Comment guérir notre civilisation

Comment guérir notre civilisation

Depuis de nombreuses années, je m’intéresse à tous les grands problèmes de notre civilisation. Je commence a avoir fait le tour. Il y a mille manières de montrer que ça va mal… et maintenent on fait quoi ?

Il existe des festivals comme le festival du film vert qui se charge de nous montrer le monde à travers de film. La sélection de film est très dur à faire, je trouve que c’est très souvent des films pessimistes. Pour illustrer mon propos, voici un excellent film justement intitulé « Sans lendemain »… qui explique très bien le fonctionnement de notre société et son lien à l’énergie…. mais c’est fou ce que c’est déprimant !

Quand je ressors de ce genre de film, je suis totalement dépité… j’ai tendance à me dire.. « Ouais… de toute façon tout est foutu.. autant en profiter et tout griller le plus vite possible ! » Je comprends que ça n’intéresse pas vraiment, que l’on préfère voire une bonne superproduction hollywoodienne qui fini bien !

Pour contrer cette vision pessimiste. Je veux apporter une vision positive ! OUI, on peut faire quelque chose et assurer un avenir radieux !

Il existe quand même des films qui apportent de solutions, en voici quelqu’un:

Bon, alors quelles sont les solutions que j’ai découvertes lors de ces années d’études de l’état du monde ?

Cette page a pour but de commencer à répertorier les solutions que je trouve intéressantes:

 

Economie

  • 97% de la monnaie est utilisée dans la spéculation et seulement 3% dans l’économie dite réelle (selon les calculs de Bernard Lietaer) => séparer ces deux économies.
  • actuellement, ce sont les banques qui ont tout pouvoir sur la création monétaire. On compte qu’il y a ~7% de monnaie centrale (billet et pièce) et 93% d’argent issu du crédit. => changer le système de création. Il faut le rendre démocratique. Pourquoi seuls les banquiers ont le droit de choisir ce que la monnaie va financer ? Pourquoi uniquement sur des critères de rendement financier ?
  • Le PIB ne doit pas être le seul indicateur de richesse. => introduire des indicateurs d’empreinte écologique, de progrès social.
  • économie de fonctionnalité. => échanger des droits d’usage sur des objets plutôt que les objets eux-même.
  • toute la création monétaire massive qui est faites ces dernières années pour sauver l’économie réelle est injectée dans l’économie en général. Donc conformément à la proportion normale. Seul 3% de cette monnaie va à l’économie réelle. => il faut vraiment séparer l’économie réelle et l’économie spécultative. Ceci non pas en séparant les activités des banques, ce n’est pas suffisant. Mais en créant deux monnaies séparée.
  • l’expérience de la monnaie complémentaire citoyenne sol-violette est exemplaire.
  • Voir l’explication du sol-violette par Frédéric Bosqué.
  • => charte qui permet de n’avoir dans le circuit économique que les acteurs en faveur des humains et de l’environnement
  • => une monnaie fondante qui permet d’éviter l’accumulation de capital, qui sont les caillots de sang du système monétaire. (cf Silvio Gessel)
  • => une gouvernance commune des règles du système monétaire gérer avec un système basé sur la sociocratie.
  • => pas encore le cas, mais idéalement un revenu de base inconditionnel en monnaie citoyenne. Histoire d’assurer que tout le monde a de quoi vivre. Personne ne doit survivre.

Nourriture

  • le système de culture de l’avenir est la permaculture
  • agriculture urbaine  (la majorité de la population mondiale vit dans des (bidon) villes)
  • voir l’exemple cubain qui après avoir été innondé de pétrole, pesticide et engrais russe… à la fin de la guerre froide, plus rien. Pendant les années 1990, il n’a pas été facile de se nourrir. Maintenant les cubains mangent bio, local… et tout va bien !
  • prendre exemple sur la forêt. Pas de pesticide, pas de labours, pas d’engrais, pas d’arosage… et la forêt pousse bien.
  • dans un système agricole basé sur le pétrole, on injecte plus d’énergie fossile que ce que l’on retire de calorie issue de la nourriture ! Pas logique…. => donc aller vers une agriculture solaire. Faire pousser plusieurs plantes sur le même espace. Ceci pour optimiser le rendement solaire. Quand il y a trop de soleil, la photosynthèse s’arrête.
  • pratiquer les cultures complémentaires comme la « milpa », l’agriculture traditionnelle des trois soeurs. Maïs, haricots, courge. Le maïs sert de tuteur au haricots. Ce dernier va pomper l’azote dans le sol ce qui favorise aussi les deux autres plantes. Les courges retiennent l’humidité et empêchent des « mauvaises » herbes de pousser trop. De plus, le mélange légumineuse et céréal permet une assimilation totale des protéines végétales. Ce qui dispense de manger de la viande.
  • limiter la consommation de viande. => augmenter les rendements de la viande => manger des insectes mopan plutôt que du boeuf.
  • agriculture contractuelle de proximité.
  • Un film plein d’espoir: les moissons du futur.
  • Un autre film plein d’espoir: Solutions locales pour un désordre global.

Science

  • holistique plutôt que analytique. (Donc une approche globale, systémique, plutôt que analytique, c’est à dire découper le problème..)
  • décloisonnement de la science, donc ouverture d’esprit. (Dans une uni on a toutes sortes de science, des sciences dures aux sciences molles… de la mathématique à la théologie en passant par les sciences humaines.. mais gare au mélange.. un pysicien ne doit pas étudier la nature de l’âme comme ses collégues théologien ! .. mais pourquoi ??)
  • les spécialistes se déresponsabilisent de ce qui n’est pas leur problème. => des synthéticiens pour voir la globalité du monde.
  • éducation plutôt que formation. => ex ducere, conduire au dehors, à l’autonomie plutôt que formation, formattage à une pensée unique.

Culture

Gouvernance

  • la démocratie représentative est un plus par rapport à la monarchie. Mais ce n’est pas un but en soi. Ce n’est pas la fin, c’est une étape.
  • la sociocratie est probablement l’étape suivante, et l’holacracy l’étape d’après… => allons vers une démocratie plus qualitative que quantitative.
  • le tirage au sort doit pouvoir trouver sa place dans un système politique pour éviter de créer une caste de politicien. => pourquoi donner le pouvoir à ceux qui le demande ?
  • Un bon système pour résoudre un problème de société est de tirer au sort des gens, (pour avoir une bonne représentativité de la population), puis des les former correctement sur tout ce qui touche au sujet du problème. (Pour éviter les gens qui actuellement en démocratie directe disent qu’il s’abstiennent par ce qu’il ne comprennent pas ce qu’ils votent). Former des gens et prendre le temps de s’informer nécessite de payer les gens pour le temps qu’ils vont prendre. Puis, pour finir. Ce sont ces supers citoyens (sorte de jury populaire) choisi au hasard pour une question qui vont trancher pour savoir ce qui est bien dans l’intérêt général. => plus de lobby, plus de carrière politique et donc plus d’électoralisme. Plus de démagogie.

Les mouvements qui mettent place ces solutions

 

Méfions nous de la philanthropie de Bill Gates

Il faut faire très attention avec la philantropie de Bill Gates…

Moi je préfère qu’il garde son argent pour lui que ce qu’il décide de le donner pour soutenir « la révolution verte » en afrique..

C’est juste une manière de passer pour le gentil tout en appliquant la même stratégie qu’il a mise au point avec microsoft…. construire un monopole.

Avec la révolution verte, le but est de casser les agricultures traditionnelles pour les transformer en agriculture dépendante de semences détenues par des entreprises sympathiques comme Monsanto… et de les inonder de pesticides….. ceci rendant l’eau non potable… et favorisant les vendeurs d’eau en bouteilles…

Swissaid se positionne contre la philantropie de Bill Gates.

http://www.ubiznews.com/biz/economie/item/1009-agra-la-fondation-de-bill-gates-mise-en-cause-dans-ses-objectifs-de-r%C3%A9volution-verte-en-afrique

De plus, on retrouve le même Bill Gates qui finance un congélateur de semence à Svalbard…..

 

L’idée ne serait pas de tenter d’appliquer au vivant le principe informatique de sauvegarde ?

L’idée est surtout de sauvegarder un code génétique pur, avant que l’on pollue tout avec des OGM contenant des pesticides….

Il faut savoir que le meilleur moyen de sauvegarder une graine c’est de la planter…. pas de la mettre au congélateur !

Une graine, même conservée dans un congélateur n’a pas une espérance de vie élevée…. En effet, la vie s’adapte à son environnement. Il faut donc que la graine et son environnement évoluent en même temps.

Si l’on tente de planter une graine après 50 ans de congélateur… elle risque de ne pas pousser tellement l’environnement aura changé !!

Ce congélateur n’a pour utilité que de fournir une banque de donnée génétique pour le génie génétique…. pas pour les agriculteurs !

Notes à propos du livre Permaculture 1 de Bill Mollison et David Holmgren

Notes à propos du livre Permaculture 1 de Bill Mollison et David Holmgren

Introduction

Qu’est ce que la permaculture ?

Un mode de culture économisant le travail de l’homme et l’énergie extérieure, obtenant beaucoup de la nature sans la surexploiter, fournissant une grande variété d’aliments de qualité et de produits utiles, convenant aprticulièrement à l’autosuffisance mais applicable aux exploitations de toutes tailles, autorisant le plus souvent une activité non agricole pendant les trois-quarts de la journée: voilà les caractéristique de la permaculture, telles que ses initiatieurs australiens et ses pionniers américains et européens ont commancé à la pratiquer.

  • la permaculture est l’aboutissement de l’agriculture biologique
  • le permaculteur travail d’abord pour lui, puis il vend des surplus
  • il est indépendant des fluctuations de marché et de la politique des fournisseurs
  • il échange des semences et non des produits
  • il bonifie son terrain
  • il est mieux protégé des aléas climatiques que ne le sont les agriculteurs classiques
  • avant d’être un concept écologique, la permaculture est un concept d’organisation spatiale.
  • 1er principe: la permaculture est une agriculture de la photosynthèse. L’organisation spatiale se fait pour gagner en soleil. Ex: plan d’eau pour réfléchir la lumière solaire, culture sur plusieurs étage, choix de l’emplacement des arbres…
  • 2ème principe: privilégier les plantes pérènnes et celles qui se resèment d’elles même
  • 3ème principe: associer des animaux à la ferme (aussi des poissons) et leur associer des parcours et secteurs précis. Les animaux se nourrissent eux-mêmes tout seuls.
  • variété et complexité. => tout être accompli plus d’une fonction et chaque fonction est accomplie par plusieurs éléments.
  • design et aménagement initial
  • système en équilibre
  • exploitation qui prend très peu de temps
  • donne des aliments de haute valeur diététique mais aussi de nombreuses substances utiles, bois et matières premières organiques
  • ex: un jardin de 70m2 peut fournir 40% de l’alimentation d’un couple pour 5 minutes de travail par jour.
  • La permaculture peut influencer le monde du travail, elle peut réduire le chômage en incitant les gens à travailler à temps partiel.

Histoire (de l’agriculture)

  • la permaculture est tout d’abord destinée aux gens qui achètent pour pas cher des terrains jugé peu fertil par d’autres.
  • p17 livre: 36578707-PermaCulture-1-Bill-Mollison-et-David-Holmgren-FR.pdf
  • on a commencé par produire des plantes à glucides. Le reste (noix, poissons) était directement disponible.
  • des plantes que l’on doit re-semer chaque année. (production végétative)
  • dans les régions autre que celle d’origine de l’agriculture (nord de l’amérique du sud et asie du sud est) les semis marchent moins. => on a cultivé de plus en plus des plantes vivaces. (olivier, figuier, palmier dattier, chataigner) + le lait des animaux + cuillette sauvage
  • augmentation démographique => plus assez de sauvage => vivre uniquement des cultures
  • système global agriculture + élevage => fourni la nouriture et des matières premières
  • => le meilleur modèle pour une permaculture moderne.
  • durant les 3 derniers siècles => on ajoute les énergies fossile à l’agriculture. Charbon et pétrole. On transforme tout.
  • On déplace les produits, on spécialise au détriment de la biodiversité et pérénité.
  • Une économie de marché globale n’est pas compatible avec une agriculture locale stable.
  • avec un apport énergétique extérieur quasi gratuit. Il y a une telle productivité que l’on ne se préoccupe plus de la productivité intrinsèque au système.
  • On gaspille des protéines en nourrissant des animaux. 50% de la production est destinée à nourrir des animaux. (75% il me semble maintenant !)
  • le café et le thé deviennent accessible à l’humain.
  • avec l’agriculture chimique, l’énergie utilisée pour produire des récoltes excède leur apport.
  • l’énergie de l’agriculture ne provient plus de la photosynthèse, mais des énergies fossiles qu’on ajoute dans le système.
  • un effondrement de ce système serait catastrophique. => comme on arrive au bout des réserves de pétrole… il y a un risque !

La permaculture – le futur de l’agriculture

  • favoriser la biodiversité pour créer des systèmes symbiotiques faible consommateur d’énergie.
  • la permaculture est le parachèvement d’un support de vie complet pour l’homme.
  • le fait que la permaculture soit basée sur la permanence la définit.
  • les systèmes de production de plantes permanentes on été peu développés jusqu’ici.
  • favoriser l’arboriculture pour les régions improductives.
  • pommiers, poiriers et cerisiers donnent des fruits à l’étage supérieur et les framboisiers et fraisiers entre les arbres donnent pour l’étage inférieur.
  • penser au territoire agricole en terme d’écologie.
  • considérer les relations, interractions et fonctions énergétiques plutôt que des éléments individuels.
  • possibilité de mise en valeur de la terre à petite échelle
  • utilisation du sol intensive plutôt qu’extensive
  • diversité des espèces, des variétés, de la production, du micro-climat et de l’habitat
  • accent sur un processus évolutif s’étendant sur plusieurs générations
  • emploi d’espèces sauvages (plantes et animaux) comme éléments du système.
  • la permaculture s’adapte là où les autres système ne vont pas. (terres rocheuses, marécageuse, fortes pentes…)
  • le potentiel évolutif est ininterrompu. Contrairement aux cultures qui se resèment chaque année.
  • la diversité est ainsi favorisée et avec elle un équilibre qui évite les épidémies parasitaires.
  • le sol est plus complexe grâce à la préservation de l’humosphère.
  • l’humus est une source de nourriture et d’eau.
  • l’humosphère est une sorte de mulch qui controle l’apparition de plantes pionnières (herbe), protège le sol contre l’érosion, et entretient une faune et flore variées.
  • la diversité structurelle de la permaculture augmente la variabilité des microclimats, ce qui permet un plus grand éventail de plantes.
  • Puis, les plantes aussi changent le microclimat au bénéfice de l’homme et des autres espèces.
  • La diversité peut être favorable directement à la productivité pour l’homme, mais aussi le contraire. Il faut l’accepter. L’important est la stabilité du système.
  • Face à l’instabilité climatique qui nous arrive. La diversité est la meilleures protection pour garantir d’avoir toujours quelques chose qui marche.
  • On ne calcule pas le rendement de la ma même manière. On ne peut pas calculer un rendement par unité de surface pour une même plante si l’on a des plantations complémentaire sur plusieurs étages !
  • Ainsi, la permaculture a certainement un rendement par unité de surface plus faible pour une plante, mais plus grand si on somme les rendements des différentes plantes sur la même surface.
  • la permacuture joue sur la complémentarité pour augmenter le rendement. (poisson brouteur d’algues et poisson mangeur de plancton dans un même étang, pintade et volaille dans la même bassecourt. Mangeuse de pâturage ou de grain.)
  • certaine symbioses sont recherchée. (les ronces favorise la vigne, les abeilles polinisent)
  • en agricutlure traditionnelle on spécialise et on transforme en argent pour acheter aux autres ce que l’on a besoin. En permacutlure on diversifie les cultures pour correspondre à la diversité de nos besoins.
  • les glucides sont facile à obtenir avec des systèmes simples. D’où l’agriculture traditionnelle.
  • mais les produits plus complexes, vitamines, minéraux, etc, ne peuvent être obtenu avec des systèmes simples.
  • Une agricutlure spécialisée doit être mondialisées et ainsi dépend terriblement du système de transport, qui lui dépend du pétrole.
  • Une agriculture mondialisées est aussi monétarisée et donc en concurence de prix avant tout. => On a tendance à favoriser le court terme plutot que le long terme.
  • Une agriculture fondée sur la permaculture peut se focaliser sur la qualité sans détruire la terre nourricière vu qu’elle n’a pas d’impératifs financiers.

Coût énergétiques

  • l’énergie de base de l’agriculture est la photosynthèse
  • cependant avec l’arrivée des énergies fossiles dans le système on change tout.
  • En Australie on estime la valeur calorique fournie par les aliments à 15% – 20% de l’énergie fossile non-renouvelable que l’on injecte dans le système depuis la culture jusqu’à la distribution et la consommation.
  • 90% de l’énergie fossile non renouvelables est utilisée pour le transport, le stockage, la vente et la cuisson des aliments.
  • l’inefficacité du système moderne est effrayante !
  • En permaculture on supprime le transport et le conditionnement. On ne laboure pas. On ne mets pas d’engrais chimique, on ne met pas de pesticipe. Ainsi on effecture une grande économie d’énergie.
  • la mise en place, le design d’un système en permaculture peut prendre des ressources en argent et en énergie, mais ensuite tout fonctionne tout seul.
  • Planter des Oliviers est un coût, mais ce coût est rentable sur le long terme.
  • On favoriser les cultures qui se conservent bien, qui sont faiblement périssables, comme les noix, les racines et les graines. Ainsi l’entreposage sophistiqué n’est plus nécessaire. (pas besoin de frigo quand les carottes reste en terre…. j’ai expérimenté ceci personnellement)

Dépenses de travail

  • p24
  • l’installation d’un système de permaculture est le moment où le travail est le plus grand.
  • les récoltes sont l’autre moment qui demande de la mains d’oeuvre. Mais pas plus que pour d’autres systèmes agricoles.
  • le travail en permaculture est surtout un travail d’observation et de controle. Il y a rarement besoin de déplacer des lourdes charges.
  • Dans l’exemple du jardins guatémaltèques on utilise les animaux pour aider à la récolte. Mais ces animaux se nourrissent librement dans les pâturages, donc on a pas besoin de leur préparer du fourrage.

Diffusion de la culture

  • avec la mondialisation, nous avons à disposition des plantes du monde entier. Ce qui n’était pas le cas de nos ancêtres.
  • la permaculture exige de cultiver une grande variétés de plantes.

10 principes régissant la conception de système en permaculture

La Permaculture

Préparé par Wen Rolland

La Permaculture est avant tout une éthique développée dans le but de prendre soin de l’écosystème planétaire.

La permaculture permet de faire la conception de systèmes inspirés par les principes de la nature et encadre l’intégration harmonieuse de l’environnement et des gens. Ces systèmes peuvent fournir une alimentation de qualité, des abris, de l’énergie et satisfaire d’autres besoins de manière durable.

La conception prend en compte la production alimentaire, les structures, les technologies, l’énergie, les ressources naturelles,l’aménagement paysager, les animaux, les végétaux et les structures sociales et économiques. Les principes s’appliquent aux zones urbaines et rurales et s’adaptent à toute échelle de système.

10 principes régissant la conception de système en permaculture.

Le principe de diversité

Le principe de diversité vise à intégrer une grande variété d’espèces de plantes et d’animaux bénéfiques dans la conception. Cela permet l’établissement d’un système stable et interactif de polyculture qui satisfait les besoins de l’homme ainsi que les besoins des autres espèces.

Le principe d’effet de bordure

Le principe d’effet de bordure spécifie qu’en général, il y a plus d’énergie et une plus grande diversité de la vie sur la bordure de deux systèmes naturels différents se chevauche. Sur ces frontières, on peut accéder aux ressources des deux systèmes . Un bon exemple est la bordure entre une forêt et un bassin contenant denombreux plantes et animaux.

Le principe de la planification de l’énergie.

Placer les éléments de votre système de manière à réduire au minimum l’utilisation de l’énergie (y compris les combustibles fossiles et la force de travail humaine). Utilisez l’énergie et les ressources que vous avez, d’abord sur place, puis à l’extérieur du système, aussi efficacement que possible. Sur place les ressources énergétiques comprennent les forces de la nature telles que la gravité,l’énergie éolienne et hydraulique. Cela économise du temps, de l’énergie et de l’argent.

Le principe du cycle de l’énergie.

Dans un système naturel, il n’y a pas de déchets ou de pollution. Le résultat d’un processus naturel devient la ressource d’un autre. Recyclez et réutilisez l’ensemble des ressources, autant de fois que possible.

Le principe de l’échelle

Créer des systèmes à l’échelle humaine. Choisissez de technologies simples et appropriées pour faire fonctionner le système. Créer seulement des systèmes qui sont gérables d’après vos ressources. Commencez petit et travaillez étapes par étapes en vue d’un but idéal.

Le principe des ressources biologiques

Utiliser des méthodes et des processus naturels afin de réaliser les tâches. Utiliser les ressources de la nature (plantes, animaux, micro-organismes) qui sont favorables à la conception du système afin de réduire au minimum l’énergie provenant de l’extérieur.

Le principe d’éléments multiples.

Remplissez chaque besoin vital et fonction essentielle par plus d’un élément, de sorte qu’une défaillance temporaire de l’un des éléments ne va pas arrêter le fonctionnement du système.Il y a presque toujours plus d’une façon de réaliser n’importe quelle tâche.

Le principe des fonctions multiples

La plupart des choses peuvent être utilisées de diverses manières et à différentes fonctions. Une règle en permaculture est de tenter de concevoir trois utilisations pour chaque élément du système. Cela peut économiser de l’espace, du temps et des complications dans tout type de projet.

Le principe de la succession naturelle.

Travaillez avec la nature et les processus des systèmes naturels. Anticipez les développements futurs grâce à la recherche et l’observation lorsque c’est nécessaire.

Le principe de la position relative

Placez chaque élément de votre conception en relation avec les autres, afin qu’ils bénéficient les uns des autres. Par exemple, placer le jardin de fines herbes près de la maison pour faciliter la cueillette d’herbes fraîches pour la cuisine.

Texte repris du document: http://www.scribd.com/wenrolland/d/10959664-Permaculture10Principes

Lui-même basé sur le document : www.idepfoundation.org/download_files/permaculture/Fsheet_Perma_eng.pdf

culture permanente

Il est ennuyant de devoir replanter chaque année des plantes pour pouvoir les manger. Qu’est ce qu’il existe comme plante que je peux garder d’une année à l’autre.

Voici un article à ce propos.

Actuellement dans mon jardin j’ai:

  • la consoude (des énormes massif) On mange les jeunes feuille en beignets.
  • la bourrache (on mange les fleurs)
  • les fraises
  • les framboises
  • les mûrs
  • les taupinambours (il faut que je vérifie cette année.. j’avais vu un tubercule, mais je ne le retrouve plus)
  • la rhubarbe
  • les raisinets
  • les groseilles
  • les noisettes
  • les pruneaux fellenberg
  • les berudges
  • les poires
  • la menthe
  • ciboulette
  • (égopode… c’est pas très bon)
  • oseille
  • oignons blanc
  • raifort
  • sauge
  • thym
  • absinthe
  • surreau

A ajouter (acheter chez kokopelli. Voir le catalogue):

  • arroches voir: http://floradiane.canalblog.com/archives/2007/04/25/4734613.html => ok arroche rouge opéra
  • ail d’ours
  • asperges
  • artichaud
  • brocoli vivace
  • chou d’aubenton
  • bardane => ok Bardane Tokinogawa
  • cardon
  • cerfeuil tubéreux (bulbe à goût sucré chataigne !) !!! feuille toxique !!
  • ciboule de chine
  • épinard-fraise
  • fenouil (j’en ai, mais il ne me semblait pas être commestible)
  • oignon rocambole
  • plantain corne de cerf => ok Laitue Romaine Plantain Cornes de Cerf
  • poireau des vignes
  • pourpier (Il me semble que j’en ai déjà… à voir…) => ok Pourpier Doré
  • La poire de terre ou yacon
  • L’oca du pérou
  • L’apios americana
  • bettrave

A compléter avec la liste des légumes perpétuels d’ekopédia

A voir encore:

Non permanents qu’il me faut encore

  • fèves (planter sept-oct récolter en mai) => ok Fève Witkeim
  • panais à alterner avec les carottes.
  • oignons (je n’ai que des oignons blanc actuellement) à planter dès mars pour juillet. Protège les fraises ! => ok Oignon Densité jaune
  • ail
  • luzerne (pompe à azote vivace. Faucher régulièrement)
  • pois => ok Pois Douce Provence
  • mais doux => ok Maïs Doux Arc en ciel Inca

Non permanents que j’ai

  • poireaux (planter de mai à juillet pour étaler la récolte d’octobre à mars) => ok Poireau Géant d’Hiver (planté fin juin)
  • salade
  • oeillet et souci (1 par mètre. Protège des parasites)
  • radis => ok Radis Rose de Chine (il me semble que ce n’est pas ceux là que j’ai planté !? .. à vérifier)

Retour au jardin d’Eden: comment jardiner sans effort

Voilà.. c’est le printemps… la nature se réveille…. il est temps de retourner s’occuper du jardin… C’est fou ce qu’il y a de différences entre mars et avril…..

pano jardin 26 mars 2011.jpg

pano jardin 17 avril 2011.jpg

Cela fait quelques lustres qu’avec ma famille nous exploitons ce petit bout de terre pour cultiver des plantes et légumes en tous genres. Ceci avec plus ou moins de succès.

Ainsi, j’ai été sensibilisé dès mon enfance à la provenance de notre alimentation, au travail que ça demande de produire de beaux légumes avec un vrai goût.

C’est parfois frustrant quand une récolte n’est pas à la hauteur de nos espérances. Mais c’est toujours un plaisir de savoir ce que l’on mange.

L’histoire de l’agriculture, c’est l’histoire de l’humanité

Ces dernières années, et spécialement ces derniers mois, je me suis documenté de plus en plus à propos de l’agriculture, de son histoire, des ses techniques, de son importance sur la vie humaine, sur l’environnement. J’ai exploré l’histoire de l’agriculture dans son passé lointain, mais également dans les possibilités de son futur.

(Pour les possibilités du futur, je recommande vivement la brochure « Pour un avenir alimentaire viable » publiée par le fond norvégien pour le développement)

Le sujet est terriblement vaste, personne ne pourra jamais en avoir une connaissance complète, mais il est tout de même possible de se faire une idée des tendances globales que je résume ainsi:

L’histoire de l’agriculture, c’est l’histoire de l’humanité !

Le futur de l’humanité, c’est le futur de l’agriculture !

Et oui, c’est finalement ce que j’ai compris. L’activité principale de l’humanité sur cette planète est de survivre, donc de se nourrir. L’agriculture tient logiquement une place importante dans l’histoire.

champ de blé.jpg

Au commencement les humains vivaient au jardin d’Eden. Il suffisait de se servir dans l’abondance pour se nourrir.

« Le Jardin d’Eden » Par Lucas Cranach der Ältere

Les premiers hommes vivaient de chasse (aux rennes) et de cueillette. Puis trouvant un climat favorable aux légumineuses (vers -12000), les humains se sont sédentarisés.

Comme manger du blé dur cru n’est pas très facile, on l’a écrasé et mélangé avec de l’eau. Puis cuit sur les parois de trous dans la terre, au fond desquels, on faisait du feu. Le pain est né. (vers -9000)

En observant la terre cuite au bord des feux, la poterie est née. Puis d’autres outils.

L’amélioration de la nourriture dans ces villages a permis une explosion démographique.

Revers de la médaille, il est devenu plus difficile de trouver de la nourriture dans les environs des villages. Il faut aller exponentiellement plus loin pour trouver à manger. Ce n’est plus rentable.

On se retrouve devant un problème de complexité due à l’échelle. Pour résoudre ce problème, les gens ont commencé à créer des jardins proche des villages.

Une nouvelle technologie est née: l’agriculture est née. Le temps du jardin d’Eden est révolu. Il faut cultiver et s’occuper de son champ. Il ne suffit plus seulement de récolter.

Il est écrit dans le livre de la genèse: … Le sol sera maudit à cause de toi. C’est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie […]. C’est à la sueur de ton front que tu mangeras ton pain.

L’agriculture est le début de la notion de travail. Mot qui tire son origine étymologique des notions de tourments et souffrances. De même pour le labour de la terre qui a donnée le mot labeur, synonyme d’un dur travail.

Les mots de sont pas anodins. Pourquoi parle-t-on d’exploitation agricole ? … exploitation est parfois un synonyme d’esclavage….. Esclavage que l’on retrouve souvent au cours de l’histoire pour faire tourner des exploitations agricoles !

Dès ses débuts, l’agriculture, n’est qu’une lutte, contre le sol pour le cultiver et contre les autres humains pour leur extorquer de meilleures terres.

L’histoire humaine découle des technologies agricoles, et réciproquement. L’exploitation des mines découle directement d’un besoin en outils agricoles ou d’armes.

De nombreuses révolutions politiques sont une réaction à une mauvaises gestion agricole. Le mot révolution revient souvent lié à l’agriculture.

La dernière révolution d’envergure dans le domaine de l’agriculture est ce que l’on appelle, la révolution verte.

ferme paysage.png

La révolution verte ou l’agriculture basée sur le pétrole

La révolution verte est arrivée dans la seconde moitié du 20ème siècle. Elle a révolutionné les techniques agricoles avec les principes de bases suivants:

  • utilisation exclusive de variétés à haut rendement
  • on nourrit les plantes avec des engrais minéraux (NPK)
  • on élimine avec des pesticides tout ce qui pourrait nuire à la plante. (le terme de pesticides rassemble les insecticides, les fongicides, les herbicides, les parasiticides)

Cette révolution verte est responsable d’une augmentation massive du rendement des cultures (+229% entre 1960 et 1980) et par conséquent d’une augmentation massive de la population mondiale ! ( ~1.6 milliards vers 1900 à 6,7 milliards en 2010)

Cette augmentation de population est un phénomène analogue au phénomène qui a mené l’humanité à créer l’agriculture. C’est paradoxalement ce qui permet à un plus grand nombre de mieux manger qui met en danger tout le système !

Voici un nouveau problème de complexité d’échelle.

En effet, il ne faut pas oublier que:

réservoir de pétrole dans le port de Dakar.jpg

Ainsi le système agricole de la révolution verte est un système fortement dépendant du pétrole. D’autant plus que dans une agriculture mondialisée, on utilise non seulement le pétrole pour faire pousser les cultures, mais également pour faire voyager les récoltes autour du monde.

Ce système agricole empoisonne le monde avec des pesticides. Ce système agricole a détruit toutes les variétés de plantes qui étaient localement adaptées à leur environnement. Par exemple, des plantes qui avaient besoin de peu d’eau.

Rendements du blé dans les pays en développement, 1950-2004

On se retrouve donc maintenant avec des plantes standardisées qui produisent beaucoup, mais seulement dans des conditions particulières qui ne sont pas présentes partout.

Le fond de commerce de l’industrie de la bio-technologie, après avoir été de faire des plantes résistantes aux pesticides, est de faire des plantes qui s’adaptent à des environnements difficiles, comme les zones arides.

Bref, après s’être employé pendant 50 ans à détruire les variétés adaptées que l’on avait. L’industrie veut maintenant les recréer pour les revendre sous forme d’OGM !

Le modèle d’agriculture proposé par la révolution verte ne fonctionne plus. Il n’est pas durable. Les rendements stagnent. Les dégradation sont plus importantes que les bénéfices. Ce modèle est en bout de course.

Vu que l’histoire de l’humanité, c’est l’histoire de l’agriculture et donc que le futur de l’humanité est le futur de l’agriculture….

Si notre système agricole est en bout de course, il n’est pas faux de dire que l’avenir de l’humanité est en jeu !

Retour au jardin d’Eden

Pour assurer la survie de l’humanité, il est temps de trouver un système agricole est capable de nourrir la population mondiale de manière durable et sans causer de dégâts.

Joie et bonheur… Ce système existe !

Forêt verte.jpg

Allons faire un tour à la forêt…. observons l’écosystème d’une forêt.

La forêt pousse très bien toute seule. Personne ne l’arrose, personne, ne lui donne des engrais, personne ne va l’asperger de pesticides. Pourtant la forêt pousse bien et les arbres ne sont même pas tout petits !!

Quel est le secret de la réussite de l’écosystème de la forêt ?

Et bien justement c’est son écosystème ! La forêt est un tout et tout est lié.

Dès l’origine de l’agriculture, l’humain considère qu’il doit se battre contre le sol, que cultiver des plantes c’est difficile.

Qu’il faut supprimer tous les concurrents de la plante que l’on cultive pour obtenir en rendement maximum.

Cette idée est entretenue depuis le livre de la Genèse dans la Bible, jusqu’à maintenant dans l’industrie de la bio-technologie. Industrie qui propose comme modèle une agriculture dans laquelle, on cultive des champs à perte de vue, avec une seule et unique plante. Cette plante est la seule sensée résister à la pluie de pesticide que l’on impose à notre environnement pour tuer tout le reste.

Il y a tout un système de valeur à changer. Il faut sortir de ce modèle de concurrence extrême et favoriser la collaboration. Les plantes entre-elles collaborent !

Il n’y a pas de mauvaises herbes. On peut trouver à toutes une fonction. C’est un écosystème complet. Il faut favoriser cet écosystème pour favoriser ses propres cultures.

Cultiver c’est facile, les plantes poussent toutes seules. Elles ne demande qu’à recouvrir le sol. C’est l’humain qui a pris l’habitude de qualifier de nombreuses plantes de mauvaises. C’est l’humain qui a choisi de se crever à retourner et labourer le sol. Ce qui a pour conséquence d’être un travail, un labeur.

Le pire, c’est que ce dur labeur des laboures est contre productif. On détruit la base de l’écosystème en détruisant le sol !

Alors quel est le jardin le plus vivant ?

IMG_2150 salade au milieu du désert.JPGIMG_2148 consoude.JPG


Ainsi, il et temps de passer à une agriculture où l’on se fatigue un minimum, une agriculture où l’on favorise la vie plutôt que de la tuer.

Le grand principe de base de cette agriculture est de se rapprocher le plus possible de l’écosystème d’une forêt. Les techniques sont exactement celles dont j’avais déjà parlé l’été dernier dans un article où je parlais de remettre la forêt au milieu du système agricole.

Les grands principes de base sont:

  • Protéger le sol
  • Reconstituer le sol
  • Favoriser la biodiversité

Ainsi, on ne laisse jamais un sol nu !

On utilise du paillage pour protéger le sol. Parmi les nombreux avantages du paillage, on peut citer la protection contre le soleil. Le sol reste humide. Sinon après un arrosage il est fort probable que l’eau s’évapore rapidement.

IMG_2137 fraisier sous le paillage.JPGIMG_2139 paillage pour côte de bête.JPG


Le paillage peut être fait avec de nombreux matériaux, comme sont nom l’indique c’est souvent de la paille. De l’herbe coupée. Mais ça peut aussi être du carton et dans les serres industrielles du plastique, mais là encore on dépend beaucoup trop de pétrole !

Le meilleur paillage que l’on puisse faire c’est avec du Bois Raméal Fragmenté. Ce sont des copeaux de bois jeunes. (d’où l’intérêt d’avoir des haies à tailler)

C’est de cette manière que l’on va réintroduire l’écosystème de la forêt dans le sol du jardin. Le bois est composé du meilleur engrais que l’on puisse trouver: La lignine.

IMG_2034 champignon sur le bois.JPGLa lignine est en quelque sorte de l’humine préfabriquée c’est la base de la construction de l’humus du sol. Contrairement à l’agriculture basée sur des engrais pour les plantes, ici le but est de créer le meilleur humus possible qui lui va nourrir les plantes.

Le problème de la lignine, c’est que c’est une molécule très solide. (Ce n’est pas pour rien que l’on construit des maisons en bois !)

Seuls certains champignons de la famille des basidiomycètes arrivent à décomposer la lignine.

Pour reconstituer le sol, le principe est simple, il faut créer le plus de biomasse possible. Puis on va tout laisser sur place. Ainsi il faut toujours recouvrir le sol avec de cultures, même l’hiver.

Tout d’abord, ça le protège contre l’érosion, puis ça permet d’avoir toute une masse de végétaux dès le printemps que l’on peut utiliser comme paillage. On utilise souvent ce que l’on appelle des BioMax, pour biodiversité maximale.

Comme on le voit bien dans les couches géologiques, un sol, c’est un empilement de biomasse. Les roches sont bien souvent des végétaux ou des animaux fossilisés. Pourquoi creuser ? Les couches doivent s’empiler. On ne devrait jamais avoir à creuser !

Mais l’humain à pris l’habitude de vouloir creuser pour aller chercher des métaux ou du pétrole (qui n’est rien d’autre que des vieilles plantes mal décomposées…)

insecte.jpg

Ainsi le bon principe à utiliser est de toujours recouvrir, construire le sol en posant de la biomasse par dessus.

Le paillage peut avoir certains défaut aussi. Par exemple, il va fournir un abri aux limaces qui vont venir manger mes salades !

Mais là il faut compter sur le fait que je ne vais plus retourner le sol, donc je ne vais plus tuer les oeufs de carabes et ces coléoptères vont pouvoir se développer et venir manger les limaces !

Les vers de terre sont aussi très importants dans l’écosystème du sol. Ce sont eux qui aèrent le sol en creusant des galeries. C’est pourquoi, il ne sert à rien de labourer. C’est contre productif, ça compacte les galeries !

Le gouvernement irlandais a estimé que le travail d’aération de la terre fait par les vers de terre vaut entre 700 millions et 1 milliard d’euro par année !

ferme-isométrique.pngFavoriser la biodiversité est donc une bonne chose. Bien meilleure que de vouloir se battre contre. La diversité favorise le résilience. Un jardin qui a une bonne biodiversité est donc une jardin qui ne crains pas les maladies et en a très peu.

Mon jardin, mieux que FarmVille

Tout me montre que pour avoir un bon jardin, il suffit que je laisse la nature faire. S’il l’on me dit que mon jardin est une sacré jungle. C’est un compliment !

Voici donc l’orientation que je vais donner à mon jardin.

Comme la transition prend un peu de temps. Me voici dans une année expérimentale, et comme pour toute expérience, je vais écrire un journal de bord de mon jardin où vos pouvez suivre mes expériences.

Voilà, avec ce journal, je pourrai enfin faire concurrence à mes amis Facebook qui étalent leurs exploits à FarmVille…

Mon jardin a un avantage sur Farmville, c’est que, moi au moins, je peux vraiment manger mes récoltes !

Plantations de mon jardin

Notes à propos des plantations de mon jardin

mars 2011.

ça va être le moment de me préoccuper du jardin. De savoir ce que je vais y mettre, de faire des plantons.

L’idée cette année, c’est d’utiliser plein de techniques d’agriculture qui ne demande pas d’effort ! (en tout cas ps de laboure)

C’est ce que l’on appelle parfois: les  techniques culturales simplifiées

L’idée est de s’occuper du sol, de le construire, de le reconstituer.. Il va donc falloir y ajouter de la biomasse.

Le bois est le meilleur engrais. Il protège le sol, en se décomposant à l’aide champignons il va laisser plein d’humine.

Il faut protégéer le sol du soleil, du vent, de l’érosion. Du mulch (paillage), c’est rès pratique pour ça et on peut le faire en bois.

Le bois raméal fragmenté

Les Ligneux (bois) créent plus d’humus et de meilleure qualité que les herbacées (composts ou fumiers).

Bien que l’augmentation notable des rendements soit impressionnante, l’accroissement rapide du taux d’humus semble être l’intérêt premier. L’accroissement du taux d’humus se situe à 1 % sur moins de 10 ans alors qu’il faut 50 ans pour obtenir un résultat similaire avec du compost et 80 ans avec fumier ou lisier seuls.

En quantité comme en qualité, sur toutes les cultures testées et en tous lieux (les plus forts rendements, 500 % à 800 % de la planche témoin, revenant aux pays tropicaux – Afrique, Madagascar – sur tomates et courgettes en raison du contrôle des nématodes grâce aux BRF). Les Canadiens obtiennent régulièrement 200 % à 300 % sur la culture des fraises. Les études, notamment en Ukraine (1996-97), sur le seigle, montrent des accroissements notables du nombre de grains, de leur poids, de la matière sèche, de l’azote, etc.

Qu’est ce qu’un bon sol ?

Un sol est équilibré quand il a un ph compris entre 6 à 7, qu’il est bien pourvu en eau, et où le rapport carbone sur azote (C/N) est compris entre 13 et 20.

Pour la suite voir..

Il suffit d’appliquer tous les principes que j’ai déjà expliqué sur d’autres pages.

Expérience de la culture de patate sur gazon de Laurent Debrot en vidéo:

Résumé:

  • 15 avril 2010, à Fontainemelon  (planter dès le 15 mars en climat clément ou à la floraison des lilas)
  • poser les patates juste sur le sol
  • recouvrir d’un peu de compost
  • mi-mai mettre de l’herbe par dessus
  • plantation d’une seconde série !
  • en juin, fini la tondeuse, je sort la faux
  • 3 juillet première patates
  • 23 juillet premier ramassage
  • pour un seul planton, il y a pas loin de 1kg de patate !
  • en septembre récolte. 5kg par m2

Pour en savoir plus sur le cycle de vie des patates.

BRF synthèse de ce que je vois partout comme infos

  • 4 – 20 cm de brf sans la surface du sol
  • n’utiliser que des petites branches < 7 cm qui ont un rapport C/N plus bas. (brf= 50, grosse branche = 600)
  • maximum 10% de conifère dans le brf
  • incoprorer le brf au sol au printemps =>  Mull (humus avec plein de vers de terre)
  • incorporer le brf au sol en automne => moder (qui contient plutôt des arthropodes).
  • AU début la décomposition du bois bouffe de l’azote. Il n’est donc pas inutile de mettre un engrais vert de la famille des légumineuses, trèfle ou luzerne. (2-6 mois de pénurie)
  • pas de fumier, c’est moins bon que les engrais verts. Car « les champignons peuvent utiliser l’azote sous forme d’ammonium et d’acides aminés mais très rares sont ceux qui l’utilisent sous forme de nitrates4. »
  • l’épandage en automne est mieux intégré grâce à la pluie et à la neige. Il y a plein de nitrate pas utilisé par les plantes.
  • l’épandage après janvier est une mauvaise idée car il y a une trop grande concurrence pour l’azote avec les plantes !
  • Pour un sol mort: Le rumex et le chardon restaurent par exemple un sol dégradé en 3 ans.
  • Pour un sol mort: mettre du brf uniquement l’autonme. Il faut 4 ans pour voir la différence.
  • Une fois le sol revenu à la vie, le seul travail possible est un binage sur 2 cm sans oublier, en toute circonstances, d’entretenir le sol vivant en l’alimentant par des paillages et des apports organiques.
  • Pas trop de feuille dans le BRF => favorise les bactéries au détriment des champignons.
  • Épandre une fois par an entre 150 à 200 mètres cubes de BRF frais par hectare sur une couche d’environ 1 à 2 cm
  • incorporer par griffage sur mx 15cm de profondeur, le processus devant rester aérobie
  • L’apport de BRF crée un nouveau milieu, avec un nouvel équilibre. Les ravageurs (limaces, rongeurs) arrivent toujours les premiers (dès la première année), les régulateurs (carabes, vers luisants, rapaces) toujours plus tard. Le non-travail du sol sur plus de 50% de la surface est recommandé pour ne pas déranger les œufs et larves de carabes.
  • La culture sur B.R.F permet de neutraliser les principales maladies dont sont victimes les tomates (exemple, la Fusariose)
  • L’idéal est que ces rameaux ou branchages soient broyés pendant la période dormante, peu avant la poussée de sève (février/début mars). Ceci parce qu’elles contiennent de la lignine en formation, plus attaquable par les champignons et les bactéries que la lignine adulte ou mûre, telle que présente dans le tronc des arbres

Mille site web pour en savoir plus…

Et encore mille vidéos à regarder..

Mais il y a un truc que je n’ai pas encore compris… il faut couper le bois à la période dormante juste avant le printemps.. mais il faut l’étaller en automne…. et il faut aussi l’étaller tout de suite.. ça ne me semble pas possible ??

Je fais quoi moi ?

Les objectifs du paillage (wikipedia paillis)

  • réguler la température du sol en limitant les chocs thermiques (jour/nuit), et en favorisant le maintien de la chaleur dans le sol au printemps et en automne, et au contraire en maintenant une certaine fraîcheur et en limitant les écarts de température pendant la saison estivale chaude,
  • maîtriser le développement des adventices en interceptant le rayonnement solaire nécessaire à la germination,
  • ralentir l’évaporation de l’eau et maintenir l’humidité dans le sol, par une barrière limitant la déshydratation induite par le vent, le soleil qui accélèrent l’évaporation.
  • garder le sol meuble et améliorer sa structure pédologique (ce qui diminue le besoin de sarclage et binage)
  • enrichir le sol en matière organique et en nutriments grâce à la dégradation du matériau de paillage (s’il est biodégradable et non pollué),
  • repousser certains insectes et abriter une faune utile,
  • améliorer progressivement les conditions de culture, en réfléchissant le rayonnement solaire vers les plantes (si le paillage est de couleur claire), et en procurant une surface propre et sèche aux fruits reposant sur le sol comme les courges, les melons ou les fraises.
  • permettre que les engins de fauche s’éloignent des arbres, ce qui limite les blessures au collet des arbres.

De manière industrielle, le paillage est fait avec des grands plastiques !

Très souvent, on utilise des écorces de pin ! .. mais pourquoi les gens sont si bête ?? ça acidifie le sol !!!!

Donc le mieux c’est de mettre du BRF comme pailliage ! Lui, il se décompose en engrais. Le plastique ou l’écorce de pin ne peuvant avoir que l’action mécanique de protection, mais pas l’acton de régénération du sol.

Purin d’orties comme frétilisant azoté

Le purin d’orties, dont l’appellation correcte est « extrait fermenté d’orties », est principalement utilisé comme fertilisant (riche en azote mais faible en potasse) en arrosage, comme éliciteur en pulvérisation foliaire et, dans une moindre mesure, insecticide par effet répulsif (très efficace contre les pucerons). Il est issu de la macération d’orties hachées dans de l’eau pendant 10 jours à l’abri de la lumière (au delà de 15 jours il devient herbicide). La macération dégage beaucoup de gaz. Le liquide obtenu est lui-même dilué de 10 à 20% dans l’eau d’arrosage (ou de 5 à 10% dans l’eau de pulvérisation). L’odeur du purin d’ortie est particulièrement nauséabonde. Le purin d’ortie peut également servir d’activateur de compost.

Purin de consoude comme fertilisant en potasse

Le purin de consoude est un fertilisant riche en potasse et contenant également de nombreux oligo-éléments tels que du calcium, du fer, du magnésium, du cuivre, du bore, du manganèse, et du zinc.

En France, il est interdit de vendre et de fabriquer, de diffuser la recette des purins biologiques. La loi d’orientation agricole nécessite un certification de conformité produit pour ces recettes.

  1. L’engrais de mémée toujours hors la loi [archive], En finir avec la gratuité [archive]

Encore quelques extrait de la page wikipedia à propos de la consoude.

La consoude est utile pour les jardiniers car elle est capable de récupérer gratuitement les précieux nutriments du sol telle une pompe fonctionnant à l’énergie solaire. Avec ses profondes racines, la consoude ramène du sous-sol de nombreux oligo-éléments et minéraux. C’est surtout pour la potasse que l’effet-consoude est le plus efficace (ce qui en fait un excellent engrais pour pomme de terre et tomate). Le tableau ci-dessous en révèle l’extraordinaire richesse, d’autant plus qu’il existe peu d’engrais organiques potassiques. La sélection « Bocking 14 » est la plus douée à cet égard, car elle en fixe deux fois plus que la consoude officinale. C’est pour cette raison que la saveur des feuilles est amère et donc déconseillée pour l’alimentation de bestiaux et l’usage humain. Le rapport carbone/azote de la consoude fanée est de 9,8, soit celui d’un compost très mûr. C’est pour cette raison que Hills1 l’a nommée « instant-compost »: elle est utilisable en l’état (fanée) par le jardinier parce qu’elle ne provoque pas de faim d’azote.

Comparatif entre consoude, fumier et compost
% eau % azote % phosphore % potasse C/N
fumier 76 0,64 0,23 0,32 14
consoude fanée 75 0,74 0,24 1,19 9,8
compost de consoude 32 0,55 0,91 3,04 7,8
compost 76 0,5 0,27 0,81 20

Bref… la consoude, c’est mieux que le fumier !

Techniques culturales simplifiées

Les techniques culturales simplifiées sur wikipedia:

Les trois piliers des TCS sont :

  • l’absence de labour
  • l’utilisation systématique des couverts végétaux
  • des rotations de cultures performantes

Quelques pratiques et avantages:

  • on laisse les débris végétaux dans la champs. ça protège de l’erosion du sol. Cela favorise le développement de la microfaune, et notamment les vers de terre, qui ameublissent la terre à la place de l’agriculteur
  • travail superficiel du sol avant le semis. On ne travail que la ligne de semis. (le semis direct)
  • Les fenêtres météo augmentent. Ce qui donne de la souplesse aux agriculteurs.
  • Dans un contexte mondial de raréfaction de l’énergie et de réchauffement climatique, les TCS proposent une agriculture économe en énergie et en pétrole. Les TCS peuvent réduire jusqu’à 40% la consommation énergétique et le temps de travail des agriculteurs. Le CO2 stocké dans le sol participe de manière importante à la réduction des gaz à effet de serre.
  • limiter au maximum l’apport d’intrants afin de ne pas perturber la vie du sol. (789 unités d’azote = 1 tonne équivalent pétrole, 53% de l’énergie fossile en agriculture sert pour la fabrication d’engrais !).

Les engrais verts

Selon la définition que l’on trouve sur wikipedia

Un engrais vert, aussi appelé « CIPAN » pour Culture Intermédiaire Piège A Nitrates, est une culture temporaire de plantes à croissance rapide destinées à être enfouie rapidement pour améliorer l’aptitude culturale du sol (propriété physique, chimique et biologique) principalement en assurant un apport d’éléments nutritifs à la culture suivante.

Rôle de l’engrais vert:

  • protéger le sol de l’érosion. (Ne jamais avoir le sol à nu ! )
  • empêcher la pousse des adventices (mauvaises herbes) (Elle viennent uniquement pour que le sol ne soit pas nu ! .. donc si le sol n’est pas nu… elles ne viennent pas !)
  • consomme les restes d’engrais de la saison précédente et les restitue après enfouissage.
  • aération du sol et nourriture pour vers de terre durant l’hiver

Quelques engrais verts..

Quelques liens

Le Biomax… biodiversité maximale

Extrait de l’article… BioMax… Biodiversité Maximal.

Appliqué sur ce jardin: http://www.agriculture-durable61.com/pages/cote-jardin/le-non-labour-au-jardin/le-non-labour-au-jardin.html

Le but est d’ajouter du carbone et de faire une couverture des sols quand on ne cultive pas ce que l’on veut récolter… bref de l’engrais vert.

Une crucifère, une graminée et une légumineuse. Ce sont trois familles botaniques et systèmes racinaires différents qui peuvent se compléter dans l’étagement du couvert et dans la fourniture de l’azote, notamment.

Les crucifères jouent leur rôle de “pompe” à nitrates avec une restructuration du sol plus ou moins importante par éclatement (du radis chinois à la moutarde respectivement) grâce à leur système pivotant et occupent l’étage supérieur (jusqu’à 2 m pour la moutarde). Ceci est dû à leur croissance très rapide qui contrôlent parfaitement les mauvaises herbes. Le mélange de plusieurs espèces permet de couper efficacement la rotation mais, attention aux crucifères dans les rotations chargées en colza.

Les graminées ont une croissance modérée et occupent la surface du sol. Avec leur système fasciculaire assez agressif, elles “émiettent” superficiellement le sol en le rendant assez grumeleux. Leur implantation est plus lente que les crucifères mais elles continuent à pousser pendant l’hiver.

Hormis le système pivotant et restructurant de la féverole, les autres légumineuses ont un enracinement superficiel sans effet sur le sol. En revanche, elles sont indispensables pour l’équilibre et la performance d’un biomax. Les nodosités de celles-ci permettent, d’une part leur auto-suffisance en azote et, d’autre, elles en fournissent pour le reste du couvert.

Exemple d’essais…

http://www.agriculture-durable61.com/pages/cote-jardin/couverts-vegetaux/bretoncelles-2012.html

Couvert d’automne-hiver :

Après ail-échalotes : c’est un engrais vert de pois-vesce-féverole et avoine qui est semé le 2 août. La densité est un peu faible, surtout l’avoine, et le manque d’eau va pénaliser la levée. Ajoutons aussi la présence d’une taupe qui va compliquer l’implantation des plantes.

Un qui semble avoir très bien marché…
Couvert de radis fourrager, avoine, féverole, vesce, pois, tournesol et sarrasin le 8 août .

Détail: http://www.agriculture-durable61.com/pages/cote-jardin/couverts-vegetaux/bretoncelles-2011.html

Au final, le couvert atteint 1 m 45 en moyenne et le sol en dessous est très propre ! Le tonnage dépasse 4 tonnes de matière sèche.

Après pommes de terre :

Suite à une récolte très mauvaise, (du jamis vu en 14 ans) les reliquats azotés sont très élevés. 11 espèces sont semées le 8 août. Il y a du tournesol, du sarrasin, du pois, de la vesce, de la féverole, de la gesse, du nyger, du radis fourrager, du radis chinois, de l’avoine et des haricots à rames.

Roulage sur sol gelé le 5 décembre.

Couvert d’hiver-printemps

Le 9 septembre, est semé un couvert biomax de : seigle (100), pois fourrager (15), vesce commune (8), vesce velue (5), trèfle incarnat (0,5) et moutarde (1)

Les associations de plantes…

http://fr.ekopedia.org/Compagnonnage

D’après l’émission de rtn sur le jardin antroposophe de Michel Von wyss, voici quelques plante qui vont bien ensemble.

  • carotte, oignion, poireau
  • persil, basilic, tomate

Fève et haricot

Pommes de terre

  • oui: ail, haricot, pois, fève, chou, maïs, laitue, oignon, pétunia, oeillet d’Inde, radis, potiron, courgettes
  • Non: pomme, citrouille, tomate

Tomates

  • oui: asperge, basilic, carotte, oignon, persil, pois,sauge, poireaux, radis
  • non: fenouil, pomme de terre, chou

Légume

S’accorde avec…

N’apprécie pas…

Ail

carotte, fraisier, tomate

pois, haricot, chou

Asperge

persil, tomate

oignon

Aubergine

estragon, pois, thym

Betterave

choux, céleris, laitues, oignons

haricots grimpants

Brocoli

fève, céleri, camomille, aneth, menthe, capucine,oignon, origan, pomme de terre, sauge, romarin

laitue, fraise, tomate

Chou de Bruxelles

fève, céleri, aneth, hysope, menthe, capucine, pomme de terre, sauge, romarin

fraise

Chou

fève, betterave, céleri, camomille, aneth, hysope, menthe, capucine, oignon, origan, pomme de terre, sauge, romarin

vigne, fraise tomate

Carotte

fève, échalotte, poireau, oignon, pois, radis, romarin, sauge, tomate

aneth

Chou-fleur

aneth, fève, betterave, camomille, capucine, céleri, hysope, menthe, oignon, origan, pomme de terre, sauge, romarin

fraise, tomate

Céleri

fève, choux, poireau, oignon, tomate

laitue, persil

Citrouille

fève, maïs, menthe, capucine, radis

pomme de terre

Concombre

fève, brocoli, céleri, laitue, pois, radis, tomate

rue, sauge

Courge

fève, maïs, menthe, capucine, radis

pomme de terre

Épinard

aubergine, chou, céleri, oignon, pois, fraise

Fève et haricot

betteraves, bourrache, choux, carotte, chou-fleur, maïs, oeillet d’Inde, courge, fraise, tomate

ciboulette, fenouil, ail, poireau

Laitue

betterave, chou, trèfle, pois, radis, fraise

Melon

maïs, tournesol

Oignon

betterave, chou, carotte, laitue, pomme de terre,fraise, tomate

fève, haricot, pois

Piment

basilic, carotte, marjolaine, oignons, origan

fenouil

Poireau

carotte, céleri

betterave, chou, fève haricot, brocoli

Pois

asperge, aubergine, carotte, céleri, concombres, laitue, radis, épinard, tomate, haricots, navets

Pommes de terre

ail, haricot, pois, fève, chou, maïs, laitue, oignon, pétunia, oeillet d’Inde, radis, potiron, courgettes

pomme, citrouille, tomate

Radis

fève, chou, chou-fleur, concombre, laitue, pois, courge, tomate

vigne, hysope

Tomates

asperge, basilic, carotte, oignon, persil, pois,sauge, poireaux, radis

fenouil, pomme de terre, chou

Les associations de plante dans un grand tableau à 2 entrées.

Voir avec ce que j’ai moi comme plantes.

L’idée est d’avoir de plus en plus des vivaces ou des plantes qui se resème toutes seules. Ainsi il n’y a qu’à récolter. Plus de boulot !

Journal de jardin 2011

pour suivre l’actualité de mon jardin, voici les pages de blog spéciales…. ça s’arrête au bout d’un moment… Je n’ai pas trouvé le temps de finir le blog… j’ai préféré finir le jardin que le blog !! 😛

Donc en 2012, voici juste le lien vers la galerie de photo de l’évolution du jardin. C’est plus facile à mettre à jour.

Liste de vidéos intéressantes

Buttes de culture

(on parle aussi de butte dans la technique « hugelkultur » qui fait des buttes avec des arbres dedans, mais ce n’est pas pareil)

Les fiches explicatives de Richard Wallner, avec en particulier:

Diaporama de construction d’une Buttes (très semblable au jardin lasagne).

  • creuser (pourquoi ??)
  • mettre du carton
  • du gros bois (les champignons ont besoin d’air pour décomposer le bois. Il y a de l’air tout dessous ?)
  • du petit bois
  • du BRF (ou sciure on dirait ? )
  • herbe coupée (à la faux vu la tailler… voir herbe arrachée au début)
  • feuille morte
  • paille de fumier
  • gros fumier (Souvent on nous dit que c’est pour l’azote. Mais en fait, c’est plein d’azote pas utilisable directement par les champignons !?)

Le cours en vidéo de Richard Wallner à propos de la construction d’une butte de culture.

  • Il a deux buttes qu’il inverse chaque année pour faire des rotations de culture sans avoir à réfléchir.
  • Il fait sa butte assez haut pour ne pas se casser le dos.

Un article complet et plein de références sur les buttes.

Un site très complet (en anglais)

Voici le plan prévu pour mes buttes de cultures. J’ai repris le pdf de Richard Wallner et j’ai réduit la taille des buttes de 5m à 3m. Ce que j’ai chez moi.

jardin plantations sur buttes 2012.pngjardin légende plante.png


Ces buttes s’alternent chaque année.

J’ai construit chez moi 3 buttes, j’en prévois encore une 4ème.

Les plantations se sont faite un petit peu différemment de ce que j’avais prévu. Mais l’esprit reste le même.

Construction d’une spirale d’herbes aromatique. Emblème de la permaculture

Lutte contre les limaces

Un des inconvénients de faire un jardin d’eden plutôt qu’un jardin désert… c’est que le paillage fait des nids douillets pour toutes sortes d’animaux… dont les limaces. Limaces qui ont la facheuse tendance de manger les légumes !

Le meilleure moyen pour lutter contre les limaces c’est d’avoir dans son jardin des prédateurs de limaces.

Emilia Hazelip a introduit des canards coureurs indiens, ils mangent les limaces… mais aussi les salades. Il faut donc limiter leur temps de balade dans le jardin.

Un des meilleur prédateur que j’ai est le hérisson. Il est déjà installé dans le coin de mon jardin, donc tout va bien.

J’ai même eu l’occasion de le rencontrer de près lorsque je construisais mes buttes.

Sympa

l’alimentation et l’agriculture

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L’alimentation et l’agriculture

Résumé

  • un besoin de base, c’est manger
  • l’agriculture est issue d’un problème de complexité d’échelle de la cueillette
  • l’agriculture contractuelle de proximité tout le monde s’y retrouver et on ne gaspille plus
  • la viande consomme beaucoup trop de ressource et d’énergie et est responsable de 18% des émissions de CO2
  • un jour par semaine sans viande est uen bonne solution
  • utilisons du bois sous forme de BRF pour refaire de l’humus et fertiliser les champs
  • plus besoin de labourrer
  • les ogms sont une arnaque. ça ne fonctionne pas et ça rend dépendant économiquement.

Se nourrir est probablement un des besoins les plus important. Les premiers hommes vivaient de chasse (aux rennes) et de cueillette. Puis trouvant un climat favorable aux légumineuses (vers -12000), les humains se sont sédentarisés.

Comme manger du blé dur cru n’est pas très facile, on l’a écrasé et mélangé avec de l’eau. Puis cuit dans des feux en forme de trous. Le pain était né. (vers -9000)

En observant la terre cuite au bord des feux, la poterie est née. Puis d’autres outils.

L’amélioration de la nourriture dans ces villages a permis une explosion démographique. Revers de la médaille, il est devenu plus difficile de trouver de la nourriture dans les environs des villages. Il faut aller exponentiellement plus loin pour trouver à manger. Ce n’est plus rentable.

On se retrouve devant un problème de complexité due à l’échelle. Pour résoudre ce problème, les gens ont commencé à créer des jardins proche des villages.

L’agriculture est née. Le temps du jardin d’Eden est révolu. Il faut cultiver est s’occuper de son champ. Il ne suffit plus seulement de récolter.

Il est écrit dans le livre de la genèse: Le sol sera maudit à cause de toi. C’est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie […]. C’est à la sueur de ton front que tu mangeras ton pain.

Actuellement, on se retrouve à une échelle encore plus grande, où l’on use et abuse du transport de marchandise pour cultiver de la nourriture à des milliers de kilomètre de là où elle sera consommée.

Notre agriculture est doublement basée sur le pétrole. On mange le pétrole qui compose les engrais grâce aux plantes qui nous les transformes en produit comestibles pour nous. Et on utilise le pétrole pour transporter notre nourriture sur des distances énormes.

Les locavores

Il faut relocaliser notre consommation pour réduire la complexité du système.

Le système marchand qui est utilisé actuellement est un système qui est basé sur des producteurs qui vendent leur production à des distributeurs qui eux se chargent de distribuer la nourriture à tout le monde, en général dans des supermarché. (le modèle dominant actuel)

Ce système donne trop de poids aux distributeurs qui cassent les prix chez les producteurs tout en exigeant une qualité énorme.

Ainsi, le filtre de la qualité a pour résultat de jeter de grande quantité de nourriture qui est tout à fait consommable.

De plus en plus, les producteurs remarquent qu’ils ont tout à gagner à distribuer eux même. Un exemple, les oeufs en magasins sont placés dans des cartons d’oeufs. La taille d’un oeuf dans un emballage est standardisée. Il faut donc que les poules produisent des oeufs de taille identique. Mais ce n’est pas le cas naturellement. Il y a donc un tri qui est effectué.

Il est donc possible de trouver dans une vente directe à la ferme, des oeufs qui sont plus gros, moins cher pour le client et qui rapportent plus au producteur !

La marge est plus petite et le producteur vend les oeufs que le distributeur ne veut pas prendre car ils sont trop gros !

Sur ce constat que tout le monde est gagnant (sauf le distributeur) L’agriculture contractuelle, de proximité se développe ces dernières années. Le principe est simple.

Un producteur dit qu’il lui faut une somme fixe par année pour être rentable. Il trouve des gens qui par contrat lui achète sa production à l’avance. Il faut trouver le bon nombre de personne pour arriver au montant global qui permet la rentabilité.

Puis les consommateurs viennent régulièrement pour venir chercher leur produit. Même si la qualité est variable tout est pris et consommé. Le producteur ne passe pas encore des heures à nettoyer des légumes pour les rendre les plus beaux possibles et espérer les vendre à un distributeur ou au marché.

Tout le monde semble y trouver son compte. En France on entend souvent le terme d’AMAP, qui signifie Association pour le Maintient d’une Agriculture de Proximité.

Certaines AMAP ont beaucoup de succès et finissent par refuser de prendre plus de monde. Certain ne comprennent pas pourquoi les agriculteurs ne veulent pas s’agrandir. La raison est pourtant logique. Nous ne sommes plus du tout dans une logique de croissance. Il faut trouver la taille optimale. En agrandissant au mauvais moment on change d’échelle, on augmente la complexité et on diminue l’efficacité.

L’idée est plutôt de créer d’autre association ailleurs. De les multiplier à la bonne taille plutôt que de les agrandir.

Végétarisme et rendement de la nourriture

Se nourrir, c’est alimenter notre corps en énergie.

Il y a des aliments qui sont plus où moins bon au niveau gustatif. ça tout le monde en en conscient. Il y a des aliments qui ont des rendements plus où moins bon au niveau rendement énergétique et là. C’est plus diffus.

La viande est un aliment qui est très gourmand en énergie à produire par rapport à ce qu’il peut apporter en qualité nutritionnelles.

D’après la FAO, 78% des terres agricoles mondiales sont utilisées pour faire pousser de la nourriture pour des animaux !

(Source: rapport CRIOC: viande un lourd tribut environnemental. D’après la FAO: http://faostat.fao.org)

Une fois nourris et surtout engraissé, ces animaux sont abattus pour en faire des steaks.

Suivant les animaux et leur ossatures, le rendement n’est pas autant bon. La viande de boeuf est celle qui a le plus mauvais rendement. Après avoir dépensé une énergie colossale et beaucoup d’eau pour nourrir des vaches. Finalement, il n’y a que 10% de l’animal que l’on mange. Le rendement de la viande de porc ou la volaille est nettement meilleur. Mais la palme revient à la viande d’insecte. En effet, 90% de l’insecte est comestible. Problème, ce n’est pas dans la culture occidentale de manger des insectes !

Cependant, c’est probablement une solution d’avenir. Pour la faire accepter, il suffirait de reconstituer des steak à l’allure normal mais fait avec de la viande d’insecte. La NASA étudie de près la nourriture à base d’insecte car c’est un des seul moyen d’avoir de la viande dans le cas d’un voyage vers mars.

Actuellement, la viande de est devenue une habitude de consommation, on ne réfléchit même plus à ce qu’a été la viande avant d’être un steak.

La consommation de viande est passé de 10kg en moyenne par personne par année en Europe dans les années 1960, pour être décuplée en moins de 50 ans. En effet, en 2002 Eurostat comptait une moyenne de 97kg de viande par personnes par années pour les habitants des 15 pays que comptait l’UE à cette époque.

La notion d’élevage pour la viande est une notion récente au cours de l’histoire. Ce n’est que depuis 1880 qu’il existe des animaux d’élevages uniquement pour la viande.

En 2010, on compte environ 1 milliard de porcs d’élevages dans le monde. Ainsi, il y a 2,7 millions de porc qui sont abattu chaque jour !

L’élevage de porc pose énormément d’autres problèmes. En France, la Bretagne est envahie de porc. Le lisier de porc pollue l’eau au point que ça se ressent dans l’eau du robinet.

Pour se dégouter des élevages industriel, il faut regarder le film food inc.

Les élevages consomment également beaucoup d’énergie. En Belgique, le rapport CRIOC estime que pour les poules pondeuses uniquement, on compte une consommation électrique de 3,5 kWh par poule et par an ce qui représente 15 millions de kWh par an.

Du point de vu des ressources, la viande est terriblement gourmande.  On estime que pour produire un petit steak de boeuf de 100g, il faut 2500l d’eau répartie entre ce que la vache a bue et surtout l’eau qui a arrosé les cultures qui ont servie de nourriture à la vache. Du point de vue de l’énergie utilisée, ce même steak de 100g représente 2,3 kg eq CO2.

Dans l’agriculture, les émissions de gaz à effet de serre sont surtout du métane. Le métane est un gaz qui a une effet de serre 20 fois plus grand que le CO2. Ainsi l’agriculture et l’élevage représente dans le monde 18% des émissions de gaz à effet de serre, soit plus que les transports !

On parle souvent de prendre des mesures pour réduire les gaz à effet de serre dans les transports. Mais on parle peu de manger moins de viande.

Toutefois, ces dernières années un mouvement de végétarien pour raison écologique commence à émerger. On les appelle des flexi-vegi. Sans aller à l’extrême et devenir totalement végétariens, les flexi-vegi diminuent leur consommation de viande.

Ce n’est pas qu’il n’aiment pas la viande. Mais il préfère manger  moins de viande mais de la viande locale et de qualité que de manger de la viande tous les jours juste pour manger de la viande. Manger de la chasse locale quand c’est la saison c’est bien meilleure que du boeuf industriel ! De plus, les protéines végétales sont tout autant capable de nourrir correctement une personne.

Une nouvelle idées est apparue il y a quelques temps, c’est de faire une journée par semaine sans viande dans les cantines. Certains crient au scandale à la restriction de liberté. Mais il est indéniable que l’idée a un effet sur l’environnement.

Elle peut même avoir un effet sur le prote-monnaie. En effet, toujours selon le rapport CRIOC, il semble que la viande compte pour 30% du budget nourriture des foyers belges !

Donc pour mangeons moins de viande pour économiser de l’argent, améliorer sa santé et réduire son empreinte environnementale.

Remettre la forêt au centre de l’agriculture

Dans la période de crise dans laquelle nous vivons. Il suffit de prêter attention aux médias pour avoir l’impression que la fin du monde est proche ! Plus que jamais on nous bassine avec un catastrophisme ambiant et des problèmes partout…

Mais où sont les solutions ?

Beaucoup aiment critiquer, dénoncer, lancer le débat (ce qui est déjà mieux), mais peu de gens apportent des solutions.

Dernièrement, j’ai enfin trouvé quelqu’un qui apportait des solutions.

Je suis allé au cinéma voir le dernier film de Coline Serreau: Solutions globales pour un désordre global.

Le titre annonce déjà que l’on va nous donner des solutions. Et c’est vrai !

L’agriculture est la base des civilisations humaines

Et oui, le sujet du film, c’est l’agriculture. L’agriculture est la base de toutes nos civilisations humaines. L’agriculture est ce qui permet à tout à chacun de se nourrir, l’agriculture est fondamentale pour l’humanité…. mais pour jouer le jeu des catastrophistes… l’agriculture va mal, l’agriculture doit être réformée. Et ce film donne des solutions simples.

champ de blé.jpg

Histoire de l’agriculture

trouée dans la forêtPour commencer, petit rappel historique. L’agriculture ce n’est pas nouveau. Les humains ont commencé à cultiver des plantes il y a 10 000 ans, pendant ce que l’on a appelé la Révolution néolithique.

J’ai retrouvé des épisodes de l’émission de la RSR Histoire vivante à propos de l’histoire de l’agriculture. Pour ceux qui voudraient avoir un bon aperçu voici le résumé que j’ai fait des 3h qu’ont duré cette conférence.

Voici les enregistrements audio:

Pour résumer très brièvement la longue et complexe histoire de l’agriculture retrouvons nous au néolithique.

Au tout début, on cultivait les plantes dans la forêt. Puis on a commencé à bruler les arbres pour faire un peu de place et surtout pour récupérer les cendres et les utiliser comme engrais.

Quand ça ne marchait plus on partait ailleurs. Puis après quelques dizaines d’années le premier sol était à nouveau utilisable quelques années.

Une fois que toutes les forêts utilisables ont été brûlées, il a commencé à manquer de place. On s’est donc mis à rester sur les mêmes terrains et l’on a inventé la jachère.

J’ai relu mon livre d’histoire d’école secondaire et ce qu’on y dit à propos de la jachère. Comme dans la plupart des livres d’histoire, ce n’est pas exact !

La jachère n’est pas le repos de la terre ! … c’est au contraire le moment où l’on travaille le plus la terre ! C’est vrai on y cultive plus, mais on tente par tous les moyens de lui redonner de la biomasse ! C’est pourquoi on va y faire paître les animaux pour récupérer leur déjections. On va labourer le champ pour mélanger ces déjections avec la terre.

Tout le moyen âge va être chamboulé par cette technique. La faux, la charrue et la charette sont le premier pas vers une agriculture technologique. Une technologie qui va mobiliser tellement de ressources que l’impôt sera inventé !

L’agriculture du néolithique à l’aide de la forêt était beaucoup plus rentable, les technologies du moyen-âge ne sont là que pour compenser la perte de la forêt.

Cette situation va durer jusqu’au début du 20ème siècle.

Agriculture de destruction massive

masque obligatoire_plus_clair.pngLe début du 20ème siècle est marqué par deux guerres mondiales. Lors de la première, c’est là que l’on a envoyé au front tous les paysans d’europe se faire massacrer et qu’on a envoyé leur femmes dans les usines.

La première guerre mondiale à vu la création du gaz moutarde pour tuer les ennemi. c’est aussi à cette époque que l’industrie a réussi à synthétiser l’amoniac.

A la fin de la guerre, il y avait des millions de paysans en moins et une industrie chimique qui tournait pour rien !

On a changé d’ennemi. Au lieu de se battre entre humains. On se bat contre le sol. On lui déverse dessus tous les pesticides créé pendant la guerre sous prétexte de tuer les insectes nuisibles ! Le reste de l’industrie chimique fabrique des engrais. Et l’industrie des chars fabrique des tracteurs.

Une nouvelle révolution agricole est en route. On commence la guerre chimique contre les sols.

Agriculture à base de pétrole

nain de jardin arrosoirIl ne faut pas oublier que toute notre agriculture actuelle est une grosse industrie à transformer du pétrole en plante comestible. (on l’espère que c’est commestible !)

En effet, dans ce type d’agriculture, on balance des pesticides pour tuer le sol (surtout les micro-organismes qui le compose), et comme le sol n’est plus capable de nourrir les plantes, on leur donne directement des engrais.

Engrais, qui sont à base de pétrole. Pourquoi est ce que les fruits et légumes sont beaux et gros ? Par ce qu’on les gaves de pétrole ! Tout le monde sait que les réserves de pétrole vont en diminuant, mais tout le monde trouve normal de baser notre alimentation sur le pétrole ! Ce n’est pas très durable tout ça !

.. et ce n’est pas très bon non plus. On fait tout pour avoir des plantes énormes. Mais elles sont malades. Ce n’est pas en faisant des cultures hors sol, où l’on nourrit les plantes avec uniquement 3 des 28 composants dont les plantes ont besoin pour se développer, que l’on va faire une alimentation saine !

L’agriculture actuelle vit sur les mêmes règles que la mode: Seule l’apparence compte !

La solution: remettre la forêt au coeur de l’agriculture

Forêt verte.jpgIl est temps de s’arrêter et de réfléchir à ce que l’on fait. Il est temps que tout le monde se renseigne sur ce qui est dans son assiette. L’agriculture actuelle court à sa perte !

Oui, c’est du catastrophisme. Mais la solution est là et facile à mettre en oeuvre.

La source de la fertilité c’est la forêt !

La forêt fait pousser des arbres de plusieurs dizaines de mètres de haut. Personne n’y met de l’engrais !

La forêt pousse toute seul, personne n’y met de pesticides pour lutter contre son sol !

La forêt est toujours fraiche et humide et personne ne l’arrose !

Le secret de la forêt, c’est son sol. C’est son humus toujours en formation à l’aide de nombreux champignons, bactéries, et insectes qui décomposent le bois qui tombe des arbres. La biomasse est toujours entièrement recyclée.

Il est donc temps pour l’agriculture de renouer avec la forêt, de réutiliser le bois comme fertilisant !

Le BRF: Bois Raméal Fragmenté

Il faut donc que les agriculteurs abandonnent tous les mythes de ces derniers millénaires:

insecte.jpg

  • Cultiver c’est facile. Nous ne sommes pas en guerre contre le sol. C’est notre principal allié !
  • Il faut arrêter de labourer. Retourner le sol détruit sa composition, tue les animaux qui l’aérent naturellement sans rien demander. Pourquoi se crever à labourer c’est si dure et si inutile !
  • Il faut arrêter de balancer des pesticides. ça tue les animaux qui rendent le sol vivant et font tout pour aider les plantes à pousser.
  • Les insectes ne s’attaquent qu’à des plantes malades comme tous les charognards. Il faut donc produire des plantes saines et non des plantes malades !
  • ça fait 6000 ans que l’homme se bat contre les mauvaises herbes par ce qu’il veut un sol à nu. ça fait 6000 ans que la nature tente d’expliquer qu’il ne faut jamais avoir un sol nu. Sinon il s’érode ! Il faut donc faire des cultures intercalaires, des cultures de plantes que l’on ne va pas forcément récolter, mais qui vont créer de la biomasse et qui seront des « mauvaises herbes » que l’on aura choisie ! Ainsi le sol ne sera jamais nu. Et tondre, c’est plus facile que labourer !
  • Pour remettre la forêt au milieu de l’agriculture on utilise le BRF, le Bois Raméal Fragmenté. Ce sont des copeaux de jeune bois dont on va recouvrir les champs pour permettre au sol de se reconstituer. Il faut que des champignons se forment sur ce bois pour le décomposer.
  • Les champignons sont les seuls être vivants à pouvoir faire de la rétention d’eau dans toutes leurs cellules. Ce sont donc les champions de la régulation d’eau. Avec une culture qui utilise du BRF et ses champignons, l’arrosage est grandement diminué !
  • Il faut replanter des haies, ça permet de cultiver directement sur place tout le bois dont on a besoin pour faire du BRF.

La solution est simple, économique, elle demande moins de travail, elle permet de diminuer sa dépendance à l’extérieur et elle fonctionne !

champ orge.jpg

Pour aller plus loin

Dans le film on voit Lydia et Claude Bourguignon qui se battent pour expliquer aux agriculteurs qu’ils ont tout intérêt à réformer leur techniques d’agriculture. Ils ont créé le LAMS, un laboratoire d’analyse des sols.

Solutions locales pour un désordre global n’est pas le premier film dans lequels ils apparaissent.

Voici un extrait du film Alerte à Babylone dans lequel on y voit Claude Bourguigon:

Voici deux vidéos d’une conférence très intéressantes de Claude Bourguignon:

Pour aller plus loin encore sur le sujet, des profs de l’université de Neuchâtel vienent de rééditer un livre à propos de la microbiologie des sols: Le sol vivant.

Couverture

Les OGM.

Aux Etats-Unis, 58% du coton, 66% du maïs et 93% du soja sont Roundup Ready. La majorité des OGM cultivés dans le monde également, et le glyphosate, contenu dans le Roundup, est la molécule herbicide la plus utilisée sur terre.

Cependant depuis 2010, l’Amarante de palmer résiste au gylphosate, et donc au round up de Monsanto !

Voilà il a suffit de 15 ans d’utilisation d’OGM en Arkansas pour que l’amarante de palmer résiste au glyphosate et ruine le modèle économique de Monsanto !

Bravo à cette plante ! Elle est plus efficace que toutes les manifestations anti-ogm qui ont eu lieu jusqu’à présent.
Pourquoi acheter des semences 3 fois plus chères pour mettre autant de pesticide et quand même devoir arracher les mauvaises herbes à la main !
Désherber 66 millions d’hectares de champs à la main c’est long !!!

Voir article dans le Temps.

Voir le film, le monde selon Monsanto.

Pas d’OGM

A ce propos, j’invite tout le monde à se mobiliser contre les industries spécialisées dans les manipulations génétiques qui ont la fâcheuse tendance à rendre stérile leurs plantes afin de s’assurer que les agriculteurs (et autres amateurs comme moi) ne puisse pas éviter de passer à la caisse chaque année pour avoir des semences.

Le bienfait des OGM est un leurre. L’industrie fait de la promotion des OGM car elle aime le modèle économique qui va avec.  Le leader de l’industrie des OGM: Monsanto, est à la base une entreprise qui fabrique des produits chimiques et non une entreprise qui se soucie de l’agriculture et de la santé des gens.

Je crois qu’il est bien de rappeler que Monsanto est à la base d’à peu près tous les produits chimiques qui ont provoqué de graves problèmes et crises sanitaires: l’agent orange de la guerre du Viêt-nam, les PCB utilisés comme retardateur de flamme dont Monsanto niait les effets cancerigènes, les veaux dopés à l’hormone de croissance bovine, les publicités mensongères sur la biodégradabilité de l’herbicide Roundup

Ce que Monsanto aime avec les OGM, c’est qu’on peut modifier des céréales pour les rendre plus résistantes à son désherbant, le Round Up. Puis en rendant stérile ces plantes, on s’assure que les agriculteurs passent chaque années acheter un nouveau stock de semences chez Monsanto.

Mais qui s’inquiète de savoir qu’avec cette technique ont peut balancer encore plus de pesticides dans les champs… et par la même occasion dans nos assiettes ??

Pourquoi est ce que l’on s’étonne en argentine de voir un plus grand nombre de cancers et de leucémies en bordure des champs d’OGM ?

Voilà, donc je suis pour la souveraineté alimentaire, nous n’avons pas besoin d’OGM si c’est juste pour favoriser un monopole commercial.

D’autant plus, qu’actuellement l’agriculture n’a aucun problème de productivité. On a pas besoin de produire plus de céréales, la famine dans certains endroits c’est juste une mauvaise répartition des ressources:

Pourquoi réserver 78% de la surface agricole mondiale pour nourrir des animaux destiné à la boucherie. C’est un très mauvais rendement. Environ 10% pour la viande de boeuf! En mangeant moins de viande, on nourrit plus de monde, on économise de l’eau et on réduit le cheptel de vaches qui pète du méthane, un gaz a effet de serre 20 fois plus efficace que le CO2 ! Qui me trouve mieux comme solution aux problèmes environnementaux du moment ?

nain enchainé.jpg

 

suite => Les besoins en énergie

Remettre la forêt au milieu de l’agriculture

Nous vivons dans une période de crise. Il suffit de prêter attention aux médias pour avoir l’impression que la fin du monde est proche ! Plus que jamais on nous bassine avec un catastrophisme ambiant et des problèmes partout…

Mais où sont les solutions ?

Beaucoup aiment critiquer, dénoncer, lancer le débat (ce qui est déjà mieux), mais peu de gens apportent des solutions.

Dernièrement, j’ai enfin trouvé quelqu’un qui apportait des solutions.

Je suis allé au cinéma voir le dernier film de Coline Serreau: Solutions globales pour un désordre global.

Le titre annonce déjà que l’on va nous donner des solutions. Et c’est vrai !

L’agriculture est la base des civilisations humaines

Et oui, le sujet du film, c’est l’agriculture. L’agriculture est la base de toutes nos civilisations humaines. L’agriculture est ce qui permet à tout à chacun de se nourrir, l’agriculture est fondamentale pour l’humanité…. mais pour jouer le jeu des catastrophistes… l’agriculture va mal, l’agriculture doit être réformée. Et ce film donne des solutions simples.

champ de blé.jpg

Histoire de l’agriculture

trouée dans la forêt.jpgPour commencer, petit rappel historique. L’agriculture ce n’est pas nouveau. Les humains ont commencé à cultiver des plantes il y a 10 000 ans, pendant ce que l’on a appelé la Révolution néolithique.

J’ai retrouvé des épisodes de l’émission de la RSR Histoire vivante à propos de l’histoire de l’agriculture. Pour ceux qui voudraient avoir un bon aperçu voici le résumé que j’ai fait des 3h qu’ont duré cette conférence.

Voici les enregistrements audio:

Pour résumer très brièvement la longue et complexe histoire de l’agriculture retrouvons nous au néolithique.

Au tout début, on cultivait les plantes dans la forêt. Puis on a commencé à bruler les arbres pour faire un peu de place et surtout pour récupérer les cendres et les utiliser comme engrais.

Quand ça ne marchait plus on partait ailleurs. Puis après quelques dizaines d’années le premier sol était à nouveau utilisable quelques années.

Une fois que toutes les forêts utilisables ont été brûlées, il a commencé à manquer de place. On s’est donc mis à rester sur les mêmes terrains et l’on a inventé la jachère.

J’ai relu mon livre d’histoire d’école secondaire et ce qu’on y dit à propos de la jachère. Comme dans la plupart des livres d’histoire, ce n’est pas exact !

La jachère n’est pas le repos de la terre ! … c’est au contraire le moment où l’on travaille le plus la terre ! C’est vrai on y cultive plus, mais on tente par tous les moyens de lui redonner de la biomasse ! C’est pourquoi on va y faire paître les animaux pour récupérer leur déjections. On va labourer le champ pour mélanger ces déjections avec la terre.

Tout le moyen âge va être chamboulé par cette technique. La faux, la charrue et la charette sont le premier pas vers une agriculture technologique. Une technologie qui va mobiliser tellement de ressources que l’impôt sera inventé !

L’agriculture du néolithique à l’aide de la forêt était beaucoup plus rentable, les technologies du moyen-âge ne sont là que pour compenser la perte de la forêt.

Cette situation va durer jusqu’au début du 20ème siècle.

Agriculture de destruction massive

masque obligatoire_plus_clair.pngLe début du 20ème siècle est marqué par deux guerres mondiales. Lors de la première, c’est là que l’on a envoyé au front tous les paysans d’europe se faire massacrer et qu’on a envoyé leur femmes dans les usines.

La première guerre mondiale à vu la création du gaz moutarde pour tuer les ennemi. c’est aussi à cette époque que l’industrie a réussi à synthétiser l’amoniac.

A la fin de la guerre, il y avait des millions de paysans en moins et une industrie chimique qui tournait pour rien !

On a changé d’ennemi. Au lieu de se battre entre humains. On se bat contre le sol. On lui déverse dessus tous les pesticides créé pendant la guerre sous prétexte de tuer les insectes nuisibles ! Le reste de l’industrie chimique fabrique des engrais. Et l’industrie des chars fabrique des tracteurs.

Une nouvelle révolution agricole est en route. On commence la guerre chimique contre les sols.

Agriculture à base de pétrole

nain de jardin arrosoir.jpgIl ne faut pas oublier que toute notre agriculture actuelle est une grosse industrie à transformer du pétrole en plante comestible. (on l’espère que c’est commestible !)

En effet, dans ce type d’agriculture, on balance des pesticides pour tuer le sol (surtout les micro-organismes qui le compose), et comme le sol n’est plus capable de nourrir les plantes, on leur donne directement des engrais.

Engrais, qui sont à base de pétrole. Pourquoi est ce que les fruits et légumes sont beaux et gros ? Par ce qu’on les gaves de pétrole ! Tout le monde sait que les réserves de pétrole vont en diminuant, mais tout le monde trouve normal de baser notre alimentation sur le pétrole ! Ce n’est pas très durable tout ça !

.. et ce n’est pas très bon non plus. On fait tout pour avoir des plantes énormes. Mais elles sont malades. Ce n’est pas en faisant des cultures hors sol, où l’on nourrit les plantes avec uniquement 3 des 28 composants dont les plantes ont besoin pour se développer, que l’on va faire une alimentation saine !

L’agriculture actuelle vit sur les mêmes règles que la mode: Seule l’apparence compte !

La solution: remettre la forêt au coeur de l’agriculture

Forêt verte.jpgIl est temps de s’arrêter et de réfléchir à ce que l’on fait. Il est temps que tout le monde se renseigne sur ce qui est dans son assiette. L’agriculture actuelle court à sa perte !

Oui, c’est du catastrophisme. Mais la solution est là et facile à mettre en oeuvre.

La source de la fertilité c’est la forêt !

La forêt fait pousser des arbres de plusieurs dizaines de mètres de haut. Personne n’y met de l’engrais !

La forêt pousse toute seul, personne n’y met de pesticides pour lutter contre son sol !

La forêt est toujours fraiche et humide et personne ne l’arrose !

Le secret de la forêt, c’est son sol. C’est son humus toujours en formation à l’aide de nombreux champignons, bactéries, et insectes qui décomposent le bois qui tombe des arbres. La biomasse est toujours entièrement recyclée.

Il est donc temps pour l’agriculture de renouer avec la forêt, de réutiliser le bois comme fertilisant !

Le BRF: Bois Raméal Fragmenté

Il faut donc que les agriculteurs abandonnent tous les mythes de ces derniers millénaires:

insecte.jpg

  • Cultiver c’est facile. Nous ne sommes pas en guerre contre le sol. C’est notre principal allié !
  • Il faut arrêter de labourer. Retourner le sol détruit sa composition, tue les animaux qui l’aérent naturellement sans rien demander. Pourquoi se crever à labourer c’est si dure et si inutile !
  • Il faut arrêter de balancer des pesticides. ça tue les animaux qui rendent le sol vivant et font tout pour aider les plantes à pousser.
  • Les insectes ne s’attaquent qu’à des plantes malades comme tous les charognards. Il faut donc produire des plantes saines et non des plantes malades !
  • ça fait 6000 ans que l’homme se bat contre les mauvaises herbes par ce qu’il veut un sol à nu. ça fait 6000 ans que la nature tente d’expliquer qu’il ne faut jamais avoir un sol nu. Sinon il s’érode ! Il faut donc faire des cultures intercalaires, des cultures de plantes que l’on ne va pas forcément récolter, mais qui vont créer de la biomasse et qui seront des « mauvaises herbes » que l’on aura choisie ! Ainsi le sol ne sera jamais nu. Et tondre, c’est plus facile que labourer !
  • Pour remettre la forêt au milieu de l’agriculture on utilise le BRF, le Bois Raméal Fragmenté. Ce sont des copeaux de jeune bois dont on va recouvrir les champs pour permettre au sol de se reconstituer. Il faut que des champignons se forment sur ce bois pour le décomposer.
  • Les champignons sont les seuls être vivants à pouvoir faire de la rétention d’eau dans toutes leurs cellules. Ce sont donc les champions de la régulation d’eau. Avec une culture qui utilise du BRF et ses champignons, l’arrosage est grandement diminué !
  • Il faut replanter des haies, ça permet de cultiver directement sur place tout le bois dont on a besoin pour faire du BRF.

La solution est simple, économique, elle demande moins de travail, elle permet de diminuer sa dépendance à l’extérieur et elle fonctionne !

champ orge.jpg

Pour aller plus loin

Dans le film on voit Lydia et Claude Bourguignon qui se battent pour expliquer aux agriculteurs qu’ils ont tout intérêt à réformer leur techniques d’agriculture. Ils ont créé le LAMS, un laboratoire d’analyse des sols.

Solutions locales pour un désordre global n’est pas le premier film dans lequels ils apparaissent.

Voici un extrait du film Alerte à Babylone dans lequel on y voit Claude Bourguigon:

Voici deux vidéos d’une conférence très intéressantes de Claude Bourguignon:

Pour aller plus loin encore sur le sujet, des profs de l’université de Neuchâtel vienent de rééditer un livre à propos de la microbiologie des sols: Le sol vivant.

Couverturefenouil sauvage.jpg

Mettre en pratique

Après toutes ces bonnes paroles, pour une fois que des solutions sont proposées à tous les maux de la planète, il faut en profiter et les mettre en pratique.

C’est ce que je vais faire tout prochainement dans mon propre jardin. Après les récoltes de cet été, il faudra mettre une culture intercalaire. (de la luzerne par exemple) Comme c’est le début, il faudra mettre une culture qui apporte beaucoup d’azote pour pouvoir nourrir les champignons qui viendront décomposer le bois. Au bout de 2-3 ans l’humus sera à nouveau présent en masse et tout ira mieux.

On en reparles dans quelques temps…

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Histoire de l’agriculture

Histoire de l’agriculture

Suite à l’émission de la rsr histoire vivante à propos de l’histoire de l’agriculture, voici quelques notes à propos de ce qu l’on entends dans l’émission. L’émission comporte principalement une explication de Marcel Mazoyer.

Voici les enregistrements audio:

  • Un des foyers de base de l’agriculture est le croissant fertile. Mais ce n’est pas le seul.
  • A l’époque (quand ? -12 000 ?) c’est un climat de toundra qui s’étends jusqu’en turquie. Le sahara est un climat aride, mais pas un désert !
  • Les peuples de l’époques étaient principalement des chasseurs de rennes.
  • Certains se sont mis à se nourrire de légumineuses et de blé sauvages.
  • C’est l’abondance des ces plante et herbes sauvages qui a permis la sédentarisation de ces peuples. Plus besoin de suivre les troupeaux de rennes et de dormir dans des grottes !
  • C’est le début des premiers villages.
  • L’agriculture est apparue en suite logique chez ces peuples sédentaires, mais très lentement. Il s’est passé quasi 3000 ans entre les premiers peuples sédentaires et les peuples agriculteurs.
  • Cette sédentarisation a spécialiser les gens. Il se sont fabriqué des outils.
  • En parralèle, le climat s’est mis a se réchauffer. La toundra et les rênnes sont parti plus au nord. (changement climatique sur 3000 ans.. rien à voir avec ce que nous vivons actuellement.)
  • Manger du blé cru en grain c’est pas facile. On la donc écrasé, réduit en poudre mélangé à de l’eau .. et cuit.. le pain est né. (~ -9000)
  • Pour cuire les galettes de pain, on utilisait des feux en forme de trou. Comme la terre autour a sécher…. ça à permi d’inventer la poterie !
  • La cuisson de galette dans un feu en trou se pratique toujours. En iran notamment. (et à la fête des vendanges chez les pakistanais !)
  • Cette sédentarisation et abondance des ressources en nourriture a permi un formidable accroissement démographique. (500 personnes ou plus par village !)
  • Dès le moment où le village devient trop peuplé, il faut aller exponentiellement toujours plus loin pour trouver de la nourriture. C’est donc là que les gens se sont mis à créer des jardins autour des maisons pour gagner du temps. Les gens savaient déjà le faire depuis 1000 ans. Mais le besoin ne s’était pas fait sentir.
  • Au bout d’un moment, pour faire ses cultures il faut choisir un endroit. La prairie, c’est pas facile, on est pas équipé pour enlever l’herbe et les aniaumx herbivores s’y plaisent bien. Donc on va y faire de l’élevage. La foret, elle se prêtes bien a être défrichée et brûlée pour la cultiver.
  • Le principe des abattis brûlis fonctionne bien, mais pendant 2-3 ans, après il faut aller défricher une autre forêt.
  • On fait donc des rotations de cultures. Quelques années de cultures, et quelques dizaines d’années de friche ! (10-50 ans)
  • Le principe de la fertilité est simple. Il faut de la biomasse. C’est donc en aérant la forêt, en profitant de son humus et en  brûlant ce que l’on a abattu (juste avant utilisation ) que l’on récupère de la biomasse. Ensuite, on attends des années qu’elle se refasse toute seule.
  • A l’époque, vu que l’on avait des champs mélangés entre forêt et culture. Sur 1 hectare défriché et cultivé on avait peut être que 5000m2 avec du blé. Mais on récoltait quand même 10 quintaux de blé par hectare, et même jusqu’à 30 quintaux. Même si ça parait faible pour la surface. On oublie que c’est une surface partielle. Et si on refait le calcul avec la surface effective, on remarque que c’est un rendement énorme. On a jamais eu mieux, jusqu’à l’ajout d’engrais minéraux. (un quintal = 100kg voir rendements agricoles )
  • On arrive à nourrir 10 habitants par km2 alors qu’avec la cuillette, on arrivait à en nourrir qu’un !
  • PLus ça avance, plus on déffriche dans les détails pour augmenter la surface et augmenter le rendement apparent par hectare, mais plus le rendement effectif diminue. Quand on arrive à un défrichement total. On arrive à l’état de savane. Le rendement est faible. C’est l’état actuel.
  • Quelques chiffres au néolithique: le rendement apparent par hectare = 10 quintaux par hectar , le rendement réel est beaucoup plus élevé. Il y 1 hectare par travailleur. Il ne peut pas faire plus. On a donc un rendement de 10 quintaux par actif. => 4-5 bouches à nourrir !
  • Si il y a trop d’enfants, ça ne marche plus… le taux bouche à nourrir par actif limite toute la société: la famille, et les métiers des autres. Il y a peu d’inactifs. Peu de soldat, de chefs.. etc… Un Etat moderne ne peut pas exister sur un tel système.
  • A l’époque, il n’y a pas de droit de propriété, seulement un droit de récolte. Celui qui récolte est celui qui a planté.
  • Quand on a un système de rotation des cultures tous les 30 ans, personne ne se souvient qui avait cultivé ici la fois d’avant. Donc ça ne pose aucun problème. Mais en raccourcissant les rotations. Quand on arrive à 6-7 ans.. on se souvient de qui avait travaillé à un endroit. Donc, on lui redonne le même ! La propriété commence à émerger.
  • A force de cultiver par abattis brulis, les gens finissent par migrer toujours plus loin. Avec une faible population. Le déménagement d’un village n’arrivait que tous les 300 ans. Alors qu’actuellement dans les peuples qui pratiquent encore cette agriculture, la population est beaucoup plus importante et la forêt est détruite en moins d’une génération. Les gens déménagent à chaque génération.
  • Au moment où toutes les forêts utilisables ont été détruites. Il ne reste plus qu’un système de savanne qui est beaucoup moins efficaces. Il a fallut changer le système.
  • On a commencé a utiliser le labour et la jachère. (à ne pas confondre avec la friche)
  • Après avoir utiliser toutes les ressources d’un sol, il faut lui redonner de la biomasse. On met dont la terre en jachère. On y place des animaux pour recueillir leur déjections et on laboure pour les enfouir. De plus, on laboure pour faire ressortir les graines des mauvaises herbes, puis une fois qu’elles on fleurit, on laboure une seconde fois pour détruire cette culture de mauvaise herbes. (adventices en langage technique) (actuellement le labour est fortement remis en question. Si il est efficace au début, il détruit le sol et sa faune très rapidement et est néfaste sur le long terme.)
  • L’invention du foin va de paire avec l’invention de la charrue. Avec le foin, on peut nourrir les bêtes durant les périodes où il y a moins à manger, et dans des endroits moins propices.
  • Dans cette période, on invente donc plusieurs nouveaux outils. La faux, la charrue, la charrette pour transporter le foin et le lisier. (ce qui évite de transporter les bêtes). Puis on perfectionne le système avec le collier pour les cheveaux de trait.
  • Le foins et la charrure ont été inventé dans des pays du nord avec des climats moins agréable, et où la technique de la jachère ne fonctionne pas bien. Mais c’est un perfectionnement d’outils qui existaient déjà dans la vallée du nil et de l’hindus 2000 ans plus tôt.
  • Ces nouvelles techniques d’agriculture de labour et culture fouragère va permettre d’aller coloniser des régions totalement inhospitalière auparavant comme les forêts d’altitudes. C’est ainsi que des seigneurs et de nombreux monsatères vont coloniser des grands espaces en déffrichant la forêt.
  • L’organisation sociale va beaucoup changer. Les agriculteurs utilisant ces nouvelles technologies consomment autant de fer que les chevaliers. Il faut donc que l’agriculture soit vraiment rentable. Il faut qu’elle produise 10 fois plus. Les monastères quand a eux deviennent de véritables multinationnale organisant la révolution industrielle du moyen âges. Il perfectionnent la sidérurgie.
  • Dans les anciennes région agricole, il y a trop de monde et le rendement devient moins bon. Donc on tente de faire partir les gens. Une des techniques, c’est d’abolir le servage. Les serfs deviennent métayer et fermier dans des colonies.
  • Tout change dans la société.L’augmentation du rendement permet de recréer les villes disparues à la fin de l’empire romain. Il y a de plus en plus de gens qui ne travaillent pas pour se nourrir. Il faut les payer. Mais les seigneurs locaux ne peuvent tout gérer, de révolte en révolte, les rois se retrouvent à la tête des armées, mais ne peuvent pas faire grand chose de plus. Ils n’ont qu’un petit lopin de terre pour eux ! C’est à ce moment que la notion d’Etat émerge. Que les rois crée des impôts. (la taille, la gabelle..) pour financer tout le monde. Mais cet impôts représente le 1/3 de la récoltes ! … et ça ne passe pas bien. C’est le début de la guerre des 100 ans !

Conférence de Claude Bourguignon à propos de la nécessité du changement de l’agriculture ces prochaines années.

  • Il y a 100 ans en france, on cultivait 10 espèces de blé. Actuellement il n’y en a plus que 2 ! On ne garde que les plantes qui supportent les engrais. L’épautre a été sauvé par des agriculteurs bio qui voulaient garder cette plante car elle pousse sans engrais !
  • Nous sommes passé de 3600 variétés de fruit cultivées à 40 !!
  • Pourquoi faire des variétés de plante OGM qui permettent de mieux résister aux conditions climatiques…. alors qu’elle existe déjà !!!!  … on les a détruite même !
  • Le sol est en train de disparaitre. A chaque pluie, les rivières sont brunes, si elles sont brunes, c’est qu’elles sont boueuses, si elles sont boueuses, c’est qu’il y a de la terre de dans.. et donc on perd de la terre !
  • L’homme n’a jamais fait une agriculture respectueuse des sols. Qui protège le sol. Il serait temps de s’y mettre.
  • A l’époque de la rotation des cultures et friches. Tout allait bien. Il fallait travailler 2h par jour. Quand il y avait des mauvaises herbes. Il suffisait d’aller ailleurs. Avec la sédentarisation, on ne peut plus aller ailleurs. Donc on cherche à se battre contre les mauvaises herbes. C’est la amlédiction divine. La terre ne produira que des épines et tu travaillera à la sueur de ton frond. ça devient un travail énorme. On passe de 2h de boulot par jour à 14h! Dans tous les mythes de civilisation parlent d’un paradis perdu. D’un jardin d’Eden…. et bien voilà..  il est là… mais les humains préfèrent se battre contre la terre !
  • Depuis 6000 ans, on tente de mettre la terre à nu. Et la terre tente de faire comprendre que ce n’est pas ce qu’il faut faire. La terre doit être protégée. Elle doit être couverte pour que le sol et tous ces organismes vivants se portent bien !
  • Comment fonctionne la forêt ? On ne lui demande rien on ne travaille pas son sol et ça marche. Mieux encore, une rivière qui sort de la forêt (iguasu) est transparente. Alors que celle qui sort des champs est brune !
  • La forêt laisse tomber chaque année des rameaux, des feuilles sur le sol.
  • Des champignons se chargent de décomposer la lignine du bois. D’autres animaux et micro-organismes se chargent de transformer encore plus cette biomasse en ressource.
  • un km de haie permet d’obtenir 30 tonnes de bois par année. Il en faut 3 tonnes à l’hectare.
  • Depuis 1984 il n’y a plus d’augmentation de rendement.
  • Les champignons ont besoin d’air pour vivre. En labourant, on retourne le sol et on tue les champignons en les enfouissant profondément là où il n’y a pas d’air !
  • Les champignons sont capables de faire de la rétention d’eau dans chaque cellule. Ce sont donc les champignons qui régulent l’humidité du sol.
  • « Nous ne faisons plus de culture en europe, nous gérons de la pathologie végétale ! Nous essayons de maintenir vivantes des plantes qui ne demande qu’à mourir vu qu’elles sont tellement malade. »
  • On ne mettait pas un pesticide en europe en 1950. Auncun traitement fongique. Maintenant c’est 3-4 !
  • On met trop d’azote sur les blé, alors ils tombent. On leur donne alors de hormones pour raccourcir les pieds ! Puis ces hormones tues les arbres autour des champs !
  • Un labour libères des tonnes de CO2, le semi-direct séquestre du CO2. Si tout les paysans du monde arrétaient de labourrer on diminuerait les émissions de CO2 de 40% !
  • La déforestation pour cultiver est une catastrophe. Souvent on brûle la forêt, on laisse donc échapper tout le CO2 qui dérègle le climat, alors qu’on en a besoin pour faire pousser les plantes !

Voir aussi: http://fr.ekopedia.org/Bois_Ram%C3%A9al_Fragment%C3%A9

Une autre interview de Jean-Claude Bourguignon.

http://video.google.fr/videoplay?docid=-4945822295053027019#docid=-466260728712608764

Les vidéos sur google images semble ne pas être totalement fonctionnelles, voici donc la même sur youtube:

Les BRF..

http://www.pratiks.com/Video/Voir/Media/les_avantages_d_une_culture_sur_brf__bois_rameal_fragmente__174-75/index.html

http://www.pratiks.com/Video/Voir/Media/reussir_la_culture_sur_b_r_f___bois_rameal_fragmente__173-75/index.html

Une superbe animation didactique qui explique comment cultiver sans labourer.


Cultiver sans labourer – Fatou et Yeya par renaudchabrier

Ce film a été réalisé en une semaine (!) avec les élèves de CE2 d’Agnès Séguy à L’Ile d’Oleron.
Les personnages de Fatou et Yeya vous font découvrir le Semis direct sur Couverture Végétale (SCV), une technique agricole qui permet (entre autres) d’éviter l’érosion des sols.

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