Qui décide des transactions a intégrer dans la blockchain du bitcoin ?

… et pas seulement dans le bitcoin, mais dans toutes les blockchains.
J’ai fais mon enquête… et je vois que finalement la blockchain ne résout de loin pas tout et repose de manière forte la question éternelle… Qui décide ?

Contexte: le bitcoin et la blockchain en bref, c’est quoi ?

Je vois que le bitcoin et ses envolées spéculatives fait beaucoup parler de lui.

Puis de nombreuses autre Blockchain sont apparues. Et certains auteurs parlent déjà de la future révolution des blockchain qui vont coloniser le monde et remplacer tout type de base de données que l’on utilise partout. Voir même de remplacer le web et l’internet.

Pour rappel, une blockchain, c’est pas très compliqué. Ce n’est finalement qu’un tableau d’affichage public géant sur lequel ont peut y déposer des post-it. Mais plus jamais les supprimer.

dazibao

Quand on crée une monnaie comme le bitcoin, ce tableau d’affichage sert à y mettre toutes les transactions qui sont faites. Ainsi il est possible de vérifier que personne ne triche et ne dépense plusieurs fois ces bitcoins.

Mais un tableau d’affichage, ça sert à plein de choses. C’est là que certains imaginent appliquer le principe partout. Comme par exemple pour les actes notariés, les testaments, etc.… Tout ce qui a besoin d’une base de donnée qu’il est impossible de falsifier.

Finalement on retombe très vite dans le problème éternel: qui décide !

Qui décide de quoi afficher sur le panneau ? qui vérifie que personne ne triche ?

C’est toute la question de l’autorité qui remise en question ici.

Dans le bitcoin, c’est la loi du plus fort qui décide

Pour bien comprendre ceci, j’ai eu envie de me plonger à fond dans les détails pour vraiment comprendre comment fonctionnent les blockchains.

Je cherchais à comprendre des aspects très technique sur le fonctionnement de la preuve par le travail des blockchain…. et j’ai trouvé.

J’avais déjà joué avec le bitcoin en 2011… quand la blockchain faisait 20Mo… (elle fait maintenant 120Go) c’était facile… mais j’ai pas laisser tourner mon soft assez longtemps…. avec ce que l’on me promettait à l’époque en bitcoin je serai millionnaire si j’avais continué !!! 

Au delà de bitcoin j’observe aussi le développement de Ethereum qui me semble avoir là le potentiel de la fameuse révolution blockchain dont on nous parle tant…

Ethereum est vraiment une plateforme de developpement. D’ailleurs la version électronique de la monnaie locale le Léman est basée sur ethereum.

Et surtout ethereum a annoncé que la blockchain allait passer de la preuve par le travail à la preuve par l’enjeu.. mais ils cherchent encore l’enjeu !!

Donc, question ressources, c’est plutôt bon signe. Car la révolution blockchain, à mon avis, ne peut pas se faire avec un tel gaspillage de ressources comme on le voit avec le principe de la preuve par le travail.

Comment fonctionne la Preuve par le travail (proof of work) ?

Le principe de base, c’est que la chaine de block est unique. (donc centralisée contrairement à beaucoup de gens qui disent qu’une blockchain est décentralisée. Voir à ce propos mon article sur la centralisation du bitcoin)

La blockchain est centralisée, mais répartie. Chaque noeud a une copie. (il y a actuellement ~ 8000 noeuds https://bitnodes.21.co/  ça grimpe un peu.. ça avait chuté drastiquement jusqu’à ~5000)

Comment faire pour décider de qui a le droit d’ajouter des blocs à la blockchain ? En cas de conflit de version de branche qui décide quelle est la vraie chaine, la juste ?

On suppose que les gentils vont mettre plus de ressources à disposition pour protéger la blockchain. C’est le principe de la preuve par le travail.

Ainsi on fait travailler les gens qui utilisent le système. Et ceux qui travaillent plus que les autres ont le droit de choisir les blocs qu’ils ajoutent à la blockchain.

Concrètement, le travail qui est fait c’est de résoudre des hash sha-256

Le hash est une fonction à sens unique qui est très utilisée en informatique. On utilise, md5, sha1 ou sha256…  mais pour comprendre un simple sinus suffit.

Le sinus de 30° = 1/2 …  mais 1/2 .. c’est le sinus de quel angle ? ….. ça peut être 30°.. mais ça peut aussi être 150° !! et on peut envisager avoir un angle qui fait plusieurs tours du cercle…  donc impossible de savoir quel était la valeur entrée dans la fonction quand on connait seulement le résultat.

C’est ce principe qui est utilisé pour les systèmes de mot de passe. Le système qui vérifie le mot de passe ne connait pas le mot de passe. Il ne connait que le résultat du mot de passe passé à travers une telle fonction.

Ainsi, si la base de données d’un serveur qui vérifie des mots de passe est piratée, ça ne donne toujours pas accès au mot de passe.

Cependant, il y a des gens qui ont fait des dictionnaires de tous les mots et leur correspondance avec le résultat de fonction comme md5…  histoire de faire des attaques dictionnaire !

C’est pour ça que de nos jours, il faut faire des phrases de passe très longues et plus des mots de passe.

Donc pour revenir aux blockchains. Plus particulièrement au bitcoin qui utilise la fonction de hash sha 256. Le but c’est de trouver un hash qui a un résultat qui commence par un certain nombre de 0

Ex: 0000423efa46afc7…

Comme on ne connait pas comment arriver à un résultat voulu. Il faut faire des essais. Il faut arriver à un hash qui correspond à la condition donnée en utilisant les données du bloc et en faisant varier quelques caractères aléatoirement jusqu’à y arriver.

La difficulté s’adapte à la puissance de calcul… (le nombre de 0 qui débutent le hash)

Donc quand il y a une course à la puissance des gens qui gèrent le réseau et reçoivent des bitcoins en échange, et bien on arrive vite aux limites physiques de ce qu’il est possible de faire. Ainsi ce ne sont plus des ordinateurs standards qui sont utilisés pour gérer le bitcoin, comme je le faisait en 2011… mais ce sont des circuits intégrés (ASIC) spécialisés dans le hashage !

Il faut de nos jours en moyenne 200 milliards d’essais pour tomber sur un hash qui correspond au critère qui lui permet d’être accepté.

Ça prend du temps ! et ça consomme beaucoup d’électricité... pour …. rien faire d’utilesauf montrer que l’on est prêt à gaspiller plus d’énergie que les autres pour assurer que le bitcoin fonctionne correctement.

Si un méchant forge un bloc qui lui permet de dépenser plusieurs fois le même bitcoin, il doit être très très rapide. Comme les blocs sont chainés, il doit recalculer tous les blocs depuis sa transaction et les imposer tous de manière plus rapide que le reste du réseau de noeuds. Ainsi il doit mettre exponentiellement plus de ressource que les autres qui suivent l’algorithme gentil.

Comme on est aux limites de ce qu’il est possible de faire en calcul. Avoir exponentiellement plus de ressource est impossible. Tout la fiabilité de la preuve du travail repose là dessus.

Mais si il est impossible par ce moyen de tricher…. ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’autres moyens…

Que se passe-t-il si un méchant contrôle la majorité de la puissance de calcul des noeuds ?

C’est ce que l’on appelle  l’attaque des 51%.

Si la majorité des gens qui ont la puissance de calcul sont gentils ça marche. Mais si un jour un méchant détient au moins 51% des ressources en calcul des noeuds. Alors là… il peut potentiellement faire ce qu’il veut.

C’est pour cette raison que la mutualisation des ressources de différents noeuds dans des fermes de serveur est souvent observée de près. Il y a la crainte que si beaucoup de gens s’associent, ils risquent d’avoir 51% de la puissance de calcul !

C’est ce que l’on observe avec le cas Ghash.io qui a eu tellement de succès en 2014 que cette ferme de noeuds concentrait 42% de la puissance de calcul du réseau bitcoin. Ils ont donc du faire profile bas et on promis de ne jamais dépasser 40%.

Comment se passer de la preuve par le travail ?

Donc quand je vois le gaspillage de ressources qui est fait. Je me dis que le système de preuve par le travail n’est pas viable à long terme. (proof of work) Ethereum va passer à la preuve par l’enjeu. (proof of stake) Mais quel enjeu choisir ? qui a le droit de décider de valider les blocs ?

Il y a des idées de devoir investir un peu de monnaie. D’avoir une certaine ancienneté, de détenir un certain montant dans le monnaie de la blockchain ce qui prouve que l’on veut que le système fonctionne.

Bref, on retombe dans le classique problème de savoir qui dirige. La preuve par le travail, c’est la loi du plus fort. Et celui qui a le plus de monnaie, c’est le vote censitaire de l’époque.

On peut la remplacer par la noblesse. Donc par des autorités désignées par ce qu’elle est sont désignés autorité avant les autres. C’est le cas avec les certificats SSL, avec les Etats... et c’est justement ce que veulent éviter les blockchains.

Comme il existe le tirage au sort en politique, il y a aussi l’idée de tirer au sort les acteurs qui ont le droit d’ajouter des blocs dans la blockchain, comme dans le système de CICADA.

Il y a plein de pistes. Donc comment faire ?

Ce n’est pas si simple.

La solution est probablement un mélange de tout ça et à adapter à la blockchain en particulier à son utilisation comme monnaie uniquement ou comme plateforme de développement d’application.

Personnellement c’est surtout ce frein qui me fait douter de l’avenir de la révolution Blockchain.

Après, il y a des aberrations comme Macron qui dit qu’il est pour les blockchains, qu’il légifère pour…. et qui veut favoriser la création de blockchain privées. 

je ne comprends pas très bien à quoi ça sert ?

Heu... par définition une blockchain est et doit être publique ! …. sinon ça ne marche pas.

On retombe toujours dans qui décide ! … donc Macron aimerait une blockchain où il peut décider qui y met quoi !?

Pourquoi tout centraliser dans une blockchain ?

La centralisation des transactions dans une seule blockchain me pose aussi des questions. Je ne suis pas trop pour tout centraliser. Est-ce que c’est vraiment utile ?

La base du web est décentralisée, l’idée c’est que chaque personne qui veut publier quelque chose le peut. Sans demander l’avis à personne. Avec une blockchain. Il y a une autorité qui décide de qui va pouvoir publier quoi.

On voit que le qui décide n’est pas clair. Il y a la preuve par le travail et la preuve d’enjeu.

Avec les blockchain privées. C’est juste une base de données privées. Tout à fait classique. Ou alors j’ai mal compris ce que c’est !? le mot désignait autre chose ?
Il me semble que justement ce qui a fait le succès du bitcoin et par là de la blockchain, c’est qu’il n’y a pas d’autorité centrale. Le bitcoin est une monnaie sans banque centrale.

A quoi ça sert d’avoir une base de données dont le contrôle peut se répartir si on veut centraliser le pouvoir ?

Je vois bien arriver les puissants de ce monde qui décident de remplacer le web où toute personnes peut publier quelques chose par une blockchain qui demande une validation. Il seront certainement là pour y mettre un mécanisme qui détermine qu’ils ont leur mot à dire sur le contenu.

On retombe dans les travers, d’avoir un système du même genre qu’un facebook qui sert de principale interface de publication à beaucoup de gens.

Le web, le email, et l’Internet de base sont conçus pour être décentralisés. (et qui se centralisent un peu trop à mon goûts)

Donc on verra de quoi l’avenir sera fait. Si la révolution blockchain aura vraiment lieu ou pas…

Personnellement, je trouve très intéressant les blockchains, mais pas encore franchement abouti, et absolument pas nécessaire dans tous les domaines.

Je pense qu’il y a beaucoup d’autres solutions pour gérer des bases de données. Et aussi beaucoup de solutions tout à fait novatrices pour savoir qui décide dans une organisation….

pour réussir sur le web il faut un double oo dans son nom

Un fait étrange que j’ai remarqué, c’est que les plus grosse entreprises du web ont quasi toute un nom qui contient un double oo !!

étrange non ?

Est-ce que ce serait une des clés de la réussite dans le domaine ?

Voici une liste des nom d’entreprise du web qui ont un double oo dans leur nom:

  • google
  • facebook
  • yahoo
  • doodle

Ça marche tellement bien que dans la série « silicon valley » l’entreprise de fiction qui joue un peu le rôle de la grosse boite du web s’appelle… Hooli…

Il y en a d’autres de moins connue… mais quand même…

  • ebookers
  • ooshop
  • wanadoo
  • kelkoo

Il y a déjà des parodies de longues date qui on été faites….  notamment Kasskooye… qui se dit être un « incubateur de oo » et défend le oo-spirit….

Apple qui s’est loupé en mettant des barres au bas des « oo ».. ce qui nous donne des « pp »  :p .. s’est ratrappé avec ses séries d’ordinateurs portables:

  • powerBook
  • iBook
  • MacBook

.. et microsoft à répliqué avec son logiciel « outlook » !

 

Dans les voitures aussi le oo a tenté de faire son apparition avec la Kangoo…

C’est une mode…. celle de la bulle internet des anées 2000.

De nos jours des gourous de l’entrepreneuriat conseillent de ne pas suivre la mode… en citant la mode « oo »…  Mais bon.. on peut toujours choisir…

Migration de picasa à google photos

Picasa est en voie d’abandon. Google photo a maintnant aussi un logiciel de synchronisation. Donc je vais voir que faire pour lancer la migration de picasa à google photos.

Il me manque de la documentation. Donc je fais des essais.

Mon organisation habituelle est d’avoir un dossier photos par année.

  • 2014
  • 2015
  • 2016

Puis j’ajoute des dossiers avec « l’événement » du moment ou des dossiers de tris particuliers.

 

Picasa observe tout mon dossier photos et son arborescence.

Je synchronise au cas par cas le dossier de « l’évenment ».

=> picasa me crée un album photo par dossier.

 

Comment je fais la migration vers « google photos » ?

Par défaut, il veut synchoniser tout mon dossier images ! … non….

J’ai quelques questions auxquelles la documentation ne répond pas.

=> Est-ce que si je synchronise mon dossier « 2016 » google photos va envoyer à nouveau toutes les photos des dossiers qui sont là dedans ?

Est-ce qu’il est capable de voir que ce sont des photos déjà synchronisées ?

J’aimerai éviter de devoir envoyer à nouveau 35 Go de photos faites dans l’année…

=> J’ai fait un test. J’ai synchronisé quelques dossiers.. et je vois que l’envoi se fait à nouveau ! … Et aussi que le ça décompte mon quota d’espace ! Donc je vois que google photos ne détecte pas les photos déjà synchronisées.

Je peux voir les photos synchronisées avec l’url suivante:

https://photos.google.com/search/_tra_?referrer=GPU

 

=> Je vais donc devoir synchroniser au cas par cas mes dossiers photos. Au lieu de cocher la case « synchroniser » sur picasa. J’ajouterai un dossier à synchroniser dans les préférences de l’uploader de google photos.

 

Quand à la question des albums. Je fais un test.

Après upload des albums nouvellement synchronisé, je ne vois pas de nouveaux albums dans ma liste:

https://photos.google.com/albums

Par contre je vois que certains ont été rems en avant, comme quand on ajoute une photo à un ancien album.

J’ai créé un dossier « test » dans lequel j’ai ajouté plusieurs sous dossier avec des photos diverse et variée dedans. Des vidéos aussi, qui étrangement ne passaient pas avec picasa.

J’y ai mis des photos qui était déjà sur mon compte et d’autre toutes neuves.

 

Je constate qu’il n’y a aucun album qui est créé automatiquement à partir d’un dossier ! ;-(

Les vidéos qui ne passaient pas avec picasa ont été envoyée avec succès.

J’ai un dossier qui est le doublon d’un autre dossier. Je ne vois aucune indication qu’il a été synchronisé.

Donc il semble que rien ne s’est passé.

J’ai changé le nom du dossier. J’ai vu l’icone de synchronisation bouger. Mais rien de plus.

 

Comment ajouter des photos à un album ?

Le moyen que je vois, c’est de récupérer à chaque fois la liste des photos fraichement ajoutées:

https://photos.google.com/search/_tra_?referrer=GPU

… et de les cochers une à une, puis de globalement dire que j’aimerai les ajouter dans un album existant. (ou de créer un album)

Heureusement, il est possible de maintenir la touche « majuscule » enfoncé pour sélectionner une grande quantité de photos.

Donc c’est ainsi que je vais gérer mes photos.

 

Ça marche pas trop mal.

la voiture autonome sans chauffeur est le prochain saut technique qui va transformer notre société

Il y a 20 ans, en 1995 j’ai vu pour la première fois un « Natel D » un téléphone numérique GSM. C’était une révolution, nous l’avions en camp scout. C’était la première fois qu’étant perdus au milieu d’une forêt, nous avions un lien direct avec le reste du monde.

pub natel D 1993.jpg

Le Natel D est le premier téléphone numérique en GSM qui était disponible en Suisse. Il est sorti en 1993, mais il a fallu attendre au moins 1995 pour que la couverture du territoire soit suffisante pour que ce soit utilisable. Voici un reportage de la RTS au moment de la sortie du Natel D.

C’était ma première expérience avec cette technique disruptive qui a changé notre société.

Une technique disruptive

En effet, la pénétration des mobiles a été très rapide. En 1998, la libéralisation du marché à eu lieu, en fin d’année le premier concurrent est arrivé (DiAx) et un quart de la population suisse était équipée d’un mobile ! Puis d’autres concurrents sont arrivées (orange en juillet 1999) et fin 2001 les 3/4 de la population suisse disposait d’un téléphone mobile dans sa poche ! … et la même révolution numérique se faisait en même temps partout dans le monde.

Des régions entières qui n’avaient même pas le téléphone ont été couvertes par la téléphonie mobile: le monde s’est rétréci.

Cette nouvelle technique est dite disruptive, car elle produit une véritable rupture avec le monde d’avant.

Il y a des effets partout, dans tous les domaines.

Un exemple simple que j’ai observé chez les jeunes générations: le rendez-vous clair et précis pour passer une soirée entre amis ne se fait plus.

Il y a des plans changeants… toute une discussion en « temps réel » avec plusieurs groupes et du papillonnage pour aller voir un moment un groupe, un moment un autre. Les lieux ne sont pas prévus à l’avance.

« – Je t’appelle tout à l’heure pour préciser où l’on sera.. »

À l’autre bout de mon monde, chez les bergers d’Afrique de l’Ouest, plus besoin de faire des heures de marches avec son troupeau pour aller vendre quelques têtes au marché. Les transactions se font directement par SMS et seule la livraison se fait. Par ce même principe, des banques pratiquant par SMS se sont mises en place.

téléphone mobile en afrique de l ouest en 2011.jpg

Puis l’arrivée des smartphones a confirmé le fait que le monde est vraiment petit. Il est possible à tout moment d’avoir toute sa tribu dans sa poche.

Ainsi une technique disruptive est une même technique qui s’applique en masse partout dans le monde et qui induit partout des ruptures avec la manière de vivre d’avant.

Quelle est la prochaine technique disruptive ?

Selon moi… d’ici 5, 10 ans…  la voiture autonome sans chauffeur va révolutionner notre société. Voici pourquoi…

google cars voiture autonome.jpg

Les Google cars

Après quelques vagues tâtonnements et prototypes isolés, c’est en 2010 que l’histoire de la voiture autonome s’est accélérée lorsque Google a annoncé avoir développé un équipement qui permet de rendre une voiture autonome et que leur flotte avait déjà roulé ainsi plus de 800 000km !

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Cette annonce relance l’imaginaire, bien que le système de l’époque n’est pas totalement autonome, le parcours nécessite d’être préalablement fait une fois. Ensuite, la voiture est capable de le refaire en tenant compte de la signalisation.

Seul « bug » majeur, la voiture reconnait toutes les signalisations sauf celle d’un policier qui gesticule au milieu de la rue. Donc on espère que les feux ne tombent pas en panne !

Au fil du temps le seul frein qui retient les google cars de se balader sur les routes n’est plus un problème technique, mais un problème légal.

radar de voiture autonome.jpg

Un problème légal plutôt que technique

Du coup, s’enclenche un processus de légalisation de la conduite pour les robots.

Séduits par l’opportunité des retombées économiques et de la baisse annoncée du nombre d’accidents, de nombreux États adaptent leur législation.

Aux USA, en mai 2012, l’État du Nevada est le premier État des USA à avoir adapté sa législation routière aux véhicules autonomes et à avoir homologué un véhicule: une Toyota Prius modifiée pour Google. (Avec 150 000$ d’équipement supplémentaire, dont la moitié pour uniquement le radar laser.)

Cependant, cette législation n’est pas totale, elle requiert qu’un conducteur humain soit prêt à reprendre le volant à tout moment.

Dans la foulée, la Floride, le Michigan et la Californie ont également autorisé les essais de voitures autonomes sur leurs routes. Une dizaine d’autres états des USA sont en train de légiférer sur le sujet et dans 9 autres l’autorisation a été refusée.

Ainsi des travaux sur le cadre légal ont déjà été faits dans plus de la moitié des États des USA en seulement 3 ans. Le sujet est en constante évolution voici un wiki tenu à jour à propos de l’évolution des législations US en matière de véhicules autonomes.

carte des Etats des USA qui autorisent les google cars et les véhicules autonome sans chauffeur.jpg

Qu’en est-il en dehors des USA ?

L’Europe, siège de nombreux constructeurs d’automobiles n’est pas en reste.

En mai 2015, le gouvernement suisse a autorisé l’opérateur de téléphonie Swisscom à rouler sur les routes suisses avec des voitures autonomes, mais uniquement si un humain est prêt à reprendre le volant.

voiture autonome de swisscom.jpg

Les véhicules utilisés ne sont pas des Google cars, mais des véhicules allemands Volkswagen issus du laboratoire Autonomos Labs de l’université libre de Berlin.

Voici une vidéo des essais de voitures autonome faits par Swisscom en Suisse:

Google n’est pas seul dans la course

Au Salon de l’auto de Genève en 2015, après la voiture écologique, la voiture autonome est le nouveau sujet de discussion.

Plusieurs constructeurs ont profité de faire des annonces. Volvo annonce qu’en 2017 ses véhicules autonomes seront livrés à 100 clients en Suède.

En France les voitures autonomes seront autorisées en test dès 2015PSA a annoncé vouloir commercialiser une voiture autonome en 2018, mais attention autonome n’a pas le même sens pour Peugeot-Citroën que pour Google.

La stratégie du constructeur français est d’assurer la sureté et donc de progresser pas à pas vers un véhicule de plus en plus autonome, mais pas directement du 100% autonome.

Ainsi l’automatisation a déjà commencé avec l’automatisation du parcage.

Cette stratégie me fait penser que c’est peut-être une formulation pour ne pas avouer qu’ils sont largués techniquement !? … Google et les constructeurs allemands ont des voitures autonomes qui roulent vraiment !

voiture autonome de swisscom avec un volant.jpg

Mais cette automatisation progressive n’est pas stupide.

Dans cette vision on peut imaginer que des véhicules autonomes soient autorisés en premier sur les autoroutes. C’est un environnement qui ne présente pas trop de surprise et qui est largement maitrisé par les véhicules autonomes. De plus, on sait que la monotonie des autoroutes est justement le danger pour les conducteurs humains. Il semble qu’un tiers des accidents mortels en France soit dû à la fatigue sur les autoroutes.

Cette idée de commencer par les autoroutes est loin d’être une idée imaginaire, puisque c’est le ministre allemand des Transports Alexander Dobrindt qui a annoncé début 2015 que la Bavière allait autoriser l’autoroute A9 aux voitures autonomes.

Affaire à suivre…

autoroute à villeneuve.JPG

Les concepteurs de l’application controversée de covoiturage / taxi, Uber se sont aussi lancés dans la course des voitures autonomes, et on comprend la stratégie. La source de leur ennui est justement la concurrence déloyale entre les chauffeurs de taxi professionnels et les chauffeurs amateurs.

Si la flotte de taxi Uber n’a plus de chauffeur, fini les ennuis …. ou pas !
Nous reviendrons ci-dessous sur les conséquences sociales de la voiture autonome.

« One more thing… »  La rumeur dit qu’Apple prépare en secret une iCar… (ou iMove..)

On avait déjà eu ce genre de rumeurs fantaisistes qui annonçaient la sortie d’un iPhone….  ça a été démenti par Apple… mais quelques années plus tard l’iPhone a fait un raz de marée…

Google reprend la tête de la course

Face à cette concurrence internationale, Google reprend la tête de la course en poussant le concept de la voiture autonome encore plus loin: la bulle.

Au lieu d’équiper une voiture existante, Google revoit tout le concept et crée ses propres Google cars, sans volant, sans commande manuelle. La nouvelle Google car est une voiture électrique en forme de bulle qui roule à 40km/h avec une autonomie de 130 km.

Google ne fait pas un prolongement de ce qu’est une voiture en l’automatisant, mais réfléchi à ce que va devenir la mobilité du futur avec ce genre de techniques, et donc le mieux était de concevoir depuis le début une véritable auto-mobile (une voiture qui roule toute seule dans le vrai sens de « auto »)

Voici un vidéo des essais de Google cars.. (mai 2014)

Pour les fans qui veulent suivre toutes les annonces faites par Google à propos de leur Google Cars voici la page du projet.

La commercialisation de cette google car version bulle est prévue pour 2020. (bien qu’un temps google parlait de 2017 pour ses « google cars »… peut être il y aura deux phases ? une pour les véhicules normaux modifié et une pour les google cars « bulle » ?)

En poussant le concept encore plus loin, Google se heurte à nouveau à une limite légale. Toutes les législations nécessitent qu’un humain puisse reprendre le contrôle du véhicule à tout moment.

Du coup depuis l’été 2015, les Google cars « bulle » roulent sur les routes de Californie, mais avec des pédales et un volant amovible.

Ces voitures ont beau être toutes récentes, elles ont déjà roulé autant que ce qu’un américain moyen a roulé dans sa vie quand il atteint l’âge de 75 ans.

Les enjeux autour des véhicules autonomes.

Les enjeux des véhicules autonomes dépassent largement le domaine des transports. Comme ça l’a été avec les appareils photo au moment du passage au numérique, ce ne sont pas forcément les entreprises traditionnelles du domaine qui sont les plus à même de définir ce que sera la mobilité du futur.

Pourquoi Swisscom, une entreprise de télécommunication s’intéresse à la voiture autonome ?

Swisscom dit clairement dans son communiqué qu’elle n’a pas envie de devenir un constructeur de voiture.

Swisscom a envie de développer un internet mobile des objets. Un internet dans lequel les objets eux-mêmes envoient des informations. Par exemple, on peut imaginer que les places de parc indiquent si elles sont libres où non. Ainsi une voiture autonome qui arrive sur un parking peut directement réserver son emplacement et se parquer sans perdre du temps à tourner en rond dans le parking.

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Swisscom se projette comme gestionnaire de ce genre de ressources. Ainsi on peut imaginer un partage beaucoup plus souple et à grande échelle des places de stationnement dans une ville entière. La voiture étant autonome, elle peut vous laisser juste devant la porte et aller se parquer à quelques centaines de mètres plus loin dans une place qu’elle aura négociée suivant les critères que vous lui aurez donnés. (Temps de stationnement, fourchette de prix, distance pour économise le carburant, etc..)

Que vont devenir les agents de police ?

Ça me fait penser aux gags de Gaston Lagaffe qui trouve toujours un moyen, une invention, pour piéger l’agent Longtarin qui s’apprête à lui mettre une contravention pour dépassement du temps de stationnement.

gaston lagaffe longtarin parcomètre.jpg

Et oui, d’ici 5 ans votre voiture ira peut-être elle même changer de place de parc toutes les heures pour éviter une contravention !

Une telle gestion d’information n’est pas le métier de base des constructeurs automobile. Ainsi on comprend pourquoi des opérateurs de télécom se pressent aux créneaux.

Swisscom se projette dans le futur et tente de savoir quel rôle pourra avoir un véhicule s’il n’est plus nécessaire de le conduire ?

Est-ce que la voiture deviendra un espace de travail ? Un cinéma ?

Du coup, il faut concevoir la technique qui permettra de fournir des films à haut débit sur toutes les routes !

Opel a déjà réfléchi à cette problématique et propose OpelOnStar, un système Wifi intégré dans chaque véhicule. L’abonnement de téléphonie pour connecter le véhicule est même offert la première année !

On retrouve ici un concept qui est déjà en vigueur depuis quelques années dans les cars postaux suisses qui sont tous équipés de wifi gratuit pour les passagers.

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De plus l’enjeu de la voiture autonome est aussi très lié à la cartographie. Swisscom annonce qu’ils font de la cartographie des positions anonymisées des téléphones mobiles afin d’améliorer leur couverture.

Google s’est récemment associé avec la start-up Aclima pour faire une cartographie en « temps réel » de la pollution dans les villes. Et là, la voiture autonome est intéressantes pour relever les données. Le but est de savoir où sont les problèmes pour pouvoir y mettre des parcs avec de la verdure….

aclima et google cartographient la pollution.jpg

Google est en avance sur les autres dans le domaine des véhicules autonomes, justement parce que Google maitrise bien la cartographie.

Mais Google ne détient pas forcément les données de base de la cartographie. Dans ce domaine, historiquement il y a deux sociétés leader Tele Atlas et NavTeq qui depuis longtemps ont numérisé le monde. Et dans cette guerre de la cartographie, avec l’émergence massive des GPS les deux ont été rachetés pour des raisons stratégiques. TomTom a racheté Tele Atlas et Nokia a racheté Navteq….  mais voilà que pendant la rédaction de cet article (début août 2015), un consortium de constructeur automobile Allemand, BMW, Daimler et Audi (du groupe Volkswagen) a racheté toute la division cartographie (Here) de Nokia pour la modique somme de 2.8 Milliards d’euros !

La guerre de la cartographie bat son plein pour être maître de la mobilité du futur !

Les données sont continuellement mises à jour par des camping-cars bourrés de caméras qui scannent les panneaux de signalisation.

Pourquoi un camping-car ? .. et bien par ce que le chauffeur doit bien dormir à un moment donné !

Si le véhicule pour se déplacer tout seul, plus besoin d’humain, plus besoin de camping-car…

 camping car van-tele-atlas cartographie.jpg

Google a collecté déjà beaucoup de données avec son projet streetview. On peut imaginer que ça peut intéresser le géant de l’information de s’étendre dans le domaine de la cartographie, de se libérer de ses fournisseurs et d’avoir une flotte entière de google cars qui cartographient automatiquement le monde entier !

Dans ce domaine Uber a annoncé un partenariat avec l’université de Canergie Mellon. Une université qui est spécialisée en robotique et qui a déjà à son actif le pilotage de rover sur mars.

Ainsi Uber se met un peu en porte à faux avec Google en s’intéressant aux voitures autonomes et à la cartographie. En effet, Google se trouve être un des investisseurs (258 millions de $ en 2013) et partenaire de Uber. Car Uber a besoin d’un service de cartographie pour proposer son service de covoiturage.

Et à l’avenir Uber se voit bien remplacer la Poste, Fedex et DHL par un service de livraison automatique. Qui gagnera les drones d’Amazon ou la voiture autonome ? (ou encore.. le coursier à vélo 😛 )

drone pour livrer les paquets test de la post allemande en 2013.jpg

La guerre des véhicules autonomes est lancée.

Conséquences sur les emplois

Les conséquences sur le remaniement du monde des transports va surtout se faire sentir pour les emplois qui sont liés aux transports… et il y en a pas mal.

Aux USA, chauffeur de camion (Truck Driver) est devenu en quelques années, l’emploi le plus fréquent dans de nombreux Etats. Ceci car, c’est un des rares emplois qui ne nécessite pas de compétences particulières et qui ne se délocalise pas.

2015-05-18-carte des métiers les plus communs aux USA- conducteur de camion-map.png

En France, si l’on croit l’Organisation de Transporteurs Routiers il y a près de 630 000 emplois qui sont liés au domaine des transports routiers.

Au niveau mondial il semble que près de 30% des emplois sont dans le secteur des transports !!

camion de bière.JPG

Dans ce tas, on peut compter les camions, les autocars, les livreurs en tous genres (La poste), les taxis, mais aussi les véhicules des magasiniers dans les gros entrepôts, et aussi les énormes camions utilisés dans les mines à ciel ouvert. Le secteur des transports est très vaste.

Comme toujours avec l’automatisation des emplois, ce sont les moins qualifiés qui sont remplacés. Voici une liste de boulot en voie de disparition à cause de l’automatisation.

Les ingénieurs spécialisés en robotique sont très recherchés.. mais pour 1 emploi d’ingénieur créé, ce sera 300 chauffeurs de taxi qui vont perdre leur emploi !

On compte que 70% des nouveaux emplois créés par l’automatisation demandent des compétences que seul 20% de la population détient.

Que va-t-on faire des 80% de gens qui se font piquer leurs emplois par des robots, mais qui n’ont pas les compétences nécessaires pour retrouver un emploi ?

Moi, j’ai une proposition…. J’y viendrai un peu plus bas…

Travis Kalanick, le patron de Uber a déjà annoncé clairement que son but était d’éliminer ce qui coute cher dans son service: l’autre gars qui est dans la voiture.

flotte de taxi a nuremberg.JPG

Les taxis ne sont de loin pas le seul domaine concerné. Les chauffeurs poids lourds ont de gros soucis à se faire.

Les chauffeurs font des milliers de km au volant, souvent sur l’autoroute. Il ne font rien de très compliqué 99% du temps. C’est au chargement et au déchargement qu’il faut de la main-d’oeuvre. Le pilotage de camion ne pose aucun souci technique.

Depuis mai 2015, le premier camion autonome roule sur les routes du Nevada !

Actuellement, comme pour les voitures, un chauffeur est requis pour reprendre la main en cas de besoin. Mais d’ici 10 ans, c’est quasi certains que les chauffeurs ne seront plus nécessaires !

Aux USA, il y a 4000 morts par an à cause d’accident du à des camions et dans 90% des cas, c’est à cause d’une erreur humaines.

Dans le domaine des transports publics. Il existe déjà de nombreux métros sans chauffeur, comme celui de Lausanne. La technique est au point. Le prochain pas, ce sont les bus. Toujours à Lausanne, le campus de l’EPFL expérimente ces temps des bus sans chauffeur.

Les profs d’auto-école

Autre effet collatéral… s’il n’est plus nécessaire de savoir conduire une voiture pour l’utiliser. Alors qui aura encore besoin de permis de conduire ? Qui va apprendre à conduire ?

Les profs d’auto-école ont certainement du souci à se faire. Une profession de plus menacée. L’automatisation est déjà un souci dans de nombreuses professions. On assiste ces derniers temps à une automatisation massive.

Le secteur des transports est peut-être la « Goutte d’eau qui va mettre le feu aux poudres » 😛 qui va massivement mettre des gens au chômage et faire plonger tout le système.

Il est grand temps de modifier la manière dont on intègre tout le monde dans notre société. Actuellement l’emploi est autant une source de revenu pour vivre qu’une place sociale. Dans notre société, sans emploi, on est rien.

Ces temps je m’intéresse de plus en plus au Revenu de Base Inconditionnel qui est une manière élégante de garantir tout le monde d’avoir un revenu qui permet de vivre et ainsi d’aller sereinement dans un monde où l’emploi est rare.

Revenu de Base inconditionnel et chaise longue illustration Malizia.png

Ainsi on éviterait peut-être des tensions comme celle des chauffeurs de taxi qui manifestent contre Uber dans de nombreuses villes.

Si l’on donne à chacun(e), via un Revenu de Base Inconditionnel, les moyens en temps et en argent de se créer son propre emploi, il est possible de dynamiser le tissu économique pour aller vers l’avenir, pour traverser cette crise de l’automatisation.

Heureusement qu’en même temps que l’automatisation du monde des véhicules arrive, l’idée du Revenu de Base Inconditionnel conquiert le monde aussi ! Comme en Suisse où une initiative populaire fédérale a été déposée et le peuple Suisse votera sur l’introduction du Revenu de Base Inconditionnel dans la constitution.

Les assurances

Un des gros objectifs de la voiture sans chauffeur, c’est de supprimer les risques d’accident. En 40 ans, le nombre de morts sur les routes a beaucoup diminué. La sécurité des véhicules s’est bien améliorée. Mais il reste un seuil incompressible.

Avec l’automatisation, plus de soucis de fatigue, d’inattention due aux smartphones, et de conduite en état d’ébriété.
Mais alors, s’il n’y a plus d’accident que vont faire les assureurs ?

Ils vont certainement trouver de nouveaux risques à assurer…  Là aussi il y a du chamboulement en vue.

Le véhicule autonome, un pas vers l’économie de fonctionnalité ?

Un des objectifs de Uber est d’être meilleur marché que le fait de posséder son propre véhicule.

Ainsi on arrive directement dans l’économie de fonctionnalité. Une économie basée sur le fait de vendre un service, une solution, plutôt qu’un objet.

Au passage, l’économie de fonctionnalité permet de supprimer l’obsolescence programmée. Une entreprise qui fournit un service à tout intérêt à avoir du matériel fiable et efficace sur le long terme et qui se répare.

Il y a quelques années j’ai déjà écrit un article à propos du futur de la mobilité et je prédisais que l’on arriverait à terme à un abonnement de mobilité qui permet un accès à tout type de véhicules. Au moyen de transport adapté à ses besoins du moment.

Et.. Bien c’est chose faite !

Le SwissPass vient de sortir en été 2015…  c’est un abonnement CFF pour tous les transports publics en Suisse… et il est possible de charger sur la même carte un abonnement à la coopérative mobility qui donne accès a divers types de véhicules partout en Suisse.

On peut se demander comment la coopérative mobility va tirer son épingle du jeu avec l’arrivée des voitures autonomes ?

voiture mobility.JPG

Le mieux pour elle, c’est d’acquérir aussi une flotte de véhicules… mais est-ce qu’elle arrivera à faire concurrence à Uber, Google et autres qui sont aussi les concepteurs des algorithmes et les propriétaires des données des cartes qui guident les véhicules ??

Alors… en 2020 le boum des voitures autonomes ?

On verra…

Dans tous les cas vous retrouverez cet article dans ma rubrique « archéologie du futur », avec mes autres essais de prospective.

Comment trier ses photos ?

Une image c’est avant tout un fichier informatique qui a un nom. L’appareil photo va nommer automatiquement les fichiers avec des variantes selon les marques et modèles d’appareil. On voit souvent des fichiers du style: IMG_5709.JPG  ou DSC_1504.jpg

Ensuite, il existe de nombreuses manières d’insérer des données plus précises à l’intérieur de la photo. On parle de Méta-données. (des données sur les donnés)

Il y a plein de formats utilisés.

Les appareils photos enregistre dans le format EXIF tous le contexte dans lequel la photo a été enregistrée. On y trouve notamment la date et l’heure de la prise de vue, ce qui est très pratique pour classer les photos. Mais il y a aussi les données techniques de l’appareil photo, le temps de pose, l’ouverture, la vitesse d’obturation, si le flash était déclenché ou non. On trouve aussi parfois l’information sur l’orientation de la photo, verticale ou horizontale, ce qui permet aux logiciels d’affichage de toujours afficher l’image dans le bon sens. Voir à ce propos mon article qui décrit comment l’orientation exif est codées et comprise par différent logiciel et comment on peut la lire en php. Il y a même parfois dans ces données une mini vignettes et la position GPS de la prise de vue si l’appareil a un GPS.

Puis il y a un autres type de métadonnées que l’on utilise après-coup pour classer les photos.

L’édition de ces données se fait à l’aide d’un logiciel de tri et/ou retouche de photos.

Un des données IPTC. Il y a la possibilité de mettre une note de 1 à 5 pour classer les meilleures photos. Il y un champ permettant de mettre des mots-clés pour décrire la photo. Il y a également des informations à propos de l’auteur de la photo.

Dans ce genre de méta-données, il y a aussi un champ « Légende » qui permet d’indiquer la légende de la photo.

J’ai remarqué que les appareils olympus ont tendance à mettre de la pub olympus dans le champ légende, et ainsi quand ce champ est affiché par un programme d’affichage de photo, il est écrit « olympus » sous chaque images ! C’est ce qui arrive quand on crée une galerie de photo sur facebook.

 

Voici la liste des mots clés IPTC les plus courants que j’utilise dans mon nomage de photo….

J’ai également l’habitude d’utiliser les notes (étoile) pour sélectionner mes images.

  • 1 => la photo est peut être nulle, mais il y a une info que je ne trouve pas ailleurs, donc je la garde
  • 2 => intermédiaire que j’utilise peu
  • 3 => une photo qui fera partie d’un diaporama. C’est mon règlage standard pour sélectionner les images à monter
  • 4 => une photo qui est très très bien mais qui a un petit défaut pour être parfaite.
  • 5 => le top !

En complément, j’utilise aussi les « famillie » de couleur du mac qui permettent de faire d’autres sélection plus pertinentes au besoin. Mais cette info et propre au mac et non durablement conservée, ni transmissible. Ainsi c’est peut être juste de manière temporaire pour afiner une sélection particulière d’un diaporama et ensuite exporter les images ailleurs. Je repère aussi également de cette manière une famille de photo qui va servir à composer une image HDR ou un diaporama.

Visualisation du graphe de mes amis facebook

Depuis longtemps déjà, je suis fasciné par l’étude de mon réseau d’amis. Qui connait qui…, comment, combien j’ai d’amis ?, etc…
En 2006, j’avais tenté de définir ce qu’est un « ami », une connaissance, un contact…

Puis, en 2007, je suis arrivé sur facebook. Là mon réseau social est devenu beaucoup plus visuel. J’ai eu la possiblité de voir les amis en commun que j’ai avec d’autres personnes.

Dernièrement j’ai encore franchi une étape supplémentaire dans la visualisation et la compréhension de mon réseau d’amis.

Voici le graphe de mon réseau d’amis facebook.

Déjà, je remarque qu’il est assez homogène. Il y a quelques électrons libres autour de la masse de mes amis. Mais sinon il y a une continuité.

Il faut que j’explique un peu ce que représente ce graphe. Tout d’abord, ce qui est assez évident, c’est que chaque cercle représente une personne. Puis chaque personne a des liens avec les gens avec qui elle est amie.

Plus le cercle est grand, plus la personne a de connexions, donc d’amis. Je vois ainsi que les personnes qui ont des grands cercles sont les personnes avec qui j’ai le plus d’amis en commun.

Chaque réseau est souvent composé de sous réseaux qui sont des communautés. Ici, j’ai voulu voir comment mon réseau d’amis se catégorise en grandes communautés d’amis.

Je dois dire que le résultat saute aux yeux !

En rouge, c’est la communauté de mes amis d’enfance et locaux, des gens avec qui j’étais à l’école primaire et des gens de la commune dans laquelle j’ai habité pendant plus de 30 ans: Boudry. C’est potentiellement les gens avec qui je fais la fête à la Boudrysia. La fête villageoise pendant laquelle je retrouve tout ces gens que je ne croise pas forcément à d’autres moments.

En bleu, c’est la communauté de mes amis scouts !

En vert, c’est la communauté de mes amis avec qui je refais le monde: mes amis politicien(ne)s

En violet, en haut, c’est la communauté de mes amis d’études. Plus j’ai avancé dans mes études, plus je me suis éloigné de mon lieu d’enfance et ainsi on voit que dans mes amis d’étude il y a ceux qui sont en lien avec les « rouges » mes amis d’enfance. Ils viennent de la même région. Mais il y a aussi un groupe totalement déconnecté, seul nos études forment un lien entre nous.

Il y a encore une communauté très discrète, par ce que peu nombreuse. Elle se situe en bas de la communauté verte. Il y a quelques points rouge. Il s’agit de la communauté de mes amis d’armée.

amis facebook Martouf grandes communautés.png

Voilà. Vous croyez avoir tout compris à mes amis ?

… et bien accrochez-vous, c’est beaucoup plus compliqué que ça !

Voici le même graphe, mais découpé en plus petites communautés:

amis facebook martouf micro communautés.png

 

Aaarg… c’est tout différent !

Non, il y a quand même des invariants. Il y a toujours les mêmes électrons libres et les communautés qui sont très homogènes et déconnectées des autres. Ainsi, rien n’a changé pour mes amis d’étude ou mes amis d’armée.

En revanche les communautés de mes amis scouts et de mes amis boudrysans ne sont plus si claires. En fait il se trouve que ces communautés sont complètement entremêlées.

Dans mes amis d’enfances, j’ai beaucoup de scouts ! … et dans mes amis Boudrysans, j’ai également beaucoup de gens avec qui j’ai fait de la politique locale !

Puis dans mes amis scouts, il y a étonnament plusieurs groupes d’âges qui se connaissent bien entre eux, et moi je fais souvent le lien entre ces tranches d’âge. Mais aussi entre différentes régions géographiques.

Il y a aussi des cours de formation différents (voilà), qui créent des liens plus fort entre certains groupes. (assez lié aux tranches d’âge)
Ainsi, j’observe que le maillage du réseau de la communauté scoute est plus fort que celui des autres communautés. Chaque personne a, en moyenne, plus de connexion avec d’autres personnes que dans d’autres communautés.

Tous les scouts se connaissent bien entre-eux et de diverses manières. Voilà enfin un moyen clair et scientifique d’expliquer cette impression que tous les scouts ont, de faire partie d’une communauté plus soudée que dans d’autres millieux.

Puis j’observe une communauté assez inattendue pour moi. En vert clair, entre ma communauté géographique d’origine et les politiciens. C’est une communauté que j’appelle de personnalités locales.

Ce sont des gens qui sont des petites star locales. Des gens qui ont beaucoup d’amis (en tout cas sur facebook), j’y retrouve des artistes, musiciens et auteurs locaux, des tenanciers de bars bien connus, des organisateurs de festivals et de fêtes populaires, des journalistes… (quand ils ne se cachent pas dans la communauté des politiciens !)

J’observe que la communauté des politicien(ne)s neuchâteloi(e)s (en violet) est très homogène. Peu importe les partis !

J’ai des gens de tout l’échiquier politique dans mes amis facebook, et ils sont quand même tous reliés entre eux. Les frontières entre les partis ne sont pas si claires. Donc ça confirme bien l’existence d’une classe politique !

De même que les journalistes sont souvent bien mélangés à la classe politique. Il existe d’ailleurs une blague de politicien qui dit que les journalistes sont des politiciens refoulés !

Je vois ici des journalistes qui sont clairement bien mélangés dans la communauté politicienne, de la même couleur. Alors que d’autres journalistes sont dans la couleur verte des « star locales », mais également perdus au milieu de la classe politique ! (en tout cas on les repères bien !)

Dans l’homogénéité, j’observe quand même que les individus des partis d’extrême gauche sont à la limite d’être intégré dans la classe politique, ils se séparent parfois entre la communauté politique en violet et la communauté alternative en orange. (anarchistes, squatteurs, gratiferia, etc..)

Puis, à gauche de la classe politique neuchâteloise, il y a une communauté bleue. Ce sont des gens de la communauté politique suisse romande. Puis de la même couleur, il y a mes amis militants pour un Revenu de Base Inconditionnel qui sont souvent (pas toujours) intégrés dans la communauté des politiques de Suisse romande.

Voilà, on a fait le tour des principales communautés de gens avec lequelles je suis en contact.

Limitation de cette visualisation

Une limitation que j’observe, c’est que ce graphe montre les communautés. Mais ne montre pas les communautés avec lesquelles je suis le plus actifs. Le graphe ne montre qu’un lien, même s’il est mort. J’ai des amis d’enfance avec qui je ne discute jamais, des politiciens qui sont amis avec tout le monde juste par ce qu’ils en avaient besoin pour une élection, mais qui ont maintenant un compte à l’abandon !

D’après Olivier Glassey, sociologue spécialiste des médias sociaux avec qui j’avais participé à un café scientifique à l’Uni de Neuchâtel en 2012, la plupart des gens ne communiquent pas avec plus de 5 à 15 personnes sur les réseaux sociaux.

Ainsi, ça explique le succès d’application comme WhatsApp qui permettent de créer des groupes de discussions, sans avoir à créer tout le reste du décorum de facebook qui doit montrer que l’on est l’élite de la nation. (facebook provient quand même de l’uni de Harvard…)

La discussion en groupe est l’outil communautaire qui monte. Désolé.. facebook c’est has been

Donc pour plus tard, il serait intéressant que je refasse un graphe qui met en évidence l’interaction que j’ai avec mes amis facebook. Ce qui permettrait de montrer avec qui j’ai le plus d’échanges. Qui sont mes meilleurs amis !

… mais en fait, je crois que tout ça je le sais déjà ! 😛

Comment réaliser un tel graphe de ses amis facebook ?

Si vous avez aussi envie de vous lancer dans l’exercice, ce n’est pas très compliqué.

C’est ici qu’il faut que je remercie Martin Grandjean de m’avoir fait connaitre l’outil Gephi et son utilisation dans un beau tutoriel.

Pour réaliser un graphe semblable à celui que je présente ci-dessus, il sufit de réaliser le tutoriel de Martin Grandjean avec les données de ses propres amis facebook que l’on peut récupérer grâce à l’application facebook: Netvizz.

Amusez-vous bien et dites m’en des nouvelles. Que l’on compare la structure de nos réseaux d’amis.

 

Trouver un service de cloud libre

Le monde de l’informatique évolue toujours très vite.

Ces dernières années, il évolue toujours plus vers le « cloud computing », l’informatique dans les nuages….

Finalement, on peut se dire que l’on reprend le concept en vigueur dans les années 1970. Il y a des gros ordinateurs, et chaque utilisateur se connecte dessus avec un terminal.

La différence, c’est que de nos jours les terminaux sont plus véloces et puissants que les gros ordinateurs de l’époque. Un iPhone est quand même une sacré machine de course qui tient dans la poche.

L’avantage de ce modèle du nuage, c’est que l’on a des capacités de stockage et de calcul encore plus puissantes dans des gros ordinateurs qui, à l’image de leur ancêtres, tiennent dans des bâtiments entiers. On parle alors de « data center ».

Mais comme on ne sait pas très bien où sont ces data center, et que surtout on a pas besoin de le savoir pour les utiliser. On dit qu’ils sont dans le nuage !

C’est souvent sous cette forme de nuage que l’on représente l’Internet quand on présente des schémas de réseau. Donc mes données sont dans le nuage de l’Internet.

En effet, ce site n’est que mon bloc note dans le nuage. J’ai une application web qui me permet d’accéder à mon bloc note. Du coup, il est accessible de partout dès que j’ai une connexion internet. Mais du coup, quand je n’ai pas de connexion internet, je suis un peu coincé pour accéder à mon bloc note !

Actuellement, la connexion réseau tend à être toujours plus indispensable pour pouvoir en permanence se connecter à ses données.

Quand j’achète un mac, un iPhone, un iPad, en fait, j’adhère à un système de « cloud ». Je n’ai plus un ordinateur avec toutes mes données. Mais j’ai un terminal qui accède à un compte utilisateur sur un nuage.

En fait, on s’oriente de plus en plus dans ce mode de fonctionnement, car on multiplie les terminaux. Et il est de plus en plus difficile de synchroniser ses données, donc souvent on délègue se travail a un système d’informatique en nuage très complexe.

Du coup, ça pose aussi des questions de base où sont mes données ? Qui y a accès ? Est-ce que je peux perdre mes données ?

Si je prends l’exemple du cloud d’Apple, il est très bien fait et totalement transparent, tellement, que finalement je suis passé de l’époque du « Personnal Computer » à celui du « cloud » sans m’en rendre compte. Avec l’ère du PC, j’avais une boite et tout était dedans. J’étais maître de la machine. Avec l’ère du cloud… je ne sais plus trop !

… Apple se charge de synchroniser mes données, musique, livres, films entre mon mac et mon iPhone ce que je trouve pratique. Mais Apple propose aussi des services pour effacer son ordinateur à distance si on se le fait voler. C’est chouette. Mais si j’y réfléchi… si moi je peux demander à Apple d’effacer mon ordinateur… ça veut dire que chez Apple, il doit bien y avoir des gens qui ont le pouvoir d’effacer les ordinateurs qu’ils veulent…..

Du coup, dans un contexte où je suis un consommateur insignifiant, pas de soucis, je ne risque rien. Mais si un jour je deviens l’ennemi public numéro 1 (pour une bonne ou une mauvaises raison ! …. Edward Snowden par exemple..) qui me dit que l’on ne va pas tenter d’effacer mon ordinateur à distance ?

De plus, grâce à Edward Snowden on sait maintenant qu’il y existe plusieurs programmes de services de renseignement qui se branchent sur les services de cloud les plus courants…. (avec le programme PRISM par exemple)

Bref, au moment où les logiciels libres commencent à émerger dans le monde des micro-ordinateurs pour pouvoir maitriser le code qui s’exécute sur sa propre machine, voilà que la tendance va à l’utilisation de machine dans un nuages… on ne sait même pas où elles sont, alors comment savoir comment elles fonctionnent et surtout si elles fonctionnent pour nous… ou contre nous.

Quand un service est gratuit, ce qui est de plus en plus souvent le cas, il est important de se demander qui est le produit ! …. en général.. c’est vous !

Comment profiter des avantages du cloud, du travail collaboratif sur Internet sans être le produit ?

Voici une liste des quelques logiciels du framaCloud, le nuage de services proposés par l’association framasoft:

 

  • http://framapad.org/ => pour écrire des textes collaboratifs (testé jusqu’à 40 en même temps !) et un mini chat pour discuter. Document accessible en ligne via un lien, ou exportable en html, text, word, pdf, odf, ou dokuWiki. 🙂
  • http://framavectoriel.org/ => pour faire du dessin vectoriel en svg.. à republier sur openclipart.org
  • http://framacalc.org/_start => pour gérer de manière collaborative une feuille de calcul
  • http://framindmap.org/ => pour faire un mindmap collaboratif.  http://mindmup.com est aussi une alternative
  • http://www.framadate.org/ => marre de la pub sur doodle ?? … sondage et trouver une date !  export l’événement au format ical (vcalendar)

 

 

Pour trouver des softs dans tous les domaines..

http://forum.framasoft.org/viewforum.php?f=3&sid=102cde871ca60837908a8bc50cf75c5a

Voici encore un tutoriel pour installer son propre cloud chez soi… OwnCloud

mise en page de livre électronique

Comment mettre en page un livre électronique

Quand les livres étaient tous sur papier, on ne se préoccupait pas de la mise en page. C’était facile. Elle était déjà bien faite, par des pros.

Maintenant que j’ai des livres numériques, et plusieurs formats de document et de taille de liseuse, c’est la jungle. Et je dois adapter moi même !!

 

Depuis fin 2006, je suis l’heureux propritéaire d’un iLiad. Une liseuse comme on dit maintenant couramment.

Mon modèle ne lit pas le epub. C’est une bête trop vieille. Le epub n’existait pas au moment de sa sortie. (je crois que je pourrai faire une mise à jour.. mais c’est délicat, iRex, l’entreprise qui faisait les iLiad a fait faillite !)

Donc, j’ai besoin de convertir le livre que j’ai au format ePub en pdf dans une taille agréable à lire sur iLiad.

Quelques comparaisons

Taille de page:

  • page A4 => 21 cm × 29,7 cm
  • livre de poche (j’ai lu. wang 2) => 11cm x 17,8cm
  • écran d’iLiad => 12.1 cm x 16,2 cm (8,1 pouces de diagonale (21 cm), 768 x 1024 pixels, 160 dpi, 16 niveaux de gris) les outils de navigation prennent 1.3 cm en bas de l’écran. Donc la taille utile de texte est de 12,1 cm x 14.9cm

Taille A6 => 10.5 x 14.8 cm

=> donc une page A6 s’affiche pas trop mal sur une page d’iLiad. (ainsi que sur une page de livre de poche)

Zone de texte:

Donc la taille de la page – les marges:

  • mon bloc de feuille quadrillées scouts msds => 18cm x 24.4cm (marge de gauche: 2cm, haut: 3.9cm, droite: 0.8cm, bas: 1.4cm )
  • livre de poche (j’ai lu. wang 2) => ~9 x 15.2 (marge de gauche: 1cm, haut: 1.1cm, droite: 1.1cm, bas: 1.5cm (sans compter le numéro de page à 0.7) )
  • Christophe Allain via les pdf fourni par les éditions interkelia, avec un zoom perso. Lisible mais peut faire mieux => 8.7cm x 14.5cm (marge de gauche: 1,7cm, haut: 0.1cm, droite: 1.8cm, bas: 0.2cm, avec encore 1.3 cm de l’écran pris pour les outils de navigation.)
  • Croisade pdf, de Thierry Crouzet, parfaite taille pour un roman => 10.6 cm x 14cm (marge: g: 0.7, h: 0.5, d:  0.8 , b: 0.4 )
  • l’alternative nomade Thierry Crouzet, gros, mais pas mal => 10,7 cm x 14cm (marge gauche: 0.8 cm, haut: 0.5cm,  droite: 0.8, bas: 0.4)
  • sun tzu en ebook, libre de droit (bande rouge sur la couverture) => 9.7 xm 14cm (marge gauche: 1cm, haut: 0.4, doite: 1.5 ,bas: 0.5)

 

En laissant 0.6cm de marge de chaque côté gauche et droite, on a la taille d’une feuille A6 comme zone disponible au texte sur un iLiad.

Nombre de ligne et colonne et mots:

  • livre de poche (j’ai lu. wang 2) => 39 lignes, ~ 52-53-54 colonnes (variable selon la taille du caractère) ~ une dizaine de mots par ligne.
  • pdf fourni par les éditions interkelia => 40 lignes, ~55-58 colonnes, ~une dizaine de mots par ligne
  • Croisade pdf, de Thierry Crouzet, parfaite taille pour un roman => 21 lignes, 50-55-56 colonnes, un peu moins d’une dizaine de mots.
  • l’alternative nomade Thierry Crouzet, gros, mais pas mal => 21 lignes, 47-54 colonnes, un peu moins d’une dizaine de mots.
  • sun tzu en ebook, libre de droit (bande rouge sur la couverture) => 36 lignes, 62-63-66 colonnes, 11 mots par lignes.

Impression globale

  • livre de poche => bien habituel !
  • interkeltia => pas mal… mais à peine trop petit
  • ebook livre.. sun tzu => très (trop) dense. Bien quand même
  • Thierry Crouzet => bon confort… presque trop gros !

Conclusion… je veux comme Thierry Crouzet… voir à pein plus petit..

  • => une dizaine de mots par ligne
  • =>  ~ 55 caractères par ligne
  • => ~25 lignes par page
  • marge => gauche: 0.8 cm, haut: 0.5cm,  droite: 0.8, bas: 0.4 => 10.6 cm x 14cm (A6 = 10.5 x 14.8 cm)
  • => taille du papier: 12.2cm x 14.9 cm

Conversion ePub to pdf

=> J’utilise le logiciel calibre.

Ce logicile est super bien, car il est gratuit, il est bourré de fonctionnalités. Mais je trouve l’ergonomie n’est pas top !

L’interface est très confuse. Il me faut toujours un moment pour trouver la fonction principale qui est de…. lire le livre !

Il y a un outil de conversion ePub to pdf. Mais je ne suis pas certain de comprendre comment il fonctionne. Il semble qu’il y a un profile pour iLiad, mais je me retrouve avec une taille de papier très très petites !

La police est du times new roman 20pt => me semble pas mal.

La taille du papier par défaut est: 12.06 cm  x 14.68cm  => la taille du papier est à peine plus petite que ce que je voudrais. mais ça peut aller…

Croisade => taille papier 13.7cm x 17.6

Calibre

règlage de la marge:

72pt = 1 inch = 2.54cm

=> si je veux 1cm de marge => 72/2.54 = 28.34

0.8 x 28.34 = 22pt
0.5 x 28.34 = 14pt
0.4 x 28.34 =  11pt

=>g: 22pt, h: 14pt, d: 22pt, b:11pt
=> police de 16px par défaut 
=> j’obtiens 20 lignes  😀
=> 41-46 caractère par ligne
=> ~7 mots par ligne

On garde les mêmes marge et on descent la taille de la police à 15px.

=> ~9 mots par ligne
=> 21 lignes
=> 44-47-56 caractères par lignes

On garde les mêmes marge et on descent la taille de la police à 14px.

=> ~ 9 mots par ligne
=> 24 lignes
=> 48-57 caractères par lignes

Cette version me convient bien ! Je garde !

Pour résumer:

  • La taille du papier par défaut est: 12.06 cm  x 14.68cm
  • Marges dans calibre: g: 22pt, h: 14pt, d: 22pt, b:11pt
  • taille de la police: 14px, times new Roman

Après essai sur mon iLiad, le résultat est parfait ! C’est exactement la taille que je trouve la plus adaptée !

Pour la conversion avec calibre, la taille du papier précise n’est pas nécessaire. Il suffit d’indiquer papier: a6.

Il suffit donc de préciser les marges, la taill a6, la police de 14px, et iliad pour entrée !!! (entrée et sortie sont inversés pour les marges ?) Le reste est par défaut, voici les captures d’écran.

Voici des captures d’écran poura aider à visualiser.

config calibre export epub to pdf iliad marge.png

config calibre export epub to pdf iliad.pngBonne chance…

J’ai aussi eu une exportation qui a plantée.. j’espère m’en sortir…

Comment gérer ses documents numériques

Comment bien gérer la dématérialisation de sa vie

De plus en plus, toute ma paperasse devient un tas de données numériques.

Mes factures, certificats, et autres documents se dématérialisent de plus en plus. Ce que je trouve très bien.

Mais il se pose un autre problème. Comment les gérer ?

Bloc note numérique

J’ai toujours besoin de prendre des notes. D’écrire mes idées. Autrefois, dans des temps reculé… (bref, il y a10 ans) J’avais une série de petits carnets noirs dans lesquels j’avais toutes mes idées, mon carnet d’adresse. Les adresses des site web intéressants.

Puis, j’ai senti le besoin de partager le contenu de mes carnets avec le vaste monde.

Un site web

Ce site web est  devenu mon bloc note numérique. C’est là que j’écris toute ce qui me passe par la tête. Des recettes de cuisine aux réflexions philosophiques en passant par mes coup de gueules et des infos pratiques.

L’avantage de ce site, c’est qu’il est accessible de partout (à la condition d’avoir une connexion internet)

Google docs

Pour les gens qui sont resté plus « traditionnel » et qui aiment écrire des documents word… (ce que j’ai toujours détesté… on a jamais été copain.. je vois pas pourquoi on a besoin d’une usine à gaz pour faire si peu de chose !)

.. pour tous les amoureux (ou les formatés) des traitements de textes. A mon avis, la rolls de ce genre de logiciels, c’est google docs. Cette suite de bureautique est largement compatible les suites bureautiques traditionnelle.

Mais en plus elle apporte de nombreuses fonctionnalités.

Je pense particulièrement aux outils collaboratifs qui sont intégrés. Il est facilement possible de partager l’édition de n’importe quel document.

Tri et classement

Numériser tous ces documents et notes c’est pratique. Mais c’est vite la jungle quand le nombre de document augmente drastiquement. Il faut pouvoir classer et trier ses documents pour pouvoir les retrouver.

Pour ce faire, il existe plusieurs manières.

  • des dossiers sur son disque dur avec des noms de fichiers
  • bien compléter le contenu et les méta données du fichier pour le retrouver avec une simple recherche sur son disque (spotlight)
  • utiliser un logiciel dédié

Dans les logiciels dédié à la gestion numérique de ses documents, je pense particulièrement à

Evernote et à DevonThink

DevonThink permet d’associer des mots clé à des pdf. Il permet aussi d’aider à leur numérisation et d’en faire une reconnaissance d’écriture. (OCR)

Evernote va plus loin. C’est un outil de capture global qui stocke ses proies dans le nuage !

Evernote est une applicationq que l’on peut installer sur son ordinateurs et sur son smartphone.

Pour prendre, un exemple:

Je reçois une carte de visite sur papier. Je n’ai pas envie de la carte, mais juste des infos. Ainsi, je prends en photo la carte avec mon smartphone.

Evernote, me fait une indexation du contenu, une OCR et hop le document est enregistré dans le nuage.

Ainsi je pourrai retrouver les informations de mon contact directement sur mon ordinateur ou mon smartphone. Le tout synchronisé par le nuage.

Ma méthode de capture

Comme je ne fais jamais rien comme tout le monde, ce n’est pas ce que j’utilise !

Personnellement, je n’ai pas de smartphone. En revanche, j’ai un appareil photo.

Ainsi, j’ai l’habitude depuis de nombreuse années. (~15ans) d’avoir toujours un appareil photo avec moi.

Je prend en photo tout ce que j’ai besoin, puis je classe mes photos dans des dossiers. J’ajoute des mots-clés IPTC à l’aide du logiciel graphic converter.

Puis ces photos sont envoyée via picasa sur mon compte picasaweb. Ainsi, je peux partager mes photos (et document à l’intérieur) avec le vaste monde.

Cette méthode moins automatisée que evernote me convient quand même. Elle a l’avantage de ne pas dépendre d’un logiciel, vu que les mots clés IPTC sont normalisé et utilisés partout. C’était déjà utilisé dans les années 1960 avec des fiches dans des cartons à chaussures !

Numérisation de ma paperasse

Je reçois, encore, plein de paperasse. (facture d’eau, électricité…) Mais bientôt plus. La plupart de ces services peuvent fournir des e-factures.

Pour les rares que je reçois encore. J’ai besoin de les numériser.

Pour ce faire, j’utilise le scanner du copieur de mon bureau. (j’ai ainsi scanné 10 ans de photos argentiques !)

Pour les documents A4, c’est plus facile. Il suffit de poser la pile de papier sur le chargeur et de laisser faire le scanner. Je recois ensuite les documents par e-mail.

En revanche ce scanner n’a pas de module de reconnaissance de caractères. Le texte n’est donc qu’une image.

Comment faire pour tout numériser ?

DevonThink est une solution. Mais je n’aime pas dépendre uniquement de ce logiciel. Je n’ai pas encore trouvé où il stocke ses mots-clés. Mais ça n’as pas l’air d’être totalement compatible avec le vaste monde sans une véritable exportation.

Comment faire une reconnaissance de caractère facilement ?

Et bien, la solution la plus simple et pratique que je connaisse pour extraire le texte des photos que je fais. C’est google docs ! (google drive)

Un peu de documentation:

http://support.google.com/drive/bin/answer.py?hl=fr&answer=176692

Dans les paramètres d’importation. Il suffit de cocher: « convertir le texte des images et pdf importés ».

A chaque importation d’un de ces documents. Le texte de l’image est ajouté en dessous.

Ainsi, je peux trier et classer mes (rares) documents papier dans google docs.

Etat des lieux des réseaux sociaux

Etat des lieux des réseaux sociaux

.. ou quelles sont les alternatives à facebook ? Comment créer sa propre application de réseau social ?

Les réseaux sociaux sont à la mode, ils sont vu comme l’aboutissement de l’évolution de ce que l’on fait de mieux pour interagir entre des gens à l’aide de l’Internet.

Du point de vue social, dans l’évolution de l’internet et du web on a:

  • le e-mail permet d’avoir une adresse à soi dans ce nouvel espace qu’est Internet. Il est possible de recréer un annuaire. Le e-mail est une « killer app » qui justifie le fait d’avoir une connexion internet. C’est LE service Internet indémodable 40 ans d’utilisation !
  • le web débarque, c’est un web de documents. Le site perso est son pendant social.
  • le web 2.0 débarque. On installe des applications web.
  • le forum est une manière de réunir une communauté d’utilisateurs autour de sujets de discussions.
  • le blog arrive et diffuse le point de vue et le profil d’une seule personne. Le commentaire crée le lien entre les blogs.
  • MSN chamboule la messagerie instantanée en permettant de diffuser son humeur à tous ses contacts.
  • Les fermes de blogs arrivent. C’est l’époque du skyblog. On crée des liens vers ses amis depuis son blog. On pique à ses amis des textes et des images pour les republier sur son propre blog.
  • Myspace réuni des communautés autour de la musique. On voit l’apparition du concept de page de fan. Des groupe de musique voient leur page myspace plus visitée que leur site web officiel. Des groupes sont découverts sur myspace.
  • Twitter permet de poster son humeur du moment depuis un téléphone mobile. D’où la limitation à 160 caractères des messages pour être compatible avec les SMS. Etonnamment, cette limite technique doit lui avoir été plus positive que négative. Toute une culture s’est crée autour de cette limitation. Les #hastag, les raccourcisseurs d’url, l’avantage d’être bref et d’aller droit au but. Mais à l’heure actuelle, est-ce que cette limite ne va pas être un frein ?
  • Youtube se propose d’héberger des vidéos. Après son rachats par google, youtube se développe et deviendra un véritable réseau social composé de chaines de tv amateur.
  • Facebook débarque avec une véritable approche de profile personnel sous son vrai nom. C’est à mon avis ce qui a fait son succès. Facebook est un véritable annuaire de gens. Facebook permet de « taguer » les gens sur les photos. C’est un des points important de son succès. La photo est toujours au centre de la stratégie facebook.
  • Facebook évolue et bouffe tout ce qui se faisait auparavant en fusionnant tous ce que font ses concurrents. Le mur fusionne le blog et l’humeur du jour. La messagerie instantanée et intégrée. Les pages de fan sont créées. => skyblog, MSN et Myspace se vident !
  • foursquare crée un réseau social basé sur la géolocalisation. Il faut faire des Check-in dans des lieux physiques.
  • facebook mise sur le mobile. Grâce aux smartphone on peut tout faire sur le mobile. Pas de limitation technique comme sur twitter. La géolocalisation est intégrée à chaque post sur facebook. (en 2013 60% de visiteur de facebook le sont depuis des mobile)
  • facebook refont sa notion de groupe de discussion, crée le concept d’événement facebook et généralise le « like » sur tout objet à l’intérieur de facebook et à l’extérieur grâce à l’open graph protocol.
  • Microsoft rachète Skype, le leader de la conférence vidéo. Ainsi Skype va fusionner avec facebook le partenaire de microsoft.
  • Pinterest crée un réseau social de collectionneur. Chaque collection est une collection de photos. Il est possible d’ajouter des photos ou de « repiner » (ré-épingler) dans une de ses collections une photo trouvée chez quelqu’un d’autre.
  • instagram crée un réseau social pour partager les photos issues de son application smartphone de filtres artistiques de photos.
  • facebook achète instagram. Une volonté de prendre le contrôle de la création de photo à la source pour bloquer la progression inquiétante de pinterest ? (facebook héberge en octobre 2012 près de 219 milliards de photos!) On estime que 20% des photos prises dans le monde (380 Milliards en 2011) finissent sur facebook !
  • Google modifie son algorithme de pagerank le 18 décembre 2013 pour tenir compte de l’activité google+ en plus de l’historique de l’utilisateur. Ainsi il favorise son propre réseau social google+.
  • Facebook achète Whatsapp (février 2014) et surtout la base de données de 450 millions de Numéros de téléphone…
  • Facebook achète Oculus VR, (25 mars 2014) un casque de réalité virtuelle. Facebook aurait peur de se faire devancer par google et ces google glasses ?

Le roi facebook

On voit que facebook a eu la chance de démarrer avec un concept d’annuaire de gens sous leur vrai nom et agrémenté de photos. (et la confiance accordée des anciens de l’université de Harvard) Facebook a ainsi réussi à devenir un réseau social qui a une masse critique suffisante pour devenir incontournable. Selon la loi de Metcafle. L’utilité du réseau augmente au carré du nombre de ses membres.

En octobre 2012 facebook est passé la barre du milliard d’utilisateurs actifs ! On peut ainsi en déduire sa valeur !

Fort de sa base d’utilisateurs facebook a toujours su intégrer les innovations de ses concurrents pour se maintenir en tête et attirer encore plus d’utilisateurs. En 2012, facebook devient également le site le plus visité de la planète en dépassant google !

Financement

Le financement des réseaux sociaux n’est pas bon marché. Les projets que l’on voit son souvent financés par des investisseurs qui placent un capital risque.

C’est une sorte de loterie, l’influence ne suffit pas à gagner de l’argent. Il faut avoir un bon modèle de monétisation.

C’est très souvent la publicité qui monétise le web. Google est la principale régie publicitaire du web. Facebook est également financé par de la publicité, mais encore plus ciblée que celle de google.

Facebook met en avant son service de publicité avec cet exemple du photographe de mariage qui peut cibler les jeunes femmes entre 20 et 30 ans qui sont fiancées pour proposer ses services.

Pour faire crever facebook, il suffit de dire à tout le monde d’installer adblock sur son navigateur web. Plus de pub affichée, plus de facebook !

En ce qui concerne Twitter, je n’ai jamais compris comment ils comptent monétiser leur réseau social ? Il n’y a pas de pub. Il y a des investisseurs qui ne rechignent pas à allonger les dollars de rallonge en espérant un jour trouver des moyens de monétisation ? (Il me semblait avoir lu qu’il y a eu jusqu’à 1 milliard de $ investi)

Un des moyens qui existe est le financement par google pour fournir le contenu temps réel de twitter directement dans les recherches temps réel du moteur de google.

=> finalement une nouveauté est arrivée pour financer Twitter.. il y a des tweet sponsorisés qui apparaissent sur les fils d’actualité d’un grand nombre de monde…  du coup Twitter doit aussi favoriser le fait que tout le monde passe par la même interface centralisée.. ce qui n’était pas du tout le cas avant. C’est même ce qui avait fait son succès, notamment en Iran pendant des manifestations où le pouvoir en place coupe des sites comme twitter… mais qu’il y a d’autres plateforme pour y accéder, donc à moins de couper l’internet en entier, il n’est pas possible de couper l’information.

On verra si ce mode de financement à de l’avenir chez twitter.

Pinterest qui est le petit réseau qui monte…. et il monte tellement que maintenant il y a plus d’utilisateur pinterest que twitter !. Ce réseau a un potentiel intéressant de financement en liant des magasins derrière les images à collectionner. C’est l’idée du moment, à suivre.

Quelles sont les fonctions d’un réseau social

Le nom de « réseau social » est utilisé à toutes les sauces. C’est une mode. Mais quels sont les composants de base d’un réseau social ?

  • chaque utilisateur a son profil avec ses données liées
  • un réseau social est un réseau. Donc il faut pouvoir créer des liens entre les utilisateurs. Une liste d’amis !

Voici la base d’un réseau social. Ensuite, il y a les à côtés qui suivant servent les buts du réseau. Comme la liste des voisins sur last.fm qui permet de trouver des gens avec des goûts musicaux proches.

Il y a quand même des fonctions que l’on retrouve quasi partout:

  • les messages privés entre utilisateurs
  • la notion de groupe de discussion. (ouvert, sur demande, caché) (le descendant du forum)

Facebook comporte un grand panel de fonctions:

  • la timeline qui enregistre toute notre vie. Il est possible d’ajouter des posts liés à une date passée. (voir une date futur dans les pages de fan)
  • galerie de photos avec tagging des photos avec les noms de gens. (facebook connait ainsi les visages de centaines de millions de gens)
  • les groupes (privés, adhésion sur demande, caché)
  • les événements. (last.fm aussi permet de se déclarer présent à un concert mais c’est une « killer app » rarement rencontrée) Facebook est ainsi capable de dire: « alice devient amie avec bob après avoir été à l’événement anniversaire de Charlie ». Là on se sent vraiment espionné !
  • rappel des anniversaires et événements locaux. Que vais-je faire ce soir ? … facebook peut le dire ! (les cinémas et chaine de TV n’ont pas encore su exploiter ce créneau.)
  • le commentaire sur tout type de posts. (texte, photos, etc..)
  • le « like » de tout objet (texte, photos, commentaire, tout objet sur le web décrit avec open graph protocol) (depuis le 21 avril 2010)
  • une api permettant de créer des applications dans le réseau social. Ainsi facebook est une énorme plateforme de jeux! (ce qui fait le bonheur de zynga qui arrive à gagner 400 millions de $ par an en vendant des objets virtuels à ces 300 millions de joueurs uniques mensuels. Ceci même après que Zynga ait payé une redevance à facebook. 12% des revenus de facebook proviennent de Zynga !)
  • lancement de sondages (est-ce que facebook veut se lancer dans la démocratie en ligne ?)

D’une manière générale, on remarque que facebook comporte un grand nombre d’outils de gestion d’information capable de remplacer certains services traditionnellement laissé à l’Etat !

Tout d’abord facebook est une énorme base de donnée d’Etat civil qui est capable de noter les événements de la vie de chacun. De la naissance à la mort en passant par les mariages, les écoles suivies, les multiples changement de domicile, les liens familiaux, etc…

Le flicage photo est d’ailleurs nettement supérieur à tout ce qui c’est fait par le passé. Heureusement il n’est pas (encore) utilisé par un état totalitaire. Facebook détient les meilleurs algoritmes de reconnaissance faciale !

Facebook offre divers moyens de communication: messagerie, téléphonie (vu l’accord avec skype). C’est traditionnellement la poste qui avait un mandat d’assurer les communications dans un pays.

Facebook a une monnaie. Elle n’est pas très connue, mais elle existe surtout pour payer les jeux.

Avec les sondages facebook s’est doté d’outil de démocratie en ligne. De nombreux concours sur le web se font grâce aux « like » qui sont comptabilisé comme vote. De nombreux sites web délègue la gestion utilisateur de leur site à facebook en utilisant facebook connect.

Cependant facebook n’est pas une démocratie. C’est même plutôt une autocratie du roi Zuckerberg.

Beaucoup rechignent.. (on veut un « j’aime pas », on veut changer la couleur du site…) mais peu quittent vraiment le réseau ! (Contrairement à Twitter qui a beaucoup de compte en déshérence)

Application de réseau social libre (code et/ou données)

Pour éviter l’autocratie de facebook de nombreux projet alternatifs on vu le jour. Mais aucun ne prend vraiment.

Il y a deux point sensibles dans le concept de réseau social libre.

On peut vouloir un code de l’application libre au sens de l’Open source. Afin de voir le fonctionnement, de pouvoir installer l’application sur son propre serveur.

Si facebook publie son code source, on en comprendra mieux le fonctionnement, mais les données seront toujours centralisées. Ce qui amène à la seconde compréhension du concept d’un réseau social libre.

On peut vouloir des données privées hébergées uniquement dans un endroit sûr que l’on maitrise. Ainsi le seul moyen de garantir le contrôle de ses données personnelles est de jouer la carte du réseau social réparti.

Comme il faut quand même partager des informations avec ces amis. Le problème ce résout par l’invention d’un protocole de communication commun comme l’est le e-mail par exemple !

En effet, on a tendance à l’oublier, mais le e-mail est un système réparti. Même si gmail, hotmail et yahoo centralisent beaucoup de e-mail, n’importe qui peut monter son propre serveur e-mail et communiquer avec les autres serveurs.

Quelques rares projets planchent sur la définition de protocole permettant de créer un réseau social réparti.

Voici un panel de réseau sociaux alternatifs aux mastodontes en place.

Application de réseau social open source que l’on peut installer soi même

Comment créer son propre réseau social ? Il existe de nombreuses applications open source, libres en voici quelques unes.

Buddypress

Une des manières les plus simples de mettre en place un réseau social est l’extension Buddypress qui transforme un wordpress en réseau social. Vous voici ainsi parti pour concurrencer facebook !

Ce que Buddypress peut fournir:

  • un profil d’utilisateur pour chaque personne
  • une notion de groupe de discussion. (3 types: ouvert, sur demande, invisible)
  • des connexions entre « amis »
  • des messages privés
  • des blogs
  • un flux global d’activités avec notifications par e-mail et flus rss

Status.net

Status.net est une application qui permet d’installer chez soi une sorte de Twitter.

Point positif, il est compatible avec Twitter et permet aussi de faire du microblogging réparti.

Comment installer status.net.

Movim

Movim est l’accronyme de « My Open Virtual Identity Manager », c’est un réseau social réparti basé sur le protocol XMPP. Il est possible d’installer son propre serveur Movim que l’on appelle un Pod.

http://movim.eu

movim0.5.png

Buddycloud

Buddycloud est un réseau social réparti également basé sur XMPP. Il existe également des versions pour smartphones qui sont en développement. (Android en version alpha et ios en projet) Voir le détail du projet sur https://buddycloud.org

Pour tester, c’est par ici: http://buddycloud.com

Un aperçu sur youtube par là

Diaspora

Diaspora est vu comme une alternative à facebook pouvant être installée chez soi et communiquant avec d’autres instances pour faire un réseau social réparti.

Diaspora utilise de la cryptographie pour les échanges. Il est aussi possible de s’y connecter via le réseau d’anonymisation TOR. (Facebook aussi a fait une version accessible via tor)

Disapora dispose également d’un système d’application pour étendre ses possibilités.

La première application tournant sur diaspora est cubbi.es une application permettant de collectionner des photos sur le web. Cette application rappelle beaucoup Pinterest ! Un moyen de concurrencer facebook ?

Après une longue attente, diaspora est prêt et fonctionne sur plusieur POD.

Le premier service:

http://diasporaproject.org/

.. est actuellement complet. Et ne prend plus de nouvelles inscriptions. Ainsi il vous faut rejoindre un autre pod.

Pour les francophones, le pod intéressant est https://framasphere.org

Voici un tutoriel pour bien débuter sur diaspora.

Il est important de préciser que diaspora est compatible avec facebook.. donc pas besoin de quitter facebook…. Diaspora peut poster ses articles sur facebook….

Diaspora_latest.png

Friendica

Un réseau social libre, réparti qui permet de se connecter sur de multiples passerelles, dont facebook, twitter, StatusNet ainsi que des flux rss. Oui, on peut être amis avec un flux rss !!! Donc recevoir les infos de n’importe quel blog dans son flux global.

Friendica permet aussi de poster des infos sur un blog WordPress, Livejournal, Tumblr ou Posterous. C’est un véritable hub pour gérer de multiples comptes.

http://friendica.com

Screenshot_of_Friendica.jpg

Tent.io

tent.io est un projet qui défini un protocole de communication entre réseaux sociaux réparti. Le but est d’envoyer des messages d’activité selon le même modèle que le ferait un e-mail.

tent.is est la première implémentation du protocole Tent.io. Ce site web peut héberger votre compte tent.

Ostatus

Dans tout ces protocoles voulant gérer les réseaux sociaux, le W3C, l’organisme de édictant les normes du web, propos ostatus.

http://ostatus.org

Jappix

Encore un protocole d’échange basé sur xmpp… Mais c’est plus proche du chat que du réseau social…

http://jappix.org

jappix-social.png

App.net

App.net est un projet visant à faire un réseau social sans publicité. Ici le nerf de la guerre, c’est de voir l’utilisateur passer avant l’annonceur.

Donc, on ne peut pas vraiment installer son propre app.net, mais on nous garanti que le fonctionnement sera fait pour les utilisateurs et non pour les annonceurs.

Ce projet est une réaction face à l’évolution de Twitter qui était une plateforme très ouverte grâce à son API et qui devient de plus en plus fermée forçant les gens à utiliser de plus en plus l’interface officielle de Twitter. Est-ce une idée pour centraliser l’affichage et donc la publicité ?

Il faut rappeler que Twitter cherche toujours un moyen de monétisation pour son réseau. Mais est-ce une bonne idée. Le succès de Twitter est aussi issu du fait qu’il a été utilisé pour communiquer vers l’extérieur par des lanceurs d’alerte anonymes dans des pays totalitaires qui tentent d’interdire l’accès aux réseaux sociaux.

Avec une API ouverte n’importe quel site peut devenir facilement un proxy, un intermédiaire pour laisser un message sur twitter. Donc en se fermant Twitter perd un de ses atouts !

app.net veut garder sa liberté d’action en étant financé par ses utilisateurs. Ainsi c’est un réseau social payant !

https://join.app.net

OpenAtrium

http://openatrium.com est un outil très souple pour crée un outil collaboratif. Ça peut ressembler à un réseau social…

C’est un plugin Drupal. Il permet de créer des pages et d’y greffer des discussions dedans avec des notifications par e-mail.

On peut aussi y gérer des événement, des documents, des gestionnaires de tâche, ça fonctionne sur des mobiles.. etc…

Faire interagir les réseaux sociaux entre eux

Le service IFTTT (If This Then That) permet de créer des recettes pour automatiser des tâches entre les réseaux sociaux. Une cinquantaine de canaux sont à disposition pour les utiliser comme source ou destination d’actions.

Un exemple de recette peut être: si la température est en dessous de 3°C twitt « attention au verglas » sur mon compte. On peut faire pareil avec twitter.. ou par sms.. des flux rss, facebook, les chansons qui passent sur last.fm ou de nouvelles photos sur instagram.

C’est un début du web sémantique dans l’idée de Tim Berners Lee où les services communiquent entre eux.

https://ifttt.com

Les réseaux sociaux morts

SocialZ est là pour montrer que tous les beaux projets peuvent aussi mourir. Le monde des réseaux sociaux est impitoyable. Quand un réseau a un milliard d’utilisateur régulier que faut-il faire pour le concurrencer ? Est-ce que créer un clone est une bonne idée ?
Voici une des rares trace de ce projet => http://forum.ubuntu-fr.org/viewtopic.php?id=446190

Et voici encore d’autres réseaux sociaux morts…

Sources intéressantes

Encore à creuser… (plein de réseaux sociaux libres…)

Oui, c’est un vaste sujet en plein évolution… je ne sais pas tout, mais j’ai encore pleins de liens à suivre, de document à lire et d’applications à tester.

A quoi servent les réseaux sociaux ??

Beaucoup de gens ne comprennent pas à quoi sert un réseau social. Dans les nombreux réseaux populaires, quelles sont les différences ? Voici une petit explication traduite d’une célèbre image qui circule sur le net

Donc à quoi sert une réseaux social et quels sont les différentes manières de les utiliser:

  • Twitter => Je mange une pomme
  • facebook => J’aime les pommes
  • foursquare => C’est ici que je mange une pomme
  • instagram => Voici une photo « vintage » de ma pomme
  • youtube => Voici une vidéo de moi qui manger une pomme
  • linked in => Manger une pomme est une de mes compétences
  • pinterest => Voici une recette de pomme à la cannelle
  • last.fm => En train d’écouter: « Pomme » (pom pom pom pooom…)
  • Google+ => Je suis un employé de google qui mange une pomme

a quoi sert un réseau social pour une apple addict.jpg


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