une fable pour le revenu de base inconditionnel

Pour bien comprendre le changement de modèle de société qu’est le revenu de base inconditionnel, voici une jolie fable dans laquelle vous allez comprendre pourquoi notre civilisation a vraiment besoin d’instaurer tout de suite un revenu de base inconditionnel.

Voici la version audio de cette fable à écouter, à vélo.. en faisant le repassage ou autre…. à télécharger ici: « Une fable pour mieux comprendre le revenu de base inconditionnel.mp3 » (23 minutes)

Une grande maison à dépoussiérer

Imaginons un village dans lequel il n’y a qu’une seule maison. C’est une grande maison il y a de la place pour loger tous les habitants du village.

Il n’y a qu’un seul problème. C’est que cette maison est pleine de poussière, une poussière très nocive qui s’incruste partout et surtout dans les poumons.

Pour survivre dans cette maison il faut tout le temps enlever cette poussière.

électronique poussièreuse.JPG

Pour que la paix sociale règne dans ce village les habitants se sont mis d’accord sur un certain nombre de lois en rapport avec la maison. Ils ont choisi un mot pour ces lois, comme pour beaucoup de mots français on utilise des racines grecques pour composer ce mot. « Eco » qui signifie maison et « nomie » qui signifie lois. Voilà, l' »économie » est née.

(si si, « lois de la maison » est le vrai sens du mot « économie »,  οἶκος, oîkos => « maison » et νόμος, nómos => « loi ». Ceci tout comme « écologie » est l’étude de la maison, de notre environnement !)

L’économie de ce village est basée sur des lois simples:

  • Nous sommes en mode survie, il faut éliminer cette poussière pour survivre.
  • Le boulot est énorme on a besoin de beaucoup monde.
  • En échange de ce boulot de nettoyage, chacun peut avoir une surface habitable dans la maison.
  • Il y a des gens qui sont plus efficaces, qui travaillent plus, ils ont droit à plus de surface.
  • Il y a des enfants et des vieillards qui ne peuvent pas travailler autant, ils ont droit à des « surfaces de transfert » (revenu de transfert). C’est à dire qu’il y a des actifs qui travaillent pour assurer une surface minimal aux plus faibles.
  • Il y a aussi un certain nombre de personnes qui sont handicapées on prévoit pour elles des assurances sociales qui leur donnent une surface minimale de solidarité.

Tout se passe bien dans le village pendant longtemps. La plupart des gens travaillent 8h par jours pour éliminer la poussière de cette maison et tout le monde vit heureux dans la maison.

L’innovation change la donne

Au fil du temps, il y a des inventeurs qui développent de nouvelles techniques de nettoyage plus efficaces. Des produits, plus efficaces, des pâtes à poussières électrostatiques.

Un jour, un petit génie inventa l’aspirateur. Ça a été une révolution. Plus besoin de sortir les tapis dehors et de les taper pendant des heures pour en extraire la poussière. Il suffit de passer 5 minutes l’aspirateur sur chaque tapis.

Electrolux vysavač Model V

La conséquence sociale de cette invention est que tous les tapeurs de tapis se sont retrouvé sans emplois. On a plus besoin d’eux.

La loi de la maison dit que l’on obtient une surface habitable dans la maison en échange d’un travail de nettoyage. Celui qui ne nettoie plus, n’a plus droit à cette surface.

Donc beaucoup de tapeurs de tapis sont expulsés de la maison. « Allez vous trouver une autre maison à nettoyer« . (Oui, il y a d’autres maisons-villages ailleurs…)

Mais l’invention de l’aspirateur les a précédés. Le métier de tapeur de tapis a disparu. (tout comme celui de typographe a été remplacé par l’informatique)

Politique sociale et instauration du plein emploi comme un droit

Des villageois avec une conscience sociale ont inventé une école de reconversion professionnelle pour permettre aux tapeurs de tapis de changer de métier. Ça n’a marché qu’en partie. Car savoir se servir d’un aspirateur est intéressant, mais là où l’on avait besoin de 10 tapeurs de tapis, on a besoin plus que d’un opérateur en aspirateur.

Du coup, les politiciens du village se sont déclarés en faveur « du plein emploi« . Il faut que chacun puisse avoir accès à un emploi. Le travail est un droit.

tous les partis sont pour l emploi.jpg

On va donc créer du travail. On va agrandir la maison. On va construire de nouvelles pièces à la maison.

… et selon le dicton bien connu: quand le bâtiment va, tout va…

Une autre technique est de salir la maison.. ainsi il faut du monde pour la nettoyer..

(C’est le principe de la remédiation écologique… Des entreprises polluent d’un côté et d’autres dépolluent de l’autre….  Des fast-food gavent des obèses que des fitness et des médecins tentent de faire maigrir…..  et pendant ce temps les menuisiers élargissent toutes les portes….)

Pendant que les travaux d’agrandissement de la maison avancent,  l’innovation aussi a bien avancé. C’est la loi du progrès, de la modernité. Les aspirateurs sont devenus de plus en plus performant. Dans les nouvelles pièces, on profite d’installer l’aspirateur centralisé. On installe, directement dans les murs, des « prises » d’aspiration dans lesquelles il suffit de brancher le tube de l’aspirateur. Plus besoin de vider le sac.

Puis un autre génie a inventé l’aspirateur autonome. (très apprécié des chats qui se baladent dessus !)

Plus besoin de personne pour manipuler l’aspirateur. Juste une personne chaque semaine qui vide le sac et une maintenance annuelle.

Du coup, la reconversion professionnelle bat son plein. On forme les opérateurs en aspirateurs qui ont perdu leur emploi en réparateurs d’aspirateur.

Une économie en pleine croissance (d’inégalité ?)

De l’autre côté, la construction de pièces supplémentaires à la maison fonctionne bien. La croissance de la maison a été de 6% chaque année, et donc en 12 ans la maison a doublée de surface (faite le calcul..  surface de la maison x 1.06 ^ nb d’années => 1.06^12 = 2.012). Et la croissance continue exponentiellement.

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Les propriétaires de sociétés d’aspirateurs sont devenus très riches. Vu leur efficacité au nettoyage, ils ont accumulé des surfaces gigantesques.

Les plus riches ont 400 pièces par personnes. Certaines personnes avec une vision du monde plus égalitaires ne trouvent pas normal que l’on mette dehors de la maison les gens qui sont remplacés par des machines, alors qu’il est possible de loger tout le monde dans la maison.

Certains ont même lancé une initiative 1:12 … Personne ne doit recevoir moins de surface en un an que ce qu’un top manager, dans la même entreprise, reçoit comme surface en un mois.

croissance des inegalites.jpg

Les limites de la croissance (ou rapport du club de Rome)

Un jour certaines voix se sont levées pour dire que prochainement faire grandir la maison ne sera plus possible.

La personne qui croit qu’une croissance infinie est possible dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste ! (Citation de Kenneth Boulding)

Un jour ou l’autre, notre maison va toucher la maison d’à côté !  (ou la coline boisée derrière… ou la route devant…)

limite de la croissance.jpg

Ces 50 dernières années, notre maison est devenu 500 fois plus grande et on a pas résolu le problème de logement de tout le monde. (Le PIB suisse est effectivement 500 fois plus grand qu’en 1960 !)

Voici une vidéo qui montre la croissance de la surface construite de Paris et son agglomération. On peut y observer une véritable explosion de croissance exponentielle… lente croissance pendant quasi 200 ans… et explosion pendant les 30 dernières années !

Mais ces oiseaux de mauvaise augure ne sont pas très écoutés. On continue de faire comme on a toujours fait ! On ne va pas changer maintenant les lois de la maison: l’économie !!

La croissance durable

C’est là qu’une nouvelle équipe de politiciens débarque et propose un projet pour tenter de concilier les gens.

C’est vrai que là on est mal… on ne pourra plus avoir une croissance infinie en élargissant la maison, et raser la forêt va nous poser quelques soucis pour vivre sur cette planète….

– Mais on ne peut quand même pas tout changer dans ce système économique. La croissance ça marche bien. Donc nous proposons de faire de la croissance durable. => Construisons en hauteur. Là il y a de la place….

croissance durable.jpgEt bien, c’est parfait. Comme d’habitude notre petit monde reprend son activité quotidenne… et on continue comme avant sans rien changer, sans toucher aux règles de la maison, aux règles de l’économie….

Or, voilà que c’est justement ce que veulent faire les partisans de la surface de base inconditionnelle.

Changer les règles du jeu

Les partisans de la surface de base inconditionnelle posent la question fondamentale. Que voulons nous vraiment ?

  • assurer le plein emploi ? => Sauf condition spéciale tout le monde doit travailler pour avoir une surface habitable.
  • ou plutôt…
  • assurer que chacun puisse se loger ? => chaque personne a droit à une surface de base pour poser un lit. Qu’il contribue au nettoyage de la maison ou pas ! (de toute façon, il y a des robots partout !)

Les partisans de la surface de base inconditionnelle disent que dès le moment où le nettoyage se fait, que l’on ne vit plus dans une société de survie, le but premier à atteindre est le logement de tous et non le plein emploi pour tous ? Ça vous semble logique comme raisonnement ?

Passer de l’économie de survie à l’économie de la créativité

Ce changement n’est pas un simple emplâtre pour compenser des effets négatifs des lois de la maison qui ne sont plus utiles dans un contexte qui a changé. C’est un véritable changement des lois des base de la maison.

Ce n’est pas non plus une assurance sociale. La surface de base inconditionnelle est un droit fondamental. C’est le cas normal, ce n’est pas une exception pour compenser une faiblesse.

Du temps où la lutte quotidienne contre la poussière nocive était une priorité de survie, il était normal que chacun contribue à ces grands travaux.

Dès le moment où la société dépasse un certain seuil d’efficacité. Il n’est plus nécessaire que tout le monde contribue.

Tout le monde devrait être content de ne plus avoir à nettoyer la maison. Mais non, par habitude on continue à s’entêter à vouloir que chacun contribue aux nettoyages même s’il n’y a plus rien à nettoyer….

Ce changement de contexte tout en gardant des habitudes anachroniques engendre de nombreux problèmes inutiles:

On accuse les étrangers de piquer le travail des indigènes…. (problème des frontaliers et de l’immigration) On crée de la saleté (problème de pollution)… On agrandit la maison bien au delà de nos besoins. (épuisement des ressources naturelles et manipulation mentale par le marketing)

Alors que si l’on ouvre les yeux. On remarque que cette efficacité est justement une opportunité pour pouvoir se consacrer à de nombreuses tâches qui ont été délaissées jusqu’ici.

Ne plus se battre pour sa survie, mais vivre la vie que l’on a vraiment envie !

Qu’avez vous vraiment envie de faire de votre vie ?

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Maintenant hors de la fable… il est temps de concrétiser en instaurant dans notre village à nous… un revenu de base inconditionnel !

Pour en savoir plus sur les avantages du revenu de base inconditionnel….

En Suisse, il y a un mouvement « Génération Revenu de Base Inconditionnel » qui milite pour le Revenu de Base Inconditionnel dans le cadre de l’Initiative pour un Revenu de Base Inconditionnel qui sera soumise au vote le 5 juin 2016….

Vous voulez rejoindre le mouvement du Revenu de Base Inconditionnel en Suisse? .. C’est par ici..

Vous voulez tester vos connaissance sur le Revenu de Base Inconditionnel ? Voici la piste en 10 étapes pour tout savoir sur le RBI…

… et pour en savoir plus sur l’initiative pour un Revenu de Base Inconditionnel en Suisse… voici le site de campagne…… initiative-revenudebase.ch

les avantages d’un revenu de base inconditionnel

Le dogme de la nécessité du plein emploi

Dans notre société il y a un dogme autant bien ancré que celui de la croissance économique, c’est le dogme du plein emploi. Le chômage est le spectre que l’on annonce pour faire peur à tout le monde et pour faire accepter les décisions impopulaires.

Tout est fait pour favoriser la création et la sauvegarde des emplois. C’est le discours principal des partis politiques de l’extrême gauche à l’extrême droite.

Tout le monde est pour l’emploi !

Cependant, c’est un sacré raccourci qui est fait.

Ce que tout le monde veut, ce n’est pas un emploi

… c’est un revenu pour vivre !

D’accord, alors donnons un revenu à chaque personne pour la simple et bonne raison qu’elle est en vie. Plus besoin d’avoir un emploi pour vivre.

C’est le principe du revenu de base inconditionnel.

Pour tenter de diffuser l’idée d’un tel revenu de base, le cinéaste allemand Enno Schmidt et le balois Daniel Häni ont réalisé un film qui montre le fonctionnement et le financement d’un revenu de base inconditionnel.

Voici un extrait de ce film que j’ai monté:

L’extrait officiel de ce film est par ici, mais je le trouve moins bien que celui que j’ai fait.

Il est possible de voir l’intégral de ce film à propos du revenu de base inconditionnel ou de le télécharger gratuitement sur le site de kultkino.ch.

Vous pouvez aussi voir mes notes à propos de ce film. ça permet de survoler par écrit tout ce qui est dit.

=> pour voir d’autres vidéos à propos du revenu de base inconditionnel, je vous recommande la chaine de TV youtube du revenu de base inconditionnel en suisse.

Actuellement, est-ce qu’un revenu est forcément lié à un emploi ?

Est-ce si étrange de dissocier travail et revenu ?

Une étude allemande montre comment chacun obtient son revenu:

  • 30% des gens ont un revenu de leur famille. Ce sont les enfants, étudiants, mais aussi les mères et pères au foyer.
  • 20% des gens reçoivent une rente. Les retraités, les payements directs des agriculteurs, les rentiers (propriétaire immobiliers, bourse, etc…)
  • 10% des gens sont au chômage ou à l’aide sociale.
  • 40% des gens travaillent.

La majorité des gens n’a donc pas un revenu lié directement à une activité professionnelle. La majorité des gens profitent d’un revenu de transfert.

Est-il encore possible de garantir un emploi pour tous ?

Toute notre société industrielle est basée sur le principe que chacun obtient un revenu en échange d’un travail. Dans cette société il faut un travail pour vivre. C’est ce que défendent les syndicats et les partis politiques.

Cependant, la société industrielle touche à sa fin. Nous sommes maintenant à l’ère de l’information et ça change la donne. La finance a pris le dessus. Depuis 20 ans les industries font plus de profit avec leurs placements financiers qu’avec leur métier de base !

Il est difficile de dire qu’à l’avenir on pourra garantir que chacun puisse avoir un emploi, et donc que chacun puisse vivre !

Il est temps de repenser la base de la cohésion sociale.

action ubs grimpe quand on supprime des emplois 378998_10152259828685574_1826679664_n.jpgActuellement une personne sans travail est dévalorisée. Il faut un avoir un travail pour être intégré dans la société.

Mais quand les industries licencient à tour de bras car elles rationnalisent ou délocalisent, quand la plus grande banque de suisse annonce 11 000 licienciements par ce que tout va bien !!! …

… il devient de plus en plus dur d’avoir un job ! … Oui, actuellement on parle plutôt de job que de métier.

La part de chômage structurel ne cesse d’augmenter. Le taux de chômage est à ~10% sur l’europe et ~25% en Espagne ou en Grèce.

Si l’on observe le taux de chômage des jeunes on peut doubler les chiffres !

Ainsi, est il est possible de marginaliser le quart de la population d’un pays ? .. voir la moitié des jeunes, des forces vives ? Ceci sans avoir de réaction ?

Si l’on continue à marginaliser de plus en plus de monde on va droit vers une révolution !

Il est temps de repenser les bases de la cohésion sociale !

Le revenu de base est une alternative crédible permettant de retrouver une cohésion sociale !

Des emplois pour les machines ou pour les humains ?

Cela fait un siècle que l’on tente de remplacer les ouvriers dans les usines par des machines, les employés de banques et les fonctionnaires par des guichets informatiques, les caissières de supermarchés et les contrôleurs de train par des portails automatiques….

banque online avec 10 fois moins de personnel.jpgUne banque avec un guichet on-line a besoin de dix fois moins d’employés pour faire le même travail !

Cette politique de la rationalisation n’est pas cohérente. Nous voulons des emplois pour les humains ou pour les machines?

Il est temps de sortir totalement de ce système aberrant et d’opter pour une alternative.

Si l’on ne change pas on est obligé de persévérer dans l’aberration, de continuer à tout miser sur la croissance économique pour produire toujours plus avec toujours moins, de produire de la surproduction.

Puis l’on est obligé de pousser à la consommation de cette surproduction par une manipulation mentale publicitaire toujours plus pernicieuse.

Il existe des chaires universitaires de neuromarketing. Est-ce légitime que le contribuable finance lui même sa manipulation mentale ?

Beau projet d’avenir !

Voici une fable à propos d’aspirateur qui en se sortant du cadre et des préjugés permet de comprendre pourquoi on a besoin d’instaurer maintenant un revenu de base inconditionnel…

L’emploi à tout prix détruit l’environnement

emploi a tout prix.jpgD’un point de vue écologique, je doute que notre planète supporte encore longtemps notre habitude de transformer des ressources naturelles en déchets le plus vite possible.  (La planète survivra, la vie… un peu moins !)

Il est donc temps de changer de système. Le revenu de base inconditionnel est une alternative crédible.

La suisse n’est que peut touchée par le chômage en comparaison internationale, mais il y a une tendance de fond qui montre que le chômage est grandissant, surtout chez les jeunes.

C’est une des facteurs du succès du mouvement des indignés.

Il est aujourd’hui illusoire de penser que l’on arrivera à garantir un travail pour chacun et donc de faire vivre tout le monde avec ce système.

Les avantages du revenu de base inconditionnel

Avant de diaboliser le revenu de base inconditionnel, il est intéressant de voir ce qu’il peut apporter d’intéressant. Ainsi il sera possible de faire la balance des pour et des contres.

Je crois que de toute façon, il sera impossible de trouver le système parfait. Mais peut être que le système du revenu de base inconditionnel est moins pire que notre système actuel ?

Le revenu de base inconditionnel résout de nombreux problèmes que l’on a de la peine à rédoudre avec notre système actuel. En bref, il permet de financer:

  • la création artistique en étant une alternative au système du droit d’auteur qui est mis à mal dans notre société de l’information.
  • des biens communs. Ex: logiciels libres (les fondements d’Internet), l’encyclopédie wikipedia, la carte citoyenne openstreet map, etc..
  • l’apiculture. Alors que les abeilles sont indispensables à l’agriculture. Les abeilles disparaissent et les apiculteurs aussi. C’est une activité économique qui ne permet plus de gagner assez d’argent pour vivre… mais qui est indispensable à la vie !
  • les soins aux personnes âgées qui sont souvent assumés actuellement par des bénévoles. Dans notre société vieillissante nous auront de plus en plus besoin d’assisster nos aînés. Nous pouvons le faire, sans faire exploser les coûts de la santé.
  • l’éducation des enfants pour qu’un des parents puisse rester avec eux à la maison plutôt qu’en les laissant se faire éduquer par la TV. (L’égalité entre homme et femme (qui est une excellente chose) a été reprise par l’économie pour n’avoir comme résultat d’avoir besoin de 2 salaires pour vivre au lieu d’un seul comme il y a 50 ans !)
  • les régions périphériques. L’argent et les emplois ne sont plus centralisés dans les grands centres urbains. C’est un bon moyen de lancer des mini-entreprises sans prendre de risques.
  • les études et la reconversion professionnelle choisie ou non. A tout âge, à tout moment, il est possible de se former pour changer de métier.
  • toute activité qui est maintenant bénévole car il n’existe actuellement aucun moyen pour la financer.
  • la recherche scientifique. Ainsi il est possible de partout. D’exploiter toutes les bonnes idées et pas seulement celle qui arrivent à rassembler des fonds publiques qui diminuent et des fonds privés payé très souvent par des entreprises qui ont un intérêt. (les OGM par exemple…)
  • la création d’entreprise. Ça prend du temps de créer une entreprise…. c’est difficile d’être rentable dès le début. Un revenu de base est une bonne sécurité pour se lancer…. et ainsi, presque paradoxalement, permettre aux gens d’arrêter de travailler…. c’est créateur d’emplois !

Si votre revenu était assuré. Est-ce que vous iriez encore travailler ?

C’est la question posée lors d’un sondage sur le vif dans une gare:

  • 60% des gens répondent: oui
  • 30% des gens répondent: oui mais à temps partiel ou dans un autre domaine.
  • 10% des gens répondent: non, j’irai voyager, faire des études, dormir…

Est-ce que vous pensez que les autres iraient travailler ? :

80% des gens répondent: non !!!

=> Belle cohérence ! En fait ce sondage révèle surtout le manque de confiance de chacun envers ses concitoyens !
C’est cette peur de l’autre qui est souvent utilisée par les partis d’extrême droite pour faire passer leur idées.

Il faut bien comprendre que le but du revenu de base inconditionnel n’est pas de voir tout le monde s’arrêter de travailler et ne rien faire.

Le sondage ci-dessus montre que la majorité des gens vont continuer de travailler. La motivation au travail, au delà de la limite de survie n’est pas une motivation financière. Sinon pourquoi de nombreux millionnaires continuent de travailler ??

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J’ai déjà évoqué les questions de motivations dans un précédent article à propos du revenu de base inconditionnel.

Le revenu de base inconditionnel, n’est pas un revenu minimal. Ce n’est pas du communisme. Ce n’est pas un nivellement par le bas. Il est possible de s’enrichir, de travailler plus pour gagner plus.

C’est un revenu qui nous est donnée comme salaire pour faire notre métier de citoyen, pour se former, pour éduquer, pour prendre soins des autres, pour être en pleine santé et ne pas être à la charge de la société !

L’inconditionnalité de ce revenu permet de valoriser tout le monde. Personne n’est à la charge de la société. Plus de honte à se déclarer à l’aide sociale !

Le revenu de base inconditionnel doit être vu comme le ciment de notre société.

Qui fera le sale boulot ?

nettoyage de rue.JPGUne objection que l’on entend souvent, est celle que si l’on peut choisir le travail que l’on veut faire, plus personne ne fera le sale boulot. A ceci on peut répondre que c’est le même discours que celui qui avait lieu au moment de l’abolition de l’esclavage. « Mais qui fera le sale boulot si l’on a plus d’esclaves ? »  …. la réponse à cette question en vidéo…

Comment se fait le sale boulot dans une société disposant du revenu de base inconditionnel ?

Il y a plusieurs approches possibles, dont le choix est fait selon les valeurs personnelles de chacun. (La spirale dynamique est une bonne modélisation des systèmes de valeurs que l’on trouve chez les humains.)

Pour les gens qui ont pensent que le marché, l’offre et le demande est une réponse à tout. La solution est tout simplement de rendre plus attractif le sale boulot. On va payer plus les boulots que personne ne veut et ainsi quand même trouver des gens qui seront prêts à faire le sale boulot juste pour gagner beaucoup d’argent.

Cette méthode me rappelle un copain qui pendant ses études passait toutes ses vacances d’été a être éboueur. Il disait que c’était un boulot super bien payé et lui laissant quand même l’impression d’être en vacances. En effet, il ne travaillait que le matin de 5h à 8h et pouvait profiter du reste de la journée pour aller à la plage.

Etant aux études et vivant chez ses parents, il bénéficiait d’une sorte de revenu de base, ses parents lui payaient de quoi vivre, mais sans plus. Comme il avait envie d’avoir un scooter, il a trouvé ce travail d’éboueur pour avoir les moyens de financer ce véhicule, pour améliorer son quotidien.

scouts heureux de faire la vaisselle.jpgAinsi on voit que même quand on a déjà de quoi vivre, il y a des gens prêt à faire le sale boulot pour s’offir des plaisirs supplémentaires.

Pour les gens qui pensent que la communauté dans laquelle on vit est importante et que chacun devrait y contribuer. On peut imaginer que le sale boulot se fasse par une sorte de service civil.

Ceci me rappelle les camps scouts, où chaque jour un groupe est responsable d’aller chercher du bois pour le feu, un autre groupe de faire la vaisselle ou de nettoyer les toilettes.

Pour les gens qui ont plutôt une vision du monde dans laquelle la responsabilité personnelle est importante. On peut imaginer que chacun prenne sur soi la responsabilité de faire une partie du sale boulot.

nettoyage de printemps.JPG

Chez moi je n’ai pas de femme de ménage, mais la poussière s’accumule quand même, il m’arrive d’utiliser mes toilettes, de manger dans mes assiettes….

Donc, régulièrement, je me responsabilise et me décide à faire le ménage chez moi, à faire ma vaisselle, nettoyer mes toilettes, passer l’aspirateurs… faire le repassage…. C’est ma propre responsabilité, et donc je le fais quand même, même si je préfère boire des verres que nettoyer les verres. Mais comme j’aime boire dans un verre propre, je me motive à faire la vaisselle !

Et pour terminer, finalement qu’est ce qu’un sale boulot ?

Nous sommes tous différents, ce qui est un sale boulot pour quelqu’un ne l’est peut être pas pour un autre ?

Le revenu de base inconditionnel ça marche comme le montrent de nombreuses expériences

Ce que l’on observe de ces expériences:

  • la criminalité baisse
  • la durée et le nombre de personnes aux études augmente
  • le nombre d’hospitalisations diminue (-8,5% observé durant les expérience au Canada)
  • l’esprit d’entreprise se développe
  • la nutrition et l’hygiène s’améliorent (dentiste, eau potable)

Les expériences aux USA voulaient savoir si les gens continueraient de travailler avec un revenu assuré.

L’expérience montre que les gens continuent de travailler. Mais ils diminuent leur temps de travail de l’ordre de:

  • 2 semaines par an pour les hommes
  • 3 semaines par an pour les femmes => pour les enfants
  • 4 semaines par an pour les jeunes => pour les études

Comment financer un revenu de base inconditionnel ?

C’est la grande question que tout le monde se pose et sur laquelle il y a beaucoup de débats stériles de spécialistes qui s’affrontent sans que l’on puisse vraiment trancher sur la question.

Cependant beaucoup de pistes existent.

En Alaska, un revenu citoyen existe depuis 1976, il est financé par l’exploitation des ressources naturelles.

Depuis 2010, l’Iran a décidé de remplacer des aides directe par un revenu de base inconditionnel. L’Iran est aussi un pays disposant de revenus pétroliers.

Mais tous les pays ne sont pas assez riches en ressources pour financer un tel revenu.

Plein de pistes existes, et souvent il faut réaliser un mixe de plusieurs solutions. Voici un aperçu de ces solutions.

Daniel Häni et Enno Schmidt recommandent d’utiliser un système où l’on remplace l’impôt sur le revenu par un impôt sur la consommation. Une sorte de TVA qui vaut la moitié du prix.

Couplée à un revenu de base une tva n’est pas un impôt anti-social. On arrive même à faire un impôt progressif !

financement revenue de base inconditionnel.jpgUn autre avantage de ce système est d’empêcher l’évasion fiscale. A une époque où la concurrence fiscale est plus tendue que jamais entre les cantons suisses et entre l’union européenne et la suisse. La réforme de ce système calmerait les tensions.

Le BIEN – CH, (Basic Income Earth Network) a publié un livre à propos des différentes manières de financer un revenu de base inconditionnel.

Une autre approche pour financer un revenu de base inconditionnel est de réformer le système monétaire. Actuellement, la création monétaire par le crédit bancaire profite principalement aux banquiers (et crée des dettes publiques). En réformant la manière de créer l’argent, les bénéfices de cette création monétaire peuvent être utilisé pour financer un revenu de base inconditionnel.

C’est ce que présente Stéphane Laborde dans son livre, La Théorie Relative de la Monnaie.

Le financement du revenu de base inconditionnel en France

La thèse de l’économiste Marc de Basquiat (pdf) montre qu’en France, il y a déjà tellement d’aide et d’allocations en tous genres qu’en fait le financement d’un revenu de base de 400€ par personne est déjà assuré. Cette somme est actuellement distribuée de manière conditionnelle selon plein de condition différente.

Il serait temps de tout simplifier et d’utiliser cette somme globale pour faire une seule allocation universelle de 400€ par personne, par mois.

Pour en savoir plus, je vous invite à regarder les plus de 2h d’émission de la radio ici et maintenant à propos du financement du revenu de base inconditionnel avec Yoland Bresson et Marc Basquiat.

Yoland Bresson explique quelque chose d’assez simple. Le financement est acquis. Il n’y a pas à aller chercher de l’argent ailleurs. Il suffit de le distribuer autrement. Il prend l’exemple d’un jeu de carte.

Actuellement, on distribue les cartes au hasard (et parfois comme au jeu du « trou de cul » et président.. on favorise le président et on fait couler le trou de cul..). Avec un revenu de base. On s’assure que chacun a au départ un jeu de base jouable.

Puis, on joue au même jeu !

Yoland Bresson indique que le plus dur dans le financement n’est pas de l’assurer. Mais de trouver comment passer du système actuel au système du revenu de base. Pour en savoir plus, je recommande encore une fois l’émission de radio: Le financement du revenu de base inconditionnel avec Yoland Bresson et Marc Basquiat.

Le financement du revenu de base inconditionnel en Suisse

J’ajoute un volet spécial Suisse. Depuis que l’initiative pour un revenu de base a déjà récolté les 100 000 signatures nécessaires et qu’elle a été déposée et va être soumise au vote du peuple suisse, les médias en parlent de plus en plus.

Ainsi, la question du financement est de plus en plus présente.

La proposition la plus courante est celle d’un revenu de base à CHF 2500.- / mois par personne. Et la moitié pour les enfants.

Pour financer un tel montant. Il faut ~ 200 Milliards de CHF par an.

billet de banque qui poussent dans des pots.jpg

Il y a un consensus clair, (même d’économie suisse qui est un farouche opposant) que la réorganisation des prestations sociales et surtout de l’aide sociale assure déjà un financement de 60 Milliards de CHF.

La question du financement est toujours compliquée, on va vite dans des détails sur lesquels tout le monde n’est pas d’accord, on a des hypothèses et fait des choix sur beaucoup de choses donc forcéement tout le monde ne peut pas être d’accord. Mais il faut revenir à l’essentiel. Comprendre qui on veut favoriser avec l’introduction d’un RBI.

C’est l’humain que l’on veut favoriser avec l’introduction d’un RBI.

Il y a là clairement un grand principe qui est repris par tous les modèles de financement.

Historiquement, la richesse crée par le fruit du travail a été répartie entre la force de travail que sont les travailleurs sous forme de salaires et la rémunération du capital investi pour créer l’entreprises. (Personnellement, je pense qu’à l’avenir le capital sera de moins en moins nécessaire pour créer une entreprise… l’artisanat industriel annonce la fin du capitalisme…)

Ces 25 dernières années, l’économie a beaucoup changée. Les travailleurs humains ont été remplacés de plus en plus par des travailleurs mécanique, des robots et des automates. La productivité à beaucoup augmentée. Donc le gâteau à se partager a grandi, mais le nombre d’humain à qui le donner à diminué ! Ainsi c’est la part de rémunération du capital qui a bien été servie, mais pas les humains.

Ces 25 dernières années, l’économie est devenue financière et automatisée. Ainsi la protection sociale de l’époque industrielle ne tient plus, n’est plus valable.

Ainsi un moyen de ré-équilibrer cette modification de l’économie en faveur des humains et d’introduire un troisième bénéficiaire du fruit des richesses crée par le travail: le Revenu de Base Inconditionnel.

Ainsi on s’assure que même si les entreprises sont dans l’économie financière et n’utilisent plus des humains, que au moins les humains puisse vivre. On appelle ce modèle, celui de la « Répartition tripartite de la VAN », la Valeur Ajoutée Nette d’une entreprise.

financement du revenu de base inconditionnel - économie au service des humains.png

Ainsi la manière dont les salaires sont distribués par les employeurs est un peu différente, voir le schéma.(oui.. il y aura encore des employeurs, tout le monde ne vas pas arrêter de travailler.)

La proposition de financement dont on parle ici propose de fonctionner un peu de la manière de beaucoup d’assurances sociales. L’employeur verse une contribution à un fond du revenu de base pour chaque employé qu’il a. (et c’est la seule obligation).

Ensuite pour ne pas couler l’entreprise à devoir augmenter tous les salaires de CHF 2500.- , ce qui va probablement arriver, c’est que l’employeur va diminuer sa contribution directe à l’employé en lui disant… « Et bien…comme tu reçois déjà 2500.- de base… je crois que je peux baisser ma contribution directe d’autant… et globalement c’est comme si tu recevais le même salaire… comme ça, cette histoire de revenu de base, ça ne changera rien ni pour toi ni pour moi…. Je donne pareil.. tu reçois pareil« .

C’est là que certains politiciens de gauche et syndicalistes prétendent que finalement l’employeur peut aussi se dire que vu que tout le monde a un revenu garanti, il peut supprimer ou diminuer sa contribution directe à l’employer.. et que ça risque d’entrainer une spirale des salaires à la baisse…..

Mais à mon avis c’est un faux raisonnement. C’est oublier que le Revenu de Base Inconditionnel est une pression sur l’employeur. S’il ne présente pas de conditions de travail intéressantes (un bon salaire par exemple..) personne ne va venir travailler dans son entreprise… C’est un peu la nouvelle version de la grève que les syndicalistes utilisent pour faire pression sur les employeurs. Mais en plus efficace.

A mon avis, on va ainsi maintenir un équilibre qui sera très proche de l’équilibre des salaires actuels.

A ce propos, sur le schéma ci-dessous, c’est le petit bloc rose qu’il faut observer. Ce bloc est ce qu’un employeur devra peut être mettre en plus sur le salaire pour motiver un employé à venir travailler pour lui. C’est l’offre et la demande qui va réguler ce montant. C’est une solution plus souple que le salaire minimum à CHF 4000.- qui a été largement balayé par le peuple suisse, justement par ce qu’un montant fixe ne permet pas de s’adapter aux différences entre branches, entre régions, aux motivations des gens pour qui le salaire ne fait pas tout qui préfèrent un cadre de travail agréable même si le salaire est faible (coursier à vélo par exemple..), ou alors les entrepreneurs qui lancent une nouvelles entreprises qui sera rentable seulement quelques années plus tard.

C’est mon analyse du refuse du salaire minumu lors de la votation du 18 mai 2014. Je le justifie en observant les résultats dans cantons de Neuchâtel et Jura, qui ont accepté il y a 2 ans le principe d’un salaire minimum, mais sans en donner le montant. Et qui lors de cette votation on refusé le salaire minimum fédéral pourquoi ce revirement ? … La seule différence était l’introduction d’un principe ou d’un montant précis… c’est toute la différence !

Tous les syndicats devraient se rallier au Revenu de Base Inconditionnel, c’est un outil qui permet d’inciter à l’augmentation des bas salaires ce que les syndicats veulent. Mais la méthode est nettement plus souple et adaptable que celles que les syndicats ont prôné lors de cette votation sur le salaire minimum !

Reprennons le schéma ci-dessous:

  • l’employé reçoit le même revenu global que maintenant. Mais une partie vient de son salaire et une partie du revenu de base.
  • l’employeur paye le même montant que maintenant. Mais une partie à l’employé et une partie au fond du revenu de base.
  • => Ce changement parait anodin au premier abord.. mais en fait, au passage on change complètement le rapport de force employeur-employé ! et surtout on apporte une énorme sécurité en cas de coup dur !

Revenu de base inconditionnel financement par la VAN exemple pour 3 salaires.png

Pour reprendre le calcul, ainsi, par le revenu du travail, on estime que le fond du revenu de base est alimenté par 110 Milliards de CHF.
=> 60 MCHF + 110 MCHF = 170 sur 200…

Voilà comment on finance plus de la moitié du Revenu de Base Inconditionnel avec de l’argent qui est déjà là !

Tout le débat se focalise maintenant sur les 30 milliards qu’il « manque » pour financer un système de revenu de base inconditionnel.

Cette somme semble énorme. Mais il faut mettre ceci en lien avec le fait que les recettes de l’ensemble de la population suisse, le PIB est de 600 Milliards de CHF par an.

On s’écharpe pour 30 milliards sur 600 milliards !

D’autant plus que si l’on réfléchi, à qui sont destiné ces 30 milliards ? … et bien en gros, c’est aux enfants ! à Cette masse de la population qui actuellement ne reçoit quasi rien. (juste de maigre allocation familliale)

Donc sur ces 30 milliards, 25 milliards sont en fait destinés aux enfants et aux étudiants. Ce sont des super allocation familiale et bourse d’étude !

La véritable manière de poser la question du financement du RBI est de savoir si un pays comme la suisse est d’accord de mettre le tiers de ses revenus (200 Milliards sur 600 Milliards de PIB annuel) pour assurer un revenu de base inconditionnel à sa population ?

C’est une question de choix de répartition des revenus. Pas de manque de revenu !

Même si le PIB diminue, il y a une bonne marge de sécurité. Quelle est la proportion de la population qui peut prétendre assurer tous ses besoins de base pour vivre avec uniquement un tiers de ses revenus et garder les 2 tiers comme argent de poche pour se faire plaisir ?

Voici le graphe du revenu de la population suisse, le PIB:

Les économies financières apportées par le revenu de base inconditionnel

Il faut aussi voir ce que le système du revenu de base inconditionnel nous fait économiser par rapport au système actuel.

Actuellement, nous sommes prêt à tout pour attirer et garder des emplois. Ce ne sera plus nécessaire. Ainsi on peut cesser le chantage des entreprises qui demandent des infrastructures pharaoniques et une exonération d’impôt pour garantir quelques emplois.

Un exemple neuchâtelois en Suisse: à quoi sert le tunnel de Serrières ?

Ce tunnel a pour but de pouvoir dire que l’on peut traverser la suisse entièrement sur une autoroute ! En effet, il y avait un « chainon manquant », 700m de route ressemblant à s’y méprendre à une autoroute, mais pas qualifiée d’autoroute…
Ainsi on se paye le luxe de payer 1 Million de CHF le mètre pour réaliser ce vieux rêve en créant un tunnel de contournement….

Le chainon manquant. C’est ce qui est présenté. Mais en fait, c’est surtout pour garantir des emplois qu’il a été décidé de réaliser ce tunnel. Depuis 35 ans, le canton de Neuchâtel construit des tunnels à tour de bras. C’est toute une économie et de nombreux emplois qui tournent autour du consortium « Infratunnel » en charge des travaux.

Avec notre habitude de garantir la cohésion par le plein emploi on construit à tour de bras des ouvrages pharaoniques d’une utilité discutable en gaspillant de l’argent et des ressources naturelles.

Le système s’auto-alimente ! Il est temps de voir autrement !

Est-ce que l’on aurait besoin d’autant de lignes de trains et d’autoroutes si les gens pouvaient travailler chez eux (ou dans leur région) ?
Avec un revenu de base inconditionnel, beaucoup de monde pourrait vivre du salaire d’une activité locale qui n’est actuellement pas possible car trop peu rémunératrice.

chantier autoroute.JPG

Beaucoup d’économie peuvent être faites dans le domaine de la santé avec un système à revenu de base.

6 indice de santé sociale américain à neuf variables, de 1959 à 1996.jpegActuellement, les psy disent que le tiers de leur consultations sont dues à des maladies du travail ! (stress, burn out)

Si l’on compare l’évolution du PIB et de l’indice de santé sociale, on observe un décrochement au début des années 1980.

Travailler plus… pour gagner plus… et y laisser sa santé….

Avec un revenu de base inconditionnel, il est possible de travailler sans brûler la chandelle par les deux bouts !

Toujours dans le domaine de la santé, de nombreuses personnes âgées se retrouve dans des EMS, alors qu’elles pourraient rester à la maison si on les aidait un peu dans certaines tâches. Il y a déjà de nombreuses personnes qui bénévolement s’occupent de personnes âgées. Avec l’instauration d’un revenu de base inconditionnel. On va certainement augmenter le nombre de volontaires.

Dans le domaine de l’éducation il y a beaucoup d’économie à faire en évitant de recourir systématiquement à des crèches ou structures d’accueil parascolaires. Je développe ce point ci-dessous.

Le revenu de base inconditionnel est favorables aux familles

Le revenu de base inconditionnel permet de financer l’éducation des enfants. Un enfant étant un être humain vivant, lui aussi a droit à un revenu de base inconditionnel.

La charge financière est donc allégée pour les familles.

Les combats féministes ont libéré la femme de sa condition de maitresse de maison pendant que son mari travaille à l’extérieur.
Très bien! Maintenant les femmes peuvent aussi travailler à l’extérieur. Malheureusement, le système a récupéré cette évolution pour faire travailler 2 fois plus de monde ! Le mari et la femme travaillent à l’extérieur.

(Suite à l’incompréhension que j’ai vu dans les commentaires, je ne dis pas que c’est mal.. que les femmes travaillent à l’extérieur. Au contraire si c’est leur désir. Mais je reproche au système d’avoir repris cet acquis pour en faire la norme et ainsi faire travailler plus de monde… J’ai lu un article du parti socialiste suisse qui dit que pour faire vivre une famille, il faut maintenant 1,6 salaire…. alors qu’il y a 50 ans.. 1 salaire suffisait !)

Et finalement en rentrant à la maison il y a toujours le travail ménager qui attend….. et les gosses en train de se faire laver le cerveau par la pub à la TV…

emplois et crèches.JPGOui, c’est la réalité actuelle, quand on travaille à deux à l’extérieur de la maison, il devient de plus en plus dur de s’occuper des enfants.
Il faut donc des structures d’accueil.. des crèches.. et finalement c’est l’école qui s’occupe d’éduquer les gosses (après la TV)
Les maths, la lecture, l’écriture, tout le programme scolaire fini par être une tâche secondaire pour l’école, tellement la place de l’éducation grandit.

Beau projet d’avenir…

L’idéal d’une égalité homme-femme devrait permettre, dans tous les cas d’avoir au moins un des deux parents (voilà l’égalité)  qui peut rester à la maison s’occuper de l’éducation des enfants. (et d’avoir le plaisir de voir ses enfants grandir) Pour ça il faut quand même un revenu.

Ce que les gens veulent, ce n’est pas un emploi qui les éloignent de chez eux et de leur famille. Ce que les gens veulent c’est un revenu !

Le revenu de base inconditionnel est ce revenu qui permet aux familles de voir leurs enfants grandir et de les éduquer. Bien éduquer des enfants, c’est profitable pour toute la société !

Est-ce que le revenu de base inconditionnel est une utopie ?

Qu’est ce qui est le plus utopique ?

  • Un revenu de base inconditionnel ?
  • Un système économique basé sur une croissance infinie dans un monde fini ?

Pour aller plus loin, je vous recommande le site de la Génération RBI qui milite pour un Revenu de Base Inconditionnel en Suisse.

Aidez-nous à créer un journal papier

Une collaboration entre les mouvements belges, français et Suisse cherche du financement et de l’aide pour crée un journal papier diffusé à 50 000 exemplaires pour diffuser l’idée du Revenu de Base Inconditionnel. Alors si vous avez des millions à nous donner pour nous aider à réaliser ce journal… c’est par ici…   et si vous n’avez pas de million.. mais juste 10.- … ça ira aussi 🙂 Merci… et n’hésitez pas à partager l’idée !

Dogme des places de travail à tout prix

Le dogme du plein emploi

L’emploi est l’outil qui permet de vivre, il faut le garantir à tout prix

Dans notre société, il y a un dogme, c’est le plein emploi.

Dans notre société, il est nécessaire que chacun ait un travail. C’est le travail qui fourni un revenu. Le revenu permet de vivre.

Ainsi les forces politiques sont utilisées pour garantir ce dogme. On cherche à créer le maximum d’emploi possible.

Les partis ont un slogan: « De l’emploi pour tous… »

Sarkozy a basé sa campagne sur « Travailler plus, pour gagner plus… », ça suppose des places de travail en grand nombre.

Même, des banques comme la FED, la banque centrale du dollars US a dans ses statuts une close qui l’oblige à favoriser le plein emploi.

En pratique, on ne cesse de diminuer le nombre d’emploi

Cependant, si on regarde la réalité. Depuis la révolution industrielle, on remplace les humains par des machines. On diminue le nombre de places de travail. Ceux qui le réalisent préfèrent dire que l’on ne diminue pas le nombre de places, on les transfert.

Ainsi on diminue drastiquement la main d’oeuvre non qualifiée que l’on remplace par des machines qui sont fabriquées par des gens hautement qualifiés.

Ce qui entraine que l’on encourage tout le monde à se former toujours plus. Heureusement, ainsi, la durée des études empiète déjà sur la durée du « travail ». Cette durée est plus courte que pour la génération précédente. C’est des places de travail en moins à trouver pour garantir le plein emploi.

Pour garantir l’emploi, on brades ses ressouces

Les autorités politiques sont souvent prêtes à tout pour attirer des places de travail. Suivant les cas, on est d’accord de faire des exonérations d’impôts. Au minimum on tente d’avoir des impôts sur les personnes morales plus bas que ses voisins.

Puis on finance à bien plaire, les infrastructures pour implanter des entreprises. (eau, électricité, route, transport, etc…)

Globalement, on brade son territoire, on déclasse des bonnes terres agricoles pour y mettre des entreprises, construire des routes, étendre son réseau électrique, son réseau d’eau. On fini par consommer globalement plus d’eau et d’électricité que ce que l’on avait avant, ce qui demande parfois de redimenssionner tout son réseau.

Bref, on investit beaucoup de ressources en tous genres, en nature et financière, mais il n’est pas certain qu’avec tous les allégement fiscaux offerts on équilibre le bilan financier, et il est certain que l’on péjore le bilan ressources naturelles.

Ces pratiques fiscales entrent dans le cercle vicieux de la concurrence fiscale, entre les communes, entre les cantons, entre les Etats…. Finalement si tout le monde veut être moins cher que le voisin, ce sont les collectivités publiques qui sont perdantes à tous les coups sur le long terme.

Tout ceci, je le rappelle pour garantir des places de travail !

On éloigne le lieu d’habitation du lieu de travail, donc on vit dans les transports

On en arrive au point, que certaines régions attractives détiennent beaucoup de places de travail, mais finalement n’arrêtent pas de dégrader les conditions de vie des habitants.

L’arc lémanique est en train de découvrir ce problème. Le nombre de place de travail dans cette région n’arrête pas d’augmenter, donc le nombre de personnes qui viennent travailler dans cette région augmente. Le prix de logement augmente aussi, il n’y en a pas assez pour tout le monde, les prix sont trop élevés pour beaucoup de monde. Ainsi, il y a un étallement qui se fait. Les gens habitent loins de leur travail. Ainsi, ils ont besoin de transports efficaces pour venir.

Les autoroutes sont saturés, les voies de chemin de fer sont saturées.  Le temps passé dans les transports augmente pour tous les travailleurs pendulaires. Ce qui souvent entraine un stress et un coût financier important. Ce qui n’est pas en faveur d’une bonne qualité de vie !

Le dogme de l’emploi à tout prix favorise le populissme

Comment financer les infrastructures pour absorber le flot de travailleurs ? On utilise les impôts. Mais quels impôts ? Les impôts du lieu de la place de travail. Pas les impôts du lieu de domicile des travailleurs.

Ainsi beaucoup de travailleurs échappent au financement de leur place de travail.

C’est normal, vu que dans la majorité des cas le travailleur n’habite pas la commune dans laquelle il travaille, que de plus en plus le travailleur n’habite pas le canton dans lequel il travaille, et situation bien connue pour les aglomérations en frontière des états, le travailleur n’habite pas le pays dans lequel il travaille !

Si, actuellement, il n’y a pas trop d’animosité envers les travailleurs pendulaires d’un même état. Il est clair que certains partis politiques font leur fond de commerce sur la haine du frontalier qui vient piquer les places de travail de nos gentils concitoyens…

Voici donc une autre manière de faire de la politique de défense de l’emploi, on catégorise les gens en plusieurs classes. Tous n’ont pas le même accès aux places de travail.

40% des jeunes sont au chômage, ils ont le temps de faire la révolution

Il est admis que dans notre système économique, il y a un taux de chômage structurel que l’on arrive pas diminuer.

Globalement, dans les pays occidentaux, on a un taux de chômage admis de l’ordre de 5% à 10%. En réalité il est probablement plus élevé vu que l’on ne compte pas forcément les gens qui n’ont plus droit au chômage.

En suisse, le taux de chômage est très bas, il est plus souvent de l’ordre de 2%, ainsi le dogme de plein emploi est bien ancré vu qu’il est très réel.

Ce que l’on voit moins, c’est que globalement, le taux de chômage chez les jeunes est beaucoup plus élevé. On parle de 40% !

Pourquoi, est ce que la révolution tunisienne s’est faite en début 2011 ?

C’est par ce que la majorité des jeunes de ce pays sont très bien formés dans des bonnes écoles, mais qui ils n’ont aucun droit à une place de tavail.

Quand une majorité de gens sont au chômage, ils ont le temps prendre part à une révolution. Il suffit d’un petit élément déclencheur.

Après avoir embrasé le monde arabe, ces révolutions du début 2011 on traversé la méditerrannée pour prendre la forme du mouvement des indignés.

La situation est la même en europe que dans le monde arabe, les jeunes sont les laissés pour compte des places de travail.

On voit ainsi que le dogme du plein emploi peut mener très loin, qu’il touche toute la société.

Mais alors que faire ?

En terminer avec l’idée que l’emploi est ce qui permet de vivre

Il faut décoloniser son imaginaire. Il faut en terminer avec cette idée qui nous fait croire que l’on doit avoir une place de travail pour vivre.

Il faut que les partis politiques virent les slogans du type: « De l’emploi pour tous… » Ce que les gens veulent, ce n’est pas un emploi, c’est un revenu !

Ce n’est pas l’emploi qui est l’outil qui permet de vivre, c’est le revenu.

Si l’on réfléchit aux sommes colossales qui sont investies pour créer des infrastructures nécessaires à l’implantation d’entreprises, et pour créer des réseaux de transport qui transporterons tous les jours des travailleurs.

Si l’on réfléchit à toutes ces ressources financières et naturelles que l’on a utilisée pour garantir le dogme du plein emploi, on peut se dire que l’on est vraiment très riches….. et très bête.

Que tout cet argent aurait pu directement être donné aux gens, plutôt que de l’utiliser dans la mise d’un pari que le plein emploi résoudra tous les problèmes.

Je le répète, ce que les gens veulent, c’est un revenu, pas un emploi !

Le revenu de base inconditionnel est une solution

Donner à chacun un revenu suffisant pour vivre, peut importe qu’il travaille ou non, est un concept qui est souvent appelé Revenu de base inconditionnel ou encore allocation universelle.

Voici un autre de mes articles qui décrit les avantages d’un revenu de base inconditionnel.

 

Références au dogme du plein emploi

Le dogme est encore bien ancré, voici un liste de références où l’on cite toujours l’emploi comme étant au centre de ses problèmes, de ses actions, ou des ses préoccupations politiques….

  • le patron de Coop, Hansueli Loosli, estimait à deux milliards de francs le manque à gagner pour le commerce de détail helvétique. Il dénonçait aussi la menace que ce «tourisme des achats» fait peser sur les emplois en Suisse.
    Dans un article sur arcinfo à propos du tourisme des achats à l’étranger favorisé par la baisse de l’euro qui n’est pas répercutée partout en suisse…
  • …  les grands centres urbains. Le canton ne peut guère rivaliser, notamment en matière de débouchés professionnels. L’offre y est plus diverse.
    Dans un article sur arcinfo à propos de la raison des départs du canton de Neuchâtel qui représente une perte de ~ 500 contribuables par année et 30 millions de CHF par années.
  • les candidats du POP et de Solidarités vont défendre les thèmes chers à leur formation respective. «Un travail décent qui donne des moyens pour vivre, aussi un accès à la protection sociale, une économie plus responsable, qui se soucie des enjeux environnementaux»
  • Une vocation qui couvre le maintien de l’emploi et la défense des chômeurs… (programme du PS Didier Berberat)
  • Jacques-André Maire intervient aussi dans un domaine qu’il connaît bien: l’éducation, la formation, l’apprentissage, dans le souci de garantir une insertion professionnelle au plus grand nombre possible de jeunes.
  • Même préoccupation chez la libérale-radicale Sylvie Perrinjaquet, dans le cas des jeunes sans-papiers: ils doivent pouvoir suivre un apprentissage dual.
  • Laurent Favre tient aussi à garder à Neuchâtel la production de cigarettes «fortes» de Philip Morris, menacée par un accord agricole avec l’UE.
  • Francine John-Calame n’a pas hérité de commissions où faire valoir ses convictions écologistes. Elle est préoccupée par le sort des chômeurs…
  • L’économie américaine a besoin de créer entre 130.000 et 150.000 postes par mois pour stabiliser le taux de chômage…. le Figaro

se déplacer à pied est plus rapide que de se déplacer en voiture

Se déplacer en voiture est-ce vraiment plus rapide qu’à pied ?

L’idée est de faire un petit comparatif entre le temps que prend un voyage en voiture… et le temps que prend un voyage à pied…

Au premier abord on serait tenter de dire quil n’y a pas photo, la voiture est plus rapide que la marche !

Mais en y réfléchissant un peu plus, si l’on compte ce que coûte la voiture en temps de travail… la marche c’est pas si lent !

On va tenter de quantifier tout ça.

Quel est le coût réel d’une voiture?

L’achat du véhicule

Combien coûte la voiture moyenne…. ?

Le coût au kilomètre

Mobility a fait le calcul du coût réel d’une voiture.

Les coûts liés à la mobilité pour une petite voiture de tourisme de 1000ccm (soit 1600ccm) et 10’000 km par an s’élèvent à environ:

  • CHF 6’860.- (ou 7’660.- pour voiture de service2) coûts fixes (location de la place de parc, impôt sur les véhicules à moteur, responsabilité civile, casco, vignette, service de dépannage, amortissement)
  • CHF 2’960.- (ou 3’356.- pour voiture de service2) coûts variables (essence, huile, remplacement des pneus, entretien, réparation)

Comparaison entre le CarSharing (par km: CHF 0.79) et/ou les transports publics (par km: CHF 0.15):

100% voiture
privée1)
CarSharing
100%
50% CS
+ 50% TP
25% CS
+ 75% TP
100% TP
5’000km 8’340.- 3’950.- 2’350.- 1’550.- 750.-
7’500km 9’080.- 5’925.- 3’525.- 2’325.- 1’125.-
10’000km 9’820.- 7’900.- 4’700.- 3’100.- 1’500.-
15’000km 11’300.- 11’850.- 7’050.- 4’650.- 2’250.-
20’000km 12’770.- 15’800.- 9’400.- 6’200.- 3’000.-

Légende
CS: CarSharing
TP: transports publics

Chiffres en gras: le CarSharing avec Mobility ménage votre porte-monnaie!

1) Coûts calculés avec le calculateur « Frais kilométriques » 2007 du TCS
2) Dans l’ensemble des coûts, on tient aussi compte des frais administratifs découlant des voitures
de service.
L’entreprise devant supporter ces frais, le CarSharing en devient encore plus
intéressant financièrement.

Le coût de l’infrastructure

C’est nécessaire, c’est caché, mais ce n’est pas négligeable. Combien coûte le réseau de route ?

En 2007, le canton de Neuchâtel a alloué 84 millons de CHF pour les route, ce qui correspond à CHF 494.- par habitants. (pour 170000 habitants.)

Pour avoir un ordre de grandeur de ce que cela représente, Si l’on mélange les dépenses des communes et du canton de Neuchâtel, on arrive, en 2007, à une dépense moyenne globale de 12696.- par habitant. (la moyenne suisse est à 12053.-) (Selon des calculs de Jean-Pierre Gehlfi)

Pour avoir plein de statistiques et de chiffres, il existe une enquête sur le budget des ménages privés fait par l’ofs. Il sembe que 8,5% du revenu d’un ménage suisse est consacré aux transports. Le revenu moyen suisse est de 6000.- par ménage.

Il semble que le revenu d’un ménage est assuré aux 3/4 par le revenu du travail. (4500.-) Le reste c’est quoi ? Des rentes sociales diveres, des titres de propriété, la bourse…

Le but est de trouver une correspondance pas trop mauvaise entre une somme d’argent et un temps de travail. Ainsi on peut estimer le temps de travail qui est consacré à une tâche ou une autre, et en l’occurence aux transports en voiture.

Premier essai d’estimation grossière:

8,5% du revenu de 6000.- est consacré aux transports. Soit 510.-. De cette somme, les 3/4 sont issu d’un temps de travail. Donc 382.5. Si l’on considère que les gens travaillent 40h par semaine. Donc. 160h par mois. (à afiner comme réflexion). On peut se dire que les 4500.- / 160h = 28.125 /h (heu… combien il y a de personne dans un ménage et combien de temps de travail ?)

Donc pour gagner les CHF 382.5 nécessaires aux transports, il faut travailler 13.6h par mois.

..

L’OFS propse quelques statistiques à propos du coût des transports. Compte des transports suisses 2005 (PDF, 657 KB)

En gros, on y apprend que le coût total des transports par véhicule (tout compris) coûte 70,5 milliards de CHF par an. Donc on peut dire en gros que le coût du transport en voiture coûte en moyenne 10 000 CHF par an par personne ! (et ça reste une moyenne !)

..

Un calcul déjà fait dans cette brochure…

L’idéologie sociale de la bagnole.pdf

En fait on nous renvoie à ivan illitch:

Ivan Illich (Energie et Equité, Ed. Le Seuil):

– lire la brochure

– telecharger le PDF (855 ko)
Ivan Illich Energie et équité
52 pages A5

Un résumé du livre: http://lesverts.fr/article.php3?id_article=2560