Différence entre le salaire à vie de Friot et le Revenu de Base Inconditionnel

Différence entre le salaire à vie de Friot et le Revenu de Base Inconditionnel

Ces derniers temps plusieurs personnes m’ont fait parvenir une vidéo qui tente de démontrer que l’idée de salaire à Vie lancée par Bernard Friot et le réseau salariat et meilleure que l’idée de Revenu de Base Inconditionnel pour laquelle je milite depuis quelques années, surtout dans le cadre de l‘initiative populaire fédérale pour un Revenu de Base Inconditionnel qui a été lancée en Suisse.

Cette vidéo est très bien faite et et c’est la première fois qu’une explication sur le salaire à vie me donne envie d’être pour ! :)…. mais non… en fait je reste sceptique sur le salaire à vie. Je préfère nettement le Revenu de Base Inconditionnel.

Contrairement à ce que beaucoup disent, les deux projets ne sont pas juste des différences de formes avec un fond différent. Pour moi ce sont vraiment deux projets de société différents avec des intentions différentes.

Voici la vidéo en question et voici mes explications des différences entre le salaire à vie de Friot et le Revenu de Base Inconditionnel.

Cette vidéo est bien faite et donne envie d’être pour le salaire à vie…. Mais je ne suis pas entièrement convaincu, il me reste un petit sentiment indéfinissable qui me dit qu’il y a un truc qui coince.. qui n’est pas autant joli que ce que cette vidéo dit.

Le constat de cette vidéo est parfait

Effectivement, le plein emploi est menacé. Et effectivement la marge « capitaliste » prise au passage rend ce système pas aussi efficace qu’il le dit !

Le salaire à vie est un projet adapté au passé et peut être au présent, mais pas à l’avenir

… c’est encore flou… mais j’ai une impression que le salaire à vie est très adapté à la société industrielle avec l’emploi tel qu’on le conçoit jusqu’à maintenant. Il est parfaitement inscrit dans une société productiviste…. mais cette vision coince avec l’avenir… avec une société de l’information. Avec une société de contributeurs et non pas de producteurs.

Ce nom de producteur est quand même souvent utilisé par Friot et ses partisans. Je vois là un reste d’une société révolue… la société productiviste dont le but est de faire passer le bonheur par la quantité d’objets créée….  et là que ce soit des communistes ou des capitalistes, je ne vois aucune différence, ce sont des productivistes.

L’avenir n’est plus au contrat de travail, mais à la communauté de cocréateurs. Le monde matériel va de plus en plus ressembler à celui de la création de logiciel libre. (voir à ce propos le livre « Makers » de Chris Andersen)

Moi c’est ce que j’appelle l’artisanat industriel et voici mon article sur le sujet… Le monde change, la manière de produire change et la lutte de classe  (au sens Marxiste) va donc disparaitre !

Donc est-ce que le salaire à vie est capable de s’insérer là dedans ?

Mais on peut se poser la même question à propos du Revenu de Base Inconditionnel !

Dans les deux cas on ne sait pas trop ce qu’il va se passer. L’avantage du RBI.. c’est qu’il ne s’aventure pas trop loin… donc on ne risque pas d’être à côté de la plaque..

Le Revenu de Base Inconditionnel reconnait l’être, le salaire à vie reconnait le diplôme

Le truc qui me dérange dans le système du salaire à vie, c’est que le système de rémunération est basé sur la capacité des gens à passer des diplômes, des épreuves, à se fondre dans un moule…  et là ça ne cadre pas avec un idéal émancipateur que je ressens chez les partisans du Revenu de Base Inconditionnel.

Chez ces derniers, j’ai déjà souvent remarqué un intérêt à revoir complètement l’école. De passer du système actuel de formation qui formate les gens à un système d’éducation qui (selon l’étymologie de ce mot) aide les gens à devenir autonome.

Le RBI, c’est libérer, émanciper et responsabiliser les gens. Dans le salaire à vie… j’ai un sentiment de grosse usine à gaz qui enferme…

Le salaire à vie n’est pas inconditionnel !

Déjà, premier point, le salaire à vie, n’est pas inconditionnel… vu qu’il ne s’obtient qu’à 18 ans ! Ainsi on aide pas beaucoup les familles, même si les projets de revenu de base prévoient souvent un montant plus faible pour les enfants.

Le salaire à vie crée des hiérarchies stigmatisantes

Même si c’est dans les faits très semblable, le revenu de base ou le salaire à vie de 1er niveau de qualification (donc de base !) ont des intentions et des sous entendus différents…

Le salaire à vie du premier niveau est un premier niveau.. il crée une hiérarchie là ou le Revenu de Base Inconditionnel rend tout le monde égaux. il sous entend que la personne n’est pas capable d’accéder aux niveaux supérieurs…  il y a là une comparaison possible à la stigmatisation actuelle envers les chômeurs. (qui je le rappelle ont financé eux-mêmes leur revenu de chômeur !)

Le salaire à vie crée une usine à gaz au lieu de laisser les gens s’arranger librement

Ce film présente tout un discours sur l’encouragement à travailler qui se fait via la « rapidité de progression dans les classes de salaire » qui peut être ajustée selon les besoins en main d’oeuvre.

Je trouve ce système bien compliqué et pas forcément adapté, alors qu’il suffit de faire un contrat entre un employé et un employeur… l’offre et la demande (qui n’est pas le capitalisme) me semble une technique plus simple, souple et efficace pour aller vers le même but. (Le Revenu de Base Inconditionnel sert justement à équilibrer le rapport de force entre employé et employeur)

Le salaire n’est qu’une forme particulière de revenu et pas le contraire comme le dit ce film !

Dans ce film, il y a tout un discours sur les mots « salaire » et « revenu »…. il est dit que le salaire reconnait le travail, même en dehors de la sphère capitaliste… alors que le revenu voit les humains comme des êtres de besoins….

=> Personnellement, je ne suis pas du tout d’accord. L’étymologie du mot revenu est claire. C’est un retour, c’est une rétribution, il y a une notion de cycle… je donne quelque chose et en échange je reçois un revenu.

Donc ici je peux aussi dire que le revenu de base reconnait n’importe quelle contribution à la société, que ce soit dedans ou en dehors de la sphère capitaliste !

Le discours à ce moment du film ne me parait juste pas objectif !

En revanche, l’étymologie du mot « salaire » vient du mot sel. (salarium) qui était donné aux soldats romains. Le salaire n’est pas une rétribution globale, mais une rétribution, un revenu (!!) très précis. C’est un revenu lié à un contrat. (et donc pas pour une reconnaissance globale de contribution à la société par le simple fait de vivre)

Donc, (en tout cas pour moi), un salaire est lié à un emploi, à une place de travail et pas à n’importe quelle contribution à la société.

Je trouve justement que le mot salaire est mal choisi pour exprimer cette idée de « forfait de confiance quand à la contribution de toute personne ». comme quoi… avec le même raisonnement on peut arriver à des conclusions différentes !

Je retrouve dans ce mot de salaire qui rétribue « toute production de valeur ajoutée » une notion très communiste.

Qu’est ce que la valeur ? uniquement le travail humain ? ne peut-on vraiment pas dépasser le travail ?

Pour les économistes communistes (comme Friot), mais pas forcément pour les autres, la valeur est issue uniquement de la force de travail humaine.

Ainsi le salaire à vie ayant été développé sous cet angle a tendance à ne reconnaitre que ce type de valeur.

Alors que dans l’histoire du Revenu de Base Inconditionnel, d’autres sources de valeur existent.

John Locke (un des contractualistes) et Thomas Paine étaient très axé sur la propriété foncière.

Locke disait que la propriété privée est le meilleur moyen de gérer une ressource efficacement, mais que la privatisation de cette ressource doit être compensée pour ceux qui n’y ont plus accès.
On peut se dire que cette compensation peut donc se faire sous forme d’un revenu issu de la ressources privatisée.

Paine quant à lui voulais distribuer à tous des lopins de terre de base. (rien de monétaire, mais à l’époque un bon moyen pour être assuré de vivre, à soi de décider si on la travaille soi-même où si l’on engage des gens pour le faire !)

Ainsi, dans cette vision du monde, le simple fait d’être propriétaire d’une terre (ou justement de ne pas l’être !) donne droit à un revenu.

Alors que l’économiste communiste ne voit pas là un droit à un revenu, il dit que seul le travailleur de cette terre à droit au revenu !!
=> Un combat qu’on ne résoudra pas aujourd’hui, mais il est intéressant de voir que le st-graal des économistes est souvent la source de LA valeur… (Lire à ce propos le manuel d’anti-économie qui montre tout un panel de croyances sur l’origine de LA valeur...)

Le principe du Revenu de Base Inconditionnel ne tranche pas. Il dit juste que tout le monde a droit à un revenu suffisant pour vivre. Puis, c’est à chacun de s’organiser pour trouver d’autres sources de revenus pour augmenter son revenu global.

La monnaie au service du Revenu de Base Inconditionnel

Dans les partisans du Revenu de Base Inconditionnel, il y a aussi beaucoup de gens qui s’intéressent aux monnaies. Là il y a aussi moyen en sortant d’un système à argent dette et en posant un nouveau système compatible avec la Théorie Relative de la Monnaie, de créer un système dans lequel chaque personne reçoit un revenu monétaire pour le simple fait de participer à ce système.

Il n’y a nul besoin de « travailler » pour avoir un revenu.

Le « salaire à vie » est donc à mon avis un système un peu trop « usine à gaz » pour finalement ne s’occuper que d’une partie du problème en occultant d’autres solutions moins « productivistes » qui fonctionne aussi.

Le salaire à vie = communisme 2.0 pour favoriser les salariés et contrôler

Le salaire à vie est à mon avis un peu trop teinté d’idéologie…. c’est pour cette raison qu’il convainc moins largement sur l’échiquier politique…  mais est-ce un avantage ou un inconvénient ? … Le RBI a un peu le problème inverse. Il n’est pas assez marqué sur l’échiquier politique et trouve ses opposants partout ! (On aime pas le changement)

Donc c’est vrai que le RBI ne remet pas en cause le capitalisme. C’est une des raisons qui fait que de nombreux jeunes socialistes suisses se sont opposés au RBI…  et c’est pourquoi Bernard Friot dit que le « Revenu de Base Inconditionnel est une roue de secours du capitalisme« ….. mais est-ce vraiment une raison pour laquelle un partisan du salaire à vie doit s’opposer au Revenu de Base Inconditionnel ??

Finalement.. le RBI permet de s’émanciper d’un système, d’avoir le droit de vivre en dehors d’un système capitaliste. C’est déjà un bon pas dans la direction de ceux qui défendent le salaire à vie !

Mais peut être pas pour ceux qui voient le salaire à vie comme un moyen de contrôle des gens…

J’ai l’impression que le RBI permet la liberté beaucoup plus que le salaire à vie.
C’est pour cette raison principale que je suis plutôt partisan du Revenu de Base Inconditionnel que du salaire à vie…

Un autre point de vue que le mien sur les différences entre salaire à vie et revenu de base inconditionnel

Voici encore un autre son de cloche qui décrit les vraies différences entre le salaire à vie et le Revenu de Base Inconditionnel… Voici un article écrit par Frédéric Bosqué qui nous précise que ces deux idées sont bien deux projets de société différents.

  • Le Revenu de Base Inconditionnel est émancipateur pour permettre à toute personne de trouver son bonheur.
  • Le salaire à vie étant une réforme du système productiviste pour favoriser le salarié…

Ainsi je ne trouve pas que seule la forme diffère… le fond aussi !

4 thoughts on “Différence entre le salaire à vie de Friot et le Revenu de Base Inconditionnel

  1. Répondre
    Galuel - 3 janvier 2016

    Oui, mais plus précisément encore, qu’est-ce qu’une valeur intermédiaire d’échange, une monnaie, dont les flux ne sont en rien impactés par aucun échange que ce soit ?! http://www.creationmonetair

    Le point aveugle dans ces « analyses » reste toujours le même : l’ignorance quant à la nature d’une unité de mesure http://www.creationmonetair

  2. Répondre
    HdG - 6 avril 2016

    Bonjour,
    Votre comparaison est intéressante et nécessaire. Cependant, ce qui en ressort, c’est que vous n’avez vraiment pas compris le Salaire à vie de Bernard Friot. Premièrement, vous l’analysez indépendamment du système dans lequel il s’insert, à savoir l’abolition de la PROPRIETE LUCRATIVE et la généralisation de la PROPRIETE D’USAGE. Quoi de plus émancipateur que d’être maître de ce que l’on produit (désolé de vous décevoir, mais l’humain n’arrêtera jamais de produire, même si la part des production peut être amenée à diminuer, et il est souhaitable qu’elle le fasse), quoi de plus émancipateur que de décider de comment utiliser et à quelles fins les divers outils matériels et numériques à notre disposition ? De plus vous faites une critique de l’aspect productiviste de son idée alors même qu’il n’a jamais été question de la mettre en rapport avec une production effective. Si je suis musicien, mon salaire à vie rémunèrera ma QUALIFICATION, que je passe mon temps à jouer chez moi sans que personne ne m’écoute jamais ou que j’enregistre un album à commercialiser.
    A l’opposé il m’est difficile d’imaginer le Revenu de Base Inconditionnel autrement qu’étant une infime part du gâteau redistribuée pour calmer la colère et permettre aux puissants de continuer leur petit manège. Le RBI ne remet pas en cause la hiérarchie dans l’entreprise, il ne remet pas en cause la toute puissance du PROPRIETAIRE LUCRATIF (je suis obligé ici d’utiliser les termes de Friot car sa distinction DANS la PROPRIETE PRIVEE entre PROPRIETE LUCRATIVE et PROPRIETE D’USAGE me paraît essentielle pour comprendre) sur le marché de l’emploi et il ne permet certainement pas de s’émanciper d’un système car trop faible pour vivre sans aller se vendre (aux conditions de l’employeur évidemment) sur ce même marché de l’emploi (qui ne regroupe pas tout le travail des humains, malgré la volonté du medef de nous en convaincre)
    Vous semblez aussi faire la grave erreur de confondre TRAVAIL et EMPLOI. L’emploi n’étant qu’une sous catégorie du travail, qui comprend aussi le TRAVAIL LIBRE, exercé en dehors du marché de l’emploi, et donc aux conditions que l’on souhaite, qu’il soit productif ou non. Qui continuera à aller travailler pour Monsanto, McDonald’s ou Goldman Sachs dans une société où la compétition autour de la monnaie n’existe plus puisque les plus bas revenus sont suffisants pour vivre même sans rien faire, si tel est votre désir, et où les plus hauts revenus sont limités donc l’accumulation impossible ? Qui continuera à écrire pour des torchons comme le figaro qui ne reconnaît comme journaliste que le poste de travail qu’il a à « offrir » quand n’importe qui pourra écrire ses idées et réflexions sans avoir à se soucier d’être dans le besoin ? le SALAIRE A VIE règle ces questions car il rémunère non plus le poste de travail et encore moins le diplôme comme vous semblez l’avoir compris (et là dessus Bernard Friot est très clair) mais bien la QUALIFICATION, qui elle est attachée à la personne. Attention à ne pas confondre la VALEUR D’USAGE et VALEUR ECONOMIQUE. La VALEUR D’USAGE mesure l’utilité CONCRETE d’une activité. La VALEUR ECONOMIQUE est une propriété ABSTRAITE inhérente à la marchandise/activité, qui permet de comparer cette marchandise/activité aux autres sur un marché, et est déterminée par la quantité de travail qu’elle a nécessité. Un exemple simple donné par Friot est l’exemple d’une personne (Mr X) amenant ses enfants à l’école. Cette activité à une valeur D’USAGE qui pourrait être décrite comme « une action amenant à améliorer la société en permettant aux enfants de s’instruire ». Mais si une assistante maternelle fait la même action dans le cadre d’un emploi, (et qu’elle perçoit un salaire pour cela), cette assistante maternelle créera non seulement la même valeur d’usage que Mr X, mais elle créera aussi de la VALEUR ECONOMIQUE, car comptabilisée dans le PIB et s’exprimant en monnaie. Certains économistes nient la valeur d’usage et ne reconnaissent l’utilité d’une chose/activité que dans le cadre d’un marché…je me demande si ces gens là sont déjà sortis de chez eux.
    Bref en résumé, la QUALIFICATION fait référence à une VALEUR ECONOMIQUE et le DIPLOME fait référence à une VALEUR D’USAGE. Cette remarque est là pour marquer la distinction entre les deux, je ne fais pas de jugement de valeur (haha).

    Le RBI n’offre rien de tout ça, à part un faible (d’après tous les calculs que j’ai pu voir, peut être en existent-ils d’autres qui me contrediront) revenu qui permettra de diminuer la misère (ce qui n’est pas négligeable) mais ne remettra rien en cause dans le rapport de domination et n’émancipera rien du tout puisqu’il ne s’attaque pas au coeur du problème LA PROPRIETE LUCRATIVE (encore une fois la distinction est importante, il n’est pas question d’abolir la PROPRIETE PRIVEE). Vous l’avez dit vous-même, le RBI ne remet pas en cause le capitalisme prédateur, c’est pourquoi il est au mieux insuffisant au pire dangereux car une fois mis en place, le confort du peuple ne lui permettra certainement plus de faire les efforts nécessaires à son émancipation (voyez comme il est déjà dur de mobiliser les gens, alors même que la misère est partout sous nos yeux !!)

    Je vous encourage à inscrire la réflexion de Bernard Friot sur le SALAIRE A VIE dans sa réflexion sur le TRAVAIL, la PROPRIETE et le RAPPORT DE FORCE asymétrique qui s’exerce entre ces deux notions, dans une économie capitaliste, bien sûr.

    Je ne veux pas me poser en donneur de leçon, j’expose la compréhension que j’ai de cette affaire car nous partageons les mêmes aspirations mais nous n’en tirons pas les mêmes conclusions. Ainsi, le RBI ne m’apparaît rien d’autre qu’une solution de secours du capitalisme ultra libéral pour sauver ses fesses quand le SALAIRE A VIE me paraît être un projet de société tout autre, qui remet l’humain et sa liberté de décider de ce qu’il va faire de son temps et ses savoirs-faire au centre du débat sur la VALEUR.
    La VALEUR justement est un sujet que je ne maîtrise pas suffisamment, cependant, il me semble très difficile de justifier qu’un lopin de terre inutilisé et loué par exemple, puisse être considéré comme produisant la valeur justifiant cette location…si le locataire travaille ce lopin de terre, alors c’est son TRAVAIL qui créé de la valeur, la location ne fait que ponctionner. Quant à l’analyse de certains sur le fait que la VALEUR se compose à la fois du TRAVAIL et d’une partie du CAPITAL, elle omet que le CAPITAL n’est autre que le fruit du TRAVAIL précédent.

    Désolé pour la longueur du commentaire et je précise que les majuscules sont là par souci de clarté dans un texte long.
    Je serais curieux d’avoir une réponse contradictoire, le sujet m’intéresse.

  3. Répondre
    Candela - 20 janvier 2017

    Merci d’avoir essayé de faire une comparaison et de convaincre. Malheureusement vous n’avez pas suffisamment compris le fonctionnement du Salaire à vie, ce qui vous amène à dire des choses FAUSSES. Le salaire à vie est attaché à la PERSONNE et pas à son diplôme. Vous mélangez diplôme et qualification ce qui n’a rien à voir. En salaire à vie, un avocat pourra gagner la même chose qu’un plombier.

    Vous n’avez pas non plus compris la différence entre « travail » et « emploi » et vous mélangez continuellement les deux, ce qui rend votre démonstration incompréhensible et inexacte sur les arguments en faveur du Salaire à vie.

    Vous vous mélangez aussi sur la définition de la « valeur », dont vous n’avez pas saisi que Friot propose une redéfinition radicale, et qui ne se limite absolument pas à la valeur monétaire.

    Sur les hiérarchies : le salaire à vie détruit bien davantage les hiérarchies que le RBI, qui lui n’empêchera pas les gros patrons et actionnaires de s’empiffrer et de gagner des millions d’euros, tranquilles. En RBI, on donnera des miettes à des gens, qui devront quand même aller se faire embaucher chez un patron pour pouvoir vivre correctement. En salaire à vie, l’échelle des salaires possibles est de 1 à 6. Personne ne gagnera au delà de 6000 euros. On a une société beaucoup plus égalitaire et moins hiérarchisée.

    Bref, tout ça pour dire que votre argumentaire manque énormément de rigueur et que vos arguments reposent sur des erreurs de compréhension du mécanisme de salaire à vie. Dommage.

  4. Répondre
    Martouf - 20 janvier 2017

    Merci pour votre commentaire.
    Je comprend que le salaire à vie est attaché à la personne et pas à son diplôme.. (il est vrai que j’ai un titre un peu accrocheur sur le chapitre qui parle de ça)… mais la question de fond, c’est comment est ce que l’on change de qualification ?
    Le salaire est bien lié à la qualification dans le salaire à vie…. En général, je vois que dans notre société on fait passer des examens pour valider les gens dans une nouvelle qualification…

    Je suis allé à une conférence de Bernard Friot en juin, j’ai eu un peu plus de précision que dans la vidéo d’usul qui me semble déjà très orientée et pas tout à fait juste. En fait Friot ne répond pas à cette question. Il ouvre à la discussion.

    Donc ça peut aller très bien… comme très mal…

    Sur la définition de la valeur je ne me limite pas à la valeur monétaire. Tout le monde a des valeurs différentes…. les valeurs ce sont étymologiquement de la force créatrice. C’est ce qui nous pousse à nous lever le matin… et bien c’est différent chez chaque personne. C’est ce que je dis ici. LA valeur absolue, n’existe pas. Elle est relative.
    Et alors selon vous que dit Friot à propos de la valeur ?
    Moi je l’ai quand même bien ressenti dans la droite ligne de la valeur communiste… le travail c’est important ! Mais peut être que je me trompe ?

    Le RBI n’a pas vocation a détruire les hiérarchies. Donc me dire que le salaire à vie est mieux que le RBI pour détruire les hiérarchie…. là n’est pas mon propos, ni mon objectif. Le RBI a pour seule vocation d’assurer aux gens de quoi vivre.
    Peut être que ma phrase qui dit que le RBI rend tout le monde égaux est mal dite…. ce que je voulais dire c’est que tout le monde reçoit de quoi vivre… donc est égal à ce niveau là… pour le reste… alors c’est une autre paire de manche. Le RBI ne s’y attaque pas.
    Le RBI n’est pas une fin en soi pour moi, juste un moyen d’émancipation pour permettre à des gens de sortir du système pour avoir les moyens d’en créer un autre…. peut être que ce sera le salaire à vie ? mais comme on en est tellement loin, je me dis que le revenu de base à plus de chance d’arriver plus vite.

    Bonne journée

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