Epuisement des ressources naturelles

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Epuisement des ressources naturelles

  • la publicité augmente l’épuisement des ressources => colonialisme => guerre

Le néo-colonialisme et la guerre des ressources

Le constat à faire c’est que depuis la nuit des temps, les gens se battent pour avoir le contrôle des ressources.

Le productivisme aidé par la publicité augmente considérablement la consommation de ressources naturelles.

Notre économie fonctionne sur un principe de transformation la plus rapide possible de ressources naturelles en déchets. Le PIB est la mesure de la vitesse à laquelle se passe cette transformation.

Les pays qui ont (souvent dans leur sous-sol) les plus grandes quantités de ressources naturelles sont souvent les pays qui sont les plus instables économiquement et politiquement.

Ces pays sont constamment pillés. Au fil du temps ce pillage change de méthode, et de nom. Mais c’est toujours du pillage.

La période coloniale de l’afrique est terminée. Mais en fait elle continue via le colonialisme économique.

Le-développement.jpg

Des gouvernements sont renversés pour que les multinationales en place continuent leur exploitation sans être inquiétées. Les guerrillas sont financées pour faire durer les guerres le plus longtemps possible, car finalement la situation actuelle permet d’exploiter les ressources naturelles à bon prix.

C’est exactement ce qu’il se passe en république démocratique du congo, dans laquelle, la région du kivu est le lieu où l’on trouve entre 60% et 80% des ressources mondiale en coltan, un minerai dont on extrait le tantale. Le tantale est un métal très utilisé pour la fabrication de condensateurs. Tous les appareils électroniques contiennent des condensateurs au tantale.

La région est en guerre depuis des décennies pendant que le monde entier finance cette guerre grâce aux appareils que l’on achète. C’est nous qui sommes responsable de cette guerre.

Je cois qu’il est plus simple de résumé tout ceci en regardant cette petite animation issue du film The age of stupid.

film ^

Souvent le colonialisme se cache sous le nom de développement. Que signifie développement ? La définition est très floue et différente pour tout le monde. Mais faire des affaires dans des pays dit sous-développés, ou en voie de développement. C’est faire du développement.

Bref, participer au développement d’un pays c’est faire exactement la même chose que ce qui se fait partout ailleurs !

Si l’on veut vraiment aider les populations de ces pays qui sont pillés pour leur ressources, il ne faut pas lancer un quelconque projet de développement. Il suffit tout simplement d’arrêter de consommer les ressources provenant de leur pays. Le colonialisme n’aura plus raison d’être et ils seront tranquille.

Ce qui caractérise un mot plastique, c’est d’avoir appartenu d’abord à la langue courante, où il possède un sens clair et précis (le développement d’une équation), d’avoir ensuite été utilisé par la langue savante (le développement des espèces selon Darwin), et d’être aujourd’hui repris par la langue des technocrates dans un sens si extensif qu’il ne signifie plus rien, sinon ce que veut lui faire dire le locuteur individuel qui l’emploie.
Uwe Pörsken, Plastikwörker, éd Klett-Cotta,1989

Si tout ceci ne s’arrête pas par la réduction de notre consommation, ceci s’arrêtera quand il n’y aura plus de ressources. Et c’est pas pour dans très longtemps.

Voici un échéancier de la fin des stocks accessibles de différents métaux.

Le worldresourcesforum.org aura lieu en septembre 2011 à Davos pour parler de l’avenir de la gestion des ressources naturelles de cette planète.

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la publicité, le moteur du consumérisme

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La publicité

Pourquoi est ce que les médias nous parlent souvent de la croissance du PIB ?
Car c’est le moteur de l’économie. Car pour faire fonctionner le système, il faut que nous y croyons. Il faut que chacun soit porteur du système.

Ainsi le système s’auto-entretient, il assure sa propre survie avec la soutiens de tous.

Les médias véhiculent l’idée de croissance car ils véhiculent l’idée dominante du moment. Les médias véhiculent l’idée de croissance, car pour une bonne partie, ils sont financés par ce système de croissance économique.

Une énorme partie des médias est financée par la publicité. Certains médias, en plus d’être financé par la publicité sont également en mains de groupe industriels. L’exemple le plus parlant est probablement celui de la chaine de télévision française TF1 qui appartient au groupe industriel Bouygues.

En observant ces liens de filiation, il devient facile de comprendre pourquoi, le journal de TF1 a fait une émission spéciale  du journal sur la construction de la mosquée Hassan II à Casablanca. Ce reportage « culturel » n’est en fait qu’une publicité déguisée pour montrer les grandes réalisations du groupe de construction Bouygues.

Ce qu’il y a de bien chez TF1, c’est que cette réalité de la domination de la publicité sur le contenu est clairement assumée. Cette réalité est en tout cas assumé par l’ancien PDG de TF1, Patrick Le Lay lorsqu’il affirmait:

Soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit. (…) Or pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible.

La plupart des patrons de médias ne sont pas aussi directs que ça. Consciemment ou inconsciemment d’ailleurs. D’une manière générale, les journalistes de la presse écrites sont des gens intègres qui n’aiment pas trop la publicité et qui ont toujours tenté de séparer le contenu informationnel de leur journal avec le contenu publicitaire qui n’est qu’un apport financier pour faire vivre leur journal.

Cette pratique de séparation est d’ailleurs contraire à ce que l’on voit sur le web où google, la principale régie publicitaire sur le web, tente de contextualiser le contenu de la publicité avec le contenu de la page web sur laquelle elle se trouve !

Lors de chaque récession, on remarque que le premier budget qui passe à la trappe est celui de la publicité. Ainsi les journaux se vident drastiquement des publicités et en même temps des revenus qui les font vivre.

C’est là que l’on voit que la frontière entre information et publicité est très fine. L’une ne vit pas sans l’autre. Cependant, il y a quand même une bonne différence de marge de manoeuvre entre un quotidien comme le courrier qui tente de garder son indépendance pour apporter une véritable information et un quotidien gratuit comme 20 minutes, qui n’est qu’un support publicitaire supplémentaire, qui vise à utiliser le temps de cerveau disponible des gens, pendant qu’ils voyagent dans les transports publics.

Mais pourquoi est ce que le système économique a besoin de la publicité ?

Pour répondre à cette question, je vais laisser la parole à caius saugrenus, illustre personnage de l’album des aventures d’Astérix le gaulois intitulé: Obélix et compagnie. (J’ai déjà réalisé une analyse complète de cette bande dessinée qui est un démonstration parfaite du fonctionnement du capitalisme.)

campagne de marketing pour les menhir.jpg

Dans cette bande dessinée, Caius Saugrenus a trouvé un moyen de vaincre les irréductibles gaulois. Il les fait travailler à la fabrication de menhirs et les achètes à prix d’or.

Le plan fonctionne tellement bien, que Jules César est envahi de menhirs totalement inutiles dont il ne sait que faire. Caius saugrenus a donc un nouveau plan. Il faut vendre les menhirs.

Comment faire pour vendre de l’inutile ?

– Il faut faire une campagne de marketing !

Comme le dit Caius Saugrenus: Il faut provoquer le besoin chez le consommateur.

Ainsi le système capitaliste doit pousser le plus loin possible son absurdité productiviste. Comme il faut pouvoir vendre à tout prix. Il faut que les gens achètent à tout prix, que l’objet qu’on leur vend soit utile ou non.

Le but de la publicité est donc de faire vendre ce qui a été produit.

De plus, comme on veut de la croissance, on produit toujours plus. Il faut donc des publicités toujours plus efficaces pour augmenter la consommation.

Si vous voulez vendre un produit qui est absolument indispensable, c’est très facile, pas besoin de publicité. Les gens qui ont besoin de ce produit viennent d’eux mêmes. Donc on peut même pousser le raisonnement et dire que la publicité est là uniquement pour faire vendre ce qui est inutile.

Quels sont les mécanismes de la publicité

Le collectif des renseignements généreux a fait une brochure intitulée: Pub: la conquète de notre imaginaire. Comme la brochure est très bien faite, je ne vais pas répéter tout ce qu’elle dit ici. Je me contenterai de résumer les points principaux et vous incite à télécharger cette brochure au format pdf et de lire les 28 pages qu’elle contient. (ce n’est pas long)

La publicité s’appuie sur la psychologie humaine. La publicité utilise la jalousie, l’envie et le besoin de reconnaissance des autres.

mécanisme de la pub.png

Dans l’album Obélix et compagnie, Saugrenus explique que les gens achètent:

  • Ce qui est utile
  • Ce qui est confortable
  • Ce qui est amusant
  • Ce qui rend jaloux les voisins

Ce sont quelques moyens de susciter l’envie d’achat.

D’une manière générale le mécanismes est toujours le même.

La publicité est là pour susciter une frustration chez l’individu, pour créer un manque.

La publicité va réveiller le plus grand désir qui sommeil en chaque humain: le désir de pouvoir.

Ce désir se réveille avec tout ces désirs associés; la supériorité, la jouissance, la beauté, la santé, l’intelligence, la capacité amoureuse, etc…

L’étape suivante va consister à associer ce désir de pouvoir avec le produit que l’on veut vendre.

Avoir rime avec pouvoir !

Une fois que le désir d’achat devient irrésistible, c’est là que l’on se fait avoir et que l’on achète le produit. Cette action de consommation calme, apaise. Mais pas pour longtemps…

En effet, le but de la publicité est également de vous montrer que le produit que vous avez acheté ne rempli pas totalement vos besoins. Il faut provoquer une certain désillusion pour mener à une nouvelle frustration et recommencer le cycle de consommation.

Avec les produits technologiques c’est de plus en plus facile de provoquer la frustration, de vous montrer que votre téléphone portable n’est pas de toute dernière génération. Qu’il est devenu trop lent, qu’il ne possède pas d’appareil photo, de lecteur de musique ou autre gadget embarqué.

Le progrès technologique et le cycle de consommation-frustration de la publicité est un couple qui s’entend bien !

Quelques exemples de manipulation utilisée dans les publicités

Oui, il s’agit bien de manipulation. De lavage de cerveau.

  • Comme les avocats et le banquiers, la pub utilise la cravate et le ton grave pour énoncer des vérités inébranlables.
  • la pub fait sont show à l’aide de son et de lumière vive pour vous mettre en trance hypnotique
  • la pub utilise les connotations des mots pour vous guider sur des rails. Les mots liberté, bonheur, démocratie vous attire, les mots, guerre, racisme, mort vous repoussent.
  • le message publicitaire est enfantin, et ne va jamais à l’encontre de la morale majoritaire.
  • la pub utilise le principe d’identification: je suis comme vous, faites comme moi
  • la récupère des symboles. Che Guevara vends des voitures. Gandhi fait de la pub pour une agence de placement ou des stylos !
  • la pub utilise l’humour. Tout le monde aime rire. Celui qui n’aime pas la pub s’exclu !
  • la pub donne l’illusion du choix et de la liberté pour mieux formetter ! Les slogans: Sois toi même! Deviens qui tu es! libère toi ! sont courrant. Sur des pages web, il a été remarqué qu’une majorité de gens préfère cliquer sur un lien qui vous dit: Soyez libre de cliquer ici, que sur un lien ou il est simplement écrit cliquez ici.
  • la répétition, le martellage, il n’y a que ça de vrai pour faire rentrer un slogan. Le soleil vient de se lever…..

Allez faisons encore un test de l’état de votre lavage de cerveau avec quelques slogans à compléter:

  • avec ovomaltine ça va pas mieux….
  • Quand y’en a marre….
  • Have a break, have a …
  • Il faut secouer sinon la pulpe….
  • always..

Et si vous ne trouvez pas, c’est que vous êtes moins atteint par la pub que moi. Il ne vous reste plus qu’à vous rattraper en allant apprendre les slogans sur slogandepub.fr 😛

Des chercheurs ont montré que dès l’âge de 18 mois, les enfants sont capables de reconnaître le logo d’une entreprise et d’y associer un produit.

La télévision principal outil de formattage culturel

Ce résultat de lavage de cerveau est surtout rendu possible par l’influence de la télévision. C’est LE média de masse. C’est un média accessible à tous et facile d’utilisation. N’importe qui sait utiliser une télévision.

Tout le monde regarde le même programme en même temps. La télévision crée une culture commune et donc des liens entre les gens. Ce qui peut paraitre comme une bonne chose est également détourné par la publicité.

Durant ces 50 dernières années, la télévision a pris une telle importance qu’elle s’impose comme une autorité qui est capable de faire faire tout et n’importe quoi à tout le monde.

C’est ce qui à montré la nouvelle version de l’expérience de milgram. Plus de 80% des gens sont prêts à tuer pour gagner un jeu TV ! Pour plus d’info à ce sujet, j’ai déjà décrit et analysé toute cette expérience de Milgram sur mon blog.

Un français regarde regarde en moyenne la télévision 3h45 par jour ! Si il dort 8h par jour. Un rapide calcul nous montre que la télévision représente 20% de son activité diurne.

Heureusement, depuis l’avènement des connexions internet haut-débit et permanentes, la télévision est en large recul chez les jeunes. L’interactivité du web est un atout majeur face à la passivité qu’oblige la télévision.

La TSR estimait la moyenne d’âge des gens qui regardent le téléjournal est d’environ 56 ans ! La télévision reste tout de même utilisée par les jeunes, mais surtout comme radio avec des images (de rappeurs avec des filles dénudées) pour passer de la musique comme ambiance de fond.

Pour ne pas perdre de part de marché, la télévision riposte de manière encore plus dure en flattant tous les bas instincs humains. La télévision propose des émissions de voyeurisme avec la généralisation de la télé-réalité.

Bref, pour lutter contre la publicité, le mieux à faire n’est de plus regarder la télé.

Catégorisation, stigmatisation, sexe et cliché

publicité la femme objet.jpgA la télévision, on retrouve tous les sujets et techniques de manipulation utilisés par la publicité. Les mondes de la publicité et de la télévision sont effectivement fait pour bien s’entendre ! Dans ces deux mondes on tente d’épargner aux gens une réflexion trop ardue. On emploie des codes déjà connus, on catégorise les gens, chacun a sa place. Dans une émission de télé-réalité on ne sélectionne que des caraicatures de personnage. Et surtout on use et abuse du sexe pour faire vendre !

Combien de publicité présentent des jolies filles pour vendre des produits qui n’ont absolument rien à voir ?

La publicité est sexiste. Elle renforce l’image de la femme objet.

La publicité cible les jeunes

La publicité est principalement conçue pour appâter les jeunes, pour leur donner une vision de la réalité voulue par les publicitaires.

Dans le film 99 francs, qui critique le monde de la publicité. On nous dit que depuis la naissance jusqu’à l’âge de 18 ans. Un individu a déjà regardé 350 000 spots publicitaires !

Un enfant qui regarde tous les jours une publicité dans laquelle on lui dit que boire une boisson sucrée pétillante est sympa, bon, agréable, aura acquis cette vérité !

En 2003, une étude sur le comportement des consommateurs avait déjà montré que le shopping représente la plus importante activité de loisir pour 85% des adolescents.

(Etude de Petra Oggenfuss et Thomas Bamert)

La pub est une victoire culturelle complète. Une majorité de jeunes aiment vivre dans le monde et dans l’imaginaire de la publicité.

Impact de la publicité sur la politique

En imposant une culture, la publicité impose également une vision politique.

Tout d’abord la publicité fait l’apologie de la philosophie capitaliste. La philosophie de l’individualisme. La technique est simple. Il faut créer des classes et une lutte des classes.

La publicité montre l’objectif à atteindre: le beau gosse bien bronzé et musclé qui séduit la jolie jeune fille grâce à sa grosse voiture et son parfum de luxe.

Cette image du bonheur parfait raisonne en chacun de nous comme un bonheur inaccessible. Je ne suis pas autant bien que le gars de cette pub, il y a un fossé entre lui et moi.

Les riches peuvent s’offrir cette vie, et moi pas !

Ce genre de réflexion crée et renforce une hiérarchie de classe qui n’existait pas forcément. Les gens déjà défavorisés sont en général les plus sensible à ce genre de publicité.

L’habitude d’un système de classes véhiculé par la publicité détruit la démocratie. Dans une démocratie chacun est sur un pied d’égalité avec les autres. Cependant cette habitude de classe va créer le sentiment d’avoir une élite de politicen et une basse caste du peuple.

L’autre impact de la publicité sur la vie politique est la passivité. La publicité nous habitue à la passivité, aux messages pré-mâchés. Au slogan tout fait qui disent ce que l’on doit faire.

Dans la vie politique, il faut faire des choix soi-même. Ne pas se faire dicter ses choix par une affiche. Pourtant c’est ce qui arrive bien trop souvent par habitude !

Les politiciens ont bien compris qu’une bonne campagne de publicité c’est le succès de faire passer ces idées. En politique, on ne parle pas de publicité. On parle de communication.

Voici une citation de Nicolas Sarkozy qui résume tout:

La communication est à l’action ce que l’aviation est à l’infanterie ; l’aviation doit passer pour que l’infanterie puisse sortir ; c’est lorsqu’on a gagné la bataille de la communication qu’on peut commencer à agir.
Nicolas Sarkozy, interviewé dans L’Express, 17 novembre 2005

La décroissance une culture alternative

La publicité est donc autant un moteur pour entretenir le consumérisme, qu’un moteur culturel pour nous associer à la philosophie capitaliste, la philosophie du profit individuel. Une philosophie qui isole, qui prône, la concurrence, la performance, la croissance.

Le mot décroissance, à l’image du mot débourser qui signifie sortir de sa bourse, signifie sortir de la croissance. Sortir de ce système économique basé sur une machine thermique qui transforme de manière irréversible des ressources naturelles en déchets.

La décroissance, est une philosophie opposée ce système basé sur la croissance. La décroissance c’est une nouvelle culture, avec d’autres valeurs. Des valeurs plus humaines.

Le combat frontal contre la publicité est une possibilité, mais le plus efficace est de prôner une alternative. La décroissance, c’est la joie de vivre. Comme est intitulé le journal édité par Vincent Cheynet.

Il est temps pour la décroissance de remettre au goût du jour des valeurs humaines telle que:

  • le partage
  • la gratuité
  • la diversité
  • la coopération
  • la collaboration
  • la vie en communauté
  • la création de biens communs
  • use de tout, n’abuse de rien !

La philosophie grecque avait pour pire ennemi la démesure. Il y a certainement de quoi s’inspirer la dedans !

La publicité accélère l’épuisement des ressources naturelles

En tant que moteur de la consommation effrénée, la publicité peut être tenue pour responsable de l’épuisement accéléré des ressources naturelles de notre planète.

Pour découvrir le monde de la publicité sentez vous libre de regarder le film 99F:

 


Téléchargez la présentation faite à propos de la publicité pour le cours à l’université populaire. (pdf 12.3Mo)

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comprenons la croissance avant la décroissance

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L’origine du concept de décroissance

Nicholas Georgescu-Roegen était un économiste mathématicien. Il a remarqué que les économistes se basent sur un modèle économique fondé sur le paradigme de la mécanique newtonienne et ne prennent pas en compte le principe de la dégradation de l’énergie et de la matière. Il a créé un modèle économique qui tient compte de la thermodynamique en introduisant le second principe de la thermodynamique: l’entropie.

L’entropie est ce qui fait qu’un glaçon qui fond dans un verre ne pourra jamais redevenir un glaçon. L’entropie dégrade l’énergie et la matière.

Nicholas Georgescu-Roegen a montré que le moteur de l’économie est en fait très concrètement un moteur thermique.  (si l’on prend en considération que l’industrie fonctionne grâce à la combustion du charbon, puis du gaz, du pétrole, de la fission nucléaire, etc..)

Donc l’économie est une énorme machine thermique qui évidemment dépend des lois de la  physique thermique. Il dresse un constat alarmant: il faut intégrer l’environnement dans le calcul du fonctionnement de l’économie. Sinon on court à la catastrophe ! Il ne faut pas gaspiller nos ressources, l’entropie va s’en charger assez rapidement.

Le concept de décroissance est donc, à la base, un concept économique.

C’est un concept qui veut éviter le gaspillage des ressources naturelles. Un concept qui critique l’idée d’une croissance économique infinie.

Un slogan que l’on retrouve souvent du côté des partisans de la décroissance:

La croissance n’est pas la solution, c’est le problème !

Une explication du mot décroissance nous dit que dans le mot débourser le préfixe signifie « sortir de » sa bourse. Ainsi, selon cette approche, le mot décroissance, signifie: sortir de la croissance.

D’accord, la décroissance veut en finir dur système économique qui érige la croissance en dogme. Mais pour bien comprendre ce que l’on entend par décroissance, il faut déjà comprendre ce que l’on entend par croissance.

Qu’est ce que la croissance ?

La croissance en biologie

La croissance, c’est tout d’abord un terme issue du la croissance en taille des être vivant. Si l’on fouille un peu l’étymologie du mot croissance, on trouve que ce mot vient du latin crescere (« naître, venir à la vie ») qui lui-même est dérivé de Ceres (Cérès, déesse de l’agriculture). (Le nom de Cérès est aussi à l’origine du mot céréales)

Tous les êtres vivants croissent, grandissent en taille, augmentent leur consommation de ressource. Cette croissance peut avoir de nombreuses phases.

Pour un humain, on dit communément que nous grandissons les 20 premières années, puis nous vieillissons pour les pessimistes ou nous murissons pour les optimistes.

Ln(n) en fonction du temps

La croissance d’une colonie de bactérie est souvent caractérisée par une phase de latence, une phase d’accélération, une phase exponentielle, une phase de décélération, une phase stationnaire, une phase de déclin. Tout ce cycle est fortement corrélé avec les ressources à disposition et à la vitesse à laquelle les ressources sont transformées en déchets.

Avec ces exemples, on observe que le terme de croissance peut représenter plusieurs phases, plusieurs sorte de croissance.

Observons du coté mathématique quelles sont ces différentes sortes de croissance.

La croissance en mathématiques

En mathématiques, et surtout en analyse, on étudie des fonctions. On entre une valeur x dans une fonction et on en ressort une valeur y. Une fonction peut être représentée de manière graphique. Ce qui est en général plus parlant.

Nous allons nous intéresser ici aux fonctions avec une croissance positive. C’est à dire des fonctions dont la pente (que l’on peut observer sur un graphe) a une évolution toujours positive.

Il existe plusieurs sortes de fonctions croissantes dont la pente varie plus ou moins vite, qui croissent plus ou moins vite. Si l’on fait un tour des principaux types de fonctions croissantes. On trouve:

Comme une image est beaucoup plus parlante, voici la représentation des ces types de fonctions en images.

croissance.pngcroissance-exponentielle.pngSur la première image on va se placer proche de l’origine, et observer ses fonctions.

La fonction en vert est une fonction linéaire. y=x. C’est la base de la fonction proportionnelle.

C’est la fonction à laquelle notre cerveau humain est le plus habitué.

De cette fonction on peut faire de nombreuse variantes proportionnelle.s Ici nous avons tout ce qui sort est égale à ce qui entre. On peut créer tout ce qui sort vaut 2 fois ce qui entre. Ou même tout ce qui sort vaut 1000 fois ce qui entre. C’est toujours le même type de fonction. Seule la pente va varier.

En bleu, nous avons la fonction y=x2, une fonction polynomiale. Une fonction qui est composée de puissance. Ici nous avons la puissance 2, la fonction « au carré ». Tout ce qui sort est ce qui entre multiplié par lui même.

Ce type de fonction est déjà moins intuitif pour notre cerveau humain. C’est ce genre de fonction qui régit les mouvements accéléré et les énergies potentielles mécanique. En d’autre termes quand une voiture a un accident, quand elle frappe un mur ça fait mal. Contrairement à une intuition courante de notre cerveau, ça ne fait pas mal proportionnellement à la vitesse, mais proportionnellement à la vitesse multipliée par elle même !!

Donc ça fait encore plus mal !

En rouge nous avons la fonction exponentielle. En mathématique on dit qu’une fonction exponentielle est une fonction qui est capable de transformer une somme en un produit. Pas très intuitif! C’est une fonction qui est difficile à comprendre pour le cerveau humain.  C’est une fonction qu’il est plus facile de comprendre par des exemples de phénomènes à croissance exponentielle.

Quand on parle de croissance exponentielle, on prend souvent l’exemple de la croissance d’une population.

De plus, exprime souvent la croissance exponentielle sous forme d’un pourcentage : une croissance de 10 % par an signifie que la population est multipliée par 1,1 chaque année. (1/100 = 0.1) Cette valeur en pourcent est un taux de croissance.

De manière générale, on occulte souvent la fonction exponentielle en ne parlant que de taux de croissance. C’est beaucoup plus facile. Car, en ne parlant que du taux de croissance on retombe sur une fonction linéaire. Ce que notre cerveau aime bien !

Mais attention, une fonction exponentielle qui a un taux de croissance constant est toujours en pleine croissance !

En observant les deux graphes ci-dessus, on remarque, que proche de l’origine, les trois types de fonctions n’ont pas beaucoup de différences. Puis sur le second graphe, on voit mieux que la croissance d’une fonction exponentielle est très différente de celle d’une fonction linéaire.

L’exponentielle a une pente tellement raide qu’il est difficile de la représenter sur un graphe. Mais on peut tenter de concrétiser un peu plus la taille qu’aurait le graphe pour représenter une exponentielle.

On va se dire que l’unité utilisée sur ces graphes est le centimètre. Ainsi, pour un déplacement de 10cm sur l’axe des x, avec ma fonction linéaire y=x j’obtiens un déplacement vertical de 10cm.

Avec la fonction exponentielle, un déplacement de 10cm sur l’axe des x correspond à un déplacement de 22026 cm, soit 220m !!

Si je pousse ne serait ce que de 1cm sur l’axe des x pour arriver à 11cm, j’arriverai à une hauteur de 598,74 m ! et si je vais à 12cm, j’arriverai à 1,627 km

Vu que j’ai encore de la place sur mon axe des x, je pousse un plus loin pour aller me poser précisément à 24,36cm. Quelle est la distance que j’obtiens sur mon axe des y ? …. et bien j’ai choisi cet endroit précis, car on arrive sur la distance qu’il y a entre la terre et la lune ! Soit environ 380 000 km !

Donc il faut se méfier des phénomènes à croissance exponentielle, ils sortent souvent du cadre de l’entendement de notre cerveau humain. Surtout si en plus on masque la croissance exponentielle en parlant de taux de croissance en pour-cent.

Si l’on reprend l’exemple cité ci-dessus, de la population qui augmente de 10% par an. Pour une population de 1000 personnes:

  • au bout d’un an, la population vaut 1100 personnes. (1.1 x 1000)
  • au bout de 2 ans, la population vaut 1210 personnes. (1.1 x 1100 ou 1000 x 1.1 x 1.1 ou 1000 x 1.12)
  • au bout de 7 ans, la population vaut 1948,717 personnes, soit presque le double. (1000 x 1.17 )
  • au bout de 20 ans, la population vaut 6727 soit (1000 x 1.120 )
  • au bout d’un siècle, la population de ce petit village de 1000 habitants verra sa population arriver à 13,78 millions d’habitants !

Un des exemples courant de fonction exponentielle que l’on utilise, ce sont les crédits bancaires. Il faut se rendre compte qu’une somme investie peut doubler rapidement !

Avec un intérêt à 3%, il faut 24 ans à une somme pour se dédoubler ! Ce sont des valeurs courante pour des hypothèques !

Donc il faut se rendre compte que la plupart des gens payent plusieurs fois leur maison !

Pour bien comprendre, voici un Jeu de la poste suisse pour apprendre à gérer son budget.

Il y a un calculateur de crédit (feuille xls) pour bien comprendre le fonctionnement des  intérêts.

La croissance en économie

Pour le commun des mortels la croissance économique c’est surtout la petit infos du jour dans les médias.

Voici un exemple de ce que l’on a pu entendre sur la rsr le 2 septembre 2010.

La croissance de l’économie suisse se poursuit, au deuxième trimestre, le produit intérieur brut a progressé de 0.9% par rapport aux trois premiers mois de l’année… (…) …et puis les services financiers ont le sourire avec une hausse de 1,6%… voilà pour les gagnants, mais tous les secteurs ne connaissent pas une croissance, les services publics n’ont pratiquement pas créés de valeurs….

Voici cet extrait du journal de la rsr au format mp3

On nous dit dans ce journal radio que la croissance du PIB, le Produit Intérieur Brut a augmenté de 0.9% en suisse pendant la durée du dernier trimestre.

Le produit intérieur brut est un indicateur qui renseigne sur la valeur de l’accroissement des richesses. Quand on nous parle de la croissance du PIB, on nous parle de la croissance d’une croissance.

Il faut se souvenir de la fonction mathématique exponentielle que nous avons vue. Il est possible d’exprimer la pente de la fonction, sa croissance, par une taux en pour-cent. Même si le taux est constant d’une mesure à l’autre, la fonction est toujours une fonction croissante !

Ici on nous indique que le taux de croissance lui même a augmenté de manière croissante. Ainsi on a encore accentué la pente de notre fonction exponentielle. Nous avons un gain qui est énorme, inimaginable pour un cerveau humain.

Cependant la manière dont la croissance du PIB est présentée fausse tout. Si on reproche à une entreprise que sa progression de croissance s’est ralentie, on à l’impression de comprendre que son chiffre d’affaire a baissé. Mais ce n’est pas vrai, il a grandit. Il a même grandit de plus en plus vite. Mais pas aussi vite que ce que certains analystes avaient prévus !

Une valeur en pour-cent n’est qu’une proportion. Le 3% d’une année est forcément plus grand que le 3% de l’année d’avant si l’on refait le calcul en ayant ajouté à la valeur totale la valeur absolue de ce petit bout de 3%.

Ainsi si l’on reprend l’exemple de la population de notre petit village de 1000 habitants.

Si l’on se dit qu’il y a une croissance de 10% de la population les 20 premières années, puis le taux de croissance diminue, on a plus que 8% de croissance les 20 années suivantes, on arrive à une population de:

  • au bout de 20 ans, à 10% la population vaut 6727 soit (1000 x 1.120 )
  • au bout de 20 ans de plus, à 8% la population vaut 31354 soit (6727 x 1.0820 )

Malgré la diminution de 2% de taux de croissance, la population à plus que quadruplé les 20 années suivantes !

Une diminution de taux peut donc quand même être de la croissance !

Mais effectivement dans l’absolu la croissance a été un peu moindre que si le taux était resté à 10%

  • au bout de 40 ans de plus, à 10% la population vaut 45259 soit (1000 x 1.140 )

C’est ainsi que l’on peut voir que même avec une croissance négative du PIB, il est possible de voir une valeur absolue plus grande !

Quelques exemples de PIB selon la page de wikipedia.. mais la fiabilité n’est pas à toute épreuve !

PIB suisse en millions de $:

2006: 377 240
2007: 415 516
2008: 492 595
2009: 494 622 => -1,45%

On nous dit que la croissance du PIB es négative entre 2008 et 2009 alors qu’en absolu le PIB a augmenté !

USA:

2008: 14 264 600
2009: 14 256 275  => -2,44%

Mauritanie:

2007: 2 644
2009: 3 029 => -1,07%

Monde:

2008: 60 689 812
2009: 57 937 460 => -0,60%

Brésil:

2008: 1 572 839
2009: 1 574 039 => -0,19%

Voici un outil pour comparer l’évolution du PIB en suisse et le comparer à l’évolution du taux de croissance annuel de ce PIB


Source: tradingeconomics.com

Evolution du taux de croissance annuel du PIB


Source: tradingeconomics.com

On peut observer d’une manière globale que le PIB en absolu augmente toujours.

Souvent dans les médias on nous parle uniquement du taux de croissance. Le taux de croissance peut augmenter ou diminuer et ainsi on explique que l’économie va bien ou mal. Que l’on est en boom économique ou en récession.

Mais en fait, globalement, la valeur absolue du PIB est toujours en augmentation, en pleine croissance, et même en croissance de type exponentielle.

Voici un graphe qui illustre la valeur absolue du PIB suisse en milliard de $ entre 1960 et 2010:

évolution de la valeur absolue du PIB en suisse depuis 1960.png

On observe que la valeur absolue de ce PIB a déjà doublée dans les 10 dernières années. En 2001, le PIB suisse était de 250 Milliards de $ et en 2010 le PIB suisse est de 500 Milliards de $.

Il subsiste tout de même un biais dans cette présentation, c’est le fait que l’économie suisse utilise beaucoup sa propre monnaie qu’est le franc suisse, alors que ce graphe est présenté en $ dollars US. Le taux de change entre ces monnaies à pas mal changé en 50 ans. Actuellement, en 2011, 1$ = 0.83 CHF alors qu’en 2001, 1$ = 1.7$.

projection de croissance du PIB suisse à 2 pour cent.pngPar rapport à l’inflation, il semble que le dollars de 2011 vaut 7.5 fois moins qu’en 1960.

Comparé à l’or, le dollar perd 98 % de sa valeur entre 1971 et 2010. L’once d’or est passé en 40 ans de 35 à 1 250 dollars. Ainsi, c’est peut être une partie de cette dévaluation du dollars par rapport au franc et permet de soutenir la croissance !

Mais le problème ne change pas. Le PIB ne fait que d’augmenter, même si le taux de croissance est variable.

Ainsi, à l’avenir, il nous faudra échanger encore plus d’objet et de services pour faire croitre le PIB, donc il faudra encore plus transformer des ressources naturelles en déchêts !

De combien va encore augmenter le PIB ?

Il est impossible de prévoir le futur, mais on peut faire comme les économistes qui aime prévoir le futur par des projections du présent.

Si l’on table sur une croissance du PIB de 2% par an on peut utiliser la formule suivante:

y = 500 (1.02)^x

500, c’est les 500 milliards du PIB suisse en 2010, 1.02, c’est pour dire que l’année suivant, on veut le même résultat augmenté de 0,02 fois, c’est à dire 2% et l’année est la variable x en exposant.

C’est donc bien une équation d’une fonction exponentielle.

On peut voir sur le graphe ci-contre de cette fonction que le PIB continue d’augmenter très vite. Tellement vite que mon échelle ne me permet d’afficher que les 2 prochaines années où l’ on arrive déjà à 520 milliards. Donc, d’ici 2 ans, en plus de ce que l’on consomme maintenant, on consommera aussi l’équivalent de ce qui permettait à l’économie du début des années 1970 de tourner !

Mais ceci n’est qu’une projection du passé sur le futur. Seuls les économistes sont assez fous pour penser que l’on peut ainsi prédire l’avenir. Comme je l’ai déjà expliqué dans un article, l’avenir est imprévisible. Les grands événements qui ont marqué l’histoire étaient totalement imprévus.

Avec une telle croissance de 2%, en 2050, (date pour laquelle on fait beaucoup de projections), on devrait, en suisse consommer 2 fois plus de ressources que maintenant.

Une image vaut mille mots dit-on. Alors, j’ai tenté de montrer graphiquement ma projection de la croissance du PIB suisse pour 2050.

 projection de la croissance du PIB suisse à 2 pour cent en 2050.png
J’ai repris le graphe déjà montré ci-dessus, qui montre la valeur absolue du PIB suisse en milliards de $ depuis 1960 jusqu’en 2010.

La surface sous cette courbe représente tous les services et biens qui ont été consommés pour atteindre cette évolution du PIB. En vert, nous avons tout ce qui a déjà été consommé ces 50 dernières années.

Puis j’ai projeté la courbe jusqu’en 2050. Là, si l’on suppose un PIB de 500 milliards de $ en 2010, avec un croissance annuelle de 2%, en 2050, nous arrivons à un PIB de 1100 milliards.

Pour tenter de me représenter le volume de services et biens qu’il faudra consommer pour atteindre ce PIB de 1100 milliards en 2050, j’ai cloné la surface verte en surface jaune. J’ai rempli tout l’espace à disposition avec des surfaces jaune. (En terme mathématique, calculer la surface sous une courbe revient à calculer l’intégrale de cette fonction.)

J’arrive presque à placer 3 fois cette surface dans l’espace à disposition.

Cela signifie que pour atteindre le PIB qui correspond à une croissance annuelle de 2% jusqu’en 2050, nous aurons besoin de consommer 3 fois plus de services et de biens que ce qui a été produit entre 1960 et 2010.

Avec tous les problèmes de ressources et de dérèglement climatique que l’on observe à l’heure actuelle, ça me semble juste totalement impossible !!!

Il sembée que c’est  Kenneth E. Boulding qui disait:

Celui qui croit qu’une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste.

Réfléchissez à ce qu’il faut pour mettre en place une telle économie. Comment va ont pouvoir consommer encore plus ?

Une solution est de rendre tout jettable. Diminuer la durée de vie des appareils et augmenter leur nombre. Vous devrez changer votre téléphone tous les 3 mois, votre ordinateur chaque année, vos habits chaque semaine. Vous mangerez uniquement de la nourriture qui vient de l’autre côté de la planète pour qu’un maximum d’intermédiaires aient pu la toucher, vous n’aurez plus de vaisselle autre que de la vaisselle jettable.

Il faudra privatiser totalement l’espace public. Chaque rue sera payante, le GPS que vous avez toujours sur vous enregistrera votre parcours et permettra à la fin du mois de vous facturer uniquement les trajets que vous avez effectué.

– Restez chez vous et vous ne payerez rien dira la pub des livreurs à domicile.

L’école publique est une charge, on va la privatiser, ainsi elle peut rentrer dans le calcul du PIB, passer de charge à profit !

Dans la même logique, les crèches seront obligatoires. Un parent qui reste à la maison s’occuper de son enfant est un parent qui ne crée pas de valeur ! Un parent qui reste à la maison s’occuper de son enfant est une place de travail de moins dans une crèche !

En bref, on doit étendre la sphère marchande et faire tourner plus vite le circuit économique.

Comment est calculé le PIB ?

Le PIB est un indice qui est construit avec de nombreuses règles. Il y a des choses que l’on comptabilise dans les richesses et d’autres que l’on ne comptabilise pas.

Quand on entend dans le journal de la RSR que les services financiers sourient mais que les services publics n’ont pratiquement pas créés de valeurs, il faut réfléchir un peu.

Le PIB tient compte des gains en bourse, mais il ne tiens pas compte de ce que l’Etat dépense pour financer les écoles.

Autrement dit, pour augmenter le PIB, on devrait ne plus fiancer les écoles et immobiliser tout l’argent ainsi économisé en le plaçant en bourse ! Logique !

De même, les catastrophes sont toujours bonne pour augmenter le PIB. Un accident de voiture fera travailler de nombreuses personnes, des ambulanciers aux vendeurs de ferraille pour l’épave et de voiture pour le remplacement.

La pollution d’une rivière par une usine sera bénéfique pour le PIB, l’entreprise produira à moindre coût si elle n’as pas besoin de filtre anti-pollution pou rejeter son poison. Il faudra de nombreux spécialiste pour étudier la catastrophe et finalement d’énormes travaux pour assainir la pollution !

Si le moteur d’une voiture à l’arrêt dans un embouteillage tourne, ça fait augmenter le PIB. Il faudra m’expliquer où se trouve la création de richesse dans tout ces exemples !

Donc souvent une perte de patrimoine, de vie humaine, de ressources naturelles est comptabilisé comme une richesse !

Par contre l’école, à moins qu’elle soit privée et donc non financée par l’Etat, ne crée jamais aucune richesse. Pire, elle dilapide de l’argent !

Finalement, je me demande vraiment pourquoi les médias nous bassinent autant avec la croissance du PIB ?

D’autres indicateurs économiques

Parfois, il faut savoir changer de lunettes. Garder l’esprit ouvert. Voir qu’il existe de nombreux autres indicateurs économiques que le PIB.

Parmi cette foultitude d’indicateurs économique. On peut s’arrêter sur l’indice de santé sociale, qui comme son nom l’indique prend en compte des questions de sociales et de santé.

Cette indice, contrairement au PIB, comptabilise les accidents de la route comme un drame et nom comme un bienfait. Ce qui semble assez logique.

Voici une comparaison entre l’indice de santé sociale et le PIB américain entre 1959 et 1996:

6 indice de santé sociale américain à neuf variables, de 1959 à 1996.jpegOn remarque un découplage de ces indices aux environs de 1975.

Depuis le milieu des années 1970, la croissance du PIB n’est pas un signe de croissance du bien être comme c’était le cas auparavant.

Voici encore un autre indicateur économique, l’indicateur de progrès véritable.

Cet indicateur est semblable au PIB, mais il prend en compte également la création de richesse qui ne passe pas par une monétisation comme le bénévolat ou le travail domestique.

De plus, il a une composante écologique qui déduit de la création de richesse, les pertes écologiques et les dégâts sociaux.

Voici une comparaison entre le PIB et de l’indicateur de progrès véritable des années 1950 à la fin des années 1990:7 indice de progrès véritable GPI (Genuine Progress Indicator).jpgOn observe que les courbes se découplent vers le début des années 1970. Le progrès véritables stagne, voir diminue quand le PIB croit.

Ainsi on observe que les outils mis en place à la fin de la deuxième guerre mondiale pour évaluer notre économie ne sont pas forcément tout à fait adaptés.

Cela fait 50 ans que nous avons des outils alternatifs pour voir une réalité tout autre que la croissance du PIB comme source de bien être. Pourquoi est ce que l’on garde le PIB comme référence majeure ?

Pourquoi est-ce que les médias nous parlent toujours du PIB dans le flash info et très rarement de la cinquantaines d’autres indicateurs économiques ?

Les choses bougent quand même. Il existe des initiatives du genre de la commission Stiglitz, qui ont pour but de définir de nouveaux indicateurs de richesse plus juste.

Mais finalement, on les a pas déjà ces indicateurs ?

Il suffit juste de décider de ce qui a le plus d’importance dans nos valeurs…. pour le moment, d’après les médias et politiques du moment, on dirait que seul le PIB compte…..

Suite => La publicité, le moteur du consumérisme

Notes à propos du film le revenu de base

Le revenu de base

Voici mes notes à propos du film: Le revenu de base. Qui est disponible en téléchargement par ici.. http://www.kultkino.ch/kultkino/besonderes/le_revenu_de_base_film_francaise

L’idée est celle d’allouer à chaque personne de manière inconditionnelle, un revenu fixe. Ce revenu est connu sous plusieurs noms: revenu de vie, revenu de base, revenu universel.

Voici un petit aperçu de ce film…

… et un autre aperçu de ce film avec un découpage que j’ai fait qui me semblait plus pertinent:

Notes

Si on observe la population en allemagne tous ont des revenus, mais de nature différentes:

  • 4 travaillent pour avoir un revenu
  • 3, surtout les jeunes ont un revenu par leur famille
  • 2 vivent de leur retraite ou de leur rente
  • 1 bénéficie d’un revenu de l’assurance chomage ou de l’aide sociale.

Ainsi, seul 41% de la population allemande travaille pour avoir un revenu ! (source faz.net)

prof Peter Ulrich, institut d’éthique économique de l’université de St-Gall.
=> à l’avenir le marché du travail ne sera pas capable d’intégrer tout le monde. Il faudra soit passer par le revenu de base, soit compte sur la croissance économique.

  • Croissance économique != à création d’emploi. De loin pas !
  • Pourtant il n’y a pas de croissance sans consommateur qui a un bon pouvoir d’achat

Quel travail feriez vous si votre revenu était assuré ?

Un revenu de base est caractérisé par 4 critères:

  • garantir l’existence et permettre la participation sociale
  • constituer un droit individuel
  • être versé sans avoir besoin de prouver un dénuement quelconque
  • ne pas impliquer l’obligation de travailler.

Contrairement au communisme qui étouffe la personne et au capitalisme qui cherche à l’isolé. Le revenu de base garanti une sécurité tout en offrant une liberté maximale.

 

En 2001 en allemagne, prestation en heures de travaille:

  • rémunérée: 56 milliards
  • non rémunéré: 96 milliards (bénévolat, éducation des enfants)

La question n’est pas le financement ou de savoir si les gens ne risque de plus rien faire.

La question va être de savoir comment il va être possible de diriger des gens qui ne se laissent plus discipliner par le besoin d’argent ?

Est ce que seul le travail rémunéré mérite d’être valorisé comme contribution à la société ?

Dans une entreprise, on tente toujours de rationaliser le travail. Jamais un patron demandera: comment je peux faire pour faire plus de travail ?

Ainsi le résultat du progrès c’est de licencier les travailleurs.

Au lieu de voir ça comme une chose négative, il faut le voir comme une chose positive. Plus de temps libre.

La plupart des gens n’ont pas une place de travail, mais une place de revenu. Souvent ils ont abandonné leur idéaux.

  • 12% des gens sont satisfait de leur travail
  • 54% ne sont pas totalement satisfait. Mais apprécient certains bons côtés
  • 34% ne sont pas du tout satisfait de leur travail

Selon le JDI, le Jobs Description Index

Si vous aviez un revenu de base, est ce que vous iriez encore travailler ?

  • 60% oui, comme avant.
  • 30% oui, mais plus à plein temps, ou je ferai autre chose
  • 10% dormir, voyager

Est ce que vous pensez que les autres iraient travailler ?

  • 80% des gens répondent non !

Qui fera les sales boulots ?

Il y a 3 solutions:

  • Payer plus et offrir de meilleures conditions de travail
  • automatiser et rationnaliser
  • le faire soi-même

Si les gens ont une sécurité matérielle, ils sont plus difficile à corrompre. La démocratie ne s’en trouve que renforcée.

Un revenu de base permet de rester à la maison pour s’occuper de l’éducation de ses enfants. (et pas seulement les mères, mais les pères aussi)

Il est temps que l’on puisse se dire: J’ai un revenu pour pouvoir travailler, et non j’ai un travail pour avoir un revenu.

Quand Thomas Paine a milité pour les droits de l’homme lors de la création des USA. C’était révolutionnaire.

Dire que les humains sont tous égaux et en faire un droit inaliénable a posé beaucoup de problème:

  • L’abollition de l’esclavage ! => mais qui va faire le sale boulot si l’on a plus d’esclave ?

Toujours les mêmes questions !

Avec l’invention de la démocratie et du droit de vote pour tous, c’est le citoyen qui est souverain et qui décide de donner mandat à des autorités.

Actuellement dans le marché du travail, c’est le marché qui est souverain et pas l’humain. Il est temps de démocratiser le marché du travail en donnant droit à un revenu de base.

Ainsi, c’est l’humain qui est souverain et qui peut s’engager dans le travail qu’il désire.

Dans les années 1970, le futurologue Jeremy Rifkin a écrit un ouvrage intitulé: la fin du travail. Il disait:

On peut envisager que seul 5% de la population adulte suffira à faire fonctionner les industries traditionnelles. Les usines, les bureaux et les exploitations agricoles sans travailleurs ou presque seront la norme dans le monde entier.

On peut être critique à l’égare de ces prédictions. Mais elles ne sont pas sans fondement.

Dans l’industrie de l’acier aux USA, en 1982 on produisait 75 millons de tonnes d’acier avec 300 000 travailleurs, en 2002, on a produit 100 millions de tonnes d’acier avec seulement 74 000 travailleurs. Soit 4 fois moins !

Dans le monde des services bancaires on observe le même phénomène de diminution du nombre d’employés.

Avec l’utilisation des services bancaires online, on a divisé par 10 le nombre d’employé de banque.

Aujourd’hui, le travail, d’un seul agriculuteur peut nourrir 120 personnes, il y a 100 ans il n’en nourrissait que 3 autres.

Aujourd’hui, un seul ouvrier fait tourner 100 fois plus qu’il y a 100 ans !

Dans le sillage du progrès technique, le social tangue…

Là où le progrès technique est passé, on a pu rationnaliser les co^t. Il y a 50 ans, une machine à laver coûtait environ le même prix qu’actuellement, mais le francs vallait 3 fois plus.

Le prix d’une machine à laver a donc été diminué par 3. En revanche, chez le coiffeur, là où on a pas pu remplacer l’humain. Les prix ont augmenté. Le prix a été multiplié par 10 en 50 ans.

Thomas Paine proposait déjà un revenu de base. Il était pour que l’on donne à chacun un lopin de terre pour subvenir à ses besoin, et si la terre manquait, recevoir une compensation.

Nous sommes tous interdépendants. Nous travaillons toujours pour les autres.

Comme selon le proverbe souffi:

En enfer, il y a un bon repas dans une marmite et des longues cuillières. Chacun tente de manger avec, mais n’y arrive pas. Au Paradis, c’est exactement pareil, il y a un bon repas dans une marmite et de longues cuillères. Mais chacun donne à manger aux autres !

C’est une honte de faire mordre la poussière à celui qui travaille pour nous !

Klaus Wellershof, difecteur économique à l’UBS: Pour moi, le signe des temps nouveaux, c’est l’individualisation absolue de la société. Les hommes ont des buts personnels, des représentations personnelle et ils cherchent les moyens de les réaliser. L’argent joue un role énorme dans une société caractérisée par la division du travail. Autrement dit, l’argent comme moyen d’être libre, c’est à cela que l’on revient toujours. Mais beaucoup de gens ne parvienennt ni a éviter l’esclavage de l’argent ni poursuivre leurs réelles aspirations à la liberté. C’est le côté tragique et aussi ironique de la situation présente.

Devenir l’esclave de l’argent, qu’est ce que ça veu dire ?

C’est mesurer chaque action à l’aune de l’argent. Comme si l’argent était la valeur en soi et qu’il fallait toujours en avoir plus. Prendre toujours plus de pouvoir sur l’argent des autres et sur leur espace vital.

Les esclaves de l’argent réduisent les autres en esclavage par la valeur qu’ils donnent à l’argent.

Jakob Von Uexküll, fondateur du prix nobel alternatif

  • Les gérants de fortune nous disent qu’il y a trop d’argent
  • Il y a des surcapacité de production
  • il y a plein de travaux inexécuté
  • il y a du chomage en augmentation
  • L’agriculture mondiale est capable de nourrir 12 milliards d’humains
  • Il y a sur la terre 6,6 milliards d’être humains
  • Chaque heure, 1000 être humains meurent de la faim ou de ses conséquences

Conclusion: quand on boserve ces paradoxes. On remarque que l’argent ne va pas où il doit !

L’argent s’accumule dans les chambre forte et s’auto-reproduit. Devant la porte du coffre-fort, il y a la pénuire !

Renate Ignazio-Keller, projet Favela Monte Azul, Sao Polo:

Il y a une quantité incroyable de travail. Mais il n’y a pas d’argent pour le payer. Le revenu de base est un moyen pour introduire l’argent là où on en a besoin ! Pour libérer les hommes et les laisser faire ce pour quoi ils sont doués !

La répartition de la valeur crée entre l’état et la personne est de:

  • suisse: 36%
  • autriche: 50%
  • allemagne: 47%
  • suède: 56%

Qu’en serait-il avec un revenu de base ?

Pour tout ce qui est des employé de l’Etat. Pas de changement. C’est n’est qu’une autre manière de payer les gens.

Pour le reste il faut trouver un financement.

Milton Friedman proposait déjà en 1912 un financement grâce à un impot sur le revenu. Sur les hauts revenus. Cette solution largement appliquée est de moins en moins viable vu qu’il y a de plus en plus de chomeurs et de moins en moins de travailleurs !

Alors comment faire ?

Daniel Häni, entreprise mitte bâle.

Il existe 3 sortes d’impôt:

  • la TVA
  • l’impôt sur le revenu
  • les charges sociales des employés

Une partie comme la tva est payée par le consommateur et le reste par l’entreprise. L’entreprise doit donc gagner suffisament d’argent pour payer ses impoôts.

Le prix d’une boisson dans une cafétéria est donc:

  • 1/4 frais d’infrastructure
  • 1/4 frais de marchandises
  • l’autre moitié c’est les salaire salaires
  • sauf un petit bout de TVA

La TVA est un impot noté sur le ticket de caisse. Mais les autres coûts ont tous des impôts cachés.

Un impôt efficace pour l’Etat est un impôt qui ne lui échappe pas. La TVA est cet impôt. Car la TVA est payés directement au moment de consommer.

Pourquoi est ce que l’on utilise des machines pour faire le travail des humains ? Tout simplement car les machine ne sont pas payées et en plus de ne pas être payées, elle ne payent pas d’impôt et on n’a pas à payer de charge sociale pour elles !

Donc, avec un impôt qui provient surtout du travail humain, la part d’impôt est plus grande dans les métiers où l’on ne peut pas remplacer les humains.

Donc l’idée pour augmenter le revenu des impôts est d’imposer également le travail des machines. Ceci peut être fait en utilisant un impôt du type de la TVA. Un impôt qui taxe indifféremment les humains et les machines. Vu qu’une machine produit plus qu’un humain, elle va aussi remener plus d’impôt.

L’impot sur la consommation frappe tout ce qui est vendu dans un pays, peu importe de sa provenance. Locale ou étrangère. En revanche il ne frappe pas les exportations. Ainsi chaque état est souverain. C’est le seul impôt équitable à l’heure de la globalisation.

La TVA comme impôt unique ?

Que faire de la composante sociale ?
– on restitue la TVA aux gens pour un montant de base.

Cette restitution. C’est le revenu de base ! => la boucle est bouclée !

Avec ce principe d’impôt unique sur la consommation. La moitié d’un prix est composé de l’impôt.

Si l’on fait une petite projection et que l’on prend pour valeur du revenu de base: 1000.- on a:

revenu de base revenu d’un travail revenu total impot payé si tout dépensé revenu réellement dépensé taux d’imposition
1000 0 1000 500 – 500 -50%
1000 500 1500 750 – 250 -17%
1000 1000 2000 1000 0
1000 2000 3000 1500 500 17%
1000 4000 5000 2500 1500 30%
1000 8000 9000 4500 3500 39%

Donc on remarque que le plancher de base réel de l’impôt est à 2000.-

De plus l’impôt est progressif et donc social.

La gauche dit toujours que la TVA est un impôt anti-social. En effet, tout le monde conrtibue la même chose. Donc en proportion les gens à faible revenu contribuent plus que les gens à grand revenu. Cependant, il est connu que les riches savent toujours s’arranger pour diminuer fortement leur revenu par divers artifices.

L’impôt sur la consommation est plus difficile à contourner. (il ne reste que le marché noir)

Si l’on reprend la répartition des coûts dans notre boisson, avec le système d’impôt sur le revenu, le salaire coûte presque la moitié du prix. Avec le système d’impôt sur la consommation. Les salaires ne représentent plus que le quart du prix.

Ainsi la mains d’oeuvre change de statuts. Ce n’est plus une énorme part en rapport avec les frais de marchandises. On est moins enclin à licencier des gens pour économiser.

Anisi la répartion du prix d’une boisson est de:

  • 1/3 les frais de salaire, d’infrastructure et de marchandise
  • 1/3 le revenu de base
  • 1/3 les autres prestations de l’état

Les familles sont avantagées car les enfants reçoivent également un revenu de base. (la moitié ?) Ainsi, Hans qui a à charge deux enfants et une femme peut déjà compter sur l’équivalent de 3 revenus de base. Ainsi il gagne déjà beaucoup plus que son collègue wili qui vit seul et qui auparavant avait le même salaire.

Ce système permet de financer de nombreuses activités dont la valeur est non quantifiable.

On pourrait commencer par introduire le revenu de base pour les enfants. (plutôt que de financer des crêches … réflexions perso)

On pourrait commencer par introduire le revenu de base dans une région.

Anna Katharina, retraitée, Bâle:

Nous avons travaillé dur pour mécaniser pour éviter au humains de faire des traveaux pénibles, et voilà que maintenant on se plaint qu’il n’y a plus de place de travail. Personne ne dit, mai non d’une pipe, c’est justement pour ça que nous avons trimé pendant 100 ans !

Le revenu de base sur le web:

http://le-revenu-de-base.blogspot.com

Joseph Zisyadis a proposé une version du revenu de base en mars 2010 sous forme d’une initative parlementaire au  parlement suisse.

Instauration d’une allocation universelle.

On en parle dans le courrier du 10.11.10.

 

Liens et références

L’initiative parlementaire de Josef Zisyadis:
http://www.parlament.ch/F/Suche/Pages/geschaefte.aspx?gesch_id=20100422

Le concept global sur wikipedia. Allocation universelle, revenu de base inconditionnel, revenue de vie, revenu existence, dividende universel, voici les principales manières de nommer ce concept:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Allocation_universelle

Le film, « le revenu de base » de Enno Schmidt et Daniel Häni
Distributeur du film (web et DVD) => http://www.kultkino.ch/kultkino/besonderes/le_revenu_de_base_film_francaise
Site du film => http://le-revenu-de-base.blogspot.com
Site de l’initative « grundeinkommen », l’association à la base du film => http://www.initiative-grundeinkommen.ch
Mes propres notes à propos de ce film (cette page !) => https://martouf.ch/document/249-notes-a-propos-du-film-le-revenu-de-base.html
Emission de la DRS (en allemand) il y a 2 ans à propos de la sortie de ce film => http://www.drs.ch/www/de/drs/sendungen/reflexe/2741.sh10059139.html
Le trailer du film => https://www.youtube.com/watch?v=AppBZPY2A0Y

Article paru dans le courrier:
http://lecourrier.ch/index.php?name=News&file=article&sid=447334

Conférence le 9 novembre 2010, à Genève, organisée par Rezonance:
Le descriptif de la conférence =>  http://www.rezonance.ch/rezo/classes/ft-first-tuesday/geneve/20101109/one-community?page_num=0
Les vidéos de la conférence => http://www.creationmonetaire.info/2010/11/video-de-la-conference-avec-richard.html
Un avis à propos de la conférence => http://romain.riviere.me/2010/11/le-revenu-universel-sil-rimait-avec-avenir/

Conférence audio de certains conférenciers de la conférence ci-dessus, mais quelques mois avant:
http://soundcloud.com/tcrouzet/revenue-de-vie

Interview de Götz W. Werner, le miliardaire allemand fondateur de la chaine de magasin DM qui milite activement depuis 2005 pour le revenu de base inconditionnel:
http://www.mediapart.fr/club/edition/les-francais-letranger-de-mediapart/article/280810/1000-pour-chacun-du-nourisson-au-vie
Quelques uns de ses écrits en français: http://www.unternimm-die-zukunft.de/?id=77

Le site du réseau: BIEN-suisse (Basic Income Earth Network) section suisse:
http://bien-ch.ch
On y retrouve des références sur un livre qui parle du financement d’un tel revenu de base: http://bien-ch.ch/fr/node/198
On y voit l’actualité florissante autour du revenu de base inconditionnel:

En france, on retrouve aussi des partisans du revenu de base inconditionnel:

De plus, il semble que le PS-suisse à introduit, fin cotobre, le concept du revenu de base inconditionnel dans son programme. (mais ce nouveau programme n’est pas encore disponible sur le site du parti.. http://www.sp-ps.ch/fre/Parti/Nos-valeurs/Programme-du-parti)

Le parti-pirate suisse est aussi intéressé par le revenu de base, ça en parle sur le forum
=>  http://forum.piratenpartei.ch/viewtopic.php?f=115&t=217&start=105 (allemand)
Le parti pirate allemand est lui déjà acquis à la cause, ils ont même organisé des manifestions à Berlin en novembre 2010 !
=> http://wiki.piratenpartei.de/Bedingungsloses_Grundeinkommen (allemand)

Il y a donc de nombreux partisans d’un revenu de base inconditionnel qui font parler d’eux ces temps.
Mais il y a aussi des opposants qui se réveillent gentiment:

La NZZ a également parlé du revenu de base inconditionnel le 6 décembre 2010: (en allemand)
http://www.nzz.ch/nachrichten/bildung_gesellschaft/uebungen_am_gesellschaftspolitischen_turngeraet_1.8572093.html
http://www.nzz.ch/nachrichten/bildung_gesellschaft/ein_grundeinkommen_fuehrt_zur_knechtschaft_und_nicht_in_die_freiheit_1.8572095.html

Le Temps a fait echo à la NZZ en parlant du revenu de base inconditionnel le 15 décembre 2010:
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/2f55e2ee-07ca-11e0-9b50-4d96c9eca37f/Le_revenu_de_base_augmenterait_limmigration_et_les_imp%C3%B4ts

Sur le web…

 

Remettre la forêt au milieu de l’agriculture

Nous vivons dans une période de crise. Il suffit de prêter attention aux médias pour avoir l’impression que la fin du monde est proche ! Plus que jamais on nous bassine avec un catastrophisme ambiant et des problèmes partout…

Mais où sont les solutions ?

Beaucoup aiment critiquer, dénoncer, lancer le débat (ce qui est déjà mieux), mais peu de gens apportent des solutions.

Dernièrement, j’ai enfin trouvé quelqu’un qui apportait des solutions.

Je suis allé au cinéma voir le dernier film de Coline Serreau: Solutions globales pour un désordre global.

Le titre annonce déjà que l’on va nous donner des solutions. Et c’est vrai !

L’agriculture est la base des civilisations humaines

Et oui, le sujet du film, c’est l’agriculture. L’agriculture est la base de toutes nos civilisations humaines. L’agriculture est ce qui permet à tout à chacun de se nourrir, l’agriculture est fondamentale pour l’humanité…. mais pour jouer le jeu des catastrophistes… l’agriculture va mal, l’agriculture doit être réformée. Et ce film donne des solutions simples.

champ de blé.jpg

Histoire de l’agriculture

trouée dans la forêt.jpgPour commencer, petit rappel historique. L’agriculture ce n’est pas nouveau. Les humains ont commencé à cultiver des plantes il y a 10 000 ans, pendant ce que l’on a appelé la Révolution néolithique.

J’ai retrouvé des épisodes de l’émission de la RSR Histoire vivante à propos de l’histoire de l’agriculture. Pour ceux qui voudraient avoir un bon aperçu voici le résumé que j’ai fait des 3h qu’ont duré cette conférence.

Voici les enregistrements audio:

Pour résumer très brièvement la longue et complexe histoire de l’agriculture retrouvons nous au néolithique.

Au tout début, on cultivait les plantes dans la forêt. Puis on a commencé à bruler les arbres pour faire un peu de place et surtout pour récupérer les cendres et les utiliser comme engrais.

Quand ça ne marchait plus on partait ailleurs. Puis après quelques dizaines d’années le premier sol était à nouveau utilisable quelques années.

Une fois que toutes les forêts utilisables ont été brûlées, il a commencé à manquer de place. On s’est donc mis à rester sur les mêmes terrains et l’on a inventé la jachère.

J’ai relu mon livre d’histoire d’école secondaire et ce qu’on y dit à propos de la jachère. Comme dans la plupart des livres d’histoire, ce n’est pas exact !

La jachère n’est pas le repos de la terre ! … c’est au contraire le moment où l’on travaille le plus la terre ! C’est vrai on y cultive plus, mais on tente par tous les moyens de lui redonner de la biomasse ! C’est pourquoi on va y faire paître les animaux pour récupérer leur déjections. On va labourer le champ pour mélanger ces déjections avec la terre.

Tout le moyen âge va être chamboulé par cette technique. La faux, la charrue et la charette sont le premier pas vers une agriculture technologique. Une technologie qui va mobiliser tellement de ressources que l’impôt sera inventé !

L’agriculture du néolithique à l’aide de la forêt était beaucoup plus rentable, les technologies du moyen-âge ne sont là que pour compenser la perte de la forêt.

Cette situation va durer jusqu’au début du 20ème siècle.

Agriculture de destruction massive

masque obligatoire_plus_clair.pngLe début du 20ème siècle est marqué par deux guerres mondiales. Lors de la première, c’est là que l’on a envoyé au front tous les paysans d’europe se faire massacrer et qu’on a envoyé leur femmes dans les usines.

La première guerre mondiale à vu la création du gaz moutarde pour tuer les ennemi. c’est aussi à cette époque que l’industrie a réussi à synthétiser l’amoniac.

A la fin de la guerre, il y avait des millions de paysans en moins et une industrie chimique qui tournait pour rien !

On a changé d’ennemi. Au lieu de se battre entre humains. On se bat contre le sol. On lui déverse dessus tous les pesticides créé pendant la guerre sous prétexte de tuer les insectes nuisibles ! Le reste de l’industrie chimique fabrique des engrais. Et l’industrie des chars fabrique des tracteurs.

Une nouvelle révolution agricole est en route. On commence la guerre chimique contre les sols.

Agriculture à base de pétrole

nain de jardin arrosoir.jpgIl ne faut pas oublier que toute notre agriculture actuelle est une grosse industrie à transformer du pétrole en plante comestible. (on l’espère que c’est commestible !)

En effet, dans ce type d’agriculture, on balance des pesticides pour tuer le sol (surtout les micro-organismes qui le compose), et comme le sol n’est plus capable de nourrir les plantes, on leur donne directement des engrais.

Engrais, qui sont à base de pétrole. Pourquoi est ce que les fruits et légumes sont beaux et gros ? Par ce qu’on les gaves de pétrole ! Tout le monde sait que les réserves de pétrole vont en diminuant, mais tout le monde trouve normal de baser notre alimentation sur le pétrole ! Ce n’est pas très durable tout ça !

.. et ce n’est pas très bon non plus. On fait tout pour avoir des plantes énormes. Mais elles sont malades. Ce n’est pas en faisant des cultures hors sol, où l’on nourrit les plantes avec uniquement 3 des 28 composants dont les plantes ont besoin pour se développer, que l’on va faire une alimentation saine !

L’agriculture actuelle vit sur les mêmes règles que la mode: Seule l’apparence compte !

La solution: remettre la forêt au coeur de l’agriculture

Forêt verte.jpgIl est temps de s’arrêter et de réfléchir à ce que l’on fait. Il est temps que tout le monde se renseigne sur ce qui est dans son assiette. L’agriculture actuelle court à sa perte !

Oui, c’est du catastrophisme. Mais la solution est là et facile à mettre en oeuvre.

La source de la fertilité c’est la forêt !

La forêt fait pousser des arbres de plusieurs dizaines de mètres de haut. Personne n’y met de l’engrais !

La forêt pousse toute seul, personne n’y met de pesticides pour lutter contre son sol !

La forêt est toujours fraiche et humide et personne ne l’arrose !

Le secret de la forêt, c’est son sol. C’est son humus toujours en formation à l’aide de nombreux champignons, bactéries, et insectes qui décomposent le bois qui tombe des arbres. La biomasse est toujours entièrement recyclée.

Il est donc temps pour l’agriculture de renouer avec la forêt, de réutiliser le bois comme fertilisant !

Le BRF: Bois Raméal Fragmenté

Il faut donc que les agriculteurs abandonnent tous les mythes de ces derniers millénaires:

insecte.jpg

  • Cultiver c’est facile. Nous ne sommes pas en guerre contre le sol. C’est notre principal allié !
  • Il faut arrêter de labourer. Retourner le sol détruit sa composition, tue les animaux qui l’aérent naturellement sans rien demander. Pourquoi se crever à labourer c’est si dure et si inutile !
  • Il faut arrêter de balancer des pesticides. ça tue les animaux qui rendent le sol vivant et font tout pour aider les plantes à pousser.
  • Les insectes ne s’attaquent qu’à des plantes malades comme tous les charognards. Il faut donc produire des plantes saines et non des plantes malades !
  • ça fait 6000 ans que l’homme se bat contre les mauvaises herbes par ce qu’il veut un sol à nu. ça fait 6000 ans que la nature tente d’expliquer qu’il ne faut jamais avoir un sol nu. Sinon il s’érode ! Il faut donc faire des cultures intercalaires, des cultures de plantes que l’on ne va pas forcément récolter, mais qui vont créer de la biomasse et qui seront des « mauvaises herbes » que l’on aura choisie ! Ainsi le sol ne sera jamais nu. Et tondre, c’est plus facile que labourer !
  • Pour remettre la forêt au milieu de l’agriculture on utilise le BRF, le Bois Raméal Fragmenté. Ce sont des copeaux de jeune bois dont on va recouvrir les champs pour permettre au sol de se reconstituer. Il faut que des champignons se forment sur ce bois pour le décomposer.
  • Les champignons sont les seuls être vivants à pouvoir faire de la rétention d’eau dans toutes leurs cellules. Ce sont donc les champions de la régulation d’eau. Avec une culture qui utilise du BRF et ses champignons, l’arrosage est grandement diminué !
  • Il faut replanter des haies, ça permet de cultiver directement sur place tout le bois dont on a besoin pour faire du BRF.

La solution est simple, économique, elle demande moins de travail, elle permet de diminuer sa dépendance à l’extérieur et elle fonctionne !

champ orge.jpg

Pour aller plus loin

Dans le film on voit Lydia et Claude Bourguignon qui se battent pour expliquer aux agriculteurs qu’ils ont tout intérêt à réformer leur techniques d’agriculture. Ils ont créé le LAMS, un laboratoire d’analyse des sols.

Solutions locales pour un désordre global n’est pas le premier film dans lequels ils apparaissent.

Voici un extrait du film Alerte à Babylone dans lequel on y voit Claude Bourguigon:

Voici deux vidéos d’une conférence très intéressantes de Claude Bourguignon:

Pour aller plus loin encore sur le sujet, des profs de l’université de Neuchâtel vienent de rééditer un livre à propos de la microbiologie des sols: Le sol vivant.

Couverturefenouil sauvage.jpg

Mettre en pratique

Après toutes ces bonnes paroles, pour une fois que des solutions sont proposées à tous les maux de la planète, il faut en profiter et les mettre en pratique.

C’est ce que je vais faire tout prochainement dans mon propre jardin. Après les récoltes de cet été, il faudra mettre une culture intercalaire. (de la luzerne par exemple) Comme c’est le début, il faudra mettre une culture qui apporte beaucoup d’azote pour pouvoir nourrir les champignons qui viendront décomposer le bois. Au bout de 2-3 ans l’humus sera à nouveau présent en masse et tout ira mieux.

On en reparles dans quelques temps…

jardin.jpg

Histoire de l’agriculture

Histoire de l’agriculture

Suite à l’émission de la rsr histoire vivante à propos de l’histoire de l’agriculture, voici quelques notes à propos de ce qu l’on entends dans l’émission. L’émission comporte principalement une explication de Marcel Mazoyer.

Voici les enregistrements audio:

  • Un des foyers de base de l’agriculture est le croissant fertile. Mais ce n’est pas le seul.
  • A l’époque (quand ? -12 000 ?) c’est un climat de toundra qui s’étends jusqu’en turquie. Le sahara est un climat aride, mais pas un désert !
  • Les peuples de l’époques étaient principalement des chasseurs de rennes.
  • Certains se sont mis à se nourrire de légumineuses et de blé sauvages.
  • C’est l’abondance des ces plante et herbes sauvages qui a permis la sédentarisation de ces peuples. Plus besoin de suivre les troupeaux de rennes et de dormir dans des grottes !
  • C’est le début des premiers villages.
  • L’agriculture est apparue en suite logique chez ces peuples sédentaires, mais très lentement. Il s’est passé quasi 3000 ans entre les premiers peuples sédentaires et les peuples agriculteurs.
  • Cette sédentarisation a spécialiser les gens. Il se sont fabriqué des outils.
  • En parralèle, le climat s’est mis a se réchauffer. La toundra et les rênnes sont parti plus au nord. (changement climatique sur 3000 ans.. rien à voir avec ce que nous vivons actuellement.)
  • Manger du blé cru en grain c’est pas facile. On la donc écrasé, réduit en poudre mélangé à de l’eau .. et cuit.. le pain est né. (~ -9000)
  • Pour cuire les galettes de pain, on utilisait des feux en forme de trou. Comme la terre autour a sécher…. ça à permi d’inventer la poterie !
  • La cuisson de galette dans un feu en trou se pratique toujours. En iran notamment. (et à la fête des vendanges chez les pakistanais !)
  • Cette sédentarisation et abondance des ressources en nourriture a permi un formidable accroissement démographique. (500 personnes ou plus par village !)
  • Dès le moment où le village devient trop peuplé, il faut aller exponentiellement toujours plus loin pour trouver de la nourriture. C’est donc là que les gens se sont mis à créer des jardins autour des maisons pour gagner du temps. Les gens savaient déjà le faire depuis 1000 ans. Mais le besoin ne s’était pas fait sentir.
  • Au bout d’un moment, pour faire ses cultures il faut choisir un endroit. La prairie, c’est pas facile, on est pas équipé pour enlever l’herbe et les aniaumx herbivores s’y plaisent bien. Donc on va y faire de l’élevage. La foret, elle se prêtes bien a être défrichée et brûlée pour la cultiver.
  • Le principe des abattis brûlis fonctionne bien, mais pendant 2-3 ans, après il faut aller défricher une autre forêt.
  • On fait donc des rotations de cultures. Quelques années de cultures, et quelques dizaines d’années de friche ! (10-50 ans)
  • Le principe de la fertilité est simple. Il faut de la biomasse. C’est donc en aérant la forêt, en profitant de son humus et en  brûlant ce que l’on a abattu (juste avant utilisation ) que l’on récupère de la biomasse. Ensuite, on attends des années qu’elle se refasse toute seule.
  • A l’époque, vu que l’on avait des champs mélangés entre forêt et culture. Sur 1 hectare défriché et cultivé on avait peut être que 5000m2 avec du blé. Mais on récoltait quand même 10 quintaux de blé par hectare, et même jusqu’à 30 quintaux. Même si ça parait faible pour la surface. On oublie que c’est une surface partielle. Et si on refait le calcul avec la surface effective, on remarque que c’est un rendement énorme. On a jamais eu mieux, jusqu’à l’ajout d’engrais minéraux. (un quintal = 100kg voir rendements agricoles )
  • On arrive à nourrir 10 habitants par km2 alors qu’avec la cuillette, on arrivait à en nourrir qu’un !
  • PLus ça avance, plus on déffriche dans les détails pour augmenter la surface et augmenter le rendement apparent par hectare, mais plus le rendement effectif diminue. Quand on arrive à un défrichement total. On arrive à l’état de savane. Le rendement est faible. C’est l’état actuel.
  • Quelques chiffres au néolithique: le rendement apparent par hectare = 10 quintaux par hectar , le rendement réel est beaucoup plus élevé. Il y 1 hectare par travailleur. Il ne peut pas faire plus. On a donc un rendement de 10 quintaux par actif. => 4-5 bouches à nourrir !
  • Si il y a trop d’enfants, ça ne marche plus… le taux bouche à nourrir par actif limite toute la société: la famille, et les métiers des autres. Il y a peu d’inactifs. Peu de soldat, de chefs.. etc… Un Etat moderne ne peut pas exister sur un tel système.
  • A l’époque, il n’y a pas de droit de propriété, seulement un droit de récolte. Celui qui récolte est celui qui a planté.
  • Quand on a un système de rotation des cultures tous les 30 ans, personne ne se souvient qui avait cultivé ici la fois d’avant. Donc ça ne pose aucun problème. Mais en raccourcissant les rotations. Quand on arrive à 6-7 ans.. on se souvient de qui avait travaillé à un endroit. Donc, on lui redonne le même ! La propriété commence à émerger.
  • A force de cultiver par abattis brulis, les gens finissent par migrer toujours plus loin. Avec une faible population. Le déménagement d’un village n’arrivait que tous les 300 ans. Alors qu’actuellement dans les peuples qui pratiquent encore cette agriculture, la population est beaucoup plus importante et la forêt est détruite en moins d’une génération. Les gens déménagent à chaque génération.
  • Au moment où toutes les forêts utilisables ont été détruites. Il ne reste plus qu’un système de savanne qui est beaucoup moins efficaces. Il a fallut changer le système.
  • On a commencé a utiliser le labour et la jachère. (à ne pas confondre avec la friche)
  • Après avoir utiliser toutes les ressources d’un sol, il faut lui redonner de la biomasse. On met dont la terre en jachère. On y place des animaux pour recueillir leur déjections et on laboure pour les enfouir. De plus, on laboure pour faire ressortir les graines des mauvaises herbes, puis une fois qu’elles on fleurit, on laboure une seconde fois pour détruire cette culture de mauvaise herbes. (adventices en langage technique) (actuellement le labour est fortement remis en question. Si il est efficace au début, il détruit le sol et sa faune très rapidement et est néfaste sur le long terme.)
  • L’invention du foin va de paire avec l’invention de la charrue. Avec le foin, on peut nourrir les bêtes durant les périodes où il y a moins à manger, et dans des endroits moins propices.
  • Dans cette période, on invente donc plusieurs nouveaux outils. La faux, la charrue, la charrette pour transporter le foin et le lisier. (ce qui évite de transporter les bêtes). Puis on perfectionne le système avec le collier pour les cheveaux de trait.
  • Le foins et la charrure ont été inventé dans des pays du nord avec des climats moins agréable, et où la technique de la jachère ne fonctionne pas bien. Mais c’est un perfectionnement d’outils qui existaient déjà dans la vallée du nil et de l’hindus 2000 ans plus tôt.
  • Ces nouvelles techniques d’agriculture de labour et culture fouragère va permettre d’aller coloniser des régions totalement inhospitalière auparavant comme les forêts d’altitudes. C’est ainsi que des seigneurs et de nombreux monsatères vont coloniser des grands espaces en déffrichant la forêt.
  • L’organisation sociale va beaucoup changer. Les agriculteurs utilisant ces nouvelles technologies consomment autant de fer que les chevaliers. Il faut donc que l’agriculture soit vraiment rentable. Il faut qu’elle produise 10 fois plus. Les monastères quand a eux deviennent de véritables multinationnale organisant la révolution industrielle du moyen âges. Il perfectionnent la sidérurgie.
  • Dans les anciennes région agricole, il y a trop de monde et le rendement devient moins bon. Donc on tente de faire partir les gens. Une des techniques, c’est d’abolir le servage. Les serfs deviennent métayer et fermier dans des colonies.
  • Tout change dans la société.L’augmentation du rendement permet de recréer les villes disparues à la fin de l’empire romain. Il y a de plus en plus de gens qui ne travaillent pas pour se nourrir. Il faut les payer. Mais les seigneurs locaux ne peuvent tout gérer, de révolte en révolte, les rois se retrouvent à la tête des armées, mais ne peuvent pas faire grand chose de plus. Ils n’ont qu’un petit lopin de terre pour eux ! C’est à ce moment que la notion d’Etat émerge. Que les rois crée des impôts. (la taille, la gabelle..) pour financer tout le monde. Mais cet impôts représente le 1/3 de la récoltes ! … et ça ne passe pas bien. C’est le début de la guerre des 100 ans !

Conférence de Claude Bourguignon à propos de la nécessité du changement de l’agriculture ces prochaines années.

  • Il y a 100 ans en france, on cultivait 10 espèces de blé. Actuellement il n’y en a plus que 2 ! On ne garde que les plantes qui supportent les engrais. L’épautre a été sauvé par des agriculteurs bio qui voulaient garder cette plante car elle pousse sans engrais !
  • Nous sommes passé de 3600 variétés de fruit cultivées à 40 !!
  • Pourquoi faire des variétés de plante OGM qui permettent de mieux résister aux conditions climatiques…. alors qu’elle existe déjà !!!!  … on les a détruite même !
  • Le sol est en train de disparaitre. A chaque pluie, les rivières sont brunes, si elles sont brunes, c’est qu’elles sont boueuses, si elles sont boueuses, c’est qu’il y a de la terre de dans.. et donc on perd de la terre !
  • L’homme n’a jamais fait une agriculture respectueuse des sols. Qui protège le sol. Il serait temps de s’y mettre.
  • A l’époque de la rotation des cultures et friches. Tout allait bien. Il fallait travailler 2h par jour. Quand il y avait des mauvaises herbes. Il suffisait d’aller ailleurs. Avec la sédentarisation, on ne peut plus aller ailleurs. Donc on cherche à se battre contre les mauvaises herbes. C’est la amlédiction divine. La terre ne produira que des épines et tu travaillera à la sueur de ton frond. ça devient un travail énorme. On passe de 2h de boulot par jour à 14h! Dans tous les mythes de civilisation parlent d’un paradis perdu. D’un jardin d’Eden…. et bien voilà..  il est là… mais les humains préfèrent se battre contre la terre !
  • Depuis 6000 ans, on tente de mettre la terre à nu. Et la terre tente de faire comprendre que ce n’est pas ce qu’il faut faire. La terre doit être protégée. Elle doit être couverte pour que le sol et tous ces organismes vivants se portent bien !
  • Comment fonctionne la forêt ? On ne lui demande rien on ne travaille pas son sol et ça marche. Mieux encore, une rivière qui sort de la forêt (iguasu) est transparente. Alors que celle qui sort des champs est brune !
  • La forêt laisse tomber chaque année des rameaux, des feuilles sur le sol.
  • Des champignons se chargent de décomposer la lignine du bois. D’autres animaux et micro-organismes se chargent de transformer encore plus cette biomasse en ressource.
  • un km de haie permet d’obtenir 30 tonnes de bois par année. Il en faut 3 tonnes à l’hectare.
  • Depuis 1984 il n’y a plus d’augmentation de rendement.
  • Les champignons ont besoin d’air pour vivre. En labourant, on retourne le sol et on tue les champignons en les enfouissant profondément là où il n’y a pas d’air !
  • Les champignons sont capables de faire de la rétention d’eau dans chaque cellule. Ce sont donc les champignons qui régulent l’humidité du sol.
  • « Nous ne faisons plus de culture en europe, nous gérons de la pathologie végétale ! Nous essayons de maintenir vivantes des plantes qui ne demande qu’à mourir vu qu’elles sont tellement malade. »
  • On ne mettait pas un pesticide en europe en 1950. Auncun traitement fongique. Maintenant c’est 3-4 !
  • On met trop d’azote sur les blé, alors ils tombent. On leur donne alors de hormones pour raccourcir les pieds ! Puis ces hormones tues les arbres autour des champs !
  • Un labour libères des tonnes de CO2, le semi-direct séquestre du CO2. Si tout les paysans du monde arrétaient de labourrer on diminuerait les émissions de CO2 de 40% !
  • La déforestation pour cultiver est une catastrophe. Souvent on brûle la forêt, on laisse donc échapper tout le CO2 qui dérègle le climat, alors qu’on en a besoin pour faire pousser les plantes !

Voir aussi: http://fr.ekopedia.org/Bois_Ram%C3%A9al_Fragment%C3%A9

Une autre interview de Jean-Claude Bourguignon.

http://video.google.fr/videoplay?docid=-4945822295053027019#docid=-466260728712608764

Les vidéos sur google images semble ne pas être totalement fonctionnelles, voici donc la même sur youtube:

Les BRF..

http://www.pratiks.com/Video/Voir/Media/les_avantages_d_une_culture_sur_brf__bois_rameal_fragmente__174-75/index.html

http://www.pratiks.com/Video/Voir/Media/reussir_la_culture_sur_b_r_f___bois_rameal_fragmente__173-75/index.html

Une superbe animation didactique qui explique comment cultiver sans labourer.


Cultiver sans labourer – Fatou et Yeya par renaudchabrier

Ce film a été réalisé en une semaine (!) avec les élèves de CE2 d’Agnès Séguy à L’Ile d’Oleron.
Les personnages de Fatou et Yeya vous font découvrir le Semis direct sur Couverture Végétale (SCV), une technique agricole qui permet (entre autres) d’éviter l’érosion des sols.

expérience le vélo comme moyen de transport principal

Expérience: le vélo comme moyen de transport principal

vélo de martouf.jpgAvec l’arrivée de l’été j’ai décidé de tenter une nouvelle expérience: utiliser le vélo comme moyen de transport principal.

Habituellement, je suis un adepte de la trottinette à toute les sauces! A toutes les sauces ? En effet, j’utilise la trottinette comme moyen de transport urbain sur les trajets de moins de 2km, puis suivant les circonstances, il m’arrive,  à la montée, de porter ma trottinette, de la prendre en tram, en bus, en train ou de faire un peu de covoiturage.

Ces prochains temps, j’ai décidé d’utiliser uniqument le vélo.

Je suis d’avis que la trottinette est le meilleur moyen de transport urbain sur moins de 2km. Le problème, c’est que j’habite à 10km de mon lieu de travail. Ainsi je suis toujours obligé d’utiliser une autre moyen de transport en complèment de la trottinette.

Ici, le but est d’utiliser entièrement la force physique. Le vélo semble donc être le véhicule le plus adapté. Le vélo est le moyen de transport qui a le meilleur rendement lors de la transformation d’énergie issue de la nourriture en énergie mécanique. Ceci juste avant le martinet et le saumon !

C’est donc sur cette bonne idée, que samedi dernier, j’ai réhabilité mon vélo après quelques années de « jachère ».

Il m’a fallu regonfler les pneus et trouver une vignette. Puis j’ai découvert que mon frein arrière ne freine plus que lorsque je suis déjà à l’arrêt ! (très utile)

Ensuite, j’ai décidé d’aller tenter un petit tour à vélo, ça tombait bien, j’avais rendez-vous à la plage. Un trajet de 4km c’est bien pour débuter.

vignettes de vélo suisse.jpgC’est là que j’ai remarqué que la selle de vélo doit être le siège le plus inconfortable que j’ai utilisé depuis bien longtemps !
J’ai donc bricolé un peu ma selle pour lui ajouter une petite couche de mousse. Mais ce n’est guère mieux!

Il parait qu’avec l’habitude on s’y fait !

Après avoir fait les 4km de retour j’ai eu envie de me lancer dans un tour à vélo plus grand. ça tombait bien, j’avais rendez-vous le soir à une autre plage à 16km de chez moi.

J’ai découvert qu’en 16km de vélo on voit pas mal de pays. Il y a possibilité de s’arrêter en tout temps pour prendre des photos, et que c’est l’occasion de rencontrer des amies qui se baladaient en patins à roulette ainsi que de manger des fraises des bois!

Bref, c’était sympa, mais j’ai un peu (beaucoup) rallongé le temps de parcours.

Pour le retour, je me suis bien rattrapé, hormis le fait que la nuit c’est mieux d’avoir une lampe (c’est même obligatoire) je me suis bien débrouillé et j’ai fait le chemin du retour en 50 minutes. C’est qui à mon avis est une belle performance pour un premier jour de vélo après plusieurs années !

Après 40km de vélo dans la journée en guise de mise en train, et les fessiers en compote, j’ai décidé de poursuivre l’expérience: Cette semaine je me déplace à vélo.

Je ferai ici un petit compte rendu de mes expériences de cycliste.

Résumé conférence Bernard Lietaer Zurich en septembre 2009

La crise n’est pas conjoncturelle… mais systémique

« C’est comme si, alors qu’une automobile cause des accidents, nous essayions d’en trouver les causes partout, sauf dans la conception de l’automobile elle même »…

Voici le résumé d’une conférence de l’économiste Bernard Lietaer à Zurich en septembre 2009.

Bernard Lietaer Lecture from Jaguar Mary on Vimeo.

  • la banque mondiale a identité 96 crises banquaire et 176 crises monétaires dans les 25 dernières années !!!
  • 48 crises bien documentées entre 1637 et 1929
  • ça arrive partout.. à toutes les époques, tous les lieux, et tous les niveaux de développement !

ça n’est pas (seulement) un cycle obligatoire ou une erreur de management… c’est le système !

« C’est comme si, alors qu’une automobile cause des accidents, nous essayions d’en trouver les causes partout, sauf dans la conception de l’automobile elle même »…

Conférence de Bernard Lieetaer à Zurich en septembre 2009.

Robert Ulanowicz => théorie de la complexité
Il a modélisé les écosystèmes vivants en utilisant la complexité et la théorie des réseaux.

La durabilité est mesurable comme étant un équilibre optimal entre l’efficience et la résilience.
Ce qui implique 2 variables dans la structure du système: la diversité et l’interconnectivité.

Actuellement avec la monnaie nous sommes dans un système où la diversité est très réduite et l’efficience maximale… mais pas durable.

Actuellement la population augmente et vieilli en occident.

Il y a donc deux solutions possibles pour les banques.

  • Garder ses promesses et aller droit directe à la banqueroute.
  • Réduire de plus en plus les prestations et laisser les vieux mourir plus vite.
  • la solution de Fureai Kippu

Fureai kippu
utilise une monnaie basée sur des tickets de temps pour payer les soins.

Pour assurer la durabilité il faut qu’elle soit intéressante financièrement.
Il faut utiliser 2 monnaies séparées. Une monnaie globale qui est indépendante des états.

En faisant des investissements dans une monnaie qui ne subit pas l’inflation, les investissement à long terme sont très bons.

Si l’on suit la logique de la monnaie actuelle, on ne fait plus que des investissement à court terme.

Cette monnaie globale appelée terra est basée sur un panier de ressources naturelle. (ex: 100 terra = 1 baril de pétrol, + 20kg de cuivre… etc…)
Il faut trouver un panier standard pour assurer la stabilité de la monnaie.
C’est pareil que pour les monnaies basées sur l’or, mais avec une plus grande diversité de sous-jacents.

En anglais on parle de monnaie basée sur du « demurrage » qui se traduit par « magasinage » ou « sursitaire » en français. C’est l’inverse d’un intérêt.
C’est en quelques sorte une taxe de stockage.

Comment vivre à quelques milliards sur cette planète avec une part grandissante de personnes qui ne travaillent pas. (retraité)

  • Il faut utiliser de plus en plus des monnaies B2B à l’image de ce que nous avons en suisse avec le WIR.
  • Il faut encourager les monnaies sociales.

Une de ces nouvelles monnaie est du genre des TCC (Tradable Commercial Credits)
Le but est d’éviter l’explosion de chômage en créant un pont financier pour les petites et moyennes entreprises.
Les factures sont assurée avant d’être acceptée dans le système de payement TCC jusqu’à ce que le payement soit fait dans une monnaie locale ou payée par une compagnie d’assurance.

Bref, on crée une nouvelle monnaie en assurant ses payements. On peut ainsi échanger cette monnaie plutôt que de la monnaie conventionnelle.
ça évite que les faillites se répercutent. On peut refiler la facture à qui peut payer. On paye le système.. le réseau, c’est ça le plus important.

Ce genre de système est en place au Brésil et en Uruguay et son introduction est planifiée dans quelques pays d’Europe.

Une des solutions les plus efficaces est la monnaie WIR.

  • Crée en 1934 par 16 personnes pour contourner la crise des années 1930.
  • C’est un système de crédit mutuel B2B.
  • 1 WIR = 1 CHF sans intérêt.
  • Il y a 75000 entreprises membres en suisse.
  • La banque wir est une banque à deux monnaies.
  • Voilà le secret de la stabilité de l’économie suisse !

Il faut maintenant qu’il soit possible d’utiliser cette monnaie pour payer ses impôts.

Il existe de nombreuses monnaies complémentaires comme le chiemgauer.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chiemgauer

Le système Timedollar est maintenant officiellement exempt de taxe au USA. C’est fait par ce que ce système est plus efficace détaxé que si il l’était.

Pour le WIR c’est pareil, quand il y a une crise, l’économie se fait en WIR il y a un système de vase communicant avec le francs suisse mais dans une économie détaxée. C’est ce qui permet d’avoir une économie anti-cyclique.

Quelques monnaies locales:
http://ithacahours.org/
yamato loves

Ce que les gouvernements doivent faire pour contrer la crise

  • accepter (partiellement) des bonnes monnaies complémentaires (B2B) comme moyen de payements. (d’autre monnaie que de la monnaie dettes des banques.)
  • (comment en russie qui a accepté le cuivre)
  • détaxer les monnaies complémentaires à vocation sociales.
  • s’assurer de la transparence des transactions en monnaies complémentaire pour éviter le marché noir et les comportement mafieux.
  • Au Brésil, 150 nouvelle banque à monnaie dual sont lancées pour résoudre des problèmes sociaux.
  • la monnaie « Multi-city Carbon Card » va débuter fin 2009 dans le projet Interreg de l’UE. C’est une monnaie basée sur la mesures de réductions des émissions de carbon. Si j’achète des produits qui réduisent les émissions de Co2 (une lampe économique) je reçois du crédit dans cette monnaie. C’est un peu comme les miles des compagnies aériennes.
  • 3 projets du genre de la monnaie B2B WIR sont en gestation dans la zone euro.
  • Technologiquement, comme en afrique, il faudra utiliser comme moyen de payement les téléphones portables. Il est également possible d’utiliser la carte d’identité.
  • La ville de Gand en Belgique est une ville pilote pour tester pour l’union européenne plusieurs projet de monnaie. Des monnaies complémentaire à vocation sociale, une monnaie B2B comme le WIR, une monnaie basées sur le carbon.

Tout le détails sur ces infos sur http://lietaer.com
La doc en pdf en français:
http://lietaer.com/otherlanguages.html

Une autre conférence de Bernard Lietaer à Genève est disponible à l’écoute sur immediat.tv.

Cette conférence reprend certains thème et donne d’autre exemple, comme l’organisation sociale à Bali qui repose sur un mixe de monnaie-temps pour créer des infrastructures.

Comment lors de la colonisation de la Siera Leone, les anglais on repris le contrôle de l’économie ?

– en obligeant, chaque case à payer dans une monnaie centralisée. Ce n’était qu’un seul schilling, mais en 10ans ça a transformé l’économie au point de tuer les monnaies locales. Avec la centralisation, le seul moyen d’obtenir la monnaie est de passer par ceux qui l’émettent ! Piège terrible.

Lietaer parle aussi des différence entre les sociétés patriacales et des société matrifocales. Une société patriarcales, favorise la centralisation, les monnaies centralisée, la domination, la force.

Les sociétés matrifocales on un point de vue plus décentralisé, diversifié.

C’est en observant les religions que l’on peux savoir dans quelle société on se trouve. Si il y a un dieu unique qui a tout créé lui même.. sans compagne.. c’est patriacal..

Si on trouve une déesse importante, c’est matrifocale. (pas matriacal, car c’est pareil que patriarcale mais avec des femmes )

En égypte, on trouvais la déesse Isis, et ils utilisaient une monnaie fondante avec le grain de blé. Normal, le grain pourri. Il y avait 2 monnaies, une monnaie métal précieux pour commercer avec les perses et le grain de blé comme monnaie locale.

Les gens ont investi dans des infrastructures, les temples égyptiens sont toujours là.

A une autre époque, on retrouve aussi des temples gigantesque, le temps des cathédrales. Le 12ème siècles. On utilisait également des monnaies multiples et fondantes et l’on investissait dans la pierre.

De plus, c’est à cette époque que le culte de la vierge Marie a été le plus intense. Une désse.. pas un dieu.

A l’aide d’ossement humain retrouvée sur le tracé du métro londonnien et datant de toutes les époques de ces 8000 dernières années, on a pu voir les époques pendant lesquelles les gens étaient les mieux portant. On découvre que les femmes du 12èmes siècles ont en moyenne 1cm de plus qu’actuellement. C’est le moment de l’histoire où elles sont le plus grandes.

Pour les hommes, c’est actuellement qu’ils sont les plus grand de l’histoire, mais seulement depuis 30 ans ils dépassent les saxons du 12ème siècles !

On en parle peu, mais la monnaie a une influence sur tous les domaines de la société.

Autre conférence de Bernard Lietaer sur immediat.tv

Une autre conférence de Bernard Lietaer en mai 2011, est disponible sur immediat.tv

réponse commentaires de kiki

Réponses aux commentaires de kiki

Energie solaire

Le premier commentaire de kiki se trouve sur la page à propos de l’énergie solaire:

Pas mal ce blog… C’est le moment que je le découvre!! ;o)

Pour ce qui est des panneaux solaires, quelques points restent à soulever:

1. Obtenir du silicium à partir du sable demande pas mal d’énergie… Ce d’autant qu’il doit être en configuration particulière (amorphe il me semble… On parle évidemment de cellules photovoltaïques)

2. Si un panneau solaire a été fabriqué en Chine sans aucune loi protégeant la nature, et qu’il a fallu le transporter jusqu’à nous, le bilan n’est de loin pas équilibré. Et je ne parle ici que d’écologie, parce que socialement parlant, je ne suis pas sûr qu’on puisse être fier d’acheter un panneau solaire qui a coûté la santé d’un pauvre gamin qui ne gagne même pas de quoi manger en travaillant à l’usine…

3. Dans l’énergie solaire, on peut compter le vent (hé oui…) donc les éoliennes… Cherchez l’erreur quand des associations écologistes empêchent leur construction pour des raisons de beauté du paysage ou de migrations d’oiseaux (c’est vrai que du coup, on continue avec les centrales nucléaires ou à charbon, et on enterre les déchets loin de la vue de tous, déchets actifs encore pour quelques millions d’années)

4. Avant de vouloir créer de plus en plus d’énergie, il serait bon de d’en ECONOMISER. En isolant les bâtiments, en légiférant et rendant obligatoire le préchauffage solaire de l’eau dans les bâtiments à construire, en chauffant sa maison à 19° ou 20 ° en hiver (ben oui, en hiver on s’habille, comme à l’époque… les shorts et T-shirts, c’est pour l’été!) Et pourquoi prendre l’avion pour aller à Paris? Le train c’est bien aussi et ça consomme moins… On peut aussi trier ses déchets, ce qui rend le coût énergétique moins lourd, ne plus utiliser les sacs en plastiques gratuits pour transporter ses achats mais prendre des sacs solides avec soi et les réutiliser, consommer des produits locaux et non pas ceux qui viennent du bout du monde (des asperges du Pérou au milieu de l’hiver… A quoi ça rime?!?)

A mon avis le problème, c’est tout simplement que la majorité de la population s’est habituée à un confort bien trop élevé, du fait que notre société s’est développée rapidement grâce au pétrole et qu’elle le place au centre de ses intérêts, enrichissant au passage des dirigeants peu scrupuleux des droits humains et de l’écologie…

La réponse de Martouf

En effet, c’est le moment que tu découvres ce blog ! Mais mieux vaut tard que jamais. En tout cas merci de ton passage et de tes commentaires. (auxquels je vais répondre… et apporter quelques précisions)

1. En ce qui concerne les panneaux solaire. Effectivement, actuellement on ne fabrique pas de panneaux solaire à partir de sable. C’est trop compliqué. Pour avoir du silicium, on utiliser des cailloux de silice (SiO2) que l’on réduit par carboréduction. Donc en gros c’est une soupe de silice dans laquelle on ajoute du carbone on chauffe le tout à l’arc électrique et hop voilà… SiO2 + C → Si + CO2. On a un cristal de silicium auquel on donne une forme de prisme cylindrique ou carré et on découpe des tranches de 200 microns d’épaisseur que l’on aligne pour avoir une grande surface. Puis on intègre des câbles en cuivre.. et voilà on a un panneau solaire.

Effectivement chauffer la soupe.. ça bouffe pas mal d’énergie. Mais globalement un panneau solaire produit plus d’énergie qu’il n’en consomme pour sa fabrication. Pour la suisse, on compte qu’il faut 2,74 années pour que le panneau solaire rembourse l’énergie qu’il a utilisé pour sa fabrication. Sur une durée de vie moyenne estimée à 30 ans. C’est toujours un bon investissement énergétique.

Ces dernières années, la demande en silicium a nettement augmenté. Les prix n’ont donc pas baissé autant que prévu. Il y a une sorte de pénurie de silicium produit à partir des techniques industrielles actuelles. (souvent de la récupération de déchet de l’industrie des semi-conducteurs)

C’est assez paradoxal de dire qu’il y a pénurie de silicium alors que le quart de notre planète est faite en silicium. C’est pour ça que je disais que fondamentalement c’est la technique la plus durable pour capter de l’énergie. Le soleil sera encore là quelques milliards d’années et il y aura toujours assez de silicium pour les besoins humain. Même si il faut changer de techniques industrielle de fabrication.

Ce constat n’est pas du tout le même avec les autres sources d’énergie. Le pétrole est une denrée rare. Les métaux sont rares. Le combustible nucléaire est rare. C’est tout l’opposé de l’énergie solaire.

Mais les filières industrielles actuelles et par conséquent le jeu économique font que ces formes d’énergies rares sont celles que l’on utilise le plus couramment.

Dans le domaine de l’énergie, il faut que l’on réforme totalement notre manière de penser. Actuellement on aime avoir un système centralisé. Un gouvernement fait construire quelques énormes centrales nucléaires et voilà. Le problème énergétique est résolu. Ceci est tout faux. Il faut répartir les sources d’énergies. L’avantage du solaire, c’est qu’il est partout. Il n’y a pas de perte pour le transport. Et vu que les métaux c’est rare. On ne pourra jamais créer un réseau de distribution d’énergie à partir de sources centralisée. Il n’y a pas assez de cuivre sur cette planète pour raccorder tout le monde à un réseau.

Tout comme il n’y a pas assez de fleuves sur cette planète pour refroidir le grand nombre de réacteur nucléaire qu’il faudrait pour couvrir les besoins énergétiques des humains uniquement avec du nucléaire.

L’avenir est à la décentralisation des centrales électriques. Ceci permet également de responsabiliser les gens à ce qu’ils consomment comme énergie. La plupart des gens regardent les prix de l’essence à la pompe. Mais personne ne connait le montant de sa facture d’électricité !

Il reste tout de même un problème de taille avec le solaire. C’est que parfois, il fait nuit ! .. il faut donc stocker de l’énergie. Les batteries, c’est pas toujours terrible. Il y a aussi plein de métaux !

Une des possibilité c’est de stocker l’énergie sous forme d’hydrogène. Une autre est de pomper de l’eau dans des barrages en altitude.

2. Pour le coup de la production du panneau en chine dans de mauvaises conditions sociales et écologique. Là c’est pareil pour tout. Je ne crois pas que c’est propre au panneaux solaires. Pour toutes les autres formes d’énergie c’est semblable. Si il fallait compter toutes les guerres qu’ont engendré la prospection de pétrole, de minerai en tous genres et particulièrement d’uranium. Je crois que le bilan social d’un ouvrier chinois exploité pour construire des panneaux solaire n’est pas pire que pour une autre forme d’énergie !

Nous sommes à l’heure de la mondialisation donc effectivement c’est une aberration énergétique de faire voyager autant nos ressources, mais c’est comme ça pour tout. Donc pour moi l’avantage du panneau solaire reste. Puis, c’est un choix propre à l’acheteur de vouloir un panneau qui vient de loin où non !

Effectivement, actuellement le plus grand producteur de panneau solaire est chinois; le second état-unien. Par contre le plus grand producteur de silicium est Norvégien et le second allemand. Donc ça va être dur de ne pas trouver un panneau solaire qui n’a pas voyagé !

Pour le détail, voir la liste des principales entreprises du secteur photovoltaïque.

3. En effet, on peut dire que l’éolien est une énergie solaire. D’ailleurs si on pousse plus loin, on peut dire que seule l’énergie nucléaire n’est pas solaire. En effet, le pétrole à la base s’était des végétaux qui poussait à l’énergie solaire. L’hydroélectrique c’est aussi exploiter l’eau qui descend des montagnes, mais qui est remontée par évaporation due au soleil. Tout est solaire. Même le géothermique est en partie solaire. L’activité volcanique est en partie due à la révolution de la terre autour du soleil.

C’est vrai que parfois il est assez amusant de voir les mêmes qui s’opposent à une éolienne et à une centrale nucléaire… c’est pas toujours très pragmatique comme raisonnement. Mais c’est quand même humainement compréhensible.

C’est à voir au cas par cas. Bon, avec mon raisonnement de répartition des sources énergétiques, il faut bien que parfois on accepte de mettre une éolienne dans son jardin. C’est toujours mieux que des déchets nucléaires ! (on a encore aucun lieu en suisse après 50 ans d’exploitation !)

4. Là je te rejoins tout à fait. Il faut économiser l’énergie. C’est clairement dans le bâtiment que l’on pourra économiser le plus rapidement et le plus efficacement une grande quantité d’énergie. Il me semble que le chauffage représente presque 30% de l’énergie consommée en suisse.

Des projets très concrets comme le projet holistic montrent qu’il est possible de réduire de manière très efficace la consommation énergétique d’un quartier entier. A Neuchâtel, c’est ainsi 23% de consommation d’énergie en moins pour le quartier qui fait partie du projet.

Je me réjoui de revoir la nouvelle mouture revue et corrigée de la loi neuchâteloise sur l’énergie. J’espère qu’elle permettra de réaliser partout des économies d’énergie de l’ordre de ce que l’on voit avec le projet holistic !

Il reste juste le poids de l’histoire. C’est plus facile de faire des bâtiments neufs avec une bonne efficacité énergétique que de bidouiller des vieux bâtiments.

Actuellement on est capable de faire des immeubles qui n’ont pas ou presque pas de chauffage. Ceci en utilisant des baies vitrées.. (solaire passif) ou des systèmes comme c’est le cas dans le bâtiment de l’OFS, où il y a une énorme cuve d’eau qui est chauffée surtout l’été avec des panneaux solaire thermique. Cette masse d’eau chaude permet, par inertie thermique de tempérer le bâtiment tout au long de l’année. C’est ainsi quasi 50% d’énergie en mois qui est nécessaire l’hiver pour chauffer le bâtiment !

Pour le mode, de vie, c’est certain qu’il y est pour beaucoup. Les gens voyage toujours plus, et le secteur des transports représente plus du tiers de l’énergie consommée en suisse. Il n’y a pas seulement les gens qui voyagent.. mais aussi les marchandises.

C’est comme avec le système bancaire, notre société vit à crédit. Elle vit à crédit sur l’environnement. Donc, économiquement prendre l’avion, c’est comme prendre le bus… alors qu’énergétiquement c’est pas du tout pareil.

Globalement, le transport n’est pas assez cher pour ce que c’est ! On ferai mieux de garder le pétrole pour faire des choses beaucoup plus intelligentes que de le bruler. Il ne faut pas oublier que la base de notre agriculture avec engrais est à base de pétrole, que nos médicaments sont à base de pétrole, que nos habits sont à base de pétrole, que nos objets de plus en plus en plastique sont à base de pétrole…  mais on préfère le bruler pour se chauffer, pour voyager ou faire voyager des marchandises.

Il va être très difficile de se défaire de notre dépendance au pétrole et aux gens qui contrôle le robinet.  (Qui sont ,comme tu le fais remarquer, pas toujours des anges ! )

C’est tout le problème de la centralisation des sources d’énergie.

Donc favorisons ce qui permet la décentralisation. L’énergie solaire est pour moi un pas vers la décentralisation.

 

Obélix et le capitalisme

Le second commentaire de kiki se trouve sur la page à propos d’obélix et le capitalisme:

Excellente BD c’est sûr!!!

Par contre quelques points me travaillent, surtout dans les analyses et les commentaires… Et une question me turlupine: quel système serait alors le meilleur?

S’il est vrai que le capitalisme aveugle est un drame, il reste que l’être humain réagit de manière tout à fait naturelle:

Qui parmi nous ne regarde pas pour acheter au prix le plus bas? Qui accepte de garder un poste moins bien rémunéré pour une charge de travail et compétence équivalentes? Chacun cherche à gagner le plus possible… Après, je ne dis pas que tout le monde le fait pour écraser l’autre…

Et si Obélix peut se permettre d’arrêter de faire des menhirs et que tout redevient magnifique à la fin, c’est bien parce que dans la BD, la vie est belle… On ne tombe pas malade, et au pire, Panoramix peut tout soigner et qu’il le fait gratuitement (d’ailleurs on se demande quand il va chasser pour manger lui)! Par chance, il y a des sangliers à profusion pour nourrir tout le monde, et tout le village s’accommode bien au fait que seuls Astérix et Obélix soient les aventuriers qui partent voir le monde…

Aucun d’entre vous n’a-t-il rêvé d’aller voyager en écoutant les récits/regardant les photos d’amis revenant de voyage?

Alors du coup on y va aussi, et en prenant un billet d’avion le meilleur marché possible, sans trop regarder si ça pollue ou si la compagnie paie bien tous ses employés…

Mais il est évident que le débat reste ouvert et que seule la communication permettra de trouver un système plus juste… Si bien sûr on peut s’entendre sans préjugés stériles…

Ma réponse

Effectivement comme tu le dis, dans la BD, la vie est belle. C’est une fiction, donc voilà, il y a de quoi faire tout et n’importe quoi sans soucis de cohérence.

Comme je l’ai déjà dit plus haut, comment est ce que petit village dessiné avec trois cailloux dans un coin à pu avoir une telle production de menhir ? .. elle vient d’où toute cette caillasse ?

Ce que je voulais relever dans cette petite analyse (qui vaut ce qu’elle vaut) c’est que le système capitaliste est un système qui isole, qui classe les gens qui les mets en concurrence, et qui bouffe notre temps.

Alors d’accord, la nature humaine est tout de même le moteur de ce système. Ici je dis que c’est le besoin de reconnaissance de ses pairs qui a lancé Obélix dans le capitalisme. Saugrenus le romain lui a dit qu’avoir de l’argent c’est avoir de la reconnaissance. C’est là dessus que je ne suis pas d’accord. Il existe de nombreux moyens d’obtenir la reconnaissance de ses pairs. La quantité d’argent n’est pas le seul moyen d’être reconnu.

A mon avis c’est là que se joue le point clé de l’histoire. Ensuite il y a d’autres phénomènes qui découlent de là et qui amplifient le système. Nous avons toute l’histoire du marketing: comment vendre ce qui est inutile? Là encore le moteur du système c’est l’humain. On se base sur le désir mimétique présent chez tout les humains pour faire acheter ce que le voisin a déjà. Ceci renforce encore la reconnaissance de ses pairs. Je suis comme toi tu dois m’aimer.

C’est pareil pour l’exemple que tu donnes avec le voyage. Je vais en vacance au même endroit que toi. Le désire mimétique est toujours là.

Le désire mimétique c’est imparable. J’ai déjà souvent fait l’expérience. Quand tu te balades avec un groupe sur une plage de sable. Tu commences à faire un château, à entasser du sable. Tu peux être certain que tout de suite tu as plein de gens qui viennent mettre du sable sur ton tas pour faire la même chose. Avec les empilements de pierre c’est pareil. Tu commences à empiler des cailloux et tout le monde rapplique pour poser des cailloux sur les tiens. C’est pas dur à comprendre comment se forment les fourmilières.

Le capitalisme est une construction humaine, donc forcément ce système utilise des méthodes humaines. Mais toujours est-il que le but du marketing c’est toujours de vendre des objets inutiles. Quelque chose de vraiment utile n’a pas besoin de marketing pour que des gens s’y intéresse !

Le système capitaliste repose sur le système monétaire. Ce dernier fonctionne d’une manière qui me parait de plus en plus étrange: l’argent est créé ex nihilo par les banquiers en accordant des prêts bancaires. Le poids du banquier dans ce système est trop grand. C’est le banquier qui décide si ton projet mérite où non de vivre, et ceci en fonction de critères qui sont uniquement lié au système déjà en place.

Prenons un exemple. Je crée un gadget inutile (genre les figurines des Happy meal au Mac do) qui doit être fabriqué pour trois fois rien en chine en exploitant des gens. Je vais donc voir mon banquier je lui dit que j’ai besoin d’une masse d’argent pour payer tout le monde. Je lui donne mon estimation du bénéfice qu’il y a à faire.

Comme mon projet est financièrement bénéficiaire. Mon banquier me crée l’argent dont j’ai besoin. Je vais donc mettre en place tout un système qui va exploiter des gens à l’autre bout du monde pour transformer des ressources naturelles en déchets.

Comme j’ai engagé des gens très fort en marketing en usant de toutes les astuces de la psychologie humaine, j’ai vendu tous mes gadgets inutiles. Je vais pouvoir rendre à la banque l’argent créé pour l’occasion. Mais en même temps, je vais devoir en rendre plus que ce qui avait été créer pour moi, car il y des intérêts sur mon prêt !

Comme l’immense majorité de l’argent est créée avec le système de prêt bancaire. Si on généralise le problème, il y a toujours plus d’argent que l’on doit rendre à la banque que d’argent qui est créé ! L’argent que je dois rendre je vais le chercher sur le marché, et comme l’argent sur le marché vient aussi de prêts.. gentiment j’assèche la masse monétaire du marché.

Et après on s’étonne de voir que les collectivités publiques sont toujours plus endettées ! Forcément cette différence entre l’argent créé et l’argent ramené à la banque fini bien quelque part. Comme souvent on privatise les bénéfices et on étatise les dettes.  C’est logique que ce soit les collectivités publiques qui soit endettées. (ça ne veut pas dire que les collectivités publiques sont mois bien gérée que les entreprises)

Cet exemple montre bien que finalement ce système capitaliste favorise les gens qui utilisent le système. Je peux proposer les projets les plus aberrants (au niveau social ou écologique), tant qu’il sont dans une logique de profit financier ça passe.

On mesure souvent le PIB pour mesurer les bienfaits de l’économie. Mais ce critère est parfois totalement aberrant. Brûler du pétrole dans sa voiture à l’arrêt dans un embouteillage augmente le PIB. De même que les accidents de la route augmentent le PIB. Payer des enseignants pour instruire la population n’augmente pas le PIB. Pire, c’est une perte !

En terme de bienfaits, moi je ne vois pas les choses de la même manière! Il ne me semble pas que le PIB est une bonne mesure des bienfaits !

En ce qui concerne la croissance c’est pareil. C’est un drame quand la croissance de 3% une année passe à 2% l’année d’après…. mais il faut se rendre compte que ce n’est en tout cas pas une diminution en absolu. C’est une croissance annuelle, elle est basée sur le total de l’année d’avant. Donc les 2% de l’année courante n’est en absolu pas plus petit que le 3% de l’année d’avant.

Là on parle de progression de la progression. On parle d’exponentielle. Je ne sais pas si il y a grand monde qui se représente vraiment que c’est énorme en absolu. Notre système économique transforme de plus en plus vite des quantités toujours plus grandes de ressources naturelles en déchet. Ceci même quand la croissance ne semble pas augmenter.

Venons en au coeur de ta question: Si le capitalisme c’est pas top, quel système est meilleur ?

Je crois que si quelqu’un avait une réponse toute cuite à fournir on l’aurait déjà appliqué ? Il y a de nombreux économistes qui se penchent sur la question depuis des siècles.

Ou alors je me trompe complètement, et les économistes sont des gens qui cherchent juste à trouver le moyen de s’en tirer eux mêmes dans le système en place !  Finalement… je me demande si ce n’est pas plutôt là le plus proche de la réalité.

Le problème c’est qu’il y a une telle inertie du système qu’il est difficile d’en sortir.

Un autre problème, comme tu le mentionnes toi même, c’est les préjugés. De tous les côtés de l’échiquier politique il y a des dogmes et les économistes ont des dogmes. Quand il faut faire venir travailler tout ces gens là ensemble pour trouver une solution ce n’est pas pratique.

En terme d’économie, il y a un bouquin que j’ai bien aimé qui démonte un peu tous les dogmes des économistes. Il s’agit du manuel d’anti-économie.

Ce livre fait l’historique de quelques courants économique qui cherchent à trouver le saint graal: d’où vient la valeur ? Certains pensent que plus une chose est rare, plus elle est a de valeur. D’autres pensent que la valeur dépend d’un temps de travail. Certains économistes comme Marx sont allés très loin dans leur théorie en lançant des luttes de classe. Mais globalement, ils ont tous une part de vérité et se sont tous planté:

La valeur n’existe pas ! C’est très personnel la valeur des choses, certains verront une grande valeur dans un objet et d’autres pas… il ne faut pas ériger toute une théorie et un dogme autour de la valeur.

Pour revenir dans la concret: quel système est meilleur que le capitalisme ?

Je pense que dans notre système monétaire actuel, le banquier a trop de pouvoir. Lui seul décide de la viabilité d’un projet et selon des critères financiers uniquement.

Je pense qu’il est temps de démocratiser la création monétaire. Il est temps de redonner création de la monnaie à une communauté. De laisser la communauté décider de ce qu’elle veut favoriser comme projet et ne plus laisser les banquiers uniquement décider.

Ainsi on pourra également faire entrer en ligne de compte d’autres critères que le critère financier. Des critères sociaux et environnementaux par exemple. La question à résoudre est de déterminer quels sont les projets utiles pour la communauté et quels sont les projets qui ne le sont pas. C’est terriblement difficile a estimer. On n’est pas à l’abri des dérives. Mais je pense que redonner du pouvoir à la communauté est mieux que de laisser le banquier comme seul juge.

De plus, il faut supprimer totalement les intérêts que l’on mets sur les prêts bancaires. Ceci dans le but d’éviter cet endettement que l’on fini par reporter sur les collectivités publiques.

Ensuite, il y a une chose fondamentale à comprendre. Il faut séparer les notions de capitalisme et d’économie de marché.

Le capitalisme est un système économique qui ne vit que pour lui même en exploitant tout ce qu’il trouve.

L’économie de marché est un système de répartition des ressources rares.

Moi je me bat contre le capitalisme, mais pas forcément contre l’économie de marché. Parfois c’est un système adapté, parfois non.

Dans notre monde, il y a des ressources rares et des ressources abondantes. Une économie de marché est tout à fait adaptée à la répartition des ressources rares. C’est le système monétaire qui est l’outil d’échange dans l’économie de marché. Il y a une négociation selon une offre et une demande qui se fait pour calculer une valeur entre deux agents économique et donc un prix d’échange.

Si une ressource est abondante, calculer un prix devient plus difficile, l’offre est infinie, le prix est nul. L’économie de marché ne peut pas gérer des ressources abondantes.

Certaines personnes sont tellement habituées à l’économie de marché qu’elles veulent l’appliquer partout et même sur les ressources abondantes. C’est tout le conflit que l’on a actuellement dans la vente de livres, de musique, de films et de toutes ces productions qui autrefois étaient rares, car liée a un support matériel et actuellement copiable à l’infini donc abondante.

C’est ainsi que l’on voit des systèmes de DRM qui débarquent pour rendre unique les fichiers. Pour faire comme avant retomber dans l’économie de marché.

Dans la conception d’un nouveau système économique, c’est quelques chose à prendre en compte. Il y a des ressources rares et des ressources abondantes. Le système d’économie de marché ne fonctionne pas partout. Mais tous les créateurs, que ce soit de ressources rares ou de ressource abondantes doivent pouvoir vivre.

Tout le monde mange et jusqu’à présent la nourriture ne se copie pas. Par contre le code génétiques des semences oui. Dans les derniers siècles les progrès de l’agriculture permettent de passer de moins en moins de temps à se préoccuper de trouver de quoi manger. La nourriture devient de plus en plus abondante. (au point que dans le monde occidental il y a de plus en plus de problème d’obésité)

Il devrait pouvoir être de plus en plus possible de combler facilement les besoins de bases pour vivre. On peut donc imaginer un système dans lequel chacun reçoit inconditionnellement un revenu de vie. Ce revenu permet à une personne de combler les besoins de bases pour vivre. Si elle veut gagner plus elle peut travailler plus.

Ce système permettrai de faire vivre des gens qui font un travail de création d’information qui est difficilement rémunérable en vendant de la rareté.

C’est une idée comme ça. Je ne sais pas si c’est vraiment viable ou non. Il faudrait creuser.

On peut aussi imaginer que la communauté ayant retrouvé son pouvoir régalien décide de créer une masse monétaire pour payer des gens qui produirait du contenu informationnel. (des groupes de musique par exemple)

Il y a de nombreuses idées a explorer et a étudier.

Ce que je propose à la fin de mon analyse sur cette BD, c’est de prendre le temps de s’arrêter un moment de courir et d’observer ce que l’on est en train de faire, de réfléchir sur notre manière de vivre, de refaire ses choix de vie, même si l’on refait les mêmes. Il est intéressant parfois de trouver un sens à ce que l’on fait et de ne pas foncer tête baissée juste pour foncer…

Il est intéressant de définir quelle sont ses propres valeurs et si l’on vit en adéquation avec.

Gandhi disait qu’il faut être le changement que l’on veut voir. Il faut se changer soi même si l’on veut changer la société.

Avant de se changer soi même. Il faut se connaitre soi même. C’est bien là l’inscription que l’on trouvait déjà sur le fronton du temple de Delphes il y a près de 2500 ans.

Donc en conclusion je dirais que pour savoir quel est le meilleur système économique, il faut déjà savoir ce que l’on veut, quelles sont ses propres valeurs et donc qui l’on est.

Journée internationale de la fôret

Voilà.. ça c’est fait !

… Le printemps est là ! … l’équinoxe de printemps c’était le 20 mars 2010 à 17h32 UTC.

Donc, il fait beau les oiseaux chantent ! 😀

Pour fêter tout ça, voici une photo du rocher de tablette dans la brume et de toute la montagne recouverte de forêt.

rocher de tablette.jpg

… hormis le printemps, il y a une autre raison pour laquelle aujourd’hui je propose une photo de forêt. C’est tout simplement par ce que le 21 mars, c’est la journée internationale de la forêt.

Le but de cette journée est de sensibiliser le monde à l’importance de notre poumon vert.

La montagne de Boudry

La forêt de la montagne de Boudry, qui est la plus proche de chez moi, est un exemple de bonne gestion forestière. Je l’avais déjà évoqué dans mon article à propos de ma recherche du plus vieux chêne du monde. (le plus vieux chêne d’europe avéré ayant vécu 500 ans dans la fôret de Boudry)

Les forêts suisses sont en général bien gérées et en bonne santé. Mais ce n’est pas le cas partout dans le vaste monde. Sur l’île de Bornéo, en Indonesie, ou en Amazonie, la déforestation est catastrophique. Entrainant de grave problèmes écologique.

Les forêts tropicales et l’huile de palme

Les habitants brûlent la forêt pour la défricher, ce qui est responsable d’une grande part des émissions de CO2 sur notre planète. La faune habitant la forêt perd son habitat, si ce n’est pas la vie.

Ainsi, les orangs-outans sont en train de disparaitre, car on supprime la forêt tropicale dans laquelle ils habitent pour y planter une monoculture de palmiers à huile.

Palmier à huile

La production d’huile de palme est en plein boum économique. En effet, alors que l’on a de la très bonne huile de colza ou de tournesol chez nous, on retrouve de l’huile de palme dans quasiment tous les aliments fabriqués industrielement. Les défricheurs de fôret y voient donc un avantage économique immédiat de supprimer leurs forêts primitives pour la remplacer par une monoculture de palmiers à huile. Ce n’est pas eux qui vont changer de pratiques.

 


 

Que faire pour sauver les forêts tropicale ?

Paradoxalement, c’est nous, à l’autre bout du monde qui sommes le plus à même de changer les choses. Il faut faire pression pour que les industries de l’agro-alimentaires n’utilisent plus d’huile de palme.

Cette technique fonctionne. Il y a trois jours, greenpeace a publié une parodie de publicité pour les chocolats kitkat de Nestlé où on y voit un homme manger non pas du chocolat, mais des doigts d’orans-outangs !

Nestlé à très vite réagit à cette accusation en ne s’approvisionnant plus chez Smart, le premier producteur d’huile de palme d’indonésie.

Une autre chose que nous pouvons faire pour éviter la déforestation est soutenir financièrement des organisations qui achètent des forêts pour les protéger. C’est ce que fait le WWF en créant le parc national de Juruena.

Sans même débourser de l’argent, il est possible d’aider financièrement ce projet. Il suffit d’utiliser le moteur de recherche ecosia.org.

Ce moteur de recherche utilise les résultats du moteur bing (de microsoft). Mais redistribue l’argent généré par la publicité pour financer la protection de la forêt amazonienne.

Personnellement, j’ai installé le moteur ecosia.org dans ma barre de recherche de firefox. Ainsi je ne change en rien mes habitudes de recherche et je sauve presque 2m2 de forêt amazonienne à chaque recherche.

Depuis un peu plus d’un mois que j’utilise ecosia, j’ai déjà sauvé 579,5m2 de forêt amazonienne !

Donc faites comme moi, sauvez la forêt…

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