Quelques trucs pour manipuler les humains

Quelques « trucs » pour manipuler des humains

Pour éviter de se faire manipuler, il vaut mieux comprendre quelles sont les techniques utilisée.s Ainsi on arrivera peut être à déjouer les gens qui veulent nous manipuler.

On peut manipuler une personne qui désir atteindre un but:

  • Le but doit toujours paraître proche, tout en étant  encore lointain.
  • Le « mentor » fait des fausses promesses: Le but sera atteint la semaine prochaine. sans que cela soit le cas.I
  • ll faut culpabiliser la personne. Le but n’a pas été atteint, c’est de ta faute, tu n’étais pas prêt ! Il faut encore travailler dur !

Par une suite de ces cycles d’espoir-culpabilisation, le sujet ne lâche pas son objectif même si celui-ci n’arrive jamais.

Il faut maintenir les sujets dans l’ignorance.

Il y a deux techniques:

  • On ne dit rien aux sujets. Mais ceux-ci peuvent se plaindre de ne jamais être au courant.
  • On dit tout aux sujets et même plus que cela ! On noie l’information importante dans une masse d’informations inutile.

On dit au sujet ce qu’il aimerait entendre. Ainsi, il renforce encore ses convictions.
Par le principe de la noyade, on attire le sujet à s’intéresser à des fait inutiles, peu important.
C’est le principe des émissions de TV  réalité. Ces émissions n’ont absolument rien d’intéressant, rien d’important, mais elle accapare les masses de population. Cette accaparement occulte les informations plus importantes.

Pour avoir de l’ascendant sur une population, il est bon de passer pour la personne qui résout tout les problèmes.

  • Ainsi, le plus sûre moyen de résoudre un problème est de le créer !

Pour faire accepter des mesures draconiennes, il y a deux méthodes:

  • – Les faire passer progressivement:

Faire passer discrètement une première mesure, puis une fois le processus lancé, demander une seconde mesure qui devient nécessaire mais n’était pas prévisible.
Et le processus ce déroule ainsi de suite.
Avaler plusieurs petites contrariétés est plus facile que d’avaler une grosse.
C’est ainsi que le prix exorbitant d’un projet est acquis: par de multiples rallonges de budget.

  • – Les faire accepter à retardement:

Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat !
Le sacrifice doit être présenté comme très douloureux,  mais nécessaire. Tout le monde accepte, et espère naïvement que tout ira mieux dans le futur, que l’on parviendra à résoudre le problème ! Cela laisse aussi le temps au gens de s’habituer à l’idée…

Il faut faire appel à l’émotion plutôt qu’à la réflexion.

Une communication avec beaucoup d’émotion est plus réceptive. Moins remise en cause.
Dans le feu de l’action, comme on dit, les émotions priment souvent sur la réflexion.  Les humains agissent souvent de manière irrationnelle dans de telles situations.
Il est donc plus facile de faire passer son point de vue si on y rattache un moment d’émotion intense.

Pour mieux faire passer un discours.

Le choix des mots est important, il faut éviter les mots de type abstrait, pour les remplacer par une image. Il faut utiliser au maximum les sens pour faire entrer le message du discours dans les différentes mémoires… la mémoire visuelle, auditive, sensorielle…etc.
On ne dit pas:  Elle était triste. On dit:  Une larme perlait le long de sa joue.

Pour maintenir des gens dans leur condition (précaire).

Il faut que la majorité de la population se complaise dans sa condition, il faut que la position du dirigeant manipulateur paraisse moins enviable que les conditions inférieures.
Dans toutes les sectes, les gourous sont toujours plaint par leurs adeptes. On entend souvent de la part d’adeptes, des phrases telle que: Il porte toute le poids du monde! ou encore: Il est submergé de travail, c’est le seul rempart contre le mal !

Pour manipuler quelqu’un, il faut que cette personne aie confiance en  son manipulateur.

Vous pouvez avoir confiance avec moi !
Je vous aime et détruirait tous vos malheurs…

Ces deux phrases sont extraites de la chanson Like a Monster du groupe Indochine. Dans cette chanson, le chanteur parodie un pseudo-messie. Il prononce donc les phrases types du manipulateur qui veut inciter à la confiance en lui. Les adeptes doivent penser que cette confiance doit les aider à la réalisation de leurs propres buts.  Avec le maître, tout va bien, rien ne peut aller de travers !

Faire croire au manipulé la paternité de tous les malheurs

Le manipulé, va ainsi s’auto-culpabiliser. Il va se rendre lui-même responsable de les malheurs qui lui arrive et sera dépendant de son manipulateur pour tenter de réussir quelque chose.
La culpabilité entraîne la dépression et empêche une révolte contre l’autorité du manipulateur.

Il faut que le sujet se sente reconnu, accepté, important

Un séance de flatterie de la part du manipulateur pour ses manipulés est donc nécessaire de temps en temps pour rassurer le manipulé quant à son rang.

Les petits cadeaux de temps en temps sont un excellent moyen d’attirer la sympatie de quelqu’un.

Le sujet doit donc se sentir apprécié du manipulateur. Il doit se sentir écouté. Il doit penser que sa présence est de la plus haute importance. Qu’il est une pièce maîtresse dans la bonne marche jusqu’au but (Ce qui est vrai! Un manipulateur n’est rien sans manipulés!).

Les gens qui adhèrent à des sectes le font souvent lors de moments où ils ne se sentent pas bien dans leur peau, des moments où personne ne les écoute, des moment où ils se sentes insignifiants. Lors de leur arrivée dans la secte, tout ces besoins sont comblés. Dans la secte la personne redevient un être pour qui on a du respect. Dans la secte tout est bien….

Autres trucs…

Donner une raison.. j’ai besoin de ça… par ce que….

Donner une raison augmente les chances de réussite !!

Syti net

On retrouve aussi ces principes sur syti.net le site web de Sylvain Timsit. Voici une intereview de lui à propos des 10 principes de contrôle de la société.

Emission Specimen de la RTS à propos de manipulation

Regardez la vidéo… sur le site de la RTS….

et sur youtube…

Encore plein de ressources sur à propos de manipulation d’humains

anticipation politique

Qu’est ce que l’anticipation politique ?

L’anticipation politique est un terme qui est utilisé par le laboratoire européen d’anticipation politique, qui tente de déceler les grandes tendances de l’avenir qui nous arrive.

  • notre société est plus que jamais influencée, non plus seulement par les actes passés, mais aussi par les prévisions du futurs.
  • dès que quelqu’un s’intéresse à prédire le futur, en général, c’est pour l’influencer !
  • personne ne prévoit d’être au seuil de grands changements. En 1913, personne ne prévoyait la 1ère guerre mondiale.
  • notre société est plus politique que spirituelle, car elle pense que ce sont nos actes présents qui forgent le futur et non la volonté de dieu qui s’incarne.
  • Suivant les langue, le futur ne s’exprime pas de la même manière, en arabe, une phrase au futur se construit en composant si dieu le veut + le présent. En anglais et en allemand on utilise les verbes vouloirs (i will… et werden), de même qu’en français et en anglais c’est le verbe aller qui est utilisé. (je vais aller faire… i’m going to…) En finlandais l’action est plus passive, on laisse venir. En effet, c’est le verbe venir qui est utilisé. Dans les langues latines, le futur est un temps qui est prévu. En grec ancien et en chinois, il y a un concept d’obligation au présent pour former le futur. En allemand, même si le futur existe, c’est de plus en plus le présent melé au contexte qui est utilisé pour parler de futur. En hongrois, il faut prendre ou saisir le futur, c’est bien ce que signifie le verbe frog qui est utilisé pour construire le futur.
  • un métier d’avenir, historien du futur.
  • le futur a un côté mystique, les gens qui tentent de le démystifier sont donc souvent assimilés au rôle que jouait le sorcier dans la société traditionnelle.
  • l’anticipation politique, c’est prévoir des futurs possibles pour tenter de les influencer, de choisir son futur.

 

 

 

  • Personne ne prévoyait le succès du téléphone mobile et son influence sur notre société. Un article dans science et vie de la fin des années 1980 prévoyait le téléphone mobile seulement pour 2015. (et que pour appeler, mais pas être appelé)
  • on nous parle de visionphone depuis 1937 comme étant une nouvelle invention qui sera répandue dans le futur. Chaque génération réinvente son visiophone et ce n’est jamais une révolution sociale.
  • la voiture volante a été le symbole de l’an 2000 pendant des décennie. Pourtant, 10 ans plus tard on n’en rencontre jamais!
  • le succès du web n’a pas non plus été bien mesuré.

facebook et la politique

Comment facebook influence la politique

L’espace public évolue de tout temps, avec les réseaux sociaux on est passé à une étape plus loin.

L’effet de ces changements d’espace public c’est une transformation de la manière dont les discussions politiques se font.

Stéphane Aguiton a donné une conférence très intéressante à ce propos.

Cette conférence de Stéphane Aguiton peut ête écoutée sur le site immediat.tv.

paysage politique suisse.JPG

Pour ne pas devoir réécouter toute la conférence, voici un résumé des idées qui y sont présentées.

  • L’espace public est le lieux où l’on peut tous participer à des conversations
  • Les conversations publiques sont souvent des conversations politiques
  • Pendant très longtemps, pour s’adresser à un grand nombre de personne, il fallait être présent sur place
  • Les journaux sont apparu, et de rares personnes se sont mis à parler et avoir une grande tribune
  • les journaux parlent des grands problèmes, de la politique et des personnes connues de tous
  • puis est arrivée la photographie. Il a été possible pour la première fois de montrer à large échelle un visage.
  • En même temps c’est posé la question de la redéfinition de l’espace public.
  • La jurisprudence a déterminer que l’on a le droit à rester tranquille chez soi et de pas se faire tirer le portrait et publier dans une journal. A quelques excéption près.
  • Une exception est le fait de se trouver dans une scène d’intérêt public. Si vous vous trouvez sur la photo historique de l’assassinat d’une personne connue, vous ne pouvez pas demander à ne pas être publié !
  • En revanche, chez soi tranquille, on n’a pas le droit de vous publier le portrait.
  • Toute la caste de journalistes et photographes qui sont tous des professionnels, savent se qu’ils ont le droit de faire où non.
  • L’arrivée de l’internet va tout remettre en cause encore une fois. Il est possible pour tout le monde, à très faible coût de créer un média !
  • Tout le monde peut devenir journaliste et/ou photographe. L’espace d’exprssion public qui était limité à de rares personnes s’agrandit.
  • C’est l’idée du média alternatif. Mais on reste dans l’idée qu’une personne diffuse son point de vue à tout le monde. On reste dans l’idée que ce point de vue est un sujet public. Un sujet politique.
  • Avec l’arrivée des réseaux sociaux, on change encore la notion d’espace public.
  • Sur facebook, le quidam parle au quidam. La publication n’a jamais été aussi facile.
  • Il se crée alors plusieurs type de conversations. Des conversations privée.. même si elles sont dans un espace qui est public pour tous ces « amis », et des conversations ouvertes avec qui veut des conversations plus politique.
  • même si tout le monde voit une conversation privée, rares sont les gens qui vont s’insérer dedans. Il y a une sorte de pudeur, j’ai vu, mais j’ai pas regardé..
  • Stéphane Aguiton parle de petite et grande respiration pour différentier ces conversations. Sur facebook, c’est un doux mélange permanent.
  • Stéphane Aguiton prétend que facebook est un nouvel espace, mais pas un nouveau comportement. Il y a quelques décennies, les jeunes parlaient de la même manière, mais en général en allant discuter avec ses voisins, ou dans la rue.
  • actuellement, les jeunes se cantonnent à facebook aussi par ce que leur parents ont peur qu’ils sortent dans la rue… à cause de la circulation dangereuse, de l’insécurité ou du méchant pédophile qui traine dans le quartier…
  • Il y a 30 ans, quand on avait une idée politique, on allait dans un réunion politique pour en discuter, on rencontrait des gens. Puis on décidait d’agir, par une manifestation ou autres..
  • actuellement, on peut directement annoncer sur son statut facebook…. « fait chier le résultat des dernières votations.. » Cette petite phrase à pour effet de lancer tout de suite une conversation. Et souvent on débouche sur une action… « bon alors, on va manifester demain pour montrer notre mécontentement de la votation sur les minarets… »
  • L’acte de manifester est là tout de suite et l’on a pas besoin de passer par la case, j’appartient à un groupement politique.
  • Il est possible d’agir avant de savoir quelle couleur politique on a, avant d’avoir une étiquette, trotskiste, maoiste, socialiste, libéral, radical, écolo..
  • Donc les générations plus anciennes ont de la peine à comprendre. Les jeunes, on les voit à une manif, et après plus…
  • Il y a donc un sentiment de désengagement de la politique pour un regarde d’une ancienne génération. Mais ce n’est pas le cas. On loupe juste l’étape « se trouver une étiquette » avant d’agir.
  • Il y a de nombreuses alliance de circonstances qui se font sur facebook, et de nombreux groupes. Rien n’est fixe. On n’est pas catégorisé à vie dans un groupe.
  • Voilà l’évolution de la politique actuellement…

Vote électronique

Réflexions à propos du vote électronique

edit: mars 2019, j’ai écrit tout un article à propos de l’état du vote électronique en Suisse, les failles découvertes, les piratages et le grave problème de la centralisation des urnes…

Texte proposé pour le courrier des lecteurs de l’express

Il y a une règle de base pour la conception de tout système de cryptographie qui dit que la sécurité ne doit reposer que sur le secret de la clé et en aucun cas sur le secret du système. Cela signifie que tout le monde doit pouvoir vérifier que le système utilisé ne comporte pas un dysfonctionnement ou qu’il n’est pas infiltré. Le système de vote ne doit pas être une boite noire. Dans le jargon informatique, on parle de logiciel Open Source: le code source est publié.
Si cette condition est remplie il n’y a aucune raison que le système puisse être piraté et on peut lui faire confiance.
Un autre problème du vote électronique se situe dans le fait qu’il est centralisé. Si il y a un problème, c’est tout les résultats qui sont remis en cause. Le système actuel est décentralisé ce qui limite les erreurs et la corruption. Pour fait bien. C’est aussi sur un modèle décentralisé que l’on devrait concevoir le vote électronique.

version plus courte

La règle de base pour la conception d’un système cryptographique dit que la sécurité ne doit reposer que sur le secret de la clé et en aucun cas sur le secret du système. Tout le monde doit pouvoir vérifier que le système utilisé ne comporte pas un dysfonctionnement ou qu’il n’est pas infiltré. Donc le système de vote doit être connu de tous.
Dans le jargon informatique, on parle de logiciel Open Source: le code source est publié.
Si cette condition est remplie il n’y a aucune raison que le système puisse être piraté et on peut lui faire confiance.
Un autre problème du vote électronique se situe dans le fait qu’il est centralisé. Si il y a un problème, c’est tous les résultats qui sont remis en cause. Le système actuel est décentralisé ce qui limite les erreurs et la corruption. C’est aussi sur un modèle décentralisé qu’un bon système de vote électronique devrait être conçu.

Version acceptée sur le site…. maximum 500 signes… c’est rien !!

La règle de base pour la conception d’un système cryptographique dit que la sécurité ne doit reposer que sur le secret de la clé et non sur le secret du système. Tout le monde doit pouvoir vérifier que le système ne comporte pas un dysfonctionnement ou qu’il n’est pas infiltré. Donc le système doit être connu de tous. Dans le jargon informatique, on parle de logiciel Open Source: le code source est publié. Si cette condition est remplie, on peut faire confiance au vote électronique.

la question..

Parti pirate suisse

Parti pirate suisse

Depuis l’été 2009, le paysage politique suisse comporte un nouveau parti: Le parti pirate !

D’où tombe ce parti ?

drapeau pirate.jpgHisoriquement, le premier parti pirate est le parti suédois. Il a été fondé en 2006 et depuis, il y a des partis pirates qui se créent dans le monde entier. Le Parti pirate international, rassemble une trentaine de partis nationaux.

Depuis quelques années déjà, il existe quelques réseaux de gens en suisse qui sont sensibles aux idées du parti pirate.

Fin 2007, quelques personnes ont tenté de se bouger pour lancer une référendum contre la modification de la loi sur le droit d’auteur et les droits voisins du 5 octobre 2007.

Cette modification de loi a introduit en suisse une protection juridique pour les DRM. (qui sont des logiciels conçu pour protéger une loi…). Malgré une bonne volonté et de bons arguments, seul 803 signatures sur les 50 000 nécessaire ont été récoltées.

Cet échec a montré qu’il n’existait aucune organisation en suisse pour défendre une société de l’information libre et ouverte contre la tendance d’une certaine industrie à vouloir durcir le contrôle et le droit d’auteur sur l’échange d’information.

En avril 2009, le parti pirate suédois profite de l’attention médiatique portée au procès de The Pirate Bay. Le nombre d’adhérants au parti se multiplie pour atteindre les 30 000 membres.

En juin 2009, le parti pirate suédois a obtenu un peu plus de 7% de voix aux élections européennes de 2009, en suède. C’est ainsi que le parti pirate obtient son premier représentant au parlement européen.

C’est cet événement qui va motiver de nombreuses personnes à créer des partis pirates dans de nombreux pays, dont la Suisse.

C’est ainsi qu’après quelques semaines de discussions sur son forum, le parti pirate suisse est né le 12 juillet 2009. (le jour de mon anniversaire !)

Actuellement, cinq mois plus tard, le parti pirate suisse compte 600 membres dans toute la suisse.

Que veux le parti pirate ?

Le parti pirate est formé en grande partie de gens qui travaillent dans le domaine de l’informatique et des technologies de l’information. Ils sont aux premières loges pour observer ce que les médias appellent la révolution numérique.

En effet, ces dernières années, c’est bel et bien une véritable révolution de fond qui est en train de se passer. Notre société est entrée dans l’ère de l’information. Comme dans toute révolution. Il y a de bonnes et de mauvaises choses qui arrivent. Il y a une période d’instabilité. Il y a des manières de faire qui changent. Il y a des moments clés et des choix de société à faire.

Le parti pirate est là pour s’assurer que la transformation de notre société pour entrer dans l’ère de l’information se fasse dans l’intérêt de tous.

Les axes principaux du parti pirate sont:

  • la réforme du droit d’auteur
  • la suppression des brevets
  • le renforcement de la protection de la vie privée

Ces dernières années les technologies de l’information ont beaucoup évolué et la société avec. Le droit actuel dans le domaine de l’information n’est plus adapté à la technologie et à la société actuelle. De nouveaux problèmes sont apparus ces dernières années. Il y a deux manières de les résoudres:

  1. on bride la technologie pour tenter de faire « comme avant ».
  2. on réforme le droit pour l’adapter à la technologie et la société actuelle.

La première solution est celle qui est prônée par les industries qui vivent de leur position dominante dans le système en vigueur. Cette solution conduit à rendre unique du contenu qui peut se copier à l’infini en enfermant ce contenu dans des DRM. (Documentation sur les méfaits des DRM) Cette solution conduit à la création de lois liberticides comme la loi HADOPI en france. Cette solution conduit à la criminalisation d’une part grandissante de la société  qui apprécie la simplicité et l’efficacité de nouveaux modes d’échange d’information. Cette solution conduit à brider l’innovation.

La seconde solution est celle qui est prônée par le parti pirate. Il faut réformer le droit d’auteur.

Pour mieux comprendre, voici un exemple qui montre que parfois il vaut mieux adapter le droit à la technologie que le contraire.

Au début de l’aviation aux USA, le droit de propriété terrien posait problème. En effet, une propriété comprenait le sol, le sous-sous, mais aussi le ciel au dessus. Avec l’arrivée des avions on a vu de nombreuses « violation de propriété privée« . Ce n’est pas pour autant que maintenant les avions ont été interdit ou que les pilotes négocient un droit de passage tous les 50m sur les 10 000km de voyage !

Non.. la solution n’a pas été de brider la technologie, la solution a été de changer le droit ! Aux USA, une propriété n’inclut plus le ciel ! C’est un rééquilibrage du droit pour le bien commun.

C’est par ce que la tendance actuelle adoptée par plusieurs gouvernements semble être à l’acceptation de la première solution, celle du bridage de l’information et de la technologie que le parti pirate se forme. Il entend être un contrepoids aux lobbyisme et au lavage de cerveau d’une certaine industrie qui tente de maintenir son fonctionnement et ses privilèges.

Le parti pirate est donc un mouvement qui vise a informer la population des vrais enjeux de l’ère de l’information pour le bien communs de tous, dans un état de droit équilibrés.

Programme du parti pirate suisse

Durant l’été 2009, une fois le parti créé, c’est un programme politique qui a été écrit, discuté et finalement adopté fin août.

Le programme politique du parti pirate suisse est disponible sur le wiki du parti.

Au moment des débats pour la création de ce programme, j’avais écrit une proposition de programme afin de clarifier quelques idées. Pour ne pas alonger ce billet, je laisserai ceux que ça intéresse aller lire cette proposition. Elle comporte de nombreux exemples et réflexions à propos des changements que  la révolution numérique apporte.

Pour résumer

Le parti pirate est constitué de citoyens qui défendent, le droit à l’autodétermination informationnelle, l’accès libre à la connaissance ainsi qu’à la culture, tout comme la préservation de la sphère privée des individus.

Les membres du parti pirate pensent que ce sont autant de fondements de la société d’information qui nous attend. Ce ne sont que sur de telles bases que peut croître un régime démocratique socialement juste et librement consenti.

Le parti pirate est un parti que l’on ne peut pas positionner sur l’échiquier politique gauche droite traditionnel.

Si au début le parti pirate semble être une parti de geeks informaticiens, cette vision des choses risque vite de sortir du monde de l’informatique.

En effet, la société dans laquelle nous vivons étant de plus en plus une société d’information. Les questions qui touchent à l’information sont de plus en plus fréquentes en politique.

Hors, l’informatique, les domaines les plus directement touchés sont ceux qui sont en relation avec les biens culturels comme la musique, les livres, le cinéma. Puis on peu transposer les mêmes problèmes dans le domaines de la biologie avec les OGM et la brevetabilité du vivant. Puis on dérive très vite sur l’industrie pharmaceutique.

Ensuite, on peut parler d’économie en repensant totalement la manière de favoriser économiquement l’innovation et la création de bien culturels.

Et enfin, on peut parler d’éducation en garatissant que l’apprentissage par la copie et l’étude du fonctionnement de mécanismes soit toujours possible comme jusqu’à maintenant.

Le parti pirate peut donc apporter de nombreuses contributions dans des domaines aussi fondamentaux que la culture, l’agriculture, la santé, l’économie, et l’éducation.

Quelques lectures intéressantes

Proposition de programme politique pour le parti pirate suisse

Proposition de programme politique pour le parti pirate suisse

Problématique

Le parti ne se forme pas par hasard. Il y a une véritable réflexion de fond qui pousse des gens à s’unir pour défendre des idées et des valeurs communes.

  • Nous vivons dans un Etat de droit.
  • Le droit est un ensemble de règles et de lois qui définissent les rapports entre les gens d’une même communauté.
  • Le droit évolue au cours du temps pour s’adapter à la société. Il tente d’être équilibré pour garantir les intérêts de tous.

La technologie aussi évolue. Ces dernières années les technologies de l’information ont beaucoup évolué et la société avec. Le droit actuel dans le domaine de l’information n’est plus adapté à la technologie et à la société actuelle. De nouveaux problèmes sont apparu ces dernières années. Il y a deux manières de les résoudres:

  • on bride la technologie pour tenter de faire « comme avant ».
  • on réforme le droit pour l’adapter à la technologie et la société actuelle.

La première solution est celle qui est prônée par les industries qui vivent de leur position dominante dans le système en vigueur  Cette solution conduit à rendre unique du contenu qui peut se copier à l’infini en enfermant ce contenu dans des DRM. (Documentation sur les méfaits des DRM) Cette solution conduit à la création de loi liberticide comme la loi HADOPI en france. Cette solution conduit à la criminalisation d’une part grandissante de la société  qui apprécie la simplicité et l’efficacité de nouveaux modes d’échange d’information. Cette solution conduit à brider l’innovation.

La seconde solution est celle qui est prônée par le parti pirate. Il faut réformer le droit d’auteur.

Au début de l’aviation aux USA, le droit de propriété terrien posait problème. En effet, une propriété comprenait le sol, le sous-sous, mais aussi le ciel au dessus. Avec l’arrivée des avions on a vu de nombreuses « violation de propriété privée« . Ce n’est pas pour autant que maintenant les avions ont été interdit ou que les pilotes négocient un droit de passage tous les 50m sur les 10 000km de voyage !

Non.. la solution n’a pas été de brider la technologie, la solution a été de changer le droit ! Aux USA, une propriété n’inclut plus le ciel ! C’est un rééquilibrage du droit pour le bien commun.

C’est par ce que la tendance semble être à l’acceptation de la première solution, celle du bridage de l’information et de la technologie que le parti pirate se forme. Il entend être un contrepoids aux lobbyisme et au lavage de cerveau d’une certaine industrie qui tente de maintenir son fonctionnement et ses privilèges.

Le parti pirate est donc un mouvement qui tent a informer la population des vrais enjeux de l’ère de l’information pour le bien communs de tous, dans un état de droits équilibrés.

Le programme du Parti Pirate Suisse s’articule en 3 axes principaux.

  • la défense des libertés civiles. (Droit à la vie privée, liberté d’expression et d’information)
  • la réforme de la propriété intellectuelle
  • la suppression des brevets

Suppression des brevets

Le but d’un brevet est de permettre à son auteur de garder l’exclusivité sur son invention pendant vingt ans afin de lui permettre de financer l’investissement effectué pour ses recherche.

Le parti pirate est d’avis que le système des brevets, actuellement, ne remplit plus son but de favoriser l’innovation. Ce système pose plus de problèmes qu’il n’en résout. Le parti pirate propose donc de supprimer les brevets.

Mais alors comment favoriser l’innovation ? Comment réformer ce système que proposer ?
Des solutions existent, il semble que la simple économie de marché est une solutions qui favorise plus l’innovation que le système du brevet.

Une étude dirigée par Peter Bossaerts avec des chercheur de l’EPFL et de Caltech montre que l’innovation est favorisée en utilisant le système d’économie de marché pour récompenser tous les acteurs qui ont contribué à une innovation, qu’ils soient les premiers ou les second à proposer cette innovation. (source: http://www.ibcom.ch/ee01/news/comments/economie-de-marche-encourage-davantage-innovation-que-les-brevets/ )

Le système de brevet est trop exclusif, le second à se lancer sur le marché n’a droit à rien, tout est gardé pour le premier, celui qui dépose le brevet.

Il y a un vrai problème d’abus à régler, en effet, en septembre 2008, ce sont les employés même de l’office européen des brevets qui sont venus manifester dans la rue pour dénoncer les dysfonctionnements du système des brevets. Donc il y a de quoi faire et il y a du soutiens.
(source: http://www.numerama.com/magazine/10718-L-Office-europeen-des-brevets-en-greve-pour-denoncer-les-abus.html)

Quelques autres méfaits des brevets en vrac:

  • Brevet logiciel => tue l’innovation
  • Brevet sur le vivant => pillage du patrimoine qui a toujours été libre
  • OGM => rend dépendant les agriculteurs et donc n’assure plus la souvraineté alimentaire.
  • Brevet => empêche la recherche universitaire

Pour les détails voir la page détaillée sur les méfaits des brevets.

Réforme de la propriété intellectuelle

La propriété intellectuelle est un outil

La propriété intellectuelle est un outil légal qui a été créé pour favoriser la création. Il ne faut pas faire d’amalgame entre la propriété intellectuelle et la propriété « naturelle ». La propriété intéllectuelle n’est pas un propriété privative. Une idée, une oeuvre, un concept se copient. Donc plusieurs personnes peuvent profiter en même temps d’une oeuvre. Mais ce n’est pas le cas avec un objet physique.

L’industrie qui vit de rentes sur la propriété intellectuelle prétent que ces deux types de propriété sont équivalent. Mais il ne faut pas céder au lavage de cerveau. Ce n’est pas vrai. Copier n’est pas voler! La copie ne prive personne de l’original.

Echange par internet

Les effets de la copie illégale massive ne sont pas vus de la même manière suivant de quel côté on se place. L’industrie du disque et du cinéma dit que chaque copie faite est une vente de moins. Mais rien n’est certain. Une copie est effectivement peut être une vente perdue, comme ça peut être une copie qui ira chez une personne qui ne l’aurait pas acheté. C’est l’attrait de la gratuité. Ce dernier type de copie n’est peut être pas néfaste à l’industrie. C’est une publicité gratuite. Difficile d’évaluer l’impact véritable.

Toujours est il que le principal problème de 95% des artistes n’est pas de se faire copier, mais de se faire connaître. En cela, internet est le meilleur moyen de diffusion, et donc de se faire connaître que nous ayons à disposition. Il serait bête de s’en passer.

Le parti pirate fait donc la promotion des moyens de communication peer-to-peer. (p2p)

Suppression de la protection automatique

Comme dit plus haut la propriété intellectuelle est un outil pour favoriser la création. Le système actuel donne de manière automatique à un auteur tous les droits sur sa création. Ceci dans le but de pouvoir gérer l’utilisation commerciale d’une oeuvre pour en tirer un profit pécunier.

Toutefois il existe deux sortes d’oeuvres:

  • des oeuvres destinées à une utilisation commerciale
  • des oeuvres qui n’auront jamais d’utilisation commerciale

La protection automatique d’une oeuvre pose problème. Vu qu’il faut obligatoirement l’accord de l’auteur pour toute utilisation. Il faut préalablement retrouver l’auteur d’une oeuvre. Ce qui n’est pas toujours facile.

En retournant la situation, on peut se dire qu’une personne voulant exploiter commercialement son oeuvre prendra soins de garder un lien entre son oeuvre et son identité.

Donc il est possible de supprimer la protection automatique d’une oeuvre. Si une personne veut protéger son oeuvre on peut imaginer qu’elle se donnera la peine de faire les démarches nécessaires. Si aucune démarche de protection n’est faite. Alors l’oeuvre sera disponible dans le domaine public.

Les démarches pour protéger une oeuvre doivent être simple. Il y a plusieurs solutions envisageable. Par exemple:

  • une base de donnée répertoriant les oeuvres enregistrées et leur auteur
  • une marque sur ou proche de l’oeuvre permettant de savoir sous quel régime légal se trouve l’oeuvre. (à l’image des métadonnées indiquant des licences creative commons)

L’enregistrement dans une base de donnée peut paraitre une activité énorme. Mais l’exemple de la gestion des noms de domaine sur internet permet de montrer qu’un tel système peut fonctionner de manière répartie et pas trop contraignante.

Durée de la protection d’une oeuvre

La question de la durée de protection est également cruciale. Actuellement une oeuvre est protégée 70 ans après la mort de l’auteur. Il est difficile de comprendre en quoi protéger une oeuvre après la mort d’un auteur le favorise à créer ?

Cette durée est là par le fait de la volonté d’une certaine industrie qui a voulu s’asurer des rentes. L’exemple est marquant avec le copyright aux USA. Depuis 1790 le congrès a augmenté cinq fois la durée du copyright on est passé d’une durée de base de 14 ans, à 90 ans après la mort de l’auteur. La dernière augmentation de la durée a été voté en 1998 par le Sony Bono Act. Loi qui est aussi appellée par ses détracteurs, Mickey Mouse Protection Act pour montrer l’intérêt qu’a eu l’industrie Disney à faire passer cette loi pour protéger ses intérêts.

Il est donc temps de rééquilibrer cette durée à un nombre d’année raisonnable. Il faut également s’assurer qu’il ne soit pas possible d’augmenter la durée à chaque fois que la durée initiale arrive au bout !

Une proposition d’un nouveau système pourrait être de protéger une oeuvre durant 5 ans et ceci renouvelable jusqu’à une durée maximale de 15 ans.

La vie commerciale d’une oeuvre n’est souvent pas si longue. Il ne sert donc à rien de protéger trop longtemps celle-ci. En ce qui concerne les marques. La protection en vigeur ne semble pas devoir être remise en cause.

Pourquoi limiter la durée de protection d’une oeuvre ?

Tout simplement pour favoriser une culture des remix. Cette culture des remix est profitable à tous, elle permet l’adaptation d’une oeuvre à son époque.  Par exemple pour une oeuvre musicale jouée à un moment donné qui a son heure de gloire, 15 ans plus tard, la mode à certainement beaucoup changée. Il est possible de reprendre cette oeuvre pour la remixer, la remettre au goût du jour et ainsi recréer un nouvel engouement autour de cette même oeuvre.

Vision totalement théorique? Non, pas du tout. C’est une vision très pragmatique. Un des meilleurs exemples que l’on puisse faire est certainement celui de l’Amen break. Ce petit bout de batterie de 5,2 secondes perdu au milieu d’une chanson du groupe The Winstons vers la fin des années 1960 a été repris et remixé avec succès de nombreuses fois. Ce petit break en vient ainsi a être la base de nombreux morceaux dans quelques genres musicaux comme le Hip-Hop, le Jungle et Drum & bass.

Ainsi, sur un tout petit break de moins de 6 secondes on a créé tout une sous culture. Pour aller dans les détails, voici l‘historique de l’Amen break en vidéo.

Défense des libertés civiles

Protection de la vie privée

Quand on voit des sociétés commerciales qui vivent de la dénonciation des internautes et qu’on laisse faire cet espionnage, il y a de quoi se poser des question sur la protection de la vie privée dans notre pays. Il faut donc clarifier ce qu’il est possible de faire ou non.

Après une votation on ne peut moins claire sur le passeport biométrique, il y a du boulot à faire pour vérifier la bonne mise en place de ce système avec ces nouvelles bases de données sensibles.

Les technologies de l’information actuelles permettent de gérer rapidement des grandes quantités d’information. Il est donc possible de faire facilement, à grande échelle, et sans aucun contrôle, autant le bien que le mal.

Il est donc important que tout à chacun puisse contrôler l’information à son sujet et ce qu’on en fait dans diverses bases de données.

Ceci implique donc une notion de droit à l’oubli. Un compte facebook ou un historique de recherche google doit pouvoir être effacé.

Droits politiques et du citoyen

Les technologies de l’information actuelles permettent ou permettraient de simplifier grandement des actes de base d’une démocratie comme la notre.

  • signature d’initiative et référendum
  • vote et élections électronique
  • accès à un guichet numérique pour les démarches administratives (poursuite, impôts, attestation diverse, etc…)
  • identité numérique

Il est important de débattre si ces tâches sont souhaitables ou non. De la manière dont elle sont mise en place. Quel sont les avantages et les inconvénients.

La signature d’initiative et de référendum est tellement plus facile de manière électronique qu’elle pose le problème du nombre de signatures requises. faut il augmenter le nombre pour être certain d’une véritable volonté populaire ?

Prochainement le vote électronique sera proposé à grande échelle en suisse. Est ce une bonne chose ?
Actuellement il est en test dans les cantons de Neuchâtel, Zurich et Genève.

A Neuchâtel. Il semble bien conçu de manière cryptographique, mais l’ergonomie est affreuses. Il est souvent plus vite fait de voter  sur papier, par correspondance que d’utiliser le vote électronique. Donc si la rapidité était le but a atteindre. C’est loupé.

La réflexion faite en suisse pour le vote électroniqu est toujours mieux que dans bon nombre d’autres pays où la sécurité des machine à voter n’est assurée que par le secret de leur fonctionnement. C’est totalement à l’encontre des règles de bases de la cryptographie. Pour être sûr, le mécanisme d’un système de vote doit être ouvert et connu de tous. C’est seulement ainsi que l’on peut garantir un fonctionnement correct. La sécurité doit reposer uniquement sur le secret des clés, mais en aucun cas sur le secret du fonctionnement du système.

Malgré tout, même si il est bien conçu, avec un système de vote électronique il est très difficile de contester un résultat ! La technologie opacifie le processus.

La landsgemeinde reste quand même plus facile à contrôler. Chacun est capable de voir le résultat en voyant des mains levées ou des tas de papier plus ou moins grand.

Actuellement, le système fédéraliste suisse décentralise les bureaux de vote. Une fraude est donc difficile a réaliser à grande échelle. Avec le vote électronique, on a tendance à centraliser le système, ce qui augmente le risque de fraude par piratage, corruption du bureau de dépouillement ou simple bug.

Il y a tout un débat et une information à faire à ce propos et il  semble qu’il y a peu de gens qui comprennent vraiment l’enjeux et l’aspect technique.

Dans le canton de Neuchâtel, le vote électronique est un des éléments en test dans le guichet unique. Ce guichet a pour but de fournir aux citoyen un accès par internet à toutes les prestations qu’une administration pourrait fournir. Ainsi on évite de devoir concilier avec des horaires serrés de fonctionnaires pour obtenir les prestations que l’Etat fourni aux citoyens.

Ainsi le guichet unique permet d’avoir accès aux informations sur ses impôts, de gérer une mise aux poursuites, d’obtenir les informations concernant son assurance incendie, le services des autos, l’inscription à un examen de permis de conduire, etc…

Prochainement encore bien d’autres services vont être ajouté au guichet unique neuchâtelois, une des plus sensible étant les élections.

Tout ces services de démocratie en ligne comme on les appelles parfois sont liés à la notion d’identité numérique du citoyen. Cette identité a pour but d’identifier le citoyen dans chacune de ses transaction avec l’Etat. Il est primordial pour un le vote que l’on puisse identifier un citoyen et qu’il ne puisse voter qu’une fois!

Les systèmes de signature électronique existent depuis longtemps déjà et sont largement utilisés notamment pour sécuriser l’accès à certains sites web critique. Cependant, dans les essais fait pour le vote électronique, le citoyen n’as pas de signature élecronique. Par exemple dans le système neuchâtelois, il est impératif de se rendre en personne à la chancelerie d’Etat, ou chez un notaire, pour obtenir un nom d’utilisateur, un mot de passe et une carte à numéro qui servent à s’identifier sur le guichet unique. Ensuite,  spécifiquement pour les votations, à chaque scrutin un code est envoyé par courrier écrit pour accéder au vote de manière unique.

Cette tentative de créer une identité numérique du citoyen est lourde. Un système de signature électronique serait certainement plus simple. Toutefois, le problème n’est pas technique. Il est surtout juridique. Le grand conseil neuchâtelois a du modifer et créer toute une législation pour permettre l’utilisation du guichet unique. De plus, lors de chaque scrutin fédéral, le conseil fédéral doit accepter l’utilisation du vote électronique comme moyen de participation au scrutin. (la proportion de la population autorisé à participer au scrutin de manière électronique est également limitée !)

Pour élever la signature électronique au rang d’identité numérique du citoyen, il faut donc modifier et créer de nouveaux réglements au niveau fédéral.

La signature électronique n’est pas un élément obscure ce n’est qu’une clé, donc une longue chaine de caractère ,qui est utilisée pour crypter le message à signer. Seul le détenteur de cette clé peut effectuer l’opération de signature, donc la clé doit être connue uniquement de la personne à qui elle est attribuée. Toute la sécurité du système repose sur le fait de garder la clé secrète. Comme on suppose actuellement que vous êtes le seul capable de reproduire votre signature manuscrite!

Une signature manuscrite n’est pas un moyen d’une haute sécurisé, pourtant c’est ainsi que tout fonctionne dans l’identification d’un citoyen dans le système actuel.

La signature manuscrite ne semble pas très compliquée à imiter, d’autant plus quand elle est faite de manière toute déformée avec un stylet sur l’ordinateur de poche du facteur qui vous livre un recommandé !

La signature électronique devrait donc pouvoir être acceptée sans problème majeur autre que la législation. Il faut cependant trouver un système très simple pour stocker la clé secrète.

Une proposition serait de stocker la clé dans une puce sur les cartes d’identité. Il faut juste ensuite installer des lecteurs de cartes compatible avec nos ordinateurs et appareil susceptible de devoir identifier une personne.

L’idée d’identifier les personnes grâce à la biométrie est une fausse bonne idée. Même si le passeport biométrique comporte ce genre d’information.

On est jamais à l’abri d’un piratage ou d’un vol de données. Si une clé secrète est volée. Il suffit de la changer. Si une empreinte digitale est volée, on ne peut pas la changer!

Dans le mécanisme standard de signature électronique, on utilise aussi la notion de certificat. Un certificat permet d’attacher des informations à une clé secrète. En effet, il est tout a fait possible de signer un document avec une clé, mais à l’autre bout, si la signature n’est pas connue il sera difficile d’identifier l’auteur de la signature.

On utilise donc un système de certificats qui comportent la clé. (un certificat public ne comportant évidemment pas la clé secrète mais étant lié de manière cryptographie à un certificat privé comportant la clé secrète)

Afin de garantir que les informations liées à la clé sont correctes, le certificat est la plupart du temps lui aussi signé. Il est signé par une autorité de certification. Dans le monde de l’internet les premiers arrivés on été les premiers servis. Des sociétés comme verysign se sont autoproclamées autorité de certification. C’est une activité très lucrative, qui consiste à demander une fortune pour signer des certificats.

Pourquoi jouer leur jeu ? Tout simplement car les navigateurs web (qui sont un exemple d’application utilisant beaucoup les certificats) indiquent un message d’alerte inquiétant pour l’utilisateur si le certificat utilisé n’est pas signé par une autorité de certification qu’il connaît. Le nombre de certificat racine déjà inclu dans les navigateurs web sont peu nombreux, donc on est quasi obligé de les utiliser si l’on ne veut pas demander à l’utilisateur final d’ajouter notre propre certificat racine dans son navigateur web.

Par contre, qui décide de quel certificat racine va se trouver par défaut dans un navigateur web ? Les concepteur de navigateur comme microsoft, apple et plus étrange mozilla qui fabrique un navigateur ouvert !

Ce sont donc des complices de ce système mafieux de sécurité! Il y a ici aussi quelque chose à revendiquer.

Il semble logique que, comme la confédération helvétique est l’autorité de certification des cartes d’identité elle soit aussi l’autorité de certification des signatures électronique servant d’identité numérique aux citoyens.

La réflexion et le débat sur les enjeux de l’identité numérique du citoyen reste à faire. C’est un enjeu important pour vivre dans une société de l’information numérique.

Sensibilisation de la population

Le commun des mortels est de plus en plus perdu dans une jungle technico-juridique. Si l’on veut que tout le monde comprennent les enjeux des technologies de l’information.Le devoir du parti pirate est d’expliquer cette jungle. C’est ainsi que le pari pirate pourra montrer et démontrer que sa cause est juste.

L’exemple de l’introduction de la protection des DRM dans le droit suisse depuis septembre dernier montre bien que les députés n’ont pas bien compris ce que c’est. Tout comme la population.

Il faut créer des exemples pédagogiques et sensibiliser la population à ce genre de problématiques.

Les DRM (gestion numérique des droits) techniquement ça ne marche pas.

C’est comme mettre du contenu dans une enveloppe fermée avec un bon cadenas et coller la clé du cadenas au dos de l’enveloppe. N’importe qui de pas trop con peu aller chercher la clé et l’ouvrir vu qu’on lui donne la clé. Mais l’industrie fait un bon lobbyisme et fait croire (ou crois elle même) que c’est un moyen efficace de protection.
Non… tout ce que ça fait c’est de faire des dégâts dans l’interopérabilité, de créer des modèles commerciaux fermés. De compliquer l’utilisation des technologies qui ne sont pas si compliquées à la base.

Les lois de protections de DRM qui fleurissent un peu partout sont vraiment digne d’un emplâtre sur une jambe de bois. Si on réfléchit bien, à la base, il y a des oeuvres que l’on distribue. On veut donner une exclusivité de distribution à l’auteur de l’oeuvre, donc on crée une loi pour donner des droits exclusifs à un auteur: le droit d’auteur.

Comme le droit d’auteur ne semble pas protéger suffisamment les oeuvres, on les protèges de manière technique avec des DRM. Et comme les DRM techniquement ça ne marche pas, on crée une loi pour les protéger de manière juridique! On complique de plus en plus, mais ça ne fonctionne jamais. Il est donc temps de changer de technique, d’arrêter d’inventer des emplâtre. Il faut songer à  repenser au but d’origine: favoriser la création!

Le parti pirate a du travail à faire pour contrer les fausses vérités proférées par une certaine industrie. L’enjeu est de favoriser la culture libre. De pouvoir acheter une chanson dans un magasin et de pouvoir la lire dans un lecteur acheté dans un autre magasin. Ce n’est pas plus compliqué que ça. Mais c’est bien là le danger qui est de plus en plus présent. On sacrifie l’interopérabilité.

Expliquer les licences Creative-Commons est également un bon moyen de sensibiliser la population au fonctionnement du droit d’auteur.

Par défaut le une oeuvre est automatiquement protégée. Tous les droits sont réservés à l’auteur. Si celui-ci ne connait pas le droit, il va publier ces oeuvre et personne ne pourra rien en faire sans son accord.

En fournissant des licences simple de mise en oeuvre. Creative commons tend à vouloir agrandir le nombre d’oeuvre qui sont libre d’une certaine utilisation. Au moment de publier son oeuvre, l’auteur peut simplement associer quelques conditions à son oeuvre. (indiquer la paternité, pas d’utilisation commerciale, pas d’oeuvre dérivée, …)

Ceci permet à des auteurs non spécialistes du droit de protéger correctement et précisément leur oeuvre tout en offrant des droits à qui voudraient en profiter. Ces licences évitent à une personne voulant utiliser une oeuvre de devoir contacter l’auteur pour lui demander si elle a le droit de l’utiliser. Cette simplification de l’aspect légal d’une publication d’oeuvre permet à une culture du remix d’être plus florissante. C’est une bon début de création de culture libre.

Favoriser le logiciel libre. Quand une tâche devient tellement importante que l’on en devient dépendant. Il faut pouvoir la contrôler. Le logiciel libre est donc l’unique manière de contrôler l’évolution de systèmes informatique de base utilisés un peu partout. (système d’exploitation d’ordinateur, moyen de communication, traitement de document, etc..)

Le logiciel libre peut être adapté à ses propres besoins ainsi il est possible de maîtriser l’évolution du logiciel. On est certain de ne pas voir disparaître des fonctions importantes que l’on utilise, tout comme il est possible d’ajouter des fonctions manquantes.

Dans le même esprit d’autonomie. Si l’on veut garder des compétences locales dans l’informatique, il faut favoriser les logiciels libres. Ainsi il est possible pour tout à chacun de se former en bidouillant des logiciels, en les décortiquant pour apprendre leur fonctionnement.

Il est donc important de favoriser l’utilisation des logiciels libre partout, mais surtout dans les écoles.

Dans le domaine de la biologie et du pharmaceutique on retrouve exactement la même problématique, si l’on ne veut pas voir disparaitre des compétences locales, il ne faut pas laisser les multinationnales s’approprier des concepts et des plantes qui ont toujours été libre jusque là !

Références bibliographiques

Programme politique de Martouf

Programme politique de Martouf

Il me semble que la politique de ces temps manque de vison à long terme. Les partis actuels ont de moins en moins d’idéal et sont devenus de plus en plus des administrateurs du système en place.

Le but ici est de tenter de concevoir un nouveau projet de société adapté à notre civilisation.

Durant l’année 2011, on a observé, les printemps arabes, l’été européen avec l’émergence des indignés et l’automne new-yorkais avec le mouvent occupy wall street.

On trouve des mouvements d’indignés dans plus de 90 pays. Il y a un réel mouvement de masse qui dénonce le raz-le-bol du système dominant actuel.

Cependant lorsque l’on demande à ces mêmes indignés ce qu’ils veulent à la place du système actuel. Il y a peu de réponse. Il y a une foule de petites idées, mais pas de programme concret des indignés.

J’ai tenté de me mettre dans ce rôle et de proposer un programme politique qui est une alternative au système actuel.

Ce que nous voulons:

En bref:

En un peu plus long:

Remplacer une économie basée sur dogme de la croissance par une économie de fonctionnalité.

Une économie dans laquelle on échange des droits d’usage sur des objets plutôt que les objets eux mêmes.

Une économie qui favorise des valeurs de partage, de collaboration et de coopération plutôt que l’individualisme et la concurrence.

Si vous avez de la suite dans les idées vous me direz qu’un telle économie risque d’augmenter considérablement le chômage.

Je vous répond: oui, et c’est tant mieux !

Nous voulons la fin d’une économie basée sur le dogme du plein emploi.

Cela fait 200 ans que l’on remplace les humains par des machines pour augmenter la productivité.

Nous sommes capables de produire toujours plus avec toujours moins de monde. Pour garantir le dogme du plein emploi, nous fonçons tête baissée dans le productivisme démesuré.

Halte à tout système productiviste, peu importe que ce soit des systèmes capitalistes ou communistes.Il n’est pas possible de baser une économie sur le dogme de la croissance infinie dans un monde fini.

Toutefois, il faut garantir l’intégration de tous dans la société. Si cette intégration ne passe plus par l’emploi elle peut se faire par un revenu de base inconditionnel.

Car, ce que les gens veulent, ce n’est pas un emploi, c’est un revenu suffisant pour vivre.

Ainsi, on donne à chacun un revenu suffisant pour vivre. Le travail devient optionnel.

Je devine votre question: comment financer ce revenu de base ?

Il existe plusieurs manières, dont une qui est la réforme du système de création monétaire. Débarrassons nous du système de création monétaire par argent-dette.

Ce système donne une place trop importante aux banquiers qui sont seuls habilités à choisir les projets qui méritent d’être financés lors de l’accord ou non d’un emprunt.

Finissons en de ce système de création monétaire par l’emprunt bancaire soumis à intérêt.
Finissons en de cette chaine de ponzi globalisée.

Il existe d’autres systèmes monétaires par exemple: la monnaie fondante, le crédit mutuel, le dividende universel.

Il est temps d’ouvrir l’esprit et de voir qu’il est possible de faire autrement.

 

 

 

Quelques autres points en vrac

La technique est déjà à la base de tenter de faire une liste de points importants de ma vision politique. Ceci me permet de faire mon profile politique. Ensuite, à partir de ce profile, il est possible de voir si un parti défend cette vision, ou si il faut proposer un complément de vision à un parti ou créer un nouveau parti.

  • un congé parental de 3 ans partagé comme voulu entre la mère et le père. S’occuper d’un enfant est tout un métier qu’il est légitime de rémunérer.
  • La libération de la femmes, l’égalité de sexe n’est finalement qu’un principe pour faire travailler 2 personnes au lieu d’une…. mais qui s’occupe des enfants ??  après il faut des crèches pour s’occuper d’eux.. et faire bosser les parents encore plus pour payer la crèche… donc c’est pas viable.. il faut qu’un des deux parents reste à la maison, l’égalité c’est le choix du parent !
  • le régime applicable par défaut du droit d’auteur est une mise dans le domaine public. => carte de suisse topo libre de droit, on peut les modifier et les échanger comme on veut.
  • les brevets ne s’applique pas à tout ce qui est de l’information. (gène, logiciel etc..)
  • Transport public gratuit pour tous.
  • suppression des « Société Anonyme » et pour encourager la forme juridique de coopérative. Le but est d’éviter de laisser fuir les capitaux de l’entreprise chez les actionnaire. (Attention avec ce point, il semble d’après mes observation que les société du genre startup high tech gagnent pas mal à être financée par la bourse suivant grâce à la confiance que les actionnaires mettent dedans. Si on supprime le système de SA, ça va être dur de financer une société qui démarre.)
  • création d’une carte d’identité avec une signature électronique délivrée par l’etat comme autorité de certification. Il faut absolument sortir du système actuel ou les autorités de certifications (verisign) sont juste des entreprises qui ont eu la chance d’être les premières et qui actuellement profite financièrement de leur position dominante.
  • Autonomie énergétique des villages, et des nouvelles constructions.
  • encouragement de l’énergie renouvelable. Reconstruction des centrales hydroélectriques abandonnées dans les années 1950-1960 à l’arrivée des centrales nucléaires. (la création de nombreuses petites centrales hydroélectriques à tourbillons semble intéressante.)
  • Installation de centrale solaire sur tous les toits. (photovoltaïque et thermique)
  • Utilisation et éducation à l’informatique avec des logiciels libres. Il faut garder le droit de bidouiller les programmes. L’informatique est devenue trop importante de nos jours pour que l’on ne fasse qu’utiliser des boites noires contrôlées par des entreprises privées.
  • faire payer le coût réel de l’eau en bouteille qui vaut pour un quart de pétrole !! Donc faire la promotion de l’eau du robinet. Offrir des carafes à la place de bouteilles d’eau pour les conférences. Continuer d’entretenir les fontaines public et de faire les contrôles sanitaire. Il y a trop de fontaine sur lesquelles ont indique « eau non potable » juste par flemme de les controler !
  • création d’un gouvernement mondiale démocratique (conf) fédéraliste. Avec des enjeux mondiaux tel que la sauvegarde de l’environnement il est nécessaire d’avoir un pouvoir qui a le moyen d’imposer une décision globale.
  • favoriser la reconversion du temps passé à regarder la TV en temps mis à disposition pour créer des biens communs. (création d’articles wikipedia, de cartes openstreet map, musique, bénévolat)
  • assurance maladie gratuite
  • check-up médical total et gratuit chaque année. Dans le sens de la médecine chinoise. Maintenir les gens en santé plutôt que traiter des maladies qui ne sont que des messages pour nous faire changer (voir le livre de Michel Odoul)…. et l’explication de la médicine chinoise: http://youtu.be/JQU5R5uPBX8
  • Introduction de monnaies locales (fondantes) et suppression de la création monnétaire par le crédit bancaire. C’est la communauté qui utilise une monnaie qui doit pouvoir gérer l’augmentation de masse monétaire pour des projets qui l’intéresse. Fin de l’oligarchie des banquiers.
  • AVS en danger à cause de la pyramide des âges ? Il n’y avait pas plus de contributeurs il y a 50 ans quand les femmes restaient toutes à la maison et n’avaient pas d’activité rétribuée !
  • redécoupage d’échelle des entités politiques. Il faut adapter la taille des structures politiques à la taille des zones de vie des citoyens. Une commune de 2km sur 3km n’est pas adaptée à la vie d’une personne qui tout les jours fait 50km et change de canton pour se rendre sur son lieu de travail! Réadapter à la taille toute en pensant local. D’après certains auteurs (à retrouver qui ! illich ?) il ne faut pas dépasser 30 000 habitants pour qu’une communauté soit gérable par des moyens simples. C’est aussi la notion d’écovillage.
  • manger moins de viande
  • promotion de la trottinette
  • promotion du vélo
  • moyen de transport en trains de mini bulles (taille de télécabine à 6-8) chaque bulle va à une desination précise et ne s’arrête par aux autres arrêts.. Pour éviter d’envoyer un gros véhicule vide et faire des arrêts inutiles pour la plupart des usagers des transports public. Ce genre de transport est proposé pour des distances ou relief qui rendent le vélo moins intéressant. Sinon, le vélo reste le moyen de transport à privilégier.
  • Favoriser le partage de matériel que l’on employe rarement. (four à raclette, motoculteur, four à crêpe, etc..) => voir la plateforme d’échange que j’ai créer pour partager des objets.
  • instaurer le revenu de bases inconditionnel. Un revenu qui permet de vivre. Ainsi le travail deviendrait un choix. C’est un moyen des plus simple et efficace de financer des biens communs gratuits pour tous.
  • création de jardins potager (communautaires)
  • favoriser l’agriculture contractuelle de proximité.
  • relocaliser l’économie.
  • création de coopérative d’habitation.
  • favoriser la création d’objets durables. Fin de l’obsolescence programmée.
  • favoriser tout ce qui permet de créer des liens sociaux en partagant. (objet partagés, transports partagés, repas partagé, maison partagées) Ceci certainement via des réseaux sociaux informatique.
  • instauration d’une marché du troc pour donner un endroit ou les gens vont donner les objets qu’ils ne veulent plus et qui sont encore en état de marche. (pour ne pas mettre à la déchetterie des objets qui fonctionnent encore)
  • interdiction de la publicité. La pub n’est là que pour faire consommer plus. Si un biens est utile, on se débrouille pour le trouver. (par contre, il faut préserver une notion d’information.. parfois la limite est floue)
  • inciter les gens à ne plus regarder la tv. (seulement des films  ou documentaire, reportage. Mais surtout pas d’émission bouche trou.. tv réalité… informations trop peu approfondie)
  • favoriser les valeurs de partage, de biens communs, de coopération, de diversité, de vie en communauté. Use de tout n’abuse de rien. Se battre contre l’individualisme et la démesure.

Comparaison et étude de plusieurs systèmes politiques

Etudes des systèmes politiques

Toute civilisation est un organisme social, la plupart du temps, toutes les civilisations se sont construit un système politique qui a pour but de diriger la civilisation dans son entier. (réflexion: peut il y avoir une civilisation anarchiste ?)

Ici, je vais tenter de recenser différents types de gouvernements et de systèmes politiques qui sont ou ont été employés. Ceci permettra de se faire une idée du fonctionnement humain.

Déjà, il faut trouver recenser diverses civilisations et les étudier. Comme point de départ, la page civilisation de wikipedia est il me semble adaptée.

La république romaine

En parlant de recensement de type de systèmes politiques, ce terme vient de la république romaine. A cette époque, on effectuait un recensement tous les 5 ans. On écrivait un album de tous les citoyens papables pour faire partie du Sénat. Et ceci en fonction des capacités censitaires, (financières), d’où le terme recenser.

Lors de chaque recensement on effectuait des cérémonies de purification appelée lustrum d’où le lustre durée de temps égale à 5 ans !

forum romain curie temple ruine

L’étude des institutions politiques de la république romaine est basée en bonne partie sur ce qui vient de la page de wikipedia: institutions de la république romaine.

L’histoire de Rome est très romancée, elle commence par Romulus et Rémus. Romulus défini les contours de Rome à l’aide d’une charrue, il devient donc un tireur de trait, un Rex, qui se traduit par Roi. Puis la légende, raconte que Romulus tue son frère. (involontairement, il avait juste demandé de tuer quiconque entrait dans la zone sacrée… son frère l’a fait, il a été tué.)

romulus et remus sous la louve statue au capitole a Rome

Donc Rome est une monarchie, jusqu’à ce qu’un des Rois de Rome, Tarquin le Superbe, se fasse chasser par la population par ce qu’il était trop tyranique.

Donc en 509 av J.C la république romaine est née.

Les institutions de la république ne sont qu’une évolution des institutions existantes, tel que le sénat, pour tenter d’éviter que le pouvoir absolu royale (imperium) ne soit dans les mains d’un seul tyran.

Tous les pouvoirs sont répartis entre différents magistrats qui sont chacun chargés de tâches particulières. A la tête de l’Etat, il y a 2 consuls qui ont les pouvoirs, l’imperium. Une décision n’est prise que lorsque les 2 consuls sont du même avis.

Le sénat est un conseil d’anciens, qui comme son nom l’indique est là pour conseiller les consuls.

Les citoyens romains, par l’intermédiaire d’assemblées (des comices) ont pour rôle d’élire les différents magistrats, ainsi que des censeurs.

Le rôle des censeurs est de recenser! A chaque élection de censeur, tous les 5 ans, (tous les lustres du nom de la fête de purification qui y a lieu) les censeurs font le classement des citoyens en fonction de leur âge et de leur richesses. D’après ce recensement, ils déterminent dans un livre blanc (album) la liste des sénateurs ! Généralement tout ancien magistrat est automatiquement placé dans la liste des membres du sénat.

En cas de guerre, ou de problème pour lequel on a besoin d’une prise de décision rapide. Les consuls élisent un dicatateur ainsi qu’un maître de cavalerie comme adjoint.

Le dictateur reçoit les pleins pouvoirs de l’imperium. Cependant, pour éviter d’en faire un nouveau tyran. Ces pouvoirs sont limités à 6 mois.

Voici un schéma qui résume rapidement tout le fonctionnement des institutions politique de la république romaines.

système politique de la république romaine

Voici le même schéma, mais au format pdf, ce qui permet un plus grande souplesse:

système_politique_de_la_république_romaine.pdf

Empire Romain

Tout ceci est bien joli, mais tout le monde sait que la république romaine est devenue un empire romain!

Cela signifie donc que les buts de la république d’éviter une tyranie n’ont pas fonctionné. Ceci est du à un accord, le triumvirat entre Jules César, Pompée et Crassius.

Jules César à réussi à se faire nommer dictateur et prolonger son mandat de 6 mois à 10 ans ! et puis de 10 ans à dictateur à vie. Ceci montre bien la fragilité du système. Il se trouve que la réaction ne s’est pas fait attendre et que Jules César à été assassiné !!!

Mais l’empire était en marche et ses successeurs se sont nommés Auguste !

La Révolution Française

Depuis des siècles en France, c’est une monarchie qui gouverne. Les rois de France prennent de plus en plus d’importance. Louix XVI se fait même déclarer Monarque absolu de droit divin. Les différences de classes deviennent de plus en plus marquées entre l’aristocratie riche et les pauvres qui deviennent de plus en plus pauvres. Les idées du siècle des lumières font leur chemin… Les Etats unis d’amérique déclarent leur indépendance et en 1789 la révolution française éclate.

Le but de cette révolution est d’abolir les privilèges de classe. Tous les citoyens naissent égaux… La déclaration de droits de l’homme est écrite.

Cependant, malgré toute cette bonne volonté, il faut créer un nouveau système fonctionnel pour éviter que tout le pays parte dans le chaos. Chaos qui finalement va quand même régner pendant quelques années. De nombreuses formes de gouvernement vont apparaîtres et disparaîtres avant qu’un système soit adopté plus durablement.

Nous aurons dans l’ordre:

En 1789 le roi n’arrivant plus a gouverner normalement, il convoque les Etats généraux, l’assemblée des représentants de la nation. Mais ça ne va pas mieux. Les nobles et le clergé refusent de siéger avec le tiers état. C’est donc la scission. Les députés du tiers état, ainsi qu’une fraction volontaire du clergé et de la noblesse se réunissent en assemblée constituante et créent la première constitution.

La nouvelle structure politique est basée sur la séparation des pouvoirs, l’égalité et la souveraineté nationale. Le royaume est divisé en 83 départements.

Après avoir consigné par écrit les bases de la nouvelle société. Il n’existe toujours pas de système politique. Une assemblé législative est donc constituée pour assurer le gouvernement de l’Etat.

L’assemblée législative n’était aucunement représentative du peuple et ses membres même pas élu. C’était principalement les membres de la haute bourgeoisie. Cet état de fait provoqua pas mal de mécontentement, et des insurrections comme la commune de paris. (Celle de 1790 et pas celle de type anarchiste de 1870)

Suite à ces évènements, le suffrage universel à été employé pour élire les membres d’une nouvelle assemblée, la convention nationale. Cette convention assurait le législatif. Elle format un conseil exécutif formé de 6 membres pour l’exécutif et également un tribunal pour instruire le procès de Louis XVI et Marie Antoinette.

La convention a également créer plusieurs institutions importantes comme l’école normale supérieure, l’école polytechnique, l’école des arts et métiers, le conservatoire de musique, le musée d’histoire naturelle et le système métrique.

La convention nationale s’est rapidement transformée en ce que l’on appelle le directoire.

L’exécutif est assuré par 5 directeurs, qui sont élus par le conseil des anciens. Chaque année un des directeurs est tiré au sort pour être remplacé. Le corps législatif est composé de deux organes, le conseil des anciens et le conseil des 500.

Le conseils des Anciens comportait 250 membres âgés d’au moins 40 ans. Chaque année, on renouvelait un tiers du conseil. Le rôle de ce conseil est d’adopter ou de rejeter ce qui est proposé par le conseil des 500. Le second rôle de ce conseil est d’élire les directeurs.

Le conseil des 500 à pour rôle de concevoir les projets de loi et les listes de candidats pour le directoire. Puis il les transmet au conseil des anciens. Les membres du conseil des 500 sont élus au suffrage censitaire. Ce qui signifie en fonction du niveau de fortune !!!

Les directeurs sortant n’avaient pas la possibilité de se faire réélire.

Le directoire c’est très vite transformé en triumvirat corrompu. Le système a été supprimé par le coup d’état de Bonapart.

Coup d’Etat du 18 Brumaire

Je trouve toujours assez étrange que des gens qui sont les défenseurs d’une démocratie, d’une république arrivent à donner les plein pouvoirs à une personne unique. J’ai tenté un peu de comprendre comment est ce que Napoléon Bonaparte à réussi à se retrouver à la tête de l’Etat Français.

D’abords, il faut signaler que depuis la révolutions, ce sont de multiples systèmes qui se sont succédés très rapidement. On remarque bien, que personne ne sais vraiment comment il faut concevoir un système politique et que c’est par de multiples essais que l’on procède.

Le principe de la constitution de l’An III avait pour but de figer un système avec des moyens de bloquage de toutes les institutions entres elles pour éviter une prise de pouvoir par un tyran.

Emanuel Joseph Sieyès a fait partie de toutes les formes de gouvernement de l’époque, des Etats-généraux de Louis XVI au consulat avec Bonaparte. Au moment de la rédaction de la constitution de l’An III Sieyès est partisan d’un organe sensé contrôler la conformité avec la constitution des actes des organes de l’Etat. Cette proposition ne sera pas retenue.

Sieyès va alors tenter de remettre l’idée à l’ordre du jour, lors qu’il est membre du directoire. Cependant, la constitution est tellement ficelée qu’elle ne peut être modifiée avant 9 ans !!! (pas encore compris pourquoi)

Sieyès décide alors de changer de méthode et d’utiliser celle du coup d’Etat qui est, somme toute, assez courante à cette époque!

Il s’organise alors, il s’arrange pour avoir le soutien d’une partie du conseil des anciens, il s’arrange pour décider la majorité de ses collègue du directoire à démissionner et s’arrange avec le général Bonaparte pour que le conseil des anciens lui donne le commandement en chef des armées.

Un fois ce commandement reçu, Napoléon est déjà investi de pouvoirs énormes! C’est finalement là la faille. C’est une trop grande confiance en Napoléon.

Puis, avec un subtile déménagement des autorités à St-Cloud, le coup d’Etat commence. Napoléon explique qu’il est en colère et qu’il n’est pas content du travail du conseil qui a selon lui trahit plusieurs fois la constitution. Il propose de partir avec de nouvelles bases. Le députés l’acceptent mal, malgré les tentatives d’explications du frère de Napoléon, Lucien Bonaparte qui était président du conseil des anciens.

Se sentant attaqué et en danger de mort, Napoléon prend le contrôle militairement du conseil et fait évacuer la salle.

Plus tard, c’est en réunissant les membres du conseil favorable à Bonaparte que le consulat est mis en place.

La république est maintenant dirigée par 3 consuls. Napoléon devient premier consul aidé par Sieyès et Roger-Ducos.

De nouvelles institutions sont mises en place:

  • le conseil d’état qui rédige les lois
  • le tribunat qui discute des lois (mais ne les votes pas)
  • le corps législatif qui adopte ou rejette les lois. (mais ne les discute pas)
  • le Sénat qui vérifie la conformité des lois avec la constitution. (c’est ce qui ressemble le plus à l’idée d’organe de contrôle que Sieyès voulait)

Ce système est terriblement réparti pour que finalement se soit les consuls qui dirigent tout ! (et surtout le premier consul)

Napoléon empereur

Finalement le consulat est un système assez stable. Pour éviter qu’il ne s’effondre en cas d’effondrement du consulat, le Sénat propose de faire de Napoléon un Empereur !

L’idée peut paraitre étrange, mais le but est de faire de Napoléon l’incarnation des valeurs de la république. Et de transmettre de manière héréditaire ces valeurs !

Tout les symboles de monarchie sont alors recréés et toute une aristocratie, pourtant abolie quinze ans plus tôt est recréée !

Napoléon va transformer l’Europe en agrandissant son empire et en imposant les institutions de la république.

La plupart des institutions démocratiques européennes sont le fruit des idées de Napoléon. On pourra citer par exemple le code civil. (Il a aussi permis à des financiers Suisses de créer la banque de France… une banque à leur service.. et d’octroyer  à cette banque le monopole d’émission des billets de banques. Ce qui a valu à Napoléon d’avoir le soutien des financiers et de rester au pouvoir….)

L’idée de faire de Napoléon l’incarnation des valeurs de la république n’était donc pas une si mauvaise idée, même si tout ne s’est pas passé par la suite comme on le pensait. Le règne de Napoléon à permis de mettre en place rapidement et durablement une multitudes de nouvelles institutions républicaines et sur un vaste territoire.

Les Etats Unis d’Amérique

Tout le système politique des Etats Unis d’Amérique est basé sur la constitution. Cette constitution est une des plus vieille du monde. Toutefois elle a quand même été amendée 27 fois.

Le but de cette constitution était d’unir des ex colonies autonomes pas toujours très stable politiquement. La constitution a permis de créer une notion démocratique d’égalité de traitement pour tout les citoyens.

Afin d’éviter une concentration de pouvoir, la constitution est conçue de manière à créer un régime politique avec des pouvoirs très séparés.

Pouvoir législatif

Le législatif est une assemblée nommée Congrès qui est bicamérale elle comporte la chambre des représentants et le sénat. Comme son nom l’indique, la chambre des représentant représente proportionnellement le peuple et est renouvellée par suffrage direct tout les 2 ans. Le sénat comporte 2 sénateurs par Etat. Le Sénat est renouvelé par tiers tous les 2 ans.

Les lois doivent être votée par les 2 chambres pour être accepté. Si le président le désire, il peut apposer son veto. Ce qui augmente le majorité (2/3) pour l’acceptation d’une loi.

Pouvoir exécutif

C’est le président qui exerce le pouvoir exécutif. Il est le grand chef des armées. Il nomme les hauts fonctionnaires et les juges fédéraux (avec l’approbation du sénat ). Le vice président, quand à lui préside le Sénat.

Pouvoir Judiciaire

Le pouvoir judiciaire est détenu par la cour suprême. Les juges de cette cour sont nommés à vie ! Les pouvoirs étant très séparé. La cour suprême est le pouvoir qui doit trancher lors des blocages entre exécutif et législatif ceci afin de ne pas bloquer trop longtemps l’appareil politique.

Election présidentielle

L’élection du président et du vice président des Etats-Unis d’Amérique est une élection avec une machinerie compliquée. C’est une élection au suffrage universel indirecte. En effet, ce sont des grands électeurs qui élisent le président et vice-président. Les citoyens votent donc pour les grands-électeurs de leur Etat. Il y a autant de grands électeurs que de membre du congrès pour leur Etat.

Les citoyens votent donc pour un grand électeur qui annonce qu’il va voter pour un candidat. (Il n’est pas obligé de le faire, mais c’est le cas dans l’immense majorité des cas.)

Puis, les grands-électeurs votent pour un candidat et on fait le décompte. Pour chaque Etat, c’est le candidat qui obtient la majorité des grands électeurs qui emporte le vote dans l’Etat. Dans tous les Etats (sauf 2), le candidat qui emporte le vote gagne les voies de TOUS les grands électeurs de l’Etat. (Toutes les voies des grands électeurs de l’Etat sont identiques!). Pour finir on fait le compte des grands électeurs sur le pays entier. Le candidat qui obtient la majorité absolue des grands électeurs gagne l’élection. Si aucun candidat n’obtient de majorité absolue, c’est la Chambre des représentants qui élit le président, et le Sénat qui désigne le vice-président.

A toute cette machinerie électorale s’ajoute encore la désignation des candidats par les partis politiques. Officiellement pour être candidat il faut, (ne pas avoir été déjà 2 fois président !) être citoyen Etat-unien né sur le territoire, âgé d’au moins 35 ans et candidat dans les 50 Etats de l’Union.

Pour être candidats dans les différents Etats, il y a différentes règles. Mais en général, c’est obtenir un certain nombre de signature de parrainage.

Puis, après les démarches officielles, pour être candidat, il est mieux d’avoir le soutiens (populaire et financier) d’un parti. (Républicain ou démocrate c’est mieux !)

Les partis ont des processus compliqués de désignation de candidats. Dans chaque Etat la procédure change. En général, il s’agit de vote populaire (mais rarement plus de 10% de la population!) accessible à toute la population ou seulement aux membres du parti. Une seule voie par personne est autorisée.

Comme les désignations n’ont pas lieu en même temps partout, l’attention portée par les médias à une désignation (caucus) n’est pas la même. En effet, les candidats qui obtiennent de mauvais scores se retirent rapidement pour raison financière. Il ne sert à rien de gaspiller son argent en continuant.

La tendance est au regroupement de la date de désignation des candidats. En été les convention de parti désignent leur candidats officiel qui obtiennent ainsi un financement du parti.

On remarque ainsi que d’être élu à la présidence des Etats-unis est un parcours du combattant! (une expérience pour devenir le futur chef des armées !) Il faut avoir beaucoup de temps, et beaucoup d’argent. Il faut environ 1 année pour créer des comités et des alliances qui soutiendront sa candidature, puis 6 mois de campagne dans un maximum d’Etat pour être élu candidats officiel d’un parti, ce qui permettra de financer la campagne sans utiliser sa propre fortune. Puis, il faut remplir les formalités administratives pour être candidat (trouver des parrains dans tous les Etats). Enfin, il faut convaincre tout le monde de voter pour soi!

Star wars

C’est en étudiant le système politique de la république romaine que le film star wars m’est revenu à l’esprit. Je trouve qu’il y a beaucoup de similitudes.

La galaxie est une république formée de plusieurs mondes. Un de personnage est la princesse Amidala qui est une princesse élue. On la suit lors d’une séance au parlement, durant laquelle, le Sénateur Palpatine reçoit les pleins pouvoir. C’est le principe de la dictature de la république romaine, et tel Jules César ou Napoléon Bonaparte, Palpatine devient Consul à vie puis Empereur !

Suisse

La Suisse est une démocratie semi-directe. Le peuple entier à toujours le dernier mot s’il le faut.

Mythe fondateur Suisse

Le système politique suisse est à la base une confédération de régions souveraines qui refusaient l’ingérence des Habsbourg et de leur fonctionnaires dans leur vie quotidienne. De plus le péage du Gothard rapportait un bon pécule qui attire les convoitises.

Les gens de ces vallées ayant défié leur suzerain, ils devaient s’attendre à des représailles militaires. La confédération a donc été crée lors du serment du Grütli. C’est un pacte qui prévois assistance entre 3 vallées en cas d’agression.

Les représailles sont venues. Le Duc Léopold 1er d’Autriche a envoyé des milliers de soldats qui ont été défait à la bataille de Morgarten par des paysans/soldats 2 fois inférieurs en nombre.

Après cet évènement, la confédération a grandi, ce qui n’était pas bien vu du saint empire romain germanique. C’est ainsi donc que 73 ans après Morgarten, c’est à Sempach que les hostilités ont reprises. Et suivant le même modèle, les confédérés ont remporté la victoire. Leopold III perdant la bataille et la vie! (comme 15% de la noblesse alsacienne)

Depuis, la confédération suisse vit tranquillement. La confédération est devenue une fédération (tout en gardant le nom confédération) de canton.

Voilà pour la fable..

Remise en cause du mythe fondateur Suisse

Comme tous les mythes, celui de la suisse est inspiré de faits réels, mais romancé.

Il semble bien que le fameux pacte de 1291 est un faux ! (j’ai découvert ceci en allant le voir au musée des chartes à Schwytz.)

En très bref, ce pacte présente plein de signe qui montrent qu’il n’est pas fait de manière conforme à l’époque:

  • le rédacteur est inconnu ! (peu de gens écrivaient les actes officiels)
  • la date est floue…. (au début août…..  C’est pourquoi on fête le 1er août la fête nationale)
  • le pacte ne cite pas de document précédent précis (juste un vague…. « comme les anciens document le montrent »)
  • le sceau de Unterwaldest utilisé, alors qu’il n’existait pas en 1291… il n’y avait que des sceaux séparés pour les entités de obwald et niedwald.
  • Ce pacte n’existe qu’en un seul exemplaire. (peut être que les autres ont été perdu… mais c’est louche)
  • Ce pacte n’est cité par aucun autre document plus récent jusqu’en 1891 où il est utilisé pour construire le mythe suisse (et ainsi fêter les 600 ans à cette date !) !  Avant 1891 on considérait que le pacte de Brunnen de 1315 était le véritable acte fondateur de la suisse.. (Suite à la bataille de Morgarten)
    (Le pacte de 1291 a été découvert par hasard dans les archives de Schwytz en 1724…)

pacte 1291 confederation suisse grutli

Etonnamment, seul le musée des chartes à Schwyz, sorte de coffre fort géant construit dans les années 1930 à la gloire de ce pacte de 1291, indique et explique pourquoi ce pacte est probablement un faux !

Le site web officiel de la confédération, ainsi que la page wikipedia du pacte n’indiquent en rien que ce pacte est un faux ! C’est certainement encore un tabou…
(Tout comme le fait que Guillaume Tell n’est pas un personnage historique.… et pire…. L’histoire est identique à celle plus vieille qu’on trouve dans une fable danoise…. Toko l’archer obligé de tirer une flèche dans une pomme sur la tête de son fils…. )

D’où vient ce pacte de 1291 ?

Le musée des chartes nous indique que le pacte de 1291 daterai de 1307, et serait une sorte de pièce jointe au CV d’un bailli qui voulait justifier d’une certaine indépendance historique de la région aux yeux du nouvel empereur du Saint-Empire Romain-Germanique.

Il aurait donc créé un faux pacte et l’a anti-daté histoire de justifier une continuité historique d’indépendance du lieu de tout intermédiaire entre le bailli et l’empereur. (alors qu’en général, il y avait toujours une famille noble en intermédiaire !)

Ça semble avoir fonctionné. En 1309, l’immédiateté impériale a été accordée par l’empereur Henri VII de Luxembourg. Donc une certaine autonomie, bien plus qu’ailleurs.

Je trouve cette histoire très intéressante, je ne vois pas pourquoi elle devrait être tabou ?

Les batailles de Morgarten et Sempach on réellement existées.

Il y a réellement eux plein d’autres pactes similaires à celui de 1291 qui ont véritablement créés la confédération helvétique.

En fait, c’est les idées nationalistes de la fin du 19ème siècle, puis les périls fascistes et communistes des années 1930 qui ont impulsé la création d’un mythe suisse. (et la construction du musée des chartes à Schwyz)

Qu’est-ce qui fait que la suisse est ce qu’elle est ?

C’est un pays qui n’est pas vraiment une nation homogène. Car il y a plusieurs langues, plusieurs religions et une grande diversité culturelle.

=> La réponses saute aux yeux. La particularité de la Suisse c’est de mettre ensemble ce qui a priori ne va pas ensemble.

Le pacte de 1291 est l’emblème de cette idée. Il raconte l’histoire de 3 vallées qui se mettent ensemble.

« Unus pro omnibus, omnes pro uno« , un pour tous, tous pour un, est la devise de la Suisse.

Donc le mythe crée un égrégore qui devient une prophétie auto-réalisatrice. La suisse est bien un lieu où l’on arrive à mettre ensemble ce qui ne va pas ensemble à priori.

L’épisode politique de la république helvétique le montre bien.

Donc peu importe si le pacte de 1291 est vrai ou faux, les idées qu’il véhicule sont bien vivantes en Suisse !

La république Helevétique

Après les batailles de Morgarten et Sempach qui garantissent une certaine autonomie à la confédération des canton suisse. La confédération s’étend et colonise des territoires. Les cantons administrent des baillages communs. Il y a des cantons qui sont plus fort que d’autres. On peut notamment dire que le pays de vaud est une colonie du canton de Berne.

Puis Napoléon est arrivé. Il a conquis la Suisse en 1798 pour créer la république Helvétique sur le modèle de la république Française.

  • Un législatif à deux chambres
  • Un  exécutif, le directoire
  • Une cours de justice supérieure

L’innovation a également ét de rendre tous les cantons égaux. Fini les baillages et les colonies.

Mais voilà… on ne gouverne pas la Suisse multiculturelle ainsi ! Comme dit plus haut le propre de la Suisse c’est de mettre ensemble ce qui ne va pas ensemble. Napoléon a bien du s’y résoudre.

En 1803 la république Helvétique c’est fini, place à l’acte de médiation.

Napoléon dira:

« La Suisse ne ressemble à aucun autre État, soit par les événements qui s’y sont succédé depuis plusieurs siècles, soit par la situation géographique, soit par les différentes langues, les différentes religions, et cette extrême différence de mœurs qui existe entre ses différentes parties. La nature a fait votre État fédératif, vouloir la vaincre n’est pas d’un homme sage. »

« Ce qui est en même temps le désir, l’intérêt de votre nation et des vastes États qui vous entourent est donc :

  • 1° l’égalité des droits entre vos dix-huit cantons
  • 2° une renonciation sincère et volontaire aux privilèges de la part des classes patriciennes
  • 3° une organisation fédérative, où chaque canton se trouve organisé suivant sa langue, sa religion, ses mœurs, son intérêt, son opinion. »

Donc voici une transition d’un Etat centralisé à un état fédéral qui est plus proche de l’habitude confédéral des Suisse. Ce qui permet de faire vivre ensemble ce qui à priori ne va pas ensemble.

Napoléon reste quand même à la tête de la politique Suisse. Surtout de la politique étrangère. Histoire de mener à bien ses idées sur le monde.

A la chute de napoléon et son empire. La Suisse s’émancipe vraiment et lors du congrès de Vienne, (Cette réunion d’une bande de potes qui refont le monde !) la Suisse devient officiellement Neutre.

C’est le système de la confédération des 22 cantons.

De la réforme de Napoléon à l’Etat fédéral Suisse moderne

Le parti radical démocratique prend de l’ampleur dans des cantons surtout urbains et protestants. Ils font passer des mesures anti-catholiques. Les cantons catholiques prennent peur et font une alliance secrète: le sonderbund. Ils cherchent à se faire protéger par l’autriche, ce qui est contraire à la constitution.

C’est la guerre du Sonderbund qui éclate. Elle est très courte, trois semaines, et voit la défaite des catholiques.

A cette occasion une nouvelle constitution est adoptée, qui voit la création d’un véritable état fédéral. C’est la fin de la confédération, même si le nom est resté !

Les cantons sont souverains, mais délègues des compétences à la (con-)fédération. C’est ce que l’on appelle la suisse moderne de 1848 dont le système est toujours en vigueur.

Système politique Suisse depuis 1848

Le système politique suisse dispose de 3 niveaux. Les communes, les cantons et la confédération. Chaque niveau est responsable de ses compétences, selon le principe de subsidiarité.

Comme législatif, la confédération a un parlement, l’assemblée fédérale, qui est divisée en 2 conseils. Le conseil des états où siègent 2 représentants par canton. Et le conseil national ou siègent des représentants de la population, chaque canton ayant un nombre proportionnel à sa population de représentants.

Ces conseils discutent et adoptent les lois, proposées par les différentes commissions qui les ont préparées. Pour qu’une loi soit acceptée elle doit être adoptée par les 2 conseils.

L’exécutif, quant à lui est le conseil fédéral. Ce conseil est élu par l’assemblée fédérale. Chaque année, la présidence de l’Etat change en fonction d’un tournus entre les membres du conseil fédéral. (formellement élu par l’assemblée fédérale)

Le peuple à toujours le dernier mot, par ce qu’en plus d’élire ses représentants, il a un droit de référendum sur toutes les décisions du parlement.

De plus, depuis 1891, il a aussi un droit d’initiative pour proposer de nouveaux articles constitutionnels (par pour de nouvelles lois). Pour qu’une initiative ou une modification de la constitution soit possible, il faut que la majorité des cantons et la majorité de la population l’accepte. (double majorité)

J’ai découvert récemment (en 2018) qu’en l’absence d’un organe qui vérifie la conformité d’une nouvelle loi par rapport à la constitution, c’est le peuple qui est chargé de faire cette vérification. Si une loi n’est pas combattue par référendum au moment de sa création par le parlement. Alors elle est considérée comme acceptée et prime sur la constitution, même si elle est contraire à la constitution !!

(C’est ce que j’ai découvert avec la Loi sur la Banque Nationale Suisse qui est légèrement différente de la Constitution dans ses possibilités de redistribuer le bénéfice de la BNS… ainsi au lieu de se faire distribuer directement des milliards de bénéfice, on se les fait distribuer au compte goutte, au bon vouloir de quelques technocrates….)

La démocratie uniquement bonne a garder le troupeau

La démocratie est un bon système pour maintenir des institutions en place, gérer les affaires courantes et apporter de menues adaptations au système. Mais ce n’est pas un bon système pour faire une réforme de fond en comble.

Déjà du temps de la république romaine on avait du résoudre ce problème. Sylla est devenu dictateur dans le but de faire une réforme en profondeur des institutions.

Mais on voit que donner les pleins pouvoirs à une seule personne… c’est dangereux…. Jules César, Napoléon, Plapatine….

De plus, il y a plein d’article constitutionnel qui ne sont pas respectés. Donc, à mon avis, un texte ne garantir pas grand chose. C’est surtout quand il y a une volonté populaire exprimée par un texte que le texte fonctionne. Tout dépend des visions du monde des gens pour savoir comment ils sont prêt à accepter l’existence d’un texte. Est-ce que c’est le texte qui fait foi fondamentalement ? est-ce que le texte est juste là pour être un cadre à contourner ? est-ce que c’est l’esprit derrière le texte qu’il faut respecter ?

Là on voit les limites du texte, et donc l’influence d’autres pouvoirs devient plus importante. Au cours de l’histoire on voit, notamment avec Napoléon, que le pouvoir militaire n’est pas négligeable. A notre époque, j’ai l’impression que c’est le pouvoir économique qui est le plus influent. Ce dernier fonctionne conjointement avec les pouvoirs monétaire et médiatiques. (banques et médias qui appartiennent aux grands groupes et aux banques…)

La volonté populaire est parfois capable de faire des retournements de situations avec des « révolutions », mais très souvent ces révolutions ne font que changer les têtes et pas le système. (C’est bien ce que le mot révolution signifie… retourner à la même place… comme la révolution des planètes autour du soleil)

Les révolutions arabes de 2011, ont largement été récupérées…. la révolution russe de février 1917 a libéré des opposants politiques qui sont venus créer la révolution d’octobre….

Quand on regarde derrière les révolutions colorées des années 2000 en europe on voit qu’elles sont toutes financées par des ONG façade de la CIA…. (Par exemple l’ex directeur de la CIA était le président de Freedom House à cette période) Voir à ce propos mon article sur les BRICS qui reconstruisent le monde…

Un changement de système est toujours chaotique… et généralement c’est la loi du plut fort qui s’impose…. donc certains aiment bien profiter du flou chaotique.

Monarchie

La monarchie est un des systèmes les plus anciens et le plus simple. Il y a un chef et à sa mort, ce sont ses descendants qui le remplacent.

La monarchie est présente sous beaucoup de formes différentes. Et souvent, il y a toute une noblesse qui est crée autour.

C’est en général, un système qui est basé sur des accords individuels de soutient entre des monarques. La notion de vassal et de suzerain est très présente.

Dans la noblesse il y a des titres, mais il ne sont pas normalisés il ne sont pas forcément représentatifs. C’est surtout les alliances qui forment le pouvoir de l’un ou l’autre monarque.

Dans l’europe du moyen âge, les titres de noblesse sont souvent issus des institutions de l’empire romain.

Le Duc, n’est que la transformation du Dux, qui était, à l’origine un terme romain (mais pas un grade) pour désigner un commandeur, un chef des armées. Puis, plus tard durant l’empire romain, les Duces sont devenus des chefs des certaines parties frontières de l’empire. Il y avait 12 duchés dans l’empire d’orient et 13 dans celui d’occident. Le pouvoir de ces Ducs étaient presque total. Il étaient chef de l’administration, de l’armée et de la justice.

Lorsque l’empire romain est tombé, cela à permis à plusieurs Ducs de se libérer et de devenir autonome. Certains duchés ont également été repris par des seigneurs barbares.

Ensuite, la répartition des titres c’est faite souvent de manière géographique. Les premiers souverains du moyen âge distribuaient les responsabilités de morceaux de territoire à leur compagnons, des comtes. En effet, Comte est un mot qui vient du latin comes qui signifie compagnons. C’est ainsi que sont apparus les comtés.

Le terme de roi, vient du latin rex, tireur de trait, ceci provenant de l’histoire de Romulus qui marqua à la charrue les limites de Rome. Un roi étant le suzerain de plusieurs comtes, c’est lui qui détient le commandement militaire sur tous les comtés.

Ceci à une exception, les comtés qui se trouvent en frontière (sur les marches) du royaume ont le droit de lever une armée sans en référer au souverain dans le but de l’utiliser pour défendre les frontières du royaume. Le comte qui est le chef d’un tel comté reçoit donc le titre de marquis (qui signifie comte de marche) et ceci pour marquer cette liberté militaire.

Le reste des titres de noblesse comme le vicomte ou le baron ne sont que des titre pour marquer une certain hiérarchie qui est très dépendante d’alliances.

Grèce antique

En grèce antique on trouve des systèmes politiques de plus étranges dont on est plus du tout habitués !

C’est également le berceau de la démocratie. Il faut que je me replonge dans l’histoire pour mieux saisir ce que signifie tout les systèmes mis en place.

Archonte

Après la mort du roi Codros au XIème siècle av J.-C Athène cesse d’être une monarchie. On remplace le roi par un Archonte. Au début l’archonte est élu à vie, ce qui, hormis l’hérédité de la charge, ne change pas grand chose. Puis on réduit la durée du mandat à 10 ans et on place non plus un, mais trois archontes. Puis le mandat est encore réduit à une année.

Les archontes sont élus dans l’aristocratie. Aristocratie qui est aussi un système politique ! C’est le gouvernement par les meilleurs. (la révolution française à semé la confusion entre aristocratie et noblesse. Le mérite ou la naissance.)

Dans les archontes on trouve:

  • l’archonte eponyme. C’est le chef de l’Etat, on donne son nom à l’année. En charge de l’administration civile, tuteur des veuves et orphelins.
  • l’archonte roi. Il est en charge de la justice.
  • le polémarque. Il est à l’origine chef des armées, avant que ce ne soit les stratèges qui reprennent le rôle au moment de l’instauration du système stochocrate.

Depuis 487 av J.-C l’élection aux magistratures ont été faite par stochocratie… par tirage au sort ! Qui est la seule technique pour garantir une vraie démocratie. (au contraire de l’aristocratie)

Puis, six thesmothètes ont été ajoutés pour assurer principalement de fonction de justice.

Tyrannie

Il semble que le système des archontes est sensible au coups d’états. Il est arrivé quelques fois qu’un tyran prenne le pouvoir. Un tyran est un personnage très populaire, du moins au début de son règne, qui prend le pouvoir grâce au peuple.

Démocratie

Après une ère de tyrannie, très dure par Hippias et son frère Hipparque est assassiné et Hippias chassé en 510 av J.-C. La démocratie apparait.

Le tyran a été chassé par un groupe d’aristocrate parmi lesquels on trouvait Clisthène. C’est lui qui va ensuite réformer les institutions archaïque pour les rendre démocratiques et ainsi marquer l’entrée dans l’époque classique.

C’est la révolution isonomique.

Historiquement, dans le monde archaïque, c’est l’aéropage qui est le conseil qui a le plus de poids. L’aéropage est un conseil qui historiquement est composé de nobles, de gens biens nés. Ensuite, après les réformes du légiste Solon, l’aéropage est constitué des anciens archontes. Et ceci à vie.

Clisthène va tenter de déplacer le pouvoir dans l’ekklêsia. L’assemblée du peuple. Tous les Athéniens mâles de plus de 18 ans ont le droit de participer à l’Ekklêsia. Cela représentait potentiellement environ 40 000 personnes, cependant jamais plus de 6000 personnes venaient.

Le rôle de l’ekklêsia était de décider des lois, et également de pratiquer le vote d’ostracisme. Le vote d’ostracisme permettait de désigner la personne la plus dangereuse pour l’Etat. Cette personne était exilée de la cité pour 10ans ! L’ekklêsia se réunis plusieurs fois par mois. (1-4, il y a 10 mois dans l’année politique)

L’Ekklêsia est l’assemblée du peuple au complet, l’aréopage, l’assemblée des anciens archontes, et la boulé devient une assemblée représentative du peuple. Clisthène a créé dix tribus pour les athéniens avec chacune un héro et des cultes. Chaque tribu est représentée à la boulé par 50 prytanes.

L’année politique Athénienne est divisée en 10, une part, par tribu. Chaque tribu est responsable d’une de ces parties. Les prytanes de la tribu responsables sont logés directement à proximité du Bouleutérion.

Le choix des prytanes se fait par une élection des candidats, qui sont âgés d’au minimum 30 ans. Puis, 50 des candidats sont tirés au sort.

Chaque jour il y a un nouveau superviseur des prytanes qui est tiré au sort, un Epistate. C’est en quelque sorte le chef de l’Etat. Il ne peut être Epistate qu’une seule fois. Il est le responsable de la conformités des lois qui sont votées sous son mandat.

Le rôle de la boulé est principalement de préparer les lois (faire des probouleumata) et de les soumettre à l’Ekklesia. La boulé est aussi joue aussi le rôle d’administration générale qui prépare les assemblées, et garde le feu sacré. (Chez les romains ce sera le rôles des vestales de garder le feu sacré)

Ce système politique est donc assez étrange, il est presque double. Il y a des représentants du peuple, mais il ne supprime pas les anciennes institutions donc il est accepté par l’aristocratie.

L’Ekklêsia et la boulé sont des institutions du peuple, mais les archontes, (au nombre de 10) sont des magistratures qui sont données à l’aristocratie.

Voici une représentation graphique du système politique d’Athène d’après la constitution d’Aristote. Ce schéma provient de wikipedia.

shcéma Constitution athenes aristote

Différents types de démocraties actuelles

La démocratie est une forme de gouvernement qui a son origine dans la Grèce antique, et c’est actuellement la forme de gouvernement qui semble être la meilleure, celle qui assure le plus la stabilité de la paix.

Cependant, quand on parle de démocratie, ça ne veut pas toujours dire la même chose. Il existe de nombreux systèmes politiques démocratiques différents.

Il existe tout de même des bases fondamentales communes à toute démocratie.

  • La séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.
  • chaque citoyen a le droit de faire partie des membres du gouvernement.

Ensuite, il y a des variantes qui font qu’une démocratie est directe, semi-directe ou représentative. En effet, suivant les systèmes, et suivant la tâche, le peuple décide directement, ou désigne des représentants qui vont décider. On parle de démocratie semi-directe dans le cas où un groupe d’élu gouverne, décide, mais si le peuple n’est pas d’accord, il peut exercer un droit de référendum.

Ce que l’on appelle de nos jours démocratie n’en est pas une…

C’est là que l’on peut se poser la question: jusqu’où un système représentatif est une démocratie ?

Sieyès, dont nous avons parlé plus haut, celui qui a réussi à être à la tête de tous les différents systèmes politiques à la suite de la révolution française disait à propos de la démocratie:

« Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants. » (Discours du 7 septembre 1789, intitulé préciséement : « Dire de l’abbé Sieyes, sur la question du veto royal : à la séance du 7 septembre 1789 » cf. pages 15, 19…)

Ainsi selon un des principaux père fondateur de ce que l’on appelle de nos jour la démocratie moderne….. était tout à fait opposé à la démocratie dans son sens d’origine. Le système démocratique athénien, dans lequel le peuple exerçait sans représentants. Dans lequels le tirage au sort avait beaucoup d’importance.

Et si on remettait un peu de tirage au sort dans la politique actuelle ?

Bon… alors  qu’est-ce qu’il y a comme type de « pseudo démocratie » ?

Régime Présidentiel

Ce qui caractérise un régime présidentiel, c’est la volonté de séparer à tous pris les pouvoirs. C’est le système le plus courant sur le continent Américain. (pas le canada)

Il est caractérisé par:

  • l’exécutif et le législatif sont élus totalement séparément.
  • l’exécutif ne peut pas dissoudre le parlement et réciproquement, le parlement ne peut pas renverser le gouvernement.

Régime Parlementaire

Ce qui caractérise un régime parlementaire, c’est une volonté d’avancer et d’éviter les blocages du au système politique. C’est le système démocratique qui est le plus courant en Europe.

Il est caractérisé par:

  • l’exécutif et le législatif sont issu des mêmes force politique. L’exécutif est le reflet de la majorité parlementaire.
  • l’exécutif et le législatif ont un pouvoir équilibré. Le législatif peut renverser le gouvernement et l’exécutif peut dissoudre le parlement.

Direction d’entreprise

Le monde politique est une chose, mais il ne décide pas de tout. Pour tous les problèmes de la vie courantes, les entreprises concernent souvent plus directement la vie des gens. Il est donc aussi très intéressant d’étudier comment sont gouvernées, dirigées les entreprises.

De plus, on remarque, que les grandes entreprises deviennent de plus en plus grandes. Que certaines emploient (et donc concernent) énormément de personnes. Au point que finalement certaines entreprises ont plus d’employés et de budget que certains Etats.

Actionnariat

= Aristocratie censitaire !

Coopérative

= 1 personne 1 voix au vote. => démocratie

Gouvernance d’entreprise et vision du monde

Le mode de gouvernance d’une organisation, d’une entreprises dépend surtout de la vision du monde de son dirigeant (fondateur)

=> Il y a aussi plein d’autres formes de gouvernances qui émergent. A lire notamment le livre de Frédéric Laloux: Reinventing Organizations, dont voici mon résumé…

Pour la suite….

Voici encore quelques pistes à étudier:

L’union européenne est l’évolution du cartel du charbon et de l’acier qui s’est transformé en cartel de grosses entreprises européenne qui gèrent le marché européen. L’UE est une dictature et pas une union politique.

Posts navigation

1 2
Scroll to top