facebook et la politique

Comment facebook influence la politique

L’espace public évolue de tout temps, avec les réseaux sociaux on est passé à une étape plus loin.

L’effet de ces changements d’espace public c’est une transformation de la manière dont les discussions politiques se font.

Stéphane Aguiton a donné une conférence très intéressante à ce propos.

Cette conférence de Stéphane Aguiton peut ête écoutée sur le site immediat.tv.

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Pour ne pas devoir réécouter toute la conférence, voici un résumé des idées qui y sont présentées.

  • L’espace public est le lieux où l’on peut tous participer à des conversations
  • Les conversations publiques sont souvent des conversations politiques
  • Pendant très longtemps, pour s’adresser à un grand nombre de personne, il fallait être présent sur place
  • Les journaux sont apparu, et de rares personnes se sont mis à parler et avoir une grande tribune
  • les journaux parlent des grands problèmes, de la politique et des personnes connues de tous
  • puis est arrivée la photographie. Il a été possible pour la première fois de montrer à large échelle un visage.
  • En même temps c’est posé la question de la redéfinition de l’espace public.
  • La jurisprudence a déterminer que l’on a le droit à rester tranquille chez soi et de pas se faire tirer le portrait et publier dans une journal. A quelques excéption près.
  • Une exception est le fait de se trouver dans une scène d’intérêt public. Si vous vous trouvez sur la photo historique de l’assassinat d’une personne connue, vous ne pouvez pas demander à ne pas être publié !
  • En revanche, chez soi tranquille, on n’a pas le droit de vous publier le portrait.
  • Toute la caste de journalistes et photographes qui sont tous des professionnels, savent se qu’ils ont le droit de faire où non.
  • L’arrivée de l’internet va tout remettre en cause encore une fois. Il est possible pour tout le monde, à très faible coût de créer un média !
  • Tout le monde peut devenir journaliste et/ou photographe. L’espace d’exprssion public qui était limité à de rares personnes s’agrandit.
  • C’est l’idée du média alternatif. Mais on reste dans l’idée qu’une personne diffuse son point de vue à tout le monde. On reste dans l’idée que ce point de vue est un sujet public. Un sujet politique.
  • Avec l’arrivée des réseaux sociaux, on change encore la notion d’espace public.
  • Sur facebook, le quidam parle au quidam. La publication n’a jamais été aussi facile.
  • Il se crée alors plusieurs type de conversations. Des conversations privée.. même si elles sont dans un espace qui est public pour tous ces « amis », et des conversations ouvertes avec qui veut des conversations plus politique.
  • même si tout le monde voit une conversation privée, rares sont les gens qui vont s’insérer dedans. Il y a une sorte de pudeur, j’ai vu, mais j’ai pas regardé..
  • Stéphane Aguiton parle de petite et grande respiration pour différentier ces conversations. Sur facebook, c’est un doux mélange permanent.
  • Stéphane Aguiton prétend que facebook est un nouvel espace, mais pas un nouveau comportement. Il y a quelques décennies, les jeunes parlaient de la même manière, mais en général en allant discuter avec ses voisins, ou dans la rue.
  • actuellement, les jeunes se cantonnent à facebook aussi par ce que leur parents ont peur qu’ils sortent dans la rue… à cause de la circulation dangereuse, de l’insécurité ou du méchant pédophile qui traine dans le quartier…
  • Il y a 30 ans, quand on avait une idée politique, on allait dans un réunion politique pour en discuter, on rencontrait des gens. Puis on décidait d’agir, par une manifestation ou autres..
  • actuellement, on peut directement annoncer sur son statut facebook…. « fait chier le résultat des dernières votations.. » Cette petite phrase à pour effet de lancer tout de suite une conversation. Et souvent on débouche sur une action… « bon alors, on va manifester demain pour montrer notre mécontentement de la votation sur les minarets… »
  • L’acte de manifester est là tout de suite et l’on a pas besoin de passer par la case, j’appartient à un groupement politique.
  • Il est possible d’agir avant de savoir quelle couleur politique on a, avant d’avoir une étiquette, trotskiste, maoiste, socialiste, libéral, radical, écolo..
  • Donc les générations plus anciennes ont de la peine à comprendre. Les jeunes, on les voit à une manif, et après plus…
  • Il y a donc un sentiment de désengagement de la politique pour un regarde d’une ancienne génération. Mais ce n’est pas le cas. On loupe juste l’étape « se trouver une étiquette » avant d’agir.
  • Il y a de nombreuses alliance de circonstances qui se font sur facebook, et de nombreux groupes. Rien n’est fixe. On n’est pas catégorisé à vie dans un groupe.
  • Voilà l’évolution de la politique actuellement…

La rhétorique de la communication de masse

Rhétorique de la communication de masse

Le ton journalistique: petite leçon de formatage

Le ton des reportage TV est calibré et travaillé. Les phrases ne sont pas choisies au hasard. Voici quelques règles qui permettent de construire un bon reportage de notre époque.

Règle 1:

– une saga tu feras avec n’importe quoi.

Il faut user des termes d’épopée, de grandes batailles, de récit héroïque pour parler….  de futilité… (gadgets, appareil électro-ménagés..)

Règle n°2:

– Ton sujet tu personnaliseras.

Il faut utiliser le prénom des gens dans le reportage. Par exemple: Tous les matins, Martin se lève à 5h00..

Règle n°3

– Les questions tu poseras à tour de bras.

Comment ?.. pourquoi ?.. qui est ??

Règle n°4

– Les phrases tu inverseras.

Son image, elle y travaille chaque jour. Des molusques comme ça, il les vend toute l’année…

Règle n°5

– Le clouttage tu pratiqueras.

Il faut construire le début de sa phrase en reprenant la fin de la phrase de son interlocuteur.

ha ha ha…. moi j’ai rien dit…..  Elle ne dit rien, mais… on a compris !

Règle n°6

– Des tics du langage tu employeras.

  • Ce matin là… (CML-syndrom)
  • direction… le congo… l’internat… etc.. (direction-syndrom)

Règle n°7

– Avec des expressions toutes faites, ton beurre tu feras.

Utiliser de nombreuse expressions.

Règle n°8

– Une voix de batteleur tu paufineras.

Comment manipuler les masse, leçon avec Oskar (ou presque)

Aujourd’hui, la leçon consiste à apprendre à bien faire passer un mensonge.

Un mensonge bien présenté est bien souvent plus efficace qu’une vérité mal dite.

Le but du jeu est de faire croire qu’une banane c’est bleu.

Règle n°1

– Mettre en doute et démolir la vérité:

Quand les bananes ne sont pas mûres, elles sont vertes…. c’est bien la preuve qu’une banane n’est pas toujours jaune !

Règle n°2

– Déformer les propos de l’adversaire en l’accusant de mentir, ce qui le forcera à corriger ce qu’il a dit avec une phrase allant dans notre sens:

Faut pas nous prendre pour des crétins, quand on vient nous dire que toutes les bananes sont toujours jaunes, c’est quand même un peu simpliste…

On a dit les bananes sont jaunes. Pas toutes les bananes sont toujours jaunes.

Donc l’adversaire sera obligé de corriger: Je n’ai jamais dit que toutes les bananes sont jaune.

L’adversaire commence à tenir des propos proche du manipulateur !

Il suffit de lui faire remarquer: Alors vous admettez que les bananes peuvent être d’une autre couleur ?

Et voilà… le doute s’installe !

Règle n°3

– Le bon sens populiste. Il faut être proche de la vie pratique du peuple.

Mon bon, monsieur, si vous faisiez plus souvent, les courses, si vous faisiez plus souvent la cuisine vous même, vous sauriez que si on laisse trop longtemps des bananes dans une coupe à fruit elles deviennent brunes !

Voilà, on a donc réussi à prouver qu’une banane ça peut être jaune, vert ou brun, donc dire qu’une banane c’est jaune. N’est pas la vérité!

La vérité est mise en doute. Il est temps de faire passer le mensonge.

Règle n°4

– La question de point de vue et les chiffres

Les couleurs c’est n’est qu’une question de point de vue. Ici même j’ai la preuve scientifique que les bananes sont bleues pour 95%, je dis bien 95%…… des daltoniens !

L’adversaire va tomber dans le piège: Si vous prenez en compte les daltoniens forcément…. restons sérieux s’il vous plait.

Et là, il faut lui dire que l’on aime pas du tout que l’on dénigre cette tranche de population qui sont aussi des citoyens. Tout ça, simplement par ce ue l’on a pas le même point de vue !

Règle n°5

– Toujours faire des citations

Rien ne vous permet de dire que les daltoniens ne voient pas des bananes bleues ? Tout est relatif comme disait Einstein !

Les citations c’est génial, on ne peut pas les remettre en cause !

Langue de bois

La langue de bois est un sport très pratiqué par de nombreux politiciens. Voici un exemple en vidéo de la manière de faire un beau discours en langue de bois en tirant au sort sur le moment des mots.



FRANCK LEPAGE – LANGUE DE BOIS
envoyé par Tarnyko. – Regardez plus de vidéos comiques.

Frank Lepage http://www.scoplepave.org

Pour tout ceux qui aimeraient s’exercer à ce sport. Il est possible d’utiliser le générateur automatique de discours en langue de bois.

Importance de l’ordre des mots

Le language est un moyen étrange et peu fiable pour communiquer. Parfois il suffit d’inverser deux mots dans une question pour transformer une réponse négative en réponse positive.. ou inversément !

Prenons exemple du curé torturé par une question théologique grave. Il s’adresse à son évêque et lui demande: Puis-je fumer en priant ? L’évêque scandalisé lui répond expressément par la négative.

En revanche, si le curé avait posé la question dans l’autre sens: Puis-je prier en fumant ?; Il est fort probable que l’évêque aurait accepté avec joie !

Cet exemple est des plus frappant quand à la place qu’un mot doit avoir pour changer le cours des événements !

Changeons le monde avec des mots !

Autre exemple:

  • savoir faire
  • faire savoir
21 Sep 2006 : 16:31