Le contractualisme pour comprendre les tendances politiques

A quoi sert l’Etat ?

Il y a plusieurs réponses possibles. Et il y a déjà des réponses qui sont déjà bien anciennes. Les réponses les plus connues ont déjà été théorisées il y a bien longtemps, mais étonnamment on les retrouves toujours. Elles sont toujours bien vivantes.

Etat et police tuent

Les grands auteurs qui ont théorisé le rôle de l’Etat sont appelés: les contractualistes. 

On parle de:

Le contractualisme est un courant de philosophie politique qui voit l’origine de nos sociétés et de l’Etat comme étant un contrat social entre les humains:

« Je renonce à une partie de mes libertés, mais en échange on crée l’Etat qui me garanti certains droits »

Jeunes PLR valeur liberte moins etatCertaines personnes pensent qu’elle ont renoncés à trop de leurs libertés en faveur de l’Etat… et aimeraient les reprendre…

Et d’autres personnes pensent qu’il faut un Etat plus fort… afin d’assurer une meilleure solidarité.

ps Etat fort bières Jean Studer

 

En fait, le contractualisme, c’est simple, c’est la réponse à la question: pour toi l’Etat sert à quoi ?

Les trois idées de base sont:

  • Hobbes → garantir la protection physique des citoyens → Armée.
  • Locke→ garantir la liberté et la propriété privée → Donc on permet à l’économie d’exister
  • Rousseau → garantir l’intérêt général.On veut assurer l’égalité des chances

Sur wikipedia Il y a un tableau qui va plus en détail…

C’est marrant car si on résume ces valeurs, je croirais voir les slogans actuels des partis politiques...

  • Sécurité => UDC  (En France: FN)
  • Liberté => PLR (En France: Les Républicains)
  • « pour tous, sans privilège » => PS

Ensuite… Il y a des variantes et des nouveautés qui arrivent.

Par exemple: l’état qui a pour rôle de protéger l’environnement, c’est pour moi un nouveau contrat social qui émerge depuis quelques décennies. Il est surtout porté par le parti des verts.

Voici quelques exemples des slogans des partis politiques:

affiche UDC sécurite mouton

libre responsable plr affiche slogan nucleairepour tous sans privilege slogan ps

Comment concilier les différentes visions du rôle de l’Etat ?

Et bien c’est simple. A chaque élections les gens votent pour leur vision de l’Etat en votant pour les gens et les partis qui portent la même vision qu’eux.
… et on fait un mixe plus ou moins proportionnel de tout ça. On obtient un état qui a donc des rôles… mélangés… plusieurs visions du monde en parallèle…

Pour illustrer tout ça, voici la toute nouvelle composition des parlements cantonaux en suisse qui vient d’être mise à jour.
On voir bien que 2/3 de la politique fonctionne selon cette théorie…
Pour le PDC.. il y a la composante religieuse et conservatrice… mais sinon je pense que le plus proche doit être le PLR… ?

partis politique cantonal suisse 2018

Donc voilà, avec un Etat composé de plusieurs personnes qui sont issues de plusieurs tendances politiques, de plusieurs visions du rôle de l’Etat on arrive à faire une tendance représentative de la vision de l’Etat dans la population.

Le rôle de l’Etat tend vers des tâches similaires

En bref, tous les Etats de nos jours garantissent la sécurité de leur citoyens avec une armée et/ou une police. La plupart des pays dit développés, garantissent un Etat de droit, avec la garantie de la propriété privée et une grande liberté individuelle. (surtout les libertés économiques…. toutes les libertés ne sont pas garantie pareillement.)

On voit qu’il y a des litiges sur certaines formes de propriété, comme la propriété intellectuelle qui est primordiale pour certains Etats, notamment en poussant jusqu’à la reconnaissance des brevets sur les algorithmes des logiciels, ce qui est valable aux USA, mais pas en Europe.

slide-to-unlock patent apple really brevet logiciel

Alors que par exemple, la propriété intellectuelle sur des molécules de médicaments qui est reconnue par les pays Européens n’est pas reconnue par l’Inde qui ainsi se permet de créer de nombreux médicaments génériques à bas coûts.

brevet vivant

Dans certains pays, la corruption entrave l’économie, car la propriété privée n’est pas bien reconnue. Mais c’est encore pire avec la vision qui veut que l’Etat soit le garant de l’intérêt général.

Il y a de nombreux pays où le clientélisme est la règle. Les privilèges sont légion et pas du tout répartis équitablement.

Voici l’état de la corruption dans le monde en 2014:

Corruption_2014

Puis enfin, la vision que l’Etat a pour rôle de protéger l’environnement est encore tellement récente qu’une majorité d’Etat ne s’en préoccupent pas du tout.

On voit qu’il y a là une adoption progressive très lente des différentes idées de contrats qui apparaissent. C’est à mon avis le reflet de l’évolution des visions du monde qui évoluent lentement. Pour comprendre cette évolution j’aime bien le modèle de la spirale dynamique.

Comment concilier des visions du monde très différentes ?

Je remarque que l’on avance vers la complexité. La complexité d’intégrer toujours plus de vision du monde parfois opposées et de les concilier.

Pour réaliser cette conciliation entre plusieurs points de vue, on a des systèmes qui favorisent la vision dominante pour avancer, et quelques années après la vision dominante change et on déconstruit le travail des prédécesseurs. Dans d’autres systèmes on arrive plus vite au blocage, mais on tente de trouver des consensus, des compromis pour avancer tout de même, lentement mais sûrement…

Personnellement, je me questionne beaucoup sur comment faire un système qui nous permet à tous de vivre ensemble, dans un même système, même si l’on a des visions du monde différentes.

Ça fait déjà de nombreuses années, que je me passionne pour l’étude de nombreux systèmes politiques différents et nouvelles manière de réinventer la gouvernance dans les organisations.

J’observe que si on met ensemble des gens qui ont des visions du monde commune, c’est finalement facile. Mais j’ai pas (encore) trouvé de solution miracle quand il s’agit de faire vivre ensemble des gens qui ont des visions du monde totalement différentes !

Si t’as des idées… n’hésite pas à me les communiquer 🙂

 

faire l’école à la maison en Suisse romande

Ces derniers temps je n’arrête pas d’entendre parler d’école à la maison ou de nouvelles manière de réformer l’école.

Du coup ça m’intérpelle et je trouve de plus en plus de choses intéressantes.

C’est tout d’abord lors du world café organisé par Génération Revenu de Base Inconditionnel en juin 2014 que ça a commencé. La question abordée par le world café était de trouver quels sont concrètement les organisations qu’il faut soutenir pour faire avancer durablement la société vers une société qui concrétise le Revenu de Base Inconditionnel.

Une des réponses a été, réformer l’école, notamment aller vers une école qui utilise une méthode pédagogique comme celle de l’école communautaire entrepreneuriale consciente, surtout présente au canada, mais qui commence à venir en Valais.

L’Ecole Communautaire Entrepreneuriale Consciente

L’idée est non pas de faire du bourage de crâne comme le fait le système pédagogique classique. « Tu verras bien un jour à quoi ça sert… » L’idée est de monter des projets. Puis de laisser les enfants découvrir de quoi ils ont besoin pour réaliser leur projets. Ainsi la motivation est beaucoup plus grande, l’utilisation directe pratique d’un concept théorique est mémorisé nettement mieux.

Donc on peut faire une école qui motives beaucoup plus et qui en moins de temps fait apprendre mieux !

De plus, on va vers une société de gens qui sont beaucoup plus responsable d’eux même, qui savent lencer des projets et les réaliser. Une société avec plus d’acteur et moins de consommateurs. C’est évidemment dans une telle société que le Revenu de Base Inconditionnel s’inscrit le mieux. Ainsi le world café a bien fonctionné pour extraire l’essentiel de l’intelligence collective. 🙂

L’école à la maison ou l’instruction en famille

Faire l’Ecole En Liberté, une organisation qui aide les parents qui veulent se lancer dans l’école à la maison dans le canton de vaud.

Les lois en Suisse romande:

  • Neuchâtel => peut se faire sur simple déclaration
  • Vaud => peut se faire sur simple déclaration, mais il y a des tests annuels auxquels participer.
  • Fribourg => peut se faire si les parents sont enseignants !
  • Valais => peut se faire uniquement si les déplacements professionnels des parents l’impose. (si tu vis dans un cirque..)
  • Genève => déclaration et mini contrôle
  • Jura => déclaration et contrôle

.. et la suite….. viendra bientôt…

 

… Il existe aussi un moyen de passer sa maturité fédérale sans passer par un gymnase ou un lycée.. mais en candidat libre…

Pour en savoir plus, voici le site web de l’Association d’étudiant-e-s autodidactes pour la Maturité fédérale…..

Pourquoi un revenu de base inconditionnel ?

Ceux qui me connaissent savent que je suis un défenseur du revenu de base inconditionnel.

J’ai écrit un article qui montre les avantages d’un revenu de base inconditionnel, j’ai écrit une fable qui montre dans un monde imaginaire pourquoi le temps est venu maintenant d’instaurer un revenu de base inconditionnel.

Mais jusqu’à présent, je ne me suis pas encore exprimé sur les valeurs qui me poussent à faire la promotion du revenu de base inconditionnel. (étymologiquement, « valeur » signifie « la force de vie », donc les valeurs sont les motivations profondes qui nous font avancer dans la vie)

J’ai de la peine à transmettre en mots des valeurs que je retrouve dans le Revenu de base inconditionnel (souvent appellé RBI). Mais j’ai quelques concepts que j’aime bien. Voici une liste de valeurs que j’aime:

  • partage
  • collaboration (penser gagnant-gagant…. il n’est pas nécessaire que les autres perdent pour gagner !)
  • liberté (qui pour moi sous entend responsabilité, et engagement)
  • créativité
  • éducation plutôt que formation. => éducation vient de ex ducere, conduire au dehors, à l’autonomie plutôt que formation, formattage à une pensée unique.
  • individuation (donc prise de conscience que l’on est tous différents avec chacun un potentiel différent à laisser s’exprimer, donc contre l’uniformisation qui se cache souvent sous le terme « égalité »). Mais pas individualisme, qui nie l’existence des autres et préfère favoriser l’individu au groupe.
  • interdépendance. Une fois que l’individu est pleinement lui-même. Il peut s’associer avec d’autres pour être plus fort. C’est la vision holarchique d’être en même temps un tout et une partie d’un tout plus grand. (individu et membre d’une société)
  • ouverture d’esprit. Si l’autre n’est pas d’accord avec moi, c’est qu’il y a quelque chose que je n’ai pas compris… à moi d’élargir mon champ de conscience. (et pas de dire que l’autre est un con qui n’a rien compris ! 😛  En son for intérieur tout le monde a toujours raison, est dans ce qui lui parait juste)
  • être dans l’accueil (plutôt que dans la prédation). Etre capable d’accueillir l’abondance.
  • Use de tout, n’abuse de rien. Tout est question de mesure. Le bien et le mal sont des notions relatives.

Si je synthétise ces valeurs personnelles, j’arrive à trouver trois grands axes:

  • la notion d’individu autonome, libre et responsable
  • l’interdépendance, la solidarité, la collaboration et le partage entre individus autonomes
  • la notion d’abondance, de potentiel créatif

Le revenu de base inconditionnel est pour moi un moyen de rendre libre et autonome chacun. De lui assurer sa survie sans imposer une manière de vivre.

Le revenu de base inconditionnel est un nouveau contrat social entre l’individu et la société dans laquelle il habite, avec laquelle il est interdépendant.

Le revenu de base inconditionnel permet de se libérer des logiques qui enferment, qui exploitent, qui montent les gens les uns contre les autres dans une concurrence inutile, qui font croire à une rareté, à une pénurie alors que l’abondance est là. Une abondance qui est là pour nous aider à réaliser nos rêves, à inventer, à créer, à simplement vivre.

Une majorité de gens sont prêts à tuer pour gagner un jeu TV

Un constat: le contenu des émissions de TV devient toujours plus trash… pour faire de l’audience les TV privées redoublent d’imagination pour trouver des contenus toujours plus immoraux: humiliation, torture, blessure, tentation des jeunes couples...

.. à quand les mises à mort en direct dans les jeux TV ?

Pour répondre à cette question, une équipe de psychologues ont remis au goût du jour une expérience pour tester la soumission à une autorité d’individus tout ce qu’il y a de plus normaux: l’expérience de Milgram.

Historique de l’expérience de Milgram

expérience de milgram 1960.jpgC’est le psychologue Stanley Milgram qui a mis au point cette expérience en 1960 à l’université de Yale au USA.

Lors de cette expérience, un sujet doit poser des questions pour une prétendue étude scientifique à propos de la mémoire. Si la personne à qui on pose les questions se trompe. Le sujet doit lui infliger une punition: une décharge électrique. Plus on avance dans l’expérience, plus la tension des chocs augmente jusqu’à arriver à des chocs très dangereux.

Milgram a démontré que 62% des gens sont prêts à infliger des chocs mortels si l’autorité leur demande.

La version 2010 de l’expérience de Milgram

expérience de milgram 2010 jeu TV.jpg50 ans plus tard, qu’en est il de la soumission des gens à l’autorité ? Est ce que la situation à changée ? Quel est le pouvoir de l’autorité: télévision ?

Pour le savoir, Christophe Nick a remis au goût du jour l’expérience de Milgram. En 2010, l’expérience est quasi la même. La petite différence est le décors. Cette fois, nous sommes sur le plateau d’un jeu télévisé.

Les sujets de l’expériences sont dans les mêmes conditions que 50 ans plus tôt, hormis le public et les caméras qui les regardent.

Les sujets ont été choisi, ils n’ont pas voulu participer à un jeu. Ils savent qu’il ne vont rien gagner. On leur dit que le but est de tester un nouveau jeu télévisé. Ils doivent poser des questions et infliger la punition par choc électrique comme dans la version de 1960.

Documentaire TV de l’expérience

Pour décortiquer tous les comportements durant l’expérience, il y a des scientifiques. Amadine Antonelli et Jean Léon Bauveois sont parmi ces scientifiques. Vous pouvez lire ce que pense Jean Léon Beauvois de cette nouvelle expérience de Milgram.

Voici l’avis d’Amandine Antonelli dans le journal Le Temps.

Le plus simple pour bien comprendre est de regarder le documentaire qui a été fait de l’expérience de Milgram en 2010.

Ce documentaire a été diffusé sur la télévision suisse romande le 12 mars 2010, il est donc encore visible quelques jours sur le site web de la TSR.

Sinon, ce documentaire: Le jeu de la mort est programmée le mercredi 17 mars 2010 à 20h35 sur France 2.

Pour ceux qui auraient malgré tout loupé ce documentaire, voici un compte rendu de celui-ci.

Une majorité de bourreaux

comparaison expérience de milgram 1960 2010.jpgPour aller à l’essentiel, cette version 2010 de l’expérience de Milgram montre que 82% des gens sont prêts à tuer si l’autorité télévision leur demande !

En effet, 82% des gens sont allé jusqu’à infliger des chocs électriques violents rien que pour se soumettre aux ordres de la présentatrice du jeu qui représentait l’autorité de la télévision.

Ce résultat prouve que tout le monde peut être un bourreau.

Mais attention à bien comprendre de quoi on parle. Il ne faut pas croire que les gens tuent de gaité de coeur. Non, ces bourreaux sont très souvent mécontent de ce qu’ils font.. mais ils le font quand même, car ils sont totalement soumis à l’autorité. Il sont pris dans l’engrenage du système.

Le système d’autorité

Dans cette expérience, on remarque que des gens tout ce qu’il y a de plus normaux deviennent des bourreaux. Ils n’aiment pas être bourreaux mais ils sont conditionnés tout au long de l’expérience pour être seul face à l’autorité. Ainsi il est très difficile de contrer l’autorité. C’est le système mis en place qui force les gens à devenir des bourreaux.

A chaque étape du jeu, le questionneur est toujours plus en contradiction avec ses valeurs. Il cherche à manifester son mécontentement à l’autorité. Mais à chaque fois l’autorité le remet en place et l’engrenage continue.

Les manifestations de rébellion sont toujours les mêmes. Tout d’abord la personne a un rire nerveux, c’est le corps qui inconsciemment relâche la pression. Puis, la personne se met à tricher, elle tente d’aider la victime pour la faire gagner et ne pas devoir lui infliger de choc électrique. Ensuite, c’est le détachement, le déni de la victime. Je dois agir comme une machine. Puis, enfin, le bourreau tente de se trouver des excuses pour continuer: C’est un jeu, on ne tue personne à la TV, donc je peux continuer….

De son côté, la présentatrice qui représente l’autorité dans ce jeu utilise toujours les mêmes injonctions pour forcer le bourreau à continuer toujours plus loin:

  • Ne vous laissez pas impressionnez. Continuez !
  • C’est la règle. Vous devez continuer.
  • Nous assumons toutes les conséquences.
  • Maintenant c’est pas agréable. Mais plus tard il vous remerciera.
  • Vous ne pouvez pas empêcher le candidats de gagner, qu’en pense le public?

expérience de milgram injonction continuez.jpgCes injonctions sont là pour déresponsabiliser la personne, pour l’isoler et la marginaliser encore plus face à l’autorité.

La personne n’est plus libre de ses choix. Elle doit continuer. C’est le système qui le veut.

En fait, elle a tout loisir de s’arrêter quand elle veut, il suffit de contrer les cinq injonctions de la présentatrice et tout est fini.

Mais comme l’expérience l’a montrée, seuls 18% des gens en on été capables.

L’autorité dans la vie courante

Comment expliquer que ce système d’autorité fonctionne si bien ?

C’est probablement par ce que l’humain est conditionné depuis sa prime enfance à être soumis à une autorité. Les parents, et les enseignants, puis les patrons sont les exemples les plus courants d’autorités personnifiée. Mais souvent l’autorité n’est même pas incarnée. La plupart du temps, l’autorité c’est un système. Un système qui a de multiples représentants.

L’Etat est une autorité représenté par les politiciens, le code de la route est une autorité représentée par des panneaux, le système économique est une autorité, la tradition est une autorité. L’humain passe son temps à suivre des règles.

L’humain passe son temps à chercher quelle est, dans la situation présente, l’autorité qu’il faut suivre. L‘humain passe son temps à se trouver un chef !

Il n’est donc pas étonnant de voir que les résultats de l’expérience de Milgram. Les gens libres sont une minorité. La majorité des gens sont des moutons qui se cherchent un berger.

colonne de moutons.jpg

Cette constatation rejoint mon billet à propos de la sagesse de foule. Elle n’existe pas. Elle est noyauté par la minorité de gens qui s’investissent dans la vie de leur communauté et qui sont suivi par la majorité de moutons.

Lorsqu’on remarque, comme à la fin de ce documentaire, que la seconde activité dans la vie d’un français, après le sommeil, mais avant le travail, c’est de regarder la télévision (3h30 par jour en moyenne), il est ainsi de s’imaginer que la télévision est une autorité du premier ordre comme peut l’être une religion.

Dans notre monde actuel, c’est la télévision qui transmet notre culture commune, c’est la télévision qui nous transmet ses valeurs.

Personnellement, je trouve ça inquiétant quand on voit le contenu de ses valeurs !

L’autorité du système économique

En prenant conscience de ces mécanismes d’autorité, il devient plus facile de comprendre comment fonctionne notre système économique capitaliste.

Pourquoi des millions (voir plus) de gens effectuent un travail qui va à l’encontre de leurs valeurs mais qu’ils exécutent quand même sous la pression de l’autorité du système et de ses nombreux représentants.

Comme dans l’expérience de Milgram, il y a toujours un représentant de l’autorité pas loin qui nous lancent des injonctions à chaque fois que l’on s’arrête pour réfléchir au sens de ce que l’on fait: C’est la règle. Vous devez continuer…. Nous assumons toutes les conséquences…

C’est ainsi, que notre système économique capitaliste se maintient en place. C’est ainsi que toute la journée des millions de travailleurs se crèvent à transformer les ressources naturelles de notre planète en déchets.

Alors, comme l’a fait Obélix avec ses menhirs inutiles dans la BD Obélix et compagnie, serons nous capables de nous arrêter, de réfléchir calmement à ce que l’on fait, et éventuellement de faire le choix de défier l’autorité pour retrouver sa liberté ?

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