société de l’interdiction

Au gré de mon parcours à vélo, je rencontre parfois d’étranges panneaux…..

interdiction de faire du surf.jpg

Je doute que ce panneau soit d’origine…. il semble avoir été quelque peu customizé…

Je comprends tout a fait cette modification du panneau… C’est une réaction à ce monde d’interdiction. C’est l’idée de vouloir apporter un peu de poésie dans ce monde de règlementation...

Je ne sais pas si c’est une impression, mais il me semble que le nombre de panneaux d’interdictions, de barrières, de caméras de surveillances a beaucoup augmenté ces dernières années….

Ce genre d’équipement n’est pas ce qui caractérise les prisons ?

Même si le futur est totalement imprévisible, notre société est dans une phase où elle veut tout contrôler, tout planifier, tout gérer…

Vouloir gérer….. c’est exagérer…

règles à observer dans la gare.jpgEst ce que vous avez déjà lu les Règles à observer dans la gare ?

Voici un petit extrait:

… pour garantir un maximum de sécurité et de propreté… les activités suivantes ne sont pas autorisées…

  • s’asseoir et se coucher sur le sol ou sur les escaliers
  • circuler en deux-roues, skate-board, patins à roulettes et autres sur les quais, les rampes, les escaliers, dans les halls et les passages souterains…

Il est dit qu’il est interdit de circuler avec toute une liste de véhicules et autres…  Est ce que ce autres signifie qu’il est interdit de circuler tout court dans la gare ? … donc de marcher ?

La gestion.. jusqu’à l’indigestion…

Cette fuite en avant de cette société de gestion est très bien critiquée dans le livre d’Alain Damasio, la Zone du dehors… dont voici un extrait, il s’agit du contenu d’un panneau de signalisation….

Sentier pédestre de l’antirade. Déconseillé aux vélos dépourvus de système électronique de freinage et de recycleur de boue. Un déclassement forfaitaire pourra être appliqué…

Le dénivelé jusqu’au sommet de la butte est de 92 mètres. Les personnes souffrant de difficultés pulmonaires ou cardiaques, insuffisamment ou peu entraînées, doivent entreprendre l’ascension avec la plus grande prudence et ne pas hésiter à faire de fréquentes haltes afin de ménager leur organisme.

Des sanitaires sont disposés à intervalles régulières dans la pente pour assurer une hygiène optimale des promeneurs.

Est ce que ce paternalisme des panneaux est vraiment nécessaire ?

On encourage les gens à ne plus penser par eux même, à ne plus juger de ce qu’ils font. On met un cadre stricte et il faut obéir.

Il y a des règles pour tout… il y a des lois pour tout.

Une des choses qui démoralise les gens à pratiquer la politique au niveau communal, c’est justement qu’il y a trop de lois. C’est l’échellon le plus bas des communautés de notre démocratie suisse et il y a déjà tellement de lois cantonales et fédérales, que faire de la politique communale est très difficile.

Le cadre de base est restreint de partout. La marge de manoeuvre quasi nulle et l’on se demande pourquoi il faut s’investir pour ne rien avoir le droit de faire ?

Dans tout cette société, ne serait-il pas plus simple de revenir à une seule règle de base bien comprise, plutôt que des milliers de règlements incohérents…

Personnellement, je trouve que la règle suivante suffit dans biens des cas comme unique règle à suivre…

Use de tout, n’abuse de rien…

Tout est question de quantité. Il vaut mieux choisir la voix du milieu, la modération plutôt que les excès.

Penser global agir local, la consommation collaborative comme système économique

vieille-tv.pngDepuis que j’ai fait une petite visite à la déchetterie, (que l’on peut voir dans l’émission passerelles sur canal alpha…) j’ai vu la réalité de l’ampleur des dégâts de notre société de consommation.

Ce que j’ai appris dans cette déchetterie m’a beaucoup marqué. Par exemple, le fait que le nombre de télévisions amenées à la déchetterie en 2010 a triplé juste par ce que la publicité nous disait que la coupe du monde de foot était l’occasion rêvée pour change son téléviseur cathodique en téléviseur à écran plat !

On jette ainsi de nombreux appareils qui fonctionnent encore.

S’adapter à la société ou adapter la société à soi-même ?

J’ai beaucoup de peine à me convaincre que le but de mon existence doit être de consommer pour être heureux !

.. de transformer le plus vite possible des ressources naturelles utilisables en déchets inutilisables.

Etant conscient de cette réalité, j’ai plusieurs options:

  • Je peux me morfondre dans mon coin en me disant que je ne suis qu’un marginal inadapté à la société dans laquelle je vis.
  • Je peux me dire que c’est moche, mais que c’est le système qui veut ça. Que finalement je n’en suis pas totalement responsable. Je ferme les yeux et tout continue.
  • Je peux agir pour changer cette situation.

yves_guillou_brain.pngComme je tente parfois de me culturer un peu le cerveau. J’ai eu l’occasion d’entendre et de retenir quelque jolies phrases de grands penseurs.

Jiddu Krishnamurti disait: Ce n’est pas un gage de bonne santé que d’être bien intégré dans une société profondément malade.

J’en conclu, que même si je suis un marginal dans cette société. Ce n’est pas une mauvaise chose !

Un compatriote de Krishnamurti, un certain Gandhi disait:
Sois le changement que tu veux voir dans le monde.

Ainsi, j’ai décidé que le fonctionnement de notre société de consommation ne me convient pas, et qu’il faut que ça change !

recyclage.png

Donc que faire ?

Augmenter la durée de vie des objets est une solution qui me parait intéressante.

Le plus simple pour commencer, c’est de se dire qu’il ne faut pas que tout ces téléviseurs en bon état et autres objets ne finissent bêtement à la déchetterie par ce que l’on ne sais pas où les mettre ailleurs.

On doit bien trouver un moyen simple pour mettre en relation des gens qui veulent se séparer d’objets, avec des gens qui veulent en acquérir pour pas cher ?

idee.pngC’est là que tout s’éclaircit dans mon esprit !

(réplique  du film Oscar avec Louis de Funès)

Il existe déjà un moyen populaire d’augmenter la durée de vie des objets en leur offrant une nouvelle vie ailleurs. C’est ce que proposent les sites de vente aux enchères comme ricardo.ch !

Ricardo, tout comme e-bay sont de véritables cavernes d’Ali-baba où l’on trouve tout ce qui n’est plus dans le commerce. La distribution est totalement repensée par rapport à un circuit économique classique. On utilise une économie entre particuliers.

En creusant un peu plus, je découvre, ou redécouvre que cette idée d’un système économique direct entre particuliers est en fait une tendance déjà bien présente, et grandissante.

Pour continuer dans mon jeu de citation, je dirai que l’on entend bien le fracas de l’arbre qui tombe, mais pas le murmure de la forêt qui pousse !

On parle souvent de notre société de consommation et de tous les problèmes climatiques qu’elle provoque, mais rarement du système qui émergera sur les cendres de cette société.

Cooperation_by_Merlin2525.pngEn fouillant l’idée,  j’ai découvert toute une nouvelle forme de système économique qui émerge. Ce système économique change de valeurs fondamentales.

Il n’est plus strictement un système capitaliste basé sur les valeurs d’individualisme et de concurrence. Le système responsable de la société de consommation qui nous fait consommer, individuellement, plus et plus souvent que son voisin, juste pour le rendre jaloux !

Ce nouveau système économique remet au goût du jour des valeurs de partage, de collaboration et de coopération.

Pour bien montrer que c’est une phase de transition entre deux systèmes, pour prendre un peu des valeurs de l’ancien monde et un peu des valeurs du nouveau, c’est sous le terme de consommation collaborative que l’on découvre ce nouveau système économique.

La consommation collaborative est déjà partout

Rfc1394_Blue_Sofa.pngEntrons dans le vif du sujet par des exemples. Si j’ai prévu un petit voyage à l’autre bout du monde, il est toujours plus sympa de loger chez l’habitant que dans une chambre d’hôtel froide et impersonnelle.

Il est possible depuis longtemps de s’inviter pour une nuit sur le canapé de quelqu’un… C’est ce que l’on appelle le couchsurfing. De nombreuses personnes s’organisent ainsi grâce au site web couchsurfing.org pour trouver ou offrir un hébergement.

Pour les gens qui n’ont pas trop envie de dormir sur un lit de fortune, mais qui veulent un meilleur confort.. (et donc aussi risquer de payer), il y a le site airbnb.com qui permet de trouver des locations pas chères, à la nuit, aux 4 coins du monde.

Voilà, on a de quoi se loger. Maintenant, il faut trouver de quoi se nourrir.

casserole.pngVoici donc le concept du site super-marmite.com qui propose de partager des repas. Il y a des gens qui proposent un repas chez eux et d’autres qui viennent manger. Puis, on partage les frais et tout le monde est gagnant et content.

Pour préparer à manger, il est utile d’avoir à disposition des ingrédients! La distribution de nourriture s’organise aussi de manière collaborative.

aubergine.pnglaruchequiditoui.fr est un concept qui propose de grouper des consommateurs et des producteurs de nourriture (bref des agriculteurs), d’une même région pour organiser une nouvelle forme, plus directe de distribution alimentaire. On est dans ce que l’on appelle, l’agriculture contractuelle de proximité.

Toujours dans la nourriture, on a le site lepotiron.fr (malheureusement disponible uniquement en France), qui propose aux particuliers de redistribuer les surplus de leur propre jardin.

En Suisse, il y a jarditroc.ch, une association genevoise qui a pour but de faire un troc de plantes de son jardin. Le troc aura lieu cette année le 16 avril 2011.

wedding-shoes.pngPour en revenir à la manière de donner une seconde vie à nos objets, j’observe, de plus en plus souvent, sur Facebook des amies qui revendent leur habits à leur amies. Une simple photo du vêtement concerné est envoyée, puis c’est tout un marchandage digne des souks de Fès, qui s’établit dans les commentaires en dessous.

wedding-suit.pngParfois l’idée prend de l’ampleur et il y a carrément des comptes Facebook qui sont dédiés au vide dressing.
(Neuchâtel, Yverdon, Lausanne)

La force de cette idée réside dans le fait que c’est dans son réseau d’ami que l’on revend ses objets. Ainsi la confiance est maximale et comme les amis sont des gens que l’on voit régulièrement en chair et en os, il est facile de faire l’échange. Pas besoin de local de stockage.

En dehors des habits, pour les objets en général, le site goodscommons.org permet de donner une seconde vie à ses objets. A mon avis, il y a encore trop peu de solutions pour les objets. J’ai quelques idées à ce propos que j’aimerai bien creuser.

voiture_verte.pngPour se déplacer, il existe aussi de nombreux systèmes basés sur la consommation collaborative. Il y a le système bien connu en suisse qu’est mobility.ch

Mobility est une coopérative possédant tous ses véhicules, ses coopérateurs et usagers empruntent le véhicule qu’ils ont besoin au moment où il en ont besoin.

Rfc1394_Vehicles_-_Silhouette.pngIl existe d’autres manières de partager des véhicules, par exemple, le site français livop.fr permet de partager des véhicules entre particuliers déjà propriétaires de voiture. Ainsi il peuvent partager leur véhicule pendant qu’il ne l’utilise pas. (en moyenne 90% du temps ! … il y a du potentiel !)

Si l’on ne veut pas partager toute sa voiture, il y a moyen de juste partager une place dans voiture, pour un trajet, c’est ce que l’on fait avec le covoiturage qui s’organise autour du site: e-covoiturage.ch

Comme je l’ai déjà exprimé dernièrement sur ce blog, à mon avis, l’avenir de la mobilité va passer par des abonnements à des pack mobilité dans lesquels chaque abonné peut utiliser le moyen de transport le plus adapté du moment:

De la possibilité d’utiliser les transports publics, et/ou différentes sortes de véhicules, du vélo au véhicule utilitaire en passant par la petite voiture électrique et la grosse voiture familiale.

Ensuite, si l’on a envie de partager, mais que l’on ne sait pas trop quoi partager, sur le site easyswap.org il y a possibilité d’échanger des services ou des objets entre personnes de suisse romande et France voisine.

Le petit dernier arrivé dans le domaine des locations entre praticulier est tryngo.com/fr

Penser global, agir local

penser global agir local.jpgLe point commun de tous ces services est de concrétiser le slogan: penser global, agir local. On conçoit un site web qui est globalement accessible et qui permet de s’organiser de manière locale. Plusieurs communauté peuvent utiliser le même outils en parallèle.

C’est souvent une manière d’optimiser et de partager des ressources que tout le monde a, mais qu’il est difficile de partager sans infrastructure complexe pour le faire. Le web apporte cette infrastructure. Mais, c’est souvent le local qui a de la peine à se mettre en place.

Les clubs de partage d’objets ( par exemple, le club ichtus qui partage du matériel nautique)  et les bibliothèques ne sont pas nouveaux. Ce qui est nouveau, c’est vraiment ces outils web globaux qui permettent de mettre en lien des gens et de gérer son organisation locale.

La consommation collaborative, c’est le retour du concept de bien commun. Anne-Catherine Menétrey dans un article paru dernièrement dans Le Temps, disait que l’on va vers une économie de fonctionnalité ou de contribution.

Vers une économie où l’on échange non plus des objets, mais des droits d’usage de ces objets.

Est-ce que ça va vraiment marcher ?

Est-ce que cette tendance n’est qu’une affabulation de ma part vu que de toute façon les événements majeurs de l’avenir ne sont pas prédictibles ?

iphone.pngÀ mon avis la tendance au partage et à la collaboration n’est pas qu’une simple mode passagère. La consommation collaborative est la convergence d’habitudes déjà existantes et d’une technologie qui devient mure pour gérer une nouvelle manière de s’organiser. C’est ce mariage qui est nouveau, pas les deux parties.

Je pense que ça va marcher, car le concept est basé sur des valeurs humaines et pas seulement sur la technologie.

La technologie est un amplificateur d’habitudes latentes. La technologie n’invente jamais directement de nouveaux comportements, elle amplifie ce qui existe déjà.

Depuis la nuit des temps, les ados, dans les salles de classe bavardent pendant les cours. Mais tout au plus, avant l’ère du téléphone mobile, c’était des messages sur des bouts de papier qui faisaient le tour de la classe. Maintenant les messages sur Facebook font le tour du monde !

Un système économique est un système collaboratif

organize.pngCroyant encore que l’humain est un animal social qui aime collaborer et partager avec ses semblables. Je pense que la consommation collaborative a de l’avenir.

Cet idéal de partage et de collaboration n’est pas qu’un idéal, mais également la stratégie la plus efficace pour survivre dans un système économique.

Il ne faut pas oublier qu’un système économique est un système collaboratif. C’est un système qui est sensé combler les besoins de chacun. (ce que l’on oublie parfois et qui a pour conséquence que l’économie tourne en circuit fermé en détruisant des humains!)

Dans un système capitaliste, les règles de bases sont la concurrence et le profit individuel. Ce sont des règles égoistes. Adam Smith a expliqué que c’est grâce à cet égoïsme que le système capitaliste fonctionne. C’est ce qui permet d’obliger les gens à se spécialiser dans ce qu’ils savent le mieux faire et à collaborer.

Depuis le 18ème siècle de nombreuses études ont été faites dans le domaine de la théorie des jeux et des systèmes collaboratifs.

En 2003, Robert Axelrod et Ross A. Hammond ont montré que dans un système collaboratif la meilleure stratégie est l’ethnocentrisme.

Pour le prouver, ils ont conçu une simulation comportant des individus de plusieurs couleurs qui ont des caractères choisis aléatoirement:netlogo-ethnocentrisme.png

  • altruiste, qui coopère avec tout le monde
  • égoïste, qui ne coopère avec personne
  • ethnocentriste, qui ne coopère qu’avec ceux de la même couleur
  • extraverti, qui ne coopère qu’avec ceux de couleurs différentes

Les simulations montrent qu’à tous les coups, ce sont les ethnocentristes qui gagnent.

La conclusion que j’en tire, c’est que pour gagner dans un système collaboratif, et donc aussi dans un système économique, il ne faut ni être totalement altruiste (les idéalistes), ni totalement égoïste (les valeurs capitalistes pures).

La meilleures stratégie est de partager avec ses semblables, avec ceux qui partagent aussi avec nous. Il faut créer un bien commun qui n’est accessible qu’en y contribuant.

ivak_Bear_Trap.pngDans un domaine un peu différent, c’est cette stratégie virale qui est appliqué par la licence GPL très utilisée dans les logiciels libres. Tu as accès à tout le code qui est déjà écrit pour autant que tu donne aussi le tiens !

Le piège de tout système collaboratif est de trouver le juste équilibre qui fait que personne ne soit perçu comme un profiteur du système.

Les systèmes de consommation collaborative qui vont être mis en place doivent faire attention à ce piège, mais sinon, je suis confiant, la tendance va se renforcer.

collaboration.pngOn va de plus en plus vers des systèmes de gestion et de distribution entre pairs, (p2p) entre particuliers sans plus passer par des intermédiaires. Ceci souvent à l’intérieur de communautés de confiance.

Les commerçants et distributeurs traditionnels devront certainement se remettre en question si tout un commerce entre particuliers se développe.

Pour conclure, je dirais que la consommation collaborative me plait, car j’ai l’impression qu’elle s’inscrit bien dans une économie décroissante: une économie qui ne repose pas sur le dogme de la croissance économique.

La consommation collaborative permet de concrétiser le slogan: Moins de bien, plus de liens…

grey_orange_men_cloud.png

Avenir de la mobilité

bagnole et boulot, le paradoxe.jpgEn cette période de salon de l’auto à Genève, le sujet de l’automobile, de la voiture, de la bagnole est sur toutes les lèvres.

Comme j’entends tout et n’importe quoi. Je me suis décidé à aussi donner mon avis sur la mobilité.

Je me suis déjà exprimé longuement sur la trottinette, ou sur le vélo comme moyen de transport idéal.

Ainsi que sur la place de la voiture dans notre société, dont notamment son énorme influence sur l’urbanisme.

Parlons aujourd’hui de mon impression sur les tendances qui se profilent dans le domaine de la mobilité.

L’abonnement mobilité

Plus j’y réfléchi, plus je pense que l’avenir de la mobilité passe certainement par des « abonnements mobilité ».

Un pack qui comprend la possibilité d’utiliser les transports publics, et/ou différentes sortes de véhicules, du vélo au véhicule utilitaire en passant par la petite voiture électrique et la grosse voiture familiale.

Ainsi, en tout temps il est possible d’utiliser le véhicule qui correspond à ses besoins.

C’est déjà ce que propose la coopérative d’autopartage Mobility.

Pourquoi avoir toute l’année un véhicule qui n’est adapté que 2 semaines par année ?

Dans le modèle actuel, les gens achètent une grosse voiture familiale qui a une autonomie de 1000km juste pour être certain d’avoir le véhicule qu’il faut pour les 2 semaines annuelles de vacances à l’étranger en famille.

Alors que finalement la petite voiture électrique 2 places avec une autonomie de 200 km correspond aux besoins quotidiens des 5km à faire pour aller au travail ou au centre commercial du coin !

Selon les statistiques de l’OFS, 12 % des automobilistes circulent moins d’1 km, 34 % ne dépassent pas les 3 km et 50 % pas les 5 km !

Le pack de mobilité, une chance pour les véhicules électriques

voiture électrique.jpg

C’est certainement par des packs mobilité que l’on va voir les voitures électriques arriver dans le parc automobile courant.

Ainsi, on minimise les 2 principaux inconvénients qui relèguent, depuis 20 ans, la voiture électrique au rang de modèle d’essai pour passionnés:

– c’est à dire, le prix et l’autonomie en km.

C’est bien ces faiblesses que montrait l’émission A bon entendeur sur la TSR le 1 mars dernier.

Des initiatives allant dans le sens d’un pack de mobilité commence à voir le jour.

C’est exactement dans cette idée de pack de mobilité que Migros c’est lancé fin 2010 avec son offre M-Way.

Ne plus échanger des biens matériels, mais des droits d’usage

L’idée d’avenir n’est plus d’échanger des biens matériels, mais des droits d’usage. C’est ce que disait Anne-Catherine Menétray-Savary dans un article à propos de la décroissance, dans le journal Le Temps, le 22 février 2011.

Cette idée n’est pas réservée au seul domaine des transports. C’est une tendance de fond qui commence à émerger dans tous les domaines de l’économie.

Ceci s’explique par un retour (via l’habitude des nouveaux outils de collaboration sur internet) des valeurs de partage, de collaboration de coopération, de biens communs. Ces valeurs se présentent comme des alternatives à l‘individualisme prôné par le capitalisme.

Cela correspond tout à fait au slogan des objecteurs de croissance: Moins de biens plus de liens.

Actuellement, on voit dans tous les domaines de l’économie se créer des nouveaux services favorisant la  consommation collaborative. Grâce à internet, les gens partagent des canapés pour une nuit, des repas, des objets, des véhicules, des places dans des véhicules, etc…

Pour ne pas trop dévier du domaine des transports je vais revenir pus tard sur le concept de consommation collaborative, mais pour ceux qui veulent déjà approfondir le sujet, je propos de suivre le site web consocollaborative.com qui tente de référencer toutes les actions qui existent déjà dans ce sens.

L’avenir est à la collaboration et au partage !

Et si le travail devenait optionnel pour avoir un revenu ?

Martouf a plein d argent.jpgDans notre société, pour vivre, nous sommes obligé d’avoir un revenu. De recevoir de l’argent.
La plupart du temps, nous pensons qu’il faut travailler pour recevoir un revenu.

Que penseriez-vous de recevoir un revenu suffisant pour vivre, juste par ce que vous vivez ?

Chacun reçoit un revenu, homme, femme, enfants. Ceci, sans aucune condition à remplir.

Plus besoin de travailler pour avoir un revenu. Seuls les gens qui en ont envie travaillent.

C’est le concept du revenu de base inconditionnel. (aussi appelé allocation universelle)

Est-ce une utopie ?

Il y a de plus en plus d’études, par des approches différentes, qui montrent que le revenu de base inconditionnel est une bonne solution pour répondre aux problèmes de notre système économique actuel.

C’est pour cette raison qu’un nombre grandissant de personnes défendent le principe du revenu de base inconditionnel.

Le conseiller national Josef Zisyadis a déposé l’année dernière une initative parlementaire pour demander l’instauration d’un revenu de base inconditionnel.

Le Réseau d’Objecteur de Croissance Neuchâtelois organise le 10 mars 2011, un café décroissance sur le sujet du revenu de base inconditionnel. Réservez déjà la date !

Pour tenter de diffuser l’idée d’un tel revenu de base, le cinéaste allemand Enno Schmidt et le balois Daniel Häni ont réalisé un film qui montre le fonctionnement et le financement d’un revenu de base inconditionnel.

Voici un extrait de ce film que j’ai monté:

L’extrait officiel de ce film est par ici, mais je le trouve moins bien que celui que j’ai fait.

Il est possible de voir l’intégral de ce film à propos du revenu de base inconditionnel ou de le télécharger gratuitement sur le site de kultkino.ch.

Vous pouvez aussi voir mes notes à propos de ce film. ça permet de survoler par écrit tout ce qui est dit.

De l’emploi pour tous !?

Un des slogans favoris des partis de gauche est « Des places de travail pour tout le monde !« 

Or, cela fait plus de 100 ans que l’on tente de remplacer les humains par des machines dans les usines. Alors, est ce que l’on veut des emplois pour les machines ou pour les humains ?

Avec la mécanisation, puis l’informatisation nous sommes devenu toujours plus productif avec toujours moins de monde.

Aux USA, en 1982, on produisait 75 millons de tonnes d’acier avec 300 000 travailleurs, en 2002, on a produit 100 millions de tonnes d’acier avec seulement 74 000 travailleurs. Soit 4 fois moins !

De les banques, c’est pareil. Avec l’utilisation généralisée des services bancaires online, on a divisé par 10 le nombre d’employés!

Donc il devient de plus en plus dur de trouver un emploi pour tout le monde. On est obligé de produire toujours plus si l’on veut encore engager des gens. On est obligé de miser sur une croissance de la production. Et sur une croissance de la manipulation mentale par la publicité pour obliger les gens à consommer encore plus ce qui est produit !

Beau projet d’avenir !

D’un point de vue écologique, je ne suis pas certain que notre planète supporte longtemps notre habitude de transformer toujours plus vite des ressources naturelles en déchets !
(la planète survivra… la vie.. un peu moins..)

Au vu de ces constatations, on peut faire une croix sur le mythe du plein emploi ! D’ailleurs c’est déjà le cas depuis longtemps. La plupart des systèmes économiques tournent avec un taux de chômage structurel entre 5% et 10%.

Il devient assez évident de voir que vouloir le plein emploi en misant sur le dogme de la croissance économique est illusoir ! Une autre approche doit être trouvée. Le revenu de base inconditionnel est une piste intéressante.

Motivation au travail

Un système économique est un gros système collaboratif. Pour que tout fonctionne, il faut que tout le monde y mette du sien. C’est d’autant plus vrai dans une société hyper-spécialisée comme la notre. La plupart des gens ne travaillent pas directement pour créer leur nourriture, mais échangent des services qui vont leur faire gagner de l’argent pour s’acheter de la nourriture.

La motivation à contribuer à ce système collaboratif est donc capitale. Comment motiver les gens ?

Un des moyens de motivation le plus utilisé dans le monde du travail, est le fait de gagner de l’argent.
Si tu travailles plus, tu gagnes plus d’argent !

Cette question a été discutée le 9 novembre 2010, lors d’une conférence à propos du revenu de base inconditionnel organisée à Genève.

Voici ci-dessous la vidéo de cette partie de la conférence. Le reste de la conférence est également disponible en vidéos.

Samuel Bendahan – EPFL / IMD : Revenu Universel, avenir ou utopie ? from Rezonance on Vimeo.

Des économistes comportementalistes ont étudié dans quelles limites cette motivation par l’argent fonctionne. Ils en arrivent à dire que finalement, ce système fonctionne jusqu’à un certain plafond. Au delà, la motivation financière ne fonctionne plus.

Pire ! Il existe des cas, où l’instauration d’un système de motivation lié à l’argent donne des résultats plus mauvais !

C’est l’expérience qui a été faite dans une crêche où certains parents arrivent systématiquement en retard. L’idée a été d’instaurer un système d’amendes pour taxer financièrement les parents en retard. L’effet a été droit l’inverse ! Le nombre de retard a augmenté.

Le fait d’avoir remplacé une obligation morale par de l’argent à donné l’impression aux gens qu’il pouvaient acheter leur retard.

Ainsi, on observe qu’une motivation morale est souvent plus efficace qu’une motivation financière.

Ainsi, une personne qui fait un travail qu’elle aime et qui correspond à ses valeurs le fera plus efficacement qu’un travail qui n’est fait que pour gagner de l’argent !

Un travail optionnel est souvent mieux fait qu’un travail obligatoire !

Quand on voit la quantité de travail qui est effectué chaque année de manière bénévole, on voit que le travail bénévole n’est pas négligeable. L’année 2011 est d’ailleurs l’année europénne du bénévolat.

Avec des outils de collaboration qui s’étendent toujours à plus grande échelle sur internet, le nombre de services créés et gérés par des bénévoles et des amateurs est en pleine explosion.

Wikipedia est une encyclopédie faite par des bénévoles, openstreetmap est une carte faites par des bénévoles, youtube est rempli de mini chaines de télévision bénévoles.

Tous ces sites web fonctionnent sur une infrastructure logicielle qui a bien souvent été conçue par des bénévoles (linux, et plein d’autres logiciels libres…). Enormément de blogs sont le fait de bénévoles (celui-ci par exemple :P), ils traitent de tellement de sujets que finalement, les blogs bénévoles ont quasiment tué la presse magasine professionnelle.

Dans le domaine de l’information, les bénévoles sont en train de tuer tout le marché professionnel, car il font de l’information de qualité souvent professionnelle mais qui est livrée gratuitement !

Le revenu de base permet de financer des activités actuellement difficilement financables

Les biens communs

Comme on l’a vu ci-dessus. Il y a déjà un travail énorme qui est effectué par des bénévoles. Le revenu de base permet d’amplifier cet élan de création et de travail bénévole. Avec un revenu, assuré par le revenu de base incoditionnel, ce qui est une activité bénévoles annexe pratiquée dans des temps libres peut devenir une activité principale.

C’est un gain pour tout le monde. Ce travail devient bien souvent un travail de création de biens commun.

La culture

La culture est probablement la grande gagnante de l’instauration d’un revenu de base inconditionnel. Les artistes ont toujours eu du mal a être financés. Contrairement à ce que certaines maisons de disque tentent de nous faire croire, le principal problème des artistes ce n’est pas de se faire pirater, c’est de se faire connaitre.

Ainsi, avec un revenu déjà assuré, les artistes vont pouvoir utiliser tous les systèmes de distribution possibles, comme les peer-to-peer, qui sont techniquement des systèmes excellents, mais qui sont la bête noir des Majors, car il n’y a pas moyen de controller la distribution. (et donc de faire payer)

L’éducation

Pour en revenir à une réalité bien plus terre à terre. Le revenu de base inconditionnel permet également de financer l’éducation des enfants. Un enfant étant un être humain vivant, lui aussi a droit à un revenu de base inconditionnel.

La charge financière est donc allégée pour les familles.

Les combats féministes ont libéré la femme de sa condition de maitresse de maison pendant que son mari travaille à l’extérieur.
Très bien ! Maintenant les femmes peuvent aussi travailler à l’extérieur. Malheureusement, le système a récupéré cette évolution pour faire travailler 2 fois plus de monde! Le mari et la femme travaillent à l’extérieur.

Et finalement en rentrant à la maison il y a toujours le travail ménager qui attend….. et les gosses en train de se faire laver le cerveau par la pub à la TV…

Oui, c’est la réalité actuelle, quand on travaille à deux à l’extérieur de la maison, il devient de plus en plus dur de s’occuper des enfants.
Il faut donc des structures d’accueil.. des crèches.. et finalement c’est l’école qui s’occupe d’éduquer les gosses (après la TV)
Les maths, la lecture, l’écriture, tout le programme scolaire fini par être une tâche secondaire pour l’école, tellement la place de l’éducation grandit.

Beau projet d’avenir…

L’idéal d’une égalité homme-femme devrait permettre, dans tous les cas d’avoir au moins un des deux parents (voilà l’égalité)  qui peut rester à la maison s’occuper de l’éducation des enfants. (et d’avoir le plaisir de voir ses enfants grandir) Pour ça il faut quand même un revenu.

Ce que les gens veulent, ce n’est pas un emploi qui les éloignent de chez eux et de leur famille. Ce que les gens veulent c’est un revenu !

Le revenu de base inconditionnel est ce revenu qui permet aux familles de voir leurs enfants grandir et de les éduquer. Bien éduquer des enfants, c’est profitable pour toute la société !

Comment financer un revenu de base inconditionnel ?

En Alaska, un revenu citoyen existe depuis 1976, il est financé par l’exploitation des ressources naturelles.

Mais tous les pays ne sont pas assez riches en ressources pour financer un tel revenu.

Daniel Häni et Enno Schmidt recommandent d’utiliser un système où l’on remplace l’impôt sur le revenu par un impôt sur la consommation. Une sorte de TVA qui vaut la moitié du prix.

Couplée à un revenu de base une tva n’est pas un impôt anti-social. On arrive même à faire un impôt progressif !

Un autre avantage de ce système est d’empêcher l’évasion fiscale. A une époque où la concurrence fiscale est plus tendue que jamais entre les cantons suisses et entre l’union européenne et la suisse. La réforme de ce système calmerait les tensions.

Le BIEN – CH, (Basic Income Earth Network) vient de publier un livre à propos des différentes manières de financer un revenu de base inconditionnel.

Une autre approche pour financer un revenu de base inconditionnel est de réformer le système monétaire. La création monétaire par le crédit bancaire profite principalement aux banquiers. En réformant la manière de créer l’argent, les bénéfices de cette création monétaire peuvent être utilisé pour financer un revenu de base inconditionnel.

C’est ce que présente Stéphane Laborde dans son livre, La Théorie Relative de la Monnaie.

Il existe donc de nombreuses pistes à étudier pour rendre possible ce véritable projet politique qui s’inscrit dans la suite logique de ce que nos ancêtres ont mis en place avec un système de retraite comme l’AVS.

Notes à propos du film le revenu de base

Le revenu de base

Voici mes notes à propos du film: Le revenu de base. Qui est disponible en téléchargement par ici.. http://www.kultkino.ch/kultkino/besonderes/le_revenu_de_base_film_francaise

L’idée est celle d’allouer à chaque personne de manière inconditionnelle, un revenu fixe. Ce revenu est connu sous plusieurs noms: revenu de vie, revenu de base, revenu universel.

Voici un petit aperçu de ce film…

… et un autre aperçu de ce film avec un découpage que j’ai fait qui me semblait plus pertinent:

Notes

Si on observe la population en allemagne tous ont des revenus, mais de nature différentes:

  • 4 travaillent pour avoir un revenu
  • 3, surtout les jeunes ont un revenu par leur famille
  • 2 vivent de leur retraite ou de leur rente
  • 1 bénéficie d’un revenu de l’assurance chomage ou de l’aide sociale.

Ainsi, seul 41% de la population allemande travaille pour avoir un revenu ! (source faz.net)

prof Peter Ulrich, institut d’éthique économique de l’université de St-Gall.
=> à l’avenir le marché du travail ne sera pas capable d’intégrer tout le monde. Il faudra soit passer par le revenu de base, soit compte sur la croissance économique.

  • Croissance économique != à création d’emploi. De loin pas !
  • Pourtant il n’y a pas de croissance sans consommateur qui a un bon pouvoir d’achat

Quel travail feriez vous si votre revenu était assuré ?

Un revenu de base est caractérisé par 4 critères:

  • garantir l’existence et permettre la participation sociale
  • constituer un droit individuel
  • être versé sans avoir besoin de prouver un dénuement quelconque
  • ne pas impliquer l’obligation de travailler.

Contrairement au communisme qui étouffe la personne et au capitalisme qui cherche à l’isolé. Le revenu de base garanti une sécurité tout en offrant une liberté maximale.

 

En 2001 en allemagne, prestation en heures de travaille:

  • rémunérée: 56 milliards
  • non rémunéré: 96 milliards (bénévolat, éducation des enfants)

La question n’est pas le financement ou de savoir si les gens ne risque de plus rien faire.

La question va être de savoir comment il va être possible de diriger des gens qui ne se laissent plus discipliner par le besoin d’argent ?

Est ce que seul le travail rémunéré mérite d’être valorisé comme contribution à la société ?

Dans une entreprise, on tente toujours de rationaliser le travail. Jamais un patron demandera: comment je peux faire pour faire plus de travail ?

Ainsi le résultat du progrès c’est de licencier les travailleurs.

Au lieu de voir ça comme une chose négative, il faut le voir comme une chose positive. Plus de temps libre.

La plupart des gens n’ont pas une place de travail, mais une place de revenu. Souvent ils ont abandonné leur idéaux.

  • 12% des gens sont satisfait de leur travail
  • 54% ne sont pas totalement satisfait. Mais apprécient certains bons côtés
  • 34% ne sont pas du tout satisfait de leur travail

Selon le JDI, le Jobs Description Index

Si vous aviez un revenu de base, est ce que vous iriez encore travailler ?

  • 60% oui, comme avant.
  • 30% oui, mais plus à plein temps, ou je ferai autre chose
  • 10% dormir, voyager

Est ce que vous pensez que les autres iraient travailler ?

  • 80% des gens répondent non !

Qui fera les sales boulots ?

Il y a 3 solutions:

  • Payer plus et offrir de meilleures conditions de travail
  • automatiser et rationnaliser
  • le faire soi-même

Si les gens ont une sécurité matérielle, ils sont plus difficile à corrompre. La démocratie ne s’en trouve que renforcée.

Un revenu de base permet de rester à la maison pour s’occuper de l’éducation de ses enfants. (et pas seulement les mères, mais les pères aussi)

Il est temps que l’on puisse se dire: J’ai un revenu pour pouvoir travailler, et non j’ai un travail pour avoir un revenu.

Quand Thomas Paine a milité pour les droits de l’homme lors de la création des USA. C’était révolutionnaire.

Dire que les humains sont tous égaux et en faire un droit inaliénable a posé beaucoup de problème:

  • L’abollition de l’esclavage ! => mais qui va faire le sale boulot si l’on a plus d’esclave ?

Toujours les mêmes questions !

Avec l’invention de la démocratie et du droit de vote pour tous, c’est le citoyen qui est souverain et qui décide de donner mandat à des autorités.

Actuellement dans le marché du travail, c’est le marché qui est souverain et pas l’humain. Il est temps de démocratiser le marché du travail en donnant droit à un revenu de base.

Ainsi, c’est l’humain qui est souverain et qui peut s’engager dans le travail qu’il désire.

Dans les années 1970, le futurologue Jeremy Rifkin a écrit un ouvrage intitulé: la fin du travail. Il disait:

On peut envisager que seul 5% de la population adulte suffira à faire fonctionner les industries traditionnelles. Les usines, les bureaux et les exploitations agricoles sans travailleurs ou presque seront la norme dans le monde entier.

On peut être critique à l’égare de ces prédictions. Mais elles ne sont pas sans fondement.

Dans l’industrie de l’acier aux USA, en 1982 on produisait 75 millons de tonnes d’acier avec 300 000 travailleurs, en 2002, on a produit 100 millions de tonnes d’acier avec seulement 74 000 travailleurs. Soit 4 fois moins !

Dans le monde des services bancaires on observe le même phénomène de diminution du nombre d’employés.

Avec l’utilisation des services bancaires online, on a divisé par 10 le nombre d’employé de banque.

Aujourd’hui, le travail, d’un seul agriculuteur peut nourrir 120 personnes, il y a 100 ans il n’en nourrissait que 3 autres.

Aujourd’hui, un seul ouvrier fait tourner 100 fois plus qu’il y a 100 ans !

Dans le sillage du progrès technique, le social tangue…

Là où le progrès technique est passé, on a pu rationnaliser les co^t. Il y a 50 ans, une machine à laver coûtait environ le même prix qu’actuellement, mais le francs vallait 3 fois plus.

Le prix d’une machine à laver a donc été diminué par 3. En revanche, chez le coiffeur, là où on a pas pu remplacer l’humain. Les prix ont augmenté. Le prix a été multiplié par 10 en 50 ans.

Thomas Paine proposait déjà un revenu de base. Il était pour que l’on donne à chacun un lopin de terre pour subvenir à ses besoin, et si la terre manquait, recevoir une compensation.

Nous sommes tous interdépendants. Nous travaillons toujours pour les autres.

Comme selon le proverbe souffi:

En enfer, il y a un bon repas dans une marmite et des longues cuillières. Chacun tente de manger avec, mais n’y arrive pas. Au Paradis, c’est exactement pareil, il y a un bon repas dans une marmite et de longues cuillères. Mais chacun donne à manger aux autres !

C’est une honte de faire mordre la poussière à celui qui travaille pour nous !

Klaus Wellershof, difecteur économique à l’UBS: Pour moi, le signe des temps nouveaux, c’est l’individualisation absolue de la société. Les hommes ont des buts personnels, des représentations personnelle et ils cherchent les moyens de les réaliser. L’argent joue un role énorme dans une société caractérisée par la division du travail. Autrement dit, l’argent comme moyen d’être libre, c’est à cela que l’on revient toujours. Mais beaucoup de gens ne parvienennt ni a éviter l’esclavage de l’argent ni poursuivre leurs réelles aspirations à la liberté. C’est le côté tragique et aussi ironique de la situation présente.

Devenir l’esclave de l’argent, qu’est ce que ça veu dire ?

C’est mesurer chaque action à l’aune de l’argent. Comme si l’argent était la valeur en soi et qu’il fallait toujours en avoir plus. Prendre toujours plus de pouvoir sur l’argent des autres et sur leur espace vital.

Les esclaves de l’argent réduisent les autres en esclavage par la valeur qu’ils donnent à l’argent.

Jakob Von Uexküll, fondateur du prix nobel alternatif

  • Les gérants de fortune nous disent qu’il y a trop d’argent
  • Il y a des surcapacité de production
  • il y a plein de travaux inexécuté
  • il y a du chomage en augmentation
  • L’agriculture mondiale est capable de nourrir 12 milliards d’humains
  • Il y a sur la terre 6,6 milliards d’être humains
  • Chaque heure, 1000 être humains meurent de la faim ou de ses conséquences

Conclusion: quand on boserve ces paradoxes. On remarque que l’argent ne va pas où il doit !

L’argent s’accumule dans les chambre forte et s’auto-reproduit. Devant la porte du coffre-fort, il y a la pénuire !

Renate Ignazio-Keller, projet Favela Monte Azul, Sao Polo:

Il y a une quantité incroyable de travail. Mais il n’y a pas d’argent pour le payer. Le revenu de base est un moyen pour introduire l’argent là où on en a besoin ! Pour libérer les hommes et les laisser faire ce pour quoi ils sont doués !

La répartition de la valeur crée entre l’état et la personne est de:

  • suisse: 36%
  • autriche: 50%
  • allemagne: 47%
  • suède: 56%

Qu’en serait-il avec un revenu de base ?

Pour tout ce qui est des employé de l’Etat. Pas de changement. C’est n’est qu’une autre manière de payer les gens.

Pour le reste il faut trouver un financement.

Milton Friedman proposait déjà en 1912 un financement grâce à un impot sur le revenu. Sur les hauts revenus. Cette solution largement appliquée est de moins en moins viable vu qu’il y a de plus en plus de chomeurs et de moins en moins de travailleurs !

Alors comment faire ?

Daniel Häni, entreprise mitte bâle.

Il existe 3 sortes d’impôt:

  • la TVA
  • l’impôt sur le revenu
  • les charges sociales des employés

Une partie comme la tva est payée par le consommateur et le reste par l’entreprise. L’entreprise doit donc gagner suffisament d’argent pour payer ses impoôts.

Le prix d’une boisson dans une cafétéria est donc:

  • 1/4 frais d’infrastructure
  • 1/4 frais de marchandises
  • l’autre moitié c’est les salaire salaires
  • sauf un petit bout de TVA

La TVA est un impot noté sur le ticket de caisse. Mais les autres coûts ont tous des impôts cachés.

Un impôt efficace pour l’Etat est un impôt qui ne lui échappe pas. La TVA est cet impôt. Car la TVA est payés directement au moment de consommer.

Pourquoi est ce que l’on utilise des machines pour faire le travail des humains ? Tout simplement car les machine ne sont pas payées et en plus de ne pas être payées, elle ne payent pas d’impôt et on n’a pas à payer de charge sociale pour elles !

Donc, avec un impôt qui provient surtout du travail humain, la part d’impôt est plus grande dans les métiers où l’on ne peut pas remplacer les humains.

Donc l’idée pour augmenter le revenu des impôts est d’imposer également le travail des machines. Ceci peut être fait en utilisant un impôt du type de la TVA. Un impôt qui taxe indifféremment les humains et les machines. Vu qu’une machine produit plus qu’un humain, elle va aussi remener plus d’impôt.

L’impot sur la consommation frappe tout ce qui est vendu dans un pays, peu importe de sa provenance. Locale ou étrangère. En revanche il ne frappe pas les exportations. Ainsi chaque état est souverain. C’est le seul impôt équitable à l’heure de la globalisation.

La TVA comme impôt unique ?

Que faire de la composante sociale ?
– on restitue la TVA aux gens pour un montant de base.

Cette restitution. C’est le revenu de base ! => la boucle est bouclée !

Avec ce principe d’impôt unique sur la consommation. La moitié d’un prix est composé de l’impôt.

Si l’on fait une petite projection et que l’on prend pour valeur du revenu de base: 1000.- on a:

revenu de base revenu d’un travail revenu total impot payé si tout dépensé revenu réellement dépensé taux d’imposition
1000 0 1000 500 – 500 -50%
1000 500 1500 750 – 250 -17%
1000 1000 2000 1000 0
1000 2000 3000 1500 500 17%
1000 4000 5000 2500 1500 30%
1000 8000 9000 4500 3500 39%

Donc on remarque que le plancher de base réel de l’impôt est à 2000.-

De plus l’impôt est progressif et donc social.

La gauche dit toujours que la TVA est un impôt anti-social. En effet, tout le monde conrtibue la même chose. Donc en proportion les gens à faible revenu contribuent plus que les gens à grand revenu. Cependant, il est connu que les riches savent toujours s’arranger pour diminuer fortement leur revenu par divers artifices.

L’impôt sur la consommation est plus difficile à contourner. (il ne reste que le marché noir)

Si l’on reprend la répartition des coûts dans notre boisson, avec le système d’impôt sur le revenu, le salaire coûte presque la moitié du prix. Avec le système d’impôt sur la consommation. Les salaires ne représentent plus que le quart du prix.

Ainsi la mains d’oeuvre change de statuts. Ce n’est plus une énorme part en rapport avec les frais de marchandises. On est moins enclin à licencier des gens pour économiser.

Anisi la répartion du prix d’une boisson est de:

  • 1/3 les frais de salaire, d’infrastructure et de marchandise
  • 1/3 le revenu de base
  • 1/3 les autres prestations de l’état

Les familles sont avantagées car les enfants reçoivent également un revenu de base. (la moitié ?) Ainsi, Hans qui a à charge deux enfants et une femme peut déjà compter sur l’équivalent de 3 revenus de base. Ainsi il gagne déjà beaucoup plus que son collègue wili qui vit seul et qui auparavant avait le même salaire.

Ce système permet de financer de nombreuses activités dont la valeur est non quantifiable.

On pourrait commencer par introduire le revenu de base pour les enfants. (plutôt que de financer des crêches … réflexions perso)

On pourrait commencer par introduire le revenu de base dans une région.

Anna Katharina, retraitée, Bâle:

Nous avons travaillé dur pour mécaniser pour éviter au humains de faire des traveaux pénibles, et voilà que maintenant on se plaint qu’il n’y a plus de place de travail. Personne ne dit, mai non d’une pipe, c’est justement pour ça que nous avons trimé pendant 100 ans !

Le revenu de base sur le web:

http://le-revenu-de-base.blogspot.com

Joseph Zisyadis a proposé une version du revenu de base en mars 2010 sous forme d’une initative parlementaire au  parlement suisse.

Instauration d’une allocation universelle.

On en parle dans le courrier du 10.11.10.

 

Liens et références

L’initiative parlementaire de Josef Zisyadis:
http://www.parlament.ch/F/Suche/Pages/geschaefte.aspx?gesch_id=20100422

Le concept global sur wikipedia. Allocation universelle, revenu de base inconditionnel, revenue de vie, revenu existence, dividende universel, voici les principales manières de nommer ce concept:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Allocation_universelle

Le film, « le revenu de base » de Enno Schmidt et Daniel Häni
Distributeur du film (web et DVD) => http://www.kultkino.ch/kultkino/besonderes/le_revenu_de_base_film_francaise
Site du film => http://le-revenu-de-base.blogspot.com
Site de l’initative « grundeinkommen », l’association à la base du film => http://www.initiative-grundeinkommen.ch
Mes propres notes à propos de ce film (cette page !) => https://martouf.ch/document/249-notes-a-propos-du-film-le-revenu-de-base.html
Emission de la DRS (en allemand) il y a 2 ans à propos de la sortie de ce film => http://www.drs.ch/www/de/drs/sendungen/reflexe/2741.sh10059139.html
Le trailer du film => https://www.youtube.com/watch?v=AppBZPY2A0Y

Article paru dans le courrier:
http://lecourrier.ch/index.php?name=News&file=article&sid=447334

Conférence le 9 novembre 2010, à Genève, organisée par Rezonance:
Le descriptif de la conférence =>  http://www.rezonance.ch/rezo/classes/ft-first-tuesday/geneve/20101109/one-community?page_num=0
Les vidéos de la conférence => http://www.creationmonetaire.info/2010/11/video-de-la-conference-avec-richard.html
Un avis à propos de la conférence => http://romain.riviere.me/2010/11/le-revenu-universel-sil-rimait-avec-avenir/

Conférence audio de certains conférenciers de la conférence ci-dessus, mais quelques mois avant:
http://soundcloud.com/tcrouzet/revenue-de-vie

Interview de Götz W. Werner, le miliardaire allemand fondateur de la chaine de magasin DM qui milite activement depuis 2005 pour le revenu de base inconditionnel:
http://www.mediapart.fr/club/edition/les-francais-letranger-de-mediapart/article/280810/1000-pour-chacun-du-nourisson-au-vie
Quelques uns de ses écrits en français: http://www.unternimm-die-zukunft.de/?id=77

Le site du réseau: BIEN-suisse (Basic Income Earth Network) section suisse:
http://bien-ch.ch
On y retrouve des références sur un livre qui parle du financement d’un tel revenu de base: http://bien-ch.ch/fr/node/198
On y voit l’actualité florissante autour du revenu de base inconditionnel:

En france, on retrouve aussi des partisans du revenu de base inconditionnel:

De plus, il semble que le PS-suisse à introduit, fin cotobre, le concept du revenu de base inconditionnel dans son programme. (mais ce nouveau programme n’est pas encore disponible sur le site du parti.. http://www.sp-ps.ch/fre/Parti/Nos-valeurs/Programme-du-parti)

Le parti-pirate suisse est aussi intéressé par le revenu de base, ça en parle sur le forum
=>  http://forum.piratenpartei.ch/viewtopic.php?f=115&t=217&start=105 (allemand)
Le parti pirate allemand est lui déjà acquis à la cause, ils ont même organisé des manifestions à Berlin en novembre 2010 !
=> http://wiki.piratenpartei.de/Bedingungsloses_Grundeinkommen (allemand)

Il y a donc de nombreux partisans d’un revenu de base inconditionnel qui font parler d’eux ces temps.
Mais il y a aussi des opposants qui se réveillent gentiment:

La NZZ a également parlé du revenu de base inconditionnel le 6 décembre 2010: (en allemand)
http://www.nzz.ch/nachrichten/bildung_gesellschaft/uebungen_am_gesellschaftspolitischen_turngeraet_1.8572093.html
http://www.nzz.ch/nachrichten/bildung_gesellschaft/ein_grundeinkommen_fuehrt_zur_knechtschaft_und_nicht_in_die_freiheit_1.8572095.html

Le Temps a fait echo à la NZZ en parlant du revenu de base inconditionnel le 15 décembre 2010:
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/2f55e2ee-07ca-11e0-9b50-4d96c9eca37f/Le_revenu_de_base_augmenterait_limmigration_et_les_imp%C3%B4ts

Sur le web…

 

Le domaine public pour favoriser la culture du remix

Où est la girafe ?

girafe 4 pattes.png

Il y a maintenant quelques années déjà, suite à un délire entre amis à propos de la phrase: Où est la girafe ? Je me suis lancé dans le dessin vectoriel.

J’ai voulu un jour illustrer ces histoires de girafe. J’ai cherché une illustration sympa de girafe sur le vaste web…. mais je n’ai rien trouvé qui me plaisait vraiment.

Suivant l’adage: On est jamais mieux servi que par soi-même… J’ai ouvert une fenêtre blanche dans inkscape, un excellent logiciel de dessin vectoriel, et j‘ai dessiné LA girafe. Celle qui est maintenant devenue une célébrité grâce à ses voyages partout à travers le monde.

Comme je suis quelqu’un de gentil, après avoir dessiné ma girafe, je me suis dit que peut être quelque part dans le vaste monde, il y avait peut être quelqu’un qui est également à la recherche d’une image de girafe.

J’ai donc publié mon dessin sur la plateforme de partage de dessin vectoriel: openclipart.org

Un dessin dans le domaine public

La petite précision importante dans l’histoire, c’est que j’ai publié ce dessin dans le domaine public. Comme tout ce qui est sur openclipart.org.

Ce choix du domaine public permet à n’importe qui de reprendre n’importe quel dessin tout ou en partie pour en faire ce qu’il veut.

N’importe qui a une liberté totale sur une image dans le domaine public. C’est droit le contraire de ce que l’on a avec la plupart des images que l’on trouve sur internet, qui sont soumises à un droit d’auteur strict ne permettant de rien faire sans l’accord de l’auteur. Ce droit d’auteur est en même temps est une belle hypocrisie quand on voit les nombreuses images volées lors d’une simple recherche google image qui finissent un peu partout sans le consentement de l’auteur original.

Le succès grâce au domaine public me pousse a récidiver

En quelques temps, ma girafe a eu un bon succès. A ce jour, elle a été téléchargée plus de 1500 fois. Ce constat m’a encouragé à fournir encore d’autres dessins.

monkey-face-cartoon.pngCet été, je cherchais une illustration d’une tête de singe sympa.

J’ai, à nouveau, écumé le vaste web à la recherche de mon bonheur. Mais comme pour la girafe, je n’ai rien trouvé de très concluant, juste des débuts de pistes.

Sur wikimedia commons, j’ai trouvé une tête de singe publiée dans le domaine public. Ce dessin, grâce à la liberté donnée par le domaine public, avait déjà voyagé depuis la bibliothèque d’images de ses créateurs, le Tango! Desktop Project.

 

Thumbnail for version as of 21:46, 4 April 2007

Exemple de dessin d’inspiration manga.

Cette illustration de tête de singe était pour moi un bon début, mais pas assez bien pour mes besoins. J’ai donc mis les mains dans le cambouis. J’ai ressorti inkscape, mon éditeur de dessin vectoriel préféré, et j’ai commencé à améliorer le dessin que j’avais à disposition.

Le secret d’un dessin à succès

J’ai supprimé de nombreux calques qui me semblaient ne rien apporter au dessin. J’ai un peu modifié la forme des oreilles. J’ai changé le sourire du singe pour le rendre moins niait. J’ai diminué le nombre de couleurs. Et surtout, je lui ai créé des yeux irrésistibles capables d’attendrir n’importe quel rustre !

Et oui, le secret d’un dessin réussi c’est les yeux. Les dessinateurs de manga l’on compris depuis des années. Ils font toujours des yeux plus grands que la réalité et avec des pupilles très dilatées.

Ces yeux sont une des caractéristiques type des personnages que l’on dit Kawaii (かわいい) au japon. Kawaii signifie quelque chose proche de mignon. Les personnages kawaii ont toujours de grands yeux, et fréquemment un petit nez et une petite bouche.

Différence entre la réalité et sa transcription et dans les mangas.

Le psychologue Eckhard Hess a fait une étude dans laquelle il propose à un homme deux photos de la même femme, une fois avec les yeux normaux et une fois avec des yeux aux pupilles dilatées par retouche photo. L’immense majorité des hommes préfèrent la photo qui présente la femme aux pupilles dilatées. Il semble que cette attirance fonctionne autant bien pour les deux sexes.

Pour séduire, il faut avoir les pupilles dilatées. C’est donc ce que j’ai offert au singe de mon dessin.

Et ça marche !

Une fois terminé mon dessin de singe sympa, je l’ai publié sur openclipart.org et là, c’est le succès immédiat. En un mois il est téléchargé plus de 3000 fois ! Il est second dans le Last Month Top 10 download de openclipart. Il est le 73ème plus populaire des dessins sur plus de 34000 !

Toute une culture dérivée grâce au remix

Mais le plus important dans cette histoire, c’est que ce singe est toujours publié dans le domaine public. Il peut donc être repris encore une fois par quelqu’un pour continuer sa vie. C’est ce qui est arrivé !

Le coup des yeux a tellement bien marché, que le dessin du singe a été repris et remixé pas moins d’une dizaine de fois pour obtenir une ménagerie aussi diverse que variée dans laquelle chaque individu partage les mêmes yeux !

De cette histoire, il faut retenir, que grâce au domaine public, un dessin de singe issu d’une bibliothèque d’icon pour ordinateur a été transformé en singe kawaii tellement mignon, qu’il a lui même donné naissance à toute une ménagerie populaire qui aidera certainement de nombreuses personnes à trouver leur bonheur, ou à remixer encore une fois un dessin.

Mon message est donc de favoriser le domaine public, ou à défaut de placer ses créations sous une licence Creative Commons permettant de remixer le plus possible des oeuvres.

Il est très important de favoriser la culture du remix. Ceci n’est pas valable uniquement dans les arts graphiques, mais également dans la musique.

Le remix est aussi valable dans la musique

Un des exemples les plus parlant est celui du Ament Break.

Il est très intéressant de voir qu’une petite séquence de 6 secondes de batterie jouée par G.C. Coleman, du groupe The Winstons, en 1969, a été reprise et remixée de nombreuses fois par des samplers, pour être finalement à la base des rythmes fondateurs du hip hop, de la jungle et de la drum and bass !

Je recommande de regarder ce petit documentaire à propos de la toute cette culture qui est issue de cette séquence rythmique de seulement 6 secondes !

Tout le monde a déjà entendu ce son, ce rythme. Il est partout et ceci grâce au désintérêt de son auteur qui avait abandonné sa carrière musicale et ne s’est pas préoccupé d’obtenir des royalties auprès de marginaux inventeurs du hip hop et de la musique électronique. De toute façon ces genres n’étaient pas autant populaire et lucrative qu’actuellement !

Favorisons le remix, et le domaine public: c’est bon pour la culture !

Plateforme de prêt de matériel

Réflexions à propos d’une plateforme de prêt d’objets, de matériel

La plateforme est faites !! youhouhou… (24 juillet 2011… après avoir ouvert cette page le 27 juillet 2010 !!)

Allez voir sur yopyop.ch

….. et au vue de manque de succès… et du fait que ce genre de plateforme à fleuri… (donc objectif atteint)… en novembre 2013 j’ai recyclé le nom de domaine pour y mettre mon nouveau site d’expérimentation culinaire…. de la cuisine amusante ! 🙂

Pour partager des objets allez voir la plateforme: http://e-syrent.ch

Ou le projet de partage entre voisins: http://www.pumpipumpe.ch

L’approche de ce dernier est totalement différente de la mienne… avec ma déformation professionnelle de développeur web, j’ai construit une plateforme web pour partager des objets. Du coup, j’ai aussi eu des demandes farfelues du monde entier…..  quand le transport coûte plus cher que l’achat direct !!
J’ai remarqué que finalement ce qu’il faut pour qu’une telle plateforme d’échange fonctionne, c’est la confiance… il faut d’abord prêter à ses amis et à ses voisins.. et ensuite on peut élargir si ça fonctionne… là j’étais parti un peu trop large au début. Le projet d’autocollant de pumpipumpe est très simple.. il n’est pas parfait, mais tellement simple qu’il marche !

Idée de base

Moins de bien, plus de liens !

Nous sommes envahi de plein d’objets que nous n’utilisons que rarement.

Tout le monde à chez soi, un bâteau gonflable, un four à raclette, une tente, un déguisment de pirate, un hamac, des chaises pliante, une machine à coudre, cane à pêche, train électrique, légos, livre, etc….

L’idée est de mettre en commun tous ces objets que finalement nous n’utilisons pas très souvent, mais qui nous encombrent.

Relocaliser l’économie

Si tout le monde dans son quartier agit de la même manière, il sera possible d’optimiser l’utilisation de tout ces objets pour ne plus devoir tout posséder à triple ou quadruple… par la même occasion, c’est une manière de créer des liens avec son voisinage.

En effet, cette démarche doit se jouer le plus possible de manière locale. ça ne sert à rien de faire de nombreux kilomètres de transport pour aller chercher un tout petit objet que l’on rendra une heure après..

Il existe déjà des plateformes d’enchère, comme ricardo ou e-bay. Mais l’idées ici n’est pas pareille. Le but n’est pas de vendre des objets, le but est de les partager.

Il y a derrière cette idée également la volonté de ne pas faire une plateforme de location, mais bien une plateforme de partage.

(contrairement au site http://fr.zilok.com … mais qui fait finalement la même chose ! )

Monnaie locale

Pour avoir un petit aspect viral ethnocentriste, l’idée est également d’introduire une monnaie complémentaire propre à la plateforme. Les « locations » vont se payer dans cette nouvelle monnaie. Le but de ceci est d’inciter les participants à partager eux même leur bien. En partagant, il seront payé et pourront profiter du matériel des autres. En ne partageant rien, ils ne pourront pas gagner d’argent.

Il y a donc aussi une volonté dans ce projet de montrer la force des monnaies complémentaires. Il y a la volonté d’expérimenter également le concept de revenu de vie. L’économie touchée par cette plateforme est trop petite pour pouvoir vivre de ceci, mais elle va permettre tout de même d’expérimenter ce qu’il se passe si on donne arbitrairement de l’argent à tout le monde. Comme au monopoly, à chaque passage au start, tu reçoit une prime ! L’idée est ici de donner une prime à ceux qui jouent. Donc à ceux qui sont présents régulièrement sur la plateforme…. enfin voilà quelques idées de base, maintenant il faudra réfléchir et expérimenter tout ça.

Le nom

Pour la monnaie, le kong. C’est une monnaie de singe ! 😛

Pour la plateforme, il faut trouver un nom qui claque… kitang, koudou… kong.. tient.. les k !! 😛

oubou… toubou… (peuple du niger)

Vu qu’il y a tout un bric à brac on peu imagniner un truc du genre Brikbrak ..bricbrac brikabrak bricabra.ch BrikBrak

Les animaux, c’est toujours pratique pour illustrer…

http://www.heartlandsteaks.com/beef-chart.php

Le boeuf que l’on partage…. 😛 .. ouais mais non…

Beef Chart

Quelques idées en vrac

  • utiliser facebook connect pour identifier les gens
  • utiliser like facebook pour les descriptions des objets

Vu ailleurs..

Le modèle de voiture partagée, «Mobility», est l’embryon de ce qu’on appelle l’économie de fonctionnalité ou de contribution, dans laquelle s’échangent des droits d’usage plutôt que des biens matériels. Anne-Catherine Menétrey dans Le Temps le 22 février 2011

Fonctionnement

Une personne qui arrive sur le site peut s’identifier. Si elle n’en as pas, son compte peut être pré-rempli grâce à facebook connect.

Puis, elle va chercher l’objet qu’elle désire emprunter. Il y a un mini moteur de recherche.

La description de l’objet arrive, il y a possibilité de voir le calendrier des ses réservations.

Puis, il y a moyen de remplir le formulaire de réservation de l’objet. Si aucun conflit de date n’est remarqué, le système crée une réservation en attente. Le propriétaire de l’objet est notifié (flux atom et mail voir facebook) qu’une demande d’emprunt est pendante. Il reçoit dans le même mail, les coordonnées du locataire.

Le propriétaire doit donc (dans un délai raisonnable à choisir) contacter le locataire pour convenir avec lui les modalités de location.

Au moment de la confirmation de la réservation, le locataire va recevoir un mail avec un lien sur l’interface de payement pré remplie. Mais c’est lui qui décide de quand il va l’utiliser.

Modèle de BD

Il y a plusieurs elements qui entre en compte:

  • personnes
  • objet
  • calendrier

Qui sont tous reliés entre eux par une :

  • réservation

Pour les payements nous avons besoins de transaction bancaire.

Afin d’accorder une certaine fiabilité au système, il faut faire des évalutations. La table commentaire permet de s’occuper de ça, elle a un champ evaluation. Si il  = 0 c’est un commentaire et sinon c’est une évaluation. (1-5)

Une nouvelle table evaluation a été ajoutée, c’est plus propre.

Les tables personne et calendrier (et événement) sont celles déjà existantes. Il faut ajouter les tables objet, réservation et transactions. La fortune et les méthodes pours l’augmenter ou la diminuer font déjà partie du manager et bd de personne.

Objet

  • id_objet
  • nom
  • description (html ?)
  • url => pour une description complète au besoin
  • id_proprietaire
  • prix (par jour)
  • caution (en cas de casse de l’objet)
  • latitude
  • longitude => pour le lieu de stockage de l’objet
  • lieu (en vrac écrit… permet de passer en mode geocoding)
  • etat (disponible ou plus) 0 => en cours de création, 1=> disponible, 2=> privé
  • id_calendrier (pour chaque objet on lui attribue un calendrier de ses disponibilités)
  • duree_max
  • duree_min (temps min et max des tranches de location en heure)
  • id_image (pour représenter l’objet)

Reservation

  • id_reservation
  • nom
  • type (définitif – pré réservation) 1-2
  • description
  • id_locataire
  • id_objet
  • id_evenement
  • etat (en attente – accepté – refusé ) 0-1-2

Transaction

  • id_transaction
  • nom
  • description
  • id_source
  • id_destinataire
  • montant
  • ip
  • user_agent => pour mieux contextualiser l’historique de la chose…
  • toutes les dates et métadonnées habituelles..

Détail du fonctionnement de la réservation

Il y a 2 cas de figure que l’on veut pouvoir gérer:

  • La réservation à partir d’une personne déjà enregistrée dans le système.
  • La réservation à partir d’une personne qui est inconnue.

SI la personne est iconnue il faut créer un compte directement à la volée. (dans le cas particulier de la maisec, on pas forcément envie de garder les comptes actifs. Donc on ne propose pas l’ajout d’un mot de passe etc…)

Pour éviter le spam, le formulaire de réservation comporte un système de ticket de session à l’image de ce qui se fait avec les commentaires.

http://yopyop.ch/reservation/?new&id_objet=2   (&id_personne=2)

Donc les étapes de réservations sont:

  • obtenir l’id de l’objet. Si aucun id n’est passé.. on ne continue pas ! (permet d’afficher dans la demande de réservation le résumé de l’objet)
  • obtenir l’id de la personne ou la créer si elle n’est pas fournie. (donc si id_personne est vide et que la session indique un inconnu)
  • (envoyer une notification par mail qu’un compte a été créé.)
  • obtenir les infos d’un formulaire
  • Créer un événement dans le calendrier de l’objet pour les dates données.
  • créer une réservation avec toute ces données.
  • envoyer une notification de la réservation au propriétaire de l’objet.

 

Lancement

Une fois le site fini (ce qui n’est pas le cas), il faut le lancer faire de la pub.

On peut utiliser le principe du club fermé pour lancer le service et faire un buzz.

On fourni un accès uniquement à un nombre limité de gens, et les autres peuvent s’inscrire pour obtenir des infos.

Puis, avec les accès, on donne des invitations pour ses amis… Direct ça fait un buzz… 😛  et ça permet de récolter des adresses mail pour faire un spam 😛

 

Design

J’ai beaucoup d’idées.. beaucoup d’exemple de trucs pas mal.. d’exemple d’interface de services qui ont certains besoins similaires.

Maintenant il faut prendre une décision.

J’aime bien des designs comme ceux de :

Dans l’idée il faut faire un mixe de tout ça et encore d’autre choses.

Les idées de bases sont:

  • un fond de texte blanc
  • plein de couleur pour différencier les parties de l’application. Il faut des couleurs dans le genre de la marque roxy. (ski)
  • utiliser une taille de police assez grosse (17px)
  • utiliser une couleur de police un peu grise
  • utiliser la police georgia italique
  • le découpage du site est fait avec des barres de couleur et des bloc de couleur.
  • utiliser la tête du singe comme logo du site. ça popularité est confirmée. 4ème sur ocal ! bientôt 12000 téléchargements
  • utiliser des images à plat comme symbole. Le design global doit être genre à plat. Avec des formes simple. Des archétypes. S’inspirer des panneaux de signalisation de gare.

Sytème monétaire

Pour introduire ce système de prêt d’objet, l’idée est d’y coupler une monnaie complémentaire.

Comme le dit Bernard Lietaer dans ses conférences, quand on crée une monnaie il faut savoir quel est sont but, toutes les monnaies sont différentes.

Ainsi, le but ici de cette monnaie est de favoriser les gens à jouer à ce jeu, à crontribuer au système collabortif.

Il faut donc:

  • rémunérer les gens qui ajoutent des objets sur le marché
  • taxer les gens qui capitalisent (en introduisant une monnaie fondante)
  • tenter de trouver un moyen de convertibilité avec d’autres monnaie. (c’est bien ce qui a fait décoller le bitcoin) Peut être qu’on peut réaliser cette convertibilité via un système du genre c3. Ce système propose une monnaie qui est en fait une assurance sur une facture. Si l’on veut de la monnaie nationale traditionnelle directement, il faut payer un intérêt, si l’on reste dans le système, on peut payer avec cette facture garantie par l’assurance.
  • Il faut indiquer dès le départ que c’est une monnaie dont les règles sont suceptibles de changer, mais que c’est à la communauté de définir ces règles. C’est une monnaie démocratique.
  • Il faut augmenter la masse monétaire.. comment faire ?

Todo

  • les objets vu sur une carte
  • liste des réservations en cours
  • le système monétaire
  • explication du système monétaire
  • changement de l’image des objets
  • introduction de la date de naissance
  • flux atom de notification
  • image de profile autre que gravatar
  • visibilité des objets restreintes à des groupes
  • mail multipart

Fait

  • système de tableau de bord
  • envoie de mail
  • gestion de son compte utilisateur
  • design

Quand faut-il faire une notification ?

  • Création d’un compte à la volée: type (1)
  • si je fais une demande de réservation d’un objet:
    pour moi (2) => Vous avez fais une demande de réservation de l’objet drapeau pirate
    pour le proprio de l’objet (3) => Martouf fais une demande de réservation de l’objet drapeau pirate
  • Si j’accepte une demande:
    pour moi (4) => vous avez accepté la demande de réservation de l’objet Drapeau pirate
    pour le locataire (5)=> Martouf a accepté votre demande de réservation de l’objet Drapeau pirate
  • si je fais un changement dans une réservation:
    pour les deux (6)=> la réservation de l’objet drapeau pirate a été modifiée
  • (7) pour une notification de transaction financière

Les champs createur et modificateur de l’objet notification sont mis à jour automatiquement, c’est l’id de session qui est utilisé. Ainsi on sait toujours qui est à l’origine de l’élément déclencheur d’une notification.

Pour savoir à qui est destiné la notification, on utilise le champ evaluation, dans lequel on place l’id de l’utilisateur concerné. Celui qui doit évaluer ! (c’était plutôt un oubli de ce champ, où plutot je m’étais dit que l’on pouvait faire une relation plusieurs à plusieurs.. mais ce sera plus facile à gérer avec un champ directe dans la table)

Il ne faut pas oublier le champ Etat qui est à 0 par défaut. On place l’etat à 1 si l’info est lue.

Voir pour faire un petit bouton ajax pour dire « info lue.. »

Sagesse des foules

La démocratisation du droit d’expression

Le web 2.0 c’est le web des applications. Depuis le web 2.0, il n’y a plus besoin de s’y connaître en informatique pour créer son propre blog et exister sur le web. Le web 2.0, c’est la démocratisation de l’expression citoyenne et populaire. Tout le monde peut, avec des moyens dériosoires, donner son avis au vaste monde.

De plus, sur tous les blogs, il y a un système de commentaires. Toute personne peut répondre à un billet publié. Il y a un droit de réponse bien plus interactif que le courrier des lecteurs de n’importe quel journal.

Avec le web 2.0, le droit d’expression tant vanté par la démocratie est enfin une réalité. Le droit d’expression n’est plus l’apanage de la caste des journalistes qui sont les seuls à s’exprimer réellement et à se répondre par journaux interposés. (que ce soit des journaux papier, télévisés ou radio diffusés)

Le web 2.0 permet de construire une véritable démocratie participative et collaborative.

foule mains levées.jpg

Voici le discours qui est prôné par les gourous du web. Mais est-il vrai que le web peut vraiment nous faire aller plus loin dans la démocratie ?

Observons un peu comnent fonctionne notre démoratie suisse exemplaire.

Décortiquons la démocratie

carte résultat votations 30 novembre 2008  imprescribilité des actes pédophiles.pngLa démocratie est le système politique où le peuple est souverain. Pour prendre une décision, on demande son avis à tout le monde et l’avis qui a la majorité de voix l’emporte. La démocratie, c’est finalement la dictature de la majorité. La démocratie est basée sur le postulat que la majorité a toujours raison. Mais est ce vraiment juste ? Est ce que la majorité a vraiment toujours raison ? L’avis majoritaire peut être le moins bon des avis. Comme il est majoritaire, il l’emportera toujours.

Mais attention à ce que j’écris, bien souvent, nulle critique de la démocratie n’est autorisée. La sagesse des foules est souvent invoquée. La démocratie est le moins mauvais des systèmes politiques que l’on a trouvé!

Surtout, à mon avis, la démocratie est le système qui permet de toujours d’avoir une majorité de gens contents de la décision mise au vote. Les avis minoritaires sont toujours moins nombreux. Donc la démocratie est le système où l’on minimise les mécontents.

Donc, oui, la démocratie, c’est ausi des mécontents. Et quel est l’avis des mécontents à propos de la démocratie ?

Souvent, c’est celui-ci:

…de toute façon, ils font ce qu’ils veulent, ma voix sera noyée dans la masse. Combien de fois ai-je déjà entendu cette phrase? Beaucoup !

Il y a toute une frange de la population qui ne se sent pas écoutée lors des votes démocratiques. Et, en général elle finit par rejoindre la masse des citoyens qui se désintéressent ou ne se sentent pas concernés par la politique. L’argument est très souvent: ça ne changera rien, que je participe ou non.

Résultat de tout ça, très souvent, la démocratie n’est pas le système politique ou le peuple est souverain. Mais le système politique ou le peuple qui donne son avis est souverain.

moutons.pngD’après quelques observations personnelles, j’en arrive toujours à la conclusion, qu’en démocratie, il y a une poignée de gens qui proposent, (des lois, des initiatives etc…), un tiers des gens qui donnent leur avis (pour ou contre) et une majorité silencieuse de quasi deux tiers des gens qui est indifférente: une majorité de moutons.

La démocratie est donc quand même un système qui ressemble beaucoup à l’aristocratie ! (aristocratie qui signifie gouvernement par une élite)

Beaucoup de techniques ont été utilisées pour augmenter le taux de participation à un vote. (vote par correspondance, vote électronique, amende, etc..) Mais le résultat n’a jamais été très probant.

Les gens qui veulent augmenter le taux de participation à l’effort démoratique peuvent se rassurer en sachant que dans la grèce antique, dans le berceau de la démocratie, le taux de participation n’était pas plus élevé qu’actuellement !

(l’Ekklêsia, l’assemblée de tous les athéniens mâles de plus de 18 ans, comportait potentiellement 40 000 personnes. Cependant, jamais plus de 6000 personnes ne s’est rassemblé à la fois !)

Voilà maintenant que l’on nous parle du web comme étant LA solution au réveil démocratique. Qu’en est il vraiment ?

Taux de participation sur le web

Il faut voir le web comme un amplificateur. Sur le web on trouve de tout en grande quantité. On trouve le meilleur comme on trouve le pire. Le web n’est que le reflet amplifié de notre société, ou du moins de ceux qui participent à notre société.

En effet, le web 2.0 met à disposition toute une foule d’outils qui permettent la mise en commun de données, la collaboration, l’expression et la participation de tous. Cependant mettre à disposition des outils ne veut pas dire qu’ils seront utilisés ! Alors quelle est la proportion de gens qui participent vraiment au web 2.0 ?

Bill Tancer, analyste et statisticien pour Hitwise a tenté de répondre à la question. Dans son livre Click, il prétend que:

  • 90 % des gens qui visitent un blog ou un site participatif ne participent pas.
  • 9 % des gens participent de temps en temps en ajoutant des commentaires.
  • 0.9 % des gens sont des contributeurs actifs.
  • 0.1 % des gens sont des créateurs de contenu.

Donc le web est bel et bien un reflet amplifié de notre société. Le taux de participation déjà pas bien grand de notre société est encore plus faible sur le web.

Sur le milliard d’utilisateurs du web sur cette planète, seul 1 million sont des créateurs de contenu. Pour donner une image à l’échelle de la planète, c’est comme si seuls les suisses romands étaient des créateurs de contenu sur le web !

terre.pngLe professeur Ed H. Chi et ses collègues du groupe de recherche  Augmented Social Computing ont étudié wikipedia pour tenter de savoir qui écrit vraiment les articles. Ils ont découvert que seul 1% des utilisateurs sont à l’origine de la moitié des contributions faites sur wikipedia. Jimmy Wales, le fondateur de wikipedia estime que la grande partie de l’encyclopédie est le fruit d’un groupe de quelques centaines de personnes. Pas plus!

Wikipedia est un des sites du top ten des sites les plus visités du web et il n’est écrit que par quelques centaines de personnes. L’asymétrie entre les consommateur et les créateurs d’information est grande.

Un autre mastodonte du web, c’est youtube. Une étude estime que seul 0,016 % des utilisateurs de youtube y envoient des vidéos ! Encore une fois l’asymétrie entre consommateur et créateur est grande.

Tout ceci signifie qu’il existe une sorte d’aristocratie du web qui crée du contenu qu’une majorité de gens consomment.

Vassilis Kostakos, professeur assistant à l’Université de Madère, a présenté en août 2009, à l’ IEEE International Conference on Social Computing, les résultats d’une étude qui montre que cette aristocratie du web est capable d’influencer des tendances globales.

En effet, il explique que ce sont des petits groupes d’utilisateurs très actifs qui sont à l’origine de la majorité des votes dans les systèmes de notations comme ceux que l’on retrouve sur la base de données de film IMDB ou sur le magasin Amazon.

Il y a donc une majorité des utilisateurs de ces sites qui ne font que lire les notes qui ont été attribuées aux films ou livres par une poignée d’utilisateurs très actifs. De plus, avec une petite dose de mimétisme instinctif chez l’humain, les utilisateurs seront assez vite enclin à renforcer le vote qui est déjà présent !

Qui choisi les films qu’il va voir en fonction de leur note sur IMDB ? Qui y a déjà noté plus de 300 films ?

Cher lecteur, est ce que tu es consommateur ou aristocrate du web ? Est ce que tu es influencé par le monde ? ou est ce que tu influences le monde ?

Chaque voix compte

Ainsi au vue du taux de participation global sur les sites participatifs du web ou dans notre système polititique démocratique. Il n’est pas difficile de se rendre compte que finalement chaque voix compte !

Si je reprend la phrase: ..de toute façon, ils font ce qu’ils veulent, ma voix sera noyée dans la masse. Il n’est pas difficile de se rendre compte que ce point de vue est faux. Le poid de chaque voix est proportionnel au taux d’abstention. Plus il y a une grande proportion de consommateurs, plus l’artistocratie est renforcée.

foule en délire.jpgCe phénomène se retrouve aussi dans le monde associatif. Ce sont toujours les mêmes personnes qui sont présentes dans bon nombre d’associations d’une même région.

Quand on observe la composition des autorités politiques d’une commune, on remarque très vite que ce sont tous des représentants des associations locales!

Les conspirationnistes y voient une mafia qui noyaute le système, un réseau de potes qui tirent la couverture vers eux. Mais il n’y a pas de conspiration à chercher. C’est uniquement le fait que l’on retrouve toujours cette minorité de la population qui participe, qui s’investi dans la communauté où elle se trouve. Par rapport à la majorité silencieuse.

Tu veux ton mot à dire ? tu veux être entendu? tu veux influencer le monde ? C’est beaucoup plus facile que ce que l’on pourrait croire…

Il suffit de participer ! De s’engager ! Mais c’est vrai ça prend du temps et de l’énergie…

Voilà pourquoi on trouve toujours une majorité de consommateurs !

Voilà pouquoi notre société, est une société de consommation !

Où est la girafe ?

Il me semble ne pas encore avoir vraiment parlé de la marque Où est la girafe? sur ce site, donc je vais combler cette lacune.

Où est la girafe? est une formidable expérience que j’ai lancée au début de l’année 2009. Le principe est de diffuser la girafe dans le vaste monde.

logo-girafe-autocollant.png

Pour ce faire, il y a plusieurs stratégies.

  • D’après minus et cortex, dans l’épisode it’s a paper world, la force la plus grande dans l’univers est la distribution gratuite de t-shirt. J’ai donc décidé d’appliquer ce principe: je fais des t-shirt à l’effigie de la girafe. (bon, n’étant pas non plus l’héritier de Crésus ou sponsorisé par Bill gates, je n’utilise pas complètement cette stratégie…… les t-shirts ne sont pas gratuits… dommage)
  • D’après les grands pontes du marketing, la guérilla marketing est une excellente stratégie pas chère. Il suffit d’inonder la rue d’autocollants. J’ai donc ainsi fait imprimer un bon millier d’autocollants dont les 2 tiers se baladent déjà on ne sais trop où…
  • D’après l’époque actuelle, toute marque se doit d’avoir une présence numérique. C’est donc ainsi que le site web http://ou-est-la-girafe.ch est le phare qui illumine le chemin des girafes en vadrouilles à travers le monde. Afin de profiter de la mode du marketing viral, Où est la girafe? a aussi sa page de fan sur facebook.
  • D’après moi, (un grand penseur contemporain) le secret de la diffusion de la girafe, c’est sa liberté. Il faut que la girafe puisse se transformer, se métamorphoser, se sublimer…. C’est pour cette raison que j’ai mis le dessin de la girafe dans le domaine public. Toute personne qui le désire, peut utiliser le logo de la girafe pour ses propres créations. C’est le concept qui est parfois décrit par le néologisme de générativité. Le succès est là quand un système est détourné pour une utilisation non prévue par son créateur…

Ainsi grâce à toutes ces techniques la girafe va se diffuser dans le vaste monde et il sera très utile de se poser la question: Où est la girafe?

girafe catalogue geo Alice brouillard ruine machu catalogueGirafe

Où est la girafe? Au machu pichu!

Pour étendre le concept de guerilla marketing au vaste monde, participe toi aussi à la diffusion de la girafe dans le vaste monde en la faisant voyager avec toi durant les grandes migrations de cet été…

En effet, c’est l’été, et avec l’été la saison des vacances… et donc la saison des grandes migrations…

Si toi aussi tu vas voyager aux quatre coins du monde, pense à faire profiter la girafe de tes pérégrinations !

Où est la girafe ?
La page: http://ou-est-la-girafe.ch/geophoto/geo/galerie.html
tente de répondre à la question en indiquant à l’aide de photos et de cartes les lieux où la girafe est passée….

Si toi aussi tu veux aider la girafe à voyager, il te suffit de prendre une (ou des) photo(s) d’un t-shirt ou d’un autocollant girafe sur ton lieu de villégiature !

Ensuite, envoies tes photos à en précisant le lieu (histoire de l’indiquer assez précisément sur la carte).
Avec la collaboration de tout le monde, la girafe sera partout. Ensemble nous sommes plus fort !

Pourquoi tout ça ?
Il y a plein de gens qui ne comprennent pas pourquoi ? Pourquoi la girafe ? Pourquoi dépenser autant d’énergie à diffuser la girafe ? Pourquoi te démener alors que ça ne te rapporte pas d’argent ? Mais pourquoi tu fais ça ?

A tout ces gens, je réponds: pourquoi pas !

Est ce que l’on est obligé d’avoir tout le temps une réponse au pourquoi? D’avancer avec le seul motif du gain pécunier ou de l’utilité ?

Un jour j’ai eu envie de lancer la girafe à la conquête du vaste monde. Je l’ai fait ! parfois il n’y a pas de réponse au pourquoi !

Il faut se laisser porter par ses envies du moment !

La girafe a toujours une hauteur d’avance !

Le système de brevet est une entrave à l’innovation

Les brevets, une entrave à l’innovation ?

Le système de brevet est un système mis en place il y a plus d’un siècle pour encourager l’innovation et garantir aux inventeurs un revenu financier sur leurs inventions afin de continuer à innover.

Le but du système de brevet est de garantir l’innovation.

A l’époque le système était adapté, maintenant il ne l’est certainement plus !

De plus en plus, on observe des disfonctionnements, des dérives de ce système.

L’arrivée dans l’ère de l’information accentue encore le problème étant donné que l’industrie ne produit de plus en plus que de l’information, information qui souvent, juridiquement ne peut pas être protégée par un brevet mais plutôt par la propriété intellectuelle.

Donc il y a plusieurs problèmes majeurs que je vois :

  • les brevets logiciels
  • la brevetabilité du vivant
  • l’accélération de la durée de conception
  • le financement de l’Etat par des taxes sur les brevets
  • les politicens qui associent l’état de l’innovation de leur pays avec le nombre de brevets déposé

Les brevets logiciels

Historiquement un brevet est déposé pour protéger une invention qui a une application industrielle. L’industrie actuelle est entrée dans l’ère de l’information. Les inventions se font de plus en plus souvent dans le domaine de l’information: de l’informatique.

Une entreprise active dans l’informatique ne produit bien souvent que du code de programme. Cette production sort du cadre de protection des brevets.

Au USA, on a adapté le droit des brevets pour l’appliquer aussi à l’informatique, en Europe ce n’est pas le cas et tant mieux !

Des essais on été fait pour tenter de breveter des choses autant utilisée que le double clic ! Une telle pratique déssert totalement l’innovation elle est faite uniquement pour tenter de trouver une source de revenu.

Le brevet logiciel est une entrave à l’innovation.

La brevetabilité du vivant

L’ère de l’information ce n’est pas que l’informatique, mais c’est aussi l’industrie pharmaceutique et le génie génétique.

Cette industrie dépose des brevets sur tout et n’importe quoi. Au point d’en arriver à s’approprier des plantes utilisées depuis des générations par des peuples qui ne connaissent pas les brevets.

C’est un pillage systèmatique du vivant qui est en cours. En arrivera-t-on au point de voir des humains qui sont brevetés par une firme ?

Le système de brevet indroduit aussi des effets pervert sur les pratiques des industries pharmaceutique. Pour éviter d’avoir des pertes de revenu sur un médicament dont la moélcule du principe actif arrive en bout de période protégée par le brevet, la firme pharmaceutique se lance dans la création d’un nouveau médicament avec une nouvelle molécule brevetée et abandonne l’ancien médicament.

C’est son droit me direz vous… mais le pire dans cette histoire, c’est que la nouvelle molécule brevetée n’est pas nouvelle, ce n’est que la molécule énantiomorphe de celle du médicament précédent. C’est la même mais retournée. La différence est la même qu’entre une main gauche et une main droite. Au niveau des brevet c’est une autre molécule, mais on ne peut s’empêcher de penser que l’on s’est fait arnaquer !

La brevetabilité du vivant et la brevetabilité des molécules est une entrave à l’innovation.

L’accélération des durées de création

Un brevet protège une invention pour une durée de 20 ans. Si c’était tout a fait adapté dans le contexte de l’époque, actuellement ça ne l’est plus.

Si l’on reprend le cas de l’informatique, 20 ans c’est les deux tiers de la durée de l’histoire de la micro informatique, si l’on avait breveté chaque évolution de logiciel, on n’en serait pas là où on est maintenant. L’évolution n’aurait jamais été aussi fulugrante.

Dans tous les domaines inudustriels on observe une accélération du développement des innovations. Mais la durée du brevet n’a pas changée.

Actuellement, le mythe de l’inventeur tout seul qui crée une invention révolutionnaire n’a plus vraiment court. La plupart du temps, l’infrastructure nécessaire à créer de nouvelles choses est trop énorme pour qu’une personne toute seule puisse l’assumer. (autant financièrement qu’au niveau des connaissances nécessaire)

Les brevets sont donc très souvent déposé par des industries avec des infrastructures énorme.

Ceci pose un problème dans le domaine de la pharamceuthique, car trop souvent, avant même de commencer une recherche, il faut mettre une batterie d’avocat en marche pour trouver si par hasard dans notre nouvelle recherche on ne serait pas en train de violer les brevets d’un concurrent.

Souvent pour un détail juridique une recherche ne peut pas avoir lieu. De plus en plus les universités qui sont sensées être des endroits neutre et soutenir la recherche sont confrontée à ce même genre de problèmes. Comme elles ne peuvent bien souvent pas se payer un service juridique, souvent la recherche dans le domaine de la biologie sont abandonnée !

Les brevets induisent un composantes juridique qui ne devrait pas être le métier d’un chercheur. Le brevet est une entrave à l’innovation.

Les brevets sources de revenu pour l’Etat

Les politiciens et l’Etat ne vont pas être en défaveur du système de brevet, vu que ce système assure des revenus grâce aux taxes perçues sur les brevets !

En 2007, il semble que ce n’est pas moins de 300 millions d’euros d’annuité qui ont été récolté par l’office des brevets européens. (source: Magazine numerama)

Donc qui va se charger de dire que ce système de ne fonctionne pas et qu’il est de plus en plus à l’encontre de son but premier de favoriser l’innovation ?

La réponse est peut être du côté des employés même du service des brevets !

En effet, en septembre 2008, ce sont les employés même de l’office européen des brevets qui sont venus manifester dans la rue pour dénoncer les dysfonctionnements du système des brevets.
(source: Magazine numerama)

De plus, les politiciens qui traitent des sujets de la recherche et de l’innovation se base très souvent sur le nombre de brevet déposé pour estimer l’efficacité de la recherche et de l’incitation à la recherche et à l’innovation dans leur pays.

Très souvent on nous dit que les USA innovent plus, car ils déposent plus de brevet, alors que souvent c’est simplement du au simple fait que le brevet logiciel est reconnu au USA et pas en europe. Donc forcément qu’il y a une différence !

Donc le système de brevet induit une image déformée de l’état de la recherche dans un pays. Il ne permet donc pas aux politiciens de prendre de bonne décision. Le brevet est donc une entrave à l’innovation.

Quelle alternative ?

Il est bien beau de tapper sur le système de brevet, mais alors comment favoriser l’innovation ? Comment réformer ce système que proposer ?

Des solutions existent, il semble que la simple économie de marché est une solutions qui favorise plus l’innovation que le système du brevet.

Une étude dirigée par Peter Bossaerts avec des chercheur de l’EPFL et de Caltech montre que l’innovation est favorisée en utilisant le système d’économie de marché pour récompenser tous les acteurs qui ont contribué à une innovation, qu’ils soient les premiers ou les second à proposer cette innovation. (source: ibcom)

Le système de brevet est trop exclusif, le second à se lancer sur le marché n’a droit à rien, tout est gardé pour le premier, celui qui dépose le brevet.

Cette apporche trop restrictive entrave l’innovation. Utiliser l’économie de marché en vendant des technologies permet un échange, qui permet une collaboration et des améliorations. Les améliorations qu’apporte le second à utilser la technologie peuvent même être totalement bénéficiaire au produit du premier !

A l’ère de l’information on communique, on échange, on partage. L’ère de l’exclusivité et de l’individualisme est révolue et ça c’est une innovation !

 

Incroyable, 2 jours avant moi, le Dr Goulu sur son blog parle également des dérives des brevets…..  du bervet sur le vaisseau spatial et sur la roue !!

Voici comment mettre en commun dans un espace collaboratif plein de brevets logiciel:

http://www.openinventionnetwork.com

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