Visualisation du graphe de mes amis facebook

Depuis longtemps déjà, je suis fasciné par l’étude de mon réseau d’amis. Qui connait qui…, comment, combien j’ai d’amis ?, etc…
En 2006, j’avais tenté de définir ce qu’est un « ami », une connaissance, un contact…

Puis, en 2007, je suis arrivé sur facebook. Là mon réseau social est devenu beaucoup plus visuel. J’ai eu la possiblité de voir les amis en commun que j’ai avec d’autres personnes.

Dernièrement j’ai encore franchi une étape supplémentaire dans la visualisation et la compréhension de mon réseau d’amis.

Voici le graphe de mon réseau d’amis facebook.

Déjà, je remarque qu’il est assez homogène. Il y a quelques électrons libres autour de la masse de mes amis. Mais sinon il y a une continuité.

Il faut que j’explique un peu ce que représente ce graphe. Tout d’abord, ce qui est assez évident, c’est que chaque cercle représente une personne. Puis chaque personne a des liens avec les gens avec qui elle est amie.

Plus le cercle est grand, plus la personne a de connexions, donc d’amis. Je vois ainsi que les personnes qui ont des grands cercles sont les personnes avec qui j’ai le plus d’amis en commun.

Chaque réseau est souvent composé de sous réseaux qui sont des communautés. Ici, j’ai voulu voir comment mon réseau d’amis se catégorise en grandes communautés d’amis.

Je dois dire que le résultat saute aux yeux !

En rouge, c’est la communauté de mes amis d’enfance et locaux, des gens avec qui j’étais à l’école primaire et des gens de la commune dans laquelle j’ai habité pendant plus de 30 ans: Boudry. C’est potentiellement les gens avec qui je fais la fête à la Boudrysia. La fête villageoise pendant laquelle je retrouve tout ces gens que je ne croise pas forcément à d’autres moments.

En bleu, c’est la communauté de mes amis scouts !

En vert, c’est la communauté de mes amis avec qui je refais le monde: mes amis politicien(ne)s

En violet, en haut, c’est la communauté de mes amis d’études. Plus j’ai avancé dans mes études, plus je me suis éloigné de mon lieu d’enfance et ainsi on voit que dans mes amis d’étude il y a ceux qui sont en lien avec les « rouges » mes amis d’enfance. Ils viennent de la même région. Mais il y a aussi un groupe totalement déconnecté, seul nos études forment un lien entre nous.

Il y a encore une communauté très discrète, par ce que peu nombreuse. Elle se situe en bas de la communauté verte. Il y a quelques points rouge. Il s’agit de la communauté de mes amis d’armée.

amis facebook Martouf grandes communautés.png

Voilà. Vous croyez avoir tout compris à mes amis ?

… et bien accrochez-vous, c’est beaucoup plus compliqué que ça !

Voici le même graphe, mais découpé en plus petites communautés:

amis facebook martouf micro communautés.png

Aaarg… c’est tout différent !

Non, il y a quand même des invariants. Il y a toujours les mêmes électrons libres et les communautés qui sont très homogènes et déconnectées des autres. Ainsi, rien n’a changé pour mes amis d’étude ou mes amis d’armée.

En revanche les communautés de mes amis scouts et de mes amis boudrysans ne sont plus si claires. En fait il se trouve que ces communautés sont complètement entremêlées.

Dans mes amis d’enfances, j’ai beaucoup de scouts ! … et dans mes amis Boudrysans, j’ai également beaucoup de gens avec qui j’ai fait de la politique locale !

Puis dans mes amis scouts, il y a étonnament plusieurs groupes d’âges qui se connaissent bien entre eux, et moi je fais souvent le lien entre ces tranches d’âge. Mais aussi entre différentes régions géographiques.

Il y a aussi des cours de formation différents (voilà), qui créent des liens plus fort entre certains groupes. (assez lié aux tranches d’âge)
Ainsi, j’observe que le maillage du réseau de la communauté scoute est plus fort que celui des autres communautés. Chaque personne a, en moyenne, plus de connexion avec d’autres personnes que dans d’autres communautés.

Tous les scouts se connaissent bien entre-eux et de diverses manières. Voilà enfin un moyen clair et scientifique d’expliquer cette impression que tous les scouts ont, de faire partie d’une communauté plus soudée que dans d’autres millieux.

Puis j’observe une communauté assez inattendue pour moi. En vert clair, entre ma communauté géographique d’origine et les politiciens. C’est une communauté que j’appelle de personnalités locales.

Ce sont des gens qui sont des petites star locales. Des gens qui ont beaucoup d’amis (en tout cas sur facebook), j’y retrouve des artistes, musiciens et auteurs locaux, des tenanciers de bars bien connus, des organisateurs de festivals et de fêtes populaires, des journalistes… (quand ils ne se cachent pas dans la communauté des politiciens !)

J’observe que la communauté des politicien(ne)s neuchâteloi(e)s (en violet) est très homogène. Peu importe les partis !

J’ai des gens de tout l’échiquier politique dans mes amis facebook, et ils sont quand même tous reliés entre eux. Les frontières entre les partis ne sont pas si claires. Donc ça confirme bien l’existence d’une classe politique !

De même que les journalistes sont souvent bien mélangés à la classe politique. Il existe d’ailleurs une blague de politicien qui dit que les journalistes sont des politiciens refoulés !

Je vois ici des journalistes qui sont clairement bien mélangés dans la communauté politicienne, de la même couleur. Alors que d’autres journalistes sont dans la couleur verte des « star locales », mais également perdus au milieu de la classe politique ! (en tout cas on les repères bien !)

Dans l’homogénéité, j’observe quand même que les individus des partis d’extrême gauche sont à la limite d’être intégré dans la classe politique, ils se séparent parfois entre la communauté politique en violet et la communauté alternative en orange. (anarchistes, squatteurs, gratiferia, etc..)

Puis, à gauche de la classe politique neuchâteloise, il y a une communauté bleue. Ce sont des gens de la communauté politique suisse romande. Puis de la même couleur, il y a mes amis militants pour un Revenu de Base Inconditionnel qui sont souvent (pas toujours) intégrés dans la communauté des politiques de Suisse romande.

Voilà, on a fait le tour des principales communautés de gens avec lequelles je suis en contact.

Limitation de cette visualisation

Une limitation que j’observe, c’est que ce graphe montre les communautés. Mais ne montre pas les communautés avec lesquelles je suis le plus actifs. Le graphe ne montre qu’un lien, même s’il est mort. J’ai des amis d’enfance avec qui je ne discute jamais, des politiciens qui sont amis avec tout le monde juste par ce qu’ils en avaient besoin pour une élection, mais qui ont maintenant un compte à l’abandon !

D’après Olivier Glassey, sociologue spécialiste des médias sociaux avec qui j’avais participé à un café scientifique à l’Uni de Neuchâtel en 2012, la plupart des gens ne communiquent pas avec plus de 5 à 15 personnes sur les réseaux sociaux.

Ainsi, ça explique le succès d’application comme WhatsApp qui permettent de créer des groupes de discussions, sans avoir à créer tout le reste du décorum de facebook qui doit montrer que l’on est l’élite de la nation. (facebook provient quand même de l’uni de Harvard…)

La discussion en groupe est l’outil communautaire qui monte. Désolé.. facebook c’est has been

Donc pour plus tard, il serait intéressant que je refasse un graphe qui met en évidence l’interaction que j’ai avec mes amis facebook. Ce qui permettrait de montrer avec qui j’ai le plus d’échanges. Qui sont mes meilleurs amis !

… mais en fait, je crois que tout ça je le sais déjà ! 😛

Comment réaliser un tel graphe de ses amis facebook ?

Si vous avez aussi envie de vous lancer dans l’exercice, ce n’est pas très compliqué.

C’est ici qu’il faut que je remercie Martin Grandjean de m’avoir fait connaitre l’outil Gephi et son utilisation dans un beau tutoriel.

Pour réaliser un graphe semblable à celui que je présente ci-dessus, il sufit de réaliser le tutoriel de Martin Grandjean avec les données de ses propres amis facebook que l’on peut récupérer grâce à l’application facebook: Netvizz.

Amusez-vous bien et dites m’en des nouvelles. Que l’on compare la structure de nos réseaux d’amis.

Artisanat industriel

Sans que l’on s’en rende encore vraiment compte, le monde de la fabrication d’objets change. Les pièces du puzzle d’un artisanat industriel se mettent en place.

Mais déjà, avant d’aller dans le futur, comment est-ce que l’on fabrique des objets maintenant ?

Pour bien comprendre, faisons un petit retour historique.

Nous voici dans un passé lointain, ou les humains grâce à leurs mains munies d’un pouce opposable se mettent à utiliser des objets. Tout d’abord il s’agit d’objets ramassés. Trouvés en l’état. Puis ils commencent à être façonnés. C’est le début de l’artisanat.

Un artisan réalise un objet du début à la fin, et il réalise ce travail chez lui.

Puis arrive la révolution industrielle. Pour des raisons d’efficacité, on invente la division du travail, la spécialisation et ceci débarque sur le travail à la chaine. Comme on ne peut pas faire une chaine qui traverse toute une ville. On invente l’usine !
(quoique, comme l’a relevé Marx, La Chaux-de-Fonds montre le contraire. La ville entière est une usine d’horlogerie!)

usine val de travers.jpg

Ce modèle industriel est tellement efficace que petit à petit, il remplace quasi complètement l’artisanat.

Au passage, ce modèle industriel induit de profonds changement sociaux. Il crée des classes. Des ouvriers, des cadres et des patrons.

C’est la glorieuse époque de la lutte des classes.

Karl_Marx.jpgEt l’on arrive à Karl Marx que tout le monde connait et associe au communisme. Mais qu’a vraiment dit Marx ?

En très bref, il a écrit (mais ne l’a pas terminé) un bouquin qui s’appel le Capital. Dans lequel il explique le fonctionnement de l’économie capitaliste issue de la révolution industrielle:

  • pour produire, il faut des moyens de production
  • des moyens des productions (une usine) c’est très cher. Il faut donc du capital
  • => seuls les riches peuvent être propriétaires des moyens de production
  • les autres, les prolétaires sont condamnés à travailler dans les usines pour produire en échange d’un salaire
  • quand l’usine a été rentabilisée. Le bénéfice de la production va uniquement dans les poches du patron. Il devient donc un esclavagiste !
  • => c’est ce dernier point qui va lancer l’idée du communisme: la propriété des moyens de production aux ouvriers !

Et voilà que de simples divergences d’opinions sur la manière d’organiser une production industrielle d’objets va modeler toute la politique du 20ème siècle !

La querelle ne remet même pas en cause le mode de production, juste son organisation.

Ceci montre bien à quel point la production d’objets est capable de changer le monde !

Quelle influence aura sur le monde le changement que je vais te décrire dans quelques instants ? Ce n’est pas un simple changement d’organisation de la production. C’est un véritable changement du mode de production. Comme l’a été le passage de l’artisanat à l’industrie.

J’ai dit ci-dessus que les techniques de production d’objets influencent terriblement le monde. Mais il y a des techniques qui influencent encore plus le monde. Il s’agit des techniques de l’information:

  • l’invention de l’écriture à engendré le droit, l’Etat.
  • l’invention de l’imprimerie a engendré la réforme. La démocratisation des Bibles a libéré la société de l’emprise de l’église
  • l’invention du web est toujours en train de transformer notre monde pour engendrer quoi ? … c’est encore flou. Mais il est indéniable que l’accès a l’information est totalement différent de ce qu’il était avant.

=> ajout en mai 2018: On commence à voir les pouvoirs que remet en cause l’arrivée du web….. journalistes, politique, monnaie, écoles, etc..

la bible.jpg

Tous les domaines d’activités lié à l’information ont complètement été chamboulé. La presse, les télécom, la diffusion de musique, de film, de livre, etc…

Convergence entre le monde de l’information et le monde de la production d’objets

Cette vague de chamboulement que le monde de l’information a vécu ces 20 dernières années arrive dans le monde physique, dans le monde des objets.

Voilà la grande révolution que j’appelle l’artisanat industriel.

Pour découvrir ce qui nous attend dans le monde de la production d’objets, il suffit d’y appliquer les recettes qui sont utilisées dans le monde de la production d’objets dématérialisés, d’objets du monde de l’information.

On bref, nous allons vers..

  • la personnalisation des objets
  • le financement par les foules
  • les communautés de co-créateurs à la place des entreprises.

Les 3 goulets d’étrangelement des biens physiques

Observons les conditions que doit remplir un objet pour exister dans une société industrielle.

vitrine boutique habit mode fashion.jpg

Pour exister, un objet doit être….

  • assez demandé pour être fabriqué
  • assez demandé pour être en magasin
  • assez demandé pour que sa promotion soit assurée. (savoir où le trouver et qu’il existe.. pub, vitrine…)

Le web a déjà permi de faire sauter 2 de ces goulets avec des sites comme Groupon, qui permettent de se mettre ensemble pour acheter un produit avec un fort rabbais. Donc la promotion est assurée et la demande en magasin est assurée.

=> Il ne reste que le goulet de fabrication à faire sauter. C’est ce qui est en train d’arriver.

Ceci grâce à de nouveaux outils de productions.

Imprimante 3D et découpeuse laser

Ce qui révolutionne le monde des objets est le fait que pour une somme accessible aux particuliers, il est possible d’acheter une usine à tout faire !

C’est ici que l’on parle de l’imprimante 3D. A notre époque, quasi tout le monde a chez soi une imprimante qui permet de déposer sur papier du texte et des images. L’imprimante 3D, comme son nom l’indique, ajoute une troisième dimmension. Elle est capable d’imprimer des objets à partir d’un modèle 3D.imprimante 3d fablab neuchâtel.jpg

Il existe de nombreuses variantes d’imprimantes 3D capables d’imprimer des objets de toutes tailles, de quelques micron à la taille du fuselage d’un avion. Si la plupart des imprimantes 3D fabriquent des objets en plastique, certaines impriment des matières aussi diverses et variées que le chocolat ou des cellules souches !

Voici de quoi imaginer ce à quoi ressemblera notre futur. Nous mangerons des steaks imprimés chez nous avec des protéines d’insecte élevé à la maison. Les plus grands « food designer » concevrons les plats les plus rafinés que vous pourrez télécharger.

Un problème de rein… allons en imprimer un nouveau et changeons-le. C’est n’est pas tellement de la science fiction, il existe déjà une homme qui vit avec une vessie imprimée !

La technique de l’impression 3D est dans ce domaine un concurrent direct de la biologie de synthèse dont j’ai déjà parlé il y a un peu plus d’une année dans un article. On est dans la même logique: créer un objet physique à l’aide d’une description numérique.

Hormis l’imprimante 3D, il y a un autre outil qui a beaucoup de succès. On en parle moins car c’est moins impressionnant. Mais c’est très utile. Il s’agit de la découpeuse laser. Là on reste dans la 2d. Mais On trouve des découpeuse laser qui coupent tout, du papier au métal.

Bon, les matériaux les plus populaires sont plutôt le bois et le plexiglas.

découpeuse laser fablab neuchâtel.jpg

Les Fab-labs

Bien que le coût de ces usines à domicile soit abordable, c’est encore cher. Heureusement, il exise le principe des Fab-lab. Ce sont des laboratoires de fabrication qui sont ouverts au public. N’importe qui peut y venir utiliser les machines !

Bien que le concept se répend un peu partout. Il n’y a pas de fab-lab à chaque coin de rue. Cependant, j’ai eu la chance de découvrir qu’il y en a un à 5 minutes à pied de mon bureau !

fab-lab neuchâtel.jpg

Le Fab-lab de Neuchâtel: fablab-neuch.ch est situé en face de la gare. De manière générale, le mecredi matin les machines sont en accès libre. Le mercredi après-midi. Pour une modique sommes CHF 70.- il est possible de réserver les machines.

Je sens que mon imagination bouillonnante va pouvoir bientôt matérialiser des objets !

L’usine au bout du clic

Si l’on est un « nerd » enfermé chez soi et que l’on a pas envie de participer à l’ambiance collaborative d’un Fab-lab, il est toujours possible de ne pas mettre les mains dans la camboui (bien que le camboui est rare) et de rester uniquement dans la conception numérique et de confier la réalisation physique à des usines en ligne.

En effet, il y a des entreprises qui se sont montées autour du principe de la réalisation d’objet à la demande avec des imprimantes 3D.

  • ponoko.com est une usine au bout du clic. A l’image des photos que l’on fait imprimer dans un labo. Ponoko imprime en 3D (ou découpe) et vous envoie les objets que vous avez conçus et dont vous avez envoyé les fichiers.
  • shapeways.com est un concurrent de ponoko. On peut aussi se créer sa boutique avec les objets que l’on crée et met en vente à la demande. (Tout comme je le fais avec ma boutique de t-shirts: http://girafe.spreadshirt.net )

Pour les gens qui n’y connaissent rien à la conception d’objets il existe même un service pour les gens qui n’ont que des idées !

  • quirky.com est une manière pour les inventeurs de voir leur invention réalisées sans avoir à ne rien faire d’autre que d’avoir une idée.

girafe-t-shirt-fille.pngQuirky fonctionne ainsi:

  • un inventeur a une idée…
  • il la soumet à la communauté
  • si l’idée est populaire
  • elle est conçue dans les détails par l’équipe de quirky
  • elle est commandée à la fabrication à une usine
  • l’inventeur reçoit une part des bénéfices de son idée

La personnalisation

La grande nouveauté de cet artisanat industriel et ce pourquoi je l’appelle ainsi, c’est la personnalisation.

  • dans l’artisanat, chaque objet est unique. C’est le produit du savoir faire d’un artisan.
  • dans le monde industriel, les objets sont fabriqués en grand nombre.

coque iPhone imprimante 3d fablab neuchâtel.jpgL’artisanat industriel mélange ces deux mondes. Il possible de faire chez soi, des objets personnalisés, comme du temps de l’artisanat. Mais c’est une réalisation faite par une machine, donc plutôt industrielle.

Si, comme dit plus haut on transpose ce qui est arrivé au monde de l’information dans le monde physique. La personnalisation va de soi.

Petit exemple, sur facebook, chacun a un flux d’information personnalisé !

Cette réflexion sur l’avenir de la fabrication d’objets est inspirée par la lecture du livre Makers, la nouvelle révolution industrielle écrit par Chris Andersen.

livre makers chris andersen.jpgPour en savoir plus, voici le site web du livre: http://www.makers-revolution.com ainsi que mes notes à propos de ce livre.

Chris Andersen est déjà l’auteur du livre: La longue traine. Dans lequel il explique que grace aux boutique web, il est possible de faire tourner une boutique sans vendre des produits de masse. Mais en vendant des produits de niche.

Le principe de la longue traine s’explique bien avec une librairie. Une petite librairie dispose d’une place de vente et de stockage limitée.

Donc elle ne va vendre que des « best-seller » des livres qui se vendent bien. Elle ne va pas s’encombrer de livres dont on ne vend qu’un seul exemplaire par année.

Une librairie comme Amazon a une place de stockage qui ne coûte pas cher et un magasin virtuel infini. Donc elle se permet de vendre des livres qui ne sont vendus qu’une fois par an. Et finalement le potentiel de vente de livres différents mais rarement vendu est autant voir plus grand que de vendre beaucoup d’exemplaires d’un nombre restreint de livre.

amazon.jpg

  • Ancien modèle: beaucoup d’exemplaires de peu de livres.
  • modèle longue traine: peu d’exemplaires de beaucoup de livres différents.

Chris Andersen nous annonce que ce principe arrive dans le monde industriel grâce aux imprimante 3D et découpeuses laser qui permettent de fabriquer des petites séries d’objets pour pas cher.

C’est ainsi que fonctionne les usines au bout du clic ponoko.com et shapeways.com.

Le financement par les foules

On a vu que l’ère industrielle a favorisé les riches. Des gens capables d’acheter des moyens de production.

Si l’on a pas la chance d’être riche mais que l’on veut quand même se lancer dans l’industrie, le système capitaliste à développé plusieurs mécanismes:

  • le crédit
  • le capital risque du type start-up
  • la bourse

Ces systèmes sont effectivement utilisables, mais il ne sont pas accessible à tous et ont certains désavantages.

Le crédit est un moyen de concentrer à un moment donné un capital et d’étaler le payement sur du long terme. Mais il est lié à des intérêts. Du coup, sur le long terme on va dépenser 3 fois plus d’argent, et il y a un sérieux risque de ne pas pouvoir rembourser si l’on se plante.

crédit bancaire.jpg

Si l’on est une start-up qui a l’air intéressante, il y a peut être un gentil investisseur qui va vous donner de l’argent pour démarrer en espérant un jour en gagner avec ce que vous aller réaliser. Mais en échange, il va demander une partie de votre entreprise et surtout des revenus de celle-ci !

La bourse utilise le même principe, mais au lieu d’avoir un seul investisseur, on découpe le capital de l’entreprise en de nombreuses parts que l’on vend à de nombreux investisseurs !

(Avec en plus la possibilité de spéculer sur la valeur des parts d’entreprise! … donc faire de l’argent en étant totalement déconnecté du monde industriel.)

2010_05_28_22_50_cotation_bourse_aapl_2004-2010.png

On voit que le nombre de riche étant limité, ces outils se sont répandus très vite et finalement de nos jours 97% des flux monétaires sont financiers et plus industriels !

La révolution industrielle a conduit à l‘invention du monde banquaire et financier. La prochaine révolution industrielle va probablement chambouler ce monde de la finance.

Bref, avec ces mécanismes on perd toujours quelque chose et on est pas certain que l’idée marche vraiment.

Comment faire pour éviter ces mécanismes ?

Pour trouver la solution, observons la solution qu’ont trouvé des agriculteurs pour vendre leur production. L’agriculture contractuelle.

La production de nourriture est achetée à l’avance par les consommateurs. Ils achètent un panier. L’agriculteur ne produit pas s’il n’est pas certain d’avoir sa production écoulée.

Dans le domaine des biens d’information (toujours notre modèle à transposer sur le monde physique), on trouve des sites web qui permettent de réaliser une opération similaire à l’agriculture contractuelle. On a appelle ceci le financement communautaire (crowdfunding)

Si je veux réaliser un film. Je présente mon projet sur le site http://www.kickstarter.com . J’indique le montant qu’il me faut pour réaliser le film. Le site m’impose un délai durant lequel trouver des gens qui font des promesses de dons pour financer mon film. Si j’arrive à la somme voulue dans les délais. Les gens doivent payer et le projet démarre. En revanche, si la somme n’est pas atteinte, c’est probablement que le projet n’est pas bon et qu’il faut le revoir.

monnaie.jpg

On observe de plus en plus que cet outil est détourné pour financer non pas des biens d’information avec des dons. Mais des objets physiques.

pocket-spacekraft.jpgUn exemple étonnant. Tu veux acheter une sonde spatiale pour aller explorer la lune ? … C’est par ici….

Le site de financement communautaire permet de faire une étude de marché pour voir si le produit aura du succès, ainsi que de prendre des pré-commande.

Ainsi, on limite les risques de se planter, on a déjà des clients et on ne doit pas partager son entreprise. Dans le monde de demain, on a tout avantage à faire du financement par les foules.

Ça implique que les banquiers perdent de leur pouvoir de décision sur ce qu’ils veulent financer ou non en accordant des crédits.

Les communautés de co-créateurs

Un artisan travaillait généralement seul. Avec la révolution industrielle et la création d’usine, la notion d’entreprise est devenue importante.

Avec l’artisanat industriel, est ce que l’entreprise est toujours utile ?

D’un point de vue financier, on vient de voir que non. Il n’est plus nécessaire d’avoir une entité juridique à vendre pour se financer.

D’un point de vue de la production d’objets, vu que l’automatisation y est pour beaucoup. Pas besoin d’être beaucoup de monde et donc pas besoin de créer un groupe de gens appelé entreprise.

2011_03_25_20_36_idee.pngC’est du point de vue de la conception qu’il est intéressant de regrouper ses forces, d’avoir un brassage d’idée avec beaucoup de monde. Mais est-ce que le cadre d’une entreprise est nécessaire ? Je ne le pense pas.

Pour s’en convaincre, on va encore une fois transposer dans le monde physique les pratiques du monde de l’information numérique.

Il faut surtout observer le monde du développement de logiciel. Il existe de nombreux logiciels qui sont « open source ». Donc les sources sont ouvertes et le développement du logiciel est fait par une communauté, pas par une entreprise. Les exemples les plus connus sont linux, firefox, libre-office, etc... et bien souvent tous les logiciels cachés au grand public mais qui sont la base de l’internet, du web, du e-mail….

Les communautés de concepteurs sont l’avenir de la création d’objets.

La communauté fédère les forces mieux que l’entreprise

Il y a beaucoup d’entreprises leader dans leur domaine se vantent d’avoir recruté les meilleurs chercheurs du domaine. Souvent elles oublient de préciser… les meilleurs qui ont bien voulu venir….

Le cadre proposé par une entreprise est souvent très exclusif. On ne doit travailler que pour une seule entreprise. Il est aussi très contraignant. On doit travailler dans un lieu précis, avec des conditions précises… beaucoup de gens refusent de changer de vie pour aller se mettre au service d’une entreprise.

communauté collaboration ExtendedCommunityCircle.png

Ce n’est pas le cas dans une communauté de co-créateurs. Si l’on observe les commautés de logiciel libre, les développeurs viennent de partout. Certains sont salariés, d’autres non. L’attache n’est pas exclusive.

Si l’on observe le monde des moteurs de rendu pour navigateur web. Il y a deux grands projet open source, il s’agit de Gecko qui propulse Firfox et Webkit qui propulse Safari, Chrome et depuis peu Opéra.
Opéra développait son propre moteur de rendu pour son navigateur web. Mais probablement que cette entreprise n’a pas pu régatter face à la force des deux grands géants open source.

Il reste encore microsoft qui est dans la course avec son moteur Trident. Mais avec beaucoup de retard par rapport aux géants open source. Comme quoi, même un géant de l’informatique ne peut pas régatter contre des communautés de créateurs.

En ce qui concerne l’exclusivité, on observe parfois que des gens contribuent aux deux projets concurrents. Parfois pour tester deux manières différentes de faire. Ce qui permet plus tard de savoir quelle est la meilleure.

chômage.jpgUn autre facteur en faveur des communautés réside dans le fait que les entreprises, pour des raisons de budget ne peuvent pas forcément engager un grand nombre de chercheurs.

Peut être qu’elle ont LE meilleur chercheur tout seul. Mais la communauté accepte tout le monde, elle a peut être pas LE meilleur, mais les 9 meilleurs suivants !

Il y a des domaines dans lesquels on forme beaucoup de gens, mais on engage peu. Ainsi, la communauté offre un lieu où ces gens peuvent s’exprimer.

C’est ce que l’on peut voir avec l’exemple du métier de designer en automobile. Beaucoup de designer aimeraient travailler dans se domaine, mais peu sont engagés par l’industrie automobile. Les designers non sélectionnés finissent donc par concevoir d’autres choses comme des brosses à dent et des stylos et ceci pour avoir un travail pour vivre.

Mais si on leur propose un projet de conception de voiture open source tel que wikispeed, il est fort probable que ça les intéresses de participer à cette communauté de co-créateurs.

wikispeed.jpg

Construis tes rêves… ou bien quelqu’un d’autre va t’embaucher pour construire les siens !

Tout comme la révolution industrielle a modelé notre société actuelle, son économie, ses institutions politiques, son réseau de transport et de communication, cette nouvelle révolution industrielle risque de chambouler pas mal de chose.

Comme tout est lié, il est difficile de dire quel est l’avenir que l’on aura. Chaque modification fait bouger tout l’édifice comme dans une partie de mikao.

Cependant, il ne faut pas oublier que notre société n’est que le reflet de ce que l’on veut. De tout temps les sociétés humaines ont été guidées par des prophètes et des visionnaires…

Il est possible de constuire un projet de société autour de ces nouvelles possibilités.

Nous entrons dans l’ère de la créativité, de la collaboration et du partage.

Voici quelques réflexions qui vont dans ce sens et que j’ai déjà abordé sur ce site:

créativité.jpg

Notes à propos du livre Makers de Chris Andersen

Mes notes à propos du livre Makers de Chris Andersen

Makers, la nouvelle révolution industrielle

http://www.makers-revolution.com

Ce livre nous parle du monde qui se mets gentiment en place. Un monde qui fusionne le monde matériel, le monde industriel avec l’organisation du monde virtuel, le monde de l’information, le monde du web.

Cette fusion remet en cause nombres de fonctionnement et d’idées reçues.

On bref, nous allons vers..

  • l’artisanant industriel
  • le financement par les foules
  • les communautés de co-créateurs à la place des entreprises.

Au coeur de ce mouvement on trouve ces nouveau outils facinants… les imprimantes 3D, les découpeuses laser, les fab lab…  Mais il n’y a pas que ça….

Historique de l’industrie du 20ème siècle au travers d’un exemple personnel

  • M. Hauser était le grand père de Chris Andersen. C’était un bernois (note perso: un suisse, comme moi ! :P). Il a émigré à Los Angeles dans les années 1920.
  • Il travaillait dans la mécanique. Il a été engagé dans les studios Hollywoodiens.
  • A ses heures perdues il a inventé un système d’arrosage automatique.
  • Pour réaliser son système d’arrosage. Il l’a fait breveter. Ce qui lui permet de diffuser l’info sans se la faire piquer. Le but originel du brevet est de favoriser le partage d’information.
  • Il a du batailler pour trouver une entreprise qui a bien voulu reprendre son système d’arrosage, le fabriquer et le vendre, chose que M. Hauser n’était pas capable de faire tout seul, étant trop petit et ne disposant pas des fonds nécessaires.
  • M. Hauser a eu de la chance. Il a trouvé une entreprise qui a accepté de reprendre son système, de le fabriquer, le commercialiser et de lui verser des royaltises.
  • C’est une histoire à succès d’un petit inventeur du 20ème siècle. L’immense majorité des inventeurs n’a jamais pu produire son invention et encore moins gagner de l’argent avec.
  • au 21ème siècle tout ce processus n’est plus utile (invention, brevet, négociation avec un entrepreneur industriel). Il y a d’autres manières de faire nettement plus efficaces qui permettent à tout inventeur de voir son invention réalisée, et à une plus grande part de gagner de l’argent avec une invention.
  • Ce livre va nous montrer les techniques d’aujourd’hui et ce qui se profile pour demain.

p21.

Nous au sommes au milieu de 20 ans d’histoire

  • il a fallu 10 ans pour apprendre à créer, innover et travailler ensemble sur le web, grâce à des nouvelles techniques de collaboration.
  • il faudra 10 ans pour appliquer ces leçons au monde réel !

L’ère de la personnalisation

  • l’ère des mass média est terminée. On est à l’ère de la vidéo à la demande.
  • sur facebook chacun à son propre flux de news personnalisé
  • par analogie, l’industrie des produits de masse est terminée.
  • => on va vers une personnalisation des objets

P79

Les 3 goulets d’étrangelement des biens physiques

Pour exister, un objet doit être….

  • assez demandé pour être fabriqué
  • assez demandé pour être en magasin
  • assez demandé pour que sa promotion soit assurée. (savoir où le trouver et qu’il existe.. pub, vitrine…)

Le web a déjà permi de faire sauter 2 de ces goulets avec des sites comme Groupon, qui permettent de se mettre ensemble pour acheter un produit avec un fort rabbais. Donc la promotion est assurée, la demande en magasin est assurée.

=> Il ne reste que le goulet de fabrication à faire sauter. C’est ce qui est en train d’arriver.

Chris Andersen est déjà l’auteur du livre: La longue traine. Un principe proche de celui expliqué ci-dessus. Il est donc logique que ce soit le même auteur qui annonce cette révolution industrielle.

Le principe de la longue traine s’explique bien avec une librairie. Une petite librairie dispose d’une place de vente et de stockage limitée. Donc elle va vendre que des « best-seller » des livres qui se vendent bien. Elle ne va pas s’encombrer de livre dont on ne vend qu’un seul exemplaire par année.

Une librairie comme Amazon a une place de stockage qui ne coûte pas cher et un magasin virtuel infini. Donc elle se permet de vendre des livres qui ne sont vendus qu’une fois par an. Et finalement le potentiel de vente de livres différents mais rarement vendu est autant voir plus grand que de vendre beaucoup d’exemplaires d’un nombre restreint de livre.

  • Ancien modèle: beaucoup d’exemplaires de peu de livres.
  • modèle longue traine: peu d’exemplaires de beaucoup de livres différents.

Chris Andersen nous annonce que ce principe arrive dans le monde industriel grâce aux imprimante 3D et découpeuses laser qui permettent de fabriquer des petites séries d’objets pour pas cher.

L’usine au bout du clic

  • De plus en plus, la chaine logisitique est a échelle libre.
  • => Cela signifie que les usines, l’industrie toute entière est pilotable d’un seul clic. Que l’on soit samsung ou M. Toutlemonde. Pour des petites ou grandes séries. (reste quand même un seuil de coût, mais qui diminue)
  • Les fichiers de description de produits sont les mêmes à toute échelle.
  • Marx s’est trompé !!
  • => Ce qui est important, ce n’est pas la propriété des moyens de production, c’est l’accès à ses moyens ! (sa location)
  • (explication perso: la théorie de Marx explique que les propriétaires des moyens de production sont des esclavagistes, car une fois qu’ils ont fait travailler leur employés suffisamment pour rembourser l’achat des moyens de production, toute la production suivante est exclusivement destinée à enrichir personnellement le patron. Le propriétaire des moyens de production. Or, on remarque maintenant que les usines tournent pour qui veut bien les utiliser. Il n’y a plus de vide pendant lequel un patron s’enrichit personnellement)

Participer à la création d’un objet augmente sa valeur

p88

  • On remarque que les gens sont prête à payer 67% plus cher pour un produit pour lequel ils ont participé à la « création ».
  • Le simple fait de monter soi-même son meuble comme le propose Ikea, suffit à mettre un peu de soi-même dans le meuble.
  • La personnalisation est recherchée car elle nous rend différent.
  • La campagne de pub « Think different » de Apple a bien compris que les gens aiment se dire différent et pas des moutons. => mais on voit qu’Apple à réussi à vendre des produits de masse en faisant croire qu’ainsi on devient différent !
  • On peut faire graver chaque iPod avec sont nom pour en faire un objet unique !

Culture du remix

  • « Rip-mix-burn » a été le slogan de iTunes => encore une fois Apple a bien compris que les gens aiment faire leur propre mix.
  • le désavantage du produit de masse, c’est qu’il n’est qu’une moyenne globale des besoins. Il n’est pas adapté aux besoins de chacun.
  • le remix permet de créer un objet personnalisé sans avoir à tout ré-inventé. Juste modifier la partie qui ne nous est pas adaptée.
  • la culture du remix est basée sur des plans de conception libres. C’est ce que l’on appelle l’Opens Source dans le domaine de l’informatique.
  • les logiciels open-source sont souvent développés par des communautés de contributeurs.
  • Ce modèle commence d’arriver pour des objets matériels.
  • https://www.sparkfun.com est un magasin de kit électronique qui fournit de nombreux tutoriels pour construire soi-même.
  • http://geekdad.com est une communauté de parents geek qui partagent les projets qu’ils font avec leur enfants. Ce site a été créé par Chris Andersen.
  • http://diydrones.com est une communauté de fans de drones à monter soi-même. (Crée par Chris Andersen)
  • http://3drobotics.com est une entreprise de drone open-source crée par Chris Andersen.
  • Par ces différents sites, on comprends la logique de fonctionnement que présente Chris Andersen et qu’il a lui-même expérimentée.
  • => Un passe temps avec les gosses en vient à créer une communauté de passionnés qui conçoivent des drones. 3D robotics est une entreprise qui utilise la communauté des concepteurs pour réaliser à moindre coût des drones physiques d’excellente qualité. Les passionnés achètent les kits de 3dRobotics pour lesquels ils ont contribués (et donc qui ont plus de valeur à leur yeux). 3DRobitics rétribue un peu les gros contributeurs dans la conception des drônes. Ainsi tout le monde est content.
  • Le modèle de ce type d’industrie est de la conception ouverte et de la vente physique des objets conçus par une communauté.
  • la plateforme http://www.ning.com vous permet de facillement créer une communauté et de se lancer vous même dans ce type d’industrie.
  • Attention au piège des prix. Pour fixer un prix de vente et il faut l’estimer à 2 à 3 fois les coûts réels ! => ça parait énorme quand on débute tout seul dans son garage. Mais si l’entreprise a du succès, on doit vite faire face à une augmentation des coûts d’échelle. Il faut de la place de stockage, puis des employés, des outils. Puis, il faut diviser ses prix pour faire des remises de grosse quantité et des prix grossistes. Donc finalement 2-3 fois les coûts de base n’étaient rien de trop ! Beaucoup d’entreprises font faillite à cause de ça. Ne tombez pas dans le piège.
  • Les coûts d’échelle peuvent augmenter rapidement avec le succès, surtout pour une entreprise du web qui est dès le premier jour une entreprise internationale qui peut potentiellement vendre dans le monde entier. (note perso: c’est là que je vois la barrière des langues ! Un état-uniens est favorisé en créant un site dans sa langue natale: l’anglais. Cette langue étant internationale. En français je limite un peu ma portée. Mais le contenu (texte) que je peux produire est de meilleure qualité !)

Le financement des Makers

  • le crowdfunding permet de financer des projets sans avoir recours aux financements traditionnels ( capitale risque, bourse, crédit bancaire)
  • le site de financement communautaire (crowdfunding) http://www.kickstarter.com a été conçu à la base pour réaliser le financement de projets culturels, comme les films, livres, etc….
  • actuellement http://www.kickstarter.com est de plus en plus utilisé pour financer des projets industriels. C’est une sorte de pré-commande d’un objet. Si l’objets intéresse suffisament de monde. On peut le construire.
  • avantage financier: pas de capital avec intérêt ou de participation financière extérieure, ou de vendre une partie de sa société
  • avantage marketing: une étude de marché est faite directement sur le site de financement, on sait tout de suite si le produit a de l’intérêt
  • avantage marketing: on est certain d’avoir des clients. Les fans se transforment en client
  • avantage pub: les gens qui ont aidé un projet à démarrer, sont toujours plus enclin à faire de la pub. Le bouche à oreille est parti…
  • être engagé dans le processus de création de l’objet, fait qu’on va l’aimer plus

Réaliser et vendre son invention d’un seul clic

  • quirky.com est un manière pour les inventeurs de voir leur invention réalisée sans avoir à ne rien faire d’autre que d’avoir une idée.
  • le processus: un inventeur a une idée => il le soumet à la communauté => si l’idée est populaire => elle est conçue dans les détails par l’équipe de quirky => elle est commandée à la fabrication à une usine. => l’inventeur reçoit une part des bénéfices de son iddée
  • etsy.com est une place de marché de l’artisanat fait main. Il semble que le site s’étende au makers de l’artisanat industriel. (fabriquer des objets à la maison, mais pas à la main, avec des imprimantes 3D)
  • ponoko.com => une usine au bout du clic. A l’image des photos que l’on fait imprimer dans un labo. Ponoko imprime en 3D (ou découpe) et vous envoie les objets que vous avez conçus et dont vous avez envoyé les fichiers.
  • shapeways.com => un concurrent de ponoko. On peut aussi se créer sa boutique avec les objets que l’on crée et met en vente à la demande. (Tout comme je le fais avec ma boutique de t-shirts: http://girafe.spreadshirt.net )

Mondialisation et re-localisation

  • dans cette dernière décennie on a vu les entreprises occidentales délocaliser leur production en chine. Avec la nouvelle révolution industrielle, on va vers une relocalisation
  • avec une augmentation de l’automatisation, la chine n’est pas moins chère !
  • la logisitique pour vendre des produits fabriqué à l’autre bout du monde est plus complexe surtout au niveau des délais de livraison. Il est plus simple de fabriquer localement. Là où sont les clients.
  • Pour l’électronique de pointe (ex: iPhone) on est obligé de fabriquer en chine, car c’est là que se sont déplacées les chaines logistiques et les fournisseurs.
  • Pour l’électronique d’une vanne de chauffage, c’est de l’électronique simple. On peut facilement automatiser la fabrication locale.
  • la complexité de la vanne de chauffage d’une installation de domotique se trouve dans le logiciel. C’est là qu’il faut agir. (créer une communauté pour développer le soft)

Politique

  • Pour favoriser la création d’entreprise créatrice d’emploi, il faut favoriser les ecosystèmes
  • => 1 facebook = 3000 emploi => peu pour l’empleur de la chose
  • => 1 facebook génère un écosystème qui crée plus de 30 000 emplois (dans l’it à travers le monde entier, et les créateurs de jeu zinga)
  • Créer des communautés et des ecosystèmes est bon. (note perso: c’est ce que je vois avec l’écosystème wordpress)
  • (je fais un parallèle avec l’horlogerie neuchâteloise qui est un réseau d’entreprises… mais on peut faire mieux)
  • (il faudra faire un truc dans le domaine du solaire.. un kit de production énergétique renouvelable avec des briques open-source. L’électronique de régulation d’un panneau solaire ou mille… ou une éolienne de poche… quasi pareil)

Pour aller plus loin…

J’ai découvert que juste à côté de mon bureau se trouve un des deux fab-lab de suisse !!

http://fablab-neuch.ch

Il faut que j’aille visiter et expérimenter.

Notes à propos du livre foules intelligentes smart mobs de Howard Rheingold

Notes à propos du livre de Howard Rheingold, Foules intelligentes (smart mobs)

  • L’auteur, Howard Rheingold, est un spécialiste pour observer le monde et extrapoler ce qu’il peut devenir après l’adoption massive d’uen nouvelle technologie.
  • Vers 2000, l’auteur observe la foule qui traverse le carrefour de shibuya au japon. C’est le lieu le plus densément connecté du monde. Il y a des milliers de passant qui se croisent et certains se baladent avec les yeux rivé sur leur téléphone. Une nouvelle ère est là.
  • Au japon, au début des années 2000, c’est la révolution i-mode. Pour la première fois, il y a des millions de personnes qui sont connectées à internet et interagissent.
  • Takeshi Natsuno a compris comment emmener avec lui un géant des télécom « standard » (NTT DoCoMo) dans le monde de l’internet.
  • Le i-mode est une sorte de portail géant de services internet qui sont accessibles via des sites web « captifs » accessibles gratuitement ou non. Les partenaires de DoCoMo proposent des services et sont rétribués aux 2/3 en tout cas du revenu. Ainsi de nombreux services ont vu le jour pour tout et n’importe quoi.
  • (remarques personnelles: Actuellement le i-mode a été supplanté par l’internet libre et non captif. Cependant, j’observe que Apple est exactement en train de refaire la même chose avec les iPhones. Les applications sont également payantes et rétribuées selon la même proportion. Apple jouant le rôle de distributeur que jouait à l’époque DoCoMo. L’histoire se répète 10 ans plus tard !)
  • Ce qui marche super bien au Japon, et dans la plupart des pays du monde (sauf aux usa), c’est le système de SMS. Ce qui était au début un gadget pour envoyer quelques caractères dans une trame vide de la voie de signalisation est devenu un des principaux service des télécoms, ainsi que toute une culture.
  • L’auteur a observé les débuts du SMS tant au japon qu’en finlande et il y a vu les mêmes comportement chez les jeunes.
  • Le SMS est là pour maintenir un lien avec sa communauté. (de 3 à 5 personnes)
  • Le SMS est un moyen de créer un lieu privé pour ses amis sans que les parents ne soient présent dans ce lieu.
  • Cet aspect est particulièrement vrai au japon où les maisons sont très petites, où la hiérarchie familliale laisse peu de liberté aux jeunes. D’une manière générale, les japonnais vivent beaucoup dans des lieux publics ou très peuplés. Le téléphone mobile permet donc de créer un lieu privé pour sa propre communauté.
  • Aux USA, les gens vivent dans de grandes maisons privés, se déplace dans des voitures privées (contrairement aux métros bondés de Tokyo). Ainsi les Etats-uniens ressente moins le besoin d’avoir des lieux privés. Ils en ont déjà. Donc le SMS a moins pris.
  • Surtout le SMS est techniquement moins bon aux USA surtout à cause de la politique de tarification et l’incompatibilité entre les différents opérateurs ! Ceci du à une culture de compétition et d’intérêts privé. Les Etats-uniens ne savent pas collaborer !
  • Avoir une téléphone mobile c’est appartenir à la tribu du pouce !
  • La relation au temps change pour les membres de la tribu du pouce. Le temps est devenu coulant. (j’avais déjà écris un article à ce propos il y a quelques mois…) Quand une communauté est tout le temps connectée, tout le monde est tout le temps là. Il n’y a pas besoin de prévoir de rendez-vous. Il suffit de demander à l’autre où il se trouve si l’envie d’une rencontre physique se fait sentir. Ainsi, le tabou n’est plus d’arriver en retard, le tabou est d’être déconnecté !
  • En japonnais, on parle de Keitai pour désigner les téléphones. En finlande on parle de känny, un diminutif du mot main.
  • Au japon, c’est l’i-mode qui est à la mode. En finlande, c’est le berceau de la culture libre, de Linux, de l’IRC.
  • Marc A. Smith est un spécialiste des communautés virtuelles. Il définit que l’avenir est aux biens communs.
  • Les communautés virtuelles permettent de partager des ressources plus facilement que ce qu’on faisait auparavant.
  • Le biens communs sont des bien que tout le monde a le droit d’utiliser, même si l’on a pas contribuer à la création du bien.
  • Marc Smith fait remonter l’origine du concept de bien commun au temps des chasseurs dans la savane. Quand des chasseur par la ruse et la collaboration ont enfin réussi à chasser des grands animaux, il y a tout de suite eu beaucoup trop de nourriture à disposition pour les seuls chasseurs. La conservation de la viande étant impossible, on a autorisé les gens qui n’avaient pas contribué à la chasse à également profiter de cette nourriture. Ainsi on a fait profiter toute une communauté d’un bien commun. Ce partage a été profitable à tous étant donnée que les plus faible en chasse ont également pu survivre et contribuer par d’autres manière qui avant n’étaient pas encouragées.
  • Dans la gestion de tout bien commun, il peut y avoir des problèmes. Elinor Ostrom a étudié de nombreux cas de gestion de biens communs dans le monde entier et particulièrement dans la gestion des Alpages et des systèmes d’irigation dans le Haut-valais en Suisse.
  • Dans toute gestion de bien commun qui fonctionne on remarque qu’il y a des règles claires qui définissent le fonctionnement. Il y a une surveillance mutuelle pour éviter les abus, il y a un système où les gardiens reçoivent une prime si ils trouvent un resquilleur. Dans tout ces cas de gestion de bien commun. On observe que la réputation est une valeur importante. Les gens font attention à leur image.
  • Voici les valeurs des hackers de années 1960. Avant que le nom de hacker soit connoté négativement. Hacker devrait toujours se traduire par bidouilleur. L’accès aux ordinateurs devrait être illimité et intégral. Si vous rencontrez un problème, n’attendez pas qu’on le résolve pour vous. Toute information devrait être gratuite. Méfiez vous de l’autorité, faites avancer la décentralisation.
  • Selon ces dernières valeurs, les hacker ont tout inventé dans le domaine de l’informatique et des réseaux. (unix, internet, le web, wikipedia..) Ce sont des valeurs de collaboration de mise en commun de ressources pour le bien de tous. Dans les réseaux, c’est surtout le fait de relayer les messages des autres. Chacun n’est pas obligé d’avoir son propre réseau. Il est possible d’utiliser le reseau des autres pour ses propres utilisations. Mais pour ça il faut participer au bien commun, il faut aussi donner pour recevoir.
  • Pour illustrer les bénéfices de la collaboration, il existe de nombreux jeu, dont le très connu dilemme du prisonnier et ses variantes, la poule mouillée, etc..
  • Robert Axelrod a observé dans un concours de jeu de collaboration que la meilleure stratégie est le Donnant-donnant.
  • On retrouve cette stratégie dans beaucoup de comportement sociaux. Et même dans l’évolution des espèces.
  • Dans la même veine d’outils de collaboration. L’étape suivante après, les OS, l’internet, le web, c’est l’étape du grid computing: le concept de partage de puissance de calcul. Ce concept a été popularisé surtout par le projet SETI@home. Il y a de nombreux ordinateurs qui ne font rien dans le monde, qui sont en quasi vieille, qui ne sont pas utilisé à leur plein potentiel. Donc on partage des données et l’on réparti la puissance de calcul. Actuellement, il existe de nombreux cluster de calcul dans tous les gros datacenter. Mais il faudrait développer ce concept à tout ordinateur. Mais pour ça, c’est toujours un problème d’accepter la collaboration. Si je t’aide en te fournissant de la puissance de calcul quand je peux, toi aussi tu me rendras la pareil quand j’en aurai besoin. Toujours la stratégie du donnant-donnant.
  • L’étape suivante qui est observé est le p2p. Les partages d’information de pair à pair. C’est napster qui a popularisé le principe. Le problème c’est que cette nouvelle façon de partager des informations sur son disque dur via un réseau entre en conflit avec les lois sur le droit d’auteur qui ne sont pas conçue pour une telle technologie. Encore une fois, on a un bon principe technique, mais une règle sociale qui empêche le principe collaboratif de bien fonctionner.
  • Là où la collaboration fonctionne, c’est là où il n’y a pas besoin d’un altruisme très développé pour que le sytème fonctionne.
  • Des services comme les p2p sont pénalisés souvent car il y a peu de gens qui mettent à disposition et beaucoup qui veulent profiter. C’est la tragédie des biens communs.
  • Ces dernières années de nouveaux services sont apparus qui arrivent à utiliser un système collaboratif de telle manière que la tragédie des biens communs ne soit pas la règle.
  • C’est surtout dans le domaine de la gestion de l’information par recommandation d’article pouvant intéresser les gens en observant des habitudes d’autres personne que ce principe de collaboration fonctionne. L’auteur cite des applications comme celle d’Amazon ou eBay.
  • Cory Doctorow est fan de figurines Disey qu’il achète sur eBay. Après avoir expérimenté les requêtes très compliquées que le système de recherche a de la peine à exécuter. Il a développé des scripts simples qui observent ce que cherchent les gens qui s’intéressent aux mêmes objets. Ainsi le système propose des objets auxquel Cory n’avait même pas pensé.
  • Depuis ces temps anciens, le concept s’est bien développé avec des sites qui n’existaient pas au moment où le livre a été écrit.
  • Last.fm est certainement un des plus efficace. Automatiquement la musique que l’on écoute est « scrobblée », elle est transformée en statistique. Puis l’application est capable de proposer une radio composée uniquement de musique susceptique d’être appréciée de l’utilisateur.
  • Facebook uses et abuse presque de système de recommandation. Il y a toujours, les gens que vous connaissez certainement, les photos de vos amis que vous n’avez pas encore regardé. Les posts les plus populaires écrits par vos amis. Sans oublier, la publicité bien ciblée ! Grâce aux interactions des utilisateurs le système est capable de connaitre les habitudes et goûts des utilisateurs.
  • Google suggest propose déjà des résultats avant d’avoir fini de taper une requête et ceci basé sur les habitudes des autres utilisateurs et son propre historique.
  • Il y a une quantité d’information grandissante qui est disponible. Encore faut-il pouvoir la filtrer et l’afficher.
  • Dans les années 1980 et 1990. On parlait de développer la réalité virtuelle. De créer des mondes où tout est possible.
  • (pas non plus dans le livre) Des mondes comme Second Life et World of Warcraft sont des beaux exemples de mondes virtuels. Si le second semble toujours bien se porter et avoir du succès grâce aux sénario intéressant qui s’y passent. Second life, est complètement devenu has been. Il n’y a rien à faire dans un monde virtuel.
  • L’avenir est à la réalité augmentée. Superposer des informations à la réalité.
  • L’auteur ne parle pas de google maps, mais tout converge vers un tel concept. C’est la première étape. On est capable de tout géolocaliser. Avec en plus des téléphones intégrant tous des gps. Géolocaliser une information est devenu facile.
  • L’étape suivante est la présentation. L’auteur n’a pas non plus vu d’iPhone au moment où il a écrit ce livre. Mais l’on voit déjà sur ces bêtes des applications qu’il décrit: Le traducteur en direct via la caméra de l’appareil.
  • On voit que l’auteur décrit des choses qui arrive. Un bon exemple est l‘application iPhone: iPie qui aide à couper des gâteaux en parts égales. Couper en 7 ou 9, c’est pas facile. Ainsi l’application superpose un cercle découpé en parts égales au dessus de l’image de la réalité. La réalité augmentée devient la réalité.
  • Ceci me fait penser au livre Rainbows end. (Rainbows end: texte intégral en anglais.) dans lequel les gens ont des vet’inf ils portent des ordinateurs comme des habits. Ils portent également des lentilles de contacts qui permettent d’afficher cette réalité augmentée. Ce livre permet d’explorer ce que peut devenir un société utilisant ce genre de technologies. Il y a des gens qui se téléportent. Qui apparaissent au milieu de nul part. Des ados qui vivent dans des skins d’une réalité parallèle… le monde d’harry potter… etc… intéressant à lire. On est pas loin de cette réalité.
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