les sept formules

Après de nombreuses réflexions, l’étude de nombreuses religions et philosophies, j’ai découvert des univers entiers de connaissances intéressantes qui définissent « comment avoir une vie bonne« .

J’ai tenté de synthétiser ici en quelques formules (magiques ?) cette énorme somme de connaissances.

Ces sept formules ressemblent à des commandements coulés dans le bronze ou gravés sur une pierre. Cependant ce ne sont que des propositions actuelles. La formulation est celle qui me semblait la meilleure au moment où je l’ai écrite. Il y en a d’autre.

Il faut comprendre l’idée qui est derrière les mots. Les mots ne sont que des boutons pour activer des idées.

En cliquant sur les couleurs, il est possible d’obtenir des articles qui illustent les idées.

pastille-rouge

Garde l’esprit ouvert

pastille-orange

Tout est lié

pastille-jaune

Sois dans l’accueil plutôt que dans la prédation

pastille-vert

Privilégie la collaboration plutôt que la concurrence

pastille-bleu

Use de tout, n’abuse de rien

pastille-mauve

Regarde le verre à moitié plein, plutôt que le verre à moitié vide

pastille-magenta

Demande-toi ce que tu veux faire DE ta vie et non DANS la vie


 

La règle d’or

Dans tous les courants d’idées auxquels se raccroche la plupart des humains, on trouve toujours la même idée. Cette idée s’écrit de plusieurs manières différentes, mais reste toujours la même.

Cette idée qui transcende toutes les systèmes de pensées humains a été nommée: la règle d’or.

  • Jésus disait: Ainsi, tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous-même pour eux. (Matthieu 7.12)
  • Jésus disait également: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. (Matthieu 22. 36-40)
  • Mahomet disait: Nul d’entre vous n’est un croyant s’il ne désire pas pour son prochain ce qu’il désire pour lui-même. (Hadith 13 de al-Nawawi)
  • Le Bouddha disait: Ne blesse pas les autres de manière que tu trouverais toi-même blessante. – (Udana-Varga 5:18 )
  • Tu ne te vengeras pas, ou tu ne porteras aucun grief contre les enfants de ton peuple, tu aimeras ton prochain comme toi-même : Je suis le seigneur.TorahLévitique 19:18 )
  • Ce qui te paraît haïssable, ne le fait pas aux autres. (Hillel, Dr juif )
  • Dans l’hindouisme on trouve la même pensée. Ceci est la somme du devoir; ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’ils te fassent. Mahabharata (5:15:17)
  • Dans le Dao De Jing on trouve aussi: Regarde le gain de ton voisin comme ton propre gain, et la perte de ton voisin comme ta propre perte.

Dans le langage actuel, cette règle d’or peut s’écrire:

Comporte-toi avec les autres, comme tu voudrais qu’ils se comportent avec toi.

Cette règle englobe tout autant la formulation négative que la formulation positive. C’est à dire, la formulation qui interdit de faire aux autres ce que l’on ne voudrait pas qu’il nous fassent, et la formulation qui encourage de faire aux autres ce que l’on voudrait qu’ils nous fassent.

coeur en graffiti.jpg

Ainsi on remarque que ces nombreuses formules issues de cultures différentes ont finalement toutes le même fond. Elles sont diverses manières de transmettre une même idée.

C’est un merveilleux exemple pour démontrer qu’il est parfois dangereux de vouloir s’accrocher à une formule exacte. Ce ne sont pas les mots qui sont importants, c’est l’idée qui est véhiculée par ceux-ci.

Le penseur chinois Tchouang-tseu utilisait une jolie formule pour indiquer cette prédominance des idées sur les mots:

Quand le poisson est pris, on oublie la nasse. Quand le lièvre est capturé, le piège n’a plus d’intérêt. Quand l’idée est transmise, peu importent les mots qui ont servi à la convoyer.

pastille-orange

Use de tout n’abuse de rien

Parfois on me reproche que certains de mes discours se contredisent. A ceux qui m’accusent ainsi, je rétorque par la phrase: Use de tout, n’abuse de rien !

En effet, paradoxalement, il m’arrive d’être d’accord avec un avis et son contraire!

Oui, c’est possible. Tout simplement car il y a du vrai dans les deux visions. Elle ne s’opposent pas forcément, c’est parfois deux visions différentes d’une même réalité.

Je me refuse à catégoriser le monde entre le bien et le mal, entre un avis et son contraire.

Dans le monde, le bien et le mal n’existent pas. Tout est relatif, le bien est ce qui arrange notre cause et le mal ce qui va à l’encontre.

Dans le monde, rien n’est absolument noir ou blanc. Tout est question de dose, de quantité, de mesure.

Si j’essaie de boire 50 litres d’eau d’un coup, je vais être autant malade que si je bois une demi bouteille d’alcool fort.

Ainsi même l’eau dont je suis composé en majorité peut devenir un poison. Tout comme boire ce poison qu’est l’alcool peut être agréable et même bénéfique, dans une certaine mesure, pour le système cardio vasculaire.

Je ne prône aucun interdit. Il faut apprendre à trouver la limite entre user et abuser. C’est tout un art, tout un équilibre.

abus dangereux pour votre santé.jpg

Je n’invente rien ici, c’est une sagesse provenant de la nuit des temps.

Le plus grand crime que l’on pouvait commettre dans la Grèce antique était l’Ubris, la démesure. Il faut savoir user sans abuser, uti non abuti.

De même que plus à l’est, après avoir vécu la vie d’un riche prince, et la vie d’un ascète, le Bouddha a prôné la voie du milieu. Les extrêmes ne valent pas la peine. Il faut s’en méfier.

Il y a 500 ans, le médecin Paracelse disait pareil: Toutes les choses sont poison, et rien n’est sans poison ; seule la dose fait qu’une chose n’est pas un poison.

Ainsi dans la vie, on a le droit de tout tenter, de tout expérimenter, de se faire un avis sur tout, mais il faut aussi être capable de savoir s’arrêter, être capable de reconnaitre ses limites, de déceler le moment où un usage devient un mésusage.

Use de tout, n’abuse de rien !

pastille-bleu

Collaborer au lieu de concurrencer

 

Les biologistes disent que l’humain est un animal social. Pourquoi dit-on social ? Simplement par ce que les humains vivent en groupe. Les humains aiment se rassembler, ils vivent en famille, ils aiment voir leur amis.

Depuis les âges les plus reculés, les humains vivent en groupe. C’est simplement une manière de survivre dans un milieu hostile. Les humains sont plus forts en groupe.

Au fil du temps, les humains ont créé des structures pour vivre ensemble et des systèmes pour échanger des biens et des services. L’économie est née.

Puis l’économie a pris de l’ampleur puis son indépendance, au lieu d’être au services des humains elle fonctionne pour elle même en consommant des humains comme elle consomme toutes les autres ressources.

Cooperation_by_Merlin2525.pngD’un système collaboratif au service des humains, l’économie est devenue une machine à transformer des ressources en déchêt.

La collaboration n’est plus la règle. Si l’on veut faire tourner l’économie plus vite et en plus grande quantité, il faut favoriser l’individu. Il faut que chacun achète et consomme dans son coin. Partager c’est contre productif.

Ainsi on en arrive à un système capitaliste qui devient une philosophie de l’individualisme. Une philosophie qui prône le profit personnel, les compétences personnelles, la responsabilité personnelle, le volonté personnelle.

Pour le bien du système, on impose le dogme de la concurrence. Chaque personne est en concurrence avec ses semblables, il faut être plus beau, plus fort, plus rapide, plus performant que les autres.

L’individualisme se renforce. La « chosification » de gens se renforce.

Où est passée la collaboration originale ?

collaboration.jpgIl est grand temps de renouer avec les liens sociaux. De penser à la collaboration plutôt qu’à la concurrence, au partage plutôt qu’au profit personnel.

L’économie doit redevenir un moyen et non une fin. L’économie doit redevenir un système collaboratif qui permet de gérer des ressources communes, des biens communs.

Moins de bien, plus de liens.

Ensemble nous sommes plus fort !

pastille-vert

L’accueil au lieu de la prédation

L’homme est un loup pour l’homme. En effet, l’humain est un prédateur. Et non seulement pour lui même, mais pour la terre entière. De l’exploitation des champs pétroliers, à l’exploitation des champs de céréales.

L’humain est un pillard dans l’âme. En effet, c’est l’origine même du terme de prédateur.

L’humain assouvit ses besoins et ses désires en pillant la planète. L’humain pille même ce qui lui est offert. Pire, il ne se rend pas compte de ce qui lui est offert.

La nature est dans l’économie du don.

La vie nous est donnée, l’intelligence nous est donnée. Pour combler nos besoins il est inutile d’être dans la prédation. Il suffit de savoir reconnaitre ce qui nous est offert. Il nous suffit de savoir s’émerveiller devant la chance que nous avons d’exister.

L’humain prédateur s’échine à aller chercher du pétrole à grande profondeur alors que l’humain dans l’accueil sait profiter du rayonnement solaire qui lui est offert, il sait profiter du vent qui lui est offert.

La philosophie de l’accueil va même plus loin. Le souffle est également le moteur de notre corps humain. Nous respirons sans cesse. Notre corps est dans l’accueil.

La plupart des grandes religions enseignent comment gérer son souffle. Preuve que c’est important.

Je vous invite donc à passer de l’ère de la prédation à l’ère de l’accueil.

Sachez accepter cette invitation !

pastille-jaune

Plus de ponts, moins de barrières

Partout dans le monde les humains ont la facheuse tendance à vouloir dessiner des frontières, mettre des barrières, construire des murs, creuser des fossés…

Partout dans le monde les humaines tentent de trouver ce qui les sépare plutôt que ce qui les rassemble.

Il y a toujours, un étranger, un métèque, un barbare, un différent sur qui on rejette tous les malheurs. Des civilisations entières ont été créées sur ce concept: nous les pures contre les différents…

Dans notre manière de penser également nous avons tendance à vouloir tout catégoriser, classer, ranger dans des cases…

Nous créons des limites là où il n’en existe pas forcément.

Combien de couleurs peut-on voir dans un arc-en-ciel ?

pano arc-en-ciel double à Boudry.jpg

Dans la grèce antique Aristote disernait 4 couleurs, plutarque en voyait 3, et finalement Newton a nommé 7 couleurs. Pourquoi 7 ?

Pour correspondre à ce nombre magique qui influence toute la culture occidentale, du nombre de jours de la semaine au nombre de notes de musique. C’est resté.

Réellement, il y a une infinité de couleurs. Il n’y a pas de frontières exacte entre les couleurs. Seul l’esprit humain aimerait en voir !

A lieu de batire des civilisations sur la différence et de les protéger avec des murailles, tentons de construire une civilisation basée sur le lien et construisons des ponts.

pastille-orange

Ouverture d’esprit

outils.pngIl y a un test qui circule sur le net qui vous fait calculer toute une série de nombres avant de vous poser une question existentielle:

Pensez à un outil et une couleur…….
(faites l’exercice si ça vous intéresse…)

… le test prétend que 98% de gens auront pensé à un marteau rouge !

Alors vous avez pensé à quoi ?

Est-ce que vous faites partie de la majorité des gens qui sont endoctrinés ? … ou des rares personnes qui ont encore l’esprit ouvert ?

Heureusement que je vous ai inspiré avec l’illustration ci-à-côté ?

Bien que je doute qu’il ne reste que 2% des gens à l’esprit ouvert. Il est vrai que nous sommes complètement, endoctrinés, formatés à penser d’une certaine manière.

Si je vous dis vélo… Je suis certain que l’image qui se forme dans vos pensées est l’image d’un vélo avec une selle… Or, mon vélo n’a pas de selle. C’est un vélo couché, avec un siège confortable !

Notre pensée est finalement très restreinte, elle se base sur ce que l’on connait déjà. Avoir de l’imagination, ce n’est pas facile. Notre esprit veut toujours se raccrocher à du connu, à des stéréotypes.

Les publicitaires ont compris ceci depuis longtemps, ils exploitent les stéréotypes avec une efficacité redoutable. Il suffit d’un mot pour que toute une phrase et une manière de penser vienne à votre esprit !

Il n’est pas facile de sortir de la pensée « standard ».

Quand on a une tête en forme de marteau, on voit tous les problèmes en forme de clous….

Quand vous êtes face à un problème, tentez d’avoir l’esprit plus ouvert que la plupart des gens. Tentez de voir qu’il existe des alternatives à la pensée dominante.

Je terminerai par une citation de Louis Pauwels:
Les esprits c’est comme les parachutes, ils ne fonctionnent que lorsqu’ils sont ouverts…

pastille-rouge

Pour une science holistique

Il est un fait que nous ne prenons pas assez en compte: tout est lié !

Tout est est lié dans un équilibre instable où chaque action modifie cet équilibre. Chaque action a une conséquence.

organize.pngNotre science est essentiellement une science analytique, une science qui étudie en isolant, en séparant, en décomposant. Mais alors comment observer les effets d’émergence, les effets issus de liens, de relations entre les éléments ?

Il n’est pas possible d’observer un effet d’émergence en décomposant les parties qui le compose, car l’effet a une somme supérieure à la somme des parties qui le compose.

Ce concept est souvent illustré par la phrase:

Ensemble nous sommes plus fort.

Ainsi, même si la science analytique nous permet de comprendre beaucoup de chose et nous aidera encore beaucoup. Elle ne permet pas de tout comprendre.

Pour étudier un univers où tout est intimement lié, il est temps d’utiliser un peu plus souvent une science holistique, une science dans laquelle on se préoccupe des liens entre les éléments.

pastille-orange