mise en page de livre électronique

Comment mettre en page un livre électronique

Quand les livres étaient tous sur papier, on ne se préoccupait pas de la mise en page. C’était facile. Elle était déjà bien faite, par des pros.

Maintenant que j’ai des livres numériques, et plusieurs formats de document et de taille de liseuse, c’est la jungle. Et je dois adapter moi même !!

 

Depuis fin 2006, je suis l’heureux propritéaire d’un iLiad. Une liseuse comme on dit maintenant couramment.

Mon modèle ne lit pas le epub. C’est une bête trop vieille. Le epub n’existait pas au moment de sa sortie. (je crois que je pourrai faire une mise à jour.. mais c’est délicat, iRex, l’entreprise qui faisait les iLiad a fait faillite !)

Donc, j’ai besoin de convertir le livre que j’ai au format ePub en pdf dans une taille agréable à lire sur iLiad.

Quelques comparaisons

Taille de page:

  • page A4 => 21 cm × 29,7 cm
  • livre de poche (j’ai lu. wang 2) => 11cm x 17,8cm
  • écran d’iLiad => 12.1 cm x 16,2 cm (8,1 pouces de diagonale (21 cm), 768 x 1024 pixels, 160 dpi, 16 niveaux de gris) les outils de navigation prennent 1.3 cm en bas de l’écran. Donc la taille utile de texte est de 12,1 cm x 14.9cm

Taille A6 => 10.5 x 14.8 cm

=> donc une page A6 s’affiche pas trop mal sur une page d’iLiad. (ainsi que sur une page de livre de poche)

Zone de texte:

Donc la taille de la page – les marges:

  • mon bloc de feuille quadrillées scouts msds => 18cm x 24.4cm (marge de gauche: 2cm, haut: 3.9cm, droite: 0.8cm, bas: 1.4cm )
  • livre de poche (j’ai lu. wang 2) => ~9 x 15.2 (marge de gauche: 1cm, haut: 1.1cm, droite: 1.1cm, bas: 1.5cm (sans compter le numéro de page à 0.7) )
  • Christophe Allain via les pdf fourni par les éditions interkelia, avec un zoom perso. Lisible mais peut faire mieux => 8.7cm x 14.5cm (marge de gauche: 1,7cm, haut: 0.1cm, droite: 1.8cm, bas: 0.2cm, avec encore 1.3 cm de l’écran pris pour les outils de navigation.)
  • Croisade pdf, de Thierry Crouzet, parfaite taille pour un roman => 10.6 cm x 14cm (marge: g: 0.7, h: 0.5, d:  0.8 , b: 0.4 )
  • l’alternative nomade Thierry Crouzet, gros, mais pas mal => 10,7 cm x 14cm (marge gauche: 0.8 cm, haut: 0.5cm,  droite: 0.8, bas: 0.4)
  • sun tzu en ebook, libre de droit (bande rouge sur la couverture) => 9.7 xm 14cm (marge gauche: 1cm, haut: 0.4, doite: 1.5 ,bas: 0.5)

 

En laissant 0.6cm de marge de chaque côté gauche et droite, on a la taille d’une feuille A6 comme zone disponible au texte sur un iLiad.

Nombre de ligne et colonne et mots:

  • livre de poche (j’ai lu. wang 2) => 39 lignes, ~ 52-53-54 colonnes (variable selon la taille du caractère) ~ une dizaine de mots par ligne.
  • pdf fourni par les éditions interkelia => 40 lignes, ~55-58 colonnes, ~une dizaine de mots par ligne
  • Croisade pdf, de Thierry Crouzet, parfaite taille pour un roman => 21 lignes, 50-55-56 colonnes, un peu moins d’une dizaine de mots.
  • l’alternative nomade Thierry Crouzet, gros, mais pas mal => 21 lignes, 47-54 colonnes, un peu moins d’une dizaine de mots.
  • sun tzu en ebook, libre de droit (bande rouge sur la couverture) => 36 lignes, 62-63-66 colonnes, 11 mots par lignes.

Impression globale

  • livre de poche => bien habituel !
  • interkeltia => pas mal… mais à peine trop petit
  • ebook livre.. sun tzu => très (trop) dense. Bien quand même
  • Thierry Crouzet => bon confort… presque trop gros !

Conclusion… je veux comme Thierry Crouzet… voir à pein plus petit..

  • => une dizaine de mots par ligne
  • =>  ~ 55 caractères par ligne
  • => ~25 lignes par page
  • marge => gauche: 0.8 cm, haut: 0.5cm,  droite: 0.8, bas: 0.4 => 10.6 cm x 14cm (A6 = 10.5 x 14.8 cm)
  • => taille du papier: 12.2cm x 14.9 cm

Conversion ePub to pdf

=> J’utilise le logiciel calibre.

Ce logicile est super bien, car il est gratuit, il est bourré de fonctionnalités. Mais je trouve l’ergonomie n’est pas top !

L’interface est très confuse. Il me faut toujours un moment pour trouver la fonction principale qui est de…. lire le livre !

Il y a un outil de conversion ePub to pdf. Mais je ne suis pas certain de comprendre comment il fonctionne. Il semble qu’il y a un profile pour iLiad, mais je me retrouve avec une taille de papier très très petites !

La police est du times new roman 20pt => me semble pas mal.

La taille du papier par défaut est: 12.06 cm  x 14.68cm  => la taille du papier est à peine plus petite que ce que je voudrais. mais ça peut aller…

Croisade => taille papier 13.7cm x 17.6

Calibre

règlage de la marge:

72pt = 1 inch = 2.54cm

=> si je veux 1cm de marge => 72/2.54 = 28.34

0.8 x 28.34 = 22pt
0.5 x 28.34 = 14pt
0.4 x 28.34 =  11pt

=>g: 22pt, h: 14pt, d: 22pt, b:11pt
=> police de 16px par défaut 
=> j’obtiens 20 lignes  😀
=> 41-46 caractère par ligne
=> ~7 mots par ligne

On garde les mêmes marge et on descent la taille de la police à 15px.

=> ~9 mots par ligne
=> 21 lignes
=> 44-47-56 caractères par lignes

On garde les mêmes marge et on descent la taille de la police à 14px.

=> ~ 9 mots par ligne
=> 24 lignes
=> 48-57 caractères par lignes

Cette version me convient bien ! Je garde !

Pour résumer:

  • La taille du papier par défaut est: 12.06 cm  x 14.68cm
  • Marges dans calibre: g: 22pt, h: 14pt, d: 22pt, b:11pt
  • taille de la police: 14px, times new Roman

Après essai sur mon iLiad, le résultat est parfait ! C’est exactement la taille que je trouve la plus adaptée !

Pour la conversion avec calibre, la taille du papier précise n’est pas nécessaire. Il suffit d’indiquer papier: a6.

Il suffit donc de préciser les marges, la taill a6, la police de 14px, et iliad pour entrée !!! (entrée et sortie sont inversés pour les marges ?) Le reste est par défaut, voici les captures d’écran.

Voici des captures d’écran poura aider à visualiser.

config calibre export epub to pdf iliad marge.png

config calibre export epub to pdf iliad.pngBonne chance…

J’ai aussi eu une exportation qui a plantée.. j’espère m’en sortir…

Bouquin électronique

Bouquin électronique

lecture sur un bouquin électronique iliad.jpgLe terme de bouquin électronique est le terme générique que j’utilise pour désigner les appareils destiné à lire des documents sur du papier électronique. Il n’y a pas vraiment encore de consensus sur le terme utilisé. On rencontre souvent le terme de reader, de lecteur, de liseuse, de livrel, de e-book etc….

Personellement, après m’y être intéressé aux progrès de cette technologie pendant plusieurs année, c’est en décembre 2006 que j’ai fait l’acquisition du premier bouquin électronique commercialisé en europe. L’iLiad de iRex technologies.

Après mes premiers pas avec mon iLiad en 2006, je l’utilise toujours autant en 2009, et je n’ai pas encore eu l’occasion de rencontrer une autre utilisateur de bouquin électronique !

Avantages

Pourquoi utiliser un bouquin électronique ?

En ce qui me concerne, je suis un grand baroudeur sur internet et un grand lecteur de tout et n’importe quoi. Il m’arrive donc fréquemment de télécharger des centaines de pages de documents en tous genres. L’acquisition d’un bouquin électronique m’a permis de pouvoir lire facilement tous ces documents un peu partout et dans de bonnes conditions.

Ainsi, maintenant je peux lire ce genre de documents dans les transports publics ou confortablement installé dans une chaise longue en plein soleil.

N’étant plus obligé de passer de longues heures à lire sur l’écran de mon ordinateur ou imprimer de nombreuses pages avec une petite imprimante, ma bibliothèque de document à lire a commencé à enfin diminuer un peu.

Un autre avantage du bouquin électronique est le faible encombrement pour prendre en voyage sa bibliothèque entière.

De plus, un avantage non négligeable, c’est que lire sur du papier électronique est la manière la plus écologique de lire!
Oui oui, c’est vrai, j’entend ceux qui me disent que les appareils électroniques ne sont pas très écologiques en général! Et bien finalement, d’après une étude suédoise, le gagnant de l’écologie, c’est le papier électronique. Un livre papier émet quatre fois plus de gaz à effet de serre qu’un bouquin électronique!

Il ne faut pas oublier, qu’en moyenne le tiers des livres imprimés ne sont pas vendu et sont jetés par les editeurs! (on recycle peu dans le monde de l’édition, seul 5% du papier est du papier recyclé !)

La consommation de papier est en forte augmentation depuis les années 1970, alors cessons ce gaspillage et en avant pour l’utilisation de papier électronique.

Inconvénients

Ci-dessus j’ai présenté le bouquin électronique comme étant avantageux pour transporter sa bibliothèque entière, mais le bouquin électronique n’est pas non plus la panacée pour transporter un seul livre. En effet, un bouquin électronique est plus fragile et plus encombrant qu’un livre de poche. C’est pour cette raison que lorsque je pars à l’armée j’utilise toujours des livres de poche que je glisse dans mes grandes poche de pantalon militaire. Ainsi je peux faire des roulade dans la boue sans que ce soit trop dommage!

Un des inconvénient du bouquin électronique, est quand même le fait qu’il faut recharger ces accus. Bon le papier électronique consomme vraiment très très peu d’énergie. (que lorsque l’image change) Donc certains bouquins annoncent une autonomie en nombre de page, ce qui est assez inhabituel pour des appareils électroniques. (8000-10000 pages)

Par contre l’iLiad dispose d’une fonction d’écriture au stylet, ce qui en fait un vrai papier sur lequel on peut lire mais aussi écrire. Cette fonction est vraiment bien faite, mais elle a l’inconvénient de consommer de l’énergie en continu pour pas grande chose. Ainsi l’autonomie est limitée à une douzaine d’heures.

Bon, en lisant dans les transports publiques quelques dizaines de minutes par jour, finalement je n’ai besoin de recharger les accus que toutes les quelques semaines. C’est tellement peu souvent, (par rapport à un téléphone par exemple) que j’en arrive parfois à oublier de recharger mon iLiad et de me faire avoir par une coupure en pleine lecture!

Un des inconvénients est actuellement la lecture de romans. En effet, il est quasiment impossible de trouver du contenu récent sous forme électronique. On peut dire qu’il n’existe, pour l’instant aucun marché!

Le contenu

lecture de papier électronique au soleil sur iLiad.jpgPour en revenir au contenu, il n’existe donc, à mon avis actuellement, aucun marché du livre électronique. Depuis plus de deux ans que je suis propriétaire d’un bouquin électronique, j’ai observé le développement de nombreuses solutions mais pour l’instant aucune n’arrive vraiment à être autant diverse et facile d’accès que ce que l’on trouve quand on entre dans une librairie.

Le contenu dans le domaine public

La plupart des sites qui propose le téléchargement de livres sont finalement souvent des sites qui piochent tous dans la même bibliothèque de ressources des ouvrages tombés dans le domaine public.

Les deux principales sources de données sont le projet Gutemberg qui depuis trente ans archive sous forme numérique et dans des formats ouverts (et donc dignes de pouvoir être lu dans longtemps), les livres du domaine public.

L’autre source de donnée importante en langue française est la bibliothèque nationale de France. Il m’est donc arrivé de lire des livre du 17ème siècle sur du papier électronique. C’est toujours assez surprennant!

Il existe une foule d’autres sites qui reprennent en général les mêmes sources de bases, mais les agrémentent, les mettent en pages et les adaptent à la taille et au format utilisé par les téléphones, PDA et bouquin électronique.

Le contenu payant

En quelques années, le marché du livre commence quand même à se créer. On commence à trouver des librairies numériques dont l’assortiment commence à devenir intéressant.

On trouve des exemples comme la librairie Eons et surtout la librairie numérique qui semble être la référence actuellement: mobipocket.

Mobipocket est à la base une entreprise française fondée en 2000 qui a été rachetée en 2005 par le géant américain Amazon. C’est certainement ainsi que le contenu disponible sur mobipocket a grandit ces dernières années.

Amazon est certainement l’entreprise qui dispose de la plus grande bibliothèque numérique. Cependant la plupart de son contenu numérique est réservé aux utilisateur de son bouquin électronique, le kindle.

Une grande partie du succès du kindle est le fait que l’on dispose facilement de 230 000 titres. Par contre ce système est très fermé, il est difficile pour un utilisateur de lire du contenu créé par lui même. Heureusement que l’on peut utiliser le kindle pour aller se balader sur wikipedia.

Le contenu « piraté »

Dans le monde de la musique ou du cinéma, il n’est pas dur de trouver plus facilement du contenu par des moyens à la limite de la légalité que d’aller les acheter en magasin. C’est bien par ce que le piratage est plus facile d’utilisation que d’aller dans un magasin ou d’acheter en ligne du contenu bridé et mal foutu, que le piratage se développe.

Dans le cas du livre, on remarque que numériser un livre est beaucoup plus compliqué que de numériser une chanson. Car on peut dire que le marché du livre piraté est quasi inexistant.

Dans le monde francophone, quelques individus connu sous le nom de tarilenwe, ont numérisé une soixantaines de livres populaires et les diffusent sur les réseaux de peer to peer. On trouve dans cette archives des livres, comme ceux de Albert Camus, Bernard Werber, Beigbeder, Paulo Coelho, Ray Bradbury, Aldous Huxley, Franz Kafka, Stefen King, Boris Vian, Amélie Nothomb, Tolkien, Orwell et quelques autres auteurs très connus.

En suisse, il est tout à fait légal de télécharger ce genre de contenu lorsqu’on le trouve, par contre il est strictement interdit de le mettre à disposition c’est pourquoi j’en parle, mais ne les fourni pas.

Le problème c’est que le principe même de fonctionnement d’un réseau p2p est justement de partager entre utilisateur. Donc pour obtenir ces livres on passe très vite dans l’illégal. Personnellement, j’avais trouvé un site web (disparu depuis) qui proposait cette archive en téléchargement, donc j’ai pu rester dans la légalité.

Le livre piraté le plus célèbre reste tout de même le dernier tome des aventures d’Harry Potter. Le jour de  sa sortie, le 21 juillet 2007, l’annuaire de tracker bittorent: The Pirate Bay avait refait son design pour l’occasion. C’est l’unique fois où un livre était mise en avant plan par rapport à tous les films ou la musique qui est proposée.

Avant la publication de ce livre, il avait été demandé à J.K Rowling de faire une version numérique de son roman. Elle a toujours refusé en prétextant qu’il y avait un risque trop grande de piratage.

Peu importe son choix, deux jours avant la sortie officielle, un exemplaire papier a été numérisé et retravaillé par de nombreuses personnes pour en faire une version électronique disponible au téléchargement le même jour que la sortie officielle du livre dans toute  les librairies du monde.

Ainsi, en 5 minutes, j’ai pu trouver et commencer de lire les aventures d’Harry Potter sans avoir besoin de faire 20km de chemin et la file dans les magasins. Ainsi Mme Rowling s’est privée de mon obole que j’aurai certainement payé, mais pas pour me trimballer un pavé de 600 pages alors que j’ai à disposition un bouquin électronique. (Pourtant elle devrait connaitre le papier électronique c’est comme le Daily prophet, les photos peuvent bouger!  C’est d’ailleurs la technologie e-ink qui a été utilisée pour réaliser le daily prophet dans les films des aventures d’Harry Potter)

Le piège des DRM

Le monde des bouquins électroniques évolue vite et va plus vite que le changement d’habitudes des éditeurs. Tout dernièrement Fujitsu a commencé de commercialiser le premier bouquin électronique en couleur.

L’impression que me donnent les éditeurs est qu’ils ont peur de changer leur modèle commercial, et qu’ils ont peur de voir leur marché du livre canibalisé par le piratage comme l’est le marché de la musique ou des films. Pour cette raison ils ne bougent pas et attendent. Mais en fait, c’est ainsi qu’ils sont en train de perdre leur marché futur.

En préparant le futur, c’est certainement Amazon qui est en passe de devenir l’acteur principal dans le monde du livre de demain.

Le laisser aller des éditeurs est en train de massacrer le monde du livre. En effet, il y a de nombreux pièges qui sont en train de se mettre en place contre les utilisateurs.

Un des principaux piège est ce que l’on appelle les DRM. C’est l’accronyme de Digital Right Management c’est un système de gestion numérique de droits.

En gros, le marché du livre papier, c’est surtout vendre du papier. On arrive à produire une quantité plus ou moins, grande de livre, donc on peut proposer une offfre. En fonction de la demande et du diagramme de l’offre et la demande on calcule un prix. Il y a une économie de marché.

Quand on vend un livre numérique, il n’y a plus de papier, plus de production, un livre se copie à l’infini. L’offre est infinie. Là, le diagramme de l’offre et de la demande se casse la gueule. On ne peut plus l’utiliser.

Pour vendre un bien immatériel il faut totalement repenser son modèle économique. Bien souvent  cette réflexion n’est pas faite, et les gens retombent dans un schéma connu. Ils tentent de rendre unique chaque copie en leur accrochant un numéro de série et un programme de gestion numérique des droits. (DRM)

On nous parle de solution de cryptage et de sécurité, mais ceci ne vaut rien, car les grands principes à respecter pour utiliser une solution efficace de cryptage sont baffoués par le principe même des DRM.

En gros, protéger un contenu par DRM, c’est mettre le contenu dans une enveloppe que l’on ferme avec un cadenas et ensuite on colle la clé du cadenas derrière l’enveloppe avec un ruban adhésif !

Alors effectivement, le cadenas est un bon cadenas cryptographique. Mais donner la clé à un pirate et lui dire de ne pas l’utiliser c’est totalement ridicule!

Pourtant c’est bien ce que l’on fait et ce que propose de nombreuses industries de distribution de contenu.

Ce qui est dangereux pour l’utilisateur c’est le dommage collatéral de l’utilisation de DRM.

Pour aller décoller la clé, il faut savoir le faire. En général, c’est une technique qui est gardée secrète (mais qu’il faut changer chaque fois qu’un pirate découvre la méthode).

Donc pour utiliser un contenu protégé par DRM, il faut un programme qui est conçu pour. Il faut que ce programme connaisse la méthode secrète pour trouver la clé. Donc souvent c’est un programme qui est conçu par les gens qui font le contenu aussi.

On en arrive au point que chaque distributeur utilise son propre format de DRM et donc son propre programme. Le contenu est formaté pour un programme de lecture en particulier, mais pas pour les autres. Donc ce qu’il se passe, c’est qu’une chanson acheté sur l’iTunes store est lisible sur un iPod par ce que le distributeur est le même que le constructeur des lecteurs. (Apple) Par contre une chanson acheté à la fnac n’est pas lisible sur un iPod, car ce ne sont pas les mêmes DRM qui sont utilisées.

Cette situation est la cause principale de l’encouragment au piratage. En achetant légalement une chanson on a beaucoup plus de risque d’être embêté et de ne pas réussir à lire son contenu que si l’on télécharge illégalement une chanson sur un réseau p2p. De plus en regardant un film piraté, on est pas obligé de voir les multiples avertissement antipiratage qui sont mis sur les DVD.

La situation est en train de changer dans le monde de la musique. L’industrie du disque est en train de comprendre que pour vendre ses solutions elle doit proposer une méthode plus simple et conviviale que le piratage.

Ainsi suite à des tractations entre Steve Jobs, le partron d’Apple et donc du plus grand distributeur de musique en ligne, et les majors de l’industrie du disque, il vient d’être décidé de supprimer totalement les DRM sur la musique!

Depuis les ventes en ligne se portent mieux!

Dans le monde du livre, j’observe une tendance à faire avec quelques années de décalage les mêmes erreurs que dans l’industrie de la musique. C’est à dire que mobipocket, le leader du marché propose ses DRM partout.

Ils font pression pour inclure leur programme de lecture dans tous les bouquins électroniques. C’est ainsi qu’à contre coeur, iRex a ajouté le lecteur de DRM de mobipocket dans l’iLiad. iRex à cédé sous la pression des utilisateurs qui avaient envie de pouvoir lire le contenu de mobipocket qui est le seul à proposer un contenu un peu varié.

Format

Pour pouvoir lire un livre, un bouquin électronique doit pouvoir comprendre le format dans lequel le livre est distribué.

Actuellement, c’est un peu la jungle, chacun tente d’imposer son propre format qui l’arrange sur son lecteur. Le choix du format est souvent fait par ce qu’il est capable d’intégrer un type ou un autre de DRM. DRM qui comme on l’a vu est une saleté.

Dans les formats que l’on trouve, il y a des « anciens » formats qui sont les formats de documents courants dans le monde de l’informatique (pdf, html, txt, rtf, etc..) De plus, il y a des nouveaux formats dédiés à la lecture de livres électroniques. Ici on retrouve des formats qui sont souvent liés à un distributeur ou un lecteurs. Ainsi on retrouve le .prc de mobipocket, le .azw du Kindle de Amazon, le .pdb de Palm, le .lrf du Sony e-reader et encore bien d’autres. Pour un petit aperçu, allez voir la page dédiée aux formats supportés par l’application stanza.

Le format qui actuellement est souvent le plus utilisé par ce qu’il fonctionne bien partout c’est le format PDF. (d’où le fait que bien souvent on explique que PDF est l’acronyme de Portable Document File). Ce format de document est très bien, mais dans le cas des bouquins électroniques il a quelques inconvénients.

Revenons déjà sur l’acronyme PDF, en fait, contrairement à ce que j’ai écris ci-dessus, et comme on le voit souvent, PDF ne veut pas dire Portable Document File. En effet, PDF à la base est l’acronyme de Postscript Display File. Le PDF est en fait une évolution du langage Postscript. Ce dernier est une language, qui à la base a été conçu pour décrire des formes vectorielles à une imprimante. C’est un langage qui est dédié à l’impression.

Le PDF est un format qui reprend une partie du langage postscript mais qui ne garde que les routines d’affichage, d’où le terme Display, de l’acronyme PDF.

Le PDF n’est pas non plus un postscript amputé. C’est une véritable évolution, car il est conçu pour être un conteneur de formats. Le PDF est capable d’intégrer en lui même d’autres formats comme les formats d’images, les fontes, etc… De plus, pour en faire un format moderne et facile de traitement, le PDF a une architecture conçu en XML.

Tout ceci c’est bien, mais où sont les inconvénients ?

Comme décrit ci-dessus, le PDF est issu du postscript. C’est donc héréditairement un format conçu pour de l’impression sur papier! Un document PDF est conçu pour une taille de papier fixe.

A l’heure actuelle, nous avons une prolifération de périphériques et donc d’écrans; et surtout de taille d’écran. Il est possible de lire le même document au format PDF sur un ordinateur muni d’un double écran 24″, où alors sur un téléphone portable avec un écran 4″ ! La différence est de taille, et c’est le cas de le dire.

Même avec le meilleur zoom du monde, il est très pénible de lire un document PDF conçu pour une grande taille sur un écran de petite taille.

La solution, c’est l’utilisation d’un format qui s’adapte à la taille du périphérique de lecture. Ce format existe et il est même très utilisé. Il s’agit du format du web: le xhtml (couplé au langage css pour définir le visuel).

En effet, il est possible d’utiliser un navigateur avec une taille de fenêtre variable. Le format xhtml-css est capable de s’adapter.

Cependant, le xhtml-css a été conçu pour être utilisé sur un serveur web via un navigateur web. Le document choisi est indiqué au moyen d’une adresse. Une page web est composée de nombreux fichiers dans des formats bien différents que le navigateur web regroupes pour les afficher ensembles. Une page web est donc un ensemble de fichiers. Si l’on veut lire une page web sur un bouquin électronique, il faut placer tous ces fichiers sur le bouquin électronique aux bons endroits. C’est possible mais ce n’est pas très pratique.

La solution est donc de procéder comme pour le passage du postscript au PDF. Il faut créer un format conteneur d’autres formats. C’est ce qui a été fait avec le format epub. (aussi appelé Open Book).

Nous avons donc là un format ouvert qui est libre d’utilisation par tous, qui est lisible avec des écrans de toutes tailles et qui est facilement distribuable. Tout va bien. Reste plus qu’à faire la promotion de ce format pour qu’il deviennent autant répandu que son grand frère le xhtml.

L’idéal

A quoi ressemble mon avenir idéal pour le monde du livre. C’est un monde ouvert, varié et simple.

J’aimerai pouvoir entendre parler d’un livre par un ami et directement aller le télécharger, soit via mon ordinateur, soit directement depuis le bouquin électronique, à l’image de ce qui se fait avec le kindle, ou avec l’iLiad si il est configuré pour.

J’aimerai pouvoir lire facilement n’importe quel livre qu’il vienne de n’importe quel magasin et pouvoir le lire sur n’importe quel lecteur. Je suis vraiment opposé au système de DRM. Dans la brève histoire de ce genre de système, on a déjà de nombreux exemples chez google, microsoft, virgin et sony, de magasin de contenu numérique muni de DRM qui est maintenant ilisible car le magasin d’origine à fermé ses portes!

C’est une réalité, un système de DRM n’assure pas la lecture à long terme et donc l’archivage. Dès le moment où j’achète un livre je m’attend à pouvoir le mettre dans ma bibliothèque et pouvoir le garder indéfiniment. Je n’ai pas envie de recevoir 1 an après mon achat un mail de google qui me dit que le contenu ne sera plus lisible et qu’on me rembourse en bon d’achat google !!!

Par conscéquent, comme je l’ai fait avec la musique jusqu’à présent, je n’achéterai pas de contenu soumis à un système de DRM. C’est trop compliqué à maintenir et dangereux pour le contenu.

En ce qui concerne la diversité d’un magasin en ligne, je pense qu’elle peut être beaucoup plus grande que dans une librairie classique qui a une surface limitée. Ceci permet de trouver des ouvrages qui sont rares sans devoir patienter plusieurs semaines que l’on commande mon ouvrage. Avec cette optique, déjà actuellement, je commande sur amazon, j’attend autant de temps, c’est moins cher, et au moins je l’ai direct à la maison.

Ce principe est ce que l’on appelle le principe de la longue queue en référence à la forme de la courbe d’un graphe qui classe les livres par nombre d’exemplaires vendus. Très peu de livre sont des best sellers et beaucoup de livres ne sont vendus à ou deux exemplaire s par année. En ayant une librairie, si il faut remplir les rayonnages, on mettra beaucoup plus de bestseller que de livre qui ne sont peu vendu. La place coûte trop cher pour la gaspilller. Avec une bibliothèque numérique la place physique prise par un livre est tellement derisoire qu’il ne coûte pas grand chose de vendre un titre seulement une fois par année. On le propose aussi. Même si il est vendu qu’une seule fois, c’est déjà mieux que pas vendu du tout !

En généralisant ce principe, la vente de titre peu populaires commence à compter pour beaucoup. Le volume est potentiellement plus grand que de vendre 2-3 best sellers !

Voici un des avantages non négligeable d’une librairie en ligne.

Un autre avantage d’une édition numérique est qu’il est possible de faire facilement des mises à jour de livre, de corriger des erreurs et même de vendre des livres qui ne sont pas encore fini !

Etrange, mais ça existe déjà. Les éditions O’Reilly qui sont spécialisées dans les livres informatiques propose parfois des premières éditions de livre pas encore totallement terminée et puis les mises à jour arrivent par la suite quand elles sont prêtes.

Pourquoi ces pratiques? C’est souvent par ce que l’informatique avance tellement vite qu’il est parfois utile d’avoir un livre à disposition même si il n’est pas totalement terminé.

Voilà après toutes ces réflexions, l’avenir nous dira comment le domaine aura évolué. Dans le bon sens espérons !

Premier pas avec un iLiad

Premier pas avec un iLiad

Grand fan du concept du papier électronique depuis de nombreuses années… (je me suis sérieusement intéressé au sujet depuis 1999)…. J’ai sauté sur l’occasion dès que j’ai appris la commercialisation d’un véritable papier électronique. J’ai donc fait l’acquisition fin décembre 2006 de l’iLiad d’iRextechnologie.

L’iLiad est ce que l’on peut appeler un livre électronique. En très bref, c’est une boite qui contient un mémoire pour mettre toute sa bibliothèque et du papier électronique, basé sur la technologie d’e-ink pour afficher les livres.

Je suis persuadé que le papier électronique a un énorme avenir. On est à l’aube d’un nouveau bond de la révolution numérique. Ce bon va être encore plus spectaculaire que les précédents. Le papier électronique permettra une mobilité encore accrue de l’information. Et surtout une meilleure symbiose entre le monde de l’information numérique et le monde humain.

Le papier électronique est une avancée majeure en tant qu’interface homme machine.

Bref, assez parlé de ces quelques réflexions sur l’avenir du monde numérique… passons à mes essais de l’iLiad !

Réception et installation

Après 3 semaines d’attente une fois ma commande passée sur le site d’iRex…. UPS arrive enfin avec un joli paquet…

Il est donc temps d’ouvrir le paquet et de découvrir le magnifique écrin dans lequel se trouve la bête. Une fois la boite ouverte, il y a, à l’intérieur, un feuille de papier (tout ce qu’il y a de plus ordinaire) qui donne les infos en image pour faire ses premiers pas avec l’iLiad.

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  • vérifier le contenu… entre autre les 3-4 modèles d’adaptateur secteur pour tous les pays du monde !
  • Brancher l’iLiad à une prise électrique pour recharger les accus, pendant au moins 3 heures !
  • Enfin, allumer la bête.
  • découvrir l’usage des différents bouton.
  • Lire le guide d’utilisateur rapide… et le complet (un peu plus tard)
  • s’amuser un peu avec le stylet pou prendre des notes.
  • s’inscrire se créer un compte sur le site d’irex pour obtenir un mot de passe.
  • entrer les paramètres réseau pour se connecter sur le net (via wifi pour moi)
  • entrer les paramètres d’identification du compte irex.
  • faire les dernières mise à jour de l’os via le wifi.

Il est donc temps de suivre les indications pour que tout se passe bien !


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Le contenu est donc là… Mon iLiad reçu à midi pile… a passé l’après-midi en charge. Puis j’ai enfin pu allumer la bête et observer pour la première fois en vrai la texture du papier électronique. Grand moment !

Puis c’est le moment de jouer un peu avec la bête, de lire les pdf qui constituent le guide de l’utilisateur, et de s’extasier devant le bouton/barre qui permet de tourner les pages.


Affichage en plein soleil

2006_12_29_22_14_IMG_4807.jpg Puis j’ai du vérifier un des principaux avantages du papier électronique: sa parfaite visibilité en plein soleil !

C’est effectivement étonnant pour nous autres homo technologicus habitués à la texture de l’affichage sur écran LCD !

Le papier électronique adore le soleil ! … la visibilité est meilleure en plein soleil que dans l’ombre ! Allez je vous montre le résultat en photo.

Sur cette photo, pour la petite histoire, c’est un rapport de l’ESA (agence spatiale européenne) qui étudie les idées issues de la littérature de science fiction pour trouver des nouvelles technologies applicables au domaine spatial.

Un écran LCD doit avoir un rétro éclairage pour que son contenu soit lisible. Ce qui est un sérieux désavantage en cas d’utilisation d’un ordinateur en plein soleil!

Le technophile actuel, accro au LCD est une personne de l’ombre. Avec l’avènement du papier électronique, il est enfin possible aux adeptes de la lecture numérique de prendre un peu des couleurs et de pouvoir profiter du soleil et des terrasses !

Et la nuit ?

Et oui… ce fut tout d’un coup une des inquiétudes de mon collègue à qui je montrais mon nouveau joujou… et la nuit, tu fais comment pour lire? Il y a un quand même un rétro-éclairage ??

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.. et bien non! .. l’iLiad ne dispose pas d’un rétro éclairage intégré. C’est comme avec un bon vieux bouquin, il faut avoir une lampe de poche à disposition! Mais ça ne me dérange pas. D’autant plus que j’ai trouvé la parade.

En effet, j’ai plongé dans ma malle magique contenant tous mes gadgets de geek et j’ai trouvé l’accessoire indispensable à tout lecteur noctambule d’iLiad ! ….. la lampe de poche USB !

Et oui, l’iLiad disposant d’un port USB, il suffit de brancher la lampe dessus.. et c’est parti pour des heures de lectures nocturne (bémol, la lampe vide aussi les accus).


Remplir sa bibliothèque

L’iLiad est un livre électronique, mais c’est également une bibliothèque entière !

L’iLiad dispose d’une mémoire interne de 128Mo qui peut être remplie via une connexion USB sur un ordinateur. Si cette mémoire est trop faible (pour du texte, c’est déjà pas mal) l’iLiad dispose de slot pour accueillir des cartes mémoire mmc, (donc sd) et compact flash.

Les formats que l’iLiad est capable de lire sont le pdf et l’html. J’ai donc entrepris une expédition archéologique sur le disque dur de mon ordinateur pour retrouver tous les textes, livres, rapports et documents en tous genres en html et pdf afin de les lire sur papier électronique.

J’ai retrouvé 250Mo de documents qui attendaient (parfois depuis des années) d’être lu. La taille mémoire étant trop importante pour la mémoire interne de l’iLiad, j’ai cannibalisé une carte mémoire SD de 512 Mo provenant de mon appareil photo, pour y mettre ma nouvelle bibliothèque numérique.

Puis, après les entrailles de mon disque dur, j’ai également joué au rat de bibliothèque numérique pour dégotter des oeuvres rares qui désireraient trouver une nouvelle vie sur du papier électronique.

Il existe quelques bibliothèques intéressantes sur le web, pour obtenir des livres qui sont dans le domaine public et donc gratuit. J’ai tenté de faire une liste des meilleures adresses. On peut citer déjà, la bibliothèque nationale de France et le projet gutenberg pour les plus fourni.

Un livre tombe dans le domaine public 70 après la mort de son auteur, donc il va de soit que les livres ainsi obtenus ne sont pas les dernières sorties de l’année ! Mais ce n’est pas forcément un problème, des livres comme Alice au pays de merveilles ou 20000 lieues sous les mers sont indémodables !

C’est ainsi que j’ai ajouté une édition de 1913 des liaisons dangereuses à ma bibliothèque numérique.

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Html ou pdf

Comme je l’ai dis plus haut, l’iLiad est capable de lire de l’html et du pdf. Mais que choisir ? Souvent, on ne choisi pas vraiment le format dans lequel on reçoit le document à lire. Cependant, il est toujours possible de faire des conversions.

Le pdf est un format très pratique, car il garde la même apparence partout. Cependant, c’est également un désavantage. Le pdf est un format issu du monde de l’imprimerie, il est donc lié à une taille de papier. Taille qui est souvent A4. L’iLiad a un écran qui est relativement petit. il est plus proche du A5 que du A4, donc, afficher un document pdf conçu pour une taille de papier A4 revient à afficher une miniature qui est difficilement lisible.

Le mieux est donc de concevoir un pdf de la bonne taille. manybooks.net est une bibliothèque en ligne qui fournit des pdf conçu pour l’iLiad ce qui est très pratique.

Pour les pdf, de taille plus grande, il est toujours possible d’utiliser le zoom de l’iLiad, mais ce n’est pas toujours très agréable. C’est à tester au cas par cas.

Pour ce qui est de l’html, c’est un format très pratique, le contenu s’adapte aux capacité de l’affichage, et il est possible de varier la taille du texte. Il est également possible de créer une feuille de style adaptée à l’iLiad, ce qui permet de personnaliser l’apparence du contenu!

En revanche, là où le bât blesse avec l’html, c’est dans le cas d’un long texte qui se trouve dans un fichier unique. L’iLiad ne voit toujours qu’une seule et unique page, il n’est donc pas possible de mémoriser précisément le paragraphe en cours de lecture si celle-ci est interrompue. Comme je ne connais pas grand monde qui est capable de lire un livre de plusieurs centaines de page d’une seule traite, c’est un problème qui est de taille !

La parade est de concevoir un fichier html avec une table des matière détaillée faite de liens qui permettent d’accéder directement a un découpage précis de chapitre court. Le problème de cette technique réside dans la création de cette table des matières, les documents disposants d’une telle structure ne sont pas légions !

Un bon compromis est donc probablement de disposer d’un document html personnalisé à l’aide d’une feuille de style, puis de convertir ce document en pdf pour le lire sur l’iLiad. Cette technique permet une personnalisation de l’apparence du contenu tout en disposant de la mémorisation de la page courante sur l’iLiad.

Personnellement, j’utilise aussi l’iLiad pour lire les articles que j’écris sur ce site. Je me suis créé une feuille de style adaptée à l’iLiad et le moyen d’enregistrer les pages dans un html adapté (taille du texte plus grande, marge gauche droite, pas de menu, couleur de liens adapté 16 niveaux de gris). Voir cette page en version iLiad.

Journaux

La lecture de journaux sur papier électronique est une des applications dont iRex tente de faire la promotion. l’iLiad est conçu pour télécharger tous les jours une nouvelle version d’un journal et le lire sur papier électronique.

C’est une utilisation du papier électronique qui est très alléchante, mais qui pour l’instant reste très peu pratique. En effet, la plupart des journaux ne proposent pas d’édition électronique qui adaptée à ce que l’iLiad est capable d’aficher. Souvent, les journaux sont de grande taille. Le document pdf qui est donc la source de ce qui est imprimé est adapté à cette taille qui est gigantesque par rapport à l’affichage dont dispose l’iLiad.

La lecture de journal en usant et abusant du zoom est assez désagréable, et donc ne risque pas de se populariser dans les conditions actuelles.

Les quotidiens gratuits ont en général un format papier qui est beaucoup plus petit, les journaux gratuits sont donc souvent plus lisibles sur l’iLiad !

Dans l’idéal, il est possible de créer une édition du journal adaptée à l’iLiad. Il s’agit de multiple fichier html. La une présente les articles en gros de loin… et en cliquant sur les articles ils deviennent visible en grand.

Ce format là est parfait, mais à ma connaissance, seul le journal chinois, le Yantaï Daily, propose depuis peu ce genre de format. Mon chinois n’était pas très étendu, j’aimerai bien qu’une journal francophone se lance dans ce défi !

Je reste persuadé qu’il y a un bon potentiel. Qu’une fois affranchi des lourdeurs et des contraintes de l’impression et de la distribution de kilo de papier, un journal peut devenir gratuit et proposer un contenu rédactionnel de qualité. La publicité devrait suffire à financer un travail journalistique de qualité.

Il ne reste plus qu’à équiper massivement la population de papier électronique! Cela semble compliqué, cependant, une fois la couleur disponible et la possibilité de pouvoir rouler des grandes surfaces de papier dans des rouleaux de petites taille, je ne vois pas ce qui pourrait retenir une diffusion massive de papier électronique, tellement cette technologie est prometteuse !

22 Feb 2007