’ai monté:

L’extrait officiel de ce film est par ici, mais je le trouve moins bien que celui que j’ai fait.

Il est possible de voir l’intégral de ce film à propos du revenu de base inconditionnel ou de le télécharger gratuitement sur le site de kultkino.ch.

Vous pouvez aussi voir mes notes à propos de ce film. ça permet de survoler par écrit tout ce qui est dit.

=> pour voir d’autres vidéos à propos du revenu de base inconditionnel, je vous recommande la chaine de TV youtube du revenu de base inconditionnel en suisse.

Actuellement, est-ce qu’un revenu est forcément lié à un emploi ?

Est-ce si étrange de dissocier travail et revenu ?

Une étude allemande montre comment chacun obtient son revenu:

  • 30% des gens ont un revenu de leur famille. Ce sont les enfants, étudiants, mais aussi les mères et pères au foyer.
  • 20% des gens reçoivent une rente. Les retraités, les payements directs des agriculteurs, les rentiers (propriétaire immobiliers, bourse, etc…)
  • 10% des gens sont au chômage ou à l’aide sociale.
  • 40% des gens travaillent.

La majorité des gens n’a donc pas un revenu lié directement à une activité professionnelle. La majorité des gens profitent d’un revenu de transfert.

Est-il encore possible de garantir un emploi pour tous ?

Toute notre société industrielle est basée sur le principe que chacun obtient un revenu en échange d’un travail. Dans cette société il faut un travail pour vivre. C’est ce que défendent les syndicats et les partis politiques.

Cependant, la société industrielle touche à sa fin. Nous sommes maintenant à l’ère de l’information et ça change la donne. La finance a pris le dessus. Depuis 20 ans les industries font plus de profit avec leurs placements financiers qu’avec leur métier de base !

Il est difficile de dire qu’à l’avenir on pourra garantir que chacun puisse avoir un emploi, et donc que chacun puisse vivre !

Il est temps de repenser la base de la cohésion sociale.

action ubs grimpe quand on supprime des emplois 378998_10152259828685574_1826679664_n.jpgActuellement une personne sans travail est dévalorisée. Il faut un avoir un travail pour être intégré dans la société.

Mais quand les industries licencient à tour de bras car elles rationnalisent ou délocalisent, quand la plus grande banque de suisse annonce 11 000 licienciements par ce que tout va bien !!! …

… il devient de plus en plus dur d’avoir un job ! … Oui, actuellement on parle plutôt de job que de métier.

La part de chômage structurel ne cesse d’augmenter. Le taux de chômage est à ~10% sur l’europe et ~25% en Espagne ou en Grèce.

Si l’on observe le taux de chômage des jeunes on peut doubler les chiffres !

Ainsi, est il est possible de marginaliser le quart de la population d’un pays ? .. voir la moitié des jeunes, des forces vives ? Ceci sans avoir de réaction ?

Si l’on continue à marginaliser de plus en plus de monde on va droit vers une révolution !

Il est temps de repenser les bases de la cohésion sociale !

Le revenu de base est une alternative crédible permettant de retrouver une cohésion sociale !

Des emplois pour les machines ou pour les humains ?

Cela fait un siècle que l’on tente de remplacer les ouvriers dans les usines par des machines, les employés de banques et les fonctionnaires par des guichets informatiques, les caissières de supermarchés et les contrôleurs de train par des portails automatiques….

banque online avec 10 fois moins de personnel.jpgUne banque avec un guichet on-line a besoin de dix fois moins d’employés pour faire le même travail !

Cette politique de la rationalisation n’est pas cohérente. Nous voulons des emplois pour les humains ou pour les machines?

Il est temps de sortir totalement de ce système aberrant et d’opter pour une alternative.

Si l’on ne change pas on est obligé de persévérer dans l’aberration, de continuer à tout miser sur la croissance économique pour produire toujours plus avec toujours moins, de produire de la surproduction.

Puis l’on est obligé de pousser à la consommation de cette surproduction par une manipulation mentale publicitaire toujours plus pernicieuse.

Il existe des chaires universitaires de neuromarketing. Est-ce légitime que le contribuable finance lui même sa manipulation mentale ?

Beau projet d’avenir !

Voici une fable à propos d’aspirateur qui en se sortant du cadre et des préjugés permet de comprendre pourquoi on a besoin d’instaurer maintenant un revenu de base inconditionnel…

L’emploi à tout prix détruit l’environnement

emploi a tout prix.jpgD’un point de vue écologique, je doute que notre planète supporte encore longtemps notre habitude de transformer des ressources naturelles en déchets le plus vite possible.  (La planète survivra, la vie… un peu moins !)

Il est donc temps de changer de système. Le revenu de base inconditionnel est une alternative crédible.

La suisse n’est que peut touchée par le chômage en comparaison internationale, mais il y a une tendance de fond qui montre que le chômage est grandissant, surtout chez les jeunes.

C’est une des facteurs du succès du mouvement des indignés.

Il est aujourd’hui illusoire de penser que l’on arrivera à garantir un travail pour chacun et donc de faire vivre tout le monde avec ce système.

Les avantages du revenu de base inconditionnel

Avant de diaboliser le revenu de base inconditionnel, il est intéressant de voir ce qu’il peut apporter d’intéressant. Ainsi il sera possible de faire la balance des pour et des contres.

Je crois que de toute façon, il sera impossible de trouver le système parfait. Mais peut être que le système du revenu de base inconditionnel est moins pire que notre système actuel ?

Le revenu de base inconditionnel résout de nombreux problèmes que l’on a de la peine à rédoudre avec notre système actuel. En bref, il permet de financer:

  • la création artistique en étant une alternative au système du droit d’auteur qui est mis à mal dans notre société de l’information.
  • des biens communs. Ex: logiciels libres (les fondements d’Internet), l’encyclopédie wikipedia, la carte citoyenne openstreet map, etc..
  • l’apiculture. Alors que les abeilles sont indispensables à l’agriculture. Les abeilles disparaissent et les apiculteurs aussi. C’est une activité économique qui ne permet plus de gagner assez d’argent pour vivre… mais qui est indispensable à la vie !
  • les soins aux personnes âgées qui sont souvent assumés actuellement par des bénévoles. Dans notre société vieillissante nous auront de plus en plus besoin d’assisster nos aînés. Nous pouvons le faire, sans faire exploser les coûts de la santé.
  • l’éducation des enfants pour qu’un des parents puisse rester avec eux à la maison plutôt qu’en les laissant se faire éduquer par la TV. (L’égalité entre homme et femme (qui est une excellente chose) a été reprise par l’économie pour n’avoir comme résultat d’avoir besoin de 2 salaires pour vivre au lieu d’un seul comme il y a 50 ans !)
  • les régions périphériques. L’argent et les emplois ne sont plus centralisés dans les grands centres urbains. C’est un bon moyen de lancer des mini-entreprises sans prendre de risques.
  • les études et la reconversion professionnelle choisie ou non. A tout âge, à tout moment, il est possible de se former pour changer de métier.
  • toute activité qui est maintenant bénévole car il n’existe actuellement aucun moyen pour la financer.
  • la recherche scientifique. Ainsi il est possible de partout. D’exploiter toutes les bonnes idées et pas seulement celle qui arrivent à rassembler des fonds publiques qui diminuent et des fonds privés payé très souvent par des entreprises qui ont un intérêt. (les OGM par exemple…)
  • la création d’entreprise. Ça prend du temps de créer une entreprise…. c’est difficile d’être rentable dès le début. Un revenu de base est une bonne sécurité pour se lancer…. et ainsi, presque paradoxalement, permettre aux gens d’arrêter de travailler…. c’est créateur d’emplois !

Si votre revenu était assuré. Est-ce que vous iriez encore travailler ?

C’est la question posée lors d’un sondage sur le vif dans une gare:

  • 60% des gens répondent: oui
  • 30% des gens répondent: oui mais à temps partiel ou dans un autre domaine.
  • 10% des gens répondent: non, j’irai voyager, faire des études, dormir…

Est-ce que vous pensez que les autres iraient travailler ? :

80% des gens répondent: non !!!

=> Belle cohérence ! En fait ce sondage révèle surtout le manque de confiance de chacun envers ses concitoyens !
C’est cette peur de l’autre qui est souvent utilisée par les partis d’extrême droite pour faire passer leur idées.

Il faut bien comprendre que le but du revenu de base inconditionnel n’est pas de voir tout le monde s’arrêter de travailler et ne rien faire.

Le sondage ci-dessus montre que la majorité des gens vont continuer de travailler. La motivation au travail, au delà de la limite de survie n’est pas une motivation financière. Sinon pourquoi de nombreux millionnaires continuent de travailler ??

cerveau_revenu_de_base_inconditionnel.png

J’ai déjà évoqué les questions de motivations dans un précédent article à propos du revenu de base inconditionnel.

Le revenu de base inconditionnel, n’est pas un revenu minimal. Ce n’est pas du communisme. Ce n’est pas un nivellement par le bas. Il est possible de s’enrichir, de travailler plus pour gagner plus.

C’est un revenu qui nous est donnée comme salaire pour faire notre métier de citoyen, pour se former, pour éduquer, pour prendre soins des autres, pour être en pleine santé et ne pas être à la charge de la société !

L’inconditionnalité de ce revenu permet de valoriser tout le monde. Personne n’est à la charge de la société. Plus de honte à se déclarer à l’aide sociale !

Le revenu de base inconditionnel doit être vu comme le ciment de notre société.

Qui fera le sale boulot ?

nettoyage de rue.JPGUne objection que l’on entend souvent, est celle que si l’on peut choisir le travail que l’on veut faire, plus personne ne fera le sale boulot. A ceci on peut répondre que c’est le même discours que celui qui avait lieu au moment de l’abolition de l’esclavage. « Mais qui fera le sale boulot si l’on a plus d’esclaves ? »  …. la réponse à cette question en vidéo…

Comment se fait le sale boulot dans une société disposant du revenu de base inconditionnel ?

Il y a plusieurs approches possibles, dont le choix est fait selon les valeurs personnelles de chacun. (La spirale dynamique est une bonne modélisation des systèmes de valeurs que l’on trouve chez les humains.)

Pour les gens qui ont pensent que le marché, l’offre et le demande est une réponse à tout. La solution est tout simplement de rendre plus attractif le sale boulot. On va payer plus les boulots que personne ne veut et ainsi quand même trouver des gens qui seront prêts à faire le sale boulot juste pour gagner beaucoup d’argent.

Cette méthode me rappelle un copain qui pendant ses études passait toutes ses vacances d’été a être éboueur. Il disait que c’était un boulot super bien payé et lui laissant quand même l’impression d’être en vacances. En effet, il ne travaillait que le matin de 5h à 8h et pouvait profiter du reste de la journée pour aller à la plage.

Etant aux études et vivant chez ses parents, il bénéficiait d’une sorte de revenu de base, ses parents lui payaient de quoi vivre, mais sans plus. Comme il avait envie d’avoir un scooter, il a trouvé ce travail d’éboueur pour avoir les moyens de financer ce véhicule, pour améliorer son quotidien.

scouts heureux de faire la vaisselle.jpgAinsi on voit que même quand on a déjà de quoi vivre, il y a des gens prêt à faire le sale boulot pour s’offir des plaisirs supplémentaires.

Pour les gens qui pensent que la communauté dans laquelle on vit est importante et que chacun devrait y contribuer. On peut imaginer que le sale boulot se fasse par une sorte de service civil.

Ceci me rappelle les camps scouts, où chaque jour un groupe est responsable d’aller chercher du bois pour le feu, un autre groupe de faire la vaisselle ou de nettoyer les toilettes.

Pour les gens qui ont plutôt une vision du monde dans laquelle la responsabilité personnelle est importante. On peut imaginer que chacun prenne sur soi la responsabilité de faire une partie du sale boulot.

nettoyage de printemps.JPG

Chez moi je n’ai pas de femme de ménage, mais la poussière s’accumule quand même, il m’arrive d’utiliser mes toilettes, de manger dans mes assiettes….

Donc, régulièrement, je me responsabilise et me décide à faire le ménage chez moi, à faire ma vaisselle, nettoyer mes toilettes, passer l’aspirateurs… faire le repassage…. C’est ma propre responsabilité, et donc je le fais quand même, même si je préfère boire des verres que nettoyer les verres. Mais comme j’aime boire dans un verre propre, je me motive à faire la vaisselle !

Et pour terminer, finalement qu’est ce qu’un sale boulot ?

Nous sommes tous différents, ce qui est un sale boulot pour quelqu’un ne l’est peut être pas pour un autre ?

Le revenu de base inconditionnel ça marche comme le montrent de nombreuses expériences

Ce que l’on observe de ces expériences:

  • la criminalité baisse
  • la durée et le nombre de personnes aux études augmente
  • le nombre d’hospitalisations diminue (-8,5% observé durant les expérience au Canada)
  • l’esprit d’entreprise se développe
  • la nutrition et l’hygiène s’améliorent (dentiste, eau potable)

Les expériences aux USA voulaient savoir si les gens continueraient de travailler avec un revenu assuré.

L’expérience montre que les gens continuent de travailler. Mais ils diminuent leur temps de travail de l’ordre de:

  • 2 semaines par an pour les hommes
  • 3 semaines par an pour les femmes => pour les enfants
  • 4 semaines par an pour les jeunes => pour les études

Comment financer un revenu de base inconditionnel ?

C’est la grande question que tout le monde se pose et sur laquelle il y a beaucoup de débats stériles de spécialistes qui s’affrontent sans que l’on puisse vraiment trancher sur la question.

Cependant beaucoup de pistes existent.

En Alaska, un revenu citoyen existe depuis 1976, il est financé par l’exploitation des ressources naturelles.

Depuis 2010, l’Iran a décidé de remplacer des aides directe par un revenu de base inconditionnel. L’Iran est aussi un pays disposant de revenus pétroliers.

Mais tous les pays ne sont pas assez riches en ressources pour financer un tel revenu.

Plein de pistes existes, et souvent il faut réaliser un mixe de plusieurs solutions. Voici un aperçu de ces solutions.

Daniel Häni et Enno Schmidt recommandent d’utiliser un système où l’on remplace l’impôt sur le revenu par un impôt sur la consommation. Une sorte de TVA qui vaut la moitié du prix.

Couplée à un revenu de base une tva n’est pas un impôt anti-social. On arrive même à faire un impôt progressif !

financement revenue de base inconditionnel.jpgUn autre avantage de ce système est d’empêcher l’évasion fiscale. A une époque où la concurrence fiscale est plus tendue que jamais entre les cantons suisses et entre l’union européenne et la suisse. La réforme de ce système calmerait les tensions.

Le BIEN – CH, (Basic Income Earth Network) a publié un livre à propos des différentes manières de financer un revenu de base inconditionnel.

Une autre approche pour financer un revenu de base inconditionnel est de réformer le système monétaire. Actuellement, la création monétaire par le crédit bancaire profite principalement aux banquiers (et crée des dettes publiques). En réformant la manière de créer l’argent, les bénéfices de cette création monétaire peuvent être utilisé pour financer un revenu de base inconditionnel.

C’est ce que présente Stéphane Laborde dans son livre, La Théorie Relative de la Monnaie.

Le financement du revenu de base inconditionnel en France

La thèse de l’économiste Marc de Basquiat (pdf) montre qu’en France, il y a déjà tellement d’aide et d’allocations en tous genres qu’en fait le financement d’un revenu de base de 400€ par personne est déjà assuré. Cette somme est actuellement distribuée de manière conditionnelle selon plein de condition différente.

Il serait temps de tout simplifier et d’utiliser cette somme globale pour faire une seule allocation universelle de 400€ par personne, par mois.

Pour en savoir plus, je vous invite à regarder les plus de 2h d’émission de la radio ici et maintenant à propos du financement du revenu de base inconditionnel avec Yoland Bresson et Marc Basquiat.

Yoland Bresson explique quelque chose d’assez simple. Le financement est acquis. Il n’y a pas à aller chercher de l’argent ailleurs. Il suffit de le distribuer autrement. Il prend l’exemple d’un jeu de carte.

Actuellement, on distribue les cartes au hasard (et parfois comme au jeu du « trou de cul » et président.. on favorise le président et on fait couler le trou de cul..). Avec un revenu de base. On s’assure que chacun a au départ un jeu de base jouable.

Puis, on joue au même jeu !

Yoland Bresson indique que le plus dur dans le financement n’est pas de l’assurer. Mais de trouver comment passer du système actuel au système du revenu de base. Pour en savoir plus, je recommande encore une fois l’émission de radio: Le financement du revenu de base inconditionnel avec Yoland Bresson et Marc Basquiat.

Le financement du revenu de base inconditionnel en Suisse

J’ajoute un volet spécial Suisse. Depuis que l’initiative pour un revenu de base a déjà récolté les 100 000 signatures nécessaires et qu’elle a été déposée et va être soumise au vote du peuple suisse, les médias en parlent de plus en plus.

Ainsi, la question du financement est de plus en plus présente.

La proposition la plus courante est celle d’un revenu de base à CHF 2500.- / mois par personne. Et la moitié pour les enfants.

Pour financer un tel montant. Il faut ~ 200 Milliards de CHF par an.

billet de banque qui poussent dans des pots.jpg

Il y a un consensus clair, (même d’économie suisse qui est un farouche opposant) que la réorganisation des prestations sociales et surtout de l’aide sociale assure déjà un financement de 60 Milliards de CHF.

La question du financement est toujours compliquée, on va vite dans des détails sur lesquels tout le monde n’est pas d’accord, on a des hypothèses et fait des choix sur beaucoup de choses donc forcéement tout le monde ne peut pas être d’accord. Mais il faut revenir à l’essentiel. Comprendre qui on veut favoriser avec l’introduction d’un RBI.

C’est l’humain que l’on veut favoriser avec l’introduction d’un RBI.

Il y a là clairement un grand principe qui est repris par tous les modèles de financement.

Historiquement, la richesse crée par le fruit du travail a été répartie entre la force de travail que sont les travailleurs sous forme de salaires et la rémunération du capital investi pour créer l’entreprises. (Personnellement, je pense qu’à l’avenir le capital sera de moins en moins nécessaire pour créer une entreprise… l’artisanat industriel annonce la fin du capitalisme…)

Ces 25 dernières années, l’économie a beaucoup changée. Les travailleurs humains ont été remplacés de plus en plus par des travailleurs mécanique, des robots et des automates. La productivité à beaucoup augmentée. Donc le gâteau à se partager a grandi, mais le nombre d’humain à qui le donner à diminué ! Ainsi c’est la part de rémunération du capital qui a bien été servie, mais pas les humains.

Ces 25 dernières années, l’économie est devenue financière et automatisée. Ainsi la protection sociale de l’époque industrielle ne tient plus, n’est plus valable.

Ainsi un moyen de ré-équilibrer cette modification de l’économie en faveur des humains et d’introduire un troisième bénéficiaire du fruit des richesses crée par le travail: le Revenu de Base Inconditionnel.

Ainsi on s’assure que même si les entreprises sont dans l’économie financière et n’utilisent plus des humains, que au moins les humains puisse vivre. On appelle ce modèle, celui de la « Répartition tripartite de la VAN », la Valeur Ajoutée Nette d’une entreprise.

financement du revenu de base inconditionnel - économie au service des humains.png

Ainsi la manière dont les salaires sont distribués par les employeurs est un peu différente, voir le schéma.(oui.. il y aura encore des employeurs, tout le monde ne vas pas arrêter de travailler.)

La proposition de financement dont on parle ici propose de fonctionner un peu de la manière de beaucoup d’assurances sociales. L’employeur verse une contribution à un fond du revenu de base pour chaque employé qu’il a. (et c’est la seule obligation).

Ensuite pour ne pas couler l’entreprise à devoir augmenter tous les salaires de CHF 2500.- , ce qui va probablement arriver, c’est que l’employeur va diminuer sa contribution directe à l’employé en lui disant… « Et bien…comme tu reçois déjà 2500.- de base… je crois que je peux baisser ma contribution directe d’autant… et globalement c’est comme si tu recevais le même salaire… comme ça, cette histoire de revenu de base, ça ne changera rien ni pour toi ni pour moi…. Je donne pareil.. tu reçois pareil« .

C’est là que certains politiciens de gauche et syndicalistes prétendent que finalement l’employeur peut aussi se dire que vu que tout le monde a un revenu garanti, il peut supprimer ou diminuer sa contribution directe à l’employer.. et que ça risque d’entrainer une spirale des salaires à la baisse…..

Mais à mon avis c’est un faux raisonnement. C’est oublier que le Revenu de Base Inconditionnel est une pression sur l’employeur. S’il ne présente pas de conditions de travail intéressantes (un bon salaire par exemple..) personne ne va venir travailler dans son entreprise… C’est un peu la nouvelle version de la grève que les syndicalistes utilisent pour faire pression sur les employeurs. Mais en plus efficace.

A mon avis, on va ainsi maintenir un équilibre qui sera très proche de l’équilibre des salaires actuels.

A ce propos, sur le schéma ci-dessous, c’est le petit bloc rose qu’il faut observer. Ce bloc est ce qu’un employeur devra peut être mettre en plus sur le salaire pour motiver un employé à venir travailler pour lui. C’est l’offre et la demande qui va réguler ce montant. C’est une solution plus souple que le salaire minimum à CHF 4000.- qui a été largement balayé par le peuple suisse, justement par ce qu’un montant fixe ne permet pas de s’adapter aux différences entre branches, entre régions, aux motivations des gens pour qui le salaire ne fait pas tout qui préfèrent un cadre de travail agréable même si le salaire est faible (coursier à vélo par exemple..), ou alors les entrepreneurs qui lancent une nouvelles entreprises qui sera rentable seulement quelques années plus tard.

C’est mon analyse du refuse du salaire minumu lors de la votation du 18 mai 2014. Je le justifie en observant les résultats dans cantons de Neuchâtel et Jura, qui ont accepté il y a 2 ans le principe d’un salaire minimum, mais sans en donner le montant. Et qui lors de cette votation on refusé le salaire minimum fédéral pourquoi ce revirement ? … La seule différence était l’introduction d’un principe ou d’un montant précis… c’est toute la différence !

Tous les syndicats devraient se rallier au Revenu de Base Inconditionnel, c’est un outil qui permet d’inciter à l’augmentation des bas salaires ce que les syndicats veulent. Mais la méthode est nettement plus souple et adaptable que celles que les syndicats ont prôné lors de cette votation sur le salaire minimum !

Reprennons le schéma ci-dessous:

  • l’employé reçoit le même revenu global que maintenant. Mais une partie vient de son salaire et une partie du revenu de base.
  • l’employeur paye le même montant que maintenant. Mais une partie à l’employé et une partie au fond du revenu de base.
  • => Ce changement parait anodin au premier abord.. mais en fait, au passage on change complètement le rapport de force employeur-employé ! et surtout on apporte une énorme sécurité en cas de coup dur !

Revenu de base inconditionnel financement par la VAN exemple pour 3 salaires.png

Pour reprendre le calcul, ainsi, par le revenu du travail, on estime que le fond du revenu de base est alimenté par 110 Milliards de CHF.
=> 60 MCHF + 110 MCHF = 170 sur 200…

Voilà comment on finance plus de la moitié du Revenu de Base Inconditionnel avec de l’argent qui est déjà là !

Tout le débat se focalise maintenant sur les 30 milliards qu’il « manque » pour financer un système de revenu de base inconditionnel.

Cette somme semble énorme. Mais il faut mettre ceci en lien avec le fait que les recettes de l’ensemble de la population suisse, le PIB est de 600 Milliards de CHF par an.

On s’écharpe pour 30 milliards sur 600 milliards !

D’autant plus que si l’on réfléchi, à qui sont destiné ces 30 milliards ? … et bien en gros, c’est aux enfants ! à Cette masse de la population qui actuellement ne reçoit quasi rien. (juste de maigre allocation familliale)

Donc sur ces 30 milliards, 25 milliards sont en fait destinés aux enfants et aux étudiants. Ce sont des super allocation familiale et bourse d’étude !

La véritable manière de poser la question du financement du RBI est de savoir si un pays comme la suisse est d’accord de mettre le tiers de ses revenus (200 Milliards sur 600 Milliards de PIB annuel) pour assurer un revenu de base inconditionnel à sa population ?

C’est une question de choix de répartition des revenus. Pas de manque de revenu !

Même si le PIB diminue, il y a une bonne marge de sécurité. Quelle est la proportion de la population qui peut prétendre assurer tous ses besoins de base pour vivre avec uniquement un tiers de ses revenus et garder les 2 tiers comme argent de poche pour se faire plaisir ?

Voici le graphe du revenu de la population suisse, le PIB:

Les économies financières apportées par le revenu de base inconditionnel

Il faut aussi voir ce que le système du revenu de base inconditionnel nous fait économiser par rapport au système actuel.

Actuellement, nous sommes prêt à tout pour attirer et garder des emplois. Ce ne sera plus nécessaire. Ainsi on peut cesser le chantage des entreprises qui demandent des infrastructures pharaoniques et une exonération d’impôt pour garantir quelques emplois.

Un exemple neuchâtelois en Suisse: à quoi sert le tunnel de Serrières ?

Ce tunnel a pour but de pouvoir dire que l’on peut traverser la suisse entièrement sur une autoroute ! En effet, il y avait un « chainon manquant », 700m de route ressemblant à s’y méprendre à une autoroute, mais pas qualifiée d’autoroute…
Ainsi on se paye le luxe de payer 1 Million de CHF le mètre pour réaliser ce vieux rêve en créant un tunnel de contournement….

Le chainon manquant. C’est ce qui est présenté. Mais en fait, c’est surtout pour garantir des emplois qu’il a été décidé de réaliser ce tunnel. Depuis 35 ans, le canton de Neuchâtel construit des tunnels à tour de bras. C’est toute une économie et de nombreux emplois qui tournent autour du consortium « Infratunnel » en charge des travaux.

Avec notre habitude de garantir la cohésion par le plein emploi on construit à tour de bras des ouvrages pharaoniques d’une utilité discutable en gaspillant de l’argent et des ressources naturelles.

Le système s’auto-alimente ! Il est temps de voir autrement !

Est-ce que l’on aurait besoin d’autant de lignes de trains et d’autoroutes si les gens pouvaient travailler chez eux (ou dans leur région) ?
Avec un revenu de base inconditionnel, beaucoup de monde pourrait vivre du salaire d’une activité locale qui n’est actuellement pas possible car trop peu rémunératrice.

chantier autoroute.JPG

Beaucoup d’économie peuvent être faites dans le domaine de la santé avec un système à revenu de base.

6 indice de santé sociale américain à neuf variables, de 1959 à 1996.jpegActuellement, les psy disent que le tiers de leur consultations sont dues à des maladies du travail ! (stress, burn out)

Si l’on compare l’évolution du PIB et de l’indice de santé sociale, on observe un décrochement au début des années 1980.

Travailler plus… pour gagner plus… et y laisser sa santé….

Avec un revenu de base inconditionnel, il est possible de travailler sans brûler la chandelle par les deux bouts !

Toujours dans le domaine de la santé, de nombreuses personnes âgées se retrouve dans des EMS, alors qu’elles pourraient rester à la maison si on les aidait un peu dans certaines tâches. Il y a déjà de nombreuses personnes qui bénévolement s’occupent de personnes âgées. Avec l’instauration d’un revenu de base inconditionnel. On va certainement augmenter le nombre de volontaires.

Dans le domaine de l’éducation il y a beaucoup d’économie à faire en évitant de recourir systématiquement à des crèches ou structures d’accueil parascolaires. Je développe ce point ci-dessous.

Le revenu de base inconditionnel est favorables aux familles

Le revenu de base inconditionnel permet de financer l’éducation des enfants. Un enfant étant un être humain vivant, lui aussi a droit à un revenu de base inconditionnel.

La charge financière est donc allégée pour les familles.

Les combats féministes ont libéré la femme de sa condition de maitresse de maison pendant que son mari travaille à l’extérieur.
Très bien! Maintenant les femmes peuvent aussi travailler à l’extérieur. Malheureusement, le système a récupéré cette évolution pour faire travailler 2 fois plus de monde ! Le mari et la femme travaillent à l’extérieur.

(Suite à l’incompréhension que j’ai vu dans les commentaires, je ne dis pas que c’est mal.. que les femmes travaillent à l’extérieur. Au contraire si c’est leur désir. Mais je reproche au système d’avoir repris cet acquis pour en faire la norme et ainsi faire travailler plus de monde… J’ai lu un article du parti socialiste suisse qui dit que pour faire vivre une famille, il faut maintenant 1,6 salaire…. alors qu’il y a 50 ans.. 1 salaire suffisait !)

Et finalement en rentrant à la maison il y a toujours le travail ménager qui attend….. et les gosses en train de se faire laver le cerveau par la pub à la TV…

emplois et crèches.JPGOui, c’est la réalité actuelle, quand on travaille à deux à l’extérieur de la maison, il devient de plus en plus dur de s’occuper des enfants.
Il faut donc des structures d’accueil.. des crèches.. et finalement c’est l’école qui s’occupe d’éduquer les gosses (après la TV)
Les maths, la lecture, l’écriture, tout le programme scolaire fini par être une tâche secondaire pour l’école, tellement la place de l’éducation grandit.

Beau projet d’avenir…

L’idéal d’une égalité homme-femme devrait permettre, dans tous les cas d’avoir au moins un des deux parents (voilà l’égalité)  qui peut rester à la maison s’occuper de l’éducation des enfants. (et d’avoir le plaisir de voir ses enfants grandir) Pour ça il faut quand même un revenu.

Ce que les gens veulent, ce n’est pas un emploi qui les éloignent de chez eux et de leur famille. Ce que les gens veulent c’est un revenu !

Le revenu de base inconditionnel est ce revenu qui permet aux familles de voir leurs enfants grandir et de les éduquer. Bien éduquer des enfants, c’est profitable pour toute la société !

Est-ce que le revenu de base inconditionnel est une utopie ?

Qu’est ce qui est le plus utopique ?

  • Un revenu de base inconditionnel ?
  • Un système économique basé sur une croissance infinie dans un monde fini ?

Pour aller plus loin, je vous recommande le site de la Génération RBI qui milite pour un Revenu de Base Inconditionnel en Suisse.

Aidez-nous à créer un journal papier

Une collaboration entre les mouvements belges, français et Suisse cherche du financement et de l’aide pour crée un journal papier diffusé à 50 000 exemplaires pour diffuser l’idée du Revenu de Base Inconditionnel. Alors si vous avez des millions à nous donner pour nous aider à réaliser ce journal… c’est par ici…   et si vous n’avez pas de million.. mais juste 10.- … ça ira aussi 🙂 Merci… et n’hésitez pas à partager l’idée !

Et si le travail devenait optionnel pour avoir un revenu ?

Martouf a plein d argent.jpgDans notre société, pour vivre, nous sommes obligé d’avoir un revenu. De recevoir de l’argent.
La plupart du temps, nous pensons qu’il faut travailler pour recevoir un revenu.

Que penseriez-vous de recevoir un revenu suffisant pour vivre, juste par ce que vous vivez ?

Chacun reçoit un revenu, homme, femme, enfants. Ceci, sans aucune condition à remplir.

Plus besoin de travailler pour avoir un revenu. Seuls les gens qui en ont envie travaillent.

C’est le concept du revenu de base inconditionnel. (aussi appelé allocation universelle)

Est-ce une utopie ?

Il y a de plus en plus d’études, par des approches différentes, qui montrent que le revenu de base inconditionnel est une bonne solution pour répondre aux problèmes de notre système économique actuel.

C’est pour cette raison qu’un nombre grandissant de personnes défendent le principe du revenu de base inconditionnel.

Le conseiller national Josef Zisyadis a déposé l’année dernière une initative parlementaire pour demander l’instauration d’un revenu de base inconditionnel.

Le Réseau d’Objecteur de Croissance Neuchâtelois organise le 10 mars 2011, un café décroissance sur le sujet du revenu de base inconditionnel. Réservez déjà la date !

Pour tenter de diffuser l’idée d’un tel revenu de base, le cinéaste allemand Enno Schmidt et le balois Daniel Häni ont réalisé un film qui montre le fonctionnement et le financement d’un revenu de base inconditionnel.

Voici un extrait de ce film que j’ai monté:

L’extrait officiel de ce film est par ici, mais je le trouve moins bien que celui que j’ai fait.

Il est possible de voir l’intégral de ce film à propos du revenu de base inconditionnel ou de le télécharger gratuitement sur le site de kultkino.ch.

Vous pouvez aussi voir mes notes à propos de ce film. ça permet de survoler par écrit tout ce qui est dit.

De l’emploi pour tous !?

Un des slogans favoris des partis de gauche est « Des places de travail pour tout le monde !« 

Or, cela fait plus de 100 ans que l’on tente de remplacer les humains par des machines dans les usines. Alors, est ce que l’on veut des emplois pour les machines ou pour les humains ?

Avec la mécanisation, puis l’informatisation nous sommes devenu toujours plus productif avec toujours moins de monde.

Aux USA, en 1982, on produisait 75 millons de tonnes d’acier avec 300 000 travailleurs, en 2002, on a produit 100 millions de tonnes d’acier avec seulement 74 000 travailleurs. Soit 4 fois moins !

De les banques, c’est pareil. Avec l’utilisation généralisée des services bancaires online, on a divisé par 10 le nombre d’employés!

Donc il devient de plus en plus dur de trouver un emploi pour tout le monde. On est obligé de produire toujours plus si l’on veut encore engager des gens. On est obligé de miser sur une croissance de la production. Et sur une croissance de la manipulation mentale par la publicité pour obliger les gens à consommer encore plus ce qui est produit !

Beau projet d’avenir !

D’un point de vue écologique, je ne suis pas certain que notre planète supporte longtemps notre habitude de transformer toujours plus vite des ressources naturelles en déchets !
(la planète survivra… la vie.. un peu moins..)

Au vu de ces constatations, on peut faire une croix sur le mythe du plein emploi ! D’ailleurs c’est déjà le cas depuis longtemps. La plupart des systèmes économiques tournent avec un taux de chômage structurel entre 5% et 10%.

Il devient assez évident de voir que vouloir le plein emploi en misant sur le dogme de la croissance économique est illusoir ! Une autre approche doit être trouvée. Le revenu de base inconditionnel est une piste intéressante.

Motivation au travail

Un système économique est un gros système collaboratif. Pour que tout fonctionne, il faut que tout le monde y mette du sien. C’est d’autant plus vrai dans une société hyper-spécialisée comme la notre. La plupart des gens ne travaillent pas directement pour créer leur nourriture, mais échangent des services qui vont leur faire gagner de l’argent pour s’acheter de la nourriture.

La motivation à contribuer à ce système collaboratif est donc capitale. Comment motiver les gens ?

Un des moyens de motivation le plus utilisé dans le monde du travail, est le fait de gagner de l’argent.
Si tu travailles plus, tu gagnes plus d’argent !

Cette question a été discutée le 9 novembre 2010, lors d’une conférence à propos du revenu de base inconditionnel organisée à Genève.

Voici ci-dessous la vidéo de cette partie de la conférence. Le reste de la conférence est également disponible en vidéos.

Samuel Bendahan – EPFL / IMD : Revenu Universel, avenir ou utopie ? from Rezonance on Vimeo.

Des économistes comportementalistes ont étudié dans quelles limites cette motivation par l’argent fonctionne. Ils en arrivent à dire que finalement, ce système fonctionne jusqu’à un certain plafond. Au delà, la motivation financière ne fonctionne plus.

Pire ! Il existe des cas, où l’instauration d’un système de motivation lié à l’argent donne des résultats plus mauvais !

C’est l’expérience qui a été faite dans une crêche où certains parents arrivent systématiquement en retard. L’idée a été d’instaurer un système d’amendes pour taxer financièrement les parents en retard. L’effet a été droit l’inverse ! Le nombre de retard a augmenté.

Le fait d’avoir remplacé une obligation morale par de l’argent à donné l’impression aux gens qu’il pouvaient acheter leur retard.

Ainsi, on observe qu’une motivation morale est souvent plus efficace qu’une motivation financière.

Ainsi, une personne qui fait un travail qu’elle aime et qui correspond à ses valeurs le fera plus efficacement qu’un travail qui n’est fait que pour gagner de l’argent !

Un travail optionnel est souvent mieux fait qu’un travail obligatoire !

Quand on voit la quantité de travail qui est effectué chaque année de manière bénévole, on voit que le travail bénévole n’est pas négligeable. L’année 2011 est d’ailleurs l’année europénne du bénévolat.

Avec des outils de collaboration qui s’étendent toujours à plus grande échelle sur internet, le nombre de services créés et gérés par des bénévoles et des amateurs est en pleine explosion.

Wikipedia est une encyclopédie faite par des bénévoles, openstreetmap est une carte faites par des bénévoles, youtube est rempli de mini chaines de télévision bénévoles.

Tous ces sites web fonctionnent sur une infrastructure logicielle qui a bien souvent été conçue par des bénévoles (linux, et plein d’autres logiciels libres…). Enormément de blogs sont le fait de bénévoles (celui-ci par exemple :P), ils traitent de tellement de sujets que finalement, les blogs bénévoles ont quasiment tué la presse magasine professionnelle.

Dans le domaine de l’information, les bénévoles sont en train de tuer tout le marché professionnel, car il font de l’information de qualité souvent professionnelle mais qui est livrée gratuitement !

Le revenu de base permet de financer des activités actuellement difficilement financables

Les biens communs

Comme on l’a vu ci-dessus. Il y a déjà un travail énorme qui est effectué par des bénévoles. Le revenu de base permet d’amplifier cet élan de création et de travail bénévole. Avec un revenu, assuré par le revenu de base incoditionnel, ce qui est une activité bénévoles annexe pratiquée dans des temps libres peut devenir une activité principale.

C’est un gain pour tout le monde. Ce travail devient bien souvent un travail de création de biens commun.

La culture

La culture est probablement la grande gagnante de l’instauration d’un revenu de base inconditionnel. Les artistes ont toujours eu du mal a être financés. Contrairement à ce que certaines maisons de disque tentent de nous faire croire, le principal problème des artistes ce n’est pas de se faire pirater, c’est de se faire connaitre.

Ainsi, avec un revenu déjà assuré, les artistes vont pouvoir utiliser tous les systèmes de distribution possibles, comme les peer-to-peer, qui sont techniquement des systèmes excellents, mais qui sont la bête noir des Majors, car il n’y a pas moyen de controller la distribution. (et donc de faire payer)

L’éducation

Pour en revenir à une réalité bien plus terre à terre. Le revenu de base inconditionnel permet également de financer l’éducation des enfants. Un enfant étant un être humain vivant, lui aussi a droit à un revenu de base inconditionnel.

La charge financière est donc allégée pour les familles.

Les combats féministes ont libéré la femme de sa condition de maitresse de maison pendant que son mari travaille à l’extérieur.
Très bien ! Maintenant les femmes peuvent aussi travailler à l’extérieur. Malheureusement, le système a récupéré cette évolution pour faire travailler 2 fois plus de monde! Le mari et la femme travaillent à l’extérieur.

Et finalement en rentrant à la maison il y a toujours le travail ménager qui attend….. et les gosses en train de se faire laver le cerveau par la pub à la TV…

Oui, c’est la réalité actuelle, quand on travaille à deux à l’extérieur de la maison, il devient de plus en plus dur de s’occuper des enfants.
Il faut donc des structures d’accueil.. des crèches.. et finalement c’est l’école qui s’occupe d’éduquer les gosses (après la TV)
Les maths, la lecture, l’écriture, tout le programme scolaire fini par être une tâche secondaire pour l’école, tellement la place de l’éducation grandit.

Beau projet d’avenir…

L’idéal d’une égalité homme-femme devrait permettre, dans tous les cas d’avoir au moins un des deux parents (voilà l’égalité)  qui peut rester à la maison s’occuper de l’éducation des enfants. (et d’avoir le plaisir de voir ses enfants grandir) Pour ça il faut quand même un revenu.

Ce que les gens veulent, ce n’est pas un emploi qui les éloignent de chez eux et de leur famille. Ce que les gens veulent c’est un revenu !

Le revenu de base inconditionnel est ce revenu qui permet aux familles de voir leurs enfants grandir et de les éduquer. Bien éduquer des enfants, c’est profitable pour toute la société !

Comment financer un revenu de base inconditionnel ?

En Alaska, un revenu citoyen existe depuis 1976, il est financé par l’exploitation des ressources naturelles.

Mais tous les pays ne sont pas assez riches en ressources pour financer un tel revenu.

Daniel Häni et Enno Schmidt recommandent d’utiliser un système où l’on remplace l’impôt sur le revenu par un impôt sur la consommation. Une sorte de TVA qui vaut la moitié du prix.

Couplée à un revenu de base une tva n’est pas un impôt anti-social. On arrive même à faire un impôt progressif !

Un autre avantage de ce système est d’empêcher l’évasion fiscale. A une époque où la concurrence fiscale est plus tendue que jamais entre les cantons suisses et entre l’union européenne et la suisse. La réforme de ce système calmerait les tensions.

Le BIEN – CH, (Basic Income Earth Network) vient de publier un livre à propos des différentes manières de financer un revenu de base inconditionnel.

Une autre approche pour financer un revenu de base inconditionnel est de réformer le système monétaire. La création monétaire par le crédit bancaire profite principalement aux banquiers. En réformant la manière de créer l’argent, les bénéfices de cette création monétaire peuvent être utilisé pour financer un revenu de base inconditionnel.

C’est ce que présente Stéphane Laborde dans son livre, La Théorie Relative de la Monnaie.

Il existe donc de nombreuses pistes à étudier pour rendre possible ce véritable projet politique qui s’inscrit dans la suite logique de ce que nos ancêtres ont mis en place avec un système de retraite comme l’AVS.

Notes à propos du film le revenu de base

Le revenu de base

Voici mes notes à propos du film: Le revenu de base. Qui est disponible en téléchargement par ici.. http://www.kultkino.ch/kultkino/besonderes/le_revenu_de_base_film_francaise

L’idée est celle d’allouer à chaque personne de manière inconditionnelle, un revenu fixe. Ce revenu est connu sous plusieurs noms: revenu de vie, revenu de base, revenu universel.

Voici un petit aperçu de ce film…

… et un autre aperçu de ce film avec un découpage que j’ai fait qui me semblait plus pertinent:

Notes

Si on observe la population en allemagne tous ont des revenus, mais de nature différentes:

  • 4 travaillent pour avoir un revenu
  • 3, surtout les jeunes ont un revenu par leur famille
  • 2 vivent de leur retraite ou de leur rente
  • 1 bénéficie d’un revenu de l’assurance chomage ou de l’aide sociale.

Ainsi, seul 41% de la population allemande travaille pour avoir un revenu ! (source faz.net)

prof Peter Ulrich, institut d’éthique économique de l’université de St-Gall.
=> à l’avenir le marché du travail ne sera pas capable d’intégrer tout le monde. Il faudra soit passer par le revenu de base, soit compte sur la croissance économique.

  • Croissance économique != à création d’emploi. De loin pas !
  • Pourtant il n’y a pas de croissance sans consommateur qui a un bon pouvoir d’achat

Quel travail feriez vous si votre revenu était assuré ?

Un revenu de base est caractérisé par 4 critères:

  • garantir l’existence et permettre la participation sociale
  • constituer un droit individuel
  • être versé sans avoir besoin de prouver un dénuement quelconque
  • ne pas impliquer l’obligation de travailler.

Contrairement au communisme qui étouffe la personne et au capitalisme qui cherche à l’isolé. Le revenu de base garanti une sécurité tout en offrant une liberté maximale.

 

En 2001 en allemagne, prestation en heures de travaille:

  • rémunérée: 56 milliards
  • non rémunéré: 96 milliards (bénévolat, éducation des enfants)

La question n’est pas le financement ou de savoir si les gens ne risque de plus rien faire.

La question va être de savoir comment il va être possible de diriger des gens qui ne se laissent plus discipliner par le besoin d’argent ?

Est ce que seul le travail rémunéré mérite d’être valorisé comme contribution à la société ?

Dans une entreprise, on tente toujours de rationaliser le travail. Jamais un patron demandera: comment je peux faire pour faire plus de travail ?

Ainsi le résultat du progrès c’est de licencier les travailleurs.

Au lieu de voir ça comme une chose négative, il faut le voir comme une chose positive. Plus de temps libre.

La plupart des gens n’ont pas une place de travail, mais une place de revenu. Souvent ils ont abandonné leur idéaux.

  • 12% des gens sont satisfait de leur travail
  • 54% ne sont pas totalement satisfait. Mais apprécient certains bons côtés
  • 34% ne sont pas du tout satisfait de leur travail

Selon le JDI, le Jobs Description Index

Si vous aviez un revenu de base, est ce que vous iriez encore travailler ?

  • 60% oui, comme avant.
  • 30% oui, mais plus à plein temps, ou je ferai autre chose
  • 10% dormir, voyager

Est ce que vous pensez que les autres iraient travailler ?

  • 80% des gens répondent non !

Qui fera les sales boulots ?

Il y a 3 solutions:

  • Payer plus et offrir de meilleures conditions de travail
  • automatiser et rationnaliser
  • le faire soi-même

Si les gens ont une sécurité matérielle, ils sont plus difficile à corrompre. La démocratie ne s’en trouve que renforcée.

Un revenu de base permet de rester à la maison pour s’occuper de l’éducation de ses enfants. (et pas seulement les mères, mais les pères aussi)

Il est temps que l’on puisse se dire: J’ai un revenu pour pouvoir travailler, et non j’ai un travail pour avoir un revenu.

Quand Thomas Paine a milité pour les droits de l’homme lors de la création des USA. C’était révolutionnaire.

Dire que les humains sont tous égaux et en faire un droit inaliénable a posé beaucoup de problème:

  • L’abollition de l’esclavage ! => mais qui va faire le sale boulot si l’on a plus d’esclave ?

Toujours les mêmes questions !

Avec l’invention de la démocratie et du droit de vote pour tous, c’est le citoyen qui est souverain et qui décide de donner mandat à des autorités.

Actuellement dans le marché du travail, c’est le marché qui est souverain et pas l’humain. Il est temps de démocratiser le marché du travail en donnant droit à un revenu de base.

Ainsi, c’est l’humain qui est souverain et qui peut s’engager dans le travail qu’il désire.

Dans les années 1970, le futurologue Jeremy Rifkin a écrit un ouvrage intitulé: la fin du travail. Il disait:

On peut envisager que seul 5% de la population adulte suffira à faire fonctionner les industries traditionnelles. Les usines, les bureaux et les exploitations agricoles sans travailleurs ou presque seront la norme dans le monde entier.

On peut être critique à l’égare de ces prédictions. Mais elles ne sont pas sans fondement.

Dans l’industrie de l’acier aux USA, en 1982 on produisait 75 millons de tonnes d’acier avec 300 000 travailleurs, en 2002, on a produit 100 millions de tonnes d’acier avec seulement 74 000 travailleurs. Soit 4 fois moins !

Dans le monde des services bancaires on observe le même phénomène de diminution du nombre d’employés.

Avec l’utilisation des services bancaires online, on a divisé par 10 le nombre d’employé de banque.

Aujourd’hui, le travail, d’un seul agriculuteur peut nourrir 120 personnes, il y a 100 ans il n’en nourrissait que 3 autres.

Aujourd’hui, un seul ouvrier fait tourner 100 fois plus qu’il y a 100 ans !

Dans le sillage du progrès technique, le social tangue…

Là où le progrès technique est passé, on a pu rationnaliser les co^t. Il y a 50 ans, une machine à laver coûtait environ le même prix qu’actuellement, mais le francs vallait 3 fois plus.

Le prix d’une machine à laver a donc été diminué par 3. En revanche, chez le coiffeur, là où on a pas pu remplacer l’humain. Les prix ont augmenté. Le prix a été multiplié par 10 en 50 ans.

Thomas Paine proposait déjà un revenu de base. Il était pour que l’on donne à chacun un lopin de terre pour subvenir à ses besoin, et si la terre manquait, recevoir une compensation.

Nous sommes tous interdépendants. Nous travaillons toujours pour les autres.

Comme selon le proverbe souffi:

En enfer, il y a un bon repas dans une marmite et des longues cuillières. Chacun tente de manger avec, mais n’y arrive pas. Au Paradis, c’est exactement pareil, il y a un bon repas dans une marmite et de longues cuillères. Mais chacun donne à manger aux autres !

C’est une honte de faire mordre la poussière à celui qui travaille pour nous !

Klaus Wellershof, difecteur économique à l’UBS: Pour moi, le signe des temps nouveaux, c’est l’individualisation absolue de la société. Les hommes ont des buts personnels, des représentations personnelle et ils cherchent les moyens de les réaliser. L’argent joue un role énorme dans une société caractérisée par la division du travail. Autrement dit, l’argent comme moyen d’être libre, c’est à cela que l’on revient toujours. Mais beaucoup de gens ne parvienennt ni a éviter l’esclavage de l’argent ni poursuivre leurs réelles aspirations à la liberté. C’est le côté tragique et aussi ironique de la situation présente.

Devenir l’esclave de l’argent, qu’est ce que ça veu dire ?

C’est mesurer chaque action à l’aune de l’argent. Comme si l’argent était la valeur en soi et qu’il fallait toujours en avoir plus. Prendre toujours plus de pouvoir sur l’argent des autres et sur leur espace vital.

Les esclaves de l’argent réduisent les autres en esclavage par la valeur qu’ils donnent à l’argent.

Jakob Von Uexküll, fondateur du prix nobel alternatif

  • Les gérants de fortune nous disent qu’il y a trop d’argent
  • Il y a des surcapacité de production
  • il y a plein de travaux inexécuté
  • il y a du chomage en augmentation
  • L’agriculture mondiale est capable de nourrir 12 milliards d’humains
  • Il y a sur la terre 6,6 milliards d’être humains
  • Chaque heure, 1000 être humains meurent de la faim ou de ses conséquences

Conclusion: quand on boserve ces paradoxes. On remarque que l’argent ne va pas où il doit !

L’argent s’accumule dans les chambre forte et s’auto-reproduit. Devant la porte du coffre-fort, il y a la pénuire !

Renate Ignazio-Keller, projet Favela Monte Azul, Sao Polo:

Il y a une quantité incroyable de travail. Mais il n’y a pas d’argent pour le payer. Le revenu de base est un moyen pour introduire l’argent là où on en a besoin ! Pour libérer les hommes et les laisser faire ce pour quoi ils sont doués !

La répartition de la valeur crée entre l’état et la personne est de:

  • suisse: 36%
  • autriche: 50%
  • allemagne: 47%
  • suède: 56%

Qu’en serait-il avec un revenu de base ?

Pour tout ce qui est des employé de l’Etat. Pas de changement. C’est n’est qu’une autre manière de payer les gens.

Pour le reste il faut trouver un financement.

Milton Friedman proposait déjà en 1912 un financement grâce à un impot sur le revenu. Sur les hauts revenus. Cette solution largement appliquée est de moins en moins viable vu qu’il y a de plus en plus de chomeurs et de moins en moins de travailleurs !

Alors comment faire ?

Daniel Häni, entreprise mitte bâle.

Il existe 3 sortes d’impôt:

  • la TVA
  • l’impôt sur le revenu
  • les charges sociales des employés

Une partie comme la tva est payée par le consommateur et le reste par l’entreprise. L’entreprise doit donc gagner suffisament d’argent pour payer ses impoôts.

Le prix d’une boisson dans une cafétéria est donc:

  • 1/4 frais d’infrastructure
  • 1/4 frais de marchandises
  • l’autre moitié c’est les salaire salaires
  • sauf un petit bout de TVA

La TVA est un impot noté sur le ticket de caisse. Mais les autres coûts ont tous des impôts cachés.

Un impôt efficace pour l’Etat est un impôt qui ne lui échappe pas. La TVA est cet impôt. Car la TVA est payés directement au moment de consommer.

Pourquoi est ce que l’on utilise des machines pour faire le travail des humains ? Tout simplement car les machine ne sont pas payées et en plus de ne pas être payées, elle ne payent pas d’impôt et on n’a pas à payer de charge sociale pour elles !

Donc, avec un impôt qui provient surtout du travail humain, la part d’impôt est plus grande dans les métiers où l’on ne peut pas remplacer les humains.

Donc l’idée pour augmenter le revenu des impôts est d’imposer également le travail des machines. Ceci peut être fait en utilisant un impôt du type de la TVA. Un impôt qui taxe indifféremment les humains et les machines. Vu qu’une machine produit plus qu’un humain, elle va aussi remener plus d’impôt.

L’impot sur la consommation frappe tout ce qui est vendu dans un pays, peu importe de sa provenance. Locale ou étrangère. En revanche il ne frappe pas les exportations. Ainsi chaque état est souverain. C’est le seul impôt équitable à l’heure de la globalisation.

La TVA comme impôt unique ?

Que faire de la composante sociale ?
– on restitue la TVA aux gens pour un montant de base.

Cette restitution. C’est le revenu de base ! => la boucle est bouclée !

Avec ce principe d’impôt unique sur la consommation. La moitié d’un prix est composé de l’impôt.

Si l’on fait une petite projection et que l’on prend pour valeur du revenu de base: 1000.- on a:

revenu de base revenu d’un travail revenu total impot payé si tout dépensé revenu réellement dépensé taux d’imposition
1000 0 1000 500 – 500 -50%
1000 500 1500 750 – 250 -17%
1000 1000 2000 1000 0
1000 2000 3000 1500 500 17%
1000 4000 5000 2500 1500 30%
1000 8000 9000 4500 3500 39%

Donc on remarque que le plancher de base réel de l’impôt est à 2000.-

De plus l’impôt est progressif et donc social.

La gauche dit toujours que la TVA est un impôt anti-social. En effet, tout le monde conrtibue la même chose. Donc en proportion les gens à faible revenu contribuent plus que les gens à grand revenu. Cependant, il est connu que les riches savent toujours s’arranger pour diminuer fortement leur revenu par divers artifices.

L’impôt sur la consommation est plus difficile à contourner. (il ne reste que le marché noir)

Si l’on reprend la répartition des coûts dans notre boisson, avec le système d’impôt sur le revenu, le salaire coûte presque la moitié du prix. Avec le système d’impôt sur la consommation. Les salaires ne représentent plus que le quart du prix.

Ainsi la mains d’oeuvre change de statuts. Ce n’est plus une énorme part en rapport avec les frais de marchandises. On est moins enclin à licencier des gens pour économiser.

Anisi la répartion du prix d’une boisson est de:

  • 1/3 les frais de salaire, d’infrastructure et de marchandise
  • 1/3 le revenu de base
  • 1/3 les autres prestations de l’état

Les familles sont avantagées car les enfants reçoivent également un revenu de base. (la moitié ?) Ainsi, Hans qui a à charge deux enfants et une femme peut déjà compter sur l’équivalent de 3 revenus de base. Ainsi il gagne déjà beaucoup plus que son collègue wili qui vit seul et qui auparavant avait le même salaire.

Ce système permet de financer de nombreuses activités dont la valeur est non quantifiable.

On pourrait commencer par introduire le revenu de base pour les enfants. (plutôt que de financer des crêches … réflexions perso)

On pourrait commencer par introduire le revenu de base dans une région.

Anna Katharina, retraitée, Bâle:

Nous avons travaillé dur pour mécaniser pour éviter au humains de faire des traveaux pénibles, et voilà que maintenant on se plaint qu’il n’y a plus de place de travail. Personne ne dit, mai non d’une pipe, c’est justement pour ça que nous avons trimé pendant 100 ans !

Le revenu de base sur le web:

http://le-revenu-de-base.blogspot.com

Joseph Zisyadis a proposé une version du revenu de base en mars 2010 sous forme d’une initative parlementaire au  parlement suisse.

Instauration d’une allocation universelle.

On en parle dans le courrier du 10.11.10.

 

Liens et références

L’initiative parlementaire de Josef Zisyadis:
http://www.parlament.ch/F/Suche/Pages/geschaefte.aspx?gesch_id=20100422

Le concept global sur wikipedia. Allocation universelle, revenu de base inconditionnel, revenue de vie, revenu existence, dividende universel, voici les principales manières de nommer ce concept:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Allocation_universelle

Le film, « le revenu de base » de Enno Schmidt et Daniel Häni
Distributeur du film (web et DVD) => http://www.kultkino.ch/kultkino/besonderes/le_revenu_de_base_film_francaise
Site du film => http://le-revenu-de-base.blogspot.com
Site de l’initative « grundeinkommen », l’association à la base du film => http://www.initiative-grundeinkommen.ch
Mes propres notes à propos de ce film (cette page !) => https://martouf.ch/document/249-notes-a-propos-du-film-le-revenu-de-base.html
Emission de la DRS (en allemand) il y a 2 ans à propos de la sortie de ce film => http://www.drs.ch/www/de/drs/sendungen/reflexe/2741.sh10059139.html
Le trailer du film => https://www.youtube.com/watch?v=AppBZPY2A0Y

Article paru dans le courrier:
http://lecourrier.ch/index.php?name=News&file=article&sid=447334

Conférence le 9 novembre 2010, à Genève, organisée par Rezonance:
Le descriptif de la conférence =>  http://www.rezonance.ch/rezo/classes/ft-first-tuesday/geneve/20101109/one-community?page_num=0
Les vidéos de la conférence => http://www.creationmonetaire.info/2010/11/video-de-la-conference-avec-richard.html
Un avis à propos de la conférence => http://romain.riviere.me/2010/11/le-revenu-universel-sil-rimait-avec-avenir/

Conférence audio de certains conférenciers de la conférence ci-dessus, mais quelques mois avant:
http://soundcloud.com/tcrouzet/revenue-de-vie

Interview de Götz W. Werner, le miliardaire allemand fondateur de la chaine de magasin DM qui milite activement depuis 2005 pour le revenu de base inconditionnel:
http://www.mediapart.fr/club/edition/les-francais-letranger-de-mediapart/article/280810/1000-pour-chacun-du-nourisson-au-vie
Quelques uns de ses écrits en français: http://www.unternimm-die-zukunft.de/?id=77

Le site du réseau: BIEN-suisse (Basic Income Earth Network) section suisse:
http://bien-ch.ch
On y retrouve des références sur un livre qui parle du financement d’un tel revenu de base: http://bien-ch.ch/fr/node/198
On y voit l’actualité florissante autour du revenu de base inconditionnel:

En france, on retrouve aussi des partisans du revenu de base inconditionnel:

De plus, il semble que le PS-suisse à introduit, fin cotobre, le concept du revenu de base inconditionnel dans son programme. (mais ce nouveau programme n’est pas encore disponible sur le site du parti.. http://www.sp-ps.ch/fre/Parti/Nos-valeurs/Programme-du-parti)

Le parti-pirate suisse est aussi intéressé par le revenu de base, ça en parle sur le forum
=>  http://forum.piratenpartei.ch/viewtopic.php?f=115&t=217&start=105 (allemand)
Le parti pirate allemand est lui déjà acquis à la cause, ils ont même organisé des manifestions à Berlin en novembre 2010 !
=> http://wiki.piratenpartei.de/Bedingungsloses_Grundeinkommen (allemand)

Il y a donc de nombreux partisans d’un revenu de base inconditionnel qui font parler d’eux ces temps.
Mais il y a aussi des opposants qui se réveillent gentiment:

La NZZ a également parlé du revenu de base inconditionnel le 6 décembre 2010: (en allemand)
http://www.nzz.ch/nachrichten/bildung_gesellschaft/uebungen_am_gesellschaftspolitischen_turngeraet_1.8572093.html
http://www.nzz.ch/nachrichten/bildung_gesellschaft/ein_grundeinkommen_fuehrt_zur_knechtschaft_und_nicht_in_die_freiheit_1.8572095.html

Le Temps a fait echo à la NZZ en parlant du revenu de base inconditionnel le 15 décembre 2010:
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/2f55e2ee-07ca-11e0-9b50-4d96c9eca37f/Le_revenu_de_base_augmenterait_limmigration_et_les_imp%C3%B4ts

Sur le web…

 

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