Comment les grands leaders inspirent le monde

Comment faire bouger les choses… Pourquoi il y a des gens qui militent pendant des années pour une cause et rien ne bouge, alors que d’autres inspirent le monde et font bouger les choses dès qu’ils parlent ??

Voici une conférence TED de Simon Sinek qui s’est penché sur la question.

Le centre de son propos est ce qu’il appelle le « cercle d’or ».

C’est en fait 3 cercles concentriques, comme une cible.

  • Le cercle extérieur, c’est le « Quoi« … Que fait-on ? => tout le monde et toute organisation sait ce qu’il fait sur le moment.
  • Le cercle intermédiaire, c’est le « Comment« … par quelle stratégie on passe pour agir… => souvent les gens suivent des stratégies
  • Le cercle central, c’est le « Pourquoi ?« … quelle est le but de cet organisation ? Le sens de ce que l’on fait. Pour quelle raison je me lève le matin ! => et là.. ça peut paraitre étrange… mais qui le sait vraiment ?

Ainsi, une organisation devient efficace, le message d’un leader est suivi quand on connait le POURQUOI ! …. pourquoi je fais ça ?

Comme dans l’exemple donné par Simon Sinek dans la vidéo, Martin Luther King n’a pas expliqué quoi faire et comment faire….. mais il a dit: « J’ai un rêve… »  Il décrit le but vers quoi aller. Une fois que le but est clair et partagé. Les moyens pour y aller s’organisent tout seuls.

Il y a des gens qui ont toutes les ressources et tous les moyens du monde… mais qui ne savent pas vraiment là où il vont… alors ils gaspillent leur ressources.

« Il n’y a pas de vents favorables à qui ne sait où aller…. »

Dans les rapports humains, on trouve très souvent des luttes d’ego… le but des gens d’une même organisation ne sont pas forcément en accord avec le but global de l’organisation elle même !  (ex: j’aime faire les relations publique.. peut importe ce que je dis… si c’est pour où contre mon organisation, mon but c’est d’être toujours sous les feux de la rampe !)

Ainsi, dans toute organisation qui veut avancer, qui a un but, qui ne veut pas juste être un club de rencontre, il faut avoir une raison d’être explicite.

Une technique d’organisation que j’ai découverte dernièrement et que je commence a expérimenter est basée là dessus. Sur une raison d’être explicite. (et sur plusieurs autres concepts intéressants)

Il s’agit de l’Holacracy. J’y reviendrai dans un article plus complet. En attendant, voici une BD qui explique bien ce qu’est l’Holacracy.

Comment se faire des amis

Comment se faire des amis… vaste question…. mais ici on ne parlera que du résumé du livre de Dale Carnegie « Comment se faire des amis (et influencer les gens)«  qui nous explique les rouages des relations sociales… et donc comment se faire des amis… mais c’est valable pour toute relation sociales.

Ce livre a été publié en 1936… et depuis c’est plus de 40 millions d’exemplaires qui ont été vendus !

Voilà pour en savoir plus sur ce livre Comment se faire des amis de Dale Carnegie. (en cherchant pas longtemps sur le net on trouve aussi une version pdf…)

comment se faire des amis dale canergie.jpg


Voici une vidéo d’un gars qui résume ce que dit ce bouquin en 60 secondes…..  « On est apprécié.. par les gens que l’on apprécie ! »

 

Résumé du livre de Dale Carnegie, « Comment se faire des amis ».

Voilà ce que Dale Carnegie recommande.

  • Savoir ménager l’égo des autres
  • complimenter
  • s’intéresser aux autres
  • si vous voulez récolter du miel, ne bousculez pas la ruche
  • chacun se sens toujours dans son droit. Chaque a l’impression d’avoir toujours juste.
  • Ne critiquez pas, ne condamnez pas, ne vous plaignez pas
  • pour amener une personne à effectuer une action, la meilleure manière est de susciter en elle le désir de cette action.
  • le désir d’être reconnu est le plus profond de la nature humaine.
  • chercher les vraies qualités des autres et leur faire part de l’admiration que nous avons pour ses qualités.
  • la seule façon d’influencer son voisin est de lui parler de ce qu’il veut et lui montrer comment il peut l’obtenir.
  • « Nous nous intéressons aux autres quand ils s’intéressent à nous ». Publius Syrus
  • souhaitez les anniversaires des personnes que vous connaissez.
  • souriez. (ça veut dire: je suis content de vous voir) (note perso: et en plus il semble bien que ce mouvement physique influence bien notre humeur !)
  • James Farley, agent électoral de Roosevelt savait les prénoms de 50 000 persones !
  • Chacun préfère son nom à tous les autres noms !
  • Saluez les gens par leur prénom. Salut Robert…  (oh.. je ne l’ai vu qu’une fois.. et il se souvient de moi !) (note perso: ça fait déjà longtemps que j’ai remarqué que le politicien neuchâtelois Jean Studer pratique cette technique… et on voit qu’il est un des politiciens les plus populaires de ces dernières années…)
  • pour avoir une conversation appréciée, sachez lui accorder une attention exclusive quand elle s’exprime.
  • parlez à votre interlocuteur de sa passion.
  • le meilleur moyen d’emporter une controverse, c’est de l’éviter !
  • => un homme convaincu malgré lui garde toujours son avis !
  • => ne pas écraser l’adversaire… sinon on risque de s’en faire un ennemi
  • accueillir le différend
  • Théodore Roosevelt disait qu’il n’a qu’au maximum 75% du temps raison. => nous n’avons que rarement raison donc il faut éviter de commencer ses phrases par: je vais te prouver que..  (Ça revient à dire… je suis plus malin que toi !)
  • commencez vos phrases par: Il est possible que je me trompe, mais il me semble que…. examinons la chose ensemble, voulez-vous ?
  • => la personne ne peut rien objecter !
  • Nous cherchons plus à défendre notre amour propre que nos idées. Donc en tournant la phrase en étant sur de se tromper, on ménage son amour propre !
  • Ne dits jamais à votre interlocuteur qu’il a tord.
  • Que faire quand vous avez tort ?
  • => il faut se fondre en excuse et insister sur sa culpabilité.
  • => la personne va toujours tenter d’affirmer son importance, donc elle va se montrer magnanime ! 🙂
  • c’est par le coeur qu’on parvient à l’esprit.
  • le secret de socrate: pour convaincre quelqu’un, ne pas aller sur les questions sur lesquelles vous êtes en opposition, soulignez les terrains d’entente. Puis montrez que l’on est proche et que l’on poursuit le même but. Seule la méthode est différente.
  • escalade de l’engagement: faire dire oui à son interlocuteur histoire de le mettre dans un état d’esprit. Ensuite, pour conserver son amour-propre, l’interlocuteur ne pourra pas se contredire. (Ex: la miss du porte à porte… vous lisez chez vous ? oui… Vous pensez qu’il est bien que les enfants lisent ? oui… ça tombe bien france loisirs est là…. :P)
  • laisser l’autre parler, vider son sac. Ne pas parler trop.
  • suggérer des idées et laisser l’autre faire la conclusion. Les idées que nous découvrons nous même nous inspirent plus confiance que celles présentées tout cuit.
  • efforcez-vous de sincèrement voir les chose du point de vue de votre interlocuteur. Pour lui, il a toujours raison.
  • La phrase magique « Je comprends très bien votre attitudes, si j’étais vous, j’aurai la même. »
  • mettre en avant chez l’autre ses motivations honorable, idéales, plutôt que les vraies !
  • faire des démonstration spectaculaire. Comme l’exemple du journal publié comme un livre pour montrer le prix dérisoire du journal.
  • pour déclencher une réaction, stimuler le désir de mieux faire, de se surpasser. Lancez un défi.
  • Soyez un leader. modifiezl l’attitudes des autres sans irriter
  • Pour corriger une faute: donnez un compliment avant les excuses.
  • Ex: des ouvriers qui fument sous le panneau interdiction de fumer. Le patron leur offre des cigares et les invites à aller fumer dehors… => pas moyen de résister. On te fais un cadeau et on ne dit rien de l’infraction !
  • Pour faire remarquer des erreurs à d’autres, ne pas faire de remarque directe. Faire remarquer ses propres erreurs.
  • Personne n’aimer recevoir d’ordres. Mais les personnes acceptent plus facile un ordre si elles ont pris part à la décision qui est à son origine. => poser des question pour donner des ordres: Pensez-vous que ce serait bien de … ?  Voulez-vous faire ceci ? Pourriez-vous étudier cela ?
  • Ménager l’amour propre de son interlocuteur. Ne pas dire ou faire quelque choses qui diminue un homme à ses propres yeux.
  • Faites l’éloge des moindres progrès. Nous sommes tellement plus enclin à dire ce qui ne va pas que ce qui va bien !
  • Comment inciter l’autre à se dépasser ?
  • => le complimenter sur son potentiel, sur ses coup d’éclat passé. Donner un belle réputation à mériter.
  • Comment favoriser les progrès ?
  • => Encourager les gens, faites augmenter leur confiance en ce qu’il font. En rabaissant les gens ça leur coupe les ailes !

 

En résumé, pour motiver les autres..

  • soyez sincère. => pas de fausses promesses. Concentrez vous sur l’intérêt de votre interlocuteur.
  • sachez exactement ce que vous voulez que votre interlocuteur fasse.
  • mettez vous à la place de votre interlocuteur
  • Pensez aux avantages que votre interlocuteur peut retirer en accomplissant ce que vous lui proposez.
  • faites que ces avantages soient en accord avec les désirs de votre interlocuteur.
  • formulez les propositions en faisant ressortir l’avantage personnel que votre interlocuteur va en retirer.

Qu’est ce qu’un lancement orchestré ?

Un lancement orchestré aussi appelé « super lancement » est une technique marketing pour gagner beaucoup d’argent en très peu de temps en orchestrant le lancement de la vente d’un produit.

Un lancement orchestré comment ça marche ?

Le principe du lancement orchestré est fait sur la base d’un buzz… Il faut que tout le monde parle du même produit.

Les webmarketeurs qui font des lancements orchestré ou des formations à propos de lancements orchestrés disent toujours que la technique vient des grandes marques comme Apple.

En effet, à la sortie de chaque nouveau modèle d’iPhone, c’est le buzz… tout le monde en parle… on fait mousser en faisant une keynote pour annoncer la sortie du produit 3 mois plus tard.

On attire l’attention, on suscite l’intérêt, on fait monter le désir…. et on fait passer à l’action. Le même jour, à la même heure dans le monde entier des gens se ruent sur le même produit…

Puis les médias relayent LE jour de la LA sortie de l’année….

Ici on voit que les médias tombent dans le piège, ils relayent la promo d’un produit comme étant de l’info…. « La sortie de l’iPhone…  10 000 personnes devant la porte du magasin à 6h le matin…« 

Comment faire un lancement orchestré quand on ne s’appelle pas Apple

Ce qu’une marque comme Apple peut faire, avec sa taille, sa capacité d’innover, son histoire, sa légende….  fait rêver plein de petits marketeurs qui tentent de faire pareil avec leurs moyens.

Souvent ce sont des blogueurs qui ont une liste d’abonnés plus ou moins grande.

Si on groupe tous ces petits fragments d’audience sur le web en une grande audienceon peut plus facilement faire le buzz autour d’un produit.

Donc on va tenter de regrouper plein de blogueurs qui ont tous leurs fidèles lecteurs dans un même « club ». Chacun fait la promo d’un produit à vendre. En échange le blogueur qui fait la promo du produit d’un autre reçoit des commissions chaque fois qu’il vend ce produit. Il devient un affilié pour le temps du lancement.

Ainsi le gros buzz qui est fait là autour marche bien. Il fait gagner de l’argent à tous les gens du système. Mais surtout à celui qui vend ses propres produits et que tout le club soutien.  Pour étendre un peu le club, on trouve aussi des blogueurs très en marge du club et de la thématique du produit, mais qui ont été attiré par l’appât du gain.

Du coup, pour la bonne ambiance du club, il faut que ce ne soit pas toujours le même qui soit au sommet de la pyramide de la promotion. Il faut que chacun puisse avoir son heure de gloire. Que chacun soit au sommet de la pyramide à son tour.

Donc on fait un tournus. Celui qui a été au sommet de la pyramide doit aussi, à son tour, faire la promo des autres. Il doit lui aussi, en retour aider ceux qui l’ont aidé.

Donc le lancement orchestré est un bon moyen de gagner de l’argent rapidement à l’aide d’un gros buzz. Mais si vous ne vous appelez pas Apple, que vous n’avez pas la notoriété d’une grande marque reconnue, il vous faudra probablement adhérer à une sorte de club pour faire un lancement orchestré. Mais attention… vous savez quand vous entrez dans le club.. mais jusqu’où est-ce qu’il faudra aider les nouveaux arrivant du club ??

Une bande de copains sympas ou un parrain envers qui l’on doit tout ?

Ce type de club ne m’inspire pas confiance. J’ai l’impression que comme toujours, les premiers à lancer la technique seront les mieux servi…. et qu’ils font miroiter les sommes colossales qu’ils amassent pour attirer des nouvelles personnes dans la combine !?

Si le produit est bon, et que la promo est justifiée.. pourquoi pas me direz-vous. Mais à la longue, comment être certain que l’on ne sera pas obligé de faire la promo des produits qui ne sont pas bons ? Ou qui ne sont pas en accord avec ses propres valeurs ? Ceci juste par simple retour d’ascenseur ?

Je prend l’exemple extrême du gars qui fait un guide des meilleurs endroits et techniques pour se suicider…    est-ce que j’ai vraiment envie d’en faire la promo ?

Cet exemple est vraiment extrême. Mais à des moindres niveaux, je pense qu’il y a des risques de se trouver coincé et redevable à long terme envers certains parrains du début quand on adhère à ce genre de club.

Les prix sont ils justes ou un peu surfaits ?

La technique du lancement orchestré marche tellement bien, que le marketeur qui vend son produit est tenté d’en gonfler le prix..

D’ailleurs, à propos de produit, c’est souvent un produit qui apprend à faire des lancements orchestrés !!  étrange ? Non.. Il est connu que celui qui fait fortune pendant une ruée vers l’or est celui qui vend les pelles…. :p

lingot or qui brille au soleil.jpg

Au lieu de faire vendre un produit qui vaut 10 à 20 balles… il en vend un qui vaut 1000 à 2000 balles… Le marketeur sait très bien que la technique marche et que l’occasion du buzz ne se produira pas souvent !

Il faut donc faire un maximum d’argent rapidement.

Du coup.. hop… sur une vente d’une semaine, il devient facile de faire 400 000.- de chiffre d’affaire en rameutant la moitié du web francophone… La pub… « Alfred a fait 300 000€ en une semaine » n’est pas mensongère.

Mais j’aimerai bien savoir combien il en a rétrocédé en commission chez ses affiliés ? …. et combien de ventes il fera les mois qui suivent ?

De plus, j’aimerai bien savoir combien de personnes se désabonnent de la lettre de nouvelles d’un marketeur quand elles sont noyées sous les offres de promo des autres membres du club ?

Si je m’abonne à une lettre de nouvelles, c’est pour recevoir les nouvelles du blog que je suis. Pas les nouvelles des produits des potes du blog que je suis.

Paypal n’aime pas les lancements orchestrés

Un problème des lancements orchestrés dont on parle peu, c’est aussi le moyen de paiement. Le moyen de paiement phare sur le web, c’est Paypal. Et Paypal a très peur de perdre de l’argent dans des arnaques.

billet de banque qui poussent dans des pots.jpg

Paypal est un intermédiaire de confiance entre un vendeur et un client. Dans un litige, il se place toujours du côté du client. Très souvent il le rembourse. Du coup, quand beaucoup d’argent arrive sur un compte marchand, il y a un risque de devoir rembourser beaucoup d’argent pour Paypal si le compte marchand est une arnaque !

Ainsi, lors d’un lancement orchestré, il n’est pas rare de faire venir quelques centaines de milliers d’euro sur un compte marchand, alors qu’il n’y avait rien la semaine avant !

Ce comportement est considéré comme douteux pour Paypal et ainsi, il n’est pas rare de voir l’argent bloqué sur le compte pendant des mois et de devoir faire des longues tractations avec le service client pour récupérer son argent ! J’ai lu quelques histoires de ce style sur web. (J’ai cru comprendre que Paypal s’inquiète dès que la somme dépasse les ~8000€ par mois)

On peut trouver injuste que Paypal bloque ainsi un compte, mais c’est vrai qu’à leur place, j’y vois aussi un risque dans l’opération de lancement orchestré.

Si le prix du produit est justifié, tout va bien.

Mais si le prix du produit est surfait, les clients peuvent vite être mécontents !

  • Que fait un client qui paume 10 – 20 balles dans un produit pas top ?…   Pas grand chose. Il se dit qu’on ne l’y reprendra plus !
  • Que fait un client qui paume 1000 – 2000 balles dans un produit pas top ?….  il se rebiffe…  il devient agressif !

Un client mécontent ameute le monde entier, il monte un site contre le vendeur pour mettre en garde les gens, il en veut à sa réputation et il lance un procès pour récupérer son argent….. c’est pour ça qu’il y a l’option « satisfait ou remboursé »… Si le client mécontent retrouve son argent, il ne va certainement pas lancer de procès contre la technique douteuse qui l’a piégé.

Mais une fois de plus, Paypal n’aime pas les comptes avec trop de remboursements. L’argent risque d’être bloqué !

Une technique juridiquement en zone grise ?

justice.JPGSi le client mécontent lance quand même un procès, il y a de fortes chances que la méthode soit analysée et qu’un seul détail technique un peu limite légalement soit pris en cible.

Sans être juriste, je me dis que la faille se situe sur le fait qu’il y a un « club » de copain qui fait le buzz.

On peut imaginer que ce club, s’il « orchestre » bien son lancement qu’il va probablement s’arranger sur les prix. Ce qui est formellement interdit un peu partout.… ça peut tomber sous le coup des lois anti-cartel que l’on trouve dans quasiment tous les pays.

Que ce soit vrai ou non, il y a un soupçon est c’est une source d’ennui, de perte de temps et d’image qu’il vaut mieux éviter !

Bref… en me renseignant sur les techniques de monétisation d’un blog, de comment gagner sa vie sur le web, j’ai mis le pied dans le monde des webmarketeurs. Moi qui suis un professionnel du développement web depuis plus d’une décennie, qui ai monté mon premier shop sur le web il y a une dizaine d’année, je n’ai découvert ces techniques de webmarketing qu’il y a peu de temps.

Je vois qu’il y a de tout !

Comme le dit le dicton, il faut de tout pour faire un monde !

Les marketeurs ne sont pas tous des fans des lancements orchestrés

Mais je me méfie de cette technique de lancement orchestré. Je ne suis pas le seul. D’ailleurs je trouve très drôle qu’un web marketeur comme « Webmarketing junkie » tape sur les les lancements orchestrés !

Il en a même fait une vidéo où il tape sur le lancement orchestré pour faire la promo de ses propres techniques de lancements qu’il montre dans une formation qu’il vend.

https://www.youtube.com/watch?v=XMvjSWU3Gaw

Il dit qu’il base son business sur la durabilité. Là je le rejoint, il a tout à fait raison. Il ne sert à rien de se griller pour faire une fois le plus beau coup de l’histoire avec un lancement orchestré.

Le truc de Jean Rivière, c’est de « teaser », il annonce tout le temps dans ces vidéos publiques ce qu’il ne faut pas faire…. et « Je vais vous expliquer tout de suite ce qu’il faut faire« ….. le tout de suite, c’est évidement tout de suite, pour autant que vous achetiez la formation ! 🙂

Ses discours sont également bourrés de techniques de marketing, ce que l’on peut aimer ou non. Mais en tout cas, il tient à son indépendance par rapport à un « club » d’organisateurs de super lancements orchestrés.

Il utilise ses techniques favorites qu’il présente toujours d’une manière différente dans un nouvelle vidéo.

Ainsi il ne fait pas de super coup, mais des revenus réguliers. C’est probalement plus sage. Pour vivre heureux, vivons caché… sans faire de remous.

Mais il reste quand même un bon vendeur de pelle durant une ruée vers l’or.

Les techniques décrites à demi mot dans sa vidéo sont largement connues. Par exemple, il parle de la création d’une formation sur abonnement où l’on reçoit régulièrement des épisodes. Il suffit de faire le début pour la vendre, donc effectivement il est possible de vendre un produit sans l’avoir fini ! (mais il faut le finir.. ne pas se planter..)

Ce qui est génial avec cette technique, c’est que l’on peut adapter la fin de la formation aux désirs de ses clients. Chose impossible si la formation est déjà conçue à l’avance.

Il parle aussi du truc pour avoir du cash en grande quantité maintenant tout de suite en vendant le même produit. C’est le coup de l’abonnement « à vie ». Adèrez au club, vous payez 10 fois plus cher le produit actuel… mais tous les suivants vous sont offerts !

Voilà donc deux trucs révélés… (C’est pas trop grave, il le fait lui même dans d’autres vidéos !)… et ainsi ça va le booster un peu pour qu’il sorte de sa boucle… :p

Conclusions

Il faut de tout pour faire un monde. C’est à chacun de choisir son propre chemin. Il n’y a pas de juste ou faux. Mais il est bien de savoir en toute connaissance de cause là où l’on mets les pieds.

Devant le peu d’information objective que j’ai trouvé à propos des lancements orchestré, j’espère que cet article permettra à quelques personnes de pouvoir mieux choisir leur chemin en toute connaissance de cause.

 

Pour aller plus loins dans le sujet, voici « scamworld » un documentaire anglophone qui dénonce la dérive de certaines pratique de webmarketing…

Comment booster les ventes de son journal en dramatisant une situation

Un des points positifs de l’armée suisse, c’est que l’on a droit à plein de journaux provenant de la Suisse entière. Il faut bien s’occuper un peu pendant la journée !

En faisant de l’ordre chez moi, j’ai retrouvé des coupures de 5 journaux suisses différents datant du 7 décembre 2004. J’étais en cours de répétition militaire et à cette occasion j’ai eu l’occasion d’avoir les journaux et le temps pour faire une petite observation.

Avec le même événement et la même photo de départ. L’article que l’on trouve dans 5 journaux différents est totalement différent. Certains journaux forcent sur la dramatisation d’un événement.

Faire peur est plus vendeur !

24h 7 décembre 2004 attentat consulat USA Djedda.jpgcorrier del ticino 7 décembre 2004 attentat consulat USA Djedda.jpgle nouvelliste 7 décembre 2004 attentat consulat USA Djedda.jpgblick 7 décembre 2004 attentat consulat USA Djedda.jpgle matin 7 décembre 2004 attentat consulat USA Djedda.jpg


 

On trouve encore cette photos sur de nombreux sites de news online.

Journaux régionaux vs journaux à grand tirage

On observe que les journaux régionaux traitent l’information avec du texte et en illustrant ce texte avec une photo. Tandis que les journaux « nationaux » communiquent directement avec la photo pour nous prendre aux tripes !

Les journaux régionaux ont publié la photo de base tel quel et même souvent en noir et blanc. Tandis que les journaux à fort tirage ont recadré la photo sur la fumée noire pour dramatiser. De plus ils ont augmenté la saturation des couleurs pour rendre la fumée plus noire encore !

Donc on remarque ainsi que le côté dramatique d’un même événement ne sera pas perçu de la même manière suivant le journal que l’on lit !

Si on lit le Blick ou Le Matin nous auront l’impression que le monde, d’une manière générale, est plus dramatique que si l’on lit le Nouvelliste, 24heures ou Corriere de Ticino…

.. Et après on s’étonne du sentiment d’insécurité grandissant !! … Moi je sais d’où ça vient !

Le monde n’est que le reflet de nous même. Il est tel que l’on se le représente!
Arrêtons de suivre ceux qui nous montrent un monde dramatique.

notes à propos du livre psychologie des foules de Gustave Le Bon

Voici mes notes à propos du livre Psychologie des foules de Gustave Le Bon.

Ce livre a été publié en 1895. Mais il semble toujours actuels.

Ce livre a inspiré tous les plus grands dictateurs du 20ème siècle. (Hitler, Staline, Mao, …) C’est ainsi qu’ils ont appris les techniques pour manipuler les foules.

Mais pour contrebalancer tout ces sombres personnages, leur opposants ( Roosevelt, Clemenceau, Poincaré, Churchill, de Gaulle) aussi on lu ce livre.

Il est donc intéressant de savoir quelles sont les théories avancées dans cet essai. Vu que c’est finalement des idées qui ont pas mal influencées le 20ème siècle !

L’ère des foules

  • un changement de civilisation se fait lorsque les idées du moment changent, lorsque les valeurs changent. Et non par ce que quelqu’un provoque un changement tout seul. Il faut l’influence de la foule. Une personne seule ne fait rien.
  • Après l’ère des rois, voici l’ère des foules. Le 20ème siècle sera dirigé par les foules.

Caractéristiques et effets d’une foule

  • la foule est bête, mais forte dans l’action.
  • pour une foule, le meilleur impôt est la TVA, on ne la remarque pas tellement elle est diluée. Un impôt plus faible, mais en une seule fois, sera très impopulaire !
  • Une foule = un groupe d’individus qui vont dans le même sens, vers les mêmes buts.
  • Un groupe d’individu rassemblé au même endroit, mais n’agissant pas ensemble n’est pas une foule ! (au sens de foule psychologique)
  • la foule est plus que la sommes des individus. (effet d’émergence)
  • une foule regroupe les sentiments des individus, mais par leur intellect.
  • la foule donne un sentiment d’invincibilité. (du fait d’être anonyme et non-responsable de ses actes)
  • dans la foule, il y a facilement une contagions des idées des autres. L’intérêt général peut être mis en avant par une personne qui habituellement est très individualiste.
  • la foule transforme immédiatement des suggestions en actes.
  • la foule place les individus dans un état proche de l’hypnose. => soumise à l’hypnotiseur.
  • les foules créent des miracles ! Elles sont sujettes à la contagion des idées. Si une personne déclare avoir vu un miracle il est très probablement que cette idées se propage même chez ceux qui n’ont rien vu ! Ainsi les foules sont responsables de beaucoup de supposés miracles.
  • De plus, si un miracle a été vu par de nombreuses personnes on le crois plus volontiers. Alors qu’en fait on devrait accorder moins de crédit si c’est une foule qui rapporte un événement.
  • une foule est un mauvais témoins et jury de tribunal
  • On a vu plusieurs cas de suggestion qui se sont propagé par les foules dans les tribunaux. On a vu des mères reconnaitre le cadavre de leur enfant alors que c’était faux et ceci acrédité par tout le voisinage !  Il suffit d’une petite suggestion, ici mêlée avec une forte attente pour que la réalité se transforme. Une couleur d’habit, une cicatrice et voilà que l’on construit le reste de l’histoire.
  • Il y a le cas des marins à la recherche d’un navire en perdition. Si la vigie annonce qu’elle voit quelque chose, il y a tellement d’espoir et d’attente que tous les marins verront le bateau, même s’il n’existe pas.
  • C’est également ainsi que des esprits très critique se feront bluffer par un magicien. Seuls ils résisterons, en foule, le magicien a tout pouvoir !

Inertie de la foule

  • Une foule prend beaucoup de temps a assimiler une idée. Il a fallu tout le siècle des lumières pour que les idées mûrissent, se simplifient et pénètre l’âme des foules pour donner la révolution française.
  • les foules ont beaucoup d’inertie. Une idée met du temps à être acceptée, mais elle prend du temps à être remplacée par une autre.
  • Ainsi les vieilles idées restent longtemps et il faut composer avec pour pouvoir gouverner.
  • Une foule est très conservatrice.
  • une foule ne raisonne pas.
  • une foule comprend uniquement les analogies. Même fausses. (syllogisme). Le verre est transparent, la glace est transparente. Donc le verre et la glace sont pareil !
  • une foule généralise tous les cas particuliers

Une foule est irrationnelle, elle aime les mythes

  • l’Histoire est influencée très fortement par les mythes et légende. Ce sont les événements irréel qui font l’histoire. L’irréel est plus fort que le réel. => bref c’est à cause des foules.
  • Les grands événements impressionnent plus que les petits. Si un transatlantique coule, tout le monde en parle. Alors qu’on ne parle pas des 1000 petits bateaux qui coulent chaque années sur cet océean en faisant plus de morts.
  • les mots n’ont pas le même sens suivant la culture dans laquelle on se trouve. Le mot démocratie signifie un état fort pour les latins, alors que le même mot signifie le moins d’état possible chez les anglo-saxons.
  • les foules sont religieuses => elles cultivent l’intolérance et le fanatisme.
  • les foules suivent les sentiments pas la raison.
  • pour gouverner une foule, il faut être dieu ou rien !
  • L’empire romain était dirigé par un empereur dont on faisait le culte religieusement.
  • Ce n’est pas la puissance militaire de 30 légions romaines qui a tenu les millions de sujets de l’empire romain. C’est le sentiment religieux que l’empereur est un dieu. Qu’il a des pouvoir magique ! (C’est pareil pour un pharaon qui est chef d’Etat et dieu en même temps)
  • Il y a 2 facteurs qui influencent les foules, les facteurs lointains et les facteurs immédiat. La révolution française est un des meilleurs exemples. Les écrits des philosphes et scientifiques des lumières sont les facteurs lointains qui ont préparé le terrain au changement qui s’est déclenché avec des facteurs immédiat comme la résistance de la cour à voiloir faire certaines réforme.
  • Les types généraux de facteurs lointains sont: la race, les traditions, le temps, les institutions, l’éducation. (il me semble que l’on traduirait actuellement le terme de race par celui de culture. En tout cas, c’est ce que j’en comprend des brèves explications dans ce livre. L’auteur ne s’étale pas tellement là dessus vu qu’il a déjà écrit un ouvrage complet à propos de « la race »)
  • les foules sont traditionnalistes. Une civilisation passe sont temps à construire des traditions puis les détruires pour progresser. Les foules sont le plus grand frein au progrès.
  • Pour s’accomoder avec cette inertie des foules, pour avoir une bonne constitution, il faut la retoucher lentement. Jamais d’un seul coup. Ne s’occuper que de ce qui est utile sur le moment au problème courant.
  • C’est l’âme d’une foule d’un pays qui le dirige, pas les institution. Ainsi, il n’est pas possible d’imposer la démocratie. Il faut qu’elle vienne d’elle même.
  • La décentralisation c’est bien, mais si l’inertie des foules est majoritairement pour la centralisation. Un système décentralisé ne marchera pas.
  • l’instruction (de type bourrage de crâne si je comprends la description qu’en fait l’auteur) est dangereuse. Il n’y a pas de place pour tous les instruits dans le système. => Donc les instruits se révoltent. Il vaut mieux priviliégier l’apprentissage.

Les mots sont des boutons pour activer des idées

  • Il y a des mots qui sont magiques. Ex: liberté, égalité, démocratie.
  • La puissance d’un mot est liée à l’image qu’il évoque et est tout à fait indépendante de sa signification réelle.
  • un mot est un bouton pour appeller une image.
  • les mots sont « figé » mais les idées qu’ils évoquent change au fil du temps.
  • si l’on veut se débarrasser d’une connotation négative d’un mot, il faut changer le mot qui désigne une même chose.
  • Voici quelques exemples: la gabelle => impôt sur le serl, la taille => contribution foncière
  • un travail essentiel d’un homme d’Etat est de rebabtiser avec des mots neutres ce que les foules ne supportent pas.
  • un terme bien choisi permet de faire passer des idées odieuses.

Comment diriger une foule

  • seule l’expérience compte. Pas les explications. De plus, l’expérience doit être refaite par chaque génération. (On présente le cadavre de César, on ne fait pas qu’annoncer sont assassinat)
  • pour convaincre une foule, il ne faut pas l’attaquer de front. Il faut aller dans le même sens. Puis détourner l’idée. (voir faire le contraire de ce qui était annoncé une fois la foule dissipée et le calme revenu.)
  • une foule a toujours besoin d’un meneur
  • caractéristique du meneur:
    – il a la foi
    – il est lui même pris dans son idéologie. Il s’hypnotise lui même.
    – il est un homme d’action. Pas de raison.
    – il s’agit souvent de gens demi aliénés !!
  • les foules aiment les puissantes suggestions. Les paroles pleines d’intensité.
  • les foules déplacent des montagnes
  • une foule n’a pas de volonté propre elle cherche qui en a.

Techniques du meneur

  • l’affirmation sans essais de preuve, de justifications qui risquerai d’engager le débat. => des slogans !
  • la répétition => faire entrer le slogan en tan que réflexe
  • la contagion => les idées sont contagieuses. Ex: toutes les révolutions de l’année 1848 en europe. (Plus proche de nous, dans le monde arabe en 2011)
  • l’humain est naturellement imitatif => l’origine de la contagions dans les foules
  • ce n’est pas avec des arguments, mais avec des modèles que l’on guide les foules. => convaincre par l’exemple.
  • => c’est ainsi que la mode se propage. (est-ce que là derrière il y a une envie d’appartenance à un groupe ?? En tout cas, le fait d’avoir fait des fils blanc pour les iPods était une grande idées pour se démarquer et lancer la mode !)
  • la nouvelle idée ne dois pas être trop loin de l’ancienne. Sinon, il y a trop de chose à changer pour l’imiter !
  • le meneur doit avoir du prestige.
  • le prestige inhibe tout raisonnement, hypnotise. Une affirmation est tout de suite juste si elle provient d’une source prestigieuse.

Le prestige

  • le succès est une des bases du prestige
  • c’est toujours avec fureur que les foules de croyants brisent les statues de leur anciens dieux.
  • il y a deux types de prestige: acquis et personnel
    => acquis = fonction ou titre de noblesse
    => personnel = il y a des leader naturel comme l’était Napoléon
  • on reconnait la fin d’une croyance quand elle est discutée. Une vraie croyance est un dogme qui va tellement de soi qu’elle n’est jamais remise en cause.
  • une croyance bien ancrée est plus tenace qu’un dictateur.
  • => voir les croyances religieuse: Bouddha, Jésus, mahommet ne sont plus là et pourtant leur pouvoir de prestige est toujours là. On ne discute pas leur paroles. (dans le cercles des croyants)

Différents types de foule

  • Le jury: c’est une foule positive.
  • C’est le seul contrepoid à des magistrats professionnels qui n’ont pas assez de recul.

Comment gagner des élections ?

  • il faut du prestige. => S’imposer sans discussion
  • pourquoi il y a peu d’ouvrier élus ? => ils pense que les gens de leur milieu n’ont pas de prestige !
  • flatter l’électeur => faire des promesses
  • écraser l’adversaire par répétition et contagions
  • Ex: prétendre que personne n’ignore un crime commis par son adversaire => il devra se justifier ! La meilleure défense aurait été de retourner une attaque en lançant aussi des affirmations.
  • programme écrit pas trop catégorique. (on risquerait de nous l’opposer plus tard)
  • programme oral très excessif
  • utiliser les mots magiques (démocratie, liberté, etc..)
  • les votes sont toujours dans les mains des marchands de vins !!! (effectivement, on a un conseiller d’Etat vigneron !)

Passer de la barbarie à la civilisation en poursivant un rêve, puis décliner et mourrir dès que ce rêve à perdu de sa force. Tel est le cycle de la vie d’un peuple !

Notes à propos de la conférence de Patrick Viveret en décembre 2010 à Genève

C’est après avoir écouté déjà plusieurs fois cette conférence : Conférence du 2 décembre 2010 par Patrick Viveret. « Fondement et propositions pour une économie soutenable », que j’ai eu envie d’en faire un résumé écrit.

Voici également mes notes d’une autre conférence de Patrick Vivert en avril 2013, à Genève.

C’est tout de même 2h de conférence, mais c’est passionnant !

La conférence en très bref

  • Décoloniser notre imaginaire des vieux modèles qui nous aveuglent. Non à la pensée TINA.
  • Stop à la démesure => savoir accepter ses limites
  • Fin du mal être => bienvenu au bien vivre ensemble.
  • Donner de l’espérance positive, de la joie de vivre.
  • Utiliser la force du désir dans l’ordre de l’être et de l’avoir. Il y a assez pour combler des besoins, mais pas les désirs.
  • Fin du cycle historique de la modernité => comment sortir par le haut ?
  • trouver le meilleur de l’humanité (il existe des techniques de discussion pour le faire)
  • Changer son rapport à l’énergie => être dans l’accueil et non dans la prédation
  • la forme est autant importante que le fond dans les débats
  • valeur = force de vie
  • richesse = puissance créatrice
  • L’économie est un sous système de nos valeurs
  • changer le rapport au pouvoir => de la conquête / domination (concurrence) à la coopération créative
  • Les coopérateurs ludiques contre les guerriers puritains
  • trépied du rêve: résistance créatrice, de la vision transformatrice, de l’expérimentation anticipatrice.
  • Question =>
  • se préoccuper de la qualité de la démocratie autant que de la quantité
  • construire la conflictualité comme alternative à la violence.
  • Que faire ? Favoriser ce qui existe déjà de bien !
  • L’économie du don est la plus massive.
  • l’argent dette c’est mal. => vive les monnaie complémentaire si l’économie du don n’est pas possible
  • Le revenu de base est le pilier d’un nouveau pacte social. Il finance les métiers.
  • Métiers (vocation) != job
  • Métier => projet de vie.

Qui est Patrick Viveret ?

Patrick viveret est un philosophe français, altermondialiste, né en 1948, auteur, docteur en science politique, co créateur des Dialogues en humanité et instigateur de monnaie complémentaires, (comme le Sol qui a été crée en s’inspirant de ses traveaux), etc… Il commence sa conférence en parlant du temps où il était conseiller référendaire à la Cour des Comptes française:

  • Derrière les comptes, il y a des contes. (expression empruntée à Paul Ricoeur)
  • La comptabilité n’est pas neutre, il y a des choix de société implicite qui sont faite derrière le système de comptabilité
  • C’est surtout les indicateurs utilisés en comptabilité qui sont des choix de société.
  • Les indicateurs comme le PIB sont dépassé, ils ne peuvent pas représenter la réalité environnementale.
  • Il y a plusieurs mouvements qui tendent à aller au delà du PIB
  • Nous avons des systèmes de représentation de la réalité économique et sociale qui nous rendent aveugles. (Joseph Stilglitz)
  • La crise actuelle économique, sociale, et environnementale était prévisible si on avait chaussé d’autres lunettes.
  • Il faut arrêter de séparer les faces financière, écologique, sociales, culturelle et civilisationnelle de cette crise. Il faut les voir ensemble et trouver ce qu’il y a de commun à toute ces faces. C’est là qu’intervient le rapport entre la démesure et le malêtre.
  • En changeant de manière de voir, on aurait pu remarquer facilement les grand découplage qui sont annonciateurs de crise.
  • Par exemple, il y a un grand découplage entre la richesse monétaire et la richesse sociale.
  • Si l’on observe des pays dérégulés (le cas des USA est un exemple typique), on observe qu’il y a un grand découplage, entre des indicateurs comme le PIB et l’idicateur de santé sociale (calculé depuis 1959). Les économies performantes pour faire de la richesse monétaire ne sont pas forcéement capable de régler des problèmes sociaux. Ainsi, on explique des phénomènes de racisme et des émeutes urbaines.
  • Les inégalités sont croissantes. L’ONU montrait en 2000, que la fortune personnelle de 225 personnes équivalait au revenu cumulé de 2,5 milliards d’être humains !
  • La misère est possible au coeur de l’abondance !
  • On pouvait également anticiper la crise financière à condition de chausser d’autres lunette. C’est également un phpnomène de démesure. La démesure que les grecs de l’antiquité appellaient l’ubris. (et considéraient comme le pire péché)
  • (~10min) Bernard Lietaer, ancien responsable de la banque centrale de belgique a montrée par un graphique, que si l’on observe les transactions monétaire journalière, 97% des transactions sont des transactions purement financière, des transaction de spéculation. Contre 3% seulement qui représente l’économie dite réelle. Quand on observe cette disproportion, on voit qu’il y a un problème.
  • Wall street ne connait que 2 sentiments: l’euphorie et la panique. Edito du Wall street journal.
  • Les gens qui sont dans le médical reconnaitrons quelques choses de connu. Quand on parle de succession d’euphorie et de panique, c’est une définition de la psychose maniaco-dépressive !
  • Quand on voit que la politique est déterminée en fonctione de l’économie, que l’économie est déterminée en fonction de la finance et que la finance est déterminée par une psychose maniaco-dépressive. ça fait peur !
  • La crise écologique est également un phénomène de démesure. Elle pouvait se voir depuis longtemps par un indicateur comme l’empreinte écologique.
  • On voit très bien qu’une société productiviste a besoin de l’équivalent de plusieurs planètes pour se développer. Une société basée sur un tel modèle de développement va forcément vers une crise !
  • Donc depuis longtemps, on a des indicateurs financiers, sociaux et écologiques qui nous montrent ce que ne va pas. Mais évidemment, il faut encore vouloir regarder avec ces indicateurs.
  • (16 min) Pourquoi est ce que l’on a pas regardé ces indicateurs ?
  • Notre imaginaire est encore bloqué !
  • Ce mode de pensée est bien caractérisé par la pensée TINA de Margaret Thatcher, There Is No Alternative.
  • L’arme suprême de l’oppresseur est dans la tête de l’opprimé.
  • Il y a un sentiment que rien d’autre n’est possible que se diffuse dans toutes les classes sociales.
  • Si l’on est persuadé que rien d’autre n’est possible, on devient soi même la cause du problème, l’oppresseur !
  • Pour sortir de cette logique, il faut commencer par décoloniser son imaginaire.
  • Il faut commencer par arrêter de découpler les différentes facettes de la crise, voir que tout est lié !
  • (nde: approche holistique plutôt de culture orientale, opposée à la culture de dissection atomique de la culture occidentale. On voit ceci dans l’écriture, l’alphabet opposée au idéograpmme. L’assemble atomique contre la culture du lien)
  • Les gouvernements on tendance à soigner les symptomes plutôt que les causes. Pour la crise fiancière on sauve les banques mais on garde le même système. La source du problème reste la psychose maniaco-dépressive. On oppére une fuite en avant dans la finance et on en remarque pas la fuite en arrière dans le social.
  • On sauve les banques à coup de milliards et ça ne marche pas. Comme on a vidé les caisses on prône une programe d’austérité en prétextant qu’il n’y a pas d’alternative ! A cause de ce plan d’austérité, on agrave les problèmes sociaux.
  • Le point commun de ces crise, la cause, c’est la démesure ! (nde: Use de tout n’abuse de rien !)
  • (20″) Derrière cette démesure se cache du mal être et du mal de vivre.
  • En 1998, le PNUD, a comparé financièrement les moyens qu’il faudrait pour résoudre des problèmes de bases concrêts du bien être de l’humanité (accès à l’eau, à la nourriture, logement) et les moyens mis dans différents gros budgets: L’armement, les stupéfiants et la publicité.
  • Le PNUD avait besoin de 40 milliards de plus pour mener à bien sont travail et personne ne trouvait cet argent. Alors que sur le seul budget de la publicité on est a 10 fois plus: 400 Milliards. Pareil que pour l’économie de la drogue et des stupéfiant. (sans compter la partie soutéraine de cette économie) En ce qui concerne le budget de l’armement on atteit les 800 milliards. (10 ans plus tard, on a les mêmes proportion, mais les sommes ont augmentée, on se retrouve avec 1400 milliards pour la publicité !)
  • A quoi sert l’économie des stupéfiants ? C’est de l’économie du mal être. Des gens se droguent pour oublier leur mal être.
  • A quoi sert l’économie de l’armement ? Certainement pas à assurer la défense. Sinon on irait financer la reconstruction de villages détruit par des inondations au Pakistan. C’est inconscient de ne rien faire. On sait très bien que le Pakistan est une pétaudière disposant de l’arme atomique où il y a une montée du fondamentalisme religieux du en partie à une incapacité à résoudre des problèmes socioéconomique.
  • L’armement ne sert pas à la défense. L’arment est un moyen de se rassurer par une logique de domination. C’est de l’économie du mal être et de la mal traitance.
  • (25″) A quoi sert la publicité ? Tourne en rond dans notre société de consommation. Dans notre société de consolation, comme l’avait dit une personne dans un lapsus révélateur lors d’une conférence.
  • Plus notre société va dans des logiques des compétitions, de concurrence, de rivalité, de stress, plus la publicité nous montre de l’amour, de l’amitié et de la paix. Plus on détruit notre environnement plus la publicité nous monter du beau. Plus on est dans l’absence de vie intérieur, plus la publicité va nous montrer de l’authenticité et de sérénité.
  • Ex: Rustic, le goût de l’authentique. Plus l’on est dans l’artificiel, plus l’on nous montre l’authentique.
  • La publicité nous console de ce que l’on perd.
  • La publicité agit sur le développement de l’être tout en nous passant en catimini un message dans l’ordre de l’avoir. Après avoir consommé un produit, nous sommes frustré de ne pas voir tout cet amour, cette beauté, cette authenticité, Mais on nous a fait comprendre que c’est un problème de dose: ça n’as pas marché car la dose était insuffisante. Il faut consommer plus. On est dans une logique d’addiction.
  • Cette logique de toujours plus à un pôle crée de la rareté artificielle à un autre pôle. La surconsommation va créer de la pauvreté et de la misère.
  • Il y a suffisamment de ressources sur cette planète pour répondre aux besoins de tous. Cependant, il n’y en a pas assez si c’est pour satisfaire le désir de possession, l’avidité et la cupidité, fusse de quelques uns. Gandhi
  • Le besoin est régulé par la satisfaction. Même si l’on vous emmène dans le meilleure restaurant de la ville, si vous n’avez plus faim, vous ne mangerez pas.
  • En revanche, le désir agit sur un autre axe. Il est sur l’axe vie mort. C’est un moyen de lutter contre la mort. La puissance du désir est beaucoup plus grande que celle du besoin.
  • Ce n’est pas grave si le désir est dans l’ordre de l’être. Mais si ce désir se transforme dans l’ordre de l’avoir, c’est la catastrophe. Même la personne la plus riche du monde voudra toujours plus. C’est sa façon de lutter contre la mort.
  • (30″) Staline et Hitler, même au sommet de leur puissance étaient complétement parano.
  • Sortir de la logique de la démesure, c’est accepter des limites.
  • C’est bien d’arrêter la démesure partout, mais il faut aussi jouer sur le plan du mal être. Il faut jouer avec des stratégies coopératives du côté de la joie de vivre.
  • Il est très important de proposer une espérance positive. Si l’on propose un sevrage à un toxicomane sans lui donner une espérance positive de mieux être, il préférera rester avec sa toxicomanie.
  • Le bien vivre est un enjeu sociétal. Pas seulement un enjeu personnel.
  • Qu’est ce que l’essentiel ? Amour, bonheur, sens. Questions difficiles !
  • Ces aspirations à l’essentiel ont souvent été instrumentalisées. Ainsi par réflexe de défense, on a souvent exclu ses questions de l’espace public et on les a réservé à l’espace privé. Il y a un tabou dans l’espace public.
  • (35 min) A propos de la question du bonheur. Il y a un double interdit: un interdit de gauche et un interdit de droite.
  • Interdit de droite: Les vices privés, forment les vertus publiques. (Mandeville) C’est le concept également reprit pour la main invisible de Adam Smith. On part du principe que l’égoïsme et les vices privés font globalement un bien communs. Donc on s’interdit de penser au sens de ce que l’on fait. Vu que globalement on va vers un bien commun.
  • Interdit de gauche: risque totalitaire de vouloir imposer sa propre vision du bonheur.
  • => donc finalement tabou sur le bonheur et le sens.
  • Est-ce que l’on agit de même avec la question de la liberté ? non… imaginez que l’on cesse de parler liberté dans l’espace public !!! 😛
  • (40 »)Pour éviter une instrumentatlisation fondamentaliste des questions de sens. On s’interdit d’en parler dans l’espace public. On réserve ces questions à la sphère privée.
  • Donc que reste-il pour l’espace public ? Pas de bonheur, pas de bien vivre, pas de sens et pas d’amour.
  • Même Freud censure l’amour comme chemin vers le bonheur… c’est à double tranchant ! C’est une voie royale vers le bonheur… mais surtout vers le malheur !
  • Dans le cadre scolaire: pas de politique, pas d’amour et de sexualité, pas le droit de parler de sens et de religion! Qu’est ce qu’il reste ?
  • Par rapport aux 4 grandes passions humaines (manifestions du désir): richesse, pouvoir, amour, le sens et la connaissance. => seule la passion de richesse devient licite !
  • C’est la voie royale vers l’économisme. « Un domaine futile et inutile, mais au moins qui ne risque pas les dérappages des autres grandes passions humaines ». (pouvoir, sens, amour…)
  • Le problème, c’est que l’on arrive quand même au bout de ce modèle économique. D’abord pour des raisons écologiques, puis sociales et maintenant financières.
  • => donc on régresse…. on voit arriver le populissme, l’autoritarité… (cf années 1930) La peste émotionnelle.
  • Donc on va travailler sur les stratégies positives. On va s’autoriser à parler d’un vivre ensemble qui soit orienté vers un mieux vivre ensemble. On va parler des questions essentielles.
  • On commence à parler de ce genre de question, dans les forums sociaux mondiaux par exemple.
  • On est à une période charnière de l’histoire. Bien au delà de la crise. La crise n’est qu’une loupe grossissante. Nous sommes à la fin de ce cycle historique qu’est la modernité occidentale et sa domination du monde.
  • La grande question c’est comment on sort de ce cycle par le haut ? On peut très bien sortir par le bas. Par des régressions identitaires, fondamentalistes, etc..
  • Pour sortir par le haut, il faut prendre le meilleur de cette modernité occidentale, mais aussi le meilleur des sociétés traditionnelles. Il faut construire un nouveau bien vivre ensemble.
  • Quel est le pire du modernisme ? … la chosification. Tout devient objet, chose. La nature, le vivant, les humains. Avec le pire au moment du nazisme.
  • La chosification entraine toujours un phénomène de domination. Ce qui entraine l’impérialisme, le colonialisme.
  • Le meilleur de cette modernité occidentale, c’est l’émancipation, la liberté, les droits humains, les droits des femmes, l’individuation (ne pas confondre avec individualisme)
  • Les points forts des sociétés de traditions qui ont été perdu par le modernisme occidental: le rapport à la nature, le rapport au lien social et le rapport au sens.
  • Mais attention de ne pas transformer ces reliances en dépendances. On en veut pas de contrôle social, d’empêchement de tout changement non naturel,  on ne veut pas un sens identitaire excluant.
  • Construire un universel qui n’est pas un universel dominant sous couvert de droits de l’homme comme celui de la modernité occidentale.
  • (49 »)On doit faire un tri sélectif uniquement du meilleur. Ne pas tomber dans le piège de prendre des choses comme l’excision qui vont contre le droit des femmes, au nom d’une relativité culturelle.
  • Il est possible de faire une co-création d’un nouveau bien vivre ensemble, ce n’est pas que théorique.
  • De manière pratique, comme cette semaine en inde qui réunissait paritairement toutes les grandes cultures du monde.
  • premier tour: Qu’est ce qu’il y a de meilleur dans les traditions des autres que vous aimeriez bien apporter. (ça suppose de se renseigner préalablement sur la culture des autres)
  • => du coup on a le meilleur de l’humanité. ça crée un sentiment de reconnaissance chez tout le monde.
  • Les africains ont des ainés et non des vieux. Voici un meilleur qui est reconnu de tous et qui permet d’aborder serainement le deuxième tour.
  • deuxième tour: Qu’est ce qu’il y a de pire dans sa propre tradition. La mise en sécurité par la reconnaissance du meilleur dans le premier tour, permet d’aborder ce second tour.
  • => les femmes africaines elles-mêmes ont critiqué l’excision. Ce qui n’a pas le même poids que si ça avait été dit par des occidentaux.
  • le 3ème tour permet de d’arranger les zones grises. On peut citer les meilleurs qui ont été oubliés et également les pires, mais uniquement sous forme de question pour ne pas être agressif.
  • On peut résoudre ce bug émotionnel. => la formidable performance de notre intelligence mentale, mais notre faible maturité de notre intelligence du coeur.
  • selon des traditions orientales => le rapport entre les 3 intelligences: le corps, le coeur, l’esprit.
  • Science sans conscience n’est que ruine de l’âme (Rabelais) Si l’on ne travaille pas sur toutes ces intelligences, cette phrase prend son sens. On se dirige vers l’auto-destruction par la science.
  • Nous sommes en guerres contre la nature, car nous sommes en guerre contre nous même. Si l’on veut pouvoir vivre en paix avec la nature, il faut que l’on puisse vivre en paix avec les autres et avec nous-même.
  • Toutes les traditions le disent qu’il y a un rapport entre la qualité du rapport à nous même et la qualité du rapport à autrui.
  • (55 »)C’est une question à résoudre collectivement et non individuellement.
  • En ce qui concerne la question fondamentale du rapport à l’énergie: soit on est dans de l’énergie prédatrice. (pétrole ressources non renouvelable..) Mais c’est aussi vrai aussi sur le plan des rapports à autrui.
  • Si je suis moi-même dans le manque d’énergie intérieure car je ne suis pas dans la force de vie. (l’éytmologie de valeur (valor, valere… être fort..)) => valeur = force de vie . La valeur ajoutée, c’est du supplément de force de vie.
  • Si je ne suis pas dans la force de vie. Ma façon de l’obtenir, ça va être de la piquer chez autrui ! => rivalité, compétition, logique guerrière.
  • Communisme=> lucide sur la captation de richesse, mais compense dramatiquement dans la captation de pouvoir.
  • Intégrisme, fondamentalisme => compense dans la captation de sens.
  • On a des mouvements qui font attention de ne pas être prédateur sous une forme, mais à cause d’un militatisme sacrificiel deviennent de prédateurs sous d’autre forme des questions existantielles.
  • Pour éviter d’être prédateur sous une forme ou une autre. Il faut travailler le rapport à l’énergie sous un autre mode. Il n’est pas sur le contrôle de la prédation. Mais du côté du laché prise. De l’accueil de l’énergie.
  • Exemple: la première source d’énergie qui est la notre, c’est le souffle. Nous n’allons pas produire le souffle, il faut savoir l’accueillir. Toutes les traditions de sagesse ont pour point commun le souffle, elles nous disent que le plus dur c’est d’apprendre à respirer. Le souffle est une énergie à accueillir et à retransmettre. Si l’on est pas capable de respirer, on ne capte pas ou on ne retransmet pas et il y a une perte d’énergie.
  • On peut appliquer ce principe à la sexualité et à l’amour en général.
  • L’éducation à respirer est une composante fondamentale du rapport entre l’intelligence du corps et celle du coeur.
  • La forme a autant d’importance que le fond. C’est pourquoi les dialogues en humanité se font sous des arbres.
  • De plus, on fait des « ateliers du sensible » avant de se lancer dans les débats des « Agora » pour éviter que le débat soit uniquement sur l’intelligence intellectuelle.
  • Dans ces ateliers du sensible, on apprends des techniques comme: l’haptonomie, la communication non violente, le tantrisme, le shiatsu solidaire….
  • (59 ») Richesse = ce qui compte vraiment dans nos vies.
  • L’économie n’est qu’un sous système de la richesse et de nos valeurs.
  • Si l’économie se met à détruire, l’environnement et les humains. C’est un dysfonctionnement de l’économie.
  • Une économie soutenable c’est une économie qui prend en compte le sens premier du mot richesse: reik, la puissance créatrice. => richesse = puissance créatrice
  • Il faut également revoir le rapport au pouvoir. Ne pas avoir un rapport au pouvoir comme étant un rapport de conquète et de domination. Mais un pouvoir de création multiplié par la coopération.
  • suite à ces changement de rapport => changement de rapport face à la vie.
  • L’alliance de coopérateurs ludiques, face aux guerriers puritains.
  • C’est l’axe Bush – Ben-Laden. Ce sont les mêmes logiques, les même mots…  Ils sont guerriers et puritiains. Il faut en baver des deux côtés.
  • Face à ça, la coopératon, c’est bien. Mais il faut un coopération qui apporte la joie de vivre. Sinon, on a pas l’énergie pour contester la logique guerrière. Il ne faut pas tomber dans le sacrificiel. Donc oui à la coopération, mais une coopération ludique.
  • C’est une notion centrale des alternatives. C’est le pilier du rêve.
  • Les stratégies de transformation: le rapport entre de la résistance créatrice, de la vision transformatrice, de l’expérimentation anticipatrice.
  • Il faut que les 3 soient présents. Sinon il y a un déséquilibre:
  • une lutte sans vision et sans expérimentation => tourne à la révolte désespérée
  • une vision pas incarnée => tourne à une vision lointaine: un autre monde est possible… mais très très loin et donc ne vient jamais.
  • un expérimentation seule, repliée sur elle-même, pas relie à de la résistance et de la vision transformatrice. => (monnaie, microcrédit, entreprise d’insertion…) N’a pas assez de capacité transformatrice. Elle fini a mieux par limiter la casse ! … et au pire.. par être instrumentalisé par le système !
  • Traverser la vie le cœur fermé, c’est comme faire un voyage en mer au fond de la caleAlexander Lowen
  • Le risque de l’iceberg est devant nous… on ne peut changer de cap…  on peut casser les boiseries des 1ères classe pour faire des canôts de sauvetage. (l’économie solidaire) Mais il faut avoir le désir de monter sur le pont ! (partie créatrice et transformatrice) Le désir comme alternative à la sidération.
  • La sidération c’est ce qui nous bloque. Quel est le contraire de sidération ? … c’est désidération.. le désir. Ceci vient de l’époque où l’on avait l’univers de la sidération, les étoiles (sidéral) fixe sur la voûe stellaire. Puis l’univers de la désidération du mouvement, de la vie et de la mort.
  • Quand on est dans des périodes de sidération. Il faut travailler sur l’énergie du désir. => donc montons sur le pont !
  • (1h08) Questions:
  • Est-ce que la démocratie actuelle permet ce changement ? Quel est le chemin et le lieu de ce changement ? Est-ce que le fait de retirer son argent des banques massivement change qq chose ?
  • => par rapport à cette question de retirer de l’argent des banques. Ce n’est pas tout l’argent. C’est de l’argent.
  • L’idée c’est d’assécher pour créer un débat autour de la création monétaire. Les intérêts étaient déjà discutable il y a longtemps. Mais le fait de créer de l’argent sans rien faire et de mettre des intérêts est très discutable.
  • Il faut savoir que l’augmentation des dettes publiques est surtout le fait du changement de système monétaire. Les états ne se sont pas mis à gaspiller considérablement.
  • Ceux qui l’on fait ce sont surtout des Etats conservateur comme celui de Ronald Reagan qui a mené un politique cynique pour assécher les caisse en finançant l’armée et en réuisant les impôts. D’une manière générale, il n’y a pas eu d’augmentation des dépenses et en tout cas pas dans le social.
  • La véritable origine de la dette publique, c’est le fait de créer de la monnaie avec des intérêts auprès de banques commerciales et que les etats doivent s’endetter auprès de ces banques commerciales. Ce fait a mis la part des intérêts composés comme étant la part majeure de la dette publique. Si je prends l’exemple français que je connais le mieux. Sur les 1500 Milliards de dette publique de la France, il y en a 1350 Milliards qui sont du a des intérêts composés.
  • Si par hypothèse on avait pas changé de mode de création monétaire, si on continuait a y avoir de la création monétaire publique sans intérêts, la dette française serait aujourd’hui de 150 Milliards et non pas de 1500 Milliards d’euro, ce qui change tout !
  • (1h12) campagne: Changer votre banque ou changez de banque.
  • Le but est de responsabiliser les banques. Si les banques ne respectent pas un certains nombre de critère (spéculation, etc..) changer de banque. Profitez pour mettre votre argent dans les banques alternatives. Dans l’économie sociale et solidaire. C’est une formidable pression possitive pour leur dire renouez avec vos vraies valeurs ne jouez pas le mimétisme avec le capitalisme financier. C’est un exemple d’action transformatrice.
  • On peut montrer le chemin d’une action transformatrice.
  • La monnaie est un levier intéressant. C’est d’ailleurs Bernard Lietaer (ancien de la BCB dont on a parlé plus haut) qui a proposé de créer une monnaie mondiale responsable.
  • Il faut tenter des expériences transformatrices de monnaies locales sur le terrain.
  • Si l’on expérimente pas, on a un sentiment d’impuissance, et de la montée de violence.
  • Penser le conflit n’est pas pareil que penser la violence.
  • Il faut construire de la conflictualité comme alternative à la violence.
  • Les émeutes urbaines en france surviennent faute d’avoir pu construire un conflit plus tôt.
  • L’un des enjeux de stratégies transformatrice, c’est l’organisation et de l’éducation à de la conflictualité non violente.
  • Quand on croit qu’il suffit de faire une révolution violente… les leçons de l’histoire on déjà parlé. Ce genre de révolution fini par être le lit d’une nouvelle forme de domination.
  • Il faut aussi intégrer de la conflictualité non violente.
  • L’art de la démocratie ne se borne pas à la forme quantitative de la démocratie. Elle doit d’intéresse à la forme qualitative.
  • Si l’on ne s’intéresse qu’à la forme quantiative, vous pouvez avoir selon la loi du nombre une forme de populissme. Hitler est bien arrivé au pouvoir légalement. Une démocratie peut aussi être régressive.
  • Il faut travailler sur le volet qualitatif. Travailler la citoyenneté.
  • Même si une opinion est ultra minoritaire, je la considère comme une ressource fondamentale. Je vais lui donner des moyen pour qu’elle s’exprime. => mutation qualitative de la démocratie.
  • La construction de désaccord est une méthode qui marche pour avancer.
  • Cette méthode considère que le désacord n’est pas une menace, c’est une chance. La menace, c’est le mal-entendu au sens noble du terme. (soupçon, procès d’intention)
  • Si l’on s’est écouter pour se mettre d’accord sur le désaccord. Même si l’on est pas d’accord à la fin, le désaccord de sortie est quaitativement meilleur que le désaccord d’entrée.
  • En suisse, vous êtes bien placé pour expérimenter ceci. On voit bien les résultats du week-end dernier. (nde: votations sur l’interdiction de la construction de minarets)
  • Le problème fondamentale de l’humanité, c’est sa barbarie intérieure.
  • (1h22) Le politique a construit des communautés et pacifié à l’intérieur en déchargant l’agressivité sur l’extérieur. (Le barbare, l’étranger, l’infidèle)
  • A l’échelle planétaire, l’humanité n’est pas menacé de l’extérieur. Mais de l’intérieur !
  • Il faut donc travailler sur sa propre barbarie intérieur. A ce moment là, c’est de la qualité démocratique qui se met en place.
  • (1h24) Seconde question: Quel mécanisme peut créer de la richesse et la répartir mieux que maintenant ?
  • Quand on dit qu’un autre monde est possible. Il n’y a pas besoin d’aller très loin. On a souvent déjà tout. Il suffit d’utiliser et de favoriser ce que l’on a.
  • Ex: l’économie du don, elle est première, elle est la plus massive. La nature ne fait pas payer ses services. La vie nous est donnée, l’intelligence nous est donnée..
  • Il faut partir de l’économie du don.
  • Même dans notre société marchande. Observer les temps d’échange non marchand que vous avez eu dans une semaine. Ils sont largement marjoritaires.
  • Le mieux c’est l’économie du don, quand la qualité de confiance et de désir, dispense un groupe d’humain d’avoir recours à de la monnaie.
  • Observer les rapports amicaux, quand ils fonctionnent bien, c’est là qu’il y a la fluidité maximal, l’efficacité maximale, le retour sur investissement maximal !
  • Que se-passe-t-il dans l’économie du don? Le vrai don. Le don généraux. (pas le don-contre don de rivalité étudié par Marcel Mauss) Sur le plan systémique, chacun donne sans compte, il se produit une richesse globale pour la communauté telle que ses effets de richesse vont retomber en pluie sur chacun des membres de la communauté. De fait on va recevoir beaucoup plus que ce que l’on a donné. Mais ça ne marche que si on a pas été dans le calcul.
  • L’économie du don est dominante en terme écologique, en terme de temps sur le temps des rapports inter-humain. Elle assure de la fluidité, de l’efficacité, etc… et ça c’est déjà là !
  • La clé pour que ça marche: la confiance et le désir. La question de la qualité relationnelle et de la qualité d’énergie partagée devient déterminante.
  • Quand il y a montée de la défiance et absence de projet partagé. Là on a besoin d’une monnaie et d’une comptabilité.
  • On dit que: l’économie c’est de la création de richesse…. L’examen mérite d’être tenté !
  • Il faut penser à la richesse au sens de la puissance créatrice.
  • Dans le ying et le yang qui vient de la tradition tantrique (cachemir il y a ~4000 ans), puis d’autres comme le bouddhisme, le ying c’est la puissance créatrice. C’est l’élément féminin qui est du côté de la puissance créatrice. Le yang, lui c’est la capacité d’émerveillement.
  • On comprend bien que si les hommes, qui ont en général une dominante yang, ne cultivent pas voir s’interdisent la capacité d’émerveillement par ce que ça ne fait pas mec ! => c’est la double peine !
  • Ils se privent de la capacité d’émerveillement, et sont d’autant plus faciné par la puissance, mais comme ils sont pas biologiquement dans la puissance créatrice, il vont avoir tendance à confisquer la puissance en faire une puissance dominatrice et prédatrice et à la retrouner contre les femmes.
  • On reprend la base: La richesse = puissance créatrice, la valeur = force de vie.
  • L’un des enjeux des stratégies transformatrices c’est d’aller consolider d’abord le pôle d’économie du don, le pôle des coopérateurs ludiques, le pôle de tous les acteurs qui sont sur ce terrain mais qui souvent ne s’autorisent pas à considérer que leur propre travail sur la qualité relationnelle et sur la qualité de désir est l’enjeu essentiel.
  • (1h31) Pour construire avec des gens qui ne sont pas déjà dans cette logique, il faudra pratiquer des art-martiaux, des conflictualités non-violentes.
  • Ex: Le ju-jitsu de masse des mouvements anticipateurs des droits civiques américain. Ce sont des formes d’action qui intègrent beaucoup l’humour et le plaisir. Si ça vous intéresse, je vous donnerai des exemples… (nde: ils sont où ? j’ai pas trouvé… :-()
  • Avec les indécis: Ils aimeraient plutôt aller du côté des coopérateurs ludiques que des guerriers puritains, mais fondamentalement, ils n’y croyent pas. « ça serait trop beau ! »  => donc ils sont attirer sans le vouloir vraiment vers les guerriers puritains !
  • Si les coopérateurs ludiques ou créatifs culturels pour prendre un terme plus sérieux et reconnu sociologiquement s’autorisent à travailler leur propre force de vie, leur propre eros. Alors là leur capacité attractive et leur réalisation va être un pôle d’attraction vers les indécis.
  • Ex: si l’économie sociale et solidaire se met pleinement à vivre ses valeurs plutôt que de les porter comme une charge… (penser à tout respecter les contrainte…une personne, une voix, penser à transmettre sa propriété non pas sous forme privée…)
  • Si les valeurs sont pensées comme des boulets => c’est la double peine
  • Si les valeurs sont considérée comme des forces de vie créatrices, et si vous avez des collectivités qui se mettent à organiser leur mode de production, de distribution, de consommation, de vie, de logement, d’éducation, etc…. même hors du champ économique.
  • Les coopératives c’était dans tous les domaines,  éducatif (classe coopérative de célestin Freinet), amoureux (les question des passions par Fourrier), le domaine du sens, le domaine politique,
  • Si tout les domaines sont pleinement vécus. Là il y a une attraction qui se fait.
  • C’est déjà là. Il faut regarder autrement la réalité.
  • A chaque problème, il faut se demander: Elles sont où les forces de vie ? Il faut faire en sorte que ces forces déjà existante s’entraide.
  • On est déjà dans la réalité existante et pas dans l’utopie d’un monde meilleur dont on se demande si il arrivera un jour.
  • (1h35) Pour pratiquer ce ju-jitsu de masse et entrainer la majorité de la population dans cette pratique, est-ce que la notion d’intérêt de classe ne devrait pas être mise en avant ?
  • – Il y a un double exercice à faire. Il y a un véritable travail de tri sélectif à faire sur la tradition marxiste.
  • Dans la partie positive: la théorie marxiste, c’est actuellement qu’elle est valable. Infiniment plus qu’au moment où elle s’est développée. On est vraiment dans l’hypercapitalisme actuellement.
  • Le thème de la lutte de classe n’est plus à la mode dans les mouvement sociaux. Mais pas en face…. Waren Buffet a dit que la guerre de classe existe toujours. Que c’est sa classe (les riches.. buffet est le 2ème plus riche du monde…) qui est en train de la gagner !
  • La lutte des classes pour la possession à l’échelle mondiale mérite d’être un thème que l’on remet en avant.
  • Par contre, la faille antropologique du marxisme sur la question du pouvoir, il ne faut pas la reprendre.
  • Il faut revisier le marxisme avec les luttes actuelles: rapport de domination sur la nature, patriarcat, captation du sens par les fondamentaliste.
  • (1h40)Une ou deux question: L’allocation universelle et la décroissance.
  • 2 aspects: revenu de base. Puis décroissance.
  • Je suis un objecteur des formes de croissance insoutenables. Partisant de formes séléctives de décroissance, mais je ne défini pas un projet positif alternatif par le terme de décroissance. Souvent j’utilise l’aleternative, grandir en humanité, grossir en obésité.
  • Je ne m’interdit pas de croître. « Le bonheur, c’est le sentiment de croitre » Alexander Lowen. Mais ce n’est pas la même chose partout de parler de croissance. (pas pareil, de croitre en éducation, en humanité que dans l’économie)
  • J’ai énormément d’amis dans le cercle de la décroissance. Mais il y a assez rapidement une rupture de communication au delà d’un certain cercle. Il est facile de prêcher des convaincus, au delà, il y a un marquage émotionnel qui va créer des mal-entendu et du soupçons. Si l’on veut pouvoir construire des désaccord, il faut trouver une langue commune pour être plus précis. Quand on parle décroissance, on parle décroissance de quoi et pour qui. Pour éviter l’accusation sociale: les populations qui n’ont rien ne vont pas encore en plus décroitre !!
  • Dans le débat pour le revenu de base inconditionnel, la part manquante, c’est souvent le travail sur la question de la justice sociale.
  • Le revenu de base inconditionnel est une brique fondamentale pour la reconstruction d’un pacte civil, social et écologique de nos sociétés.
  • penser un revenu qui soit découplé de la notion de travail est une nécessité fondamentale.
  • Il faut relier ce revenu à une justice sociale. => d’abord les revenus modestes.. puis en fin de course pour les riches.
  • Il faut montrer que ce revenu n’est pas un revenu qui tombe de nul part. Que c’est le revenu d’un métier au sens originel du terme, le ministère mystérieux, ce qui est aujourd’hui proche du sens de « vocation ». Ce n’est pas la même chose qu’un job ! Pourquoi mystérieux ? En relation avec le mystère de la transformation naturelle pour les métiers de transformation et les mystères de la relation avec autrui pour les métiers sociaux.
  • Que faite de vous DANS la vie ou que faite vous DE votre vie ?
  • Chacun a au moins 2 métiers: chargé de projet de sa propre vie. (éviter de se détruire ce qui coûte à la société)
  • second métier: porteur de savoir. Savoir être, savoir….
  • Permettre à des être humains quels vont être leurs projets de vie. (ex ducere.. éduquer => conduire au dehors) C’est n’est pas de la formation. Qui est plutôt un formattage à une technologie qui sera bientôt obsolète, en vu de remplir un job.
  • eduquer vient de ex ducere, conduire au dehors, permettre à un être humain d’accéder à l’automonie de vivre debout. De vivre son projet de vie.
  • (1h49) Il y a des chambre de métiers, pour aider les gens à travailler sur leur projet de vie.
  • A ce moment là, le revenu de base correspond à un revenu pour ces métiers de base. Ce n’est pas un cadeau offert par un état.
  • Si ce revenu de base ne s’inscrit pas dans cette vision de brique de base d’un contrat social permettant un projet de vie, on risque des problèmes.
  • Je vois bien dans les débats avec mes amis partisants depuis bien longtemps de ce revenu. Ils partent dans des débats techniques complexes, mais oublient souvent la question fondamentale du métier au sens premier.
  • Fin…

Résumé de cette conférence

  • Tout est là, mais il faut voir autrement, avec d’autres lunettes.
  • La comptabilité n’est pas neutre, il y a des choix de société implicite qui sont faite derrière le système de comptabilité.
  • Les indicateurs sont mauvais. Le PIB c’est dépassé.
  • Cesser de séparer les problèmes. Voir la globalité.
  • La crise est globale. (Crise, sociale, écologique, financière)
  • Ce qui est commun, c’est la démesure et le mal être.
  • Démesure: pauvreté au coeur de la richesse. Répartition selon la loi de pareto. 97% des transactions monétaire sont de la spéculation financière.
  • 97% des transactions dominée par un syndrome maniaco dépressif.. euphorie et panique !
  • domination de la finance sur la politique
  • La pensée TINA => on ne peut pas faire autrement.
  • On fait du déni sur le fait que l’on ne veut pas voir que tout ne tient pas la route. On utilise les vieilles méthode par défaut.
  • Il faut décoloniser notre imaginaire.
  • L’économie principale est l’économie du mal être: 1998 => pub = 400M$, drogue = 400M$, arme = 800M$.
  • Notre société de consommation est une société de consolation.
  • La publicité agit sur le développement de l’être tout en nous passant en catimini un message dans l’ordre de l’avoir.
  • Après consommation… frustration.. pas d’amour, pas d’authenticité, pas de beauté.. => il faut consommer plus ! => surconsommation => mauvaise répartion des richesses.. => destruction..
  • Gandhi: Il y a suffisamment de ressources sur cette planète pour répondre aux besoins de tous. Cependant, il n’y en a pas assez si c’est pour satisfaire le désir de possession, l’avidité et la cupidité, fusse de quelques uns.
  • Besoin => satiété
  • désir => moyen de lutter contre la mort => beaucoup plus puissant que le besoin.
  • désir dans l’ordre de l’être => bien
  • désir dans l’ordre de l’avoir => catastrophe… (staline et hitler => parano)
  • Sortir de la logique de la démesure, c’est accepter des limites.
  • => proposer une espérance positive. Si l’on propose un sevrage à un toxicomane sans lui donner une espérance positive de mieux être, il préférera rester avec sa toxicomanie.
  • Qu’est ce que l’essentiel ? Amour, bonheur, sens. Questions difficiles !
  • Ces aspirations à l’essentiel ont souvent été instrumentalisées. Ainsi par réflexe de défense, on a souvent exclu ses questions de l’espace public et on les a réservé à l’espace privé
  • Les vices privés, forment les vertus publiques => donc on s’interdit de penser au sens !
  • Interdit de gauche: risque totalitaire de vouloir imposer sa propre vision du bonheur.
  • cadre scolaire: pas de politique, pas d’amour et de sexualité, pas le droit de parler de sens et de religion! Qu’est ce qu’il reste ?
  • 4 grandes passions humaines (manifestions du désir): richesse, pouvoir, amour, le sens et la connaissance. => seule la passion de richesse devient licite !
  • « Un domaine futile et inutile, mais au moins qui ne risque pas les dérapages des autres grandes passions humaines ». (pouvoir, sens, amour…) => dérives totalitaire… dérives religieuses…
  • Le problème, c’est que l’on arrive quand même au bout de ce modèle économique. D’abord pour des raisons écologiques, puis sociales et maintenant financières.
  • => on régresse… et le populisme monte !
  • Il faut parler des questions essentielles => on va travailler sur les stratégies positives. On va s’autoriser à parler d’un vivre ensemble qui soit orienté vers un mieux vivre ensemble.
  • période charnière de l’histoire => fin du cycle de la modernité occidentale.
  • comment on sort de ce cycle par le haut ?
  • => prendre le meilleur de cette modernité occidentale, mais aussi le meilleur des sociétés traditionnelles. Il faut construire un nouveau bien vivre ensemble.
  • pire: La chosification entraine toujours un phénomène de domination
  • meilleur: ‘émancipation, la liberté, les droits humains, les droits des femmes, l’individuation (ne pas confondre avec individualisme)
  • => technique de dialogue pour construire le meilleur
  • bug émotionnel. => la formidable performance de notre intelligence mentale, mais notre faible maturité de notre intelligence du coeur.
  • Toutes les traditions le disent qu’il y a un rapport entre la qualité du rapport à nous même et la qualité du rapport à autrui.
  • la question fondamentale du rapport à l’énergie: on est dans de l’énergie prédatrice. (énergie fossile… mais aussi énergie des rapport à autrui)
  • Si je suis moi-même dans le manque d’énergie intérieure => je vais la piquer à autrui (rivalité compétition, logique guerrière)
  • Il faut être dans ses valeurs pour avec de l’énergie: valeur = force de vie
  • Pour ne pas être prédateur, il faut apprendre à accueillir l’énergie. (valable aussi pour le solaire, l’éolien)
  • le souffle est notre source d’énergie. C’est aussi dans toutes les religions.
  • La forme est autant importante que le fond. => dialogue en humanité sous les arbres. (on est plus intelligent après avoir marché 2h dans une montagne => cf la belle verte)
  • Dans ces ateliers du sensible, on apprends des techniques comme: l’haptonomie, la communication non violente, le tantrisme, le shiatsu solidaire….
  • Richesse = ce qui compte vraiment dans nos vies.
  • L’économie n’est qu’un sous système de la richesse et de nos valeurs.
  • Une économie soutenable c’est une économie qui prend en compte le sens premier du mot richesse: reik, la puissance créatrice. => richesse = puissance créatrice
  • Il faut également revoir le rapport au pouvoir. Ne pas avoir un rapport au pouvoir comme étant un rapport de conquète et de domination. Mais un pouvoir de création multiplié par la coopération.
  • L’alliance de coopérateurs ludiques, face aux guerriers puritains.
  • une coopération qui apporte la joie de vivre. Sinon, on a pas l’énergie pour contester la logique guerrière. Il ne faut pas tomber dans le sacrificiel. Donc oui à la coopération, mais une coopération ludique.
  • Trépied du rêve: Les stratégies de transformation: le rapport entre de la résistance créatrice, de la vision transformatrice, de l’expérimentation anticipatrice.
  • l’augmentation des dettes publiques est surtout le fait du changement de système monétaire. Les états ne se sont pas mis à gaspiller considérablement.
  • Changer votre banque ou changez de banque.
  • Penser le changement plutôt que changer le pansement
  • Il faut tenter des expériences transformatrices de monnaies locales sur le terrain.
  • Il faut construire de la conflictualité comme alternative à la violence.
  • Même si une opinion est ultra minoritaire, je la considère comme une ressource fondamentale. Je vais lui donner des moyen pour qu’elle s’exprime. => mutation qualitative de la démocratie.
  • Le politique a construit des communautés et pacifié à l’intérieur en déchargant l’agressivité sur l’extérieur. (Le barbare, l’étranger, l’infidèle)
  • Quand on dit qu’un autre monde est possible. Il n’y a pas besoin d’aller très loin. On a souvent déjà tout. Il suffit d’utiliser et de favoriser ce que l’on a.
  • l’économie du don, elle est première, elle est la plus massive.
  • Dans le ying et le yang qui vient de la tradition tantrique (cachemir il y a ~4000 ans), puis d’autres comme le bouddhisme, le ying c’est la puissance créatrice. C’est l’élément féminin qui est du côté de la puissance créatrice. Le yang, lui c’est la capacité d’émerveillement.
  • On comprend bien que si les hommes, qui ont en général une dominante yang, ne cultivent pas voir s’interdisent la capacité d’émerveillement par ce que ça ne fait pas mec ! => c’est la double peine !
  • L’un des enjeux des stratégies transformatrices c’est d’aller consolider d’abord le pôle d’économie du don, le pôle des coopérateurs ludiques, le pôle de tous les acteurs qui sont sur ce terrain mais qui souvent ne s’autorisent pas à considérer que leur propre travail sur la qualité relationnelle et sur la qualité de désir est l’enjeu essentiel
  • (1h31) Pour construire avec des gens qui ne sont pas déjà dans cette logique, il faudra pratiquer des art-martiaux, des conflictualités non-violentes.
  • les riches coopérent => les pauvres s’entretuent..
  • grandir en humanité, grossir en obésité.
  • Je ne m’interdit pas de croître. « Le bonheur, c’est le sentiment de croitre » Alexander Lowen.
  • Le revenu de base inconditionnel est une brique fondamentale pour la reconstruction d’un pacte civil, social et écologique de nos sociétés.
  • Que faite de vous DANS la vie ou que faite vous DE votre vie ?
  • Métier != job (métier => vocation… chargé de projet de sa vie et porteur de savoir)
  • Permettre à des être humains quels vont être leurs projets de vie. (ex ducere.. éduquer => conduire au dehors) C’est n’est pas de la formation. Qui est plutôt un formattage à une technologie qui sera bientôt obsolète, en vu de remplir un job.

Pour aller plus loin

Précession des partis politiques de progressifs à conservateurs

Précession des partis politiques de progressifs à conservateurs

Dans les partis politiques, chacun à son heure de gloire.

Dans nos contrée, ce sont les libéraux qui étaient la force révolutionnaire qui ont mis fin aux monarchies. Ce sont les progressistes qui ont mis dehors les royalistes.

Puis sont arrivé les radicaux, qui ont fondé un état démocratique modéré et qui va de l’avant. Lors que les radiaux ont virés à droite de part l’influence populiste de l’UDC, c’est le parti socialiste qui prend le devant de la scène.

Pour l’avenir, on nous parle des verts comme étant la force qui monte.

Bref, il existe des parti de gauche du centre et de droite, mais ce que l’on peut dire aussi c’est que c’est équivalent à dire qu’il existe des partis progressistes, consensuels et conservateur.

Il y a donc un décalage de la gauche vers la droite.

Au début de son existence, un parti apporte de nouvelles idées, il est marginal, puis quand ces idées deviennent de plus en plus populaires, il grandit, renverse l’ordre en place, puis assure une administration de ses idées tout en cherchant le consensus avec les forces qui l’entoure pour garder son assise en position de force. Puis lorsque la pression se fait de plus en plus forte, le parti est sur le déclin, il tente de sauver les meubles, de sauver ce qu’il a construit, il devient conservateur.

Là dedans il y a tout de même les montées en puissances périodiques du populisme qui fait toujours son entrée à droite de l’échiquier politique, mais qui en fait ratisse dans toute les couches et sensibilités de la population.

Le populisme est une sorte de réflexe d’auto-défense totalement irrationnel. Ce genre de réflexe entraîne la panique. C’est la peur du changement d’un ordre établis qui provoque ce genre de réaction. Normalement, une fois le système stabilisé, la période de peur passée, les mouvements populistes n’ont plus de raison d’être.

6 Sep 2006 : 15:35

Quelques trucs pour manipuler les humains

Quelques « trucs » pour manipuler des humains

Pour éviter de se faire manipuler, il vaut mieux comprendre quelles sont les techniques utilisée.s Ainsi on arrivera peut être à déjouer les gens qui veulent nous manipuler.

On peut manipuler une personne qui désir atteindre un but:

  • Le but doit toujours paraître proche, tout en étant  encore lointain.
  • Le « mentor » fait des fausses promesses: Le but sera atteint la semaine prochaine. sans que cela soit le cas.I
  • ll faut culpabiliser la personne. Le but n’a pas été atteint, c’est de ta faute, tu n’étais pas prêt ! Il faut encore travailler dur !

Par une suite de ces cycles d’espoir-culpabilisation, le sujet ne lâche pas son objectif même si celui-ci n’arrive jamais.

Il faut maintenir les sujets dans l’ignorance.

Il y a deux techniques:

  • On ne dit rien aux sujets. Mais ceux-ci peuvent se plaindre de ne jamais être au courant.
  • On dit tout aux sujets et même plus que cela ! On noie l’information importante dans une masse d’informations inutile.

On dit au sujet ce qu’il aimerait entendre. Ainsi, il renforce encore ses convictions.
Par le principe de la noyade, on attire le sujet à s’intéresser à des fait inutiles, peu important.
C’est le principe des émissions de TV  réalité. Ces émissions n’ont absolument rien d’intéressant, rien d’important, mais elle accapare les masses de population. Cette accaparement occulte les informations plus importantes.

Pour avoir de l’ascendant sur une population, il est bon de passer pour la personne qui résout tout les problèmes.

  • Ainsi, le plus sûre moyen de résoudre un problème est de le créer !

Pour faire accepter des mesures draconiennes, il y a deux méthodes:

  • – Les faire passer progressivement:

Faire passer discrètement une première mesure, puis une fois le processus lancé, demander une seconde mesure qui devient nécessaire mais n’était pas prévisible.
Et le processus ce déroule ainsi de suite.
Avaler plusieurs petites contrariétés est plus facile que d’avaler une grosse.
C’est ainsi que le prix exorbitant d’un projet est acquis: par de multiples rallonges de budget.

  • – Les faire accepter à retardement:

Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat !
Le sacrifice doit être présenté comme très douloureux,  mais nécessaire. Tout le monde accepte, et espère naïvement que tout ira mieux dans le futur, que l’on parviendra à résoudre le problème ! Cela laisse aussi le temps au gens de s’habituer à l’idée…

Il faut faire appel à l’émotion plutôt qu’à la réflexion.

Une communication avec beaucoup d’émotion est plus réceptive. Moins remise en cause.
Dans le feu de l’action, comme on dit, les émotions priment souvent sur la réflexion.  Les humains agissent souvent de manière irrationnelle dans de telles situations.
Il est donc plus facile de faire passer son point de vue si on y rattache un moment d’émotion intense.

Pour mieux faire passer un discours.

Le choix des mots est important, il faut éviter les mots de type abstrait, pour les remplacer par une image. Il faut utiliser au maximum les sens pour faire entrer le message du discours dans les différentes mémoires… la mémoire visuelle, auditive, sensorielle…etc.
On ne dit pas:  Elle était triste. On dit:  Une larme perlait le long de sa joue.

Pour maintenir des gens dans leur condition (précaire).

Il faut que la majorité de la population se complaise dans sa condition, il faut que la position du dirigeant manipulateur paraisse moins enviable que les conditions inférieures.
Dans toutes les sectes, les gourous sont toujours plaint par leurs adeptes. On entend souvent de la part d’adeptes, des phrases telle que: Il porte toute le poids du monde! ou encore: Il est submergé de travail, c’est le seul rempart contre le mal !

Pour manipuler quelqu’un, il faut que cette personne aie confiance en  son manipulateur.

Vous pouvez avoir confiance avec moi !
Je vous aime et détruirait tous vos malheurs…

Ces deux phrases sont extraites de la chanson Like a Monster du groupe Indochine. Dans cette chanson, le chanteur parodie un pseudo-messie. Il prononce donc les phrases types du manipulateur qui veut inciter à la confiance en lui. Les adeptes doivent penser que cette confiance doit les aider à la réalisation de leurs propres buts.  Avec le maître, tout va bien, rien ne peut aller de travers !

Faire croire au manipulé la paternité de tous les malheurs

Le manipulé, va ainsi s’auto-culpabiliser. Il va se rendre lui-même responsable de les malheurs qui lui arrive et sera dépendant de son manipulateur pour tenter de réussir quelque chose.
La culpabilité entraîne la dépression et empêche une révolte contre l’autorité du manipulateur.

Il faut que le sujet se sente reconnu, accepté, important

Un séance de flatterie de la part du manipulateur pour ses manipulés est donc nécessaire de temps en temps pour rassurer le manipulé quant à son rang.

Les petits cadeaux de temps en temps sont un excellent moyen d’attirer la sympatie de quelqu’un.

Le sujet doit donc se sentir apprécié du manipulateur. Il doit se sentir écouté. Il doit penser que sa présence est de la plus haute importance. Qu’il est une pièce maîtresse dans la bonne marche jusqu’au but (Ce qui est vrai! Un manipulateur n’est rien sans manipulés!).

Les gens qui adhèrent à des sectes le font souvent lors de moments où ils ne se sentent pas bien dans leur peau, des moments où personne ne les écoute, des moment où ils se sentes insignifiants. Lors de leur arrivée dans la secte, tout ces besoins sont comblés. Dans la secte la personne redevient un être pour qui on a du respect. Dans la secte tout est bien….

Autres trucs…

Donner une raison.. j’ai besoin de ça… par ce que….

Donner une raison augmente les chances de réussite !!

Syti net

On retrouve aussi ces principes sur syti.net le site web de Sylvain Timsit. Voici une intereview de lui à propos des 10 principes de contrôle de la société.

Emission Specimen de la RTS à propos de manipulation

Regardez la vidéo… sur le site de la RTS….

et sur youtube…

Encore plein de ressources sur à propos de manipulation d’humains

recette pour écrire une histoire à succès

Quelques idées pour écrire une histoire (roman ou film) à succès

En observant les livre à succès, il y a quand même quelques constantes, décorticons quelques recettes de base.

  • Tous les grands mythes ont la même structure, c’est la théorie du monomythe de Joseph Campell. C’est sur ce principe qu’à été conçu la saga de star wars et c’est aussi l’histoire que l’on retrouve dans des succès comme Matrix ou le seigneur des anneaux. => le héro doit accepter un appel à l’aventure, il traverse des épreuves, il réalise le but ce qui lui permet de mieux se connaitre lui même, il retourne à la vie ordinaire, fort de son expérience supplémentaire il vit mieux et améliore le monde.
  • Le Thriller, la conspiration, le combat entre société secrète, le héro qui est en cavale toute l’histoire contre une force inconnue qu’il découvre au fil de l’histoire. Le spécialiste de ce genre d’histoire c’est Dan Brown avec les conspirations religieuses comme dans le célèbre Da-vinci code. L’auteur a écrit un roman qui se situe dans un cadre réel (les lieux existent réellement et son connus). Comme c’est une conspiration, il est normal que personne n’ait jamais rien vu. Il y a donc une ambiguité. C’est une histoire vraie ou un roman ? Beaucoup de gens veulent vérifier eux mêmes.
  • le livre philisophique. Comme dans le monomythe de Campell. Le héro est transformé… mais en même temps, c’est un conte philisophique où l’auteur cherche à convertir non pas son héro, mais le lecteur lui-même. C’est le genre de livre comme l‘alchimiste ou l’homme qui voulait être heureux. D’une manière générale, ces livres sont courts et facile à lire.
  • Ecrire des phrases courtes pour maintenir le suspens. C’est le cas de croisade qui a été écrit sur twitter, donc avec des phrase de maximum 140 caractères. Les phrases courtes sont la norme dans la presse. Le ; a ainsi quasi disparu !
  • Ecrire une histoire lisible à plusieurs niveau. Ainsi l’histoire est adaptée aux enfants comme aux adultes. Ainsi qu’aux gens plus ou moins cultivés. C’est le principe que l’on retrouve dans le dessin animé de Aladdin fait par Disney, ou toute la série des BD d’Astérix dont le sénario a été fait par Uderzo.
  • Des personnages dans lesquels ont peut s’identifier. Si un livre comporte une diversité de personnages aux caractères différents. Chacun peut s’identifier à l’un ou l’autre. Il y a donc un public potentiel plus large. C’est le cas de la saga d’Harry Potter. Le sondage sur facebook « êtes vous plutôt: Ron, Hermione, ou Harry » le prouve.
  • L’histoire qui ne se lit pas la même chose la première ou les fois suivante. C’est une histoire qui a une chute à la fin qui change la manière de voir tout l’histoire. C’est le cas d’histoires comme Le dixième cercle, Fight Club, le 6ème sens.
  • Je ne sais pas si ça permet de construire une histoire à succès, mais moi j’aime bien quand un livre est construit de manière originale déjà rien que sur la forme. C’est souvent le cas des livres de Bernard Werber ou les parties du livres sont découpée par exemple en coeur, carreau, trefle, pique… au début de la partie trèfle… on se retrouve dans l’herbe, au début de la partie pique… un darre d’un insecte transperce…. au début de la partie carreau, on regarde aux travers des carreaux d’une fenêtre… De même il y a souvent plusieurs histoire en parrallèle contée dans des chapitres courts. Souvent au passage d’un chapitre on a l’impression de continuer le chapitre précédent alors que c’est un tout autre contexte. Exemple: un incendie se déclare à la fin d’un chapitre… la fumée passe sous la porte… Le chapitre suivant commence: Les flammes se propageaient à la fourmillière… on est passé du monde des humains à celui des fourmis….
    Sur la forme, le roman La horde du contrevent est un des livres les plus atypiques que j’ai rencontré. Les personnages marchent à contrevent tous le roman, ainsi la numérotation des pages est à contresens de l’habitude. On commence à la page 700 pour terminer à la page 0 ! C’est l’histoire d’une horde de 23 personnages. Chacun a un symbole qui le représente. Ainsi à chaque paragraphe la personne qui parle est indiquée par son symbole en marge.

Voici un article de Thierry Crouzet, auteur de Croisade dont je parle ci-desssus. Il analyse justement Croisade au travers du filtre des critères définis par l’étude de James W. Hall qui a listé les critères communs des 12 livres qui ont eu le plus de succès aux USA.

La recette proposée par James W. Hall ressemble pas mal à celle que j’avais également trouvée ! En tant que grand lecteur, je sais ce qu’il me plait autant que si j’étais un prof de littérature ! 😛

Voici également le lien vers la page du site de Jean-Pierre Goux qui a retrouvé les idées de bases qui ont fait son roman: Siècle bleu que j’ai lu l’année dernière et que j’ai adoré !

Erreur sur la une du quotidien gratuit 20 minutes

Ce matin, le quotidien gratuit 20 minutes a réussi à ruser pour arriver jusqu’à moi….

Comme je ne le lis jamais, mais que je me permet parfois de le critiquer… j’ai fait l’effort de parcourir un peu ce « journal » pour voir si la qualité s’était améliorée….

Conclusion: ce n’est pas le cas. Ce « journal » est toujours aussi affligeant !

Coquille sur deux lignes

Je vais m’expliquer sur les raisons qui font que je déteste ce « journal », mais tout d’abord voici une petite coquille rigolote qui montre tout de suite l’attention que les journalistes du 20 minutes portent à leur journal…

Voici une photo de l’édition du 31 décembre 2007…

coquille 20 minutes édition 31 décembre 2007.jpg

Si l’on observe un peu plus en détail du côté des deux jolies filles, que peut ont remarquer ?

coquille 20 minutes titre sur deux lignes.jpgIl est écrit:

Titre sur
deux lignes

Mais quel étrange titre !!

Ceci ressemble bien au texte par défaut de la maquette de la une !

Personne n’a pensé à remplacer le titre par défaut par un vrai titre ! Ce qui me fait dire que les journalistes du 20 minutes ne relisent même pas la une de leur « journal » !

Un nouveau support publicitaire

Cette coquille ne m’étonne pas. Quand à moi je ne considère pas le 20 minutes comme un journal, mais plutôt comme un nouveau support publicitaire !tv.png

En effet, un jour un pro du marketing a été obligé de prendre les transports publics au lieu de sa grosse voiture. Il a découvert une foule de personnes semblant ne rien faire en attendant que leur bus, train, tram arrive. Puis, hormis regarer le paysage, pendant le voyage, de nombreuses personnes semblent ne rien faire .

En observant ces comportements, notre ami pro du marketing et vendeur de temps de cerveau patenté s’est dit qu’il y avait là un bon créneau à exploiter pour vendre du temps de cerveau disponible !

Après une petite étude, il a été montré qu’en moyenne les pendulaires « s’ennuyent » pendant environ 20 minutes dans les transports publics.

Parfait ! Voilà 20 minutes de temps de cerveau disponible à vendre sous forme de publicité ! Le concept du quotidien gratuit est né !  (20 minutes est né en décembre 1999 à Zürich avant d’essaimer dans le vaste monde.)

Le concept de vente de temps de cerveau humain disponible est tiré d’une citation de Patrick Le Lay, l’ex-PDG de la chaine de TV TF1 qui expliquait son métier: vendre du temps de cerveau disponible. Divertir pour mieux faire passer le message publicitaire !

Responsable d’une culture de l’insécurité

Si l’on comprend bien le concept du quotidien gratuit comme nouveau support publicitaire, on comprend aisément que le contenu informationnel n’as que peut d’importance dans un tel journal.

Si l’on compare la presse quotidienne gratuite avec d’autres quotidiens, on remarque d’ailleurs que la quantité de publicité est nettement différentes. On trouve par exemple, ~20% de publicité dans le contenu du quotidiens Le Temps, et ~ 45% de publicité dans le contenu du 20 minutes.

L’effet colatéral de ce support publicitaire est de ne véhiculer que de l’information de remplissage et de l’information accrocheuse. Les sujets de prédilections de la presse quotidiennes gratuites, sont le sexe, les faits divers, les people et le programme TV.

En lisant le 20 minutes et tous les faits divers morbides que l’on y trouve, j’ai toujours l’impression que le monde est fou. Il y a un telle concentration de faits divers qui est faite que je commence à croire que c’est la réalité du monde.

Clue_Guns_Pack.pngEn lisant le 20 minutes, je commence à penser que forcément mon voisin du dessous est un pédophile, que le concierge de mon immeuble détient sa femmes coupée en morceau dans son congélateur, que la voisine de pallier mange tous les chats du quartier.…. (c’était ça cette odeur bizarre ??), le p’tit d’jeune du rez de chaussée détient tout un arsenal d’armes dans sa cave et quantité d’autres faits divers du genre doivent exister juste à côté de chez moi !

La lecture de ce « journal » crée une réalité biaisée du monde. La lecture de ce journal augmente le sentiment d’insécurité !

…et après on s’étonne de voir que les gens se sentent moins en sécurité alors que la criminalité est en baisse depuis plus de 20 ans dans nos contrées !

Pour étayer mes propos, voici un résumé des sujets que j’ai trouvé dans l’édition d’aujourd’hui (20 janvier 2011) du 20 minutes:

La une:

  • Les prostituées zurichoises devront louer leur trottoir
  • Un trésor entre les seins: L’actrice Christina Hendriks a failli perdre un bijou vallant une fortune prêté par un joillier genevois.

Quelques titres en vrac…

  • Si les prostituées zurichoises devront louer les trottoirs, les mendiants lausannois pourront continuer de mendier.
  • Un dévoreur de chat sévit à Wholen en argovie. 20 chats ont disparu avant noël.
  • Entre lundi et mardi 7 autos ont été volées à Lausanne.
  • Erection à haut risque. Attention au produit « hard night », ce n’est pas à base de plante comme indiqué.
  • Mort en roulant à contrens
  • Bolide désintégré suite à une série de tonneaux
  • Il découvre une grenade à la cave.
  • L’âne aveugle « Noldi » pourrait être piqué !
  • une fillette de 9 ans se suicide, elle ne supportait plus son diabète.
  • un avion à du atterir en urgence aux Açores, un passagé de 22 ans est mort d’une surdose de cocaine.
  • Traire les vaches la nuit guérit les insomnies.
  • Il est possible d’acheter une assurance annulation de mariage dans 317 kiosque de suisse allemande.
  • En chine, les ordinateurs portables sont plus utilisés que les ordis fixes pour surfer sur le web.
  • Playboy prêt pour l’iPad
  • Deux americains coffré pour avoir dérobé 120 000 courriels et numéros d’identifiants iPad.
  • La première photo du fils d’Orlando Blum est disponible.
  • La cacahuète dans le slip ! Justin bieber en a une petite !
  • Kate Middleton fait un régime pour préparer son mariage.
  • La lingerie se dévoile et mélange les genres.
  • Le froid se renforcera ces prochains jours. Il fera -1 degré seulement samedi après-midi !

Sexe, mort, accidents, étrangetés, banalité et people… Panem et circenses...

La femme objet

une du matin bleu le 8 mars 2007, journée de la femme.jpgComme pour tout bon support publicitaire qui se respecte, la femme ne doit pas avoir une autre place que celle de la femme objet !

Régulièrement en tournant les pages d’un quotidien gratuit, on retrouve des photos de femmes dénudées. C’est pour maintenir l’attention du lecteur mâle !

Un excellent exemple de la vision de la femme par les quotidiens gratuits est la une du défunt Matin Bleu du 8 mars 2007, le jour de la journée de la femme. La une titre: La parole aux lectrices ! Ainsi que: Les Pussycat Dolls recrutent ! Ceci agrémenté d’une photo des filles de ce groupe de musique surtout connu pour la plastique de ses membres plutôt que pour sa musique !

Voici donc le modèle à suivre pour toutes les jeunes filles qui est prôné par la presse quotidienne gratuite !

Pour aller plus loin dans l’étude de la presse quotidienne gratuite, je recommande la lecture de plusieurs études qui ont été réalisées par des étudiant(e)s du défunt institut de journalisme de l’université de Neuchâtel.

Pour aller plus loin dans la compréhension de la publicité, voici en pdf (12Mo) une présentation que j’ai utilisé lors de mon cours à propos de la décroissance.

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