l’avenir du monde selon l’équation de kaya

L’avenir du monde selon l’équation de Kaya

C’est dans une conférence de Jean-Marc Jancovici à l’ENS début 2012 que j’ai découvert l’équation de Kaya.

(la partie sur l’équation de Kaya commence vers 1h13 dans la vidéo. Mais le tout est intéressant !)

Ce que voulait montrer M. Yochi Kaya en créant cette équation sont les relations entre différents facteurs important sur le système énergétique de notre monde.

Cette équation part de l’égalité entre la quantité de CO2 émis par l’humanité et cette quantité elle même.

CO2 = CO2

puis avec des tours de passe-passe algébrique, on peut introduire des paramètres dans cette équation.

Le niveau total d’émission de CO2 peut s’exprimer comme le produit de quatre facteurs : la population, le PIB par habitant, l’intensité énergétique par unité de PIB produite, l’intensité d’émission de CO2 par unité d’énergie consommée.

CO2 = POP * PIB/POP * TEP/PIB * CO2/TEP

équation de kaya explication.png

Voici comment Jancovici explique cette équation et en tire ses conclusions

  • CO2 => il faut réduire par 3 les émissions de CO2 d’ici 2050.. sinon le climat sera invivable. Obectif de Copenhague. (l’objectif n’est pas contraignant… l’objectif voulu est de diviser par deux les émissions de 1990 ce qui équivaut à diviser par 3 le niveau actuel)
  • POP => selon une prévision souvent utilisée la population mondiale sera de 9 Milliards en 2050.
  • PIB / POP => on veut pas divisier par 4.. on veut 2% de croissance annuel. Ce qui est moins que les promesses électorales !
  • CO2 / TEP = émission CO2 des sources d’énergie. => on doit les réduire là il y a consensus. (nucléaire et renouvelable principalement)
  • TEP/PIB = intensité énergétique de l’économie => tout le monde est d’accord pour un meilleur rendement énergétique de nos appareil.
  • Le CO2, on a pas le choix.. on divise par 3.
  • La population… Si l’on ne veut pas faire de génocide on multiplie par 1.3
  • Donc avec ce qui reste on doit les diviser par 4… c’est des maths
  • Mais on n’a pas envie de diminuer de niveau de vie… sauf les décroissants… alors on se fixe quand même une petite croissance anuelle de 2% du PIB = * 2.2 en 40 ans (est-ce possible ? les matériaux vont quand même manquer !)
  • doit donc diminuer les termes qui restent.. mais d’un facteur 9 ou 10 …
  • ces sont les seuls termes ou il y a consensus pour qu’ils diminuent
  • => on augmente l’efficactité énergétique de l’économie
  • => on produit de l’énergie en émettant moins de CO2
  • Possible ?
  • TEP/PIB = intensité énergétique de l’économie a diminuée de 30% en 35 ans => ça va continuer pareil… bof…. un peu dur => donc on se choisi une valeur plus réaliste. On diminue de l’ordre d’un facteur 2. => il faudrait une dictature pour imposer de telles normes !
  • ainsi il reste à décarbonner les sources d’énergies on doit le faire d’au moins un facteur 6 (selon vidéos) 4-5 selon page web.. à vérifier.. 4.29 selon le calcul avec les autres valeurs.
  • il faut décarbonner d’un facteur 5… et voici que l’on a pas fait mieux que 10% en 35 ans… => possible ?? bof
  • Comme on le voit aux USA.. entre 2007 et 2009… 10% de diminution de CO2… c’est la résession vive les banques d’affaires !
  • conclusion pour les énergies renouvelable => il faut 5% de croissance / an = 7x en 40ans => est-ce possible ? Il faudra une croissance des énergies renouvelables plus grande que celle qui des énergies fossiles quand elles sont arrivée.. et c’était plus facile à faire….

Conclusion… il y a de grandes chances (ou risque) que les objectifs de PIB et de diminution d’émission de CO2 ne soient pas possible !

C’est ce qui est le plus facile à changer.

ça fait déjà bientôt 30 ans que l’on crée du PIB avec des bulles spéculatives.

Dans (presque) la même conférence quelques mois plus tard devant le sénat français, Jancovici indique clairement que sa solution passe par une utilisation massive du nucléaire. => peu d’émission de CO2, et fourni beaucoup d’énergie sans passé par des panneau solaire construit par des chinois avec de l’électricité faite au charbon (plus de 80% de l’électricité chinoise)….

Autres scénarios

Quels sont les facteurs que l’on peut bouger:

  • l’objectif de copenhague
  • la population mondiale
  • les objectifs de croissance du PIB
  • l’efficacité énergétique
  • production d’énergie sans CO2

Quelques idées:

  • séquestration du CO2 à grande échelle… (à voir comment… algue, arbre, pompage enfouissage)
  • limitation de la population mondiale. Voir diminution selon les théories du complot du documentaire Thrive et des camps de la FEMA.
  • mise en place d’une économie décroissante.
  • efficacité énergétique imposée de force… une dictature qui impose l’isolation des maisons… et c’est ~ 70% d’énergie économisée sur le chauffage.
  • fin de l’obsolescence programmée
  • économie de fonctionnalité, on échange des droits d’usage sur des biens plutôt que les objets eux-mêmes.
  • production massive de panneaux solaires fabriqué avec des énergies renouvelable. (en europe et pas en chine) ça coûte pas moins cher que de construire plusieurs centrales nucléaires…
  • Le solaire thermique décentralisé pour chauffer l’eau sanitaires. très efficace
  • les maison sans chauffage
  • le solaire thermique où l’on chauffe du NaCl pour faire de l’électricité, il y a une inertie qui permet de produire la nuit. Donc en ruban !
  • le solaire par photolyse de l’hydrogène.

Encore à creuser… et refaire les calculs pour d’autres scénarios….

  • le scénario Khmers verts qui imposent l’efficacité énergétique…
  • le scénario le sénario décroissant permaculteur qui réduisent drastriquement leur consommation d’énergie
  • le scénario dictature qui réduit la population
  • le scénario société à 2 vitesses. On réduit le PIB.. mais pas pour tous… getthos de riche et getthos de pauvres.

Pour aller plus loin

Bientôt la fin du pétrole ?

Bientôt la fin du pétrole ?

Depuis le temps qu’on l’annonce, est ce que l’on arrive bientôt vers la fin du pétrole ?

Est-ce qu’il y aura prochainement un nouveau choc pétrolier ?

Voici quelques éléments d’information et des réflexions qui permettent de faire le point sur la situation.

Début 2005, le film « 2013, la fin du pétrole » est sorti. Il montre ce à quoi pourrait ressembler une brusque fin du pétrole dans notre société… Dans le film, la date de cette fin du pétrole est le 3 janvier 2013…. C’est tout bienôt. Est-ce que ça se confirme ou pas ?

Voici la premières partie de ce film sur dailymotion:

Le film est en 3 parties:

Le synopsis du film est basé sur le fait qu’un gros attentat sur un certain nombres de points stratégiques d’approvisionnement en pétrole paralyse temporairement l’économie mondiale.

Ce choc pétrolier soudain révèle qu’en fait les réserves de pétrole étaient sur évaluées et donc que la fin du pétrole est toute toute proche sans que personne ne rende compte.

Est-ce que ce scénario est plausible ??

Plus j’y réfléchi, plus je me dit que ce n’est pas le moins improbable !

L’idée de départ est assez astucieuse, contrairement à d’autres films qui montrent la fin du pétrole sans dire comment on il disparait du jour au lendemain. (Je pense particulièrement à « Scénario catastrophe et si le pétrole venait à manquer? »  Je trouve que ce film a une vision très américaine. Il manque plein de paramètre et est peu plausible.)

Est-ce que les réserves de pétrole sont sur-évaluées ?

Effectivement les chiffres des années 1980 montrés dans le films sont exact. L’irak a bel et bien doublé ses réserves du jour au lendemain sans trouver de nouveaux puits !

Saddam Hussein était en pleine guerre avec l’Iran. Il avait besoin d’argent et de soutiens ! C’était un moyen facile pour obtenir tout ça.

Depuis, la guerre est finie et les deux suivantes aussi !!! Mais la situation de la transparence des réserves du moyen orient n’est toujours pas claire. Parfois on nous parle de 2/3 des réserves mondiales… et d’autres sources pensent plutôt avoir la moitié voirun tiers provenant de cette région…. dur dur…

Le problème provient souvent des définitions. Qu’est-ce qu’une réserve prouvée ? Quand il y a un puits qui l’exploite comme aux usa ? Quand il y a une certitude, mais pas de puis commen en arabie séoudite, ou quand on a des sables bitumineux à disposition comme au Canada et au Vénézuela ?

La situation n’est vraiment pas claire….  du coup le scénario de sur-estimation massive des réserves me parait assez plausible !

Ce qui est certain, c’est que le pic du pétrole conventionnel est derrière nous ! Nous l’avons probablement passé en 2006.

Et bien souvent, personne n’y a rien vu sur le moment.

(Voir les prévision toujours plus à la baisse de Total.)

Mes notes de recherches

Quelles sont les réserves mondiales de pétroles ?

Page wikipédia intéressante:

http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9serve_p%C3%A9troli%C3%A8re

Entre 1859 et 1968, la consommation totale de pétrole fut de 200 milliards de baril (31 km3). En 2006, la consommation mondiale approche les 30 milliards de barils par an2.

On est à 35% des réserves de tout le pétrole qu’il y a a pu avoir sur cette planète…
=> donc, il reste du pétrole pour combien de temps ??

Securities and Exchange Commission surveille les estimations. Shell a du réévaluer ses réserve en 2001-02

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_r%C3%A9serves_de_p%C3%A9trole_prouv%C3%A9es

la version 2011 de la cia n’indique pas la même chose !

https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/rankorder/2178rank.html => vénézuella 211 milliards….  => chavez joue avec 85 milliards !

  • Vénézuela : 296 milliards de baril => 25% réserves mondiales
  • Arabie séoudite: 264 milliards de baril => 19%
  • canada 12%
  • irak + iran + koweit + EAU = 37%
  • russie = 5%

En fait ces points stratégiques de la polique du pétrole en afrique ne représentent pas grand chose:

  • Nigeria = 2.69%
  • Tchad = 0.11%
  • Soudan = 0.49%
  • angola = 0.97%

=> brésil: en 2010 découverte de gisements offshore géants…  ex: libra: ~8 à 25 Gbbl !

2009: 14 milliards de barils…. => 2014 (le temps d’officialiser) => 35 milliards de barils pour le Brésil !

La saudi Aramco est la compagnie qui contrôle les plus grandes réserves de pétrole mondiales.

Les réserves sont des actifs pour les compagnies pétrolières. Ainsi elles ont tout intérêt à annoncer des grandes réserves. C’est là que la Securities and Exchange commison (SEC) des USA tente de vérifier les réserves. Mais cette commission ne peut pas tout vérifier. En russie il y a un même principe, mais une autre agence !

Les réserves du canada sont passées d’un coup de 5 à 179 milliards de baril juste en faisant une méthode de comptage différent: en incluant les sables bitumineux qui sont maintenant exploitable grâce à l’augmentation global du coût du baril et quelque amélioration technologique. (on estime qu’il faut au moins un baril à 20$)

La technologie a permit de réduire le coût du baril de 30$ à 10$ … et voilà…

L’Alberta est riche en pétro dollars…

Schiste bitumineux… après le pétrole conventionnel et les sables bitumineux

http://fr.wikipedia.org/wiki/Schiste_bitumineux

En plus des sables bitumineux, il y a les schiste bitumineux (qui ne sont pas des schistes !) Les USA sont riches en schiste bitumineux (1000 milliards d’équivalent barils), mais leur extraction est une catastrophe environnementale, (on peut obtenir 40l de pétrole par tonne de roche !)

Ains il ne sera pas exploité avant d’avoir fini d’exploiter les sables bitumineux de l’Alberta….

Avec l’ALENA, il est facile pour les USA d’avoir accès au marché canadien. Donc tout va bien.

Enfin, si les chinois piquent pas tout… ils ont déjà investi dans un pipeline pour obtenir le pétrole canadien..

Ce type de schiste bitumineux est répandu dans le monde. Notamment en europe. On en trouve surtout en estonie. Ce type de source d’énergie a déjà été utilisée en france et en Ecosse à la fin du 19ème siècle.

Les réserves de schiste bitumineux sont plus grandes que les réserves de pétrole… donc on peut encore tenir un siècle de plus à griller des énergies fossiles… mais ce sera au prix d’une dégradation encore plus grande de l’environnement !

…. et surtout, j’ai l’impression qu’économiquement le charbon sera plus avantageux !!

.. à moins que l’on passe enfin au solaire !

——-

Voici quelques informations complémentaires à propos de l’augmentation exponentielle de la production de gaz et de pétrole de schiste aux USA… certains y voient l’autonomie énergétique des USA d’ici 2020…  la solution pour repousser très loin de pic de pétrole…  et d’autres voient déjà la fin et ceci par une bulle qui va éclater très rapidement en faisant effondrer les capitaux financiers qui auraient permi de faire une transition vers des énergies plus propre…

Vénézuela

Le vénézuela est semble-t-il premier ou second pays en terme de réserves de pétrole. Mais cette affirmation n’est pas totalement confirmée. La société nationale de pétrole du vénézuela n’envoyant plus ses données à l’autorité de contrôle US, la SEC. Ainsi les estimations peuvent très bien être des moyens pour Chavez de faire croire qu’il est plus important que ce qu’il n’est !

Le principe de ces estimations est du même genre que pour le canada et ses sable bitumineux de l’Alberta. Au Venezuela on a les sables de l’Orénoque.

Il est toujours difficile de dire si se sera vraiment exploitable ?

Toujours est il que le Vénézuela reste un des principaux (2ème ou 3ème) fournisseur de pétrole des USA.

Un nouveau choc pétrolier va-t-il arriver ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Premier_choc_p%C3%A9trolier

Le premier choc pétrolier du début des années 1970 est une combinaison de facteur.

C’est tout d’abord un changement de système monétaire !  En 1971, la convertibilité en or du dollar est abandonné. Ce qui fait dévaluer cette monnaie et donc chuter les gains des pays producteurs de pétrole.

Puis, c’est également en 1971 que les états-unis ont passé leur pic de production de pétrole. C’est donc à cette période que le plus grand consommateur et producteur de pétrole perd son autonomie. Les importations de pétrole commencent.

Suivant ce constat en 1973, l’OPEP décide de montrer sa force en augmentant les prix de 70% et en imposant un embargo en réaction au soutiens occidental d’israel.

Les facteurs majeurs de ce choc sont des événements se déroulants sur plusieurs années. L’événement de moindre influence est cet embargo.

Mais étrangement, les causes sont perçues à l’envers !

C’est l’embargo de 5 mois qui semble être la cause principale. C’est tout simplement par ce que l’on peut mettre une date sur un événement soudain qui change tout.

Le prix du pétrole quadruple en 5 mois. C’est la fin du monde !!!

Cette augmentation du prix globale est aussi une excellente nouvelle pour permettre l’exploitation rentable de pétrole de gisement geostratégiquement mieux placé mais technologiquement moins bien placé !

On parle surtout des gisement offshore. (du golf du mexique par exemple)

Certains disent que cette augmentation du prix a été soufflée au roi Fayçal à travers James Akins.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Deuxi%C3%A8me_choc_p%C3%A9trolier

Le second choc pétrolier est du à la révolution islamique en Iran. (1979)

Cet événement fait doubler le prix du pétrole.

On observe ainsi que les choc pétroliers sont surtout des coups médiatiques apporté par un événement extraordinaire lié, mais pas forcément de grande influence.

Cet événement met en lumière un problème de fond et souvent on lance une rupture technologique depuis ce moment.

C’est suite aux chocs pétroliers que la France a opté massivement pour l’énergie nucléaire. (qui en fait ne résout rien aux problèmes de dépendance au pétrole !)

On remarque que l’accident nucléaire de Fukushima a également été un choc qui a fait changer la politique nucléaire de quelques pays. (notamment la suisse. La conseillère fédérale Doris Leuthard était d’abord favorable à la construction de nouvelle centrale nucléaire, puis elle a décidé d’abandonner le nucléaire !)

On retrouve ici le principe de la stratégie du choc pour faire avancer les choses ! (clin d’oeil à Naomi Klein et la stratégie du choc)

J’ai commencé cette page en novembre 2012… et voilà qu’en janvier 2013. On parle pas mal du détroit d’Ormuz, cette petite bande de mer qui voit passer 17 millions de Baril de pétrole par jour, soit 22% de la consommation mondiale actuelle.

Source: http://www.usinenouvelle.com/article/le-detroit-d-ormuz-cristallise-les-inquietudes-de-l-institut-francais-du-petrole.N190633

Il semble que l’iran s’intéresse pas mal à la région et qu’on y observe des mouvements de troupe !

J’avais déjà entendu Yves Cochet parler du détroit d’ormuz dans une conférence au parlement européen en novembre 2012. Si les iraniens décident de miner le détroit. On est devant une crise majeur du pétrole dans le monde !

Dans cette même conférence,  , indique que l’union européenne a des réserves de pétrole pour 120 jours. Voilà donc le temps qu’une crise pétrolière ne doit pas excéder !

Démographie de l’Arabie séoudite

Il y a une chose dont je n’avais encore jamais entendu parlé et qui a été évoqué au début de cette conférence au parlement européen en novembre 2012. C’est le fait que l’arabie séoudite est un des principaux consommateur de pétrole. Pour eux, ce n’est pas grave, c’est également un des principaux producteur. Mais ce qui change la donne, c’est que la population de ce pays est en pleine explosion. Ainsi le pays deviendra de moins en moins exportateur !

=> Donc ça change la donne pour les autres. Même s’il existe des réserves importante. Peut être qu’elle ne seront pas disponibles quand même.

A mon avis les facteurs politiques sont nettement plus fragiles que les bête calculs… on a des réserves… et voilà on les réparti partout. Quand une ressource devient rares, on sait très bien que ça réveille, les nationalismes. Que l’on ne partage plus !

=> à creuser !

Le coût de l’inaction

Souvent on comptabilise le coût d’un investissement. Mais rarement, le coût de l’inaction. Si l’on ne fait rien est-ce que ça ne va pas nous coûter plus cher ???

Dans cette conférence au parlement européen, on nous dit qu’en 2000, l’europe consacrait 1% de son PIB pour importer des énergie fossile pour faire tourner l’économie. En 2011, cette part est passée à 4%. L’europe est de plus en plus dépendante en énergie de l’extérieur. Surtout de la Russie !
On passe de 100 milliards en 2000 à 500 milliards en 2011. Ainsi on peut dire que l’économie européenne à perdu un flux financier proche de 40 milliards par années ces 10 dernières années.

Est-ce qu’avec tout cet argent, on aurait pas mieux fait de financer la transition ? D’isoler les batiments. On peut aisément économier 60% de l’énergie d’un batiment en l’isolant !

Noé n’a pas construit son arche sous l’eau !!! Il faut agir en avance !

D’ailleurs, d’après les simulations faite en wallonie, il ressort que la formation des corps de métiers capables de faire ces isolations, de concevoir des batiments zéro énergie est primordiales. La formation ça prend du temps. Il faut agir tout de suite.

Dans les autres simulations faite en wallonie, on remarque que si l’on rapproche la population de son lieu de travail. On évite beaucoup de déplacement inutile et on économise ainsi 20% d’énergie !

L’effet de la relocalisation n’est donc pas négligeable.

C’est un facteur important de la transition.

Conclusions

Le scénario du film me semble tout à fait plausible sur le choc qu’un événement soudain peut provoquer. Je pense que la fin du pétrole conventionnel est beaucoup plus proche que ce que la plupart des gens ne pensent.  Vers 2020 ?

Les compagnies pétrolières sont déjà en train de passer à la suite en passant à l’exploitation du pétrole des sables bitumineux.

Mais ensuite, on va très vite arriver au bout de ses réserves. Depuis le premier choc pétrolier, le prix du pétrole ne cesse d’augmenter, ce qui permet à des réserves inexploitable économiquement de le devenir.

Mais jusqu’à quand cette logique peut tenir ?

J’ai l’impression que l’on va faire le pas du pétrole issu de sable bitumineux, (c’est déjà en cours) mais qu’enseuite passer le pas du schiste bitumineux ne sera pas possible.

A ce moment, il y a deux options. Soit le solaire devient vraiment un acteur majeur dans l’énergie. Soit le charbon augmente largement sa place.

Il ne faut pas oublier que 40% de l’électricité mondiale est déjà faite avec du charbon. Ainsi, va continuer, ce qui est une catastrophe pour les émissions de gaz à effet de serre. Le charbon émétant du méthane lorsqu’il brûle, ce gaz a 20 fois plus d’effet que le Co2 sur l’effet de serre !!

Pour passer le cap de la fin du pétrole dans l’automobile, on va remplacer moteur à essence par des moteurs électrique. On aura des abonnements mobilité. On choisira le véhicule adapté à chaque usage. On aura des voitures électriques pour les trajets quotidiens et des hybrides pour les grandes distances. (peut-être aussi des voitures à gaz. En argentine au début des années 2000 c’était courrant pour contourner le pétrole)

La voiture électrique à l’avantage de se passer de pétrole… mais ne se passe pas de combustible fossile… Derrière il faut bien faire l’électricité. A l’échelle mondiale se sera de l’électricité au charbon. La France sera le seul pays à avoir une source majoritairement nuclaire…  mais le parc actuel ne suffira pas ! … Les centrales à gaz vont proliférer ces temps surtout dans les pays anti-nuclaire.

Bref.. l’avenir est à la voiture au charbon !

Mais je préférerai largement la voiture solaire…. le vélo… et j’espère que cette époque sera là aussi pour mettre en avant se genre de solutions.

Il y a plein de choses qui se font dans le solaire ces derniers temps. Le photo voltaique n’est pas le seul moyen d’utiliser l’énergie du soleil.

Des pistes intéressantes arrivent ces temps avec notamment la « Photolyse ». Le soleil est utilisé directement pour séparer l’hydrogène de l’eau. Ainsi, on obtient de l’hydrogène que l’on peut stocker et l’utiliser quand on veut dans une pile à combustible.

Peut être qu’une partie du monde roulera à la voiture à hydrogène produit par des panneaux solaire ?

Un prochain événement déclencheur ?

Quand au prochain choc, difficile de savoir quand et que sera-t-il ?

On a eu des chocs pétroliers, des chocs nucléaires….  quand est-ce que le solaire prendra ? au prochain de ces chocs ?

Attentat ? embargo ? guerre dans un pays producteurs ?

Les krachs financiers ne changent rien, en général c’est plutôt un frein à l’économie et donc à la consommation de pétrole. Le prix du barril chute avec la demande… ce qui permet de faire comme si on remontait dans le temps de quelques années ! Ce n’est pas une crise financière qui va faire un changement structurel de l’approvisionnement en énergie.

Quel sera l’événement qui fera la fin du pétrole ?

Sheikh Yamani : « L’âge de pierre ne s’est pas terminé par manque de pierres. L’âge du pétrole ne s’achèvera pas avec le manque de pétrole »135.

Ma liste de liens à propos du pétrole

et encore quelques pdf..

http://peakoil-europaction.eu/L%27europe_picp%C3%A9trolerBrochure_FR_GND%20LR.pdf

http://peakoil-europaction.eu/Rapport%20Annexe%201_R%C3%A9serves%20et%20production.pdf

http://peakoil-europaction.eu/Rapport%20Annexe%202_Zoom%20sur%20l%27Europe.pdf

http://peakoil-europaction.eu/Rapport%20Annexe%203_Classification%20hydrocarbures.pdf

Le bon sens au service de l’économie d’énergie


ampoule.jpg A notre époque on discute beaucoup d’économie d’énergie. Naturellement l’éclairage est un sujet de discussion récurrent où chacun a un bon conseil a apporter pour économiser de l’énergie.

Très souvent on nous bassine avec le remplacement des ampoules à incandescence par des ampoules « économiques ».

Il me semble que l’on oublie souvent une solution simple et efficace pour s’éclairer de manière économique.

Cette solution miracle, c’est: le soleil !

Et oui, c’est tout bête, c’est tellement évident qu’il fallait y penser. On peut s’éclaire au soleil plutôt que de s’éclairer à l’ampoule électrique !

Je vois tout de suite arriver mes détracteurs:

Mais c’est nul ton truc, si on utilise des lampes c’est par ce qu’il fait nuit, par ce qu’il n’y a pas de soleil….

Vraiment ?

C’est vrai qu’il parait stupide d’allumer la lumière quand il fait jour. Personne n’est assez stupide pour faire un truc pareil!

Vraiment ?

Personnellement, je crois que la stupidité est vraiment beaucoup plus présente que ce que l’on croit !

Je connais pas mal de salles de bain borgne où il faut allumer la lumière la journée, je connais des cages d’escaliers d’immeubles où la lumière est allumée tout le temps, je connais quelques bureaux sombres où il faut allumer dès qu’un nuage se pointe…..

toit de magasin.jpg

… et surtout je connais de nombreux centres commerciaux construits sous forme de boite de conserve sans fenêtres.

Ils fait nuit dans ces magasins ? … non.. on utilise des énormes alignées de lampes pour éclairer comme en plein jour. (alors qu’il fait jour !)

Un peu de bon sens

puit de lumière maquette.jpegIl me semble que le bon sens même voudrait que l’on s’éclaire le plus possible à l’aide du soleil.

C’est peu connu, mais il n’existe pas que les fenêtres pour faire entrer la lumière du soleil dans une maison. Il existe de nombreux systèmes:

Le principe est toujours le même. Si l’on veut éclairer une pièce borgne, le plus simple est de faire un un trou jusqu’à la lumière du soleil.

Une fenêtre permet de ne traverser qu’un mur, mais un tube peut faire plusieurs mètres de long et une fibre optique permet d’aller encore plus loin chercher de la lumière.

Avec un peu d’astuce, on peut même combiner un éclairage solaire naturel avec des lampes à LED qui prennent le relai quand la nuit arrive.

C’est ce que l’on peut voir dans cette vidéo du constructeur Parans.

Si l’on veut augmenter l’efficacité du captage de lumière, on peut utiliser un héliostat. Ce mot d’origine grec désigne un miroir qui suit le soleil toute la journée pour s’assurer que la lumière soit toujours dirigée sur l’entrée d’un tube capteur de lumière.

Voici ce qu’il en est dans nos contrées. On trouve même un spécialiste en puits solaires au Locle.

Et dans les bidonvilles ?

Depuis 2007, la majorité de la population mondiale vit dans des villes. Ce que l’on oublie de préciser, c’est que les villes sont de plus en plus des bidonvilles !

Des constructions faite n’importe comment avec des matériaux de récupération. Très souvent de la tôle comme toits. Du coup, pas de fenêtre, pas de vélux !

Les bidonvilles sont sombres.

Mais une équipe a décidé de changer tout ça !

Un mouvement se répand depuis les bidonvilles de Manille, aux Philippines, pour éclairer les maisons au solaire, à l’aide de bouteille en PET.

Le concept est simple. Il suffit d’utiliser des bouteilles en PET remplie d’eau comme capteur et diffuseur de lumière et de les passer au travers des toits.

Pour voir le détail de l’installation de ce genre d’éclairage, voici une petite vidéo d’explication:

Le bon sens est toujours la meilleure solution !

bouteille pet pour éclairer les bidonville au soleil.jpgbidon ville éclairé au soleil.jpg

10 principes régissant la conception de système en permaculture

La Permaculture

Préparé par Wen Rolland

La Permaculture est avant tout une éthique développée dans le but de prendre soin de l’écosystème planétaire.

La permaculture permet de faire la conception de systèmes inspirés par les principes de la nature et encadre l’intégration harmonieuse de l’environnement et des gens. Ces systèmes peuvent fournir une alimentation de qualité, des abris, de l’énergie et satisfaire d’autres besoins de manière durable.

La conception prend en compte la production alimentaire, les structures, les technologies, l’énergie, les ressources naturelles,l’aménagement paysager, les animaux, les végétaux et les structures sociales et économiques. Les principes s’appliquent aux zones urbaines et rurales et s’adaptent à toute échelle de système.

10 principes régissant la conception de système en permaculture.

Le principe de diversité

Le principe de diversité vise à intégrer une grande variété d’espèces de plantes et d’animaux bénéfiques dans la conception. Cela permet l’établissement d’un système stable et interactif de polyculture qui satisfait les besoins de l’homme ainsi que les besoins des autres espèces.

Le principe d’effet de bordure

Le principe d’effet de bordure spécifie qu’en général, il y a plus d’énergie et une plus grande diversité de la vie sur la bordure de deux systèmes naturels différents se chevauche. Sur ces frontières, on peut accéder aux ressources des deux systèmes . Un bon exemple est la bordure entre une forêt et un bassin contenant denombreux plantes et animaux.

Le principe de la planification de l’énergie.

Placer les éléments de votre système de manière à réduire au minimum l’utilisation de l’énergie (y compris les combustibles fossiles et la force de travail humaine). Utilisez l’énergie et les ressources que vous avez, d’abord sur place, puis à l’extérieur du système, aussi efficacement que possible. Sur place les ressources énergétiques comprennent les forces de la nature telles que la gravité,l’énergie éolienne et hydraulique. Cela économise du temps, de l’énergie et de l’argent.

Le principe du cycle de l’énergie.

Dans un système naturel, il n’y a pas de déchets ou de pollution. Le résultat d’un processus naturel devient la ressource d’un autre. Recyclez et réutilisez l’ensemble des ressources, autant de fois que possible.

Le principe de l’échelle

Créer des systèmes à l’échelle humaine. Choisissez de technologies simples et appropriées pour faire fonctionner le système. Créer seulement des systèmes qui sont gérables d’après vos ressources. Commencez petit et travaillez étapes par étapes en vue d’un but idéal.

Le principe des ressources biologiques

Utiliser des méthodes et des processus naturels afin de réaliser les tâches. Utiliser les ressources de la nature (plantes, animaux, micro-organismes) qui sont favorables à la conception du système afin de réduire au minimum l’énergie provenant de l’extérieur.

Le principe d’éléments multiples.

Remplissez chaque besoin vital et fonction essentielle par plus d’un élément, de sorte qu’une défaillance temporaire de l’un des éléments ne va pas arrêter le fonctionnement du système.Il y a presque toujours plus d’une façon de réaliser n’importe quelle tâche.

Le principe des fonctions multiples

La plupart des choses peuvent être utilisées de diverses manières et à différentes fonctions. Une règle en permaculture est de tenter de concevoir trois utilisations pour chaque élément du système. Cela peut économiser de l’espace, du temps et des complications dans tout type de projet.

Le principe de la succession naturelle.

Travaillez avec la nature et les processus des systèmes naturels. Anticipez les développements futurs grâce à la recherche et l’observation lorsque c’est nécessaire.

Le principe de la position relative

Placez chaque élément de votre conception en relation avec les autres, afin qu’ils bénéficient les uns des autres. Par exemple, placer le jardin de fines herbes près de la maison pour faciliter la cueillette d’herbes fraîches pour la cuisine.

Texte repris du document: http://www.scribd.com/wenrolland/d/10959664-Permaculture10Principes

Lui-même basé sur le document : www.idepfoundation.org/download_files/permaculture/Fsheet_Perma_eng.pdf

les avantages d’un revenu de base inconditionnel

Le dogme de la nécessité du plein emploi

Dans notre société il y a un dogme autant bien ancré que celui de la croissance économique, c’est le dogme du plein emploi. Le chômage est le spectre que l’on annonce pour faire peur à tout le monde et pour faire accepter les décisions impopulaires.

Tout est fait pour favoriser la création et la sauvegarde des emplois. C’est le discours principal des partis politiques de l’extrême gauche à l’extrême droite.

Tout le monde est pour l’emploi !

Cependant, c’est un sacré raccourci qui est fait.

Ce que tout le monde veut, ce n’est pas un emploi

… c’est un revenu pour vivre !

D’accord, alors donnons un revenu à chaque personne pour la simple et bonne raison qu’elle est en vie. Plus besoin d’avoir un emploi pour vivre.

C’est le principe du revenu de base inconditionnel.

Pour tenter de diffuser l’idée d’un tel revenu de base, le cinéaste allemand Enno Schmidt et le balois Daniel Häni ont réalisé un film qui montre le fonctionnement et le financement d’un revenu de base inconditionnel.

Voici un extrait de ce film que j’ai monté:

L’extrait officiel de ce film est par ici, mais je le trouve moins bien que celui que j’ai fait.

Il est possible de voir l’intégral de ce film à propos du revenu de base inconditionnel ou de le télécharger gratuitement sur le site de kultkino.ch.

Vous pouvez aussi voir mes notes à propos de ce film. ça permet de survoler par écrit tout ce qui est dit.

=> pour voir d’autres vidéos à propos du revenu de base inconditionnel, je vous recommande la chaine de TV youtube du revenu de base inconditionnel en suisse.

Actuellement, est-ce qu’un revenu est forcément lié à un emploi ?

Est-ce si étrange de dissocier travail et revenu ?

Une étude allemande montre comment chacun obtient son revenu:

  • 30% des gens ont un revenu de leur famille. Ce sont les enfants, étudiants, mais aussi les mères et pères au foyer.
  • 20% des gens reçoivent une rente. Les retraités, les payements directs des agriculteurs, les rentiers (propriétaire immobiliers, bourse, etc…)
  • 10% des gens sont au chômage ou à l’aide sociale.
  • 40% des gens travaillent.

La majorité des gens n’a donc pas un revenu lié directement à une activité professionnelle. La majorité des gens profitent d’un revenu de transfert.

Est-il encore possible de garantir un emploi pour tous ?

Toute notre société industrielle est basée sur le principe que chacun obtient un revenu en échange d’un travail. Dans cette société il faut un travail pour vivre. C’est ce que défendent les syndicats et les partis politiques.

Cependant, la société industrielle touche à sa fin. Nous sommes maintenant à l’ère de l’information et ça change la donne. La finance a pris le dessus. Depuis 20 ans les industries font plus de profit avec leurs placements financiers qu’avec leur métier de base !

Il est difficile de dire qu’à l’avenir on pourra garantir que chacun puisse avoir un emploi, et donc que chacun puisse vivre !

Il est temps de repenser la base de la cohésion sociale.

action ubs grimpe quand on supprime des emplois 378998_10152259828685574_1826679664_n.jpgActuellement une personne sans travail est dévalorisée. Il faut un avoir un travail pour être intégré dans la société.

Mais quand les industries licencient à tour de bras car elles rationnalisent ou délocalisent, quand la plus grande banque de suisse annonce 11 000 licienciements par ce que tout va bien !!! …

… il devient de plus en plus dur d’avoir un job ! … Oui, actuellement on parle plutôt de job que de métier.

La part de chômage structurel ne cesse d’augmenter. Le taux de chômage est à ~10% sur l’europe et ~25% en Espagne ou en Grèce.

Si l’on observe le taux de chômage des jeunes on peut doubler les chiffres !

Ainsi, est il est possible de marginaliser le quart de la population d’un pays ? .. voir la moitié des jeunes, des forces vives ? Ceci sans avoir de réaction ?

Si l’on continue à marginaliser de plus en plus de monde on va droit vers une révolution !

Il est temps de repenser les bases de la cohésion sociale !

Le revenu de base est une alternative crédible permettant de retrouver une cohésion sociale !

Des emplois pour les machines ou pour les humains ?

Cela fait un siècle que l’on tente de remplacer les ouvriers dans les usines par des machines, les employés de banques et les fonctionnaires par des guichets informatiques, les caissières de supermarchés et les contrôleurs de train par des portails automatiques….

banque online avec 10 fois moins de personnel.jpgUne banque avec un guichet on-line a besoin de dix fois moins d’employés pour faire le même travail !

Cette politique de la rationalisation n’est pas cohérente. Nous voulons des emplois pour les humains ou pour les machines?

Il est temps de sortir totalement de ce système aberrant et d’opter pour une alternative.

Si l’on ne change pas on est obligé de persévérer dans l’aberration, de continuer à tout miser sur la croissance économique pour produire toujours plus avec toujours moins, de produire de la surproduction.

Puis l’on est obligé de pousser à la consommation de cette surproduction par une manipulation mentale publicitaire toujours plus pernicieuse.

Il existe des chaires universitaires de neuromarketing. Est-ce légitime que le contribuable finance lui même sa manipulation mentale ?

Beau projet d’avenir !

Voici une fable à propos d’aspirateur qui en se sortant du cadre et des préjugés permet de comprendre pourquoi on a besoin d’instaurer maintenant un revenu de base inconditionnel…

L’emploi à tout prix détruit l’environnement

emploi a tout prix.jpgD’un point de vue écologique, je doute que notre planète supporte encore longtemps notre habitude de transformer des ressources naturelles en déchets le plus vite possible.  (La planète survivra, la vie… un peu moins !)

Il est donc temps de changer de système. Le revenu de base inconditionnel est une alternative crédible.

La suisse n’est que peut touchée par le chômage en comparaison internationale, mais il y a une tendance de fond qui montre que le chômage est grandissant, surtout chez les jeunes.

C’est une des facteurs du succès du mouvement des indignés.

Il est aujourd’hui illusoire de penser que l’on arrivera à garantir un travail pour chacun et donc de faire vivre tout le monde avec ce système.

Les avantages du revenu de base inconditionnel

Avant de diaboliser le revenu de base inconditionnel, il est intéressant de voir ce qu’il peut apporter d’intéressant. Ainsi il sera possible de faire la balance des pour et des contres.

Je crois que de toute façon, il sera impossible de trouver le système parfait. Mais peut être que le système du revenu de base inconditionnel est moins pire que notre système actuel ?

Le revenu de base inconditionnel résout de nombreux problèmes que l’on a de la peine à rédoudre avec notre système actuel. En bref, il permet de financer:

  • la création artistique en étant une alternative au système du droit d’auteur qui est mis à mal dans notre société de l’information.
  • des biens communs. Ex: logiciels libres (les fondements d’Internet), l’encyclopédie wikipedia, la carte citoyenne openstreet map, etc..
  • l’apiculture. Alors que les abeilles sont indispensables à l’agriculture. Les abeilles disparaissent et les apiculteurs aussi. C’est une activité économique qui ne permet plus de gagner assez d’argent pour vivre… mais qui est indispensable à la vie !
  • les soins aux personnes âgées qui sont souvent assumés actuellement par des bénévoles. Dans notre société vieillissante nous auront de plus en plus besoin d’assisster nos aînés. Nous pouvons le faire, sans faire exploser les coûts de la santé.
  • l’éducation des enfants pour qu’un des parents puisse rester avec eux à la maison plutôt qu’en les laissant se faire éduquer par la TV. (L’égalité entre homme et femme (qui est une excellente chose) a été reprise par l’économie pour n’avoir comme résultat d’avoir besoin de 2 salaires pour vivre au lieu d’un seul comme il y a 50 ans !)
  • les régions périphériques. L’argent et les emplois ne sont plus centralisés dans les grands centres urbains. C’est un bon moyen de lancer des mini-entreprises sans prendre de risques.
  • les études et la reconversion professionnelle choisie ou non. A tout âge, à tout moment, il est possible de se former pour changer de métier.
  • toute activité qui est maintenant bénévole car il n’existe actuellement aucun moyen pour la financer.
  • la recherche scientifique. Ainsi il est possible de partout. D’exploiter toutes les bonnes idées et pas seulement celle qui arrivent à rassembler des fonds publiques qui diminuent et des fonds privés payé très souvent par des entreprises qui ont un intérêt. (les OGM par exemple…)
  • la création d’entreprise. Ça prend du temps de créer une entreprise…. c’est difficile d’être rentable dès le début. Un revenu de base est une bonne sécurité pour se lancer…. et ainsi, presque paradoxalement, permettre aux gens d’arrêter de travailler…. c’est créateur d’emplois !

Si votre revenu était assuré. Est-ce que vous iriez encore travailler ?

C’est la question posée lors d’un sondage sur le vif dans une gare:

  • 60% des gens répondent: oui
  • 30% des gens répondent: oui mais à temps partiel ou dans un autre domaine.
  • 10% des gens répondent: non, j’irai voyager, faire des études, dormir…

Est-ce que vous pensez que les autres iraient travailler ? :

80% des gens répondent: non !!!

=> Belle cohérence ! En fait ce sondage révèle surtout le manque de confiance de chacun envers ses concitoyens !
C’est cette peur de l’autre qui est souvent utilisée par les partis d’extrême droite pour faire passer leur idées.

Il faut bien comprendre que le but du revenu de base inconditionnel n’est pas de voir tout le monde s’arrêter de travailler et ne rien faire.

Le sondage ci-dessus montre que la majorité des gens vont continuer de travailler. La motivation au travail, au delà de la limite de survie n’est pas une motivation financière. Sinon pourquoi de nombreux millionnaires continuent de travailler ??

cerveau_revenu_de_base_inconditionnel.png

J’ai déjà évoqué les questions de motivations dans un précédent article à propos du revenu de base inconditionnel.

Le revenu de base inconditionnel, n’est pas un revenu minimal. Ce n’est pas du communisme. Ce n’est pas un nivellement par le bas. Il est possible de s’enrichir, de travailler plus pour gagner plus.

C’est un revenu qui nous est donnée comme salaire pour faire notre métier de citoyen, pour se former, pour éduquer, pour prendre soins des autres, pour être en pleine santé et ne pas être à la charge de la société !

L’inconditionnalité de ce revenu permet de valoriser tout le monde. Personne n’est à la charge de la société. Plus de honte à se déclarer à l’aide sociale !

Le revenu de base inconditionnel doit être vu comme le ciment de notre société.

Qui fera le sale boulot ?

nettoyage de rue.JPGUne objection que l’on entend souvent, est celle que si l’on peut choisir le travail que l’on veut faire, plus personne ne fera le sale boulot. A ceci on peut répondre que c’est le même discours que celui qui avait lieu au moment de l’abolition de l’esclavage. « Mais qui fera le sale boulot si l’on a plus d’esclaves ? »  …. la réponse à cette question en vidéo…

Comment se fait le sale boulot dans une société disposant du revenu de base inconditionnel ?

Il y a plusieurs approches possibles, dont le choix est fait selon les valeurs personnelles de chacun. (La spirale dynamique est une bonne modélisation des systèmes de valeurs que l’on trouve chez les humains.)

Pour les gens qui ont pensent que le marché, l’offre et le demande est une réponse à tout. La solution est tout simplement de rendre plus attractif le sale boulot. On va payer plus les boulots que personne ne veut et ainsi quand même trouver des gens qui seront prêts à faire le sale boulot juste pour gagner beaucoup d’argent.

Cette méthode me rappelle un copain qui pendant ses études passait toutes ses vacances d’été a être éboueur. Il disait que c’était un boulot super bien payé et lui laissant quand même l’impression d’être en vacances. En effet, il ne travaillait que le matin de 5h à 8h et pouvait profiter du reste de la journée pour aller à la plage.

Etant aux études et vivant chez ses parents, il bénéficiait d’une sorte de revenu de base, ses parents lui payaient de quoi vivre, mais sans plus. Comme il avait envie d’avoir un scooter, il a trouvé ce travail d’éboueur pour avoir les moyens de financer ce véhicule, pour améliorer son quotidien.

scouts heureux de faire la vaisselle.jpgAinsi on voit que même quand on a déjà de quoi vivre, il y a des gens prêt à faire le sale boulot pour s’offir des plaisirs supplémentaires.

Pour les gens qui pensent que la communauté dans laquelle on vit est importante et que chacun devrait y contribuer. On peut imaginer que le sale boulot se fasse par une sorte de service civil.

Ceci me rappelle les camps scouts, où chaque jour un groupe est responsable d’aller chercher du bois pour le feu, un autre groupe de faire la vaisselle ou de nettoyer les toilettes.

Pour les gens qui ont plutôt une vision du monde dans laquelle la responsabilité personnelle est importante. On peut imaginer que chacun prenne sur soi la responsabilité de faire une partie du sale boulot.

nettoyage de printemps.JPG

Chez moi je n’ai pas de femme de ménage, mais la poussière s’accumule quand même, il m’arrive d’utiliser mes toilettes, de manger dans mes assiettes….

Donc, régulièrement, je me responsabilise et me décide à faire le ménage chez moi, à faire ma vaisselle, nettoyer mes toilettes, passer l’aspirateurs… faire le repassage…. C’est ma propre responsabilité, et donc je le fais quand même, même si je préfère boire des verres que nettoyer les verres. Mais comme j’aime boire dans un verre propre, je me motive à faire la vaisselle !

Et pour terminer, finalement qu’est ce qu’un sale boulot ?

Nous sommes tous différents, ce qui est un sale boulot pour quelqu’un ne l’est peut être pas pour un autre ?

Le revenu de base inconditionnel ça marche comme le montrent de nombreuses expériences

Ce que l’on observe de ces expériences:

  • la criminalité baisse
  • la durée et le nombre de personnes aux études augmente
  • le nombre d’hospitalisations diminue (-8,5% observé durant les expérience au Canada)
  • l’esprit d’entreprise se développe
  • la nutrition et l’hygiène s’améliorent (dentiste, eau potable)

Les expériences aux USA voulaient savoir si les gens continueraient de travailler avec un revenu assuré.

L’expérience montre que les gens continuent de travailler. Mais ils diminuent leur temps de travail de l’ordre de:

  • 2 semaines par an pour les hommes
  • 3 semaines par an pour les femmes => pour les enfants
  • 4 semaines par an pour les jeunes => pour les études

Comment financer un revenu de base inconditionnel ?

C’est la grande question que tout le monde se pose et sur laquelle il y a beaucoup de débats stériles de spécialistes qui s’affrontent sans que l’on puisse vraiment trancher sur la question.

Cependant beaucoup de pistes existent.

En Alaska, un revenu citoyen existe depuis 1976, il est financé par l’exploitation des ressources naturelles.

Depuis 2010, l’Iran a décidé de remplacer des aides directe par un revenu de base inconditionnel. L’Iran est aussi un pays disposant de revenus pétroliers.

Mais tous les pays ne sont pas assez riches en ressources pour financer un tel revenu.

Plein de pistes existes, et souvent il faut réaliser un mixe de plusieurs solutions. Voici un aperçu de ces solutions.

Daniel Häni et Enno Schmidt recommandent d’utiliser un système où l’on remplace l’impôt sur le revenu par un impôt sur la consommation. Une sorte de TVA qui vaut la moitié du prix.

Couplée à un revenu de base une tva n’est pas un impôt anti-social. On arrive même à faire un impôt progressif !

financement revenue de base inconditionnel.jpgUn autre avantage de ce système est d’empêcher l’évasion fiscale. A une époque où la concurrence fiscale est plus tendue que jamais entre les cantons suisses et entre l’union européenne et la suisse. La réforme de ce système calmerait les tensions.

Le BIEN – CH, (Basic Income Earth Network) a publié un livre à propos des différentes manières de financer un revenu de base inconditionnel.

Une autre approche pour financer un revenu de base inconditionnel est de réformer le système monétaire. Actuellement, la création monétaire par le crédit bancaire profite principalement aux banquiers (et crée des dettes publiques). En réformant la manière de créer l’argent, les bénéfices de cette création monétaire peuvent être utilisé pour financer un revenu de base inconditionnel.

C’est ce que présente Stéphane Laborde dans son livre, La Théorie Relative de la Monnaie.

Le financement du revenu de base inconditionnel en France

La thèse de l’économiste Marc de Basquiat (pdf) montre qu’en France, il y a déjà tellement d’aide et d’allocations en tous genres qu’en fait le financement d’un revenu de base de 400€ par personne est déjà assuré. Cette somme est actuellement distribuée de manière conditionnelle selon plein de condition différente.

Il serait temps de tout simplifier et d’utiliser cette somme globale pour faire une seule allocation universelle de 400€ par personne, par mois.

Pour en savoir plus, je vous invite à regarder les plus de 2h d’émission de la radio ici et maintenant à propos du financement du revenu de base inconditionnel avec Yoland Bresson et Marc Basquiat.

Yoland Bresson explique quelque chose d’assez simple. Le financement est acquis. Il n’y a pas à aller chercher de l’argent ailleurs. Il suffit de le distribuer autrement. Il prend l’exemple d’un jeu de carte.

Actuellement, on distribue les cartes au hasard (et parfois comme au jeu du « trou de cul » et président.. on favorise le président et on fait couler le trou de cul..). Avec un revenu de base. On s’assure que chacun a au départ un jeu de base jouable.

Puis, on joue au même jeu !

Yoland Bresson indique que le plus dur dans le financement n’est pas de l’assurer. Mais de trouver comment passer du système actuel au système du revenu de base. Pour en savoir plus, je recommande encore une fois l’émission de radio: Le financement du revenu de base inconditionnel avec Yoland Bresson et Marc Basquiat.

Le financement du revenu de base inconditionnel en Suisse

J’ajoute un volet spécial Suisse. Depuis que l’initiative pour un revenu de base a déjà récolté les 100 000 signatures nécessaires et qu’elle a été déposée et va être soumise au vote du peuple suisse, les médias en parlent de plus en plus.

Ainsi, la question du financement est de plus en plus présente.

La proposition la plus courante est celle d’un revenu de base à CHF 2500.- / mois par personne. Et la moitié pour les enfants.

Pour financer un tel montant. Il faut ~ 200 Milliards de CHF par an.

billet de banque qui poussent dans des pots.jpg

Il y a un consensus clair, (même d’économie suisse qui est un farouche opposant) que la réorganisation des prestations sociales et surtout de l’aide sociale assure déjà un financement de 60 Milliards de CHF.

La question du financement est toujours compliquée, on va vite dans des détails sur lesquels tout le monde n’est pas d’accord, on a des hypothèses et fait des choix sur beaucoup de choses donc forcéement tout le monde ne peut pas être d’accord. Mais il faut revenir à l’essentiel. Comprendre qui on veut favoriser avec l’introduction d’un RBI.

C’est l’humain que l’on veut favoriser avec l’introduction d’un RBI.

Il y a là clairement un grand principe qui est repris par tous les modèles de financement.

Historiquement, la richesse crée par le fruit du travail a été répartie entre la force de travail que sont les travailleurs sous forme de salaires et la rémunération du capital investi pour créer l’entreprises. (Personnellement, je pense qu’à l’avenir le capital sera de moins en moins nécessaire pour créer une entreprise… l’artisanat industriel annonce la fin du capitalisme…)

Ces 25 dernières années, l’économie a beaucoup changée. Les travailleurs humains ont été remplacés de plus en plus par des travailleurs mécanique, des robots et des automates. La productivité à beaucoup augmentée. Donc le gâteau à se partager a grandi, mais le nombre d’humain à qui le donner à diminué ! Ainsi c’est la part de rémunération du capital qui a bien été servie, mais pas les humains.

Ces 25 dernières années, l’économie est devenue financière et automatisée. Ainsi la protection sociale de l’époque industrielle ne tient plus, n’est plus valable.

Ainsi un moyen de ré-équilibrer cette modification de l’économie en faveur des humains et d’introduire un troisième bénéficiaire du fruit des richesses crée par le travail: le Revenu de Base Inconditionnel.

Ainsi on s’assure que même si les entreprises sont dans l’économie financière et n’utilisent plus des humains, que au moins les humains puisse vivre. On appelle ce modèle, celui de la « Répartition tripartite de la VAN », la Valeur Ajoutée Nette d’une entreprise.

financement du revenu de base inconditionnel - économie au service des humains.png

Ainsi la manière dont les salaires sont distribués par les employeurs est un peu différente, voir le schéma.(oui.. il y aura encore des employeurs, tout le monde ne vas pas arrêter de travailler.)

La proposition de financement dont on parle ici propose de fonctionner un peu de la manière de beaucoup d’assurances sociales. L’employeur verse une contribution à un fond du revenu de base pour chaque employé qu’il a. (et c’est la seule obligation).

Ensuite pour ne pas couler l’entreprise à devoir augmenter tous les salaires de CHF 2500.- , ce qui va probablement arriver, c’est que l’employeur va diminuer sa contribution directe à l’employé en lui disant… « Et bien…comme tu reçois déjà 2500.- de base… je crois que je peux baisser ma contribution directe d’autant… et globalement c’est comme si tu recevais le même salaire… comme ça, cette histoire de revenu de base, ça ne changera rien ni pour toi ni pour moi…. Je donne pareil.. tu reçois pareil« .

C’est là que certains politiciens de gauche et syndicalistes prétendent que finalement l’employeur peut aussi se dire que vu que tout le monde a un revenu garanti, il peut supprimer ou diminuer sa contribution directe à l’employer.. et que ça risque d’entrainer une spirale des salaires à la baisse…..

Mais à mon avis c’est un faux raisonnement. C’est oublier que le Revenu de Base Inconditionnel est une pression sur l’employeur. S’il ne présente pas de conditions de travail intéressantes (un bon salaire par exemple..) personne ne va venir travailler dans son entreprise… C’est un peu la nouvelle version de la grève que les syndicalistes utilisent pour faire pression sur les employeurs. Mais en plus efficace.

A mon avis, on va ainsi maintenir un équilibre qui sera très proche de l’équilibre des salaires actuels.

A ce propos, sur le schéma ci-dessous, c’est le petit bloc rose qu’il faut observer. Ce bloc est ce qu’un employeur devra peut être mettre en plus sur le salaire pour motiver un employé à venir travailler pour lui. C’est l’offre et la demande qui va réguler ce montant. C’est une solution plus souple que le salaire minimum à CHF 4000.- qui a été largement balayé par le peuple suisse, justement par ce qu’un montant fixe ne permet pas de s’adapter aux différences entre branches, entre régions, aux motivations des gens pour qui le salaire ne fait pas tout qui préfèrent un cadre de travail agréable même si le salaire est faible (coursier à vélo par exemple..), ou alors les entrepreneurs qui lancent une nouvelles entreprises qui sera rentable seulement quelques années plus tard.

C’est mon analyse du refuse du salaire minumu lors de la votation du 18 mai 2014. Je le justifie en observant les résultats dans cantons de Neuchâtel et Jura, qui ont accepté il y a 2 ans le principe d’un salaire minimum, mais sans en donner le montant. Et qui lors de cette votation on refusé le salaire minimum fédéral pourquoi ce revirement ? … La seule différence était l’introduction d’un principe ou d’un montant précis… c’est toute la différence !

Tous les syndicats devraient se rallier au Revenu de Base Inconditionnel, c’est un outil qui permet d’inciter à l’augmentation des bas salaires ce que les syndicats veulent. Mais la méthode est nettement plus souple et adaptable que celles que les syndicats ont prôné lors de cette votation sur le salaire minimum !

Reprennons le schéma ci-dessous:

  • l’employé reçoit le même revenu global que maintenant. Mais une partie vient de son salaire et une partie du revenu de base.
  • l’employeur paye le même montant que maintenant. Mais une partie à l’employé et une partie au fond du revenu de base.
  • => Ce changement parait anodin au premier abord.. mais en fait, au passage on change complètement le rapport de force employeur-employé ! et surtout on apporte une énorme sécurité en cas de coup dur !

Revenu de base inconditionnel financement par la VAN exemple pour 3 salaires.png

Pour reprendre le calcul, ainsi, par le revenu du travail, on estime que le fond du revenu de base est alimenté par 110 Milliards de CHF.
=> 60 MCHF + 110 MCHF = 170 sur 200…

Voilà comment on finance plus de la moitié du Revenu de Base Inconditionnel avec de l’argent qui est déjà là !

Tout le débat se focalise maintenant sur les 30 milliards qu’il « manque » pour financer un système de revenu de base inconditionnel.

Cette somme semble énorme. Mais il faut mettre ceci en lien avec le fait que les recettes de l’ensemble de la population suisse, le PIB est de 600 Milliards de CHF par an.

On s’écharpe pour 30 milliards sur 600 milliards !

D’autant plus que si l’on réfléchi, à qui sont destiné ces 30 milliards ? … et bien en gros, c’est aux enfants ! à Cette masse de la population qui actuellement ne reçoit quasi rien. (juste de maigre allocation familliale)

Donc sur ces 30 milliards, 25 milliards sont en fait destinés aux enfants et aux étudiants. Ce sont des super allocation familiale et bourse d’étude !

La véritable manière de poser la question du financement du RBI est de savoir si un pays comme la suisse est d’accord de mettre le tiers de ses revenus (200 Milliards sur 600 Milliards de PIB annuel) pour assurer un revenu de base inconditionnel à sa population ?

C’est une question de choix de répartition des revenus. Pas de manque de revenu !

Même si le PIB diminue, il y a une bonne marge de sécurité. Quelle est la proportion de la population qui peut prétendre assurer tous ses besoins de base pour vivre avec uniquement un tiers de ses revenus et garder les 2 tiers comme argent de poche pour se faire plaisir ?

Voici le graphe du revenu de la population suisse, le PIB:

Les économies financières apportées par le revenu de base inconditionnel

Il faut aussi voir ce que le système du revenu de base inconditionnel nous fait économiser par rapport au système actuel.

Actuellement, nous sommes prêt à tout pour attirer et garder des emplois. Ce ne sera plus nécessaire. Ainsi on peut cesser le chantage des entreprises qui demandent des infrastructures pharaoniques et une exonération d’impôt pour garantir quelques emplois.

Un exemple neuchâtelois en Suisse: à quoi sert le tunnel de Serrières ?

Ce tunnel a pour but de pouvoir dire que l’on peut traverser la suisse entièrement sur une autoroute ! En effet, il y avait un « chainon manquant », 700m de route ressemblant à s’y méprendre à une autoroute, mais pas qualifiée d’autoroute…
Ainsi on se paye le luxe de payer 1 Million de CHF le mètre pour réaliser ce vieux rêve en créant un tunnel de contournement….

Le chainon manquant. C’est ce qui est présenté. Mais en fait, c’est surtout pour garantir des emplois qu’il a été décidé de réaliser ce tunnel. Depuis 35 ans, le canton de Neuchâtel construit des tunnels à tour de bras. C’est toute une économie et de nombreux emplois qui tournent autour du consortium « Infratunnel » en charge des travaux.

Avec notre habitude de garantir la cohésion par le plein emploi on construit à tour de bras des ouvrages pharaoniques d’une utilité discutable en gaspillant de l’argent et des ressources naturelles.

Le système s’auto-alimente ! Il est temps de voir autrement !

Est-ce que l’on aurait besoin d’autant de lignes de trains et d’autoroutes si les gens pouvaient travailler chez eux (ou dans leur région) ?
Avec un revenu de base inconditionnel, beaucoup de monde pourrait vivre du salaire d’une activité locale qui n’est actuellement pas possible car trop peu rémunératrice.

chantier autoroute.JPG

Beaucoup d’économie peuvent être faites dans le domaine de la santé avec un système à revenu de base.

6 indice de santé sociale américain à neuf variables, de 1959 à 1996.jpegActuellement, les psy disent que le tiers de leur consultations sont dues à des maladies du travail ! (stress, burn out)

Si l’on compare l’évolution du PIB et de l’indice de santé sociale, on observe un décrochement au début des années 1980.

Travailler plus… pour gagner plus… et y laisser sa santé….

Avec un revenu de base inconditionnel, il est possible de travailler sans brûler la chandelle par les deux bouts !

Toujours dans le domaine de la santé, de nombreuses personnes âgées se retrouve dans des EMS, alors qu’elles pourraient rester à la maison si on les aidait un peu dans certaines tâches. Il y a déjà de nombreuses personnes qui bénévolement s’occupent de personnes âgées. Avec l’instauration d’un revenu de base inconditionnel. On va certainement augmenter le nombre de volontaires.

Dans le domaine de l’éducation il y a beaucoup d’économie à faire en évitant de recourir systématiquement à des crèches ou structures d’accueil parascolaires. Je développe ce point ci-dessous.

Le revenu de base inconditionnel est favorables aux familles

Le revenu de base inconditionnel permet de financer l’éducation des enfants. Un enfant étant un être humain vivant, lui aussi a droit à un revenu de base inconditionnel.

La charge financière est donc allégée pour les familles.

Les combats féministes ont libéré la femme de sa condition de maitresse de maison pendant que son mari travaille à l’extérieur.
Très bien! Maintenant les femmes peuvent aussi travailler à l’extérieur. Malheureusement, le système a récupéré cette évolution pour faire travailler 2 fois plus de monde ! Le mari et la femme travaillent à l’extérieur.

(Suite à l’incompréhension que j’ai vu dans les commentaires, je ne dis pas que c’est mal.. que les femmes travaillent à l’extérieur. Au contraire si c’est leur désir. Mais je reproche au système d’avoir repris cet acquis pour en faire la norme et ainsi faire travailler plus de monde… J’ai lu un article du parti socialiste suisse qui dit que pour faire vivre une famille, il faut maintenant 1,6 salaire…. alors qu’il y a 50 ans.. 1 salaire suffisait !)

Et finalement en rentrant à la maison il y a toujours le travail ménager qui attend….. et les gosses en train de se faire laver le cerveau par la pub à la TV…

emplois et crèches.JPGOui, c’est la réalité actuelle, quand on travaille à deux à l’extérieur de la maison, il devient de plus en plus dur de s’occuper des enfants.
Il faut donc des structures d’accueil.. des crèches.. et finalement c’est l’école qui s’occupe d’éduquer les gosses (après la TV)
Les maths, la lecture, l’écriture, tout le programme scolaire fini par être une tâche secondaire pour l’école, tellement la place de l’éducation grandit.

Beau projet d’avenir…

L’idéal d’une égalité homme-femme devrait permettre, dans tous les cas d’avoir au moins un des deux parents (voilà l’égalité)  qui peut rester à la maison s’occuper de l’éducation des enfants. (et d’avoir le plaisir de voir ses enfants grandir) Pour ça il faut quand même un revenu.

Ce que les gens veulent, ce n’est pas un emploi qui les éloignent de chez eux et de leur famille. Ce que les gens veulent c’est un revenu !

Le revenu de base inconditionnel est ce revenu qui permet aux familles de voir leurs enfants grandir et de les éduquer. Bien éduquer des enfants, c’est profitable pour toute la société !

Est-ce que le revenu de base inconditionnel est une utopie ?

Qu’est ce qui est le plus utopique ?

  • Un revenu de base inconditionnel ?
  • Un système économique basé sur une croissance infinie dans un monde fini ?

Pour aller plus loin, je vous recommande le site de la Génération RBI qui milite pour un Revenu de Base Inconditionnel en Suisse.

Aidez-nous à créer un journal papier

Une collaboration entre les mouvements belges, français et Suisse cherche du financement et de l’aide pour crée un journal papier diffusé à 50 000 exemplaires pour diffuser l’idée du Revenu de Base Inconditionnel. Alors si vous avez des millions à nous donner pour nous aider à réaliser ce journal… c’est par ici…   et si vous n’avez pas de million.. mais juste 10.- … ça ira aussi 🙂 Merci… et n’hésitez pas à partager l’idée !

Relations entre la confédération suisse et la banque nationale suisse

Avec la crise de la dette, le débat sur l’interdiction faite à un Etat d’emprunter à sa banque nationale est à nouveau d’actualité.

En France, c’est la loi du 3 janvier 1973 qui a introduit cette interdiction. Cette loi a été abrogée en 1993 suite à l’introduction du traité de Maastricht.

Le principe de l’article 25 de cette loi a été repris dans l’article 104 du traité de Maastricht ainsi que dans l’article 123 du traité de Lisbonne.

Cette interdiction d’emprunter s’est donc étendue à l’union européenne entière.

Qu’en est-il en suisse ?

BNS Banque Nationale Suisse- Schweizerische Nationalbank.JPG

En suisse, nous avons l’article 11, alinéa 2 de la loi fédérale sur la banque nationale suisse qui nous dit:

La Banque nationale ne peut ni accorder de crédits et de facilités de découvert à la Confédération, ni acquérir, à l’émission, des titres de la dette publique. Elle peut autoriser, contre des garanties suffisantes, des découverts de compte en cours de journée.

La raison de ce texte obscure est indiquée de manière plus claire au chapitre 8, (p 23) de la brochure, « La Banque nationale suisse en bref ».

On nous dit:

L’indépendance financière englobe l’autonomie budgétaire, qui découle de la forme juridique sous laquelle la BNS a été constituée, et l’interdiction d’accorder des crédits à la Confédération (art. 11 LBN), ce qui empêche l’Etat de «faire tourner la planche à billets».

Voici ce que la BNS a le droit de faire comme services bancaires.

Voilà donc l’idée de base, c’est d’éviter que des politiciens jouent avec le monnaie d’un pays. En empêchant d’obtenir des prêts sans intérêts. Le risque étant de créer trop de monnaie et de voir le spectre de l’inflation arriver !!

Cependant, cette idée louable entraine un autre problème.

En interdisant un état de pouvoir créer sa propre monnaie (oui, le prêt est une création de monnaie dans le système à argent dette qui est le notre), on est obligé de passer par des banques commerciales.

Donc finalement, ce sont les banques commerciales qui vont créer la plupart de l’argent. Mais pas sans contre partie…. avec des intérêts !

Ainsi, il faudra rembourser la sommes empruntée, mais également les intérêts (ce qui peut représenter plusieurs fois la somme de base sur le long terme).

Comme la sommes des intérêts n’a jamais été créée. La dette va s’accumuler, et il ne sera pas possible de la rembourser !

Voici un petit extrait d’une conférence de Patrick Vivert, ancien membre de la cour des comptes française qui explique ce système pernicieux:

La véritable origine de la dette publique, c’est le fait de créer de la monnaie avec des intérêts auprès de banques commerciales et que les états doivent s’endetter auprès de ces banques commerciales. Ce fait a mis la part des intérêts composés comme étant la part majeure de la dette publique. Si je prends l’exemple français que je connais le mieux. Sur les 1500 Milliards de dette publique de la France, il y en a 1350 Milliards qui sont du a des intérêts composés.

Si par hypothèse on avait pas changé de mode de création monétaire, si on continuait a y avoir de la création monétaire publique sans intérêts, la dette française serait aujourd’hui de 150 Milliards et non pas de 1500 Milliards d’euro, ce qui change tout !

On avance dans les recherches..

Grâce à quelques contributeurs dans les commentaires de cet article, on avance dans les recherches du pourquoi de ce sytème monétaire si bizarre…

Déjà on en sait plus sur le contexte:

Le dictionnaire historique de la suisse est une bonne source.. on y apprend déjà le contexte.. au point 3 il est dit:
« Jusqu’à l’effondrement du système de Bretton Woods au début des années 1970, la BNS n’était guère en mesure d’exercer une influence sur le marché de l’or et sur le marché des changes. L’arrivée de capitaux étrangers en Suisse alimentait une forte croissance, à caractère inflationniste, de la Masse monétaire. Après le passage des taux de change fixes aux taux de change flottants en 1973, la BNS retrouva momentanément une influence dans le secteur de la politique monétaire. »

Donc comme partout.. c’est face à la peur de l’inflation que l’on a interdit aux politiciens de faire tourner la planche à billets…
Mais actuellement le remède est plus dévastateur que le mal…

Mais qui a écrit les articles de loi sur la BNS ?

Mehdinefrance a posé la quetion à la BNS directement.. voici la réponse:

Cher Monsieur

Nous vous remercions de votre intérêt pour la Banque nationale suisse.

Vous m’avez posé ce matin une question pour savoir qui est l’auteur (personnellement) de l’alinéa 2 de l’article 11 de la loi actuelle sur la Banque nationale suisse. Cette question n’est pas facile à répondre parce que la loi sur la BNS était élaboré dans l’Administration Fédérale sous les auspices un groupe d’Expert. C’est donc un œuvre d’un collectif :

Avant d’entrer en matière il est important de rappeler l’histoire :

L’article mentionné fait partie de la loi Fédérale sur la Banque nationale suisse du 3 octobre 2003 (entrée en vigueur le 1er mai 2004, version actuelle du 1er mars 2012).

Dans les années 1995 à 2004 la Suisse a complètement renouvelé son droit monétaire. Sur la base de la
Constitution Fédérale (totalement revisée) de 1999 (article 99 : http://www.snb.ch/fr/mmr/refer… la loi sur la Banque nationale fut totalement récrite. L’alinéa mentionnée n’apparaissait pas encore dans les versions prédécesseurs de cette loi (voir la loi du 23 décembre 1953 :
http://www.admin.ch/opc/fr/cla….

Art.11, al. 2 est donc une innovation de 2004 et n’a rien à faire avec les idées pour une banque centrale à l’époque de la fondation de la Banque nationale suisse en 1905/1907.

Un exposé de l’histoire de la loi actuelle se trouve dans le chapitre 9 de l’ouvrage commémoratif écrit à l’occasion du centenaire de la BNS en 2007 (voir plus bas).

Quel est le sens de l’article 11, al. 2 : « La Banque nationale ne peut ni accorder de crédits et de facilités de découvert à la Confédération, ni acquérir, à l’émission, des titres de la dette publique. Elle peut autoriser, contre des garanties suffisantes, des découverts de compte en cours de journée. » ?

Cette alinéa veut assurer l’indépendance financière de la BNS envers l’état : c’est l’interdiction explicite de financer l’état.

Les explications à cette alinéa se trouvent dans le message du Conseil Fédéral concernant la révision de la loi sur la BNS de 2002 et, un aperçu, dans l’ouvrage commémoratif de 2007 déjà mentionné :

« Le groupe d’experts** mit en évidence – conformément à la doctrine* – quatre aspects de l’indépendance d’une banque centrale: son indépendance fonctionnelle, son indépendance institutionnelle, son indépendance
financière et l’indépendance des membres de son organe de direction. » (BNS 1907-2007, p.546)

* Quant à la « doctrine » on cite l’essaye de A. Alesina et L. Summers dans le « Journal for Money, Credit and Banking » vol. 25(2) 2003, p.151-162 : « Central Bank Independence and Macroeconomic Performance: Some Comparative Evidence ». La constitution de la Banque Centrale Européenne a aussi joué un certain rôle.

** Avec le « Groupe d’experts » la citation désigne le Groupe d’Experts « Réforme du Régime Monétaire » (Suisse) qui a été installé par le chef du Département Fédéral des Finances (Suisse) Kaspar Villiger avec la tâche de préparer les messages au parlement pour une révision des articles concernant le régime monétaire dans la constitution et les révisions des lois sur la monnaie et le moyens de paiement et sur la Banque nationale suisse. Le loi sur la BNS a été formulé par l’Administration Fédérale.

Les membres de cet groupe étaient :

  • Ulrich Gygi (président, directeur de l’Administration des Finances),
  • Peter Klauser (co-président, directeur à la Banque nationale suisse),
  • professeur Ernst Baltensperger (université de Berne),
  • G.A. Colombo (délégué de l’Administration des Finances),
  • professeur M. Giovanoli (conseiller juridique de la BRI et professeur extraordinaire à l’Université de Lausanne),
  • prof. Ulrich Kohli (Université de Genève),
  • P. Merz (directeur à la BNS),
  • – U. Plavec (chef de section à l’Administration Fédérale des Finances)
  • – et Georg Rich (directeur à la BNS).

L’article 11, al. 2 restait incontesté lors de la vote au parlement en 2003.

Pour en savoir plus voir mes sources :
– Message concernant la révision de la loi sur la Banque nationale : http://www.snb.ch/fr/mmr/refer…

– Ouvrage commémoratif : « Banque nationale suisse 1907 – 2007 » : http://www.snb.ch/fr/mmr/refer… ou bien : http://www.snb.ch/fr/iabout/sn…

– « La Vie économique » 03/2003 « La révision de la loi sur la Banque nationale :
http://www.seco.admin.ch./dokumentation/publikation/00007/00021/01583/index.html?lang=fr

J’espère que votre question soit répondu avec mes explications.

Veuillez agréer, Monsieur, l’assurance de notre considération distinguée.
____

Christian Inäbnit
Coordination de la recherche et éducation économique
Bibliothèque

————

kaspar villiger ubs.jpgConclusions

Cet article a été rédigé par un groupe d’expert nommé par le chef du département des finances de l’époque Kaspar Villiger..

Celui-ci, après sa carrière au conseil fédéral est devenu en 2009, le président du conseil d’administration de la plus grande banque du pays.. l’UBS.

Même en étant pas conspirationiste, il est difficile de nier les liens de collusion entre les gens à la tête des gouvernements et des grandes banques…

Les experts ont introduit la doctrine de l’époque dans le droit suisse. (avec pas mal d’années de retard sur nos voisins comme souvent !)

Ce que l’on peut retenir de la doctrine, c’est une peur viscérale de l’inflation !

… une réflexion personnelle, qui a le plus peur de l’inflation ? …. les riches forcément… si ma fortune fond je ne suis forcément pas content.. mais l’échelle n’est pas la même si j’ai juste de quoi vivre et que je dépense tout mon argent… ou si je capitalise des millions… (voir milliards)

En terme de dette publique, l’inflation serait profitable… la dette aussi fond ! 🙂

La suisse est-elle en train d’adopter discrètement l’euro comme monnaie ?

C’est la question que l’on peut se poser. Sachant que depuis 2008 le CHF est arrimé artificiellement à l’euro.

Quand on observe les étapes du processus de mise en place de l’euro qui a été présenté par Jacques Delors en 1989, on peut effecitvement voir que la BNS suit exactement les mêmes étapes…

Pour en savoir plus sur le sujet, voir un article écrit par Liliane Held-Khawam…

Que peut faire l’état pour empêcher l’emprise des banques sur la monnaie ?

En 2012, un groupe de parlementaires à demandé au conseil fédéral à en savoir un peu plus la création monétaire en suisse. La réponse est très claire.

Elle reprend la LUMMP Loi helvétique sur l’unité monétaire et les moyens de paiement

cf. http://www.admin.ch/ch/f/as/2000/1144.pdf

Cette loi défini les moyens de payement légaux reconnue par la confédération suisse:

Art. 2 Moyens de paiement ayant cours légal

Les moyens de paiement légaux sont:

  • a. les espèces métalliques émises par la Confédération;
  • b. les billets de banque émis par la Banque nationale suisse;
  • c. les avoirs à vue en francs auprès de la Banque nationale suisse.

On remarque que dans cette liste n’apparait pas la majorité de la masse monétaire utilisée en suisse !!!

En effet, la majorité de cette masse monétaire est de l’argent dette issu de monnaie scripturale créer de toute pièce par les banques commerciales. Voici l’explication de la bouche même du conseil fédéral, extrait choisi:

Contrairement aux moyens de paiement légaux, nul n’est tenu d’accepter la monnaie scripturale des banques, … »

« L’argent au sens du droit constitutionnel ne comprend pas la monnaie scripturale des banques qui, contrairement aux avoirs à vue auprès de la BNS, connaît un risque d’insolvabilité. »

Mais que fait l’état contre cette prolifération de fausse monnaie !!!!
=> rien, ce n’est pas anticonstitutionnel !

« La croissance des substituts monétaires est laissée à la libre appréciation des marchés, conformément à la conception du secteur privé ancrée dans la Constitution. « 

Il y a juste des gardes fous qui sont mis en place, mais toute personne qui le désire peut inventer son propre argent et inciter les autres à l’utiliser. Tant qu’il joue les règles du jeu en vigueur dans le droit suisse. A savoir:

« La Confédération a toutefois la possibilité, dans le cadre de sa compétence législative, d’intervenir contre les développements qui échappent au contrôle du processus de création monétaire exercé par la BNS, ou qui sont susceptibles de miner d’une autre manière la confiance placée dans le numéraire émis par l’Etat. Le législateur a limité les possibilités des banques de créer de la monnaie scripturale, par le biais de dispositions légales régissant les réserves minimales, ainsi que par les prescriptions relatives aux fonds propres et aux liquidités inscrites dans la loi sur les banques. »

De ceci, je déduis, que j’ai le droit de créer une monnaie citoyenne qui ne passe pas par une création qui utilise l’argent dette.

Mais il semble que si je ne veux pas avoir de soucis avec le bras armé legislatif de la confédération, il faut que je n’échappe pas au contrôle du processus de création monétaire exercé par la BNS ? .. à creuser.. Il me semble que la création d’argent dette est hors de contrôle de la BNS ! Donc ça doit pas être bien grâve !

Mais si je garanti ma monnaie sur le franc suisse en billet ou en monnaie métalique.. La BNS a un contrôle sur ma création monétaire => donc c’est autorisé !

Est-ce que ma monnaie va risquer la confiance dans le franc suisse ? => si je fais comme toute les banques et que je joue le mimétisme.. non.. j’appelle ma monnaie le franc suisse… Il est très difficile de faire la différence entre le franc suisse en billet et le franc suisse sur un compte en banque… mais une est une monnaie publique et l’autre une monnaie privée !

Si je respecte les prescriptions de la loi sur les banques, que j’ai les fonds propres suffisants.. les liquidités suffisantes et les réserves suffisantes… je peux ouvrir ma banque !

C’est la liberté d’entreprise qui est garantie en suisse !

Mais quand l’état accepte la fausse monnaie…. ça pose des soucis… tout doit majoritairement passer par les banques privées et avec intérêt… vu que les particuliers n’ont pas le droit d’avoir de compte à vue à la BNS.. et que l’Etat n’a pas le droit d’emprunter de l’argent à la BNS… On retombe sur notre problème décrit ci-dessus.

Seule les banques commerciales ont le droit d’avoir une compte à la BNS…  On pourrait aussi agir là dessus.

Il y a une association « Modernisation monétaire » qui oeuvre dans ce sens en voulant créer un pouvoir monétatif, tout comme l’Etat a un pouvoir législatif, judiciaire et exécutif.

Voici le détail de cette interpellation de parlementaire à propos du système monétaire suisse.

12.3305 – Interpellation

Création de monnaie en Suisse (1)

Déposé par
Date de dépôt
16.03.2012
Déposé au
Conseil national
Etat des délibérations
Non encore traité au conseil

Texte déposé

Face à la crise de l’euro et de la dette, je prie le Conseil fédéral de prendre position sur la question de la création de monnaie en Suisse. Selon la théorie économique qui prévaut, la plus grande part de la masse monétaire M1 est créée par l’accroissement de la somme des bilans des banques commerciales et non par la Banque nationale suisse (BNS), ce que confirme d’ailleurs le lexique de cette dernière: « Les banques créent de la monnaie en accordant des crédits; cf. lexique de la BNS ».
Partant de ce constat, je prie le Conseil fédéral de répondre aux questions suivantes:
1. Aux termes de l’article 2 de la loi fédérale sur l’unité monétaire et les moyens de paiement (LUMMP), seuls sont considérés comme moyens de paiement, les espèces métalliques, les billets de banque et les avoirs à vue auprès de la BNS. Sur quelle base légale se fonde la pratique générale (suivie également par les autorités) de considérer les avoirs à vue auprès des banques comme des moyens de paiement légaux, alors qu’ils ne constituent qu’une créance sur ceux-ci, qui sera honorée ou non par les banques selon leur solvabilité?
2. La création de monnaie scripturale des banques commerciales est-elle conforme au droit régalien de la Confédération, selon l’article 99 de la Constitution, qui dispose que « la monnaie relève de la compétence de la Confédération »?
3. Comme le Conseil fédéral l’a relevé dans son message du 26 mai 1999 concernant la LUMMP, « Les avoirs à vue auprès d’une grande banque, d’une banque cantonale ou régionale, ou encore d’une organisation de cartes de crédit, ne sont effectivement pas la même chose que ceux déposés à la BNS, qui est le seul établissement du pays … à pouvoir créer de l’argent à son gré ». L’Etat ne peut donc déclarer la monnaie scripturale des banques comme moyen de paiement légal (99.051). Or vu qu’elle est considérée dans les faits comme telle, le Conseil fédéral ne pense-t-il pas qu’il serait nécessaire de préciser cette distinction dans la loi parce que la majorité de la population continue de penser que la mise en circulation de moyens de paiement libellés en francs est exclusivement du ressort de la BNS et par conséquent garantie?
4. Comment le Conseil fédéral légitime-t-il ce droit des banques commerciales de créer de la monnaie, sans qu’elle soit entièrement garantie par un capital, en accordant des crédits, qui augmentent la somme de leur bilan, alors que les particuliers ne peuvent consentir des prêts que s’ils disposent de l’argent?

Réponse du Conseil fédéral du 25.04.2012

1. Les moyens de paiement légaux et ceux considérés dans les faits comme tels sont loin d’être sur pied d’égalité. Les moyens de paiement ayant cours légal font l’objet d’une énumération exhaustive à l’article 2 de la loi fédérale sur l’unité monétaire et les moyens de paiement (LUMMP). Etant donné les différences de solvabilité des établissements gérant des comptes, les avoirs à vue auprès des banques ne jouissent pas des caractéristiques des dépôts auprès de la banque centrale: la standardisation et la fongibilité.
Contrairement aux moyens de paiement légaux, nul n’est tenu d’accepter la monnaie scripturale des banques, à moins qu’un tel moyen de paiement ait été convenu par contrat, ou que les circonstances (l’usage) ou une disposition légale particulière l’exigent.
2. La fixation de l’unité monétaire et la désignation des moyens de paiement ayant cours légal font partie des compétences conférées par le monopole de la Confédération en matière d’émission du numéraire (art. 99 al. 1 de la Constitution). L’article 2 LUMMP précise que les moyens de paiement légaux sont les espèces métalliques, les billets de banque et les avoirs à vue auprès de la Banque nationale suisse (BNS). L’argent au sens du droit constitutionnel ne comprend pas la monnaie scripturale des banques qui, contrairement aux avoirs à vue auprès de la BNS, connaît un risque d’insolvabilité. La croissance des substituts monétaires est laissée à la libre appréciation des marchés, conformément à la conception du secteur privé ancrée dans la Constitution. La Confédération a toutefois la possibilité, dans le cadre de sa compétence législative, d’intervenir contre les développements qui échappent au contrôle du processus de création monétaire exercé par la BNS, ou qui sont susceptibles de miner d’une autre manière la confiance placée dans le numéraire émis par l’Etat. Le législateur a limité les possibilités des banques de créer de la monnaie scripturale, par le biais de dispositions légales régissant les réserves minimales, ainsi que par les prescriptions relatives aux fonds propres et aux liquidités inscrites dans la loi sur les banques.
3. Voir les chiffres 1 et 2. L’article 2 LUMMP indique clairement quels sont les moyens de paiement légaux. Comme l’ont montré les débats sur la garantie des dépôts menés dans le sillage de la crise financière, la population est consciente que les avoirs à vue en francs déposés auprès de banques ne sont pas garantis par la BNS.
4. Conformément à la conception du secteur privé ancrée dans la Constitution, la croissance des substituts monétaires est laissée à la libre appréciation des marchés. En acceptant les dépôts du public et en octroyant des crédits, les banques remplissent leur fonction principale et essentielle pour l’économie d’intermédiaires entre épargnants et emprunteurs. En vertu de sa compétence législative, la Confédération peut toutefois limiter et réglementer la création de monnaie par les banques (voir ch. 2). Le législateur a ainsi édicté diverses prescriptions détaillées (par ex. sur les fonds propres, les liquidités ainsi que les réserves minimales).

Chronologie / procès-verbaux

Date Conseil
15.06.2012 CN La discussion est reportée.

Merci à François de Siebenthal de sauvegarder les textes que je n’arrivais plus à retrouver sur le site du parlement.. mais c’est revenu dans l’ordre.

est-ce que ce lien refonctionne ? .. en nov 2013.. impossible de retrouver le texte: http://www.parlament.ch/f/suche/pages/geschaefte.aspx?gesch_id=20123305

Voir aussi genève en transition…. http://transitiongeneveregion.net/monnaies/node/1003

Bon.. et bien il est temps de continuer ces recherches…. de lancer le chantier de la création monétaire en Suisse….

Il y a actuellement une initiative populaire fédérale en attente de votaion pour réformer le système monétaire Suisse. Pour en savoir plus je vous recommande le site web http://www.initiative-monnaie-pleine.ch/

BNS Banque Nationale Suisse en chantier.JPG

Collectif AAA+

Pour tenter de mettre un peu de lumière dans le système monétaire Suisse, fin 2015 un collectif d’actionnaire de la BNS se forme pour poser des questions sur le fonctionnement de la BNS et pour ens avoir plus sur sa stratégie monétaire qui est de plus en plus incompréhensible. (création de 100 milliards de CHF par année utilisé pour couler le franc suisse en investissants dans des sociétés actives dans le gaz de schiste aux USA ou dans les armes nucléaires américaines… alors que la BNS s’applique a avoir une charte éthique et environnementale !)

La collectif AAA+ joue au démineur en posant posant des questions et en utilisant le droit qu’ont 20 actionnaires ou plus de pouvoir déposer des « propositions / décisions » à l’ordre du jour de l’assemblée générale de la BNS.

C’est ainsi que 10 propositions ont été envoyée au conseil de banque début 2016. Cependant le conseil de banque a jugé que la plupart des propositions ne sont pas de la compétence de l’assemblée générale…

C’est ainsi que dans l’ordre du jour, il ne reste qu’une seule proposition qui a été modifiée en demande au parlement de modifier la loi sur la BNS ceci pour y inclure le droit des actionnaires à avoir accès au PV de l’assemblée générale, et le droit d’avoir accès à une liste des autres actionnaires. Ce qui est parfois utile, comme pour pouvoir proposer des « propositions décision » qui doivent être signées par 20 actionnaires.

Petite précision, la BNS est une SA, soumise à une loi spéciale, la Loi sur la Banque Nationale Suisse. C’est donc une société privée, dont les status sont écrits par le parlement.

Les actionnaires sont en majorité les cantons et les banques cantonales. Il est existe des actionnaires privés, mais dont le droit de vote est limité à 100 actions. (mais pas le nombre d’action) C’est ainsi que le plus gros actionnaire privé se trouve être l’allemand Théo Sigert, qui détient 6.6% de la BNS, pour info, le canton de Berne, un gros actionnaire, détient 6.63%.

Voici un article paru le 15 avril 2016 dans le magazine Bilan qui explique la démarche du collectif AAA+.

Et voici le site web.. (en construction) du collectif AAA+

Investissements douteux de la BNS

« De même, elle renonce à investir dans des entreprises qui produisent des armes prohibées par la communauté internationale, qui violent massivement des droits humains fondamentaux ou qui causent de manière systématique de graves dommages à l’environnement. »
« armes prohibées » ça ne rentre pas dans ce cadre ??

Moi quand je lis dans ce traité la phrase:
« Déclarant leur intention de parvenir au plus tôt à la cessation de la course aux armements nucléaires et de prendre des mesures efficaces dans la voie du désarmement nucléaire, »

C’est pas en investissant dans les armes nucléaires que j’ai l’impression de prendre des mesures efficace dans la voie du désarmement nucléaire ?

Les recherches sur les investissements dans les sociétés aux USA peuvent être faite via le site web de la SEC…. avec le mot clé « Swiss National Bank »

Les civilisations du nord sont prédatrices

globe terrestre.pngIl y a une réflexion que je me fais depuis quelques temps…

C’est finalement les civilisations qui se sont développées dans le nord de la planète qui dominent les autres… qui les écrasent…. qui les pillent….. Juste par ce que habitant au nord, les contrées sont beaucoup plus hostile à la vie humaine…. Sous l’équateur, il n’y a pas d’hiver…. Dans le nord, il faut se protéger de la rudesse de l’hiver.

Donc on développe un comportement de survie qui inclus la prédation. Il faut se chauffer… on brûle du combustible… Comme rien ne pousse chez nous en hiver… On invente des techniques de conservation…. et maintenant on importe la nourriture d’ailleurs…

Les civilisations du nord ont du s’organiser avec des structures complexes et des outils pour résister au conditions climatiques.

C’est la raison de l’évolution technique.

Alors que les peuples habitants dans les forêts équatoriennes vivent dans le jardin d’Eden…. Tout est offert ! …. ils sont beaucoup plus dans un esprit d’accueil des bienfaits de la nature que dans l’optique prédatrice des civilisations du nord !

Comment aurait évolué les civilisations si la planète avait eu des continents placés en majorité sous l’équateur et des immenses océans au nord et au sud ?

Est-ce que l’on aurait des civilisations beaucoup plus proche de la nature. Avec des valeurs de coopération et d’accueil ?

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OUi, il existe des alternatives

super mario monti droit dans le mur.jpgSuite à la chute de Silvio Berlusconi, l’Italie s’est doté d’un nouveau gouvernement.

Le chef de ce gouvernement est, l’économiste, sénateur à vie, ex commissaire européen à la concurrence, membre du Government Sachs (surnom de la banque Goldman Sachs qui emploie beaucoup de politiciens…), j’ai nommé…..

…  Mario Monti, ou Super Mario pour les intimes…

Le 5 décembre 2011, j’ai eu l’occasion de voir sur la TSR son annonce des remèdes qu’il prône pour l’avenir économique de l’italie.

Son discours m’a complètement sidéré !!

Tout en annonçant le relèvement de l’âge de la retraite et un plan d’austérité, il dit:

« Il n’existe pas d’alternative. Les sacrifices d’aujourd’hui nous donnent l’espoir de pouvoir refonder dans les prochains mois, les bases de la croissance…« 

Ce type est suffisamment fort pour avoir réussi à mettre, dans la même phrase, deux concepts qui m’horripilent au plus haut point !

  1. .. Il n’y a pas d’alternative. La fameuse pensée TINA (There IS No Alternative) chère à Margaret Thatcher
  2. .. refonder les bases de la croissance…

Codex_Magliabechiano_folio_70r.jpeg

La croissance est une religion

Tout d’abord, de mon point de vue, la croissance, ce n’est pas la solution, c’est le problème !!

La croissance économique est une religion. J’aurai très bien pu voir Mario Monti, habillé en grand prêtre Aztèque, sur une pyramide et prononcer:

« Il n’existe pas d’alternative. Les sacrifices d’aujourd’hui nous donnent l’espoir de pouvoir refonder dans les prochains mois, les bases de la croissance… » (de notre empire...)

.. Ah et bien tient !! … C’est la même phrase !! 😛

Pour en savoir plus à propos de la décroissance, j’ai écrit tout un « livre web » à ce propos.

Ouverture d’esprit

En second point, je déteste les gens qui ont l’esprit borné, qui n’ont aucune imagination.
… Ou qui ont peut être une idée derrière la tête pour opprimer les gens…. Mais je ne crois pas à la théorie du complot.

L’arme la plus puissante dans les mains de l’oppresseur est l’esprit de l’opprimé. (Steve Biko)

Je pense qu’il y a une colonisation de l’imaginaire. Un martelement de la pensée unique qui nous empêche de voir autrement, de découvrir le champ des possibles. C’est la stratégie employée par la publicité.

idee.pngAvoir de l’imagination n’est pas facile.

Voici un petit exemple simple:

Si je vous dis vélo… Je suis certain que l’image qui se forme dans vos pensées est l’image d’un vélo avec une selle…

Or, mon vélo n’a pas de selle. C’est un vélo couché, avec un siège confortable !

Quand on a une tête en forme de marteau, on voit tous les problèmes en forme de clous…

Il y a de nombreux économistes qui pensent et font croire que notre système actuel est un état naturel des choses.

Par exemple, Alain Minc a déclaré:

« Le capitalisme, ne peut s’effondrer, c’est l’état naturel de la société. La démocratie n’est pas l’état naturel de la société, le marché oui.« 

Personnellement, je ne suis pas d’accord avec cette affirmation, je pense que l’état naturel des choses peut toujours être modelé. Ce n’est pas un absolu. On peut rendre un système naturel. Ici c’est le cas avec le concept de marché.

Le marché est toujours mis en avant comme étant la solution miracle à tous les problèmes. Puis quand on aimerait creuser un peu plus le fonctionnement d’une économie de marché, les économistes tombent vite dans l’irrationnel !

C’est la main invisible décrite par Adam Smith qui est responsable de la bonne marche du marché !

TheFableOfBees-Mandeville.jpegOr, il existe d’autres manières de voir: on peut voir un système économique comme un système collaboratif. La théorie des jeux permet de comprendre, de façon mathématique le marché.

Un système collaboratif est un système qui fonctionne avec très peu de règles simples et un grand nombre d’acteurs. Pour qu’un tel système fonctionne avec beaucoup d’acteurs, il doit sembler être naturel !

C’est une simple question d’assimilation des règles.

Pensez aux règles qui régissent un giratoire. C’est simple ! ça devient naturel !

Dans un système capitaliste, les règles de bases sont la concurrence et le profit individuel. (N’oublions pas que Mario Monti était garant de la concurrence dans l’union européenne !)

Ce sont des règles égoistesAdam Smith a expliqué que c’est grâce à cet égoïsme que le système capitaliste fonctionne. C’est ce qui permet d’obliger les gens à se spécialiser dans ce qu’ils savent le mieux faire et ainsi à collaborer.

Adam Smith s’est lui même inspiré des travaux de Bernard de Mandeville et de sa fable des Abeilles.

Les vices privés, forment les vertus publiques.

Nous utilisons donc un système collaboratif parmi d’autres.

Ce système semble naturel. Mais on pourrait décider de changer les règles.

Par exemple. Au lieu de baser l’échange en fonction du prix le plus bas, on pourrait décider de fixer les échanges en fonction du coût énergétique le plus bas.

Ainsi, on change la forme du système. Au lieu de faire venir des objets de Chine, on relocaliserait toute l’économie !

organize.pngQuand on change les règles de base d’un système, on ne sait jamais trop vers quoi on va. On assiste à un effet d’émergence. La création d’une nouvelle chose qui vaut plus que la somme de ses composantes.

C’est exactement le contraire de ce que disait Margaret Thatcher:

La Société n’existe pas, il n’y a que des individus, des hommes, des femmes et leur famille.

Donc vraiment, je n’ai pas du tout les mêmes idées qu’elle !

Comme j’ai déjà beaucoup écrit, je vais conclure par une citation de Louis Pauwels:

Les esprits c’est comme les parachutes, ils ne fonctionnent que lorsqu’ils sont ouverts…

J’espère que ça pourra inspirer quelques personnes…

Post-Scriptum:

Heu… Super Mario.. si tu as la chance de lire un jour cet article… Je vais être sympa. Je vais t’aider. La solution à tes problèmes de dette est probablement déjà bien amorcée dans le film dont voici le résumé…… On a le droit de changer les règles du jeu !

Notes à propos du film Money pourquoi la dette

Pour sortir de la crise, il faut changer le système monétaire

Voilà donc, dans le titre de cette page le résumé du film, Money, créé par l’association Réséda. Ce film a pour but d’expliquer la crise monétaire, financière qui nous touche et pourquoi nous sommes si endettés.

C’est le meilleur film que j’ai vu à propos de cet étrange système de création monétaire par argent dette que nous subissons.

Donc j’encourage tout le monde à voir ce film. Ce n’est qu’une heure à prendre et ça permet de comprendre beaucoup de choses.

Mes notes à propos de ce film

Pour ceux qui n’auraient pas une heure à consacrer à ce film, mes notes se lisent beaucoup plus rapidement 😀

Il y a 2 types de monnaies. La monnaie banque centrale et la monnaie argent-dette créée par le système de crédit des banques commerciale.

On compte qu’il y a ~7% de monnaie centrale (billet et pièce) et 93% d’argent issu du crédit.

Pour avoir le droit de créer de la monnaie une banque commerciale doit respecter certains critères:

Une banque commerciale doit avoir au moins 2% de la sommes des dépôts sur son compte à la banque centrale. (Réserve obligatoire)

Il y a des fuites..  c’est l’argent « banque centrale » qu’une banque commerciale est obligée de distribuer (les pièces et billets) => ~13% des dépôts !

Ce montant devra donc aussi être présent sur le compte de la banque à la banque centrale.

Théoriquement une banque peut créer 50x plus d’argent que ses dépôts.. mais en fait non à cause des fuites !

Il ne reste donc qu’une proportion de 7x plus ! (ce qui est déjà pas mal !)

Puis, on tient compte des fonds propres de la banque.

=> Les accords de Bâle prévoient que la banque doit avoir en fond propre, au moins 8% de ses engagements. (réserve prudencielle)

Ainsi, on limite à la création monétaire (investissement) à 12X le montant des fonds propres.

Avec l’ancien système (1945-1971 (2-3))

Les banques centrales prêtaient de l’argent directement au gouvernement sans intérêt ! (Ceci est interdit par le traité de Maastricht art 104 et maintenant le traité de Lisbonne, art 123)

Ceci était pratique, mais la création d’une trop grande quantité de monnaie sur simple décision politique avait un risque sérieux de créer de l’inflation.

C’est pour cette raison que l’on a interdit ce lien direct entre la banque centrale et l’Etat.

Cependant, on observe maintenant, que le risque de créer beaucoup trop de monnaie n’est pas résolu avec ce système.

On observe une augmentation de la masse monétaire de 10% par an dans la zone euro depuis ses débuts. (1999, et 2002 pour la monnaie fiduciaire)

Ce qui est énorme. Le PIB n’est que de 2% en moyenne. Et l’on a pas vu d’inflation ??

Pourquoi ?

Il y a eu aussi une explosion du prix des matières première, mais ça n’explique pas tout.

Toute la monnaie excédentaire est immobilisée dans des titres. C’est la bourse qui immobilise cet argent. Donc pas d’inflation.

La banque centrale à pour mission de juguler l’inflation. Mais en fait, elle ne contrôle pas grand chose. Elle ne contrôle que l’inflation due à la monnaie (et encore). Elle ne contrôle pas les prix, et surtout les prix des titres boursier qui eux augmentent tout le temps. Ce que l’on considère comme une bonne chose. Alors que si les prix des objets ou des salaires augmentent ce n’est pas une bonne chose !!  Paradoxal !

La quantité de monnaie à créer est la somme de la croissance du PIB et de l’inflation.

On a 2% de croissance du PIB, et 2% d’inflation = 4% !! Pourquoi on a 10% d’augmentation de la masse monétaire dans la zone euro ?

Il y a 6% de créaton monétaire qui ne sont là que pour enrichir ceux qui profitent du système en faisant tourner la planche à billet !

Ce qui était décrié quand il était fait par l’Etat, est fait maintenant en toute impunité par les banques privées !!

Ce sont des revenu non gagné. (au sens de Allais.. et d’autres)

Cet argent part dans des bulles ! (immobilères.. financière..)

Double libéralisation de la sphère financière.

Les taux de changes et les taux d’intérêts.

Comme tout devient variable, on est lié à une insécurité. Le secteur financier se développe en permettant d’atténuer ces risques. On invente des sortes d’assurance.

On crée des contrats à terme. Ainsi les entreprises (genre airbus qui investit en euro et vend en dollars) sont à nouveau au courant avec quelques années d’avance des taux de change, et peuvent planifier sur le long terme leur investissement.

Les banques, de leur côté, font de la titrisation et échangent des titres plus ou moins risqués.

On fait des couvertures de couvertures… des produits dérivés.

Et finalement, on vent des titres (peut être toxiques) pour obtenir du cash et ainsi avoir le droit de créer plus de monnaie par le crédit.

En bref, les banques vendent leurs risques sur les marchés financiers.

Ainsi, on dilue le risque, mais il ne disparait pas !

Rien d’illégal. Toutes les instances de contrôles acceptent ce système. Même si avec du recule, les agences de notation ont parfois attribué des notes AAA à des titres qui ne le valaient pas.

Jusqu’ici tout va bien… les montages se complexifies. Tant qu’un incident n’arrive pas, tout va bien, il n’y a qu’un risque d’incident.

Mais la crise des subprimes arrive.

Des ménages Etats-uniens ont pu obtenir des crédits pour avoir des biens immobiliers sans avoir d’autres garantie que ces mêmes bien.

On parla aussi de prêts Ninja… No Job, No Income, No Asset   http://en.wikipedia.org/wiki/No_Income_No_Asset

Pas d’emploi, pas de revenu, pas d’actifs.

Une immense industrie spéculative se met en place.

On investi beaucoup dans le risque sans s’en rendre compte.

On valorise des « Hedge funds » = « Fonds spéculatifs ».

On arrive dans une démesure de revenu. Il est possible de faire du 100 à 300% de profit annuel !

Ainsi, on est tenté de s’endetter pour acheter ces titres !

Les hedges funds ont besoin des bulles pour se financer, pour augmenter leur valeurs. Ainsi on crée délibérément des bulles.

Ainsi l’économie financière augmente beaucoup de volume. Elle est proportionnellement beaucoup plus grande que l’économie réelle.

(Bernard Lietaer parle de 97% des transactions monétaires qui font partie de l’économie financière.)

On se retrouve donc avec un immense furoncle de la finance qui grandit.

La sphère financière pèse 12x plus que le PIB mondial !

Nous avons deux mondes, et l’un vit au dépend de l’autre.

L’endettement généralisé.

Le crédit est le moteur de la croissance économique.

On augmente pas les salaires pour garder des entreprises compétitives, mais il faut consommer toujours plus. Donc les ménages utilisent le crédit à la consommation pour financer les dépenses courantes.  (incroyable de voir que dans tous les catalogues de magasins hi-fi, tv, ordinateur, on met en avant les prix des payements au mois avec intérêts de 11% (le taux en petit caractères…)  Ex: un ordinateur pour 15.- par mois !)

Tout le monde est content.

Même l’Etat agit de cette manière. Comme il est impopulaire d’augmenter les impôts, on ne les augmente pas et on finance les investissements par des crédits.

Puis on emprunte pour rembourser ses crédits…..

Il faudrait augmenter de ~ 12% les impôts pour ne pas utiliser le crédit.

Fin 2006, les taux d’intérêts variables aux USA ont augmentés…. Beaucoup de gens n’ont pas pu payer…. C’est la crise des subprimes….

La titrisation qui liait le crédit pourri à un titre, contamine la sphère financière… c’est la crise….

La bulle qui fait vivre les hedges funds éclate…

Les banques font faillite… ou leur fonds propres diminuent fortement, ce qui diminue également leur capacité à octroyer des crédits, et donc à créer de la monnaie !!!

Sans crédit, la crise financière contamine l’économie réelle ! (août 2007)

Dès le moment où des banques font faillites, les autres n’osent plus se faire confiance entre-elles. Ainsi on gèle les échanges inter-bancaire.

Le prêteur en dernier recours qu’est la banque centrale doit alors financer beaucoup de banques.

Les banques commerciales deviennent frileuses, les crédits se font plus rare, la masse monétaire n’augmente plus si vite.

L’Etat doit sauver le système. (too big to fail)

C’est donc l’Etat qui donne, sans contrepartie, des sommes colossales aux banques pour assurer la survie du système bancaire.

Cet argent provient naturellement de crédits fait auprès des mêmes banques !!

Pendant des années, il semblait que les caisses étaient vide pour assurer le train de vie de l’Etat. Tout d’un coup, il y a des sommes colossales pour sauver les banques.

Le signal donné aux marchés financiers est: « Prenez des risques, l’Etat sera là pour vous sauver !« 

Au passage, la dette offre de juteux intérêts aux banques qui prêtent à l’Etat.

Ce qui n’aurait jamais été possible avec l’ancien système qui proposait des prêts sans intérêts à l’Etat.

Si l’on calcule ce qu’aurait été la dette publique sans avoir changé le système. On remarque que cette dette aurait été quasi nulle !!!

Collectivisation des pertes, et privatisation des profits !!

En France, la dette publique est de 1600 Milliards. Le remboursement de cette dette représente 50 milliards par an. Ce qui est le second budget de l’Etat.

On ne résout jamais le problème, vu que l’on ne paye que les intérêts, mais pas la dette elle même.

Pire, on emprunte pour rembourser la dette !!

Donc on crée une bulle. Cette dette est très lucrative pour ceux qui la détiennent. Ce n’est pas la crise pour tout le monde.

Comme toute les bulles, elle peut exploser… quand ?

La question à se poser est « Pourquoi l’Etat à besoin de se financer auprès de banques privées pour financer des infrastructures ??? »

  • La monnaie n’est pas un bien rare.
  • C’est ce qu’elle permet de faire qui est rare.
  • Ce sont les biens naturels qui sont rares.
  • C’est l’écologie dans laquelle on vit qui est rare.
  • C’est le vivant qui est rare.

Perspectives d’avenir

Selon Christian Gomez

  • Il faut dissocier la monnaie et le crédit.
  • Il faut avoir des banques de dépôt séparée des banques de crédit.
  • Il faut cesser la confusion entre crédit et épargne.

Selon Philippe Derudder:

Interdire aux banques commerciales de créer de l’argent, en les obligeant à avoir la monnaie prêtée sur leur compte en monnaie centrale. Ainsi les intérêts reviennent à la collectivité publique.

Selon François Morin

  • On peut changer les règles du jeu.
  • On revient en arrière sur les libéralisations de taux de change et d’intérêt.
  • On revient en arrière sur l’art 104 du traité de maastricht (et 123 lisbonne)

Selon Jacques Nikonoff

  • On peut désobéir à certains traité internationnaux.. (lisbonne)

Selon Jacques-André Holbecq

  • La monnaie doit être nationalisé. (pas les banques, la monnaie !)

Il faut en terminer avec cette croyance que la monnaie est publique et sous contrôle politique !!!

A cause de ça, le débat se fait au mauvais endroit.

Pourquoi voudrait-on quelque chose que l’on pense qu’il est déjà là ?

Pour sortir de la crise, il suffit de changer le système.

le saint graal de l’énergie

Le Saint Graal de l’énergie……. l’eau !

Ces temps, le sujet à la mode c’est l’énergie. Partout on fait débat sur les sources d’énergie, du nucléaire au solaire en passant par l’éolien.

appareils à oxydoréduction.jpgTout le monde est à la recherche du saint graal de la source d’énergie. Tout le monde est à la recherche d’une énergie, abondante, propre et bon marché.

Dernièrement, je suis tombé sur un magasin vantant les mérites d’appareils alimentés à l’eau !

Le voilà, le saint-Graal !

Comme il est dit dans les arguments de vente:

Oui, oui, vous avez bien lu, ils sont alimentés par de l’eau. Pas besoin de piles, ni de soleil, ni de barres d’uranium ou encore de vent. Juste de l’eau !

C’est révolutionnaire !

Au premier abord, oui. Puis j’ai trouvé ça totalement stupide !

Pas si révolutionnaire

Le marketing de cette annonce va même jusqu’à dire « …faites un geste pour la planète… » or, c’est droit l’effet inverse qui va arriver si vous acheter ce pack contenant:

  • un réveil
  • une calculatrice
  • un thermomètre

En effet, cette source d’énergie n’est pas révolutionnaire du tout. C’est une simple application d’une réaction d’oxydo-réduction.

Ouais, c’est la nouvelle version de la pile faite avec des patates ou des citrons que certains ont déjà fait dans leur jeunesse.

Cette technique permet de produire une toute petite quantité d’électricité, juste suffisante pour alimenter des appareils qui consomment peu, comme des afficheurs LCD, de réveil, de calculatrice, de thermomètre…..

Comme par hasard, les mêmes appareils que dans cette offre aléchante !

Le drame

AJ_Recycling_Bin.pngDans cette histoire, le drame, c’est qu’à défaut de devoir changer la pile de l’appareil, on ne peut plus rien changer. Cependant, dans une réaction d’oxydo-réduction, il y a bien le mot réduction. Il y a bien un morceau de matière qui se réduit à peau de chagrin. Un morceau d’électrode qu’il faut changer quand il est consommé.

Or, ces appareils sont conçus dans l’esprit de l’obsolescence programmée. On ne change pas la pile… on change l’appareil !

Donc finalement, sous couvert de faire un geste pour l’environnement, on fini par produire encore plus de déchets et pour faire quoi ?

…. alimenter un thermomètre ?

Le drame bis…

En plus d’avoir un appareil alimenté par une source d’énergie qui n’est pas si fantastique, il y a un autre drame.

Pour le trouver, il faut se mettre à réfléchir, à sortir du cadre de réflection imposé. Ce cadre qui nous pousse à chercher la source d’énergie parfaite.

Finalement, pourquoi est ce que l’on a besoin d’une source d’énergie ?

Quand on me parle de mettre une pile dans un thermomètre, je rigole !! A quoi ça sert ?

Tout les jours quand je vais me baigner dans le lac, je mesure la température avec un thermomètre qui n’a pas de source d’énergie !

Ou plutôt, qui a pour source d’énergie, le milieu ambiant.

montre.jpgEt oui, un thermomètre, ce n’est finalement qu’une barre d’un liquide qui se dilate avec la chaleur! (du mercure ou de l’alcool)

En ce qui concerne le réveil, moi je rigole, je n’en ai pas besoin, ça fait 3 ans que je n’ai plus de réveil, que je me programme moi même à l’heure à laquelle je veux me réveiller. Et ça marche !

Et sinon, pour avoir, l’heure, j’ai ma montre gousset dont la source d’énergie est un ressort. Un ressort que je remonte tous les jours. ça doit me prendre au moins 10 secondes par jour.

Quand à la calculatrice, allez, je vais être gentil. Je vais dire qu’effectivement avec un cerveau attrophié qui ne sait plus calculer, il vaut mieux avoir une aide d’un cerveau électronique.

Mais dans ce cas, le mini panneau solaire me semble être une technique éprouvée qui fonctionne depuis longtemps pour alimenter les mini-calculatrices.

L’ère du gaspillage d’énergie

Picswiss_FR-13-64.jpegCet exemple du pack faussement écologique n’est qu’un exemple parmi d’autres.

Alors que l’on est dans une période où l’on a jamais autant parlé d’économie d’énergie, il me semble que nous sommes dans une période où nous agissons de plus en plus paradoxalement à propos de notre rapport à l’énergie.

Un des exemples, les plus frappant que je trouve, est cette tendance qu’il y a, à remplacer des funiculaires par de vulgaires ascenseurs.

En effet, le principe du funiculaire, c’est simple, c’est une cabine qui fait contre-poids avec l’autre. Ce qui permet de les actionner avec un minimum d’énergie. Même parfois cette différence est apportée en remplissant un réservoir avec de l’eau (usée parfois). (comme celui de Fribourg en photo ci-contre)

Ainsi, il y a un siècle on savait construire un véhicule capable de gravir rapidement de haute montagne sans avoir besoin de source d’énergie externe !

Actuellement on remplace ces systèmes astucieux par des systèmes avec une seule cabine treuillée, donc un ascenceur. Ceci souvent pour des raisons d’économie d’argent sur les cabines !!!

Un autre exemple, concerne l’éclairage. Pourquoi est-ce qu’il y a autant de magasins qui n’ont pas de fenêtre ? On éclaire jour et nuit des batiments tout simplement car on a pas fait de fenêtres !

Même dans les pièces borgnes il est possible de faire parvenir de la lumières solaire. Il existe des systèmes pour ça, et ça ne consomme pas d’énergie.

Playdoyer pour les astuces énergétiques

Pourquoi est ce que l’on arrive à être autant stupide ? Je suis pour que l’on favorise les astuces énergétiques, et que l’on réfléchisse à ce que l’on fait quand on invente des gadgets inutiles !

Les inventions du néolithique sont les meilleures.

Vive la roue !

… et tous les dérivés de la roue. Par exemple les roulements à bille. C’est un truc simple, qui fonctionne terriblement bien… et qui diminue considérablement l’énergie dont on a besoin pour une tâche donnée.

Le vélo utilise abondamment le principe du roulement à bille !

Vive les techniques du néolithique !

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