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résumé du livre de Ivan Illich Energie et équité

Résumé du livre de Ivan Illich: Energie et équité

Souvent après la lecture d’un livre j’oublie un peu son contenu et si je veux citer quelque chose je me dis zut j’ai oublié le détail. Alors voilà, ici j’ai eu la présence d’esprit de prendre des notes et de garder quelques point d’entrée du livre.

Voici déjà le livre:

Résumé

Déjà pour les chiffres, il faut se souvenir que le livre a été écrit en 1973. Donc les chiffres ont passablement évolués.

  • p14: USA => 42% de l’énergie est utilisée pour les voitures.
  • Dans les 50 années qui ont suivit l’inventio du train. La distance moyenne annuelle parcourure par une personne a été multipliée par 100.
  • p16: actuellement on voyage à pied autant que nos ancêtres, mais pas au même endroit. Nous on marche dans des centres commerciaux, dans des tunnels de métro, des parkings souterrains, etc…
  • A pied on est libre d’aller dans toutes les directions. En voiture on est obligé de suivre des routes.
  • p17-18: Un Etat-uniens moyen consacre 1600 h/an à sa voiture. (tout compté. Donc le temps dans la voiture et le temps à travailler pour payer la voiture.) Ceci représente 4h par jour. Cependant un Etat-uniens moyen parcours 10 000 km / an en voiture. 10 000 / 365 = 27km/jour => en 4h = 6,8 km/h => donc à pied on va autant vite !
  • Pour la même vitesse globale, on consacre 28% de son temps avec une voiture et 3-8% de son temps à pied !
  • p19: Une route ne rapporche pas. Elle éloigne ! En effet, avec une route, c’est l’exode des coins perdu. Si une route existe. Plus besoin de marché sur place. Un camion vient de la ville avec tous les produits. Si une route existe, une école locale n’est plus utile. Tout le monde va dans l’école de la ville la plus proche. Avec une route. Plus besoin de médecin local. Il y a l’ambulance pour aller à l’hopital.
  • p21: A l’époque où aller à pied était le seul moyen de transport. Il y avait une équité du temps de déplacement. Actuellement, il y a une inéquité croissante. Pour un riche, il est possible d’utiliser des moyens de déplacement rapide. Car l’investissement représente un temps moindre pour lui que pour un pauvre. La route apporte les inéquités.
  • p22: Les services locaux qui étaient tout le temps présents (école, magasin, médecin) sont moins présents. L’absence est la règle. La présence une exception. Ils viennent quand on en a besoin.
  • p23: L’Etat investi pour les infrastructure de transport pour justifier qu’on a déjà investi bien plus dans les mêmes et dans les services que les transports justifient (hopitaux, écoles….)
  • la vitesse limite où l’on commence à perdre du temps en augmentant la vitesse est d’environ 25 km/h
  • p30: La mobilité est-elle un progrès ? => je complète. La révolution des télécoms à plus changé le monde (surtout en afrique) que l’augmentation de la vitesse de déplacement.
  • p32: à vélo => il faut 0,15 cal / km pour déplacer 1g. Le vélo est la machine thermique la plus efficace. C’est la dernière invention du néolithique. On ne vole pas de l’énergie ailleurs. On optimise sont efficacité énergétique.
  • p33: La roue était un tabou dans le mexique précolombien. Elle était réservée aux statues des dieux. Pourtant c’est une superbe invention pour optimiser sa force physique. Mais on l’a délaissé pour des raisons culturelles. Chez nous actuellement c’est pareil avec le vélo. Il est délaissé au profit du culte de la voiture.
  • p41: Il faut définir le quanta d’énergie qu’une personne a le droit d’utiliser par année et ensuite on le réparti.

 

se déplacer à pied est plus rapide que de se déplacer en voiture

Se déplacer en voiture est-ce vraiment plus rapide qu’à pied ?

L’idée est de faire un petit comparatif entre le temps que prend un voyage en voiture… et le temps que prend un voyage à pied…

Au premier abord on serait tenter de dire quil n’y a pas photo, la voiture est plus rapide que la marche !

Mais en y réfléchissant un peu plus, si l’on compte ce que coûte la voiture en temps de travail… la marche c’est pas si lent !

On va tenter de quantifier tout ça.

Quel est le coût réel d’une voiture?

L’achat du véhicule

Combien coûte la voiture moyenne…. ?

Le coût au kilomètre

Mobility a fait le calcul du coût réel d’une voiture.

Les coûts liés à la mobilité pour une petite voiture de tourisme de 1000ccm (soit 1600ccm) et 10’000 km par an s’élèvent à environ:

  • CHF 6’860.- (ou 7’660.- pour voiture de service2) coûts fixes (location de la place de parc, impôt sur les véhicules à moteur, responsabilité civile, casco, vignette, service de dépannage, amortissement)
  • CHF 2’960.- (ou 3’356.- pour voiture de service2) coûts variables (essence, huile, remplacement des pneus, entretien, réparation)

Comparaison entre le CarSharing (par km: CHF 0.79) et/ou les transports publics (par km: CHF 0.15):

100% voiture
privée1)
CarSharing
100%
50% CS
+ 50% TP
25% CS
+ 75% TP
100% TP
5’000km 8’340.- 3’950.- 2’350.- 1’550.- 750.-
7’500km 9’080.- 5’925.- 3’525.- 2’325.- 1’125.-
10’000km 9’820.- 7’900.- 4’700.- 3’100.- 1’500.-
15’000km 11’300.- 11’850.- 7’050.- 4’650.- 2’250.-
20’000km 12’770.- 15’800.- 9’400.- 6’200.- 3’000.-

Légende
CS: CarSharing
TP: transports publics

Chiffres en gras: le CarSharing avec Mobility ménage votre porte-monnaie!

1) Coûts calculés avec le calculateur « Frais kilométriques » 2007 du TCS
2) Dans l’ensemble des coûts, on tient aussi compte des frais administratifs découlant des voitures
de service.
L’entreprise devant supporter ces frais, le CarSharing en devient encore plus
intéressant financièrement.

Le coût de l’infrastructure

C’est nécessaire, c’est caché, mais ce n’est pas négligeable. Combien coûte le réseau de route ?

En 2007, le canton de Neuchâtel a alloué 84 millons de CHF pour les route, ce qui correspond à CHF 494.- par habitants. (pour 170000 habitants.)

Pour avoir un ordre de grandeur de ce que cela représente, Si l’on mélange les dépenses des communes et du canton de Neuchâtel, on arrive, en 2007, à une dépense moyenne globale de 12696.- par habitant. (la moyenne suisse est à 12053.-) (Selon des calculs de Jean-Pierre Gehlfi)

Pour avoir plein de statistiques et de chiffres, il existe une enquête sur le budget des ménages privés fait par l’ofs. Il sembe que 8,5% du revenu d’un ménage suisse est consacré aux transports. Le revenu moyen suisse est de 6000.- par ménage.

Il semble que le revenu d’un ménage est assuré aux 3/4 par le revenu du travail. (4500.-) Le reste c’est quoi ? Des rentes sociales diveres, des titres de propriété, la bourse…

Le but est de trouver une correspondance pas trop mauvaise entre une somme d’argent et un temps de travail. Ainsi on peut estimer le temps de travail qui est consacré à une tâche ou une autre, et en l’occurence aux transports en voiture.

Premier essai d’estimation grossière:

8,5% du revenu de 6000.- est consacré aux transports. Soit 510.-. De cette somme, les 3/4 sont issu d’un temps de travail. Donc 382.5. Si l’on considère que les gens travaillent 40h par semaine. Donc. 160h par mois. (à afiner comme réflexion). On peut se dire que les 4500.- / 160h = 28.125 /h (heu… combien il y a de personne dans un ménage et combien de temps de travail ?)

Donc pour gagner les CHF 382.5 nécessaires aux transports, il faut travailler 13.6h par mois.

..

L’OFS propse quelques statistiques à propos du coût des transports. Compte des transports suisses 2005 (PDF, 657 KB)

En gros, on y apprend que le coût total des transports par véhicule (tout compris) coûte 70,5 milliards de CHF par an. Donc on peut dire en gros que le coût du transport en voiture coûte en moyenne 10 000 CHF par an par personne ! (et ça reste une moyenne !)

..

Un calcul déjà fait dans cette brochure…

L’idéologie sociale de la bagnole.pdf

En fait on nous renvoie à ivan illitch:

Ivan Illich (Energie et Equité, Ed. Le Seuil):

– lire la brochure

– telecharger le PDF (855 ko)
Ivan Illich Energie et équité
52 pages A5

Un résumé du livre: http://lesverts.fr/article.php3?id_article=2560

Avant-Maintenant L’avenue du 1er mars

C’était mieux avant 😉

Pour continuer la série de photos de Neuchâtel avant et maintenant, voici un nouveau lieu. Il s’agit de l’avenue du 1er mars.

On remarque qu’il y a une centaine d’années, la route était un peu moins fréquentée, et que les véhicules n’étaient pas tout à fait les mêmes.

avenue du 1er mars.jpg

Une constante qui revient souvent en comparant les photos actuelles et les photos d’il y a 100 ans, c’est que le paysage parait beaucoup plus vide et espacé il y a 100 ans que maintenant.

Pourquoi ?

C’est tout simplement à cause de la voiture!

La société de la voiture

Nous sommes dans la civilisation de la voiture. La voiture, l’auto, la bagnole prend beaucoup de place dans notre société.

La voiture prend de la place lorsqu’on l’utilise sur la route, et elle prend de la place sur les parkings lorsqu’on ne l’utilise pas (92% du temps!).

Ces dernières années, le problème empire, car le nombre de voiture augmente. Dans un ménage, il faut une voiture pour chacun! Et par dessus le marché, la taille et surtout le poids des voitures a aussi augmenté entre 10% et 38% selon les modèles depuis une vingtaine d’années. Ce qui bien évidemment augmente aussi la consommation et l’émission de gaz a effet de serre.

De plus, pour gérer la circulation de toutes ces voitures, c’est littéralement une forêt de panneaux de signalisation qui sont venus envahir les rues. C’est là aussi que l’on voit une grande différence par rapport aux photos d’il y a 100 ans.

Cars, Bus, Bikes: The Space Taken by 60 People by azaraskin.

Place occupée par 60 personnes suivant le moyen de transport.
Selon le concours de Aza Raskin

Quelle est le meilleur moyen de transport urbain ?

Beaucoup de gens se plaignent des embouteillages et aimeraient que l’on multiplie le nombre de voies de circulation pour mettre plus de voitures.

C’est un point de vue. Mais il existe une autre manière de faire: augmenter la densité.

Une voiture c’est énorme et c’est bien trop souvent utilisé que par une seule personne à la fois.

Le poster ci-à-côté montre la même rue occupée par le même nombre de personne (60) mais avec des moyens de transports différents. La voiture, le bus et le vélo.

Il me semble que l’image parle d’elle même. Comment faire pour limiter les embouteillages ?

Tous à vélo ! … ou tous en trottinette !

Et oui, la trottinette c’est le meilleur moyen de transport urbain comme je l’ai déjà expliqué sur ce site.

Pour les plus grandes distances, en cas de mauvais temps (de la neige comme aujourd’hui), ou si le vélo ou la trottinette n’est pas possible. Il faut utiliser les transports publics.

Les transports publics

D’ailleurs, en matière de transports publics, je pense qu’il y a de quoi faire pour les améliorer. Notamment rendre les transports publics gratuits.

En effet, je pense que c’est tout à fait possible et même que pour les transports publics neuchâtelois nous sommes à la limite que ça coûte plus cher de faire des transports publics payants que de les faire gratuits !

J’avais déjà exliqué sur ce site comment rendre les transports publics neuchâtelois gratuits.

Le car sharing

Enfin, parfois, en effet, la voiture est un moyen de transport qui peut se justifier. (pour aller dans un endroits perdu loins des transports publics, pour transporter de lourdes ou volumineuses charges, pour voyager à des heures indues…)

Si le besoin d’une voiture se fait sentir, le mieux est de recourir au car sharing. En suisse, nous avons la chance d’avoir la société mobility. Qui permet de faire du car sharing très facilement et efficacement avec 2250 voitures réparties sur 1150 emplacements.

Mobility calcule que pour une personne faisant moins de 10’000 km par année, le car sharing est plus avantageux financièrement que d’avoir une voiture privée. Beaucoup de monde gagnerait à faire du car sharing !

La voiture a modelé l’urbanisme

Lorsque l’on veut se passer de l’utilisation d’une voiture, bien souvent ce n’est pas facile. Une grande part de l’urbanisme de ces dernières décennies a été modelées sur le fait que les gens se déplacent en voiture. Les petits commerces de villages ont été remplacés par des grands centres commerciaux dans les zones industrielles en périphérie des villes, souvent loins des transports publics.

Los Angeles vue des hauteurs.
On peut remarquer plusieurs quartiers d’affaires symbolisés par la présence d’immeubles et de gratte-ciel, en plus du véritable centre historique, ce qui caractérise bien l’absence de véritable centre-ville à Los Angeles.

En europe, où les villes et villages sont très anciens, bien avant l’ère de la voiture, les localités ont un centre. Le développement des localités s’est fait en plusieurs siècles depuis un centre historique jusque vers l’extérieur.

Dans un pays comme les USA, où les localités sont plus récentes qu’en europe et où la culture de la voiture est plus présente, on remarque une autre forme d’urbanisme. Bien souvent les villes n’ont pas de centre.

C’est le cas typique de Los Angeles, qui est considéré par les urbanistes comme le modèle du développement des métropoles américaines.

Los Angeles est actuellement une ville-aglomération qui s’étend en tache d’huile sur 100km !

Ce développement étalé pose de multiples problèmes d’efficacité des transports, d’accès à des zones de verdure et de centre affaire efficace. La municipalité tente donc gentiment depuis les années 1970 de créer quelques centres et avenues pour recentrer quelques fonctions de la ville.

Pour aller plus loin dans la compréhension de ce que change la voiture dans l’urbanisme, je ne peux que conseiller de lire cette petite brochure très intéressante:  (à lire sur papier électronique dans les transports publics bien entendu 😛 )

L’idéologie sociale de la bagnole.pdf

Plantes dépolluantes

Plantes dépolluantes

Dans une maison il y a de nombreux polluants qui font partie des matérieux de construction, de l’ameublement et de la décoration. On les appelles des polluants intérieurs (aussi appelés Composés organiques volatils ou COV). Ce sont des composés tels que le formaldéhyde, le monoxyde de carbone, le toluène, l’ammoniac ou le benzène.

Dans les plantes d’intérieur, il y a de nombreuses plante qui sont très utile pour la dépollution de notre environnement intérieur. Ces plantes consomment des polluants intérieurs pour les transformer en composé qui ne sont plus toxiques pour nous.

Voir l’article détaillé sur wikipédia à propos des Plantes dépolluantes.

Voici, selon wikipedia et plants for people quelques plantes dépolluantes et les polluants qu’elle traite.

Selon sa page sur wikipedia, aussi:

La dépollution intérieur par les plantes a été expérimentée par la Nasa qui en a fait un rapport:

(en) [pdf] NASA, « Interior Landscape Plants for Indoor Air Pollution Abatement [archive] », 1989.

Efficacité

Dans quelle mesure est ce que cette dépollution se fait ? Combien faut-il de plante ? de quelle taille ?

Un article sur lemonde.fr le 17 août 2009 semble dire qu’il faut une plante pour dépolluer 10m2.

Phytoremédiation

La Phytoremédiation est un concept proche, mais pour l’extérieur.

La phytoremédiation est la dépollution des sols, l’épuration des eaux usées ou l’assainissement de l’air intérieur, utilisant des plantes vasculaires, des algues (phycoremédiation) ou des champignons (mycoremédiation), et par extension des écosystèmes qui supportent ces végétaux.

Plante que l’on a au bureau

Quelques lectures supplémentaires

vignette solaire pour 2010

Voilà on est en 2010, c’est une nouvelle année qui commence, il est temps de passer à la caisse pour renouveler sa vignette pour aller sur les autoroutes de l’information !

Les automobilistes suisses sont habitués à payer chaque année une vignette pour avoir le droit d’utiliser le réseau autoroutier.

Les utilisateurs des autoroutes de l’information, devraient prendre, eux aussi, l’habitude d’acheter, chaque année, leur vignette solaire.

Qu’est ce donc ?

La vignette solaire, est une idée qui a été trouvée pour sponsoriser la production d’énergie solaire.

Il est proposé à tout possesseur d’un ordinateur portable (les autres aussi ont le droit) d’acheter une vignette à CHF 50.- qui correspond au cout, en énergie solaire, d’une année d’utilisation d’un ordinateur portable. (50kwh)

Ces vignettes peuvent être commandées sur le site web: http://www.vignettesolaire.ch

Ainsi, en achetant une vignette solaire, je sais que l’énergie que consomme mon ordinateur est au moins produite quelques part en énergie solaire. En utilisant mon ordinateur portable, je ne vais donc pas faire augmenter la demande en énergie et favoriser ainsi la construction de nouvelles centrales nucléaires ou favoriser la prolongation de leur durée de vie.

En achetant une vignette solaire je sponsorise un projet de création d’énergie propre et d’énergie produite par des panneaux solaire installés par des jeunes.

Production d’énergie en suisse

En suisse, nous avons la chance d’avoir une majorité de notre électricité qui est produite de manière renouvelable. Ceci par ce que nous avons beaucoup d’usines hydroélectriques. La production hydroélectrique représente 58,4 % de la production d’électricité en suisse contre  40,7 % pour le nucléaire, et seulement 0,9 % pour les autres sources de production d’électricité. La production d’énergie solaire est donc ridiculement petite. Il faut que ça change !

Libéralisation de la production d’électricité

les rapaces du marché de l électricité.jpgEn suisse le contexte du marché de l’électricité a beaucoup changé ces derniers temps et il va encore beaucoup changer.

Le 22 septembre 2002, la loi sur le marché de l’électricité (LME) était rejetée par 52,5% du peuple suisse. Cette loi proposait une libéralisation du marché de l’électricité. Le peuple n’en a pas voulu. Cependant, quelques gros consommateurs d’électricité voulant faire quelques économies (d’argent pas d’énergie !) ont invoqué la loi contre les cartels devant le tribunal fédéral pour libéralisé le marché. Ils ont gagné !

Cette victoire au tribunal fédéral a de facto libéralisé le marché de l’électricité, obligeant le parlement à faire une loi. Cette fois-ci. En tenant compte du débat de 2002. La loi a été conçue pour ne libéraliser que la production d’énergie et non son transport. Ainsi il est possible de garantir que les réseaux seront bien entretenus. Ce qui était une des plus grande crainte lors de la votation de 2002.

De plus un petit su-sucre a été offert pour faire passer la nouvelle loi: un fond pour sponsoriser les énergies renouvelables.

C’est ainsi que cette nouvelle loi sur l’approvisionnement en électricité (LApEI) a été accepté sans référendum.

Elle est entrée en vigueur le 1er janvier 2009. Libéralisant le marché de la production d’électricité pour les consommateur de plus de 100’000kWh.

Cinq ans plus tard, donc le 1er janvier 2014 le marché sera aussi libéralisé pour tout le monde.

Conséquences de la libéralisation

Beaucoup de gens ont vu dans cette libéralisation un moyen d’augmenter la concurrence et donc un moyen de faire baisser les prix. Mais c’est totalement faux !

Ce qui c’est passé, c’est une augmentation de 25% des prix ! (très variable suivant les régions..)

La concurrence sur la production de l’électricité ne peut pas fonctionner.

En effet, l’électricité, avant de suivre les lois de l’Etat, suit les lois de la physique! L’électricité est un flux d’électron qui emprunte toujours le chemin le plus court !  Ceci signifie que l’on consomme toujours l’électricité qui a été produite le plus près de chez soi.

Ainsi, avec cette nouvelle loi (LApEI), on est libre d’acheter à n’importe quel producteur de l’énergie. Mais on consomme toujours l’énergie produite localement ! Beaucoup de gens ne comprennent pas ce paradoxe, et ça ce comprend !

Sur ma facture il est écrit que mon électricité provient d’énergie hydroélectrique produite dans les pays nordiques   Mais en réalité je consomme de l’électricité provenant d’usines hydroélectriques des gorges de l’Areuse à quelques kilomètres de chez moi ou de l’électricité de la centrale nucléaire de Mühleberg.

Ainsi, ce que l’on a mis en place lors de la libéralisation de la production d’électricité en suisse, ce n’est pas une modification de notre réseau électrique. C’est une modification au niveau de la facturation de la production électrique.

Il y a donc un producteur chez qui on va acheter une certaine quantité d’énergie et il y le producteur local qui va nous la fournir. Entre temps il y tout un réseau de transport de cette énergie dont le financement est assuré par le droit de timbre. une taxe qui permet de financer l’entretient du réseau électrique (certaines communes taxent encore, en plus, un droit de passage). Pour calculer tous ces flux d’énergie qui passent, mais pas forcément par où il sont payés, il y a une nouvelle société, swissgrid qui a été crée pour s’occuper de gérer le transport d’électricité en suisse.

L’augmentation des prix de l’électricité avec la libéralisation s’explique probablement par le financement de cette nouvelle société swissgrid et par le calcul à la hausse du droit de timbre par les transporteurs d’énergie.

Financement des énergies renouvelables

éolienne en bout de champ.jpgQu’est devenu le su-sucre ? Que devient le financement de la production d’énergies renouvelables à prix coutant ? Les gens intéressés à recevoir une partie de 320 millions attribués pour que l’on reprenne à prix coutant l’énergie renouvelable qu’ils produisent était tenus de s’annoncer dès le 1er mai 2008 à swissgrid. Le 2 mai à 14h on comptait déjà 3750 demandes chez swissgrid alors que le 1er mai était un jour férié vu que c’était le jeudi de l’ascension!

Swissgrid a très vite été débordé par les demandes. Le tri a été fait, les petites installations ont été très vite rejetées. Puis les fonds d’encouragement pour le courant vert sont arrivés au bout. Ceux qui ont fait leur demande trop tard sont sur liste d’attente !

Pour tenter de débloquer la situation, en août 2009, le parlement a décidé de maintenir pour 2010 une taxe de 0.45ct par kWh pour reconstituer un fond pour financer les gens sur la liste d’attente des rétributions à prix coutant.

C’est une bonne nouvelle pour les grosses installations, surtout dans la géothermie et dans l’hydroélectrique. Mais ça ne résout pas le problème des petites installations. De tous les particuliers qui ont investi pour installer des panneaux solaires sur leur toit.

L’énergie solaire a été passablement délaissée par cette loterie au subventionnement.

La situation est encore pire qu’avant la libéralisation. Il y a un certain flou juridique autour du statut des gens qui ont été rejetés du subventionnement. Les distributeurs d’électricité sont quand même tenus de reprendre l’électricité qu’ils produisent mais à quel prix?

Jusqu’à présent il y avait pas mal de systèmes qui faisaient juste tourner le compteur électrique dans l’autre sens. Ainsi c’était un moyen simple de décompter l’électricité produite au même prix que celle qui est consommée. Avec la libéralisation quel est le prix? Souvent on applique le même principe vu que la libéralisation n’est pas encore effective pour les petits consommateurs d’énergie. Mais que ce passera-t-il en 2014? Est ce que l’on pourra se faire payer au prix du producteur d’énergie que l’on aura choisi ?

Etrange tout ça !

D’autres pistes de financement de l’énergie solaire

Toujours est il que les gens qui ont installé des panneaux photovoltaïques sur leur toits par ce qu’on leur promettait de les payer au prix coutant ont l’impression de s’être fait arnaquer !

Certains cherchent d’autre sources de financement. La vignette solaire en est une.

L’hébergement de site web sur un serveur web alimenté en énergie par des panneaux photovoltaïque en est une autre. C’est ce que fait la société Horus.

Perspectives d’avenir

panneau solaire à la cabane rambert.jpgL’avenir est à la production d’énergie locale. Il faut toujours  avoir en tête que l’électricité emprunte toujours le chemin le plus court! Donc l’installation de production qui aura le moins de perte de transport sera toujours la plus proche.

Une production locale permet également de maintenir des compétences locales et des emplois locaux.

L’énergie va devenir un secteur de plus en plus stratégique. Produire sa propre énergie, c’est garantir la sécurité de son avenir.

L’énergie solaire est inépuisable, elle est présente partout. Les panneaux solaire sont fait en silicium, c’est l’élément le plus courant sur la croute terrestre après l’oxygène. (le sable est principalement composé de silicium)

L’énergie solaire est donc la source d’énergie la plus durable et la plus propre que l’on puisse utiliser.

Obélix et le capitalisme

Obélix et le capitalisme

couverture BD Obélix et compagnie.jpgAyant un peu de temps, j’en ai profité pour relire quelques BD et notamment les aventures d’Astrérix. Je suis agréablement tombé sur l’album Obélix et compagnie, que j’ai re-découvert sous un angle totalement différent de la dernière fois que je l’ai lu. J’y ai découvert une histoire qui est une critique du capitalisme.

Pour ceux qui n’aurait pas lu (horreur!) ou relu cette BD dernièrement, voici un résumé de l’histoire.

La domination par la décadence

Après de multiples défaites, César tente toujours de trouver un moyen de conquérir enfin ce petit village gaulois d’Armorique qui résiste encore et toujours à l’envahisseur.

Cette fois, il est conseillé par Caius Saugrenus un petit jeune qui sort de l’NEA, La Nouvelle Ecole d’Affranchis… Ce personnage a une ressemblance troublante avec Jacques Chirac, qui était, à l’époque de la sortie de cet album (1976), premier ministre de la France….

Caius Saugrenus déclare que si les gaulois n’ont rien d’autre à faire que de se battre, il faut les occuper. Il faut les tenter par l’appât du gain et l’or pour les transformer en décadents !

César constatant l’état décadent de tous ses riches conseillers est emballé par l’idée et donne des crédits illimités à Caius Saugrenus pour réaliser son projet.

L’appât du gain, l’envie de reconnaissance

saugrenus vante les mérites de l argent.jpgLe plan de Saugrenus est simple, il propose à Obélix de lui acheter ses menhirs en échange de beaucoup de sesterces. Le prix double à chaque livraison. Pour qu’Obélix accepte, il lui dit: Mais oui ! C’est intéressant d’avoir de l’argent. Tu peux acheter des tas de choses à manger… Tu seras l’homme le plus riche de ton village et donc le plus important.

Obélix accepte.

Le travail, organisation sociale

Obélix va donc passer tout son temps à tailler des menhirs pour tenter de combler la demande de Caius Saugrenus.  Il passe tellement de temps dans sa carrière de menhir qu’il n’a plus le temps de faire autre chose. Comme il le dit lui même à Astérix qui lui proposer d’aller à la chasse: J’ai du travail! J’ai un menhir à faire ! Je n’ai pas le temps de rigoler, moi!

Obélix n’a donc plus le temps de chasser. Ce qui pose tout de même un problème. Lui qui aime tellement manger du sanglier il n’en a pas !

Mais comme Obélix est riche de plein de sesterces, il paye Analgésix, un autre villageois pour aller chasser à sa place.

Au file du temps, Caius Saugrenus augmente toujours plus la demande, ce qui pousse Obélix a engager plusieurs tailleurs de menhirs et plusieurs chasseurs pour nourrir les tailleurs.

Obélix a trop de travail.jpg

La concurrence isole

Puis Caius Saugrenus affine sa stratégie. Il suggère à Obélix qu’étant devenu un riche chef d’entreprise, il ne porte pas des habits dignes de son rang. Obélix va donc refaire sa garde robe et montrer ainsi à tous le village son nouveau statut.

Le statut de nouveau riche d’Obélix va engendrer beaucoup de jalousie dans le village et pousser de nombreux hommes du village à se lancer dans la taille de menhir pour gagner plein de sesterces.

La concurrence ainsi générée isole les uns des autres les anciens amis. Le plan de Saugrenus fonctionne à merveille. Les gaulois ne sont plus unis et ils n’ont plus le temps de penser à se battre.

La surproduction mène au marketing

Le plan de Saugrenus fonctionne à merveille, mais très vite il est submergé de menhir. César n’est pas très content.

Saugrenus lui propose alors de vendre les menhirs. César lui rétorque Qui voudra des ces menhirs ? Ils ne servent à rien !

Caius Saugrenus décide alors de lancer une campagne de marketing ! Il faut provoquer le besoin chez le consommateur.

campagne de marketing pour les menhir.jpg

Il explique que les gens achète:

  • Ce qui est utile
  • Ce qui est confortable
  • Ce qui est amusant
  • Ce qui rend jaloux les voisins

C’est ce dernier créneau qui nous intéresse!

Une grande campagne de pub est donc lancée. Les murs de Rome sont placardés d’affiches, des publicités pro menhir sont faites durant les jeux du cirque.

Puis les produits dérivés arrivent. Des toges, des cadrans solaires, des bijoux, le kit marteau burin pour faire son menhir soi même.

Le menhir, à la base objet inutile, devient un objet convoité de tous dans le monde romain.

campagne d affichage pour les menhirs.jpg

Règlementation du commerce et protectionnisme

Voyant le succès du menhir d’armorique, les romains eux aussi se lancent dans le taille et la vente de menhirs. Ce qui commence à causer de grave problème à Jules César. Il tente le protectionnisme. Il doit lutter contre la baisse des prix du menhir romain qui l’empêche de liquider ses menhirs gaulois acheté à prix d’or !  Mais là il est confronté aux manifestations des travailleurs romains qui bloquent la via Apia !

La crise

Pour limiter la casse, César décide de tout arrêter. Il renvoie Caius Saugrenus en Armorique pour annoncer aux gaulois que Rome ne veut plus de menhir. En chemin sur la route on aperçois un cimetière de menhir !

La crise est là chez les gaulois. Plus aucun menhir ne se vend. Il sont prêt à se faire la guerre entre eux. Mais sur les sages paroles d’Astérix ils vont plutôt taper sur les romains: Tout est arrivé à cause d’eux, finalement !

La vie du village reprend son cours, l’album se termine par le traditionnel banquet et Rome est au bord de la faillite suite à une dévaluation du sesterce due à la crise !

Analyse

Je trouve que cette histoire illustre très bien l’absurdité du système capitaliste.

Motivation, besoin de reconnaissance

Tout d’abord, comment débute l’histoire ? Comment Obélix se fait il avoir par Saugrenus pour se lancer dans le capitalisme ?

Il se lance dans le capitalisme par ce que Saugrenus lui dit: Mais oui ! C’est intéressant d’avoir de l’argent. Tu peux acheter des tas de choses à manger… Tu seras l’homme le plus riche de ton village et donc le plus important.

Obélix avait déjà suffisamment de choses à manger. Il n’a donc pas besoin d’argent. Mais le fait de lier homme le plus riche avec homme le plus important est un argument qui a fait mouche.

On remarque donc ici, que c’est le besoin de reconnaissance qui a motivé Obélix. Ceci est vrai pour Obélix, mais c’est également vrai pour la plupart d’entre nous.

Le besoin de reconnaissance est un des moteurs de notre existence.

Ici Saugrenus associe la possession de sesterces à cette reconnaissance. Mais l’argent n’est pas l’unique moyen d’avoir la reconnaissance de ses pairs. C’est là le piège qui nous est tendu.

Le travail prend du temps

Un autre point qu’il me semble important de signaler, c’est que travailler ça prend du temps. Obélix remarque rapidement que pour gagner de l’argent, il doit travailler plus. Si il travaille plus, il ne peut plus aller chercher à manger tout seul. Il engage donc des chasseurs. C’est finalement toute la société qui est organisée autour de ce travail de cette production dans l’unique but de gagner de l’argent.

C’est le principe de base de l’invention de la monnaie métallique: rendre la monnaie indispensable (en l’imposant par l’impôt) et ainsi permettre à celui qui crée la monnaie de vivre sur le dos des autres…    Les gens sont obligé des se spécialiser pour être plus efficace. C’est l’invention de l’économie de marché.

Le travail ça prend du temps. Beaucoup de gens se plaignent de n’avoir jamais le temps de faire telle ou telle chose par ce qu’il faut toujours travailler plus… C’est une réalité. Nous sommes enfermé dans une spirale infernale qui nous bouffe notre temps.

Petit exemple actuel d’une famille qui a plusieurs enfants. Monsieur travaille pour subvenir aux besoins de sa famille, madame s’occupe des enfants.

Puis les enfants deviennent grands, ils ont plus de besoins qui coutent cher. Madame recommence à travailler pour gagner plus d’argent. Mais comme elle n’est pas à la maison, elle engage une babysitter pour s’occuper des enfants quand elle n’est pas là.

Puis pour payer la babysitter elle change de travail pour un travail un peu plus loin mais qui paye mieux. Mais voilà que comme son travail est plus loin elle doit maintenant acheter une voiture. Puis le revenu des deux conjoints a augmenté, ils changent de catégorie de revenus et payent plus d’impôts !

Pour se serrer la ceinture, on décide de réduire les couts de nourriture. On achète de la nourriture bon marché de moins bonne qualité.

Bilan: Madame travaille plus, elle voit moins ses enfants, elle paye plus d’impôt, elle passe du temps dans les embouteillages à polluer, elle a moins d’argent qu’avant et donc tout le monde mange sur le pouce des aliments de moins bonne qualité !

Il faudra me dire à quoi ça sert de travailler plus pour gagner plus d’argent !?!

Il me semble que la véritable seule richesse que l’on a, c’est du temps. Alors ne gâchons pas notre temps pour faire tourner un système stupide. Utilisons notre temps pour des activités qui nous intéresse.

la concurrence

Un bon filons, ça attire tout le monde! Obélix n’est pas longtemps tout seul à tailler des menhirs. Très vite, d’autres veulent aussi obtenir le niveau social d’Obélix et donc se lancent dans la taille de menhir.

Cette concurrence transforme vite l’ambiance paisible du village en une ambiance tendue. Les valeurs de camaraderie et de rigolade sont remplacées par des valeurs de rendement, vitesse et profit. La jalousie règne.

Un des sacro-saints principes du libéralisme c’est la concurrence. Mais est ce que la concurrence est vraiment un bon principe ?

Je ne suis pas certain que l’idée de vouloir à tout prix une concurrence dans le domaine de la téléphonie mobile ai été une réussite. Ainsi avec 3 opérateurs ont a 3 fois plus d’antennes de téléphonie pour la même couverture !

La concurrence est bien souvent inutile. En Suède, au lieu de se concurrencer, les fournisseurs d’accès internet se sont mis à collaborer. Ils ont construit ensemble un superbe réseau de fibre optique pour accéder à chaque maison. Ainsi même les iles les plus reculées du reste du monde ont une excellente connexion réseau.

Avec la collaboration tout le monde est gagnant. Cessons de se concurrencer, apprenons à collaborer. Ensemble nous sommes plus fort.

le marketing

Une fois Jules César envahi par les menhir, il faut trouver quoi faire avec cet objet inutile ! Comment faire pour vendre de l’inutile, il faut faire une campagne de marketing.

Comme le dit Caius Saugrenus: Il faut provoquer le besoin chez le consommateur.

Ainsi le système capitaliste doit pousser le plus loin possible son absurdité de base. Comme il faut pouvoir vendre à tout prix. Il faut que les gens achètent à tout prix, que l’objet qu’on leur vend soit utile ou non.

Pour ça, on s’appuie sur la psychologie humaine. Le capitalisme se répand grâce à la jalousie, à l’envie et au besoin de reconnaissance des autres. (cette fois-ci plus en fonction de sa richesse en argent, mais de sa richesse en objet)

Les voisins ont un menhir si l’on ne veut pas passer pour un con, il nous faut un menhir. C’est la mode!

C’est ainsi qu’une foule de produit dérivés débarquent sur le marché. Puis toute une foule de services complémentaires, la publicité, les outils de communication et de transport. On industrialise la production de nourriture, vu qu’il y a moins de monde disponible pour s’occuper des champs, il faut améliorer le rendement.

Toute la société vit sur cette absurdité de vouloir absolument un menhir !

Dans cette album des aventures d’Astérix c’est le menhir qui est le héros de l’histoire. Mais dans notre réalité, on peut trouver beaucoup d’exemples d’objets inutiles qui font tourner le système et qui génèrent avec eux tout un système de services et besoins qui tourne autour.

Pour ne prendre qu’un exemple, l’horlogerie en est un bon. Nous n’avons pas vraiment besoin de savoir l’heure qu’il est. Mais la montre est aussi un objet de luxe qui montre sa position sociale. Ainsi tout le monde en a une. Toute une industrie de l’horlogerie se crée. Il faut des moyens de communication et de transport pour acheminer les montres. Pour synchroniser tous ces moyens de transports, de communication et de production, il faut des horaires, et donc il faut des montres ! Le système s’auto-alimente.

Les ressources naturelles

Il y a un point qui n’est pas traité dans cette BD, c’est le problème des ressources naturelles. Comment Obélix et ses voisins ont  ils pu inonder le marché romain de menhirs en les taillant tous dans les deux trois rochers qui jouxtent leur village ?!?

Cette gigantesque construction sociale qu’a conçue le capitalisme repose sur la production de biens. Pour produire ces biens, on exploite des ressources naturelles. Notre terre elle-même. Mais ce que l’on a tendance a oublier, c’est que ces ressources ne sont pas infinies. Elles sont limitées.

Le système capitaliste est une véritable machine à transformer des ressources naturelles en déchets. Des ressources inutilisables. Le PIB est la mesure de la vitesse à laquelle tourne cette machine.

Dans la bande dessinée, on voit, au bord d’une route, un cimetière de menhirs. C’est bel et bien une décharge.

C’est ça la finalité du capitalisme. Le système s’arrêtera de lui même lorsque toutes les ressources naturelles auront été transformées en déchets. Mais là, le système ne sera pas le seul à disparaitre !

cimetière de menhirs.jpg

Conclusions

Conclusions est ce que nous avons toujours envie de favoriser un système qui nous bouffe notre temps? qui remplace des valeurs de solidarités et de collaboration par des valeurs d’individualisme et de concurrence ? qui nous pousse a transformer nos ressources naturelles en déchets ?

Est ce que c’est vraiment ça que nous voulons ?

Moi pas. Alors sortons du capitalisme !

Pour plus d’infos sur les méfaits du capitalisme je recommande le livre Pour sauver la planète, sortez du capitalisme. De Hervé Kempf.

Que faire pour sortir du capitalisme ?

Il suffit déjà de regarder tous les objets autour de soi et de se demander si l’on en a vraiment besoin. Si par hasard je ne suis pas entouré de menhirs inutiles ?

Parti pirate suisse

Parti pirate suisse

Depuis l’été 2009, le paysage politique suisse comporte un nouveau parti: Le parti pirate !

D’où tombe ce parti ?

drapeau pirate.jpgHisoriquement, le premier parti pirate est le parti suédois. Il a été fondé en 2006 et depuis, il y a des partis pirates qui se créent dans le monde entier. Le Parti pirate international, rassemble une trentaine de partis nationaux.

Depuis quelques années déjà, il existe quelques réseaux de gens en suisse qui sont sensibles aux idées du parti pirate.

Fin 2007, quelques personnes ont tenté de se bouger pour lancer une référendum contre la modification de la loi sur le droit d’auteur et les droits voisins du 5 octobre 2007.

Cette modification de loi a introduit en suisse une protection juridique pour les DRM. (qui sont des logiciels conçu pour protéger une loi…). Malgré une bonne volonté et de bons arguments, seul 803 signatures sur les 50 000 nécessaire ont été récoltées.

Cet échec a montré qu’il n’existait aucune organisation en suisse pour défendre une société de l’information libre et ouverte contre la tendance d’une certaine industrie à vouloir durcir le contrôle et le droit d’auteur sur l’échange d’information.

En avril 2009, le parti pirate suédois profite de l’attention médiatique portée au procès de The Pirate Bay. Le nombre d’adhérants au parti se multiplie pour atteindre les 30 000 membres.

En juin 2009, le parti pirate suédois a obtenu un peu plus de 7% de voix aux élections européennes de 2009, en suède. C’est ainsi que le parti pirate obtient son premier représentant au parlement européen.

C’est cet événement qui va motiver de nombreuses personnes à créer des partis pirates dans de nombreux pays, dont la Suisse.

C’est ainsi qu’après quelques semaines de discussions sur son forum, le parti pirate suisse est né le 12 juillet 2009. (le jour de mon anniversaire !)

Actuellement, cinq mois plus tard, le parti pirate suisse compte 600 membres dans toute la suisse.

Que veux le parti pirate ?

Le parti pirate est formé en grande partie de gens qui travaillent dans le domaine de l’informatique et des technologies de l’information. Ils sont aux premières loges pour observer ce que les médias appellent la révolution numérique.

En effet, ces dernières années, c’est bel et bien une véritable révolution de fond qui est en train de se passer. Notre société est entrée dans l’ère de l’information. Comme dans toute révolution. Il y a de bonnes et de mauvaises choses qui arrivent. Il y a une période d’instabilité. Il y a des manières de faire qui changent. Il y a des moments clés et des choix de société à faire.

Le parti pirate est là pour s’assurer que la transformation de notre société pour entrer dans l’ère de l’information se fasse dans l’intérêt de tous.

Les axes principaux du parti pirate sont:

  • la réforme du droit d’auteur
  • la suppression des brevets
  • le renforcement de la protection de la vie privée

Ces dernières années les technologies de l’information ont beaucoup évolué et la société avec. Le droit actuel dans le domaine de l’information n’est plus adapté à la technologie et à la société actuelle. De nouveaux problèmes sont apparus ces dernières années. Il y a deux manières de les résoudres:

  1. on bride la technologie pour tenter de faire « comme avant ».
  2. on réforme le droit pour l’adapter à la technologie et la société actuelle.

La première solution est celle qui est prônée par les industries qui vivent de leur position dominante dans le système en vigueur. Cette solution conduit à rendre unique du contenu qui peut se copier à l’infini en enfermant ce contenu dans des DRM. (Documentation sur les méfaits des DRM) Cette solution conduit à la création de lois liberticides comme la loi HADOPI en france. Cette solution conduit à la criminalisation d’une part grandissante de la société  qui apprécie la simplicité et l’efficacité de nouveaux modes d’échange d’information. Cette solution conduit à brider l’innovation.

La seconde solution est celle qui est prônée par le parti pirate. Il faut réformer le droit d’auteur.

Pour mieux comprendre, voici un exemple qui montre que parfois il vaut mieux adapter le droit à la technologie que le contraire.

Au début de l’aviation aux USA, le droit de propriété terrien posait problème. En effet, une propriété comprenait le sol, le sous-sous, mais aussi le ciel au dessus. Avec l’arrivée des avions on a vu de nombreuses « violation de propriété privée« . Ce n’est pas pour autant que maintenant les avions ont été interdit ou que les pilotes négocient un droit de passage tous les 50m sur les 10 000km de voyage !

Non.. la solution n’a pas été de brider la technologie, la solution a été de changer le droit ! Aux USA, une propriété n’inclut plus le ciel ! C’est un rééquilibrage du droit pour le bien commun.

C’est par ce que la tendance actuelle adoptée par plusieurs gouvernements semble être à l’acceptation de la première solution, celle du bridage de l’information et de la technologie que le parti pirate se forme. Il entend être un contrepoids aux lobbyisme et au lavage de cerveau d’une certaine industrie qui tente de maintenir son fonctionnement et ses privilèges.

Le parti pirate est donc un mouvement qui vise a informer la population des vrais enjeux de l’ère de l’information pour le bien communs de tous, dans un état de droit équilibrés.

Programme du parti pirate suisse

Durant l’été 2009, une fois le parti créé, c’est un programme politique qui a été écrit, discuté et finalement adopté fin août.

Le programme politique du parti pirate suisse est disponible sur le wiki du parti.

Au moment des débats pour la création de ce programme, j’avais écrit une proposition de programme afin de clarifier quelques idées. Pour ne pas alonger ce billet, je laisserai ceux que ça intéresse aller lire cette proposition. Elle comporte de nombreux exemples et réflexions à propos des changements que  la révolution numérique apporte.

Pour résumer

Le parti pirate est constitué de citoyens qui défendent, le droit à l’autodétermination informationnelle, l’accès libre à la connaissance ainsi qu’à la culture, tout comme la préservation de la sphère privée des individus.

Les membres du parti pirate pensent que ce sont autant de fondements de la société d’information qui nous attend. Ce ne sont que sur de telles bases que peut croître un régime démocratique socialement juste et librement consenti.

Le parti pirate est un parti que l’on ne peut pas positionner sur l’échiquier politique gauche droite traditionnel.

Si au début le parti pirate semble être une parti de geeks informaticiens, cette vision des choses risque vite de sortir du monde de l’informatique.

En effet, la société dans laquelle nous vivons étant de plus en plus une société d’information. Les questions qui touchent à l’information sont de plus en plus fréquentes en politique.

Hors, l’informatique, les domaines les plus directement touchés sont ceux qui sont en relation avec les biens culturels comme la musique, les livres, le cinéma. Puis on peu transposer les mêmes problèmes dans le domaines de la biologie avec les OGM et la brevetabilité du vivant. Puis on dérive très vite sur l’industrie pharmaceutique.

Ensuite, on peut parler d’économie en repensant totalement la manière de favoriser économiquement l’innovation et la création de bien culturels.

Et enfin, on peut parler d’éducation en garatissant que l’apprentissage par la copie et l’étude du fonctionnement de mécanismes soit toujours possible comme jusqu’à maintenant.

Le parti pirate peut donc apporter de nombreuses contributions dans des domaines aussi fondamentaux que la culture, l’agriculture, la santé, l’économie, et l’éducation.

Quelques lectures intéressantes

Fonte des glaciers

Fonte du glacier de la Forcla

Cet été j’ai eu l’occasion de me rendre au dessus d’Ovronnaz sur le glacier de la Forcla.

J’y étais déjà passé une année et une semaine plutôt. Ainsi ça m’a permi de faire des photos comparatives d’une année à l’autre.

On remarque ainsi que le glacier fond beaucoup. En été 2008, nous avions du traverser un névé de neige sur le glacier, en 2009, il n’y a quasi plus de neige. Le glacier est quasi complètement enfoui sous des éboulis.

A certains endroits, entre les rochers instables, il est possible d’apercevoir encore un peu de glace.

On peut probablement dire que ce glacier n’est, actuellement en été, plus qu’une zone de pergélisol.

Cette situation est probablement due au fait que l’été 2009 a été le 3ème plus chaud depuis le début des mesures en suisse en 1864. Globalement l’excédent thermique a été de 2 degrés au dessus de la norme.

L‘année 2008 elle même était déjà la huitième années la plus chaude depuis 1901 selon l’Organisation Mondiale de la Météorologie.

Ces deux années ne font que confirmer la tendance globale au réchaufement climatique que l’on observe ces 150 dernières années.

Avec les photos ci-dessous, on observe concrètement la disparition progressive du glacier de la Forcla. Cet exemple nous montre la disparition progressive d’une partie de nos réserves d’eau dans les Alpes.

Le château d’eau de l’Europe se vide !

carte glacier de la forcla.jpg

Vue du glacier de la Forcla le 22 août 2008

2008-08-22 glacier de la forcla.jpg

Vue du glacier de la Forcla le 30 août 2009

2009-08-30 glacier de la forcla.jpg

Vue du glacier de la Forcla le 13 août 2017

Durant l’été 2017, j’ai eu l’occasion de passer à nouveau par le col de Forcla. J’ai pu constater que le névé du glacier était à nouveau un peu plus grand.

Il doit donc y avoir une forte influence sur les précipitations dans la région.

fonte glacier col de forcla ovronnaz 2017

Proposition de programme politique pour le parti pirate suisse

Proposition de programme politique pour le parti pirate suisse

Problématique

Le parti ne se forme pas par hasard. Il y a une véritable réflexion de fond qui pousse des gens à s’unir pour défendre des idées et des valeurs communes.

  • Nous vivons dans un Etat de droit.
  • Le droit est un ensemble de règles et de lois qui définissent les rapports entre les gens d’une même communauté.
  • Le droit évolue au cours du temps pour s’adapter à la société. Il tente d’être équilibré pour garantir les intérêts de tous.

La technologie aussi évolue. Ces dernières années les technologies de l’information ont beaucoup évolué et la société avec. Le droit actuel dans le domaine de l’information n’est plus adapté à la technologie et à la société actuelle. De nouveaux problèmes sont apparu ces dernières années. Il y a deux manières de les résoudres:

  • on bride la technologie pour tenter de faire « comme avant ».
  • on réforme le droit pour l’adapter à la technologie et la société actuelle.

La première solution est celle qui est prônée par les industries qui vivent de leur position dominante dans le système en vigueur  Cette solution conduit à rendre unique du contenu qui peut se copier à l’infini en enfermant ce contenu dans des DRM. (Documentation sur les méfaits des DRM) Cette solution conduit à la création de loi liberticide comme la loi HADOPI en france. Cette solution conduit à la criminalisation d’une part grandissante de la société  qui apprécie la simplicité et l’efficacité de nouveaux modes d’échange d’information. Cette solution conduit à brider l’innovation.

La seconde solution est celle qui est prônée par le parti pirate. Il faut réformer le droit d’auteur.

Au début de l’aviation aux USA, le droit de propriété terrien posait problème. En effet, une propriété comprenait le sol, le sous-sous, mais aussi le ciel au dessus. Avec l’arrivée des avions on a vu de nombreuses « violation de propriété privée« . Ce n’est pas pour autant que maintenant les avions ont été interdit ou que les pilotes négocient un droit de passage tous les 50m sur les 10 000km de voyage !

Non.. la solution n’a pas été de brider la technologie, la solution a été de changer le droit ! Aux USA, une propriété n’inclut plus le ciel ! C’est un rééquilibrage du droit pour le bien commun.

C’est par ce que la tendance semble être à l’acceptation de la première solution, celle du bridage de l’information et de la technologie que le parti pirate se forme. Il entend être un contrepoids aux lobbyisme et au lavage de cerveau d’une certaine industrie qui tente de maintenir son fonctionnement et ses privilèges.

Le parti pirate est donc un mouvement qui tent a informer la population des vrais enjeux de l’ère de l’information pour le bien communs de tous, dans un état de droits équilibrés.

Le programme du Parti Pirate Suisse s’articule en 3 axes principaux.

  • la défense des libertés civiles. (Droit à la vie privée, liberté d’expression et d’information)
  • la réforme de la propriété intellectuelle
  • la suppression des brevets

Suppression des brevets

Le but d’un brevet est de permettre à son auteur de garder l’exclusivité sur son invention pendant vingt ans afin de lui permettre de financer l’investissement effectué pour ses recherche.

Le parti pirate est d’avis que le système des brevets, actuellement, ne remplit plus son but de favoriser l’innovation. Ce système pose plus de problèmes qu’il n’en résout. Le parti pirate propose donc de supprimer les brevets.

Mais alors comment favoriser l’innovation ? Comment réformer ce système que proposer ?
Des solutions existent, il semble que la simple économie de marché est une solutions qui favorise plus l’innovation que le système du brevet.

Une étude dirigée par Peter Bossaerts avec des chercheur de l’EPFL et de Caltech montre que l’innovation est favorisée en utilisant le système d’économie de marché pour récompenser tous les acteurs qui ont contribué à une innovation, qu’ils soient les premiers ou les second à proposer cette innovation. (source: http://www.ibcom.ch/ee01/news/comments/economie-de-marche-encourage-davantage-innovation-que-les-brevets/ )

Le système de brevet est trop exclusif, le second à se lancer sur le marché n’a droit à rien, tout est gardé pour le premier, celui qui dépose le brevet.

Il y a un vrai problème d’abus à régler, en effet, en septembre 2008, ce sont les employés même de l’office européen des brevets qui sont venus manifester dans la rue pour dénoncer les dysfonctionnements du système des brevets. Donc il y a de quoi faire et il y a du soutiens.
(source: http://www.numerama.com/magazine/10718-L-Office-europeen-des-brevets-en-greve-pour-denoncer-les-abus.html)

Quelques autres méfaits des brevets en vrac:

  • Brevet logiciel => tue l’innovation
  • Brevet sur le vivant => pillage du patrimoine qui a toujours été libre
  • OGM => rend dépendant les agriculteurs et donc n’assure plus la souvraineté alimentaire.
  • Brevet => empêche la recherche universitaire

Pour les détails voir la page détaillée sur les méfaits des brevets.

Réforme de la propriété intellectuelle

La propriété intellectuelle est un outil

La propriété intellectuelle est un outil légal qui a été créé pour favoriser la création. Il ne faut pas faire d’amalgame entre la propriété intellectuelle et la propriété « naturelle ». La propriété intéllectuelle n’est pas un propriété privative. Une idée, une oeuvre, un concept se copient. Donc plusieurs personnes peuvent profiter en même temps d’une oeuvre. Mais ce n’est pas le cas avec un objet physique.

L’industrie qui vit de rentes sur la propriété intellectuelle prétent que ces deux types de propriété sont équivalent. Mais il ne faut pas céder au lavage de cerveau. Ce n’est pas vrai. Copier n’est pas voler! La copie ne prive personne de l’original.

Echange par internet

Les effets de la copie illégale massive ne sont pas vus de la même manière suivant de quel côté on se place. L’industrie du disque et du cinéma dit que chaque copie faite est une vente de moins. Mais rien n’est certain. Une copie est effectivement peut être une vente perdue, comme ça peut être une copie qui ira chez une personne qui ne l’aurait pas acheté. C’est l’attrait de la gratuité. Ce dernier type de copie n’est peut être pas néfaste à l’industrie. C’est une publicité gratuite. Difficile d’évaluer l’impact véritable.

Toujours est il que le principal problème de 95% des artistes n’est pas de se faire copier, mais de se faire connaître. En cela, internet est le meilleur moyen de diffusion, et donc de se faire connaître que nous ayons à disposition. Il serait bête de s’en passer.

Le parti pirate fait donc la promotion des moyens de communication peer-to-peer. (p2p)

Suppression de la protection automatique

Comme dit plus haut la propriété intellectuelle est un outil pour favoriser la création. Le système actuel donne de manière automatique à un auteur tous les droits sur sa création. Ceci dans le but de pouvoir gérer l’utilisation commerciale d’une oeuvre pour en tirer un profit pécunier.

Toutefois il existe deux sortes d’oeuvres:

  • des oeuvres destinées à une utilisation commerciale
  • des oeuvres qui n’auront jamais d’utilisation commerciale

La protection automatique d’une oeuvre pose problème. Vu qu’il faut obligatoirement l’accord de l’auteur pour toute utilisation. Il faut préalablement retrouver l’auteur d’une oeuvre. Ce qui n’est pas toujours facile.

En retournant la situation, on peut se dire qu’une personne voulant exploiter commercialement son oeuvre prendra soins de garder un lien entre son oeuvre et son identité.

Donc il est possible de supprimer la protection automatique d’une oeuvre. Si une personne veut protéger son oeuvre on peut imaginer qu’elle se donnera la peine de faire les démarches nécessaires. Si aucune démarche de protection n’est faite. Alors l’oeuvre sera disponible dans le domaine public.

Les démarches pour protéger une oeuvre doivent être simple. Il y a plusieurs solutions envisageable. Par exemple:

  • une base de donnée répertoriant les oeuvres enregistrées et leur auteur
  • une marque sur ou proche de l’oeuvre permettant de savoir sous quel régime légal se trouve l’oeuvre. (à l’image des métadonnées indiquant des licences creative commons)

L’enregistrement dans une base de donnée peut paraitre une activité énorme. Mais l’exemple de la gestion des noms de domaine sur internet permet de montrer qu’un tel système peut fonctionner de manière répartie et pas trop contraignante.

Durée de la protection d’une oeuvre

La question de la durée de protection est également cruciale. Actuellement une oeuvre est protégée 70 ans après la mort de l’auteur. Il est difficile de comprendre en quoi protéger une oeuvre après la mort d’un auteur le favorise à créer ?

Cette durée est là par le fait de la volonté d’une certaine industrie qui a voulu s’asurer des rentes. L’exemple est marquant avec le copyright aux USA. Depuis 1790 le congrès a augmenté cinq fois la durée du copyright on est passé d’une durée de base de 14 ans, à 90 ans après la mort de l’auteur. La dernière augmentation de la durée a été voté en 1998 par le Sony Bono Act. Loi qui est aussi appellée par ses détracteurs, Mickey Mouse Protection Act pour montrer l’intérêt qu’a eu l’industrie Disney à faire passer cette loi pour protéger ses intérêts.

Il est donc temps de rééquilibrer cette durée à un nombre d’année raisonnable. Il faut également s’assurer qu’il ne soit pas possible d’augmenter la durée à chaque fois que la durée initiale arrive au bout !

Une proposition d’un nouveau système pourrait être de protéger une oeuvre durant 5 ans et ceci renouvelable jusqu’à une durée maximale de 15 ans.

La vie commerciale d’une oeuvre n’est souvent pas si longue. Il ne sert donc à rien de protéger trop longtemps celle-ci. En ce qui concerne les marques. La protection en vigeur ne semble pas devoir être remise en cause.

Pourquoi limiter la durée de protection d’une oeuvre ?

Tout simplement pour favoriser une culture des remix. Cette culture des remix est profitable à tous, elle permet l’adaptation d’une oeuvre à son époque.  Par exemple pour une oeuvre musicale jouée à un moment donné qui a son heure de gloire, 15 ans plus tard, la mode à certainement beaucoup changée. Il est possible de reprendre cette oeuvre pour la remixer, la remettre au goût du jour et ainsi recréer un nouvel engouement autour de cette même oeuvre.

Vision totalement théorique? Non, pas du tout. C’est une vision très pragmatique. Un des meilleurs exemples que l’on puisse faire est certainement celui de l’Amen break. Ce petit bout de batterie de 5,2 secondes perdu au milieu d’une chanson du groupe The Winstons vers la fin des années 1960 a été repris et remixé avec succès de nombreuses fois. Ce petit break en vient ainsi a être la base de nombreux morceaux dans quelques genres musicaux comme le Hip-Hop, le Jungle et Drum & bass.

Ainsi, sur un tout petit break de moins de 6 secondes on a créé tout une sous culture. Pour aller dans les détails, voici l‘historique de l’Amen break en vidéo.

Défense des libertés civiles

Protection de la vie privée

Quand on voit des sociétés commerciales qui vivent de la dénonciation des internautes et qu’on laisse faire cet espionnage, il y a de quoi se poser des question sur la protection de la vie privée dans notre pays. Il faut donc clarifier ce qu’il est possible de faire ou non.

Après une votation on ne peut moins claire sur le passeport biométrique, il y a du boulot à faire pour vérifier la bonne mise en place de ce système avec ces nouvelles bases de données sensibles.

Les technologies de l’information actuelles permettent de gérer rapidement des grandes quantités d’information. Il est donc possible de faire facilement, à grande échelle, et sans aucun contrôle, autant le bien que le mal.

Il est donc important que tout à chacun puisse contrôler l’information à son sujet et ce qu’on en fait dans diverses bases de données.

Ceci implique donc une notion de droit à l’oubli. Un compte facebook ou un historique de recherche google doit pouvoir être effacé.

Droits politiques et du citoyen

Les technologies de l’information actuelles permettent ou permettraient de simplifier grandement des actes de base d’une démocratie comme la notre.

  • signature d’initiative et référendum
  • vote et élections électronique
  • accès à un guichet numérique pour les démarches administratives (poursuite, impôts, attestation diverse, etc…)
  • identité numérique

Il est important de débattre si ces tâches sont souhaitables ou non. De la manière dont elle sont mise en place. Quel sont les avantages et les inconvénients.

La signature d’initiative et de référendum est tellement plus facile de manière électronique qu’elle pose le problème du nombre de signatures requises. faut il augmenter le nombre pour être certain d’une véritable volonté populaire ?

Prochainement le vote électronique sera proposé à grande échelle en suisse. Est ce une bonne chose ?
Actuellement il est en test dans les cantons de Neuchâtel, Zurich et Genève.

A Neuchâtel. Il semble bien conçu de manière cryptographique, mais l’ergonomie est affreuses. Il est souvent plus vite fait de voter  sur papier, par correspondance que d’utiliser le vote électronique. Donc si la rapidité était le but a atteindre. C’est loupé.

La réflexion faite en suisse pour le vote électroniqu est toujours mieux que dans bon nombre d’autres pays où la sécurité des machine à voter n’est assurée que par le secret de leur fonctionnement. C’est totalement à l’encontre des règles de bases de la cryptographie. Pour être sûr, le mécanisme d’un système de vote doit être ouvert et connu de tous. C’est seulement ainsi que l’on peut garantir un fonctionnement correct. La sécurité doit reposer uniquement sur le secret des clés, mais en aucun cas sur le secret du fonctionnement du système.

Malgré tout, même si il est bien conçu, avec un système de vote électronique il est très difficile de contester un résultat ! La technologie opacifie le processus.

La landsgemeinde reste quand même plus facile à contrôler. Chacun est capable de voir le résultat en voyant des mains levées ou des tas de papier plus ou moins grand.

Actuellement, le système fédéraliste suisse décentralise les bureaux de vote. Une fraude est donc difficile a réaliser à grande échelle. Avec le vote électronique, on a tendance à centraliser le système, ce qui augmente le risque de fraude par piratage, corruption du bureau de dépouillement ou simple bug.

Il y a tout un débat et une information à faire à ce propos et il  semble qu’il y a peu de gens qui comprennent vraiment l’enjeux et l’aspect technique.

Dans le canton de Neuchâtel, le vote électronique est un des éléments en test dans le guichet unique. Ce guichet a pour but de fournir aux citoyen un accès par internet à toutes les prestations qu’une administration pourrait fournir. Ainsi on évite de devoir concilier avec des horaires serrés de fonctionnaires pour obtenir les prestations que l’Etat fourni aux citoyens.

Ainsi le guichet unique permet d’avoir accès aux informations sur ses impôts, de gérer une mise aux poursuites, d’obtenir les informations concernant son assurance incendie, le services des autos, l’inscription à un examen de permis de conduire, etc…

Prochainement encore bien d’autres services vont être ajouté au guichet unique neuchâtelois, une des plus sensible étant les élections.

Tout ces services de démocratie en ligne comme on les appelles parfois sont liés à la notion d’identité numérique du citoyen. Cette identité a pour but d’identifier le citoyen dans chacune de ses transaction avec l’Etat. Il est primordial pour un le vote que l’on puisse identifier un citoyen et qu’il ne puisse voter qu’une fois!

Les systèmes de signature électronique existent depuis longtemps déjà et sont largement utilisés notamment pour sécuriser l’accès à certains sites web critique. Cependant, dans les essais fait pour le vote électronique, le citoyen n’as pas de signature élecronique. Par exemple dans le système neuchâtelois, il est impératif de se rendre en personne à la chancelerie d’Etat, ou chez un notaire, pour obtenir un nom d’utilisateur, un mot de passe et une carte à numéro qui servent à s’identifier sur le guichet unique. Ensuite,  spécifiquement pour les votations, à chaque scrutin un code est envoyé par courrier écrit pour accéder au vote de manière unique.

Cette tentative de créer une identité numérique du citoyen est lourde. Un système de signature électronique serait certainement plus simple. Toutefois, le problème n’est pas technique. Il est surtout juridique. Le grand conseil neuchâtelois a du modifer et créer toute une législation pour permettre l’utilisation du guichet unique. De plus, lors de chaque scrutin fédéral, le conseil fédéral doit accepter l’utilisation du vote électronique comme moyen de participation au scrutin. (la proportion de la population autorisé à participer au scrutin de manière électronique est également limitée !)

Pour élever la signature électronique au rang d’identité numérique du citoyen, il faut donc modifier et créer de nouveaux réglements au niveau fédéral.

La signature électronique n’est pas un élément obscure ce n’est qu’une clé, donc une longue chaine de caractère ,qui est utilisée pour crypter le message à signer. Seul le détenteur de cette clé peut effectuer l’opération de signature, donc la clé doit être connue uniquement de la personne à qui elle est attribuée. Toute la sécurité du système repose sur le fait de garder la clé secrète. Comme on suppose actuellement que vous êtes le seul capable de reproduire votre signature manuscrite!

Une signature manuscrite n’est pas un moyen d’une haute sécurisé, pourtant c’est ainsi que tout fonctionne dans l’identification d’un citoyen dans le système actuel.

La signature manuscrite ne semble pas très compliquée à imiter, d’autant plus quand elle est faite de manière toute déformée avec un stylet sur l’ordinateur de poche du facteur qui vous livre un recommandé !

La signature électronique devrait donc pouvoir être acceptée sans problème majeur autre que la législation. Il faut cependant trouver un système très simple pour stocker la clé secrète.

Une proposition serait de stocker la clé dans une puce sur les cartes d’identité. Il faut juste ensuite installer des lecteurs de cartes compatible avec nos ordinateurs et appareil susceptible de devoir identifier une personne.

L’idée d’identifier les personnes grâce à la biométrie est une fausse bonne idée. Même si le passeport biométrique comporte ce genre d’information.

On est jamais à l’abri d’un piratage ou d’un vol de données. Si une clé secrète est volée. Il suffit de la changer. Si une empreinte digitale est volée, on ne peut pas la changer!

Dans le mécanisme standard de signature électronique, on utilise aussi la notion de certificat. Un certificat permet d’attacher des informations à une clé secrète. En effet, il est tout a fait possible de signer un document avec une clé, mais à l’autre bout, si la signature n’est pas connue il sera difficile d’identifier l’auteur de la signature.

On utilise donc un système de certificats qui comportent la clé. (un certificat public ne comportant évidemment pas la clé secrète mais étant lié de manière cryptographie à un certificat privé comportant la clé secrète)

Afin de garantir que les informations liées à la clé sont correctes, le certificat est la plupart du temps lui aussi signé. Il est signé par une autorité de certification. Dans le monde de l’internet les premiers arrivés on été les premiers servis. Des sociétés comme verysign se sont autoproclamées autorité de certification. C’est une activité très lucrative, qui consiste à demander une fortune pour signer des certificats.

Pourquoi jouer leur jeu ? Tout simplement car les navigateurs web (qui sont un exemple d’application utilisant beaucoup les certificats) indiquent un message d’alerte inquiétant pour l’utilisateur si le certificat utilisé n’est pas signé par une autorité de certification qu’il connaît. Le nombre de certificat racine déjà inclu dans les navigateurs web sont peu nombreux, donc on est quasi obligé de les utiliser si l’on ne veut pas demander à l’utilisateur final d’ajouter notre propre certificat racine dans son navigateur web.

Par contre, qui décide de quel certificat racine va se trouver par défaut dans un navigateur web ? Les concepteur de navigateur comme microsoft, apple et plus étrange mozilla qui fabrique un navigateur ouvert !

Ce sont donc des complices de ce système mafieux de sécurité! Il y a ici aussi quelque chose à revendiquer.

Il semble logique que, comme la confédération helvétique est l’autorité de certification des cartes d’identité elle soit aussi l’autorité de certification des signatures électronique servant d’identité numérique aux citoyens.

La réflexion et le débat sur les enjeux de l’identité numérique du citoyen reste à faire. C’est un enjeu important pour vivre dans une société de l’information numérique.

Sensibilisation de la population

Le commun des mortels est de plus en plus perdu dans une jungle technico-juridique. Si l’on veut que tout le monde comprennent les enjeux des technologies de l’information.Le devoir du parti pirate est d’expliquer cette jungle. C’est ainsi que le pari pirate pourra montrer et démontrer que sa cause est juste.

L’exemple de l’introduction de la protection des DRM dans le droit suisse depuis septembre dernier montre bien que les députés n’ont pas bien compris ce que c’est. Tout comme la population.

Il faut créer des exemples pédagogiques et sensibiliser la population à ce genre de problématiques.

Les DRM (gestion numérique des droits) techniquement ça ne marche pas.

C’est comme mettre du contenu dans une enveloppe fermée avec un bon cadenas et coller la clé du cadenas au dos de l’enveloppe. N’importe qui de pas trop con peu aller chercher la clé et l’ouvrir vu qu’on lui donne la clé. Mais l’industrie fait un bon lobbyisme et fait croire (ou crois elle même) que c’est un moyen efficace de protection.
Non… tout ce que ça fait c’est de faire des dégâts dans l’interopérabilité, de créer des modèles commerciaux fermés. De compliquer l’utilisation des technologies qui ne sont pas si compliquées à la base.

Les lois de protections de DRM qui fleurissent un peu partout sont vraiment digne d’un emplâtre sur une jambe de bois. Si on réfléchit bien, à la base, il y a des oeuvres que l’on distribue. On veut donner une exclusivité de distribution à l’auteur de l’oeuvre, donc on crée une loi pour donner des droits exclusifs à un auteur: le droit d’auteur.

Comme le droit d’auteur ne semble pas protéger suffisamment les oeuvres, on les protèges de manière technique avec des DRM. Et comme les DRM techniquement ça ne marche pas, on crée une loi pour les protéger de manière juridique! On complique de plus en plus, mais ça ne fonctionne jamais. Il est donc temps de changer de technique, d’arrêter d’inventer des emplâtre. Il faut songer à  repenser au but d’origine: favoriser la création!

Le parti pirate a du travail à faire pour contrer les fausses vérités proférées par une certaine industrie. L’enjeu est de favoriser la culture libre. De pouvoir acheter une chanson dans un magasin et de pouvoir la lire dans un lecteur acheté dans un autre magasin. Ce n’est pas plus compliqué que ça. Mais c’est bien là le danger qui est de plus en plus présent. On sacrifie l’interopérabilité.

Expliquer les licences Creative-Commons est également un bon moyen de sensibiliser la population au fonctionnement du droit d’auteur.

Par défaut le une oeuvre est automatiquement protégée. Tous les droits sont réservés à l’auteur. Si celui-ci ne connait pas le droit, il va publier ces oeuvre et personne ne pourra rien en faire sans son accord.

En fournissant des licences simple de mise en oeuvre. Creative commons tend à vouloir agrandir le nombre d’oeuvre qui sont libre d’une certaine utilisation. Au moment de publier son oeuvre, l’auteur peut simplement associer quelques conditions à son oeuvre. (indiquer la paternité, pas d’utilisation commerciale, pas d’oeuvre dérivée, …)

Ceci permet à des auteurs non spécialistes du droit de protéger correctement et précisément leur oeuvre tout en offrant des droits à qui voudraient en profiter. Ces licences évitent à une personne voulant utiliser une oeuvre de devoir contacter l’auteur pour lui demander si elle a le droit de l’utiliser. Cette simplification de l’aspect légal d’une publication d’oeuvre permet à une culture du remix d’être plus florissante. C’est une bon début de création de culture libre.

Favoriser le logiciel libre. Quand une tâche devient tellement importante que l’on en devient dépendant. Il faut pouvoir la contrôler. Le logiciel libre est donc l’unique manière de contrôler l’évolution de systèmes informatique de base utilisés un peu partout. (système d’exploitation d’ordinateur, moyen de communication, traitement de document, etc..)

Le logiciel libre peut être adapté à ses propres besoins ainsi il est possible de maîtriser l’évolution du logiciel. On est certain de ne pas voir disparaître des fonctions importantes que l’on utilise, tout comme il est possible d’ajouter des fonctions manquantes.

Dans le même esprit d’autonomie. Si l’on veut garder des compétences locales dans l’informatique, il faut favoriser les logiciels libres. Ainsi il est possible pour tout à chacun de se former en bidouillant des logiciels, en les décortiquant pour apprendre leur fonctionnement.

Il est donc important de favoriser l’utilisation des logiciels libre partout, mais surtout dans les écoles.

Dans le domaine de la biologie et du pharmaceutique on retrouve exactement la même problématique, si l’on ne veut pas voir disparaitre des compétences locales, il ne faut pas laisser les multinationnales s’approprier des concepts et des plantes qui ont toujours été libre jusque là !

Références bibliographiques

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