Signification des runes

Les runes sont un vieil alphabet nordique.

Le mot rune a une signification d'origine proto-celte, où *rūno- signifie quelque chose du genre « secret, mystère, incantation ». Ainsi, les runes ont toujours un lien avec la divination. Les runes ont des significations.

Ce sont des symboles qui représentent des concepts, des forces, des conseils de sagesse pour nous aider à avancer dans la vie.

Le poème Hávamál raconte que c'est le dieu Odin qui a acquis les connaissances cachées des runes lorsqu'il était suspendu, la tête en bas, à une branche de l'arbre monde Yggdrasil, durant neuf jours et neuf nuits, transpercé par sa propre lance!

signification des runes galet

Le vieux fuþark

L'alphabet runique est aussi appelé fuþark (futhark), du nom des 6 premières lettres.
(Un peu comme les claviers QWERTZ ou AZERTY...)

C'est particulièrement le vieux fuþark qui est utilisé pour la divination. Il comporte 3 familles de 8 runes, des ættCe sont les ætt de Freyr, Heimadal et Týr.

La signification des runes en condensé

Voici sous forme condensée la liste des runes ainsi que leur nom. Si l'on clique sur leur nom, ça renvoie vers la signification de la rune selon le site felag-asatru.org qui est une bonne référence.

C'est le condensé dont j'ai toujours rêvé pour accéder facilement à la signification d'une rune. De plus les symboles sont des vrais caractères (table utf-8 des runes) et pas des images. Ce qui permet de facilement faire un copier-coller. (Bon, tous les caractères ne sont pas exactement comme je les aurais dessinés. Mais c'est pas grave.)


Fehu


Uruz


Thurisaz


Ansuz


Raidho


Kenaz


Gebo


Wunjo


Hagalaz


Naudhiz


Isa


Jera


Eihwaz


Perthro


Elhaz


Sowilo


Tiwaz


Berkano


Ehwaz


Mannaz


Laguz


Ingwaz


Dagaz


Othalaz

Signification des runes en résumé

Voici une brève signification de chaque rune. J'ai fait ces résumés lors d'une expérience de découverte des runes en 24 semaines. Chaque semaine sous le signe d'une nouvelle rune. C'est une manière de prendre le temps de bien intégrer chaque rune.


Fehu

Fehu est le feu. La force primordiale brute. La source de la créativité et de la richesse.


Uruz

Uruz c'est la vache. C'est l'énergie féminine. Le réceptacle complémentaire de la force créatrice de Fehu.


Thurisaz

Thuriza c'est le géant primordial qui nait de l'union des runes précédentes: Fehu et Uruz.
Thuriza représente le passage en force.


Ansuz

Ansuz c'est la connaissance issue des dieux. (Odin en particulier).
C'est le symbole de l'inspiration.
J'ai remarqué qu'en décomposant ce nom en summérien on obtient:

  • AN → le ciel, mais aussi le nom du dieu An, le plus important des summériens.
  • ZU →  savoir, connaitre, apprendre

On retrouve bien le sens de la connaissance issue des dieux !

Ceci va dans le sens de la thèse d'Anton Parks qui prétend que toutes les langues du monde sont construites sur la base des syllabes du syllabaire suméro-akkadien.


Raidho

Raidho représente un chaRiot, une Roue. C'est l'éneRgie de mise en mouvement.

C'est aussi la rune de l'ordre, et donc de l'administration et du droit.


Kenaz

Kenaz, c'est la torche. C'est la maitrise du feu primordial de Fehu. C'est le pouvoir de la forge qui forme, qui crée, qui transforme.


Gebo

Gebo, signifie "don". C'est la rencontre de 2 énergies. C'est le symbole de l'échange et par extension de la circulation, de la nourriture, de la respiration.

Il y a 2 manières de dessiner Gebo:

  • avec une croix: x et c'est un carrefour.
  • avec la rencontre de deux éléments symétriques: ><


Wunjo

Wunjo représente la bannière du clan. Wunjo symbolise la joie, le plaisir et le bon temps qui découle d'avoir trouvé avec harmonie sa place dans le clan.

ou
Hagalaz

Hagalaz signifie littéralement "le grêlon". Hagalaz se dessine sous deux formes différentes qui représentent dans les deux cas une notion de structure.

Sous sa forme ᚺ, Hagalaz représente un pont, un lien, une porte.

Hagalaz débute l'ætt de Heimdall. Ce dernier est le gardien du pont Bifröst qui relie Ásgard et Midgard, la forteresse des dieux et les terres du milieu, comme l'a justement traduit Tolkkien (C'est le monde des hommes).
(Dans la langue des oiseaux, le H représente souvent une porte, un lien entre le haut et le bas ou encore Hermès. Un huis est une porte !)

Sous sa forme ᚼ, Hagalaz représente le grêlon qui est la structure géométrique fondamentale de l'univers.
(Ceci me fait penser aux travaux de Nassim Haramein qui défini une structure à 64 tétraèdres comme étant la structure géométrique fondamentale de l'espace temps. Cette forme ressemble beaucoup à un grêlon!)


Naudhiz

Naudhiz signifie littéralement "besoin". C'est la rune de la contrainte et de l'épreuve. C'est apprendre à connaitre ses besoins. A briser ses habitudes.


Isa

Isa vient du vieux mot iss norois qui signifie glace.

Le dessin de cette rune est très simple. C'est UN trait. C'est l'unité.

Isa représente la cristallisation, la densification, le retour à soi, à son unité différentiée du groupe.


Jera

Jera signifie "année" ou "saison".  Jera est l'origine des mots anglais et allemand year et jahr.

La forme dessin de Jera symbolise un cycle. Donc l'année, mais aussi tout changement cyclique.

Jera nous promet la récolte de ce que l'on a semé, la moisson. C'est un symbole de prospérité à venir.


Eihwaz

Eihwaz est le nom en vieux norois de l'if. Un arbre qui paradoxalement a une très longue longévité et est donc symbole de vie, mais aussi un arbre toxique, donc symbole de mort.

Le dessin d'Eihwaz est un double crochet sur un axe. C'est l'axe autour duquel tourne Jera. C'est le lien entre différents plans, donc entre la vie et la mort.

Eihwaz symbolise le passage entre différents plans. Il peut symboliser la mort, mais aussi la mort initiatique, une renaissance à soi tel le phoenix, une remise en question, une transformation, un bouleversement. 


Perthro

Perthro symbolise le gobelet pour jeter les dés.

Perthro symbolise le destin, mais dans un sens actif de libre arbitre. Connaitre son destin pour le choisir. Pour exprimer son potentiel, ce que l'on devrait devenir,  ce que l'on peut apporter au monde.
Avons-nous assez de courage pour accepter notre destin?

Dans la mythologie nordique, ce sont les nornes qui tissent le fil de notre destin, même celui des dieux. 


Elhaz

Elhaz signifie "élan". On voit direct que le dessin de cette rune nous montre les bois de l'élan. Cependant, le dessin symbolise aussi l'arbre ou la main, les deux dans un sens de protection.

Elhaz est donc un symbole de protection. C'est une rune qui se dessine directement sur des bâtiments, des boucliers ou des véhicules pour le protéger.

Dans une autre symbolique du dessin, on peut aussi voir un homme qui lève les bras au ciel, une antenne pour capter le monde divin. Elhaz est donc aussi un symbole de l'aspiration divine, de l'âme.


Sowilo

Sowilo signifie "soleil". Mais c'est aussi la foudre comme le montre son symbole (qui est parfois retourné dans tous les sens !)

Sowilo symbolise la source de lumière, l'illumination, la clarté, la joie. Par son pouvoir solaire qui résiste aux ténèbres Sowilo représente aussi la force, la victoire et la prospérité.


Tiwaz

Tiwaz signifie tout simple que c'est la rune du dieu TýrCelui-ci est le dieu de la guerre juste. Chez les norrois, la guerre était une forme de justice. Donc c'est aussi le dieu de la justice. La forme de Tiwaz rappelle aussi la balance de la justice. Týr a sacrifié sa main pour gagner son combat contre le loup Fenrir.

Ainsi Tiwaz symbolise la justice, la responsabilité. Le sacrifice pour ce qui est juste.


Berkano

Berkano est le nom du bouleau. Mais aussi de la déesse-bouleau qui est une déesse mère.

La forme de Berkano évoque bien une femme enceinte de profil.

Berkano est la rune de la maternité, de la naissance (toute forme de naissance), du pouvoir créateur. C'est également la rune de la réincarnation. C'est la 18ème rune, c'est donc 2 fois le nombre sacré 9 des norrois, c'est un nouveau cycle qui commence.


Ehwaz

Ehwaz signifie "cheval". C'est donc une rune de mobilité, de mouvement pour partir à l'aventure, mais surtout une aventure pour aller vers ses rêves.

Ehwaz est composé de 2 barres verticales, c'est donc aussi une rune de dualité. Ehwaz symbolise l'oscillation. C'est l'oscillation propre de l'humain entre le ciel et la terre.


Mannaz

Mannaz signifie "humain". La forme de Mannaz est une fusion entre Ehwaz et Gebo. La dualité est harmonisée.

C'est le propre de l'humain que d'harmoniser le ciel et la terre.


Laguz

Laguz signifie "eau", "mer". C'est donc une rune qui symbolise la force et la fluidité de l'eau.

La forme de Laguz est celle du poireau ou de l'oignon qui pousse. Ces derniers sont composés d'eau et ils poussent en strates, en couches (tout comme les arbres).

Laguz symbolise la fertilité de la force vitale de l'eau qui assure une croissance en strates, par étapes. Tout comme les marées vont et viennent au rythme des cycles lunaires.

Laguz nous invite à lâcher prise et à se laisser porter par le flux de la vie.


Ingwaz

Ingwaz est tout simplement la rune du dieu Ing, qui a aussi pour nom Freyr. Il est le dieu de la fertilité. (et frère jumeau de la déesse mère Freyja)

Ingwaz a une forme qui symbolise une coquille protectrice. C'est une graine, un oeuf fertile plein de potentiel mais protégé jusqu'à son éclosion.


Dagaz

Dagaz signifie "jour". (on reconnait d'autres mots comme: tag, dag, day)

La forme de Dagaz n'est pas sans rappeler le symbole de l'infini: ∞
Personnellement,  je pense qu'il y a un lien. Ça me rappelle aussi le dessin de l'analemme du soleil. C'est la forme que dessine le soleil dans le ciel quand on le photographie tous les jours à la même heure pendant une année.
On peut aussi voir ici un symbole d'un rectangle solsticiale qui marque les positions extrêmes du soleil.

On y voit donc un symbole d'un point de basculement. Mais aussi d'un cycle.

Dagaz c'est la rune de la réalisation du chemin initiatique. Surtout si Dagaz est considéré comme la dernière rune. Il y a plusieurs écoles. Ici je l'ai mise en avant-dernier, comme sur wikipedia.


Othalaz

Othalaz symbolise la maison, le foyer familial, l'héritage de nos ancêtres.

Arrivé à la fin du fuþark, il est temps d'intégrer toutes les connaissances acquises.

La forme de la rune Othalaz peut se composer avec plusieurs autres runes, notamment avec Ingwaz ᛜ et Gebo ᚷ. Cet assemblage nous donne un potentiel avant éclosion qui nous est donné. Mais que nous allons aussi donner.

apercu signification des runes

Le disque de Nebra, un ordinateur astronomique

Le disque de Nebra est un objet tout à fait passionnant à plusieurs niveaux:

  • Sa découverte est digne d’un roman: pilleurs de tombe, marché noir, guet-apens de la police pour le récupérer.
  • Sa simple présence remet en cause pas mal d’idées reçues dans l’archéologie:
    Non les européens de l’âge du bronze n’étaient pas si barbares que ça !
  • Il s’agit de la plus ancienne représentation astronomique connue. (1600 av J.-C) Plus vieille que les représentations égyptiennes.
  • …. et nous allons le voir ici, même les archéologues les plus ouverts d’esprit n’ont pas encore compris toutes les fonctions de ce disque.

disque de Nebra

L’histoire étonnante de la découverte de ce disque par des pilleurs de tombes (ou de sites militaires plus récents ?) a été déjà largement été racontée. Je laisse donc à d’autres le soin de raconter l’histoire de la découverte du disque de Nebra.

Arte a également diffusé un documentaire plein de mystères sur la récupération et l’authentification du disque de Nebra.

Les découvertes d’Howard Crowhurst sur les fonctions du disque de Nebra

Ici ce qui m’a poussé à écrire cet article, c’est plutôt un aspect pas (encore) reconnu officiellement par l’archéologie, mais qui me semble une piste très intéressante pour expliquer une utilisation de ce disque pour repérer des cycles astronomiques.

C’est en fait l’hypothèse de Howard Crowhurst qui s’exprime dans une vidéo sur NuréaTV.

Voici cette émission de NuréaTV à propos du disque de Nebra, et voici mes notes résumé de cette vidéos, avec mes compléments d’informations.

Des traces d’anciens liens entre l’astronomie et le temps

  • Les jours de la semaine sont dédié à des astres. Lundi  lune, Mardi  mars, Mercredi  mercure, jeudi → jupiter, vendredi  vénus, samedi  saturne, dimanche  soleil
  • les mois:  septembre → 7, octobre → 8, etc.. mais il y a un décalage  car on commençait à compter à partir de l’équinoxe
  • pourquoi on a changé pour le 1er janvier Voir livre jeu de 52 cartes.

Le disque de Nebra dans le concret

  • disque de Nebra  date de 1600 av J.-C
  • fait avec de l’or et de l’étain provenant du sud du pays de Galles.
  • fait avec du cuivre venant des Alpes autrichiennes.
  • Le disque a été découvert à Nebra en Allemagne. A une latitude de 51.28° Ce qui est très proche de la latitude de Stonehenge ! (On a un ciel similaire)
  • soleil = 10cm de diamètre
  • lune = 13cm de diamètre
  • → On parle ici de cm précis… ils connaissaient ces unités ?

4-disque de Nebra NureaTV Howard Crowhurst latitutde provenance or et etain cuivre

Représentation astronomique sur le disque de Nebra

Quand les Pléiades, célestes filles d’Atlas, paraîtront sur l’horizon, commencez à moissonner et quand elles commenceront à disparaître, labourez.

Elles restent cachées l’espace de quarante jours et quarante nuits, puis on les aperçoit rouler dans le ciel avec l’année, lorsque les moissonneurs aiguisent leur fer.

Hésiode, VIIIème siècle av. JC. « Les travaux et les jours » vers.383-388

band-of-zodiac-ecliptic

mois zodiaque observation

La représentation de l’angle entre les solstices

  • Il y a 2 bandes d’or de chaque côté du disque. (enfin, il n’en reste qu’une entière du côté de la lune. On devine l’autre)
  • Ces bandes peuvent être reliée par des droites pour faire une croix entre les deux.
  • on a un angle de 82° représente le battement du soleil sous cette latitude.
  • on a donc une représentation des solstices. (donc point le plus au nord et le plus au sud du soleil durant l’année.)
  • C’est cette observation qui a été déterminante pour attester que le disque de Nebra a est bien originaire de Nebra et qu’il n’a pas été rapporté « comme souvenir de vacances » d’égypte ! Ce qui a été discuté par les archéologues.
  • Si l’on positionne la bande côté lune à droite. On a:
    • en haut à droite la position du lever du soleil au solstice d’été
    • en bas à droite la position du lever du soleil au solstice d’hiver
    • en haut à gauche la position du coucher du soleil au solstice d’été
    • en bas à gauche la position du coucher du soleil au solstice d’hiver.
  • On a ici un « rectangle solsticial » les positions extrêmes du soleil. (2×41°)

6-disque de Nebra NureaTV Howard Crowhurst angle solstice

  • A Carnac le triangle solsticial correspond à un triangle 3-4-5 (aussi appelé triangle d’isis)
  • Sur le disque de Nebra, le triangle solistical mesure 24cm x 21cm. Soit divisible en 8×7
  • Le demi angle = arc-tan (7/8)
  • la diagonale se déduit par pythagore =√ (21² + 24²) = 31.8904374382
  • Si l’on multiplie cette diagonale du rectangle qui est aussi le diamètre du disque on obtient donc la circonférence du disque soit: 100.186763976 ≈ 1mètre !
  • → la circonférence extérieure de Stonehenge est 100 fois plus grande… 100m.

9-disque de Nebra NureaTV Howard Crowhurst diametre

39 trous autour du disque

  • Il y a 39 trous autour du disque.
  • 39 fois 1 pouce = 39×2.54 = 99.06 ≈ 1m … on a là donc un mélange d’unité pouce et mètre !!!
  • Il y a plusieurs manière d’orienter le disque:
  • nord en bas. (à la chinoise) il y a une barque solaire.
  • nord en haut (à l’occidental) il y a une voute céleste (comme la déesse Nout).
  • 39 trous = 3 x 13
  • C’est en cherchant à construire le disque que l’on peut tenter de comprendre la logique de sa construction.
  • On peut dessiner les trous grâce à un triangle 3-4-5
  • ça marche depuis le Nord = voute céleste. (trou 20) en partant à gauche. On réplique les triangles 3-4-5 qui marquent tous les 4 trous.
  • ça ne marche pas en bas à droite… 🙁
  • mais on peut quand même marquer en partant à droite tous les 4 trous avec cette méthode.
  • Il y a un truc lié à la lune.. mais qu’on a pas le temps de développer ici… 🙁  (il faut lire le livre…)

19-disque de Nebra NureaTV Howard Crowhurst39 trous triangle 3-4-5

  • On a donc 9 secteurs de 4 espaces = 36 secteurs plus 3 espaces = 39
  • Pour marquer la moitié du côté opposé d’un triangle 3-4-5 on peut utiliser un triple-carré. (le côté du carré = 1/3 du coté adjacent)
  • (la diagonale d’un triple carré arrive au milieu du côté opposé d’un triangle 3-4-5) (il y a quand même une erreur de 0.05°)
  • on peut donc marquer ainsi tous les 2 trous.

21-disque de Nebra NureaTV Howard Crowhurst39 trous triangle 3-4-5 triple carre

Mais pourquoi 39 trous autour du disque de Nebra ?

  • Observons cycle synodique de la planète mars.
  • Synode = rencontre.
  • cycle synodique = cycle entre 2 rencontres. C’est le temps entre deux rencontres où l’alignement apparent depuis la terre entre le Soleil-Terre-mars est identique. (contrairement à la période sidérale qui tient compte du faite qu’entre deux rencontre la Terre aussi a bougé !)
  • Opposition = Alignement Soleil-Terre-Mars = 779,965 jours ≈ 780 jours = 39 x 20.
  • On regarde souvent les oppositions car c’est plus facile que les conjonctions, donc quand mars est au Sud à minuit.
  • On sait que c’est là qu’on est opposé au soleil.
  • Entre 2 oppositions de mars on a 780 jours.

22-disque de Nebra NureaTV Howard Crowhurst cycle de mars

  • On peut symboliser ce moment avec des pions à mettre dans les trous du disque de Nebra.
  • On mette le soleil au Nord.(trou sur la voute céleste)
  • On met mars à l’opposé, plein sud.
  • On considère le soleil fixe, vu qu’on l’observe toujours à minuit. (enfin, façon de parler :P)
  • donc le pion du soleil ne bouge pas.
  • le pion de mars va tourner (dans le sens horaire, d’est en ouest…) un trou tous les 20 jours.
  • au bout de 20 x 20 jours, il va arriver en conjonction avec le soleil. (le pion se mettent l’un sur l’autre)

23-disque de Nebra NureaTV Howard Crowhurst oposition soleil mars

24-disque de Nebra NureaTV Howard Crowhurst conjonction soleil mars

Traces de l’utilisation du comptage de vingtaines

  • Le calendrier Maya est très intéressant pour ces cycles:
  • les mayas ont aussi un calendrier « vigésimal » donc en base 20.
  • 20 noms de jours le UINAL = le mois maya
  • Le trecena comporte 13 jours numérot’é
  • l’année sacrée, le TZOLKIN = 260 jours. (combinaison des 2 cycles unial et trecena)
  • 3 cycles de 260 jours (TZOLKIN) = 780 jours le cycle de mars !

27-disque de Nebra NureaTV Howard Crowhurst cycle calendrier maya

Application du déplacement d’un pion sur le disque de Nebra pour le cycle de Vénus

  • Le cycle synodique de vénus = 584 jours
  • on déplace un pion tous les 15 jours.
  • 584 jours = 39*15 -1
  • on a aussi une trace dans la langue d’un cycle de 15 jours. une quinzaine. Pourquoi 15 et par 14 ? la semaine fait 2×7 jours ! En gallois il y a un mot pour dire « quinze jours »
  • vénus étant une planète inférieure (en astronomie signifie que Vénus a une orbite plus petite que celle de la Terre, se positionne avant nous depuis le soleil.) on fait tourner le pion de vénus dans l’autre sens. (soit le sens anti-horaire)
  • Tous les 60 jours on a 4 trous pour vénus (4×15)
  • Tous les 60 jours on a 3 trous pour Mars (3x 20)

30-disque de Nebra NureaTV Howard Crowhurst cycle venus

Utiliser le disque de Nebra pour mesurer les cycles de la lune et le temps de grossesse

  • Une grossesse dure 273 jours = 39 semaines
  • les occidentaux disent 9 mois solaire de 29 jours
  • les chinois parlent de 10 mois… lunaire de 27 jours
  • La lune fait 10 fois le tour de la terre en 273 jours.

Là j’ai du faire quelques recherches pour bien préciser les termes qui sont très vite différents.

Derrière l’expression « mois lunaire » il peut y avoir plusieurs variantes:

  • mois synodique, aussi appelé lunaison = 29,53 jours = 29j 12h 44min 2.8s = temps pour retrouver la même phase de la lune.
  • mois tropique = 27,321 58 jours  = temps mis pour retrouver la même longitude écliptique en tenant compte de la précession des équinoxes.
  • mois sidéral = 27,321 66 jours = période orbitale en référentiel fixe. = temps vu de la terre pour effectuer un tour complet et retrouver la même position par rapport aux étoiles.

Ainsi pour coller aux 273 jours. On peut utiliser le mois tropique ou sidéral. (De toute façon vu la précision on ne peut pas tenir compte de la précession des équinoxes.) C’est donc le temps que met la lune pour faire un cycle complet qui la repositionne au même endroit apparent par rapport aux étoiles. Mais la phase de la lune peut donc être différentes.

  • Donc si on déplace chaque semaine (7 jours) un pion. Au bout d’un tour on a 7 fois 39 = 273 = 10 mois lunaire sidéral.
  • 260 + 13 = 273 → Tzolkin + Trecena = 10 mois lunaires sidéral.

A propos du temps de grossesse, je trouve plusieurs méthodes de calcul:

Selon cette source…

  • 280 jours depuis les dernières règles = 40 semaines
  • 266 jours depuis la fécondation = 38 semaine
  • ce qui est considéré comme normal c’est entre 37 et 41 semaines d’aménorrhée

une autre..

  • → 273 jours.

Le jeu des 58 trous

Il existe un jeu très ancien qui semble courant au proche orient. Les archéologues l’appellent le Jeu de 58 trous ou encore le jeu du chien et du chacal.

Voici ce que le musée du Louvre dit sur ce jeu des 58 trous.

jeu du chien et du chacal

Il y a beaucoup de versions de ce jeu:

33-disque de Nebra NureaTV Howard Crowhurst jeu des 58 trous

La personne attentive remarquera qu’il y a en fait 59 trous !!! Pourquoi ne pas compter le gros au centre ??

En en fait, quand on observe, il y a deux groupes. Il y a un cycles de 20 trous et un autres de 39 trous….. ça nous rappelle pas quelque chose ?

  • le jeu des 58 trous (en fait 59… car il faut compter le gros trou)
  • 20 au milieu pour compter les vingtaines de jours
  • 39 autour
  • 59 = 2x 29.5 = 2 pleine lunes. (mois lunaire synodique) => encore une utilité de plus !
  • En commentaire en fin d’émission: 39 c’est le nom de dieu en gematrie.
  • (moi je vois « the organization and the solidarity of the Cosmos, being expressed by the harmony of the relations between the parts – 3 + 9 = 12. As triple thirteen, it is the individual initiative, nonfortuitous, but organized and harmonized« 
  • http://membre.oricom.ca/sdesr/nu39.htm)

Est-ce que ça marche pour d’autres planètes ?

Périodes synodique, sidérale et tropique des planètes du système solaire

Planète

Période synodique (j)

Période sidérale (j)

Période tropique (j)

Mercure

115,8776

87,969256

87,968

Vénus

583,921361

224,6997056

224,695

Mars

779,9643

686,979852

686,973

Jupiter

398,8613

4 332,589

4 330,595

Saturne

378,0944

10 759,23

10 746,94

Uranus

369,654

30 685,4

30 588,740

Neptune

367,486

60 189,904

59 799,9

Donc que peut ont déduire pour les autres planètes ?

  • Mercure 39 * 3 -1 = 116
  • Jupiter 39 * 10 + 9 =  399
  • Saturne 39 * 9 + 27 = 378

Uranus et neptune ne sont pas visible à l’oeil nu. Donc je pense que ça ne sert à rien de les compter ?

C’est moins évident. Il va falloir que je commande le livre de Howard Crowhurst sur le disque de Nebra.

Conclusions

Le disque de Nebra, tout comme la machine d’Anticythère. Sont des artéfacts très anciens qui montrent que de tout temps les humains ont cherchés à concevoir des outils pour observer et mesurer les cycles astronomiques. (de nos jours Stellarium)

Je pense qu’il y a là de quoi s’y intéresser beaucoup plus que ne le font des archéologues qui sont parfois très frileux à remettre en cause ce qu’ils ont appris pendant leurs études !

L’histoire du disque de Nebra et du procès qui a obligé la justice à trancher pour savoir si ce disque est vrai ou faux est intéressante. Si on n’avait laissé les archéologues se battre entre eux. Probablement que ce disque ne serait toujours pas montré au public car il remet en cause la théorie communément acceptée.

On peut aussi tenter de demander aux archéologues de se pencher sur un autre disque:  le disque de Sabu…. pour savoir si c’est vraiment un vase comme il est présenté ! (dans lequel l’eau ne tient même pas vu que c’est un tube!)

Il y a certainement un peu d’ouverture d’esprit à faire naitre chez certaines personnes. (tout en restant critique) Ici on a quand même un disque qui montre sous plusieurs aspects des référence au système de mesure métrique !!  (qui est issu de la mesure de la terre.. Donc est-ce que la définition est plus ancienne que l’on ne croit ?)

Ici nous avons également évoqué des systèmes de comptages qui ont l’air répandu sur toute la planètes à toute les époques. (on a évoqué les mayas, la mésopotamie et l’europe.)

Donc gardons l’esprit ouvert !

 

L’anarchie est un giratoire !

Définitions de l’anarchie ?

J’ai entendu de nombreuses définitions de l’anarchie:

La simpliste habituelle:
– l’anarchie c’est le bordel !

Celle du dictionnaire:
– Doctrine politique qui préconise l’abolition de l’État, de toute législation qui brime l’individu, de toute contrainte sociale.

Celle de wikipedia:
– L’anarchie (du grec ἀναρχία / anarkhia, composé de an, préfixe privatif : absence de, et arkhêpouvoirhiérarchie, commandement) désigne l’état d’un milieu social sans gouvernement, la situation d’une société où il n’existe pas de chef, pas d’autorité unique, autrement dit où chaque sujet ne peut prétendre à un pouvoir sur l’autre.

Celle d’un podcast sur l’histoire de l’anarchie:
– L’anarchie, c’est l’ordre moins le pouvoir.

Celle de Noam Chomsky:
– Un anarchiste est quelqu’un qui se bats contre des structures de pouvoir qui ne sont plus capables de se justifier.

La meilleure que j’ai.. c’est la mienne (évidemment ! :p )
L’anarchie c’est un giratoire !

giratoire boudry cortaillod Bevaix

J’ai eu cette illumination en écoutant un podcast sur l’histoire de l’anarchisme en étant à vélo… et en arrivant dans un giratoire.

Métaphore du carrefour

L’anarchie se focalise sur l’organisation d’un Etat, d’une société. On peut imaginer pour faire plus simple, une métaphore avec la gestion d’un carrefour de routes.

En fait, gérer un carrefour c’est complexe. On peut le faire avec des feux, ou avec un giratoire.

Gérer un carrefour avec des feux

Des feux de signalisation, c’est le pouvoir de l’autorité extérieure rigide, pas adaptable, qui consomme des ressources en installation et en maintenance. (électricité par exemple)

feu_rouge_pour_velo

Que se passe-t-il en pleine nuit quand il y a peu de circulation ?

Il faut attendre même s’il n’y a personne dans le carrefour! C’est parfois frustrant. Donc souvent les feux sont coupés la nuit.. ou des cellules sous la route détectent les voitures pour savoir ce qu’il faut faire. Mais souvent les vélos ne sont pas détectés…   C’est un système compliqué mais pas parfait.

La complexité est mal gérée…feu_rouge_geu_vert

Que se passe-t-il quand tu ajoutes une route ? Quand il y a une route barrée à cause de travaux ou d’un accident ?

Le carrefour plante! « C’est l’anarchie ! » :p  Les feux sont en panne et on place un policier pour faire la circulation.

ampelman_qui_dort

Gérer un carrefour avec un giratoire

Le giratoire c’est compter sur la responsabilité individuelle d’avoir intégré très peu de règles très simples. Soit:

  • le sens de rotation
  • celui qui est dedans à la priorité.

Le giratoire s’adapte au flux du trafic. Autant dans les bouchons des heures de pointes que dans le vide de la nuit. Et ça fonctionne que l’on soit en voiture ou à vélo !

Si on ajoute une route, ou si une route est barrée, le giratoire fonctionne toujours.

Le giratoire ne consommes pas d’énergie. On peut même en installer loin de toute source d’électricité.

Peu de règles, mais des règles bien intériorisées et respectées

Le giratoire repose sur le principe que les règles de la circulation sont connues de tous et respectée de tous. Ce fonctionnement demande d’avoir confiance que ses congénères respectent les règles simples.

Donc autant avoir peu de règles. Mais des règles qui sont bien connues et respectées.

Un pavé de 3000 pages de lois comme le code du travail français ne sera jamais intégré par le commun des mortels !

L’anarchie n’est pas l’anomie !

anomie anarchie confusion

Souvent « anarchie » est vu comme « sans organisation« . Mais en fait les cas concret parlent toujours de quelques règles très simples. Comme celles du giratoire.  

Comme on le devine en lisant les définitions en début de cet article, l’anarchie est surtout un absence de hiérarchie inutile et contraignant qui a pour seul but de garder sa position. Mais ça ne signifie pas qu’il n’y a aucune règles en anarchie. Ça c’est l’anomie !

Une société auto-organisée

Les anarchistes prônent une société auto-organisée. Sans chef, mais avec des règles.

La base d’une société auto-organisée est donc d’avoir confiance dans ses semblables, dans l’individu. Ceci, car on compte sur les individus pour respecter un cadre de base.

Comment font les oiseaux pour voler en essaims ? Non il n’y a pas de chef qui dirige.. c’est de l’auto-organisation…  Mais quelles sont les règles de base que chaque oiseau suit ?

… je te laisse les lire dans le livre:  Le peuple de connecteur de Thierry Crouzet.

C’est un magnifique livre qui décrit bien les phénomènes d’auto-organisation et comment ils changent le monde.

Là tout de suite maintenant tu es anarchiste !

Bon, peut être que t’es pas vraiment anarchiste, mais en tout cas tu utilises une structure anarchiste !

L’organisation anarchiste la plus utilisée de nos jours, c’est l’Internet…. puis le web et le e-mail qui sont des services qui utilisent l’internet et sont aussi anarchistes.

Si je veux étendre le réseau Internet, je n’ai besoin de demander le droit à personne, je le fais. Mais j’ai intérêt à utiliser le même protocole de communication si je veux que ça fonctionne bien.

Si je veux ajouter un site web, je n’ai besoin de demander le droit à personne, je le fais, mais j’ai intérêt à le faire au format HTML et le rendre accessible via le protocole HTTP.

Les règles de base de l’Internet et du web sont les protocoles qui sont utilisés. Soit le protocole TCP-IP… et par dessus les protocoles SMTP et HTTP….

L’anarchie ne convient pas à tous

Moi, ça me plait bien l’anarchie. (une fois qu’on a défini de quoi on parle vraiment… Non je ne suis pas un gars habillé en noir, cagoulé, qui va jeter des pavés dans les vitrines…)

Je trouve que l’anarchie c’est reprendre sa part de pouvoir personnel, mais aussi de responsabilité. C’est sortir d’une forme de paternalisme qui est très fortement ancrée dans les croyances de notre civilisation.

C’est peut être une déformation professionnelle (Je suis développeur web), mais j’ai l’impression que les gens dans l’informatique sont plus à même de comprendre ce qu’est vraiment l’anarchie ?

Alors que lorsqu’on propose en votation le remplacement de feux par un grand giratoire.…  les discussions sont très vives. Et très vite, pour certains, c’est le chaos !!

affiche non au chaos place numa droz neuchatel

feux place numa droz carrefour neuchatel

C’est la liberté ou la responsabilité qui fait peur ?

Qu’est-ce qui pousse à vouloir une autorité extérieure rigide qui décide de ce qu’il faut faire à quel moment ?

C’est peut être une question de vision du monde.

Les règles strictes, les règlements et le conformisme c’est quelque chose qui est très ancré dans une vision de l’étape bleue de la spirale dynamique. Alors qu’avoir conscience de soi et des autres pour s’insérer dans le flux du trafic du giratoire, c’est un mode de pensée qui est ancré à d’autre étapes plus récentes de la spirale dynamique.

Et forcer le passage à coup de Klaxon…  je dirais que c’est proche de l’étape rouge-impulsif de la spirale dynamique….

Intéressant, mais dur à trancher… la discussion reste ouverte.

Conclusions

Ce qu’il faut retenir c’est que l’anarchie n’est pas l’anomie…. ainsi quand tu trouves qu’il manque des règles. Ce n’est pas l’anarchie! Utilise le bon mot !

Est-ce que la fréquence de Schumann augmente vraiment ?

Régulièrement, j’entend des gens parler de la résonance de Schumann. En général, c’est pour dire que nous sommes a une époque où la fréquence de Schumann augmente et que c’est la preuve que l’humanité évolue !

Voici même un exemple passé à la TV… (comme quoi c’est vrai !! 😛 )

« C’est pas moi qui l’ai dit, c’est le physicien allemand Winfried Schumann qui dit que notre terre vibre différemment donc le temps s’accélère… »
« D’après la résonance de Schumann le temps s’accélère... »

Heu….

Là je reste perplexe ! Il ne me semble pas que Monsieur Schumann ait dit ça… et je ne vois pas trop le lien avec l’accélération du temps.. Moi je trouve qu’en effet, quand on a un smartphone en permanence dans la poche (ou à la main) et que l’on communique en direct avec mille monde.. On a une perception du temps qui n’est pas la même que si l’on communique par courrier postal comme c’était le cas il y a quelques décennies à peine !

Voici encore quelques exemple trouvés qui nous disent que la fréquence de Schumann a augmenté quand je vais une recherche sur la fréquence de Schumann..

« La résonance de Schumann désormais à 16.32 Hz ! Il y a quelques années, elle était encore à 7 Hz… »

« Pour la première fois, depuis qu’elle est mesurée, la principale Résonance de Schumann est passée au-dessus de 30 Hz ! »

La résonance de Schumann c’est quoi ?

Alors déjà, je vois que dans ces articles il y a un mélange de vrai et de faux. Je vois que souvent entre les titres (que j’ai cité ci-dessus) et le contenu de l’article, il y a déjà souvent une incohérence.

Donc on va déjà voir ce qu’est la résonance de Schumann, puis sa fréquence.

La résonance de Schumann porte ce nom car elle porte le nom du physicien qui l’avait prédit dans les années 1950: Winfried Schumann.

La Terre a une couche de son atmosphère qui est conductrice d’électricité, la ionosphère. Ainsi entre la surface de la Terre et cette couche de l’atmosphère, il est possible de piéger des ondes électromagnétiques. Ces ondes qui sont piégées dans ce guide d’onde résonnent à l’intérieur de cette cavité. C’est pour cette raison que l’on parle de résonance.

La principale source de ses ondes électromagnétiques sont les éclairs des orages. Ce sont des décharge électriques qui créent des ondes électromagnétiques qui se baladent entre la Terre et la ionosphère.

resonance de Schumann

Mais à quelle fréquence se propagent ces ondes ?

Donc quelle est la fréquence de Schumann ?

Et bien l’onde générée par les multiples éclairs est complexe, et comme toute onde, vibration, on peu la décomposer en une multitudes d’harmoniques.

Mais, là il y a peut être quelques bases à remettre en place pour que je me fasse bien comprendre. L’origine du mot onde vient de unda, une surface d’eau agitée. C’est le galet qu’on jette dans la mare. Il y a des ondes qui se propagent à la surface de l’eau.

En généralisant se principe, une onde est une perturbation qui se déplace dans un milieu. Donc ça peut être une vague, une différence de hauteur d’eau, qui se déplace à la surface de la mare, mais ça peut aussi être une différence de pression, de densité de l’air qui se propage, là on a une onde sonore.

On peut aussi avoir une perturbation qui se propage dans un champ magnétique couplé à un champ électrique perpendiculaire. C’est ce que l’on appelle une onde électromagnétique. C’est ce type de perturbation qui est utilisée pour envoyer des informations par radio, sur le wifi et aussi pour voir ! Notre oeil est un capteur d’onde électromagnétique.

Mais voilà que les gens qui voient les ondes du wifi sont assez rares, alors que beaucoup de gens font l’expérience de voir la lumière et les couleurs.

La différence qu’il y a entre le wifi, du jaune ou du bleu…. c’est une simple question de fréquence ! La nature de l’onde est la même.

Et quand on parle de résonance de Schumann, on parle aussi d’onde électromagnétique.

Alors quelle est la fréquence de Schumann ?

Là il faut encore ajouter un peu de théorie. 🙂 Je précise que toute onde complexe, une perturbation comme de la musique par exemple, peut se décomposer en une somme de sinus. On parle là des séries de Fourier.

Donc là on amène la notion de spectre harmonique.

harmonique musique

Si l’on prend l’exemple du son. Un son pur est composé uniquement d’une seule fréquence. Mais un son composé est l’addition de plusieurs sons, souvent d’une infinité. On a là ce que l’on appelle une fréquence fondamentale, et des fréquences harmoniques.

La fréquence c’est le nombre d’oscillations par période de temps. On l’exprime en Hertz. Une harmonique est une fréquence dont la valeur est un multiple de la fréquence fondamentale.

Ainsi à partir de ça on peut retrouver que la perturbation électromagnétique que l’on appelle résonance de Schumann peut se décomposer en un spectre d’une fréquence fondamentale et de nombreuses autres fréquences harmoniques.

La fréquence fondamentale est elle même déterminée par la taille du guide d’onde qu’est la cavité entre surface de la Terre et la ionosphère.

f = C/ 2pi * Rterre

Ainsi la fréquence fondamentale de la fréquence de Schumann dépend de C, la vitesse de la lumière et du rayon de la terre.

On trouve que la fréquence fondamentale de la fréquence de Schumann = 7.8 Hz.

Puis il y a toute une série d’harmoniques. Donc on peut faire tous les multiples entiers de la fréquences fondamentales, soit: 14,3 Hz, 20,8 Hz, 27,3 Hz et 33,8 Hz, etc..….  Il semble qu’au delà de 60Hz on ne capte plus rien, tellement la puissance a diminuée et l’harmonique se confond avec le bruit de fond.

spectre resonance de schumann

Donc quand je lis un titre d’article à sensation qui dit que la fréquence de Schumann à augmenté qu’elle est passée de 7Hz à 16Hz !! ou 30Hz !!! … et bien je me dis que la personne qui a rédigé l’article n’a juste pas compris le principe des harmoniques !!!

Variation de la fréquence de Schumann

Qu’est-ce qui pourrait faire varier la fréquence ? Et bien la formule de base nous montre que la fréquence fondamentale dépend de la vitesse de la lumière C. Comme c’est une constante, elle ne va pas beaucoup bouger ! L’autre paramètre que l’on peut bouger, c’est le rayon de la Terre !

Donc pour faire augmenter la fréquence de Schumann, il faut que le rayon de le Terre diminue ! je crois que ça se sentirait par de gros tremblement de terre non ?

Donc la fréquence de Schumann, est propre à chaque planète ! (pour autant qu’on y trouve une sorte de ionosphère)

Cependant, il est vrai que l’on peut observer de manière locale et passagère des variations de la fréquence de Schumann. Ceci car l’atmosphère et le champ magnétique terrestre bouge.

Voici un observatoire en Italie qui mesure la résonance de Schumann toute les 30 minutes.

Voici un autre observatoire qui lui est plus focalisé sur la puissance de la résonance de Schumann. Il a des antennes aux 4 coins de la planète. Sur ce dernier j’ai observé que l’antenne en afrique du sud est souvent plus forte en puissance. Mais je ne sais pas pourquoi.

Le 1er octobre il y a aussi eu tout une vague d’articles: « le taux vibratoire de la terre monte, on le voit à la fréquence de Schumann« , car en effet, il y a eu une bonne variation de la fréquence fondamentale. (l’expression « taux vibratoire » suppose un milieu dans lequel une onde se propage… mais lequel ? Cette expression me questionne toujours!)

(Chaque ligne verte est une harmonique, on peut lire à droite l’échelle de fréquence. Ici on voit plusieurs jours. On voit que les lignes restent passablement droites et horizontales, sauf quelques pics temporaires. L’intensité de la couleur représente l’intensité de la puissance de la perturbation.)

frequence de Schumann 1.10.2017

frequence de la resonnance de Schumann augmente octobre 2017

Par contre sur une étude sur le long terme, il semble que la fréquence fondamentale de Schumann et ses harmoniques est assez stable.

Voici ce qu’indique une étude de l’université de Berkeley entre 1997 et 2003.  La variation de la fréquence fondamentale a varié entre 7.75Hz et 8Hz.

fréquence fondamentale schumann

En 1962, il y a des chercheurs qui ont observé que l’explosion d’une bombe atomique dans l’atmosphère perturbe la ionosphère et fait chuter la fréquences de Schumann.

J’ai trouvé cette info sur le superbe article d’Alain Boudet à propos de la résonance de Schumann. Lui également conclu que la fréquence est stable.

Donc voilà…. la fréquence fondamentale de la résonance de Schumann ne semble pas bouger. Alors pourquoi il y a toujours des gens qui relaye cette infos ??

Des gens qui ne savent pas lire la légende du graphe « 2th SR freq. » (2ème harmonique)…. tu te dis.. « ah oui.. c’est pas 7.8Hz.. mais le double !! ça a augmenté » ? => faux !

Y-a-t-il un lien entre la résonance de Schumann et l’humain ?

Mais alors pourquoi il y a plein de gens qui font un lien entre l’évolution de la conscience humaine et la fréquence de la résonance de Schumann ?

J’ai du chercher pour trouver. Mais j’ai quand même découvert deux sources qui m’indiquent la raison.

En fait, l‘ordre de grandeur de la fréquence fondamentale de Schumann est dans le même ordre de grandeur que les ondes alpha du cerveau humain. (0,5 à 12Hz, les ondes bêta couvrent ensuite le spectre de 12Hz à 35Hz qui correspond aussi à des harmoniques de la fréquences de résonance de Schuman)

Ainsi il y a des gens qui se sont posé la question de savoir si il y a une corrélation entre les deux? Dans les années 1960, Herbert König a fait quelques expériences. Ils semble que les humains pourraient avoir une base de temps qui dépend de la fréquence de Schumann.

Ici tout s’éclaircit dans mon esprit! C’est là que la madame de la TV disait que c’est Schumann qui dit que le temps s’accélère et que c’est à cause de la fréquence de Schumann….

Elle a un peu tout confondu !

C’est pas tout à fait ce qui est dit. Il semble qu’en cas de privation de l’influence de la résonance de Schumann, le cycle circadien semble se décaler. C’est ce que l’on observe chez des gens mis dans un bunker souterrain ou des astronautes en orbite.

Moi je me demande si il n’y a pas non plus des autres facteurs plus importants comme la lumière solaire rythmée jour/nuit qui influencent plus fortement le cycle circadien ?

En tout cas, il n’y a pas d’augmentation de la fréquence de Schumann. Donc ça ne doit pas non plus influencer l’évolution humaine !

Même si je suis persuadé qu’une évolution humaine est en cours, et que les visions du mondes sont parfois très différentes. Voici mon article sur la spirale dynamique qui permet de comprendre comment évoluent la vision du monde des humains.

On peut tout de même se poser la question de savoir ce qu’un projet de bidouille de la ionosphère comme HAARP peut avoir comme influence sur le guide onde qui forme la résonance de Schumann? Mais là j’entre dans un domaine très flou.. donc j’en reste là…

 

Voilà, maintenant la prochaine fois que tu entends parler de l’augmentation de la fréquence de la résonance de Schumann, réfléchi, pense par toi même, documente toi pour vraiment comprendre de quoi ça parle avant de « bêtement » relayer des infos qui sont fausses. (ou imprécises)

 

Méthode de création d’un écosystème

Ceci est une synthèse inspirée de plusieurs méthodes, comme OBREDIM en permaculture, rêve du dragon, holacracy, les 6 chapeaux, les outils de l’Université du Nous, mes expériences personnelles d’organisation d’associations diverses, d’organisation de festival, quelques décennies de scoutisme, une décennie de politique communale, la vie au quotidien dans une entreprise atypique: ecodev, et des discussions avec de nombreuses personnes dont notamment David des ateliers de l’instant Z, et Julien promoteur de l’holacracy en Suisse, sans oublier la lecture passionnante du livre: Réinventing organisations de Frédéric Laloux, ainsi que de nombreuses autres inspirations que j’oublie certainement….

Une méthode très souple pour créer les bases d’une organisation

J’appelle ceci une méthode de création d’un écosystème, mais on peut le voir aussi comme une méthode de création et d’organisation de n’importe quelle organisation.
La méthode peut être utilisée si l’on est seul ou en groupe.
La méthode est adaptable et souple.
Je l’utilise autant pour créer des sites web, que pour clarifier l’organisation d’un groupe, ou le design d’un lieu de permaculture !

Deux aspects

  • La création du cadre
  • le cycle d’action

L’idée ici est de clarifier beaucoup de choses avant de se lancer dans la planification et la réalisation d’un écosystème. On défini un cadre précis. Puis on se lance dans un cycle d’action dans ce cadre.

Donc ci-dessous, je vais d’abord décrire la base de clarification du cadre. Puis on verra le cycle d’action, et l’on explicitera certains processus.

Aspect 1: Clarification de l’intention et du cadre

En très gros, on commence par se poser les questions:

  • Pourquoi ? Vers quelle vision lointaine ce que l’on va créer va nous mener ?
  • Comment ? dans quel esprit, avec quelles valeurs ?
  • Avec qui ?
  • Quoi ? quelle est la raison d’être de ce que l’on va créer ?

A un niveau de détail en dessous, il y a plusieurs phases qui se décomposent:

  1. Idée première, vision, tension….. Le déclencheur qui fait qu’on veut se bouger dans une direction…
  2. Expliciter les valeurs et principes avec lesquels on a envie d’avancer.
  3. Former une équipe autour de cette idée encore floue. (pour la version travail en groupe !)
  4. Aider les membres de l’équipe à découvrir leur propre raison d’être
  5. Faire émerger une raison d’être globale du projet.

Une fois le processus fait, il est recommandé de le refaire régulièrement. Par exemple, une fois par année on peut prendre du temps pour se demander si la vision lointaine est toujours notre but, si les valeurs qui nous accompagnent sont toujours les mêmes? Un état des lieux de la situation des membres de l’équipe et de tout le projet ne sont pas un luxe. Et prendre le temps d’avoir de nouveaux rêves est juste nécessaire !

En détail avec description plus longue:

Idée première

C’est le déclencheur qui fait que l’on veut bouger dans une direction. C’est une vision de vers quoi on veut aller. L’ecosystème, l’organisation que l’on va créer sera l’outil qui va dans cette direction, cette vision lointaine.

Plus tard on clarifiera concrètement la raison d’être, la mission concrète d’un écosystème qui nous mènera à la vision qui nous inspire.

Je remarque que souvent ces deux aspects de vision lointaine et de raison d’être sont confondus. Mais je remarque de plus en plus que ça vaut la peine de différentier les deux. Ça donne une vision large dans laquelle un projet peut s’inscrire.

Voici un exemple pour que ce soit clair:

  • Déclencheur, vision lointaine: On mange trop de pesticide, je trouve ça nul. J’aimerai un mon dans lequel la majorité de l’alimentation disponible partout soit du bio.
  • Raison d’être de mon ecosystème: Je vais cultiver et distribuer de la nourriture bio.

Expliciter les valeurs et principes avec lesquels on veut avancer

Pour faire des choix, il y a plusieurs méthodes. Certains font des choix en copiant leurs amis ou en faisant le contraire de leurs ennemis. Certains favorisent toujours leur patron et d’autres leur famille. Certains agissent pour leur profit personnel et d’autres en accord avec des valeurs écologiques.

Il est très intéressant d’expliciter les valeurs avec lesquels on veut avancer et sur lesquelles on veut baser ses choix.

Une personne qui ne sait pas quelles sont ses valeurs va souvent se baser sur des principes qui ne sont pas les siens. Ceux de ses amis voir de ses ennemis ! Si l’on base sa vie sur des principes qui ne sont pas définis par nous même, un simple changement de situation familiale, d’emploi ou autre environnement externe peut faire s’effondrer tout un système de valeur et une raison d’être !

C’est quelque chose dont j’ai pris conscience lors de ma lecture du livre: Les 7 habitudes de ceux qui réussissent tout ce qu’ils entreprennent, dont voici mon résumé…

Avec un tel titre accrocheur, je me méfiais un peu de ce livre. Mais finalement, il a été très inspirant pour moi. Et j’ai réalisé que j’avais déjà, plus où moins fait une liste de principes que j’avais envie de suivre dans ma vie.

Dans toute organisation il y a de nombreuses valeurs qui sont implicites. Ainsi en les explicitant on se rend compte parfois de fonctionnement que l’on ne soupçonnait pas.

Le fait de devoir pointer ses heures, de devoir demander l’accès à des locaux fermés à clé, mais qu’on utilise souvent démontrent que cette organisation est basée sur le principe que l’on ne peut pas faire confiance aux gens. Sur une valeur de contrôle.

À l’opposé, si l’on a pour valeur la confiance, alors on peut avoir pour principes qui en découlent, le fait d’avoir accès en libre les ressources nécessaires au travail de l’organisation. De ne pas remettre en cause la parole d’une personne.

Les valeurs sous-jacentes bien explicitées par exemple en les affichant sur un panneau sont capables de complètement transformer un environnement de travail.

Donc, le but est d’expliciter un certain nombre de valeurs (étymologiquement de la force de vie) et des principes plus précis qui en découlent.

Comme toujours, il est possible de refaire ses choix régulièrement. Ces valeurs ne sont pas figées dans le marbre.

Si l’on n’a pas d’idée, on peut déjà faire un test avec les valeurs universelles classifiées par Shalom Schwartz.

Les grandes catégories sont:

  • Bienveillance
  • Universalisme
  • Autonomie
  • Stimulation
  • Hédonisme
  • Accomplissement
  • Pouvoir
  • Sécurité
  • Conformité
  • Tradition

Un sondage dans la rue a déterminé les valeurs suivantes comme étant importantes au quotidien:

  1. La politesse 62%
  2. La sincérité 50%
  3. L’écoute 48%
  4. Le sens des responsabilités 44%
  5. La gentillesse 41%
  6. L’humour 39%
  7. La patience 32%
  8. Le sens de l’effort 28%
  9. L’humilité 20%
  10. L’enthousiasme 18%
  11. L’ambition 18%
  12. La débrouillardise 17%
  13. La curiosité 17%
  14. L’esprit critique 15%
  15. L’audace 8%

Dans le cadre de la création d’écosystèmes, les 12 principes de la permaculture sont tout à faire pertinents comme principe de construction. (je trouve d’ailleurs qu’ils s’adaptent bien au delà du domaine de l’agriculture)

On voit ici qu’il y a des valeurs, et il y a des principes qui en découlent. J’aime bien avoir les deux qui sont mis en avant. C’est souvent plus clair.

Voici quelques exemples de ce que j’aime voir dans une charte des valeurs et principes:

  • La confiance : à priori, tout individu est fondamentalement bon.
  • La fiabilité : toute personne tient sa parole et ses engagements.
  • L’autonomie : il y a plusieurs bonnes manières pour arriver au même résultat.
  • Bienveillance : chaque personne traite les autres comme elle voudrait qu’on la traite.

Pour que les valeurs et les principes qui en découlent soient respectés, il vaut mieux que ces valeurs émergent du groupe plutôt qu’elles soient imposées de l’extérieur.

Par exemple lors des camps scouts, la première activité est souvent « la charte de camp« . C’est le moment où tous ensemble on choisi les règles qu’ils nous sembles pertinente de suivre pour vivre ensemble durant le camp. On formule ces principes de manière positive (donc pas « interdit de faire du bruit après 22h »… mais « respecter le sommeil des autres« )  sur une une grande affiche signée de tous.

Dans le cadre d’une organisation, on peut aussi utilise le principe de la gestion par consentement (personne ne dit non) pour définir des valeurs communes au groupe.

Par la suite, lorsqu’une personne ne respecte pas les valeurs explicitées on peut toujours avoir une base pour lui rappeler le cadre. Et si ça ne suffit pas, il y a le processus de gestion de conflit, voir ci-dessous pour le détail.

Équipe

Former une équipe pour accompagner le projet. Ceci est facultatif. Mais il faut se souvenir que seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin.

Le fait d’avoir explicité les valeurs avec lesquelles on a envie d’avancer permet de déjà attirer les personnes compatibles pour avancer ensemble.

Raison d’être des membres de l’équipe

Pour que chaque personne trouve sa place. Il faut l’aider à se connaitre elle même. Ainsi si chaque personne connait sa raison d’être personnelle, sa mission personnelle, ce qui l’aide à se lever le matin, alors, sa force de vie, sa motivation, son enthousiasme et sa joie de vivre sera sans limites. Ce qui ne peut être que bénéfique au projet.

On peut se demander si cette étape ne devrait pas être préalable à tout ? Chaque personne devrait avoir fait un tel travail sur soi. Mais dans notre société peu de gens savent quelle est leur raison d’être. Donc c’est bien aussi de le placer dans cette méthode.

Pour apprendre à ce connaitre soi-même, je conseilles ces tests:

Puis, je conseille aussi d’étudier les différentes vision du monde de la Spirale dynamique. Voici mon article qui décrit les étapes de la spirale dynamique.

Raison d’être globale de l’écosystème

C’est ici que l’on va expliciter la raison d’être du projet, d’un écosystème qui va nous mener dans la direction de l’idée première. Qu’est-ce qui disparaitrait si ce projet n’était pas là ?

Cette raison d’être doit s’inscrire dans la vision commune du futur enviable qui a fait se rassembler les gens autour d’une première idée.

On peut utiliser la prise de décision par consentement (personne ne dit non) pour être certain que la raison d’être globale soit claire et commune.

Le principe est d’aligner la raison d’être globale sur la raison d’être de chaque personne. Sinon ça ne va pas aller !

Il y a peut-être des personnes qui vont ainsi quitter le projet, car elles ne trouvent pas leur place dans la raison d’être globale ?

Pour la réussite d’un projet, il vaut mieux avoir des porteurs de projets motivés et alignés sur la raison d’être globale.

À cette étape, réfléchir aussi à la niche du projet. Peut-être que la raison d’être est excellente, mais qu’elle existe déjà ailleurs. Alors, pourquoi réinventer la roue ? Il y a peut-être une raison particulière ou locale ou alors, peut être qu’il vaut mieux se mettre au service d’un projet déjà existant ? À méditer.

Aspect 2: cycle d’action

Une fois le cadre défini, il est temps de se mettre en action. Le but est de répondre à la question:

  • Par quels moyens ? Quel va être le concret de tous les jours ?

On utilise les grands principes défini dans la méthode du rêve du dragon. Il y a 4 phases d’un cycle que l’on répète:

  • Rêve
  • Planification
  • Action
  • Célébration

Avant de commencer, j’aime bien faire de temps en temps une petite évaluation de la situation. On peut la faire à peu près n’importe où, mais je la place ici. Ainsi après avoir défini le cadre de l’intention, on peut aussi évaluer le cadre des ressources et des motivations.

Le cycles d’action, Rêve, Planification, Action, Célébration se répète avec un cycle qui est propre au projet. Par exemple pour organiser un événement annuel, ou de l’agriculture. Le cycle annuel est adapté. Par contre pour avancer dans une organisation un peu plus floue, le cycle peut être adapté.

Il est également important de comprendre que ce cycle est fractal ! C’est à dire que dans chaque phase, on peut y placer toutes les phases ! A méditer ! (et surtout ne pas oublier de célébrer chaque petite action)

Donc voici quelques étapes de l’action vues à un niveau plus détaillé:

  1. Évaluer la situation. (avec la méthode des 6 chapeaux)
  2. Rêve. (Dans 6 mois, nous aurons…  objectif SMART)
  3. Planification. (en mode pilotage dynamique… donc création de rôles et les laisser agir souverainement)
  4. Action
  5. Célébration remercier, réaliser comment le projet nous a fait grandir. En tirer les enseignements.

Évaluer la situation

C’est là qu’il faut faire un état des lieux, des ressources, des besoins, des envies, des points positifs et négatifs. On va ainsi utiliser la méthode des 6 chapeaux.

Tous les membres de l’équipe se mettent dans les différents modes de pensées proposés et donnent leur avis. On récolte ainsi de nombreuses informations sur le projet.

  • Rouge Intuition, envie, émotions.
  • Blanc les faits, les chiffres concrets.
  • Jaune les points positifs. Les ressources déjà acquises.
  • Noir les points négatifs. L’avocat du diable. Les facteurs limitants.
  • Bleu la synthèse de tout ça. Pour préparer la raison d’être globale.

Rêve

Corresponds à la première étape de la méthode du rêve du dragon, mais aussi au chapeau vert. C’est la créativité, l’imagination créatrice.

Les personnes en cercle (ou demi-cercle autour d’un panneau de collecte d’idée) imaginent le futur qu’elles veulent avec des objectifs concret et mesurable. (SMART Spécifique, Mesurable, Ambitieux, Réaliste, Temporellement défini)

ex: dans 6 mois, il y a 10’000 personnes qui suivent notre page Facebook.

On tourne ainsi de personne en personne tant qu’il y a des idées. Si une personne à un blanc momentané, elle passe, et on continue.

liste idees reve dragon

Une personne capte toutes les idées et fait la synthèse globale sous forme d’une longue phrase. (Histoire de supprimer des redondances éventuelles)

Ainsi, on obtient déjà une liste d’objectifs globaux, de réalisations concrètes que les gens ont envie de faire. Ce sont les différentes « machines » que l’on veut mettre dans notre écosystème.

Planification

La planification est certainement le plus gros du boulot !

Nous allons ainsi la décomposer en plus petites étapes:

  • Philosophie du pilotage dynamique
  • Schémas fonctionnels à partir des objectifs qui ont émergé
  • Implémentation et design
  • Stratégie et plan d’action dans le temps
  • Création et attribution des rôles
  • Choix d’indicateur d’avancement des tâches
  • Vérification avant le grand saut

Pilotage dynamique

Le mot planification n’est peut-être pas le plus juste. Mais je n’en trouve pas d’autre qui est bien connu.

La planification c’est comme réaliser le projet, mais de manière souple, qui peut se remodeler à tout instant sans gros effort, sans être bloqué par le poids des contraintes réelles.

Ainsi, entre la planification et la réalisation. Il y a peut-être aussi un grand écart. La planification donne des pistes pour avancer, mais ce n’est pas un cadre précis.

Le principe c’est comme le pilotage dynamique d’un vélo. On ne prévoit pas tout à l’avance par de savants calculs d’angle pour avoir une trajectoire parfaite quand on lance le vélo. Non, car au premier obstacle non prévu, un nid de poule, un chat qui traverse la route, une pluie qui arrive…. c’est la catastrophe, le plan tombe.

Le principe du pilotage du vélo c’est de s’élancer dans la bonne direction, celle de la raison d’être. Puis de corriger la trajectoire à chaque interaction, à chaque nouvelle info qui se présente.

L’étape de planification va donc servir à définir les grands principes de ce que l’on veut. Comment réagir dans le cadre des possibles. C’est donner tous les outils nécessaires aux personnes qui vont réaliser le projet pour prendre les bonnes décisions.

Pour revenir au vélo, c’est planifier, c’est vérifier que le vélo est en ordre. Disposer d’un peu de matériel pour s’orienter comme une carte de la région. Ça peut aider à prendre des raccourcis ou éviter des détours.

C’est vérifier la météo pour savoir si l’on peut trainer en route ou si l’on doit arriver avant un orage.

Schéma fonctionnel

Un écosystème, c’est un ensemble complexe de relations. On va décrire ici un schéma de toutes les fonctions que l’on désire voir dans notre écosystème. C’est à l’image du schéma électronique d’un appareil.

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Dans le cadre d’un site web, c’est par exemple les différents systèmes en interrelation pour apporter des fonctions. Sur wordpress, se sont souvent les plugins qui amènent des fonctions. Donc on a par exemples la lettre de nouvelles qui mange des articles, qui gère une liste d’adresse et qui doit être envoyée régulièrement. Il y a la page facebook qui doit être affichée sur le site, qui doit être mise à jour. Il y a la « machine à créer du contenu », donc une équipe de rédacteurs qui vont alimenter le site. Il y a une « machine à améliorer le référencement du site », etc…

Dans une schéma fonctionnel on pense en terme de machine. (même si ce sont des humains derrière, et que les humains ne sont pas des machines !)

Dans mon exemple d’une organisation qui veut cultiver et rendre disponibles des légumes bio, elle doit avoir une « machine à cultiver les légumes » et « une machine à livrer les légumes », voir une « machine à vendre les légumes ». Certains me diront que ce sont des départements, des secteurs, des dicastère, etc….

Implémentation et design

On va transposer ici le schéma fonctionnel sur le « terrain » concret de notre projet. C’est à l’image du schéma électronique que l’on réalise avec de véritables composants électroniques qui ont une place bien précise sur le « terrain » du circuit imprimé, sur la carte mère d’un ordinateur.

circuit imprime calculatrice

C’est ici que l’on va placer les différentes fonctions dans différentes zones de fréquentation qui sont utilisées en permaculture. (Zone de 0 à 5, de la maison à la zone sauvage.)

zone permaculture

Dans le domaine d’un écosystème web, on va définir quels sont les zones vers lesquelles ont est prêt à passer du temps pour faire le captage de trafic pour son site. Par exemple:
0 : Mon site web, j’y suis tout le temps
1:  Facebook, j’y vais tous les jours
2: Twitter j’y vais une fois par semaine
3: J’écris une lettre de nouvelle par e-mail chaque mois.
4: Je mets un post sur pinterest 1 fois tous les 3 mois à propos de mon site.
5: C’est le web sauvage. Il m’arrive parfois d’aller mettre un commentaire par-ci par là avec un lien vers mon site…

C’est également à cette étape que l’on va réfléchir aux grandes lignes esthétiques que l’on veut voir émerger.

Par exemple, pour choisir un design de site web, c’est déjà sélectionner une liste de sites existants dont on apprécie l’esthétique.

Le but est d’avoir l’ambiance générale. Ex: Un design plutôt sobre avec quelques images épurées ou une ambiance faite de motifs chargés complexes pleins de détails… ?

Un design de dessins fait à la main basé sur des structures et peu de couleurs, ou toujours fait mains, mais des persos sympa en couleur… ou encore le « flat design » à la mode des interfaces graphiques informatiques avec des images vectorielles et des aplats de couleurs vives ?

Les programmeurs informatiques ont pour habitude de dire « Pour le client, l’interface EST le produit« . C’est pour se souvenir qu’un client qui commande une application web complexe ne verra jamais le système de gestion des droits. Mais par contre le bouton doit être vert et pas bleu….. arrondi et pas carré.. aligné à gauche et pas à droit… En fait l’essentiel des soucis des programmeurs vient souvent du design et pas du tout du code ! Il faut en être conscient !

Nous sommes tous différents, nous avons tous des goûts et des couleurs préférées différentes. Le choix d’un design est souvent très très difficile dans un groupe. Et même seul ! En effet, j’ai plusieurs styles graphiques différents que j’aime bien. Mais un seul doit être appliqué. Comment choisir ?

Ça reste une des grandes question qui m’habite en terme de gestion répartie et distribuée d’une organisation. Le choix d’un design unique global et cohérent qui s’applique à un site web, une charte graphique de documents, des flyers et peut être d’autres matériels (logo sur véhicule, etc.) est une décision globale qui peut entrer en conflit avec l’autonomie des différents groupes qui gèrent seuls les différents secteurs concernés.

Est-ce qu’il faut imposer une charte graphique à tous, ou laisser chaque sous-groupe faire à sa sauce ?

Comme dit plus haut, une charte graphique, c’est souvent des goûts et des couleurs, donc forcément elle ne plaira pas à tout le monde !

J’ai vu une organisation mettre 2 ans à faire un dépliant en épuisant au moins 4 équipes successives de personnes motivées à faire un joli dépliant. Mais avec du contenus qui n’était pas forcément pertinent pour tous, un design qui ne plaisait pas à tous. avec des professionnels et des amateurs qui n’avaient pas le même avis sur les « bonnes pratiques » en terme de communication, bref pas simple. Ceci pendant que l’équipe chargée de distribuer les dépliants attendait pendant des mois le dépliant parfait….   elle aurait eu largement le temps de distribuer beaucoup de dépliants imparfaits mais au moins existant !

(Au bout d’un moment, il y a même eu une initiative personnelle d’un membre de l’équipe de distribution qui a payé de sa poche des cartes de visites pour au moins avoir de quoi distribuer !)

Conclusion, je me dis qu’il est certainement bien de tenter de définir les grandes lignes de l’ambiance voulue par une charte graphique. Mais pas forcément de définir trop de détails, afin de laisser une marge de manoeuvre aux groupes chargé du travail plus proche du terrain.

Stratégie et plan d’action dans le temps

Avec une organisation en rôle, malgré une raison d’être commune, il est courant que les rôles partent dans toutes les directions. Il y a peut-être des rôles qui avancent très bien et vite, mais dont l’action n’est globalement pas du tout prioritaire.

La stratégie est utile avant de faire les rôles pour concentrer les ressources sur l’essentiel. Ou du moins pour avoir conscience de ce qu’est l’essentiel.

Dans la plupart des actions. La règle de Pareto s’applique. Il est possible de réaliser 80% d’une action en 20% du temps. Puis c’est 80% du temps qui va être passé à résoudre des petits problèmes, à peaufiner. Ainsi pour avancer. Autant se concentrer sur l’essentiel.

Ici on va reprendre les grands objectifs du rêve et leur donner des priorités.

regrouper en patate

Chaque personne a 5 votes (gommettes vertes en groupe) et les attribue comme elle veut pour donner du poids à ce qui est important pour elle.

Puis chaque personne a aussi 5 votes (gommettes rouges en groupe)  et les attribue à ce qui lui fait peur, là où elle sent que des problèmes vont surgir.

vote par gomettes

Avec le comptage global, on aura une vision sur ce qui est important à faire en premier et ce qui risque de nous poser des soucis.

À partir de ça on réalise un plan temporel de l’ordre dans lequel il semble mieux de faire les actions.

Création des rôles

Ici on va paralléliser le travail. On va créer de nombreux rôles unitaires avec des raisons d’être précises qui vont se charger de mener à bien la mise en place du projet.

Ceci même si la personne est seule à gérer le projet. C’est toujours intéressant pour décomposer le travail en petites tâches accessibles et réalistes.

Puis, les porteurs du projet. Des personnes bien réelles vont donner de l’énergie aux rôles. Un rôle peut être assuré par une ou plusieurs personnes.

Le rôle doit être vu comme un outil pour pouvoir y associer des tâches. Ainsi on sait que la tâche ne va pas tomber dans un trou noir, mais qu’elle sera traitée.

Le rôle ne doit pas être vu comme une chasse gardée. Il est là surtout pour s’assurer que les choses soient faites et structurer l’organisation. Mais il n’est pas là pour mettre une barrière et empêcher les gens qui ne sont pas associés au rôle d’agir dans les tâches attribuées au rôle. C’est une différence subtile, mais qu’il vaut la peine d’expliciter.

Les décisions se prennent par sollicitation d’avis. C’est-à-dire que chaque personne qui prend une décision DOIT solliciter l’avis d’autres personnes, pas de tous. (Surtout pas même ! c’est un travers courant !) Mais des personnes qui sont concernées par la décision et par des spécialistes du domaine. Puis la personne est souveraine dans sa décision.

Ce mode de fonctionnement permet d’agir en prenant la température chez les autres pour savoir si c’est une bonne ou une mauvaise idée, et surtout permet d’améliorer la décision en tenant compte de la réalité du terrain et des bonnes pratiques. Le fait de solliciter l’avis d’autres personnes renforce les liens entre les gens et le savoir partagé.

Ainsi une personne qui veut agir dans un rôle qui ne lui est pas attitré peut le faire, mais elle doit évidemment demander l’avis de la personne qui gère le rôle.

Si une personne prend les avis des autres, mais qu’ils sont tous opposés à la décision. Elle va probablement avoir la sagesse de ne pas aller contre eux. Elle peut le faire. Mais alors, elle risque de voir des résistances et des propositions opposées apparaitre. Ce mode de fonctionnement permet de voir émerger des solutions qui ne sont pas forcément les meilleures dans l’absolu, mais des solutions qui sont fonctionnelles et acceptées largement, ainsi ça devient quand même la meilleure solution du moment.

La création des rôles nous donnera une sorte d’organigramme de l’organisation. Le but est de créer de la clarté sur le fonctionnement de l’organisation. Ainsi toute personne sait à quel rôle s’adresse pour telle ou tel renseignement ou requête. Il est plus facile de voir si une tâche n’est pas attribuée et qu’elle risque de ne pas se faire. Ça permet également de définir la frontière entre deux rôles de manière plus claire en décrivant au besoin des tâches précises.

Ça permet d’éviter les quiproquos courants: ah, mais je pensais que c’est toi qui faisais ça…. ah non.. Moi je pensais au contraire que c’était toi !

Ainsi pour chaque rôle, on peut y associer des tâches pour clarifier les interactions avec les autres.

Mais attention de ne pas perdre du temps à décrire des rôles dans le détail et des tâches trop précisément. Le but est la clarté. Mais trop d’information tue l’information. Pensez toujours au pilotage dynamique. On fait un premier pas. Pas besoin d’être parfait, juste d’être perfectible. On ne fait que ce qui est un besoin précis. Le but est d’avancer pas de planifier ! Si on tente décrire le fonctionnement parfait d’une organisation, on risque juste de se taper dessus et de ne jamais avancer !

Ainsi, il faut juste créer les rôles qui sont évidents, qui aident. Si un doute subsiste. C’est que le rôle n’est pas nécessaire.

Si une tâche n’est attribuée spontanément à aucun rôle, on décide en réunion, par consentement de savoir à quel rôle l’attribuer ou alors on crée un nouveau rôle.

La meilleure manière de créer les rôles d’une organisation est d’en définir un minimum et à chaque fois qu’un nouveau besoin concret se fait sentir, on créera un rôle au besoin. C’est mieux que d’avoir trop de rôles qui n’avancent jamais.

Les personnes qui donnent de l’énergie aux rôles peuvent avoir plusieurs statuts:

  • Responsable (étymologiquement qui fournit des réponses)
  • Apprenti
  • Ressources

La personne responsable est en charge du rôle. C’est elle la personne de contact (qui donne des réponses en cas de besoins). La responsable est une personne motivée et compétente pour ce rôle. L’apprenti est peut-être motivé, mais n’a pas les compétences. Il est là pour apprendre ou pour seconder un responsable. Ce statut permet d’intégrer plus facilement les gens qui ont peur de prendre des initiatives, ou qui ont juste envie de donner un coup de main. Puis il a y a la personne ressources. Cette personne n’a pas la motivation pour donner de l’énergie au rôle. Mais elle a les compétences. Elle est d’accord de donner un coup de main de temps en temps pour débloquer des situations et donner son expertise.

L’attribution des rôles aux personnes est une chose subtile. Il faut savoir doser entre les motivations intrinsèques, les compétences, les ressources et les besoins de l’organisation. Il faut surtout expérimenter. Il n’y a pas de solution idéale. On peut toujours changer en cours de route de rôle. C’est même mieux pour élargir ses compétences et sa compréhension de l’écosystème dans son entier.

Choix d’indicateurs

Les rôles sont fortement incités à choisir et mettre à jour des indicateurs afin de voir l’avancement de leurs tâches. Si les indicateurs sont publiés, ça permet aux autres rôles de se synchroniser.

Avoir des indicateurs est aussi très utile pour célébrer l’avancement fait.

Vérification avant le grand saut

Dans le processus de planification, il est bon d’avoir toujours en tête, les valeurs et les principes qui nous guident vers la vision à long terme via la raison d’être de l’écosystème.

Mais comme on oublie facilement, il est temps de vérifier une dernière fois avant de passer à la réalisation concrète que tout est bien aligné et fait en conformité avec les principes et valeurs explicités.

  • Vérifier que le projet s’inscrit dans les 12 principes de la permaculture. (Les valeurs et principes qui nous guident et nous aident à faire des choix)
  • Vérifier que le projet peut bien s’inscrire dans la durée. Que sa pérennité soit assurée. (Notamment avec les zones de fréquentation, mais aussi que les rôles soient bien attribués. Qu’il y a de la relève assurée pour donner de l’énergie aux rôles)
  • Vérifier que le projet est vraiment viable.
  • .. si c’est pas le cas… on recommence ! 😛

Action

C’est le moment tant attendu de la réalisation concrète. En fait, c’est souvent facile. Si tout le reste est fait bien mis en place, ça coule de source.

Il est bon de se laisser guider de laisser-aller les choses où elles veulent. Suivre le wu wei, le non agir du tao, soit surfer sur la vague et ne pas lutter contre la nature.

Avancer par petites touches itératives. La Joconde a d’abord été dessinée au crayon, avec un croquis. Puis affinée, mise en couleur. Seule une imprimante à jet d’encre sort le résultat final ligne par ligne.

joconde par bloc joconde par bloc

Il ne sert à rien d’être parfait du premier coup. Mais il faut être perfectible. Accepter les suggestions et le retour de la vie.

 

Célébration

C’est le moment qu’on a tendance à trop oublier. Alors on le met ici. Mais il peut aller à la fin de chaque étape. Il faut célébrer les petites victoires, les avancées du projet.

Parfois ça fait du bien de voir tout le chemin accompli pour se donner la force d’aller plus loin. Mais c’est aussi un temps d’arrêt pour tirer les enseignements de ce que l’on a vécu que ça s’est bien ou mal passé.

C’est le moment de voir comment le projet nous a fait grandir.
C’est le moment de remercier tous les acteurs.

Allez une petite fête s’impose. 🙂

Processus divers

Evaluation

On va utiliser la méthode des 6 chapeaux.

Tous les membres de l’équipe se mettent dans les différents modes de pensées proposés et donnent leur avis. On récolte ainsi de nombreuses informations sur le projet.

  • Rouge Intuition, envie, émotions.
  • Blanc les faits, les chiffres concrets.
  • Jaune les points positifs. Les ressources déjà acquises.
  • Noir les points négatifs. L’avocat du diable. Les facteurs limitants.
  • Bleu la synthèse de tout ça. Pour préparer la raison d’être globale.

Comment gérer les conflits?

Dans toute organisations, il y a des conflits. C’est normal. A mon avis, il vaut mieux les exprimer que de garder des rancoeurs et laisser pourrir une situation.

J’ai eu toute une discussion, à propos de la pertinence d’avoir un processus de gestion de conflit dans une organisation. Il est ressorti à un moment que si l’on utilise Holacracy correctement. Chaque rôle fait ce qu’il veut dans son cadre et aucun conflit n’arrive. Si il y a un conflit c’est que le cadre est mal défini. On devrait redéfinir les rôles. Ça peut se tenir. Mais de mon expérience, Holacracy ne résout pas tout non plus. Surtout si les dirigeants de l’organisation n’ont pas une vision du monde qui permet l’utilisation de cet méthode d’organisation.

Ainsi, dans le doute, pour éviter de laisser pourrir une situation, je me dis que même en holacracy, il est bon d’avoir une méthode de gestion de conflit.

Principe de base:

Un conflit entre 2 parties est toujours résolu par les deux parties. Elles sont souveraines.

Processus

  • En cas de conflit entre deux parties on commence un processus de gestion de conflit à huit-clos entre les parties.
  • Si ça ne marche pas. On intègre un jury de pairs tiré au sort qui peut écouter et donner son avis. Mais pas décider.
  • Si ça ne marche pas, on ajoute encore un jury consultatif de spécialistes de la problématique.
  • Si ça ne marche pas, on porte l’affaire devant les 2 conseils qui donnent leur avis. Mais c’est toujours les 2 parties qui décident.

La compréhension mutuelle est la base pour résoudre un conflit. L’histoire montre que la sanction ne fonctionne pas pour résoudre un conflit. (et même ça relance même le conflit… Il y a qu’a voir le traité de Versailles, les réparations de guerre imposées aux allemands après la première guerre mondiale qui a été le ferment de la seconde…)

Mode de décision

Pour tout ce qui est du cadre: consentement

Pour tout ce qui est de l’opérationnel: sollicitation d’avis

Accueil des nouveaux

Il faut aussi avoir un processus pour accueillir les nouveaux.

Les étapes de la spirale dynamique

Dans les années 1950-1960, le professeur de psychologie Clare Graves a tenté de classer et comparer les valeurs de base des humains. Il a découvert huit groupes dans lesquels ont peut réunir les humains qui ont des valeurs communes.

Graves a remarqué que tout au long de sa vie, un humain évolue, change de vision du monde et de valeurs. Donc, au cours d’une vie, un humain évolue et change de groupe. Mais il ne change pas n’importe comment de groupe de valeur. Il y a un ordre à suivre.

groupe-spirale.pngAinsi Clare Graves montre que les humains évoluent, ils changent de valeurs, ils passent par des étapes dans un ordre précis qu’il a placées sur une spirale. C’est ce que ses successeurs ont appelé la spirale dynamique intégrale.

Graves a également fait un rapprochement entre l’évolution d’un individu à différents âges sur les étapes de la spirale, et l’évolution de sociétés humaines entières.

Les civilisations humaines suivent la même évolution sur la spirale que les individus.

On peut donc observer un individu tout seul sous l’angle de la spirale dynamique, mais aussi un groupe d’individus, une organisation, une entreprise.

Puis, on peut observer une société dans son entier.

Mais il faut bien faire attention de toujours avoir en tête que la spirale dynamique est un modèle et pas la réalité. Il est important de ne pas juger une personne ou une organisation en disant « c’est une personne rouge…« , « c’est une organisation verte« . La réalité est plus complexe que ça. Une personne peut avoir des comportements ancrés à une étape et d’autres comportements à une autre étape !

On peut seulement affirmer: « ce processus, dans cette organisation, est typique de l’étape orange » ou « ce trait de caractère de cette personne est typique de valeurs ancrées à l’étape bleue« .

Pour en savoir plus sur le jargon et les étapes formelles de la spirale dynamique, je te propose de lire mon article sur la spirale dynamique écrit suite à la lecture du livre du même nom. Et pour aller encore plus loin et bien comprendre de quoi je parle. Je te propose de lire le livre La spirale dynamique, de Fabien et Patricia Chabreuil.

Mon interprétation de la spirale dynamique

Voici maintenant ce que je comprends de la spirale dynamique. Voici une description en plusieurs exemples et illustrations de comment j’explique le concept de spirale dynamique à d’autres personnes.

Chaque étape alterne entre: exprimer le soi et sacrifier le soi.

Un changement d’étape se fait souvent quand il y a plusieurs contradictions dans nos croyances profondes. Alors on se questionne sur notre vision du monde, c’est la crise et c’est l’opportunité d’un changement de vision du monde.

Voici une vue globale de la spirale dynamique, avec les quelques étapes et à chaque fois une description de l’essentiel:

spirale dynamique.png

Survie (Beige)

La première étape de la spirale concerne la survie. Pour un humain, c’est le moment où il est un nouveau né totalement dépendant de sa mère pour tout.

Il n’y a actuellement, aucune société humaine basée sur ces valeurs. Il y a 100 000 ans les premiers groupes de chasseurs vivaient ainsi. Ils avaient pour devise: la survie avant tout!

La notion de temps n’existe pas vraiment à cette étape.

 

Animisme et tradition tribale (violet)

masque-animisme.pngLa seconde étape de la spirale est apparue il y 50 000 ans avec l’instinct tribal. La tribu est le nid chaleureux a préserver. La devise adaptée à cette étape est: « Contente les esprits, soumets-toi aux anciens et à la tradition« .

Les gens vivent au présent en reproduisant le passé.

Voici un exemple en vidéo de la vie de Pirahas qui vivent au présent sans se soucier de l’avenir. Et sans même avoir développé de notion de math, même simple comme le comptage! (voir directement le moment de la vidéo qui parle du rapport au temps)

L’empire barbare (rouge)

barbare.pngLa troisième étape marque un désir de s’exprimer. D’ailleurs, sur la spirale, les étapes sont caractérisées par une alternance entre l’envie d’exprimer son soi et l’envie de suivre des règles extérieures.

La 3ème étapes est apparue il y a 10 000 ans. C’est l’étape des empires sanguinaires. Les gens qui ont des valeurs ancrées à cette étapes ne se préoccupent pas des droits humains. Il font comme ils veulent. Ce sont des conquérants, des Jules César, des Alexandre Le Grand.

Ce sont des personnes qui ont un sens de l’honneur très développé. Parfois il vaut mieux mourrir que d’être déshonoré !

Ainsi les menaces de mort et la violence sont inefficaces contre ces personnes. Elles n’ont pas peur de la mort et de la violence.

De nos jours, les rares organisations à fonctionner sur ce modèle sont les organisations de type gang de rue. C’est le chef qui décide de tout à son propre profit. Mais il doit toujours être sur ses gardes qu’un autre ne lui pique pas sa place.

La notion de futur commence à émerger. Le chef exprime ses désirs, ses pulsions. Mais ne voit pas à long terme.

La devise est: « Sois ce que tu es. Fais ce que tu veux, comme tu veux.« 

 

Le dogme religieux (bleu)

Religious_symbols.pngLa quatrième étape est celle qui a pacifié l’Europe envahie par les barbares. La pacification ne s’est pas faite en étant plus fort que les barbares et en en tuant encore plus… Ils n’ont pas peur de la mort et de la violence. Le truc a été de faire changer les valeurs fondamentales de ces gens.

Les barbares se sont converti au christianisme, et l’histoire de l’Europe a radicalement changée.
La violence a cessée, car le christianisme impose des règles de vie pour mériter le paradis.

La devise de cette étape est:
« La vie a un sens, il y a des règles à suivre pour atteindre un but ultime« .

C’est la vision du monde des grandes religions monothéistes. Mais cette étape peut aussi s’appliquer aux régimes totalitaires du 20ème siècle (Nazi et communistes) qui étaient prêts à tout dans l’espérance de créer un monde idéal.

Une grande partie des sociétés humaines vit encore selon cette vision du monde. C’est donc ici la première étape qui te concerne peut être ?

Lis bien les prochaines étapes, ce sont celles qui concernent la majorité des gens qui liront ce texte. C’est ainsi que la majorité des gens appréhende le monde en europe.

Les organisations bleues

Ce sont des « administrations« .

Observons le point de vue des organisations humaines qui sont nées de cette vision du monde.

Les organisations qui fonctionnent sur ce principe aiment souvent les uniformes. Il y a souvent des règlements qui décrivent le fonctionnement de l’organisation.

Les gens sont fréquemment associés à des classes, à une hiérarchie. C’est d’ailleurs selon ces classes que le salaires des membres de telles organisations sont définis.

Par rapport à l’étape précédente on gagne en stabilité. On suit les règles au lieu de l’avis du jour du chef. Il y a un hiérarchie claire qui ne va pas changer du jour au lendemain. Cette hiérarchie se traduit par des uniformes.

On trouve dans ce genre d’organisation, l’église catholique, l’armée, les fonctionnaires et les écoles. (bien que suivant où les fonctionnaires et les écoles sont déjà en partie à l’étape suivante… sauf peut être les classes de salaire)

Le temps passé présent et futur est intégré. On comprend la notion de causalité newtonienne. On peut mettre en place des processus stables basées sur le passé pour produire un futur.

 

Le capitalisme (orange)

enjoy-capitalism.jpgCette étape est intéressante car elle est bien présente de nos jours. C’est l’étape qui arrive après s’être lassé d’une vérité ultime qui ne vient pas.

L’expression de soi reprend le dessus. L’intérêt personnel prime.

Cette étape se différentie de l’empire barbare car tout n’est pas permis. On agit selon les règles d’un jeu. Mais on influence aussi les règles. On bannit généralement la violence physique. (du moins en apparence)

C’est l’étape où l’on transforme ses ennemis en adversaire. C’est l’étape où la démocratie remplace l’état féodal.

Au lieu de faire une bataille sanguinaire, on compte les soldats de chaque camp et on désigne vainqueur le camp qui a le plus grand nombre de soldats. On appelle ceci: le vote !

La devise des gens qui vivent selon les valeurs de cette étape est:
« Profite des opportunités que le monde peut t’offrir, joue le jeu et gagne le !« 

C’est l’étape dans laquelle se trouvent les sociétés capitalistes actuelles.

C’est l’étape à laquelle se trouvent les passionnés du commerce international, les requins de la finance et tout ceux qui les ont comme modèles.

S’il t’arrive de te dire: « C’est une bonne opportunité, ce n’est pas moral, mais si je ne le fait pas moi, ce sera un autre qui le fera. » Il y a de grandes chances qu’une bonne partie de tes valeurs profondes soient ancrées à cette étape de la spirale dynamique.

Est-ce ton cas ?
Si tu réponds oui… sache que ce n’est pas ainsi que pensent tout le monde. Ça t’aidera à comprendre tes interlocuteurs.

Les organisation orange

Ces sont des entreprises.

En ce qui concerne les organisations issues de la vision du monde de cette étape. Elles rejettent la hiérarchie rigide de l’étape précédente. Mais pas n’importe quelle hiérarchie, la hiérarchie de type « noblesse » qui est arbitraire. Ce rejet de la noblesse se fait au profit d’une hiérarchie du mérite, de la compétence.

Au niveau de la conscience du temps, c’est surtout le futur qui compte.

L’objectif prime, peu importe les moyens. La morale, la notion de bien et de mal de l’étape précédente est atténuée. Tout est bon tant que le résultat est là.

On passe d’une méthode de gestion: ordre/vérification à prévisions/vérification . Le « comment faire » est de la responsabilité de l’exécutant. La notion de responsabilité augmente donc par rapport à l’étape précédente. Son corollaire, la liberté prend de l’importance.

La rémunération ne dépend plus d’une classe issue d’un règlement, mais plutôt du mérite.

Le futur est important, ainsi pour la motivation en plus du bâton, on ajoute la carotte. Ce sont les stock options, les promotions, les primes à l’objectif.

Le futur est une chance. L’organisation orange est la championne de l’innovation, elle introduit la recherche et développement. L’esprit scientifique se développe. On explorer le monde et sa mécanique pour en tirer profit. Tout devient rationnel. Ce qui n’est pas rationnel n’a plus d’importance.

 

La communauté (vert)

Les casseurs de hiérarchie pour l’harmonie de la communauté.

L’étape suivante arrive dès le moment où l’on réalise que notre profit personnel, le fait de gagner pour soi en écrasant les autres ne nous rend pas plus heureux.

C’est le moment où l’intérêt de la communauté prend le dessus. C’est l’étape dans laquelle on a pour valeur l’intérêt général, même s’il va parfois à l’encontre de son intérêt personnel.

C’est le moment où l’on prône des valeurs d’égalité. Que l’on milite pour que la voix de chacun et chacune soit prise en compte.

Les personnes avec des valeurs ancrées à l’étape verte abolissent l’esclavage, créent les mouvements féministes et sociaux, militent pour la démocratie, la séparation de l’Etat et l’église.

La devise adaptée à cette étape est: « Trouve la paix intérieur en cherchant la dimension humanitaire de la communauté « .

communauté collaboration ExtendedCommunityCircle.png

towards-vers-socialisme.pngSi tu t’engages dans l’humanitaire et/ou que tu soutiens des ONG. Tes valeurs de base sont probablement ancrées dans cette étape de la spirale.

Statistiquement, la majorité des personnes, europe, de nos jours ont des valeurs qui sont ancrées dans ces deux dernières étapes. ER orange et FS vert. C’est en quelque sorte, très caricaturé et sans nuances, l’affrontement politique entre la gauche et la droite.

Aux USA, on voit que les valeurs majoritaires, sont plutôt Bleue, et orange. Et dans de nombreuses parties du monde, il y a encore des zones tribales très ancrées, ce qui fait un mode global, très rouge, bleu, orange !

Il reste encore deux étapes qui commencent à émerger dans la population humaine.

A l’aide d’un teste de personnalité fait sur une cinquantaine de personnes qui me lisent, j’observe qu’une proportion plus grande que la normale de gens ont des valeurs ancrées dans les étapes suivantes de la spirale dynamique.

Les organisations vertes

Ces sont des ONG.

Les organisations issues de l’étape verte sont souvent là en réaction à un fonctionnement orange trop inhumain.

Contrairement au stade orange. L’important n’est pas le but, mais le chemin. Le relationnel et les émotions comptent. Il y a une recherche de sens à son travail.

L’organisation verte rejette toute forme de hiérarchie. L’avis de toutes et tous compte. Ainsi on décide si possible au consensus ou au vote en assemblée générale. On crée des coopératives ou ce n’est pas le capital qui décide, mais où chaque personne détient l’entreprise à part égale.

De plus, dans une organisation verte tout le monde a le même salaire.

L’organisation verte est militante. Elle a une culture et des idées fortes. Quand elle a une charte et ce n’est pas pour faire joli, c’est l’expression de sa culture profonde.

 

La diminution de l’empreinte écologique (jaune)

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La vision systémique du monde.

L’étape suivante est particulière sur la spirale. Graves avait remarqué qu’une fois arrivé à cette étape, les valeurs exprimées ont des similitudes avec les valeurs de la première étape. C’est ainsi que Graves a décidé de placer les étapes sur une spirale et non pas sur une simple ligne.

Cette étape réintroduit une notion de survie. Mais l’approche est différente que pour la première étape. C’est une approche de survie globale en diminuant son impact personnel sur l’environnement.

Cette étape est apparue dans les années 1960, lors de la conquète spatiale. C’est en observant notre planète terre depuis l’espace que beaucoup d’astronautes ont sucombé à ce que l’on appelle l’Overview effect: une prise de conscience de la fragilité de notre planète perdue dans l’immensité de l’univers.

Pour la première fois des humains pouvaient voir de leur propre yeux la planète entière d’un seul coup d’oeil.

Les premières photos de la terre rapportées par la mission Apollo 8 en 1968 ont diffusé à large échelle cette prise de conscience de la fragilité de la vie. De nombreux mouvements écologistes sont nés à cette période.

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La logique de fin du monde, qui est de plus en plus présente à notre époque (crise financière, écologique, sociale, etc..) a des racines chez les individus dont les valeurs sont ancrées à cette étape de la spirale.

Une personne qui a des valeurs ancrées à cette étape a une vision systémique du monde. Elle sait observer les systèmes complexes de la mécanique de la nature. Elle sait que tout est lié. Là où certains ne voient que chaos, elle voit l’ordre des constructions fractales.

Cette vision du monde sous forme de systèmes complexes permet aux personnes arrivées jusque-là de comprendre la vision de monde de chaque étape précédente, de se mettre à la place d’une personne dans une autre de ses étapes de la spirale.

C’est souvent les personnes qui sont arrivées à cette étape qui prennent conscience de la spirale dynamique. Les personnes des étapes précédentes ont plus de peine à la comprendre.

A ce stade, le temps s’accélère. On remarque qu’il a fallu des millénaires pour que des sociétés passent les premières étapes. Maintenant les changements se font de plus en plus vite. Ce changement rapide a pour conséquence que la société n’est pas homogène. Il y a un éclatement des valeurs. On trouve 4-5 groupes de valeurs différents dans une même société !

Il semble que l’on trouve seulement 10% de la population mondiale dans cette étape. La devise adaptée à cette étape est: « Exprimer le soi, mais jamais aux dépens des autres, pour que toute vie puisse continuer de manière naturelle et fonctionnelle. »

Je reconnais assez rapidement une personne qui a une vision du monde ancrée à cette étape, en général elle utilise beaucoup le mot « systémique« .

Les organisations jaune

Ces sont des réseaux.
(Suite à de nombreuses discussions sur le sujet, il y a aussi des avis qui disent que la  sociocratie et ses cercles arrivent à cette vision du monde. Mais l’avis n’est pas partagé par tous. Car la sociocratie est aussi souvent bien ancrée dans un fonctionnement vert, et les cercles en holons sont plutôt turquoise! En moyenne c’est jaune !… donc le débat reste ouvert.  )

Si l’étape verte a focalisé les revendications sur les droits humains. L’étape jaune me semble aller dans le même sens mais en focalisant sur l’écologie, les liens entre l’humain et l’environnement.

Le stade jaune est le premier tour de la spirale. C’est le premier stade qui a conscience qu’il existe des visions du monde qui sont différentes et souvent opposées.

Le passage au stade jaune est l’entrée dans une conscience de second niveau.

La conscience de premier niveau considère que sa vision du monde est la seule qui soit vraie et que ceux qui n’y adhèrent pas se trompent dangereusement. C’est une conscience exclusive qui demande d’adhérer ou non à cette vision du monde, et donc aussi par conséquent à une organisation, à un groupe issu de cette vision du monde.

La conscience de second niveau ne peut plus enfermer les gens qui pensent de la même manière dans une même organisation et organiser un affrontement. Elle prend de la hauteur. Elle essaye de voir les choses globalement, de manière systémique.

Elle crée des réseaux pour relier les gens plutôt que de les diviser. De mon expérience, c‘est la logique des ROC, Réseau Objection de Croissance.

Cependant, tout comme les organisations des l’étape verte, les organisations de l’étape jaune sont surtout là en réaction aux étapes précédentes.

Ce sont des organisations très fortes pour dénoncer les dysfonctionnement des organisations des étapes précédentes. Mais ne sont pas des organisations très fortes pour construire du neuf.

Comme il est possible de trouver des personnes avec des visions du monde à différentes étapes en même temps dans notre société. Il est possible que les organisations en réseaux de type jaune regroupent des gens qui ont des valeurs ancrées à d’autres étapes. Je pense particulièrement à l’étape verte. Je pense qu’il y a de nombreuses personnes qui après avoir milité pour les droits sociaux, prennent conscience de l’écologie. Ils passent à une vision du monde jaune. Mais continuent de fonctionner en type associatif avec les structures de type vertes.

J’observe que dans les gens qui ont des valeurs ancrées à l’étape jaune. Il y a des gens pour qui la logique de fin du monde est très présente. Ils sont très pessimistes. Voici un exemple en vidéo, d’un représentant de l’association Adrastia. Il utilise souvent le mot « systémique » !

Pour aller au delà de ce pessimisme et de cette logique de fin du monde, il y a les gens qui s’intéressent au mode de vie des sociétés plus primitives qui vivent en harmonie avec la nature. Puis, il y a l’écopsychologie qui tente de renouer avec la nature dans la joie. Notamment avec des expériences pratiques et en groupe plutôt que de manière intellectuelle.

Voici une émission de la TV belge qui présente l’écopsychologie, on y entend le mot « systémique » propre au vocabulaire jaune, mais aussi le mot « holistique« , qui est très caractéristique de l’étape suivante de la spirale dynamique. Ainsi je pense que l’écopsychologie une passerelle qui permet de passer de la vision jaune du monde à la vision turquoise.

 

Le ré-enchantement du monde (turquoise)

Une vision holistique du monde.

Cette étape est la dernière qui a été découverte. Graves, à son époque, n’a rencontré que 6 personnes dans le monde entier avec des valeurs de ce type. Donc moins que ce que j’en connais !

Ainsi, ce n’est pas sur la base de 6 personnes qu’il a pu décrire précisément ce qu’est cette étape. Il y a beaucoup de conjectures. Il y a une suite logique dans les étapes qui permet d’imaginer les valeurs portées par cette étape. mais évidement rien de précis.

Les successeurs de Graves ont tenté de décrire plus précisément cette étape. Voici la devise de cette étape selon le livre écrit par les Chabreuil:

Sacrifier si nécessaire le soi et celui des autres pour le bien de toute vie présente et à venir

  • Le monde est un seul grand organisme dont tous les éléments sont interdépendants.
  • La connexion à toute chose est le propre d’un être responsable.
  • Restaurer l’harmonie globale nécessite d’intervenir à tous les niveaux d’existence.

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En 50 ans, le monde a beaucoup évolué et cette étape est en train de s’installer. Personnellement, je pense connaitre maintenant de manière beaucoup plus précise cette étape turquoise. Le ré-enchantement du monde me semble un bon titre d’étape.

J’ai lu le livre des Chabreuil sur la spirale dynamique en été 2012, j’ai adoré, ça a été une révélation pour moi. Je pense que si ça résonnait autant c’est que j’avais, à cette époque, des valeurs ancrées au moins dans l’étape jaune. J’avais déjà commencé à entrevoir et à décrire ce que je pensais être l’étape turquoise.

Cinq ans plus tard, en 2017, je vois que je ne m’étais pas trompé, mais que mes descriptions n’étaient pas très précises. Maintenant je vois, je comprends et je vis bien d’autres valeurs et modes de fonctionnement qui me semblent être ancrés dans l’étape turquoise de la spirale dynamique.

Rétrospectivement, je vois qu’en 2012, j’avais des valeurs ancrées dans l’étape jaune, et encore pas mal de valeurs de l’étape verte. Actuellement, je sens que j’ai changé. J’ai abandonné les valeurs et fonctionnement typiques de l’étape verte et j’ai adopté la vision du monde et bon nombre de fonctionnement de l’étape turquoise.

C’est avec 5 ans de recul, et pas mal de travail sur moi, que je peux attester que le modèle de la spirale dynamique est un bon modèle. Mais qu’il reste un modèle. On ne change pas du jour au lendemain toutes ses valeurs et ses fonctionnements. Même si je me souviens de certains déclics « Tout s’éclairci dans mon esprit… » qui ont chamboulés ma vision du monde.

C’est surtout dès le moment où j’ai pu intégrer dans une même vision des grands paradoxes de ma vie que j’ai pu progresser en direction de l’étape turquoise.

Et je pense que c’est une des caractéristiques fondamentales de l’étape turquoise que de pouvoir intégrer des paradoxes. Sortir de la dualité.

non dualité au delà du paradoxe le cylindre est un cercle et un carré

Tout est question de point de vue. Un cylindre est un cercle ET un carré..  Il suffit d’élargir sa conscience pour en prendre conscience !

Il y a un tel décalage entre cette vision du monde turquoise et les précédentes que son intégration va heurter pas mal de sensibilités. Surtout chez les gens « rationnels » dont les valeurs sont ancrées à l’étape orange. En effet, ces derniers ont tendance à occulter tout ce qui n’est pas rationnel, même les émotions humaines. (ce qui en réaction à fait émerger l’étape verte!)

La rationalité est le fait de notre cerveau gauche. Cependant notre cerveau a deux lobes. A l’étape turquoise on intègre aussi le cerveau droit. Celui de l’irrationnel, des intuitions.
(et mieux encore… nous avons en fait 3 cerveaux !.. celui de la tête et ses deux lobes, mais aussi celui du coeur, et celui des tripes… avec plus de neurones que dans le cerveau d’un chien …. par rien !)

L’étape turquoise est aussi appelée étape Intégrale ou authentique dans d’autres théories comme chez Ken Wilber et Jenny Wade.

Les personnes avec des valeurs ancrées à l’étape turquoise ont donc une vision plus large, une conscience plus élargie du monde. Elles cessent de voir des opposés s’affronter. Elles ont une vision du monde parfois dite intégrale.

Cette vision du monde permet de se dés-identifier du petit moi humain, de l’égo. (sans le supprimer) Le « moi » devient quelque chose de plus grand. Le vocabulaire change mais on peut parler d’âme qui complète le corps et l’égo.

Le fait de se dé-sidentifier de l’égo permet de le voir de l’extérieur et de ne plus être soumis à ses pulsions. Ça permet également de découvrir ses peurs et ses ambitions.

Ne plus laisser l’ego contrôler sa vie permet à des parties, plus profondes et plus sages de soi-même de s’exprimer.
A la place d’une existence basée sur la peur et la pénurie, les personnes avec des valeurs ancrées à l’étape turquoise passent à une existence basée sur la confiance et l’abondance. 

Quand l’abondance et la confiance sont là. Il est possible de lâcher le contrôle sur les autres et sur les événements. Il est possible d’oser prendre la vie comme elle vient pour faire des expériences et grandir.

Aux étapes du premier cycle de la spirale dynamique, avec une conscience de premier niveau, chacun cherche à convaincre que sa vision du monde est la bonne, LA vraie.
(Ou alors à l’étape verte, une des valeurs fondamentales veut que tous les avis se valent. La tolérance des personnes ancrées à cette étape les piège souvent à devoir tolérer les intolérants !)

Au stade turquoise chacun a sa vérité, et ne cherche pas à l’imposer. Chacun écoute vraiment l’autre. Ce n’est pas juste une captation d’informations pour tenter de convaincre. C’est le non jugement.

Chaque personne a sa vérité et tente de l’expérimenter, de la déployer. Chaque personne tente de devenir ce que son intuition l’appelle à devenir, c’est à dire soi-même.

Chaque personne apprend à développer et honorer ses dons et la vocation qui nous est donnée, et d’être au service du monde et de l’humanité.

C’est une vision du monde très différente de la vision orange qui veut modeler le futur et qui prétend que tout le monde peut devenir ce qu’il veut avec un peu de volonté et un mental d’acier !

La vision du monde turquoise résout de le paradoxe de devenir soi-même (ce qui peut paraitre égoïste) et d’en même temps être au service du monde.

En effet, lorsque l’on cherche à être le plus fidèle à soi-même, on découvre que l’on est juste l’expression de quelque chose de beaucoup plus vaste que soi !

Pour rappel, les étapes de la spirale dynamique alternent entre expression de soi marquée, et soumission de soi à un ordre plus grand. Ainsi, en effet, l’étape turquoise est une étape de soumission à quelque chose de plus vaste que soi !

Beaucoup de personnes dont les valeurs sont ancrées à l’étape turquoise de la spirale dynamique se laissent donc guider par ce plus vaste que soi, par l’univers conscient. (ou tout autre nom, je le rappelle chacun a sa propre vérité)

En discutant de cet article, les concepts philipin de « Kapwa » et sud africain de « ubuntu » ont émergés. Il s’agit dans les deux cas d’exprimer que tout est lié, la non-séparation, que l’on est soi car l’autre est aussi lui-même, mais que nous formons ensemble un tout. Robert (qui a vécu aux Philipines) me disait que Kapwa  « C’est marcher dans une foule très dense sans que jamais les corps ne s’entrechoquent (essayez dans le métro parisien!) »

Desmond Tutu a décrit le concept d’ubuntu ainsi: Quelqu’un d’ubuntu est ouvert et disponible pour les autres, car il a conscience « d’appartenir à quelque chose de plus grand ».

On retrouve cette notion des service à quelque chose de plus grand que soi propre à l’étape turquoise de la spirale dynamique.

Mais attention, les notions de Kapwa et d’Ubuntu ont été développée, à l’étape violette. A la seconde étapes de la spirale dynamique. Ainsi le concept est transposable en version turquoise. Mais il n’est pas tout à fait pareil vu qu’entre temps les gens avec une vision du monde turquoise ont intégré les autres étapes !

L’intuition peut se développer et s’entrainer en restant attentif à ses émotions. Certain-e-s vont plus loin en étant attentifs aux signes, aux sychronicités, aux rêves et aux états de conscience modifiés. Certain-e-s ont même des guides, des consciences qui les accompagnent en tout temps et les aides à faire des choix !

Une telle vision du monde conduit à reprendre contact avec la nature en toute humilité, non pas comme un devoir moral, mais juste par une prise de conscience de faire un avec elle.

Comme pour l’étape précédente. Nous sommes sur le second tour de la spirale dynamique. Cette étape a donc des similitudes avec la seconde étape de la spirale dynamique: l’étape animiste.

Le monde se ré-enchante. C’est à dire qu’aussi étrange que cela puisse paraitre. Les esprits de la nature font à nouveaux partie de la vision du monde des gens à cette étape.

La devise de l’étape turquoise est: « Faire l’expérience spirituelle du caractère complet de l’existence. »

amazon proportion rayon spiritualité

Le mot « spirituel » a de nombreux sens et connotations. Mais l’essentiel que j’y vois c’est de retrouver un sens à l’existence.

Le monde n’est pas là pour rien. Nous ne sommes pas là pour rien. Le hasard n’existe pas. Tout a un sens. C’est ce sens qui a été évacué à l’étape orange, qui avait envie d’émerger à l’étape verte, et qui revient pleinement en l’étape turquoise.

La spiritualité revient en force, mais hors des religions. Il y a qu’à voir les rayons des librairies pour comprendre que le sujet de la spiritualité intéresse. Voici un petite expérience de visualisation qui a été faite en 2008 basées 753 000 livres vendus sur Amazon. Déjà à l’époque le rayon spiritualité (et religion) était très grand. (entre les « bleu » et les « turquoise »)

De nos jours, les thérapies alternatives ont la cote, les chamanes sont des plus en plus nombreux et de plus en plus de salons « bien être » ouvrent.

C’est ici encore un paradoxe qui est intégré. La vision turquoise va au delà de l’opposition entre médecine occidentale et médecine orientale. La médecine occidentale est est très bonne pour remettre sur pieds une personne, parfois même décédée! (le nombre de NDE augmente !) Mais elle se trouve parfois très ennuyée avec des maladies chroniques. Alors que la médecine orientale est capable de traiter des petits déséquilibres qui à la longue deviennent des maladies.

Pour une personne avec des valeurs ancrées à l’étape turquoise, le temps est perçu comme une illusion, le temps n’existe pas. Ce qui est tout à fait compatible avec l’approche de la physique quantique qui évacue la notion de temps.

La personne va vivre le plus possible dans le présent, jouir du moment présent. Pas besoin de ressasser le passé, ni de se faire du soucis pour le futur. C’est l’expression du lâcher prise et de la confiance qui habite les personnes ayant des valeurs turquoises.

Les organisations turquoises

Ce sont des communautés de co-créateurs fonctionnant sur le modèle d’un organisme vivant.

Dans cet article, j’utilise le formalisme de la spirale dynamique pour décrire les étapes. Il en existe d’autres. Notamment Wilber dans sa théorie intégrale a aussi utilisé des couleurs. Certaines concordent et d’autres non.

Frédéric Laloux a écrit un livre qui s’appelle Reinventing Organizations, dont voici mon résumé. Ce livre décrit le fonctionnement des organisations Opale.

Pour moi, une organisation turquoise est une organisation Opale.
(Tout le monde n’est pas d’accord là dessus. Laloux décrit dans son livre que l’organisation Opale est pour lui au stade « Teal » de Wilber. J’observe que le stade « Teal » est généralement associé à l’étape jaune de la spirale dynamique. La douzaine d’organisations Opale décrites par Laloux sont très différentes. Il dit lui même que certaines ne sont que partiellement opale et d’autres à 100%. Là je me dis qu’il y a de la nuance. Ça me permet de parler de mon expérience de la spirale dynamique qui a bien les étapes jaune et turquoises claires. Mais pour les organisations, c’est plus flou dans mon expérience. Donc l’Opale est peut être à cheval entre jaune et turquoise. Mais je trouve plus juste de la mettre en turquoise ! C’est un choix personnel. )

L’opale est une pierre qui a des reflets de toutes les couleurs, ce qui illustre très bien le fait qu’une telle organisation, basée sur une conscience de niveau deux a intégré, sans les opposer, toutes les étapes précédentes.

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Les organisations Opale sont des organisations dont le but est de fournir un cadre sécurisant à ses membres pour qu’ils puissent réaliser le potentiel de ce vers quoi ils se sentent appelé à devenir.

L’organisation opale n’est pas là pour rien. Elle n’est pas là pour assurer sa survie comme l’est une entreprise orange. L’organisation opale a une raison d’être. C’est cette raison d’être qui guide l’entier de l’organisation et ses membres. L’organisation Opale est au service de cette mission. Du coup, elle n’hésite pas à offrir de l’aide et des informations, à ce qu’une vision du monde orange verrait comme des concurrents.

C’est l’exemple de Buurtzorg qu’explique bien Frédéric Laloux. La raison d’être de Buurtzorg, c’est d’aider les gens à vivre bien chez eux en santé le plus longtemps possible.

Ainsi Buurtzorg explique ses méthodes à ses « concurrents », ça peut ainsi les aider à mener encore mieux leur raison d’être.

A un niveau du « holon » en dessous, les membres d’une organisation Opale, sont également amenés à avoir eux aussi une « raison d’être ». On va les encourager à se découvrir eux-mêmes et à trouver ce qu’ils pensent avoir à apporter au monde, à l’organisation. L’organisation opale ne va pas les assigner à une place précise, mais tenter de soutenir la personne pour qu’elle deviennent elle-même, à sa juste place. Donc d’un point de vue rationnel, la personne sera là où elle aura la meilleure motivation intrinsèque et donc le meilleur rendement pour toute l’organisation.

En effet, paradoxalement, en étant humaine, intuitive, en ayant des valeurs fortes, en lâchant prise, en supprimant les budgets prévisionnels et le contrôle de ses employés chers aux entreprise orange, l’organisation opale arrive à être plus efficace !

En effet, à l’étape orange, le rationnel est roi. Ainsi on évacue tout ce qui est irrationnel. Ceci est justifié pour mieux coller à la réalité. Mais éliminer ainsi les intuitions, c’est ironiquement supprimer les impressions irrationnelles qui signalent que quelque chose cloche et que l’on va droit dans le mur !

Le fait de vouloir contrôler le futur dérive souvent à choisir des objectifs irréalistes. Ce qui entraine que les employés des entreprises orange trichent sur leur capacité, se cachent derrières des masques pour éviter de montrer leur plein potentiel et leur vérité. Ainsi ils se montrent plus faibles pour éviter qu’on leur donne des objectifs trop élevés, ou alors craquent car l’objectif n’est pas réaliste et/ou inhumain.

Les rapports sur le terrain servant à prendre des décisions sont faux, car tout le monde se protège contre tout le monde. La confiance n’est pas là et donc le lâcher prise non plus.

Dans une organisation opale, on utilise le pilotage dynamique. Il est à l’image du « pilotage » d’un vélo. On ne prévoit pas à l’avance la trajectoire exacte, on se lance, et on corrige en permanence la direction. La direction étant la raison d’être de l’organisation.

Les membres d’une organisation opale sont eux-mêmes, à leur place. Ils ont moins peur d’échouer que de ne pas tenter.

Graves disait « Ils ont de l’ambition, mais ne sont pas ambitieux ».

Les gens avec des valeurs ancrées à l’étape turquoise sont authentiques et vrais. Ils sont moins attachés au résultat, à l’objectif prévu. Ils sont ainsi capables de mieux accepter les vérités parfois déplaisantes de la réalité, et de corriger le tir. En cela, même avec des moyens irrationnels, ils collent mieux à la réalité que ce que les organisations orange tentent de faire avec le rationnalisme.

Voici un exemple concret de méthode adaptée à l’étape turquoise: La méthode des 6 chapeaux est une méthode d’évaluation qui permet d’observer une situation dans les 6 modes de pensées des humains. On réintègre ainsi, avec cette méthode, la vision des émotions et des intuitions. Les 6 modes sont: le factuel, l’intuition, le positif, le négatif, le créatif, la synthèse.

Le fait d’utiliser une méthode qui place tout le monde dans un même mode de pensée explicite, dans un rôle, permet de protéger le moi profond de la personne. On sait quand elle s’exprime elle parle dans le mode de pensée du rôle. Elle ne va pas se censurer car on risquerait d’associer ce qu’elle dit à sa personne et que ça risque de déplaire. L’organisation opale protège le moi profond, la vérité de chaque personne. 

Quand une personne est elle même et à sa place dans une organisation elle est bien. Elle ne cherche plus à « concilier sa vie privée et sa professionnelle ».
Une telle expression montre juste qu’il existe des vies professionnelles qui n’ont plus rien de vivant!

Dans un monde fractal, on trouve un petit peu de tout dans tout, ainsi la vie est partout.

On peut se poser la question de la pertinence d’une « prévoyance » professionnelle dans une vision du monde turquoise ? Le terme même de prévoyance est issu directement du mode de pensée orange qui veut gérer le futur par « prévision/vérification ».

L’organisation Opale a un mode de rémunération qui est un mélange de plusieurs principes. Elle pratique souvent quelque chose qui ressemble à un revenu de base inconditionnel qui fourni la base pour vivre. Puis cette rémunération se complète avec des primes suivant le mérite ou les besoins plus particuliers de la personne.

Tout comme la méthode de rémunération est un mélange de plusieurs principes. La méthode de décision de l’étape turquoise est aussi un mélange.

Petit, rappel, en mode rouge, c’est le chef impulsif qui décide selon son avantage personnel, en mode bleu, c’est le règlement qui décide, en mode vert, c’est une grande assemblée qui prend en compte l’avis de tous, en mode jaune c’est une décision individuelle qui tente de prendre en compte l’impact que la décision peut avoir sur l’environnement.

En mode turquoise/Opale le mode décision intègre le paradoxe de concilier une décision qui convient à la personne de manière individuelle, ainsi qu’au monde dans lequel elle s’intègre.

Par exemple, pour prendre une décision, une personne va se poser les questions:

  • Est-ce que cette décision me semble juste ?
  • Suis-je fidèle à moi même ?
  • Cette décision est-elle cohérente avec ce que je me sens appelé à devenir?
  • Est-ce que je fais du bien au monde ?

C’est en choisissant d’abord une solution avec laquelle chaque personne puisse être en accord (donc pas besoin de chercher à faire plaisir à d’autres), que l’on peut lâcher prise, ne plus avoir d’objectif, mais laisser vivre la vie qui veut s’exprimer au travers de soi.

Ensuite, pour les prises de décision collective, la sollicitation d’avis et le consentement sont fréquemment utilisées dans les organisations opales.

La sollicitation d’avis, permet à toute personne de prendre une décision seule. Mais en ayant préalablement du consulter d’autres personnes (pas toutes!) concernées par la décision, et/ou spécialiste du domaine. C’est ainsi que l’on construit un réseau de confiance, de valorisation de ses pairs, mais aussi de responsabilité individuelle. C’est ainsi que chaque personne lors de chaque décision élargi sa conscience sur le sujet.

Le consentement peut s’expliquer par la définition du consensus. Un consensus c’est « tout le monde dit oui« . (un truc de l’étape verte !). Le consentement, c’est « personne ne dit non« .  Dans le consentement on cherche à trouver une solution pragmatique, ce n’est pas la meilleures, ce n’est pas la préférée de tous. Certains s’en fichent même complètement. On cherche une solution qui est acceptable, pour laquelle personne ne va s’opposer avec des raisons valables. Les objections doivent être testées.

L’organisation turquoise/opale est donc une bel organisme vivant.

Etape suivante ?

A priori, la spirale dynamique n’a pas de fin. Mais pour le moment, ce modèle ne comporte pas d’étape supplémentaire. Il y a dans d’autres modèles, notamment chez Ken Wilber, des tentatives d’aller au delà.

Personnellement je suis très impressionné que Clare Graves ai réussi il y a 50 ans d’aller si loin dans la description des étapes de la spirale dynamique.

En ce qui concerne l’étape turquoise, j’y ai mis beaucoup de mon point, de vue de mes expériences. Là il y a très peu de choses issues de Graves. J’y ai aussi mis pas mal de comportements dans les organisations opale qui ont été observées par Frédéric Laloux.

Donc, pour cette étape en particulier c’est un essai, merci de m’indiquer dans les commentaires ci-dessous, si je suis totalement à côté de la plaque ou si ça te parle ? Si c’est un point de vue cohérent. Si l’expérience confirme mes propos. Merci.

L’économie est une science humaine qui tente de se faire passer pour une science dure

L’économie est fondamentalement une science humaine. Cependant on trouve beaucoup de membre de cette science qui tentent de nous faire croire que l’économie est une science dure comme le sont les maths ou la physique.

Il y a plusieurs principes de manipulations qui sont utilisés pour arriver à ce but. (Les économistes aiment bien les cravates…. allez comparer  les habits des gens dans une fac de science économique et juste à côté dans une fac d’ethnologie…. Il n’y a pas photo.. et pourtant dans tous les cas on étudie les comportements humains !)

Voici en introduction une vidéo dans laquelle Bernard Maris (massacré avec ses potes de Charlie Hebdo), qui est lui même économiste, nous explique que l’économie tente de paraitre une science plus dur qu’elle ne l’est et que dans ses fondements, il y a deux oublis majeurs…. le temps et la monnaie.

Le faux « prix Nobel » d’économie

Alfred Nobel, pour se racheter de son invention de la dynamite qui a fait pas mal de dégât… a inventé et mis sur son testament le principe du prix Nobel qui récompense les gens qui ont « apporté le plus grand bénéfice à l’humanité » par des avancées dans plusieurs domaines: la physique, la chimie, la littérature, la médecine et la paix.

… mais pas l’économie. Nobel n’a jamais parlé de récompenser des économistes.

C’est une manipulation d’une caste qui veut faire passer sa branche comme plus importante que ce qu’elle est qui a inventé le Prix de la banque de Suède en science économique en la mémoire d’Alfred Nobel.  …. nom tellement long que forcément on l’abrège en Prix Nobel d’économie.. . ce qui est faux et incite à penser qu’il est lié aux autres !

economie science

Un formalisme mathématique pour masquer des failles de raisonnement

La science économique utilise beaucoup les mathématique pour formaliser ses théories. L’effet, est que toute théorie devient tout de suite moins discutable quand le raisonnement est mathématique.

  • C’est pas une théorie, c’est prouvé mathématiquement.….

economie science mathematique

Oui la la logique mathématique c’est bien, ça marche, mais faut il encore que le postulat exprimé mathématiquement soit juste ! .. et ça beaucoup l’oublient.

Voici une petite histoire qui illustre bien mes propos:

En 1997, MM. Merton et Scholes ont été récompensés en recevant le prix de la banque de suède en mémoire d’Alfred Nobel (comme quoi c’était vraiment bien !! :p ) pour leur contribution dans le modèle de Black-Scholes, un modèle mathématique sensé assurer des placements sûrs.

Forts de leurs croyances en ce modèle, MM. Merton et Scholes ont créé la société Long Term capital Management. Même le nom de cette société transpire de confiance absolue dans leur technique de prédiction de l’avenir. (c’est mathématique, ça ne peut pas foirer !)

Résultat, la logique du Titanic !

En 1998, (une année après leur récompense ! ) cette société est en quasi faillite. Faisant courir un risque majeur au système bancaire international. (La rumeur dit que c’est pour éponger les centaine de millions de perte à cause de la faillite de LTCM que UBS et SBS ont fusionnés... sinon il y avait une faillite bancaire systémique en Suisse..)

La toute puissance des mathématiques pour prédire l’avenir, et en laquelle croyaient beaucoup d’économistes, s’effondre. Ce ne sont pas les mathématiques qu’il faut blâmer, mais le fait que ces gens ont construit un modèle mathématique correct sur des hypothèses fausses !

Une déconnexion de la réalité humaine

Il y a un concept qui est très connu, c’est le concept d’homo-économicus. C’est un modèle simplifié du comportement humain dans l’économie. L’humain est sensé être rationnel !! (Si l’humain était vraiment rationnel ça se saurait !)

Est-ce que ce modèle est juste ? L’humain ne pense qu’à son profit personnel ?

homo economicus

Dans un cadre de compétition, où tout le monde est ennemi, ça marche…. mais dans un cadre de coopération, dans un couple ou dans une famille, on s’entraide. On pense au groupe pas qu’à soi.

C’est pour cette raison que les petites épiceries qui vendent de tout et n’importe quoi sont généralement tenues par des étrangers. Car c’est le seul moyen de faire des affaires. Si chaque client est un pote, alors chaque client vient demander un rabais…. « Vu que c’est moi, tu me fais un prix ! »

L’homo économicus n’est qu’une simplification grossière qui ne marche pas dans tous les cas. C’est quelque chose qui dépend beaucoup de la vision du monde de l’humain en question. Et il existe beaucoup de visions du monde différentes….

Une déconnexion de la réalité physique

Nicholas Georgescu-Roegen, un économiste des années 1940 disait que l’économie oublie que ce qui la fait tourner ce sont des machines thermiques… et donc que l’économie est liée à la notion d’entropie qui dégrade la qualité de l’énergie.

L’économie ne peut pas tourner indéfiniment comme un mouvement perpétuel. Il explique ça dans son livre « la décroissance« . C’est un des fondements théorique du mouvement décroissant.

C’est dans la vidéo ci-dessus ce qui peut être en lien avec les propos de Bernard Maris qui dit que les théories économiques majoritaires ne tiennent pas compte du temps.

Voici une petite citation d’un autre économiste qui résume bien l’absurdité de vouloir comme objectif économique majeur, la croissance (exponentielle) du PIB.
(oui exponentielle, même si on la déguise avec de taux de croissance en % car notre cerveau ne comprend pas les exponentielles)

« Celui qui croit qu’une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est soit un fousoit un économiste. »

Kenneth E. Boulding

La monnaie a été évacuée des modèles économiques majoritaires

En général, les économistes ne tiennent pas compte de la monnaie. Ils disent que c’est un voile sur les échanges. Que la monnaie est neutre. La monnaie est juste un moyen de simplifier l’échange de biens et services en fractionnant la valeur qu’elle représente.

Ils disent que l’économie, c’est un grand système de troc…. la monnaie c’est juste de l’huile pour que ça tourne plus facilement.

Au passage, la fable du troc a été inventé par Adams Smith, les anthropologues n’ont retrouvé aucune société qui a vécu avec du troc. Le troc est trop marginal pour faire système. Et pourtant quasi tous les bouquins d’économie disent quelque chose du genre « Tout commence avec le troc.. » pour reprendre l’expression de la p.5 de la brochure de la banque nationale suisse..

economiste monnaie neutre

Ainsi si on veut s’intéresser à la monnaie, il ne faut pas aller voir un économiste, mais un anthropologue. David Graeber, un anthropologue a écrit ce qui est probablement le meilleur livre sur l’histoire de la monnaie. Le livre s’appelle: Dette 5000 ans d’histoire. …..dont voici mon résumé. 

Personnellement, j’organise des Jeux de la monnaie, un jeu passionnant pour comprendre l’origine de la monnaie, voir par l’expérience que le troc ne fonctionne pas, découvrir que la monnaie n’est pas neutre du tout. Que le cadre de la monnaie, et surtout de la manière dont est créée la monnaie a une influence énorme sur le système économique en vigueur.

Ainsi la création monétaire par le crédit bancaire des banques commerciales, qui est le système majoritaire de nos jours, a une influence sur l’économie. Et que l’occulter c’est ne rien comprendre à l’économie.

Donc je doute toujours beaucoup quand une expert en économie vient nous raconter LA vérité. (car c’est mathématique !!)

L’économiste Steve Keen remet en cause l’économie néo-classique et il recommande aussi depuis quelques années de tenir compte de la création monétaire dans les modèles économiques:

« Pire encore, la plupart des modèles oublient de conceptualiser le rôle du crédit et de la monnaie, en omettant de faire apparaître les banquiers dans leurs calculs ! L’auteur, qui se définit comme « post-keynésien », utilise ses constats et ses découvertes pour déplorer la mainmise de la pensée néoclassique dans le débat universitaire, mais aussi et surtout politique depuis le début des années 1980. »

Pour bien comprendre les combats idéologiques entre économistes, je recommande la lecture de la BD Economix – La première histoire de l’économie en BD. C’est de cette BD que sont extraites les quelques illustrations de cet article.

Cette BD est un condensé de nombreux bouquins d’économie rébarbatifs pour en faire un contenu accessible, et même parfois très drôle. Ainsi après avoir lu cette BD, tu pourras prétendre être un expert en économie. (car ça suffit certainement pour comprendre l’économie mieux 90% de la population !)

Voici un extrait pdf de cette BD…

On peut encore dire que les économistes n’ont pas vu la crise des subprimes car il n’avait pas les outils pour la voir. (sauf quelques rares comme Steve Keen qui observait l’effet de la création de dettes de ce style dans ces modèles)
Pour bien comprendre le mécanisme de la crise des subprimes, il y a le film, The Big Short qui montre bien tous les mécanismes et l’aveuglement des économistes. Mais avant de regarder ce film, je recommande de regarder cette petite vidéo de la chaine Heu?reka qui nous donne les clés de lecture du film et des explications sur le jargon technique. Vraiment bien fait !
Puis pour aller plus loins, la chaine Heu?reka propose 3 épisodes pour bien comprendre les mécanismes et ce qu’il s’est passé dans la crise des subprimes:

Alors voilà, une fois que tu as suivi et compris ce parcours « origine des subprimes« , là tu peux mettre sur ton CV que tu as le « Prix Nobel d’économie« . Oui, si t’as compris ça, alors tu as compris plus de choses en économie que 99% de la population et même que de nombreux économistes ! (oui, oui.. tu peux mettre « Prix Nobel d’économie » vu que celui-ci n’existe pas, il n’est pas protégé !)

Etymologie du mot « économie »

Il est peut être bon de remonter à la source des mots et de comprendre ce que signifie le mot « économie« .

On peut résumé le sens du mot économie à « lois de la maison »:

  • « éco-«  vient du grec οἶκος, oîkos → « maison »
  • « -nomie » vient du grec νόμος, nómos→ « loi »

Donc l’économie est l’ensemble des règles qui régissent notre maison, notre environnement, notre habitant.

Le préfix éco est le même que dans le mot écologie qui est l’étude de notre environnement, habitat.

Ainsi, l’économie désigne les règles du jeu.

Mais la grande question est: qui fait les règles ? Est-ce qu’il est possible de jouer à un autre jeu ?

Le cours métrage « Jeu de société » présente très bien une fable de l’économie actuelle sous forme d’un jeu de plateau bien connu…. et il pose bien la question de savoir si l’on a le droit de changer les règles du jeu…

Les experts en économie, des politiciens déguisés

Si l’économie est bien l’ensemble des règles du jeu. Et bien qui décide des règles ?

Normalement, la théorie nous dit que c’est la politique qui décide des règles du jeu, que nous sommes en démocratie et donc que les règles du jeu sont choisies par le débat politique qui est formalisé dans des lois selon toute une série de processus.

En réalité, si l’on étudie un peu comment se fabriquent l’opinion publique, puis les lois, on remarque que la logique économique est souvent invoquée pour justifier les choix. (C’est pas moi qui le veut… c’est mathématique !!! Mais ça tombe bien les math prouvent ce que je veux !)

Là on a toute une armée d’agent Smith à cravate (l’autorité!), des économistes, des experts qui viennent nous dire comment il faut penser, quelle est LA seule est unique solution. (la fameuse pensée TINA, There Is No Alternative… appliquée pour faire passer une mesure horrible..)

Ils assènent des vérités en invoquant la science économique car leur science est juste et infaillible. C’est de la logique du bon sens, c’est mathématique !

Et qu’en plus la proposition est bonne pour l’humanité vu qu’il y a des « prix Nobel » d’économie…. ce n’est pas n’importe quoi c’est une méthode reconnue.

mr smith matrix economiste cravate

Ainsi la politique (un ramassis d’opinions utopiques) est souvent soumise aux « lois naturelles » de la science économique.

Finalement, le boulot d’un parlement se limite de plus en plus à juste allouer les ressources de l’Etat en votant un budget et des comptes. Mais de moins en moins à vraiment décider des règles du jeu, de l’économie. (je rappelle encore une fois que le mot économie signifie bien « règles de la maison« )

Il y a de nombreux économistes qui pensent et font croire que notre système actuel est un état naturel des choses.

Par exemple, l’économiste et conseiller politique (!!!) Alain Minc a déclaré:

« Le capitalisme, ne peut s’effondrer, c’est l’état naturel de la société. La démocratie n’est pas l’état naturel de la société, le marché oui. »

Voilà le genre de déclaration qui montrent que bon nombre d’économistes ne sont que des politiciens déguisés qui assènent des opinions sous le couvert de la science économique. (c’est pas moi qui le dit, c’est pas une opinion, c’est mathématique !!!)

Ce genre d’économiste, ne sont que des chiens de garde d’un système. Ils protègent les règles du jeu qui les favorisent, ainsi que leur amis.

Voici une petite vidéo (mainte fois censurée de youtube) faite par Usul et Linguisticae pour expliquer par l’exemple du débat sur les retraites, l’influence de la pseudo logique scientifique qui ne sert qu’à manipuler l’opinion publique. Une fois que l’opinion publique a gobé une affirmation donnée par des experts et économistes, elle fait sont chemin et devient gentiment une loi bien ancrée. une lois naturelle.

Conclusions positives

J’ai envie de conclure cet article de manière positive.

L’arme la plus puissante dans les mains de l’oppresseur est l’esprit de l’opprimé. Steve Biko

Après avoir lu (et compris) cet article, la manipulation opérée par les économistes pour faire de leur science quelques chose de plus fiable et sérieux qu’elle n’est devrait ne plus fonctionner.

L’économie est une simple science humaine.

La théorie des jeux permet de comprendre que le cadre souvent dit « naturel » n’est qu’une construction humaine. C’est un équilibre « naturel », mais dans un cadre donné construit. (ne pas confondre le cadre et l’effet du cadre)

Il n’y a pas de pensée TINA, il est possible de repenser le cadre, de sortir du cadre. D’inventer de nouvelles règles du jeu.

Tout est possible !

Si les économistes n’osent pas toucher à la monnaie, c’est peut être que justement c’est là qu’il y a des choses intéressantes à creuser, à comprendre. C’est là qu’il y a à innover pour inventer un nouveau cadre.

En tout cas le jeu de la monnaie, nous montre que le cadre n’est pas anodin, et le 4ème jeu qui propose l’utilisation d’un Système Monétaire Equilibré nous montre une piste intéressante pour repenser le cadre économique de notre société.

Alors, la prochaine fois que tu vois un agent Smith qui vient défendre la matrice…  réfléchis au lieu de le croire sur parole ! Eprouve le…. imagine ce qu’il n’est pas capable d’imaginer. Lui n’est qu’un programme…. toi tu as une âme….

La majorité de la monnaie en Suisse est créée par les banques commerciales

Je remarque que peu de monde a encore compris comment fonctionne vraiment le système monétaire en Suisse. (et aussi ailleurs dans le monde, mais là je me concentre sur les références suisse.)

Voici donc quelques références pour bien comprendre.

Quelle est la monnaie officielle en Suisse ?

La LUMMP, la Loi sur l’Unité Monétaire et les Moyens de Paiement nous dit que les moyens de paiement ayant cours légal en Suisse sont les pièces, le billets de la BNS et les comptes de la BNS.

le reste, donc les comptes UBS, crédit suisse, raiffeisen, postifnance, etc.. ne sont pas de la monnaie ayant cours légal. Ce ne sont que des promesses des banques de vous donner de la monnaie ayant cours légaldéfinition CHF initiative monnaie pleine

Pour se comprendre, il vaut mieux avoir la même définition pour un même mot!

« Non un crédit n’est pas un prêt… »
« Il y a une différence entre une banque commerciale et une banque privée« 

Voici un lexique sur les mots techniques liés à la monnaie qui ne sont pas toujours utilisé de manière juste….

http://aaapositifs.ch/lexique/

La BNS nous explique qui crée l’essentiel de la monnaie en Suisse… et ce n’est pas elle !

La BNS explique que l’essentiel de la monnaie est crée par le crédit des banques commerciales:

« De nos jours, la monnaie scripturale représente près de 90% des francs suisses, dont une grande partie est créée par les banques commerciales lorsqu’elles octroient des crédits aux ménages et aux entreprises. »

On trouve ceci à la page 4 de la brochure « Notre banque nationale ».

 

L’Association Suisse des Banquiers avoue que oui les banques créent la monnaie scripturale

Voici une vidéo de SwissBanking qui explique que:

« OUI, la banque peut produire elle même ce que l’on appelle la monnaie scripturale »

Cette vidéo à pour but de vous montrer que oui, les banques commerciales créent la monnaie scripturale, mais que c’est bien ainsi. Qu’il ne faut surtout pas voter oui à l’initiative monnaie pleine.

Le contraire aurait été étonnant ! … vue que le but de l’initiative monnaie pleine est d’interdire aux banques commerciales de créer la monnaie et donc au passage d’empocher les bénéfices du droit de seigneuriage, alors que si c’est la BNS qui la crée…. 2/3 du bénéfice net de la BNS est distribué aux cantons, selon l’art 99 de a constitution Suisse.

Donc à vous de choisir, le bénéfice de la création monétaire pour les banques commerciales ou pour les cantons ?

Le conseil fédéral dit que créer de la monnaie est un business comme un autre

A la réponse à l’interpellation 12-3305 qui demandait si c’est normal que les banques commerciales créent de la monnaie, le conseil fédéral a répondu:

« La croissance des substituts monétaires est laissée à la libre appréciation des marchés, conformément à la conception du secteur privé ancrée dans la Constitution »

Pour la première fois le conseil fédéral donne un nom à cette monnaie scripturale des banques commerciales, qui n’est pas une monnaie officielle mais qui est largement utilisées. On appelle donc ceci des « substituts monétaires« .

Le CEO d’UBS ne sait pas que sa banque crée de la monnaie !

Lors d’un débat entre Sergio Rossi, professeur de macroéconomie et d’économie monétaire à l’Université de Fribourg, et Sergio Ermotti, CEO d’UBS le 15 février 2017 dans l’émission de Teleticino ”I conti in tasca – Un patto di paese per il Ticino” du, on voit un débat surréaliste dans lequel Sergio Ermotti le CEO d’UBS dit que ce sont les dépôts des clients qui sont prêtés…..  c’est totalement faux !

Ainsi on voit que même en étant à la tête d’une des plus grosse banque du monde, il est possible de ne pas vraiment avoir compris le système !

On se trouve là en plein conflit d’autorité. Les deux Sergio ont chacun une cravate… l’un est prof d’uni et l’autre CEO d’une banque.

Qui croire ?

C’est là qu’il faut aller au delà des croyances et de l’autorité. Il faut comprendre soi-même par la pratique. C’est ce que propose le jeu de la monnaie.

Le Jeu de la monnaie pour comprendre par la pratique

Le jeu de la monnaie permet en 4x 12 minutes (étalé sur 2h30) de bien comprendre le mécanisme de la monnaie. Ceci au delà des arguments d’autorités et des croyances, juste avec son corps et ses émotions.

Voici la page facebook du jeu de la monnaie pour en savoir plus et trouver ou et quand se déroulent les prochaines parties.

https://www.facebook.com/jeudelamonnaie/

Il est également possible d’organiser des parties soi-même avec ses amis. Voici un kit de démarrage pour organiser un jeu de la monnaie…

Réflexion sur l’implémentation d’un protocole de Système Monétaire Equilibré totalement décentralisé

L’idée est ici d’imaginer l’implémentation d’un système de comptabilité de flux économique comme le SME, Système Monétaire Equilibré:

Un protocole plutôt qu’un code

Le SME décrit les paramètres de base d’un système « monétaire ». On peut donc observer de nombreux fonctionnement en fonction des paramètres et voir au profit de qui se fait le système.

Ex: le taux de retour à l’équilibre peut être au profit de chaque personne ou du banquier. Suivant l’angle sous lequel on regarde, il est possible de voir que la création monétaire est le fruit de chaque individu ou des banquiers.

Le SME est donc un protocole plus qu’un logiciel, un code monétaire. Le SME est un outil pour évaluer un système monétaire et le comparer avec un autre.

Dans notre cas, l’idée est de réaliser un système de comptabilité de flux économique de type crédit-mutuel, avec contraction qui génère une avance de crédit: le revenu de base.

On va donc ici choisir des paramètres et un fonctionnement qui va dans ce sens. Mais logiquement, théoriquement une certaine place est laissée pour que de nombreux types de code monétaire puissent interagir entre eux.

système monétaire équilibré

Un protocole décentralisé de comptabilité de flux économiques

Idéalement, un bon protocole de comptabilité de flux économiques doit être décentralisé et réparti.

Attention, il est utile d’expliciter les mots. Le débat actuel sur les cryptomonnaies montre que souvent c’est mal compris.

On nous présente souvent les cryptomonnaies basées sur une blockchain comme étant décentralisée. Mais ce n’est pas tout à fait juste.

Prenons l’exemple du bitcoin. Il y a UNE blockchain. Donc c’est centralisé. Toutes les transactions sont dans la même base de données et pour y avoir accès ce sont les noeuds qui décident.

Cependant, la gouvernance entre les noeuds est décentralisée. Il n’y a pas un noeud qui a plus de poids qu’un autre, qui peut décider à la place d’un autre.

À la base, chaque utilisateur devait pouvoir être un noeud du système. Je l’ai testé en 2011, avec le bitcoin où il suffisait de télécharger un blockchain de 20Mo.

En septembre 2017, la blockchain du bitcoin fait ~ 130Go …. Il y a de plus en plus d’utilisateurs. Mais en proportion le nombre de noeuds est très limité. (~10 000)

Ainsi, une blockchain centralisée est très ennuyante en terme de ressources. De plus, la méthode de décision pour savoir qui a le droit d’ajouter des blocks à la blockchain est problématique. La méthode la plus courante est la preuve de travail. (PoW). On doit prouver que l’on gaspille de l’énergie pour avoir accès à la base de données. Ceci, car on suppose que les gentils qui veulent le bien du réseau ont un avantage à fournir cette puissance de calcul, mais que les méchants qui veulent tricher doivent mettre exponentiellement plus de ressources. Donc c’est virtuellement impossible.

L’idée que nous avons ici est très différente. On veut un système qui est réellement décentralisé.

Tout comme l’est l’internet. Tout comme l’est le web. Tout comme l’est le e-mail.

On est dans une logique de réseau. Il n’y a pas qu’une seule base de données, même si elle est copiée à de multiples exemplaires.

Si je veux ajouter un bout d’internet, il suffit que je connecte un réseau de télécom sur le réseau internet existant. J’ai étendu Internet sans demande à personne.

Si je veux ajouter un site web, hormis le nom de domaine, il n’y a rien à demander à personne. Je crée un site et le rends accessible.

Si je veux une boite e-mail. Il me suffit d’installer un serveur e-mail accessible par un nom de domaine et par un bout de réseau. Et voilà, c’est fait. Je n’ai demandé à personne.

Ainsi l’idée ici, c’est d’ajouter un service disponible sur le web qui permet de comptabiliser les flux économiques.

Toute personne peut le faire sans demande à quiconque. Elle peut choisir ses propres paramètres. Elle doit juste utiliser le même « protocole » pour échanger avec les autres.

Donc il est possible de faire plusieurs logiciels totalement différents qui fonctionnent entre eux via un protocole.

On peut même imaginer fonctionner avec des cartes sur papier ou sur tablette d’argile. C’est peut-être moins pratique et automatisable. Mais pour que l’on ait vraiment un protocole décentralisé, ça doit fonctionner.

WordPress comme plateforme de base

Une idée qui peut aider à la diffusion massive de ce mode protocole de comptabilité des flux économique est d’utiliser une plateforme simple pour mettre en place un « serveur » SME.

Ainsi, wordpress semble un bon choix.

En 2017, wordpress détient près du tiers de « part de marché » des sites web.

Ainsi fournir une application sous forme d’un plugin wordpress ouvre les portes à un large réseau.

On peut imaginer également faire des modules de paiements pour les e-commerce. Notamment, toujours sur wordpress Woocommerce. Ains en plus de pouvoir transférer de la « monnaie », il sera aussi possible de payer directement sur les magasins en ligne avec le SME.

Adressage

Chaque personne qui veut participer au réseau doit pouvoir être accessible.

Ainsi il y a la notion d’adressage qui intervient.

Comme toute personne qui a un compte en banque l’a dans la banque en question. Ici chaque personne qui a un « compte » SME, doit l’avoir chez un noeud qui est localisé quelque part.

On se retrouve dans le même principe que le e-mail. Soit une boite e-mail est chez un hébergeur de e-mail. 

Ici un compte SME est chez un hébergeur SME.

Sur le web, on peut donc utilise la logique des noms de domaine qui est bien connue pour réussir à localiser le noeud. (url = Universal Ressource Locator donc un moyen de trouver une ressource)

Il nous faut donc identifier les deux parties d’une transaction. Donc, ce qui semble le plus évident, c’est:

  • un nom d’utilisateur
  • l’adresse du noeud hébergeur.

En version papier on peut avoir:

  • toto
  • chemin du petit bois 12, Jolibois.

En version web on a:

  • toto
  • https://martouf.ch/wp-admin/admin.php?page=SME

ou des versions simplifiées…

  • https://martouf.ch/wp-admin/admin.php?page=SME&user=toto
  • https://martouf.ch/SME/toto  (qui redirige sur la précédente)

Le format simplifié du genre e-mail est aussi possible:

Le souci d’une telle approche, c’est que l’on serait obligé de faire un nouveau service TCP-IP et donc ça interdit le fait de passer par le web. (qui est déjà le service TCP-IP sur le port 80)

(Les services TCP-IP connus sont le e-mail, le web, ftp… un service peut écouter un port en particulier. Le web est déjà une couche au-dessus. Dans l’optique de faire un plugin wp pour assurer une bonne diffusion l’url d’un service web est un bon moyen d’adressage.)

Ainsi on identifie l’utilisateur, autant la source que la destination d’une transaction par une URL.

(ou autre type d’adresse pour la version papier… c’est le moyen de joindre l’utilisateur.)

Base de données personnelle des transactions

Le système étant en réseau. Où sont les données ?

Et bien, chaque personne détient la base de données de ses propres transactions.

Évidemment comme on ne fait pas une transaction tout seul. On a aussi un bout de la base de données de la personne avec qui on fait une transaction.

Il est nécessaire pour le fonctionnement du protocole de définir le minimum de ce que contient la base de données.

Transactions

Chaque personne détient sa base de données de transaction.

C’est un peu comme le crédit mutuel (crédit social):

Que font-ils avoir comme champ pour définir une transaction ?

  • id local (nombre auto-incrémenté)
  • id-global un moyen d’identifier la transaction une url qui pointe sur la transaction et permet d’obtenir les informations dessus.
  • la date et heure
  • type de transaction est-ce que c’est un transfert de solde (normal) ou une contraction du solde. (vu que la transaction contient les paramètres du référentiel et qu’elle est datée et chainée dans une relation d’ordre, on peut vérifier que la contraction est effectuée correctement)
  • le hash de la transaction précédente ainsi on garde une relation d’ordre entre les transaction. (voir le principe en schéma dans les blockchain quantic_schema-1_300.jpg)
  • Libellé texte court…
  • Source url de l’utilisateur source. Ex: https://martouf.ch/SME/martouf
  • Destination url de l’utilisateur destinataire. ex: https://yopyop.ch/SME/toto
  • montant todo: dans quel référentiel ? la source la destination ?
  • État validé, en attente, refusé.
  • Les paramètres du référentiel de chaque partie donc origine, TRE, période, revenu de base (ceci pour contextualiser la transaction, sinon on ne sait pas de quel référentiel on parle et il peut évoluer.) (D’une manière globale, tout référentiel est défini par le sens, l’origine et l’échelle.)
    • origine souvent 0
    • revenu de base un nombre qui indique l’échelle ex: 100
    • TRE taux de retour à l’équilibre ex: 10% = 0.1
    • Période d’application du TRE 1 mois (on va utiliser une unité plus pratique… le jour.)

(En mode papier on sépare le montant en 2 colonnes: achat et vente. Ainsi on peut calculer le solde plus facilement.)

Paramètres du système

Chaque utilisateur doit également enregistrer et mettre à disposition des vérificateurs les paramètres de son système.

Ces données sont liées à un utilisateur.

Quand on tape l’adresse d’une personne sur le web on a directement ses paramètres accessibles pour un humain.

Ex: https://martouf.ch/SME/martouf

On peut y placer toute sorte d’informations de profil pour augmenter la confiance et certifier que c’est bien la bonne personne à qui l’on va faire un versement. (lien avec un compte facbook, twitter, etc..)

On peut y placer un bouton avec lien pour directement faire un paiement..

Une machine doit également pouvoir récupérer les données facilement via un fichier json, juste en précisant le format dans l’adresse:

Ex: https://martouf.ch/SME/martouf.json

En plus des informations sur la personne, on a surtout besoin des informations sur les paramètres du système pour pouvoir les vérifier et faire les changements de référentiel.

Le fichier json contient une série d’entrées de type clé valeur qui permettent de savoir où récupérer les informations et comment effectuer une transaction.

  • version du protocole 1.0
  • id utilisateur url de l’utilisateur ex: https://martouf.ch/SME/martouf
  • solde fiable le solde du compte pour toutes les transactions qui sont validées.
  • solde temporaire solde du compte pour toutes les transactions émises. (qui peuvent être en attente)

Un référentiel complet est défini par 4 paramètres:

  • où se trouve l’origine. (on a vu dans la discussion ci-dessus qu’on peut la déplacer et que chaque personne a ses préférences !)
  • le niveau du revenu de base. (qui donne l’échelle quantitative à tout le système, et le sens de lecture + ou -)
  • le facteur de zoom qui est en fait 2 variables: le Taux de Retour à l’Equilibre par unité de temps choisie. (la période. en général le mois)
  • La limite de crédit maximale (qui est déduite des valeurs précédentes pour faire un bon système)

Le limite de crédit maximale = (1/ Taux de Retour à l’Equilibre)  * le revenu de base  +  le revenu de base

Ainsi une personne qui vérifie la transaction peut demander les paramètres pour s’assurer que la limite de consommation à crédit n’est pas dépassée.

Voici un exemple de paramètres:

  • origine = 0
  • montant du revenu de base = 100 (c’est la quantité de monnaie dont on a besoin dans la période donnée)
  • Taux de retour à l’équilibre = 10% / mois

Limite = 1/ (10/100) * 100 + 100 = 10 * 100 + 100 = 1100

Toile de confiance

Le coeur de toute notion de monnaie c’est la confiance.

Mais ici c’est encore plus vrai.

Le SME tel que nous l’implémentons ici offre un potentiel de création monétaire et un revenu de base à chaque personne.

Ainsi dans tout système dans lequel la création monétaire se fait par les individus, il est nécessaire de vérifier qu’un individu ne dispose pas de plusieurs comptes. Qu’un individu ne puisse pas toucher plusieurs fois sa part de création monétaire et plusieurs revenu de base.

Ainsi il est nécessaire d’identifier chaque utilisateur et de s’assurer qu’il n’y a pas un utilisateur qui a plusieurs identités.

Pour résoudre ce problème, on tombe directement dans un problème d’autorité.

Dans la vie de tous les jours. Une personne obtient une pièce d’identité de la part de l’État. C’est l’autorité de certification.

Notre but est ici de créer un système qui est totalement décentralisé, il serait donc stupide de créer un protocole décentralisé et d’être obligé de passer par une autorité centralisée pour pouvoir l’utiliser.

Donc au lieu d’avoir un autorité centralisée qui identifie les gens. Nous allons ici utiliser la notion de toile de confiance (Web Of Trust) qui a été  inventée pour les besoins du logiciel de messagerie chiffré PGP qui ne voulait pas non plus recourir à des certificats issus d’autorité centralisées pour attester qu’une clé appartient bien à une personne.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Toile_de_confiance

On a ainsi un moyen décentralisé d’accorder de la confiance à des identités.

Chaque personne est associée à un niveau de confiance.

Chaque personne peut accorder une confiance totale ou partielle à des identités.

Le stock de certifications d’identité est limité.

La durée des certifications est limitée. (la confiance évolue dans le temps)

J’observe que l’on se retrouve dans un système quasiment similaire au SME. Au lieu d’avoir un stock de « monnaie », de potentiel d’achat. On se retrouve avec un stock de confiance.

L’idéal serait de pouvoir choisir de donner sa confiance en ajustant les paramètres: quantité et durée. Soit dans les extrêmes, une confiance totale, mais pas longtemps ou une confiance limitée, mais longtemps.

Ceci n’est pas simple à faire dans un système décentralisé, car pour protéger le système de comptabilité de flux, on crée une toile de confiance, et pour protéger la toile de confiance on crée quoi ? On ajoute une couche ?

Si chaque personne peut créer son propre logiciel pour utiliser le protocole, il faut se rendre compte qu’il y a des fonctions qui peuvent être implémentées différemment et même dans le but de tricher. (avoir un stock infini de confiance à donner….) Donc plus on ajoute de fonctions, plus la communauté doit donc vérifier des paramètres supplémentaires.

Une des difficultés à résoudre quand on identifie les gens, c’est la création de fausses identités qui vont être utilisées pour certifier d’autres fausses identités. On appelle ceci une attaque Sybil.

Il y a donc un risque d’avoir des gens malveillants qui se créent leur propre sous réseau d’identités malveillantes. Ainsi il est aussi important d’avoir une indication supplémentaire qui est la distance entre nous l’identité à vérifier.

Ainsi on peut voir si l’identité est bien intégrée dans la communauté ou si elle est sur un sous-réseau séparé, car artificiel, créé pour tricher.

On est là dans la théorie du monde petit. Testé dans les années 1960 par Stanley Milgram. À l’époque, chaque personne dans le monde était séparée de six degrés de séparation.

Cependant, de nos jours le réseau de Facebook permet de rétrécir encore plus le monde.

En 2011, la moyenne était à 4.7 degrés et en 2016 à 3.5 degrés.

toile de confiance amis_facebook_martouf_grandes_communautes

Pour voir le problème sous un autre angle, voici des infos sur la toile de confiance de duniter:
=> état des lieux en septembre 2017 de la toile de confiance de duniter.

Voici quelques plug-ins intéressants autour de la notion de toile de confiance, de création de clé PGP.

Vérification des transactions

Chaque transaction doit être vérifiée.

Elle augmente le solde d’un utilisateur et diminue le solde d’un autre.

Il faut donc que chacune des parties signe la transaction pour dire qu’elle est juste.

Que le solde de chaque côté est correct.

Cependant, ça ne suffit pas. Il faut d’autres vérificateurs. Car on peut très bien imaginer que 2 personnes s’accordent pour tricher.

Ainsi une autorité externe doit vérifier la transaction.

Dans un système décentralisé, on retombe sur le même problème d’autorité.

On a donc ici une autorité décentralisée. Il nous faut agir dans ce sens.

Le plus juste est de lancer un appel à la vérification à d’autres noeuds du système.

Les hébergeurs (qui sont toujours en ligne) peuvent faire les vérifications pour le compte de leurs hébergés. (ce qui force les hébergés à avoir confiance dans leur hébergeur et leur demander des comptes)

Il y là aussi une notion de tirage au sort à introduire pour éviter que seuls les complices des fraudeurs répondent.

Au bout d’un certain nombre de vérifications concordantes, on peut déclarer une transaction comme acceptée.

Dans le processus, on peut imaginer que dès qu’une personne veut faire une transaction, elle inscrit sa transaction dans sa base de données personnelle. Elle la signe, et signe aussi la seconde partie de la transaction (le double qui est inscrit dans la base de données de l’autre partie de la transaction).

(todo: ce qui pose la question de ce qu’est techniquement une transaction. Car une transaction est toujours un contrat entre 2 parties. Là on a un objet qui est dupliqué dans au moins 2 bases de données.)

Puis, la personne fait un appel public à validation de transaction.

Idéalement, le système fonctionne toujours de pair à pair. Ce sont toujours les individus qui doivent signer les transactions. Ce sont les individus qui ont des identités.

Cependant, un utilisateur va certainement toujours passer par son hébergeur de compte pour réaliser la procédure de validation. On peut se demander comment il fait ? Est-ce qu’il peut déléguer la validation à son hébergeur ? La rendre automatique ?

Je vois la chose un peu comme cela se pratique avec les commentaires qui arrivent sur un blog. Il y a quelques indications et la personne dit si elle valide où non.

Ça peut très vite devenir un problème de spam ! Et du coup, l’idée va devenir rapidement de faire confiance au code de l’hébergeur pour évaluer et valider automatiquement les transactions qui sont correctes.

Et voilà, encore une fois, il faut faire confiance à son hébergeur et au code installé ! Que faire si un hébergeur devient très gros (Par analogie on pense à gmail et hotmail qui hébergent beaucoup de mail !), il prend un poids énorme pour la validation.

Donc comme toujours dans tout système de confiance, on suppose que la majorité des gens veulent le bien du système !

(comme avec les 51% de la puissance de calcul de la preuve par le travail du bitcoin. Si 51% de la puissance de calcul est détenue par le même noeud…. ce dernier peut faire ce qu’il veut. Gash.io est arrivé à 43% de puissance de calcul avant que la communauté s’inquiète..)

C’est là qu’il faut un algorithme qui s’assure de la diversité des sources des validations.

Il faut éviter que tout vienne d’un seul hébergeur. (l’algorithme doit donc maintenir une liste des hébergeurs qu’il connait et s’assurer une moyenne par rapport à cette liste.)

On peut également imaginer des pénalités dans la confiance que peut accorder un hébergeur si il s’est avéré qu’il a massivement validé de fausses informations. Mais là c’est très difficile de déterminer ce qu’est « massivement » et ce qui est « faux ». Que faire quand il y a 2 avis différents ? Est-ce que la majorité à toujours raison ? Si un système est majoritairement corrompu, il va péjorer les gentils. Même si l’information est fausse !

Donc attention à ne jamais mettre en place de solutions qui peut se retourner contre soi-même !

(Ce que les partisans de la peine de mort devraient imaginer…)

L’algorithme précis de validation reste à être bien clarifié.

Vérifier qu’un compte agit dans le respect de son référentiel

Au-delà de la vérification des transactions, il faut aussi vérifier le cadre dans lequel elles se passent.

Si une transaction modifie le solde et qu’il faut vérifier le changement de solde.

Une transaction ne doit pas non plus se faire si la limite de consommation a crédit est atteinte.

Cependant la limite évolue en fonction de l’application du taux de retour à l’équilibre (TRE). Il faut donc vérifier que cette contraction du solde est appliquée comme elle se doit.

La meilleure manière que je vois pour vérifier l’application de la contraction est de réaliser une transaction spéciale qui change le solde. Comme l’objet transaction continent les paramètres du référentiel, est datée, et contient une relation d’ordre, on peut vérifier que la contraction est bien effectuée.

Cette vérification devrait être faite par chacune des parties qui veulent faire une transaction avec une autre.

Petit rappel sur le Taux de Retour à l’Equilibre

Une dette est annulée dans un temps donné qui est une fonction du taux de retour à l’équilibre. (TRE)

Comme pour la décharge du condensateur où l’on considère que le condensateur passe d’un état transitoire à un état stable en 5 constantes de temps RC, ici on considère que toute dette est annulée dans un temps de 5/TRE. Ceci dans l’unité choisie. (le mois par exemple)

(comme on a une exponentielle décroissante, le retour à l’origine est encore long. Mais on a avec 5/TRE 99.3% de la dette qui est annulée.)

Ex: un TRE de 1/100 par mois va nous donner: 5/ (1/100) = 5*100 = 500 mois. 41 ans et 8 mois.

(Ce qui donne étonnamment une valeur très très proche de la moitié de l’espérance de vie humaine en suisse !)

Donc en fonction des paramètres de base que sont le Taux de Retour à l’équilibre pour ce qui est lié au temps et le montant du revenu de base (l’avance de crédit récurrente) pour l’échelle on peut déterminer la limite de consommation à crédit autorisée.

la limite de consommation à crédit = revenu de base * 1/TRE + le revenu de base.

Comparaison entre deux référentiels

La grande difficulté à laquelle nous ne sommes pas habitués avec le SME, c’est le fait que chaque personne peut avoir les paramètres de son choix, et donc un référentiel totalement différent. (Même des paramètres qui correspondent à un système de monnaie prédatrice comme celle des banques commerciales qui configurent les paramètres pour transformer le revenu de base en intérêt pour banquiers…)

Ainsi c’est une des libertés garanties par le SME, c’est que chaque personne a le droit de choisir ses paramètres. C’est ainsi que le SME est un protocole de gestion, de comptabilité, et d’enregistrement des flux économiques et pas un logiciel, un code monétaire.

Petite clarification à propos des « monnaies libres » qui se basent sur la Théorie Relative de la Monnaie de Stéphane Laborde.

Ce dernier s’est inspiré du monde du logiciel libre qui définit des libertés fondamentales qu’un logiciel doit respecter pour être considéré comme logiciel libre. (le droit de connaitre le code source par exemple).

Il a transposé cette idée dans le monde de la monnaie. Il a défini un certain nombre de libertés monétaires et économiques fondamentales qui servent de critères pour savoir si une monnaie est libre ou non.

La liberté 0 est celle-ci:

0: L’individu est libre du choix de son système monétaire

Dans la pratique, avec la création de la monnaie Ğ1, on observe qu’une poignée de fondateurs ont choisi les paramètres du système. Puis il est impossible de les changer.

Ainsi face à la liberté 0. Oui, l’individu est libre de choisir son système monétaire… mais s’il ne choisit pas les paramètres il fait quoi ?

Et bien, il n’a d’autre choix que de créer sa propre monnaie à côté de l’autre. C’est la réponse officielle de ce groupe.

Mais si on pousse la réflexion un peu plus loin, ça veut dire que l’on peut créer un grand nombre de monnaies qui toutes ont leur dividende universel. Et ainsi je cumule les dividendes. Est-ce que c’est juste ? Est-ce que c’est ça qu’on veut ?

Ainsi il faut bien comprendre que les « monnaies dites libres » ne le sont pas forcément autant que ce qu’elles le prétendent. Ce sont surtout des codes monétaires. Certes, comme dans un logiciel libre, on a accès au code. On peut savoir comment ça marche. Contrairement à la monnaie des banques commerciales dont on ne sait pas grand-chose. Donc le code est une cuisine interne cachée. On ne connait que certaines obligations légales de publication de bilan. Mais entre deux bilans que s’est-il passé ?

Le SME est donc un protocole qui fait communiquer entre eux des codes monétaires. Ainsi je ne peux toucher qu’un seul revenu de base / dividende globalement. Car au moment de chaque transaction les deux parties vont comparer leurs référentiels pour s’ajuster et se mettre sur une même base de discussion.

Donc concrètement, c’est une règle de trois.

Le montant du revenu de base sert d’échelle.

Prenons l’exemple d’un référentiel.

À chaque période, une personne ayant atteint sa limite de consommation à crédit reçoit 100.

C’est le revenu de base de ce référentiel.

Si un prix est de 10.

Que vaut ce prix dans un référentiel où le revenu de base vaut 1000 ?

Dans le premier référentiel, le prix de 10 vaut 1/10 du revenu de base.

Donc dans le second référentiel, il doit aussi valoir 1/10 du revenu de base propre à ce référentiel, donc 1/10 * 1000 = 100.

On a ainsi une relation claire qui permet de comparer des prix. Mais il est vrai que c’est plus simple si chaque personne n’a pas son propre référentiel, mais plutôt si une communauté entière utilise le même référentiel. C’est quelque chose qui arrive naturellement.

D’une ville à l’autre, les prix de l’immobilier ne sont pas les mêmes. Et ainsi le coût de la vie non plus, et donc le revenu de base non plus.

Mais actuellement cette base est plus ou moins cachée. Là on l’explicite.

J’ai observé personnellement quelques différences de prix entre Genève, (la ville la plus chère du monde !) et Neuchâtel.

Un pain au chocolat à la gare de Genève s’achète à CHF 3.20 et à la Migros à Neuchâtel CHF 1.40.

Les salaires sont différents, les coûts de la vie aussi.

Croyances occidentales selon Christophe Allain

Voici ma retranscription (avec mes mots et ma compréhension) de cette vidéo de Christophe Allain où il nous parle des croyances qui structurent la culture occidentale.

Il y a des anciennes croyances qui ont été certainement utiles à un moment, mais qui sont totalement dépassées et dont il faut se débarrasser pour fonctionner en accord avec les nouveaux schémas et structures de notre temps.

Notamment, c’est en travaillant sur « le bas », sur la jouissance de la vie, sur l’incarnation de qui nous sommes que l’on peut fonctionner correctement pour notre époque.

L’occidental a un flux de haut vers le bas et l’oriental du bas vers le haut

  • Les occidentaux et les orientaux ne sont pas fait pareils.
  • un occidental a toujours envie de chercher les solutions en dehors de lui
  • le souci c’est qu’il en trouvera pas ! Car les autres sont fait autrement !
  • un indien a un flux de vie très puissant. (flux de bas en haut)
  • l’occidental tient à peine 3h sur un pied à Kohlanta
  • un indien peut tenir 20 ans sur un pied.
  • L’occidental a un flux de haut en bas.
  • accès à la vérité, à l’information est facile pour lui.
  • il peut facilement être dans l’abstrait…. mais difficilement dans l’action et la jouissance de la vie.

L’humain est fait pour unifier le haut et le bas, la vérité et la jouissance

  • L’humain est fait pour se tenir entre la terre et le ciel, entre le bas et le haut, entre la jouissance de la vie et la vérité, l’information. (connaissance, abstraction, théorie)
  • L’occidental qui veut travailler sur lui même doit travailler le bas, la notion de jouissance de la vie.
  • Un occidental qui veux explorer le haut (perception subtiles), doit être bien ancré dans le bas. Sinon il risque de se perdre et de tout mélanger.
  • C’est un plan symbolique qui sous-tend le monde matériel.

Pour évoluer l’occidental doit travailler sa jouissance de la vie

  • Le bas c’est l’ici et maintenant, dans cette histoire et cette problématique que l’on doit résoudre.
  • jouir de la vie, de la matière
  • être vraiment soi-même. (être affirmé dans qui on est.)
  • ce qui va stabiliser les gens, c’est son propre ego.
  • Un occidental qui veut travailler sur lui-même va dont devoir travailler sur la jouissance. Cependant, attention, ceci n’est jamais expliqué dans aucune tradition ésotérique ! Ceci pour plusieurs raisons:
  • travailler le bas, la jouissance, c’est travailler le pouvoir magnétique. dans le monde judéo-chrétien, c’est l’autre petit nom du diable !! (donc on aime pas ça !!)
  • le bas c’est le pouvoir, le pouvoir de survie primitif. L’instinct animal. C’est la capacité de créer des situations et de les attirer à soi pour les vivre. Donc une personne qui gère correctement le bas devient charismatique. Elle sait créer ce qu’elle veut, l’attirer à soi et repousser ce qui ne l’intéresse pas.
  • En bref, une personne qui gère le bas est maître de sa vie, a le pouvoir sur sa vie. et ça c’est pas ce qui arrangent le fonctionnement d’une société pyramidale.

Jouir de sa vie, c’est maitriser sa vie, c’est incompatible avec le vieux schéma de société pyramidale

  • système pyramidal = C’est sur l’obscurité des autres que l’on va bâtir la lumière
  • le Mt-Saint-Michel est un bon exemple en énergétique, des prisons glauques en bas et une flèche de lumière au dessus.
  • Actuellement nous ne sommes plus dans un système pyramidal. Mais dans un système en réseau.
  • Ça ne marche plus d’exister en écrasant les autres.
  • Actuellement on a besoin d’évacuer tout ce qui est pyramidal.

Se débarrasser des vieilles croyances obsolètes

  • L’occidental qui veut travailler sur lui doit donc se débarrasser de tonnes de vieilles croyances psychotiques qui ont créé les structures de notre société actuelle mais qui sont obsolètes.
  • une de ces structures obsolète est par exemple, le fait que notre société est paternaliste et misogyne. le pouvoir féminin n’est pas reconnu.
  • On impose à tous les hommes de réussir, et aux femmes de ne rien faire. lourd pour tous.
  • un système paternaliste est construit sur la base de se tenir à des règles, à des dogmes plutôt que d’accepter la réalité. La réalité c’est le côté jouissance, maman, bas.
  • Les dogmes paternalistes viennent d’une époque, à un moment donné. Et ne sont plus valables ailleurs dans le temps et l’espace.
  • la croyance psychotique que le ciel et la terre se battent en duel.
  • Dieu le père en haut et la pacha mama en bas, la terre nourricière.
  • La version psychotique séparée, c’est de devoir choisir soit d’être dans le haut, le spirituel, mais sans jouissance, soit d’être dans le bas, dans la matière, mais sans avoir aucun sens à cela. C’est le matérialisme pur.
  • Ce que l’humain doit faire pour réaliser son alchimie, c’est unir le haut et le bas. Donc jouir de ce que l’on est, et que ça ait un sens pour nous.
  • Croire que le ciel et la terre se battent en duel, c’est ce qui a créé toute les religions et les voies ésotérique.
  • Encore une croyance psychotique: croire que l’humain est un être intrinsèquement mauvais.
  • Donc avoir aucune confiance en soi et en l’humain et même nier ses désirs et émotions et devenir un robot.
  • C’est l’écologie, c’est la logique de l’arche de Noé l’humain est mauvais pour son environnement et il faut donc l’anéantir pour que l’environnement aille bien.
  • L’écologie c’est donc pas nouveau, on bégaye la même chose depuis Noé….
  • Autre croyance psychotique c’est croire que sa descendance est mauvaise.
  • C’est le mythe de la chute. On part de l’humain parfait et tout évolution est une dégénérescence. En bref, c’est traiter ses enfants comme de la merde.
  • C’est ce qui fait que notre société attend que les enfants ramassent la merde tout le temps. (me fait penser au système du crédit bancaire… obtenir du financement direct qui sera payé le double par la génération suivante !)

Devenir soi même, trouver sa vérité et l’incarner

  • Un enfant dès qu’il sort du berceau il va commencer à découvrir son monde et il va tout casser. Ce n’est que plus tard qu’il est capable de créer.
  • Un bébé, la première année, il est tourné vers maman, vers l’intérieur. Il est au sein.
  • La deuxième année il est tournée vers papa. Vers l’extérieur, il apprend à marcher, à parler, le mouvement, la neurologie.
  • La troisième année, l’enfant commence à devenir lui même. Il développe sa personnalité.
  • Notre humanité, a été sur dieu la mère, sur dieu le père et on est en train de passer au soi (l’expression de notre centre). Mais encore emmêlé avec dieu le père. Donc avec des dieux et des autorités.
  • Il est temps de devenir soi même. C’est ça le programme.
  • 15min
  • Dieu l’univers c’est une notion plus évoluée que dieu le père.
  • Attention en rejetant dieu le père, de ne pas retourner en arrière et de revenir à dieu la mère. Ça c’est fini. C’était des logiques pré-historiques. Il ne sert à rien de retourner à poil dans la forêt. Il faut passer à autre chose, on est sur le soi.
  • Il faut unir le haut et le bas, notre vérité et notre jouissance. Notre pouvoir spirituel et notre pouvoir matériel. Donc incarner qui l’on est. Démontrer qui l’on est. Jouir de ce que l’on est. Sinon ça ne marche pas.
  • Les types déconnectés qui parlent de trucs mais qui ne sont pas capables d’en faire l’expérience ça ne marche pas.
  • On ne peut pas avoir que du pouvoir spirituel et pas matériel ou matériel mais pas spirituel.
  • C’est une des causes d’échec courante du développement personnel chez certains occidentaux qui pense qu’en faisant une techniques qui les emmerdes ça va donner un résultat. Ceci en référence aux interdit des grandes religions qui interdisent la jouissance.
  • ça donne des gens qui méditent pendant 30 ans pour obtenir un résultat et ça ne marche pas car c’est déconnecté de la jouissance. Il le font pour obtenir un résultat.
  • un occidental doit dans tous les cas jouir de ce qu’il fait. Sinon ça ne fait pas de l’alchimie.
  • 90% des gens qui ont des résultats en ont car ils jouissent de ce qu’ils font.
  • (Christophe dit que pour lui la méditation c’est de la jouissance, qu’il est bien ainsi et donc que pour lui ça marche.)
  • Accepter que nos enfants sont mieux que nous ! Mais on doit les éduquer.
  • Chaque génération éduque la suivante. on ne peut pas faire sang-blanc d’être ça génération, ça marche pas, et on ne peut pas les transformer en notre génération. ça ne marche pas non plus.
  • Dans les systèmes anciens, il y a la magie du sang que l’on retrouve dans les religions:
  • buvez mon sang…. sainte cène.
  • les sacrifices humains, enfant, animaux.. mouton, halal…
  • C’est de l’ancienne magie du sang qui a un sens…. mais qu’on a oublié.
  • C’est la logique de la génétique, la logique des mariages, des liens du sang la logique de dynastie.
  • Le fils est le clone du père… et si il ne le devient pas… c’est toutes les grandes histoires tribales anciennes. (psychoses)

Nouveaux schémas reçu durant ce dernier cycle de 2000 ans

  • Lors de l’accélération spirituelle de ces 2000 dernières années, on a reçu la croyance et l’intégration de l’unité. ça a donné… le monothéisme.
  • ça donne aussi l’unité mondiale, la mondialisation. (on est tous dans la même barque)
  • Ce n’est pas une mauvaise chose en soi. Mais il y a des effets secondaires.
  • Dans chaque changement, il y a une expression émotionnelle de résistance. ici, c’est la croyance en la victimisation.
  • Donc l’unité c’est bien, mais ça a parfois été mal compris comme étant l’uniformisation.
  • Toutes les cellules font partie d’un même corps ≠ un seul type de cellule dans le corps (donc éliminer les autres)
  • Lors de l’accélération spirituelle de ces 2000 dernières années on a aussi reçu la notion de pardon. passer à autre chose.
  • Réaction émotionnelle opposée la culpabilité, l’agressivité. (je ne pardonne pas, je m’accroche au truc et je deviens agressif sur ma propre culpabilité)
  • j’agresse les autres sur les choses pour lesquelles je me sens coupable !
  • 3ème don: l’intimité, l’expression de soi au niveau spirituel qui exprime le soi dans le groupe. L’énergie de réseaux.
  • réaction inverse: le puritanisme et l’agressivité.
  • C’est nier l’humain, le cacher et donc nier la différence entre les gens.
  • Donc le boulot actuel c’est de se débarrasser de victimisation, culpabilité et puritanisme.
  • Pour sortir d’un problème, il faut l’exprimer donc c’est pour ça que ça chauffe sur Daesh.. un chef de guerre d’il y a 4000 ans…. puritain, paternaliste, misogyne…. et ça résonne en occident qui fait pareil !
  • un joli miroir grossissant pour nous aider à faire le ménage chez nous.

Comment procéder ?

  • Aucun individu tout seul ne va sauver le monde. C’est l’humanité dans son ensemble qui gère tout ça nous pouvons juste choisir que rôle nous voulons jouer dans tout ça.
  • Quand on veut travailler sur le bas, il faut aller voir ce qui est caché dans l’inconscient de la personne.
  • forcément on peut pas le faire facilement tout seul !
  • ou alors le faire en résonance avec le monde et donc avoir des perceptions subtiles.
  • Pour évoluer il n’y a que 3 manières:
    • expérience à vivre
    • maladie
    • subtile (on peut bouger dans le subtile….. mais pas tout.)

Réflexions personnelles

Je remarque que mes passions du moment sont tout ce qui touche à la monnaie, et tout ce qui touche à l’organisation des groupes.

Ainsi je remarque que ça s’inscrit tout à fait dans l’évolution décrite par Christophe Allain dans cette vidéo.

Quand je m’intéresse à la monnaie, c’est pour démonter le système pyramidal en place…  et pour proposer des alternatives pour reconstruire un système économique en réseau, tel que le Système Monétaire Equilibré.

Et de même, quand je m’intéresse aux manières d’organiser un groupe, je m’intéresse aux nouvelles manières de faire, notamment ce que Frédéric Laloux appelle des organisations Opale.

Ce sont des organisations qui sont loin du modèle pyramidal où il faut écraser l’autre pour exister. Le rôle d’une organisation opale est de fournir la sécurité aux gens pour devenir eux-mêmes. Pour laisser les gens développer le potentiel de ce qu’ils sont appelé à devenir. Ce qui rejoint tout à fait le principe de trouver sa vérité, le sens à sa vie, ce que l’on aime faire et l’incarner dans le monde.

C’est certainement aussi pour aider les gens à devenir ce qu’ils sont et l’incarner dans le monde que ces dernières années j’ai passé beaucoup de temps à faire découvrir le Revenu de Base Inconditionnel. C’est une manière de fournir à chaque personne la liberté d’avoir les moyens de devenir elle même.

Ainsi, voilà, moi aussi, en écrivant des articles sur ce blog, je deviens et j’incarne ce que je me sens appelé à devenir, soit un cartographe de l’imaginaire. Une personne qui explore les alternatives au monde actuel et qui ramène la carte pour aider les nouveaux bâtisseurs du monde de demain.

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