Qu’est-ce que la santé ? Panorama de diverses médecines actuelles et futures

La santé est un vaste sujet. La santé, la maladie, la médecine est un sujet qui concerne tout le monde. C’est aussi un sujet qui fait beaucoup débat.

Que peut-on imaginer sur l’avenir de la médecine ?

Faisons déjà un tour d’horizon de ce vaste sujet.

Au préalable, le terme de santé, désigne un état de bien être dans tous les domaines, tous les besoins sont comblés, ce n’est pas juste l’absence de maladie.

La médecine est l’art de guérir, de maintenir et de ramener en santé.

panneau_cabinet_dentaire_vaccin_medecin_senegal

La médecine utilisée dépend de la vision du monde

Dans le domaine de la médecine on voit de nombreux débats, souvent contradictoires et des accusations de charlatanisme. Ceci n’est que le reflet de différentes visions du monde.

Personnellement j’aime bien le modèle de la spirale dynamique pour décrire les différentes visions du monde.

spirale_dynamique

Pour parler des extrêmes, il y a des gens pour qui le corps humain n’est qu’une machine perfectionnée et dont la conscience en émerge.

Cette vision du monde entraine une médecine purement mécaniste. (mécanique et chimique)

Pour d’autres, l’Humain est une conscience qui s’incarne dans un corps. Ainsi la mécanique ne suffit pas comme médecine. Il faut aussi une médecine de l’âme, souvent appelée « médecine énergétique ».

Entre deux il y a les intermédiaires de la pyschologie et la psychanalyse, avec le fait que notre état d’être mental conscient et/ou inconscient peut générer des pathologies.

De là, on va appliquer une médecine basée sur des croyances, des habitudes à modifier et des prises de consciences à faire.

Intention de base de la médecine

On voit que suivant les époques et les lieux, il y a aussi des intentions de fondations d’une médecine qui sont très différentes.

Pour caricaturer.

En occident, on a une médecine crée sur l’intention de remettre sur pied un soldat afin qu’il puisse continuer la bataille.

intention médecine occidentale: remettre sur pied un guerrier
Un soldat celtes remis sur pied de guerre…

En orient, on a une médecine créée sur l’intention de faire circuler l’énergie vitale dans le corps de la manière la plus harmonieuse pour maintenir en santé.

Chacune de ces intentions va être performante dans un domaine et pas dans un autre. C’est pour ça que ces formes de médecines ne sont pas forcément opposées, mais complémentaires.

Médecine occidentale

Pour caricaturer le fonctionnement de la médecine occidentale on peut faire l’analogie que le corps est vu de façon très mécaniste comme une machine complexe. Une voiture par exemple.

Une médecine de pièces de rechange

Si le corps a un soucis quelques part, c’est qu’il y a une pièce qui est foutue. On change la pièce et c’est reparti.
J’ai un pneu crevé, je change le pneu.

reparation trotinette

Ainsi la médecine moderne occidentale situe souvent son origine plutôt chez les chirurgiens du début de la renaissance que chez les médecins du moyen âge.

Les chirurgiens ne pouvant pas facilement changer de « pièces », ils ont commencés par amputer. Afin d’éviter de propager des infections et gangraine dans tous l’organisme. Depuis l’antiquité des médecins ont pratiqué des opérations de la cataracte.

De nos jours, la chirurgie est devenue très pointues. On enlève des bouts d’intestins et de tumeur. On pratique des césariennes. On est capable de remplacer de nombreuses pièces mécaniques (os et articulations), mais aussi organiques. Par exemple on imprime des vessies, des vaisseaux sanguin et des reins à l’imprimante 3D !
On peut faire « vivre » une personne avec un coeur artificiel. Mais pas (encore) intégré.

Par contre, il y a des limites, on ne sait pas créer un pancréas ou un foie. Mais pas contre on les greffes. Il y a de plus en plus d’organes greffés, ça va même jusqu’à greffer un utérus!
Et le grand tabou, on ne greffe pas de cerveau !!!

Si le cerveau meurt, on est considéré comme étant mort cliniquement.

Une médecine qui réanime les morts

La mort est repoussée toujours plus loin. Au point qu’un grand nombre de personnes « reviennent de la mort », d’une mort temporaire de quelques minutes. Ceci grâce aux progrès de la réanimation.

Il y a même 10% des gens qui reviennent de la mort qui on eu ce que l’on appelle une NDE, une expérience de mort imminente... (pas terrible cette expression, « mort temporaire est plus juste » … mais avec une expérience de survivance au delà de la mort !).

Ce 10% de gens pose d’ailleurs un soucis à la vision du monde mécaniste, car malgré que le cerveau soit mort et sans activité, les gens qui ont vécu ces expériences disent qu’ils ont des souvenirs de ce qu’il s’est passé pendant leur mort. (souvenir d’un au delà, mais aussi des conversations des médecins dans une salle d’opération par exemple.)

La médecine occidentale excèle dans l’art de remettre sur pied des gens à moitié mort ou très amochés. La médecine d’urgence est très très efficace.

Le corps humain n’étant pas fait que de « pièces » mécanique, la médecine occidentale s’occupe aussi de remplacer des fluides et des hormones qui régulent le fonctionnement du corps.

Ainsi, par exemple. les diabétiques consomment de l’insuline de synthèse, les transfusions sanguines sont courantes et les bêta bloquants régulent l’hypertension.

Mon réservoir d’huile est vide, je le rempli.

pilule rouge, pilule bleue matrix

Une médecine basée sur la drogue

Bien que tout ceci soit très efficace et s’améliore sans cesse, la médecine occidentale voit sa limite dans le traitement de maladies dites chroniques.

La seule solution proposée est généralement de couper la douleur. On se retrouve dans l’analogie de la voiture, avec un voyant qui s’allume, mais ne sachant pas comment résoudre la panne. On coupe le fil du voyant.

Il s’éteint, tout va bien……. jusqu’à ce que le moteur de ma voiture en manque d’huile, se grippe.. bloque.. et meurt.

Chaudière de machine à café qui a fondue
Chaudière de machine à café qui a fondue

La médecine occidentale est devenue une grande marchande de drogue. Des drogues en tous genre pour oublier ses malheurs physiques et mentaux.

Une bonne partie des remèdes chimiques sont basés sur des plantes connues depuis des temps immémoriaux, des remèdes de grand-mères. On en a extrait les principes actifs pour les synthétiser par des processus industriels et les mettre dans des gélules et capsules. C’est le règne des « médicaments ».

Au point qu’à chaque problème correspond son médicament. Une pilule magique. (Enfin, pas à chaque problème.. surtout aux problèmes des riches… Le viagra est plus rentable que le traitement contre le paludisme !)

médicament - bute ton patron

Le vaccin, la prévention à l’occidentale

Comme on l’a vu plus haute, la médecine occidentale est basée sur l’intention de remettre sur pied un soldat blessé sur le champs de bataille.

Mais au fil du temps, cette médecine s’est vue complétée par une forme de prévention: le vaccin.

Sur la même lancée que pour guérir d’une maladie, il faut prendre un médicament.
Pour éviter d’attraper une maladie, il faut se faire vacciner.

vaccin assurance acupuncture choix
Une affiche publicitaire pour une assurance maladie en Suisse

C’est au 18ème siècle que Edward Jenner a remarqué que les gens qui avaient eu la variole des vaches, étaient immunisés contre la variole humaine, bien plus grave dont 20% de la population mourrait à cette époque.

C’est Louis Pasteur au 19ème siècles qui a ensuite généralisé le principe des « vaccins » en reprenant le nom lié aux vaches de la « variole des vaches ». (cowpox)

Le principe consiste à « faire une maladie » bénigne pour se protéger d’une maladie grave. On fourni au système immunitaire un échantillon affaibli d’un virus attaquant. Ainsi un antigène est mémorisé contre cette forme d’attaquant.

Ce principe fonctionne très bien avec les virus. De nombreuses maladies virales ont disparues avec l’introduction généralisée des vaccins.

Le principe a été repris également contre les virus informatiques. Si on ne connait pas le virus, on ne s’en méfie pas et si il se présente, on se fait infecter. Si on a « mis à jour la base virales de données« . L’ordinateur connait le virus et ne le laisse pas passer quand il arrive.

De nos jours, il y a une recrudescence de vague anti-vaccins. C’est surtout à cause de dérive quand aux législations qui imposent de faire de nombreux vaccins d’un seul coup.

Mais aussi à en réaction à la toute puissance de l’industrie pharamaceuthique qui impose sa vision du monde et ses produits sans que le citoyen puisse décider de ce qui le concerne.

détournement affiche médecin sans frontière - industrie pharma novaris tue.
Détournement d’une affiche MSF à Lausanne… pour certains l’industrie des pharma avec Novartis en tête tue..

L’avenir de la médecine occidentale

L’avenir de la médecine occidentale est déjà toute tracé. On va continue à changer des pièces. Les plus riches pourrons avoir un meilleur accès à des pièces de rechanges.

La médecine va s’industrialiser en passant de l’artisanat du médecin de campagne à l’IA qui suit des protocoles suite à un diagnostique statistiques issu du big-data.

C’est ce que l’on voit dans de nombreux films de Science-Fiction.

Notamment le principe de la MedBox qu’on voit dans le film Elysium.

elysium-medbox-soins-science-fiction

La génétique, des pièces de rechange plus petites: les gènes.

La médecine mécaniste qui change des pièces passe à une échelle plus petite. L’idée c’est de changer des gènes dans l’ADN.

Les OGM, sont connus, mais ce n’est pas évident de travailler à ce niveau.
La biologie de synthèse est nettement moins connue, mais fait des choses tout à fait étonnantes.

Pour caricaturer, c’est l’exemple de l’étudiante qui dans sa cuisine imprime de l’ADN qu’elle a codée elle même et qu’elle implante dans les noyaux de bactéries. Ce dernières vont se mettre à reproduire ce qui est codé dans l’ADN…

Donc les bactéries usines vont produire des substances difficiles à trouver ailleurs, comme la miraculine, un édulcorant, ou encore des panneaux solaires, des hydrocarbures, un capteur photo bactérien, un détecteur d’arsenic….. etc…

Dans le domaine de la médecine, on imagine alors produire des usines à hormones (insuline par ex.) et autres substances pour réguler le corps de l’intérieur…

J’ai déjà écrit un article sur le sujet de la biologie de synthèse il y a quelques années…

thérapie génique médecine génétique

La génétique fait réapparaitre le vieux débat « libre arbitre » versus « destin tout tracé« .

Le médecin et entrepreneur Laurent Alexandre, qui est propriétaire d’une société de séquençage ADN, aimerait bien nous faire croire que notre destin est tout tracé et qu’il faut absolument généraliser les séquençage ADN pour prédire l’avenir de notre santé et le changer… (ce qui revient à dire que notre destin n’est pas défiini d’avance !!)

Bienvenue à GATTACA….

Mais Laurent Alexandre oublie de nous parler de l’épigénétique. Le code génétique n’est qu’une ressource, c’est une bibliothèque. Mais le lecteur ne va pas forcément lire tout les livres de la bibliothèque.

Ce n’est pas par ce qu’un gène responsable d’une maladie est présent que la maladie va se déclarer.

Chez les abeilles on observe qu’elles ont toutes le même code génétique, mais les larves qui sont exclusivement nourries à la gelée royale vont devenir des reines sexuées.. et les larves nourrie aussi à la bouillie larvaire vont donner des ouvrières asexuées.

Ainsi la nourriture a son importance dans l’expression des gènes !

Ça questionne pas mal sur la volonté d’eugénisme déjà présente dans notre société qui propos d’avorter les foetus qui ont des gènes à risque!
(Voir la votation en Suisse sur le diagnostique pré-implantatoire)

J’ai déjà écrit un article à propos de l’épigénétique et du destin génétique il y a quelques années…

La médecine orientale

La médecine orientale fonctionne sur une intention différente de la médecine occidentale. Elle se base souvent sur un concept qui n’a pas vraiment d’équivalent en médecine occidentale: l’énergie vitale.

La médecine orientale par du principe que pour être en bonne santé, il faut faire circuler de manière fluide de l’énergie vitale dans son corps. Cette énergie provient de l’environnement, mais est également produite par le corps.

Cette énergie vitale est appelée « Qi » (ch’i) en chine et « prâna » en Inde.

Tout déséquilibre dans la circulation fluide de cette énergie vitale va provoquer des maladies.

Ainsi, la médecine orientale va axer plutôt sur la prévention, sur des techniques d’harmonisation et de rééquilibrage de l’énergie vitale dans le corps.

On trouve par exemple de forme de « gymnastiques », mais qui sont bien plus que cela, avec le Taï-chi/Qi-Gong en Chine et le Yoga en Inde.

Ces techniques ne sont pas que de la gym, mais également des techniques de visualisation de l’énergie vitale.

De plus, l’énergie vitale circule via des canaux, les méridiens d’acupuncture en Chine, ou les Nāḍī en Inde.

méridien acupuncture Yangren_jingtu1

On comprend donc que l’acupuncture plante des aiguilles sur les méridiens va stimuler ou réguler le flux de Qi, d’énergie vitale dans le corps. Le Shiatsu va faire pareil, mais sans aiguilles, juste avec des massages.

Il y a toujours des chercheurs qui tentent de trouver une existence physique dans le système occidental des méridiens orientaux. Une des pistes le plus intéressantes, est ce qu’on appelle le système primo-vasculaire. Voici une publication scientifique ce sujet…

aiguille acupuncture
Aiguille d’acupuncture

La médecine orientale est également pleine de recommandations diététiques. C’est en fait une médecine par l’hygiène de vie.

Il y a par exemple des aliments « chaud » et des aliments « froids ». Tout ne se mange pas à n’importe quel moment.

Néanmoins, elle utilise aussi des remèdes de phytothérapie. C’est aussi des connaissances ancestrales des plantes et leur effets dont l’origine est difficile à identifier, mais très ancienne.

Au passage, je tiens à parler de l’Armoise Annuelle (Artemisia annua) qui permet de lutter contre le paludisme (malaria) et contre certaines forme de cancer quand on la couple à du fer.

Armoise Annuelle (Artemisia annua) soin paludisme malaria

La chercheuse chinoise en pharmacie Tu Youyou a reçu le prix Nobel de médecine en 2015 pour se travaux de recherche sur le paludisme et son traitement avec de l’armoise annuelle.

Contrairement à la médecine occidentale, la médecine orientale semble plus à même de traiter les maladies chroniques.

De nombreux patients pratiquent le Qi-Gong à la place de prendre des drogues !

La limite de la médecine traditionnelle orientale, c’est qu’elle est moins efficace que la médecine occidentale pour remettre sur pied un mourant !

Planter des aiguilles dans des méridiens d’acupuncture ne va pas changer une hanche usée !

Des médecines complémentaires

De plus en plus les médecines orientales et occidentale se complètent.

yin-yang complémentaire symbole

Il y a même inversions parfois des préférences entre sa culture d’origine et celle importée.

Durant l’ère communiste de nombreux pratiquants chinois ont émigrés. C’est ainsi que la médecine chinoise est dans certaines spécialités mieux connue à l’étranger qu’en Chine ! (Notamment, il faut aller en France pour apprendre l’auriculothérapie.)

médecine chinoise

La médecine émotionnelle

Depuis peu, la médecine occidentale a découvert le « cerveau entérique« , soit le cerveau du ventre. Ce cerveau contient autant de neurone que le cerveau d’un chien. Pas rien. Et les flux d’information sont plutôt à 90% depuis le cerveau du ventre vers celui de la tête que le contraire.

Ainsi on découvre que les émotions et l’intuition du ventre sont pour beaucoup dans l’état de santé d’une personne.

thermographie des emotions

100 000 milliards de bactéries

En plus du cerveau entérique, notre ventre contient également une colonie de bactéries avec laquelle nous vivons en symbiose. 100 000 milliards de bactéries forment ce que l’on appelle le microbiote.

Nous sommes donc composé de plus de bactéries que de cellules !! C’est tout un mythe qui tombe !
Qui a domestiqué qui ?

Notre digestion serait impossible sans bactéries. Or depuis Pasteur, on a appris que les microbes… c’est mauvais !

Donc on « Pasteurise » tout. On stérilise tout. On nettoie, on « javelise ».

Tout ceci pour faire disparaitre les microbes.

Escherichia coli
Grossissement × 15 000
Cette bactérie compose 80% de notre flore intestinale

Pire encore, on consomme et on sur-consomme, même de manière préventive, des anti-biotiques. Mot qui signifie « contre la vie » !!

Donc on se suicide à petit feu….

Et ce n’est pas peu dire. Partout on parle de perte de biodiversité sur la planète. Mais la plus grande perte de biodiversité observée, c’est en nous même !!! C’est la perte de la biodiversité de notre microbiote.

Ainsi il n’est pas étonnant de voir des allergies se développer, si nous n’avons plus de quoi digérer correctement.

Les anti-biotiques ont sauvés énormément de vie, mais sur le long terme on est aussi dans un génocide….

On retombe sur l’intention de base de la médecine occidentale. On sauve des gens à moitié mort. Mais on ne garanti par la santé à long terme.

biodiversité château de carte
…. et il manque encore les étages plus bas composés de bactéries…

Favoriser la vie plutôt que se battre contre

Il serait plus logique de comprendre qu’au lieu de stériliser tout terrain, d’éradiquer arbitrairement les microbes. On ferait mieux de favoriser les « microbes » qui nous sont favorables.

C’est là qu’intervient la forme de conservation traditionnelle la plus courante: la lactofermentation.

kefir lactofermentation

Au 4 coins du monde on trouve des plats traditionnels fermentés. Par exemple, le kimchi en Corée et la choucroute en Europe.

Ce type de fermentation fait proliférer les bactéries qui nous sont favorables et ainsi permettent de conserver très longtemps des aliments. (ainsi plus besoin de frigo)

Les bonnes bactéries se développent souvent dans un milieux acide et/ou salé. Il n’est donc pas compliqué de leur fournir un environnement favorable, de les laisser proliférer et ensuite d’en faire profiter son microbiote.

La consommation de boissons vivantes comme le Kéfir ou la Kombucha sont des aides précieuses.

Avec la peur du microbe on a beaucoup trop stérilisé notre alimentation. Dans le passé, on mangeait beaucoup plus de choucroute en hiver et ça servait de cure de bactéries. (et de fibre)

La véritable fonction de l’appendice

Pendant longtemps, (jusqu’en 2007!) la médecine occidentale ne sachant pas identifier la fonction de l’appendice, jugeait que c’était inutile !
(comme l’ADN poubelle…. !!)

Donc en cas d’inflammation, en cas d’appendicite, hop, on ampute ! On te retire l’appendice.

Depuis peu on connait la véritable fonction de l’appendice:
C’est une réserve de bonnes bactéries, prêtes à recoloniser les intestins en cas de perte de bactéries du microbiote.

Donc en cas de diarrhée, une personne qui a eu l’appendice enlevée, va se vider et ne pourra jamais recoloniser son intestin !

Elle devra prendre des probiotiques de l’extérieur. Comme un yogourt par exemple. (Un produit fermenté qui avait été utilisé comme médicament pour le roi François 1er suite à sa demande au Calife Soliman le magnifique de lui trouver une remède contre le mal de ventre. Le roi a été guéri, mais la recette jalousement gardée pendant 500 ans !)

yogourt de saison

Certaines personnes pratiquent aussi de plus en plus « la transfusion de caca«  pour profiter des bonnes bactéries d’une autres personnes et améliorer la biodiversité de son microbiote. Ce qui souvent améliore l’état de santé en général.

On observe aussi que les enfants nés par céserienne ont un microbiote plus pauvre que ceux nés en traversant les muceuses du vagin et leur bactéries.

Il semble donc que c’est bien à ce moment que la symbiose entre les cellules et la bactéries se fait.

Ce qui est impressionnant, c’est que ce handicap ne semble pas pouvoir se rattraper plus tard !

….. et voilà qu’une étude montre le contraire !!! difficile d’y voir clair !

Dans le même genre, une étude à montré une corrélation entre l’utilisation précoce d’anti-biotique et l’obésité des enfants et adolescents !

Manger local et de saison

Après avoir lu un livre de dététique chinoises et voir que les principes sont droit l’inverse des habitudes occidentales….

… Je me suis dit que la diététique la plus logique, c’est consommer des aliments locaux et de saisons.

Le principe c’est que nous sommes insérés dans un écosystème. On doit donc vivre au même rythme. Tout est parfait.

Si l’on mange de l’ail d’ours qui pousse au début du printemps, c’est pour se dépurer de l’hiver. Ça ne sert à rien d’en manger l’été.

tartine ail des ours
Ma recette du pesto d’ail d’ours…

Tout comme manger des tomates l’été est pratique pour se rafraichir, pour réguler sa température corporelle, mais manger des tomates l’hiver n’a pas de sens !

Notre économie mondialisée nous fait consommer les mauvais aliments !

De plus la transformation des aliments n’est pas bonne non plus. Au sortir d’une épicerie on devrait avoir 80% de fruits et légumes et autre aliments bruts. Et seulement 20% d’aliments transformés.

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En observant la sortie des supermarchés, on observe la proportion inverse !

« Que ton aliment soit ta première médecine » Hippocrate

De même pour les plantes dites médicinales. En fait on observe souvent que les plantes dont on a besoin poussent juste devant chez soi. Sur son propre terrain !!

On est dans le même principe qu’on observe en permaculture. Il y a des successions de plantes qui font un travail et modifient le terrain jusqu’à obtenir l’écosystème le plus fertile et vivant. Soit souvent la forêt.

évolution forêt cycle vie

Il ne sert à rien de se battre contre un chardon et de l’arracher. Il est là pour décompacter le sol. Tant que le sol sera dur il reviendra.

Ainsi on peut le laisser et il va disparaitre tout seul. Où pour aller plus vite, on peut l’accompagner dans sa tâche en aérant le sol à la grelinette (sans le retourner).

La vie aussi nous fourni tout ce qu’il faut pour combler nos besoins, localement et au bon moment !

C’est là que le monde se ré-enchante. Que l’on entre dans une autre vision du monde.

On peut imaginer que c’est par ce genre de techniques que nos ancêtres ont fait leurs « remèdes de grand mère ».

.. ou alors c’est par la théorie des signatures dont je reparlerais plus bas.

La médecine des chamans

En Amazonie, où la culture du chamanisme est encore bien vivante. Quand on demande aux gens d’où viennent les connaissances qu’ils ont sur les plantes pour soigner des maladies. Ils répondent généralement, que c’est la plante elle même qui a indiqué cette connaissance.

C’est par un état modifié de conscience que le chamane va communiquer avec les esprits et obtenir les informations nécessaires. En Amazonie c’est généralement via l’ayahuasca que ça se pratique.

pablo amaringo ayahusaca

Ailleurs dans le monde on trouve plus généralement des transes déclenchées à l’aide d’un tambour.

tambour chamanique

La chamane Corine Sombrun explique par exemple que lorsqu’elle est en transe elle voit la personne non pas comme un corps, mais comme une sorte « d’espace. » Il y a des « flux » qui sont en harmonie et d’autres pas.

Elle dit qu’à l’image d’un berger qui voit d’un seul coup d’oeil qu’il manque une brebis dans son troupeau, en état de transe elle voit qu’il y a « un truc qui cloche » dans une partie du corps. Ça lui donne immédiatement envie de faire des gestes et des sons pour ré-harmoniser ce qu’il y a devant elle.
(un peu comme un maniaque de l’ordre qui réaligne des bibelots sur une étagère car ce n’est pas harmonieux.)

égrégore

Dans ce type de médecine on va agir sur l’âme du patient, on va résoudre des problèmes karmiques (loi de cause à effet entre plusieurs incarnations), on va lever des blocages qui proviennent de résonances entre la vie du patient et des mémoires de son enfance et/ou des mémoires de ses ancêtres.

Dans ce type de médecine, le principe est de fluidifier la vie des personnes en les libérant de « croyances », de liens de résonance avec diverses formes de mémoires.

L’idée là derrière est que le corps s’exprime à travers la maladie. « Le mal-a-dit«  en langue des oiseaux. Le corps exprime dans son langage analogique un déséquilibre, un blocage dans un état d’être.

En se libérant d’un état d’être bloqué ou englué dans des vieux schémas de fonctionnement obsolètes, la vie de la personne sera améliorée.

Il y a d’ailleurs plein d’expressions et de dictons qui sont très révélateurs sur notre état de santé..

  • J’en ai plein le dos
  • Je me fais de la bile
  • Je ne sais pas sur quel pied danser pouf… → problème de cheville !
  • J’ai la peur au ventre
  • J’ai la gorge nouée
  • J’ai les nerfs à vif
  • J’ai un torticolis qui m’empêche de dire non… et ça me fige…
  • J’arrive pas à digérer cet événement….
  • J’ai trop de pression….
  • Je suis dur d’oreille..

C’est ainsi que par des prises de consciences des messages du corps et des « libérations de mémoire » le mal n’a plus de raison de s’exprimer et la santé du patient s’améliore.

Cette médecine agit sur la cause profonde de petits déséquilibres de petits mal être qui se cristallisent toujours plus dans le corps et créent de vrai problèmes physiques.

Par exemple la colère est dans de nombreuses traditions associée au foie. Une personne qui n’exprime jamais sa colère (besoin d’exprimer une injustice) va la garder dans son foie et cristalliser un problème qui un jour peut être sera vu comme une tumeur.

gerer ses emotions colere

A l’inverse une personne colérique va épuiser l’énergie de son foie et l’empêcher de bien faire son travail de filtrage et captage des toxines présente dans le corps. Le système immunitaire sera alors moins efficace.

Dans cette vision du monde on superpose au système physique matérialiste des fonctions « énergétiques » plus symboliques. Ça rejoint la médecine orientale et la circulation de l’énergie vitale.

Ainsi un organe a une fonction physique et par analogie il a aussi une fonction « énergétique ». Le système digestif sert à digérer des aliments. Mais il sert également à digérer les événements que la vie nous fait vivre.

Dans cette vision du monde tout a du sens. Il y a des synchronicités qui sont vécues par les personnes. Donc des événements qui n’ont pas de liens de cause à effet entre eux, mais qui on un lien de sens que lui donne la personne qui la vit.

Le fait que tout soit lié et tout à du sens offre un grand nombre de possibilités d’entrer en résonance entre soi et l’univers qui nous entour.

Cette vision du monde n’est pas sans rappeler la théorie des signatures, largement utilisée par Paracelse, qui est aussi une méthode qui permet de trouver dans son environnement des remèdes qui sont adaptés à des organes. Ceci en se basant sur la ressemblance entre la plante et l’organe à soigner.
(ex: le haricots ressemble à un rein, la tranche de carotte à un oeil, la noix pour le cerveau, la tomate pour le coeur, le gingembre pour l’estomac, etc…)

theorie des signatures oreille champignon
Est-ce que les champignons soignent les oreilles ?

La limite de la médecine chamanique, c’est que si l’on a déjà un problème physique qui est déclaré, elle n’est pas forcément efficace pour y remédier. C’est plutôt de la médecine préventive.

Une machine (quantique) pour remplacer un chaman

Il existe des machines souvent dites « quantiques », qui vont dans le même sens que ce que fait un chaman.

La « médecine quantique » est une forme de médecine dite « énergétique » mais basée sur les principes de la physique quantique. Soit plein de bizarreries comme la non-localité. Donc le fait d’avoir 2 systèmes physiques liés, mais pas par une propagation « naturelle », à la vitesse de la lumière, d’influence par des ondes ou des forces. Le lien est « instantané » on parle d’intrication quantique.

Ce lien est un peu du même type que les synchronicités qui n’ont pas de lien de causalité, mais un lien de sens.

LVA: Life Vibration Analyser, le microscope du monde subtile

J’ai acquis dernièrement un LVA, Life Vibration Analyser, qui permet d’analyser « la signature vibratoire » d’un humain. (mais aussi d’un lieu et d’un produit)

Cet appareil et ce logiciel d’analyse permet d’observer la signature actuelle et les multiples résonances qu’elle peut avoir avec les mémoires de l’enfance, ou les mémoires des ancêtres. Mais également voir comment le futur se construit à travers nos choix et états d’être.

Le LVA est pour moi l’équivalent du microscope. Le microscope nous a permis de découvrir et mesurer tout un monde. Le LVA nous ouvre aussi les portes de tout un monde subtile.

C’est vraiment un appareil qui donne des résultats bluffants et toujours juste !

LVA - Life Vibration Analyser - macBook pro.

Le principe du LVA est d’envoyer un signal électrique dans le corps, et de mesurer ce qui revient. Ainsi on obtient la structure « psycho-énergétique » de la personne.

LVA Life Vibration Analyser signature vibratoire martouf

Il est possible de décoder cette signature vibratoire, car à chaque zone du corps correspond une fréquence.

Chaque zone du corps correspond ensuite à des mémoires. Dans le bas du corps ce sont les mémoires anciennes, celle des ancêtres, lointain, puis des grands-parents, des parents (dans les jambes), puis on passe au ventre, donc à nos émotions, et ensuite à la tête, à notre mental.

Ensuite, il y a des fréquences extra-corporelles. Il n’y a plus de résonance avec le corps, mais plutôt avec le futur immédiat:
« Qu’est-ce qui m’intéresse sur le long terme« .

LVA Life Vibration Analyser diagramme radar caractéristiques psychologiques mots-clés  crop

Quand on observe la signature vibratoire, il y a 4 types de signaux:

  • lissé → qualités
  • excité → excès, ce qu’il ne faut plus nourrir
  • diminué → les limitations
  • augmenté → les besoins (qui comblent nos limitations )

Ainsi pour chaque partie du corps, on peut observer le signal, et faire une correspondance entre la symbolique associée à cette zone et l’état du signal au moment de la mesure.

On ajoute ensuite des grilles de lecture avec des mot-clés et l’on découvre l’état « psycho-énergétique » de la personne.

LVA Life Vibration Analyser 
analyse psycho énergétique corps qualité

C’est un moyen très intéressant pour se découvrir et/ou pour confirmer ce que l’on savait déjà… confirmer ses ressentis.

Il y a encore la notion de gauche et droite. La notion de vision objective ou subjective. Car on se raconte beaucoup d’histoire sur soi-même. Il y a ce que le corps et les autres disent… et ce qu’on pense de soi-même. L’analyse du signal nous montre bien la différence entre les deux perceptions.

LVA Life Vibration Analyser rayonnement crop
mon côté gauche, la vérité du corps est plus positive que l’image que j’ai de moi-même, c’est plutôt bon signe 😉

Bref.. je m’amuse beaucoup avec cet appareil, mais c’est tout un monde à découvrir… et je ne fait que débuter. Je vais certainement faire un article plus complet sur le sujet du LVA, tellement il y a à dire.

Le GDV pour voir les bio-photons des méridiens

Une autre approche de machine « quantique », c’est le GDV, Gas Discharge Visulalization.

On fait une mesure de la lumière émise par les doigts soumis à un stress sous l’effet Kirlian.

Chaque doigt est la terminaison des méridiens d’acupuncture. Ainsi en mesurant chaque doigt on a une image globale de l’état d’être de la personne. (comme le ferait un praticien de médecine chinoise)

On peut avoir une information sur le tonus des organes, sur les déséquilibres « énergétiques ». On peut observe l’état « psycho-émotionnel » de la personne.

A partir des informations captées sur les doigts, le logiciel qui va avec l’appareil reconstitue une image sous forme d’une « aura », comme pourrait le voir un clairvoyant, avec des bosses et des trous.

Bilan GDV avec une licorne
mon bilan GDV il y a 2 ans, avec ma corne de licorne

Le logiciel peut aussi représenter les mêmes informations mais sous l’angle d’une autre tradition, par exemple avec les chakras de la tradition indienne.

Encore bien d’autres formes de médecines.

Il y a énormément de formes de médecine, je ne peux donc faire qu’un survol.

Il faut donc encore mentionner l’homéopathie qui a la cote ces dernières années. Le principe est similaire à celui de la théorie des signatures « similia similibus curentur » Soit, « les semblables guérissent les semblables« .

homéopathie arsenicum album arnica

Dans la théorie des signatures on observe la similitude entre les organes et les plantes pour les aider.

Dans l’homéopathie, on regarde les symptômes du mal et on utilise un « poison » qui donne les mêmes symptômes pour combattre le mal. Mais à la différence qu’on administre ce poison uniquement à dose homéopathique. Soit en dilution infinitésimale qui fait qu’il ne reste plus que l’information et pas la substance.

Evidemment l’homéopathie est très décriée par les gens qui ont une vision du monde mécaniste. Généralement c’est l’idée de mémoire de l’eau qui est attaquée. Mais beaucoup plus rarement ce principe de mettre un mal contre un mal pour donner un bien !!
C’est quand même étrange de donner de la belladone et de l’arsenic comme remède ?!

homéopathie oscillococcinum farce

Une autre méthode assez populaire c’est les elixirs floraux du Dr Bach. Cette gamme d’élixir floraux trouvés intuitivement par le Dr. Bach, sont destinés à équilibrer des états émotionnels.

elixirs floraux de bach - fleur de bach rescue

Dans le domaine des petits flacons, il y a aussi les huiles essentielles. Là on est très proche d’une forme de phytothérapie. L’huile essentielle est une concentration d’une énorme quantité de plante, dans un tout petit flacon.

Cette forme de médecine est souvent utilisée par les naturopathes. Ces derniers prônent l’utilisation de moyens naturels, préventifs ou curatifs pour s’occuper de sa santé.
(souvent aussi par de nombreuses cures, comme notamment la cure du foie et de la vésicule billiaire, dite protocole du Dr. Clark.)

huile essentielles girofle gaulthérie menthe cèdre épinette

Proche de la vision du monde mécanique, mais avec une vision globale et fonctionnelle du corps. Il y a encore l’ostéopathie. L’idée est que tout est lié dans le corps. Donc ce n’est pas par ce qu’il a y un endroit qui « fait mal » que c’est là qu’il faut soigner.

Mais peut être que c’est un déséquilibre ailleurs dans le corps, notamment à cause de postures, qui créent une douleur à un endroit.

livres bibliothèque santé médecine alternative
Le monde des thérapies est infini…

Globalement la santé c’est vivre selon ses valeurs

Après ce tour d’horizon de différentes visions du monde et formes de médecines, est-ce qu’on peut faire une synthèse ?

La santé c’est quoi ?

J’observe que nous sommes des êtres bien complexes, qui vivent sur plusieurs niveaux.
Suivant les visions du monde, les différentes médecines ne prennent en compte que certains aspects de l’Humain multidimensionnel.

La médecine orientale cherche à faire circuler de manière fluide une énergie vitale. Ainsi pour être en bonne santé, il faut rééquilibrer toute disharmonie, tout déséquilibre.

chaman guérisseuse guerrier spirituel carte tarot

La médecine occidentale, elle ne voit l’Humain que comme une machine. Alors elle s’occupe de santé comme d’un appareil dont les pièces s’usent.

Elle ne se préoccupe pas de comment les pièces s’usent, elle cherche surtout à les remplacer si besoin.

L’Humain c’est une tête et un ventre, c’est un mental et des émotions.

Les aléas de la vie nous font vivre bon nombre d’expériences, qui sont plus ou moins bien vécues, plus ou moins bien digérées. (donc par la version plus symbolique du système digestif.)

Les événements de notre vécus génèrent des états physiologiques que l’on appelle des émotions. C’est à dire, la peur, la tristesse, la colère et la joie. (+ le dégoût et le surprise selon certaines sources).

Tous ces états de base se mélangent et donnent des sentiments.
J’ai déjà écrit tout un article sur les émotions et comment les gérer. (notamment au travers du souffle)

gerer ses emotions smiley vert

Médecine Holistique

De tout ce que l’on a vu ci-dessus, la médecine occidentale sait changer les « pièces », mais pas gérer les émotions. En revanche la médecine orientale sait fluidifier la succession des états émotionnels, mais pas changer des « pièces » quand on a trop tiré sur la corde et qu’il y a de la casse.

Ainsi je me dis qu’il est temps de réconcillier ces approches complémentaires.

Swissmedic - institut suisse des produits thérapeuthiques
L’approche occidentale de la santé c’est « prendre » des « produits ». Et pas avoir une hygiène de vie, autant émotionnelle que nutritionnelle.

Il est temps d’apprendre à avoir une hygiène de vie et de savoir bien gérer et digérer les événements qui nous arrivent. (être responsable, soit littéralement avoir une réponse à donner à un événement.)

Avec cette bonne hygiène de vie, la médecine de type réparation après les dégâts ne devrait plus être nécessaire quand on prend soin du véhicule de notre conscience.

De ce fait, l’essentiel de la santé, c’est de vivre une vie fluide, avec des émotions bien digérées.

Une des meilleures manières de bien digérer ses émotions, c’est de vivre selon ses valeurs, Ainsi on vit sans être en conflit entre sa tête qui modélise ce qui devrait être sa vie et son ventre qui lui vit réellement le moment présent sans mentir.

« Vivre selon ses valeurs » est un des 14 besoins fondamentaux identifiés par Virginia Henderson.

C’était une infirmière qui a dressé la liste de 14 besoins fondamentaux. Les 9 premiers sont très physiques, comme respirer, boire, manger, maintenir sa température corporelle, etc…

Les 5 suivants, sont plus de l’ordre de l’appartenance à une communauté, d’avoir de la reconnaissance, de se réaliser, d’apprendre, etc.

pyramide de besoins selon maslow

Un nouveau modèle de société

Notre société actuelle, arrive à peine, quand tout va bien, à permettre au plus grand nombre de combler les 9 besoins de base.

En ayant intégré que d’aider les gens à avoir une vie émotionnelle plus fluide, et à pouvoir combler l’entier des 14 besoins fondamentaux, on améliore la santé des gens, on comprends qu’il serait peut être temps de faire évoluer notre société.

La santé ne s’arrête pas à vendre des drogues pour ne plus (re)-sentir son malaise, consommer des organes et des prothèses comme on consomme des vêtements, et écouter de temps en temps les gens qui souffrent pour se donner bonne conscience….

Peut être qu’en changeant quelques principes et quelques structures sociétales, la santé globale s’améliorerait.

C’est un peu dans cette optique que j’aime beaucoup le principe de Revenu de Base Inconditionnel, qui permet à chaque personne d’avoir toujours de quoi vivre et pas juste survivre.

Le Revenu de Base Inconditionnel est un socle pour construire une vie saine en ayant le droit de vivre selon ses valeurs.

Je ne dis pas que c’est l’outil ultime, mais si on y réfléchi ça change déjà pas mal de choses.

A méditer.

cerveau_revenu_de_base_inconditionnel

Reprendre son pouvoir personnel

Ce qui me frappe de plus en plus dans le domaine de la santé et de la médecine, c’est la dé-responsabilisation de l’immense majorité des gens.

La médecine est la chasse gardée des gens en blouse blanche. 🥼 Je connais peu de domaine de la vie où nous sommes autant infantilisé.
Seul le médecin à le droit de faire un « diagnostique ».

« Le médecin sait, toi tu sais pas…. écoute le médecin.« 

🥼

Le médecin est une autorité dans une communauté. Tout comme l’instituteur et le prêtre.

Mais on voit que depuis l’arrivée du web, les anciennes autorités s’effondrent. (église, médias, politique, banque, école, etc…)

Ça a été une révélation pour moi d’écouter la naturopathe et féministe Rina Nissim. Elle a commencé dans les années 1970 à créer des groupes de « self help », des groupes d’écoute, de partage et d’entraide entre femmes.

Elle a ainsi réussi à guérir de nombreux troubles de la santé féminine. Des troubles, des pathologies pour lesquelles les médecins n’avaient pas de vraies solutions à par « prenez ce cachet et ça ira mieux… jusqu’à la prochaine fois« .

Tout ce qui tourne autour de la sexualité étant encore plus tabou que le reste des sujets de santé, il y a à faire.

Déjà tout simplement de nombreux problèmes se sont résolus d’eux mêmes après avoir pu les exprimer dans un groupe. On voit là le pouvoir de la prise de conscience. « Ah… toi aussi…. je ne suis pas seule…« .

D’autant plus que le besoin de se sentir entendu et reconnu est important. Les médecins de type mécanistes l’oublient. Les patients ont souvent besoins d’être entendus, pas qu’on leur donne une nouvelle drogue à prendre.

Ainsi il y a de nombreux naturopathes, acupuncteurs, et thérapeuthes divers et variés qui ne sont forcéement recherchés pour leur médecine spécifique, mais juste car ils agissent dans des formes de médecines où ils écoutent les patients.

Le patient est pris dans sa globalité d’Humain et pas juste dans un dysfonctionnement de son corps physique.

donner du sens à la santé affiche.
Les slogan pour commencer des études on du SENS… et la pratique ?

Rina Nissim, s’est formée sur le tas ou presque en naturopathie et phytothérapie, et ça marche bien.

Elle a exporté le modèle, en Inde notamment où elle mentionne une jolie histoire.

C’est celle d’une femme anémique. Elle manque de fer. Elle peut remédier à cette situation en se faisant prescrire du fer par un médecin. Mais voilà que ça ne marche pas bien, car il y a des effets secondaires sur la digestion et l’élimination.

L’idée sous l’angle de la naturopathe, c’est de manger des légumes à feuilles vertes qui contiennent du fer bio-assimilable (comme du persil, des épinards ou des orties).

ortie
L’ortie est riche en fer et en vitamine C pour l’assimiler, tout comme en calcium et en bore pour l’assimiler sans compter que l’ortie continent de nombreuse protéines.

Le plus simple est de les cultiver, mais là problème social. La femme étant veuve elle est totalement déconsidérée et n’arrive pas à arroser suffisamment son lopin de terre.

Ainsi sous couvert d’une visite de courtoisie, l’arrosage du nouveau jardin s’est fait régulièrement. Les plantes ont poussées, et sont mangées régulièrement. L’anémie a disparue.

Moralité, quand on est capable de reprendre son pouvoir personnel, de mettre l’autorité en soi, et pas dans une blouse blanche ou une cravate, il est possible d’améliorer durablement sa santé.

Il existe de nombreux moyens simples de s’observer, de traquer le déséquilibre, de corriger un état émotionnel, d’avoir une hygiène de vie qui maintient en santé.

Si une observation régulière montre une faiblesse, on peut compenser avec des cures, souvent de plantes naturelles, et ainsi ré-équilibrer en quelques semaines une pathologie naissante.

Alors que si l’on est infantilisé, on ne sera pas capable de s’observer soi même régulièrement pour voir son état de santé. (par exemple en observant la langue, est-elle blanche ?)

langue blanche qui montre une digestion déséquilibrée

Les médecins occidentaux nous font tirer la langue… et les médecins chinois disent que la langue est la carte du corps entier. 😛

Sans savoir si l’on a un petit déséquilibre, on devra attendre d’avoir un problème, d’avoir de sérieuses douleurs et de se remettre dans les mains de l’autorité qui sait résoudre le problème: le médecin.

Quand la casse est déjà faite, c’est plus dur de faire quelque chose que lorsqu’on a seulement un petit déséquilibre.

Ainsi je pense que le monde aurait à gagner à ce que l’on reprenne notre pouvoir personnel dans le domaine de la médecine et que l’on s’occupe soi-même ou dans une petite communauté de se maintenir en santé.

Vivre selon ses valeurs

Pour terminer, je pense qu’il est important que chaque personne puisse vivre selon ses valeurs. Que l’on puisse avoir une cohérence entre la vision du monde que modélise notre mental et ce que vis notre corps, notre ventre qui digère les événements de la vie.

Comme on l’a vu plus haut, la bonne gestion de l’émotionnel est un facteur important pour rester en bonne santé. Pour assurer son homéostasie.

Il existe mille formes de médecines différentes. En fait c’est le reflet de la biodiversité. L’essentiel n’est pas de s’affronter si on croit qu’une méthode fonctionne ou pas., l’essentiel c’est de trouver une thérapie (et un thérapeute) qui est sur la même longueur d’onde que soi. En accord avec sa vision du monde et qui nous fait du bien.

Il y a certainement des gourous, des arnarques etc… mais qui suis-je pour aller juger la vision du monde et les pratiques d’autres personnes ? Tant que ça leurs fait du bien.

On est tous différents, peut être que les méthodes qui fonctionnent pour un ne fonctionne pas pour un autre ?

Je vois que le débat se cristallise sur le sujet des vaccins, car il y a une composante communautaire… »Il faut que TOUT le monde se vaccine pour que ça marche« .. Ainsi là on rentre en conflit, ce qui n’est peut être pas bien pour la santé de tous.

Comme souvent, je prône la voie du milieu.
« Use de tout, n’abuse de rien »

abus dangereux pour votre santé

Il faut trouver un équilibre. Et justement nous sommes des êtres en perpétuel équilibre. C’est le principe de la marche, à chaque pas un déséquilibre qui se rééquilibre.

Donc la santé c’est pareil, c’est trouver cet équilibre subtile qui fait que l’on avance, que l’on garde son homéostasie.

Alors santé ! 🍷
(Il parait qu’un verre de rouge par jour c’est bon pour la santé ! )

fontaine de jouvence ? santé
Fontaine de jouvence ?

Remplacer tous les impôts par une micro-taxe sur les paiements électroniques c’est possible ?

En 2013, le financier Felix Bolliger a publié un pdf (ci-joint en allemand) qui lance l’idée de remplacer les impôts par une micro-taxe sur les transactions électroniques. (La mise à jour du document en 2019)

L’idée se précise, car une initiative populaire fédérale est en préparation pour demander au peuple Suisse son avis sur la question.

L’idée est simple, avec le prélèvement d’une miette sur le trafic de paiement il est possible de collecter une somme plus grande que la totalité des impôts payés en Suisse, et donc de les remplacer.

Fini la corvée de la déclaration d’impôt, les niches fiscales et les effets de seuils.

Attention, ce n’est pas la fameuse taxe Tobin. Cette dernière ne veut taxer que les transactions financières. La microtaxe dont on parle taxe tous les paiements électroniques. Donc aussi vos courses au supermarché ou un repas au restaurant, et aussi les retraits au bancomat pour éviter de se soustraire à la microtaxe.

Pour l’économie réelle et l’énorme majorité de la population, c’est une charge en moins.
Pour la finance, c’est moins bien. Mais la Suisse a tellement d’avantages dans ce domaine que toute cette branche économique ne disparaitra pas.

On va voir tout le détail ci dessous de ce projet de révolution de la fiscalité!

microtaxe-elections-federales-2019-democratie-directe-spiritualites-nature

CHF 100 000 milliards d’échanges annuel entre les banques en Suisse, vraiment ?

Pour avoir un ordre de grandeur du potentiel d’une microtaxe, Felix Bölliger a été voir les statistiques de la Banque Nationale Suisse sur le trafic interbancaire.

En 2012, il y a 95 000 milliards dans les échanges du SIC. (SIX Interbank Clearing)

Voici une vidéo qui explique le rôle du SIC, le réseau interbancaire qui connecte les banques entre-elles en Suisse pour assurer le trafic de paiement.


Les impôts cantonaux, communaux et fédéraux + les assurances maladie en 2011 avaient pour total CHF 170 milliards

Felix Bolliger conclu qu’un prélèvement de 2 pour mille suffit à remplacer les impôts. (soit 200 milliards pour remplacer 170 milliards)

La BNS modifie ses statistiques et supprime 60% du potentiel de la microtaxe !

Attention ⚠️ !

Depuis que Fellix Bölliger a lancé son idée et que le prof de Finance Marc Chesney l’a popularisée, la BNS a bidouillé ses statistiques !

Les statistiques actuelles de la BNS ont changées. Il n’y a plus 100 000 milliards par ans… mais 40 000 milliards !!

La justification indiquée est la suivante:

« 2013-01 A compter de janvier 2013, le nombre de transactions ne comprend plus les virements excédentaires et ne peut donc plus être comparé aux chiffres publiés jusqu’alors. »

Heu ?? ça veut dire quoi ?

La meilleure explication que j’ai trouvé s’explique par le déplacement du compteur de transaction.

Les transactions entre le compte des banques à la BNS et le même compte chez SIX n’est plus comptabilisé. Ce qui est logique, car juridiquement c’est le même compte !! C’est juste un moyen technique pour que la BNS puisse faire ses stats.

bns en travaux
La BNS en travaux… elle change ses pratiques…

Au delà du trafic interbancaire

Ci-dessus on ne parle que du trafic interbancaire. Mais pour tout ce qui reste dans la même banque, on n’en sais rien !! …. et c’est beaucoup plus gros !

Felix Bölliger s’est basé sur les stats de la BNS, car elles sont publiques. Mais beaucoup du trafic de paiement se fait à l’intérieur même des banques. Et là c’est opaque au possible.

Les banques commerciales ont le privilège de pouvoir créer de la monnaie, via le crédit bancaire. Elles publient leur bilan et leur comptabilité est contrôlée par un réviseur de compte. Mais en fait… beaucoup de choses restent très opaques dans la banque.

banque du miel

Qu’est-ce qu’il se passe entre deux bilans ? Le bilan n’est qu’une photo de la situation à un moment donné. Mais on peut imaginer qu’une banque se crée un matin CHF 1 milliards… joue avec en bourse, gagne quelques millions… et le soir rembourse le crédit. Ni vu ni connu ?

Il est sensé y avoir des mécanismes de contrôle interne aux banques. Mais on peut douter qu’un auto-contrôle fonctionne toujours…

L’expérience le montre avec l’affaire Kerviel. Il a réussi à frauder le contrôle interne de la banque en émettant de fausses informations. (bon, là paradoxalement, il créaient de fausses pertes pour masquer ses gains et passer sous le radar..)

Sinon, les banques sont aussi contrôlées par la FINMA, l’autorité de surveillance des banques. 🏦
.. oui mais…. Avec à sa tête un banquier anglais, ex cadre d’UBS…. c’est un peu au loup qu’on a donné la tâche de surveiller la bergerie !

Là aussi l’expérience le montre. En 2008 quand Crédit Suisse était en faillite avec un trou de CHF 10 milliards, Crédit Suisse a fait un crédit de CHF 10 milliards au Quatar pour que ce dernier comble le trou.

On appelle ça une opération de portage. Moi j’appelle ça, « me créer pour moi même CHF 10 milliards ». Et là… personne n’était au courant, sauf la FINMA.. et la FINMA a donné son feu vert !

Ce n’est que 5 ans après les faits que le Financial Times a révélé l’affaire !

cercle viceux credit

Donc on a actuellement aucune idée du trafic de paiement réel à l’intérieur d’une banque. Il y a potentiellement des parties cachées.

Mais on peut se faire une idées des montants en jeu avec la proportion des montants créés et gérés par les différentes entités.

Si les stats de la BNS donnent déjà le vertige, les montants gérés par les banques commerciales sont encore nettement plus énormes !

Le budget de la confédération Suisse tourne autour des CHF 70 milliards en 2019.

Le bilan de la BNS est de CHF ~800 milliards à fin 2018.

bns echaffaudage travaux

On estime que la somme au bilans des banques des substituts monétaires libellés en francs suisses CHF est d’environ le double du bilan de la BNS.
Soit CHF 1600 milliards. (l’estimation a été faite en 2015.. on est certainement plutôt à 2000… mais faut refaire ce long calcul)

On peut encore doubler tout ça pour avoir le montant libellé dans des devises autres que le francs Suisse.

Puis il y a tout ce qui est de la finance… les actions mais aussi, les contrats divers et variées sont aussi des formes de monnaies !

Pour ce faire une idée du montant colossale de tout ce qui est considérés comme « monnaie », par exemple les produits dérivés… cette visualisation sous forme de petits carrés fait très peur…..
La fortune d’un milliardaire n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan…

… et tout ça s’échange parfois plusieurs fois par années… voir par seconde !
Ce qui génère un montant de transaction totalement astronomique !

Ordre de grandeurs des actifs sous gestions dans les banques Suisses

Postfinance indique dans son rapport de gestion qu’elle traite un peu moins de 1 milliard de transactions par an. (avec CHF 113 milliards à son bilan réparti sur les 4.6 millions de comptes qu’elle gère)

Il y a 245 banques en Suisse 🇨🇭 en 2019.

Donc même si la BNS a changé ses statistiques et diminué de 60% le potentiel d’une microtaxe sur les paiements électroniques, ça ne change rien.

En fait si on applique aussi cette microtaxe sur les paiements entre les comptes d’une même banque, le potentiel est toujours là… et il est même beaucoup plus gros !

coffres safe banque numero

Quel est le potentiel d’une microtaxe sur les paiements électroniques ?

Pour les gens qui veulent calculer le potentiel d’une microtaxe sur les paiements électroniques, les stats de la BNS sur le trafic interbancaire (SIC) sont ici…

On voit qu’il y a en moyenne CHF 3 200 milliards / mois qui sont échangés. Ce qui nous donne un total annuel d’à peine moins de CHF 40 000 milliards par année.

A cela il faut ajouter tout le reste. Et là… on a très peu d’info. Mais tentons déjà de voir ce que l’on sait.

SIX qui est la société à qui la BNS a délégué la gestion du SIC. A aussi ses stats.

La bourse suisse est gérée par SIX. Ainsi on voit que pour ce qui concerne les transactions boursières on est dans l’ordre de grandeur de CHF 100 milliards par mois ( Soit un total de CHF 1361 milliards sur l’année 2018)

La taxe Tobin ne vise que les transactions financières, donc c’est juste ce potentiel là qu’elle aurait. La microtaxe sur les paiements électroniques vise plus large: tout paiement électronique.

Pour le trafic de transaction à l’interne des banques… aucune info supplémentaires pour le moment !!

C’est un point à creuser….

banque montreux

Financer un Revenu de Base Inconditionnel avec une microtaxe sur les paiements électroniques

En 2016, j’avais déjà fait une vidéo pour expliquer le financement du Revenu de Base Inconditionnel.

Dans cette vidéo j’avais déjà inclus l’idée d’une microtaxe de 0.05% sur les paiements électroniques qui permettait de récupérer CHF 50 milliards.

Avec ceci on peut clairement assurer un financement d’un revenu de base selon le modèle de financement mixte. (redistribution de la Valeur Ajoutée Nette des entreprises + microtaxe)

Pour voir juste la partie microtaxe de cette vidéo il est possible de commencer à 16min33…

La microtaxe sur les paiements électroniques dans le débat aux élections fédérales d’octobre 2019

La microtaxe sur les paiements électroniques s’est invitée dans le débat des élections fédérales 2019 via la liste Démocratie Directe SpiritualitéS & Nature, que l’on trouve dans les cantons de Vaud (listes 11) et Fribourg (listes 24). (Je suis personnellement candidat sur la liste vaudoise)

L’idée est de proposer une microtaxe de 0,1% sur les paiements électroniques, ceci afin d’avoir les moyens de faire une vraie démocratie.

On ne peut pas décider sans avoir les moyens de ses ambitions.

Voici un exemple de texte d’initiative pour une microtaxe sur les paiements électroniques.

La microtaxe n’est qu’un emplâtre sur une jambe de bois

Il faut quand même émettre une critique sur cette microtaxe sur les paiements électroniques.

Vouloir changer la manière de faire la redistribution de la monnaie ne s’attaque pas au vrai problème qui est lié à la monnaie.

monnaie minimoi

Une meilleure chose à faire c’est de vraiment reprendre le pouvoir de la création monétaire par le peuple pour le peuple. J’en parle déjà abondamment sur ce site 🙂

… et je propose aussi le Kong, une monnaie de singe 🐵 🐒 pour commencer direct à utiliser une monnaie plus vertueuse.

J’organise aussi régulièrement des parties du Jeu de la Monnaie, pour éveiller les gens à l’histoire de la monnaie, décoloniser leur imaginaire et proposer des alternatives.

Mais par les temps qui courent, peu de gens ont vraiment compris ce qu’est la monnaie et où est le problème.

Ainsi il est aussi intéressant de communiquer via cette idée de micro-taxe qui est beaucoup plus simple à comprendre.

Ce qui m’intéresse vraiment dans l’idée de remplacer les impôts par la micro-taxe sur les paiements électroniques, c’est que l’on va supprimer des impôts.

Là il y a encore moins de gens pour le comprendre, mais supprimer les impôts, c’est supprimer l’obligation d’utiliser une certaine forme de monnaie. Dès lors on peut commencer à librement utiliser des formes des monnaies alternatives plus vertueuses. (.. et du coup avoir beaucoup plus de moyens pour financer les infrastructures en commun et assurer la solidarité entre toutes et tous)

Si ce n’est pas fait je vous invite à lire mon article dans lequel j’explique en détail à quoi sert vraiment l’impôt. …. oui.. l’impôt sert à imposer l’utilisation de la monnaie !

piece 5CHF franc suisse confederatio helevetica
La seule monnaie qui appartient vraiment aux Suisse sont les pièces de monnaie

Conclusions

Il est possible de créer une microtaxe de 1 pour mille sur tous les paiements électroniques qui se font en Suisse, et ainsi être capable de remplacer TOUS les impôts. (TVA, impôts fédéraux, communaux, cantonaux, etc)

Une initiative populaire fédérale est en préparation pour mettre en place cette idées.

L’inconvénient pour moi de cette micro-taxe c’est de ne pas vraiment s’attaquer à la création monétaire. Mais en fait, avec son volet sur la suppression des impôts, elle le fait quand même !

Ceci, car le rôle des impôts est d’imposer l’utilisation d’une forme de monnaie. Avec la microtaxe sur les paiements électroniques, on se libère d’une bonne partie des impôts en place et ainsi on peut plus facilement utiliser des monnaies alternatives plus vertueuses.

A l’occasion des élections fédérales Suisse 🇨🇭d’octobre 2019. Les listes Démocraties Directe, SpiritualitéS et Nature font avancer l’idée de la microtaxe, donc sur Vaud et Fribourg vous pouvez votez pour ces listes (VD 11 et FR 24) pour faire avancer l’idée de la micro-taxe sur les paiements électroniques.

[introspection Bilderberg 2019] Est-ce que tu as peur de ton pouvoir personnel ?

On va parler ici de la source du pouvoir… ou plutôt de la source de la censure de son propre pouvoir personnel.

Ceci m’est inspiré par le petit événement du moment, la réunion du groupe Bilderberg à 450m de chez moi…
Il parait que c’est une réunion des gens de pouvoir ?!

Bilderberg-reunion-des-gens-de-pouvoir

Est-ce que les invités du Bilderberg ont plus de pouvoir que moi ? ou pas ?

La peur du pouvoir: source du désir d’égalité ?

Avant de parler de pouvoir, parlons des gens qui veulent éliminer le pouvoir, le contrôler, le museler, créer des contre-pouvoirs…

Je vois de plus en plus de gens qui militent de façon totalitaire pour l’égalité... sans comprendre que c’est pas forcément la meilleure forme de justice !

On est tous différents non ? T’aimerai qu’on soit tous des clones ?

star wars armée stormtroopers

Obélix a droit à une grosse part de gâteau et Astérix à une petite non ? C’est juste par rapport à leur gabarit ?

C’est surtout la vision du monde « verte » de la spirale dynamique qui est une coupeuse de tête qui dépasse.. qui a la peur du chef et la peur du pouvoir…. (même de son propre pouvoir personnel… ce qui génère la diabolisation des gens de pouvoir… )

C’est très bien pour déconstruire une vision du monde précédente qui a fait son temps (rouge, bleu et orange..)
Mais c’est pénible pour les gens qui sont au de là de ça et qui veulent juste construire du neuf..

La-hierarchie-pouvoir-trou-du-cul-merde-oiseaux

Pourquoi je vois plein de gens qui disent faire de la « gouvernance Horizontale »... tout en mettant en place une hiérarchie de cercles ?? .. C’est PAS horizontal !!

Pourquoi avoir peur de dire qu’il y a une hiérarchie ?.. ou plutôt une holarchie ! (dans le cas de cercles imbriqué… c’est plutôt ça, une hiérarchie de holons)

Est-ce que tous nos organes sont égaux ?
(Petite blague au passage, qui est le chef, le trou du cul ou le cerveau ? … 😛 réponse en commentaire..)

structure-en-holon-holarchie

J’ai l’impression que cette peur du pouvoir d’autrui c’est surtout une peur du pouvoir tout court.

Même une peur de son propre pouvoir. Je vais développer ci-dessous. Mais avant, posons nous la question. Qu’est-ce qui motive un militant qui se positionne contre le pouvoir ?

Le militant cherche la justice !

Derrière le combat de nombreux militants se cache le désir de justice. Mais c’est quoi « ce qui est juste » ?

Ça ne dépend pas un peu de sa vision du monde ?
Suivant ma vision du monde il est juste d’avoir des inégalités. Comme il est juste de ne pas en avoir !

pyramide sociale, hiérarchie, égalité, lutte des classe

La vision du monde de l’étape « verte » de la spirale dynamique a bien bossé pour propager l’égalité un peu partout...

La 3ème classe des trains (et du Titanic) a disparue, la Terre n’est plus le centre de l’univers, comme le soleil n’est pas au centre de la galaxie, comme les monarques de droits divins sont en voie de disparition.

La notion d’état de droit avec des citoyens tous égaux face à la loi se développe depuis 200 ans….

Jusqu’où va-t-on aller dans ce nivellement des hiérarchies ?

J’ai même rencontré un gars qui évite d’utiliser des majuscules pour s’assurer de l’égalité entre les différentes lettres….

Nous sommes tous UN

En ce qui me concerne, j’ai l’impression d’être de moins en moins en phase avec les militants de l’égalité à tout prix de tout….
.. et pourtant je les comprends. Je suis passé par là il y a quelques années. Mais comme toutes les étapes de la spirale dynamique, elles finissent par passer quand on les a expérimentées à fond.

J’ai intégré la notion d’égalité, qui je le pense, va avec la notion d’interconnexion. Comme tout est lié, il faut que tout puisse être pris en compte. Si on nie une partie, on risque des problèmes.

Chaque élément est important. Car nous sommes tous UN.

tout est lié, coeur amour

De ceci découle le fondement de nombreuses religions. Nous sommes uns donc il faut faire attention aux autres, ceci est exprimé par la fameuse règle d’or. Je la résume ainsi:

Comporte-toi avec les autres, comme tu voudrais qu’ils se comportent avec toi.

Même la religion scientifique adhère à trouver l’unité. (oui pour moi c’est une religion, le dieu de scientifique est le hasard. Quand on n’explique pas quelque chose, c’est le hasard, les probabilités quantiques ou les mutations génétiques. Puis il y a des saints: les prix Nobel qui ont tous fait avancer la science… )

La science vise à expliquer le monde. Et ceci de manière unitaire. Nous sommes tous fait des mêmes composants de base. Atomes, composé d’électrons et de quarks, etc.. d’énergie issue du bigbang.

Nous sommes donc tous égaux.

….. et c’est juste vu que l’univers est ainsi fait !

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Qui a concrètement du pouvoir sur ta vie ?

Comme dit plus haut, je pensais avoir intégré vraiment la notion d’égalité…… et paf !

Voilà que cette réunion des puissants du Bilderberg me travaille.

Je suis en pleine introspection à propos de la notion de pouvoir en lien avec celle de justice.

Qu’est-ce que ça me fait ?
Il y a des sécus et des caméras partout..

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Est-ce que ces gens, donc les PDG de google, microsoft, linkedin, avec des dirigeants de grandes banques, Crédit Suisse, Goldman Sachs et des ministres des pays des 4 coins de l’europe, ainsi que les pros de l’espionnage… (palantir… comme le globe qui voit tout dans le seigneur des anneaux…), le secrétaire général de l’OTAN et un général US ancien directeur de la CIA …..

… La suite de la liste de mes voisins du week-end est par ici… ça fait quand même ~130 personnes…. (il y a exactement une semaine s’était la fête des voisins… J’aurai du les inviter !!)…

… Est-ce que ces gens ont vraiment du pouvoir sur ma vie ??

Est-ce que c’est réel ou un fantasme ?

.. et moi j’ai du pouvoir ?
Déjà, sur moi même ? ….. et sur mes réactions à ça !

OUI, ils ont du pouvoir ces gens, vu que je parle d’eux !

Vu que je donne mon attention, ils emmagasinent cette énergie…. L’égrégore du groupe de Bilderberg se renforce.

Il y a des gens qui aiment affronter les puissants sur leur propre terrain. Mais en général ça fini mal…

Tout est question d’attention. A quoi tu donnes ton attention ?

C’est ça le secret du pouvoir !

Si j’avais fait juste un article comme mille autres pour dire « le groupe de Bilderberg se réuni…. bla bla bla.. » J’aurai aussi participé à rendre ces gens encore plus importants qu’ils ne le sont !

… Là, bien que j’en parle, et donc je participe aussi à donner cette attention… je tente d’aller plus loin. Je tente de faire réfléchir sur la notion de pouvoir, et surtout de ton pouvoir personnel !

Car c’est là le but de mon article. Te redonner ton pouvoir personnel !
(et réintégrer le mien en moi !!)

Comment réintégrer ton pouvoir personnel et ne plus avoir peur des inégalités

Paradoxalement, le militant de l’égalité à tout prix ne laisse pas son pouvoir personnel sur un pied d’égalité avec d’autres facettes de son existence !

Il est temps de réintégrer ce pouvoir personnel. Il est temps de l’accepter, de lui donner de l’attention, de l’amour.

Nous allons voir concrètement comment faire ci-dessous.

C’est en lisant le livre au titre accrocheur mais au contenu qui tiens sa promesse: « Les 7 habitudes des gens qui réussissent tout ce qu’ils entreprennent«  que j’ai compris quelque chose de fondamental:

Chacun a un cercle de préoccupation et un cercle d’influence, plus petit, à l’intérieur.

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Ne pas s’épuiser à agir sur son cercle de préoccupation

Si j’agis uniquement sur mon cercle de préoccupation, je vais m’en prendre plein la gueule !
C’est illusoire de vouloir changer les autres.
C’est illusoire de vouloir combattre les puissants sur leur propre terrain.

Comme on l’a vu plus haut, combattre, c’est donner de l’attention, donc de l’énergie à l’adversaire !

Les arts-martiaux utilisent souvent la force de l’adversaire contre lui-même

Si je n’agis que sur mon cercle de préoccupation, je vais m’épuiser. Je n’aurai jamais de résultat et mon cercle d’influence va se réduire de plus en plus…

Par contre si j’agis sur mon cercle d’influence, là je peux le faire grandir et gagner du pouvoir.

La première étape, c’est déjà d’agir juste sur la seule chose que je peux espérer contrôler un tant soi peu: moi-même !

Investir dans soi-même pour grandir

Cette première étape consiste à investir dans soi-même !

Quand je parle de pouvoir, il y a souvent une connotation avec les richesses matérielles. Mais ça ne vaut rien.

L’étymologie première de richesse, c’est de la puissance, de la puissance créatrice.

Si tu investis dans ta capacité d’avoir de la créativité, de la puissance créatrice, on ne pourra pas te l’enlever. Contrairement aux richesses matérielles

Investi dans la lecture de livres qui font grandir. Investi dans des cours, des stages qui font grandir, investi dans des expériences de vie (hop.. trois mois de voyage à vélo..), dans l’apprentissage de nouvelles compétences, va rencontrer des gens.

Va vers le monde, va vers les autres… va vers toi-même !

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N’oublie pas non plus d’investir dans ta santé ! Dans ton corps qui est ton interface avec le monde et ton véhicule principal.

Faire grandir son cercle d’influence

Gandhi a appliqué cette méthode et il a fait plier, sans arme, le plus grand empire du monde !

Il a tout d’abord investi en lui, il a étudié à Londres, au coeur de l’empire, pour devenir avocat. Il a grandi en sagesse en étudiant la Bhagavad-Gita, mais aussi d’autres philosophies et religions.

Puis il a commencé à agir sur son cercle d’influence.

Soit le changement que tu veux voir pour le monde.

Son cercle d’influence a tellement grandi qu’il a fini par influencer une nation entière et l’empire le plus puissant de l’époque.

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C’est logique. Si j’agis sur mon propre cercle d’influence, il grandit.. et il fini par influencer même les gens dit de pouvoir…

L’exemple n’est pas le meilleure moyen de convaincre, c’est le seul !

Voici comment j’ai participé à influencer l’ordre du jour du groupe de Bilderberg.

J’ai influencé l’ordre du jour du Bilderberg !

Personnellement, je me considère comme un cartographe de l’imaginaire:

Au service de la Vie et dans la jouissance de celle-ci, j’attrape des Rêves pour les offrir au monde, et j’oeuvre à les rendre possibles et concrets.

Un thème qui m’a intéressé ces dernières années c’est le Revenu de Base Inconditionnel. Un rêve encore peu palpable, une utopie dans le bon sens du terme… et pour d’autres une chimère utopique dans le sens impossible…

J’aime décoloniser l’imaginaire des gens. Faire une carte de ce monde imaginaire pour aider les premiers bâtisseurs à faire venir une nouvelle réalité.

carte-ancienne-mediterrannee-Battista-Agnese

Depuis début 2011, j’ai oeuvré à faire connaitre l’idée du Revenu de Base Inconditionnel, j’ai organisé des conférences, j’en ai donnés, j’ai créée des textes, des sites web, des vidéos, des tonnes d’illustrations pour un sujet très abstrait, j’ai organisé et animé des groupes locaux de militants, j’ai participé à la création d’un journal international..

Quand j’ai commencé, c’était totalement marginal comme idée. Personne ou presque n’en avait entendu parler.

Puis, une initiative populaire fédérale a été lancée sur le sujet en Suisse. Je m’y suis rallié.

Pendant 5 ans, faire connaitre le revenu de base a été une de mes activités principale. Voir LA principale pendant la dernière phase de la campagne de votations pour l’initiative pour un Revenu de Base Inconditionnel.

En juin 2016, 3/4 des votants ont refusé l’initiative. Pour beaucoup c’était une déception. Mais pour moi c’est une victoire.

On a réussi, en à peine 5 ans, à transformer une utopie inconnue en sujet de discussion dans tous les foyers. Le sujet a même été repris pendant la campagne présidentielle en France l’année suivante et l’idée ne cesse de s’amplifier, au point que l’expression « revenu universel » à fait son entrée dans le dictionnaire 2019.

… bon et qu’est-ce que ça à voir avec le sujet de l’article ?

Et bien, en 2016, la semaine suivant la votation suisse, le groupe de Bilderberg avait à l’ordre du jour le « revenu de base inconditionnel » !

Le thème exact dit « Precariat and middle class » et le prof Guy Standing, grand spécialiste du revenu de base a été invité pour expliquer le Revenu de Base Inconditionnel.

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Il s’en est suivi que le président du groupe de Bilderberg, Henri de Castries à déclaré quelques mois plus tard que l’idée n’était pas à jeter.…. qu’elle a des aspects intéressants !
(Bon, je ne suis pas certain que l’on soit sur la même longueur d’onde et qu’on pense au même revenu de base !! )

Ainsi je me dit que OUI… j’ai un réel pouvoir en ce monde…

Même si j’étais pas tout seul. Je pense que mon influence n’était pas négligeable.

Mon cercle d’influence a grandit au point qu’un des sujets pour lequel je me suis le plus investi a fini par être au programme du groupe de Bilderberg !

Donc finalement le groupe de Bilderberg n’a pas tant de pouvoir que ça!
Il n’agit pas, il réagit !!

Il y a beaucoup de fantasmes autour du Bilderberg. Même si je pense qu’il peut parfois avoir un réel pouvoir de convergence d’intérêts, une bonne partie du pouvoir qu’on lui suppose vient surtout du culte du secret. Du fait que comme on ne sait pas ce qu’il s’y dit, on peut tout imaginer !

Le pouvoir du Bilderberg, c’est surtout le pouvoir de notre imagination.

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Quand j’y réfléchi, les participants au groupe de Bilderberg ne sont pas si éloignés que ça de moi. J’en ai déjà rencontré plusieurs.

J’ai eu l’occasion de rencontrer Guy Standing 2 fois, à Bruxelles et à Genève, avant son passage au Bilderberg.

Et plus récemment, le mois dernier, j’ai discuté avec Thomas Jordan, le président du directoire de la Banques Nationale Suisse, qui lui a participé au Bilderberg de 2013.

Car ça fait quelques années que je tente de comprendre toujours plus le fonctionnement du système monétaire. Alors je vais me renseigner à la source.

Ainsi je suis actionnaire de la banque nationale suisse, ce qui me permet d’être invité à l’assemblée générale et d’aller poser quelques questions qui dérangent…

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Conclusion: utilise ton pouvoir !

Nous avons vu ci-dessus, qu’étonnamment nous avons chacun-e beaucoup de pouvoir. Même le pouvoir d’influencer les gens de pouvoir c’est donc des super-pouvoirs !

Le pouvoir réside surtout dans l’attention.

Si tu agis dans ta zone d’influence tu fais grandir ton pouvoir. Mais il faut accepter que de grands pouvoirs sont aussi de grandes responsabilités !

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Il faut accepter son propre pouvoir, le réintégrer en soi et ne pas le déléguer inutilement. Il faut accepter que parfois on est la bonne personne au bon moment pour exerce son pouvoir.

Un autre joli exercice, c’est accepter aussi sa part d’ombre liée au pouvoir. Le petit dictateur en chacun de nous ! Nier cette facette de soi n’est pas une bonne idée. L’accepter est la clé pour tendre à l’équilibre.

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Il faut accepter son propre pouvoir personnel, mais ne pas s’y accrocher.
La plupart des dictateurs à vie ont mal fini….

Le flux de la vie gagne toujours !

Donc je te propose de reprendre ton pouvoir personnel et d’agir tout en ayant conscience de ce qui est juste:

  • pour toi
  • pour les autres
  • pour le vivant
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Réunion au sommet: le Bilderberg se réuni dans le petit point orange au bord du Léman…

Mon avis sur Frédéric Lordon, le revenu universel et le salaire à vie de Bernard Friot

Il m’a arrive régulièrement de recevoir des e-mails de la part de gentils lecteurs qui me posent des questions ou me demandent mon avis.

J’ai reçu une fois le contenu suivant par e-mail…

Un gentil lecteur m’écrit :

Bonjour 🙂

je te vois parler de holacratie :
https://martouf.ch/2016/12/notes-resume-du-livre-reinventing-organizations-de-frederic-laloux/

connais tu Frédéric Lordon ?
que penses tu de ce qu’il dit ?

à propos, puisque Lordon aborde le sujet, voici à mon avis les 2 meilleures vidéos (ex-aequo) sur le sujet du revenu universel :

je pense que tu n’apprendras rien dans la 1ère, mais je suis curieux de savoir ce que tu penses de la 2ème 🙂

et à cette occasion je suis retombé sur une vieille vidéo qui à mon avis n’a pas vieilli 😉

Je fais quoi avec une telle demande ?

Là comme tu peux le voir c’est des petites question anodines, avec quelques liens vers des vidéos… plus où moins longues… donc si je veux répondre il faut déjà que je regarde 4h de vidéo… que je comprennent bien. Que je me fasse un avis, puis que je l’écrive, que je structure tout ça.. et que je réponde par e-mail…..

Tout ça.. gracieusement !! .. c’est beau le courrier des lecteurs !

.. et ce n’était que la première partie de ce e-mail !!! Le même lecteur m’a aussi posé une autres question.. tu penses quoi de…. sans plus d’explication… et rebelote… 4h de vidéo en plus… etc.. etc….

Donc pour rentabiliser un peu, j’ai décider de publier ma réflexion. Ainsi c’est pas perdu pour tout le monde.

Ma réponse à ce gentil lecteur

Est-ce que je connais Frédéric Lordon et ses propos ?

J’ai déjà entendu quelques propos de Frédéric Lordon.
Usul avait fait un bon résumé de ses propos dans cette vidéo…


Lordon explique tout en terme compliqué pour des choses simples.

Par exemple dans ses bouquins il parle de « l’angle alpha« .

C’est la différence entre son aspiration personnelle est l’aspiration de son patron.

Lordon a la même vision du monde que Spinoza. Il est structuraliste.

Il pense que ce sont les structures externes, le cadre qui conditionne les humains.

Le cadre le plus courant pour un travailleur, c’est l’entreprise, et l’entrepris est cadrée par l’économie en général.

Il dit que le capitalisme est une structure. Que cette structure agit par affect et désir.

Lordon cherche à changer ce cadre pour changer la condition humaine. Il est du même avis que les marxistes. Il parle souvent de l’aliénation des travailleurs.

Il adopte l’idéal marxiste « le salut du travailleur passe par le propriété des moyens de production en mains des travailleurs« .

L’avis de Lordon sur l’Holacratie

A propos d’holacratie. Il dit que ça ne marche que par beau temps. « Allez voir quand les actionnaires n’en veulent plus« .

Et là je ne peux que le rejoindre. C’est pour cette raison que Frédéric Laloux, dans son bouquin réinventing Organization appuie bien sur les conditions nécessaires pour fonctionner avec holacratie, sollicitation d’avis, auto-organisation, etc….

La condition première est d’avoir un propriétaire qui a une vision du monde dans laquelle il est normal de fonctionner ainsi. Si ce n’est pas le cas, il dit que ça en vaut pas la peine de tenter de réformer la structure.

Il décrit très bien le cas de AES. Pendant 30 ans la société a très très bien fonctionné par sollicitation d’avis. Les deux directeurs fondateurs avaient tout construit ainsi.

Puis le conseil d’administration était en majorité acquis, mais avec des résistances….  

Puis avec le scandale d’Enron au début des années 2000, toutes les entreprises du domaine énergétique on vu leur cotation boursière chuter…. AES compris, même si ça n’avait rien à voir !!!

Cette chute a fait très peur au conseil d’administration qui s’est renforcé en membres très sceptiques sur la sollicitation d’avis (alors que ça n’avait rien à voir !) ….. et là le conseil d’administration a pris le pouvoir et décidé de réformer l’entreprise.

Les deux fondateurs sont partis. Ils n’ont pas accepté de travailler dans un cadre « plus classique ».

Donc en effet, là on voit qu’il est totalement nécessaire que ce genre de fonctionnement viennent des gens qui ont le pouvoir. « Les propriétaires des moyens de productions« .

Dans le bouquin de Laloux: C’est le cas de FAVI en France qui appartient a une famille qui semble ouverte à ces pratiques. C’est le cas de Morning star qui appartient entièrement à son fondateur etc….

Et c’est aussi le cas chez ecodev, l’entreprise dont je suis co-propriétaire avec mes 7 associées. Nous fonctionnons passablement par sollicitation d’avis.

Personnellement, comme je le mentionne souvent, j’aime beaucoup le modèle de la spirale dynamique. Je trouve qu’il y a différentes visions du monde qui existent et de chacune de celle-ci découle une manière de s’organiser.

Pour le détail je te propose de lire mon article à propos de la spirale dynamique….

Je viens de compléter cet article par des vidéos. La seconde en fin d’article décrit très bien les organisations issues des différentes vision du monde:

Visions du mondes les plus courantes de nos jour

Voici les visions du monde les plus courantes de nos jours:

Vision du monde: bleue (ou ambre selon Laloux)

C’est la vision du monde « conformiste« . Il faut faire selon les lois, les règles, le livre pour accéder à un idéal…

les organisations issues de cette vision du monde sont des administrations.

Il y a des grades, des classes. Actuellement il reste les administrations publiques et leur classes de salaires. Les fonctionnaires, l’armée, l’église catholique et certaines écoles.

Vision du monde orange

La vision « rationnelle« . La plus adaptée au capitalisme, à la raison, à la science. Tout est rationnel, l’émotionnel, l’humain n’a pas sa place.

Tout fonctionne comme une mécanique. Tout est basé sur des objectifs à atteindre peu importe les moyens. (alors que dans la vision bleue, il y a un règlement qui décrit « comment faire »)

« L’entreprise » est issue de la vision du monde orange.

Vision du monde verte

La vision du monde égalitaire.

C’est la vision du monde des ONG et associations, des gens qui sont pour abolir toute hiérarchie.

Vision du monde jaune

La vision du monde systémique. Ce sont des réseaux. Les gens à cette vision du monde comprennent le fonctionnement du monde en systèmes et sont souvent dans une vision du monde pessimiste qui voit les effondrements partout… effondrement écologique, effondrement financier….

Vision du monde turquoise/opale:

C’est la vision du monde holistique. Ce sont les gens issus de cette vision du monde qui sont vraiment capables de comprendre un fonctionnement avec des systèmes comme la sollicitation d’avis et/ou l’holacratie.

C’est à cette vision du monde que l’on tente de trouver ce qui est juste pour soi, pour les autres et pour le monde.

Les organisations issues de cette vision du monde ont une raison d’être et les individus qui composent ses organisations alignent leur propre raison d’être sur celle de l’organisation: l’angle alpha de Lordon est donc nul !

Ici l’organisation n’a pas comme raison d’être uniquement la survie comme c’est le cas de l’entreprise issue de la vision du monde orange.

C’est à cette vision du monde que la notion de revenu de base inconditionnel devient naturel.

Les organisations opales que Laloux a observées ont toutes un fonctionnement au niveau de la rémunération qui n’est pas tout à fait courant dans le monde des entreprises.

Il me semble que Lordon a une vision du monde qui doit être de type « verte ». Il est pour l’égalité.

En tout cas ce sont les gens avec des valeurs ancrées dans cette vision du monde qui ont menés les luttes sociales.

Donc il s’inscrit vraiment là dedans. De mon observation les gens qui sont dans cette vision du monde n’aime pas trop le revenu de base / revenu universel.

Ils trouvent que ça ne résout pas la lutte de classe. Que c’est un compromis inacceptable. (C’est ce que j’ai vu personnellement, mais je n’ai pas vu ce discours chez Lordon)

Du coup comme ils n’aiment pas le revenu de base, ils sont plutôt pour le salaire à vie. (Théorisé par Bernard Friot)

Le salaire à vie selon Frédéric Lordon

Quand j’entend Lordon parler du salaire à vie, il utilise l’argumentaire du revenu de base. Il ne dit pas pareil que Friot.

Lordon dit même qu‘il pousse peut être un peu plus loin le concept quand il dit que le salaire à vie reconnait le fait d’exister... et que ça implique forcément le faire de produire, car toute personne est productrice..

Friot lui, dit bien qu‘il ne reconnait pas l’être. Mais la production!!  

Il est très attaché au mot production.
→ Je vois là des projections d’une pensée de Lordon sur le modèle de Friot… 

Friot ne pense pas comme Lordon.Tout comme Usul a aussi fait des projections du modèle de Friot qui ne sont pas exactement ce qu’en dit Friot !

A ce propos, j’ai déjà fait un article dans lequel je montre la différence entre le revenu de base inconditionnel (revenu universel) et le salaire à vie.

Je m’étais basé sur la vidéo de Usul… et c’était avant que j’aille à une conférence de Friot à Genève, ce qui m’a permis d’éclaircir pas mal de choses…

En fait le projet est beaucoup plus flou et Friot beaucoup moins polarisé et fermé que je ne le pensais !!!

C’est Usul qui a en tête un modèle précis de salaire à vie, mais qui n’existe que chez lui !!!

Comme quoi… il faut se méfier de tout média qui oriente forcément un peu les choses en fonction de ce qu’il a compris et de ce qu’il a envie de transmettre. Aucune source n’est neutre et j’aime bien comprendre l’intention derrière la source pour savoir le message qu’elle tente de véhiculer.

Pour revenir aux propos de Lordon….

Pourquoi utiliser le mot « production » dans une société qui est majoritairement faite de services ?

Est-ce que le mot production s’applique aussi aux soins ? .. « je produis un soin ? » , « Je produit un service à la clientèle » ?

J’ai l’impression que ces gens sont bloqués dans une vision du monde du 19ème siècle !! 

Qu’est-ce que le structuralisme ?

Lordon est un structuraliste. Il parle de structuralisme.

Mais c’est quoi le structuralisme ? Regardons ça…

J’organise régulièrement le Jeu de la monnaie:
https://jeu-de-la-monnaie.org

On expérimente 4 systèmes économiques différents avec 4 jeux.

Donc ça c’est une expérience qui pose à priori que le cadre influence le comportement des individus. C’est du structuralisme. Ça va dans le sens de Lordon.Ça marche relativement bien. On voit des bonnes différences selon le cadre.

Par contre dans le premier jeu. Le cadre est inexistant. Et là on voit mieux les comportements des individus.

Et il y a plusieurs comportements différents. Personnellement, je suis persuadé que le cadre influence les choses. Mais je me refuse à croire que SEUL le cadre est responsable. L’individu est également responsable.

Lordon ose dire que nous n’avons aucun libre arbitre dans ce cadre. Moi je ne suis pas d’accord. Il y a une double influence.

Nous avons toujours le choix. Même quand on est bien cadré. Même si c’est pas facile. Même si il y a une pression sociale énorme.

Il y a très souvent un petit capitaliste en nous. C’est très intéressant de prendre un militant anti-capitaliste et de le mettre dans un autre cadre. Comment il se comporte ? Est-ce que le petit capitaliste en lui émerge ?

Frédéric Bosqué qui est impliqué dans de nombreux projets alternatifs, a raconté une anecdote que j’avais trouvée intéressante.

Dans une coopérative qui voulait court-circuiter les supermarchés capitalistes, il y avait une madame chargée de l’approvisionnement auprès de producteurs, des paysans.

Elle tenait mordicus à négocier le prix des patates au centime près. Elle tenait à faire baisser les prix au maximum. Au mépris même de l’agriculteur qui cultivait les patates.

Frédéric Bosqué à dit qu’il avait du lui signaler « le petit capitaliste en elle » qui finalement ne fait que reproduire le même comportement qu’elle dénonçait chez les autres !

Donc selon moi, les structures de la société ne sont que le reflet de nos propres structures individuelles.

Les structures extérieures sont le reflet de nos peurs et nos aspirations.

Si des individus sont mus par la peur de survivre, par la peur du manque, ils vont créer une entreprise qui va tenter de résoudre leur peur, soit assurer la survie en maximisant les profits pour ne manquer de rien.

Puis entrer en concurrence avec les autres pour accumuler plus que les autres.

Mais si on résout individuellement notre peur de survivre. Si on va vers la confiance en l’abondance. La confiance que la vie nous apportera tout ce don on a besoin. Plus besoin de la concurrence, plus besoin d’accumuler à l’infini… On peut créer des organisations pour une raison d’être précise autre que faire du profit.

Le revenu de base est selon moi un outil de transition pour aider tout le monde à avoir confiance en l’abondance. Ne pas être figé dans la peur du manque. Car il faut bien que tout le monde soit dans la confiance.

Car sinon le groupe des peureux risque de créer une organisation prédatrice chez les autres. Est-ce qu’il seront suffisamment forts pour rester dans la confiance en la vie ?
Il doit y avoir une question de masse critique là dedans !

Mon avis sur la vidéo: « La Justice sociale au XXIe siècle, table ronde autour de Philippe Van Parijs« 

C’était un bon débat de fond avec une bonne partie des archétypes classiques du sujet:

Anne Cathrine Menetrey qui nous dit que le revenu de base va permettre de sortir d’un système de croissance économique… (c’est par cette vision du monde que je m’y suis intéressé.. mais actuellement ce n’est plus la mienne)

On peut aussi faire le discours inverse… le revenu de base permet d’assurer que les consommateurs aient assez d’argent pour consommer… et donc assurer la croissance du PIB !!

Myret Zaki fait une tête incroyable quand elle découvre que son voisin, Guy Mettant se dit libéral... pour une économie de marché… etc…. et que tout d’un coup il dit qu’il est aussi favorable au revenu de base ! BAM… ça semble la surprendre ! :p

Marco Salvi se fait huer !!! … mais ça se comprend il est franchement pas très bon dans ses arguments !!

Il représente les arguments standards face à cette idée: tout le monde va arrêter de travailler...  la solution c’est plutôt faire grandir le gâteau pour mieux le redistribuer.

Il a même sorti les arguments que c’est anti-féministe car on remet les femmes à la maison…  ça c’est une question qui a fait de grand débat au sein du parti socialiste !

En trame de fond, on voit quand même que le théoricien belge Philippe Van Parijs n’est pas sur la même longueur d’onde que les partisans suisses. Lui il est à fond pour une solution progressive, avec un revenu de base dont le montant est faible et peu grandir. Alors que les partisans suisse sont plutôt pour un revenu d’existence. Un revenu suffisant pour vivre sinon c’est pas du tout pareil.

Mon avis sur la vidéo: « Bernard Friot/Baptiste Mylondo : salaire à vie et revenu de base« 

Friot est vraiment un militant anti-capitaliste. Donc il veut éliminer tout apport de capital et sa rémunération.
→ là je peux le rejoindre. Mais je me questionne quand même sur « comment avoir les moyens de ses ambitions » si on a pas de capital ??  

Le crowdfunding me semble une solution de plus en plus présente et efficace. Surtout pour les objets, car ça permet de faire une étude de marché via le crowdfunding avant même de devoir débourser quoi que ce soit en production.
(contrairement au crédit bancaire où l’on peut se retrouver avec des dettes sans avoir pu vendre son produit..)
Je développe tout ceci dans mon article sur ce que j’appelle l’artisanat industrielle… (ou pourquoi Marx s’est trompé..)

Friot a un idéal d’une société qui fonctionne comme une administration de fonctionnaire à la française:

  • → C’est typiquement une vision du monde de type bleue. Le classe de salaire le montrent bien.
  • Là j’ai de la peine. Moi je ne suis pas du tout dans cette vision du monde. Moi ça me hérisse les poils quand on me propose un tel idéal !!

Friot défend le travail salarié plutôt qu’indépendant. Car c’est plus rentable !!

  • c’est pas une aliénation de faire un boulot que pour le fric ??
  • → moi j’adhère pas !Là l‘angle alpha de Lordon ne se réduit pas !!

Friot: la reconnaissance doit passer par la production, sinon nous acceptons qu’il y a une sous humanité qui ne correspond pas à une validation sociale de sa production !!!
→ Mylondo n’aime pas du tout cette affirmation et je le comprends.

Avec le revenu de base, revenu universel, on reconnait l’existence de la personne. Et ça suffit. C’est encore plus claire avec le terme « revenu d’existence« .  

Mylondo dit: « revenu suffisant ». Là Friot tourne autour du pot. Il ne veut reconnaitre que la production, et se sent obligé de reconnaitre l’existence par le fait que « tout le monde produit »….  Je ne comprends pas trop pourquoi il veut absolument placer le mot production !! ?

Quand il explique pourquoi « salaire » et pas « revenu », il utilise les mêmes arguments que j’aurai utilisé pour définir le contraire !!! 

Il dit que « salaire » reconnait que tout le monde produit !

Pour moi « Revenu » décrit que justement une part de monnaie nous revient.... naturellement.

Pour moi salaire ça vient du mot « sel ». Etymologiquement, c’est issu des soldats romains qui étaient payés avec du sel. Pour moi salaire reconnait qu’il y a forcément une contrepartie dans le cadre d’un emploi.

Dans le terme « revenu de base inconditionnel », j’aime bien le inconditionnel, car justement il n’y a pas de contrepartie. Ainsi là on est clairement en opposition avec le mot salaire.

Quand on évoque le fait de supprimer la monnaie: Friot refuse de supprimer la monnaie pour diluer le pouvoir.  

Si on supprime la monnaie et les classes de salaire on fait resurgir les pouvoir par la fenêtre.« il n’y a pas de société sans lutte de classe, car il n’y a pas de société sans pouvoir« 

C’est fou cette peur du pouvoir.. c’est un truc typique d’une vision du monde « verte » de la spirale dynamique. C’est couper les têtes, c’est renverser les hiérarchies.

Donc là je vois que Friot doit avoir des valeurs ancrées à plusieurs étapes (ce qui est tout à fait normal).

Je me pose aussi toujours la question: Comment on définit la qualification pour savoir quelle classe de salaire on a droit ?

Là je pense qu’il y a de sacré leviers de pouvoir qui peuvent être mis en place. Donc ça m’étonne un peu d’une personne qui a peur du pouvoir qui revient par la fenêtre !

A propos du salaire à vie, il y a quand même toujours une question qui me tardaude….   et Mylondo l’a évoquée.

Si l’on ne rémunère pas le capital et que les salaires sont fixés en fonction des classes de salaires, donc une entreprise n’a pas d’autres charges que la matière première. Comment elle fixe les prix ?

Qu’est-ce qui incite les « entreprises » à vendre leur production plutôt que tout simplement la donner ?

Conclusions…

Je suis bien gentil quand même d’écrire tout ça pour une seule personne…. donc voilà. Maintenant c’est partagé avec les masses.

La réflexion était très intéressante. Je trouve que c’est stimulant de voir l’avis d’autres personnes de se mettre dans leur mode de pensée (via la spirale dynamique) et d’essayer de voir le monde comme eux.

Bien… j’ai toujours l’autre partie du mail à répondre… j’ai un tas de note de lecture… mais rien de texte écrit. Ça fait des mois de ça…. Je ne sais pas si un jour je finirai…

Donc voilà quand tu m’écris un mail… pourquoi je ne répond pas tout de suite ! 😛







Pacifier ta relation à l’argent pour changer le monde

Sur ce site je parle beaucoup de monnaie, de système monétaire, de structures collectives liées à la notion d’argent. Aujourd’hui on va voir tout ceci sous un angle différent.

Aujourd’hui je vais compléter l’article sur ton rapport personnel à l’argent pour montrer comment des croyances personnelles peuvent faire émerger des systèmes économiques.

De plus nous verrons comment pacifier sa relation personnelle avec l’argent.

Je dis souvent que la monnaie est une structure du monde. Et bien souvent je dis que c’est une structure de pouvoir d’une poignée sur un grand nombre. Une transformation d’un système d’esclavage vers un autre.

Cette petite vidéo humoristique le montre bien…. 😛

Mais d‘où vient une structure collective ? Ne serait-ce pas l’agrégation de nombreuse structures individuelles dans lesquelles chacun joue son rôle ?

La structures oblige les individus à jouer un rôle

Il y a plusieurs avis sur le sujet. Nous avons par exemple les structuralistes. Frédéric Lordon en est un. Il pense que le capitalisme est une structure qui agit sur les individus par affect et désir. Il pense que les individus dans cette structure n’ont pas de libre arbitre. Ils sont conditionnés par cette structure.

Voici une vidéo dans laquelle il évoque ceci.
(Je trouve qu’il dit des choses finalement simples mais d’une manière terriblement compliquées !!)

Petite digression par rapport aux structures d’organisation

Un autre sujet qui me passionne, c’est les structures des organisations, il n’y a pas que les structures monétaires dans la vie !

Lordon parle dans cette vidéo, de la gouvernance en holacratie. Il dit que ça ne fonctionne que par beau temps: « Allez voir quand les actionnaires ne sont plus d’accord… tout ce management s’effondre« 

Effectivement il soulève un point très intéressant qui est souvent négligé, mais il jette le bébé avec l’eau du bain.

Fédéric Laoux le dit très bien dans son livre « Reinventing organizations« , si l’on veut appliquer une gouvernance partagée, une gouvernance de type Opale. Il est nécessaire que le(s) propriétaire(s) soient en accord avec ce fonctionnement.

livre reinventing organization frédéric laloux

Lordon a une vision du monde de lutte de classe. Donc évidemment ça ne l’arrange pas quand on peut sortir de la lutte !

C’est le grand combat entre les deux visions du monde, réformer de l’intérieur ou faire la révolution….   et personnellement je trouve plus intéressant la troisième voie: construire à côté.

Le cas de Buurtzorg, entreprise de soins à domicile aux Pays-Bas est passionnant. Ce cas montre qu’en très peu de temps, en construisant à côté une entreprise qui correspond à ses valeurs et aux valeurs des acteurs du domaines (les soignants et les soignés) et bien on peut bouffer la majorité du marché. Les soignants préfèrent venir travailler dans un meilleur cadre et les soignés demandent à travailler avec Buurtzorg plutôt qu’avec les autres.

Le Jeu de la Monnaie pour comparer l’effet de quatre systèmes économiques

Régulièrement, j’organise des « Jeu de la Monnaie ».

Le Jeu de la Monnaie, c’est 4 petits jeux d’une dizaine de minutes qui nous permettent de simuler 4 systèmes économiques, afin d’observer leur influence sur les individus.

Le fil rouge entre les quatre jeux, c’est la possibilité de construire des maisons. ?
Les maisons sont symbolisées par 4 murs, 4 cartes à jouer de la même hauteur. ♠️♥️♣️♦️
Les règles sont simples, mais ce qui en émerge peut devenir très complexe.

Petit aperçu en vidéo du déroulement d’un jeu de la monnaie…

Donc c’est toujours la même idée là derrière: les structures conditionnent les individus. Si on change la structure, on change tout!

Et effectivement, je constate que les 4 jeux sont très différents. Je vois que le vol, la mendicité, les grosses multinationales qui s’accaparent les ressources n’émergent que dans un des jeux….  devine lequel !

Le libre arbitre existe

Mais malgré tout, il y a des différences entre les parties et la seule chose qui change. Ce sont les joueurs. Ainsi je tends à penser que le libre arbitre existe toujours, contrairement à ce que pense Lordon.

Le premier jeu du Jeu de la Monnaie n’a pas vraiment de structure. Ainsi c’est le jeu dans lequel on voit le plus de différences d’une partie à l’autre. C’est là qu’on observe le mieux le libre arbitre des joueurs.

Certains sont dans la peur et le manque…. et d’autres sont dans la joie et le don….

Mais pourquoi une telle différence entre individus ?

Les croyances autour de l’argent

Dans mon article précédent je t’ai questionné sur ta relation personnelle à l’argent. Si tu n’as pas lu cet article je t’invite à le faire. Je ne ferai ici qu’un bref résumé.

Pour comprendre pourquoi des individus agissent différemment dans la même situation, il est intéressant d’observer les croyances liées à l’argent. Christian Junod le fait bien.

Bien, qu’il soit banquier à la base, Christian Junod dit qu’il n’est pas un spécialiste de la monnaie, de sa création de son origine etc…

Par contre il dit qu’il est un spécialiste de « la relation à l’argent« .

Dans les différentes croyances associées à l’argent, il y a des gens pour qui l’argent est du pouvoir, de la liberté, de l’indépendance, de l’autonomie, voir le bonheur. Il y en a pour qui c’est de la sécurité. Il y a des gens pour qui l’argent c’est mal !.. ça brûle les doigts… ça crée des conflits…   Il n’y a qu’à voir les familles qui se déchirent pour des héritages… L’argent c’est sale, ça crée l’injustice.

A partir de ces croyances, il y a des gens qui sont capables d’attirer de l’argent et d’autres qui se sabotent au dernier moment pour ne pas en recevoir. Plus étonnant encore, il semble que c’est parfois en lien avec des croyances familiales et pas que personnelles. Ces croyances sont souvent inconscientes !

Il y a des comportements comme celui que Christian Junod décrit à propos de ce qu’il faisait lui-même, placer sa sécurité dans l’argent. Ainsi, il y a même des gens qui sont multi-millionnaires (ou plus) qui ont toujours besoin d’accumuler, qui sont pingres, car ils n’osent pas toucher à leur sécurité. Il faut toujours plus d’argent. Oui… même en étant millionnaire on peut être dans la peur du manque.

Christian Junod s’est donné pour mission d’aider les gens à pacifier leur relation avec l’argent. Il organise (organisait… il semble qu’il veut changer de formule) des ateliers pour comprendre sa relation à l’argent et la pacifier. Il a également écrit des livres comme « Ce que l’argent dit de vous ».

D’où viennent les structures collectives ?

Les structuralistes pensent que la structure va mettre les individus dans une situation où il n’ont plus de libre arbitre. Ils n’ont plus que pour choix de choisir un rôle que la structure offre. D’une manière générale on voit souvent émerger le triangle de Karpman, soit le triangle des relations entre les rôles de bourreau, victime et sauveur.

J’observe qu’effectivement la structure est très forte pour conditionner les individus. Mais d’où vient la structure comment se met-elle en place? Comment et de où est-ce qu’elle émerge ?

J’ai l’impression que les structures collectives ne sont que le reflet de la vision du monde des individus. Plus spécialement les structures sont souvent là pour refléter les peurs des individus.

Quand un groupe est tout neuf, il y a rarement beaucoup de règles. Puis quand il y a eu des conflits, on met en place des règles pour éviter que les conflits ne se reproduisent.

Ainsi une personne qui vit en pleine confiance n’a pas besoin de beaucoup de règles. Alors que la personne qui vit dans la peur tente de construire un système qui la rassurera.

star wars armée stormtroopers

L’origine de la structure collective actuelle de monnaie dette

A propos de monnaie, une personne qui a la croyance que l’argent c’est la sécurité, va tenter de pousser collectivement vers un système qui lui permet d’accumuler beaucoup d’argent. Elle va évidement se mettre du bon côté, même si c’est pas bon pour l’ensemble des individus.

Une personnes qui a la croyance que l’argent c’est le pouvoir et le contrôle de son avenir va avoir tendance à favoriser un système dans lequel elle peut contrôler le plus largement possible les facteurs qui influencent son avenir.

Le système à monnaie dette par exemple, n’est que la conséquence de croyances de certains qui ont par exemple, peur de l’abus, donc veulent contrôler, au point de contrôler l’entier de la société et le futur grâce au contrôle des crédits.

Car oui, quand on y réfléchi, un banquier décide de l’avenir. C’est lui qui décide d’accorder un crédit ou non à un projet.

credit bancaire facile

Ainsi je me dis de plus en plus que les structures du monde actuel ne sont que le fruit des plus peureux d’entre nous !
…. donc ceux qui veulent, tout contrôler (les autres, la vie…) et ne surtout pas faire confiance (aux autres, à la vie).
(Les autres… la vie…… big brother et les OGM… ne serait-ce pas la même source ? Cette envie de tout contrôler ?)

Qui est le plus malheureux dans le triangle de Karpman ?  le bourreau ou la victime ?  Le bourreau ne serait-il pas bourreau juste pour éviter d’être la victime ?

star wars kylo ren sabre laser

Les gens hors contrôle font peur

Pourquoi est-ce que c’est le système des plus peureux qui gagne et pas le système des plus en confiance ?

Pourquoi est-ce que l’on vit dans un système de monnaie dette hyper centralisé où les banques détiennent quasi tous les pouvoirs ? On pourrait tout aussi bien vivre dans un système de don ?

Je me dis que les individus qui ont confiance n’ont pas besoin de règles, donc ils laissent tranquilles les autres. Alors que les individus guidés par la peur et l’envie de contrôler vont forcément impliquer les autres et l’entier du monde dans leur système. Sinon il y a toujours un risque de ne pas contrôler….

Cette thèse semble se confirmer dans l’histoire de l’anarchisme. En tout temps, les anarchistes se sont fait massacrés. Il y a eu au cours des 19ème et 20ème siècles quelques exemples peu connus de sociétés anarchistes qui ont fonctionné, mais elles se sont toujours fait écrasées (en général dans le sang) par les puissants d’à côté qui avaient peur que leur modèle ne s’effondre.

banque dictateur

C’est ainsi que le communisme libertaire s’est fait écraser par le communisme totalitaire. C’est ainsi qu’après avoir combattus ensemble leur ennemis communs, l’armée rouge de l’état central russe a écrasé la Makhnovchtchina une armée d’inspiration anarchiste qui mettait en place des sociétés rurales autogérées en Ukraine.

La commune de Paris en 1871 a également fini dans un bain de sang. La révolution sociale espagnole de 1936 a échoué au bout d’une année. Au moment où la coalition au pouvoir a commencé à gentiment se débarrasser des anarchistes, en interdisant d’abord leur médias, puis en les désarmant…. et c’est ce qui finalement a permis au général Franco mieux armé de prendre le pouvoir pendant les décennies suivantes….

L’histoire de l’anarchie est très bien racontée dans ce documentaire:

Le bénévolat, le marché du travail des anti-argent

Ci-dessus nous avons observé les conséquences de la croyance que dans l’argent se trouve ma sécurité, mon pouvoir, le contrôle de ma vie et de mon avenir.

Mais il y a encore d’autres croyances que nous n’avons pas encore explorées. Quelles sont les conséquences de la croyance que l’argent c’est mal, c’est Mamon ! que ça brûle les doigts, que l’argent crée la discorde et l’injustice ?

Christian Junod explique qu’il est allé parfois dans des organisations bénévoles pour donner ses ateliers sur Sa relation à l’argent. Une fois il a fait un petit sondage sur les croyances des bénévoles présents: une large majorité avait pour croyance que l’argent c’est mal ! (pour diverses raisons)

Ainsi on peut se poser la question: le bénévolat ne serait-il pas l’économie des gens qui ont pour croyance que l’argent est mal ?

En faisant du bénévolat, c’est s’assurer de pouvoir travailler sans avoir besoin d’utiliser de l’argent. Quand il n’y a pas de salaire, il n’y a pas d’argent. C’est donc s’assurer de ne pas participer à ce système totalement injuste qui crée la discorde !

C’est certainement inconscient pour beaucoup, mais ça me semble bien réel !

Polarisation et moralisation de sa vision de l’économie

La conséquence de ce genre de croyances négatives à propos de l’argent, c’est d’être souvent limite concernant ses besoins monétaires. Car en ayant une vision négative de l’argent, on s’interdit d’avoir plus que ce qu’il faut pour survivre. Et survivre, ce n’est pas vivre.

Ainsi le sujet de l’argent revient tout le temps sur le tapis. J’ai pas les moyens pour ceci ou cela… Je ne peux pas me le permettre. Ou pire encore, c’est renoncer à certaines valeurs à cause de ses moyens financiersJe mangerai bien que du bio, mais j’ai pas les moyens…

Ça peut également se traduire par une frustration de ne pas pouvoir vivre en accord avec ses valeurs. C’est par exemple le cas en se forçant à avoir un job alimentaire par-ce qu’il faut bien gagner du fric pour payer les factures. Et d’avoir, en plus, une activité bénévole qui elle, est réellement l’expression de ce que l’on a envie d’offrir au monde.

Cette activité bénévole est l’activité que je ferai si j’étais millionnaire ou si j’avais un Revenu de Base Inconditionnel. Pose-toi cette question et tu sauras si tu es dans peut être dans ce cas ?

revenu de base inconditionnel revenu assure question t-shirt

Survivre ainsi crée un inconfort. Cet inconfort peut être compensé par la morale. En n’ayant pas d’argent, Moi au moins je suis pur car je ne participe pas à ce système injuste.

Ainsi la personne dans cette situation se met à polariser le monde avec des gentils qui font du bénévolat et des méchants qui utilisent de l’argent.

Cette polarisation touche aussi les organisations bénévoles:
Vu que nous ne gagnons pas d’argent, notre but est noble. Alors que ceux qui gagnent de l’argent avec leur activité ne peuvent avoir une noble raison d’être !

Ayant pas mal oeuvré dans le milieu du bénévolat, j’ai souvent remarqué que l’argent est un sujet compliqué. Il y a souvent une justification au fait que l’on ne fait pas quelque chose, car on manque de moyens financiers. (les moyens humains ne manque pas forcément)

Par contre quand il s’agit de trouver l’argent qui permet d’avoir les moyens de ses ambitions. En général, il est très difficile de trouver des gens qui sont motivés pour la tâche de recherche de fonds… (J’ai surtout observé ça dans les gens qui militent pour un Revenu de Base Inconditionnel…. est-ce qu’il y aurait un lien ?)

J’ai eu par contre des activités bénévoles dans d’autres organisations où l’argent coulait à flot ! Enfin…. trop d’argent pour du bénévolat, et pas assez pour rémunérer les gens ou du moins pas tous… ! Et bien là non plus c’était pas simple. La croyance que l’argent sème la zizanie revient au galop et certains disent carrément: ce serait plus simple si on avait pas cet argent.

Le philosophe Karl Jaspers a inventé le concept de l’âge axial. Une période de quelques siècles, assez courte en regard de l’Histoire humaine, durant laquelle la plupart des grandes religions et philosophies ont émergées.

L’anthropologue David Graeber indique dans son livre Dette 5000 ans d’histoire que cette émergence de nombreuses pensées nouvelles en lien avec le divin et la morale est en fait une réaction face à l’invention des pièces de monnaie et l’arrivée de la pensée rationnelle matérialiste. (rationnel, vient de ratio, la proportion. Donc ce qu’il est possible d’acheter avec une quantité de monnaie donnée.)

Il y a donc peut être effectivement un lien entre les croyances liées à l’argent et la moralisation de la société.

dette 5000 ans d'histoire graeber

La lutte contre le système monétaire oppresseur et esclavagiste

Une autres approche, parfois complémentaire, c’est la lutte pour dénoncer le système. Comme montré plus haut, le système monétaire, pour ceux qui sont du mauvais coté est un système esclavagiste qui ne dit pas son nom. Le système monétaire n’est peut être pas la seule structure qui agit, mais il est indéniable qu’elle est bien présente.

J’ai déjà longuement décrit sur ce blog les nombreuses facettes du système monétaire, son fonctionnement et ses alternatives. Tu peux retrouver tout ces articles sur la catégorie monnaie du blog.

monnaie minimoi

La question que je me pose est de savoir si une personne qui est en situation de ne jamais attirer beaucoup d’argent va devenir une personne qui lutte contre ce système injuste à l’extérieur d’elle même ?

Il me semble que c’est tout à fait probable. Le mouvement Occupy Wall Street et ses dérivés le prouve. Le slogan Nous sommes le 99% dénonce bien la structure collective qui organise les inégalités sociales.

Mais on peut se poser la question:

Qui est responsable de cette situation est-ce que ce sont les grands méchants peureux qui ont construits et maintiennent un système qui leur est profitable pour éviter de perdre le contrôle de l’avenir ?

Ou est-ce que c’est ta croyance que l’argent est quelques chose de mauvais et qu’il faut l’éviter ?

A méditer pour toutes les personnes qui aiment lutter contre l’extérieur…  le changement principal est peut-être à faire d’abord à l’intérieur.

En tout cas, il n’est vraiment possible d’agir QUE sur son cercle d’influence. Celui-ci commence par soi-même. Et n’est parfois pas bien grand au delà de soi-même !

Avant de perdre de l’énergie à vouloir changer ce qui n’est pas dans son cercle d’influence (et d’en prendre plein la gueule), il vaut mieux se changer soi-même, et ainsi faire grandir sa sphère d’influence !

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Gandi disait:

Soyez le changement que vous voulez voir pour le monde.

A la fin de cette vidéo qui décrit le projet d’éco-hameau Tera, son co-fondateur Frédéric Bosqué, indique que ça fait du bien de s’occuper de sa zone d’influence et plus du reste. On sort de son sentiment d’impuissance.

Dans une conférence où je l’avais vu, Frédéric Bosqué nous avait raconté une anecdote vécue dans une organisation de groupement d’achat. Une personne était intraitable avec les paysans pour grapiller des centimes sur le prix des patates.

En fait cette personne agit personnellement de la même manière que la grande distribution qu’elle dénonce à l’extérieur d’elle. Elle construit une alternative au système « capitaliste » qu’elle combat. Mais en même temps elle agit de la même manière. Ce qui n’est pas cohérent… car en suivant cette logique on ne change rien.

Ainsi avant de changer le monde extérieur, il faut bien faire attention de changer son monde intérieur. Sinon le même schéma se reproduit. La structure alternative ne change rien à part les gens à sa tête !

Le circuit du donner-recevoir

Maintenant que cette introduction est faite à propos de se changer à l’intérieur pour voir les changements à l’extérieur de soi, il est temps d’expliquer le circuit du donner et recevoir.

Je pense que ce qui sous-tend tout système économique, tout système monétaire. C’est un circuit de donner et recevoir. (Je pense même que ce principe de circuit peut s’appliquer à de nombreux domaines, comme l’information et la nourriture… )

Je pense que si on ne parvient pas à pacifier le rapport de chacun avec le principe de donner-recevoir, forcément on va laisser émerger un système global qui est plein de défauts.

Etant à la base électronicien, j’ai représenté ici le circuit du donner et recevoir de la même manière qu’une circuit pour allumer une LED qui fait de la lumière.

Le circuit comporte une source qui crée une tension, une différence de potentiel électrique. Cette différence de potentiel crée la circulation d’un courant électrique. Il y a une résistance qui limite le passage de ce courant. Il y a donc là une perte d’énergie. Elle est généralement dissipée en chaleur. Puis ce courant va traverser une LED. Cette LED émet de la lumière. C’est ici l’action utile que l’on voulait. Puis les électrons qui composent le courant électrique reviennent à la source.
(En analogie hydraulique on aurait une différence de potentiel de hauteur, un barrage dans une montagne par exemple, l’eau circule dans des tuyaux, plus le tuyau est petit, plus le débit est petit et donc la résistance grande. Notre action utile peut être quelque chose comme faire tourner un moulin. Puis si l’on veut que le système soit durable, il faut que l’eau retourne au barrage. Dans le cycle naturel, c’est l’évaporation de l’eau qui la faire remonter sous forme de nuage et la pluie va remplir le barrage. )

circuit-donner-recevoir

Un circuit normal est donc une boucle. Si pour une raison où une autre, le circuit électrique est coupé, la LED s’éteint. Comme c’est le circuit du donner et recevoir, il faut que les 2 pôles fonctionnent. Si l’on accepte pas de donner. Il va être dur de recevoir. Si l’on accepte jamais de recevoir le système se bloque aussi.

Ce que je vois comme idéal c’est de donner et recevoir naturellement. Suivant les occasions qui se présentent sans résistance. C’est la meilleure manière d’émettre la lumière, de fluidifier les échanges économiques, et de favoriser l’abondance globale.

Le circuit du donner et recevoir est une image. Ainsi je ne me prononce pas sur l’équivalence stricte entre ce qui est donné et ce qui est reçu.

C’est comme pour le circuit de la respiration. C’est inspirer et expirer. L’équivalence n’est pas absolue dans le rythme de la respiration. On a également des phases de respiration plus ou moins active suivant ses activités.

Ce qui est certain, c’est que si l’on décide d’enlever une des deux phases, (inspirer ou expirer), ça se passe très vite très mal !

Comment choisir quoi et quand donner et recevoir?

Pour décider, j’aime bien avoir conscience de ce qui est juste:

  • pour moi
  • pour les autres
  • pour le monde (donc inclus, l’entier de la biosphère)

Ce mode de décision est applicable à tout. Il permet de prendre conscience des conséquences de ses actes. Il est donc applicable pour les choix à faire dans le donner et recevoir.

En ce qui concerne les questions économiques, c’est sortir de l’individualisme consumériste. La vision du monde qui n’inclus que ce qui est juste pour moi. Mais c’est aussi sortir d’une vision du monde qui m’empêcherai d’agir en raison de conséquences négatives de mes actes sur les autres et le monde. (que j’observe bien chez mes amis décroissants !)

On est bien ici dans la recherche de l’équilibre, entre soi, les autres et le monde.  Aucun choix n’est parfait. Il ne sert à rien de (se) culpabiliser. Il suffit de faire de son mieux en conscience, et de faire toujours un petit peu mieux. Ce qui inspire les autres.

societe de consommation

Petit exemple avec cette méthode de décision, si je dois faire un achat, une veste par exemple, je me dis que pour tenir compte de moi, j’ai envie de quelques chose de pas cher… Je vois qu’il y a des vestes doudounes vraiment pas cher sur le net… cool !!

Je me dis, bon… pour moi c’est bien. Pour les autres ? Le shop est à l’autre bout du monde, il ne va pas favoriser un tissus économique locale qui me sera directement profitable. (la boucle du circuit)

Qu’en est il des matériaux. Il y a des plumes de canards dans ma doudoune. Aucune indication sur leur provenance…. zut.. c’est louche. Certainement un élevage chinois dans lequel on plume vivants les canards…. C’est pas ainsi que je vois le monde.

Bref… je passe à autre chose. Et là je découvre que dans un magasin pas loin de chez moi, il y a un déstockage de vestes de meilleure qualité, certifiées qu’on ne plume pas les canards vivants.

Donc pour moins cher que le prix normal (bon pour moi), proche de chez moi (bon pour les autres) je peux avoir nettement mieux, plus durable, de meilleures qualités, éthique (bon pour le monde) etc….  Là je suis heureux.  Il est juste que je donne de l’argent pour ça.

Avec cette méthode de choix, je me méfie du tout gratuit. Si quelque chose est gratuit, comment va en vivre la personne qui fait le produit ? (Sans parler des faux gratuits où c’est toi le produit… comme les journaux gratuits et réseaux sociaux gratuits...)

Avoir conscience du circuit du donner et recevoir c’est avoir conscience que donner de l’argent aux autres, c’est aussi s’assurer de le voir revenir chez soi !

Avoir conscience du circuit du donner et recevoir, c’est aussi avoir conscience que recevoir de l’autre c’est bien, car on pourra soi même avoir de quoi donner plus loin.

Avec cette conscience, on se libère des connotations et des croyances.

L’important que je veux transmettre ici est qu’il faut se libérer des croyances limitantes sur l’argent. Que finalement l’argent n’est que la façon dont notre société matérialise le circuit du donner et recevoir entre les humains.

Ainsi l’idée est de fluidifier les échanges quand ceux-ci se présentent. Il ne faut pas hésiter à donner quand tu en as envie et/ou quand il le faut. (L’achat est aussi une action de donner de la monnaie) Et dans l’autre sens il faut aussi se libérer de toute résistance de recevoir.

Il faut se libérer des résistances et des court-circuits de mon analogie électronique.

cheval-attache croyance

La confiance comme système de croyance

Notre vie est basée sur d’innombrables croyances. Il y a des croyances ressources et des croyances limitantes.
Si tu arrives à ancrer la confiance dans ton système de croyance, tu vas changer les choses globalement.

C’est ce que l’on observe concrètement dans le premier jeu du Jeu de la Monnaie. Il n’y a pas de règles pour arriver à constituer des carrés avec ses cartes. Il y a des gens qui ont le jeu complémentaire. Comment réussir à faire des carrés ?

On est obligé d’interagir avec l’autre.

Il y a là tout les conditionnements qui reviennent. Est-ce que je donne ? Est-ce que j’échange ? 1 contre 1 toujours stricte ou pas ? Un échange différé dans le temps ou pas ?

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Même dans un jeu sans conséquence sur sa vie on observe que peu de gens osent la confiance, osent donner.

Mais il y a toujours un ou deux « originaux«  (par rapport à la moyenne de notre société) qui vivent dans la confiance et donnent des cartes de leur jeu pour aider les autres. Ce qui déclenche un cercle vertueux de dons inspirants qui va tout d’un coup augmenter la productivité et l’abondance dans la joie et la bonne humeur.

Florian est un de ces originaux. Voici un article qui décrit sa façon de vivre « sans argent ». Lorsque l’on a joué ensemble au Jeu de la Monnaie. Florian a tout de suite appliqué sa vision du monde « quand on donne sans forcément attendre quelque chose en retour, on observe qu’on reçoit toujours quelque chose.« .

florian donne jeu de la monnaie

Florian aime faire des petites expériences. Il donne parfois de l’argent sans raison apparente à des gens, à des inconnus mêmes. Imagine, tu te balade dans la rue et un inconnu viens te donner un billet de CHF 20.- !! Que fais tu ?

Il semble que ça perturbe beaucoup de gens !

Quand Florian dit qu’il veut vivre avec le moins d’argent possible, je me suis demandé si il fait partie de la catégorie des gens qui ont des croyances négatives par rapport à l’argent et donc qu’il cherche à évite l’argent ?

Je n’ai pas (encore) de réponses précises à ce sujet. Mais, à priori, comme je le connais, avec ses expériences de donner de l’argent et sa joie de vivre communicative, sa façon de se laisser guider. Je ne pense pas qu’il puisse avoir de croyances par rapport à l’argent qui le conditionne. Je pense plutôt qu’il a réussi à se déconditionner de cette structure, et qu’il est vraiment ancré dans la couche du dessous, celle du donner et recevoir.

→ edit:  J’ai discuté de tout ça avec Florian c’était passionnant. Et en effet. Il s’est totalement déconditionné de croyances liées à l’argent. Il s’est même déconditionné de la notion de croyance. Il me parle plutôt de vacuité !
J’ai pas encore tout bien saisi la chose, notre discussion était tellement dense !

Le tuyau à fric de Lulumineuse

Voici encore un autre exemple d’une personne qui a hyper confiance, comme elle dit, qui vit complètement dans la croyance profonde que l’argent n’est fait que pour transiter.

Elle utilise une métaphore que je trouve marrante pour expliquer le circuit du donner et recevoir. Elle parle d’un tuyau à fric. Il fonctionne comme une paille pour boire son sirop. Si tu plantes ta paille dans l’eau, que tu bouches le haut avec un doigt, tu peux soulever ta paille. Rien ne coule. Un bout de la paille symbolise le donner et l’autre le recevoir. Si tu bouches le donner. Tu t’empêche de recevoir quand le moment sera venu.

Lulumineuse dit que dans le monde, il y a un gros tuyau à fric… et que certains le bouchent d’un côté… ils accumulent alors qu’il y a pénurie chez d’autres par ce que rien ne circule.

Nous avons en chacun de nous un petit tuyau à fric qu’il faut déboucher pour fluidifier l’économie.

tuyau à fric lulumineuse

C’est finalement le principe dans la monnaie fondante théorisée par Silvio Gesell pour inciter les gens à faire circuler leur monnaie afin que comme le sang, la monnaie irrigue toute l’économie.

Lulumineuse dit que la monnaie ne sont que des chiffres, que le changement du chiffre de son solde de compte en banque n’est rien du tout. Que finalement ça ne change rien de concret à sa vie là maintenant tout de suite.

Ce qui change notre vie, notre état d’esprit, c’est surtout la perception que l’on a de devoir payer une facture. Si ça te met de mauvaise humeur, que ça te reste dans la tête en arrière plan comme une pensée qui tourne sans cesse c’est là que tu te pourri la vie.

Si tu arrive à te détacher, à accepter, à lâcher prise, à te lâcher la grappe (selon son expression favorite) sur ton jugement à propos d’une situation liée à l’argent. C’est parfait, tu vivras nettement mieux. 

Tu pourras vivre dans la confiance et le flux de la vie.

Lulumineuse va encore plus loin, elle propose que nous nous libérions de beaucoup de croyances et de peurs en tout genres. Elle propose que chaque personne soit capable de s’écouter elle-même, d’écouter les idées qu’elle capte. Ceci afin d’aller vers la joie, d’aller vers ce qui nous rend heureux, d’aller vers ce qui est soi-même, d’aller vers ce qui est juste pour soi, le monde et les autres.

Ainsi on crée un nouveau système économique sans hiérarchie imposée par la peur. Surtout la peur de ne pas recevoir de salaire !

Quand on a confiance en l’abondance. On peut créer un nouveau système économique dans lequel chacun donne et reçoit librement. Chacun donne sa couleur au monde, ce pour quoi il est doué et reçoit ce dont il a besoin pour vivre. Tout simplement.

C’est là une de mes motivations à militer pour le Revenu de Base Inconditionnel. C’est fournir un outil de transition qui permet à tout le monde d’expérimenter la confiance en l’abondance et ainsi l’ancrer dans son système de croyances profond.

Pour en savoir plus sur l’abondance et le tuyau à fric vu par Lulumineuse, voici un de ses articles à ce sujet…
Lulumineuse propose également des ateliers en vidéos pour libérer son tuyau d’abondance…

En changeant ses croyances personnelles on crées de nouvelles structures collectives

Avec la confiance en l’abondance comme croyance personnelle, on peut ainsi créer des organisations dont le but n’est pas la survie.

En effet, actuellement le but de la plupart des entreprises (et toutes celles basées sur une vision du monde de type orange de la Spirale dynamique) c’est de ne pas faire faillite, donc de faire du profit et d’accumuler du capital au cas où.… de virer des gens pour optimiser les coûts et augmenter les profits. Ceci souvent dirigé par des gens qui ont peur eux-mêmes de manquer. Ce sont les fameux cités plus haut, qui ont pour croyance que c’est dans l’argent que réside leur sécurité.

mr smith matrix economiste cravate

En sortant de ses croyances limitantes liées à l’argent, on peut créer une organisation qui est basée sur une raison d’être. (par exemple résoudre un problème concret et pas créer un faux besoin avec le marketing)

Mais attention de ne pas avoir qu’une raison d’être et d’avoir quand même des croyances négatives liées à l’argent. Comme beaucoup trop d’organisations ancrées dans la vision du monde de type verte de la spirale dynamique. (toutes les associations qui n’ont pas les moyens de leurs ambitions dont je parlais plus haut)

Ce que j’ai en tête ce sont plutôt des organisations de type Opale comme le dit Frédéric Laloux dans son livre Réinventing Organizations. Des organisations issues d’une vision du monde ancrée à l’étape turquoise de la Spirale dynamique.

opale virgin-rainbow

Conclusion personnelle

Depuis quelques mois je me questionne beaucoup sur mon rapport à l’argent et je vois concrètement des changements dans mes croyances. C’est pour ça que je partage toutes ces infos.

J’ai eu de nombreux points de vue sur l’argent au fil de mon cheminement sur les étapes de la spirale dynamique. Parfois dans l’abondance, et parfois dans le manque. Parfois à m’en ficher totalement au point de ne pas connaitre le solde de mon compte. Parfois à m’empêcher de dormir à savoir si j’allais avoir sur le long terme assez d’argent pour vivre. (vivre !! comme si ça se mangeait !)

Suivant les milieux que j’ai fréquenté, mon rapport à l’argent a évolué. J’ai remarqué que dans les milieux décroissants, puis dans les militants du Revenu de Base Inconditionnel, j’ai rencontré beaucoup de gens pour qui l’argent manque. Et c’est parfois lourd comme climat. Ça a déteint sur moi: J’ai pas d’argent… j’achète le minimum… et ça tourne comme un mantra….

J’ai eu des époques où je pouvais m’acheter plein de trucs chers par ce que ça me faisait plaisir, sans me poser de questions (comme un des tout premier appareil photo numérique).

Et d’autres époques où j’avais l’impression de m’arracher quelques chose si devais payer un truc pas très cher, dans le genre acheter un pain au chocolat à la gare quand j’avais faim: ah non.. c’est trop cher ici pour ce que c’est,  j’achète pas….

pain au chocolat

Je m’intéresse depuis une bonne douzaine d’années au fonctionnement du système monétaire. Je découvre comment ce système est bien huilé pour pomper les richesses du grand nombre vers une poignées qui accumulent comme Picsou. (et il y a des milliardaires qui ne savent plus comment dépenser leur argent !)

Ainsi en découvrant l’injustice que crée ce système, j’ai associé l’argent à des croyances négatives: Je ne veux pas participer à ce système injuste.

dette publique banque

Mais au fil du temps, j’ai découvert que le problème n’est pas l’argent, mais les croyances au dessous. Le système du circuit du donner et recevoir.

Il y a bien des façons de matérialiser des systèmes de donner et recevoir. (J’ai créé le Kong, une monnaie de singe 🐵🐒basée sur le Système Monétaire Equilibré. C’est une béquille pour aller vers le Don dans une communauté de confiance. Il existe aussi la monnaie libre Ğ1).

Mais sans pacifier sa propre relation à l’argent, à ce circuit du donner et recevoir, on risque de reproduire dans un système alternatif les défauts qu’on critique dans le système en place.

Ainsi je trouve important de travailler sur sa propre relation au donner et recevoir.  Je sens qu’il y a chez moi une croyance fortement ancrée qui me dit que « Je suis un type chanceux« . C’est une bonne base pour avoir une croyance de confiance en l’abondance.

Je sens que j’ai encore des réticence à donner, à dépenser de l’argent. Mais par contre je donne volontiers beaucoup de temps et de mon savoir faire pour beaucoup de causes. Je me dis qu’il y a là un signe que je bloque une partie de mon tuyau à fric ! Je retiens trop.

panneau donner

J’ai donc, ces derniers mois, dépensé beaucoup plus d’argent qu’à mon habitude. Déjà tout simplement pour des dépenses que je repoussais depuis longtemps comme… changer de lunettes ! J’en avais besoin.

Puis je suis allé sur Tipeee et j’ai fais des dons à des chaines youtube qui m’on appris beaucoup. Comme Heu?reka qui fait un boulot magnifique pour vulgariser la finance…  J’ai pas donné grand chose. Mais j’ai fait un grand pas dans mon donner. Je suis fier de donner ainsi de l’énergie à des gens qui m’ont apporté beaucoup. Je favorise ainsi le monde que je veux voir grandir.

C’est ainsi que je vois  une économie libre. Une économie du don. Tout est en libre accès, mais chacun sait en conscience donner, rémunérer les autres et ainsi recevoir aussi ce dont il a besoin.

Là je crois que j’ai débouché quelques chose. Car j’ai dépensé pas mal ces derniers temps, mais j’ai aussi reçu beaucoup plus d’argent que d’habitude…. et de façon vraiment magique parfois !! ah.. c’est quoi cette enveloppe ? … ah tiens, il y a un billet de CHF 1000.- dedans !! incroyable ! Ça tombe bien !

J’ai expérimenté ce que dit Florian, quand tu donnes d’un côté, ça te reviens de l’autre.

billet de 1000 chf

Ainsi maintenant je réfléchi également à ne pas négliger mon recevoir. Mais toujours en ayant conscience de choisir ce qui est juste, pour moi, pour les autres et pour le monde.

Je m’amuse avec l’argent, donc je réfléchi à la manière de mettre en place une sorte de chapeau virtuel pour que les visiteurs puissent déposer facilement de quoi jouer avec moi au jeu du donner et recevoir.

chapeau plein de billets de 1000 CHF

Pour les chanceux comme moi qui co-créent tous le jours de la monnaie libre abondante... Il est possible de me faire un don en monnaie libre Ğ1 en cliquant sur le bouton:

duniter_button

Au delà du blog, surtout dans le cadre d’événements physiques j’aime bien aussi le principe de la Participation consciente. 

C’est une combinaison de ce que je PEUX payer (je suis conscient de mes moyens), ce que je VEUX payer (par ce que j’ai envie de soutenir et remercier pour le magnifique apport) et ce que je DOIS payer (souvent les frais déjà engagé pour la logistique et nourriture).
Ça se paye sans justification en donnant le montant à la personne qui récolte. (C’est parfois dur de ne pas être anonyme et de ne pas pouvoir se justifier… Ex: J’aimerai donner plus.. mais j’ai pas les moyens…. etc...)

J’ai vécu ceci pour la première fois lors d’un stage à l’Université du nous qui se finance ainsi.

Voilà… j’entre donc dans une nouvelle dimension de mon rapport à l’argent. Ça me plait bien de jouer avec ça !
On verra ce que ça donne !  😉

Réflexion sur l’implémentation d’un protocole de Système Monétaire Equilibré totalement décentralisé

L’idée est ici d’imaginer l’implémentation d’un système de comptabilité de flux économique comme le SME, Système Monétaire Equilibré:

Un protocole plutôt qu’un code

Le SME décrit les paramètres de base d’un système « monétaire ». On peut donc observer de nombreux fonctionnement en fonction des paramètres et voir au profit de qui se fait le système.

Ex: le taux de retour à l’équilibre peut être au profit de chaque personne ou du banquier. Suivant l’angle sous lequel on regarde, il est possible de voir que la création monétaire est le fruit de chaque individu ou des banquiers.

Le SME est donc un protocole plus qu’un logiciel, un code monétaire. Le SME est un outil pour évaluer un système monétaire et le comparer avec un autre.

Dans notre cas, l’idée est de réaliser un système de comptabilité de flux économique de type crédit-mutuel, avec contraction qui génère une avance de crédit: le revenu de base.

On va donc ici choisir des paramètres et un fonctionnement qui va dans ce sens. Mais logiquement, théoriquement une certaine place est laissée pour que de nombreux types de code monétaire puissent interagir entre eux.

système monétaire équilibré

Pour bien comprendre la théorie qui est là derrière et son contexte historique. Je t’invite à lire mon article sur l’histoire de la monnaie….. c’est 11 épisodes en vidéos. On part il y a plus de 5000 ans… et on passe en revues tous les systèmes économique, don, troc, reconnaissance de dette entre individus sur bâton de comptage, sur tablette d’argile, banque commerciale, banque centrale, monnaie fondante,  blockchain, Théorie Relative de la Monnaie, G1,…. et enfin le SME…

Un protocole décentralisé de comptabilité de flux économiques

Idéalement, un bon protocole de comptabilité de flux économiques doit être décentralisé et réparti.

Attention, il est utile d’expliciter les mots. Le débat actuel sur les cryptomonnaies montre que souvent c’est mal compris.

On nous présente souvent les cryptomonnaies basées sur une blockchain comme étant décentralisée. Mais ce n’est pas tout à fait juste.

Prenons l’exemple du bitcoin. Il y a UNE blockchain. Donc c’est centralisé. Toutes les transactions sont dans la même base de données et pour y avoir accès ce sont les noeuds qui décident.

Cependant, la gouvernance entre les noeuds est décentralisée. Il n’y a pas un noeud qui a plus de poids qu’un autre, qui peut décider à la place d’un autre.

À la base, chaque utilisateur devait pouvoir être un noeud du système. Je l’ai testé en 2011, avec le bitcoin où il suffisait de télécharger un blockchain de 20Mo.

En septembre 2017, la blockchain du bitcoin fait ~ 130Go …. Il y a de plus en plus d’utilisateurs. Mais en proportion le nombre de noeuds est très limité. (~10 000)

Ainsi, une blockchain centralisée est très ennuyante en terme de ressources. De plus, la méthode de décision pour savoir qui a le droit d’ajouter des blocks à la blockchain est problématique. La méthode la plus courante est la preuve de travail. (PoW). On doit prouver que l’on gaspille de l’énergie pour avoir accès à la base de données. Ceci, car on suppose que les gentils qui veulent le bien du réseau ont un avantage à fournir cette puissance de calcul, mais que les méchants qui veulent tricher doivent mettre exponentiellement plus de ressources. Donc c’est virtuellement impossible.

L’idée que nous avons ici est très différente. On veut un système qui est réellement décentralisé.

Tout comme l’est l’internet. Tout comme l’est le web. Tout comme l’est le e-mail.

On est dans une logique de réseau. Il n’y a pas qu’une seule base de données, même si elle est copiée à de multiples exemplaires.

Si je veux ajouter un bout d’internet, il suffit que je connecte un réseau de télécom sur le réseau internet existant. J’ai étendu Internet sans demande à personne.

Si je veux ajouter un site web, hormis le nom de domaine, il n’y a rien à demander à personne. Je crée un site et le rends accessible.

Si je veux une boite e-mail. Il me suffit d’installer un serveur e-mail accessible par un nom de domaine et par un bout de réseau. Et voilà, c’est fait. Je n’ai demandé à personne.

Ainsi l’idée ici, c’est d’ajouter un service disponible sur le web qui permet de comptabiliser les flux économiques.

Toute personne peut le faire sans demande à quiconque. Elle peut choisir ses propres paramètres. Elle doit juste utiliser le même « protocole » pour échanger avec les autres.

Donc il est possible de faire plusieurs logiciels totalement différents qui fonctionnent entre eux via un protocole.

On peut même imaginer fonctionner avec des cartes sur papier ou sur tablette d’argile. C’est peut-être moins pratique et automatisable. Mais pour que l’on ait vraiment un protocole décentralisé, ça doit fonctionner.

WordPress comme plateforme de base

Une idée qui peut aider à la diffusion massive de ce mode protocole de comptabilité des flux économique est d’utiliser une plateforme simple pour mettre en place un « serveur » SME.

Ainsi, wordpress semble un bon choix.

En 2017, wordpress détient près du tiers de « part de marché » des sites web.

Ainsi fournir une application sous forme d’un plugin wordpress ouvre les portes à un large réseau.

On peut imaginer également faire des modules de paiements pour les e-commerce. Notamment, toujours sur wordpress Woocommerce. Ains en plus de pouvoir transférer de la « monnaie », il sera aussi possible de payer directement sur les magasins en ligne avec le SME.

Adressage

Chaque personne qui veut participer au réseau doit pouvoir être accessible.

Ainsi il y a la notion d’adressage qui intervient.

Comme toute personne qui a un compte en banque l’a dans la banque en question. Ici chaque personne qui a un « compte » SME, doit l’avoir chez un noeud qui est localisé quelque part.

On se retrouve dans le même principe que le e-mail. Soit une boite e-mail est chez un hébergeur de e-mail. 

Ici un compte SME est chez un hébergeur SME.

Sur le web, on peut donc utilise la logique des noms de domaine qui est bien connue pour réussir à localiser le noeud. (url = Universal Ressource Locator donc un moyen de trouver une ressource)

Il nous faut donc identifier les deux parties d’une transaction. Donc, ce qui semble le plus évident, c’est:

  • un nom d’utilisateur
  • l’adresse du noeud hébergeur.

En version papier on peut avoir:

  • toto
  • chemin du petit bois 12, Jolibois.

En version web on a:

  • toto
  • https://martouf.ch/wp-admin/admin.php?page=SME

ou des versions simplifiées…

  • https://martouf.ch/wp-admin/admin.php?page=SME&user=toto
  • https://martouf.ch/SME/toto  (qui redirige sur la précédente)

Le format simplifié du genre e-mail est aussi possible:

C’est un peu le principe avec la média social Mastodon. Mon compte mastodon est accessible sur : https://mastodon.social/@Martouf
Quand je veux m’abonner à un utilisateur qui est sur une autre instance de mastodon, je dois indiquer mon identifiant: qui va permettre au système de me retrouver…

(Dans le cas d’un système monétaire on pourrait imaginer avoir un autre symbole.. pour pas le confondre avec un e-mail… du genre… heu… $ ?? il est surtout les claviers. => martouf$martouf.ch …. est-ce qu’on veut se lier à l’égrégore derrière ce symbole ? )

Le souci d’une telle approche, c’est que l’on serait obligé de faire un nouveau service TCP-IP et donc ça interdit le fait de passer par le web. (qui est déjà le service TCP-IP sur le port 80)

(Les services TCP-IP connus sont le e-mail, le web, ftp… un service peut écouter un port en particulier. Le web est déjà une couche au-dessus. Dans l’optique de faire un plugin wp pour assurer une bonne diffusion l’url d’un service web est un bon moyen d’adressage.)

Ainsi on identifie l’utilisateur, autant la source que la destination d’une transaction par une URL.

(ou autre type d’adresse pour la version papier… c’est le moyen de joindre l’utilisateur.)

Base de données personnelle des transactions

Le système étant en réseau. Où sont les données ?

Et bien, chaque personne détient la base de données de ses propres transactions.

Évidemment comme on ne fait pas une transaction tout seul. On a aussi un bout de la base de données de la personne avec qui on fait une transaction.

Il est nécessaire pour le fonctionnement du protocole de définir le minimum de ce que contient la base de données.

Transactions

Chaque personne détient sa base de données de transaction.

C’est un peu comme le crédit mutuel (crédit social):

Que font-ils avoir comme champ pour définir une transaction ?

  • id local (nombre auto-incrémenté)
  • id-global un moyen d’identifier la transaction une url qui pointe sur la transaction et permet d’obtenir les informations dessus.
  • la date et heure
  • type de transaction est-ce que c’est un transfert de solde (normal) ou une contraction du solde. (vu que la transaction contient les paramètres du référentiel et qu’elle est datée et chainée dans une relation d’ordre, on peut vérifier que la contraction est effectuée correctement)
  • le hash de la transaction précédente ainsi on garde une relation d’ordre entre les transaction. (voir le principe en schéma dans les blockchain quantic_schema-1_300.jpg)
  • Libellé texte court…
  • Source url de l’utilisateur source. Ex: https://martouf.ch/SME/martouf
  • Destination url de l’utilisateur destinataire. ex: https://yopyop.ch/SME/toto
  • montant todo: dans quel référentiel ? la source la destination ?
  • État validé, en attente, refusé.
    • origine souvent 0Les paramètres du référentiel de chaque partie donc origine, TRE, période, revenu de base (ceci pour contextualiser la transaction, sinon on ne sait pas de quel référentiel on parle et il peut évoluer.) (D’une manière globale, tout référentiel est défini par le sens, l’origine et l’échelle.)
    • revenu de base un nombre qui indique l’échelle ex: 100
    • TRE taux de retour à l’équilibre ex: 10% = 0.1
    • Période d’application du TRE 1 mois (on va utiliser une unité plus pratique… le jour.)

(En mode papier on sépare le montant en 2 colonnes: achat et vente. Ainsi on peut calculer le solde plus facilement.)

Paramètres du système

Chaque utilisateur doit également enregistrer et mettre à disposition des vérificateurs les paramètres de son système.

Ces données sont liées à un utilisateur.

Quand on tape l’adresse d’une personne sur le web on a directement ses paramètres accessibles pour un humain.

Ex: https://martouf.ch/SME/martouf

On peut y placer toute sorte d’informations de profil pour augmenter la confiance et certifier que c’est bien la bonne personne à qui l’on va faire un versement. (lien avec un compte facbook, twitter, etc..)

On peut y placer un bouton avec lien pour directement faire un paiement..

Une machine doit également pouvoir récupérer les données facilement via un fichier json, juste en précisant le format dans l’adresse:

Ex: https://martouf.ch/SME/martouf.json

En plus des informations sur la personne, on a surtout besoin des informations sur les paramètres du système pour pouvoir les vérifier et faire les changements de référentiel.

Le fichier json contient une série d’entrées de type clé valeur qui permettent de savoir où récupérer les informations et comment effectuer une transaction.

  • version du protocole 1.0
  • id utilisateur url de l’utilisateur ex: https://martouf.ch/SME/martouf
  • solde fiable le solde du compte pour toutes les transactions qui sont validées.
  • solde temporaire solde du compte pour toutes les transactions émises. (qui peuvent être en attente)

Un référentiel complet est défini par 4 paramètres:

  • où se trouve l’origine. (on a vu dans la discussion ci-dessus qu’on peut la déplacer et que chaque personne a ses préférences !)
  • le niveau du revenu de base. (qui donne l’échelle quantitative à tout le système, et le sens de lecture + ou -)
  • le facteur de zoom qui est en fait 2 variables: le Taux de Retour à l’Equilibre par unité de temps choisie. (la période. en général le mois)
  • La limite de crédit maximale (qui est déduite des valeurs précédentes pour faire un bon système)

Le limite de crédit maximale = (1/ Taux de Retour à l’Equilibre)  * le revenu de base  +  le revenu de base

Ainsi une personne qui vérifie la transaction peut demander les paramètres pour s’assurer que la limite de consommation à crédit n’est pas dépassée.

Voici un exemple de paramètres:

  • origine = 0
  • montant du revenu de base = 100 (c’est la quantité de monnaie dont on a besoin dans la période donnée)
  • Taux de retour à l’équilibre = 10% / mois
  • Limite = 1/ (10/100) * 100 + 100 = 10 * 100 + 100 = 1100

Toile de confiance

Le coeur de toute notion de monnaie c’est la confiance.

Mais ici c’est encore plus vrai.

Le SME tel que nous l’implémentons ici offre un potentiel de création monétaire et un revenu de base à chaque personne.

Ainsi dans tout système dans lequel la création monétaire se fait par les individus, il est nécessaire de vérifier qu’un individu ne dispose pas de plusieurs comptes. Qu’un individu ne puisse pas toucher plusieurs fois sa part de création monétaire et plusieurs revenu de base.

Ainsi il est nécessaire d’identifier chaque utilisateur et de s’assurer qu’il n’y a pas un utilisateur qui a plusieurs identités.

Pour résoudre ce problème, on tombe directement dans un problème d’autorité.

Dans la vie de tous les jours. Une personne obtient une pièce d’identité de la part de l’État. C’est l’autorité de certification.

Notre but est ici de créer un système qui est totalement décentralisé, il serait donc stupide de créer un protocole décentralisé et d’être obligé de passer par une autorité centralisée pour pouvoir l’utiliser.

Donc au lieu d’avoir un autorité centralisée qui identifie les gens. Nous allons ici utiliser la notion de toile de confiance (Web Of Trust) qui a été  inventée pour les besoins du logiciel de messagerie chiffré PGP qui ne voulait pas non plus recourir à des certificats issus d’autorité centralisées pour attester qu’une clé appartient bien à une personne.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Toile_de_confiance

On a ainsi un moyen décentralisé d’accorder de la confiance à des identités.

Chaque personne est associée à un niveau de confiance.

Chaque personne peut accorder une confiance totale ou partielle à des identités.

Le stock de certifications d’identité est limité.

La durée des certifications est limitée. (la confiance évolue dans le temps)

J’observe que l’on se retrouve dans un système quasiment similaire au SME. Au lieu d’avoir un stock de « monnaie », de potentiel d’achat. On se retrouve avec un stock de confiance.

L’idéal serait de pouvoir choisir de donner sa confiance en ajustant les paramètres: quantité et durée. Soit dans les extrêmes, une confiance totale, mais pas longtemps ou une confiance limitée, mais longtemps.

Ceci n’est pas simple à faire dans un système décentralisé, car pour protéger le système de comptabilité de flux, on crée une toile de confiance, et pour protéger la toile de confiance on crée quoi ? On ajoute une couche ?

Si chaque personne peut créer son propre logiciel pour utiliser le protocole, il faut se rendre compte qu’il y a des fonctions qui peuvent être implémentées différemment et même dans le but de tricher. (avoir un stock infini de confiance à donner….) Donc plus on ajoute de fonctions, plus la communauté doit donc vérifier des paramètres supplémentaires.

Une des difficultés à résoudre quand on identifie les gens, c’est la création de fausses identités qui vont être utilisées pour certifier d’autres fausses identités. On appelle ceci une attaque Sybil.

Il y a donc un risque d’avoir des gens malveillants qui se créent leur propre sous réseau d’identités malveillantes. Ainsi il est aussi important d’avoir une indication supplémentaire qui est la distance entre nous l’identité à vérifier.

Ainsi on peut voir si l’identité est bien intégrée dans la communauté ou si elle est sur un sous-réseau séparé, car artificiel, créé pour tricher.

On est là dans la théorie du monde petit. Testé dans les années 1960 par Stanley Milgram. À l’époque, chaque personne dans le monde était séparée de six degrés de séparation.

Cependant, de nos jours le réseau de Facebook permet de rétrécir encore plus le monde.

En 2011, la moyenne était à 4.7 degrés et en 2016 à 3.5 degrés.

toile de confiance amis_facebook_martouf_grandes_communautes

Pour voir le problème sous un autre angle, voici des infos sur la toile de confiance de duniter:
=> état des lieux en septembre 2017 de la toile de confiance de duniter.

 

Voici quelques plug-ins intéressants autour de la notion de toile de confiance, de création de clé PGP.

Vérification des transactions

Chaque transaction doit être vérifiée.

Elle augmente le solde d’un utilisateur et diminue le solde d’un autre.

Il faut donc que chacune des parties signe la transaction pour dire qu’elle est juste.

Que le solde de chaque côté est correct.

Cependant, ça ne suffit pas. Il faut d’autres vérificateurs. Car on peut très bien imaginer que 2 personnes s’accordent pour tricher.

Ainsi une autorité externe doit vérifier la transaction.

Dans un système décentralisé, on retombe sur le même problème d’autorité.

On a donc ici une autorité décentralisée. Il nous faut agir dans ce sens.

Le plus juste est de lancer un appel à la vérification à d’autres noeuds du système.

Les hébergeurs (qui sont toujours en ligne) peuvent faire les vérifications pour le compte de leurs hébergés. (ce qui force les hébergés à avoir confiance dans leur hébergeur et leur demander des comptes)

Il y là aussi une notion de tirage au sort à introduire pour éviter que seuls les complices des fraudeurs répondent.

Au bout d’un certain nombre de vérifications concordantes, on peut déclarer une transaction comme acceptée.

Dans le processus, on peut imaginer que dès qu’une personne veut faire une transaction, elle inscrit sa transaction dans sa base de données personnelle. Elle la signe, et signe aussi la seconde partie de la transaction (le double qui est inscrit dans la base de données de l’autre partie de la transaction).

(todo: ce qui pose la question de ce qu’est techniquement une transaction. Car une transaction est toujours un contrat entre 2 parties. Là on a un objet qui est dupliqué dans au moins 2 bases de données.)

Puis, la personne fait un appel public à validation de transaction.

Idéalement, le système fonctionne toujours de pair à pair. Ce sont toujours les individus qui doivent signer les transactions. Ce sont les individus qui ont des identités.

Cependant, un utilisateur va certainement toujours passer par son hébergeur de compte pour réaliser la procédure de validation. On peut se demander comment il fait ? Est-ce qu’il peut déléguer la validation à son hébergeur ? La rendre automatique ?

Je vois la chose un peu comme cela se pratique avec les commentaires qui arrivent sur un blog. Il y a quelques indications et la personne dit si elle valide où non.

Ça peut très vite devenir un problème de spam ! Et du coup, l’idée va devenir rapidement de faire confiance au code de l’hébergeur pour évaluer et valider automatiquement les transactions qui sont correctes.

Et voilà, encore une fois, il faut faire confiance à son hébergeur et au code installé ! Que faire si un hébergeur devient très gros (Par analogie on pense à gmail et hotmail qui hébergent beaucoup de mail !), il prend un poids énorme pour la validation.

Donc comme toujours dans tout système de confiance, on suppose que la majorité des gens veulent le bien du système !

(comme avec les 51% de la puissance de calcul de la preuve par le travail du bitcoin. Si 51% de la puissance de calcul est détenue par le même noeud…. ce dernier peut faire ce qu’il veut. Gash.io est arrivé à 43% de puissance de calcul avant que la communauté s’inquiète..)

C’est là qu’il faut un algorithme qui s’assure de la diversité des sources des validations.

Il faut éviter que tout vienne d’un seul hébergeur. (l’algorithme doit donc maintenir une liste des hébergeurs qu’il connait et s’assurer une moyenne par rapport à cette liste.)

On peut également imaginer des pénalités dans la confiance que peut accorder un hébergeur si il s’est avéré qu’il a massivement validé de fausses informations. Mais là c’est très difficile de déterminer ce qu’est « massivement » et ce qui est « faux ». Que faire quand il y a 2 avis différents ? Est-ce que la majorité à toujours raison ? Si un système est majoritairement corrompu, il va péjorer les gentils. Même si l’information est fausse !

Donc attention à ne jamais mettre en place de solutions qui peut se retourner contre soi-même !

(Ce que les partisans de la peine de mort devraient imaginer…)

L’algorithme précis de validation reste à être bien clarifié.

Vérifier qu’un compte agit dans le respect de son référentiel

Au-delà de la vérification des transactions, il faut aussi vérifier le cadre dans lequel elles se passent.

Si une transaction modifie le solde et qu’il faut vérifier le changement de solde.

Une transaction ne doit pas non plus se faire si la limite de consommation a crédit est atteinte.

Cependant la limite évolue en fonction de l’application du taux de retour à l’équilibre (TRE). Il faut donc vérifier que cette contraction du solde est appliquée comme elle se doit.

La meilleure manière que je vois pour vérifier l’application de la contraction est de réaliser une transaction spéciale qui change le solde. Comme l’objet transaction continent les paramètres du référentiel, est datée, et contient une relation d’ordre, on peut vérifier que la contraction est bien effectuée.

Cette vérification devrait être faite par chacune des parties qui veulent faire une transaction avec une autre.

Petit rappel sur le Taux de Retour à l’Equilibre

Une dette est annulée dans un temps donné qui est une fonction du taux de retour à l’équilibre. (TRE)

Comme pour la décharge du condensateur où l’on considère que le condensateur passe d’un état transitoire à un état stable en 5 constantes de temps RC, ici on considère que toute dette est annulée dans un temps de 5/TRE. Ceci dans l’unité choisie. (le mois par exemple)

(comme on a une exponentielle décroissante, le retour à l’origine est encore long. Mais on a avec 5/TRE 99.3% de la dette qui est annulée.)

Ex: un TRE de 1/100 par mois va nous donner: 5/ (1/100) = 5*100 = 500 mois. 41 ans et 8 mois.

(Ce qui donne étonnamment une valeur très très proche de la moitié de l’espérance de vie humaine en suisse !)

Donc en fonction des paramètres de base que sont le Taux de Retour à l’équilibre pour ce qui est lié au temps et le montant du revenu de base (l’avance de crédit récurrente) pour l’échelle on peut déterminer la limite de consommation à crédit autorisée.

la limite de consommation à crédit = revenu de base * 1/TRE + le revenu de base.

Comparaison entre deux référentiels

La grande difficulté à laquelle nous ne sommes pas habitués avec le SME, c’est le fait que chaque personne peut avoir les paramètres de son choix, et donc un référentiel totalement différent. (Même des paramètres qui correspondent à un système de monnaie prédatrice comme celle des banques commerciales qui configurent les paramètres pour transformer le revenu de base en intérêt pour banquiers…)

Ainsi c’est une des libertés garanties par le SME, c’est que chaque personne a le droit de choisir ses paramètres. C’est ainsi que le SME est un protocole de gestion, de comptabilité, et d’enregistrement des flux économiques et pas un logiciel, un code monétaire.

Petite clarification à propos des « monnaies libres » qui se basent sur la Théorie Relative de la Monnaie de Stéphane Laborde.

Ce dernier s’est inspiré du monde du logiciel libre qui définit des libertés fondamentales qu’un logiciel doit respecter pour être considéré comme logiciel libre. (le droit de connaitre le code source par exemple).

Il a transposé cette idée dans le monde de la monnaie. Il a défini un certain nombre de libertés monétaires et économiques fondamentales qui servent de critères pour savoir si une monnaie est libre ou non.

La liberté 0 est celle-ci:

0: L’individu est libre du choix de son système monétaire

Dans la pratique, avec la création de la monnaie Ğ1, on observe qu’une poignée de fondateurs ont choisi les paramètres du système. Puis il est impossible de les changer.

Ainsi face à la liberté 0. Oui, l’individu est libre de choisir son système monétaire… mais s’il ne choisit pas les paramètres il fait quoi ?

Et bien, il n’a d’autre choix que de créer sa propre monnaie à côté de l’autre. C’est la réponse officielle de ce groupe.

Mais si on pousse la réflexion un peu plus loin, ça veut dire que l’on peut créer un grand nombre de monnaies qui toutes ont leur dividende universel. Et ainsi je cumule les dividendes. Est-ce que c’est juste ? Est-ce que c’est ça qu’on veut ?

Ainsi il faut bien comprendre que les « monnaies dites libres » ne le sont pas forcément autant que ce qu’elles le prétendent. Ce sont surtout des codes monétaires. Certes, comme dans un logiciel libre, on a accès au code. On peut savoir comment ça marche. Contrairement à la monnaie des banques commerciales dont on ne sait pas grand-chose. Donc le code est une cuisine interne cachée. On ne connait que certaines obligations légales de publication de bilan. Mais entre deux bilans que s’est-il passé ?

Le SME est donc un protocole qui fait communiquer entre eux des codes monétaires. Ainsi je ne peux toucher qu’un seul revenu de base / dividende globalement. Car au moment de chaque transaction les deux parties vont comparer leurs référentiels pour s’ajuster et se mettre sur une même base de discussion.

Donc concrètement, c’est une règle de trois.

Le montant du revenu de base sert d’échelle.

Prenons l’exemple d’un référentiel.

À chaque période, une personne ayant atteint sa limite de consommation à crédit reçoit 100.

C’est le revenu de base de ce référentiel.

Si un prix est de 10.

Que vaut ce prix dans un référentiel où le revenu de base vaut 1000 ?

Dans le premier référentiel, le prix de 10 vaut 1/10 du revenu de base.

Donc dans le second référentiel, il doit aussi valoir 1/10 du revenu de base propre à ce référentiel, donc 1/10 * 1000 = 100.

On a ainsi une relation claire qui permet de comparer des prix. Mais il est vrai que c’est plus simple si chaque personne n’a pas son propre référentiel, mais plutôt si une communauté entière utilise le même référentiel. C’est quelque chose qui arrive naturellement.

D’une ville à l’autre, les prix de l’immobilier ne sont pas les mêmes. Et ainsi le coût de la vie non plus, et donc le revenu de base non plus.

Mais actuellement cette base est plus ou moins cachée. Là on l’explicite.

J’ai observé personnellement quelques différences de prix entre Genève, (la ville la plus chère du monde !) et Neuchâtel.

Un pain au chocolat à la gare de Genève s’achète à CHF 3.20 et à la Migros à Neuchâtel CHF 1.40.

Les salaires sont différents, les coûts de la vie aussi.

Pour expérimenter cette idée j’ai lancé le Kong, une monnaie de singe !

Concrètement il s’agit d’un carnet sur papier. Qui permet d’enregistrer ses transaction et sa toile de confiance.

(j’aurai aussi pu le faire avec sur un bâton de comptage. … mais c’est moins courant de nos jours !)

Le groupe de Bildgerberg veut mettre en place le Revenu de Base Inconditionnel

Ne vous inquiétez pas vous l’aurez bientôt le RBI….
En tout cas, les puissants de ce monde s’y intéressent !
Je ne sais pas si c’est une bonne ou une mauvaise nouvelle ! (et pour qui !)
A peine quelques jours après la votation sur le RBI en Suisse en juin 2016, en Allemagne avait lieu la réunion annuelle du très select club Bilderberg…
Qui vois-je dans la liste des invités ?
« Standing, Guy (GBR), Co-President, BIEN; Research Professor, University of London« 
Une des grandes figures de proue du Revenu de Base, le gars qui a co-créé le réseau international Basic Income Earth Network, le gars qui a mené et analysé les expériences de revenu de base en Inde ces dernières années.
« Beaucoup de gens ricanent devant l’idée du revenu universel, attaque-t-il. Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Cette idée n’est pas idiote d’instaurer des systèmes où les droits vont avec les individus et pas avec les statuts des personnes elles-mêmes. Dans cette société qui se transforme, il faut diminuer l’inquiétude des concitoyens, et imaginer de nouveaux systèmes de protection pour l’individu et pas pour leurs statuts« 
Il ne faut pas sous-estimer l’influence du Bilderberg…
En 2016, il lance son mouvement « En marche » domicilié au domicile personnel de Laurent Bigorgne directeur de l’institut Montaigne, un think tank libéral. Ce dernier invité au Bilderberg en 2015…
En 2017, Macron devient président de république Française et nomme comme 1er ministre. Edouard Philippe.… lui, invité au Bilderberg en 2016…
Le hasard existe-il vraiment ?
En Bref, les puissants de ce monde se rendent compte que le système en place s’effondre… que ce sera bientôt la révolution, et que pour calmer le jeu, ils feraient mieux de mettre en place un revenu de base, donner quelques miettes au peuple pour éviter que tout le système ne soit remis en cause.
Le RBI là dedans est le mécanisme qui permet de relancer l’économie en donnant du pouvoir d’achat à ceux qui n’en ont plus. Et ainsi redonner la confiance en l’avenir qui va permettre de relancer le crédit, alors qu’actuellement de moins en moins de monde demande un crédit… et ça pose un soucis quand on sait que le crédit est la principale manière de créer la monnaie !
Gérard Foucher l’explique bien dans cette vidéo:
On verra ce que l’avenir nous réserve…..

Différence entre le salaire à vie de Friot et le Revenu de Base Inconditionnel

Différence entre le salaire à vie de Friot et le Revenu de Base Inconditionnel

Ces derniers temps plusieurs personnes m’ont fait parvenir une vidéo qui tente de démontrer que l’idée de salaire à Vie lancée par Bernard Friot et le réseau salariat et meilleure que l’idée de Revenu de Base Inconditionnel pour laquelle je milite depuis quelques années, surtout dans le cadre de l‘initiative populaire fédérale pour un Revenu de Base Inconditionnel qui a été lancée en Suisse.

Cette vidéo est très bien faite et et c’est la première fois qu’une explication sur le salaire à vie me donne envie d’être pour ! :)…. mais non… en fait je reste sceptique sur le salaire à vie. Je préfère nettement le Revenu de Base Inconditionnel.

Contrairement à ce que beaucoup disent, les deux projets ne sont pas juste des différences de formes avec un fond différent. Pour moi ce sont vraiment deux projets de société différents avec des intentions différentes.

Voici la vidéo en question et voici mes explications des différences entre le salaire à vie de Friot et le Revenu de Base Inconditionnel.

Cette vidéo est bien faite et donne envie d’être pour le salaire à vie…. Mais je ne suis pas entièrement convaincu, il me reste un petit sentiment indéfinissable qui me dit qu’il y a un truc qui coince.. qui n’est pas autant joli que ce que cette vidéo dit.

Le constat de cette vidéo est parfait

Effectivement, le plein emploi est menacé. Et effectivement la marge « capitaliste » prise au passage rend ce système pas aussi efficace qu’il le dit !

Le salaire à vie est un projet adapté au passé et peut être au présent, mais pas à l’avenir

… c’est encore flou… mais j’ai une impression que le salaire à vie est très adapté à la société industrielle avec l’emploi tel qu’on le conçoit jusqu’à maintenant. Il est parfaitement inscrit dans une société productiviste…. mais cette vision coince avec l’avenir… avec une société de l’information. Avec une société de contributeurs et non pas de producteurs.

Ce nom de producteur est quand même souvent utilisé par Friot et ses partisans. Je vois là un reste d’une société révolue… la société productiviste dont le but est de faire passer le bonheur par la quantité d’objets créée….  et là que ce soit des communistes ou des capitalistes, je ne vois aucune différence, ce sont des productivistes.

L’avenir n’est plus au contrat de travail, mais à la communauté de cocréateurs. Le monde matériel va de plus en plus ressembler à celui de la création de logiciel libre. (voir à ce propos le livre « Makers » de Chris Andersen)

Moi c’est ce que j’appelle l’artisanat industriel et voici mon article sur le sujet… Le monde change, la manière de produire change et la lutte de classe  (au sens Marxiste) va donc disparaitre !

Donc est-ce que le salaire à vie est capable de s’insérer là dedans ?

Mais on peut se poser la même question à propos du Revenu de Base Inconditionnel !

Dans les deux cas on ne sait pas trop ce qu’il va se passer. L’avantage du RBI.. c’est qu’il ne s’aventure pas trop loin… donc on ne risque pas d’être à côté de la plaque..

Le Revenu de Base Inconditionnel reconnait l’être, le salaire à vie reconnait le diplôme

Le truc qui me dérange dans le système du salaire à vie, c’est que le système de rémunération est basé sur la capacité des gens à passer des diplômes, des épreuves, à se fondre dans un moule…  et là ça ne cadre pas avec un idéal émancipateur que je ressens chez les partisans du Revenu de Base Inconditionnel.

Chez ces derniers, j’ai déjà souvent remarqué un intérêt à revoir complètement l’école. De passer du système actuel de formation qui formate les gens à un système d’éducation qui (selon l’étymologie de ce mot) aide les gens à devenir autonome.

Le RBI, c’est libérer, émanciper et responsabiliser les gens. Dans le salaire à vie… j’ai un sentiment de grosse usine à gaz qui enferme…

Le salaire à vie n’est pas inconditionnel !

Déjà, premier point, le salaire à vie, n’est pas inconditionnel… vu qu’il ne s’obtient qu’à 18 ans ! Ainsi on aide pas beaucoup les familles, même si les projets de revenu de base prévoient souvent un montant plus faible pour les enfants.

Le salaire à vie crée des hiérarchies stigmatisantes

Même si c’est dans les faits très semblable, le revenu de base ou le salaire à vie de 1er niveau de qualification (donc de base !) ont des intentions et des sous entendus différents…

Le salaire à vie du premier niveau est un premier niveau.. il crée une hiérarchie là ou le Revenu de Base Inconditionnel rend tout le monde égaux. il sous entend que la personne n’est pas capable d’accéder aux niveaux supérieurs…  il y a là une comparaison possible à la stigmatisation actuelle envers les chômeurs. (qui je le rappelle ont financé eux-mêmes leur revenu de chômeur !)

Le salaire à vie crée une usine à gaz au lieu de laisser les gens s’arranger librement

Ce film présente tout un discours sur l’encouragement à travailler qui se fait via la « rapidité de progression dans les classes de salaire » qui peut être ajustée selon les besoins en main d’oeuvre.

Je trouve ce système bien compliqué et pas forcément adapté, alors qu’il suffit de faire un contrat entre un employé et un employeur… l’offre et la demande (qui n’est pas le capitalisme) me semble une technique plus simple, souple et efficace pour aller vers le même but. (Le Revenu de Base Inconditionnel sert justement à équilibrer le rapport de force entre employé et employeur)

Le salaire n’est qu’une forme particulière de revenu et pas le contraire comme le dit ce film !

Dans ce film, il y a tout un discours sur les mots « salaire » et « revenu »…. il est dit que le salaire reconnait le travail, même en dehors de la sphère capitaliste… alors que le revenu voit les humains comme des êtres de besoins….

=> Personnellement, je ne suis pas du tout d’accord. L’étymologie du mot revenu est claire. C’est un retour, c’est une rétribution, il y a une notion de cycle… je donne quelque chose et en échange je reçois un revenu.

Donc ici je peux aussi dire que le revenu de base reconnait n’importe quelle contribution à la société, que ce soit dedans ou en dehors de la sphère capitaliste !

Le discours à ce moment du film ne me parait juste pas objectif !

En revanche, l’étymologie du mot « salaire » vient du mot sel. (salarium) qui était donné aux soldats romains. Le salaire n’est pas une rétribution globale, mais une rétribution, un revenu (!!) très précis. C’est un revenu lié à un contrat. (et donc pas pour une reconnaissance globale de contribution à la société par le simple fait de vivre)

Donc, (en tout cas pour moi), un salaire est lié à un emploi, à une place de travail et pas à n’importe quelle contribution à la société.

Je trouve justement que le mot salaire est mal choisi pour exprimer cette idée de « forfait de confiance quand à la contribution de toute personne ». comme quoi… avec le même raisonnement on peut arriver à des conclusions différentes !

Je retrouve dans ce mot de salaire qui rétribue « toute production de valeur ajoutée » une notion très communiste.

Qu’est ce que la valeur ? uniquement le travail humain ? ne peut-on vraiment pas dépasser le travail ?

Pour les économistes communistes (comme Friot), mais pas forcément pour les autres, la valeur est issue uniquement de la force de travail humaine.

Ainsi le salaire à vie ayant été développé sous cet angle a tendance à ne reconnaitre que ce type de valeur.

Alors que dans l’histoire du Revenu de Base Inconditionnel, d’autres sources de valeur existent.

John Locke (un des contractualistes) et Thomas Paine étaient très axé sur la propriété foncière.

Locke disait que la propriété privée est le meilleur moyen de gérer une ressource efficacement, mais que la privatisation de cette ressource doit être compensée pour ceux qui n’y ont plus accès.
On peut se dire que cette compensation peut donc se faire sous forme d’un revenu issu de la ressources privatisée.

Paine quant à lui voulais distribuer à tous des lopins de terre de base. (rien de monétaire, mais à l’époque un bon moyen pour être assuré de vivre, à soi de décider si on la travaille soi-même où si l’on engage des gens pour le faire !)

Ainsi, dans cette vision du monde, le simple fait d’être propriétaire d’une terre (ou justement de ne pas l’être !) donne droit à un revenu.

Alors que l’économiste communiste ne voit pas là un droit à un revenu, il dit que seul le travailleur de cette terre à droit au revenu !!
=> Un combat qu’on ne résoudra pas aujourd’hui, mais il est intéressant de voir que le st-graal des économistes est souvent la source de LA valeur… (Lire à ce propos le manuel d’anti-économie qui montre tout un panel de croyances sur l’origine de LA valeur...)

Le principe du Revenu de Base Inconditionnel ne tranche pas. Il dit juste que tout le monde a droit à un revenu suffisant pour vivre. Puis, c’est à chacun de s’organiser pour trouver d’autres sources de revenus pour augmenter son revenu global.

La monnaie au service du Revenu de Base Inconditionnel

Dans les partisans du Revenu de Base Inconditionnel, il y a aussi beaucoup de gens qui s’intéressent aux monnaies. Là il y a aussi moyen en sortant d’un système à argent dette et en posant un nouveau système compatible avec la Théorie Relative de la Monnaie, de créer un système dans lequel chaque personne reçoit un revenu monétaire pour le simple fait de participer à ce système.

Il n’y a nul besoin de « travailler » pour avoir un revenu.

Le « salaire à vie » est donc à mon avis un système un peu trop « usine à gaz » pour finalement ne s’occuper que d’une partie du problème en occultant d’autres solutions moins « productivistes » qui fonctionne aussi.

Le salaire à vie = communisme 2.0 pour favoriser les salariés et contrôler

Le salaire à vie est à mon avis un peu trop teinté d’idéologie…. c’est pour cette raison qu’il convainc moins largement sur l’échiquier politique…  mais est-ce un avantage ou un inconvénient ? … Le RBI a un peu le problème inverse. Il n’est pas assez marqué sur l’échiquier politique et trouve ses opposants partout ! (On aime pas le changement)

Donc c’est vrai que le RBI ne remet pas en cause le capitalisme. C’est une des raisons qui fait que de nombreux jeunes socialistes suisses se sont opposés au RBI…  et c’est pourquoi Bernard Friot dit que le « Revenu de Base Inconditionnel est une roue de secours du capitalisme« ….. mais est-ce vraiment une raison pour laquelle un partisan du salaire à vie doit s’opposer au Revenu de Base Inconditionnel ??

Finalement.. le RBI permet de s’émanciper d’un système, d’avoir le droit de vivre en dehors d’un système capitaliste. C’est déjà un bon pas dans la direction de ceux qui défendent le salaire à vie !

Mais peut être pas pour ceux qui voient le salaire à vie comme un moyen de contrôle des gens…

J’ai l’impression que le RBI permet la liberté beaucoup plus que le salaire à vie.
C’est pour cette raison principale que je suis plutôt partisan du Revenu de Base Inconditionnel que du salaire à vie…

Un autre point de vue que le mien sur les différences entre salaire à vie et revenu de base inconditionnel

Voici encore un autre son de cloche qui décrit les vraies différences entre le salaire à vie et le Revenu de Base Inconditionnel… Voici un article écrit par Frédéric Bosqué qui nous précise que ces deux idées sont bien deux projets de société différents.

  • Le Revenu de Base Inconditionnel est émancipateur pour permettre à toute personne de trouver son bonheur.
  • Le salaire à vie étant une réforme du système productiviste pour favoriser le salarié…

Ainsi je ne trouve pas que seule la forme diffère… le fond aussi !

Peut-on financer un Revenu de Base Inconditionnel par la création monétaire ?

Peut-on financer un Revenu de Base Inconditionnel par la création monétaire ?

Cet article est en fait parti d’un petit commentaire sur facebook que je voulais faire suite à des questions très pertinentes sur la réelle possibilité de financer un Revenu de Base Inconditionnel par la création monétaire.

Comme le sujet est vaste, complexe, plein d’idées et de concept différents qui se mélangent sous le même nom (ex: LA création monétaire, alors qu’il y a de nombreuses manières de créer de la monnaie.), mon petit commentaire a vite grandit. Il est devenu tellement grand que je l’ai placé sur cette page. Ce sera plus lisible que sur facebook. Comme il est intéressant, je vais aussi le reprendre pour le rendre plus lisible, pour sourcer un peu plus mes affirmations, pour mettre des illustrations… etc…

Les grandes questions qui reviennent toujours autour du financement d’un Revenu de Base Inconditionnel par une création monétaire sont:

  • de quel mécanisme de création monétaire parle-on ?
  • est-ce que ça ne va pas créer de l’inflation, voir une hyperinflation ?
  • si l’on donne à tout le monde de l’argent en plus… ça va certes permettre de consommer plus… mais du coup les prix vont monter et il faudra aussi augmenter le montant du Revenu de Base Inconditionnel pour suivre, on sera dans une spirale infernale ?

Des que l’on commence à aborder le sujet d’utiliser la création monétaire comme moyen de financement, on voit en général très très rapidement arrivé les clichés classiques que tout le monde balance, mais qu’en fait personne ne connait vraiment….

=> Toucher à la création monétaire, c’est risquer l’hyperinflation… regarde le Zimbabwe et l’Allemagne d’entre deux guerres quand on payait le pain avec des brouettes de billets…

Chaque fois que le sujet de la création monétaire est évoqué, je vois qu’il y a énormément de préjugés qui reviennent.

C’est comme quand un économiste parle de LA croissance.. sans dire qu’il y a plusieurs sortes de fonctions mathématiques croissantes avec des comportements très différents. Est-ce qu’une croissance linéaire à les mêmes conséquences qu’une croissance exponentielle ?
(A ce propos voici mon dossier qui explique les fonctions croissantes et ce qu’est LA croissance)

Ici quand un économiste parle de LA création monétaire, en fait, il faut se rendre compte qu’il existe plusieurs sortes de créations monétaires et plusieurs systèmes monétaires possibles. (argent dette, étalon or, monnaie banque centrale (planche à billet), crédit mutuel, Théorie Relative de la Monnaie, masse monétaire fixe qu’on approche par asymptote comme c’est le cas avec le bitcoin)

Donc quand j’entend la référence au Zimbabwe et à l’Allemagne, je suppose que la discussion n’est pas allée plus loin que de la création monétaire faite par une banque centrale. C’est la plus connue, c’est la planche à billets !

Ce qui finalement revient à ne parler que de 5% du sujet de la création monétaire….   Car c’est l’ordre de grandeur de la proportion de monnaie créée par les banques centrales actuellement dans nos contrées.

(Tout comme certains physiciens prétendent décrire l’univers entier… alors que finalement ils ne basent leur modèle standard que sur l’observation de 5% de la masse de l’univers….  Le reste étant la masse du vide.. mais ça aucun physicien tenant à sa carrière n’osera l’avouer… bref.. c’est un autre sujet revenons à nos moutons.)

Donc avant de répondre aux diverses questions, nous allons faire un petit tour d’horizon de ce qu’est une monnaie, comment peut on créer de la monnaie, quelles sont les propositions de modification du système monétaire qui sont à la mode.

Nous allons également voir les différentes idées liées à la création monétaire pour financer un Revenu de Base Inconditionnel qui ont été avancée.

Enfin, grâce à ce tour d’horizon, nous aurons les connaissances suffisantes pour répondre aux questions.

Passage en revue de plusieurs mécanismes de création monétaire

Actuellement, il y a les banques centrales (qui sont en fait aussi des banques privées) qui émettent de la monnaie sans contrepartie. Elle tente ainsi de contrôler la création monétaire de leur zone attitrée. Mais en fait, elles ne font surtout que de réagir à la demande en monnaie dont ont besoin les banques commerciales qui elles créent vraiment le gros de la monnaie.

Là, c’est de l’argent dette qui est créé selon le mécanisme suivant: une personne a besoin d’argent. Elle le demande à une banque, qui lui crée la somme voulue à partir de rien. Et en échange (d’une écriture électronique !) la banque demande de rendre la même somme et des intérêts qui grâce au principe de l’intérêt composé fait qu’un tout petit chiffre indiqué peut se transformer en énorme masse. (3% d’intérêt => le montant double en 24 ans )

Je n’ai pas réussi encore à déceler le vrai du faux en ce qui concerne la création des intérêts. J’ai eu différents sons de cloche. Certains disent que les intérêts sont créés avec le principal du crédit et ainsi quand le crédit est remboursé + les intérêts on revient à une destruction totale de cette masse monétaire et on retrouve un équilibre. (C’est ce qui est présenté par cette source libertarienne: http://www.wikiberal.org/wiki/R%C3%A9serves_fractionnaires#Le_.22paradoxe.22_des_int.C3.A9r.C3.AAts_manquants)

Et d’autres disent que seul le principal est créé et ainsi on ne crée pas assez de monnaie pour pouvoir rembourser les crédits.. et que ça assèche l’économie..
http://revolution-lente.coerrance.org/la-face-cachee-de-la-monnaie.php#8

Ce n’est pas grave si la monnaie scripturale est minoritaire dans le système. Mais quand elle est majoritaire…. Tout le système flanche…

Dans la vidéo de Gabriel Rabhi, je ne comprends pas bien quelle position il a sur les la création des intérêts. (Voir ce passage précis ici: https://youtu.be/syAkdb_TDyo?t=50m38s)  Mais ce qu’il dit, c’est que dans tous les cas, si le banquier n’investit pas dans l’économie réelle avec les intérêts qu’il gagne, alors c’est l’assèchement de l’économie réelle qui arrive. Or, c’est justement ce qu’il se passe de plus en plus. Les banquiers préférant investir dans des produits financiers que dans l’économie réelle. Finalement que les intérêts soient créés où non, on observe actuellement un assèchement.

De plus, cette masse monétaire créée par les banques commerciales est une monnaie qui n’est pas une monnaie légale. C’est un substitut monétaire comme le dit le conseil fédéral.

En effet, créer sa propre monnaie est un business comme un autre garanti par la libre entreprise inscrite dans la constitution. C’est toujours le conseil fédéral qui le dit. (dans son message du 25.04.2012 http://www.parlament.ch/f/suche/pages/geschaefte.aspx?gesch_id=20123305 )

Il y a juste des garde-fous qui sont mis comme dans toute profession. C’est à dire des réserves obligatoires pour limiter l’effet multiplicateur du crédit (on multiplie l’argent légal emprunté à la BNS) et des réserves prudentielles qui sont une proportion de fond propre à avoir. Cette mesure ne sert à rien vu que les banques commerciales créent pour elles même leurs propres fonds propres par création monétaire…

L’audit des banques en Islande a montré que 80% des crédits étaient accordés aux propriétaires des banques eux-mêmes !!!

En effet… un bilan… c’est une photo instantanée… et l’on est obligé de respecter les règles qu’à ce moment-là. Donc un bilan par mois.. et ça laisse tout le temps aux banques commerciales de créer autant d’argent qu’elles veulent et de l’investir dans le mois…

Ainsi la création monétaire par les banques commerciales est beaucoup plus grande et influente que celles des banques centrales.

…. est-ce que là il y a des gens qui se préoccupent des conséquences de cette création ? … est-ce que l’on a de l’inflation ?

=> eh bien oui…. Ces banques sont en fait en train de dévaluer notre monnaie… sans que l’on remarque, vu que la monnaie est également l’étalon de référence !!

Là c’est un point intéressant à se souvenir pour la suite de mon explication. L’importance du référentiel.

La monnaie a 3 fonctions:

  • être une réserve de valeur
  • être un moyen d’échange facile pour fluidifier les échanges
  • être un étalon de mesure (comme le mètre, la seconde, etc..)

Actuellement on a une monnaie qui réunit ces 3 fonctions qui sont parfois opposées…  comment bien fluidifier les échanges tout en thésaurisant ? A d’autres époques, il y a avait des monnaies différentes. La nourriture du jour s’achetait avec une monnaie fondante basée par exemple sur le grain de blé… et les échanges commerciaux lointains ou avec des gens de peu de confiance s’échangeaient avec des métaux précieux. Évidemment les archéologues n’ont retrouvé qu’un type de monnaie.. et on souvent oublié l’autre….

Ensuite, il y a divers moyens de créer des systèmes monétaires. La plupart des gens sont persuadés qu’il n’y a une façon de faire…. mais ci-dessus on a déjà vu 2 mécanismes différents dans notre système actuel pour créer de LA monnaie. Et ce sont des monnaies avec des statuts différents. Une monnaie légale (le CHF, c’est les pièces, les billets et les comptes à vue à la BNS que seules les institutions financières ont le droit d’avoir..), des substituts monétaires en tous genres dont la plupart ne disent pas que ce sont des substituts, car ils font des dettes libellées en CHF… et d’autres personnes plus honnêtes indiquent que leur monnaie n’est pas du CHF, le Wir, le chèque reka, le bitcoin, le point coop, le point cumulus, les miles, etc…

Le système dominant actuellement est le système a argent dette, car c’est un système prédateur qui emprisonne les gens… et quand toute la société est emprisonnée….  il est difficile de sortir de là…  C’est pour cette raison que les collectivités publiques empruntent pour rembourser des emprunts… ça ne profite à personne sauf aux banques qui bénéficient de ce système. Avant les années ~1970 les États se finançaient directement par les banques centrales. Ça pouvait créer de l’inflation, du coup la doctrine a voulu que l’on empêche ce financement direct et que l’on passe par les emprunts à intérêt dans les banques commerciales…

(C’est la fameuse loi Rothschild en France, reprise dans le traité de Maastricht art 104, puis dans l’art 123 du traité de Lisbonne. En Suisse c’est l’art 11 de la loi sur la BNS qui n’est apparue que dans les années 2000… on est plus lent en Suisse ! 😛 )

Conséquence, on a plus de risque d’inflation due à des politiques monétaires cavalières…. Mais on a des gros soucis de dettes publiques….. En France Patrick Viveret disait que sur 1500 milliards de dettes publiques.. 1350 ne sont dus qu’à ce changement de système…  (Mais ce n’est pas perdu pour tout le monde.. c’est une manne pour les banques commerciales… c’est pour cette raison que les gens qui ont mis en place ces politiques ont été récompensés… pourquoi l’ex-conseiller fédéral Kaspar Viliger, après avoir réformé la loi sur la BNS en 2004 est devenu président du conseil d’administration d’UBS de 2009 à 2012 ???)

Voir mon bloc note de comment cette histoire est arrivée…
https://martouf.ch/document/435-relations-entre-la-confederation-suisse-et-la-banque-nationale-suisse.html

Donc… c’est quoi le pire… un risque d’inflation… ou des intérêts qui génèrent une dette publique perpétuelle ??

La peste ou le choléra ?

Étrangement on ne parle que de l’inflation… le reste ce n’est pas à cause d’un système, mais de la mauvaise gestion des deniers publics !

(Serait-ce une stratégie pour dire que la gestion publique ne fonctionne pas…. et qu’il faut privatiser les services.. Du coup ce sont les mêmes banques qui mettent la main sur les services… c’est tellement souvent arrivé avec les politiques que le FMI a imposées et impose toujours à de nombreux pays.. que j’ai de la peine à croire que c’est par hasard que ça arrive !!)

Attention les économistes expliquent le monde avec des fables pas toujours justes

Les économistes utilisent beaucoup de fables pour faire de la désinformation. Dur à dire si c’est intentionnel ou non.. mais le fait est que c’est une classe de personnes qui raconte beaucoup d’histoires….

Premier exemple, pour gagner du crédit (voilà l’origine du mot.. crédit = croyance, la croyance d’être remboursé..), les économistes ont créé un faux prix Nobel. Le « Prix de la banque de Suède en la mémoire d’Alfred Nobel »…. pour raccourcir, tout le monde dit que c’est un prix Nobel d’économie…. mais ce n’est que de la foutaise…. C’est juste une stratégie pour faire croire que l’économie est une science au même titre que la physique, la chimie, la médecine, etc…..   alors que finalement c’est plus proche d’une religion à mon avis ! (la croyance … le crédit…)

Une autre fable racontée dans tous les cours d’économie qui parlent de monnaie. C’est l’histoire de l’invention de la monnaie pour se résoudre l’épineux problème du troc !

Mais c’est faux. Le troc a toujours été marginal. Avant qu’un seigneur ne décide de s’enrichir sur le dos de sa population en imposant… (par l’impôt.. le mot est clair !) qu’on utilise sa propre monnaie qu’il est le seul à pouvoir créer comme bon lui semble, la plupart des communautés utilisaient le crédit mutuel. Le concept de l’ardoise au bistrot. (ou de la tablette d’argile…)

Je note que je te dois tant… et tu me dois tant… et régulièrement à l’occasion de quelques fêtes religieuses on solde les crédits.

Dans le crédit mutuel tout le monde échange a égalité, il n’y a pas de privilège, de droit régalien de battre monnaie… de choisir à qui on permet offre un crédit et à qui on le refuse..

Ainsi dès que l’on commence à parler de création monétaire, il faut déjà se battre contre l’endoctrinement fait depuis des siècles par une caste de gens qui cherchent à dominer les autres.

Il faut renverser de nombreuses fables qui expliquent le monde, mais qui sont fausses !

Ces temps ce boulot avance bien, notamment avec l’initiative pour la monnaie pleine qui éveille les consciences à ce qu’est la monnaie.

L’initiative populaire fédérale pour une monnaie pleine

Mais que veut cette initiative ?

Elle veut tout simplement que la monnaie scripturale soit contrôlée par la confédération. Le 18 octobre 1891 une votation populaire fédérale a faire venir le billet de banque dans le giron des moyens de paiements légaux sous contrôle de la confédération (via la BNS). L’idée ici est de faire de même avec la monnaie scripturale. (les substituts monétaires). De plus, on oblige ainsi les banques commerciales à couvrir les prêts à 100% avec de la monnaie banque centrale (d’où monnaie 100% ou monnaie pleine). C’est la fin du système de réserve fractionnaire. (C’est une idée déjà proposée par Irving Fischer en 1935… le gars qui a théorisé mathématiquement l’inflation !!)

Quelles sont les conséquences ?

Le droit de seigneuriage revient à la confédération et donc à l’ensemble de la population et non pas aux propriétaires de banques commerciales. On en finit avec un système déséquilibré qui fonctionne à l’argent dette où il y a un acteur qui a le dessus sur l’autre. Le droit de battre monnaie scripturale revient au peuple. En fait… on ne change pas grand-chose, car la plupart des gens pensent que c’est déjà ainsi !! 😛   (toujours la fable pour garder le troupeau)

Donc, pour revenir au Revenu de Base Inconditionnel, quand quand les partisans de monnaie pleine viennent parler de financer le RBI par la monnaie pleine …  c’est par ce qu’ils prétendent qu’un système à monnaie pleine permet de financer un Revenu de Base Inconditionnel pour tous. Donc on finance le RBI avec l’argent qui finit maintenant dans les banques commerciales…

Il y a certainement du potentiel, mais je n’arrive pas à quantifier exactement ce que ça représente, si c’est suffisant ?

La Théorie Relative de la Monnaie

De mon côté, bien que je soutiens monnaie pleine, quand je parle d’utiliser la création monétaire pour faire vivre un système économique dans lequel tout le monde reçoit un Revenu de Base Inconditionnel, je pense plutôt à la Théorie Relative de la Monnaie.

Voici une présentation de la TRM lors de l’université d’été du revenu de base en 2014 (vidéo + slide en pdf):
http://www.creationmonetaire.info/2014/09/video-trm-universite-dete-du-revenu-de-base.html

Le principe n’est pas tout simple à appréhender, même s’il peut se résumer de manière simple:

Le but est de créer un système équitable autant spatialement que temporellement.

Dans un système à argent dette, le crédit sort de nulle part est utilisable tout de suite… la charge vient plus tard ou surtout dans le cas de dettes publiques pour les générations futures. Le système n’est pas équitable dans le temps.

Le système à argent dette n’est pas non plus équitable spatialement. L’argent se crée là où il y a des banques. Seuls les banquiers ont le droit de choisir où va l’argent, qui est privilégié dans le système. Et comme l’a montré l’audit des banques islandaises 80% des crédits sont des crédits aux propriétaires de banques eux-mêmes.

Donc il n’est pas étonnant de voir que les villes les plus riches sont celles où se trouvent les plus grosses banques.

Ainsi un système équitable doit distribuer l’argent de la création monétaire directement aux gens. C’est le moyen le plus équitable spatialement. Là on voit qu’on se rapproche beaucoup du concept du Revenu de Base Inconditionnel.

Ainsi il n’y a qu’un pas à franchir. La TRM augmente la masse monétaire régulièrement en donnant l’argent aux gens.

Mais alors.. ça va créer de l’inflation ?

C’est ici que le mot « relative » de Théorie Relative de la Monnaie prend tout son sens. Il est important de comprendre que l’inflation en soi (l’augmentation des prix) n’est pas mauvaise en soi. Tant que les choses se passent régulièrement. C’est même la politique de toutes les banques centrales (et justement la BNS ne maitrise plus rien, car la zone monétaire suisse est en déflation… les taux d’intérêt négatifs sont justement des outils pour sortir de la déflation..)

L’inflation n’est pas mauvaise quand les gens ont les moyens d’acheter ce dont ils ont besoin.

La plus grande période d’inflation de ces dernières décennie était pendant ce que l’on a appelé les 30 glorieuses ! …

L’inflation est une augmentation des prix, donc c’est aussi la croissance du PIB….  encore un lien douteux..

On double le prix du m2 de terrain… et hop.. on fait de la croissance du PIB dans le marché immobilier… C’est vraiment si mal que ça l’inflation ?

L’inflation par rapport à quoi ? Dans quelle unité. La monnaie étant elle même liée à son propre étalon finalement on doit toujours trouver une référence extérieure. L’étalon change tout le temps c’est ennuyeux.

Il y a des gens qui utilisent l’indice BigMac, ils comparent les systèmes économiques selon le prix du BigMac un peu partout dans le monde. On peut aussi compter en « panier de la ménagère ».

En TRM, Stéphane Laborde propose de compter en Revenu de Base. Le Revenu de Base (dans ce contexte, en fait, c’est plutôt un dividende universel) est déterminé comme étant une fraction de la masse monétaire divisée par le nombre d’acteurs utilisant cette monnaie.

Montant du RBI = DU(Dividende universel) = 10% * Masse monétaire / nb personnes

Ce 10% est en fait issu d’un calcul qui découle de l’espérance de vie pour réaliser une équité de création monétaire à toute époque. (Symétrie spatiale et symétrie temporelle.)

Pour être exact le DU = Ln (espérance du vie / 2) / (espérence de vie /2) => en suisse l’espérance de vie en 2014 est de 83.2 ans. le Du = 8.961%

Donc chaque mois, chaque personne reçoit son dividende universel qui est une fonction de la masse monétaire précédente et de la population précédente.

En théorie quantitative de la monnaie, en absolu, tout augmente, donc les prix augmentent. Mais si l’on change de référence. Si l’on compte en Dividende universel ( nombre de RBI) la masse monétaire est stable. Il n’y a pas d’inflation.

Donc on peut dire que les gens qui disent que financer le revenu de base inconditionnel par la création monétaire c’est créer de l’inflation. C’est vrai et c’est faux à la fois. Ils ont raison d’une certaine manière, le montant du RBI augmente régulièrement pour suivre l’inflation quantitative. Mais d’une manière relative, en comptant en nombre de RBI le système est stable et il n’y a pas d’inflation.

Les gens ont toujours de quoi acheter ce dont ils ont besoin pour vivre.

C’est une question de point, de vue de référentiel.

question de point de vue carré ou cercle.jpg

 

Dans un système à argent dette, l’inflation c’est mauvais, car il n’y a pas de revenu de base qui permet à tout le monde de vivre. Ainsi, effectivement le pouvoir d’achat diminue, mais quand l’inflation quantitative est contrebalancée par le Revenu de Base Inconditionnel, alors là il n’y a pas de soucis à se faire.

Je sens qu’il y a plein de gens qui ne sont pas d’accord. Mais ces mêmes personnes n’ont peut-être pas remarqué que notre monnaie de tous les  jours subit aussi cette dévaluation par les banques commerciales qui font de la création monétaire massive. La grande différence c’est qu’aujourd’hui, cette dévaluation de la monnaie ne nous profite en rien. Alors qu’en changeant le système monétaire on peut faire la même chose tout en bénéficiant d’un Revenu de Base Inconditionnel au passage !

Toujours pas convaincu par la théorie relative ?

Autre exemple, on nous parle toujours ces temps du franc fort…. mais dans le système à cours monétaire flottant qui est en vigueur depuis le découplage d’avec l’étalon or du dollar 1972,  est-ce que c’est le franc qui est fort…. ou est ce que c’est l’euro et le dollar qui sont faibles ?

C’est très relatif tout ça !!

Moi je pense que ce sont les zones monétaires qui comportent le plus de création monétaire qui se sont dévaluées.

On peut faire une analogie avec les actions d’une société anonyme. Si la valeur de globale de l’entreprise monte. Les actions vont individuellement augmenter de valeur. Mais si d’un côté, on divise la valeur globale dans un plus grand nombre d’actions, on divise la valeur de chaque action. Il y a dilution. Pour des actions, il y a un registre qui indique quel est le nombre global d’actions .Pour la monnaie, il n’y a pas de registre centralisé. On ne sait pas de combien la monnaie a été diluée, même si la valeur globale de l’économie a augmenté

Passons maintenant au concret. Voici la monnaie M, qui est une monnaie libre basée sur la TRM:
http://merome.net/monnaiem/

Cette monnaie permet de faire des paiements de biens proposés sur des petites annonces. Chaque mois les utilisateurs reçoivent leur Revenu de Base Inconditionnel. Voilà donc un système qui montre que ça marche.

En Suisse la masse monétaire « officielle » m3 (donc celle qui figure au bilan des banques commerciales et pas la partie cachée entre les bilans) est de l’ordre de 960 milliards. http://www.snb.ch/ext/stats/statmon/pdf/defr/B2_Geldmengen.pdf

Stéphane Laborde nous explique, notamment dans le podcast monnaie libre dont il est question du Revenu de Base Inconditonnel en Suisse...., que l’on peut encore doubler m3 pour obtenir la véritable masse monétaire, en effet, sont des créances disponible sous forme de bon du trésor ou de dette échangeable par les banques. Ce n’est pas de la monnaie sur un compte, mais une monnaie papier valeur. (l’émission a été enregistrée en octobre 2013 et m3 était à 900 milliards, en octobre 2015 m3 = 960 milliards )

Donc on obtient une masse monétaire à 2×960 milliards = 1920 milliards

Ainsi à combien peut se monter un dividende universel avec une telle masse ?

DU = 10% de 2x(960 Milliards) / 8 millions d’habitants => 10% * 240 000 CHF / année =>  2000 CHF par mois !

Donc voilà, juste en changeant de système monétaire, on peut garantir 2000 CHF à chaque personne en suisse, enfant compris. Ceci, comme on l’a vu, garanti sans inflation !

Voilà un simulateur => http://cuckooland.free.fr/LaTrmEnCouleur.html

C’est selon ce constat personnellement je dissocie les noms Dividende Universel et Revenu de Base Inconditionnel. Stéphane Laborde a toujours parlé de DU, mais voilà qu’à l’université du revenu de base il a parlé de Revenu de Base Inconditionnel. Je trouve que ça entretient un flou.

A mon avis on peut composer un Revenu de Base Inconditionnel à l’aide d’un Dividende universel, puis, on peut encore compléter le financement par d’autres moyens.

Avec la TRM, on peut vraiment fournir de l’argent en plus à la plupart de gens.

L’inflation

Maintenant penchons-nous sur l’inflation. C’est une vaste question, et il y a plusieurs écoles chez les économistes. Il y a ceux qui pensent que la monnaie est juste un moyen d’échange neutre et d’autres qui veulent agir sur la monnaie pour agir sur l’économie.

Nous avons vu que la monnaie n’est pas toujours créée la même manière. Alors de mon point de vue, la monnaie n’est pas neutre. Surtout si la monnaie est créée avec de l’argent dette. Ça signifie que cette monnaie doit être remboursée donc les prix auront tendance à grimper pour rembourser cette monnaie !

=> Ce point est rarement mis en avant par les économistes, mais il me semble important. Surtout que la situation a bien changée entre les théoriciens d’il y a quelques décennies et le monde monétaire actuel.

Ainsi dans un système monétaire qui ne crée pas de monnaie par argent dette, la pression exercée par les intérêts à rembourser n’existe pas. L’inflation est donc réduite d’autant.

Didier Lacapelle, expliquer e phénomène dans son « Manuel d’anti-économie » ( https://martouf.ch/utile/fichiers/2012_03_09_11_21_manuel-antieco.pdf )

Il décrit que selon certaines estimations la part d’intérêt bancaire qui compose un prix représente jusqu’à 50% de ce prix. (p 57)

En fait qui a peur de l’inflation ? .. Ce sont surtout les riches qui thésaurisent et qui ne dépensent pas. Les autres n’ont aucune raison d’avoir peur de l’inflation. C’est la fonction de « réserve de valeur » de la monnaie qui n’aime pas l’inflation. On peut peut-être envisager de séparer cette fonction dans une autre monnaie, comme ça a été le cas par le passé avec plusieurs monnaie en parallèle!

Dans l’histoire on trouve même des cas de « monnaie fondante » qui ont largement dynamisé l’activité économique. La monnaie fondante a été théorisée par Silvio Gessel qui comparait le système monétaire a un système sanguin. Quand il y a accumulation de sang a un endroit, ça crée un caillot de sang. C’est mauvais pour tout l’organisme. Ainsi il a imaginé une monnaie qui perd de sa valeur (5% / an) pour inciter à ne pas capitaliser, mais à dépenser son argent. (en fait, c’est un peu ce que fait la BNS avec ses taux d’intérêt négatifs. http://fr.ekopedia.org/Monnaie_fondante

L’expérience de la ville de Wörgl en 1932-33 a montré qu’en pleine crise économique la création d’une monnaie locale fondante a dynamisé l’économie locale et à fait reculer le taux de chômage de 25% !!
http://www.alterinfo.net/L-experience-de-monnaie-fondante-de-Worgl-a-pris-fin-il-y-a-75-ans-Une-solution-pour-des-temps-de-crise_a29371.html

Cette idée commençait à intéresser de nombreuses autres villes et du coup la banque centrale autrichienne a interdit la création d’autre monnaie que la sienne !

De nos jours, tout est fait pour juguler l’inflation. Il existe même un indice dans les pays de l’OCDE, le NAIRU qui est le taux de chômage nécessaire pour ne pas faire augmenter l’inflation. Ce qui montre bien que l’on ne veut surtout pas éliminer le chômage. On veut garantir que l’inflation ne fasse pas fondre les avoir de ceux qui en ont ! (1% de 100.-…. c’est pas pareil que 1% de 1 million…. cherchez à qui profite le fait de juguler l’inflation…)

Durant les 30 glorieuses, l’inflation était beaucoup plus grande que maintenant. Mais les salaires suivaient et ainsi les gens conservaient leur pouvoir d’achat. Le problème de l’inflation c’est quand les revenus des gens ne suivent pas, quand le pouvoir d’achat diminue.

Comme toujours il y a deux poids de mesures. Si les salaires ne suivant pas la croissance économique… ce n’est pas grave, les gens n’ont qu’a à travailler plus pour gagner plus… mais si la fortune des riches fond avec l’inflation. Là il y a un souci !  … et les banques centrales vont agir !  😛

Le paradoxe, c’est qu’il y a énormément de boulot à faire dans notre société, qu’il y a la main d’oeuvre pour. Mais qu’il manque de l’argent pour payer cette main d’oeuvre !

Il manque la chose qui est la plus facile à créer: la monnaie !

Mais comme on utilise majoritairement, avec l’argent dette, le pire moyen de création monétaire, on assèche l’économie réelle. Toutes les politiques de quantitative easing, de création monétaire des banques centrales ne servent à rien pour aider l’économie réelle. Tout est capté ou presque (à 97% selon Bernard Lietaer) par l’économie financière qui utilise cet argent pour spéculer.

En effet, pour un produit financier qui a un rendement de 1%, si moi je mets le maximum d’argent que je peux libérer pour ça… soit CHF 1000.- je vais gagner 10.- et me faire bouffer 20.- comme frais de transaction par la banque…. 😛

Par contre si je peux mettre 100 millions avec le même produit financier, je vais gagner un million. Les 20.- de frais de banque sont négligeables. On comprend pourquoi les banques commerciales n’hésitent pas à se faire des prêts à elles-mêmes. Moi si je vais demander à une banque 100 millions, on ne me les donnera pas ! Voilà le pouvoir du banquier dans ce système monétaire.

Avoir la monnaie, a disposition, c’est bien, mais ensuite, pour pouvoir acheter ce produit financier, je vais immobiliser pendant un certain temps ces 100 millions. Ils ne circuleront pas dans l’économie.

C’est là que l’on peut expliquer pourquoi, malgré une création monétaire effrénée ces dernières années par les banques centrales et par les banques commerciales on se retrouve quand même en situation déflationniste !

Même le Crédit Suisse à publié dernièrement une étude qui montre que la création monétaire massive de ces dernières années n’est pas un risque d’inflation, car cet argent ne circule pas !
(Il faut que je fouille dans mes documents pour retrouver cette référence.)

Dans la formule mathématique du calcul de l’inflation. L’école des économistes monétaristes considère que la vitesse de circulation de la monnaie est constante !!!

C’est par cette hypothèque qu’ils simplifient l’équation qui pose la conservation de la quantité de monnaie échangée dans l’ensemble des transactions économiques. Ils en arrive ainsi à une relation directe entre la masse monétaire et le niveau des prix.

Mais comme on l’a vu ci-dessus, dans une économie financière, on immobilise des grandes masses de monnaie pour ne jouer que sur des petites marges. Ainsi la vitesse de circulation de monnaie n’est absolument pas à négliger. Si la vitesse diminue, on peut augmenter la masse monétaire sans augmenter le niveau des prix !

Pour résumer

Donc oui, l’augmentation de la masse monétaire a un lien avec l’augmentation des prix. Mais le lien peut être plus ou moins direct suivant où va l’argent. Si on le fige dans l’économie financière, il n’y aura pas d’inflation. Si on le donne à tout le monde pour une consommation courante. Il y a un risque d’inflation.

Mais est-ce que ce risque d’inflation est grave ?

  • L’inflation fait fondre les grosses fortunes qui ne bougent pas, mais elle dynamise l’économie réelle globale. Que veut-on favoriser ?
  • L’inflation n’est pas le pouvoir d’achat. Si le pouvoir d’achat est garanti, l’inflation n’est pas grave.

Donc soit il faut que les salaires suivent la même croissance que l’inflation. Soit il faut redistribuer l’augmentation de masse monétaire répartie entre tout le monde sous forme de dividende universel (le principe de la TRM)
Et le mieux, c’est de faire les deux.

Dernier point précis par rapport au Revenu de Base Inconditionnel.

L’idée n’est pas de donner de l’argent en plus à tout le monde (donc il n’y a pas besoin de trouver beaucoup d’argent en plus pour financer un RBI). Le principe est de sécuriser un montant en dessous duquel on ne descend pas.

Pour la plupart des gens, le Revenu de Base Inconditionnel sera intégré dans le revenu global. Donc ce n’est pas de l’argent en plus, donc le RBI ne risque pas d’être absorbé par l’impôt.

La grande différence est pour les gens qui n’ont actuellement pas le montant du Revenu de Base Inconditionnel (ex: les enfants, les parents au foyer, les working poor)

De plus, on favorise les métiers qui sont utiles à la société, mais qui ne sont pas rentables économiquement. (économie de la réparation, auberge de campagne, apiculteur, permaculteur, etc…)

Lien entre décroissance et Revenu de Base Inconditionnel

Pourquoi est-ce que les décroissants doivent se mobiliser pour le Revenu de Base Inconditionnel ?

Quel est le lien entre décroissance et Revenu de Base Inconditionnel ?

Déjà que signifie être décroissant ? Suis-je vraiment décroissant ?  Avons-nous la même vision de ce que signifie « être décroissant » ?

Pour moi la décroissance est une vision politique de la société dans laquelle on sort d’une vision du monde où la croissance et particulièrement la croissance du PIB résout tous les problèmes.

Le « dé »  de « Dé-croissance », c’est comme le « dé » de « débourser » qui signifie « sortir de ».

Ainsi, voilà, la décroissance c’est sortir de la croissance du PIB comme recette miracle.

Il y a quelques années (2010-2011) j’ai donné des cours dans les universités populaires de Suisse romande à propos de la décroissance. Mon but il y a quelques années était de réveiller les consciences au fait que non.. votre bonheur ne passe pas par la croissance du PIB…  ou par une course au toujours plus matériel (et parfois immatériel).

Le système économique actuel est basé sur la transformation de ressources naturelles (et d’humains) pour les transformer en déchets le plus vite possible et d’huiler cette macabre machinerie à grand coup de publicité pour rendre obsolète le plus vite possible les rêves des gens…

A l’époque, le sujet était tabou.

Actuellement, en 2015, beaucoup de gens sont conscients que l’on ne peut continuer longtemps avec un tel système. Du coup je considère que l’Objection de Croissance a gagné.

L’Objection de Croissance c’est sympa.. il suffit de regarder la marge de manoeuvre possible dans l’équation de Kaya qui relie différentes variables environnementales, économiques, énergétiques et démographiques….

.. et là on voit très bien que si l’on ne veut pas flinguer le climat ou la moitié de la population mondiale… oublier les objectifs de croissance du PIB est la seule chose possible.

Voir comment établir ces scénarios à l’aide de l’équation de Kaya…

Il y a quelques années, lors de mes cours dans les universités populaires. J’ai expliqué les méfaits de ce système, j’ai eu plein de gens qui en étaient très conscients, mais qui se sentaient totalement paralysés par le système en place. Chaque fois que je proposaient de diminuer le régime de ce système économique, j’ai eu des gens qui me disaient…. « Mais les emplois… ça va supprimer des emplois… comment les gens vont vivre ».

Là ça m’a fait réfléchir.

Depuis là je me suis intéressé au Revenu de Base Inconditionnel.

Et je n’étais pas le seul, peu de temps après, une initiative populaire fédérale pour un Revenu de Base Inconditionnel a été lancée, j’ai participé à la récolte de signature. L’initiative à abouti et elle passera en votation.

Avec un Revenu de Base Inconditionnel, les gens peuvent vivre sans être obligé de participer à un système destructeur, il peuvent consacrer leur ressources à des activités plus intelligentes.

Maintenant j’oriente mes efforts sur faire connaitre et comprendre les enjeux du Revenu de Base Inconditionnel. J’ai arrêté les conférences sur la décroissance et je donne des conférences à propos de Revenu de Base Inconditionnel.

Beaucoup de gens n’attendent que ça pour se lancer concrètement dans des activités qui ont du sens et pas dans des jobs qui n’ont d’utilité que de faire tourner un système qui détruit des ressources le plus vite possible.

C’est dans ce sens que s’inscrit mon engagement. Là on libère tous ces gens englués dans le système pour qu’ils puissent aller vers leur rêves.

Depuis quelques temps, j’ai compris qu’il ne sert à rien d’être un anti-qq chose.. c’est juste la meilleure manière de renforcer ce quelque chose.

Ainsi il m’est difficile de faire la promotion de la décroissance… c’est être anti-tout ce qui compose notre système économique actuel.

 

En étant POUR un Revenu de Base Inconditionnel, je peux proposer une manière alternative de fonctionner qui est positive. J’ai l’impression que c’est plus efficace. (.. et dans le milieu décroissant… efficacité est un mot tabou… ça rappelle trop l’efficacité compétitive du système économique)

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