La simplicité volontaire

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La simplicité volontaire

  • STOP— Briser tout ça… => simplicité, small is beautiful
  • la complexité est un fossoyeur de civilisation
  • la pub ne concerne que l’inutile
  • quel est l’utile ?
  • L’utile c’est la redéfinition de nos besoins => virginia hendersen => se connaitre soi même => spirituel

Décroissance un mot obus

Le terme de décroissance est un terme qui est dur, qui a une connotation négative.

Certains trouve que c’est bien. Que le mot décroissance est un mot obus, ou un mot bélier. Qu’ainsi le capitalisme qui ne montre que les choses belles ne pourra pas le reprendre comme il a repris le terme du développment durable.

D’autres personnes préfère utiliser un autre vocable. On entend fréquemment parler de simplicité volontaire.

C’est le courant des gens qui préfère parler de positif que de négatif. Il est souvent reproché aux écologistes par leurs détracteurs qu’il ne sont pas des gens joyeux du tout qu’il ne sont là que pour interdire, limiter, et donner mauvaise conscience.

Le courant de simplicité volontaire est justement là pour amener positivement vers un changement.

La complexité fossoyeur de civilisation

L’envie de simplicité est également une réponse à notre monde qui est toujours plus complexe. Une envie de retrouver un monde simple et compréhensible. Mais pas seulement. C’est aussi une question de survie !

Le professeur Joseph Tainter, a étudié l’effondrement de certaines civilisations. Il a développé toute une théorie qui montre que l’effondrement l’empire romain, des civilisations Maya et Chacoan a pour source une complexité trop grande.

Quand une civilisation devient trop complexe, elle bouffe plus d’énergie à maintenir ses structures qu’à utiliser ses ressources de manière rationnelle.

Les aberrations écologiques que l’on peut observer dans notre société, telle que l’histoire des pommes de terres allemandes qui vont se faire laver en Espagne avant de revenir se faire transformer en chips, montre que notre civilisation est en plein dans un gaspillage d’énergie uniquement pour garder en place un système économique complexe basé sur le libéralisme.

Notre civilisation est basée sur la mobilité à moindre coût. C’est ce qui assure sa cohésion.

C’était déjà le cas pour l’empire romain et il s’est effondré.

Si l’on remonte au temps de la république romaine. On observe que la population romaine a augmenté en même temps que les rendements de l’agriculture a diminuée. Les romains ont donc résolu ce problème en colonisant les environs. Mais pour assurer cette colonisation de ressources naturelles, il a fallu augmenter la complexité en organisant une armée, des routes et des villes fortifiées. Cette complexité a également demandé de nombreuses ressources. C’est en assurant la croissance exponentielle de l’empire romain que sa structure a pu être gardée. Mais à une certaine échelle, la complexité est devenu plus dur à assurer, les moyens de communication ont absorbé trop de ressources par rapport à leur gain et l’empire c’est effondré.

Joseph Tainter explique que l’effondrement de l’empire romain a est souvent perçu comme une catastrophe. Mais qu’en y regardant de plus près, pour la majorité de la population c’était certainement une bonne chose. Dans les ossements de l’époque, on observe que les gens étaient mieux nourri après l’effondrement qu’avant ! Ils n’avaient plus besoin d’assumer la complexité de l’empire.

Le but dans notre civilisation est donc d’éviter d’arriver à l’effondrement, pour ce faire, il faut supprimer toutes les actions qui sont uniquement là pour maintenir le système en place.

Les meilleures solutions sont de promouvoir l’auto-organisation et la décentralisation. Un système trop compliqué s’effondre. Il est cependant de faire un système complexe basé sur de nombreuses cellules autonome, décentralisée et d’un fonctionnement très simple.

Pour mieux ocomprendre ces propos qui permettent l’émergence d’une intelligence collective à une échelle supérieur, je recommande de regarde ce reportage sur arte à proos de l’intelligence collective. (aux dernières nouvelles, le 22 novembre 2010, cette vidéo n’était plus disponible pour moi ?)

Le livre de Thierry Crouzet, Le peuple des connecteurs, parle abondamment des structures décentralisées et de l’émergence d’une auto-organisation basée sur un grand nombre d’individus liés, dont les liens suivent un très petit nombre de règles. C’est ce qui permet aux étourneaux de voler en groupe dans le ciel, aux fourmilières de se nourrir, aux termites de construire leur termitères, etc.

Science sans conscience

Quand on parle de problèmes écologiques, toute un partie de la population est persuadée que la science va permettre de résoudre tous les problèmes. Oui, la science est capable de beaucoup de chose. Mais souvent la science n’est qu’un moyen de déplacer le problème sur un autre. D’augmenter la complexité du système, et selon la théorie de Joseph Tainter de pousser le système à sa perte.

La science sans conscience est dangereuse. Ce concept est déjà très bien expliqué dans le mythe de Dédale il y a des millénaires !

À chaque problème de ses maîtres, Dédale est un auxiliaire qui trouve une solution à leurs problème,s ce qui provoque un nouveau problème que Dédale résout aussi avec une nouvelle solution au nouveau problème: la cire des ailes, solution pour s’échapper du labyrinthe, lui-même solution pour enfermer le Minotaure, lui-même fruit conséquent de sa vache en bois faite pour Pasiphaé.

La science est capable de tout. Mais est ce que tout mérite d’être fait ?

Pourquoi inventer le rasoir qui rase plus vite si ce n’est pour aller plus vite au travail créer des rasoirs qui rasent plus vite ?
Pourquoi développer des trésors d’ingéniosité pour construire des voitures électriques pour remplacer des voitures à essence. C n’est que déplacer le problème, au lieu d’être dépendant du pétrole, on sera dépendant de l’uranium et du charbon pour faire l’électricité et du lithium pour faire les accus. La complexité augmente. Ces ressources sont tout autant limitées que le pétrole, voir plus. La solutions ne sera que temporaire.

Alors que le vélo existe depuis longtemps, il est technologiquement beaucoup plus simple et coûte beaucoup moins. Le vélo est une solution ultime qu’on ignore !
Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres.

Se concentrer sur l’essentiel

La publicité est là pour nous vendre l’inutile. Mois comment savoir ce qui est utile ? Comment savoir quels sont ses besoins ?

L’infrimière Virginia Henderson, a tenté de faire une liste des 14 besoins fondamentaux. On trouve:

  1. Respirer.
    Capacité d’une personne à maintenir un niveau d’échanges gazeux suffisant et une bonne oxygénation.
  2. Boire et manger.
    Capacité d’une personne à pouvoir boire ou manger, à mâcher et à déglutir. Également à avoir faim et absorber suffisamment de nutriments pour capitaliser l’énergie nécessaire à son activité.
  3. Éliminer.
    Capacité d’une personne à être autonome pour éliminer selles et urine et d’assurer son hygiène intime. Également d’éliminer les déchets du fonctionnement de l’organisme.
  4. Se mouvoir, et maintenir une bonne posture et maintenir une circulation sanguine adéquate.
    Capacité d’une personne de se déplacer seule ou avec des moyens mécaniques, d’aménager son domicile de façon adéquate et de ressentir un confort. Également de connaître les limites de son corps.
  5. Dormir, se reposer.
    Capacité d’une personne à dormir et à se sentir reposée. Également de gérer sa fatigue et son potentiel d’énergie.
  6. Se vêtir et se dévêtir.
    Capacité d’une personne de pouvoir s’habiller et se déshabiller, à acheter des vêtements. Également de construire son identité physique et mentale.
  7. Maintenir sa température corporelle dans la limite de la normale.
    Capacité d’une personne à s’équiper en fonction de son environnement et d’en apprécier les limites.
  8. Être propre, soigné et protéger ses téguments.
    Capacité d’une personne à se laver, à maintenir son niveau d’hygiène, à prendre soin d’elle et à se servir de produits pour entretenir sa peau, à ressentir un bien-être et de se sentir belle. Également à se percevoir au travers du regard d’autrui.
  9. Éviter les dangers.
    Capacité d’une personne à maintenir et promouvoir son intégrité physique et mentale, en connaissance des dangers potentiels de son environnement.
  10. Communiquer avec ses semblables.
    Capacité d’une personne à être comprise et comprendre grâce à l’attitude, la parole, ou un code. Également à s’insérer dans un groupe social, à vivre pleinement ses relations affectives et sa sexualité.
  11. Agir selon ses croyances et ses valeurs.
    Capacité d’une personne à connaître et promouvoir ses propres principes, croyances et valeurs. Également à les impliquer dans le sens qu’elle souhaite donner à sa vie.
  12. S’occuper en vue de se réaliser.
    Capacité d’une personne à avoir des activités ludiques ou créatrices, des loisirs, à les impliquer dans son auto-réalisation et conserver son estime de soi. Également de tenir un rôle dans une organisation sociale.
  13. Se divertir, se récréer.
    Capacité d’une personne à se détendre et à se cultiver. Également à s’investir dans une activité qui ne se centre pas sur une problématique personnelle et d’en éprouver une satisfaction personnelle.
  14. Apprendre.
    Capacité d’une personne à apprendre d’autrui ou d’un événement et d’être en mesure d’évoluer. Également à s’adapter à un changement, à entrer en résilience et à pouvoir transmettre un savoir.

Selon cette liste de besoin, on reconnait assez rapidement que les besoins de bases sont liés à se nourrir et avoir un chez soi.

Les besoins de bases d’un société sont donc d’assurer un apport de nourriture à ses membres ainsi qu’un logement qui soi à température adéquate. Ce qui demdande parfois beaucoup d’énergie.

suite => L’alimentation et l’agriculture