La sociocratie

La démocratie est un progrès par rapport à une monarchie… mais est-ce le but ultime ?

Se plier à l’avis de la majorité c’est bien, mais que devient la minorité ? … Elle peut être très importante, parfois près de la moité de gens !

Pourquoi donner le pouvoir à ceux qui le demande ? => Est-ce que l’élection est le meilleur moyen de désigner des représentants ?

Voici de nombreuses questions que l’on peut se poser sur l’organisation de nos démocraties actuelles.

Une nouvelle forme de gouvernance est en train de percer se temps: la sociocratie. De quoi s’agit t-il ?

Voici quelques notes à ce propos.

cercle de chaise rouge.jpg

Fondements du fonctionnement de la sociocratie

  • Les cercles
  • Les décisions prisent au consentement
  • Le double lien entre les cercles
  • L’élection sans candidat

Les cercles

Le cercle est la cellule de décision de base d’une organisation gérée par sociocratie.

On crée un cercle avec tous les gens concernés par les décisions que ce cercle va prendre.

Le cercle est surtout là pour prendre les décisions politique. Pour faire les choix sur l’orientation. En ce qui concerne le fonctionnement opérationnel il peut y avoir une structure traditionnelle parallèle. (Comme on l’a en politique avec un législatif et un exécutif. Le cercle est le législatif)

On crée des cercles dès qu’on en a besoin.

Toute organisation peut être modélisée en cercle. Que ce soit une organisation hiérarchique ou une organisation à plat gérée par projet.

  • un cercle est une structure politique qui décide au niveau qu’une structure opérationnelle existante.
  • les décisions opérationnelles restent inchangées.
  • à chaque service opérationnel on crée un cercle qui prend les décisions politiques.
  • tout membre de l’organisation est membre d’au moins un cercle
  • chacun peut ainsi prendre part aux décision qui concerne son activité
  • chaque cercle défini sa vision et sa mission. (en accord avec l’organisation globale)
  • toute tâche prend alors du sens
  • dans le cadre de sa mission un cercle
  • => définit ses objectifs
  • => les met en oeuvre
  • => mesure la qualité du résultat
  • => ajuste les objectifs et les processus
  • Avec cet ajustement permanent => c’est un peu le même principe que ce qui est imposé pour avoir une certification ISO

Décision au consentement

Le consensus, c’est tout le monde est pour…. le consentement, personne n’est contre !

Avec le consentement, on évite les bloquages classique du consensus.

On peut éviter « les trolls » comme on dit sur les forum internet. Les gens qui sont là pour embêter les autres, les gens qui ne seront jamais d’accord.

Une décision au consentement peut choisir d’utiliser un système de décision à la majorité ou de donner le leadership à une seule personne. Tout es possible si il y a consentement là dessus.

  • une décision n’est prise par un cercle que si elle recueille le consentement de tous. => consentement = 0 objections
  • objection recevable uniquement si
  • => empêche la personne de réaliser son activité
  • => l’objecteur participe à la recherche de solutions
  • consensus => bloquage… consentement => évite les bloquages => ex: on peut choisir pas consentement un mode de décision à la majorité…

Le double lien

Chaque organisation est modélisée par de multiples cercle. Pour donner corps à l’organisation, il faut relier les cercles entre eux. Ainsi il y a des personnes qui vont faire les liens entre les cercles en participant à deux cercles.

Le choix de ces personnes est important. Ainsi il faut que tous les avis soit représenté.

Ainsi on choisi pour chaque cercle deux personnes qui vont faire le lien.

Une personne est désignée par le cercle qui est représenté. Ceci toujours au consentement.

La seconde personne est désignée par l’autre cercle.

On peut aussi dire que chaque cercle se choisi un représentant qui participera à l’autre cercle.

  • chaque cercle est relié au cercle supérieur par 2 personnes
  • => une personne désignée par le cercle supérieur
  • => une personne désignée par le cercle
  • chaque personne participe pleinement aux deux cercles.

Election sans candidats

Lorsqu’il faut désigner des représentants du cercle, il faut choisir, il faut élire une personne. On ne va pas faire une élection avec des candidats, car il y a toujours des gens qui seront attiré et d’autres qui ne se présenterons jamais.

Ainsi on fait un tour du cercle et chacun propose la personne qui lui semble le plus à même de représenter le cercle. Il peut y avoir mille raisons différentes mais avec l’explication du choix on plus de chance d’avoir un représentant de qualité et compétent que juste populaire.

  • chaque fois qu’un cercle doit choisir une personne, elle le fait par consentement. Chacun exprime son choix et les raisons.
  • l’élection ne fait pas de perdants (ni de gagnant)
  • le choix se porte sur les gens de confiance et qui ont les compétences

Pour en savoir plus, voici une méthode pour construire ce que j’appelle un écosystème pour gérer une organisation.

Notion d’Etat nation

Notion de nation

Dans l’émission histoire vivante de la rsr, la réflexion sur ce qu’est une nation a été discutée. Il est assez marrant de voir que finalement, tout le monde pense savoir exactement ce qu’est une nation, mais que si l’on creuse un peu le concept est très flou !

trump USelection2016Cartogram

Pourquoi les nations que l’on a l’habite de voir sont elles comme elles sont et pas autrement. Est ce une culture identique qui forme une nation, où est un Etat qui forme une nation ?

Il y a quelques détails intéressants, comme par exemple le nom de la langue qui montre que la nation est peut être pas forcément liée à un Etat !

Avec un éclairage historique sur l’europe, on remarque que les grande nation, se sont formées après le féodalisme, surtout par la communication identique pour chaque citoyen qu’un Etat impose à ses citoyens.

Un Etat est donc une création arbitraire par rapport à une population, mais il crée un sentiment nationaliste par la relation que l’Etat entretient avec se citoyens. C’est donc une manière identique de communiquer avec l’Etat qui crée la nation.

Les exemples de langue officielle, de monnaie officielle sont vraiment parlant. C’est par ce que les citoyens d’un Etat son soumis au mêmes règles et contrainte que l’Etat devient nation.

Actuellement avec l’ère de l’information, la communication se fait plus facilement avec des communautés géographiquement lointaines. Le web permet la construction de portails et de communautés virtuelles. Petit à petit, ce sont ces communautés virtuelles qui créent des sentiments nationalistes.

La notion de nation est donc en train de changer, on n’est plus obligé d’être géographiquement proche pour être dans la même nation. Donc, tout l’Etat nation qui a été construit suite à la chute de l’Etat féodale, se voit diminué par la disparition du nationalisme calqué sur les frontière de l’état.

3 Dec 2006 : 14:44

Sagesse des foules

La démocratisation du droit d’expression

Le web 2.0 c’est le web des applications. Depuis le web 2.0, il n’y a plus besoin de s’y connaître en informatique pour créer son propre blog et exister sur le web. Le web 2.0, c’est la démocratisation de l’expression citoyenne et populaire. Tout le monde peut, avec des moyens dériosoires, donner son avis au vaste monde.

De plus, sur tous les blogs, il y a un système de commentaires. Toute personne peut répondre à un billet publié. Il y a un droit de réponse bien plus interactif que le courrier des lecteurs de n’importe quel journal.

Avec le web 2.0, le droit d’expression tant vanté par la démocratie est enfin une réalité. Le droit d’expression n’est plus l’apanage de la caste des journalistes qui sont les seuls à s’exprimer réellement et à se répondre par journaux interposés. (que ce soit des journaux papier, télévisés ou radio diffusés)

Le web 2.0 permet de construire une véritable démocratie participative et collaborative.

foule mains levées.jpg

Voici le discours qui est prôné par les gourous du web. Mais est-il vrai que le web peut vraiment nous faire aller plus loin dans la démocratie ?

Observons un peu comnent fonctionne notre démoratie suisse exemplaire.

Décortiquons la démocratie

carte résultat votations 30 novembre 2008  imprescribilité des actes pédophiles.pngLa démocratie est le système politique où le peuple est souverain. Pour prendre une décision, on demande son avis à tout le monde et l’avis qui a la majorité de voix l’emporte. La démocratie, c’est finalement la dictature de la majorité. La démocratie est basée sur le postulat que la majorité a toujours raison. Mais est ce vraiment juste ? Est ce que la majorité a vraiment toujours raison ? L’avis majoritaire peut être le moins bon des avis. Comme il est majoritaire, il l’emportera toujours.

Mais attention à ce que j’écris, bien souvent, nulle critique de la démocratie n’est autorisée. La sagesse des foules est souvent invoquée. La démocratie est le moins mauvais des systèmes politiques que l’on a trouvé!

Surtout, à mon avis, la démocratie est le système qui permet de toujours d’avoir une majorité de gens contents de la décision mise au vote. Les avis minoritaires sont toujours moins nombreux. Donc la démocratie est le système où l’on minimise les mécontents.

Donc, oui, la démocratie, c’est ausi des mécontents. Et quel est l’avis des mécontents à propos de la démocratie ?

Souvent, c’est celui-ci:

…de toute façon, ils font ce qu’ils veulent, ma voix sera noyée dans la masse. Combien de fois ai-je déjà entendu cette phrase? Beaucoup !

Il y a toute une frange de la population qui ne se sent pas écoutée lors des votes démocratiques. Et, en général elle finit par rejoindre la masse des citoyens qui se désintéressent ou ne se sentent pas concernés par la politique. L’argument est très souvent: ça ne changera rien, que je participe ou non.

Résultat de tout ça, très souvent, la démocratie n’est pas le système politique ou le peuple est souverain. Mais le système politique ou le peuple qui donne son avis est souverain.

moutons.pngD’après quelques observations personnelles, j’en arrive toujours à la conclusion, qu’en démocratie, il y a une poignée de gens qui proposent, (des lois, des initiatives etc…), un tiers des gens qui donnent leur avis (pour ou contre) et une majorité silencieuse de quasi deux tiers des gens qui est indifférente: une majorité de moutons.

La démocratie est donc quand même un système qui ressemble beaucoup à l’aristocratie ! (aristocratie qui signifie gouvernement par une élite)

Beaucoup de techniques ont été utilisées pour augmenter le taux de participation à un vote. (vote par correspondance, vote électronique, amende, etc..) Mais le résultat n’a jamais été très probant.

Les gens qui veulent augmenter le taux de participation à l’effort démoratique peuvent se rassurer en sachant que dans la grèce antique, dans le berceau de la démocratie, le taux de participation n’était pas plus élevé qu’actuellement !

(l’Ekklêsia, l’assemblée de tous les athéniens mâles de plus de 18 ans, comportait potentiellement 40 000 personnes. Cependant, jamais plus de 6000 personnes ne s’est rassemblé à la fois !)

Voilà maintenant que l’on nous parle du web comme étant LA solution au réveil démocratique. Qu’en est il vraiment ?

Taux de participation sur le web

Il faut voir le web comme un amplificateur. Sur le web on trouve de tout en grande quantité. On trouve le meilleur comme on trouve le pire. Le web n’est que le reflet amplifié de notre société, ou du moins de ceux qui participent à notre société.

En effet, le web 2.0 met à disposition toute une foule d’outils qui permettent la mise en commun de données, la collaboration, l’expression et la participation de tous. Cependant mettre à disposition des outils ne veut pas dire qu’ils seront utilisés ! Alors quelle est la proportion de gens qui participent vraiment au web 2.0 ?

Bill Tancer, analyste et statisticien pour Hitwise a tenté de répondre à la question. Dans son livre Click, il prétend que:

  • 90 % des gens qui visitent un blog ou un site participatif ne participent pas.
  • 9 % des gens participent de temps en temps en ajoutant des commentaires.
  • 0.9 % des gens sont des contributeurs actifs.
  • 0.1 % des gens sont des créateurs de contenu.

Donc le web est bel et bien un reflet amplifié de notre société. Le taux de participation déjà pas bien grand de notre société est encore plus faible sur le web.

Sur le milliard d’utilisateurs du web sur cette planète, seul 1 million sont des créateurs de contenu. Pour donner une image à l’échelle de la planète, c’est comme si seuls les suisses romands étaient des créateurs de contenu sur le web !

terre.pngLe professeur Ed H. Chi et ses collègues du groupe de recherche  Augmented Social Computing ont étudié wikipedia pour tenter de savoir qui écrit vraiment les articles. Ils ont découvert que seul 1% des utilisateurs sont à l’origine de la moitié des contributions faites sur wikipedia. Jimmy Wales, le fondateur de wikipedia estime que la grande partie de l’encyclopédie est le fruit d’un groupe de quelques centaines de personnes. Pas plus!

Wikipedia est un des sites du top ten des sites les plus visités du web et il n’est écrit que par quelques centaines de personnes. L’asymétrie entre les consommateur et les créateurs d’information est grande.

Un autre mastodonte du web, c’est youtube. Une étude estime que seul 0,016 % des utilisateurs de youtube y envoient des vidéos ! Encore une fois l’asymétrie entre consommateur et créateur est grande.

Tout ceci signifie qu’il existe une sorte d’aristocratie du web qui crée du contenu qu’une majorité de gens consomment.

Vassilis Kostakos, professeur assistant à l’Université de Madère, a présenté en août 2009, à l’ IEEE International Conference on Social Computing, les résultats d’une étude qui montre que cette aristocratie du web est capable d’influencer des tendances globales.

En effet, il explique que ce sont des petits groupes d’utilisateurs très actifs qui sont à l’origine de la majorité des votes dans les systèmes de notations comme ceux que l’on retrouve sur la base de données de film IMDB ou sur le magasin Amazon.

Il y a donc une majorité des utilisateurs de ces sites qui ne font que lire les notes qui ont été attribuées aux films ou livres par une poignée d’utilisateurs très actifs. De plus, avec une petite dose de mimétisme instinctif chez l’humain, les utilisateurs seront assez vite enclin à renforcer le vote qui est déjà présent !

Qui choisi les films qu’il va voir en fonction de leur note sur IMDB ? Qui y a déjà noté plus de 300 films ?

Cher lecteur, est ce que tu es consommateur ou aristocrate du web ? Est ce que tu es influencé par le monde ? ou est ce que tu influences le monde ?

Chaque voix compte

Ainsi au vue du taux de participation global sur les sites participatifs du web ou dans notre système polititique démocratique. Il n’est pas difficile de se rendre compte que finalement chaque voix compte !

Si je reprend la phrase: ..de toute façon, ils font ce qu’ils veulent, ma voix sera noyée dans la masse. Il n’est pas difficile de se rendre compte que ce point de vue est faux. Le poid de chaque voix est proportionnel au taux d’abstention. Plus il y a une grande proportion de consommateurs, plus l’artistocratie est renforcée.

foule en délire.jpgCe phénomène se retrouve aussi dans le monde associatif. Ce sont toujours les mêmes personnes qui sont présentes dans bon nombre d’associations d’une même région.

Quand on observe la composition des autorités politiques d’une commune, on remarque très vite que ce sont tous des représentants des associations locales!

Les conspirationnistes y voient une mafia qui noyaute le système, un réseau de potes qui tirent la couverture vers eux. Mais il n’y a pas de conspiration à chercher. C’est uniquement le fait que l’on retrouve toujours cette minorité de la population qui participe, qui s’investi dans la communauté où elle se trouve. Par rapport à la majorité silencieuse.

Tu veux ton mot à dire ? tu veux être entendu? tu veux influencer le monde ? C’est beaucoup plus facile que ce que l’on pourrait croire…

Il suffit de participer ! De s’engager ! Mais c’est vrai ça prend du temps et de l’énergie…

Voilà pourquoi on trouve toujours une majorité de consommateurs !

Voilà pouquoi notre société, est une société de consommation !

Vote électronique

Réflexions à propos du vote électronique

edit: mars 2019, j’ai écrit tout un article à propos de l’état du vote électronique en Suisse, les failles découvertes, les piratages et le grave problème de la centralisation des urnes…

Texte proposé pour le courrier des lecteurs de l’express

Il y a une règle de base pour la conception de tout système de cryptographie qui dit que la sécurité ne doit reposer que sur le secret de la clé et en aucun cas sur le secret du système. Cela signifie que tout le monde doit pouvoir vérifier que le système utilisé ne comporte pas un dysfonctionnement ou qu’il n’est pas infiltré. Le système de vote ne doit pas être une boite noire. Dans le jargon informatique, on parle de logiciel Open Source: le code source est publié.
Si cette condition est remplie il n’y a aucune raison que le système puisse être piraté et on peut lui faire confiance.
Un autre problème du vote électronique se situe dans le fait qu’il est centralisé. Si il y a un problème, c’est tout les résultats qui sont remis en cause. Le système actuel est décentralisé ce qui limite les erreurs et la corruption. Pour fait bien. C’est aussi sur un modèle décentralisé que l’on devrait concevoir le vote électronique.

version plus courte

La règle de base pour la conception d’un système cryptographique dit que la sécurité ne doit reposer que sur le secret de la clé et en aucun cas sur le secret du système. Tout le monde doit pouvoir vérifier que le système utilisé ne comporte pas un dysfonctionnement ou qu’il n’est pas infiltré. Donc le système de vote doit être connu de tous.
Dans le jargon informatique, on parle de logiciel Open Source: le code source est publié.
Si cette condition est remplie il n’y a aucune raison que le système puisse être piraté et on peut lui faire confiance.
Un autre problème du vote électronique se situe dans le fait qu’il est centralisé. Si il y a un problème, c’est tous les résultats qui sont remis en cause. Le système actuel est décentralisé ce qui limite les erreurs et la corruption. C’est aussi sur un modèle décentralisé qu’un bon système de vote électronique devrait être conçu.

Version acceptée sur le site…. maximum 500 signes… c’est rien !!

La règle de base pour la conception d’un système cryptographique dit que la sécurité ne doit reposer que sur le secret de la clé et non sur le secret du système. Tout le monde doit pouvoir vérifier que le système ne comporte pas un dysfonctionnement ou qu’il n’est pas infiltré. Donc le système doit être connu de tous. Dans le jargon informatique, on parle de logiciel Open Source: le code source est publié. Si cette condition est remplie, on peut faire confiance au vote électronique.

la question..

Comparaison et étude de plusieurs systèmes politiques

Etudes des systèmes politiques

Toute civilisation est un organisme social, la plupart du temps, toutes les civilisations se sont construit un système politique qui a pour but de diriger la civilisation dans son entier. (réflexion: peut il y avoir une civilisation anarchiste ?)

Ici, je vais tenter de recenser différents types de gouvernements et de systèmes politiques qui sont ou ont été employés. Ceci permettra de se faire une idée du fonctionnement humain.

Déjà, il faut trouver recenser diverses civilisations et les étudier. Comme point de départ, la page civilisation de wikipedia est il me semble adaptée.

La république romaine

En parlant de recensement de type de systèmes politiques, ce terme vient de la république romaine. A cette époque, on effectuait un recensement tous les 5 ans. On écrivait un album de tous les citoyens papables pour faire partie du Sénat. Et ceci en fonction des capacités censitaires, (financières), d’où le terme recenser.

Lors de chaque recensement on effectuait des cérémonies de purification appelée lustrum d’où le lustre durée de temps égale à 5 ans !

forum romain curie temple ruine

L’étude des institutions politiques de la république romaine est basée en bonne partie sur ce qui vient de la page de wikipedia: institutions de la république romaine.

L’histoire de Rome est très romancée, elle commence par Romulus et Rémus. Romulus défini les contours de Rome à l’aide d’une charrue, il devient donc un tireur de trait, un Rex, qui se traduit par Roi. Puis la légende, raconte que Romulus tue son frère. (involontairement, il avait juste demandé de tuer quiconque entrait dans la zone sacrée… son frère l’a fait, il a été tué.)

romulus et remus sous la louve statue au capitole a Rome

Donc Rome est une monarchie, jusqu’à ce qu’un des Rois de Rome, Tarquin le Superbe, se fasse chasser par la population par ce qu’il était trop tyranique.

Donc en 509 av J.C la république romaine est née.

Les institutions de la république ne sont qu’une évolution des institutions existantes, tel que le sénat, pour tenter d’éviter que le pouvoir absolu royale (imperium) ne soit dans les mains d’un seul tyran.

Tous les pouvoirs sont répartis entre différents magistrats qui sont chacun chargés de tâches particulières. A la tête de l’Etat, il y a 2 consuls qui ont les pouvoirs, l’imperium. Une décision n’est prise que lorsque les 2 consuls sont du même avis.

Le sénat est un conseil d’anciens, qui comme son nom l’indique est là pour conseiller les consuls.

Les citoyens romains, par l’intermédiaire d’assemblées (des comices) ont pour rôle d’élire les différents magistrats, ainsi que des censeurs.

Le rôle des censeurs est de recenser! A chaque élection de censeur, tous les 5 ans, (tous les lustres du nom de la fête de purification qui y a lieu) les censeurs font le classement des citoyens en fonction de leur âge et de leur richesses. D’après ce recensement, ils déterminent dans un livre blanc (album) la liste des sénateurs ! Généralement tout ancien magistrat est automatiquement placé dans la liste des membres du sénat.

En cas de guerre, ou de problème pour lequel on a besoin d’une prise de décision rapide. Les consuls élisent un dicatateur ainsi qu’un maître de cavalerie comme adjoint.

Le dictateur reçoit les pleins pouvoirs de l’imperium. Cependant, pour éviter d’en faire un nouveau tyran. Ces pouvoirs sont limités à 6 mois.

Voici un schéma qui résume rapidement tout le fonctionnement des institutions politique de la république romaines.

système politique de la république romaine

Voici le même schéma, mais au format pdf, ce qui permet un plus grande souplesse:

système_politique_de_la_république_romaine.pdf

Empire Romain

Tout ceci est bien joli, mais tout le monde sait que la république romaine est devenue un empire romain!

Cela signifie donc que les buts de la république d’éviter une tyranie n’ont pas fonctionné. Ceci est du à un accord, le triumvirat entre Jules César, Pompée et Crassius.

Jules César à réussi à se faire nommer dictateur et prolonger son mandat de 6 mois à 10 ans ! et puis de 10 ans à dictateur à vie. Ceci montre bien la fragilité du système. Il se trouve que la réaction ne s’est pas fait attendre et que Jules César à été assassiné !!!

Mais l’empire était en marche et ses successeurs se sont nommés Auguste !

La Révolution Française

Depuis des siècles en France, c’est une monarchie qui gouverne. Les rois de France prennent de plus en plus d’importance. Louix XVI se fait même déclarer Monarque absolu de droit divin. Les différences de classes deviennent de plus en plus marquées entre l’aristocratie riche et les pauvres qui deviennent de plus en plus pauvres. Les idées du siècle des lumières font leur chemin… Les Etats unis d’amérique déclarent leur indépendance et en 1789 la révolution française éclate.

Le but de cette révolution est d’abolir les privilèges de classe. Tous les citoyens naissent égaux… La déclaration de droits de l’homme est écrite.

Cependant, malgré toute cette bonne volonté, il faut créer un nouveau système fonctionnel pour éviter que tout le pays parte dans le chaos. Chaos qui finalement va quand même régner pendant quelques années. De nombreuses formes de gouvernement vont apparaîtres et disparaîtres avant qu’un système soit adopté plus durablement.

Nous aurons dans l’ordre:

En 1789 le roi n’arrivant plus a gouverner normalement, il convoque les Etats généraux, l’assemblée des représentants de la nation. Mais ça ne va pas mieux. Les nobles et le clergé refusent de siéger avec le tiers état. C’est donc la scission. Les députés du tiers état, ainsi qu’une fraction volontaire du clergé et de la noblesse se réunissent en assemblée constituante et créent la première constitution.

La nouvelle structure politique est basée sur la séparation des pouvoirs, l’égalité et la souveraineté nationale. Le royaume est divisé en 83 départements.

Après avoir consigné par écrit les bases de la nouvelle société. Il n’existe toujours pas de système politique. Une assemblé législative est donc constituée pour assurer le gouvernement de l’Etat.

L’assemblée législative n’était aucunement représentative du peuple et ses membres même pas élu. C’était principalement les membres de la haute bourgeoisie. Cet état de fait provoqua pas mal de mécontentement, et des insurrections comme la commune de paris. (Celle de 1790 et pas celle de type anarchiste de 1870)

Suite à ces évènements, le suffrage universel à été employé pour élire les membres d’une nouvelle assemblée, la convention nationale. Cette convention assurait le législatif. Elle format un conseil exécutif formé de 6 membres pour l’exécutif et également un tribunal pour instruire le procès de Louis XVI et Marie Antoinette.

La convention a également créer plusieurs institutions importantes comme l’école normale supérieure, l’école polytechnique, l’école des arts et métiers, le conservatoire de musique, le musée d’histoire naturelle et le système métrique.

La convention nationale s’est rapidement transformée en ce que l’on appelle le directoire.

L’exécutif est assuré par 5 directeurs, qui sont élus par le conseil des anciens. Chaque année un des directeurs est tiré au sort pour être remplacé. Le corps législatif est composé de deux organes, le conseil des anciens et le conseil des 500.

Le conseils des Anciens comportait 250 membres âgés d’au moins 40 ans. Chaque année, on renouvelait un tiers du conseil. Le rôle de ce conseil est d’adopter ou de rejeter ce qui est proposé par le conseil des 500. Le second rôle de ce conseil est d’élire les directeurs.

Le conseil des 500 à pour rôle de concevoir les projets de loi et les listes de candidats pour le directoire. Puis il les transmet au conseil des anciens. Les membres du conseil des 500 sont élus au suffrage censitaire. Ce qui signifie en fonction du niveau de fortune !!!

Les directeurs sortant n’avaient pas la possibilité de se faire réélire.

Le directoire c’est très vite transformé en triumvirat corrompu. Le système a été supprimé par le coup d’état de Bonapart.

Coup d’Etat du 18 Brumaire

Je trouve toujours assez étrange que des gens qui sont les défenseurs d’une démocratie, d’une république arrivent à donner les plein pouvoirs à une personne unique. J’ai tenté un peu de comprendre comment est ce que Napoléon Bonaparte à réussi à se retrouver à la tête de l’Etat Français.

D’abords, il faut signaler que depuis la révolutions, ce sont de multiples systèmes qui se sont succédés très rapidement. On remarque bien, que personne ne sais vraiment comment il faut concevoir un système politique et que c’est par de multiples essais que l’on procède.

Le principe de la constitution de l’An III avait pour but de figer un système avec des moyens de bloquage de toutes les institutions entres elles pour éviter une prise de pouvoir par un tyran.

Emanuel Joseph Sieyès a fait partie de toutes les formes de gouvernement de l’époque, des Etats-généraux de Louis XVI au consulat avec Bonaparte. Au moment de la rédaction de la constitution de l’An III Sieyès est partisan d’un organe sensé contrôler la conformité avec la constitution des actes des organes de l’Etat. Cette proposition ne sera pas retenue.

Sieyès va alors tenter de remettre l’idée à l’ordre du jour, lors qu’il est membre du directoire. Cependant, la constitution est tellement ficelée qu’elle ne peut être modifiée avant 9 ans !!! (pas encore compris pourquoi)

Sieyès décide alors de changer de méthode et d’utiliser celle du coup d’Etat qui est, somme toute, assez courante à cette époque!

Il s’organise alors, il s’arrange pour avoir le soutien d’une partie du conseil des anciens, il s’arrange pour décider la majorité de ses collègue du directoire à démissionner et s’arrange avec le général Bonaparte pour que le conseil des anciens lui donne le commandement en chef des armées.

Un fois ce commandement reçu, Napoléon est déjà investi de pouvoirs énormes! C’est finalement là la faille. C’est une trop grande confiance en Napoléon.

Puis, avec un subtile déménagement des autorités à St-Cloud, le coup d’Etat commence. Napoléon explique qu’il est en colère et qu’il n’est pas content du travail du conseil qui a selon lui trahit plusieurs fois la constitution. Il propose de partir avec de nouvelles bases. Le députés l’acceptent mal, malgré les tentatives d’explications du frère de Napoléon, Lucien Bonaparte qui était président du conseil des anciens.

Se sentant attaqué et en danger de mort, Napoléon prend le contrôle militairement du conseil et fait évacuer la salle.

Plus tard, c’est en réunissant les membres du conseil favorable à Bonaparte que le consulat est mis en place.

La république est maintenant dirigée par 3 consuls. Napoléon devient premier consul aidé par Sieyès et Roger-Ducos.

De nouvelles institutions sont mises en place:

  • le conseil d’état qui rédige les lois
  • le tribunat qui discute des lois (mais ne les votes pas)
  • le corps législatif qui adopte ou rejette les lois. (mais ne les discute pas)
  • le Sénat qui vérifie la conformité des lois avec la constitution. (c’est ce qui ressemble le plus à l’idée d’organe de contrôle que Sieyès voulait)

Ce système est terriblement réparti pour que finalement se soit les consuls qui dirigent tout ! (et surtout le premier consul)

Napoléon empereur

Finalement le consulat est un système assez stable. Pour éviter qu’il ne s’effondre en cas d’effondrement du consulat, le Sénat propose de faire de Napoléon un Empereur !

L’idée peut paraitre étrange, mais le but est de faire de Napoléon l’incarnation des valeurs de la république. Et de transmettre de manière héréditaire ces valeurs !

Tout les symboles de monarchie sont alors recréés et toute une aristocratie, pourtant abolie quinze ans plus tôt est recréée !

Napoléon va transformer l’Europe en agrandissant son empire et en imposant les institutions de la république.

La plupart des institutions démocratiques européennes sont le fruit des idées de Napoléon. On pourra citer par exemple le code civil. (Il a aussi permis à des financiers Suisses de créer la banque de France… une banque à leur service.. et d’octroyer  à cette banque le monopole d’émission des billets de banques. Ce qui a valu à Napoléon d’avoir le soutien des financiers et de rester au pouvoir….)

L’idée de faire de Napoléon l’incarnation des valeurs de la république n’était donc pas une si mauvaise idée, même si tout ne s’est pas passé par la suite comme on le pensait. Le règne de Napoléon à permis de mettre en place rapidement et durablement une multitudes de nouvelles institutions républicaines et sur un vaste territoire.

Les Etats Unis d’Amérique

Tout le système politique des Etats Unis d’Amérique est basé sur la constitution. Cette constitution est une des plus vieille du monde. Toutefois elle a quand même été amendée 27 fois.

Le but de cette constitution était d’unir des ex colonies autonomes pas toujours très stable politiquement. La constitution a permis de créer une notion démocratique d’égalité de traitement pour tout les citoyens.

Afin d’éviter une concentration de pouvoir, la constitution est conçue de manière à créer un régime politique avec des pouvoirs très séparés.

Pouvoir législatif

Le législatif est une assemblée nommée Congrès qui est bicamérale elle comporte la chambre des représentants et le sénat. Comme son nom l’indique, la chambre des représentant représente proportionnellement le peuple et est renouvellée par suffrage direct tout les 2 ans. Le sénat comporte 2 sénateurs par Etat. Le Sénat est renouvelé par tiers tous les 2 ans.

Les lois doivent être votée par les 2 chambres pour être accepté. Si le président le désire, il peut apposer son veto. Ce qui augmente le majorité (2/3) pour l’acceptation d’une loi.

Pouvoir exécutif

C’est le président qui exerce le pouvoir exécutif. Il est le grand chef des armées. Il nomme les hauts fonctionnaires et les juges fédéraux (avec l’approbation du sénat ). Le vice président, quand à lui préside le Sénat.

Pouvoir Judiciaire

Le pouvoir judiciaire est détenu par la cour suprême. Les juges de cette cour sont nommés à vie ! Les pouvoirs étant très séparé. La cour suprême est le pouvoir qui doit trancher lors des blocages entre exécutif et législatif ceci afin de ne pas bloquer trop longtemps l’appareil politique.

Election présidentielle

L’élection du président et du vice président des Etats-Unis d’Amérique est une élection avec une machinerie compliquée. C’est une élection au suffrage universel indirecte. En effet, ce sont des grands électeurs qui élisent le président et vice-président. Les citoyens votent donc pour les grands-électeurs de leur Etat. Il y a autant de grands électeurs que de membre du congrès pour leur Etat.

Les citoyens votent donc pour un grand électeur qui annonce qu’il va voter pour un candidat. (Il n’est pas obligé de le faire, mais c’est le cas dans l’immense majorité des cas.)

Puis, les grands-électeurs votent pour un candidat et on fait le décompte. Pour chaque Etat, c’est le candidat qui obtient la majorité des grands électeurs qui emporte le vote dans l’Etat. Dans tous les Etats (sauf 2), le candidat qui emporte le vote gagne les voies de TOUS les grands électeurs de l’Etat. (Toutes les voies des grands électeurs de l’Etat sont identiques!). Pour finir on fait le compte des grands électeurs sur le pays entier. Le candidat qui obtient la majorité absolue des grands électeurs gagne l’élection. Si aucun candidat n’obtient de majorité absolue, c’est la Chambre des représentants qui élit le président, et le Sénat qui désigne le vice-président.

A toute cette machinerie électorale s’ajoute encore la désignation des candidats par les partis politiques. Officiellement pour être candidat il faut, (ne pas avoir été déjà 2 fois président !) être citoyen Etat-unien né sur le territoire, âgé d’au moins 35 ans et candidat dans les 50 Etats de l’Union.

Pour être candidats dans les différents Etats, il y a différentes règles. Mais en général, c’est obtenir un certain nombre de signature de parrainage.

Puis, après les démarches officielles, pour être candidat, il est mieux d’avoir le soutiens (populaire et financier) d’un parti. (Républicain ou démocrate c’est mieux !)

Les partis ont des processus compliqués de désignation de candidats. Dans chaque Etat la procédure change. En général, il s’agit de vote populaire (mais rarement plus de 10% de la population!) accessible à toute la population ou seulement aux membres du parti. Une seule voie par personne est autorisée.

Comme les désignations n’ont pas lieu en même temps partout, l’attention portée par les médias à une désignation (caucus) n’est pas la même. En effet, les candidats qui obtiennent de mauvais scores se retirent rapidement pour raison financière. Il ne sert à rien de gaspiller son argent en continuant.

La tendance est au regroupement de la date de désignation des candidats. En été les convention de parti désignent leur candidats officiel qui obtiennent ainsi un financement du parti.

On remarque ainsi que d’être élu à la présidence des Etats-unis est un parcours du combattant! (une expérience pour devenir le futur chef des armées !) Il faut avoir beaucoup de temps, et beaucoup d’argent. Il faut environ 1 année pour créer des comités et des alliances qui soutiendront sa candidature, puis 6 mois de campagne dans un maximum d’Etat pour être élu candidats officiel d’un parti, ce qui permettra de financer la campagne sans utiliser sa propre fortune. Puis, il faut remplir les formalités administratives pour être candidat (trouver des parrains dans tous les Etats). Enfin, il faut convaincre tout le monde de voter pour soi!

Star wars

C’est en étudiant le système politique de la république romaine que le film star wars m’est revenu à l’esprit. Je trouve qu’il y a beaucoup de similitudes.

La galaxie est une république formée de plusieurs mondes. Un de personnage est la princesse Amidala qui est une princesse élue. On la suit lors d’une séance au parlement, durant laquelle, le Sénateur Palpatine reçoit les pleins pouvoir. C’est le principe de la dictature de la république romaine, et tel Jules César ou Napoléon Bonaparte, Palpatine devient Consul à vie puis Empereur !

Suisse

La Suisse est une démocratie semi-directe. Le peuple entier à toujours le dernier mot s’il le faut.

Mythe fondateur Suisse

Le système politique suisse est à la base une confédération de régions souveraines qui refusaient l’ingérence des Habsbourg et de leur fonctionnaires dans leur vie quotidienne. De plus le péage du Gothard rapportait un bon pécule qui attire les convoitises.

Les gens de ces vallées ayant défié leur suzerain, ils devaient s’attendre à des représailles militaires. La confédération a donc été crée lors du serment du Grütli. C’est un pacte qui prévois assistance entre 3 vallées en cas d’agression.

Les représailles sont venues. Le Duc Léopold 1er d’Autriche a envoyé des milliers de soldats qui ont été défait à la bataille de Morgarten par des paysans/soldats 2 fois inférieurs en nombre.

Après cet évènement, la confédération a grandi, ce qui n’était pas bien vu du saint empire romain germanique. C’est ainsi donc que 73 ans après Morgarten, c’est à Sempach que les hostilités ont reprises. Et suivant le même modèle, les confédérés ont remporté la victoire. Leopold III perdant la bataille et la vie! (comme 15% de la noblesse alsacienne)

Depuis, la confédération suisse vit tranquillement. La confédération est devenue une fédération (tout en gardant le nom confédération) de canton.

Voilà pour la fable..

Remise en cause du mythe fondateur Suisse

Comme tous les mythes, celui de la suisse est inspiré de faits réels, mais romancé.

Il semble bien que le fameux pacte de 1291 est un faux ! (j’ai découvert ceci en allant le voir au musée des chartes à Schwytz.)

En très bref, ce pacte présente plein de signe qui montrent qu’il n’est pas fait de manière conforme à l’époque:

  • le rédacteur est inconnu ! (peu de gens écrivaient les actes officiels)
  • la date est floue…. (au début août…..  C’est pourquoi on fête le 1er août la fête nationale)
  • le pacte ne cite pas de document précédent précis (juste un vague…. « comme les anciens document le montrent »)
  • le sceau de Unterwaldest utilisé, alors qu’il n’existait pas en 1291… il n’y avait que des sceaux séparés pour les entités de obwald et niedwald.
  • Ce pacte n’existe qu’en un seul exemplaire. (peut être que les autres ont été perdu… mais c’est louche)
  • Ce pacte n’est cité par aucun autre document plus récent jusqu’en 1891 où il est utilisé pour construire le mythe suisse (et ainsi fêter les 600 ans à cette date !) !  Avant 1891 on considérait que le pacte de Brunnen de 1315 était le véritable acte fondateur de la suisse.. (Suite à la bataille de Morgarten)
    (Le pacte de 1291 a été découvert par hasard dans les archives de Schwytz en 1724…)

pacte 1291 confederation suisse grutli

Etonnamment, seul le musée des chartes à Schwyz, sorte de coffre fort géant construit dans les années 1930 à la gloire de ce pacte de 1291, indique et explique pourquoi ce pacte est probablement un faux !

Le site web officiel de la confédération, ainsi que la page wikipedia du pacte n’indiquent en rien que ce pacte est un faux ! C’est certainement encore un tabou…
(Tout comme le fait que Guillaume Tell n’est pas un personnage historique.… et pire…. L’histoire est identique à celle plus vieille qu’on trouve dans une fable danoise…. Toko l’archer obligé de tirer une flèche dans une pomme sur la tête de son fils…. )

D’où vient ce pacte de 1291 ?

Le musée des chartes nous indique que le pacte de 1291 daterai de 1307, et serait une sorte de pièce jointe au CV d’un bailli qui voulait justifier d’une certaine indépendance historique de la région aux yeux du nouvel empereur du Saint-Empire Romain-Germanique.

Il aurait donc créé un faux pacte et l’a anti-daté histoire de justifier une continuité historique d’indépendance du lieu de tout intermédiaire entre le bailli et l’empereur. (alors qu’en général, il y avait toujours une famille noble en intermédiaire !)

Ça semble avoir fonctionné. En 1309, l’immédiateté impériale a été accordée par l’empereur Henri VII de Luxembourg. Donc une certaine autonomie, bien plus qu’ailleurs.

Je trouve cette histoire très intéressante, je ne vois pas pourquoi elle devrait être tabou ?

Les batailles de Morgarten et Sempach on réellement existées.

Il y a réellement eux plein d’autres pactes similaires à celui de 1291 qui ont véritablement créés la confédération helvétique.

En fait, c’est les idées nationalistes de la fin du 19ème siècle, puis les périls fascistes et communistes des années 1930 qui ont impulsé la création d’un mythe suisse. (et la construction du musée des chartes à Schwyz)

Qu’est-ce qui fait que la suisse est ce qu’elle est ?

C’est un pays qui n’est pas vraiment une nation homogène. Car il y a plusieurs langues, plusieurs religions et une grande diversité culturelle.

=> La réponses saute aux yeux. La particularité de la Suisse c’est de mettre ensemble ce qui a priori ne va pas ensemble.

Le pacte de 1291 est l’emblème de cette idée. Il raconte l’histoire de 3 vallées qui se mettent ensemble.

« Unus pro omnibus, omnes pro uno« , un pour tous, tous pour un, est la devise de la Suisse.

Donc le mythe crée un égrégore qui devient une prophétie auto-réalisatrice. La suisse est bien un lieu où l’on arrive à mettre ensemble ce qui ne va pas ensemble à priori.

L’épisode politique de la république helvétique le montre bien.

Donc peu importe si le pacte de 1291 est vrai ou faux, les idées qu’il véhicule sont bien vivantes en Suisse !

La république Helevétique

Après les batailles de Morgarten et Sempach qui garantissent une certaine autonomie à la confédération des canton suisse. La confédération s’étend et colonise des territoires. Les cantons administrent des baillages communs. Il y a des cantons qui sont plus fort que d’autres. On peut notamment dire que le pays de vaud est une colonie du canton de Berne.

Puis Napoléon est arrivé. Il a conquis la Suisse en 1798 pour créer la république Helvétique sur le modèle de la république Française.

  • Un législatif à deux chambres
  • Un  exécutif, le directoire
  • Une cours de justice supérieure

L’innovation a également ét de rendre tous les cantons égaux. Fini les baillages et les colonies.

Mais voilà… on ne gouverne pas la Suisse multiculturelle ainsi ! Comme dit plus haut le propre de la Suisse c’est de mettre ensemble ce qui ne va pas ensemble. Napoléon a bien du s’y résoudre.

En 1803 la république Helvétique c’est fini, place à l’acte de médiation.

Napoléon dira:

« La Suisse ne ressemble à aucun autre État, soit par les événements qui s’y sont succédé depuis plusieurs siècles, soit par la situation géographique, soit par les différentes langues, les différentes religions, et cette extrême différence de mœurs qui existe entre ses différentes parties. La nature a fait votre État fédératif, vouloir la vaincre n’est pas d’un homme sage. »

« Ce qui est en même temps le désir, l’intérêt de votre nation et des vastes États qui vous entourent est donc :

  • 1° l’égalité des droits entre vos dix-huit cantons
  • 2° une renonciation sincère et volontaire aux privilèges de la part des classes patriciennes
  • 3° une organisation fédérative, où chaque canton se trouve organisé suivant sa langue, sa religion, ses mœurs, son intérêt, son opinion. »

Donc voici une transition d’un Etat centralisé à un état fédéral qui est plus proche de l’habitude confédéral des Suisse. Ce qui permet de faire vivre ensemble ce qui à priori ne va pas ensemble.

Napoléon reste quand même à la tête de la politique Suisse. Surtout de la politique étrangère. Histoire de mener à bien ses idées sur le monde.

A la chute de napoléon et son empire. La Suisse s’émancipe vraiment et lors du congrès de Vienne, (Cette réunion d’une bande de potes qui refont le monde !) la Suisse devient officiellement Neutre.

C’est le système de la confédération des 22 cantons.

De la réforme de Napoléon à l’Etat fédéral Suisse moderne

Le parti radical démocratique prend de l’ampleur dans des cantons surtout urbains et protestants. Ils font passer des mesures anti-catholiques. Les cantons catholiques prennent peur et font une alliance secrète: le sonderbund. Ils cherchent à se faire protéger par l’autriche, ce qui est contraire à la constitution.

C’est la guerre du Sonderbund qui éclate. Elle est très courte, trois semaines, et voit la défaite des catholiques.

A cette occasion une nouvelle constitution est adoptée, qui voit la création d’un véritable état fédéral. C’est la fin de la confédération, même si le nom est resté !

Les cantons sont souverains, mais délègues des compétences à la (con-)fédération. C’est ce que l’on appelle la suisse moderne de 1848 dont le système est toujours en vigueur.

Système politique Suisse depuis 1848

Le système politique suisse dispose de 3 niveaux. Les communes, les cantons et la confédération. Chaque niveau est responsable de ses compétences, selon le principe de subsidiarité.

Comme législatif, la confédération a un parlement, l’assemblée fédérale, qui est divisée en 2 conseils. Le conseil des états où siègent 2 représentants par canton. Et le conseil national ou siègent des représentants de la population, chaque canton ayant un nombre proportionnel à sa population de représentants.

Ces conseils discutent et adoptent les lois, proposées par les différentes commissions qui les ont préparées. Pour qu’une loi soit acceptée elle doit être adoptée par les 2 conseils.

L’exécutif, quant à lui est le conseil fédéral. Ce conseil est élu par l’assemblée fédérale. Chaque année, la présidence de l’Etat change en fonction d’un tournus entre les membres du conseil fédéral. (formellement élu par l’assemblée fédérale)

Le peuple à toujours le dernier mot, par ce qu’en plus d’élire ses représentants, il a un droit de référendum sur toutes les décisions du parlement.

De plus, depuis 1891, il a aussi un droit d’initiative pour proposer de nouveaux articles constitutionnels (par pour de nouvelles lois). Pour qu’une initiative ou une modification de la constitution soit possible, il faut que la majorité des cantons et la majorité de la population l’accepte. (double majorité)

J’ai découvert récemment (en 2018) qu’en l’absence d’un organe qui vérifie la conformité d’une nouvelle loi par rapport à la constitution, c’est le peuple qui est chargé de faire cette vérification. Si une loi n’est pas combattue par référendum au moment de sa création par le parlement. Alors elle est considérée comme acceptée et prime sur la constitution, même si elle est contraire à la constitution !!

(C’est ce que j’ai découvert avec la Loi sur la Banque Nationale Suisse qui est légèrement différente de la Constitution dans ses possibilités de redistribuer le bénéfice de la BNS… ainsi au lieu de se faire distribuer directement des milliards de bénéfice, on se les fait distribuer au compte goutte, au bon vouloir de quelques technocrates….)

La démocratie uniquement bonne a garder le troupeau

La démocratie est un bon système pour maintenir des institutions en place, gérer les affaires courantes et apporter de menues adaptations au système. Mais ce n’est pas un bon système pour faire une réforme de fond en comble.

Déjà du temps de la république romaine on avait du résoudre ce problème. Sylla est devenu dictateur dans le but de faire une réforme en profondeur des institutions.

Mais on voit que donner les pleins pouvoirs à une seule personne… c’est dangereux…. Jules César, Napoléon, Plapatine….

De plus, il y a plein d’article constitutionnel qui ne sont pas respectés. Donc, à mon avis, un texte ne garantir pas grand chose. C’est surtout quand il y a une volonté populaire exprimée par un texte que le texte fonctionne. Tout dépend des visions du monde des gens pour savoir comment ils sont prêt à accepter l’existence d’un texte. Est-ce que c’est le texte qui fait foi fondamentalement ? est-ce que le texte est juste là pour être un cadre à contourner ? est-ce que c’est l’esprit derrière le texte qu’il faut respecter ?

Là on voit les limites du texte, et donc l’influence d’autres pouvoirs devient plus importante. Au cours de l’histoire on voit, notamment avec Napoléon, que le pouvoir militaire n’est pas négligeable. A notre époque, j’ai l’impression que c’est le pouvoir économique qui est le plus influent. Ce dernier fonctionne conjointement avec les pouvoirs monétaire et médiatiques. (banques et médias qui appartiennent aux grands groupes et aux banques…)

La volonté populaire est parfois capable de faire des retournements de situations avec des « révolutions », mais très souvent ces révolutions ne font que changer les têtes et pas le système. (C’est bien ce que le mot révolution signifie… retourner à la même place… comme la révolution des planètes autour du soleil)

Les révolutions arabes de 2011, ont largement été récupérées…. la révolution russe de février 1917 a libéré des opposants politiques qui sont venus créer la révolution d’octobre….

Quand on regarde derrière les révolutions colorées des années 2000 en europe on voit qu’elles sont toutes financées par des ONG façade de la CIA…. (Par exemple l’ex directeur de la CIA était le président de Freedom House à cette période) Voir à ce propos mon article sur les BRICS qui reconstruisent le monde…

Un changement de système est toujours chaotique… et généralement c’est la loi du plut fort qui s’impose…. donc certains aiment bien profiter du flou chaotique.

Monarchie

La monarchie est un des systèmes les plus anciens et le plus simple. Il y a un chef et à sa mort, ce sont ses descendants qui le remplacent.

La monarchie est présente sous beaucoup de formes différentes. Et souvent, il y a toute une noblesse qui est crée autour.

C’est en général, un système qui est basé sur des accords individuels de soutient entre des monarques. La notion de vassal et de suzerain est très présente.

Dans la noblesse il y a des titres, mais il ne sont pas normalisés il ne sont pas forcément représentatifs. C’est surtout les alliances qui forment le pouvoir de l’un ou l’autre monarque.

Dans l’europe du moyen âge, les titres de noblesse sont souvent issus des institutions de l’empire romain.

Le Duc, n’est que la transformation du Dux, qui était, à l’origine un terme romain (mais pas un grade) pour désigner un commandeur, un chef des armées. Puis, plus tard durant l’empire romain, les Duces sont devenus des chefs des certaines parties frontières de l’empire. Il y avait 12 duchés dans l’empire d’orient et 13 dans celui d’occident. Le pouvoir de ces Ducs étaient presque total. Il étaient chef de l’administration, de l’armée et de la justice.

Lorsque l’empire romain est tombé, cela à permis à plusieurs Ducs de se libérer et de devenir autonome. Certains duchés ont également été repris par des seigneurs barbares.

Ensuite, la répartition des titres c’est faite souvent de manière géographique. Les premiers souverains du moyen âge distribuaient les responsabilités de morceaux de territoire à leur compagnons, des comtes. En effet, Comte est un mot qui vient du latin comes qui signifie compagnons. C’est ainsi que sont apparus les comtés.

Le terme de roi, vient du latin rex, tireur de trait, ceci provenant de l’histoire de Romulus qui marqua à la charrue les limites de Rome. Un roi étant le suzerain de plusieurs comtes, c’est lui qui détient le commandement militaire sur tous les comtés.

Ceci à une exception, les comtés qui se trouvent en frontière (sur les marches) du royaume ont le droit de lever une armée sans en référer au souverain dans le but de l’utiliser pour défendre les frontières du royaume. Le comte qui est le chef d’un tel comté reçoit donc le titre de marquis (qui signifie comte de marche) et ceci pour marquer cette liberté militaire.

Le reste des titres de noblesse comme le vicomte ou le baron ne sont que des titre pour marquer une certain hiérarchie qui est très dépendante d’alliances.

Grèce antique

En grèce antique on trouve des systèmes politiques de plus étranges dont on est plus du tout habitués !

C’est également le berceau de la démocratie. Il faut que je me replonge dans l’histoire pour mieux saisir ce que signifie tout les systèmes mis en place.

Archonte

Après la mort du roi Codros au XIème siècle av J.-C Athène cesse d’être une monarchie. On remplace le roi par un Archonte. Au début l’archonte est élu à vie, ce qui, hormis l’hérédité de la charge, ne change pas grand chose. Puis on réduit la durée du mandat à 10 ans et on place non plus un, mais trois archontes. Puis le mandat est encore réduit à une année.

Les archontes sont élus dans l’aristocratie. Aristocratie qui est aussi un système politique ! C’est le gouvernement par les meilleurs. (la révolution française à semé la confusion entre aristocratie et noblesse. Le mérite ou la naissance.)

Dans les archontes on trouve:

  • l’archonte eponyme. C’est le chef de l’Etat, on donne son nom à l’année. En charge de l’administration civile, tuteur des veuves et orphelins.
  • l’archonte roi. Il est en charge de la justice.
  • le polémarque. Il est à l’origine chef des armées, avant que ce ne soit les stratèges qui reprennent le rôle au moment de l’instauration du système stochocrate.

Depuis 487 av J.-C l’élection aux magistratures ont été faite par stochocratie… par tirage au sort ! Qui est la seule technique pour garantir une vraie démocratie. (au contraire de l’aristocratie)

Puis, six thesmothètes ont été ajoutés pour assurer principalement de fonction de justice.

Tyrannie

Il semble que le système des archontes est sensible au coups d’états. Il est arrivé quelques fois qu’un tyran prenne le pouvoir. Un tyran est un personnage très populaire, du moins au début de son règne, qui prend le pouvoir grâce au peuple.

Démocratie

Après une ère de tyrannie, très dure par Hippias et son frère Hipparque est assassiné et Hippias chassé en 510 av J.-C. La démocratie apparait.

Le tyran a été chassé par un groupe d’aristocrate parmi lesquels on trouvait Clisthène. C’est lui qui va ensuite réformer les institutions archaïque pour les rendre démocratiques et ainsi marquer l’entrée dans l’époque classique.

C’est la révolution isonomique.

Historiquement, dans le monde archaïque, c’est l’aéropage qui est le conseil qui a le plus de poids. L’aéropage est un conseil qui historiquement est composé de nobles, de gens biens nés. Ensuite, après les réformes du légiste Solon, l’aéropage est constitué des anciens archontes. Et ceci à vie.

Clisthène va tenter de déplacer le pouvoir dans l’ekklêsia. L’assemblée du peuple. Tous les Athéniens mâles de plus de 18 ans ont le droit de participer à l’Ekklêsia. Cela représentait potentiellement environ 40 000 personnes, cependant jamais plus de 6000 personnes venaient.

Le rôle de l’ekklêsia était de décider des lois, et également de pratiquer le vote d’ostracisme. Le vote d’ostracisme permettait de désigner la personne la plus dangereuse pour l’Etat. Cette personne était exilée de la cité pour 10ans ! L’ekklêsia se réunis plusieurs fois par mois. (1-4, il y a 10 mois dans l’année politique)

L’Ekklêsia est l’assemblée du peuple au complet, l’aréopage, l’assemblée des anciens archontes, et la boulé devient une assemblée représentative du peuple. Clisthène a créé dix tribus pour les athéniens avec chacune un héro et des cultes. Chaque tribu est représentée à la boulé par 50 prytanes.

L’année politique Athénienne est divisée en 10, une part, par tribu. Chaque tribu est responsable d’une de ces parties. Les prytanes de la tribu responsables sont logés directement à proximité du Bouleutérion.

Le choix des prytanes se fait par une élection des candidats, qui sont âgés d’au minimum 30 ans. Puis, 50 des candidats sont tirés au sort.

Chaque jour il y a un nouveau superviseur des prytanes qui est tiré au sort, un Epistate. C’est en quelque sorte le chef de l’Etat. Il ne peut être Epistate qu’une seule fois. Il est le responsable de la conformités des lois qui sont votées sous son mandat.

Le rôle de la boulé est principalement de préparer les lois (faire des probouleumata) et de les soumettre à l’Ekklesia. La boulé est aussi joue aussi le rôle d’administration générale qui prépare les assemblées, et garde le feu sacré. (Chez les romains ce sera le rôles des vestales de garder le feu sacré)

Ce système politique est donc assez étrange, il est presque double. Il y a des représentants du peuple, mais il ne supprime pas les anciennes institutions donc il est accepté par l’aristocratie.

L’Ekklêsia et la boulé sont des institutions du peuple, mais les archontes, (au nombre de 10) sont des magistratures qui sont données à l’aristocratie.

Voici une représentation graphique du système politique d’Athène d’après la constitution d’Aristote. Ce schéma provient de wikipedia.

shcéma Constitution athenes aristote

Différents types de démocraties actuelles

La démocratie est une forme de gouvernement qui a son origine dans la Grèce antique, et c’est actuellement la forme de gouvernement qui semble être la meilleure, celle qui assure le plus la stabilité de la paix.

Cependant, quand on parle de démocratie, ça ne veut pas toujours dire la même chose. Il existe de nombreux systèmes politiques démocratiques différents.

Il existe tout de même des bases fondamentales communes à toute démocratie.

  • La séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.
  • chaque citoyen a le droit de faire partie des membres du gouvernement.

Ensuite, il y a des variantes qui font qu’une démocratie est directe, semi-directe ou représentative. En effet, suivant les systèmes, et suivant la tâche, le peuple décide directement, ou désigne des représentants qui vont décider. On parle de démocratie semi-directe dans le cas où un groupe d’élu gouverne, décide, mais si le peuple n’est pas d’accord, il peut exercer un droit de référendum.

Ce que l’on appelle de nos jours démocratie n’en est pas une…

C’est là que l’on peut se poser la question: jusqu’où un système représentatif est une démocratie ?

Sieyès, dont nous avons parlé plus haut, celui qui a réussi à être à la tête de tous les différents systèmes politiques à la suite de la révolution française disait à propos de la démocratie:

« Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants. » (Discours du 7 septembre 1789, intitulé préciséement : « Dire de l’abbé Sieyes, sur la question du veto royal : à la séance du 7 septembre 1789 » cf. pages 15, 19…)

Ainsi selon un des principaux père fondateur de ce que l’on appelle de nos jour la démocratie moderne….. était tout à fait opposé à la démocratie dans son sens d’origine. Le système démocratique athénien, dans lequel le peuple exerçait sans représentants. Dans lequels le tirage au sort avait beaucoup d’importance.

Et si on remettait un peu de tirage au sort dans la politique actuelle ?

Bon… alors  qu’est-ce qu’il y a comme type de « pseudo démocratie » ?

Régime Présidentiel

Ce qui caractérise un régime présidentiel, c’est la volonté de séparer à tous pris les pouvoirs. C’est le système le plus courant sur le continent Américain. (pas le canada)

Il est caractérisé par:

  • l’exécutif et le législatif sont élus totalement séparément.
  • l’exécutif ne peut pas dissoudre le parlement et réciproquement, le parlement ne peut pas renverser le gouvernement.

Régime Parlementaire

Ce qui caractérise un régime parlementaire, c’est une volonté d’avancer et d’éviter les blocages du au système politique. C’est le système démocratique qui est le plus courant en Europe.

Il est caractérisé par:

  • l’exécutif et le législatif sont issu des mêmes force politique. L’exécutif est le reflet de la majorité parlementaire.
  • l’exécutif et le législatif ont un pouvoir équilibré. Le législatif peut renverser le gouvernement et l’exécutif peut dissoudre le parlement.

Direction d’entreprise

Le monde politique est une chose, mais il ne décide pas de tout. Pour tous les problèmes de la vie courantes, les entreprises concernent souvent plus directement la vie des gens. Il est donc aussi très intéressant d’étudier comment sont gouvernées, dirigées les entreprises.

De plus, on remarque, que les grandes entreprises deviennent de plus en plus grandes. Que certaines emploient (et donc concernent) énormément de personnes. Au point que finalement certaines entreprises ont plus d’employés et de budget que certains Etats.

Actionnariat

= Aristocratie censitaire !

Coopérative

= 1 personne 1 voix au vote. => démocratie

Gouvernance d’entreprise et vision du monde

Le mode de gouvernance d’une organisation, d’une entreprises dépend surtout de la vision du monde de son dirigeant (fondateur)

=> Il y a aussi plein d’autres formes de gouvernances qui émergent. A lire notamment le livre de Frédéric Laloux: Reinventing Organizations, dont voici mon résumé…

Pour la suite….

Voici encore quelques pistes à étudier:

L’union européenne est l’évolution du cartel du charbon et de l’acier qui s’est transformé en cartel de grosses entreprises européenne qui gèrent le marché européen. L’UE est une dictature et pas une union politique.

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