Méthode de création d’un écosystème

Ceci est une synthèse inspirée de plusieurs méthodes, comme OBREDIM en permaculture, rêve du dragon, holacracy, les 6 chapeaux, les outils de l’Université du Nous, mes expériences personnelles d’organisation d’associations diverses, d’organisation de festival, quelques décennies de scoutisme, une décennie de politique communale, la vie au quotidien dans une entreprise atypique: ecodev, et des discussions avec de nombreuses personnes dont notamment David des ateliers de l’instant Z, et Julien promoteur de l’holacracy en Suisse, sans oublier la lecture passionnante du livre: Réinventing organisations de Frédéric Laloux, ainsi que de nombreuses autres inspirations que j’oublie certainement….

Une méthode très souple pour créer les bases d’une organisation

J’appelle ceci une méthode de création d’un écosystème, mais on peut le voir aussi comme une méthode de création et d’organisation de n’importe quelle organisation.
La méthode peut être utilisée si l’on est seul ou en groupe.
La méthode est adaptable et souple.
Je l’utilise autant pour créer des sites web, que pour clarifier l’organisation d’un groupe, ou le design d’un lieu de permaculture !

Deux aspects

  • La création du cadre
  • le cycle d’action

L’idée ici est de clarifier beaucoup de choses avant de se lancer dans la planification et la réalisation d’un écosystème. On défini un cadre précis. Puis on se lance dans un cycle d’action dans ce cadre.

Donc ci-dessous, je vais d’abord décrire la base de clarification du cadre. Puis on verra le cycle d’action, et l’on explicitera certains processus.

Aspect 1: Clarification de l’intention et du cadre

En très gros, on commence par se poser les questions:

  • Pourquoi ? Vers quelle vision lointaine ce que l’on va créer va nous mener ?
  • Comment ? dans quel esprit, avec quelles valeurs ?
  • Avec qui ?
  • Quoi ? quelle est la raison d’être de ce que l’on va créer ?

A un niveau de détail en dessous, il y a plusieurs phases qui se décomposent:

  1. Idée première, vision, tension….. Le déclencheur qui fait qu’on veut se bouger dans une direction…
  2. Expliciter les valeurs et principes avec lesquels on a envie d’avancer.
  3. Former une équipe autour de cette idée encore floue. (pour la version travail en groupe !)
  4. Aider les membres de l’équipe à découvrir leur propre raison d’être
  5. Faire émerger une raison d’être globale du projet.

Une fois le processus fait, il est recommandé de le refaire régulièrement. Par exemple, une fois par année on peut prendre du temps pour se demander si la vision lointaine est toujours notre but, si les valeurs qui nous accompagnent sont toujours les mêmes? Un état des lieux de la situation des membres de l’équipe et de tout le projet ne sont pas un luxe. Et prendre le temps d’avoir de nouveaux rêves est juste nécessaire !

En détail avec description plus longue:

Idée première

C’est le déclencheur qui fait que l’on veut bouger dans une direction. C’est une vision de vers quoi on veut aller. L’ecosystème, l’organisation que l’on va créer sera l’outil qui va dans cette direction, cette vision lointaine.

Plus tard on clarifiera concrètement la raison d’être, la mission concrète d’un écosystème qui nous mènera à la vision qui nous inspire.

Je remarque que souvent ces deux aspects de vision lointaine et de raison d’être sont confondus. Mais je remarque de plus en plus que ça vaut la peine de différentier les deux. Ça donne une vision large dans laquelle un projet peut s’inscrire.

Voici un exemple pour que ce soit clair:

  • Déclencheur, vision lointaine: On mange trop de pesticide, je trouve ça nul. J’aimerai un mon dans lequel la majorité de l’alimentation disponible partout soit du bio.
  • Raison d’être de mon ecosystème: Je vais cultiver et distribuer de la nourriture bio.

Expliciter les valeurs et principes avec lesquels on veut avancer

Pour faire des choix, il y a plusieurs méthodes. Certains font des choix en copiant leurs amis ou en faisant le contraire de leurs ennemis. Certains favorisent toujours leur patron et d’autres leur famille. Certains agissent pour leur profit personnel et d’autres en accord avec des valeurs écologiques.

Il est très intéressant d’expliciter les valeurs avec lesquels on veut avancer et sur lesquelles on veut baser ses choix.

Une personne qui ne sait pas quelles sont ses valeurs va souvent se baser sur des principes qui ne sont pas les siens. Ceux de ses amis voir de ses ennemis ! Si l’on base sa vie sur des principes qui ne sont pas définis par nous même, un simple changement de situation familiale, d’emploi ou autre environnement externe peut faire s’effondrer tout un système de valeur et une raison d’être !

C’est quelque chose dont j’ai pris conscience lors de ma lecture du livre: Les 7 habitudes de ceux qui réussissent tout ce qu’ils entreprennent, dont voici mon résumé…

Avec un tel titre accrocheur, je me méfiais un peu de ce livre. Mais finalement, il a été très inspirant pour moi. Et j’ai réalisé que j’avais déjà, plus où moins fait une liste de principes que j’avais envie de suivre dans ma vie.

Dans toute organisation il y a de nombreuses valeurs qui sont implicites. Ainsi en les explicitant on se rend compte parfois de fonctionnement que l’on ne soupçonnait pas.

Le fait de devoir pointer ses heures, de devoir demander l’accès à des locaux fermés à clé, mais qu’on utilise souvent démontrent que cette organisation est basée sur le principe que l’on ne peut pas faire confiance aux gens. Sur une valeur de contrôle.

À l’opposé, si l’on a pour valeur la confiance, alors on peut avoir pour principes qui en découlent, le fait d’avoir accès en libre les ressources nécessaires au travail de l’organisation. De ne pas remettre en cause la parole d’une personne.

Les valeurs sous-jacentes bien explicitées par exemple en les affichant sur un panneau sont capables de complètement transformer un environnement de travail.

Donc, le but est d’expliciter un certain nombre de valeurs (étymologiquement de la force de vie) et des principes plus précis qui en découlent.

Comme toujours, il est possible de refaire ses choix régulièrement. Ces valeurs ne sont pas figées dans le marbre.

Si l’on n’a pas d’idée, on peut déjà faire un test avec les valeurs universelles classifiées par Shalom Schwartz.

Les grandes catégories sont:

  • Bienveillance
  • Universalisme
  • Autonomie
  • Stimulation
  • Hédonisme
  • Accomplissement
  • Pouvoir
  • Sécurité
  • Conformité
  • Tradition

Un sondage dans la rue a déterminé les valeurs suivantes comme étant importantes au quotidien:

  1. La politesse 62%
  2. La sincérité 50%
  3. L’écoute 48%
  4. Le sens des responsabilités 44%
  5. La gentillesse 41%
  6. L’humour 39%
  7. La patience 32%
  8. Le sens de l’effort 28%
  9. L’humilité 20%
  10. L’enthousiasme 18%
  11. L’ambition 18%
  12. La débrouillardise 17%
  13. La curiosité 17%
  14. L’esprit critique 15%
  15. L’audace 8%

Dans le cadre de la création d’écosystèmes, les 12 principes de la permaculture sont tout à faire pertinents comme principe de construction. (je trouve d’ailleurs qu’ils s’adaptent bien au delà du domaine de l’agriculture)

On voit ici qu’il y a des valeurs, et il y a des principes qui en découlent. J’aime bien avoir les deux qui sont mis en avant. C’est souvent plus clair.

Voici quelques exemples de ce que j’aime voir dans une charte des valeurs et principes:

  • La confiance : à priori, tout individu est fondamentalement bon.
  • La fiabilité : toute personne tient sa parole et ses engagements.
  • L’autonomie : il y a plusieurs bonnes manières pour arriver au même résultat.
  • Bienveillance : chaque personne traite les autres comme elle voudrait qu’on la traite.

Pour que les valeurs et les principes qui en découlent soient respectés, il vaut mieux que ces valeurs émergent du groupe plutôt qu’elles soient imposées de l’extérieur.

Par exemple lors des camps scouts, la première activité est souvent « la charte de camp« . C’est le moment où tous ensemble on choisi les règles qu’ils nous sembles pertinente de suivre pour vivre ensemble durant le camp. On formule ces principes de manière positive (donc pas « interdit de faire du bruit après 22h »… mais « respecter le sommeil des autres« )  sur une une grande affiche signée de tous.

Dans le cadre d’une organisation, on peut aussi utilise le principe de la gestion par consentement (personne ne dit non) pour définir des valeurs communes au groupe.

Par la suite, lorsqu’une personne ne respecte pas les valeurs explicitées on peut toujours avoir une base pour lui rappeler le cadre. Et si ça ne suffit pas, il y a le processus de gestion de conflit, voir ci-dessous pour le détail.

Équipe

Former une équipe pour accompagner le projet. Ceci est facultatif. Mais il faut se souvenir que seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin.

Le fait d’avoir explicité les valeurs avec lesquelles on a envie d’avancer permet de déjà attirer les personnes compatibles pour avancer ensemble.

Raison d’être des membres de l’équipe

Pour que chaque personne trouve sa place. Il faut l’aider à se connaitre elle même. Ainsi si chaque personne connait sa raison d’être personnelle, sa mission personnelle, ce qui l’aide à se lever le matin, alors, sa force de vie, sa motivation, son enthousiasme et sa joie de vivre sera sans limites. Ce qui ne peut être que bénéfique au projet.

On peut se demander si cette étape ne devrait pas être préalable à tout ? Chaque personne devrait avoir fait un tel travail sur soi. Mais dans notre société peu de gens savent quelle est leur raison d’être. Donc c’est bien aussi de le placer dans cette méthode.

Pour apprendre à ce connaitre soi-même, je conseilles ces tests:

Puis, je conseille aussi d’étudier les différentes vision du monde de la Spirale dynamique. Voici mon article qui décrit les étapes de la spirale dynamique.

Raison d’être globale de l’écosystème

C’est ici que l’on va expliciter la raison d’être du projet, d’un écosystème qui va nous mener dans la direction de l’idée première. Qu’est-ce qui disparaitrait si ce projet n’était pas là ?

Cette raison d’être doit s’inscrire dans la vision commune du futur enviable qui a fait se rassembler les gens autour d’une première idée.

On peut utiliser la prise de décision par consentement (personne ne dit non) pour être certain que la raison d’être globale soit claire et commune.

Le principe est d’aligner la raison d’être globale sur la raison d’être de chaque personne. Sinon ça ne va pas aller !

Il y a peut-être des personnes qui vont ainsi quitter le projet, car elles ne trouvent pas leur place dans la raison d’être globale ?

Pour la réussite d’un projet, il vaut mieux avoir des porteurs de projets motivés et alignés sur la raison d’être globale.

À cette étape, réfléchir aussi à la niche du projet. Peut-être que la raison d’être est excellente, mais qu’elle existe déjà ailleurs. Alors, pourquoi réinventer la roue ? Il y a peut-être une raison particulière ou locale ou alors, peut être qu’il vaut mieux se mettre au service d’un projet déjà existant ? À méditer.

Aspect 2: cycle d’action

Une fois le cadre défini, il est temps de se mettre en action. Le but est de répondre à la question:

  • Par quels moyens ? Quel va être le concret de tous les jours ?

On utilise les grands principes défini dans la méthode du rêve du dragon. Il y a 4 phases d’un cycle que l’on répète:

  • Rêve
  • Planification
  • Action
  • Célébration

Avant de commencer, j’aime bien faire de temps en temps une petite évaluation de la situation. On peut la faire à peu près n’importe où, mais je la place ici. Ainsi après avoir défini le cadre de l’intention, on peut aussi évaluer le cadre des ressources et des motivations.

Le cycles d’action, Rêve, Planification, Action, Célébration se répète avec un cycle qui est propre au projet. Par exemple pour organiser un événement annuel, ou de l’agriculture. Le cycle annuel est adapté. Par contre pour avancer dans une organisation un peu plus floue, le cycle peut être adapté.

Il est également important de comprendre que ce cycle est fractal ! C’est à dire que dans chaque phase, on peut y placer toutes les phases ! A méditer ! (et surtout ne pas oublier de célébrer chaque petite action)

Donc voici quelques étapes de l’action vues à un niveau plus détaillé:

  1. Évaluer la situation. (avec la méthode des 6 chapeaux)
  2. Rêve. (Dans 6 mois, nous aurons…  objectif SMART)
  3. Planification. (en mode pilotage dynamique… donc création de rôles et les laisser agir souverainement)
  4. Action
  5. Célébration remercier, réaliser comment le projet nous a fait grandir. En tirer les enseignements.

Évaluer la situation

C’est là qu’il faut faire un état des lieux, des ressources, des besoins, des envies, des points positifs et négatifs. On va ainsi utiliser la méthode des 6 chapeaux.

Tous les membres de l’équipe se mettent dans les différents modes de pensées proposés et donnent leur avis. On récolte ainsi de nombreuses informations sur le projet.

  • Rouge Intuition, envie, émotions.
  • Blanc les faits, les chiffres concrets.
  • Jaune les points positifs. Les ressources déjà acquises.
  • Noir les points négatifs. L’avocat du diable. Les facteurs limitants.
  • Bleu la synthèse de tout ça. Pour préparer la raison d’être globale.

Rêve

Corresponds à la première étape de la méthode du rêve du dragon, mais aussi au chapeau vert. C’est la créativité, l’imagination créatrice.

Les personnes en cercle (ou demi-cercle autour d’un panneau de collecte d’idée) imaginent le futur qu’elles veulent avec des objectifs concret et mesurable. (SMART Spécifique, Mesurable, Ambitieux, Réaliste, Temporellement défini)

ex: dans 6 mois, il y a 10’000 personnes qui suivent notre page Facebook.

On tourne ainsi de personne en personne tant qu’il y a des idées. Si une personne à un blanc momentané, elle passe, et on continue.

liste idees reve dragon

Une personne capte toutes les idées et fait la synthèse globale sous forme d’une longue phrase. (Histoire de supprimer des redondances éventuelles)

Ainsi, on obtient déjà une liste d’objectifs globaux, de réalisations concrètes que les gens ont envie de faire. Ce sont les différentes « machines » que l’on veut mettre dans notre écosystème.

Planification

La planification est certainement le plus gros du boulot !

Nous allons ainsi la décomposer en plus petites étapes:

  • Philosophie du pilotage dynamique
  • Schémas fonctionnels à partir des objectifs qui ont émergé
  • Implémentation et design
  • Stratégie et plan d’action dans le temps
  • Création et attribution des rôles
  • Choix d’indicateur d’avancement des tâches
  • Vérification avant le grand saut

Pilotage dynamique

Le mot planification n’est peut-être pas le plus juste. Mais je n’en trouve pas d’autre qui est bien connu.

La planification c’est comme réaliser le projet, mais de manière souple, qui peut se remodeler à tout instant sans gros effort, sans être bloqué par le poids des contraintes réelles.

Ainsi, entre la planification et la réalisation. Il y a peut-être aussi un grand écart. La planification donne des pistes pour avancer, mais ce n’est pas un cadre précis.

Le principe c’est comme le pilotage dynamique d’un vélo. On ne prévoit pas tout à l’avance par de savants calculs d’angle pour avoir une trajectoire parfaite quand on lance le vélo. Non, car au premier obstacle non prévu, un nid de poule, un chat qui traverse la route, une pluie qui arrive…. c’est la catastrophe, le plan tombe.

Le principe du pilotage du vélo c’est de s’élancer dans la bonne direction, celle de la raison d’être. Puis de corriger la trajectoire à chaque interaction, à chaque nouvelle info qui se présente.

L’étape de planification va donc servir à définir les grands principes de ce que l’on veut. Comment réagir dans le cadre des possibles. C’est donner tous les outils nécessaires aux personnes qui vont réaliser le projet pour prendre les bonnes décisions.

Pour revenir au vélo, c’est planifier, c’est vérifier que le vélo est en ordre. Disposer d’un peu de matériel pour s’orienter comme une carte de la région. Ça peut aider à prendre des raccourcis ou éviter des détours.

C’est vérifier la météo pour savoir si l’on peut trainer en route ou si l’on doit arriver avant un orage.

Schéma fonctionnel

Un écosystème, c’est un ensemble complexe de relations. On va décrire ici un schéma de toutes les fonctions que l’on désire voir dans notre écosystème. C’est à l’image du schéma électronique d’un appareil.

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Dans le cadre d’un site web, c’est par exemple les différents systèmes en interrelation pour apporter des fonctions. Sur wordpress, se sont souvent les plugins qui amènent des fonctions. Donc on a par exemples la lettre de nouvelles qui mange des articles, qui gère une liste d’adresse et qui doit être envoyée régulièrement. Il y a la page facebook qui doit être affichée sur le site, qui doit être mise à jour. Il y a la « machine à créer du contenu », donc une équipe de rédacteurs qui vont alimenter le site. Il y a une « machine à améliorer le référencement du site », etc…

Dans une schéma fonctionnel on pense en terme de machine. (même si ce sont des humains derrière, et que les humains ne sont pas des machines !)

Dans mon exemple d’une organisation qui veut cultiver et rendre disponibles des légumes bio, elle doit avoir une « machine à cultiver les légumes » et « une machine à livrer les légumes », voir une « machine à vendre les légumes ». Certains me diront que ce sont des départements, des secteurs, des dicastère, etc….

Implémentation et design

On va transposer ici le schéma fonctionnel sur le « terrain » concret de notre projet. C’est à l’image du schéma électronique que l’on réalise avec de véritables composants électroniques qui ont une place bien précise sur le « terrain » du circuit imprimé, sur la carte mère d’un ordinateur.

circuit imprime calculatrice

C’est ici que l’on va placer les différentes fonctions dans différentes zones de fréquentation qui sont utilisées en permaculture. (Zone de 0 à 5, de la maison à la zone sauvage.)

zone permaculture

Dans le domaine d’un écosystème web, on va définir quels sont les zones vers lesquelles ont est prêt à passer du temps pour faire le captage de trafic pour son site. Par exemple:
0 : Mon site web, j’y suis tout le temps
1:  Facebook, j’y vais tous les jours
2: Twitter j’y vais une fois par semaine
3: J’écris une lettre de nouvelle par e-mail chaque mois.
4: Je mets un post sur pinterest 1 fois tous les 3 mois à propos de mon site.
5: C’est le web sauvage. Il m’arrive parfois d’aller mettre un commentaire par-ci par là avec un lien vers mon site…

C’est également à cette étape que l’on va réfléchir aux grandes lignes esthétiques que l’on veut voir émerger.

Par exemple, pour choisir un design de site web, c’est déjà sélectionner une liste de sites existants dont on apprécie l’esthétique.

Le but est d’avoir l’ambiance générale. Ex: Un design plutôt sobre avec quelques images épurées ou une ambiance faite de motifs chargés complexes pleins de détails… ?

Un design de dessins fait à la main basé sur des structures et peu de couleurs, ou toujours fait mains, mais des persos sympa en couleur… ou encore le « flat design » à la mode des interfaces graphiques informatiques avec des images vectorielles et des aplats de couleurs vives ?

Les programmeurs informatiques ont pour habitude de dire « Pour le client, l’interface EST le produit« . C’est pour se souvenir qu’un client qui commande une application web complexe ne verra jamais le système de gestion des droits. Mais par contre le bouton doit être vert et pas bleu….. arrondi et pas carré.. aligné à gauche et pas à droit… En fait l’essentiel des soucis des programmeurs vient souvent du design et pas du tout du code ! Il faut en être conscient !

Nous sommes tous différents, nous avons tous des goûts et des couleurs préférées différentes. Le choix d’un design est souvent très très difficile dans un groupe. Et même seul ! En effet, j’ai plusieurs styles graphiques différents que j’aime bien. Mais un seul doit être appliqué. Comment choisir ?

Ça reste une des grandes question qui m’habite en terme de gestion répartie et distribuée d’une organisation. Le choix d’un design unique global et cohérent qui s’applique à un site web, une charte graphique de documents, des flyers et peut être d’autres matériels (logo sur véhicule, etc.) est une décision globale qui peut entrer en conflit avec l’autonomie des différents groupes qui gèrent seuls les différents secteurs concernés.

Est-ce qu’il faut imposer une charte graphique à tous, ou laisser chaque sous-groupe faire à sa sauce ?

Comme dit plus haut, une charte graphique, c’est souvent des goûts et des couleurs, donc forcément elle ne plaira pas à tout le monde !

J’ai vu une organisation mettre 2 ans à faire un dépliant en épuisant au moins 4 équipes successives de personnes motivées à faire un joli dépliant. Mais avec du contenus qui n’était pas forcément pertinent pour tous, un design qui ne plaisait pas à tous. avec des professionnels et des amateurs qui n’avaient pas le même avis sur les « bonnes pratiques » en terme de communication, bref pas simple. Ceci pendant que l’équipe chargée de distribuer les dépliants attendait pendant des mois le dépliant parfait….   elle aurait eu largement le temps de distribuer beaucoup de dépliants imparfaits mais au moins existant !

(Au bout d’un moment, il y a même eu une initiative personnelle d’un membre de l’équipe de distribution qui a payé de sa poche des cartes de visites pour au moins avoir de quoi distribuer !)

Conclusion, je me dis qu’il est certainement bien de tenter de définir les grandes lignes de l’ambiance voulue par une charte graphique. Mais pas forcément de définir trop de détails, afin de laisser une marge de manoeuvre aux groupes chargé du travail plus proche du terrain.

Stratégie et plan d’action dans le temps

Avec une organisation en rôle, malgré une raison d’être commune, il est courant que les rôles partent dans toutes les directions. Il y a peut-être des rôles qui avancent très bien et vite, mais dont l’action n’est globalement pas du tout prioritaire.

La stratégie est utile avant de faire les rôles pour concentrer les ressources sur l’essentiel. Ou du moins pour avoir conscience de ce qu’est l’essentiel.

Dans la plupart des actions. La règle de Pareto s’applique. Il est possible de réaliser 80% d’une action en 20% du temps. Puis c’est 80% du temps qui va être passé à résoudre des petits problèmes, à peaufiner. Ainsi pour avancer. Autant se concentrer sur l’essentiel.

Ici on va reprendre les grands objectifs du rêve et leur donner des priorités.

regrouper en patate

Chaque personne a 5 votes (gommettes vertes en groupe) et les attribue comme elle veut pour donner du poids à ce qui est important pour elle.

Puis chaque personne a aussi 5 votes (gommettes rouges en groupe)  et les attribue à ce qui lui fait peur, là où elle sent que des problèmes vont surgir.

vote par gomettes

Avec le comptage global, on aura une vision sur ce qui est important à faire en premier et ce qui risque de nous poser des soucis.

À partir de ça on réalise un plan temporel de l’ordre dans lequel il semble mieux de faire les actions.

Création des rôles

Ici on va paralléliser le travail. On va créer de nombreux rôles unitaires avec des raisons d’être précises qui vont se charger de mener à bien la mise en place du projet.

Ceci même si la personne est seule à gérer le projet. C’est toujours intéressant pour décomposer le travail en petites tâches accessibles et réalistes.

Puis, les porteurs du projet. Des personnes bien réelles vont donner de l’énergie aux rôles. Un rôle peut être assuré par une ou plusieurs personnes.

Le rôle doit être vu comme un outil pour pouvoir y associer des tâches. Ainsi on sait que la tâche ne va pas tomber dans un trou noir, mais qu’elle sera traitée.

Le rôle ne doit pas être vu comme une chasse gardée. Il est là surtout pour s’assurer que les choses soient faites et structurer l’organisation. Mais il n’est pas là pour mettre une barrière et empêcher les gens qui ne sont pas associés au rôle d’agir dans les tâches attribuées au rôle. C’est une différence subtile, mais qu’il vaut la peine d’expliciter.

Les décisions se prennent par sollicitation d’avis. C’est-à-dire que chaque personne qui prend une décision DOIT solliciter l’avis d’autres personnes, pas de tous. (Surtout pas même ! c’est un travers courant !) Mais des personnes qui sont concernées par la décision et par des spécialistes du domaine. Puis la personne est souveraine dans sa décision.

Ce mode de fonctionnement permet d’agir en prenant la température chez les autres pour savoir si c’est une bonne ou une mauvaise idée, et surtout permet d’améliorer la décision en tenant compte de la réalité du terrain et des bonnes pratiques. Le fait de solliciter l’avis d’autres personnes renforce les liens entre les gens et le savoir partagé.

Ainsi une personne qui veut agir dans un rôle qui ne lui est pas attitré peut le faire, mais elle doit évidemment demander l’avis de la personne qui gère le rôle.

Si une personne prend les avis des autres, mais qu’ils sont tous opposés à la décision. Elle va probablement avoir la sagesse de ne pas aller contre eux. Elle peut le faire. Mais alors, elle risque de voir des résistances et des propositions opposées apparaitre. Ce mode de fonctionnement permet de voir émerger des solutions qui ne sont pas forcément les meilleures dans l’absolu, mais des solutions qui sont fonctionnelles et acceptées largement, ainsi ça devient quand même la meilleure solution du moment.

La création des rôles nous donnera une sorte d’organigramme de l’organisation. Le but est de créer de la clarté sur le fonctionnement de l’organisation. Ainsi toute personne sait à quel rôle s’adresse pour telle ou tel renseignement ou requête. Il est plus facile de voir si une tâche n’est pas attribuée et qu’elle risque de ne pas se faire. Ça permet également de définir la frontière entre deux rôles de manière plus claire en décrivant au besoin des tâches précises.

Ça permet d’éviter les quiproquos courants: ah, mais je pensais que c’est toi qui faisais ça…. ah non.. Moi je pensais au contraire que c’était toi !

Ainsi pour chaque rôle, on peut y associer des tâches pour clarifier les interactions avec les autres.

Mais attention de ne pas perdre du temps à décrire des rôles dans le détail et des tâches trop précisément. Le but est la clarté. Mais trop d’information tue l’information. Pensez toujours au pilotage dynamique. On fait un premier pas. Pas besoin d’être parfait, juste d’être perfectible. On ne fait que ce qui est un besoin précis. Le but est d’avancer pas de planifier ! Si on tente décrire le fonctionnement parfait d’une organisation, on risque juste de se taper dessus et de ne jamais avancer !

Ainsi, il faut juste créer les rôles qui sont évidents, qui aident. Si un doute subsiste. C’est que le rôle n’est pas nécessaire.

Si une tâche n’est attribuée spontanément à aucun rôle, on décide en réunion, par consentement de savoir à quel rôle l’attribuer ou alors on crée un nouveau rôle.

La meilleure manière de créer les rôles d’une organisation est d’en définir un minimum et à chaque fois qu’un nouveau besoin concret se fait sentir, on créera un rôle au besoin. C’est mieux que d’avoir trop de rôles qui n’avancent jamais.

Les personnes qui donnent de l’énergie aux rôles peuvent avoir plusieurs statuts:

  • Responsable (étymologiquement qui fournit des réponses)
  • Apprenti
  • Ressources

La personne responsable est en charge du rôle. C’est elle la personne de contact (qui donne des réponses en cas de besoins). La responsable est une personne motivée et compétente pour ce rôle. L’apprenti est peut-être motivé, mais n’a pas les compétences. Il est là pour apprendre ou pour seconder un responsable. Ce statut permet d’intégrer plus facilement les gens qui ont peur de prendre des initiatives, ou qui ont juste envie de donner un coup de main. Puis il a y a la personne ressources. Cette personne n’a pas la motivation pour donner de l’énergie au rôle. Mais elle a les compétences. Elle est d’accord de donner un coup de main de temps en temps pour débloquer des situations et donner son expertise.

L’attribution des rôles aux personnes est une chose subtile. Il faut savoir doser entre les motivations intrinsèques, les compétences, les ressources et les besoins de l’organisation. Il faut surtout expérimenter. Il n’y a pas de solution idéale. On peut toujours changer en cours de route de rôle. C’est même mieux pour élargir ses compétences et sa compréhension de l’écosystème dans son entier.

Choix d’indicateurs

Les rôles sont fortement incités à choisir et mettre à jour des indicateurs afin de voir l’avancement de leurs tâches. Si les indicateurs sont publiés, ça permet aux autres rôles de se synchroniser.

Avoir des indicateurs est aussi très utile pour célébrer l’avancement fait.

Vérification avant le grand saut

Dans le processus de planification, il est bon d’avoir toujours en tête, les valeurs et les principes qui nous guident vers la vision à long terme via la raison d’être de l’écosystème.

Mais comme on oublie facilement, il est temps de vérifier une dernière fois avant de passer à la réalisation concrète que tout est bien aligné et fait en conformité avec les principes et valeurs explicités.

  • Vérifier que le projet s’inscrit dans les 12 principes de la permaculture. (Les valeurs et principes qui nous guident et nous aident à faire des choix)
  • Vérifier que le projet peut bien s’inscrire dans la durée. Que sa pérennité soit assurée. (Notamment avec les zones de fréquentation, mais aussi que les rôles soient bien attribués. Qu’il y a de la relève assurée pour donner de l’énergie aux rôles)
  • Vérifier que le projet est vraiment viable.
  • .. si c’est pas le cas… on recommence ! 😛

Action

C’est le moment tant attendu de la réalisation concrète. En fait, c’est souvent facile. Si tout le reste est fait bien mis en place, ça coule de source.

Il est bon de se laisser guider de laisser-aller les choses où elles veulent. Suivre le wu wei, le non agir du tao, soit surfer sur la vague et ne pas lutter contre la nature.

Avancer par petites touches itératives. La Joconde a d’abord été dessinée au crayon, avec un croquis. Puis affinée, mise en couleur. Seule une imprimante à jet d’encre sort le résultat final ligne par ligne.

joconde par bloc joconde par bloc

Il ne sert à rien d’être parfait du premier coup. Mais il faut être perfectible. Accepter les suggestions et le retour de la vie.

 

Célébration

C’est le moment qu’on a tendance à trop oublier. Alors on le met ici. Mais il peut aller à la fin de chaque étape. Il faut célébrer les petites victoires, les avancées du projet.

Parfois ça fait du bien de voir tout le chemin accompli pour se donner la force d’aller plus loin. Mais c’est aussi un temps d’arrêt pour tirer les enseignements de ce que l’on a vécu que ça s’est bien ou mal passé.

C’est le moment de voir comment le projet nous a fait grandir.
C’est le moment de remercier tous les acteurs.

Allez une petite fête s’impose. 🙂

Processus divers

Evaluation

On va utiliser la méthode des 6 chapeaux.

Tous les membres de l’équipe se mettent dans les différents modes de pensées proposés et donnent leur avis. On récolte ainsi de nombreuses informations sur le projet.

  • Rouge Intuition, envie, émotions.
  • Blanc les faits, les chiffres concrets.
  • Jaune les points positifs. Les ressources déjà acquises.
  • Noir les points négatifs. L’avocat du diable. Les facteurs limitants.
  • Bleu la synthèse de tout ça. Pour préparer la raison d’être globale.

Comment gérer les conflits?

Dans toute organisations, il y a des conflits. C’est normal. A mon avis, il vaut mieux les exprimer que de garder des rancoeurs et laisser pourrir une situation.

J’ai eu toute une discussion, à propos de la pertinence d’avoir un processus de gestion de conflit dans une organisation. Il est ressorti à un moment que si l’on utilise Holacracy correctement. Chaque rôle fait ce qu’il veut dans son cadre et aucun conflit n’arrive. Si il y a un conflit c’est que le cadre est mal défini. On devrait redéfinir les rôles. Ça peut se tenir. Mais de mon expérience, Holacracy ne résout pas tout non plus. Surtout si les dirigeants de l’organisation n’ont pas une vision du monde qui permet l’utilisation de cet méthode d’organisation.

Ainsi, dans le doute, pour éviter de laisser pourrir une situation, je me dis que même en holacracy, il est bon d’avoir une méthode de gestion de conflit.

Principe de base:

Un conflit entre 2 parties est toujours résolu par les deux parties. Elles sont souveraines.

Processus

  • En cas de conflit entre deux parties on commence un processus de gestion de conflit à huit-clos entre les parties.
  • Si ça ne marche pas. On intègre un jury de pairs tiré au sort qui peut écouter et donner son avis. Mais pas décider.
  • Si ça ne marche pas, on ajoute encore un jury consultatif de spécialistes de la problématique.
  • Si ça ne marche pas, on porte l’affaire devant les 2 conseils qui donnent leur avis. Mais c’est toujours les 2 parties qui décident.

La compréhension mutuelle est la base pour résoudre un conflit. L’histoire montre que la sanction ne fonctionne pas pour résoudre un conflit. (et même ça relance même le conflit… Il y a qu’a voir le traité de Versailles, les réparations de guerre imposées aux allemands après la première guerre mondiale qui a été le ferment de la seconde…)

Mode de décision

Pour tout ce qui est du cadre: consentement

Pour tout ce qui est de l’opérationnel: sollicitation d’avis

Accueil des nouveaux

Il faut aussi avoir un processus pour accueillir les nouveaux.à

C’est souvent négligé, mais c’est très important. Car commencer par une séance dans laquelle on ne comprends rien, dans laquelle on se sent exclu, dans laquelle on ne se sent pas accueilli… c’est le meilleur moyen de ne jamais revenir….

Dans l’autre sens, les gens qui viennent à une séances de travail, n’ont pas envie de passer la moitié de leur temps à expliquer ce qu’ils font à des nouveaux.

Il faut trouver le juste équilibre. La séance s’accueil est intéressante. Elle peut se faire juste avant l’autre, à un autre moment, en groupe seul, etc.. tous les cas sont différents !

Fédéric Laloux dans sont livre Reinventing Organisations parle de plusieurs entreprises qui ont des processus d’accueil parfois très complet.

Il y a par exemple le cas d’un nouveau collaborateur qui arrive dans l’entreprise. Il a été recruté plus ou moins en fonction de compétence particulière, mais ensuite, il va passer plusieurs mois à tester tous les postes de l’entreprise. Ceci afin de bien comprendre le fonctionnement global. D’avoir une vision d’ensemble et de créer des liens avec tout le monde. Ainsi pas de division, pas de classe, mais des amis partout. Et enfin, il arrive fréquemment qu’au bout du tour, la personne choisisse de s’engager dans un tout autre poste que ce pour quoi elle était venue !! En effet, il se peut que pendant le tour, la personne a trouvé un lieu où l’on a encore plus besoin de ses compétences. L’essentiel dans une organisation Opale n’est pas de correspondre à l’organigramme, mais surtout d’apporter de la valeur à l’organisation et sa raison d’être.

Conclusion: créer du lien, créer du nous

Voici donc une méthode que je propose qui est l’agrégation de nombreux petits outils et principe. Je ne dis pas que cette méthode est la meilleure et la plus adaptée partout. Une recette magique. C’est une proposition à adapter à chaque cas.

J’ai expérimenté de nombreuses chose. Parfois avec la même méthodes, mais pas les mêmes personnes ça marche ou pas… ainsi j’en viens quand même à penser que la méthode ne fait pas tout. Les personnes et leur vision du monde sont aussi importantes.

Je pense que pour appliquer une gouvernance de type Opale, agile, etc… il faut déjà que les personnes soient capables de confiance envers les uns et les autres et de lâcher prises. Il faut accepter que l’on ne peut pas tout faire pour les personnes qui s’intéressent à tout. Il faut laisser faire l’intelligence collective et même si l’on aurait fait autrement, laisser faire les autres. Seul on avance plus vite, ensemble on va plus loin.

Puis, il faut aussi des personnes qui sont capables d’avoir de l’initiative. Une telle organisation ne correspond pas aux « petits soldats » qui attendent qu’on leur disent quoi faire.

Lors de mon stage à l’université du Nous j’avais demandé, mais à quoi ça sert tout ces processus parfois très longs alors que parfois on peut régler les chose rapidement naturellement.. (particulièrement le processus d’élection sans candidat) ?
La réponse a été: ça sert à créer du Nous….

D’où le nom de l’université du Nous…

L’important est donc de créer du Nous, créer du liens, comprendre l’autre et son avis, ses motivations, sa vision du monde. Ainsi on peut collaborer plus facilement.

Là tout s’éclaircit dans mon esprit, c’est certainement pour ça que les groupes dans lesquels ça s’est le mieux passé pour moi pour collaborer sont les groupes scouts. J’ai fait beaucoup de projets scouts divers et variés, petits ou grand. Mais c’est là que le vécus communs nous soude le mieux.

J’ai remarqué que j’ai un lien nettement plus intense et durable avec des gens que je n’ai vu qu’un seul week-end scout pendant lequel nous avons fait un bivouac sous la pluie, qu’avec des gens dans un groupement politique que j’ai vue pendant 10 ans plusieurs fois par mois !!!

Ma conclusion personnelle est donc qu’il faut créer du nous, du liens pour créer la confiance dans un groupe. Que cette confiance peut se créer par des activités extra-ordinaires. Il ne faut pas hésiter à faire vivre des choses ensemble à l’équipe, et ne pas faire que les séances formelles. (c’est pour ça aussi que les meilleures projets politique se construisent à l’apéro et pas dans les grandes salles des parlements… ça c’est juste une salle d’enregistrement, ce que les gens qui ne l’on jamais vécu ont de la peine comprendre.)

Il y a des entreprises qui cherchent à faire quelques jours par années de team-building… mais c’est tellement artificiel que ça ne prend pas. Fait déjà juste des repas ensembles, discutez.

L’article qui va changer profondément ta vision du monde

L’article qui va profondément changer ta vision du monde

Je vais te proposer ici, quasiment mot pour mot, ce que Morphéus propose à Néo dans le film Matrix (cliques sur ce lien pour voir la vidéo)...

Prend la pilule bleue et tu t’arrêtes ici… tu restes dans ta vie confortable et habituelle… Tes croyances ne seront pas ébranlées.

Prend la pilule rouge et tu ne pourras plus revenir en arrière. Ta vie sera transformée, tu découvriras le monde sous un nouvel angle. Un monde où la réalité dépasse la fiction.

Alors prêt(e) à suivre le lapin blanc?

pilule rouge ou bleue choix matrix.jpg

Tu as fait le choix de prendre la pilule rouge, d’ouvrir ton esprit et de lever le voile sur la réalité de notre monde.

Je vais te proposer les mêmes lectures et écoutes qui m’ont fait changer de vision du monde…

Si tu les suis bien dans l’ordre tu pourras assimilier gentiment les idées et les faits que tu vas entendre. Ne te précipite pas directement à la fin. Ce que je te propose est tellement fou et inhabituel que si tu commences par la fin, tu risques de ne rien y croire et de tout rejeter en bloc.

Je te propose ici le même genre de quête initiatique que celles qui ont été proposées durant de millénaires dans des sociétés secrètes. Le temps n’est plus au secret donc tout est disponible d’un coup. Cependant il reste un élément qui est toujours valable:

L’important n’est pas le but, mais le chemin…

Donc prend le temps de parcourir cet article. Il est long. Et prend encore plus le temps de lire, regarder et écouter les contenus que je te propose. Ce sont eux qui vont opérer la transformation que je te propose. Cet article n’est que le fil conducteur qui va t’aider à cheminer dans ta quête.

Je te propose de changer de vision du monde. C’est à dire que je te propose d’ébranler tes valeurs actuelles pour les remplacer par d’autres valeurs.

Si l’on retourne au sens originel du mot « valeur », on découvre que la valeur, c’est la force de vie (valor, valere… être fort..)

Les valeurs humaines qui nous habitent sont le fondement de la force qui nous fait vivre.

Je te propose d’ébranler tes valeurs. Je te propose d’ébranler la force qui te fait vivre, ta motivation de base. Je te propose de changer ce qui a trait au sens de la vie !

Est-ce que tu continues toujours ?

Version audio en mp3 à télécharger

Si la longueur de cet article te fait peur, que tu n’as pas envie de tout lire, ou si comme moi tu aimes écouter des podcast de conférence (en faisant du vélo.. ou pas..)… alors voici pour toi le contenu de cet article en version audio sous forme de mp3 à télécharger. (clic droit, enregistrer la cible du lien sous..)

  1. Intro – changer de vision du monde (4 min)
  2. Qu’est ce que la spirale dynamique ? (30 min)
  3. Mon évolution personnelle (30 min)
  4. Le monde de nos ancêtres celtes et néolithiques – intro à la géobiologie (28 min) => si tu ne peux en écouter qu’un, écoute celui-là !
  5. Les élémentaux – le biochamp – les parcours de charge – chakra et tubes de clairvoyants (34 min)
  6. Chamanisme – NDE – Etats modifiés de conscience – décorporation (31)
  7. Christophe Allain – Le monde est un jeu vidéo (40 min)

Partie 1 – la larve

Dans les années 1950-1960, le professeur de psychologie Clare Graves a tenté de classer et comparer les valeurs de base des humains. Il a découvert huits groupes dans lesquels ont peut réunir les humains qui ont des valeurs communes.

Graves a remarqué que tout au long de sa vie, un humain évolue, change de vision du monde et de valeurs. Donc, au cours d’une vie, un humain évolue et change de groupe. Mais il ne change pas n’importe comment de groupe de valeur. Il y a un ordre à suivre.

groupe-spirale.pngAinsi Clare Graves montre que les humains évoluent, ils changent de valeurs, ils passent par des étapes dans un ordre précis qu’il a placées sur une spirale. C’est ce que ses successeurs ont appelé la spirale dynamique intégrale.

Graves a également fait un rapprochement entre l’évolution d’un individu à différents âges sur les étapes de la spirale, et l’évolution de sociétés humaines entières.

Les civilisations humaines suivent la même évolution sur la spirale que les individus.

Pour en savoir plus, je te propose de lire mon article sur la spirale dynamique. Et pour aller encore plus loin et bien comprendre de quoi je parle. Je te propose de lire le livre La spirale dynamique, de Fabien et Patricia Chabreuil.

Connais-toi toi-même

Si tu veux changer de valeurs, de vision du monde et découvrir ce monde incroyable que je vais te présenter d’ici quelques instants, il faut déjà savoir quelles sont tes valeurs actuelles. Il faut déjà savoir où tu te situes et jusqu’où tu veux aller.

La spirale dynamique est un outil intéressant pour se situer. Ce n’est bien entendu qu’une modélisation. Il peut y avoir plusieurs interprétations et formulations des étapes. On peut se trouver à cheval entre deux étapes. C’est peut être pour ça que tu es ici ?

spirale dynamique.png

Survie (Beige)

La première étape de la spirale concerne la survie. Pour un humain, c’est le moment où il est un nouveau né totalement dépendant de sa mère pour tout.

Il n’y a actuellement, aucune société humaine basée sur ces valeurs. Il y a 100 000 ans les premiers groupes de chasseurs vivaient ainsi. Ils avaient pour devise: la survie avant tout !

Animisme et tradition tribale (violet)

masque-animisme.pngLa seconde étape de la spirale est apparue il y 50 000 ans avec l’instinct tribal. La tribu est le nid chaleureux a préserver. La devise adaptée à cette étapes est: « Contente les esprits, soumets-toi aux anciens et à la tradition« .

L’empire barbare (rouge)

barbare.pngLa troisième étape marque un désir de s’exprimer. D’ailleurs, sur la spirale, les étapes sont caractérisées par une alternance entre l’envie d’exprimer son soi et l’envie de suivre des règles extérieures.

La 3ème étapes est apparue il y a 10 000 ans. C’est l’étapes des empires sanguinaires. Les gens qui ont des valeurs ancrées à cette étapes ne se préoccupent pas des droits humains. Il font comme ils veulent. Ce sont des conquérants, des Jules César, des Alexandre Le Grand.

Ce sont des personnes qui ont un sens de l’honneur très développé. Parfois il vaut mieux mourrir que d’être déshonoré !

Ainsi les menaces de mort et la violence sont inefficaces contre ces personnes. Elles n’ont pas peur de la mort et de la violence.

La devise est: « Sois ce que tu es. Fais ce que tu veux, comme tu veux.« 

Le dogme religieux (bleu)

Religious_symbols.pngLa quatrième étape est celle qui a pacifié l’Europe envahie par les barbares. La pacification ne s’est pas faite en étant plus fort que les barbares et en en tuant encore plus… Ils n’ont pas peur de la mort et de la violence. Le truc a été de faire changer les valeures fondamentales de ces gens.

Les barbares se sont converti au christianisme, et l’histoire de l’Europe a radicalement changée.
La violence a cessée, car le christianisme impose des règles de vie pour mériter le paradis.

Je pense que maintenant le monde va radicalement changer dès que nous seront beaucoup plus à avoir changé de valeurs. A avoir adopté cette nouvelle vision du monde que je vais te présenter d’ici peu.

Mais avant, revenons à nos barbares convertis au christianisme.

La devise de cette étape est: « La vie a un sens, il y a des règles à suivre pour atteindre un but ultime« .

C’est la vision du monde des grandes religions monothéistes. Mais cette étape peut aussi s’appliquer aux régimes totalitaires du 20ème siècle (Nazi et communistes) qui étaient prêts à tout dans l’espérance de créer un monde idéal.

Une grande partie des sociétés humaines vit encore selon cette vision du monde. C’est donc ici la première étape qui te concerne peut être ?

Lis bien les prochaines étapes, ce sont celles qui concernent la majorité des gens qui liront ce texte. Il est nécessaire d’avoir compris cette notion d’évolution par étapes sur la spirale, avant de découvrir les faits incroyables que je vais te présenter juste ici en dessous.

Le capitalisme (orange)

enjoy-capitalism.jpgL’étape suivante est intéressante car elle nous concerne. C’est l’étape qui arrive après s’être lassé d’une vérité ultime qui ne vient pas.

L’expression de soi reprend le dessus. L’intérêt personnel prime.

Cette étape se différentie de l’empire barbare car tout n’est pas permis. On agit selon les règles d’un jeu. Mais on influence aussi les règles. On bannit généralement la violence physique.

C’est l’étape où l’on transforme ses ennemis en adversaire. C’est l’étape où la démocratie remplace l’état féodale.

La devise des gens qui vivent selon les valeurs de cette étape est: « Profite des opportunités que le monde peut t’offrir, joue le jeu et gagne le !« 

C’est l’étape dans laquelle se trouvent les sociétés capitalistes actuelles.

C’est l’étape à laquelle se trouvent les passionnés du commerce international, les requins de la finance et tout ceux qui les ont comme modèles.

S’il t’arrive de te dire: « C’est une bonne opportunité, ce n’est pas moral, mais si je ne le fait pas moi, ce sera un autre qui le fera. » Il y a de grandes chances qu’une bonne partie de tes valeurs profondes soient ancrées à cette étape de la spirale.

Est-ce ton cas ?

La communauté (vert)

L’étape suivante arrive dès le moment où l’on réalise que notre profit personnel, le fait de gagner pour soi en écrasant les autres ne nous rend pas plus heureux.

C’est le moment où l’intérêt de la communauté prend le dessus. C’est l’étape dans laquelle on a pour valeur l’intérêt général, même s’il va parfois à l’encontre de son intérêt personnel.

C’est le moment où l’on prône des valeurs d’égalité. Que l’on milite pour que les ressources naturelles soient des biens communs à l’ensemble de l’humanité.

La devise adaptée à cette étape est: « Trouve la paix intérieur en cherchant la dimension humanitaire de la communauté « .

communauté collaboration ExtendedCommunityCircle.png

towards-vers-socialisme.pngSi tu t’engages dans l’humanitaire et/ou que tu soutiens des ONG. Tes valeurs de base sont probablement ancrées dans cette étape de la spirale.

Statistiquement, la majorité des personnes qui liront cette page ont des valeurs qui sont ancrée dans ces deux dernières étapes. ER orange et FS vert. C’est en quelque sorte, très caricaturé et sans nuances, l’affrontement politique entre la gauche et la droite.

Avant d’entrer dans l’explication du monde fabuleux que je vais te décrire tout bientôt, voici encore deux étapes qui commencent à émerger dans la population humaine.

Suivant à quelle étape tu te trouves, tu apprendras des choses nouvelles ou peut être pas.

La diminution de l’empreinte écologique (jaune)

eco_green_carbon_print_icon.pngL’étape suivante est particulière sur la spirale. Graves avait remarqué qu’une fois arrivé à cette étape, les valeurs exprimées ont des similitudes avec les valeurs de la première étape. C’est ainsi que Graves a décidé de placer les étapes sur une spirale et non pas sur une simple ligne.

Cette étape réintroduit une notion de survie. Mais l’approche est différente que pour la première étape. C’est une approche de survie globale en diminuant son impact personnel sur l’environnement.

Cette étape est apparue dans les années 1960, lors de la conquète spatiale. C’est en observant notre planète terre depuis l’espace que beaucoup d’astronautes ont sucombé à ce que l’on appelle l’Overview effect: une prise de conscience de la fragilité de notre planète perdue dans l’immensité de l’univers.

Pour la première fois des humains pouvaient voir de leur propre yeux la planète entière d’un seul coup d’oeil.

Les premières photos de la terre rapportées par la mission Apollo 8 en 1968 ont diffusé à large échelle cette prise de conscience de la fragilité de la vie. De nombreux mouvements écologistes sont nés à cette période.

NASA-Apollo8-Dec24-Earthrise.jpg

La logique de fin du monde, qui est de plus en plus présente à notre époque (crise financière, écologique, sociale, etc..) a des racines chez les individus dont les valeurs sont ancrées à cette étape de la spirale.

Une personne qui a des valeurs ancrées à cette étape a une vision systémique du monde. Elle sait observer les systèmes complexes de la mécanique de la nature. Elle sait que tout est lié. Là où certains ne voient que chaos, elle voit l’ordre des constructions fractales.

Cette vision du monde sous forme de systèmes complexes permet aux personnes arrivées jusque-là de comprendre la vision de monde de chaque étape précédente, de se mettre à la place d’une personne dans une autre de ses étapes de la spirale.

C’est souvent les personnes qui sont arrivées à cette étape qui prennent conscience de la spirale dynamique. Les personnes des étapes précédentes ont plus de peine à la comprendre. (Mais ceci n’empêche pas d’en apprendre plus sur le monde fabuleux que je vais te présenter juste après les étapes de la spirale)

A ce stade, le temps s’accélère. On remarque qu’il a fallu des millénaires pour que des sociétés passent les premières étapes. Maintenant les changements se font de plus en plus vite. Ce changement rapide a pour conséquence que la société n’est pas homogène. Il y a un éclatement des valeurs. On trouve 4-5 groupes de valeurs différents dans une même société !

Il semble que l’on trouve seulement 10% de la population mondiale dans cette étape. La devise adaptée à cette étape est: « Exprimer le soi, mais jamais aux dépens des autres, pour que toute vie puisse continuer de manière naturelle et fonctionnelle. »

Le ré-enchantement du monde (turquoise)

Cette étape est la dernière qui a été découverte. Graves, à son époque, n’a rencontré que 6 personnes dans le monde entier avec des valeurs de ce type. Donc moins que ce que j’en connais !

En 50 ans, le monde a beaucoup évolué et cette étape est en train de s’installer. Il y a un tel décalage entre cette vision du monde et les précédentes que son intégration va heurter pas mal de sensibilités.

forêt enchantée.jpg

Comme pour l’étape précédente. Nous sommes sur le second tour de la spirale. Cette étape a donc des similitudes avec la seconde étape: l‘étape animiste.

Le monde se ré-enchante. C’est à dire qu’aussi étrange que celà puisse paraitre. Les esprits de la nature font à nouveaux partie de la vision du monde des gens à cette étape.

Leur devise est: « Faire l’expérience spirituelle du caractère complet de l’existence. »

 

Partie 2 – la chenille

Une nouvelle vision du monde

Mainteant que tu as pu te situer plus ou moins dans les étapes d’évolution de la spirale dynamique. C’est parti pour continuer l’évolution et aller vers une nouvelle vision du monde. C’est ici que je vais commencer à avancer l’explication de cette nouvelle vision du monde incroyable.

Statistiquement, la majorité des visiteurs qui vont passer ici vont comprendre les étapes jusqu’à l’étape verte. Jusqu’à l’étape de la conscience humanitaire. Il y a suffisament d’ONG qui font des demandes de dons en expliquant leur travail pour que je n’ai pas besoin de réexpliquer ici les valeurs ancrées dans cette étape.

planete_planeyse_et_montagne_de_boudry.jpg

Je vais consacrer la suite de cette page à expliquer et fournir des liens vers des lectures et des enregistrements audio qui permettront de comprendre d’aquérir des valeurs ancrées dans l’étape jaune. L’étape de la vision systémique.

Puis je vais compléter en proposant également des ressources pour comprendre et assimiler les valeurs de l’étape turquoise.

Ce que je vais raconter ici, n’est que mon histoire. C’est l’histoire de ma découverte du monde. Je suis quelqu’un qui aime l’ouverture d’esprit. Je suis quelqu’un aime comprendre le fonctionnement des choses, du monde. Pour en savoir plus sur moi, voici une page qui explique plus en détail qui je suis.

Ces deux facteurs, cette curiosité et cette ouverture m’ont permis de m’intéresser à tout sans à priori. (L’impression de savoir est le meilleur obstacle à la connaissance… ne t’accorche pas à des croyances, mais a des faits !)

Ce que je vais te montrer ici, est une sélection des informations que j’ai assimilées ces dernières années, et qui petit à petit m’on fait évoluer, m’ont fait changer de vision du monde.

Je ne prétends pas que ça marche pour toi également tout de suite. Il faut du temps pour assimiler. J’ai écouté certains enregistrements plusieurs fois, et à chaque fois j’ai appris des nouvelles choses que je n’avais pas entendue à la première écoute.

Nous sommes vraiment conçu pour n’assimiler que ce que nous sommes capable sur le moment même. Ainsi il ne faut pas hésiter à écouter plusieurs fois les enregistrements et laisser du temps entre pour que tu puisses avoir le temps d’assimiler.

Voici ces informations qui gentiment vont effectuer ta transition intérieure et tu comprendras pourquoi plus tard, aussi la transformation du monde qui t’entoure.

C’est très puissant comme vision du monde.

Prendre le temps de comprendre le monde

C’est en m’intéressant aux diverses crises actuelles (financière, écologique et sociale) que je me suis documenté de plus en plus sur le fonctionnement de notre société.

Pour ce faire, j’ai lu des livres, écouté des conférences. Puis, je me suis engagé en politique pour comprendre et agir plutôt que subire.

Ces lectures et expériences ont affinés ma compréhension du monde. Sans même savoir ce que c’était et comprendre ce qui m’arrivait, je suis entré pleinement dans l’étape jaune de la spirale dynamique.

vélo vs voiture keep_the_invironment_clean_anti_cars.pngC’est l’étape où l’on prend conscience de son empreinte environnementale. Je marque clairement mon entrée dans cette étape le jour où j’ai décidé d’utiliser mon vélo comme moyen de transport principal.

Ce changement a déjà transformé mon organisation, mes journées, mais aussi, déjà un bout de ma vision du monde.

Mais le plus grand changement a été qu’il n’est pas facile de lire des livres à vélo. Je me suis donc mis a écouter des podcasts pour assouvir mon adiction à l’information.

C’est un événement clé dans mon évolution: je prend le temps, chaque jour, de me documenter sur des sujets de fonds.

En lisant la presse, on sait presque rien sur presque tout. On reste en surface d’événements que l’on ne comprends pas vraiment et qui ne nous concernent pas forcément. (Est-ce que tu peux m’expliquer le conflit israélo-arabe ?…. On en parle tous les jours dans les journaux depuis 50 ans ou plus…)

C’est encore moins en suivant les diverses télé-réalités que l’on peut comprendre le monde. Et même se divertir…… (mais c’est un avis personnel)

Ainsi, mon entrée dans le monde du vélo a pour conséquence mon entrée dans le monde du podcast et le monde des conférences.

Ma principale source d’élément audio a écouter est http://plusconscient.net. J’aime dire que c’est la source de mon carburant pour vélo !

L’étape jaune une vision systémique du monde

Pour entrer dans le vif du sujet, voici un série de conférences qui m’ont permis de comprendre le monde actuel de façon systémique. La façon typique de l’étape jaune.

Bransleys fernNous commençons par Bruno Marion et sa conférence à propos de la vision fractale du monde.

Tu te sens largué dans notre monde où ton voisin de palier est culturellement plus différent de toi qu’une personne habitant à l’autre bout du monde ?

Bruno Marion nous explique que si l’on comprend que le monde est fractal, il est possible de voir de l’ordre dans le chaos.

Le monde simple, le monde où tout peux se ranger dans des petites cases est fini. Nous vivons un monde en équilibre instable où tout peux basculer d’un seul coup.

C’est un monde passionnant. Où l’on a vraiment le pouvoir de changer les choses.
C’est un monde où un moustique est vraiment capable de changer le monde.

Décoloniser notre imaginaire

Pour continuer nous allons écouter Patrick Viveret à Genève en décembre 2010 pour « Reconsidérer la richesse » . Un conférence passionnante que j’ai écouté en boucle de nombreuses fois. Que j’ai retrancrite pour la relire.

Dans cette conférence Patrick Vivert nous explique comment faire pour repenser une société meilleure. Voici quelques mots-clé de son explication:

  • Décoloniser notre imaginaire des vieux modèles qui nous aveuglent. Non à la pensée TINA (There IS No Alternative) chère à Margaret Thatcher
  • Stop à la démesure => savoir accepter ses limites
  • Fin du cycle historique de la modernité => comment sortir par le haut ? (et non par la barbarie de l’effondrement de civilisation)
  • trouver le meilleur de l’humanité (il existe des techniques de discussion pour le faire)
  • Changer son rapport à l’énergie => être dans l’accueil et non dans la prédation. (l’énergie solaire, éolienne, plutôt que le fossile)
  • valeur = force de vie
  • richesse = puissance créatrice (retrouver l’étymologie des mots permet de mieux comprendre leur signification)
  • L’économie est un sous système de nos valeurs
  • construire la conflictualité comme alternative à la violence.
  • Que faire ? => Favoriser ce qui existe déjà de bien !
  • l’argent dette c’est mal. => vive les monnaies complémentaires si l’économie du don n’est pas possible. L’important, c’est d’échanger.
  • Le revenu de base est le pilier d’un nouveau pacte social. Il finance les métiers.
  • Métier = vocation => ce n’est pas la même chose qu’un job !

Bonne lecture et écoute:

Tout est lié

Patrick Vivert le dit dans sa conférence, tout est lié. Il ne sert à rien de voir les crises financières, sociales et environnementales de manière séparées. Il faut les mettre ensemble.

L’équation de Kaya a l’avantage de faire un lien entre les différents facteurs impliqués dans ces crises.

équation de kaya explication.png

On peut faire des pronostics sur le futur de notre monde en résolvant cette équation.

Pour mieux comprendre les choix que l’on peut faire et comment résoudre l’équation, je t’invite à lire l’article que j’ai écrit au sujet de l’équation de Kaya.

Mais pour faire bref. Allons directement à la conclusion que j’ai tiré de cette équation.

Si l’on considère que l’on reste sur une augmentation de la population mondiale, que réduire l’intensité énergétique de l’économie n’est pas facile au vu de ce qui a déjà été fait, que l’on aimerait quand même limiter les gaz a effet de serre (pour garder une planète viable !)… mais que ça ne va pas vraiment se faire en réalité. (!!! gloups)

=> Il est totalement illusoire de penser que l’on aura une croissance exponentielle du PIB ces prochains temps, comme ce qui est annoncé dans les discours électoraux.

La décroissance (économique) risque fort bien d’arriver, qu’elle soit voulue ou non.

Autant donc qu’elle soit voulue. Qu’elle soit un choix de société.

Décroissance

décroissance pour notre salut.jpgC’est ainsi que nous entrons dans le monde merveilleux de la décroissance. Mais ce monde n’est pas aussi merveilleux que le monde que je vais te décrire juste après, mais il a le mérite de poser des choix de société:

Qu’est ce qui compte vraiment ? Quel avenir voulons nous ?

Pour en savoir plus sur ce que je pense de la décroissance tu peux lire mon livre web à propos de la décroissance.

Puis, voici des enregistrements audio dont je recommande vivement l’écoute pour approfondir le sujet et pleinement entrer dans l’étape jaune de la spirale:

Après avoir écouté ces conférences, surtout la conférence de Patrick Viveret, j’ai synthétisé toutes ces informations sous la forme de quelques maximes. Ces maximes m’ont bien aidées à progresser sur le chemin de l’évolution de ma vision du monde.

En cliquant sur les couleurs, il est possible d’obtenir des articles qui illustent les idées.

pastille-rouge Garde l’esprit ouvert
pastille-orange Tout est lié
pastille-jaune Sois dans l’accueil plutôt que dans la prédation
pastille-vert Privilégie la collaboration plutôt que la concurrence
pastille-bleu Use de tout, n’abuse de rien
pastille-mauve Regarde le verre à moitié plein, plutôt que le verre à moitié vide
pastille-magenta Demande-toi ce que tu veux faire DE ta vie et non DANS la vie

Le monde se ré-enchante, retour vers la vision du monde de nos ancêtres

2010_08_20_22_13_macbook_de_martouf_au_soleil.jpgJusque là, j’ai souvent été ennuyé à cause d’intérêts contradictoires.

J’ai une passion pour cette ère de l’information et des réseaux que les outils informatiques permettent d’exister.

Mais d’un autre côté, je me rends compte que les ordinateurs consomment énormément de ressources naturelles et d’énergie !

Comment concilier mes valeurs profondes avec cette passion ?

Cette nouvelle étape de la spirale dynamique, cette nouvelle vision du monde me montre une piste de conciliation, me redonne de l’espoir. Explorons cette vision du monde.

Après avoir compris le monde actuel de façon systémique et pronostiqué sur son avenir, faisons un retour dans le passé. Tentons de comprendre quelle était la vision du monde de nos ancêtres.

Comme nous sommes sur le second tour de la spirale, il est effectivement possible de faire un parallèle entre la nouvelle étape turquoise et l’étape violette animiste de nos ancêtres.

C’est une bonne porte d’entrée.

Nous allons donc remontrer le temps jusqu’à des ancêtres qui avaient une culture proche de ce que l’on entend par « animisme, esprit de la nature ». C’est ainsi que dans ma région (la suisse romande) nous allons remontrer dans une ère pré-chrétienne.

celtes.pngNous allons remonter jusqu’à la culture Celte et même avant au néolithique. J’ai la chance de vivre dans la région du berceau de la civilisation de la Tène. Ainsi la suisse romande est une région parfaite pour étudier le monde celte.

Il y a énormément de menhirs néolithiques et de lieux sacrés celtes toujours présents juste à deux pas de chez moi.

Ainsi tu vas bientôt découvrir ce que les archéologues rêvent de savoir, tu sauras ce qu’est vraiment un menhir et pourquoi ils ont été construits.

(Il est important de préciser que ce sont les civilisations néolithiques, avant les celtes qui ont érigés les menhirs et oui en effet ça casse le mythe d’Obélix le celte goulois qui taille des menhirs. C’est un anachronisme !)

Je vais te guider vers les informations qui te permettrons de comprendre les lieux sacrés des néolitiques, repris par les celtes. Puis comment ils ont été transformés en temple romain, puis encore en église catholique. Pourquoi, est ce que l’on retrouve une superposition de ces différents lieux sacrés. Ce n’est pas du au hasard !

Si j’avais été péruvien plutôt que suisse. J’aurai du remontrer moins loin pour retrouver des ancêtres dont la vision du monde est l’animisme et les esprits de la nature.

En effet, il y a toujours des chamanes dans la forêt amazonienne qui pratiquent des rites « cousins » de ceux que pratiquaient les druides de l’Europe celtique. La forme de leur vision du monde est culturellement très différente, mais l’on trouve beaucoup de similitudes sur le fond.

2010_03_21_17_20_rocher_de_tablette.jpgAinsi, j’ai abordé de manière complémentaire et en parallèle, l’approche chamanique que l’on trouve partout dans le monde, mais qui sont surtout bien développée en Amérique du sud et l’approche celte plus proche culturellement de moi.

Ici, je vais d’abord te guider vers l’approche européenne. Puis, vu que nous vivons dans un monde fractal et que nous avons accès également à la culture de l’autre bout de la planète, je te guiderai vers des informations pour comprendre ce que font les chamanes en Amazonie.

Je t’expliquerai ce qu’est « l’internet de la forêt » et pourquoi les industries pharmaceutiques viennent exploiter les connaissances des chamanes.

La vision du monde de nos ancêtres celtes et néolithiques

menhir de clendy yverdon.jpgSi l’on veut étudier les traces civilisation de nos ancêtres pré-chrétiens, on est bien ennuyé. Il ne reste pas grand chose.

Pour les plus proche, les celtes, c’est un peuple que l’on dit « protohistorique ». On est presque à l’ère de l’écriture. Mais pas encore. Pour les peuples néolithiques qui vivaient avant. Il reste encore moins de choses, surtout des pierres.

Bref, Il ne reste que des pierres. mais vu comme ça, à quoi peut bien servir un menhir ?

Les archéologues se posent beaucoup de questions mais ne donnent que peu de réponses.

J’ai beaucoup progressé sur la compréhension du sujet lorsque j’ai découvert les enregistrements de plusieurs interviews de Stéphane Cardinaux.

C’est un architecte suisse romand qui s’est passionné pour la science des bâtisseurs de toutes époques.

C’est un passionné de géométrie sacrée. Il tente de comprendre comment et pourquoi les anciens construisaient de telle ou telle manière.

Stéphane Cardinaux a écrit plusieurs livres dans lesquels il décortique les lieux sacrés ou châteaux de suisse romande pour montrer les schémas directeurs des constructions.

Il va retrouver les pierres angulaires qui servaient de références aux bâtisseurs de cathédrales. Il nous montre quelles étaient les unités de base utilisées: le pied romain, la coudée royale égyptienne, etc. Il indique aussi les proportions utilisées, le nombre d’or, la racine de 2, etc…

A force d’étudier sous toutes les coutures des églises et des châteaux, Stéphane Cardinaux s’est également intéressé au pourquoi de l’emplacement de ces bâtiments. Pourquoi est-ce que parfois on trouve des orientations étranges ? Pourquoi ce temple est à tel endroit et pas à un autre ?

Rien n’est fait au hasard. Il nous montre dans ses livres pourquoi. Il a fait des plans très minutieux des bâtiments et de leur environnement. Notamment des phénomènes telluriques.

temple de planches de Montreux.jpgIl nous montre que toutes les églises et tous les châteaux qui ont été construits avant la grande peste de 1350 sont tous alignés sur les réseaux telluriques.

Les réseaux telluriques forment un quadrillage présent sur toute la planète. Stéphane Cardinaux nous montre que les réseaux naturels sont modifiés pour être inclus dans les murs par les bâtisseurs.

C’est ainsi que Stéphane Cardinaux collabore avec de plus en plus d’archéologues. Ils utilisent les réseaux telluriques pour retrouver des murs qui ont été détruits au cours de l’histoire.

Stéphane Cardinaux nous montre l’exemple du fanum gallo-romain de Riaz qui a été déplacé d’une dizaine de mètres car il était sur le tracé de l’autoroute Lausanne-fribourg.

Les pierres on été déplacées, mais il est toujours possible de détecter la construction originale, en réseau tellurique, 10m à côté !

Dans les autres phénomènes telluriques, on peut citer également, la cheminée ou le vortex. Stéphane Cardinaux a observé que tous les donjons de château sont construits sur des vortex. Ce qui explique parfois l’emplacement étrange d’un donjon !

Pour illustrer mes propos, voici un plan extrait du livre de Stéphane Cardinaux. Il représente le temple des Planches à Montreux (que je connais). Le bâtiment est tout tordu, mais on voit que les réseaux telluriques ont été placé dans les murs et démultipliés. Il y a juste une exception. Les murs de l’annexe en haut à gauche qui ne respectent pas cette règle. C’est une annexe qui a été construite après 1350 !

Sinon on remarque que l’autel dans le coeur a été placé juste à l’endroit d’un croisement important de ligne de réseau tellurique (il y a des lignes plus grosses que d’autres, mais plus rare aussi), ainsi que d’un vortex et d’une cheminée. Une telle configuration est statistiquement suffisamment rare pour que le lieu ai été repéré depuis des millénaires et utilisé comme lieu de culte.

Pour revenir à nos ancêtres plus lointains, on découvre que les lieux sacrés celtes, romains et néolitihiques sont conçus sur les mêmes principes de constructions que les cathédrales. Ainsi on comprend pourquoi les lieux sacrés se sont souvent superposés.

médecin-peste.pngStéphane Cardinaux montre dans ses livres un inventaire très complet de nombreux sites et de leurs caractéristiques. On retrouve des églises, des abbayes, des temples romains, des châteaux, des forts, des opidums et lieux sacrés celtes, des menhirs et des dolmens.

Tous sont construits selon les mêmes principes jusqu’à cette peste de 1350, qui a tué, suivant les endroits, entre un tiers et la moitié de la population d’Europe !

On peut donc supposer qu’une partie du savoir des bâtisseurs a été perdue à ce moment là.

Voici également l’exemple des menhirs que l’on trouve à Corcelles-près-Concise VD.

pano 4 menhirs concise bleu couleur.jpg

menhir de concise.jpg

Il y a 4 menhirs qui sont placés comme des buts de foot !

Sur un des menhirs il est gravé que celui-ci a été ajouté il y a 150 ans pour compléter le monument.

Il est donc difficile de dire à quoi devait ressembler le monument celte d’origine.

Stéphane Cardinaux nous montre dans son livre qu’il y a une conjonction de phénomènes cosmo-telluriques non pas sur les menhirs, mais au centre, au milieu des menhirs.

Il y a un croisement majeur d’un réseau tellurique, il y a un vortex et une cheminée à 4 bras. Ce qui fait de ce point un lieu exceptionnel.

Pourquoi les menhirs ne sont pas au centre de ce point ?

Tout simplement, car ce lieu devait être un cromlech, un cercle de pierres. Les autres pierres ont disparues. Il n’en reste que 3 de la construction originelle.

On voit ici pourquoi les archéologues ont de plus en plus recours aux géobiologues pour les aider dans la compréhension de sites anciens.

Les deux premiers livres de Stéphane Cardinaux sont des inventaires de lieux en Suisse, puis au vue du succès du premier livre, aussi de lieux en France. J’ai personnellement beaucoup apprécié redécouvrir sous un autre angle de vue des lieux que je connais.

Voici les références vers ces livres que je te conseille vivement de lire:

Le premier livre de Stéphane Cardinaux est disponible gratuitement sur scribd…. mais je t’encourage à l’acheter. Ça vaut la peine d’avoir les dessins sur papier pour mieux les étudier. (surtout sur le terrain) et c’est surtout pour rétribuer l’auteur qui a fait un travail incroyable et de qualité.

La géobiologie

Petite précision qui a son importance, au fil de ses études sur l’architecture des anciens, Stéphane Cardinaux est devenu géobiologue. C’est souvent en précisant ceci que les gens peu ouvert d’esprit décrochent. En effet, si on lit l’article wikipedia à propos de la géobiologie, on nous dit que c’est une pseudo-science. Que tout est de la foutaise….

Plutôt que de tout rejeter en bloc dès le début, je te propose de garder l’esprit ouvert. Il y a des choses qui ne sont pas visibles à première vue, puis quand on trouve la technique, on accède à une nouvelle vision des choses.

Pour illustrer mes propos, voici un auto-stéréogramme. Que vois-tu dans cette image ?

dragon autostéréogramme.jpg

Stéphane Cardinaux est un scientifique. Il a développé des protocoles d’expérimentation tout à fait scientifiques qui font que ses expériences de géobiologie sont reproductibles.

C’est en général tout ce que demande la science. Donc de ce point de vue la géobiologie n’est pas une pseudo-science. Mais il y a des scientifiques qui sont très dogmatiques ! (L’impression de savoir est le meilleur obstacle à la connaissance !)

Ce sont des expériences statistiques qui sont, à mon avis, beaucoup plus fiables que certaines expériences scientifiques de psychologie que j’ai déjà vues…. ex: peindre un bouton en rouge augmente de 60% le nombre de personnes qui vont l’actionner… (A ce propos, lire mon résumé du livre « Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens »)

Il me semble que l’on ne taxe pas la psychologie de pseudo-science avec une affirmation comme celle-ci dessus. Pourtant c’est moins fiable et précis qu’une équation mathématique !

On trouve de tout dans une université. Des sciences dures aux sciences molles.

université de neuchâtel.jpg

Les mathématiques ne sont que théoriques, donc dures. Il n’y a aucune exception. La physique est déjà plus souple. Il y a des théories en contradiction. La chimie utilise des recettes de cuisines pas toujours fiables.

Puis on arrive dans les sciences humaines, des sciences molles, la géographie change au fil du temps, l’histoire se réécrit, est revisitée, les sciences économiques ne sont que des dogmes, des croyances, sinon on aurait pas de krash financiers…. la faculté de théologie est également acceptée dans l’université… (de nos jours les facs de théologies disparaissent, alors qu’elles sont à la base de la création des universités)

….Mais gare aux mélanges. Un physicien qui veut étudier scientifiquement la nature de l’âme…. on va lui couper les crédits. Ce n’est pas scientifique. Pourtant en fac de théologie, on parle souvent d’âme !

Voici donc les grands paradoxes de notre science. Cette science ressemble de plus en plus à l’église du temps de l’inquisition! Les croyances font foi. Il y a tout un clergé qui est fasciné par des saints (les prix Nobels). Le scientifique qui sort des croyances acceptées est ex-communié !

Donc garde l’esprit ouvert et entre dans le monde des géobiologues. C’est fascinant.

Personnellement, je sais que la géobiologie est tout à fait réelle, simplement car j’ai fait moi-même des expériences concluantes.

Dans mon adolescence, j’ai fait de nombreuses expériences de géobiologie. Je m’amusais à détecter les réseaux telluriques dans ma chambre pour placer mon lit en dehors de noeud. (les croisement des lignes.)

Comment fait-on pour détecter les lignes des réseaux telluriques ?

Il existe plusieurs méthodes. Personnellement, celle que j’utilise depuis mon adolescence, c’est les rad-masters. Deux tiges de fil de fer coudées en forme d’équèrre. Je les tiens dans les mains et elle se tournent quand je passe dans une ligne d’un réseau tellurique.

réseau tellurique hartmann.pngCe que je cherche, c’est principalement le réseau Hartmann. C’est un quadrillage de lignes orienté nord-sud et est-ouest.

Les lignes naturelles sans perturbations sont écartées de 2m dans un sens et de 2,5m dans l’autre sens. Les lignes ont généralement une épaisseur d’environ 20cm.

C’est vrai, que d’un point de vue scientifique, c’est tout à fait déroutant. Pourquoi, quand je tiens mes rad-master, cette équerre se tourne ? Je n’en sais rien, mais il est indéniable qu’il y a quelque chose.

Mon grand-père utilisait déjà cette technique pour retrouver les canalisations d’eau du réservoir communal dont il s’occupait !

Les géobiologues actuels disent que les outils comme la baguette, ou les rad-masters ne sont que des amplificateurs d’un signal qui est détecté par le corps. En fait, l’instrument de mesure, c’est notre corps. C’est pour ça que de nombreux géobiologues détectent les réseaux uniquement avec les mains.

C’est pour cette raison aussi, que certains scientifiques ne croyent pas à la géobiologie. Ils prétendent que l’expérimentateur peut choisir de faire bouger son instrument comme il veut et dire ce qu’il veut.

Pour répliquer à ces objections, il existe d’autres instruments de mesures indépendant du corps. Il existe un instrument très efficace qui s’appelle le sonotest. C’est une sorte de diapason qui vibre à une fréquence précise.

Quand il traverse une ligne d’un réseau tellurique, on entend que le son change, qu’il passe d’une oreille à l’autre. Il y a une sorte de phénomène de battement. C’est le principe utilisé par les accordeurs de guitare.

Voici une vidéo qui présente le sonotest. Malheureusement, pour bien entendre le phénomène, il faut disposer d’un enregistrement stéréo et d’une diffusion stéréo, ce qui n’est pas toujours le cas avec les vidéos amateurs que l’on trouve sur le net.

Maintenant que l’introduction est faite, je vais te laisser écouter une interview de Stéphane Cardinaux. Lors de cette entretien on fait un tour complet du monde incroyable de la géobiologie. ( archéologie, réseaux hartmann, réincarnation, non-temps, élémentaux, … )

Bonne écoute:

Les élémentaux, ou esprit de la nature

Nous voici dans le coeur du sujet de l’étape turquoise de la spirale. Une étape dans laquelle on se reconnecte avec le monde des esprits de la natures, mais avec tout le bagage des étapes précédentes.

Dans l’entretien en lien ci-dessus, Stéphane Cardinaux aborde le sujet des élémentaux. C’est ainsi qu’à l’heure actuelle les géobiologues appellent les esprits de la natures.

nain de jardin.jpgCes êtres qui vivent dans le plan éthérique. Ce sont des entités qui prennent la forme de nains, de troll, de sylphe, de fées, d’elfes, de ganesha, d’anubis, de vouivre, etc…. C’est tout le panthéon des esprits de la natures que l’on retrouve dans de nombreuses mythologies.

Stéphane Cardinaux leur donne une forme, mais Christophe Allain (dont on découvrira l’histoire incroyable plus loin) s’y refuse. Il préfère y voir une énergie. Cette approche est plus gérable dans sa culture.

On appelle ces entités des élémentaux, car ils sont parfois classés dans des familles liées aux 4 éléments traditionnels, eau, terre, air et feu.

Ainsi les ondines, la Vouivre sont des élémentaux de l’eau, les trolls, les nains sont des êtres de terre, les sylphes des élémentaux de l’air et les salamandres des élémentaux de feu.

Mais on peut aussi rencontrer des êtres comme les elfes, les fées, des Anubis à tête de chacal ou Ganesha à tête d’éléphant.

Stéphane Cardinaux a rencontré un Ganesha dans une forêt française, il n’y a pas qu’en Inde que l’on voit ce genre d’entité!

En plus, cet élémental à tête d’éléphant était posé sur une pierre en forme d’éléphant. Certainement un moyen pour les gens qui n’ont pas la capacité de voir l’élémental de retrouver le lieu où il se trouve. Il raconte cette histoire dans l’enregistrement de la nuit de la géobiologie partie 3.

Anubis.pngStéphane Cardinaux raconte aussi que dans une forêt suisse, il a rencontré un élémental Anubis qui était très content qu’enfin quelqu’un puisse le voir et communiquer avec lui. Ce n’était plus arrivé depuis des millénaires !

Ici je veux bien comprendre que ces histoires te semble étranges et que tu as de la peine à y croire. Stéphane Cardinaux aussi a eu de la peine à y croire. Mais il a bien été forcé d’admettre qu’il communique avec des entités étranges et qui lui donnent des informations irréfutables !

Stéphane Cardinaux a une collection d’objets insolites qui lui ont été indiqués par des élémentaux. Il cite l’exemple de l’élémental qui lui indique de retourner un galet sur une plage en lui disant: « Sous ce galet, il y a un truc écrit« …. et quand tu retournes ce galet parmi des milliers, effectivement, il y a un texte dessous…

Ganesha.pngCe que je trouve génial avec les élémentaux, c’est que l’on a enfin une théorie qui unifie les traditions religieuses, celte, indoue et de l’égypte antique. Les elfes, les Ganesh et les Anubis sont tous des élémentaux.

La capacité de voir et communiquer avec ces entités n’est pas donnée à tout le monde. Mais Stéphane Cardinaux nous dit que ça s’apprend.

Tout comme nous ne sommes pas tous des champions du 100m, mais nous savons tous courir.

Potentiellement avec de l’entrainement nous sommes capables de courir même très vite !

(Pour illustrer mes propos, voici une vidéo qui montre qu’en capacités physiques (acrobatie, surf, vélo, parkour, etc…) il y a des gens qui font des choses incroyables, que moins d’une personne sur 10’000 est capable de faire… donc pourquoi ne pas trouver le même genre de proportion avec les capacités extra-sensorielles ?… ce n’est pas par ce que vous connaissez 100 personnes qui ne ressentent rien que la 101ème ne va pas resentir quelque chose…)

Pour approfondir encore le sujet, voici des liens vers des enregistrements audio de la nuit de la géobiologie, à Paris. C’est un peu plus de 5h de discussions. Parfois ça part dans tous les sens. Mais ça permet vraiment de faire un peu mieux connaissance avec Stéphane Cardinaux:

Voici encore une émission avec Stéphane Cardinaux. Elle est disponible, elle a été enregistrée 2 jours avant celle, ci-dessus. Elle permet de mieux comprendre le personnage. Mais je trouve cette émission un peu trop fouili. Je pense que si l’on a aucune idée on est perdu. Les animateurs posent trop de questions à côté de la plaque. Ça part dans tous les sens et on est dans l’ésotérisme du tout et du n’importe quoi, ce qui a tendance à discréditer l’excellent travail de Stéphane Cardinaux.

Pour en savoir plus sur Stéphane Cardinaux et/ou s’inscrire aux cours qu’il donne. Rendez-vous sur son site web: www.geniedulieu.ch

Mais à quoi ça sert à quoi tout ça ?

C’est bien joli ces phénomènes telluriques… mais à quoi ça sert ?

C’est une question qui revient plusieurs fois dans la nuit de la géobiologie. Stéphane Cardinaux répond que la réponse sera dans son prochain livre. Et effectivement on y arrive:

Tout le monde n’est pas champion du 100m.. mais tout le monde peut courir. Stéphane Cardinaux nous propose des exercices pratiques pour s’entrainer.

Notamment pour apprendre à sentir son bio-champ et à l’utiliser pour détecter si un lieu ou une chose est bonne ou pas pour nous.

Qu’est-ce que le biochamp… comment le sentir…, voici une vidéo du géobiologue français Jean-Pierre Martinez qui l’explique:

Cette vidéo provient d’une page beaucoup plus complète à propos du biochamp: http://www.esprit-de-la-nature.fr/geobiologie/biochamp-outil-base-t29.html

Le biochamp, est une extension de notre corps physique. C’est une enveloppe éthérique, de la matière moins dense. (Depuis que l’on a la preuve physique de l’existence du boson de Higgs qui donne la masse au choses. Je me dis que toutes les théories s’assemblent ! )

Notre biochamp se dilate quand on est en bien, en pleine forme, que l’on est en contact avec ce qui nous fait du bien. Au contraire, il se contracte quand on est pas bien, quand on est dans un environnement agressif.

Ainsi, le biochamp est le principal instrument de mesure pour détecter si l’on est sur un lieu qui nous fait du bien, ou pas. Mais aussi pour tester si un aliment ou un médicament va nous faire du bien ou non.

Il suffit de mesurer la distance entre notre biochamp et notre corps pour faire la mesure. Puis, on peut exprimer la variation du biochamp quand on se trouve sur un lieu particulier. Par exemple sur un vortex, notre biochamp peut grandir jusqu’à 35 – 40 fois ! (comme sur le vortex de niveau deux du Creux du Van) .. donc là il n’est plus possible de le détecter facilement, tellement il est loin !

cromlech Swinside.jpgIl est même possible d’augmenter durablement (pour quelques heures) la taille de son biochamp. Ceci avec des parcours de charge.

Il est possible de construire de tels parcours. Ce genre de parcours est fait en alternant des points négatifs et des points positifs.

C’est souvent à l’aide de cheminées cosmotelluriques que l’on peut créer des points négatifs et des points positifs. En effet, les cheminées peuvent se déplacer et il y en a des positives et des négatives.

Lorsque l’on dit négatif. Ce n’est pas a éviter à tout prix. C’est aussi un lieu qui a son utilité, mais on le supporte moins longtemps.

temple romain cella.pngDepuis la nuit des temps on observe que des parcours de charges ont été réalisés. Déjà certains cromlech (photo de David Kernow) permettent de tourner et de se charger autour d’une cheminée. Puis on observe des temples romains, souvent au même endroit, qui sont conçus de la même manière. On tourne en cercle autour d’une petite cour intérieure.

Puis avec l’arrivée du christianisme, rien n’a changé. On a construit des cloitres sur le même principe. La différence depuis le cromlech, c’est que l’on n’a un toit pour se protéger de la pluie.

Plongée_sur_le_cloitre_de_la_collégiale_de_Neuchâtel.jpgDe nombreuses églises comportent aussi des parcours de charge.

Donc bien, on sait qu’il y a des endroits où l’on est mieux que sur d’autres. On sait qu’il est possible de se charger pour faire grandir cette armure qu’est notre biochamp.

Mais à quoi ça sert tout ça ?

Dans son 3ème livre Stéphane Cardinaux aborde un monde encore plus étrange qui explique à quoi ça sert:

On entre dans une description de ce qu’est notre corps humain, des sens qu’il possède et surtout de l’extra-sensorialité.

Nous avons des chakra et des tubes qui sont des capteurs de toutes sortes de perceptions extra-sensorielles.

Les tubes de lumières qui se branchent tout autour de la tête sont connus depuis la nuit des temps. Ils sont représentés sur de nombreuses peintures représentant des saints. Mais jusque là, je n’y avais jamais vraiment fait attention. (On ne voit les choses que lorsqu’on est prêt à les accepter)

Comment reconnait-on un saint sur un tableau ? …. tout le monde pourra dire qu’on le reconnait grâce à son auréole !

Abbé_Ména_et_le_Christ_01.JPGVoici une représentation de l’abbé Ména et Jésus Christ sur un plaque de bois.

On peut voir les auréoles autour des têtes, mais aussi les tubes de clairvoyance et clair-audience sur la tête du Christ.

Dans l’histoire de l’art on remarque que les auréoles sont de plus en plus stylisées.. De la sphère dorée des icônes au cercle du logo de la série le saint. Elles sont de plus en plus petites… Ce qui montre que la connaissance de la véritable signification du dessin s’est perdue…

Stéphane Cardinaux confirme que les dessins anciens sont justes. Les clairvoyants ont une auréole. Ils ont une sphère de lumière autour de la tête et des tubes de lumière qui se branchent dessus !

Ces tubes permettent d’obtenir des informations en tout genres, de balader sa consience hors de son corps ! Une connexion divine ?

C’est pas tout simple à expliquer, on y reviendra plus tard. Je laisserai Christophe Allain expliquer tout ça.

Stéphane Cardinaux, quant à lui, explique dans sont 3ème livre, qu’un jour sa femme et ses enfants étaient en vacances dans leur chalet de montagne et que lui était resté à la maison en plaine.

Une tempête de neige est arrivée et le chat n’est pas rentré au chalet. Les enfants étaient très inquiets. La femme de Stéphane a donc téléphoné à son mari à la maison pour voir s’il pouvait retrouver le chat. Mais il n’est pas sur place me dira-tu ?

Et bien Stéphane Cardinaux s’est connecté à ses tubes de lumière, il a cherché le chat dans les environs du chalet et a obtenu directement l’information qu’il s’était réfugié dans un chalet voisin.

Après vérification, la famille a bien retrouvé son chat à l’endroit indiqué. Voilà à quoi peuvent servir ces perceptions extra-sensorielles !

En étudiant les lieux sacrés on a découvert que beaucoup d’entre eux sont reliés par des tubes!

On obtient quelque chose qui ressemble beaucoup à un réseau de télécommunication moderne, ou un réseau de transport d’énergie……

Finalement, est ce que notre technologie de pointe n’est pas plutôt une technologie primitive ? Est-ce que par le passé il n’existait pas autre chose ? Tout d’un coup un énorme champ de possible s’ouvre !

Chamanisme, autre culture, même idée

Plus haut je disais que j’ai choisi la culture locale pour remonter dans le temps. Donc nous avons parlé des Celtes et avant eu des néolithiques dont on ne sais plus grand chose hormis qu’ils nous ont laissé des menhirs.

Il est temps maintenant de faire le choix d’aller voir l’équivalent mais d’un autre point de vue, du point de vue des chamans.

Le mot « chaman » nous vient de Sibérie. Il s’est peu à peu imposé comme mot générique pour décrire la personne qui joue ce rôle dans tous les peuples où l’on trouve des chamanes.

Le chamanisme qu’il soit de Sibérie ou d’Amazonie utilise le même principe. La transe permet de modifier un état de conscience et d’atteindre un monde qui n’est pas directement accessible à nos sens.

Il y a des chamanes qui utilisent les danses et le son des tambours pour se mettre en transe. En Amazonie, les chamanes utilisent plutôt des plantes psychotropes comme l’ayahuasca.

Dans ce monde accessible par la transe il est possible de communiquer avec de nombreuses entités. Il y a des « animaux de pouvoir », qui sont l’équivalent de la conscience collective de chacune des espèces concernées.

serpent sur la tunique d un chamane de sibérie.jpgL‘antropologue Jeremy Narby a mis en lien les visions des chamanes avec les structures de la biologie. Il en déduit que les chamanes voient l’ADN sous la forme d’un double serpent. Il a trouvé dans toutes les religions des références à des serpents doubles.

Pour vérifier ces dires. J’ai moi aussi cherché des références à des serpents dans les religions.

Voici une galerie de photos avec des références sur des serpents que j’ai trouvé dans mes bouquins sur les religions. C’est vrai qu’il y en a partout. C’est troublant !

Voici les deux livres de Jeremy Narby que je te recommande de lire:

Ayahuasca

Pour bien comprendre comment se passe une séance de prise d’ayahuasca dans les règles de l’art et avec toute la préparation qu’il faut. Voici un reportage qui explique tout le déroulement et ce que ça peut apporter.

Pour creuser un peu le sujet du chamanisme, je recommande d’écouter le surprenant entretien avec Philippe Lenaif qui explique comment, à la suite d’ennuis de santé, l’ingénieur rationnel qu’il était est devenu un pratiquant des techniques thérapeutiques chamaniques:

Similitudes entre chamanisme et géobiologie

Je fais également un rapprochement entre la personne de Philippe Lenaif qui utilise des pratiques chamaniques et Stéphane Cardinaux le géobiologiste.

Les deux utilisent des techniques de cultures différentes, mais qui me semblent avoir le même fond. Ils « voient » les deux un monde qui se superpose au monde dont le commun des mortels à l’habitude. (gnome, nain, des animaux totem, des serpents, des fantomes !)

Le monde du chamanisme est celui de la forêt amazonienne, des serpents, des jaguars, etc..

ayahuasca_ondas-de-la-ayahuasca.jpg

Le monde de la géobiologie est de culture très « scientifique » (appareil, expérience, champ magnétique). Mais il s’approche parfois de la culture celte quand on s’intéresse aux menhirs, et là le monde se peuple de gardiens énergétiques qui prennent la forme de gnomes, de trolls, etc..

En écoutant Philippe Lenaif et Stéphane Cardinaux, j’ai vraiment l’impression que l’Internet existe déjà depuis bien longtemps dans la nature ! Ces personnes ont des interfaces de réalité augmentée sans avoir à utiliser d’iPhone ou autre gadget électronique. Notre corps suffit !
propos de réalité augmentée, pour mieux comprendre ce que c’est, voici mon article sur ce qui débarque via les smartphone et google glasses...)

D’ailleurs, les indiens Shipibo en amazonie péruvienne disent que l’ayahusaca est la télévision de la forêt…

Voilà pourquoi ces peuples n’ont pas eu besoin d’inventer l’écriture. Avec un internet qui parle dans sa propre langue pas besoin ! Et pourtant, bien souvent le fait d’être illettré a une connotation négative…

.. et si les illettrés n’étaient pas ceux que l’on croit ?

Etat modifié de conscience, sortie de corps et expérience de mort imminente

Ascent_of_the_Blessed.jpgLes chamanes se forcent à avoir des états modifiés de conscience. Mais parfois, l’état modifié n’est pas voulu.

Il y a de plus en plus de gens qui vivent ce genre d’expériences ou du moins qui ose en parler.

Une des expériences les plus marquante est l’expérience de mort imminente (EMI). (Connue sous le nom de NDE en anglais)

L’association genevoise Noêsis s’y intéresse et répertorie ces expériences. Pour étudier ce phénomène, ce n’est pas facile, on ne peut pas tuer des gens juste pour tester !

Donc l’association s’intéresse beaucoup aux états modifiés de conscience et aux sorties de corps. Il est plus facile de provoquer à la demande ce genre d’expériences.

Voici un reportage passé sur la télévision suisse début 2013. Dans ce reportage ont peut voir une expérience en double aveugle dans laquelle une personne se décorpore et va visiter une boulangerie voisine.

Il décrit tout correctement, comme s’il était physiquement dans la boulangerie.

boulangerie émission 36-9 rts décorporation.png

Je te laisse regarder cette émission passionnante et intriguante. De plus, tu peux écouter les émissions passées sur la radio couleur3 à propos des recherches du centre Noêsis:

Certains scientifiques cherchent absolument à montrer que les NDE et décorporation sont effet du cerveau. Que la conscience se trouve dans le cerveau. Mais ne peuvent pas expliquer comment les gens qui sortent de leur corps sont capables de ramener des informations qu’il n’est pas possible de voir sans être vraiment sorti de son corps !

C’est ici qu’il faut comprendre ce qu’est la conscicence.

Ceci rejoint l’enquête de Jeremy Narby sur la nature de l’intelligence et de la conscience. (voir le livre dont j’ai déjà parlé ci-dessus: l’intelligence dans la nature, 2005 – (voici mes notes à propos de ce livre.)

Les conclusions se rejoignent: la conscience n’est pas dans le cerveau. Elle est en dehors!

Jeremy Narby soupçonne cette conclusion, car plus son enquête avance, plus il en arrive à trouver que des organismes très simples sont intelligents.

Vu la complexité d’un cerveau, il est facile de se dire qu’il peut abriter une conscience. Mais quand on parle de bactérie ou de protéine, on se demande bien où peut se loger sa conscience !?

Le Dr Jean-Jacques Charbonier, un anesthésiste français qui étudie les expériences de mort provisoire (son expression pour les NDE). Il utilise une méthaphore que j’aime bien.

Il dit: « Certains scientifiques cherchent à démontrer que tout se passe dans le cerveau. C’est un peu comme la personne qui démonte sa TV pour voir où sont fait les programmes TV… Le cerveau est une interface pour matérialiser notre conscience.« 

Voici la vidéo d’un entretien où il explique son point de vue.

Plus je creuse la notion de conscience, plus j’arrive vers cette conclusion:

En fait, nous sommes tout. Mais nous jouons un rôle. Un peu comme dans un jeu vidéo où nous jouons avec plusieurs personnages. Nous voulons voir le monde d’un seul point de vue. Juste pour faire l’expérience de ce que ça fait de jouer ce rôle.

Mais certains ont la capacité de changer ce point de vue. Ils n’effectuent pas vraiment de sortie de corps, ils changent le point de vue de la caméra. Ils deviennent autre chose.

C’est un point récurrent dans ce genre d’expérience. On ne va pas voir ailleurs….. on devient autre chose ailleurs. La pièce, le batiment, une plante, une personne. Ainsi on obtient toutes informations qui lui sont liées.

Il n’y a pas que la télévision suisse romande qui a parlé de décorporation. La radio l’a aussi fait, dans la défunte émission « Club bizarre » qui passait sur Couleur 3.

Une de ces émissions parlait d’un éducateur dans une institution pour handicapés qui a découvert que plusieurs de ses résidents ne pouvant pratiquement pas parler et grandement paralysés étaient au courant de choses qu’il ne de devrait pas être possible pour eux de savoir.

En creusant l’histoire, au fil de discussions avec un patient à l’aide d’une tabelle de 260 mots pointés, l‘éducateur a appris que son résident se décorpore et va se balader dans l’institution et au delà !

Pour lui, c’est naturel, il le fait depuis sa naissance.

Puis, au fil du temps, la conversation laborieuse en pointant des mots s’est transformée en conversation télépatique !

L’handicapé n’est pas toujours celui que l’on crois !

Je te laisse écouter l’émission qui parle de cette incroyable histoire, ainsi que l’interview vidéo de Stéphane Bruchez:

Pour mieux comprendre la notion de conscience nous allons entrer dans le monde de Christope Allain. Un clairvoyant français.

Christophe Allain, le clairvoyant

J’ai découvert Christophe Allain et son histoire en écoutant des enregistrements audio d’émissions de radio.

Voici un lien vers l’enregistrement qui a été une révélation pour moi. En effet, c’est lors de cette écoute que toutes les pièces du puzzle que j’avais entre les mains se sont assemblées pour me donner une nouvelle vision du monde cohérente:

Je dois bien avoir écouté plus de 12h d’enregistrement, et c’est tellement dense d’informations que j’ai du réécouter plusieurs fois pour avoir les idées un peu plus claires.

lever de soleil sur la jungfrau large.jpg

Je vais tenter de résumer son histoire et son expérience du monde. Christophe Allain était à la limite autiste durant son enfance et son adolescence.

Il décrit les autistes comme étant des gens n’ayant pas d’égo suffisant pour se créer leur propre identité. Pour faire une frontière entre eux et le monde.

Ainsi ils voient le monde tel qu’il est, un monde ou tout est lié. Un monde où sa conscience se mélange avec le monde. Il est possible d’être la pièce ou l’environnement dans lequel on est !

C’est certainement ce qui peut expliquer le syndrome du savant que l’on rencontre chez certains autistes. (comme dans le film Rain Man)

C’est vers 23 ans que Christophe Allain a eu une expérience marquante. Après avoir passé 6 mois, chaque soir, à jouer à explorer les jolies formes pyschédéliques résultant de son observation immobile d’une tâche au plafond, voilà qu’une énorme lumière est apparue. Depuis ce jour, il ressent le monde toujours plus loin. Il a commencé par sentir les gens et les objets à quelques mètres.

N’étant pas du tout religieux il est allé voir un psy pour qu’il lui confirme sa folie. Mais le psy n’a rien pu faire. Il n’a pu que constater que Christophe Allain était capable de lire dans ses pensées !

Depuis Christophe Allain expérimente sa nouvelle vision du monde. Et il en fait le récit sur son blog. Puis il a mis en forme le blog pour en faire un livre.

La vision de Christophe Allain est très pratique. Il ne parle pas de vagues concepts esotériques, mais d’expériences pratiques qu’il vit ! C’est là que c’est le plus déroutant.

Pour faire bref et mettre en relation le texte déjà écrit en haut de cette page, je vais tenter de vous donner un aperçu de la conception du monde selon les expériences de Christophe Allain.

Le monde est très proche de ce qui est décrit dans le film inception ! Notre réalité est un rêve imbriqué dans un rêve lui même dans un rêve….

C’est en déconstruisant nos croyances qui nous servent de structure que l’on peut comprendre cette imbrication de réalités. Le but est-il de sortir de ces rêves ?

Non, pas vraiment selon Christophe Allain. Le but est plutôt de déconstruire ses structures afin de comprendre le but de cette vie là.

chakra.pngChristophe Allain nous explique que nous sommes des êtres multidimentionnels qui se conçoivent une vie et qui s’incarnent dans celle-ci afin de l’expérimenter.

Nous avons une part absolue de nous même qui est le scénariste du film de notre vie et une part relative qui est le héros du film.

Ainsi on peut dire que « tout est écrit« . Nous avons tous un destin à accomplir.

Mais en même temps, nous avons le libre arbitre.

Nous sommes nous même en train de faire les choix qui seront dans le scénario !

Il faut bien comprendre ce paradoxe !

Ce qui peut aider est de bien réaliser que le temps n’est qu’une illusion. Il n’est pas linéaire en dehors du film. En dehors de notre réalité.

Il y a toujours un conflit entre la dualité et la non-dualité. Nous jonglons entre ces deux parts. Notre créativité vient de cette part absolue qui a accès à tout. Notre part relative est là pour tourner en boucle.

Christophe Allain, du temps de son presque autisme s’est orienté vers l’informatique. Il est donc devenu informaticien et nous présente sa vision du monde à l’aide de métaphores informatiques.

électronique poussièreuse.JPGLe mental est la carte graphique de l’ordinateur. Notre monde de la matière est une expérience pour savoir ce qu’il se passe lorsque l’on donne tout le pouvoir à la carte graphique.

La carte graphique fige. Le mental est là pour figer le monde, pour faire de la reconnaissance de forme dans un monde en mouvement constant.

Chaque jour nous avons des cellules qui naissent et meurent. Notre corps change. Pourtant notre mental nous voit toujours pareil. Il fige la forme.

Le mental nous pousse à créer des structures, des égrégores. Nous créons des Etats, des lois, des règles, des castes, des clans, des familles. Nous ne pouvons pas nous reproduire avec n’importe qui pour des raisons de différences sociales.

Mais tout ceci est en train de voler en éclat. Nous sommes en train de nous débarrasser des vieux schémas. Des patronymes par exemple. (Pour confirmer les propos de Christophe Allain, depuis début 201, en Suisse, une nouvelle législation des noms de familles est entrée en vigueur !)

Nous sommes à une époque où il y a un bond dans l’évolution collective humaine.

Il y a de plus en plus de clairvoyants.

Je te recommande vivement d’écouter ces enregistrements. C’est long, c’est dense et c’est passionnant. Je les ai écoutés une bonne dizaine de fois chacun et je découvre de nouvelles choses à chaque fois.

Je crois que l’on entend les choses que lorsque l’on est prêt à les entendre. Ainsi, il y a des parties qu’il ne me semblaient pas avoir entendue et qui on fait sens pour moi qu’à la dixième écoute !

Pour acheter les livres:

Pour tous les enregistrements, mais tout particulièrement pour ceux de Christophe Allain, je recommande de les écouter plusieurs fois. L’information est tellement dense, qu’à chaque écoute je découvre des choses que je n’avais pas entendue !!

Je crois que j’ai un filtre qui ne me permet d’entendre que ce que je peux assimiler sur le moment.

Je pense à ceci particulièrement depuis que j’ai découvert après la 3-4 ème écoute du même enregistrement, que Christophe Allain parlait de nourriture prânique. Nous ne sommes pas obligé de manger pour vivre !

Je n’avais rien entendu de cette partie lors des premières écoutes. Puis, j’ai rencontré des gens qui ont fait un stage de nourriture en conscience pour apprendre à ne se nourrir que de prâna.

Depuis, je n’arrête pas d’entendre parler de nourriture prânique! Puis j’ai ré-écouté un enregistrement de Christophe Allain et paf… je tombe aussi là dessus dans cet enregistrement ! Je n’avais rien entendu jusque là ! .. donc cet enregistrement ne contient que ce que je suis capable d’assimiler sur le moment. Juste incroyable…  donc oui, il faut écouter plusieurs fois ces enregistrements très très denses en information.

Juste pour terminer à propos de la nourriture prânique. Mon propos n’était pas là donc pour en savoir plus à ce sujet, il faut aller voir mon article à propos de la nourriture prânique.

Mais en bref, il s’agit de comprendre que l’on peut devenir autonome. Il n’est pas nécessaire de se nourrir de l’autre, mais que l’on peut se nourrir de la relation avec l’autre.

Nous sommes actuellement à une phase de l’évolution qui nous mène à cette compréhension. Avec toutes les saletés que l’on ingurgite dans notre nourriture, de toute façon pour survivre, nous mangeons déjà une grande part de prana. Nous transmutons ce qui est nocif en substance assimilable.

La métaphore du jeu vidéo

Christophe Allain nous parle du film Inception et des ses multiples imbrications de rêve. J’ai l’impression que de tout temps, nous autres humains, aimons créer des mondes virtuels et tester des situations, des approches sous différents angles.

Des contes racontés autour du feu aux superproductions holywoodiennes, l’idée est la même. Créer un univers et le faire vivre.

L’avènement des jeux vidéos est une nouvelle étape dans cette direction. Avec des jeux de type MMORPG, il y a des nouveaux univers qui vivent par eux même et qui ne s’arrêtent jamais. Des milliers de joueurs s’incarnent dans des personnages pour leur donner vie et expérimenter des manières de jouer.

joueur dans un monde virtuel.jpg

Les personnages du jeu meurent, mais le joueur derrière ne meurt pas. Il recommence une partie. Il peut changer d’incarnation, jouer un autre rôle. Expérimenter le fait d’être un méchant ou d’être un gentil. Tout est possible.

Le joueur est un acteur qui joue avec de multiples personnages.

Voilà notre part absolue, et notre part relative. J’ai l’impression que dans le principe fractale de notre monde, nous créons encore des couches inférieures de jeux de rôles. Des couches supplémentaires de rêves à déconstruire.

La vie est un jeu. Nous ne sommes là que pour expérimenter, s’amuser. Jouir de notre existence !

Village-PNJ-minecraft.jpg

Dans la métaphore du jeu vidéo, on retrouve même les élémentaux. Ce sont les PNJ, les personnages non-joueurs. Ce sont des êtres qui ne sont pas incarnés par des joueurs. Ce ne sont que des programmes figurants ou des aides de l’univers pour fournir des services. Pour aider ou pour être des adversaires.

Expliqué ainsi, je comprends tout de suite pourquoi les élémentaux n’ont pas le libre arbitre et pourquoi les humains l’ont (Selon ce que Christophe Allain nous explique). Le rôle des fées est de répandre la vie, de faire pousser les plantes, de gérer un réseau du vivant.

Plus j’avance dans mes recherches, plus l’idée de se trouver dans monde virtuel, dans une simulation me semble être la réalité du monde derrière le voile de la carte graphique du mental qui fige notre façon de penser.

Même la physique quantique semble confirmer cette idée. Dans cette physique, le rôle de l’observateur est important. Si personne n’observe un phénomène, toutes les possibilités sont offertes. Tout se déroule en simultané. Mais si j’observe le phénomène, il prend forme avec certaines valeurs (Le principe d’Heisenberg).

Dans un jeu vidéo, le monde entier n’existe que sous forme de potentiel dans une base de donnée. Il ne se matérialise que lorsqu’un joueur l’observe ! La matière prend forme que lorsque le mental, la carte graphique affiche l’environnement du joueur.

Une telle approche est compatible avec les explications de Christophe Allain quand il dit que nous vivons chacun dans notre propre réalité. Il n’existe pas de réalité commune à tout le monde. Il n’y a qu’un réseau de joueurs qui sont chacun sur leur propre ordinateur, avec leur propre carte graphique (le mental qui fige).

Pour les gens qui ne sont pas familiers des jeux en réseau. On peut dire que c’est comme sur facebook. Chacun a son profil, on ne voit l’autre qu’à travers le réseau, et à travers son propre terminal qui peut être tout type d’ordinateur ou même un smartphone.

Il n’y a pas de réalité commune sur facebook. Chaque personne voit des contenus qui lui sont personnalisés.cube-pixel-terre-minecraft.png

Ainsi, je comprends mieux l’engouement énorme que suscite le jeu minecraft. Des millions d’ados se créent des univers virtuels, qu’ils expérimentent.
(ou encore le jeu Dwarf Fortress avec un graphisme texte! mais possibilités de créer des univers ! )

Bref…

...la vie est un jeu.. Joue le !... – Mère Teresa

Partie 3 – le papillon

Maintenant que tu as eu un aperçu du cette nouvelle vision du monde, il est temps pour le papillon que tu es de voler par tes propres ailes.

Voici une série de pistes sur différents sujets. Ce n’est qu’un bref survol. A toi de jouer…

La réincarnation

La métaphore du jeu vidéo, est très pratique pour comprendre la ré-incarnation. Le joueur est un joueur multicomptes. Il expérimente en parallèle plusieurs personnages. Plusieurs manière de voir la même expérience.

Qu’est-ce que ça fait d’être une méchant ? … Qu’est ce que ça fait d’être un gentil ?

Le joueur incarne des personnages qui ont chacun leur vie et leur histoire. Christophe Allain nous dit que ce joueur est assimilable au concept d’âme. Notre âme est immortelle. Les différents personnages incarnés sont mortels.

Bouddha.jpgQuand un joueur veut expérimenter une certaine manière de faire et que l’expérience ne tourne pas comme prévu, qu’elle loupe. Il a des regrets. Il est tenté de recommencer l’expérience. Il accumule du karma.

Un joueur peu expérimenté va recommencer de nombreuses fois la même expérience pour parvenir à ce qu’il voulait. Un joueur expérimenté aura plus de facilité.

Ainsi on comprend mieux les paroles du Bouddha: pour sortir du cycle des ré-incarnations il faut abandonner tout désir.

Un point à bien comprendre est la notion temporelle.

Le temps du joueur et des personnages n’est pas le même. Ainsi on ne peut pas à proprement parler de vie antérieur comme le langage courant l’indique souvent.

Les incarnations d’une âme sont simultanées. Ainsi on peut avoir des vies antérieures, mais, chose dont on ne parle jamais, aussi des vies futures !

Pour creuser le sujet, voici deux épisodes de l’émission de couleur 3 club bizarre qui ont pour sujet la réincarnation :

Comment fonctionne le temps…

Comme je l’ai évoqué ci-dessus, le temps est différents pour tous.

La bible désigne Dieu par le tétragramme YHWH qui signifie tout simplement être, mais dans une forme non encore conjuguée.

Ainsi la traduction « L’Eternel » n’est pas tout à fait exacte. Dieu est celui qui est, a été et sera…. bref l’Eternel… voilà comment on est arrivé à ce raccourci.

Il faut juste comprendre que nous autres humains et Dieu ne vivons pas dans le même espace temps. Ainsi Dieu est a-temporel, hors du temps.

Christophe Allain, mais aussi Stéphane Cardinaux et d’autres géobiologues mentionnent le fonctionnement du temps.

notre double du futur.jpgNous avons un double du futur et un double du passé. Il est possible pour les clairvoyants de dialoguer avec ces doubles.

Ainsi il peuvent faire sauter des blocages et vérifier sur le long terme si c’est une bonne chose. Il est même possible de demander que le problème soit résolu dans le passé !

Christophe Allain explique ce principe du double du futur qui expérimente pour nous les meilleurs futurs potentiels.

Il décrit que c’est ce qu’il appelle la psyché qui s’occupe de résoudre ce problème de création du temps pendant que le mental fige ce temps pour nous le faire voir de manière linéaire.

Nous sommes un pont entre notre double du futur et notre double du passé qui évoluent dans des espaces temps différents.

Etrangement cette affirmation de clairvoyant à propos d’un temps dédoublé correspond à la théorie du dédoublement. Une théorie du physicien Jean-Pierre Garnier-Mallet.

Avec cette théorie, il a réussi à prédire l’arrivée des nouveaux planétoïdes au delà de Pluton.

théorie du dédoublement.gif

Selon cette théorie, nous humains sommes une triade. Nous sommes à la fois passé, présent et futur. Nous avons un double du futur qui expérimente pour nous les meilleurs chemins potentiels. C’est pendant notre sommeil que nous communiquons avec ce double du futur.

A lire:

A écouter, quelques enregistrements audio pour tenter de mieux comprendre ce concept qu’il m’est difficile d’expliquer simplement ici:

La loi d’attraction

On a tous fait l’expérience de coïncidences troublantes. On pense à une personne et hop le téléphone sonne et c’est cette personne.

Le célèbre psychiatre suisse Carl Gustav Jung, a nommé ce genre d’expériences des synchronicités.

Depuis que je fais attention à ce phénomène je remarque des synchronicités de plus en plus souvent.

Un des fait les plus troublant qui me soit arrivé était il y a une quinzaine d’année, à Antibes. Après une balade à vélo en famille, nous avions tous posé notre vélo dans un parking pour aller faire une petite balade à pied. Tout de suite, je n’ai pas senti le coin, j’ai eu peur que l’on vole mon vélo. Je ne voulais pas le laisser là.. mais pour finir je l’ai quand même laissé….

Pendant toute la balade je n’étais pas très tranquille à ce propos. Et à mon retour….  plus de vélo ! .. il avait disparu. C’était d’ailleurs le seul. Tous les autres, même un qui était neuf alors que le mien était pourri, étaient là. Seul mon vélo avait été volé !

Maintenant je comprends que c’est probablement moi qui ai tellement pensé à ce que l’on vole mon vélo… que pour finir l’univers entier a conspiré pour que mon vélo soit volé !

(..l’univers conspire pour réaliser nos désires… c’est bien ce verbe que l’on trouve utilisé dans l’Alchimiste de Paulo Coelho )

La vision du monde du clairvoyant français Christophe Allain permet d’expliquer le fonctionnement de la loi d’attraction.

Dans l’univers tout est un. Nous sommes un. Nous sommes un absolu qui expérimente des concepts en créant des parts relatives de lui-même qui font des expériences.

L’humain est une part relative qui a pour rôle d’expérimenter le libre arbitre.

Le choix est à l’humain, les moyens au divin. C’est une manière d’exprimer la loin d’attraction.

Notre rôle d’humain est de choisir ce que l’on veut faire et devenir. Notre part divine va nous y aider.

Dans la Bible on trouve un chapitre qui explique que dieu le père est bon et qu’il pourvoira à nos demandes: Demande et tu recevras (Matthieu 7.7).

La prière n’est que la formalisation de cette demande. Pourquoi est-ce que toutes les religions feraient des prières si cela ne marchait pas ?

drapeaux de prière.jpg

Il nous manque peut être un peu de technique pour pouvoir réaliser une prière correctement.

Savoir prier, c’est savoir lancer une intention. Dans une conférence à propos de la loi d’attraction j’ai entendu un orateur qui expliquait que lancer une intention c’est comme faire une commande sur le web !

puisse ton désir se réaliser.jpgIl faut formuler clairement sa commande, bien la visionner, s’imaginer avec le plus de détails possible, penser que notre demande est déjà exaucée.

Puis, il faut attendre et être attentifs aux signes. Il ne sert à rien d’aller voir ses mails toutes les 2 minutes pour voir si la commande à été prise en charge.

Il faut faire confiance. J’ai fait ma commande, elle va arriver d’ici 2-3 semaines.

Avec de l’entrainement, et sur le chemin d’une évolution spirituelle, le clairvoyant Christophe Allain explique qu’il a réduit le temps de réalisation de quelques mois à l’instant présent.

Il est nécessaire de progresser spirituellement pour apprendre à poser correctement des intentions, sinon c’est vite une cacophonie.

Il indique qu’en plus de visionner clairement la demande, il faut aussi faire une action dans la matière pour lancer le processus. Une fois l’intention lancée. Il faut s’en désintéresser. Faire confiance et attendre.

Dans le livre Conversation avec Dieu, de Neale Donald Walsch, il est préciser qu’il faut faire attention à la formulation de sa question. Dire « Je veux » pose le manque... et donc indique que l’on veux expérimenter le vouloir.. pas le fait d’avoir ou d’être !

Ainsi la meilleure manière de poser une requête est de remercier. La prière de gratitude est la plus efficace,

La loi d’attraction est aussi connue grâce au film: « Le secret ». Voici un résumé de ce film que j’ai écris.

Depuis que je connais la loi d’attraction, je me pose quand même quelques questions sur notre propension à vouloir se faire peur, à écrire des histoires de catastrophe, à voir le côté noir du monde au travers des médias….

Pour éviter d’entretenir ces prophéties auto-réalisatrices, j’ai arrêté de suivre les médias. (du moins, les médias alarmistes et ceux qui ne parlent que de fais divers…)

Je vis nettement mieux. 🙂

Une autre vision de l’enseignement de Jésus..

Et le christianisme dans tout cette nouvelle vision du monde. Que devient-il ?

600px-El_Evangelio_de_Tomás-Gospel_of_Thomas-_Codex_II_Manuscritos_de_Nag_Hammadi-The_Nag_Hammadi_manuscripts.pngAussi étrange que cela puisse paraitre, l’enseignement de Jésus est tout à fait compatible avec cette nouvelle vision du monde.

Il suffit juste de ne pas se laisser enfermer dans les dogmes de l’église.

Dans le sens originel, un dogme est l’équivalent d’un kōan bouddhiste, c’est une phrase paradoxale faite pour sortir notre cerveau de son raisonnement en logique binaire.

Mais au fil du temps, le dogme est devenu une vérité intouchable et une source de division des églises.

Des dogmes ont été construits au fil du temps par les dignitaires de l’église pour des raisons politiques.

Il faut garder à l’esprit que la Bible est une composition de nombreux livres. Mais tous les livres chrétiens n’ont pas été retenus.

Le concile de Nicée en 325 a défini ce que devait être la Bible. Les autres évangiles sont restés cachés. (apocryphe en grec)

En 1945, de nouveaux écrits ont été retrouvés à Nag Hammadi . Il y a notamment l’Évangile selon Thomas.

Thomas était un des frères de Jésus. Ce document date d’avant les évangiles canoniques.

Il est plus proche de la pensée de Jésus vu qu’il date d’avant la destruction du temple. D’avant la destruction du culte vivant de Jésus. D’avant l’ère où l’on glorifie les fastes du passé et donc qu’on enjolive un peu.

L’évangile de Thomas indique qu’il y a plusieurs voies pour trouver la divinité, pour propager l’étincelle divine qui est en chacun de nous.

La gnose permet à chacun de se forger sa religion, de trouver sa divinité. Ceci convient bien à notre époque. Contrairement à l’église chrétienne scolastique. Ce retour aux sources est tout à fait dans la pensée moderne !

(Attention, il y a un flou autour du mot gnose et du gnostiscisme. La définition n’est pas la même pour tous. « Gnose » signifie « connaissance« . Mais connaissance de quoi ? C’est là qu’il y a un flou. Ici on parle de la connaissance de sa nature divine, de faire partie du grand UN absolu. C’est en opposition avec les pseudo gnostiques dualistes qui pensent que le monde est trop moche pour avoir été créé par dieu. Que c’est un démiurge qui en est le créateur.)

1024px-Delphi-temple-to-appolo1.jpgL’évangile de Thomas véhicule une idée semblable que celle que l’on trouvait en grèce.

Connais-toi toi mêmegnōthi seautón était écrit sur le fronton du temple d’apollon à Delphes.
La formule complète dit: Connais-toi toi mêmeet tu connaîtras l’univers et les Dieux.

Delphes abritait l’oracle. Les pythies se mettaient en transe en respirant des vapeurs toxiques. Le nom pythie, vient du serpent python qui gardait le lieu avant qu’Apollon ne le tue pour s’approprier l’Oracle.

On retrouve ici encore la trace du serpent et des transes chamaniques !  (voir le serpent cosmique de Jeremy Narby dont j’ai parlé plus haut)

Le plus vieux texte du nouveau testament date de ~50. C’est la 1ère épitre aux Thessaloniciens écrite par Paul. (Voir mon article à propos des origines des évangiles…)

Les écrits de Paul sont antérieurs aux évangiles. Même si il n’a pas connu Jésus.

Il dit que Jésus a été révélé EN lui et non A lui. Sa rencontre avec le Christ est donc intérieure. Ce qui correspond bien à un christianisme gnostique.

« Connais-toi toi même » est la quête du gnosticisme. (Afin de découvrir sa nature divine et éternelle)

Voilà où s’est déformée la compréhension du message de Jésus:

Dans le gnosticisme il faut expérimenter, il faut devenir christ soi-même avec tous les efforts et souffrances que cela implique.

Quand cette quête de la connaissance de soi même devient une religion institutionnalisée comme le christianisme, il suffit de croire qu’une personne l’a fait pour vous et vous serez sauvé.

On remarque ainsi qu’il y a deux idées totalement différentes.

Le clairvoyant français Christophe Allain parle également d’une vision du Christ EN lui. C’est ce que l’on apprend dans son livre: Vacuité contemplation et jouissance de la matière.

Pour aller plus loin et creuser le sujet, un documentaire à propos de la vision du monde des premiers chrétiens gnostiques.

Voici des enregistrements audio à propos de l’histoire méconue de Jésus:

    • L’église a-t-elle occulté le véritable enseignement du Christ ? (ou l’on apprend que le symbole du christianisme est la croix qui représente l’union entre le vertical et l’horizontal et que rien n’est plus éloigné que le curcifix qu’on en a fait…. De plus on y a apprend où est passé Jésus entre 12 et 30 ans. Période qui n’est absolument pas racontée dans la bible.)

Que faire de cette nouvelle vision du monde ?

Depuis que je vois le monde sous un nouveau jour, tout s’accélère. J’entre de plus en plus dans ce monde. Il y a de plus en plus de gens qui me racontent des histoires incroyables, de chamane, de fantôme, d’élémentaux, de décorporation….

Je rencontre des clairvoyants. Je vis des synchronicités. Clairement mon monde se ré-enchante. Je ne sais pas si c’est par ce que j’y fais plus attention ou si c’est réellement le nombre de bizarreries qui augmente ?

En tout cas, il y a réellement quelque chose qui se passe…. C’est pour cette raison que j’ai écrit ces pages. C’est pour tenter de mettre de l’ordre dans tout ça.

Je découvre ici une vision du monde très cohérente qui est capable d’unifier toutes les formes de spiritualités que l’on trouve sur cette planète. Du paganisme au bouddhisme, de l’indouisme au christianisme, des dieux celtes aux dieux de l’égypte antique, du chamanisme à la géobiologie.

C’est juste incroyable. Mais cela correspond tout à fait à ce que dit le prêtre orthodoxe Jean-Yves Leloup:

« Il y a une multitude de puits qui sont au fond tous alimentés par le même fleuve ». Chaque forme de spiritualité est différente. Mais le fond est le même.

« Peut importe la cruche, l’important c’est l’eau. L’important c’est la soif qui nous pousse à boire. »

Quelle est ma place dans tout ça ? Que faire de toutes ces informations ? De cette vision du monde ?

Pour le moment, je ne sais pas trop. De ce que j’entends des interviews de Christophe Allain, je dois juste jouer mon rôle d’humain. Vivre pleinement, créer ce qui m’intéresse et jouir de la vie.

Même si les perceptions subtiles arrivent en masse, (30%-40% de gens ont des perceptions subtiles en 2013 selon Chrisophe Allain !) le but n’est pas d’avoir des perceptions. C’est même plutôt un handicap.

Donc je me dis que je vais pleinement profiter de la vie, avoir confiance en la vie. Favoriser ce qui me semble semble juste et ignorer ce qui me semble en défaveur de la vie.

Il ne sert à rien de s’opposer à ce que l’on déteste, d’être un anti…  Je veux être un créateur d’alternatives. Un coopérateur ludique. Un créateur de cultures comme je le définis sur la page d’accueil de ce site. (Ceci pour faire un traduction correcte du terme de cultural creative.)

Je garde l’esprit ouvert. Il ne sert à rien de s’enfermer dans des dogmes. Cependant, il ne faut pas être ouvert à n’importe quoi, Il faut aussi garder l’esprit critique. Il faut trouver le bon équilibre. Use de tout, n’abuse de rien.

Christophe Allain écrit sur son blog:

« De mon ressenti nous entrons dans la phase du faux prophète, pleins de gens vont essayer de rendre ‘absolue’ leur vérité relative. Seul remède à mon sens : trouver sa part divine par soi même. »

Il conclu ce paragraphe par:

« Responsabilise toi, fais tes propres choix, démerde toi ».

Tout ce que je viens d’écrire ci-dessus, n’est que ma propre histoire. Je ne cherche pas à imposer ma vision du monde. Je laisse juste des traces sur les chemins que j’ai emprunté.

Je cherche juste à inciter à creuser les amorces de pistes, à explorer des chemins, à cheminer, à faire des expériences… à chercher sa part divine par soi-même « à donner soif pour inciter à aller boire« , comme le dit Jean-Yves Leloup.

L’important, n’est pas le but… c’est le chemin…

Va… chemine… Va vers toi-même, Va vers l’inconnu, Va vers les autres…

va sur le chemin.jpg

Idées de pistes pour aller plus loin…

Pour aller encore plus loin dans le monde de l’étrange voici quelques sources intéressantes:

Les documentaires et entretiens de Tistrya qui font de l’excellent boulot, dans des petits documentaires simple mais complet. Ce documentaires sont gratuits, mais vous pouvez faire des dons.

Plusconcient.net un portail d’enregistrement audio à propos des grandes problématiques de notre temps et de spiritualité

La radio Ici et maintenant :

La web TV le grand changement:

http://legrandchangement.tv/

Particulièrement LGC2 TV avec Nora. => https://www.youtube.com/channel/UCX_uOHWcALD7_snKgAOTdpQ

Club bizarre, défunte émission de radio sur couleur 3:

Voici les archives de Club bizarre.. il y a plein de sujet à creuser que je n’ai pas abordé ici… médecine alternatives, ovni, fantôme… voici de quoi étudier les bizarreries du monde sous un jour nouveau….

Bonne écoute…

… on dirait que ces liens ne fonctionnent plus… 🙁

Actuellement (début 2015) je suis en pleine lecture de beaucoup d’autres documents, livres, vidéos, et je participe aussi à des réunions, des événements avec des gens extra-ordinaires…. donc je chemine encore beaucoup plus loin que ce que j’ai décrit ci-dessus…

Je n’ai pas vraiment pris le temps de consigner par écrit ici toute mon évolution.. ça viendra peut être un jour…

En attendant, voici déjà mes notes du livre « Famille de Lumière »…..

Les indispensables

Si tu n’as que peu de temps et que tu ne sais pas par quoi commencer, voici des enregistrements audio et vidéo pas trop longs et qui permettent de bien cerner les thèmes que j’ai abordés.

Les livres indispensables:

Table des matières

Pour une science holistique

Il est un fait que nous ne prenons pas assez en compte: tout est lié !

Tout est est lié dans un équilibre instable où chaque action modifie cet équilibre. Chaque action a une conséquence.

organize.pngNotre science est essentiellement une science analytique, une science qui étudie en isolant, en séparant, en décomposant. Mais alors comment observer les effets d’émergence, les effets issus de liens, de relations entre les éléments ?

Il n’est pas possible d’observer un effet d’émergence en décomposant les parties qui le compose, car l’effet a une somme supérieure à la somme des parties qui le compose.

Ce concept est souvent illustré par la phrase:

Ensemble nous sommes plus fort.

Ainsi, même si la science analytique nous permet de comprendre beaucoup de chose et nous aidera encore beaucoup. Elle ne permet pas de tout comprendre.

Pour étudier un univers où tout est intimement lié, il est temps d’utiliser un peu plus souvent une science holistique, une science dans laquelle on se préoccupe des liens entre les éléments.

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