Tirage au sort en politique

Pourquoi donner le pouvoir à ceux qui le demande ?

Oui, c’est ça le principe des élections !

Alors, de plus en plus je me demande pourquoi on pense que la démocratie c’est l’élection ?…. Alors qu’en fait ça n’est pas ça du tout le coeur de la démocratie.

Comme on l’a vu il y a déjà quelques années (en 2009) dans mon article sur une comparaison de plusieurs systèmes politiques, la démocratie athétienne utilisait le tirage au sort comme moyen de choix des représentants politiques.

De nos jours, on devrait remettre au goût du jour cette idée.

En Suisse, c’est ce que fait l’organisation Génération Nomination qui prépare une initiative populaire fédérales pour proposer de tirer au sort les représentants du peuple, notamment au conseil national qui est sensé représenter le peuple….

…. ce qui dans la pratique n’est pas tout à fait ça. On voit que statistiquement le conseil national ne représente pas le peuple Suisse.

Mais le tirage au sort permettrai de faire une bonne représentation statistique du peuple.

Les décisions seraient peut être un peu plus juste et un peu moins gangrénée par les lobbies ?

A discuter.

J’ai fait une vidéo sur le sujet du tirage au sort en politique pour que tu comprennes bien 🙂

L’idées des panels citoyens est aussi très intéressante pour améliorer la démocratie participative. Un panel citoyen, c’est un groupe de citoyens qui est tiré au sort, et qui va étudier un sujet en particulier et donner son avis.

On peut commencer ainsi, au lieu de tout chambouler, ainsi ça fait moins peur. Quand on verra que les panels citoyens sont un bon système. On remplacera le parlement par des panels sur chaques questions. Ainsi on réparti également la charge du parlementaire.

A cogiter… à méditer.. à faire connaitre !

Merci de partager cet article, cette idée…

Visualisation du graphe de mes amis facebook

Depuis longtemps déjà, je suis fasciné par l’étude de mon réseau d’amis. Qui connait qui…, comment, combien j’ai d’amis ?, etc…
En 2006, j’avais tenté de définir ce qu’est un « ami », une connaissance, un contact…

Puis, en 2007, je suis arrivé sur facebook. Là mon réseau social est devenu beaucoup plus visuel. J’ai eu la possiblité de voir les amis en commun que j’ai avec d’autres personnes.

Dernièrement j’ai encore franchi une étape supplémentaire dans la visualisation et la compréhension de mon réseau d’amis.

Voici le graphe de mon réseau d’amis facebook.

Déjà, je remarque qu’il est assez homogène. Il y a quelques électrons libres autour de la masse de mes amis. Mais sinon il y a une continuité.

Il faut que j’explique un peu ce que représente ce graphe. Tout d’abord, ce qui est assez évident, c’est que chaque cercle représente une personne. Puis chaque personne a des liens avec les gens avec qui elle est amie.

Plus le cercle est grand, plus la personne a de connexions, donc d’amis. Je vois ainsi que les personnes qui ont des grands cercles sont les personnes avec qui j’ai le plus d’amis en commun.

Chaque réseau est souvent composé de sous réseaux qui sont des communautés. Ici, j’ai voulu voir comment mon réseau d’amis se catégorise en grandes communautés d’amis.

Je dois dire que le résultat saute aux yeux !

En rouge, c’est la communauté de mes amis d’enfance et locaux, des gens avec qui j’étais à l’école primaire et des gens de la commune dans laquelle j’ai habité pendant plus de 30 ans: Boudry. C’est potentiellement les gens avec qui je fais la fête à la Boudrysia. La fête villageoise pendant laquelle je retrouve tout ces gens que je ne croise pas forcément à d’autres moments.

En bleu, c’est la communauté de mes amis scouts !

En vert, c’est la communauté de mes amis avec qui je refais le monde: mes amis politicien(ne)s

En violet, en haut, c’est la communauté de mes amis d’études. Plus j’ai avancé dans mes études, plus je me suis éloigné de mon lieu d’enfance et ainsi on voit que dans mes amis d’étude il y a ceux qui sont en lien avec les « rouges » mes amis d’enfance. Ils viennent de la même région. Mais il y a aussi un groupe totalement déconnecté, seul nos études forment un lien entre nous.

Il y a encore une communauté très discrète, par ce que peu nombreuse. Elle se situe en bas de la communauté verte. Il y a quelques points rouge. Il s’agit de la communauté de mes amis d’armée.

amis facebook Martouf grandes communautés.png

Voilà. Vous croyez avoir tout compris à mes amis ?

… et bien accrochez-vous, c’est beaucoup plus compliqué que ça !

Voici le même graphe, mais découpé en plus petites communautés:

amis facebook martouf micro communautés.png

 

Aaarg… c’est tout différent !

Non, il y a quand même des invariants. Il y a toujours les mêmes électrons libres et les communautés qui sont très homogènes et déconnectées des autres. Ainsi, rien n’a changé pour mes amis d’étude ou mes amis d’armée.

En revanche les communautés de mes amis scouts et de mes amis boudrysans ne sont plus si claires. En fait il se trouve que ces communautés sont complètement entremêlées.

Dans mes amis d’enfances, j’ai beaucoup de scouts ! … et dans mes amis Boudrysans, j’ai également beaucoup de gens avec qui j’ai fait de la politique locale !

Puis dans mes amis scouts, il y a étonnament plusieurs groupes d’âges qui se connaissent bien entre eux, et moi je fais souvent le lien entre ces tranches d’âge. Mais aussi entre différentes régions géographiques.

Il y a aussi des cours de formation différents (voilà), qui créent des liens plus fort entre certains groupes. (assez lié aux tranches d’âge)
Ainsi, j’observe que le maillage du réseau de la communauté scoute est plus fort que celui des autres communautés. Chaque personne a, en moyenne, plus de connexion avec d’autres personnes que dans d’autres communautés.

Tous les scouts se connaissent bien entre-eux et de diverses manières. Voilà enfin un moyen clair et scientifique d’expliquer cette impression que tous les scouts ont, de faire partie d’une communauté plus soudée que dans d’autres millieux.

Puis j’observe une communauté assez inattendue pour moi. En vert clair, entre ma communauté géographique d’origine et les politiciens. C’est une communauté que j’appelle de personnalités locales.

Ce sont des gens qui sont des petites star locales. Des gens qui ont beaucoup d’amis (en tout cas sur facebook), j’y retrouve des artistes, musiciens et auteurs locaux, des tenanciers de bars bien connus, des organisateurs de festivals et de fêtes populaires, des journalistes… (quand ils ne se cachent pas dans la communauté des politiciens !)

J’observe que la communauté des politicien(ne)s neuchâteloi(e)s (en violet) est très homogène. Peu importe les partis !

J’ai des gens de tout l’échiquier politique dans mes amis facebook, et ils sont quand même tous reliés entre eux. Les frontières entre les partis ne sont pas si claires. Donc ça confirme bien l’existence d’une classe politique !

De même que les journalistes sont souvent bien mélangés à la classe politique. Il existe d’ailleurs une blague de politicien qui dit que les journalistes sont des politiciens refoulés !

Je vois ici des journalistes qui sont clairement bien mélangés dans la communauté politicienne, de la même couleur. Alors que d’autres journalistes sont dans la couleur verte des « star locales », mais également perdus au milieu de la classe politique ! (en tout cas on les repères bien !)

Dans l’homogénéité, j’observe quand même que les individus des partis d’extrême gauche sont à la limite d’être intégré dans la classe politique, ils se séparent parfois entre la communauté politique en violet et la communauté alternative en orange. (anarchistes, squatteurs, gratiferia, etc..)

Puis, à gauche de la classe politique neuchâteloise, il y a une communauté bleue. Ce sont des gens de la communauté politique suisse romande. Puis de la même couleur, il y a mes amis militants pour un Revenu de Base Inconditionnel qui sont souvent (pas toujours) intégrés dans la communauté des politiques de Suisse romande.

Voilà, on a fait le tour des principales communautés de gens avec lequelles je suis en contact.

Limitation de cette visualisation

Une limitation que j’observe, c’est que ce graphe montre les communautés. Mais ne montre pas les communautés avec lesquelles je suis le plus actifs. Le graphe ne montre qu’un lien, même s’il est mort. J’ai des amis d’enfance avec qui je ne discute jamais, des politiciens qui sont amis avec tout le monde juste par ce qu’ils en avaient besoin pour une élection, mais qui ont maintenant un compte à l’abandon !

D’après Olivier Glassey, sociologue spécialiste des médias sociaux avec qui j’avais participé à un café scientifique à l’Uni de Neuchâtel en 2012, la plupart des gens ne communiquent pas avec plus de 5 à 15 personnes sur les réseaux sociaux.

Ainsi, ça explique le succès d’application comme WhatsApp qui permettent de créer des groupes de discussions, sans avoir à créer tout le reste du décorum de facebook qui doit montrer que l’on est l’élite de la nation. (facebook provient quand même de l’uni de Harvard…)

La discussion en groupe est l’outil communautaire qui monte. Désolé.. facebook c’est has been

Donc pour plus tard, il serait intéressant que je refasse un graphe qui met en évidence l’interaction que j’ai avec mes amis facebook. Ce qui permettrait de montrer avec qui j’ai le plus d’échanges. Qui sont mes meilleurs amis !

… mais en fait, je crois que tout ça je le sais déjà ! 😛

Comment réaliser un tel graphe de ses amis facebook ?

Si vous avez aussi envie de vous lancer dans l’exercice, ce n’est pas très compliqué.

C’est ici qu’il faut que je remercie Martin Grandjean de m’avoir fait connaitre l’outil Gephi et son utilisation dans un beau tutoriel.

Pour réaliser un graphe semblable à celui que je présente ci-dessus, il sufit de réaliser le tutoriel de Martin Grandjean avec les données de ses propres amis facebook que l’on peut récupérer grâce à l’application facebook: Netvizz.

Amusez-vous bien et dites m’en des nouvelles. Que l’on compare la structure de nos réseaux d’amis.

 

La sociocratie

La démocratie est un progrès par rapport à une monarchie… mais est-ce le but ultime ?

Se plier à l’avis de la majorité c’est bien, mais que devient la minorité ? … Elle peut être très importante, parfois près de la moité de gens !

Pourquoi donner le pouvoir à ceux qui le demande ? => Est-ce que l’élection est le meilleur moyen de désigner des représentants ?

Voici de nombreuses questions que l’on peut se poser sur l’organisation de nos démocraties actuelles.

Une nouvelle forme de gouvernance est en train de percer se temps: la sociocratie. De quoi s’agit t-il ?

Voici quelques notes à ce propos.

cercle de chaise rouge.jpg

Fondements du fonctionnement de la sociocratie

  • Les cercles
  • Les décisions prisent au consentement
  • Le double lien entre les cercles
  • L’élection sans candidat

Les cercles

Le cercle est la cellule de décision de base d’une organisation gérée par sociocratie.

On crée un cercle avec tous les gens concernés par les décisions que ce cercle va prendre.

Le cercle est surtout là pour prendre les décisions politique. Pour faire les choix sur l’orientation. En ce qui concerne le fonctionnement opérationnel il peut y avoir une structure traditionnelle parallèle. (Comme on l’a en politique avec un législatif et un exécutif. Le cercle est le legislatif)

On crée des cercles dès qu’on en a besoin.

Toute organisation peut être modélisée en cercle. Que ce soit une organisation hiérarchique ou une organisation à plat gérée par projet.

 

  • un cercle est une structure politique qui décide au niveau qu’une structure opérationnelle existante.
  • les décisions opérationnelles restent inchangées.
  • à chaque service opérationnel on crée un cercle qui prend les décisions politiques.
  • tout membre de l’organisation est membre d’au moins un cercle
  • chacun peut ainsi prendre part aux décision qui concerne son activité
  • chaque cercle défini sa vision et sa mission. (en accord avec l’organisation globale)
  • toute tâche prend alors du sens
  • dans le cadre de sa mission un cercle
  • => définit ses objectifs
  • => les met en oeuvre
  • => mesure la qualité du résultat
  • => ajuste les objectifs et les processus
  • Avec cet ajustement permanent => c’est un peu le même principe que ce qui est imposé pour avoir une certification ISO

Décision au consentement

Le consensus, c’est tout le monde soit pour…. le consentement, personne n’est contre !

Avec le consentement, on évite les bloquages classique du consensus.

On peut éviter « les trolls » comme on dit sur les forum internet. Les gens qui sont là pour embêter les autres, les gens qui ne seront jamais d’accord. Une décision au consentement peut choisir d’utiliser un système de décision à la majorité ou de donner le leadership à une seule personne. Tout es possible si il y a consentement là dessus.

 

  • une décision n’est prise par un cercle que si elle recueille le consentement de tous. => consentement = 0 objections
  • objection recevable uniquement si
  • => empêche la personne de réaliser son activité
  • => l’objecteur participe à la recherche de solutions
  • consensus => bloquage… consentement => évite les bloquages => ex: on peut choisir pas consentement un mode de décision à la majorité…

Le double lien

Chaque organisation est modélisée par de multiples cercle. Pour donner corp à l’organisation, il faut relier les cercles entre eux. Ainsi il y a des personnes qui vont faire les liens entre les cercles en participant à deux cercles.

Le choix de ces personnes est important. Ainsi il faut que tous les avis soit représenté.

Ainsi on choisi pour chaque cercle deux personnes qui vont faire le lien.

Une personne est désigée par le cercle qui est représenté. Ceci toujours au consentement.

La seconde personne est désignée par l’autre cercle.

On peut aussi dire que chaque cercle se choisi un représentant qui participera à l’autre cercle.

 

  • chaque cercle est relié au cercle supérieur par 2 personnes
  • => une personne désignée par le cercle supérieur
  • => une personne désignée par le cercle
  • chaque personne participe pleinement aux deux cercles.

Election sans candidats

Lorsqu’il faut désigner des représentants du cercle, il faut choisir, il faut élire une personne. On ne va pas faire une élection avec des candidats, car il y a toujours des gens qui seront attiré et d’autres qui ne se présenterons jamais.

Ainsi on fait un tour du cercle et chacun propose la personne qui lui semble le plus à même de représenter le cercle. Il peut y avoir mille raisons différentes mais avec l’explication du choix on plus de chance d’avoir un représentant de qualité et compétent que juste populaire.

 

  • chaque fois qu’un cercle doit choisir une personne, elle le fait par consentement. Chacun exprime son choix et les raisons.
  • l’élection ne fait pas de perdants (ni de gagnant)
  • le choix se porte sur les gens de confiance et qui ont les compétences

les avantages d’un revenu de base inconditionnel

Le dogme de la nécessité du plein emploi

Dans notre société il y a un dogme autant bien ancré que celui de la croissance économique, c’est le dogme du plein emploi. Le chômage est le spectre que l’on annonce pour faire peur à tout le monde et pour faire accepter les décisions impopulaires.

Tout est fait pour favoriser la création et la sauvegarde des emplois. C’est le discours principal des partis politiques de l’extrême gauche à l’extrême droite.

Tout le monde est pour l’emploi !

Cependant, c’est un sacré raccourci qui est fait.

Ce que tout le monde veut, ce n’est pas un emploi

… c’est un revenu pour vivre !

D’accord, alors donnons un revenu à chaque personne pour la simple et bonne raison qu’elle est en vie. Plus besoin d’avoir un emploi pour vivre.

C’est le principe du revenu de base inconditionnel.

Pour tenter de diffuser l’idée d’un tel revenu de base, le cinéaste allemand Enno Schmidt et le balois Daniel Häni ont réalisé un film qui montre le fonctionnement et le financement d’un revenu de base inconditionnel.

Voici un extrait de ce film que j’ai monté:

L’extrait officiel de ce film est par ici, mais je le trouve moins bien que celui que j’ai fait.

Il est possible de voir l’intégral de ce film à propos du revenu de base inconditionnel ou de le télécharger gratuitement sur le site de kultkino.ch.

Vous pouvez aussi voir mes notes à propos de ce film. ça permet de survoler par écrit tout ce qui est dit.

=> pour voir d’autres vidéos à propos du revenu de base inconditionnel, je vous recommande la chaine de TV youtube du revenu de base inconditionnel en suisse.

Actuellement, est-ce qu’un revenu est forcément lié à un emploi ?

Est-ce si étrange de dissocier travail et revenu ?

Une étude allemande montre comment chacun obtient son revenu:

  • 30% des gens ont un revenu de leur famille. Ce sont les enfants, étudiants, mais aussi les mères et pères au foyer.
  • 20% des gens reçoivent une rente. Les retraités, les payements directs des agriculteurs, les rentiers (propriétaire immobiliers, bourse, etc…)
  • 10% des gens sont au chômage ou à l’aide sociale.
  • 40% des gens travaillent.

La majorité des gens n’a donc pas un revenu lié directement à une activité professionnelle. La majorité des gens profitent d’un revenu de transfert.

Est-il encore possible de garantir un emploi pour tous ?

Toute notre société industrielle est basée sur le principe que chacun obtient un revenu en échange d’un travail. Dans cette société il faut un travail pour vivre. C’est ce que défendent les syndicats et les partis politiques.

Cependant, la société industrielle touche à sa fin. Nous sommes maintenant à l’ère de l’information et ça change la donne. La finance a pris le dessus. Depuis 20 ans les industries font plus de profit avec leurs placements financiers qu’avec leur métier de base !

Il est difficile de dire qu’à l’avenir on pourra garantir que chacun puisse avoir un emploi, et donc que chacun puisse vivre !

Il est temps de repenser la base de la cohésion sociale.

action ubs grimpe quand on supprime des emplois 378998_10152259828685574_1826679664_n.jpgActuellement une personne sans travail est dévalorisée. Il faut un avoir un travail pour être intégré dans la société.

Mais quand les industries licencient à tour de bras car elles rationnalisent ou délocalisent, quand la plus grande banque de suisse annonce 11 000 licienciements par ce que tout va bien !!! …

… il devient de plus en plus dur d’avoir un job ! … Oui, actuellement on parle plutôt de job que de métier.

La part de chômage structurel ne cesse d’augmenter. Le taux de chômage est à ~10% sur l’europe et ~25% en Espagne ou en Grèce.

Si l’on observe le taux de chômage des jeunes on peut doubler les chiffres !

Ainsi, est il est possible de marginaliser le quart de la population d’un pays ? .. voir la moitié des jeunes, des forces vives ? Ceci sans avoir de réaction ?

Si l’on continue à marginaliser de plus en plus de monde on va droit vers une révolution !

Il est temps de repenser les bases de la cohésion sociale !

Le revenu de base est une alternative crédible permettant de retrouver une cohésion sociale !

Des emplois pour les machines ou pour les humains ?

Cela fait un siècle que l’on tente de remplacer les ouvriers dans les usines par des machines, les employés de banques et les fonctionnaires par des guichets informatiques, les caissières de supermarchés et les contrôleurs de train par des portails automatiques….

banque online avec 10 fois moins de personnel.jpgUne banque avec un guichet on-line a besoin de dix fois moins d’employés pour faire le même travail !

Cette politique de la rationalisation n’est pas cohérente. Nous voulons des emplois pour les humains ou pour les machines?

Il est temps de sortir totalement de ce système aberrant et d’opter pour une alternative.

Si l’on ne change pas on est obligé de persévérer dans l’aberration, de continuer à tout miser sur la croissance économique pour produire toujours plus avec toujours moins, de produire de la surproduction.

Puis l’on est obligé de pousser à la consommation de cette surproduction par une manipulation mentale publicitaire toujours plus pernicieuse.

Il existe des chaires universitaires de neuromarketing. Est-ce légitime que le contribuable finance lui même sa manipulation mentale ?

Beau projet d’avenir !

Voici une fable à propos d’aspirateur qui en se sortant du cadre et des préjugés permet de comprendre pourquoi on a besoin d’instaurer maintenant un revenu de base inconditionnel…

L’emploi à tout prix détruit l’environnement

emploi a tout prix.jpgD’un point de vue écologique, je doute que notre planète supporte encore longtemps notre habitude de transformer des ressources naturelles en déchets le plus vite possible.  (La planète survivra, la vie… un peu moins !)

Il est donc temps de changer de système. Le revenu de base inconditionnel est une alternative crédible.

La suisse n’est que peut touchée par le chômage en comparaison internationale, mais il y a une tendance de fond qui montre que le chômage est grandissant, surtout chez les jeunes.

C’est une des facteurs du succès du mouvement des indignés.

Il est aujourd’hui illusoire de penser que l’on arrivera à garantir un travail pour chacun et donc de faire vivre tout le monde avec ce système.

Les avantages du revenu de base inconditionnel

Avant de diaboliser le revenu de base inconditionnel, il est intéressant de voir ce qu’il peut apporter d’intéressant. Ainsi il sera possible de faire la balance des pour et des contres.

Je crois que de toute façon, il sera impossible de trouver le système parfait. Mais peut être que le système du revenu de base inconditionnel est moins pire que notre système actuel ?

Le revenu de base inconditionnel résout de nombreux problèmes que l’on a de la peine à rédoudre avec notre système actuel. En bref, il permet de financer:

  • la création artistique en étant une alternative au système du droit d’auteur qui est mis à mal dans notre société de l’information.
  • des biens communs. Ex: logiciels libres (les fondements d’Internet), l’encyclopédie wikipedia, la carte citoyenne openstreet map, etc..
  • l’apiculture. Alors que les abeilles sont indispensables à l’agriculture. Les abeilles disparaissent et les apiculteurs aussi. C’est une activité économique qui ne permet plus de gagner assez d’argent pour vivre… mais qui est indispensable à la vie !
  • les soins aux personnes âgées qui sont souvent assumés actuellement par des bénévoles. Dans notre société vieillissante nous auront de plus en plus besoin d’assisster nos aînés. Nous pouvons le faire, sans faire exploser les coûts de la santé.
  • l’éducation des enfants pour qu’un des parents puisse rester avec eux à la maison plutôt qu’en les laissant se faire éduquer par la TV. (L’égalité entre homme et femme (qui est une excellente chose) a été reprise par l’économie pour n’avoir comme résultat d’avoir besoin de 2 salaires pour vivre au lieu d’un seul comme il y a 50 ans !)
  • les régions périphériques. L’argent et les emplois ne sont plus centralisés dans les grands centres urbains. C’est un bon moyen de lancer des mini-entreprises sans prendre de risques.
  • les études et la reconversion professionnelle choisie ou non. A tout âge, à tout moment, il est possible de se former pour changer de métier.
  • toute activité qui est maintenant bénévole car il n’existe actuellement aucun moyen pour la financer.
  • la recherche scientifique. Ainsi il est possible de partout. D’exploiter toutes les bonnes idées et pas seulement celle qui arrivent à rassembler des fonds publiques qui diminuent et des fonds privés payé très souvent par des entreprises qui ont un intérêt. (les OGM par exemple…)
  • la création d’entreprise. Ça prend du temps de créer une entreprise…. c’est difficile d’être rentable dès le début. Un revenu de base est une bonne sécurité pour se lancer…. et ainsi, presque paradoxalement, permettre aux gens d’arrêter de travailler…. c’est créateur d’emplois !

Si votre revenu était assuré. Est-ce que vous iriez encore travailler ?

C’est la question posée lors d’un sondage sur le vif dans une gare:

  • 60% des gens répondent: oui
  • 30% des gens répondent: oui mais à temps partiel ou dans un autre domaine.
  • 10% des gens répondent: non, j’irai voyager, faire des études, dormir…

Est-ce que vous pensez que les autres iraient travailler ? :

80% des gens répondent: non !!!

=> Belle cohérence ! En fait ce sondage révèle surtout le manque de confiance de chacun envers ses concitoyens !
C’est cette peur de l’autre qui est souvent utilisée par les partis d’extrême droite pour faire passer leur idées.

Il faut bien comprendre que le but du revenu de base inconditionnel n’est pas de voir tout le monde s’arrêter de travailler et ne rien faire.

Le sondage ci-dessus montre que la majorité des gens vont continuer de travailler. La motivation au travail, au delà de la limite de survie n’est pas une motivation financière. Sinon pourquoi de nombreux millionnaires continuent de travailler ??

cerveau_revenu_de_base_inconditionnel.png

J’ai déjà évoqué les questions de motivations dans un précédent article à propos du revenu de base inconditionnel.

Le revenu de base inconditionnel, n’est pas un revenu minimal. Ce n’est pas du communisme. Ce n’est pas un nivellement par le bas. Il est possible de s’enrichir, de travailler plus pour gagner plus.

C’est un revenu qui nous est donnée comme salaire pour faire notre métier de citoyen, pour se former, pour éduquer, pour prendre soins des autres, pour être en pleine santé et ne pas être à la charge de la société !

L’inconditionnalité de ce revenu permet de valoriser tout le monde. Personne n’est à la charge de la société. Plus de honte à se déclarer à l’aide sociale !

Le revenu de base inconditionnel doit être vu comme le ciment de notre société.

Qui fera le sale boulot ?

nettoyage de rue.JPGUne objection que l’on entend souvent, est celle que si l’on peut choisir le travail que l’on veut faire, plus personne ne fera le sale boulot. A ceci on peut répondre que c’est le même discours que celui qui avait lieu au moment de l’abolition de l’esclavage. « Mais qui fera le sale boulot si l’on a plus d’esclaves ? »  …. la réponse à cette question en vidéo…

Comment se fait le sale boulot dans une société disposant du revenu de base inconditionnel ?

Il y a plusieurs approches possibles, dont le choix est fait selon les valeurs personnelles de chacun. (La spirale dynamique est une bonne modélisation des systèmes de valeurs que l’on trouve chez les humains.)

Pour les gens qui ont pensent que le marché, l’offre et le demande est une réponse à tout. La solution est tout simplement de rendre plus attractif le sale boulot. On va payer plus les boulots que personne ne veut et ainsi quand même trouver des gens qui seront prêts à faire le sale boulot juste pour gagner beaucoup d’argent.

Cette méthode me rappelle un copain qui pendant ses études passait toutes ses vacances d’été a être éboueur. Il disait que c’était un boulot super bien payé et lui laissant quand même l’impression d’être en vacances. En effet, il ne travaillait que le matin de 5h à 8h et pouvait profiter du reste de la journée pour aller à la plage.

Etant aux études et vivant chez ses parents, il bénéficiait d’une sorte de revenu de base, ses parents lui payaient de quoi vivre, mais sans plus. Comme il avait envie d’avoir un scooter, il a trouvé ce travail d’éboueur pour avoir les moyens de financer ce véhicule, pour améliorer son quotidien.

scouts heureux de faire la vaisselle.jpgAinsi on voit que même quand on a déjà de quoi vivre, il y a des gens prêt à faire le sale boulot pour s’offir des plaisirs supplémentaires.

Pour les gens qui pensent que la communauté dans laquelle on vit est importante et que chacun devrait y contribuer. On peut imaginer que le sale boulot se fasse par une sorte de service civil.

Ceci me rappelle les camps scouts, où chaque jour un groupe est responsable d’aller chercher du bois pour le feu, un autre groupe de faire la vaisselle ou de nettoyer les toilettes.

Pour les gens qui ont plutôt une vision du monde dans laquelle la responsabilité personnelle est importante. On peut imaginer que chacun prenne sur soi la responsabilité de faire une partie du sale boulot.

nettoyage de printemps.JPG

Chez moi je n’ai pas de femme de ménage, mais la poussière s’accumule quand même, il m’arrive d’utiliser mes toilettes, de manger dans mes assiettes….

Donc, régulièrement, je me responsabilise et me décide à faire le ménage chez moi, à faire ma vaisselle, nettoyer mes toilettes, passer l’aspirateurs… faire le repassage…. C’est ma propre responsabilité, et donc je le fais quand même, même si je préfère boire des verres que nettoyer les verres. Mais comme j’aime boire dans un verre propre, je me motive à faire la vaisselle !

Et pour terminer, finalement qu’est ce qu’un sale boulot ?

Nous sommes tous différents, ce qui est un sale boulot pour quelqu’un ne l’est peut être pas pour un autre ?

Le revenu de base inconditionnel ça marche comme le montrent de nombreuses expériences

Ce que l’on observe de ces expériences:

  • la criminalité baisse
  • la durée et le nombre de personnes aux études augmente
  • le nombre d’hospitalisations diminue (-8,5% observé durant les expérience au Canada)
  • l’esprit d’entreprise se développe
  • la nutrition et l’hygiène s’améliorent (dentiste, eau potable)

Les expériences aux USA voulaient savoir si les gens continueraient de travailler avec un revenu assuré.

L’expérience montre que les gens continuent de travailler. Mais ils diminuent leur temps de travail de l’ordre de:

  • 2 semaines par an pour les hommes
  • 3 semaines par an pour les femmes => pour les enfants
  • 4 semaines par an pour les jeunes => pour les études

Comment financer un revenu de base inconditionnel ?

C’est la grande question que tout le monde se pose et sur laquelle il y a beaucoup de débats stériles de spécialistes qui s’affrontent sans que l’on puisse vraiment trancher sur la question.

Cependant beaucoup de pistes existent.

En Alaska, un revenu citoyen existe depuis 1976, il est financé par l’exploitation des ressources naturelles.

Depuis 2010, l’Iran a décidé de remplacer des aides directe par un revenu de base inconditionnel. L’Iran est aussi un pays disposant de revenus pétroliers.

Mais tous les pays ne sont pas assez riches en ressources pour financer un tel revenu.

Plein de pistes existes, et souvent il faut réaliser un mixe de plusieurs solutions. Voici un aperçu de ces solutions.

Daniel Häni et Enno Schmidt recommandent d’utiliser un système où l’on remplace l’impôt sur le revenu par un impôt sur la consommation. Une sorte de TVA qui vaut la moitié du prix.

Couplée à un revenu de base une tva n’est pas un impôt anti-social. On arrive même à faire un impôt progressif !

financement revenue de base inconditionnel.jpgUn autre avantage de ce système est d’empêcher l’évasion fiscale. A une époque où la concurrence fiscale est plus tendue que jamais entre les cantons suisses et entre l’union européenne et la suisse. La réforme de ce système calmerait les tensions.

Le BIEN – CH, (Basic Income Earth Network) a publié un livre à propos des différentes manières de financer un revenu de base inconditionnel.

Une autre approche pour financer un revenu de base inconditionnel est de réformer le système monétaire. Actuellement, la création monétaire par le crédit bancaire profite principalement aux banquiers (et crée des dettes publiques). En réformant la manière de créer l’argent, les bénéfices de cette création monétaire peuvent être utilisé pour financer un revenu de base inconditionnel.

C’est ce que présente Stéphane Laborde dans son livre, La Théorie Relative de la Monnaie.

Le financement du revenu de base inconditionnel en France

La thèse de l’économiste Marc de Basquiat (pdf) montre qu’en France, il y a déjà tellement d’aide et d’allocations en tous genres qu’en fait le financement d’un revenu de base de 400€ par personne est déjà assuré. Cette somme est actuellement distribuée de manière conditionnelle selon plein de condition différente.

Il serait temps de tout simplifier et d’utiliser cette somme globale pour faire une seule allocation universelle de 400€ par personne, par mois.

Pour en savoir plus, je vous invite à regarder les plus de 2h d’émission de la radio ici et maintenant à propos du financement du revenu de base inconditionnel avec Yoland Bresson et Marc Basquiat.

Yoland Bresson explique quelque chose d’assez simple. Le financement est acquis. Il n’y a pas à aller chercher de l’argent ailleurs. Il suffit de le distribuer autrement. Il prend l’exemple d’un jeu de carte.

Actuellement, on distribue les cartes au hasard (et parfois comme au jeu du « trou de cul » et président.. on favorise le président et on fait couler le trou de cul..). Avec un revenu de base. On s’assure que chacun a au départ un jeu de base jouable.

Puis, on joue au même jeu !

Yoland Bresson indique que le plus dur dans le financement n’est pas de l’assurer. Mais de trouver comment passer du système actuel au système du revenu de base. Pour en savoir plus, je recommande encore une fois l’émission de radio: Le financement du revenu de base inconditionnel avec Yoland Bresson et Marc Basquiat.

Le financement du revenu de base inconditionnel en Suisse

J’ajoute un volet spécial Suisse. Depuis que l’initiative pour un revenu de base a déjà récolté les 100 000 signatures nécessaires et qu’elle a été déposée et va être soumise au vote du peuple suisse, les médias en parlent de plus en plus.

Ainsi, la question du financement est de plus en plus présente.

La proposition la plus courante est celle d’un revenu de base à CHF 2500.- / mois par personne. Et la moitié pour les enfants.

Pour financer un tel montant. Il faut ~ 200 Milliards de CHF par an.

billet de banque qui poussent dans des pots.jpg

Il y a un consensus clair, (même d’économie suisse qui est un farouche opposant) que la réorganisation des prestations sociales et surtout de l’aide sociale assure déjà un financement de 60 Milliards de CHF.

La question du financement est toujours compliquée, on va vite dans des détails sur lesquels tout le monde n’est pas d’accord, on a des hypothèses et fait des choix sur beaucoup de choses donc forcéement tout le monde ne peut pas être d’accord. Mais il faut revenir à l’essentiel. Comprendre qui on veut favoriser avec l’introduction d’un RBI.

C’est l’humain que l’on veut favoriser avec l’introduction d’un RBI.

Il y a là clairement un grand principe qui est repris par tous les modèles de financement.

Historiquement, la richesse crée par le fruit du travail a été répartie entre la force de travail que sont les travailleurs sous forme de salaires et la rémunération du capital investi pour créer l’entreprises. (Personnellement, je pense qu’à l’avenir le capital sera de moins en moins nécessaire pour créer une entreprise… l’artisanat industriel annonce la fin du capitalisme…)

Ces 25 dernières années, l’économie a beaucoup changée. Les travailleurs humains ont été remplacés de plus en plus par des travailleurs mécanique, des robots et des automates. La productivité à beaucoup augmentée. Donc le gâteau à se partager a grandi, mais le nombre d’humain à qui le donner à diminué ! Ainsi c’est la part de rémunération du capital qui a bien été servie, mais pas les humains.

Ces 25 dernières années, l’économie est devenue financière et automatisée. Ainsi la protection sociale de l’époque industrielle ne tient plus, n’est plus valable.

Ainsi un moyen de ré-équilibrer cette modification de l’économie en faveur des humains et d’introduire un troisième bénéficiaire du fruit des richesses crée par le travail: le Revenu de Base Inconditionnel.

Ainsi on s’assure que même si les entreprises sont dans l’économie financière et n’utilisent plus des humains, que au moins les humains puisse vivre. On appelle ce modèle, celui de la « Répartition tripartite de la VAN », la Valeur Ajoutée Nette d’une entreprise.

financement du revenu de base inconditionnel - économie au service des humains.png

Ainsi la manière dont les salaires sont distribués par les employeurs est un peu différente, voir le schéma.(oui.. il y aura encore des employeurs, tout le monde ne vas pas arrêter de travailler.)

La proposition de financement dont on parle ici propose de fonctionner un peu de la manière de beaucoup d’assurances sociales. L’employeur verse une contribution à un fond du revenu de base pour chaque employé qu’il a. (et c’est la seule obligation).

Ensuite pour ne pas couler l’entreprise à devoir augmenter tous les salaires de CHF 2500.- , ce qui va probablement arriver, c’est que l’employeur va diminuer sa contribution directe à l’employé en lui disant… « Et bien…comme tu reçois déjà 2500.- de base… je crois que je peux baisser ma contribution directe d’autant… et globalement c’est comme si tu recevais le même salaire… comme ça, cette histoire de revenu de base, ça ne changera rien ni pour toi ni pour moi…. Je donne pareil.. tu reçois pareil« .

C’est là que certains politiciens de gauche et syndicalistes prétendent que finalement l’employeur peut aussi se dire que vu que tout le monde a un revenu garanti, il peut supprimer ou diminuer sa contribution directe à l’employer.. et que ça risque d’entrainer une spirale des salaires à la baisse…..

Mais à mon avis c’est un faux raisonnement. C’est oublier que le Revenu de Base Inconditionnel est une pression sur l’employeur. S’il ne présente pas de conditions de travail intéressantes (un bon salaire par exemple..) personne ne va venir travailler dans son entreprise… C’est un peu la nouvelle version de la grève que les syndicalistes utilisent pour faire pression sur les employeurs. Mais en plus efficace.

A mon avis, on va ainsi maintenir un équilibre qui sera très proche de l’équilibre des salaires actuels.

A ce propos, sur le schéma ci-dessous, c’est le petit bloc rose qu’il faut observer. Ce bloc est ce qu’un employeur devra peut être mettre en plus sur le salaire pour motiver un employé à venir travailler pour lui. C’est l’offre et la demande qui va réguler ce montant. C’est une solution plus souple que le salaire minimum à CHF 4000.- qui a été largement balayé par le peuple suisse, justement par ce qu’un montant fixe ne permet pas de s’adapter aux différences entre branches, entre régions, aux motivations des gens pour qui le salaire ne fait pas tout qui préfèrent un cadre de travail agréable même si le salaire est faible (coursier à vélo par exemple..), ou alors les entrepreneurs qui lancent une nouvelles entreprises qui sera rentable seulement quelques années plus tard.

C’est mon analyse du refuse du salaire minumu lors de la votation du 18 mai 2014. Je le justifie en observant les résultats dans cantons de Neuchâtel et Jura, qui ont accepté il y a 2 ans le principe d’un salaire minimum, mais sans en donner le montant. Et qui lors de cette votation on refusé le salaire minimum fédéral pourquoi ce revirement ? … La seule différence était l’introduction d’un principe ou d’un montant précis… c’est toute la différence !

Tous les syndicats devraient se rallier au Revenu de Base Inconditionnel, c’est un outil qui permet d’inciter à l’augmentation des bas salaires ce que les syndicats veulent. Mais la méthode est nettement plus souple et adaptable que celles que les syndicats ont prôné lors de cette votation sur le salaire minimum !

Reprennons le schéma ci-dessous:

  • l’employé reçoit le même revenu global que maintenant. Mais une partie vient de son salaire et une partie du revenu de base.
  • l’employeur paye le même montant que maintenant. Mais une partie à l’employé et une partie au fond du revenu de base.
  • => Ce changement parait anodin au premier abord.. mais en fait, au passage on change complètement le rapport de force employeur-employé ! et surtout on apporte une énorme sécurité en cas de coup dur !

Revenu de base inconditionnel financement par la VAN exemple pour 3 salaires.png

Pour reprendre le calcul, ainsi, par le revenu du travail, on estime que le fond du revenu de base est alimenté par 110 Milliards de CHF.
=> 60 MCHF + 110 MCHF = 170 sur 200…

Voilà comment on finance plus de la moitié du Revenu de Base Inconditionnel avec de l’argent qui est déjà là !

Tout le débat se focalise maintenant sur les 30 milliards qu’il « manque » pour financer un système de revenu de base inconditionnel.

Cette somme semble énorme. Mais il faut mettre ceci en lien avec le fait que les recettes de l’ensemble de la population suisse, le PIB est de 600 Milliards de CHF par an.

On s’écharpe pour 30 milliards sur 600 milliards !

D’autant plus que si l’on réfléchi, à qui sont destiné ces 30 milliards ? … et bien en gros, c’est aux enfants ! à Cette masse de la population qui actuellement ne reçoit quasi rien. (juste de maigre allocation familliale)

Donc sur ces 30 milliards, 25 milliards sont en fait destinés aux enfants et aux étudiants. Ce sont des super allocation familiale et bourse d’étude !

La véritable manière de poser la question du financement du RBI est de savoir si un pays comme la suisse est d’accord de mettre le tiers de ses revenus (200 Milliards sur 600 Milliards de PIB annuel) pour assurer un revenu de base inconditionnel à sa population ?

C’est une question de choix de répartition des revenus. Pas de manque de revenu !

Même si le PIB diminue, il y a une bonne marge de sécurité. Quelle est la proportion de la population qui peut prétendre assurer tous ses besoins de base pour vivre avec uniquement un tiers de ses revenus et garder les 2 tiers comme argent de poche pour se faire plaisir ?

Voici le graphe du revenu de la population suisse, le PIB:

Les économies financières apportées par le revenu de base inconditionnel

Il faut aussi voir ce que le système du revenu de base inconditionnel nous fait économiser par rapport au système actuel.

Actuellement, nous sommes prêt à tout pour attirer et garder des emplois. Ce ne sera plus nécessaire. Ainsi on peut cesser le chantage des entreprises qui demandent des infrastructures pharaoniques et une exonération d’impôt pour garantir quelques emplois.

Un exemple neuchâtelois en Suisse: à quoi sert le tunnel de Serrières ?

Ce tunnel a pour but de pouvoir dire que l’on peut traverser la suisse entièrement sur une autoroute ! En effet, il y avait un « chainon manquant », 700m de route ressemblant à s’y méprendre à une autoroute, mais pas qualifiée d’autoroute…
Ainsi on se paye le luxe de payer 1 Million de CHF le mètre pour réaliser ce vieux rêve en créant un tunnel de contournement….

Le chainon manquant. C’est ce qui est présenté. Mais en fait, c’est surtout pour garantir des emplois qu’il a été décidé de réaliser ce tunnel. Depuis 35 ans, le canton de Neuchâtel construit des tunnels à tour de bras. C’est toute une économie et de nombreux emplois qui tournent autour du consortium « Infratunnel » en charge des travaux.

Avec notre habitude de garantir la cohésion par le plein emploi on construit à tour de bras des ouvrages pharaoniques d’une utilité discutable en gaspillant de l’argent et des ressources naturelles.

Le système s’auto-alimente ! Il est temps de voir autrement !

Est-ce que l’on aurait besoin d’autant de lignes de trains et d’autoroutes si les gens pouvaient travailler chez eux (ou dans leur région) ?
Avec un revenu de base inconditionnel, beaucoup de monde pourrait vivre du salaire d’une activité locale qui n’est actuellement pas possible car trop peu rémunératrice.

chantier autoroute.JPG

Beaucoup d’économie peuvent être faites dans le domaine de la santé avec un système à revenu de base.

6 indice de santé sociale américain à neuf variables, de 1959 à 1996.jpegActuellement, les psy disent que le tiers de leur consultations sont dues à des maladies du travail ! (stress, burn out)

Si l’on compare l’évolution du PIB et de l’indice de santé sociale, on observe un décrochement au début des années 1980.

Travailler plus… pour gagner plus… et y laisser sa santé….

Avec un revenu de base inconditionnel, il est possible de travailler sans brûler la chandelle par les deux bouts !

Toujours dans le domaine de la santé, de nombreuses personnes âgées se retrouve dans des EMS, alors qu’elles pourraient rester à la maison si on les aidait un peu dans certaines tâches. Il y a déjà de nombreuses personnes qui bénévolement s’occupent de personnes âgées. Avec l’instauration d’un revenu de base inconditionnel. On va certainement augmenter le nombre de volontaires.

Dans le domaine de l’éducation il y a beaucoup d’économie à faire en évitant de recourir systématiquement à des crèches ou structures d’accueil parascolaires. Je développe ce point ci-dessous.

Le revenu de base inconditionnel est favorables aux familles

Le revenu de base inconditionnel permet de financer l’éducation des enfants. Un enfant étant un être humain vivant, lui aussi a droit à un revenu de base inconditionnel.

La charge financière est donc allégée pour les familles.

Les combats féministes ont libéré la femme de sa condition de maitresse de maison pendant que son mari travaille à l’extérieur.
Très bien! Maintenant les femmes peuvent aussi travailler à l’extérieur. Malheureusement, le système a récupéré cette évolution pour faire travailler 2 fois plus de monde ! Le mari et la femme travaillent à l’extérieur.

(Suite à l’incompréhension que j’ai vu dans les commentaires, je ne dis pas que c’est mal.. que les femmes travaillent à l’extérieur. Au contraire si c’est leur désir. Mais je reproche au système d’avoir repris cet acquis pour en faire la norme et ainsi faire travailler plus de monde… J’ai lu un article du parti socialiste suisse qui dit que pour faire vivre une famille, il faut maintenant 1,6 salaire…. alors qu’il y a 50 ans.. 1 salaire suffisait !)

Et finalement en rentrant à la maison il y a toujours le travail ménager qui attend….. et les gosses en train de se faire laver le cerveau par la pub à la TV…

emplois et crèches.JPGOui, c’est la réalité actuelle, quand on travaille à deux à l’extérieur de la maison, il devient de plus en plus dur de s’occuper des enfants.
Il faut donc des structures d’accueil.. des crèches.. et finalement c’est l’école qui s’occupe d’éduquer les gosses (après la TV)
Les maths, la lecture, l’écriture, tout le programme scolaire fini par être une tâche secondaire pour l’école, tellement la place de l’éducation grandit.

Beau projet d’avenir…

L’idéal d’une égalité homme-femme devrait permettre, dans tous les cas d’avoir au moins un des deux parents (voilà l’égalité)  qui peut rester à la maison s’occuper de l’éducation des enfants. (et d’avoir le plaisir de voir ses enfants grandir) Pour ça il faut quand même un revenu.

Ce que les gens veulent, ce n’est pas un emploi qui les éloignent de chez eux et de leur famille. Ce que les gens veulent c’est un revenu !

Le revenu de base inconditionnel est ce revenu qui permet aux familles de voir leurs enfants grandir et de les éduquer. Bien éduquer des enfants, c’est profitable pour toute la société !

Est-ce que le revenu de base inconditionnel est une utopie ?

Qu’est ce qui est le plus utopique ?

  • Un revenu de base inconditionnel ?
  • Un système économique basé sur une croissance infinie dans un monde fini ?

Pour aller plus loin, je vous recommande le site de la Génération RBI qui milite pour un Revenu de Base Inconditionnel en Suisse.

Aidez-nous à créer un journal papier

Une collaboration entre les mouvements belges, français et Suisse cherche du financement et de l’aide pour crée un journal papier diffusé à 50 000 exemplaires pour diffuser l’idée du Revenu de Base Inconditionnel. Alors si vous avez des millions à nous donner pour nous aider à réaliser ce journal… c’est par ici…   et si vous n’avez pas de million.. mais juste 10.- … ça ira aussi 🙂 Merci… et n’hésitez pas à partager l’idée !

Révolution

Révolution

Bon.. alors je vais commencer par mettre en vrac quelques idées que je trouve intéressantes pour redéfinir les bases d’une nouvelle société. En effet, il me semble que l’on observe de plus en plus des signes qui montrent que nous sommes dans une phase de changement profond de notre société. Cela ne se fera pas d’un coup, mais ça viendra.

C’est donc le moment de préparer déjà ce que l’on veux pour notre avenir et celui des autres. Il vaut mieux être prêt, une révolution peut être soudaine et inattendue et rien ne sert d’avoir une révolution si après on ré-instaure le même système !

Les signes de décadence

Notre société est issue de nombreuses règles et coutumes et toutes ces règles sont en constantes évolution. Ca devient parfois un tel fouillis que les règles se contredisent et ne veulent parfois plus dire grand chose.

Il me semble que l’on remarque de plus en plus de mécontentement de masse. Il y a des sujets politiques de base qui émergent. Historiquement depuis la révolution industrielle. On observe la lutte des classes. La classe politique traditionnelle, c’est la gauche contre la droite, les ouvriers contre les patrons. Actuellement un parti comme les verts a de plus en plus la cote. Il apporte de nouvelles idées. Un intégration de l’homme dans son environnement et non une domination comme ça été le but depuis des décénies.

Dans le monde économique, il y a la classe des très riches qui le deviennent encore plus et qui jouent à faire fructifier des capitaux. C’est également le jeu de la bourse. Le but devient l’argent. L’argent n’est plus un outils d’échange. Cette dérive est soulignée et met en colère de plus en plus de monde.

Toutes les entreprises qui étaient le tissu économique local se font démanteler, délocaliser. On ne pense plus qu’à rentabiliser économiquement par les chiffres l’entreprise. On ne pense plus à son rôle social. A son rôle de but dans la vie des gens. Au rôle identitaire que l’entreprise donne à un lieu, une région une personne.

L’écologie et l’économie sont en mutation.

L’économie est de plus en plus lointaine des gens. L’économie est dirigée par une oligarchie.

Les structures politiques sont trop morcelées et plus en phase avec la taille du rayon de décision des gens. Pour qu’une personne soit concernée par un décision. Il faut que la décision la touche directement. Avec des structures inadaptées il y a un flou sur les responsabilités de chacun et tout le monde se lance la faute, tout le monde se fait des rivalités pour se sacrifier à offrir des meilleures condition à des multinationnales qui finalement décident de tout. En bref, nos structures politique n’ont plus le pouvoir qu’elle avaient, la démocratie s’étiole au profit d’une oligarchie déshumanisée issue des multi-nationnales.

Il y a un engouement de plus en plus grand de la part des consommateurs pour le commerce équitable, les produits bio, pour le commerce de proximité. C’est souvent un désire mais pas encore une généralité.

La société occidentale est de plus en plus une société de services économie terciaire. La suisse est célèbre pour ces banques et assurances. La majorité de la population suisse travail dans le terciaire, dans l’économie de l’information.

Tout le tissu économique est en train de basculer dans l’ère de l’information.

L’ère de l’information est la plus marquée dans l’informatique. C’est là que l’on observe les plus grands changement de paradigme. C’est dans le domaine de l’informatique que l’on observe les embryons de la société de demain.

L’informatique a débuté sur le principe de la industrie classique de consommation. D’abord à cause du couplage fort avec le matériel. Puis l’informatique est devenue surtout logicielle. Puis le mouvement opensource est arrivé et le code sources, est de plus en plus ouvert. Actuellement les gens qui orientent l’industrie informatique sont ceux qui détiennent les données. Les méthodes pour manipuler les données sont accessibles à tous mais pas les données elles même !

La liberté d’utilisation des données est certainement le prochain grand combat.

Nous avons actuellement d’immense conflit entre le grand public et les gens responsables des droits d’auteur. Le droit d’auteur et le principe de propriété sont des concepts ancrés au plus profond de notre société et actuellement avec la copie parfaite de l’information le droit d’auteur est mis à mal. Notre société basculant de plus en plus dans l’ère de l’information, les intérêts des gens sont du plus en plus uniquement de l’information. Donc facilement copiable. Les exemples les plus marquant sont les films et la musique.

Nous avons une masse grandissante de gens qui enfreignent le droit d’auteur en copiant illégalement des logiciel, de la musique, des films, etc.. La masse est tellement énorme que l’on ne peut pas contrer le mouvement. Lorsqu’une branche significative de la population enfreint une règle de base de la société dans laquelle cette population vit ça devient grave. Et ce n’est pas la population qui va changer. C’est la société !

Notre société est basée sur le capitalisme, sur la notion de gestion et d’échange de bien unique et rare. Le concept de propriété permet de lier un individu avec un bien. Lorsqu’un bien est top abondant, une méthode d’échange de rareté est inadaptée. C’est le principe de l’offre et de la demande. Lorsque l’offre est infinie que devient le calcul du prix par la méthode de l’offre et de la demande ??? C’est tout le problème. L’ère de l’information est une ère où tous les bien sont copiables à volonté. C’est une ère d’abondance. Mais pourquoi donc appliquer une gestion de rareté. Là est le principal problème de notre modèle économique.

Il y a donc de nombreuses règles de notre société qui ne sont appliquée plus que par habitude et non plus par utilité. Et comme dans tout processus d’évolution, les systèmes inadaptés à leur milieux sont voués à disparaître !

Exemples de révolution

  • Révolution française
  • Révolution industrielle
  • Révolutions russes
  • Téou

La révolution française

La révolution française est un soulèvement du peuple pour abolir les privilèges de la classe dirigeante qui ne fait rien mais qui profite de tout. Les valeurs amenées par cette révolution sont le fruit de réflexion de plusieurs grand penseurs. Le but était de faire table rase du passé. C’est là que les grands principes des droits de l’homme sont apparus. Cette révolution à fait boule de neige un peu partout dans le monde. C’est la fin du principe de la monarchie.

Cependant, paradoxalement cette révolution n’as pas marché directement, puisque moins de 10 ans après s’être débarrassé d’un roi la population française s’est couronnée un empereur !

En fait, c’est finalement cet empereur qui a refaçonner complètement le système politique. Système qui est d’ailleurs presque toujours le même depuis !

Et c’est seulement avec un système politique neuf que les idées de la révolution ont pu être utilisées.

la révolution industrielle

La révolution industrielle est une révolution qui marque le début de l’ère industrielle. C’est la révolution qui a lancé le coup d’envoi de la déshumanisation, auparavant les gens étaient en majorité des paysans et vivaient d’une manière ou d’une autre en lien avec la nature. Mais avec l’ère industrielle on a opéré un découplage entre la nature et le travail qui permet de vivre. Puis le bien de consommation est arrivé. C’est le début de l’ère qui est en train de s’achever maintenant en laissant la place à l’ère de l’information.

Les révolutions russes

La russie était au début du 20ème siècle la seule monarchie moyen âgeuse restante. Les effets de la révolution française ont mis du temps à venir jusque là. Plusieurs soulèvement ont eu lieu et finalement un de ceux là a renversé le tsar en février 1917. Les opposants politique ont été libérés des lointains goulags de sibérie. Et finalement ce sont une partie de ceux-ci qui arrivé en retard pour faire la révolutions ont été obligé d’organiser leur propre révolution en octobre. Il y a donc eu deux révolutions russes en 1917. La première était inattendue et les nouveaux dirigeants n’avaient pas d’idée précise de quoi faire… ils se sont donc facilement fait déborder par les gens qui avaient déjà réfléchi à la situation et qui avaient des idées !

Ensuite, la révolution a permis au pays de passer d’une société moyenne-ageuse à la deuxième puissance industrielle en 10 ans ! Mais le tout à mal fini à cause de la mort prématurée du leader et de son remplacement par un dictateur parano et avide de pouvoir qui a tout massacré !

Révolution du téou

Mais qu’est ce donc que ceci ??? C’est la révolution complètement inattendue du téléphone portable. Personne n’avais prédit si vite un changement si massif. C’est l’équipement en moins de 10 ans de plus de 96% de la population avec un téléphone portable. La communication est disponible à tout moment à tout endroit! Et ça peut paraître anodin, mais ça change pas mal de chose. Le monde est devenu tout d’un coup tout petit. Certaines parties du monde les plus reculées sont souvent passée d’un coup de pas de téléphone à tout le monde à un téléphone mobile.

C’est encore une révolution qui augmente le rayon d’action, la sphère d’influence et d’intérêt des gens. Le structures politiques paraissent alors encore plus petites.

Que changer

Pour effectuer des grands changements, il faut penser à redéfinir les valeurs de base de la société que l’on veux. Il faut également un but commun à tous, car il n’y a pas de vent favorable à qui ne sais où il va. Notre société actuelle n’as pas de but, elle est à la dérive.

Une des choses importante est le fait que chacun doit pouvoir avoir de l’influence sur les décisions qui le concerne directement. La démocratie est faite pour, mais les structures sont actuellement dépassées, inadaptées. Il faut donc les reconstruire à la bonne taille.

Le niveau politique est une chose, mais il y a également tous les besoins de base pour lesquels il faut garder sa propre souveraineté. La nourriture, le logement.

Il faut garder une production de base de notre nourriture. La suisse est un pays de locataires. C’est ennuyeux. Il est étrange de ce dire que l’on a même pas le droit d’être impliqué dans les décisions qui concerne son logement. Il n’est pas possible d’être responsable.

La responsabilité est quelque chose à laquelle il faut redonner un peu plus d’importance. Trop souvent la responsabilité est ventilée entre beaucoup de gens et lorsqu’il y a un problème, personne n’est responsable. Personne n’est personnellement impliqué. Alors qu’avec une entité formée de multiple responsabilité personnelle, chacun aurait à coeur de faire les chose bien pour sa propre bonne image.

Dans le cas du logement, le fait d’être propriétaire est quand même quelque chose de lourd par rapport au locataire. C’est parfois compliqué et très peu souple dans les possibilités.

Le modèle qui a le plus d’avenir est certainement la coopérative. Chacun prend une part de la coopérative et devient ainsi propriétaire de son logement, il a le droit de se faire entendre pour des décisions qui le concerne directement. Sachant que son logement lui appartient la personne qui habite une telle demeure saura qu’elle est responsable de son état, elle ne peut pas décharger sa responsabilité sur le propriétaire. L’avantage de la coopérative réside dans sa souplesse. Un propriétaire d’une part de la coopérative peut à tout moment décider qu’il n’en veux plus et il peut facilement se détacher de sa propriété, beaucoup plus facilement que s’il était vraiment propriétaire immobilier.

L’avantage global de ce système, c’est donc la flexibilité pour les sociétaires/locataires/propriétaires du logement. Tout en garantissant un bon entretient du bâtiment. L’argent alloué par les habitants à leur immeuble reste pour cet immeuble. Contrairement à un propriétaire d’un immeuble de 15 appartements qui pourrait ne faire que d’encaisser les loyers et de faire juste le minimum d’entretien pour que la maison ne tombe pas en ruine.

C’est le même principe que pour une entreprise qui est en bourse. Elle a des actionnaires externe à l’entreprise pour lesquels leur seul désir est que la part de dividende qui leur est accordée soit toujours la plus importante possible. Il se trouve que malheureusement ce sont également ces rentiers qui ont le pouvoir de décision dans l’entreprise. L’entreprise est donc pressée de toute part, d’un coté par ses clients et de l’autre par ses actionnaires. Le résultat de telles pressions ne peut être que mauvais. Une entreprise très performante qui fait plein de bénéfices ne devrait pas dilapider son argent en le donnant à des gens qui n’en ont pas besoin. (la plupart de l’argent qui est investi en bourse est de l’argent donc leur propriétaire n’ont pas directement besoin) C’est l’entreprise qui a besoin de cet argent pour devenir encore meilleure et se développer. En se développant elle permet à plein de gens de vivre et de ne pas avoir besoin de l’assistance public de l’Etat. Il faut donc renverser la tendance qui est actuellement à la privatisation et à la mise en bourse des entreprises pour enrichir (de pas beaucoup) les actionnaires et licencier les employer pour économiser ce que l’entreprise à perdu en le donnant aux actionnaires.

L’église traditionnelle perd de plus en plus de l’intérêt dans la population. Par contre les convictions et valeurs ne se démodent pas forcément. Il est donc temps également de penser à redéfinir les valeurs de base que nous voulons pour notre société, et comment les appliquer. Ainsi que le but de notre société.

Quelques idées en vrac

  • Nous somme à l’ère de l’information. Donc ce qui est important, c’est l’information. L’archivage, le tri, et la création d’information est donc important.
  • A l’ère de l’information, nous sommes dans une ère d’abondance tout ce qui a de la valeur peut être copié à l’infini. L’économie traditionnelle basée sur l’offre et la demande n’est donc plus utile.
  • Pour tout ce qui ne peut se copier à l’infini, grâce à l’information il est possible d’améliorer le partage de ressources.
  • Pour les biens physiques et donc rares qui s’échangent par un commerce sur l’offre et la demande, il est possible de mettre directement en rapport les acheteurs et vendeurs potentiels. Ainsi, on ne jette plus inutilement. On recycle les objets.
  • Pour la nourriture qui elle est bel et bien consommée, on pourrai croire que les mêmes règles ne sont pas applicables. Cependant, il n’est pas possible à un humain de manger plus qu’à sa faim. Nous ne sommes plus au temps des famines du moyen âge. Nous sommes au temps des problèmes d’obésité! Il y a donc assez de nourriture pour tout le monde, nous sommes également dans une ère d’abondance.
  • Dans le cas des transports, on en arrive au point où ce sont les embouteillages et les problèmes de parcage qui préoccupent les gens. Même plus le transport lui même ou le fait d’avoir un véhicule à disposition. Encore la sur abondance.
  • Lors des cas d’abondance il est possible de partager. D’utiliser les intérêts différents d’une même masse pour partager une même ressources à des moments différents.
  • la notion de propriété individuelle doit être changée en propriété collective avec un usufruit individuel garanti.
  • il faut convaincre les gens avec un bénéfice personnel d’utiliser un moyen qui arrange la communauté dans son entier.
  • les petites actions de chacun forment des effets d’émergence avec une grande action collective.
  • Il faut donner un sens à chaque démarche. Les démarches vide de sens deviennent des dogmes.
  • Tout évolue, tout change tout bouge. Il ne sert à rien d’imposer des règles fixes. Des règles variables contextualisées sont meilleures.
  • Une hiérarchie fractale est certainement un bon modèle pour définir n’importe quel effet d’émergence.
  • Il y a certainement un bonne piste à suivre sur le principe de faire des règles basées sur une hiérarchie fractale.
  • L’information est très souvent communiquée. Il faut donc éviter que celle-ci se déforme comme avec le téléphone arabe.
  • Le langage est le principal moyen d’échange d’information. Il faut donc faire attention à son langage. Les mots comme Toujours et Jamais sont dangereux, car tout bouge, tout change et rien est figé. Il n’est donc pas possible pour un humain de garantir une telle cohérence temporelle dans ces paroles et ses actes.
  • Faire attention aux sphères de compétence et d’action d’une personne. Il faut se rendre compte de ses propres responsabilités et de ce qui nous dépasse.
  • Faire de son mieux à chaque niveau, ça évite d’avoir des regrets, de culpabiliser.
  • Ne pas réagir à une attaque personnelle, ce n’est que le point de vue d’une autre personnes. C’est sa réalité. Pas LA réalité.
  • Ne pas faire de supposition. ça ne sert à rien de colporter un mauvaise information qui ne peut engendrer que des tensions, dissensions et malentendus. De même le fait d’utiliser le pronom impersonnel on est une généralisation abusive, c’est une supposition inexacte de l’avis d’autres personnes.
  • Le monde n’est pas manichéen, noir ou blanc. Les nuances de gris existent. Le bien et le mal ne sont que des notions relatives pour décrire ce qui sert ses propres intérêts ou ce qui va à l’encontre.
  • Use de tout n’abuse de rien. Ce sont les extrêmes qui sont dangereuses. En restant sur la voie du milieu il est possible de limiter les problèmes.
  • Interdire n’est pas une bonne chose. Les interdits frustrent et braquent les gens. L’attrait du mystère plane au dessus des interdits. Il vaut nettement mieux contrôler qu’interdire. Une zone ou un moment défouloir est souvent la bonne méthode pour canaliser un interdit. Ce qui marche encore mieux, c’est proposer une activité nettement mieux.
  • Pardonner et oublier. Tout le monde peut faire des fautes. Ca ne sert à rien de se braquer sur le passé. C’est l’avenir qui nous attend et tout est possible à ceux qui le veulent.
  • les gens aiment se comparer, ça crée de l’information. Il est plus facile de comparer quelque chose de relativement proche que de quelques chose de lointain.
  • flexibilité
  • proximité
  • responsabilité
  • partage des ressources vs propriété

Les méthodes d’application

  • La communication, à l’heure actuelle, n’est vraiment bonne que lorsque les gens sont physiquement face à face. C’est donc le moyen de communication à privilégier dans tous les cas.
  • Pour améliorer la communication entre des gens il faut leur faire vivre quelque chose ensemble. Le mieux est un défi. C’est une activité inhabituelle, donc chargée d’information. Et c’est seulement lorsque des gens auront suffisamment vécus d’expériences ensemble qu’ils commenceront à comprendre l’autre, et donc à bien communiquer avec. (c’est là la seule utilité que je vois à l’armée, le fait de vivre des expérience avec des gens de tous horizon.)
  • Une fois qu’une excellente communication est présente entre différentes personnes. Il est possible de les faire se séparer pour que chacune soit responsable de quelque chose de son côté. A ce moment là. Les synergies entre les gens se ferons encore.
  • éduquer les gens pour apprendre à construire. Pour apprendre à faire des projets et les mener jusqu’au bout. Le vandalisme, le plaisir de casser ce que les autres ont fait n’est pas une valeur!
  • Réaliser la démocratisation des entreprises. C’est donc supprimer la forme juridique d’une SA et toute forme d’actionnariat qui n’est qu’une technique de parasitage d’entreprise. Et favoriser de plus en plus la forme de coopérative. IL faut que les entreprises appartiennent aux personne concernée ou intéressée par l’entreprise elle même et non par ce qu’elle pourrait rapporter. La forme coopérative est en se sens, à mes yeux une des meilleures. Les revenu restent dans l’entreprise, seul les personnes qui veulent participer s’impliquent contrairement à une forme d’entreprise étatisée où tout le monde est mis à contribution peu importe son intérêt.
  • Abolir la nationalité. On est citoyens de là où l’on habite. Bref, on est prend les décisions qui nous concernent directement.
  • Faire un rééquilibrage d’échelle. Notre suisse fédérale à 3 niveaux est bien, mais les niveaux n’ont plus des tailles adaptées. Il est possible de garder 3 niveaux, mais d’opérer un décalage. On supprime le niveau communal, et on ajoute le niveau européen. Avec les moyens de communication actuel, c’est là la véritable dimension politique.
  • Le ré-échelonnage à pour effet de supprimer l’armée suisse pour la remplacer par une contribution à une armée européenne.
  • Si l’armée sous sa forme actuelle disparaît, il faut garder l’idée d’un regroupement de tout les jeunes du pays sous forme d’une sorte de service civil. Cependant, le service civil comme il est actuellement est trop individuel. Le but d’un regroupement de jeune et de vivre ensemble des expériences afin de souder des gens des 4 coins de notre pays.
  • Transport public gratuit pour tous. Sponsorisé par les impôts comme pour les routes. En complément avec un partage de ressources comme le carsharing de mobility cette solution permet la couverture totale du territoire.
  • Partage du temps de travail. La diminution de la durée du temps de travail permet de répartir mieux les richesses en diminuant le chômage et en améliorant la qualité de vie des gens.
  • Le partage du temps de travail permet également, aux parents, à droit égal, de s’occuper des enfants. Afin de les éduquer et de ne pas les laisser livré à eux mêmes où de les sur protéger le peux de temps que les parents les voient.
20 Jul 2006 : 07:41

Précession des partis politiques de progressifs à conservateurs

Précession des partis politiques de progressifs à conservateurs

Dans les partis politiques, chacun à son heure de gloire.

Dans nos contrée, ce sont les libéraux qui étaient la force révolutionnaire qui ont mis fin aux monarchies. Ce sont les progressistes qui ont mis dehors les royalistes.

Puis sont arrivé les radicaux, qui ont fondé un état démocratique modéré et qui va de l’avant. Lors que les radiaux ont virés à droite de part l’influence populiste de l’UDC, c’est le parti socialiste qui prend le devant de la scène.

Pour l’avenir, on nous parle des verts comme étant la force qui monte.

Bref, il existe des parti de gauche du centre et de droite, mais ce que l’on peut dire aussi c’est que c’est équivalent à dire qu’il existe des partis progressistes, consensuels et conservateur.

Il y a donc un décalage de la gauche vers la droite.

Au début de son existence, un parti apporte de nouvelles idées, il est marginal, puis quand ces idées deviennent de plus en plus populaires, il grandit, renverse l’ordre en place, puis assure une administration de ses idées tout en cherchant le consensus avec les forces qui l’entoure pour garder son assise en position de force. Puis lorsque la pression se fait de plus en plus forte, le parti est sur le déclin, il tente de sauver les meubles, de sauver ce qu’il a construit, il devient conservateur.

Là dedans il y a tout de même les montées en puissances périodiques du populisme qui fait toujours son entrée à droite de l’échiquier politique, mais qui en fait ratisse dans toute les couches et sensibilités de la population.

Le populisme est une sorte de réflexe d’auto-défense totalement irrationnel. Ce genre de réflexe entraîne la panique. C’est la peur du changement d’un ordre établis qui provoque ce genre de réaction. Normalement, une fois le système stabilisé, la période de peur passée, les mouvements populistes n’ont plus de raison d’être.

6 Sep 2006 : 15:35

Quelques trucs pour manipuler les humains

Quelques « trucs » pour manipuler des humains

Pour éviter de se faire manipuler, il vaut mieux comprendre quelles sont les techniques utilisée.s Ainsi on arrivera peut être à déjouer les gens qui veulent nous manipuler.

On peut manipuler une personne qui désir atteindre un but:

  • Le but doit toujours paraître proche, tout en étant  encore lointain.
  • Le « mentor » fait des fausses promesses: Le but sera atteint la semaine prochaine. sans que cela soit le cas.I
  • ll faut culpabiliser la personne. Le but n’a pas été atteint, c’est de ta faute, tu n’étais pas prêt ! Il faut encore travailler dur !

Par une suite de ces cycles d’espoir-culpabilisation, le sujet ne lâche pas son objectif même si celui-ci n’arrive jamais.

Il faut maintenir les sujets dans l’ignorance.

Il y a deux techniques:

  • On ne dit rien aux sujets. Mais ceux-ci peuvent se plaindre de ne jamais être au courant.
  • On dit tout aux sujets et même plus que cela ! On noie l’information importante dans une masse d’informations inutile.

On dit au sujet ce qu’il aimerait entendre. Ainsi, il renforce encore ses convictions.
Par le principe de la noyade, on attire le sujet à s’intéresser à des fait inutiles, peu important.
C’est le principe des émissions de TV  réalité. Ces émissions n’ont absolument rien d’intéressant, rien d’important, mais elle accapare les masses de population. Cette accaparement occulte les informations plus importantes.

Pour avoir de l’ascendant sur une population, il est bon de passer pour la personne qui résout tout les problèmes.

  • Ainsi, le plus sûre moyen de résoudre un problème est de le créer !

Pour faire accepter des mesures draconiennes, il y a deux méthodes:

  • – Les faire passer progressivement:

Faire passer discrètement une première mesure, puis une fois le processus lancé, demander une seconde mesure qui devient nécessaire mais n’était pas prévisible.
Et le processus ce déroule ainsi de suite.
Avaler plusieurs petites contrariétés est plus facile que d’avaler une grosse.
C’est ainsi que le prix exorbitant d’un projet est acquis: par de multiples rallonges de budget.

  • – Les faire accepter à retardement:

Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat !
Le sacrifice doit être présenté comme très douloureux,  mais nécessaire. Tout le monde accepte, et espère naïvement que tout ira mieux dans le futur, que l’on parviendra à résoudre le problème ! Cela laisse aussi le temps au gens de s’habituer à l’idée…

Il faut faire appel à l’émotion plutôt qu’à la réflexion.

Une communication avec beaucoup d’émotion est plus réceptive. Moins remise en cause.
Dans le feu de l’action, comme on dit, les émotions priment souvent sur la réflexion.  Les humains agissent souvent de manière irrationnelle dans de telles situations.
Il est donc plus facile de faire passer son point de vue si on y rattache un moment d’émotion intense.

Pour mieux faire passer un discours.

Le choix des mots est important, il faut éviter les mots de type abstrait, pour les remplacer par une image. Il faut utiliser au maximum les sens pour faire entrer le message du discours dans les différentes mémoires… la mémoire visuelle, auditive, sensorielle…etc.
On ne dit pas:  Elle était triste. On dit:  Une larme perlait le long de sa joue.

Pour maintenir des gens dans leur condition (précaire).

Il faut que la majorité de la population se complaise dans sa condition, il faut que la position du dirigeant manipulateur paraisse moins enviable que les conditions inférieures.
Dans toutes les sectes, les gourous sont toujours plaint par leurs adeptes. On entend souvent de la part d’adeptes, des phrases telle que: Il porte toute le poids du monde! ou encore: Il est submergé de travail, c’est le seul rempart contre le mal !

Pour manipuler quelqu’un, il faut que cette personne aie confiance en  son manipulateur.

Vous pouvez avoir confiance avec moi !
Je vous aime et détruirait tous vos malheurs…

Ces deux phrases sont extraites de la chanson Like a Monster du groupe Indochine. Dans cette chanson, le chanteur parodie un pseudo-messie. Il prononce donc les phrases types du manipulateur qui veut inciter à la confiance en lui. Les adeptes doivent penser que cette confiance doit les aider à la réalisation de leurs propres buts.  Avec le maître, tout va bien, rien ne peut aller de travers !

Faire croire au manipulé la paternité de tous les malheurs

Le manipulé, va ainsi s’auto-culpabiliser. Il va se rendre lui-même responsable de les malheurs qui lui arrive et sera dépendant de son manipulateur pour tenter de réussir quelque chose.
La culpabilité entraîne la dépression et empêche une révolte contre l’autorité du manipulateur.

Il faut que le sujet se sente reconnu, accepté, important

Un séance de flatterie de la part du manipulateur pour ses manipulés est donc nécessaire de temps en temps pour rassurer le manipulé quant à son rang.

Les petits cadeaux de temps en temps sont un excellent moyen d’attirer la sympatie de quelqu’un.

Le sujet doit donc se sentir apprécié du manipulateur. Il doit se sentir écouté. Il doit penser que sa présence est de la plus haute importance. Qu’il est une pièce maîtresse dans la bonne marche jusqu’au but (Ce qui est vrai! Un manipulateur n’est rien sans manipulés!).

Les gens qui adhèrent à des sectes le font souvent lors de moments où ils ne se sentent pas bien dans leur peau, des moments où personne ne les écoute, des moment où ils se sentes insignifiants. Lors de leur arrivée dans la secte, tout ces besoins sont comblés. Dans la secte la personne redevient un être pour qui on a du respect. Dans la secte tout est bien….

Autres trucs…

Donner une raison.. j’ai besoin de ça… par ce que….

Donner une raison augmente les chances de réussite !!

Syti net

On retrouve aussi ces principes sur syti.net le site web de Sylvain Timsit. Voici une intereview de lui à propos des 10 principes de contrôle de la société.

Emission Specimen de la RTS à propos de manipulation

Regardez la vidéo… sur le site de la RTS….

et sur youtube…

Encore plein de ressources sur à propos de manipulation d’humains

anticipation politique

Qu’est ce que l’anticipation politique ?

L’anticipation politique est un terme qui est utilisé par le laboratoire européen d’anticipation politique, qui tente de déceler les grandes tendances de l’avenir qui nous arrive.

  • notre société est plus que jamais influencée, non plus seulement par les actes passés, mais aussi par les prévisions du futurs.
  • dès que quelqu’un s’intéresse à prédire le futur, en général, c’est pour l’influencer !
  • personne ne prévoit d’être au seuil de grands changements. En 1913, personne ne prévoyait la 1ère guerre mondiale.
  • notre société est plus politique que spirituelle, car elle pense que ce sont nos actes présents qui forgent le futur et non la volonté de dieu qui s’incarne.
  • Suivant les langue, le futur ne s’exprime pas de la même manière, en arabe, une phrase au futur se construit en composant si dieu le veut + le présent. En anglais et en allemand on utilise les verbes vouloirs (i will… et werden), de même qu’en français et en anglais c’est le verbe aller qui est utilisé. (je vais aller faire… i’m going to…) En finlandais l’action est plus passive, on laisse venir. En effet, c’est le verbe venir qui est utilisé. Dans les langues latines, le futur est un temps qui est prévu. En grec ancien et en chinois, il y a un concept d’obligation au présent pour former le futur. En allemand, même si le futur existe, c’est de plus en plus le présent melé au contexte qui est utilisé pour parler de futur. En hongrois, il faut prendre ou saisir le futur, c’est bien ce que signifie le verbe frog qui est utilisé pour construire le futur.
  • un métier d’avenir, historien du futur.
  • le futur a un côté mystique, les gens qui tentent de le démystifier sont donc souvent assimilés au rôle que jouait le sorcier dans la société traditionnelle.
  • l’anticipation politique, c’est prévoir des futurs possibles pour tenter de les influencer, de choisir son futur.

 

 

 

  • Personne ne prévoyait le succès du téléphone mobile et son influence sur notre société. Un article dans science et vie de la fin des années 1980 prévoyait le téléphone mobile seulement pour 2015. (et que pour appeler, mais pas être appelé)
  • on nous parle de visionphone depuis 1937 comme étant une nouvelle invention qui sera répandue dans le futur. Chaque génération réinvente son visiophone et ce n’est jamais une révolution sociale.
  • la voiture volante a été le symbole de l’an 2000 pendant des décennie. Pourtant, 10 ans plus tard on n’en rencontre jamais!
  • le succès du web n’a pas non plus été bien mesuré.

facebook et la politique

Comment facebook influence la politique

L’espace public évolue de tout temps, avec les réseaux sociaux on est passé à une étape plus loin.

L’effet de ces changements d’espace public c’est une transformation de la manière dont les discussions politiques se font.

Stéphane Aguiton a donné une conférence très intéressante à ce propos.

Cette conférence de Stéphane Aguiton peut ête écoutée sur le site immediat.tv.

paysage politique suisse.JPG

Pour ne pas devoir réécouter toute la conférence, voici un résumé des idées qui y sont présentées.

  • L’espace public est le lieux où l’on peut tous participer à des conversations
  • Les conversations publiques sont souvent des conversations politiques
  • Pendant très longtemps, pour s’adresser à un grand nombre de personne, il fallait être présent sur place
  • Les journaux sont apparu, et de rares personnes se sont mis à parler et avoir une grande tribune
  • les journaux parlent des grands problèmes, de la politique et des personnes connues de tous
  • puis est arrivée la photographie. Il a été possible pour la première fois de montrer à large échelle un visage.
  • En même temps c’est posé la question de la redéfinition de l’espace public.
  • La jurisprudence a déterminer que l’on a le droit à rester tranquille chez soi et de pas se faire tirer le portrait et publier dans une journal. A quelques excéption près.
  • Une exception est le fait de se trouver dans une scène d’intérêt public. Si vous vous trouvez sur la photo historique de l’assassinat d’une personne connue, vous ne pouvez pas demander à ne pas être publié !
  • En revanche, chez soi tranquille, on n’a pas le droit de vous publier le portrait.
  • Toute la caste de journalistes et photographes qui sont tous des professionnels, savent se qu’ils ont le droit de faire où non.
  • L’arrivée de l’internet va tout remettre en cause encore une fois. Il est possible pour tout le monde, à très faible coût de créer un média !
  • Tout le monde peut devenir journaliste et/ou photographe. L’espace d’exprssion public qui était limité à de rares personnes s’agrandit.
  • C’est l’idée du média alternatif. Mais on reste dans l’idée qu’une personne diffuse son point de vue à tout le monde. On reste dans l’idée que ce point de vue est un sujet public. Un sujet politique.
  • Avec l’arrivée des réseaux sociaux, on change encore la notion d’espace public.
  • Sur facebook, le quidam parle au quidam. La publication n’a jamais été aussi facile.
  • Il se crée alors plusieurs type de conversations. Des conversations privée.. même si elles sont dans un espace qui est public pour tous ces « amis », et des conversations ouvertes avec qui veut des conversations plus politique.
  • même si tout le monde voit une conversation privée, rares sont les gens qui vont s’insérer dedans. Il y a une sorte de pudeur, j’ai vu, mais j’ai pas regardé..
  • Stéphane Aguiton parle de petite et grande respiration pour différentier ces conversations. Sur facebook, c’est un doux mélange permanent.
  • Stéphane Aguiton prétend que facebook est un nouvel espace, mais pas un nouveau comportement. Il y a quelques décennies, les jeunes parlaient de la même manière, mais en général en allant discuter avec ses voisins, ou dans la rue.
  • actuellement, les jeunes se cantonnent à facebook aussi par ce que leur parents ont peur qu’ils sortent dans la rue… à cause de la circulation dangereuse, de l’insécurité ou du méchant pédophile qui traine dans le quartier…
  • Il y a 30 ans, quand on avait une idée politique, on allait dans un réunion politique pour en discuter, on rencontrait des gens. Puis on décidait d’agir, par une manifestation ou autres..
  • actuellement, on peut directement annoncer sur son statut facebook…. « fait chier le résultat des dernières votations.. » Cette petite phrase à pour effet de lancer tout de suite une conversation. Et souvent on débouche sur une action… « bon alors, on va manifester demain pour montrer notre mécontentement de la votation sur les minarets… »
  • L’acte de manifester est là tout de suite et l’on a pas besoin de passer par la case, j’appartient à un groupement politique.
  • Il est possible d’agir avant de savoir quelle couleur politique on a, avant d’avoir une étiquette, trotskiste, maoiste, socialiste, libéral, radical, écolo..
  • Donc les générations plus anciennes ont de la peine à comprendre. Les jeunes, on les voit à une manif, et après plus…
  • Il y a donc un sentiment de désengagement de la politique pour un regarde d’une ancienne génération. Mais ce n’est pas le cas. On loupe juste l’étape « se trouver une étiquette » avant d’agir.
  • Il y a de nombreuses alliance de circonstances qui se font sur facebook, et de nombreux groupes. Rien n’est fixe. On n’est pas catégorisé à vie dans un groupe.
  • Voilà l’évolution de la politique actuellement…

vote électronique

Rélfexions à propos du vote électronique

Texte proposé pour le courrier des lecteurs de l’express

Il y a une règle de base pour la conception de tout système de cryptographie qui dit que la sécurité ne doit reposer que sur le secret de la clé et en aucun cas sur le secret du système. Cela signifie que tout le monde doit pouvoir vérifier que le système utilisé ne comporte pas un dysfonctionnement ou qu’il n’est pas infiltré. Le système de vote ne doit pas être une boite noire. Dans le jargon informatique, on parle de logiciel Open Source: le code source est publié.
Si cette condition est remplie il n’y a aucune raison que le système puisse être piraté et on peut lui faire confiance.
Un autre problème du vote électronique se situe dans le fait qu’il est centralisé. Si il y a un problème, c’est tout les résultats qui sont remis en cause. Le système actuel est décentralisé ce qui limite les erreurs et la corruption. Pour fait bien. C’est aussi sur un modèle décentralisé que l’on devrait concevoir le vote électronique.

version plus courte

La règle de base pour la conception d’un système cryptographique dit que la sécurité ne doit reposer que sur le secret de la clé et en aucun cas sur le secret du système. Tout le monde doit pouvoir vérifier que le système utilisé ne comporte pas un dysfonctionnement ou qu’il n’est pas infiltré. Donc le système de vote doit être connu de tous.
Dans le jargon informatique, on parle de logiciel Open Source: le code source est publié.
Si cette condition est remplie il n’y a aucune raison que le système puisse être piraté et on peut lui faire confiance.
Un autre problème du vote électronique se situe dans le fait qu’il est centralisé. Si il y a un problème, c’est tous les résultats qui sont remis en cause. Le système actuel est décentralisé ce qui limite les erreurs et la corruption. C’est aussi sur un modèle décentralisé qu’un bon système de vote électronique devrait être conçu.

 

Version acceptée sur le site…. maximum 500 signes… c’est rien !!

La règle de base pour la conception d’un système cryptographique dit que la sécurité ne doit reposer que sur le secret de la clé et non sur le secret du système. Tout le monde doit pouvoir vérifier que le système ne comporte pas un dysfonctionnement ou qu’il n’est pas infiltré. Donc le système doit être connu de tous. Dans le jargon informatique, on parle de logiciel Open Source: le code source est publié. Si cette condition est remplie, on peut faire confiance au vote électronique.

la question..

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