Différence entre le salaire à vie de Friot et le Revenu de Base Inconditionnel

Différence entre le salaire à vie de Friot et le Revenu de Base Inconditionnel

Ces derniers temps plusieurs personnes m’ont fait parvenir une vidéo qui tente de démontrer que l’idée de salaire à Vie lancée par Bernard Friot et le réseau salariat et meilleure que l’idée de Revenu de Base Inconditionnel pour laquelle je milite depuis quelques années, surtout dans le cadre de l‘initiative populaire fédérale pour un Revenu de Base Inconditionnel qui a été lancée en Suisse.

Cette vidéo est très bien faite et et c’est la première fois qu’une explication sur le salaire à vie me donne envie d’être pour ! :)…. mais non… en fait je reste sceptique sur le salaire à vie. Je préfère nettement le Revenu de Base Inconditionnel.

Contrairement à ce que beaucoup disent, les deux projets ne sont pas juste des différences de formes avec un fond différent. Pour moi ce sont vraiment deux projets de société différents avec des intentions différentes.

Voici la vidéo en question et voici mes explications des différences entre le salaire à vie de Friot et le Revenu de Base Inconditionnel.

Cette vidéo est bien faite et donne envie d’être pour le salaire à vie…. Mais je ne suis pas entièrement convaincu, il me reste un petit sentiment indéfinissable qui me dit qu’il y a un truc qui coince.. qui n’est pas autant joli que ce que cette vidéo dit.

Le constat de cette vidéo est parfait

Effectivement, le plein emploi est menacé. Et effectivement la marge « capitaliste » prise au passage rend ce système pas aussi efficace qu’il le dit !

Le salaire à vie est un projet adapté au passé et peut être au présent, mais pas à l’avenir

… c’est encore flou… mais j’ai une impression que le salaire à vie est très adapté à la société industrielle avec l’emploi tel qu’on le conçoit jusqu’à maintenant. Il est parfaitement inscrit dans une société productiviste…. mais cette vision coince avec l’avenir… avec une société de l’information. Avec une société de contributeurs et non pas de producteurs.

Ce nom de producteur est quand même souvent utilisé par Friot et ses partisans. Je vois là un reste d’une société révolue… la société productiviste dont le but est de faire passer le bonheur par la quantité d’objets créée….  et là que ce soit des communistes ou des capitalistes, je ne vois aucune différence, ce sont des productivistes.

L’avenir n’est plus au contrat de travail, mais à la communauté de cocréateurs. Le monde matériel va de plus en plus ressembler à celui de la création de logiciel libre. (voir à ce propos le livre « Makers » de Chris Andersen)

Moi c’est ce que j’appelle l’artisanat industriel et voici mon article sur le sujet… Le monde change, la manière de produire change et la lutte de classe  (au sens Marxiste) va donc disparaitre !

Donc est-ce que le salaire à vie est capable de s’insérer là dedans ?

Mais on peut se poser la même question à propos du Revenu de Base Inconditionnel !

Dans les deux cas on ne sait pas trop ce qu’il va se passer. L’avantage du RBI.. c’est qu’il ne s’aventure pas trop loin… donc on ne risque pas d’être à côté de la plaque..

Le Revenu de Base Inconditionnel reconnait l’être, le salaire à vie reconnait le diplôme

Le truc qui me dérange dans le système du salaire à vie, c’est que le système de rémunération est basé sur la capacité des gens à passer des diplômes, des épreuves, à se fondre dans un moule…  et là ça ne cadre pas avec un idéal émancipateur que je ressens chez les partisans du Revenu de Base Inconditionnel.

Chez ces derniers, j’ai déjà souvent remarqué un intérêt à revoir complètement l’école. De passer du système actuel de formation qui formate les gens à un système d’éducation qui (selon l’étymologie de ce mot) aide les gens à devenir autonome.

Le RBI, c’est libérer, émanciper et responsabiliser les gens. Dans le salaire à vie… j’ai un sentiment de grosse usine à gaz qui enferme…

Le salaire à vie n’est pas inconditionnel !

Déjà, premier point, le salaire à vie, n’est pas inconditionnel… vu qu’il ne s’obtient qu’à 18 ans ! Ainsi on aide pas beaucoup les familles, même si les projets de revenu de base prévoient souvent un montant plus faible pour les enfants.

Le salaire à vie crée des hiérarchies stigmatisantes

Même si c’est dans les faits très semblable, le revenu de base ou le salaire à vie de 1er niveau de qualification (donc de base !) ont des intentions et des sous entendus différents…

Le salaire à vie du premier niveau est un premier niveau.. il crée une hiérarchie là ou le Revenu de Base Inconditionnel rend tout le monde égaux. il sous entend que la personne n’est pas capable d’accéder aux niveaux supérieurs…  il y a là une comparaison possible à la stigmatisation actuelle envers les chômeurs. (qui je le rappelle ont financé eux-mêmes leur revenu de chômeur !)

Le salaire à vie crée une usine à gaz au lieu de laisser les gens s’arranger librement

Ce film présente tout un discours sur l’encouragement à travailler qui se fait via la « rapidité de progression dans les classes de salaire » qui peut être ajustée selon les besoins en main d’oeuvre.

Je trouve ce système bien compliqué et pas forcément adapté, alors qu’il suffit de faire un contrat entre un employé et un employeur… l’offre et la demande (qui n’est pas le capitalisme) me semble une technique plus simple, souple et efficace pour aller vers le même but. (Le Revenu de Base Inconditionnel sert justement à équilibrer le rapport de force entre employé et employeur)

Le salaire n’est qu’une forme particulière de revenu et pas le contraire comme le dit ce film !

Dans ce film, il y a tout un discours sur les mots « salaire » et « revenu »…. il est dit que le salaire reconnait le travail, même en dehors de la sphère capitaliste… alors que le revenu voit les humains comme des êtres de besoins….

=> Personnellement, je ne suis pas du tout d’accord. L’étymologie du mot revenu est claire. C’est un retour, c’est une rétribution, il y a une notion de cycle… je donne quelque chose et en échange je reçois un revenu.

Donc ici je peux aussi dire que le revenu de base reconnait n’importe quelle contribution à la société, que ce soit dedans ou en dehors de la sphère capitaliste !

Le discours à ce moment du film ne me parait juste pas objectif !

En revanche, l’étymologie du mot « salaire » vient du mot sel. (salarium) qui était donné aux soldats romains. Le salaire n’est pas une rétribution globale, mais une rétribution, un revenu (!!) très précis. C’est un revenu lié à un contrat. (et donc pas pour une reconnaissance globale de contribution à la société par le simple fait de vivre)

Donc, (en tout cas pour moi), un salaire est lié à un emploi, à une place de travail et pas à n’importe quelle contribution à la société.

Je trouve justement que le mot salaire est mal choisi pour exprimer cette idée de « forfait de confiance quand à la contribution de toute personne ». comme quoi… avec le même raisonnement on peut arriver à des conclusions différentes !

Je retrouve dans ce mot de salaire qui rétribue « toute production de valeur ajoutée » une notion très communiste.

Qu’est ce que la valeur ? uniquement le travail humain ? ne peut-on vraiment pas dépasser le travail ?

Pour les économistes communistes (comme Friot), mais pas forcément pour les autres, la valeur est issue uniquement de la force de travail humaine.

Ainsi le salaire à vie ayant été développé sous cet angle a tendance à ne reconnaitre que ce type de valeur.

Alors que dans l’histoire du Revenu de Base Inconditionnel, d’autres sources de valeur existent.

John Locke (un des contractualistes) et Thomas Paine étaient très axé sur la propriété foncière.

Locke disait que la propriété privée est le meilleur moyen de gérer une ressource efficacement, mais que la privatisation de cette ressource doit être compensée pour ceux qui n’y ont plus accès.
On peut se dire que cette compensation peut donc se faire sous forme d’un revenu issu de la ressources privatisée.

Paine quant à lui voulais distribuer à tous des lopins de terre de base. (rien de monétaire, mais à l’époque un bon moyen pour être assuré de vivre, à soi de décider si on la travaille soi-même où si l’on engage des gens pour le faire !)

Ainsi, dans cette vision du monde, le simple fait d’être propriétaire d’une terre (ou justement de ne pas l’être !) donne droit à un revenu.

Alors que l’économiste communiste ne voit pas là un droit à un revenu, il dit que seul le travailleur de cette terre à droit au revenu !!
=> Un combat qu’on ne résoudra pas aujourd’hui, mais il est intéressant de voir que le st-graal des économistes est souvent la source de LA valeur… (Lire à ce propos le manuel d’anti-économie qui montre tout un panel de croyances sur l’origine de LA valeur...)

Le principe du Revenu de Base Inconditionnel ne tranche pas. Il dit juste que tout le monde a droit à un revenu suffisant pour vivre. Puis, c’est à chacun de s’organiser pour trouver d’autres sources de revenus pour augmenter son revenu global.

La monnaie au service du Revenu de Base Inconditionnel

Dans les partisans du Revenu de Base Inconditionnel, il y a aussi beaucoup de gens qui s’intéressent aux monnaies. Là il y a aussi moyen en sortant d’un système à argent dette et en posant un nouveau système compatible avec la Théorie Relative de la Monnaie, de créer un système dans lequel chaque personne reçoit un revenu monétaire pour le simple fait de participer à ce système.

Il n’y a nul besoin de « travailler » pour avoir un revenu.

Le « salaire à vie » est donc à mon avis un système un peu trop « usine à gaz » pour finalement ne s’occuper que d’une partie du problème en occultant d’autres solutions moins « productivistes » qui fonctionne aussi.

Le salaire à vie = communisme 2.0 pour favoriser les salariés et contrôler

Le salaire à vie est à mon avis un peu trop teinté d’idéologie…. c’est pour cette raison qu’il convainc moins largement sur l’échiquier politique…  mais est-ce un avantage ou un inconvénient ? … Le RBI a un peu le problème inverse. Il n’est pas assez marqué sur l’échiquier politique et trouve ses opposants partout ! (On aime pas le changement)

Donc c’est vrai que le RBI ne remet pas en cause le capitalisme. C’est une des raisons qui fait que de nombreux jeunes socialistes suisses se sont opposés au RBI…  et c’est pourquoi Bernard Friot dit que le « Revenu de Base Inconditionnel est une roue de secours du capitalisme« ….. mais est-ce vraiment une raison pour laquelle un partisan du salaire à vie doit s’opposer au Revenu de Base Inconditionnel ??

Finalement.. le RBI permet de s’émanciper d’un système, d’avoir le droit de vivre en dehors d’un système capitaliste. C’est déjà un bon pas dans la direction de ceux qui défendent le salaire à vie !

Mais peut être pas pour ceux qui voient le salaire à vie comme un moyen de contrôle des gens…

J’ai l’impression que le RBI permet la liberté beaucoup plus que le salaire à vie.
C’est pour cette raison principale que je suis plutôt partisan du Revenu de Base Inconditionnel que du salaire à vie…

Un autre point de vue que le mien sur les différences entre salaire à vie et revenu de base inconditionnel

Voici encore un autre son de cloche qui décrit les vraies différences entre le salaire à vie et le Revenu de Base Inconditionnel… Voici un article écrit par Frédéric Bosqué qui nous précise que ces deux idées sont bien deux projets de société différents.

  • Le Revenu de Base Inconditionnel est émancipateur pour permettre à toute personne de trouver son bonheur.
  • Le salaire à vie étant une réforme du système productiviste pour favoriser le salarié…

Ainsi je ne trouve pas que seule la forme diffère… le fond aussi !

Lien entre décroissance et Revenu de Base Inconditionnel

Pourquoi est-ce que les décroissants doivent se mobiliser pour le Revenu de Base Inconditionnel ?

Quel est le lien entre décroissance et Revenu de Base Inconditionnel ?

Déjà que signifie être décroissant ? Suis-je vraiment décroissant ?  Avons-nous la même vision de ce que signifie « être décroissant » ?

Pour moi la décroissance est une vision politique de la société dans laquelle on sort d’une vision du monde où la croissance et particulièrement la croissance du PIB résout tous les problèmes.

Le « dé »  de « Dé-croissance », c’est comme le « dé » de « débourser » qui signifie « sortir de ».

Ainsi, voilà, la décroissance c’est sortir de la croissance du PIB comme recette miracle.

Il y a quelques années (2010-2011) j’ai donné des cours dans les universités populaires de Suisse romande à propos de la décroissance. Mon but il y a quelques années était de réveiller les consciences au fait que non.. votre bonheur ne passe pas par la croissance du PIB…  ou par une course au toujours plus matériel (et parfois immatériel).

Le système économique actuel est basé sur la transformation de ressources naturelles (et d’humains) pour les transformer en déchets le plus vite possible et d’huiler cette macabre machinerie à grand coup de publicité pour rendre obsolète le plus vite possible les rêves des gens…

A l’époque, le sujet était tabou.

Actuellement, en 2015, beaucoup de gens sont conscients que l’on ne peut continuer longtemps avec un tel système. Du coup je considère que l’Objection de Croissance a gagné.

L’Objection de Croissance c’est sympa.. il suffit de regarder la marge de manoeuvre possible dans l’équation de Kaya qui relie différentes variables environnementales, économiques, énergétiques et démographiques….

.. et là on voit très bien que si l’on ne veut pas flinguer le climat ou la moitié de la population mondiale… oublier les objectifs de croissance du PIB est la seule chose possible.

Voir comment établir ces scénarios à l’aide de l’équation de Kaya…

Il y a quelques années, lors de mes cours dans les universités populaires. J’ai expliqué les méfaits de ce système, j’ai eu plein de gens qui en étaient très conscients, mais qui se sentaient totalement paralysés par le système en place. Chaque fois que je proposaient de diminuer le régime de ce système économique, j’ai eu des gens qui me disaient…. « Mais les emplois… ça va supprimer des emplois… comment les gens vont vivre ».

Là ça m’a fait réfléchir.

Depuis là je me suis intéressé au Revenu de Base Inconditionnel.

Et je n’étais pas le seul, peu de temps après, une initiative populaire fédérale pour un Revenu de Base Inconditionnel a été lancée, j’ai participé à la récolte de signature. L’initiative à abouti et elle passera en votation.

Avec un Revenu de Base Inconditionnel, les gens peuvent vivre sans être obligé de participer à un système destructeur, il peuvent consacrer leur ressources à des activités plus intelligentes.

Maintenant j’oriente mes efforts sur faire connaitre et comprendre les enjeux du Revenu de Base Inconditionnel. J’ai arrêté les conférences sur la décroissance et je donne des conférences à propos de Revenu de Base Inconditionnel.

Beaucoup de gens n’attendent que ça pour se lancer concrètement dans des activités qui ont du sens et pas dans des jobs qui n’ont d’utilité que de faire tourner un système qui détruit des ressources le plus vite possible.

C’est dans ce sens que s’inscrit mon engagement. Là on libère tous ces gens englués dans le système pour qu’ils puissent aller vers leur rêves.

Depuis quelques temps, j’ai compris qu’il ne sert à rien d’être un anti-qq chose.. c’est juste la meilleure manière de renforcer ce quelque chose.

Ainsi il m’est difficile de faire la promotion de la décroissance… c’est être anti-tout ce qui compose notre système économique actuel.

 

En étant POUR un Revenu de Base Inconditionnel, je peux proposer une manière alternative de fonctionner qui est positive. J’ai l’impression que c’est plus efficace. (.. et dans le milieu décroissant… efficacité est un mot tabou… ça rappelle trop l’efficacité compétitive du système économique)

faire l’école à la maison en Suisse romande

Ces derniers temps je n’arrête pas d’entendre parler d’école à la maison ou de nouvelles manière de réformer l’école.

Du coup ça m’intérpelle et je trouve de plus en plus de choses intéressantes.

C’est tout d’abord lors du world café organisé par Génération Revenu de Base Inconditionnel en juin 2014 que ça a commencé. La question abordée par le world café était de trouver quels sont concrètement les organisations qu’il faut soutenir pour faire avancer durablement la société vers une société qui concrétise le Revenu de Base Inconditionnel.

Une des réponses a été, réformer l’école, notamment aller vers une école qui utilise une méthode pédagogique comme celle de l’école communautaire entrepreneuriale consciente, surtout présente au canada, mais qui commence à venir en Valais.

L’Ecole Communautaire Entrepreneuriale Consciente

L’idée est non pas de faire du bourage de crâne comme le fait le système pédagogique classique. « Tu verras bien un jour à quoi ça sert… » L’idée est de monter des projets. Puis de laisser les enfants découvrir de quoi ils ont besoin pour réaliser leur projets. Ainsi la motivation est beaucoup plus grande, l’utilisation directe pratique d’un concept théorique est mémorisé nettement mieux.

Donc on peut faire une école qui motives beaucoup plus et qui en moins de temps fait apprendre mieux !

De plus, on va vers une société de gens qui sont beaucoup plus responsable d’eux même, qui savent lencer des projets et les réaliser. Une société avec plus d’acteur et moins de consommateurs. C’est évidemment dans une telle société que le Revenu de Base Inconditionnel s’inscrit le mieux. Ainsi le world café a bien fonctionné pour extraire l’essentiel de l’intelligence collective. 🙂

L’école à la maison ou l’instruction en famille

Faire l’Ecole En Liberté, une organisation qui aide les parents qui veulent se lancer dans l’école à la maison dans le canton de vaud.

Les lois en Suisse romande:

  • Neuchâtel => peut se faire sur simple déclaration
  • Vaud => peut se faire sur simple déclaration, mais il y a des tests annuels auxquels participer.
  • Fribourg => peut se faire si les parents sont enseignants !
  • Valais => peut se faire uniquement si les déplacements professionnels des parents l’impose. (si tu vis dans un cirque..)
  • Genève => déclaration et mini contrôle
  • Jura => déclaration et contrôle

.. et la suite….. viendra bientôt…

Pourquoi un revenu de base inconditionnel ?

Ceux qui me connaissent savent que je suis un défenseur du revenu de base inconditionnel.

J’ai écrit un article qui montre les avantages d’un revenu de base inconditionnel, j’ai écrit une fable qui montre dans un monde imaginaire pourquoi le temps est venu maintenant d’instaurer un revenu de base inconditionnel.

Mais jusqu’à présent, je ne me suis pas encore exprimé sur les valeurs qui me poussent à faire la promotion du revenu de base inconditionnel. (étymologiquement, « valeur » signifie « la force de vie », donc les valeurs sont les motivations profondes qui nous font avancer dans la vie)

J’ai de la peine à transmettre en mots des valeurs que je retrouve dans le Revenu de base inconditionnel (souvent appellé RBI). Mais j’ai quelques concepts que j’aime bien. Voici une liste de valeurs que j’aime:

  • partage
  • collaboration (penser gagnant-gagant…. il n’est pas nécessaire que les autres perdent pour gagner !)
  • liberté (qui pour moi sous entend responsabilité, et engagement)
  • créativité
  • éducation plutôt que formation. => éducation vient de ex ducere, conduire au dehors, à l’autonomie plutôt que formation, formattage à une pensée unique.
  • individuation (donc prise de conscience que l’on est tous différents avec chacun un potentiel différent à laisser s’exprimer, donc contre l’uniformisation qui se cache souvent sous le terme « égalité »). Mais pas individualisme, qui nie l’existence des autres et préfère favoriser l’individu au groupe.
  • interdépendance. Une fois que l’individu est pleinement lui-même. Il peut s’associer avec d’autres pour être plus fort. C’est la vision holarchique d’être en même temps un tout et une partie d’un tout plus grand. (individu et membre d’une société)
  • ouverture d’esprit. Si l’autre n’est pas d’accord avec moi, c’est qu’il y a quelque chose que je n’ai pas compris… à moi d’élargir mon champ de conscience. (et pas de dire que l’autre est un con qui n’a rien compris ! 😛  En son for intérieur tout le monde a toujours raison, est dans ce qui lui parait juste)
  • être dans l’accueil (plutôt que dans la prédation). Etre capable d’accueillir l’abondance.
  • Use de tout, n’abuse de rien. Tout est question de mesure. Le bien et le mal sont des notions relatives.

Si je synthétise ces valeurs personnelles, j’arrive à trouver trois grands axes:

  • la notion d’individu autonome, libre et responsable
  • l’interdépendance, la solidarité, la collaboration et le partage entre individus autonomes
  • la notion d’abondance, de potentiel créatif

Le revenu de base inconditionnel est pour moi un moyen de rendre libre et autonome chacun. De lui assurer sa survie sans imposer une manière de vivre.

Le revenu de base inconditionnel est un nouveau contrat social entre l’individu et la société dans laquelle il habite, avec laquelle il est interdépendant.

Le revenu de base inconditionnel permet de se libérer des logiques qui enferment, qui exploitent, qui montent les gens les uns contre les autres dans une concurrence inutile, qui font croire à une rareté, à une pénurie alors que l’abondance est là. Une abondance qui est là pour nous aider à réaliser nos rêves, à inventer, à créer, à simplement vivre.

Comment faire pour avoir plus de temps

Nous sommes en janvier. C’est la période des bonnes résolutions,

C’est la période où de nombreuses personnes se découvrent une vocation pour le sport.
C’est la période où de nombreuses personnes se disent qu’elles devraient renouer avec leurs amis, les inviter plus souvent.
C’est la période où de nombreuses personnes se disent qu’elles devraient se cultiver, lire plus, aller au théâtre.

Bilan… un mois plus tard. Plus aucune de ces bonnes résolutions ne tient !

Comment faire pour les tenir ?

La principale raison qui empêche de réaliser ses bonnes résolutions

J’ai mené mon enquête. J’ai demandé à de nombreuses personnes de me donner la principale raison pour laquelle ils n’ont pas tenu ces bonnes résolutions.

J’ai eu ce genre de réponses:

  • Après une journée de boulot, j’ai pas encore le temps d’aller faire du sport… de voir des amis, d’aller faire une sortie.
  • Le week-end, j’ai pas le temps non plus, il faut que je me repose.

citation temps.pngBref. Si l’on décode, la réponse est: « J’ai pas eu le temps».

Alors là, tout de suite, je réplique que le temps, ça se prend !

Chaque fois que vous ouvrez la bouche pour dire « J’ai pas eu le temps»…

Dites plutôt: «J’ai pas pris le temps». Ce n’est pas pareil.

Il y a un fait qui mérite d’être répété.

Chacun dispose, chaque jour, exactement du même nombre d’heures que Léonard de Vinci, Albert Einstein, Michel-Ange ou Mère Thérésa en ont eu à disposition !

Le problème n’est pas de trouver du temps.
Le problème c’est de l‘utiliser pour ce qui en vaut la peine.

Comment faire pour avoir plus de temps ?

Comment avoir plus de temps. N’est pas la bonne question !

La meilleure question à se poser est de savoir quelles activités ne méritent pas que j’y accorde du temps.

S’il faut en trouver, je peux vous aider. Ces dernières années je me suis débarrassé de beaucoup d’activités chronophages.

La télévision est la principale perte de temps

vieille-tv.pngLa première des activités chronophage, qui arrive en tête devant les autres, c’est la télévision.

C’est fou le temps que l’on peut perdre à regarder cette boite à guignol !

Le monde est divisé en deux:

  • Ceux qui rêvent de passer à la TV en la regardant
  • Ceux qui y passent par ce qu’ils font des activités nettement plus intéressantes que de regarder la télévision !

À méditer si votre rêve est de passer sur le petit écran !

Les médias ne me concernent pas

L’autre principale activité chronophage dont je me suis séparée. C’est de suivre l’actualité.

Il fut un temps, je m’abonnais à tous les flux RSS que je pouvais trouver. J’étais abonné à deux quotidiens et deux hebdomadaires. Mais finalement, je n’arrivais jamais à tout lire. Ce qui est frustrant. Puis je me suis débarrassé de toute source d’actualité.

J’ai ainsi dégagé beaucoup de temps pour m’engager dans beaucoup de projets plus intéressants. Finalement, les médias ne font que de relayer des peurs, de me fournir des informations qui ne me concernent pas, et bien souvent je n’apprends rien dans les médias.

Clue_Guns_Pack.pngCela fait 50 ans que les médias relayent régulièrement toute l’actualité du conflit israélo-arabe, mais tentez de trouver quelqu’un qui a vraiment compris ce qu’il s’y passe !

Je crois que l’on peut aisément remplacer les 5 minutes quotidiennes d’énumération du nombre de morts par quelque chose de plus constructif. Cinq minutes par jour, en une année, ça fait presque 4 jours ouvrables de travail !

Largement le temps de lire trois bouquins et de regarder deux documentaires qui expliquent bien la complexité du conflit israélo-arabe !

Actuellement, j’écris ce texte dans le train, pendant que d’autres, à quelques sièges de moi, se gavent de copié-collés d’agence de presse dans des journaux gratuits.

Gratuits, vraiment ? … tout comme la télévision, ils sont bourrés de publicité. Donc ils ne sont pas gratuits. (Et pour ce qui n’est pas de la pub, le contenu est déplorable!) Vous les payez en mettant à disposition votre temps de cerveau disponible ! (Comme le disait Patrick le Lay ex PDG de TF1.)

La publicité n’est qu’un des nombreux facteurs qui font de la télévision une machine à lobotomiser. Le Dr en neuroscience Michel Desmurget le montre bien dans une conférence à écouter par ici.

Ma meilleure astuce, c’est d’arrêter ce qui ne vaut pas la peine

Voici donc ma meilleure astuce pour réussir à tenir vos bonnes résolutions. Virez la télévision et les médias en tous genres et ainsi vous aurez le temps d’inviter vos amis, de faire du sport, d’aller au théâtre et de lire de nombreux livres passionnants !

A propos de livres passionnants, cet article participe à l’évènement inter-blogueurs “Votre meilleure astuce pour appliquer vos bonnes résolutions” sur le blog Des Livres Pour Changer de Vie.

Sur ce blog vous trouverez les résumés de nombreux de livres passionnants dont notamment « La spirale dynamique« , un livre qui a totalement changé ma vision du monde et dont je parle à plusieurs endroits sur ce site. Je vous invite à cliquer ici pour voter pour mon article si vous l’aimez !

une fable pour le revenu de base inconditionnel

Pour bien comprendre le changement de modèle de société qu’est le revenu de base inconditionnel, voici une jolie fable dans laquelle vous allez comprendre pourquoi notre civilisation a vraiment besoin d’instaurer tout de suite un revenu de base inconditionnel.

Voici la version audio de cette fable à écouter, à vélo.. en faisant le repassage ou autre…. à télécharger ici: « Une fable pour mieux comprendre le revenu de base inconditionnel.mp3 » (23 minutes)

Une grande maison à dépoussiérer

Imaginons un village dans lequel il n’y a qu’une seule maison. C’est une grande maison il y a de la place pour loger tous les habitants du village.

Il n’y a qu’un seul problème. C’est que cette maison est pleine de poussière, une poussière très nocive qui s’incruste partout et surtout dans les poumons.

Pour survivre dans cette maison il faut tout le temps enlever cette poussière.

électronique poussièreuse.JPG

Pour que la paix sociale règne dans ce village les habitants se sont mis d’accord sur un certain nombre de lois en rapport avec la maison. Ils ont choisi un mot pour ces lois, comme pour beaucoup de mots français on utilise des racines grecques pour composer ce mot. « Eco » qui signifie maison et « nomie » qui signifie lois. Voilà, l' »économie » est née.

(si si, « lois de la maison » est le vrai sens du mot « économie »,  οἶκος, oîkos => « maison » et νόμος, nómos => « loi ». Ceci tout comme « écologie » est l’étude de la maison, de notre environnement !)

L’économie de ce village est basée sur des lois simples:

  • Nous sommes en mode survie, il faut éliminer cette poussière pour survivre.
  • Le boulot est énorme on a besoin de beaucoup monde.
  • En échange de ce boulot de nettoyage, chacun peut avoir une surface habitable dans la maison.
  • Il y a des gens qui sont plus efficaces, qui travaillent plus, ils ont droit à plus de surface.
  • Il y a des enfants et des vieillards qui ne peuvent pas travailler autant, ils ont droit à des « surfaces de transfert » (revenu de transfert). C’est à dire qu’il y a des actifs qui travaillent pour assurer une surface minimal aux plus faibles.
  • Il y a aussi un certain nombre de personnes qui sont handicapées on prévoit pour elles des assurances sociales qui leur donnent une surface minimale de solidarité.

Tout se passe bien dans le village pendant longtemps. La plupart des gens travaillent 8h par jours pour éliminer la poussière de cette maison et tout le monde vit heureux dans la maison.

L’innovation change la donne

Au fil du temps, il y a des inventeurs qui développent de nouvelles techniques de nettoyage plus efficaces. Des produits, plus efficaces, des pâtes à poussières électrostatiques.

Un jour, un petit génie inventa l’aspirateur. Ça a été une révolution. Plus besoin de sortir les tapis dehors et de les taper pendant des heures pour en extraire la poussière. Il suffit de passer 5 minutes l’aspirateur sur chaque tapis.

Electrolux vysavač Model V

La conséquence sociale de cette invention est que tous les tapeurs de tapis se sont retrouvé sans emplois. On a plus besoin d’eux.

La loi de la maison dit que l’on obtient une surface habitable dans la maison en échange d’un travail de nettoyage. Celui qui ne nettoie plus, n’a plus droit à cette surface.

Donc beaucoup de tapeurs de tapis sont expulsés de la maison. « Allez vous trouver une autre maison à nettoyer« . (Oui, il y a d’autres maisons-villages ailleurs…)

Mais l’invention de l’aspirateur les a précédés. Le métier de tapeur de tapis a disparu. (tout comme celui de typographe a été remplacé par l’informatique)

Politique sociale et instauration du plein emploi comme un droit

Des villageois avec une conscience sociale ont inventé une école de reconversion professionnelle pour permettre aux tapeurs de tapis de changer de métier. Ça n’a marché qu’en partie. Car savoir se servir d’un aspirateur est intéressant, mais là où l’on avait besoin de 10 tapeurs de tapis, on a besoin plus que d’un opérateur en aspirateur.

Du coup, les politiciens du village se sont déclarés en faveur « du plein emploi« . Il faut que chacun puisse avoir accès à un emploi. Le travail est un droit.

tous les partis sont pour l emploi.jpg

On va donc créer du travail. On va agrandir la maison. On va construire de nouvelles pièces à la maison.

… et selon le dicton bien connu: quand le bâtiment va, tout va…

Une autre technique est de salir la maison.. ainsi il faut du monde pour la nettoyer..

(C’est le principe de la remédiation écologique… Des entreprises polluent d’un côté et d’autres dépolluent de l’autre….  Des fast-food gavent des obèses que des fitness et des médecins tentent de faire maigrir…..  et pendant ce temps les menuisiers élargissent toutes les portes….)

Pendant que les travaux d’agrandissement de la maison avancent,  l’innovation aussi a bien avancé. C’est la loi du progrès, de la modernité. Les aspirateurs sont devenus de plus en plus performant. Dans les nouvelles pièces, on profite d’installer l’aspirateur centralisé. On installe, directement dans les murs, des « prises » d’aspiration dans lesquelles il suffit de brancher le tube de l’aspirateur. Plus besoin de vider le sac.

Puis un autre génie a inventé l’aspirateur autonome. (très apprécié des chats qui se baladent dessus !)

Plus besoin de personne pour manipuler l’aspirateur. Juste une personne chaque semaine qui vide le sac et une maintenance annuelle.

Du coup, la reconversion professionnelle bat son plein. On forme les opérateurs en aspirateurs qui ont perdu leur emploi en réparateurs d’aspirateur.

Une économie en pleine croissance (d’inégalité ?)

De l’autre côté, la construction de pièces supplémentaires à la maison fonctionne bien. La croissance de la maison a été de 6% chaque année, et donc en 12 ans la maison a doublée de surface (faite le calcul..  surface de la maison x 1.06 ^ nb d’années => 1.06^12 = 2.012). Et la croissance continue exponentiellement.

croissance.jpg

Les propriétaires de sociétés d’aspirateurs sont devenus très riches. Vu leur efficacité au nettoyage, ils ont accumulé des surfaces gigantesques.

Les plus riches ont 400 pièces par personnes. Certaines personnes avec une vision du monde plus égalitaires ne trouvent pas normal que l’on mette dehors de la maison les gens qui sont remplacés par des machines, alors qu’il est possible de loger tout le monde dans la maison.

Certains ont même lancé une initiative 1:12 … Personne ne doit recevoir moins de surface en un an que ce qu’un top manager, dans la même entreprise, reçoit comme surface en un mois.

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Les limites de la croissance (ou rapport du club de Rome)

Un jour certaines voix se sont levées pour dire que prochainement faire grandir la maison ne sera plus possible.

La personne qui croit qu’une croissance infinie est possible dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste ! (Citation de Kenneth Boulding)

Un jour ou l’autre, notre maison va toucher la maison d’à côté !  (ou la coline boisée derrière… ou la route devant…)

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Ces 50 dernières années, notre maison est devenu 500 fois plus grande et on a pas résolu le problème de logement de tout le monde. (Le PIB suisse est effectivement 500 fois plus grand qu’en 1960 !)

Voici une vidéo qui montre la croissance de la surface construite de Paris et son agglomération. On peut y observer une véritable explosion de croissance exponentielle… lente croissance pendant quasi 200 ans… et explosion pendant les 30 dernières années !

Mais ces oiseaux de mauvaise augure ne sont pas très écoutés. On continue de faire comme on a toujours fait ! On ne va pas changer maintenant les lois de la maison: l’économie !!

La croissance durable

C’est là qu’une nouvelle équipe de politiciens débarque et propose un projet pour tenter de concilier les gens.

C’est vrai que là on est mal… on ne pourra plus avoir une croissance infinie en élargissant la maison, et raser la forêt va nous poser quelques soucis pour vivre sur cette planète….

– Mais on ne peut quand même pas tout changer dans ce système économique. La croissance ça marche bien. Donc nous proposons de faire de la croissance durable. => Construisons en hauteur. Là il y a de la place….

croissance durable.jpgEt bien, c’est parfait. Comme d’habitude notre petit monde reprend son activité quotidenne… et on continue comme avant sans rien changer, sans toucher aux règles de la maison, aux règles de l’économie….

Or, voilà que c’est justement ce que veulent faire les partisans de la surface de base inconditionnelle.

Changer les règles du jeu

Les partisans de la surface de base inconditionnelle posent la question fondamentale. Que voulons nous vraiment ?

  • assurer le plein emploi ? => Sauf condition spéciale tout le monde doit travailler pour avoir une surface habitable.
  • ou plutôt…
  • assurer que chacun puisse se loger ? => chaque personne a droit à une surface de base pour poser un lit. Qu’il contribue au nettoyage de la maison ou pas ! (de toute façon, il y a des robots partout !)

Les partisans de la surface de base inconditionnelle disent que dès le moment où le nettoyage se fait, que l’on ne vit plus dans une société de survie, le but premier à atteindre est le logement de tous et non le plein emploi pour tous ? Ça vous semble logique comme raisonnement ?

Passer de l’économie de survie à l’économie de la créativité

Ce changement n’est pas un simple emplâtre pour compenser des effets négatifs des lois de la maison qui ne sont plus utiles dans un contexte qui a changé. C’est un véritable changement des lois des base de la maison.

Ce n’est pas non plus une assurance sociale. La surface de base inconditionnelle est un droit fondamental. C’est le cas normal, ce n’est pas une exception pour compenser une faiblesse.

Du temps où la lutte quotidienne contre la poussière nocive était une priorité de survie, il était normal que chacun contribue à ces grands travaux.

Dès le moment où la société dépasse un certain seuil d’efficacité. Il n’est plus nécessaire que tout le monde contribue.

Tout le monde devrait être content de ne plus avoir à nettoyer la maison. Mais non, par habitude on continue à s’entêter à vouloir que chacun contribue aux nettoyages même s’il n’y a plus rien à nettoyer….

Ce changement de contexte tout en gardant des habitudes anachroniques engendre de nombreux problèmes inutiles:

On accuse les étrangers de piquer le travail des indigènes…. (problème des frontaliers et de l’immigration) On crée de la saleté (problème de pollution)… On agrandit la maison bien au delà de nos besoins. (épuisement des ressources naturelles et manipulation mentale par le marketing)

Alors que si l’on ouvre les yeux. On remarque que cette efficacité est justement une opportunité pour pouvoir se consacrer à de nombreuses tâches qui ont été délaissées jusqu’ici.

Ne plus se battre pour sa survie, mais vivre la vie que l’on a vraiment envie !

Qu’avez vous vraiment envie de faire de votre vie ?

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Maintenant hors de la fable… il est temps de concrétiser en instaurant dans notre village à nous… un revenu de base inconditionnel !

Pour en savoir plus sur les avantages du revenu de base inconditionnel….

En Suisse, il y a un mouvement « Génération Revenu de Base Inconditionnel » qui milite pour le Revenu de Base Inconditionnel dans le cadre de l’Initiative pour un Revenu de Base Inconditionnel qui sera soumise au vote le 5 juin 2016….

Vous voulez rejoindre le mouvement du Revenu de Base Inconditionnel en Suisse? .. C’est par ici..

Vous voulez tester vos connaissance sur le Revenu de Base Inconditionnel ? Voici la piste en 10 étapes pour tout savoir sur le RBI…

… et pour en savoir plus sur l’initiative pour un Revenu de Base Inconditionnel en Suisse… voici le site de campagne…… initiative-revenudebase.ch

Artisanat industriel

Sans que l’on s’en rende encore vraiment compte, le monde de la fabrication d’objets change. Les pièces du puzzle d’un artisanat industriel se mettent en place.

Mais déjà, avant d’aller dans le futur, comment est-ce que l’on fabrique des objets maintenant ?

Pour bien comprendre, faisons un petit retour historique.

Nous voici dans un passé lointain, ou les humains grâce à leurs mains munies d’un pouce opposable se mettent à utiliser des objets. Tout d’abord il s’agit d’objets ramassés. Trouvés en l’état. Puis ils commencent à être façonnés. C’estle début de l’artisanat.

Un artisan réalise un objet du début à la fin, et il réalise ce travail chez lui.

Puis arrive la révolution industrielle. Pour des raisons d’efficacité, on invente la division du travail, la spécialisation et ceci débarque sur le travail à la chaine. Comme on ne peut pas faire une chaine qui traverse toute une ville. On invente l’usine !
(quoique, comme l’a relevé Marx, La Chaux-de-Fonds montre le contraire. La ville entière est une usine d’horlogerie!)

usine val de travers.jpg

Ce modèle industriel est tellement efficace que petit à petit, il remplace quasi complètement l’artisanat.

Au passage, ce modèle industriel induit de profonds changement sociaux. Il crée des classes. Des ouvriers, des cadres et des patrons.

C’est la glorieuse époque de la lutte des classes.

Karl_Marx.jpgEt l’on arrive à Karl Marx que tout le monde connait et associe au communisme. Mais qu’a vraiment dit Marx ?

En très bref, il a écrit (mais ne l’a pas terminé) un bouquin qui s’appel le Capital. Dans lequel il explique le fonctionnement de l’économie capitaliste issue de la révolution industrielle:

  • pour produire, il faut des moyens de production
  • des moyens des productions (une usine) c’est très cher. Il faut donc du capital
  • => seuls les riches peuvent être propriétaires des moyens de production
  • les autres, les prolétaires sont condamnés à travailler dans les usines pour produire en échange d’un salaire
  • quand l’usine a été rentabilisée. Le bénéfice de la production va uniquement dans les poches du patron. Il devient donc un esclavagiste !
  • => c’est ce dernier point qui va lancer l’idée du communisme: la propriété des moyens de production aux ouvriers !

Et voilà que de simples divergences d’opinions sur la manière d’organiser une production industrielle d’objets va modeler toute la politique du 20ème siècle !

La querelle ne remet même pas en cause le mode de production, juste son organisation.

Ceci montre bien à quel point la production d’objets est capable de changer le monde !

Quelle influence aura sur le monde le changement que je vais te décrire dans quelques instants ? Ce n’est pas un simple changement d’organisation de la production. C’est un véritable changement du mode de production. Comme l’a été le passage de l’artisanat à l’industrie.

J’ai dit ci-dessus que les techniques de production d’objets influencent terriblement le monde. Mais il y a des techniques qui influencent encore plus le monde. Il s’agit des techniques de l’information:

  • l’invention de l’écriture à engendré le droit, l’Etat.
  • l’invention de l’imprimerie a engendré la réforme. La démocratisation des Bibles a libéré la société de l’emprise de l’église
  • l’invention du web est toujours en train de transformer notre monde pour engendrer quoi ? … c’est encore flou. Mais il est indéniable que l’accès a l’information est totalement différent de ce qu’il était avant.

la bible.jpg

Tous les domaines d’activités lié à l’information ont complètement été chamboulé. La presse, les télécom, la diffusion de musique, de film, de livre, etc…

Convergence entre le monde de l’information et le monde de la production d’objets

Cette vague de chamboulement que le monde de l’information a vécu ces 20 dernières années arrive dans le monde physique, dans le monde des objets.

Voilà la grande révolution que j’appelle l’artisanat industriel.

Pour découvrir ce qui nous attend dans le monde de la production d’objets, il suffit d’y appliquer les recettes qui sont utilisées dans le monde de la production d’objets dématérialisés, d’objets du monde de l’information.

On bref, nous allons vers..

  • la personnalisation des objets
  • le financement par les foules
  • les communautés de co-créateurs à la place des entreprises.

Les 3 goulets d’étrangelement des biens physiques

Observons les conditions que doit remplir un objet pour exister dans une société industrielle.

vitrine boutique habit mode fashion.jpg

Pour exister, un objet doit être….

  • assez demandé pour être fabriqué
  • assez demandé pour être en magasin
  • assez demandé pour que sa promotion soit assurée. (savoir où le trouver et qu’il existe.. pub, vitrine…)

Le web a déjà permi de faire sauter 2 de ces goulets avec des sites comme Groupon, qui permettent de se mettre ensemble pour acheter un produit avec un fort rabbais. Donc la promotion est assurée et la demande en magasin est assurée.

=> Il ne reste que le goulet de fabrication à faire sauter. C’est ce qui est en train d’arriver.

Ceci grâce à de nouveaux outils de productions.

Imprimante 3D et découpeuse laser

Ce qui révolutionne le monde des objets est le fait que pour une somme accessible aux particuliers, il est possible d’acheter une usine à tout faire !

C’est ici que l’on parle de l’imprimante 3D. A notre époque, quasi tout le monde a chez soi une imprimante qui permet de déposer sur papier du texte et des images. L’imprimante 3D, comme son nom l’indique, ajoute une troisième dimmension. Elle est capable d’imprimer des objets à partir d’un modèle 3D.imprimante 3d fablab neuchâtel.jpg

Il existe de nombreuses variantes d’imprimantes 3D capables d’imprimer des objets de toutes tailles, de quelques micron à la taille du fuselage d’un avion. Si la plupart des imprimantes 3D fabriquent des objets en plastique, certaines impriment des matières aussi diverses et variées que le chocolat ou des cellules souches !

Voici de quoi imaginer ce à quoi ressemblera notre futur. Nous mangerons des steaks imprimés chez nous avec des protéines d’insecte élevé à la maison. Les plus grands « food designer » concevrons les plats les plus rafinés que vous pourrez télécharger.

Un problème de rein… allons en imprimer un nouveau et changeons-le. C’est n’est pas tellement de la science fiction, il existe déjà une homme qui vit avec une vessie imprimée !

La technique de l’impression 3D est dans ce domaine un concurrent direct de la biologie de synthèse dont j’ai déjà parlé il y a un peu plus d’une année dans un article. On est dans la même logique: créer un objet physique à l’aide d’une description numérique.

Hormis l’imprimante 3D, il y a un autre outil qui a beaucoup de succès. On en parle moins car c’est moins impressionnant. Mais c’est très utile. Il s’agit de la découpeuse laser. Là on reste dans la 2d. Mais On trouve des découpeuse laser qui coupent tout, du papier au métal.

Bon, les matériaux les plus populaires sont plutôt le bois et le plexiglas.

découpeuse laser fablab neuchâtel.jpg

Les Fab-labs

Bien que le coût de ces usines à domicile soit abordable, c’est encore cher. Heureusement, il exise le principe des Fab-lab. Ce sont des laboratoires de fabrication qui sont ouverts au public. N’importe qui peut y venir utiliser les machines !

Bien que le concept se répend un peu partout. Il n’y a pas de fab-lab à chaque coin de rue. Cependant, j’ai eu la chance de découvrir qu’il y en a un à 5 minutes à pied de mon bureau !

fab-lab neuchâtel.jpg

Le Fab-lab de Neuchâtel: fablab-neuch.ch est situé en face de la gare. De manière générale, le mecredi matin les machines sont en accès libre. Le mercredi après-midi. Pour une modique sommes CHF 70.- il est possible de réserver les machines.

Je sens que mon imagination bouillonnante va pouvoir bientôt matérialiser des objets !

L’usine au bout du clic

Si l’on est un « nerd » enfermé chez soi et que l’on a pas envie de participer à l’ambiance collaborative d’un Fab-lab, il est toujours possible de ne pas mettre les mains dans la camboui (bien que le camboui est rare) et de rester uniquement dans la conception numérique et de confier la réalisation physique à des usines en ligne.

En effet, il y a des entreprises qui se sont montées autour du principe de la réalisation d’objet à la demande avec des imprimantes 3D.

  • ponoko.com est une usine au bout du clic. A l’image des photos que l’on fait imprimer dans un labo. Ponoko imprime en 3D (ou découpe) et vous envoie les objets que vous avez conçus et dont vous avez envoyé les fichiers.
  • shapeways.com est un concurrent de ponoko. On peut aussi se créer sa boutique avec les objets que l’on crée et met en vente à la demande. (Tout comme je le fais avec ma boutique de t-shirts: http://girafe.spreadshirt.net )

Pour les gens qui n’y connaissent rien à la conception d’objets il existe même un service pour les gens qui n’ont que des idées !

  • quirky.com est une manière pour les inventeurs de voir leur invention réalisées sans avoir à ne rien faire d’autre que d’avoir une idée.

girafe-t-shirt-fille.pngQuirky fonctionne ainsi:

  • un inventeur a une idée…
  • il la soumet à la communauté
  • si l’idée est populaire
  • elle est conçue dans les détails par l’équipe de quirky
  • elle est commandée à la fabrication à une usine
  • l’inventeur reçoit une part des bénéfices de son idée

La personnalisation

La grande nouveauté de cet artisanat industriel et ce pourquoi je l’appelle ainsi, c’est la personnalisation.

  • dans l’artisanat, chaque objet est unique. C’est le produit du savoir faire d’un artisan.
  • dans le monde industriel, les objets sont fabriqués en grand nombre.

coque iPhone imprimante 3d fablab neuchâtel.jpgL’artisanat industriel mélange ces deux mondes. Il possible de faire chez soi, des objets personnalisés, comme du temps de l’artisanat. Mais c’est une réalisation faite par une machine, donc plutôt industrielle.

Si, comme dit plus haut on transpose ce qui est arrivé au monde de l’information dans le monde physique. La personnalisation va de soi.

Petit exemple, sur facebook, chacun a un flux d’information personnalisé !

Cette réflexion sur l’avenir de la fabrication d’objets est inspirée par la lecture du livre Makers, la nouvelle révolution industrielle écrit par Chris Andersen.

livre makers chris andersen.jpgPour en savoir plus, voici le site web du livre: http://www.makers-revolution.com ainsi que mes notes à propos de ce livre.

Chris Andersen est déjà l’auteur du livre: La longue traine. Dans lequel il explique que grace aux boutique web, il est possible de faire tourner une boutique sans vendre des produits de masse. Mais en vendant des produits de niche.

Le principe de la longue traine s’explique bien avec une librairie. Une petite librairie dispose d’une place de vente et de stockage limitée.

Donc elle ne va vendre que des « best-seller » des livres qui se vendent bien. Elle ne va pas s’encombrer de livres dont on ne vend qu’un seul exemplaire par année.

Une librairie comme Amazon a une place de stockage qui ne coûte pas cher et un magasin virtuel infini. Donc elle se permet de vendre des livres qui ne sont vendus qu’une fois par an. Et finalement le potentiel de vente de livres différents mais rarement vendu est autant voir plus grand que de vendre beaucoup d’exemplaires d’un nombre restreint de livre.

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  • Ancien modèle: beaucoup d’exemplaires de peu de livres.
  • modèle longue traine: peu d’exemplaires de beaucoup de livres différents.

Chris Andersen nous annonce que ce principe arrive dans le monde industriel grâce aux imprimante 3D et découpeuses laser qui permettent de fabriquer des petites séries d’objets pour pas cher.

C’est ainsi que fonctionne les usines au bout du clic ponoko.com et shapeways.com.

Le financement par les foules

On a vu que l’ère industrielle a favorisé les riches. Des gens capables d’acheter des moyens de production.

Si l’on a pas la chance d’être riche mais que l’on veut quand même se lancer dans l’industrie, le système capitaliste à développé plusieurs mécanismes:

  • le crédit
  • le capital risque du type start-up
  • la bourse

Ces systèmes sont effectivement utilisables, mais il ne sont pas accessible à tous et ont certains désavantages.

Le crédit est un moyen de concentrer à un moment donné un capital et d’étaler le payement sur du long terme. Mais il est lié à des intérêts. Du coup, sur le long terme on va dépenser 3 fois plus d’argent, et il y a un sérieux risque de ne pas pouvoir rembourser si l’on se plante.

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Si l’on est une start-up qui a l’air intéressante, il y a peut être un gentil investisseur qui va vous donner de l’argent pour démarrer en espérant un jour en gagner avec ce que vous aller réaliser. Mais en échange, il va demander une partie de votre entreprise et surtout des revenus de celle-ci !

La bourse utilise le même principe, mais au lieu d’avoir un seul investisseur, on découpe le capital de l’entreprise en de nombreuses parts que l’on vend à de nombreux investisseurs !

(Avec en plus la possibilité de spéculer sur la valeur des parts d’entreprise! … donc faire de l’argent en étant totalement déconnecté du monde industriel.)

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On voit que le nombre de riche étant limité, ces outils se sont répandus très vite et finalement de nos jours 97% des flux monétaires sont financiers et plus industriels !

La révolution industrielle a conduit à l‘invention du monde banquaire et financier. La prochaine révolution industrielle va probablement chambouler ce monde de la finance.

Bref, avec ces mécanismes on perd toujours quelque chose et on est pas certain que l’idée marche vraiment.

Comment faire pour éviter ces mécanismes ?

Pour trouver la solution, observons la solution qu’ont trouvé des agriculteurs pour vendre leur production. L’agriculture contractuelle.

La production de nourriture est achetée à l’avance par les consommateurs. Ils achètent un panier. L’agriculteur ne produit pas s’il n’est pas certain d’avoir sa production écoulée.

Dans le domaine des biens d’information (toujours notre modèle à transposer sur le monde physique), on trouve des sites web qui permettent de réaliser une opération similaire à l’agriculture contractuelle. On a appelle ceci le financement communautaire (crowdfunding)

Si je veux réaliser un film. Je présente mon projet sur le site http://www.kickstarter.com . J’indique le montant qu’il me faut pour réaliser le film. Le site m’impose un délai durant lequel trouver des gens qui font des promesses de dons pour financer mon film. Si j’arrive à la somme voulue dans les délais. Les gens doivent payer et le projet démarre. En revanche, si la somme n’est pas atteinte, c’est probablement que le projet n’est pas bon et qu’il faut le revoir.

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On observe de plus en plus que cet outil est détourné pour financer non pas des biens d’information avec des dons. Mais des objets physiques.

pocket-spacekraft.jpgUn exemple étonnant. Tu veux acheter une sonde spatiale pour aller explorer la lune ? … C’est par ici….

Le site de financement communautaire permet de faire une étude de marché pour voir si le produit aura du succès, ainsi que de prendre des pré-commande.

Ainsi, on limite les risques de se planter, on a déjà des clients et on ne doit pas partager son entreprise. Dans le monde de demain, on a tout avantage à faire du financement par les foules.

Ça implique que les banquiers perdent de leur pouvoir de décision sur ce qu’ils veulent financer ou non en accordant des crédits.

Les communautés de co-créateurs

Un artisan travaillait généralement seul. Avec la révolution industrielle et la création d’usine, la notion d’entreprise est devenue importante.

Avec l’artisanat industriel, est ce que l’entreprise est toujours utile ?

D’un point de vue financier, on vient de voir que non. Il n’est plus nécessaire d’avoir une entité juridique à vendre pour se financer.

D’un point de vue de la production d’objets, vu que l’automatisation y est pour beaucoup. Pas besoin d’être beaucoup de monde et donc pas besoin de créer un groupe de gens appelé entreprise.

2011_03_25_20_36_idee.pngC’est du point de vue de la conception qu’il est intéressant de regrouper ses forces, d’avoir un brassage d’idée avec beaucoup de monde. Mais est-ce que le cadre d’une entreprise est nécessaire ? Je ne le pense pas.

Pour s’en convaincre, on va encore une fois transposer dans le monde physique les pratiques du monde de l’information numérique.

Il faut surtout observer le monde du développement de logiciel. Il existe de nombreux logiciels qui sont « open source ». Donc les sources sont ouvertes et le développement du logiciel est fait par une communauté, pas par une entreprise. Les exemples les plus connus sont linux, firefox, libre-office, etc... et bien souvent tous les logiciels cachés au grand public mais qui sont la base de l’internet, du web, du e-mail….

Les communautés de concepteurs sont l’avenir de la création d’objets.

La communauté fédère les forces mieux que l’entreprise

Il y a beaucoup d’entreprises leader dans leur domaine se vantent d’avoir recruté les meilleurs chercheurs du domaine. Souvent elles oublient de préciser… les meilleurs qui ont bien voulu venir….

Le cadre proposé par une entreprise est souvent très exclusif. On ne doit travailler que pour une seule entreprise. Il est aussi très contraignant. On doit travailler dans un lieu précis, avec des conditions précises… beaucoup de gens refusent de changer de vie pour aller se mettre au service d’une entreprise.

communauté collaboration ExtendedCommunityCircle.png

Ce n’est pas le cas dans une communauté de co-créateurs. Si l’on observe les commautés de logiciel libre, les développeurs viennent de partout. Certains sont salariés, d’autres non. L’attache n’est pas exclusive.

Si l’on observe le monde des moteurs de rendu pour navigateur web. Il y a deux grands projet open source, il s’agit de Gecko qui propulse Firfox et Webkit qui propulse Safari, Chrome et depuis peu Opéra.
Opéra développait son propre moteur de rendu pour son navigateur web. Mais probablement que cette entreprise n’a pas pu régatter face à la force des deux grands géants open source.

Il reste encore microsoft qui est dans la course avec son moteur Trident. Mais avec beaucoup de retard par rapport aux géants open source. Comme quoi, même un géant de l’informatique ne peut pas régatter contre des communautés de créateurs.

En ce qui concerne l’exclusivité, on observe parfois que des gens contribuent aux deux projets concurrents. Parfois pour tester deux manières différentes de faire. Ce qui permet plus tard de savoir quelle est la meilleure.

chômage.jpgUn autre facteur en faveur des communautés réside dans le fait que les entreprises, pour des raisons de budget ne peuvent pas forcément engager un grand nombre de chercheurs.

Peut être qu’elle ont LE meilleur chercheur tout seul. Mais la communauté accepte tout le monde, elle a peut être pas LE meilleur, mais les 9 meilleurs suivants !

Il y a des domaines dans lesquels on forme beaucoup de gens, mais on engage peu. Ainsi, la communauté offre un lieu où ces gens peuvent s’exprimer.

C’est ce que l’on peut voir avec l’exemple du métier de designer en automobile. Beaucoup de designer aimeraient travailler dans se domaine, mais peu sont engagés par l’industrie automobile. Les designers non sélectionnés finissent donc par concevoir d’autres choses comme des brosses à dent et des stylos et ceci pour avoir un travail pour vivre.

Mais si on leur propose un projet de conception de voiture open source tel que wikispeed, il est fort probable que ça les intéresses de participer à cette communauté de co-créateurs.

wikispeed.jpg

Construis tes rêves… ou bien quelqu’un d’autre va t’embaucher pour construire les siens !

Tout comme la révolution industrielle a modelé notre société actuelle, son économie, ses institutions politiques, son réseau de transport et de communication, cette nouvelle révolution industrielle risque de chambouler pas mal de chose.

Comme tout est lié, il est difficile de dire quel est l’avenir que l’on aura. Chaque modification fait bouger tout l’édifice comme dans une partie de mikao.

Cependant, il ne faut pas oublier que notre société n’est que le reflet de ce que l’on veut. De tout temps les sociétés humaines ont été guidées par des prophètes et des visionnaires…

Il est possible de constuire un projet de société autour de ces nouvelles possibilités.

Nous entrons dans l’ère de la créativité, de la collaboration et du partage.

Voici quelques réflexions qui vont dans ce sens et que j’ai déjà abordé sur ce site:

créativité.jpg

notes à propos de la conférence de Stanislas Jourdan Revenu de Base et Economie Collaborative

Mes notes à propos de la conférence de Stanislas Jourdan: Revenu de Base et Economie Collaborative, le 15 mai à Neuchâtel

https://www.facebook.com/events/493059617409061/permalink/505418112839878/

Mes notes sont encore à l’état de brouillon.. ça me parle à moi… à vous je ne sais pas 😛

Mais le but c’est de déjà partager ce que j’ai. C’est mieux que rien.

C’est la philiosophie de l’open source… release early release often.

3 cercles de OUishare

  • p2p internet
  • startup
  • connaissances libre ?

Economie collaborative

  • consommation collaborative
  • makers
  • wikipedia
  • crowdfunding

Nourriture

  • Amap
  • 16% ou 79% => différence de proportion dans le prix entre les revenus des producteurs dans une AMAP ou dans la distribution classique.

laruchequiditoui.fr est un concept qui propose de grouper des consommateurs et des producteurs de nourriture (bref des agriculteurs), d’une même région pour organiser une nouvelle forme, plus directe de distribution alimentaire. On est dans ce que l’on appelle, l’agriculture contractuelle de proximité.

Transport

covoiturage (voiture 95% du temps parquée)

Finance

Le crowdfunding permet de financer  des projets comme… le savon infini

Voir infinite soap sur kikstarter

Stack-Soap-Infinite.jpg

 

Partage d’objet

la perceuse est inutilisée 99% du temps… il faut la partager.

(Comme on peut le faire sur http://www.e-syrent.ch/list-annonces/details/true/object/perceuse-perforateur-burineur-visseuse/owner/686/)

Production d’objets:

  • la voiture: wikispeed
  • 2.3l / 100
  • opensource
  • construit par la communauté
  • Budget minimal
  • premier prototype en 3 mois

http://www.wikispeed.com/

Démocratie ouvert

liquid feedback est un logiciel qui permet de gérer une démocratie participative.

http://liquidfeedback.org

Voyage

  • couchsurfing
  • airbnb

 

Ouverture des connaissances

creative commons

wikipedia

openData => journalisme data

 

Conclusion

=> la Coopération est meilleure que la compétition pour organiser un vivre ensemble.

 

Dans la coopération on cultive…

  • confiance
  • partage
  • buts communs

———————

Dans la compétition on favorise…

  • Protectionnisme
  • la méfiance envers l’autres (pas de confiance)
  • Adversersité

————————————

Ça crée des emplois ton truc d’économie collaborative ?

C’est pas plutôt Esclavage 2.0 ??

Surtout quand on voit que ça développe des sites comme www.taskrabbit.com qui propose des jobs simples… pour des tâches simples..

C’est pas tellement des jobs de rêve.. mais des jobs de M…. payé à la tâche qui ne participent pas à une aux charges sociales…

Quelques exemples…

  • Shopping
  • assemblage ikea
  • livraison

=> justement avec un revenu de base inconditionnel, on évite les dérive de l’économie collaborative.

On entre dans une société d’abondance ou l’on a toutes les bonnes volontés à disposition.

Une ère d’abondance n’est pas compatible avec une monnaie qui crée artificiellement la rareté !

Quelle monnaie pour la société de l’abondance ?

On est riche en ressources…

mais pauvre en monnaie…

où est le problème ?

On a les gens.. on a le temps.. on a les ressources ?

.. c’est juste la monnaie qui manque !

Solutions =>

Revenu de base inconditionnel en monnaie citoyenne !

(C’est aussi ce que préconnise Frédéric Bosqué dans sa conférence sur le système du sol violet, le 28 mars 2013 à Genève.)

Les monnaies, c’est surtout une question de confiance.

Comment favoriser la confiance ?

Le livre,  la société de défiance, montre les mécanismes de la défiance.

Plus les inégalités sont grandes => plus les gens sont jaloux => moins il y a de confiance.

=> avec un revenu de base, tout le monde est à la même => on augmente la confiance !

 

Ces modes de fonctionnement fonctionnent principalement avec les gens volontaires, instruit. Plutôt « Créateur de cultures » (cultural créatives)

Le but est également de toucher les gens qui ne s’intéressent pas à ce genre de réflexion.

Comment partager le temps disponible ?

Sortir du culte du plein emploi…

Qui va créer l’argent si on se passe des banques ?

… partie sautée pendant la conférence. Mais J’en ai discuté après avec Stan.

=> il y a plein de technique de création monétaires citoyennes.

Plutôt utiliser un système à crédit mutuel qu’un système à argent dette !

 

Quelle rétribution pour les abeilles de l’économie collaborative ?

Le revenu de base est la juste rétribution pour la création de richesse que l’on crée tous, même sans s’en rendre compte.

Le revenu de base est…

  • une réponse pragmatique pour assurer un socle social (à la place d’un filet)
  • un levier pour se ré-approprier notre temps.

Questions…

L’économie collaborative fonctionne par internet….

Et sans internet ça marche comment ?

… et l’internet se centralise de plus en plus, à l’image de facebook qui grandit en influence…

En utilisant facebook, nous sommes les abeilles de la ruche de Mark Zukerberg

Nos échanges sur facebook sont de la richesse. C’est concret. Ce sont les milliards que facebook génère…. mais que les utilisateurs ne touchent pas…. => le revenu de base c’est recevoir ce revenu.

( A la question des pour ou contre facebook…. il existe des alternatives décentralisées (tout comme le e-mail) qui permettent de relier les gens entre eux.

Il y a notamment:

Pour en savoir plus sur l’évolution des réseaux sociaux et des alternatives. Voici mon état des lieux des réseaux sociaux.

)

Comment créer une monnaie alternative ?

– Il existe Open UDC => soft pour gérer une monnaie.

http://www.openudc.org

=> en suisse le nom fait beaucoup rire. Car l’UDC est un parti politique de droite populiste et qui est l’anti-thèse de l’ouverture ! (Il prône plutôt une suisse fermée…)

Qui distribue un revenu de base si un etat nation implose ?

– Il faut toujours une communauté. Peut importe si c’est une état nation ou non !

Comment fonctionne le financement d’un revenu de base inconditionnel ?

Ralf nous donne quelques estimations au niveau suisse:

Pour un revenu de base à CHF 2500.- / mois.

Besoin de ~ 200 milliards => ce qui représente ~ un tiers du PIB Suisse.

60 milliards de prestation sociales, réorganisée que l’on a. Même economie suisse est d’accord.

110 milliards => une proposition dit que, l’on va changer la manière dont les salaires sont payés. L’employeur va payer moins. Mais cette différence est payée pour financer le revenu de base. Donc globalement une personne reçoit la même chose comme salaire.

(Pour en savoir plus, à propos du revenu de base inconditionnel, voici ma page qui parle de ce sujet.)

Conclusions personnelles

Finalement cette conférence m’a beaucoup fait penser à ce que j’ai déjà écrit il y a quelques années à propos de la consommation collaborative.

https://martouf.ch/blog/305-penser-global-agir-local-la-consommation-collaborative-comme-systeme-economique.html

 

 

Notes à propos du livre Makers de Chris Andersen

Mes notes à propos du livre Makers de Chris Andersen

Makers, la nouvelle révolution industrielle

http://www.makers-revolution.com

Ce livre nous parle du monde qui se mets gentiment en place. Un monde qui fusionne le monde matériel, le monde industriel avec l’organisation du monde virtuel, le monde de l’information, le monde du web.

Cette fusion remet en cause nombres de fonctionnement et d’idées reçues.

On bref, nous allons vers..

  • l’artisanant industriel
  • le financement par les foules
  • les communautés de co-créateurs à la place des entreprises.

Au coeur de ce mouvement on trouve ces nouveau outils facinants… les imprimantes 3D, les découpeuses laser, les fab lab…  Mais il n’y a pas que ça….

Historique de l’industrie du 20ème siècle au travers d’un exemple personnel

  • M. Hauser était le grand père de Chris Andersen. C’était un bernois (note perso: un suisse, comme moi ! :P). Il a émigré à Los Angeles dans les années 1920.
  • Il travaillait dans la mécanique. Il a été engagé dans les studios Hollywoodiens.
  • A ses heures perdues il a inventé un système d’arrosage automatique.
  • Pour réaliser son système d’arrosage. Il l’a fait breveter. Ce qui lui permet de diffuser l’info sans se la faire piquer. Le but originel du brevet est de favoriser le partage d’information.
  • Il a du batailler pour trouver une entreprise qui a bien voulu reprendre son système d’arrosage, le fabriquer et le vendre, chose que M. Hauser n’était pas capable de faire tout seul, étant trop petit et ne disposant pas des fonds nécessaires.
  • M. Hauser a eu de la chance. Il a trouvé une entreprise qui a accepté de reprendre son système, de le fabriquer, le commercialiser et de lui verser des royaltises.
  • C’est une histoire à succès d’un petit inventeur du 20ème siècle. L’immense majorité des inventeurs n’a jamais pu produire son invention et encore moins gagner de l’argent avec.
  • au 21ème siècle tout ce processus n’est plus utile (invention, brevet, négociation avec un entrepreneur industriel). Il y a d’autres manières de faire nettement plus efficaces qui permettent à tout inventeur de voir son invention réalisée, et à une plus grande part de gagner de l’argent avec une invention.
  • Ce livre va nous montrer les techniques d’aujourd’hui et ce qui se profile pour demain.

p21.

Nous au sommes au milieu de 20 ans d’histoire

  • il a fallu 10 ans pour apprendre à créer, innover et travailler ensemble sur le web, grâce à des nouvelles techniques de collaboration.
  • il faudra 10 ans pour appliquer ces leçons au monde réel !

L’ère de la personnalisation

  • l’ère des mass média est terminée. On est à l’ère de la vidéo à la demande.
  • sur facebook chacun à son propre flux de news personnalisé
  • par analogie, l’industrie des produits de masse est terminée.
  • => on va vers une personnalisation des objets

P79

Les 3 goulets d’étrangelement des biens physiques

Pour exister, un objet doit être….

  • assez demandé pour être fabriqué
  • assez demandé pour être en magasin
  • assez demandé pour que sa promotion soit assurée. (savoir où le trouver et qu’il existe.. pub, vitrine…)

Le web a déjà permi de faire sauter 2 de ces goulets avec des sites comme Groupon, qui permettent de se mettre ensemble pour acheter un produit avec un fort rabbais. Donc la promotion est assurée, la demande en magasin est assurée.

=> Il ne reste que le goulet de fabrication à faire sauter. C’est ce qui est en train d’arriver.

Chris Andersen est déjà l’auteur du livre: La longue traine. Un principe proche de celui expliqué ci-dessus. Il est donc logique que ce soit le même auteur qui annonce cette révolution industrielle.

Le principe de la longue traine s’explique bien avec une librairie. Une petite librairie dispose d’une place de vente et de stockage limitée. Donc elle va vendre que des « best-seller » des livres qui se vendent bien. Elle ne va pas s’encombrer de livre dont on ne vend qu’un seul exemplaire par année.

Une librairie comme Amazon a une place de stockage qui ne coûte pas cher et un magasin virtuel infini. Donc elle se permet de vendre des livres qui ne sont vendus qu’une fois par an. Et finalement le potentiel de vente de livres différents mais rarement vendu est autant voir plus grand que de vendre beaucoup d’exemplaires d’un nombre restreint de livre.

  • Ancien modèle: beaucoup d’exemplaires de peu de livres.
  • modèle longue traine: peu d’exemplaires de beaucoup de livres différents.

Chris Andersen nous annonce que ce principe arrive dans le monde industriel grâce aux imprimante 3D et découpeuses laser qui permettent de fabriquer des petites séries d’objets pour pas cher.

L’usine au bout du clic

  • De plus en plus, la chaine logisitique est a échelle libre.
  • => Cela signifie que les usines, l’industrie toute entière est pilotable d’un seul clic. Que l’on soit samsung ou M. Toutlemonde. Pour des petites ou grandes séries. (reste quand même un seuil de coût, mais qui diminue)
  • Les fichiers de description de produits sont les mêmes à toute échelle.
  • Marx s’est trompé !!
  • => Ce qui est important, ce n’est pas la propriété des moyens de production, c’est l’accès à ses moyens ! (sa location)
  • (explication perso: la théorie de Marx explique que les propriétaires des moyens de production sont des esclavagistes, car une fois qu’ils ont fait travailler leur employés suffisamment pour rembourser l’achat des moyens de production, toute la production suivante est exclusivement destinée à enrichir personnellement le patron. Le propriétaire des moyens de production. Or, on remarque maintenant que les usines tournent pour qui veut bien les utiliser. Il n’y a plus de vide pendant lequel un patron s’enrichit personnellement)

Participer à la création d’un objet augmente sa valeur

p88

  • On remarque que les gens sont prête à payer 67% plus cher pour un produit pour lequel ils ont participé à la « création ».
  • Le simple fait de monter soi-même son meuble comme le propose Ikea, suffit à mettre un peu de soi-même dans le meuble.
  • La personnalisation est recherchée car elle nous rend différent.
  • La campagne de pub « Think different » de Apple a bien compris que les gens aiment se dire différent et pas des moutons. => mais on voit qu’Apple à réussi à vendre des produits de masse en faisant croire qu’ainsi on devient différent !
  • On peut faire graver chaque iPod avec sont nom pour en faire un objet unique !

Culture du remix

  • « Rip-mix-burn » a été le slogan de iTunes => encore une fois Apple a bien compris que les gens aiment faire leur propre mix.
  • le désavantage du produit de masse, c’est qu’il n’est qu’une moyenne globale des besoins. Il n’est pas adapté aux besoins de chacun.
  • le remix permet de créer un objet personnalisé sans avoir à tout ré-inventé. Juste modifier la partie qui ne nous est pas adaptée.
  • la culture du remix est basée sur des plans de conception libres. C’est ce que l’on appelle l’Opens Source dans le domaine de l’informatique.
  • les logiciels open-source sont souvent développés par des communautés de contributeurs.
  • Ce modèle commence d’arriver pour des objets matériels.
  • https://www.sparkfun.com est un magasin de kit électronique qui fournit de nombreux tutoriels pour construire soi-même.
  • http://geekdad.com est une communauté de parents geek qui partagent les projets qu’ils font avec leur enfants. Ce site a été créé par Chris Andersen.
  • http://diydrones.com est une communauté de fans de drones à monter soi-même. (Crée par Chris Andersen)
  • http://3drobotics.com est une entreprise de drone open-source crée par Chris Andersen.
  • Par ces différents sites, on comprends la logique de fonctionnement que présente Chris Andersen et qu’il a lui-même expérimentée.
  • => Un passe temps avec les gosses en vient à créer une communauté de passionnés qui conçoivent des drones. 3D robotics est une entreprise qui utilise la communauté des concepteurs pour réaliser à moindre coût des drones physiques d’excellente qualité. Les passionnés achètent les kits de 3dRobotics pour lesquels ils ont contribués (et donc qui ont plus de valeur à leur yeux). 3DRobitics rétribue un peu les gros contributeurs dans la conception des drônes. Ainsi tout le monde est content.
  • Le modèle de ce type d’industrie est de la conception ouverte et de la vente physique des objets conçus par une communauté.
  • la plateforme http://www.ning.com vous permet de facillement créer une communauté et de se lancer vous même dans ce type d’industrie.
  • Attention au piège des prix. Pour fixer un prix de vente et il faut l’estimer à 2 à 3 fois les coûts réels ! => ça parait énorme quand on débute tout seul dans son garage. Mais si l’entreprise a du succès, on doit vite faire face à une augmentation des coûts d’échelle. Il faut de la place de stockage, puis des employés, des outils. Puis, il faut diviser ses prix pour faire des remises de grosse quantité et des prix grossistes. Donc finalement 2-3 fois les coûts de base n’étaient rien de trop ! Beaucoup d’entreprises font faillite à cause de ça. Ne tombez pas dans le piège.
  • Les coûts d’échelle peuvent augmenter rapidement avec le succès, surtout pour une entreprise du web qui est dès le premier jour une entreprise internationale qui peut potentiellement vendre dans le monde entier. (note perso: c’est là que je vois la barrière des langues ! Un état-uniens est favorisé en créant un site dans sa langue natale: l’anglais. Cette langue étant internationale. En français je limite un peu ma portée. Mais le contenu (texte) que je peux produire est de meilleure qualité !)

Le financement des Makers

  • le crowdfunding permet de financer des projets sans avoir recours aux financements traditionnels ( capitale risque, bourse, crédit bancaire)
  • le site de financement communautaire (crowdfunding) http://www.kickstarter.com a été conçu à la base pour réaliser le financement de projets culturels, comme les films, livres, etc….
  • actuellement http://www.kickstarter.com est de plus en plus utilisé pour financer des projets industriels. C’est une sorte de pré-commande d’un objet. Si l’objets intéresse suffisament de monde. On peut le construire.
  • avantage financier: pas de capital avec intérêt ou de participation financière extérieure, ou de vendre une partie de sa société
  • avantage marketing: une étude de marché est faite directement sur le site de financement, on sait tout de suite si le produit a de l’intérêt
  • avantage marketing: on est certain d’avoir des clients. Les fans se transforment en client
  • avantage pub: les gens qui ont aidé un projet à démarrer, sont toujours plus enclin à faire de la pub. Le bouche à oreille est parti…
  • être engagé dans le processus de création de l’objet, fait qu’on va l’aimer plus

Réaliser et vendre son invention d’un seul clic

  • quirky.com est un manière pour les inventeurs de voir leur invention réalisée sans avoir à ne rien faire d’autre que d’avoir une idée.
  • le processus: un inventeur a une idée => il le soumet à la communauté => si l’idée est populaire => elle est conçue dans les détails par l’équipe de quirky => elle est commandée à la fabrication à une usine. => l’inventeur reçoit une part des bénéfices de son iddée
  • etsy.com est une place de marché de l’artisanat fait main. Il semble que le site s’étende au makers de l’artisanat industriel. (fabriquer des objets à la maison, mais pas à la main, avec des imprimantes 3D)
  • ponoko.com => une usine au bout du clic. A l’image des photos que l’on fait imprimer dans un labo. Ponoko imprime en 3D (ou découpe) et vous envoie les objets que vous avez conçus et dont vous avez envoyé les fichiers.
  • shapeways.com => un concurrent de ponoko. On peut aussi se créer sa boutique avec les objets que l’on crée et met en vente à la demande. (Tout comme je le fais avec ma boutique de t-shirts: http://girafe.spreadshirt.net )

Mondialisation et re-localisation

  • dans cette dernière décennie on a vu les entreprises occidentales délocaliser leur production en chine. Avec la nouvelle révolution industrielle, on va vers une relocalisation
  • avec une augmentation de l’automatisation, la chine n’est pas moins chère !
  • la logisitique pour vendre des produits fabriqué à l’autre bout du monde est plus complexe surtout au niveau des délais de livraison. Il est plus simple de fabriquer localement. Là où sont les clients.
  • Pour l’électronique de pointe (ex: iPhone) on est obligé de fabriquer en chine, car c’est là que se sont déplacées les chaines logistiques et les fournisseurs.
  • Pour l’électronique d’une vanne de chauffage, c’est de l’électronique simple. On peut facilement automatiser la fabrication locale.
  • la complexité de la vanne de chauffage d’une installation de domotique se trouve dans le logiciel. C’est là qu’il faut agir. (créer une communauté pour développer le soft)

Politique

  • Pour favoriser la création d’entreprise créatrice d’emploi, il faut favoriser les ecosystèmes
  • => 1 facebook = 3000 emploi => peu pour l’empleur de la chose
  • => 1 facebook génère un écosystème qui crée plus de 30 000 emplois (dans l’it à travers le monde entier, et les créateurs de jeu zinga)
  • Créer des communautés et des ecosystèmes est bon. (note perso: c’est ce que je vois avec l’écosystème wordpress)
  • (je fais un parallèle avec l’horlogerie neuchâteloise qui est un réseau d’entreprises… mais on peut faire mieux)
  • (il faudra faire un truc dans le domaine du solaire.. un kit de production énergétique renouvelable avec des briques open-source. L’électronique de régulation d’un panneau solaire ou mille… ou une éolienne de poche… quasi pareil)

Pour aller plus loin…

J’ai découvert que juste à côté de mon bureau se trouve un des deux fab-lab de suisse !!

http://fablab-neuch.ch

Il faut que j’aille visiter et expérimenter.

Notes à propos de la conférence de Patrick Viveret en avril 2013 à Genève

Notes à propos de la conférence de Patrick Viveret en avril 2013 à Genève

Après avoir écouté de nombreuses fois le podcast la conférence de Patrick Viveret en décembre 2010 (voir mes notes), cette fois, le 18 avril 2013, je suis allé à la conférence en vrai.

En attendant la vidéo de la conférence, (qui doit arriver sur le site de ecoattitude) voici les notes que j’ai prises.

La vidéo est arrivée.. (on me voir en pull rose.. 3ème rang à droite :P)

La page dédiée à ces vidéos de la conférence de Patrick Viveret sur le site de ecoattitude, avec aussi les vidéos des questions du publics….

Le titre de la conférence était: « La bourse ou la vie », ou comment refonder le pacte social autour d’une nouvelle approche de la richesse.

Voici mes notes

Nous allons donc parler compte.

  • d’un pointe de vue étymologique: Bénéfice = bien faits
  • c’est un point de vue religieux à la base. C’est l’économie du salut !
  • Seul dieu est créateur dans le temps => l’usure, le fait de faire fructifier l’argent dans le temps est interdit
  • Puis la religion a changée, ce qui a changé l’économie.
  • 2 points importants => invention du purgatoire et un changement da la nature des pêchés
  • l’invention du purgatoire => assoupli les risques en cas de transgression du pêché d’usure
  • changement de la nature du pêché
  • => on a le droit de s’enrichir, mais pas de jouir de sa richesse
  • => on peut capitaliser mais il faut donner
  • l’économie a pris le dessus
  • mais avec les problèmes d’ECOlogie, l’ECOnomie doit aussi être remise en question.
  • eco-logie => le discours sur la maison
  • eco-nomie => les règles de la maison
  • Il manque d’indicateur pour faire une comptabilité des activités bonne (bénéfice) ou nuisible (maléfice)
  • il nous faut donc une nouvelle comptabilité
  • il nous font donc une nouvelle monnaie
  • Valeur = force de vie != comptabilité monétaire
  • évaluation = délibération sur la valeur
  • => délibération sur la force de vie
  • Il faut une bonne méthode de délibération.
  • Consensus => doute => débat
  • sociocratie
  • => réduire l’oppacité => réduire le mal-entendu (au sens propre), éliminer le soupçon et le procès d’intention
  • => traitement des désaccord
  • => traçabilité des désaccords. (Je ne suis pas d’accord de ce choix, on le note et en cas de problèmes plus tard, on revient sur ce choix. Ainsi on aura pas besoin de refaire toute la discussion)
  • On peut toujours améliorer la manière de prendre des décision. Notre démocratie qui décide à la majorité n’est pas la forme ultime.
  • système féodal => démocratie quantitative => démocratie qualitative
  • Si l’on veut remettre l’humain au coeur de l’économie, c’est bien… mais c’est aussi là le début des problèmes !
  • => les grandes passions humaines sont, l’amour, le bonheur et la quête de sens
  • L’amour conduit à des hauts et des bas. => on tombe amoureux !
  • Le bonheur parfait, c’est l’ennui !
  • La quête de sens, c’est les guerres de religions.
  • Pour éviter des problèmes on a une fuite dans le futile, dans le matérialisme et le diverstissement.
  • => c’est la base de notre société de consommation (de consolation)
  • Si l’on veut remettre l’humain au coeur de la société il faut => grandir en humanité
  • Etapes en amour => amour fusionnel => l’autre est autre => l’autre est une chance
  • Etapes en société => le grand soir => expérience de la division => l’autre est une chance
  • Accepter de de pas tout vivre, mais de vivre intensément chaque expérience
  • Connaitre les autres expérience en les vivants à travers le dialogue avec l’autre
  • le conflit => alternative à la violence
  • Résilience:
  • => éviter le sauve qui peut => cultiver la solidarité
  • => créer de l’espérance => cultiver les alternatives (Je ne sais plus s’il a parlé d’alternatives.. mais ça sone bien ! :P)
  • La première forme de monnaie était le sacrifice ! => il fallait donner ce que l’on a de plus cher pour rétablir un équilibre (d’ou l’idée de sacrifice humain avant d’offrir d’autre type d’offrandes)
  • le + de l’arrivée de l’économie (au sens actuel) est de créer un espace d’échange pacifique. (plus besoin de sacrifier)

Réponses aux questions

  • la démocratie est une alternative à la violence => transformer des ennemis en adversaires
  • comment détecter les personnes qui cachent leur jeu dans un débat ? => on utilise un filtre émotionnel qui est plus dur à maintenir
  • => ex: liste de mot clé sur un débat.
  • => exemple avec le mot-clé « religion » => comment vous-sentez vous avec ce mot ? bien, neutre, mal ?
  • => la mauvaise foi se voit tout de suite en passant par l’émotionnel
  • Le pouvoir n’est pas une passion humaine ?
  • => le pouvoir de quoi ? … il faut toujours un verbe.
  • Pouvoir créer, coopérer ou dominer. => on a le choix. Certain font bon usage du pouvoir. D’autre non. En soit ce n’est pas mauvais.
  • être un oppresseur tout seul n’est pas possible. Il faut aussi des opprimés.
  • Pour ne plus être un opprimé, il faut décoloniser l’imaginaire => construire des alternatives.

 

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