les avantages d’un revenu de base inconditionnel

Le dogme de la nécessité du plein emploi

Dans notre société il y a un dogme autant bien ancré que celui de la croissance économique, c’est le dogme du plein emploi. Le chômage est le spectre que l’on annonce pour faire peur à tout le monde et pour faire accepter les décisions impopulaires.

Tout est fait pour favoriser la création et la sauvegarde des emplois. C’est le discours principal des partis politiques de l’extrême gauche à l’extrême droite.

Tout le monde est pour l’emploi !

Cependant, c’est un sacré raccourci qui est fait.

Ce que tout le monde veut, ce n’est pas un emploi

… c’est un revenu pour vivre !

D’accord, alors donnons un revenu à chaque personne pour la simple et bonne raison qu’elle est en vie. Plus besoin d’avoir un emploi pour vivre.

C’est le principe du revenu de base inconditionnel.

Pour tenter de diffuser l’idée d’un tel revenu de base, le cinéaste allemand Enno Schmidt et le balois Daniel Häni ont réalisé un film qui montre le fonctionnement et le financement d’un revenu de base inconditionnel.

Voici un extrait de ce film que j’ai monté:

L’extrait officiel de ce film est par ici, mais je le trouve moins bien que celui que j’ai fait.

Il est possible de voir l’intégral de ce film à propos du revenu de base inconditionnel ou de le télécharger gratuitement sur le site de kultkino.ch.

Vous pouvez aussi voir mes notes à propos de ce film. ça permet de survoler par écrit tout ce qui est dit.

=> pour voir d’autres vidéos à propos du revenu de base inconditionnel, je vous recommande la chaine de TV youtube du revenu de base inconditionnel en suisse.

Actuellement, est-ce qu’un revenu est forcément lié à un emploi ?

Est-ce si étrange de dissocier travail et revenu ?

Une étude allemande montre comment chacun obtient son revenu:

  • 30% des gens ont un revenu de leur famille. Ce sont les enfants, étudiants, mais aussi les mères et pères au foyer.
  • 20% des gens reçoivent une rente. Les retraités, les payements directs des agriculteurs, les rentiers (propriétaire immobiliers, bourse, etc…)
  • 10% des gens sont au chômage ou à l’aide sociale.
  • 40% des gens travaillent.

La majorité des gens n’a donc pas un revenu lié directement à une activité professionnelle. La majorité des gens profitent d’un revenu de transfert.

Est-il encore possible de garantir un emploi pour tous ?

Toute notre société industrielle est basée sur le principe que chacun obtient un revenu en échange d’un travail. Dans cette société il faut un travail pour vivre. C’est ce que défendent les syndicats et les partis politiques.

Cependant, la société industrielle touche à sa fin. Nous sommes maintenant à l’ère de l’information et ça change la donne. La finance a pris le dessus. Depuis 20 ans les industries font plus de profit avec leurs placements financiers qu’avec leur métier de base !

Il est difficile de dire qu’à l’avenir on pourra garantir que chacun puisse avoir un emploi, et donc que chacun puisse vivre !

Il est temps de repenser la base de la cohésion sociale.

action ubs grimpe quand on supprime des emplois 378998_10152259828685574_1826679664_n.jpgActuellement une personne sans travail est dévalorisée. Il faut un avoir un travail pour être intégré dans la société.

Mais quand les industries licencient à tour de bras car elles rationnalisent ou délocalisent, quand la plus grande banque de suisse annonce 11 000 licienciements par ce que tout va bien !!! …

… il devient de plus en plus dur d’avoir un job ! … Oui, actuellement on parle plutôt de job que de métier.

La part de chômage structurel ne cesse d’augmenter. Le taux de chômage est à ~10% sur l’europe et ~25% en Espagne ou en Grèce.

Si l’on observe le taux de chômage des jeunes on peut doubler les chiffres !

Ainsi, est il est possible de marginaliser le quart de la population d’un pays ? .. voir la moitié des jeunes, des forces vives ? Ceci sans avoir de réaction ?

Si l’on continue à marginaliser de plus en plus de monde on va droit vers une révolution !

Il est temps de repenser les bases de la cohésion sociale !

Le revenu de base est une alternative crédible permettant de retrouver une cohésion sociale !

Des emplois pour les machines ou pour les humains ?

Cela fait un siècle que l’on tente de remplacer les ouvriers dans les usines par des machines, les employés de banques et les fonctionnaires par des guichets informatiques, les caissières de supermarchés et les contrôleurs de train par des portails automatiques….

banque online avec 10 fois moins de personnel.jpgUne banque avec un guichet on-line a besoin de dix fois moins d’employés pour faire le même travail !

Cette politique de la rationalisation n’est pas cohérente. Nous voulons des emplois pour les humains ou pour les machines?

Il est temps de sortir totalement de ce système aberrant et d’opter pour une alternative.

Si l’on ne change pas on est obligé de persévérer dans l’aberration, de continuer à tout miser sur la croissance économique pour produire toujours plus avec toujours moins, de produire de la surproduction.

Puis l’on est obligé de pousser à la consommation de cette surproduction par une manipulation mentale publicitaire toujours plus pernicieuse.

Il existe des chaires universitaires de neuromarketing. Est-ce légitime que le contribuable finance lui même sa manipulation mentale ?

Beau projet d’avenir !

Voici une fable à propos d’aspirateur qui en se sortant du cadre et des préjugés permet de comprendre pourquoi on a besoin d’instaurer maintenant un revenu de base inconditionnel…

L’emploi à tout prix détruit l’environnement

emploi a tout prix.jpgD’un point de vue écologique, je doute que notre planète supporte encore longtemps notre habitude de transformer des ressources naturelles en déchets le plus vite possible.  (La planète survivra, la vie… un peu moins !)

Il est donc temps de changer de système. Le revenu de base inconditionnel est une alternative crédible.

La suisse n’est que peut touchée par le chômage en comparaison internationale, mais il y a une tendance de fond qui montre que le chômage est grandissant, surtout chez les jeunes.

C’est une des facteurs du succès du mouvement des indignés.

Il est aujourd’hui illusoire de penser que l’on arrivera à garantir un travail pour chacun et donc de faire vivre tout le monde avec ce système.

Les avantages du revenu de base inconditionnel

Avant de diaboliser le revenu de base inconditionnel, il est intéressant de voir ce qu’il peut apporter d’intéressant. Ainsi il sera possible de faire la balance des pour et des contres.

Je crois que de toute façon, il sera impossible de trouver le système parfait. Mais peut être que le système du revenu de base inconditionnel est moins pire que notre système actuel ?

Le revenu de base inconditionnel résout de nombreux problèmes que l’on a de la peine à rédoudre avec notre système actuel. En bref, il permet de financer:

  • la création artistique en étant une alternative au système du droit d’auteur qui est mis à mal dans notre société de l’information.
  • des biens communs. Ex: logiciels libres (les fondements d’Internet), l’encyclopédie wikipedia, la carte citoyenne openstreet map, etc..
  • l’apiculture. Alors que les abeilles sont indispensables à l’agriculture. Les abeilles disparaissent et les apiculteurs aussi. C’est une activité économique qui ne permet plus de gagner assez d’argent pour vivre… mais qui est indispensable à la vie !
  • les soins aux personnes âgées qui sont souvent assumés actuellement par des bénévoles. Dans notre société vieillissante nous auront de plus en plus besoin d’assisster nos aînés. Nous pouvons le faire, sans faire exploser les coûts de la santé.
  • l’éducation des enfants pour qu’un des parents puisse rester avec eux à la maison plutôt qu’en les laissant se faire éduquer par la TV. (L’égalité entre homme et femme (qui est une excellente chose) a été reprise par l’économie pour n’avoir comme résultat d’avoir besoin de 2 salaires pour vivre au lieu d’un seul comme il y a 50 ans !)
  • les régions périphériques. L’argent et les emplois ne sont plus centralisés dans les grands centres urbains. C’est un bon moyen de lancer des mini-entreprises sans prendre de risques.
  • les études et la reconversion professionnelle choisie ou non. A tout âge, à tout moment, il est possible de se former pour changer de métier.
  • toute activité qui est maintenant bénévole car il n’existe actuellement aucun moyen pour la financer.
  • la recherche scientifique. Ainsi il est possible de partout. D’exploiter toutes les bonnes idées et pas seulement celle qui arrivent à rassembler des fonds publiques qui diminuent et des fonds privés payé très souvent par des entreprises qui ont un intérêt. (les OGM par exemple…)
  • la création d’entreprise. Ça prend du temps de créer une entreprise…. c’est difficile d’être rentable dès le début. Un revenu de base est une bonne sécurité pour se lancer…. et ainsi, presque paradoxalement, permettre aux gens d’arrêter de travailler…. c’est créateur d’emplois !

Si votre revenu était assuré. Est-ce que vous iriez encore travailler ?

C’est la question posée lors d’un sondage sur le vif dans une gare:

  • 60% des gens répondent: oui
  • 30% des gens répondent: oui mais à temps partiel ou dans un autre domaine.
  • 10% des gens répondent: non, j’irai voyager, faire des études, dormir…

Est-ce que vous pensez que les autres iraient travailler ? :

80% des gens répondent: non !!!

=> Belle cohérence ! En fait ce sondage révèle surtout le manque de confiance de chacun envers ses concitoyens !
C’est cette peur de l’autre qui est souvent utilisée par les partis d’extrême droite pour faire passer leur idées.

Il faut bien comprendre que le but du revenu de base inconditionnel n’est pas de voir tout le monde s’arrêter de travailler et ne rien faire.

Le sondage ci-dessus montre que la majorité des gens vont continuer de travailler. La motivation au travail, au delà de la limite de survie n’est pas une motivation financière. Sinon pourquoi de nombreux millionnaires continuent de travailler ??

cerveau_revenu_de_base_inconditionnel.png

J’ai déjà évoqué les questions de motivations dans un précédent article à propos du revenu de base inconditionnel.

Le revenu de base inconditionnel, n’est pas un revenu minimal. Ce n’est pas du communisme. Ce n’est pas un nivellement par le bas. Il est possible de s’enrichir, de travailler plus pour gagner plus.

C’est un revenu qui nous est donnée comme salaire pour faire notre métier de citoyen, pour se former, pour éduquer, pour prendre soins des autres, pour être en pleine santé et ne pas être à la charge de la société !

L’inconditionnalité de ce revenu permet de valoriser tout le monde. Personne n’est à la charge de la société. Plus de honte à se déclarer à l’aide sociale !

Le revenu de base inconditionnel doit être vu comme le ciment de notre société.

Qui fera le sale boulot ?

nettoyage de rue.JPGUne objection que l’on entend souvent, est celle que si l’on peut choisir le travail que l’on veut faire, plus personne ne fera le sale boulot. A ceci on peut répondre que c’est le même discours que celui qui avait lieu au moment de l’abolition de l’esclavage. « Mais qui fera le sale boulot si l’on a plus d’esclaves ? »  …. la réponse à cette question en vidéo…

Comment se fait le sale boulot dans une société disposant du revenu de base inconditionnel ?

Il y a plusieurs approches possibles, dont le choix est fait selon les valeurs personnelles de chacun. (La spirale dynamique est une bonne modélisation des systèmes de valeurs que l’on trouve chez les humains.)

Pour les gens qui ont pensent que le marché, l’offre et le demande est une réponse à tout. La solution est tout simplement de rendre plus attractif le sale boulot. On va payer plus les boulots que personne ne veut et ainsi quand même trouver des gens qui seront prêts à faire le sale boulot juste pour gagner beaucoup d’argent.

Cette méthode me rappelle un copain qui pendant ses études passait toutes ses vacances d’été a être éboueur. Il disait que c’était un boulot super bien payé et lui laissant quand même l’impression d’être en vacances. En effet, il ne travaillait que le matin de 5h à 8h et pouvait profiter du reste de la journée pour aller à la plage.

Etant aux études et vivant chez ses parents, il bénéficiait d’une sorte de revenu de base, ses parents lui payaient de quoi vivre, mais sans plus. Comme il avait envie d’avoir un scooter, il a trouvé ce travail d’éboueur pour avoir les moyens de financer ce véhicule, pour améliorer son quotidien.

scouts heureux de faire la vaisselle.jpgAinsi on voit que même quand on a déjà de quoi vivre, il y a des gens prêt à faire le sale boulot pour s’offir des plaisirs supplémentaires.

Pour les gens qui pensent que la communauté dans laquelle on vit est importante et que chacun devrait y contribuer. On peut imaginer que le sale boulot se fasse par une sorte de service civil.

Ceci me rappelle les camps scouts, où chaque jour un groupe est responsable d’aller chercher du bois pour le feu, un autre groupe de faire la vaisselle ou de nettoyer les toilettes.

Pour les gens qui ont plutôt une vision du monde dans laquelle la responsabilité personnelle est importante. On peut imaginer que chacun prenne sur soi la responsabilité de faire une partie du sale boulot.

nettoyage de printemps.JPG

Chez moi je n’ai pas de femme de ménage, mais la poussière s’accumule quand même, il m’arrive d’utiliser mes toilettes, de manger dans mes assiettes….

Donc, régulièrement, je me responsabilise et me décide à faire le ménage chez moi, à faire ma vaisselle, nettoyer mes toilettes, passer l’aspirateurs… faire le repassage…. C’est ma propre responsabilité, et donc je le fais quand même, même si je préfère boire des verres que nettoyer les verres. Mais comme j’aime boire dans un verre propre, je me motive à faire la vaisselle !

Et pour terminer, finalement qu’est ce qu’un sale boulot ?

Nous sommes tous différents, ce qui est un sale boulot pour quelqu’un ne l’est peut être pas pour un autre ?

Le revenu de base inconditionnel ça marche comme le montrent de nombreuses expériences

Ce que l’on observe de ces expériences:

  • la criminalité baisse
  • la durée et le nombre de personnes aux études augmente
  • le nombre d’hospitalisations diminue (-8,5% observé durant les expérience au Canada)
  • l’esprit d’entreprise se développe
  • la nutrition et l’hygiène s’améliorent (dentiste, eau potable)

Les expériences aux USA voulaient savoir si les gens continueraient de travailler avec un revenu assuré.

L’expérience montre que les gens continuent de travailler. Mais ils diminuent leur temps de travail de l’ordre de:

  • 2 semaines par an pour les hommes
  • 3 semaines par an pour les femmes => pour les enfants
  • 4 semaines par an pour les jeunes => pour les études

Comment financer un revenu de base inconditionnel ?

C’est la grande question que tout le monde se pose et sur laquelle il y a beaucoup de débats stériles de spécialistes qui s’affrontent sans que l’on puisse vraiment trancher sur la question.

Cependant beaucoup de pistes existent.

En Alaska, un revenu citoyen existe depuis 1976, il est financé par l’exploitation des ressources naturelles.

Depuis 2010, l’Iran a décidé de remplacer des aides directe par un revenu de base inconditionnel. L’Iran est aussi un pays disposant de revenus pétroliers.

Mais tous les pays ne sont pas assez riches en ressources pour financer un tel revenu.

Plein de pistes existes, et souvent il faut réaliser un mixe de plusieurs solutions. Voici un aperçu de ces solutions.

Daniel Häni et Enno Schmidt recommandent d’utiliser un système où l’on remplace l’impôt sur le revenu par un impôt sur la consommation. Une sorte de TVA qui vaut la moitié du prix.

Couplée à un revenu de base une tva n’est pas un impôt anti-social. On arrive même à faire un impôt progressif !

financement revenue de base inconditionnel.jpgUn autre avantage de ce système est d’empêcher l’évasion fiscale. A une époque où la concurrence fiscale est plus tendue que jamais entre les cantons suisses et entre l’union européenne et la suisse. La réforme de ce système calmerait les tensions.

Le BIEN – CH, (Basic Income Earth Network) a publié un livre à propos des différentes manières de financer un revenu de base inconditionnel.

Une autre approche pour financer un revenu de base inconditionnel est de réformer le système monétaire. Actuellement, la création monétaire par le crédit bancaire profite principalement aux banquiers (et crée des dettes publiques). En réformant la manière de créer l’argent, les bénéfices de cette création monétaire peuvent être utilisé pour financer un revenu de base inconditionnel.

C’est ce que présente Stéphane Laborde dans son livre, La Théorie Relative de la Monnaie.

Le financement du revenu de base inconditionnel en France

La thèse de l’économiste Marc de Basquiat (pdf) montre qu’en France, il y a déjà tellement d’aide et d’allocations en tous genres qu’en fait le financement d’un revenu de base de 400€ par personne est déjà assuré. Cette somme est actuellement distribuée de manière conditionnelle selon plein de condition différente.

Il serait temps de tout simplifier et d’utiliser cette somme globale pour faire une seule allocation universelle de 400€ par personne, par mois.

Pour en savoir plus, je vous invite à regarder les plus de 2h d’émission de la radio ici et maintenant à propos du financement du revenu de base inconditionnel avec Yoland Bresson et Marc Basquiat.

Yoland Bresson explique quelque chose d’assez simple. Le financement est acquis. Il n’y a pas à aller chercher de l’argent ailleurs. Il suffit de le distribuer autrement. Il prend l’exemple d’un jeu de carte.

Actuellement, on distribue les cartes au hasard (et parfois comme au jeu du « trou de cul » et président.. on favorise le président et on fait couler le trou de cul..). Avec un revenu de base. On s’assure que chacun a au départ un jeu de base jouable.

Puis, on joue au même jeu !

Yoland Bresson indique que le plus dur dans le financement n’est pas de l’assurer. Mais de trouver comment passer du système actuel au système du revenu de base. Pour en savoir plus, je recommande encore une fois l’émission de radio: Le financement du revenu de base inconditionnel avec Yoland Bresson et Marc Basquiat.

Le financement du revenu de base inconditionnel en Suisse

J’ajoute un volet spécial Suisse. Depuis que l’initiative pour un revenu de base a déjà récolté les 100 000 signatures nécessaires et qu’elle a été déposée et va être soumise au vote du peuple suisse, les médias en parlent de plus en plus.

Ainsi, la question du financement est de plus en plus présente.

La proposition la plus courante est celle d’un revenu de base à CHF 2500.- / mois par personne. Et la moitié pour les enfants.

Pour financer un tel montant. Il faut ~ 200 Milliards de CHF par an.

billet de banque qui poussent dans des pots.jpg

Il y a un consensus clair, (même d’économie suisse qui est un farouche opposant) que la réorganisation des prestations sociales et surtout de l’aide sociale assure déjà un financement de 60 Milliards de CHF.

La question du financement est toujours compliquée, on va vite dans des détails sur lesquels tout le monde n’est pas d’accord, on a des hypothèses et fait des choix sur beaucoup de choses donc forcéement tout le monde ne peut pas être d’accord. Mais il faut revenir à l’essentiel. Comprendre qui on veut favoriser avec l’introduction d’un RBI.

C’est l’humain que l’on veut favoriser avec l’introduction d’un RBI.

Il y a là clairement un grand principe qui est repris par tous les modèles de financement.

Historiquement, la richesse crée par le fruit du travail a été répartie entre la force de travail que sont les travailleurs sous forme de salaires et la rémunération du capital investi pour créer l’entreprises. (Personnellement, je pense qu’à l’avenir le capital sera de moins en moins nécessaire pour créer une entreprise… l’artisanat industriel annonce la fin du capitalisme…)

Ces 25 dernières années, l’économie a beaucoup changée. Les travailleurs humains ont été remplacés de plus en plus par des travailleurs mécanique, des robots et des automates. La productivité à beaucoup augmentée. Donc le gâteau à se partager a grandi, mais le nombre d’humain à qui le donner à diminué ! Ainsi c’est la part de rémunération du capital qui a bien été servie, mais pas les humains.

Ces 25 dernières années, l’économie est devenue financière et automatisée. Ainsi la protection sociale de l’époque industrielle ne tient plus, n’est plus valable.

Ainsi un moyen de ré-équilibrer cette modification de l’économie en faveur des humains et d’introduire un troisième bénéficiaire du fruit des richesses crée par le travail: le Revenu de Base Inconditionnel.

Ainsi on s’assure que même si les entreprises sont dans l’économie financière et n’utilisent plus des humains, que au moins les humains puisse vivre. On appelle ce modèle, celui de la « Répartition tripartite de la VAN », la Valeur Ajoutée Nette d’une entreprise.

financement du revenu de base inconditionnel - économie au service des humains.png

Ainsi la manière dont les salaires sont distribués par les employeurs est un peu différente, voir le schéma.(oui.. il y aura encore des employeurs, tout le monde ne vas pas arrêter de travailler.)

La proposition de financement dont on parle ici propose de fonctionner un peu de la manière de beaucoup d’assurances sociales. L’employeur verse une contribution à un fond du revenu de base pour chaque employé qu’il a. (et c’est la seule obligation).

Ensuite pour ne pas couler l’entreprise à devoir augmenter tous les salaires de CHF 2500.- , ce qui va probablement arriver, c’est que l’employeur va diminuer sa contribution directe à l’employé en lui disant… « Et bien…comme tu reçois déjà 2500.- de base… je crois que je peux baisser ma contribution directe d’autant… et globalement c’est comme si tu recevais le même salaire… comme ça, cette histoire de revenu de base, ça ne changera rien ni pour toi ni pour moi…. Je donne pareil.. tu reçois pareil« .

C’est là que certains politiciens de gauche et syndicalistes prétendent que finalement l’employeur peut aussi se dire que vu que tout le monde a un revenu garanti, il peut supprimer ou diminuer sa contribution directe à l’employer.. et que ça risque d’entrainer une spirale des salaires à la baisse…..

Mais à mon avis c’est un faux raisonnement. C’est oublier que le Revenu de Base Inconditionnel est une pression sur l’employeur. S’il ne présente pas de conditions de travail intéressantes (un bon salaire par exemple..) personne ne va venir travailler dans son entreprise… C’est un peu la nouvelle version de la grève que les syndicalistes utilisent pour faire pression sur les employeurs. Mais en plus efficace.

A mon avis, on va ainsi maintenir un équilibre qui sera très proche de l’équilibre des salaires actuels.

A ce propos, sur le schéma ci-dessous, c’est le petit bloc rose qu’il faut observer. Ce bloc est ce qu’un employeur devra peut être mettre en plus sur le salaire pour motiver un employé à venir travailler pour lui. C’est l’offre et la demande qui va réguler ce montant. C’est une solution plus souple que le salaire minimum à CHF 4000.- qui a été largement balayé par le peuple suisse, justement par ce qu’un montant fixe ne permet pas de s’adapter aux différences entre branches, entre régions, aux motivations des gens pour qui le salaire ne fait pas tout qui préfèrent un cadre de travail agréable même si le salaire est faible (coursier à vélo par exemple..), ou alors les entrepreneurs qui lancent une nouvelles entreprises qui sera rentable seulement quelques années plus tard.

C’est mon analyse du refuse du salaire minumu lors de la votation du 18 mai 2014. Je le justifie en observant les résultats dans cantons de Neuchâtel et Jura, qui ont accepté il y a 2 ans le principe d’un salaire minimum, mais sans en donner le montant. Et qui lors de cette votation on refusé le salaire minimum fédéral pourquoi ce revirement ? … La seule différence était l’introduction d’un principe ou d’un montant précis… c’est toute la différence !

Tous les syndicats devraient se rallier au Revenu de Base Inconditionnel, c’est un outil qui permet d’inciter à l’augmentation des bas salaires ce que les syndicats veulent. Mais la méthode est nettement plus souple et adaptable que celles que les syndicats ont prôné lors de cette votation sur le salaire minimum !

Reprennons le schéma ci-dessous:

  • l’employé reçoit le même revenu global que maintenant. Mais une partie vient de son salaire et une partie du revenu de base.
  • l’employeur paye le même montant que maintenant. Mais une partie à l’employé et une partie au fond du revenu de base.
  • => Ce changement parait anodin au premier abord.. mais en fait, au passage on change complètement le rapport de force employeur-employé ! et surtout on apporte une énorme sécurité en cas de coup dur !

Revenu de base inconditionnel financement par la VAN exemple pour 3 salaires.png

Pour reprendre le calcul, ainsi, par le revenu du travail, on estime que le fond du revenu de base est alimenté par 110 Milliards de CHF.
=> 60 MCHF + 110 MCHF = 170 sur 200…

Voilà comment on finance plus de la moitié du Revenu de Base Inconditionnel avec de l’argent qui est déjà là !

Tout le débat se focalise maintenant sur les 30 milliards qu’il « manque » pour financer un système de revenu de base inconditionnel.

Cette somme semble énorme. Mais il faut mettre ceci en lien avec le fait que les recettes de l’ensemble de la population suisse, le PIB est de 600 Milliards de CHF par an.

On s’écharpe pour 30 milliards sur 600 milliards !

D’autant plus que si l’on réfléchi, à qui sont destiné ces 30 milliards ? … et bien en gros, c’est aux enfants ! à Cette masse de la population qui actuellement ne reçoit quasi rien. (juste de maigre allocation familliale)

Donc sur ces 30 milliards, 25 milliards sont en fait destinés aux enfants et aux étudiants. Ce sont des super allocation familiale et bourse d’étude !

La véritable manière de poser la question du financement du RBI est de savoir si un pays comme la suisse est d’accord de mettre le tiers de ses revenus (200 Milliards sur 600 Milliards de PIB annuel) pour assurer un revenu de base inconditionnel à sa population ?

C’est une question de choix de répartition des revenus. Pas de manque de revenu !

Même si le PIB diminue, il y a une bonne marge de sécurité. Quelle est la proportion de la population qui peut prétendre assurer tous ses besoins de base pour vivre avec uniquement un tiers de ses revenus et garder les 2 tiers comme argent de poche pour se faire plaisir ?

Voici le graphe du revenu de la population suisse, le PIB:

Les économies financières apportées par le revenu de base inconditionnel

Il faut aussi voir ce que le système du revenu de base inconditionnel nous fait économiser par rapport au système actuel.

Actuellement, nous sommes prêt à tout pour attirer et garder des emplois. Ce ne sera plus nécessaire. Ainsi on peut cesser le chantage des entreprises qui demandent des infrastructures pharaoniques et une exonération d’impôt pour garantir quelques emplois.

Un exemple neuchâtelois en Suisse: à quoi sert le tunnel de Serrières ?

Ce tunnel a pour but de pouvoir dire que l’on peut traverser la suisse entièrement sur une autoroute ! En effet, il y avait un « chainon manquant », 700m de route ressemblant à s’y méprendre à une autoroute, mais pas qualifiée d’autoroute…
Ainsi on se paye le luxe de payer 1 Million de CHF le mètre pour réaliser ce vieux rêve en créant un tunnel de contournement….

Le chainon manquant. C’est ce qui est présenté. Mais en fait, c’est surtout pour garantir des emplois qu’il a été décidé de réaliser ce tunnel. Depuis 35 ans, le canton de Neuchâtel construit des tunnels à tour de bras. C’est toute une économie et de nombreux emplois qui tournent autour du consortium « Infratunnel » en charge des travaux.

Avec notre habitude de garantir la cohésion par le plein emploi on construit à tour de bras des ouvrages pharaoniques d’une utilité discutable en gaspillant de l’argent et des ressources naturelles.

Le système s’auto-alimente ! Il est temps de voir autrement !

Est-ce que l’on aurait besoin d’autant de lignes de trains et d’autoroutes si les gens pouvaient travailler chez eux (ou dans leur région) ?
Avec un revenu de base inconditionnel, beaucoup de monde pourrait vivre du salaire d’une activité locale qui n’est actuellement pas possible car trop peu rémunératrice.

chantier autoroute.JPG

Beaucoup d’économie peuvent être faites dans le domaine de la santé avec un système à revenu de base.

6 indice de santé sociale américain à neuf variables, de 1959 à 1996.jpegActuellement, les psy disent que le tiers de leur consultations sont dues à des maladies du travail ! (stress, burn out)

Si l’on compare l’évolution du PIB et de l’indice de santé sociale, on observe un décrochement au début des années 1980.

Travailler plus… pour gagner plus… et y laisser sa santé….

Avec un revenu de base inconditionnel, il est possible de travailler sans brûler la chandelle par les deux bouts !

Toujours dans le domaine de la santé, de nombreuses personnes âgées se retrouve dans des EMS, alors qu’elles pourraient rester à la maison si on les aidait un peu dans certaines tâches. Il y a déjà de nombreuses personnes qui bénévolement s’occupent de personnes âgées. Avec l’instauration d’un revenu de base inconditionnel. On va certainement augmenter le nombre de volontaires.

Dans le domaine de l’éducation il y a beaucoup d’économie à faire en évitant de recourir systématiquement à des crèches ou structures d’accueil parascolaires. Je développe ce point ci-dessous.

Le revenu de base inconditionnel est favorables aux familles

Le revenu de base inconditionnel permet de financer l’éducation des enfants. Un enfant étant un être humain vivant, lui aussi a droit à un revenu de base inconditionnel.

La charge financière est donc allégée pour les familles.

Les combats féministes ont libéré la femme de sa condition de maitresse de maison pendant que son mari travaille à l’extérieur.
Très bien! Maintenant les femmes peuvent aussi travailler à l’extérieur. Malheureusement, le système a récupéré cette évolution pour faire travailler 2 fois plus de monde ! Le mari et la femme travaillent à l’extérieur.

(Suite à l’incompréhension que j’ai vu dans les commentaires, je ne dis pas que c’est mal.. que les femmes travaillent à l’extérieur. Au contraire si c’est leur désir. Mais je reproche au système d’avoir repris cet acquis pour en faire la norme et ainsi faire travailler plus de monde… J’ai lu un article du parti socialiste suisse qui dit que pour faire vivre une famille, il faut maintenant 1,6 salaire…. alors qu’il y a 50 ans.. 1 salaire suffisait !)

Et finalement en rentrant à la maison il y a toujours le travail ménager qui attend….. et les gosses en train de se faire laver le cerveau par la pub à la TV…

emplois et crèches.JPGOui, c’est la réalité actuelle, quand on travaille à deux à l’extérieur de la maison, il devient de plus en plus dur de s’occuper des enfants.
Il faut donc des structures d’accueil.. des crèches.. et finalement c’est l’école qui s’occupe d’éduquer les gosses (après la TV)
Les maths, la lecture, l’écriture, tout le programme scolaire fini par être une tâche secondaire pour l’école, tellement la place de l’éducation grandit.

Beau projet d’avenir…

L’idéal d’une égalité homme-femme devrait permettre, dans tous les cas d’avoir au moins un des deux parents (voilà l’égalité)  qui peut rester à la maison s’occuper de l’éducation des enfants. (et d’avoir le plaisir de voir ses enfants grandir) Pour ça il faut quand même un revenu.

Ce que les gens veulent, ce n’est pas un emploi qui les éloignent de chez eux et de leur famille. Ce que les gens veulent c’est un revenu !

Le revenu de base inconditionnel est ce revenu qui permet aux familles de voir leurs enfants grandir et de les éduquer. Bien éduquer des enfants, c’est profitable pour toute la société !

Est-ce que le revenu de base inconditionnel est une utopie ?

Qu’est ce qui est le plus utopique ?

  • Un revenu de base inconditionnel ?
  • Un système économique basé sur une croissance infinie dans un monde fini ?

Pour aller plus loin, je vous recommande le site de la Génération RBI qui milite pour un Revenu de Base Inconditionnel en Suisse.

Aidez-nous à créer un journal papier

Une collaboration entre les mouvements belges, français et Suisse cherche du financement et de l’aide pour crée un journal papier diffusé à 50 000 exemplaires pour diffuser l’idée du Revenu de Base Inconditionnel. Alors si vous avez des millions à nous donner pour nous aider à réaliser ce journal… c’est par ici…   et si vous n’avez pas de million.. mais juste 10.- … ça ira aussi 🙂 Merci… et n’hésitez pas à partager l’idée !

39 thoughts on “les avantages d’un revenu de base inconditionnel

  1. Répondre
    Toto - 14 avril 2012

    Ben très bon article 🙂 (et meme que si j’avais pas deja été convaincue qu’il faut un revenu de base, ben j’le serais devenue) 🙂

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    As4 - 10 mai 2012

    This seems like an incredibly smart man. I don’t know why more people don’t think like this in the world. Maybe there are more rational people thank we think.
    One thing I’ll add; You should bring in some population numbers. Humanity has seen unprecedented growth. This generation there is going to be serious unemployment and it’s going to be a global issue.

  3. Répondre
    Alain Catherin787 - 27 novembre 2012

    comme l’ami « toto »je trouve cet article bien écrit concis et convaincant, je milite, pour un revenu de base pour tous , et chacun libre avec ça de se lancer dans un projet ou un emploi qui lui plaise et qui serait profitable pour autrui… il faut seulement compter sur la peur des riches et des puissants qui perdraient  leur pôle position…et qui ont les moyens de faire peser leur dictat sur les politiques et de lessiver les cerveaux du peuple….

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    christian regnier - 14 décembre 2012

    L’idée démontrée dans cet article est très intéressante, mais n’est-elle pas trop belle, trop simpliste ?
    Est-ce que cela pourrait marcher n’importe où ? Y a t-il des études réalisées pour son adaptation à un pays de plus de 50 millions d’habitants ? Si ce système pouvait régler les problèmes soulevés dans cet article, n’y aurait-il pas une immigration sans précédent pour venir dans ce pays magnifique ?

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    libre penseur - 9 juin 2013

    La production de richesse et l’expansion de chaque entreprise profitent surtout aux cadres, les employés qui triment du matin au soir n’ont droit quand a eux qu’a des miettes, le revenu de base permet de décharger un peu la masse de travail accompli par les employés en leur octroyant un peu de temps libre, ils peuvent toujours travailler a mi-temps ou pas de tout ce sera a eux de s’organiser, quand aux machines qui accomplissent les taches lourdes et répétitives c’est bien, mais les machines ont besoin de surveillance et maintenance, comme quoi le travail ne manquera pas, mais sera un peu plus relax et la richesse et dividende de chaque année travaillée un peu plus équitablement repartie.

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    jdm - 19 juillet 2013

    Mon cher libre penseur, je crois que tu connais mal la réalité du monde du travail, c’est pour cela que je vais éclairer ta lanterne. Je suis patron d’une petite PME que j’ai fondé avec un associé il y a une dizaine d’années. Pour ton information, les PME représente 311’707 entreprises en Suisse soit 99.6% des entreprises. Autant dire que les 1154 grandes entreprises ne sont pas, contrairement au hurlements de la gauche, une majorité du paysage des employeurs. J’ai une quinzaine d’employés, qui travaillent 8.5 heures par semaine (42.5 heures par semaine). Quant à mon associé et moi-même, nous sommes les premiers arrivés, les derniers partis, et nous cumulons en moyenne 10 a 12 heures par jour. En tant que patrons, et par responsabilité sociale, nous payons d’importantes sommes à l’assurance chômage, ce que je trouve normal. Pourtant, si nous faisons faillite et que nous nous retrouvons sans emplois, contrairement à tous les employés de ce pays, nous ne recevrons JAMAIS d’assurance chômage. De plus, ma femme est employée dans l’entreprise, et de ce fait, elle n’aurais plus de revenus de quelque sorte que ce soit. Alors j’aimerais que les choses soient claires, ce n’est pas les 279 entreprises suisses cotées en bourse où il est vrai les cadres et actionnaires s’enrichissent qui représentent la Suisse. Et quand je vois l’heure à laquelle mon associé et moi partons du travail, j’estime que la justice sociale que prône la gauche se fait dans les deux sens. Alors stigmatiser les quelques 500’000 patrons du pays pour 2000 membres de conseil d’administration, soit 1 Suisse sur 4000, ça ne fait pas avancer le pays au contraire.
    Merci de penser plus loin que le bout de son nez quand on fait de grandes déclarations.

  7. Répondre
    Martouf - 19 juillet 2013

    En tant qu’auteur de cet article permettez moi de m’immiscer dans ces réflexions.

    Je crois qu’il y a des vérités dans vos propos à tous deux: « libre penseur » et « jdm ».

    En ce qui concerne ma connaissance du monde du travail. Il se trouve que je suis, avec 6 autres associés, co-propriétaire de la Sàrl dans laquelle je travaille.

    Dans notre philosophie, on ne doit pas opposer patrons et employés. Je ne vois pas où cette lutte des classes mène ?

    Notre entreprise est un outil qui nous permet de créer dans le monde, d’apporter notre contribution à la société et en échange la société nous fourni des revenus pour vivres.

    Ceci selon le principe de l’économie de marché et dans le cadre des assurances sociales de ce pays.

    En effet, jdm, je trouve injuste que les indépendants ne puissent pas bénéficier du chômage. Mais c’est également un choix. Je ne connais pas votre situation. Mais dans mon cas et celui de mes associés, nous sommes employés de notre propre Sàrl ce qui permet de payer et d’avoir une couverture chômage.

    Je suis d’accord avec vous libre penseur, dans le monde des requins de la finance et grands manager, on a l’habitude de générer des bénéfices pour soi et ses proches cadres en « restructurant » (vu que depuis 20 ans ce genre d’entreprises fait plus de bénéfice avec ses opérations financières qu’avec son métier de base!) et donc en supprimant parfois les sources de revenus de personnes qui n’ont rien à dire sur le management de l’entreprise…. et en faisant assumer la société les pots cassés de ces décisions.

    Mais ce monde, comme le souligne jdm n’est pas majoritaire dans le tissus économique.

    Cependant en terme de pouvoir économique c’est un poids non négligeable qui façonne la politique et la manière de penser du reste de la société.

    Dans ma vision du monde, être un employé à la merci des cadres mélago d’une grande entreprise ou être un patron de PME libre dans ses choix concernant son entreprise mais à la merci du marché, en ayant la responsabilité de la viabilité de son entreprise, ne sont pas des situations bien différentes.

    Dans les deux cas, on sent une certaine insécurité.
    Ainsi, j’ai de plus en plus de peine à supporter la lutte des classes du combat gauche-droite qui n’est qu’un combat de gens qui sauvegardent leur intérêt de chaque côté.

    Je suis pour la création d’alternative pour sortir de ce combat. La proposition du revenu de base inconditionnel à le mérite de poser les bonnes questions et le mérite de proposer un nouveau modèle de société.

    La proposition du revenu de base inconditionnel propose de transformer le filet social en socle social. C’est par une redistribution différente des revenus que l’on peut créer un système qui assure une sécurité plus grande de pouvoir vivre sans avoir de pression quand à son revenu de base.

    Ainsi l’employé n’est plus obligé d’accepter, pour vivre, n’importe quel emploi en étant à la merci d’une hiérarchie mégalo. Ce qui, je l’espère, aura pour conséquence que l’on traite mieux des employés de base pour les inviter à travailler dans une grande entreprise.

    Ainsi on favorise les gens qui veulent se lancer à créer leur propre entreprise. Ce qui actuellement demande un courage énorme, un investissement en temps énorme. (et parfois aussi en argent). Donc je salue tous les créateurs d’entreprises qui ont eu ce courage et qui contribue à la richesse de ce pays.

    Quand on sait que l’on a un revenu assuré, on ose se lancer plus facilement dans un projet fou… projet qui peut certainement être bénéfique à l’ensemble de la société.

    Dans ma vision du monde, l’entreprise va de plus en plus être remplacée par une communauté de co-créateur.
    J’aime bien la citation:
    « Construis tes rêves… ou bien quelqu’un d’autre va t’embaucher pour construire les siens ! »

    Pour en savoir, voir mon article à propos de l’artisanat industriel:
    http://martouf.ch/document/

    Merci de faire vivre le débat sur ce sujet.

  8. Répondre
    anonyme - 31 août 2013

    Bon exposé synthétique MAIS je vais intervenir sur le dernier paragraphe.

    Si le RBI est favorable aux familles, qu’en est-il des célibataires sans enfants (solos)?
    Personne ne parle jamais d’eux, certes il ne sont que 14% mais ils fournissent 35% de l’impot sur le revenu.

    Ils sont les grands floués du système actuel et de celui de demain si on reste aveugle à cette évolution majeure de la société civile qui voit croitre régulièrement la porportion de solos.
    Si on oublie de prendre en compte cette donnée civile majeure, on risque fort de mettre en place un système qui
    ne fera que déplacer le problème des inégalités qui si elles sont actuellement générationnelles et sociales, seront demain
    catégorielles. On pourrait accoucher d’une société où la plupart pourrait choisir son rythme de travail A L’EXCEPTION des solos
    (célibataires sans enfants) qui seraient toujours contraints de travailler pour s’en sortir. Ceci restera vrai quel que soit le montant
    du RBI. Prenons par exemple un RBI à 1500€. Il est évident qu’un célibataire ne peut pas se permettre de véritablement choisir de ne plus travailler alors que dans tous les autres cas couple sans enfants ou famille monoparentale ou non, une réelle liberté de choix s’opère.

    C’est le point aveugle de la réflexion sur le RBI alors que ce problème est à mon avis central pour plusieurs raisons. N’est-il pas paradoxale que le RBI, fruit d’une pensée centrée sur l’individu et l’égalité des chances, condamne dans sa
    mise en place les solos à être les dindons de la farce.
    Ce paradoxe tient à un autre point aveugle que personne ne veut voir : LA REELLE source des inégalités qui est l’HERITAGE.
    Je vous invite à consulter ce lien : http://www.inegalites.fr/sp….
    Il ne peut y avoir d’égalité dans une société qui ne garantit pas l’égalité des chances à chacun d’avoir son propre toit !!!
    Revoir la pyramide des besoins de Masslow.

    La mise en place du RBI sans la suppression conjointe de l’héritage ne fera qu’accélérer le processus déjà bien avancé de captation du patrimoine entre les mains de quelques-uns.
    Il faut avoir le courage de se poser les bonnes questions jusqu’au bout.

  9. Répondre
    Melissa Ratonb - 15 octobre 2013

    Article tres interessant ! Malgres le chomage et il est necessaire d ‘avoir des travailleurs etrangers pour faire tourner la machine sociale, surtout ds Le domaines difficile comma la construction, les hopituaux…Etc…si encore plus de personnes choississent de recevoir Le salaire minimum afin de faire murir l’artiste qui est au fond de chacun de nous , les entreprises auront des difficultes a se projeter ds l’avenir ne sachant pas sur combien de leurs employes Elles peuvent compter Le lendemain.

  10. Répondre
    Raphaël Bovey - 15 octobre 2013

    Un documentaire très intéressant soulevant les nombreux aspects et enjeux du revenu de base : http://youtu.be/-cwdVDcm-Z0

  11. Répondre
    Hello2lau - 16 octobre 2013

    Deux questions naives : si vous et votre femme touchiez 2500.- chacun, vous fermeriez votre entreprise et vous laisseriez vivre?
    Et si, sur le salaire que vous versez à vos employés, 2500.- ne viennent pas de votre poche.. Qu’est-ce que ça chagerai dans votre relation avec vos employés?

  12. Répondre
    Lu - 17 octobre 2013

    Bonjour, je ne suis pas sure d’avoir bien compris…

    Si l’employeur verse moins d’argent à l’employé, mais que l’employé reçoit le même revenu global (une partie vient de son salaire et une partie du revenu de base.) Comment est-il possible de s’enrichir, de gagner plus, puisque le revenu de base fait désormais partie du salaire?! Ca veut dire que si je travaille à temps partiel pour 3000 francs, mon patron me paie 500 francs? C’est mon patron qui va s’enrichir, pas moi!? Et si je ne travaille pas dutout je gagne 2500 francs? Autant ne pas travailler non?!?!?! Pas très clair pour moi en tout cas… merci de vos précisions!

  13. Répondre
    Martouf - 18 octobre 2013

    Merci pour vos interrogations, je vais tenter d’y répondre.

    Déjà il faut préciser que le principe dont vous parlez et que vous dite n’avoir pas bien compris, n’est qu’une proposition d’une possibilité de financement. Le principe global c’est de recevoir un revenu de BASE sans condition aucune, même celle de travailler. (une proposition de 2500.- a été faite pour mieux visualiser ce que ça représente)

    Ce qui est important de comprendre, c’est que c’est un revenu de « Base » garanti. C’est la grande différence d’avec le communisme. Tout le monde ne gagne pas la même chose, mais tout le monde reçoit le même revenu de base.

    La proposition de financement dont on parle ici propose de fonctionner un peu de la manière de beaucoup d’assurances sociales. L’employeur verse une contribution à un fond du revenu de base pour chaque employé qu’il a. (et c’est la seule obligation). Il me semble que c’est ce que vous oubliez dans votre commentaire en disant que seul l’employeur y gagnera…

    Ensuite pour ne pas couler l’entreprise à devoir augmenter tous les salaires de CHF 2500.- , ce qui va probablement arriver, c’est que l’employeur va diminuer sa contribution directe à l’employé en lui disant… « Et bien…comme tu reçois déjà 2500.- de base… je crois que je peux baisser ma contribution directe d’autant… et globalement c’est comme si tu recevais le même salaire… comme ça, cette histoire de revenu de base, ça ne changera rien ni pour toi ni pour moi…. Je donne pareil.. tu reçois pareil ». (employeur: 2500.- au fond du RBI + 500.- à l’employé = 3000.- et l’employé: reçoit 500.- de l’employeur et 2500.- du fond du RBI = 3000.- (pour un poste à 100%))

    Mais ce n’est pas obligatoire, une entreprise riche peut payer le même salaire qu’avant et payer le revenu de base en plus au fond du revenu de base.

    C’est là que certains politiciens de gauche et syndicalistes prétendent que finalement l’employeur peut aussi se dire que vu que tout le monde a un revenu garanti, il peut supprimer ou diminuer sa contribution directe à l’employer.. et que ça risque d’entrainer une spirale des salaires à la baisse….. Mais à mon avis c’est un faux raisonnement. C’est oublier que le revenu de base est une pression sur l’employeur. S’il ne présente pas de conditions de travail intéressantes (un bon salaire par exemple..) personne ne va venir travailler dans son entreprise… C’est un peu la nouvelle version de la grève que les syndicalistes utilisent pour faire pression sur les employeurs. Mais en plus efficace.

    A mon avis, on va ainsi maintenir un équilibre qui sera très proche de l’équilibre des salaires actuels.

    Mais alors si ça ne change rien aux salaires à quoi sert le revenu de base inconditionnel ?

    Et bien au passage on y gagne le fait que les gens qui effectuent de nombreuses activités bénévoles qui sont utiles à la société reçoivent un revenu (éducation, soins aux personnes âgées, création culturelle, etc..), ce qui va les motiver à continuer et surtout leur laisser le temps de le faire. On augmente également grandement la sécurité qu’un employé a face à un employeur. Les working poor devraient disparaitre, on est au moins certains qu’ils ont assez pour vivre.

    Une réplique que l’on entend souvent et que vous reprenez: si l’on a un revenu assuré, alors pourquoi travailler ? Là on entre dans le domaine des motivations. Vous donnez l’exemple d’un revenu de 3000.-. C’est plus que les 2500.- du revenu de base … si gagner de l’argent est une motivation pour vous. Alors recevoir 500.- de plus que le revenu de base sera une motivation pour aller travailler. Au delà d’un certain seuil d’argent, on remarque que les motivations ne sont plus du tout pécuniaire. Sinon pourquoi les millionnaires et les milliardaires continuent de travailler ? Il y a de nombreux exemples !

    Si vous avez envie de contribuer à la société, de créer des choses, d’innover, d’occuper vos journée, de construire… alors il y a de grandes chances que vous serez motivée à continuer de travailler.

  14. Répondre
    Yago Loretan - 18 octobre 2013

    Bravo !!!
    Je me présente Yago Loretan et je m’excuse d’avance pour les nombreuses fautes orthographe qu’il va y avoir ^-^.

    je suis un jeune de 23 ans et je travail depuis mes 16 ans.

    malheureusement bien souvent on oublie d’écouter les jeunes on les entends mais les écoute-on?

    comme j’ai ressenti cette article il soulève clairement un aspect qui est autre… notre humanité ?
    j’aime la vie, les gens, mais bien souvent je me rend compte que je dois accomplir un certain travail pour une élite qui profite largement de tous les avantages je vais faire une comparaison brutal mais en moyen on peut considérer que pour 1 riche il faut 15 pauvres…( pauvre = personne qui travaille a 100% mais qui trime pour finir son mois

    comment ? comment peut-on accepter cela ? vous me direz c’est la libre concurrence on a le droit a la réussite… mais cette réussite implique un esprit de compétition, donc plus de perdant que de gagnant on crée un de la jalousie et on fini par cultivé la cupidité, la jalousie, la rage, bref des sentiments pas forcement positif. BIEN que cela stimule les gens mais finalement le resulta et le même 1 gagnant 15 perdant.

    le travail… le travail c’est bien c’est stimulant, sa fait rentré en contact on créer de nouvelle relation et la vie en est enrichie mais quand je me dis que théoriquement je devrais travailler encore jusqu’a mes 80ans (car si l’on continue comme cela ca va arriver)

    il y a 365 jours – 4 semaine de vacance ( 28 jours ) = 337 jours de travaille

    337 jours – les 52 week-end ( 104 jours ) = 233 jours de travaille

    365 jours de travailles / 132 jours de conger = 2.765 jour de travaille en plus que de jour de conger
    je suis JEUNE mais pas un GLAND.

    mais mon but dans la vie n’est clairement pas de louer ma vie a un système méritocrate, élitiste, manipulateur et qui renforce ma peur de tout.
    si je veux créer quelque chose une structure social quelque chose hors idée commercial comment je fais ? comment me reconnecter avec moi même, ma famille, mes amis, ma copine développé des idées, des solutions nouvelles quand j’ai même plus le temps de penser a moi même…

    ma génération à été élevés dans l’idée de comblé des trous on m’a pas encourager a me développer, juste a faire comme tous le monde.

    Albert Einstein a dit  » tous le monde à un don, mais dite à un poison rouge de grimper à un arbre et il se sentira idiot tout sa vie. « 

    Je crois aussi que l’homme est bon, appart quelques fous et il y en aura toujours, qui malheureusement, commettrons des atrocités.
    l’homme et le reflet de son milieu en général… nous mangeons de la merde emballé on veut de tous et tous le temps on ne vit plus avec nos saisons on ne communique plus vraiment on est socialement handicapé nous jetons tous… nous fabriquons des enfants comme des animaux de compagnie, nous créons des monocultures, les enfant dans des crèche, nos aînés dans des mouroir de la démence.

    et surtout nous nous déresponsabilisation de l’impact que a chaque individu sur son environnement.
    les gens se sentent comme de la merde et seul… car s’il décide de vivre en pleine conscience de eux-même et de leur relle impacte sur la réalité il verraient qu’il sont tous liée.

    Ce système est périmé, et comme il la si bien crée… sont obsolescence et programmé…

    je soutien cette initiative par amour pour mon prochain…
    je soutien cette initiative car j’en ai marre que l’on m’impose des solutions qui ne font que repousser un problème récurent…

    je soutien cette initiative car j’en ai marre que l’on me considère comme un paria pour mon rêve d’égalité humaine…
    je soutien cette initiative CAR J’AI FOIE, en NOUS, en NOS CAPACITES,

    (j’avais besoin de partager cela, je suis ouvert à la discutions fertile et non à un débat stérile )

    Bien a vous tous
    plein d’amour ( il en manque cruellement 😉 )

    Loretan Yago

  15. Répondre
    Martouf - 18 octobre 2013

    Merci pour ce message plein d’enthousiasme ! Ça fait plaisir.
    Merci de poser les bonnes questions: qu’est ce que l’économie, à quoi sert elle ? à faire tourner la machine à enrichir ceux qui en profitent en consommant des ressources naturelles humaines ?
    … Ou à créer des liens entre des gens ? à construire ensemble ce qui est profitable à la vie ?

    Oui, il est temps de passer de l’ère de la survie à l’ère de la vie !

  16. Répondre
    Norby - 19 octobre 2013

    J’ai beaucoup réfléchi sur cette idée, et c’est vrai qu’un revenu de base inconditionnel est une bonne idée. Mon argument contre, c’est l’inflation / l’augmentation des prix. Si on doit payer les boulots « sales » beaucoup mieux et que l’on déduit au même temps 50 pourcent pour ce fonds, il faudra trois ou quatre fois le salaire actuel pour faire des gens faire ce travail, ce qui mènerait à une forte hausse des prix (pensez à la situation au supermarché, par exemple!) qui serait encore augmenté par la TVA à 50 pourcent proposée ici. Enfin, la hausse des prix ménerait à une situation qui voudrait dire que ce revenu de base inconditionnel serait toujours insuffisant pour en vivre.
    Je crois que le seul chemin serait un impôt sur les biens de chacun, disons 1 pourcent par an. C’est essentiellement un argument pour la rédistribution des biens, ce qui n’est pas fait dû à la forte influence des classes riches. Mais si l’on veut redistribuer l’argent et les biens parmi la population, faudra-t-il vraiment un revenu de base inconditionnel?

  17. Répondre
    Martouf - 19 octobre 2013

    Bonjour merci de votre contribution.
    Je suis très heureux de savoir que vous trouvez que l’introduction d’un revenu de base inconditionnel est une bonne idée.
    En ce qui concerne la méthode pour réaliser ce revenu de base, il y a plusieurs modèles qui se dessinent, mais rien n’est encore décidé. L’initiative suisse comme elle a été déposée ne demande que l’introduction d’un revenu de base. Cependant il y a actuellement 2 méthodes qui se démarquent des autres. Il y a la méthode basée sur la TVA à 50% présentée dans le film, méthode que vous ne semblez pas apprécier. Mais il existe aussi une méthode où l’on finance le revenu de base par une contribution des employeurs à un fond pour le revenu de base. Cette seconde méthode est probablement plus simple à mettre en place, car elle fonctionne d’une manière dont on a déjà l’habitude avec bon nombre d’assurances sociales.
    Donc si la méthode de la TVA ne vous convient pas. Je vous invite à étudier plus à fond l’autre méthode.

    En ce qui concerne vos arguments à propos des sales boulots, j’ai décrit dans l’article ci-dessus 3 méthodes différentes pour les faire. Ainsi payer plus les sales, n’est pas la seule méthode ! Il y aussi les méthodes « service civil », et « responsabilité personnelle ».
    Puis, si l’on choisi de payer ces « sales boulots » plus que les autres. Ils ne sont quand même pas majoritaires dans notre société ! Ainsi il sera un ré-équilibrage vers certains boulots et pas une augmentation globale.
    Depuis quelques décennies, on observe une tendance vers l’inégalité. Il y a une augmentation des rémunérations des hauts dirigeants il n’y a pas d’inflation à cause de ça ! Il y a plutôt un raz-le bol de la population qui ne supporte plus ce traitement inégal. C’est pour ça qu’on voit le succès de l’initiative Minder et la prochaine votation sur l’initiative 1:12 … ainsi si l’on paye mieux les sales boulots.. et que l’on fait moins de parachutes dorés et de bonus exorbitants… On peut tout payer sans augmenter globalement les coûts.

    D’ailleurs, le revenu de base n’est en soi qu’un mécanisme différent de distribution des revenus. Il n’y a pas de création monétaire supplémentaire. Ainsi en tout cas par cette raison, il n’y a pas d’inflation qui se fait. Elle ne se ferait que par d’autres facteurs. Dans tous les cas, le mécanisme qui fixe le montant du revenu de base doit tenir compte d’une indexation sur le renchérissement de la vie.
    Vu que l’on parle d’inflation, je profite de m’éloigner un peu du revenu de base pour mettre au point certaines croyances à propos d’inflation.
    Je n’ai pas les chiffres pour la suisse. Mais pour la zone euro, depuis la création de cette monnaie, on est environ à 10% d’augmentation de la masse monétaire par année ! Et on ne voit pas de croissance du PIB de 10%.. ça se saurait…. et l’inflation est plutôt très faible et stable. Ce qui signifie, que cette augmentation de masse monétaire massive n’a pas autant d’influence que ce que l’on tente souvent de nous faire croire. En fait, c’est la bourse qui immobilise beaucoup de ces capitaux et évite l’inflation. L’argent ne circule pas. C’est en circulant que l’inflation se crée.

    Pour revenir à votre commentaire, je ne suis pas certain de comprendre votre proposition d’un impôt sur les biens de chacun. Ce n’est pas déjà l’impôt sur la fortune qui fait ça ? .. et les biens que l’on achète proviennent de nos revenus.. et il y a aussi un impôt sur le revenu !
    Votre question à propos de la redistribution des richesses de ce pays est pertinente. Est-ce que le revenu de base inconditionnel est l’outil adapté ? Est-ce que c’est vraiment le but de cet outil ? Je trouve que d’une certaine manière oui… notamment pour favoriser les régions périphériques et assurer une base de revenu incompressible pour tous…. mais à mon avis ce n’est pas le principal avantage d’un revenu de base inconditionnel.
    Le principal avantage est d’être une réponse au financement d’un grand nombre de tâches bénéfiques à la société dans son ensemble qui actuellement sont négligées. Puis de prévoir la cohésion sociale dans une société de l’abondance, dans une société où nous sommes devenus tellement efficace qu’il n’est plus nécessaire de travailler uniquement à sa survie et donc dans laquelle il n’y a plus d’emploi pour tous. Le plein emploi n’est plus possible… Ainsi le revenu de base pose les bases d’un système adapté à une société post-survie, un société dans laquelle on pourra vivre plutôt que survivre !

  18. Répondre
    Soph - 20 octobre 2013

    La question m’intéresse, mais je ne peux prendre au sérieux quelqu’un qui écrit cela: « (L’égalité entre homme et femme n’aura eu comme effet que d’avoir besoin de 2 salaires pour vivre au lieu d’un seul !) »
    Cette phrase sous-entend à la fois que l’égalité entre hommes et femmes est atteinte, et que c’est une chose négative. J’espère que vous ne pensez pas cela sérieusement.

  19. Répondre
    Solène - 20 octobre 2013

    Très, très intéressant! Bravo pour l’écriture de cet article, qui éclaire pour les ignorants de ce concept, les pour/contre/ et surtout le comment du pourquoi. Merci!

  20. Répondre
    Martouf - 21 octobre 2013

    Soph :
    >
    >La question m’intéresse, mais je ne peux prendre au sérieux quelqu’un qui écrit cela: « (L’égalité entre homme et femme n’aura eu >comme effet que d’avoir besoin de 2 salaires pour vivre au lieu d’un seul !) »
    >
    >Cette phrase sous-entend à la fois que l’égalité entre hommes et femmes est atteinte, et que c’est une chose négative. J’espère que >vous ne pensez pas cela sérieusement.

    …. Oulà… loin de moi de penser que l’égalité homme-femme est négative et qu’elle est totalement acquise !!

    Veuillez excusez ma tournure de phrase, si vous le comprenez ainsi il faut que je reprenne la phrase. Est-ce que vous pouvez m’aider à faire une meilleure tournure de phrase ?

    L’idée que je voulais exprimer là derrière, est simplement que dans le modèle familial traditionnel ou Madame n’est rien du tout.. ne vote pas.. ne sort pas de chez elle (sauf pour les achats du ménage), est uniquement une pondeuse et éleveuse d’enfants qui a pour responsabilité de tenir le ménage et de satisfaire son mari…. dans ce modèle qui, en tout cas dans mon entourage proche, a disparu ! (je ne sais pas pour vous ? Peut être ne vivons nous pas dans la même réalité ?), dans ce modèle, UN SEUL salaire suffisait à faire vivre une famille entière !

    Après beaucoup de résistance, il me semble que le combat féministe est finalement soutenu par notre société productiviste qui a ainsi trouvé une nouvelle source de mains d’oeuvre.

    Ainsi « Madame » a gagné le droit de travailler à l’extérieur de chez elle tout comme « Monsieur ». Si les deux parents travaillent à l’extérieur de chez eux, la question que je me pose alors est, qui s’occupe des enfants ? …. et bien j’observe une explosion de la demande en crèches et structures para-scolaires. Est-ce là la réponse à mon interrogation ?

    Si c’est un choix, et bien tant mieux. Je trouve que c’est bien de socialiser les enfants. (Je suis aussi pour « Use de tout, n’abuse de rien » que la crèche n’est pas non plus une bonne solution.)

    Mais ce que j’observe, c’est que là malheureusement, ce n’est pas souvent un choix. C’est bien souvent une nécessité que Madame ET Monsieur travaillent à l’extérieur pour avoir deux salaires. Ainsi je me dis…. d’un point de vue du salaire… tout ces combats féministes avec de beaux idéaux qui ont été pervertis pour que finalement la société productiviste ne prennent que ce dont elle a besoin dans les revendications de ces combats: faire travailler deux fois plus de monde !

    Ainsi, on passe d’une société où une famille peut vivre d’un seul salaire à une société où il faut deux salaires pour satisfaire les besoins d’une famille !

    Voilà le sens profond de ma phrase qu’il me faut bien raccourcir la page étant déjà bien assez longue.

    J’ai l’impression que les idéaux ont ne deviennent gentiment réalité, pas, par ce que l’on en a envie.. mais par ce que la société aime bien faire travailler deux fois plus de monde !

    … et finalement, dans cette histoire, que deviennent les enfants ? … on les éduque par la lobotomisation devant la télévision… et on tente de les placer dans les crèches si on a de la chance d’avoir une place… place qu’il faut payer cher… et donc il faut travailler plus pour la payer… Si une place coûte cher aux parents, elle coûte encore plus cher à la collectivité. (Une place de crèche se paye entre 15’000 et 30’000 CHF par année. Avec un tel revenu, JE peux vivre une année…. et 30 000 CHF, c’est justement le montant annuel d’un revenu de base inconditionnel de 2500.- par mois qui est souvent utilisé pour les exemples)

    Alors là je remonte aux sources des idéaux des combats féministes. Est-ce que le but était de travailler à l’extérieur deux fois plus dans un couple, de laisser l’éducation de ses enfants aux crèches et malgré tout de se taper encore les tâches ménagères en rentrant le soir de son travail à l’extérieur ?

    Moi ça ne me fait pas rêver du tout comme vie.

    Maintenant il faut être clair, quand je parle ainsi, il y a toujours des gens qui m’agressent pour me dire « tu ne veux pas quand même revenir dans les années 1950… rétrograde !! »… Là on se calme tout de suite. Je repense au film « Le sourire de Mona Lisa » et sa merveilleuse réplique quand la jeune mariée reçoit une machine à laver… « Oh.. une machine a laver, quelle joie, c’est ce dont tu as toujours rêvé !! »…..

    Alors là effectivement j’ai d’autres rêves pour notre société ! Je n’ai strictement aucune envie de revenir à cette période. J’ai plutôt le rêve que l’on réalise enfin une société dans laquelle homme et femme sont sur un pied d’égalité et bénéficient d’une solide égalité des chances. Mais que l’on ne nie pas quand même les particularités féminine et masculine. En chacune et chacun de nous, nous avons notre part féminine et notre part masculine qu’il faut développer en toute complémentarité. Nombreux sont les hommes qui n’osent pas afficher leur part féminine, mais on parle peu des combats « masculiniste ?? » y a-t-il même un mot pour ça ? Nous sommes à une époque où l’on doit ré-équilibrer les parts masculine et féminine, ces deux approches complémentaires de l’expérience de la vie, tout comme nous devons ré-équilibrer notre vision du monde vue par notre cerveau gauche et par notre cerveau droit. Pour bien comprendre ceci, je recommande aux couples l’expérience d’un stage de tantra. Moi ça m’a beaucoup apporté.

    J’ai le rêve que dans notre société, on puisse vivre plutôt que de survivre, le revenu de base inconditionnel me semble une bonne méthode pour nous donner cette possibilité. Pour assurer un socle et ensuite vivre pleinement ses choix. Pas pour que tout combat soit perverti par une société de surproduction-surconsommation.

    Si vous pouvez m’aider à trouver une formulation simple et courte pour expliquer tout ceci, je suis preneur. En tout cas merci de votre commentaire qui m’éclaire sur la manière dont ce texte est perçu.

    Bonne continuation.

  21. Répondre
    Gouiran Fabrice - 22 octobre 2013

    Merci pour cet article, Voilà de nombreuses années que l’idée d’un revenu inconditionnel me paraît être une des composantes de la formule magique au bonheur de la vie sur terre (du moins sous nos latitudes)… Combien d’adultes et d’enfants qui pourraient écouter leurs aspirations profondes et leurs coeurs pour choisir la vie qu’ils souhaitent sans être « court-circuités » par la nécessité de gagner leur vie et donc de « faire » un travail plutôt que « d’être en fonction »… Combien de personnes qui ne se laisseraient plus humilier pour un job et donc de l’argent… Combien de dignités humaine retrouvées…

  22. Répondre
    S. Haïm-Lubczanski - 22 octobre 2013

    >Veuillez excusez ma tournure de phrase, si vous le comprenez ainsi il
    >faut que je reprenne la phrase. Est-ce que vous pouvez m’aider à faire
    >une meilleure tournure de phrase ?

    > dans ce modèle, UN SEUL salaire suffisait à faire vivre une famille entière !
    >Ainsi, on passe d’une société où une famille peut vivre d’un seul
    >salaire à une société où il faut deux salaires pour satisfaire les
    >besoins d’une famille !

    Je comprends votre idée de critique de la société productiviste. Cependant, je suis d’accord avec @soph qui trouve que le sens initial n’est pas très clair.

    « (L’égalité entre homme et femme n’aura eu comme effet que d’avoir besoin de 2 salaires pour vivre au lieu d’un seul !) »

    Je propose donc de dire :

    « Jusqu’ici, les luttes pour l’égalité homme-femme ont eu pour effet que la femme a pu choisir de travailler, mais pour autant l’homme n’a pas été invité à rester à la maison. »

    ou tout simplement

    « (L’égalité entre homme et femme aura eu comme effet collatéral d’avoir besoin de 2 salaires pour vivre au lieu d’un seul car les deux membres du couple travaillent pour gagner leur vie !) »

  23. Répondre
    Gilles - 14 janvier 2014

    Mais dans ce cas le fond RBI n’est qu’un intermédiaire entre le patron et l’employé? Et si l’employé quitte l’entreprise, le patron continue de payer cette somme au fond RBI pour son ex employé? Si ce n’est pas le cas, d’où proviendra le RBI de l’ex-employé?

  24. Répondre
    Martouf - 15 janvier 2014

    Déjà, on se base sur le fait que la majorité des gens vont continuer de travailler… voir même créer des emplois.. vu que la liberté que procure le revenu de base inconditionnel permet de se lancer plus facilement dans la création de sa propre entreprise. (c’est ce qui a largement été observé dans les expériences en Namibie et en Inde notamment.)

    Le reste de l’argent viendra de tout ce que l’on économise ailleurs en évitant de vouloir à tout prix le plein emplois… comme construire des autoroutes pour déplacer des gens entre leur domicile et leur travail.. équiper des des zones industrielles implanter des usines pour faire des choses inutiles.. juste pour garantir l’emploi.

    Une piste intéressante de revenu est également la création monétaire. Chaque année elle augmente et se sont les banques qui empochent les bénéfices. Si l’on distribue cet argent directement aux citoyens on arrive dans l’union européenne à environ 400€ par mois par personne…. et en suisse à 2400.- CHF… par mois par personne…

  25. Répondre
    guifof - 28 janvier 2014

    Bonjour!

    En tant que citoyen Français, enfin électeur, je remarque que beaucoup de gens semblent s’interroger sur des hypothétiques vagues de démissions. Mais, il n’a jamais été évoqué l’hypothèse de mettre en place ce système progressivement? Je schématise mais par exemple: 100€ en 2015, 200€ en 2016, 300 en 2017 etc. Afin que les sociétés aient le temps de s’adapter? En tout cas je suis un fervent défenseur de ce système et j’essaie d’en informer mon entourage mais ce n’est pas facile. Je trouve notre mentalité française exécrable et morbide, car les gens ont des idées préconçues. Seule une poignée de personnes chasse les idées défaitistes. Tout le monde souffre au travail. J’observe que les salariés travaillent de plus en plus (les 35h c’est pour les journaux), mon frère et ma soeur doivent faire dans les 50h/semaine. Les femmes désirant prendre un congé maternité, sont harcelées sur leur lieu de travail, aussi bien en amont de leur demande de congés, qu’en aval – un retard titanesque dans les dossiers, car elles n’ont pas été remplacées pendant leurs congés, leur font passer l’envie de recommencer. Moi, j’ai plutôt une terrible impression, ce système fonctionne, mais les notables vont tout faire pour le bloquer, car il remet en cause leur monopole et ce sont eux les décisionnaires. Enfin, tout le monde en France est envieux des fonctionnaires, car – et c’est doute la raison principale – ils ont une visibilité sur l’avenir, même si leur salaire n’est pas élevé. Mais si on applique ce système à tout le monde. Plus personne ne sera envieux à priori, en plus ce n’est pas du communisme, si des entrepreneurs veulent gagner 10.000€/mois, ils le pourront. Merci de m’avoir lu.

  26. Répondre
    Martouf - 28 janvier 2014

    Effectivement, je crois que vous décrivez bien la situation !

    Même si c’est nouveau pour beaucoup de gens, tout montre qu’un revenu de base inconditionnel est possible et souhaitable. Maintenant la grande question des gens qui s’intéressent au revenu de base inconditionnel depuis longtemps, est comment on va faire la transition pour le mettre en place.

    L’économiste Yoland Bresson se pose la question depuis de nombreuses années. Il a modélisé plusieurs méthodes de mise en place d’un revenu de base inconditionnel.

    Vous pouvez l’écouter dans une émission de la radio ici&maintenant: http://www.youtube.com/watc

    Une des méthodes les plus simple propose de passer par la création monétaire. Mais les banques ne lâcherons jamais leur pouvoir de création monétaire.
    Donc on peut aussi faire un mixe, où cette création est un prêt que l’on ne remboursera jamais (comme l’immense majorité des dettes… donc ça change pas grand chose)

    Pour plus de détail, je vous laisser écouter cette passionnant émission.

  27. Répondre
    Martouf - 9 février 2014

    Tiens.. Je ne vois que maintenant ce commentaire ! Mieux vaut tard que jamais !
    L’idée démontrée dans cet article est très intéressante. Elle n’est pas trop belle. Elle est même très réaliste. Beaucoup plus pragmatique que la vision d’une croissance à tout prix.. et le plein emploi à tout prix après lequel on court depuis des décennies.

    Oui, il y a des études pour une adaptation à un pays de plus de 50 millions d’habitants. Même mieux qu’une étude. Il y a un cas concret qui existe. L’Iran a un revenu de base depuis 2010.
    Ce revenu est donné sur inscription. 97% de la population s’est inscrite. Soit 72.5 millions de personnes.
    Pour en savoir plus, par ici: http://revenudebase.info/20

    Le Brésil est également en train d’instaurer un revenu de base par tranche de population en commençant par les plus pauvre. En 2010, c’est ~ 10 millions de personnes qui bénéficient de ce revenu de base par encore inconditionnel. http://fr.wikipedia.org/wik

    L’immigration est en effet un problème. Mais les lois actuelles de l’espace Schengen protègent déjà bien contre l’immigration. On peut imaginer un délai de résidence de 5 ans avant de donner le revenu de base inconditionnel.
    De plus, le mouvement pour un revenu de base est mondial. Ainsi on peut se dire que si chacun a un revenu de base dans son pays, il ne va pas aller ailleurs !

  28. Répondre
    Martouf - 9 février 2014

    Merci du compliment… Maintenant il ne reste plus qu’à convaincre les autres…

    Voici une fable que j’ai écrite qui permet de bien comprendre le revenu de base et ses enjeux… à partager… martouf.ch/blog/542-une-fab…

  29. Répondre
    An 2184 - 4 avril 2014

    Le problème principal que je trouve à l’allocation universelle est que si le coût de la vie est assuré par l’Etat, qu’est ce qui retiendra la population de faire des enfants en nombre illimité? l’explosion démographique ruinerait l’Etat.

    D’autre part, qu’est ce qui nous fait dire que l’homme libéré
    du travail va utiliser son temps à prendre des initiatives plutôt qu’à regarder
    la TV ? Si certains sont poussés par leur nature à faire des activités
    sans y etre contraints, beaucoup d’homme ont besoin de motivations extérieures
    pour se mouvoir vers leurs bonheur. Cette motivation peut etre l’argent mais
    dans le futur, on trouvera certainement judicieux de le dissocier de la
    reconnaissance sociale qui seule devrait suffire. Les retraités sont un bon exemple
    pour montrer que les forces de travail libres et sans pression contribuent mais
    elle contribuent tout de même moins que celles soumises à la pression d’un gain
    monétaire nécessaire.

    Au niveau
    économique on pourrait arguer que cette mesure réalisée à l’échelle d’un pays
    seul le rendrait sous-compétitif à l’étranger puisqu’en diminuant la motivation
    au travail, il diminuerait l’offre et donc augmenterait le prix des
    travailleurs. Il commencerait naturellement à importer, tuant les emplois dans
    sa zone. Le pays ne pourrait rapidement plus rien importer.

    Pourtant je partage
    le constat de base qui met en abîme le fait que la société crée des emplois
    inutiles à la société de nos jours pour distribuer la richesse, enfermant
    l’homme inutilement dans le travail.

    Je propose sur mon
    blog un système complémentaire où l’Etat distribuerait la monnaie gratuitement pour
    survivre et où l’on travaillerait pour payer un droit à procréer et engendrer
    de la reconnaissance sociale chrystalisée dans un grade affiché sur ses
    vêtements. Une société futuriste mais un projet de long terme qui anticipe les problemes
    posés par le revenu de base.

  30. Répondre
    An 2184 - 4 avril 2014

    Blog dont voici l’adresse: http://an2184.fr/wordpress/

  31. Répondre
    Maxime Ethier - 21 avril 2014

    Et si on éliminait tout simplement le système monétaire? Que tous et chacun travaille selon ses propres capacités pour le bien commun. Pourquoi toujours faire interférer l’argent, un symbole de richesse fictif, dans un monde ou nous jouissons d’une abondance de richesses bien réelles? Exemple: Lorsqu’on annonce le projet de construire un nouveau pont, quelles questions devrions-nous poser? a) Avons-nous suffisamment d’argent? Ou, b) Avons-nous suffisamment d’hommes et de femmes, de béton, d’acier, d’asphalte, de boulons, de rivets, pour réaliser l’ouvrage? C’est à cela que nous devrions réfléchir collectivement. L’argent est un moyen de limiter la réalisation de notre plein potentiel. Il encourage la médiocrité des produits que nous achetons, simplement par souci de réaliser un meilleur profit. Dans un monde ou l’argent n’existerait pas, nous aurions le devoir et l’obligation d’utiliser les meilleurs matériaux et les meilleures techniques de fabrication, puisque les produits fiables et durables auraient beaucoup plus de valeur que leurs contreparties bas-de-gamme. En ce qui concerne la motivation d’aller travailler, il suffit d’observer une bande de bénévoles à l’oeuvre: Rires, enthousiasme, plaisir, sont toujours au rendez-vous. C’est le fait d’être obligé de toujours aller effectuer les mêmes tâches répétitives et ennuyeuses qui rebute les gens, et non pas le fait de travailler en tant que tel. En conclusion, je dirais oui à un revenu de base garanti, mais je serais d’autant plus en faveur d’éliminer tout simplement l’argent.

  32. Répondre
    Martouf - 21 avril 2014

    OUi, je suis tout à fait d’accord avec vous. Nous vivons dans un monde d’abondance. Le système monétaire n’est là que pour nous enchainer à notre condition d’esclave. (Voici en lien un excellent documentaire pour bien comprendre)

    Le problème c’est que pour passer de l’esclavage du manque de monnaie à celui de l’abondance et du coeur à l’ouvrage, il y a un tel saut que ça risque de poser problème à de nombreuses personnes !

    Le Revenu de Base Inconditionnel est un bon moyen pour assurer la transition. Pour changer les règles du jeu en douceur. (C’est aussi dans ce sens que le film en lien indique que le RBI est un bon moyen pour secouer le système en place)

    Quand on parle de revenu de base à une personne qui n’en n’a jamais entendu parler. Une des principales objections, c’est que plus personne n’ira travailler…. par contre chacun pense qu’il continuera lui tout seul de travailler….
    On voit clairement un manque de confiance dans l’autre….

    La confiance, qui étymologiquement est lié à la déesse fides, la déesse de la confiance et de la bonne foi à qui l’on accord son crédit. C’est de là aussi que vient le mot « fiduciaire ». La monnaie fiduciaire est la monnaie de confiance.
    Une monnaie n’est qu’un système de comptabilité et d’échange de confiance.

    Quand on échange avec des amis, on a une confiance très grande. On échange sans argent. Quand on commerce avec des étrangers, il faut un intermédiaire de confiance. Un système de comptabilité, une monnaie.

    Si l’on veut que la monnaie disparaisse, il faut augmenter les liens de confiance dans une communauté d’échange.
    Ainsi, oui, on peut éliminer le système monétaire, mais il faut tisser des liens de confiance pour l’éliminer. Donc je pense que la monnaie existera tant que l’on aura pas la confiance suffisante. On ne va pas réussir à passer d’un coup du tout monnaie à rien du tout… mais progressivement on y arrivera.

    On arrive très vite dans un principe spirituel de confiance en l’avenir, en le fait que rien de mal ne peut nous arriver, que toute expérience est voulue et bonne à vivre. Celui qui a confiance aura tout ces besoins comblé tout le temps.
    Bonne méditation à propos de la confiance.

    http://youtu.be/syAkdb_TDyo

  33. Répondre
    COTTET ARTiviste - 20 novembre 2014

    Bonjour,

    Le revenu inconditionnel
    est une aberration car il ne change rien au système inégalitaire qui détruit
    nos vies.
    Seule l’abolition de l’héritage privé peut être considéré comme le frein indispensable
    à cette course folle de nos sociétés mortifères et pour que se développent les

    nombreux idéaux qui aujourd’hui végètent, faute d’un terrain propice à leur
    épanouissement. La redistribution à chacun sous forme de capital-sécurité-avenir
    des héritages privés qui échoueraient à un organisme après la mort, apporterait
    une réelle transformation des structures de base de nos sociétés.

    Or les structures qui fondent les sociétés agissent en profondeur
    sur le comportement et les mentalités de la population. C’est donc à un
    changement total de société que l’on aboutirait ; ce que ne permettrait pas le
    revenu de base.
    Le revenu de base ne peut apporter ce changement structurel profond.

    Le revenu de base c’est tout au plus, la modeste reconnaissance pour chaque

    homme du « droit à exister », qui certes permet de rétablir l’omission faite dans la
    déclaration des droits de l’Homme, mais le revenu de base n’apporte pas un réel
    « droit à l’existence ». C’est trompeur de le présenter comme pouvant
    « garantir l’existence » ; il n’est qu’une minable pitance jetée aux plus démunis

    au nom d’un principe d’universalité. Si autant de monde commence à
    y adhérer c’est parce que ceux qui le défendent ne fixent aucun montant pour
    mieux tromper. En réalité, ceux qui y adhèrent espèrent des revenus de base de
    1.000 € à 1.200 € par mois. Ce qui est fou, comme en conviennent les adaptes
    du revenu de base
    On émet ainsi facilement de fausses bonnes idées. Cela été le cas de Proudhon

    qui est à l’origine du «crédit sur le salaire » pour les ouvriers. Et c’est aujourd’hui

    ce même crédit qui est à l’origine des subprimes et de l’endettement des familles modestes.
    Si Proudhon avait su !

  34. Répondre
    Cottet ARTiviste - 20 novembre 2014

    Bonjour,
    Votre texte est très intelligent. Je suis sûre que vous trouverez les moyens de réaliser vos désirs et d’atteindre vos objectifs : une vie en plein accord avec vous même. Et personnellement je milite pour une nouvelle société plus égalitaire qui donne à chacun, non pas un « revenu » de base, mais de réels moyens de construire leur vie. L’idée que j’évoque ci-après remonte au début des années 1900 et elle a été défendue par plusieurs intellectuels et grands capitalistes tel que Ernest Solvay.
    Le revenu inconditionnel est une aberration car il ne change rien au système inégalitaire qui détruit nos vies et nos sociétés.
    Seule l’abolition de l’héritage privé peut être considéré comme le frein indispensable à cette course folle de nos sociétés mortifères et pour que se développent les nombreux idéaux qui aujourd’hui végètent, faute d’un terrain propice à leur épanouissement. La redistribution à chacun sous forme de capital-sécurité-avenir des héritages privés qui échoueraient à un organisme après la mort, apporterait une réelle transformation des structures de base de nos sociétés.
    Or les structures qui fondent les sociétés agissent en profondeur sur le comportement et les mentalités de la population. C’est donc à un changement total de société que l’on aboutirait ; ce que ne permettrait pas le revenu de base.
    Le revenu de base ne peut apporter ce changement structurel profond. Le revenu de base c’est tout au plus, la modeste reconnaissance pour chaque homme du « droit à exister », qui certes permet de rétablir l’omission faite dans la déclaration des droits de l’Homme, mais le revenu de base n’apporte pas un réel « droit à l’existence ». C’est trompeur de le présenter comme pouvant
    « garantir l’existence » ; il n’est qu’une minable pitance jetée aux plus démunis au nom d’un principe d’universalité. Si autant de monde commence à y adhérer c’est parce que ceux qui le défendent ne fixent aucun montant pour mieux tromper. En réalité, ceux qui y adhèrent espèrent des revenus de base de 1.000 € à 1.200 € par mois. Ce qui est fou, comme en conviennent les adeptes
    du revenu de base
    On émet ainsi facilement de fausses bonnes idées. Cela été le cas de Proudhon qui est à l’origine du «crédit sur le salaire » pour les ouvriers. Et c’est aujourd’hui ce même crédit qui est à l’origine des subprimes et de l’endettement des familles modestes.
    Si Proudhon avait su !
    Cottet ARTiviste

  35. Répondre
    Brinde Lucidite - 21 novembre 2014

    hello Artiviste : infiniment respectueusement je pense que vous confondez opinion et argument ! (vous inquiétez pas c’est très /trop courant!?) toute la « bave que vous commettez » contre le RBI ne représente que des opinions et jamais des arguments. Le RBI ne représente qu’un outil administratif (et pas une idéologie politique …ce que vous semblez penser !) Le RBI permet une adaptation au nouveau paradigme social et économique (suppression de l’emploi salarié, la robotisation croissante et les gains de productivité) bien plus que la suppression de l’héritage privé qui -même si je suis pour- ne permettra jamais de redistribuer 200 MIA par an qui sont nécessaire à l’implantation du RBI. ça c’est une fait, un argument et pas une opinion… on peut prendre une calculette ! Le crédit sur salaire n’a rien a voir avec le RBI car il concerne les salariés uniquement alors que le RBI concerne toute la population il est inconditionnel (même le plus haïssable des individus y aura droit (enfants, ainés, non actifs, hommes, femmes etc.) alors que je ne suis pas certains que l’héritage profitera autant à chacun et équitablement… Vous pouvez continuer joyeusement contre l’héritage dont vous devez posséder nombreux argument mais svp de dites pas de contre-vérités ni de sottises au sujet du RBI. Il n’a rien contre la suppression des héritages… vous pouvez à la place de taper sur de véritables injustices qui elle sont en contradiction fondamentale avec la suppression des héritages ! Si c’est pour vous faire mousser ou faire mousser votre projet que vous attaquez le RBI cela est bien regrettable car vous pourriez vous attaquer à autre chose que ce projet qui s’il n’élimine pas la misère, dissoudra la pauvreté, l’injustice et les iniquités… jusqu’à un certain point c’est certain mais enfin ce n’est qu’une étape et quand tout le monde aura compris que le RBI c’est chouette nous pourrons encore l’améliorer, l’augmenter… par contre vous ne pourrez pas une fois supprimé l’héritage , supprimer encore plus d’héritage !

  36. Répondre
    Martouf - 21 novembre 2014

    Bonjour, merci de votre commentaire.
    Je ne vois pas pourquoi vous vous acharnez autant sur le Revenu de Base Inconditionnel. Ce n’est pas opposé à votre voeux d’abolition des héritages.
    Quand au potentiel transformateur, je ne suis pas d’accord avec vous. Je trouve que le Revenu de Base Inconditionnel a un plus grand potentiel transformateur que l’abolition de l’héritage car il concerne directement tout le monde. Dans ce que je comprends de votre vision, l’héritage irait à un organisme. Puis, que fait cet organisme de ce argent ?
    Selon la pratique courante, il y a une élite administrative qui va le répartir selon des critères… et on retombe dans les travers d’un système conditionnel. (que n’a pas le RBI)
    Ou alors.. on va utilise cet argent comme recette de l’Etat… comme les impôts actuels.. et finalement cet argent va surtout servir à rembourser la dette publique….. donc redonner cette argent aux familles riches à qui vous l’avez pris…

    Je trouve que le Revenu de Base Inconditionnel est nettement plus efficace comme outil, car il est Universel, et Inconditionnel. L’argent va directement aux gens et pas dans une structure…
    Mais on peut imaginer utiliser l’argent des héritages pour financer le RBI ! 🙂

    Proudhon a inventé un outil de son époque…. 150 ans plus tard la société a bien changée non ? Il est normal que l’outil soit peut être un peu dépassé ? Il n’est pas interdit de l’adapter.
    Et finalement, je ne vois pas en quoi le fait que le « crédit sur salaire » de proudhon soit obsolète est un argument contre le Revenu du Base Inconditionnel ?
    C’est comme si vous me disiez, je ne mange pas de chocolat aujourd’hui car j’ai fait une indigestion de pizza l’an dernier !

  37. Répondre
    weissdorn - 28 mars 2015

    Dans les pays que vous mentionnez où il y des tentatives d’instaurer un revenu de base vous oubliez d’indiquer la France où il existe déjà un salaire à vie pour plusieurs Millions de personnes( les employés de la fonction publique).

    m

  38. Répondre
    Martouf - 1 avril 2015

    Bonjour, merci de votre visite.
    A mon avis le salaire à vie est très très différent du Revenu de Base Inconditionnel…. il y a le mot « Inconditionnel » dans Revenu de Base Inconditionnel…. le salaire à vie est conditionnel vu qu’il est basé sur les qualifications des gens.

    Le Revenu de Base Inconditionnel part du principe que chacun à le droit de le recevoir par ce qu’il vit….. par parce qu’il fait fait des choses particulières qui sont évaluées (comment ? par qui ?) Avec ces conditions d’évaluation on ne reconnait pas les gens qui ne sont pas adapté au test… les gens qui ne sont pas scolaire.

    Le SAV et le RBI sont peut être complémentaire… mais ce n’est pas du tout la même chose ! Il faut arrêter de les comparer !

    Si on veut exemple d’un Revenu de Base Inconditionnel qui est donné, je pense plutôt au système Suisse d’AVS pour les retraités.
    C’est un revenu qui est donné à tous.. qui est de base juste pour vivre.. qui est complété par d’autres revenus en général (caisse de pension, et assurance vie… Le système de 3 piliers)
    De plus la rente AVS est dans une fourchette assez semblable pour tous les bénéficiaires.

  39. Répondre
    YlianEstevez - 7 janvier 2017

    Dans le livre (R)évolution, le sujet du revenu universel est abordé. Et il y est démontré qu’il n’est pas une aberration. Je suis d’accord sur un fait, le sujet est à la mode parce que personne ne donne de montant, et seul un montant équivalent peu ou prou au SMIC actuel permettrait de réaliser les objectifs de cet article. Mais le revenu universel doit aussi s’inscrire dans une refonte général du système économique, parce qu’il n’est pas sans défauts.

    Déjà, il doit se poser au coeur d’une large réflexion sur le coût de la vie. Si une part du budget vient à exploser, comme les loyers ou l’énergie, c’est une grande part de la population qui se trouve en difficulté et qui ne remplit plus son rôle d’agent économique consommateur.

    Par ailleurs, le revenu universel est, de façon structurelle, inflationniste. Sachant que pour le financer, les charges sociales et fiscales des entreprises doivent, a minima, être conservées, le coût du travail va augmenter car les petits emplois vont devenir très peu motivants, et il faudra donc les revaloriser pour pourvoir les postes. Si un restaurateur paye son personnel au SMIC, il aura peu de volontaires pour aller servir dans son restaurant, il devra donc augmenter le salaire et donc augmenter ses prix.

    La réflexion macro économique doit également porter sur le partage de la richesse. Les écarts dans la possession patrimoniale, dans les salaires et dans les revenus financiers est tel, dans le système libéral, que le financement du revenu universel et son indexation sur le coût réel de la vie ne pourra pas être assuré. L’Etat doit donc devenir bien plus confiscatoire qu’il ne l’est envers les plus fortunés. Alors, certains vont crier au bolchévisme et menacer : les riches vont s’enfuir et les entreprises qui marchent vont aller voir ailleurs. C’est pour cela que le revenu universel est incompatible avec les marchés non régulés, la franchise de taxation des échanges commerciaux et le laxisme fiscal encouragé par l’UE et le système bancaire. Que l’on se rassure, l’économie n’est pas, les blocs sont comme les glaçons dans le verre, ils glissent mais restent en surface. La nature a horreur du vide et ceux qui fuient sont remplacés. L’histoire nous le rappelle. A chaque fois qu’il y a eu fuite des patrimoines, les Etats ont répondu par la confiscation patrimoniale et l »équilibre s’est rétabli. Le revenu universel ne peut pas être une solution si le système dans son ensemble n’évolue pas. Il n’a pas de sens lorsque l’on continue à payer une misère les salariés qui effectuent les tâches les plus ingrates et que, dans le même temps, les salaires plus intellectuels s’envolent. Donc oui, le revenu universel est une bonne idée, mais dans sa formulation actuelle, au coeur d’une économie de marché non réformée et non régulée, il est voué à l’échec.

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