Le bâton de comptage, un moyen de paiement oublié et pourtant officiel en France jusqu’en 2016

Le bâton de comptage, (tally stick en anglais) est un moyen de paiement qui a été utilisé pendant des siècles. Il était même encore reconnu jusqu'en 2016 dans le code civil français, art 1333:

"Les tailles corrélatives à leurs échantillons font foi entre les personnes qui sont dans l'usage de constater ainsi les fournitures qu'elles font ou reçoivent en détail."

baton de comptage 2 parties souche echantillon tally stick stock exchange

Mais pourquoi on en parle jamais dans les bouquins d'économie ?

Pourquoi on nous rabâche toujours la fable du troc qui n'a jamais fait système et date d'Adam Smith.

banque nationale suisse tout commence avec le troc
La brochure de la BNS nous dit que "Tous commence avec le troc" => faux!

Pourquoi les économistes adorent nous parler des petits coquillages d'iles lointaines, comme monnaie primitives alors que beaucoup, beaucoup plus près de nous dans l'espace et le temps, le bâton de comptage était le moyen de paiement principal !

Peut être que la simplicité et l'efficacité des bâtons de comptage n'arrangent pas les banquiers ? En effet, pas de crédit à intérêt, uniquement des reconnaissances de dette mutuelles dans une communauté.

Comment fonctionne un bâton de comptage

Dans cette vidéo, je montre à quoi ressemble un bâton de comptage, comment il était utilisé (par exemple pour acheter du pain à la taille), comment il est encore utilisé de manière folklorique dans les alpes suisses, avec les bâtons de comptage des vaches et les droits d'eau liés aux bisses valaisans.

Le principe est simple. Un bâton est fendu en deux dans la longueur. (sauf un petit bout de la souche).

DIY fabrication bâton de comptage fendre le bâton de comptage à la hache
Après une encoche à la scie pour délimiter la souche, le bâton est fendu à la hache

Le bâton était souvent une branche de noisetier. Ou alors de manière plus élaborée, une petite planchette.

baton de comptage tallystick noisettier

On obtient ainsi deux parties liées entre elles. C'est l'origine même du mot symbole qui vient du grec σύμβολον, súmbolon qui désigne un objet coupé en deux servant de signe de reconnaissance.

La grande partie est appelée la souche.
La petite partie est appelée l'échantillon.

Les deux parties servent à enregistrer un contrat. On le fait en taillant une encoche sur les deux parties emboitées.

baton de comptage tally stick planchette marque famille pyrogravure

Ainsi une fois que l'on a séparé les deux bouts de bois, chacune des deux partie a une trace de la transaction et ne peut pas la réfuter ni la modifier.

Le commerçant (ou créancier) garde la souche c'est à lui que l'autre partie, le débiteur, celui qui garde l'échantillon, devra rembourser la dette.

C'est ainsi que l'on pouvait acheter "à la taille" de nombreuses choses dans des commerces. Par exemple du pain à la taille dans une boulangerie.

Le principe est simple, c'est le même que celui de l'ardoise de bistrot, ou de carnet du lait. On achète à crédit dans les commerces et périodiquement, une fois par mois, par exemple, on vient solder son compte en payant avec des pièces de monnaie. (par exemple)

monnaie-batz-vaud
Un batz vaudois de 1828

Ce principe me fait beaucoup penser à la version moderne de paiement dans l'épicerie participative dans laquelle je suis. J'ai un compte dans l'épicerie et régulièrement je charge mon compte par un virement.

epicerie-cooperative-participative-solde-compte-achat

La souche est elle même un moyen de paiement

Il y a un point important à comprendre. C'est que la souche est elle même un moyen de paiement. Elle a de la valeur. Si tu es propriétaire d'une souche, c'est la preuve que quelqu'un te dois ce qui est indiqué dessus.

Ainsi si tu es boulangère et qu'on te paie 3 unités sur le bâton de comptage de ton commerce, tu détiens une reconnaissance de dette de 3 unités.

Si par hasard tu dois payer 3 unités au boucher. Et bien au lieu d'attendre que ton débiteur te paie ce qu'il te dois, tu peux toi même donner ta souche au boucher.

baton de comptage tallystick noisettier
La souche c'est la grande partie du bas.

Payer avec des reconnaissances de dette c'est très courant. C'est ce que l'on fait à chaque fois avec un virement bancaire. Car ce qui est sur un compte bancaire n'est rien d'autre qu'une dette que la banque a envers son client.

C'est ça la magie de la "monnaie", c'est qu'à partir de rien, on crée un contrat qui enregistre une dette. La reconnaissance de dette sert de monnaie d'échange. On visualise bien ça avec un bâton de comptage. Mais c'est pareil avec un compte en banque et c'est important de le comprendre.

Ça signifie que rembourser toutes les dettes revient à détruire toute la monnaie !
(On brûle le bâton de comptage, une fois la dette remboursée)

dette-5000-ans-dhistoire-graeber
Le livre "Dette 5000 ans d'histoire" de David Graeber qui décrit bien que l'histoire de la dette, c'est l'histoire de la monnaie.

Comment décoder ce qui est inscrit sur un bâton de comptage ?

Un bâton de comptage est un contrat. Tout comme sur un contrat papier il est possible d'écrire dans une langue ou dans une autre, sur un bâton de comptage, on peut écrire des codes différents pour enregistrer les informations du contrat.

La manière la plus simple, c'est de faire 1 encoche pour une unité. Mais ça fait vite beaucoup de coches pour les grands nombres.

J'ai testé une convention qui me semble plausible:

  • une encoche droite simple = 1 unité
  • une encoche en V = 10 unités
  • une encoche large = 100 unités.
encoche baton de comptage tally stick

Puis en regardant mes encoches je me suis dis que ça ressemble beaucoup aux chiffres romains !!

Peut être que c'est là une origine des chiffres romains ?

  • une encoche droite = 1 unité
  • une encoche en V = 5 unités
  • une encoche en X = 10 unités
  • ... etc..

J'ai vu ce genre de code sur des bâtons de comptage. C'est peut être une piste intéressante !

Kerbholz bâton de comptage du 17ème siècle avec des croix
"Kerbholz" du 17ème siècle

En Angleterre, il y a le livre "Dialogue of the Exchequer" qui décrit le code à utiliser sur les bâtons de comptage royaux. (Tally sticks)

"La manière de couper est la suivante:
En haut du bâton de comptage, on fait une entaille de l'épaisseur de la paume de la main pour représenter mille livres ; puis cent livres par une entaille de la largeur du pouce ; vingt livres de la largeur de l'auriculaire ; une seule livre de la largeur d'un grain d'orge gonflé ; un shilling plus étroit qu'un penny est marqué par une seule entaille sans enlever de bois".

dialogue-exchequer-d40110-24

Pour voir le texte intégral de "Dialogue concerning the Exchequer"

Code de durée de temps d'arrosage sur des bâtons de comptage

Dans le contexte des bisses valaisans. Il y a des bâtons de comptage qui indiquent les droits d'eau qui sont liés à des familles liées à des terrains.

Ainsi il y a des marques qui indiquent des durées d'utilisation d'une certaine proportion du débit du bisse. (Par exemple 1h pour 1/4 du bisse)

Voici quelques autres exemples de comptage de temps pour les droits d'eau.

baton compatage droit eau code

Utilisation de bâtons comme contrats et règlements

On voit avec l'exemple des bisses (aqueduc d'amenée d'eau dans les montagnes du Valais) que les bâtons de comptage sont quelques choses qui va au delà de la notion de monnaie et de moyen de paiement.

On est ici dans les véritables fondement de l'éco-nomie, soit étymologiquement: les règles de la maison.

La monnaie, les reconnaissances de dette, sont une partie de règles qui régissent une communauté, mais il y a en a de nombreuses autres non monétaires.

Par exemple le fait qu'un propriétaire de vache mette ses vaches à l'alpage et il veut en récupérer le même nombre lors de la désalpe, mais aussi surtout, il veut récupérer la production de fromage qui lui revient !

Tally_sticks_baton comptage Doppeltessel der Alp Blümatt (Turtmann VS) 1893
Bâton de comptage "Doppeltessel" de l'Alpe Blümatt (Turtmann VS) 1893

Les consortages pour gérer des biens communs

Depuis le moyen âge on trouve des communautés qui se sont organisées pour gérer des "Biens communs". Il s'agit souvent de droits d'eau, de droits liés aux pâturages et aux fromages produits, ainsi que des accès au bois d'une forêt, ou l'entretient de chemins et de four à pain.

Dans les régions alpines il existent encore plusieurs de ces organisations communautaires.

De nos jours, en économie, on oppose souvent la propriété privée et la propriété publique. Mais on oublie souvent la forme intermédiaire, soit la propriété en Biens communs. Ce n'est pas public... mais ce n'est pas une propriété exclusive. C'est une propriété d'une organisation.

En Valais on utilise souvent le terme de "Consortage".

Par exemple le consortage du bisse d'Ayent est propriétaire de l'eau de la rivière et de l'eau qui coule dans le bisse. Seuls les membres du consortage, les consorts, ont le droit de l'utiliser. Ça a été le fruit d'une grande bataille juridique quand une société a voulu s'approprier l'eau de la rivière pour la turbiner et en faire de l'électricité.

Bisse_d_Ayent valais partie aerienne

C'est un texte de 1448 (toujours valable), signé par l'évêque de Sion de l'époque qui a prouvé les droits du consortage. La société hydroélectrique a donc du acheter le droit d'utiliser une partie de l'eau sans porter préjudice au bisse.

On voit par là que le consortage est un système très durable. Celà fait 572 ans que le consortage gère l'accès à l'eau dans cette région !

Les biens communs reviennent un peu à la mode. Ceci se voit notamment avec le (faux) "prix Nobel" d'économie donné à Elinor Ostrom en 2009 pour ses travaux sur les biens communs, notamment dans la gestion des consortages haut-valaisans.

Les "tachères" des bâtons pour enregistrer des règles

Dans des règles communautaires, il n'y a pas que des droits, mais il y a aussi des devoirs. On parle de tâches. C'est notamment l'entretien des bisses et les travaux collectifs.

Ces tâches, et qui doit les effectuer, sont enregistrées sur des bâtons que l'on nomme des "tachères" ou en allemand des "tesseln". (Kehrtesseln ou Wassertesseln)

Encore une fois je vois un lien entre cette manière de fonctionner séculaire des consortages et l'épicerie coopérative participative.

On est tous co-propriétaire de notre épicerie et l'on a tous des droits de consommer les produits avec des avantages, mais on a aussi des devoirs, celui de travailler l'équivalent de 3h par mois pour faire tourner l'épicerie.

Au passage, voici mon guide pour aider à démarrer une épicerie coopérative participative.

Les marques de familles, des signes distinctifs pour identifier une famille ou un individu

La personne où la famille qui doit effectuer la tâche est indiquée sur le bâton avec une "marque de famille" ou "marque domestique".

Les gens étaient souvent illettrés, ainsi ce sont des dessins qui désignent les familles. Sur un bâton de comptage on retrouve aussi une marque de famille pour savoir à qui appartient le compte, qui est le créancier et qui est le débiteur.

Dans mes essais de fabrication de bâtons de comptage, j'ai reproduis des marques de famille en marquant le bois avec un clou de fer à cheval chauffé dans mon fourneau à bois. J'ai ainsi réalisé une pyrogravure qui semble plausible.

pyrogravure clou fer cheval marque famille

Je me suis inspiré de marques que l'on retrouve sur un panneau de marques de famille de la commune de Münster dans le haut valais.

Kehrtafel aus Münster mit Hauszeichen für das Gemeinwerk oder Wassernutzung 1864
Kehrtafel aus Münster mit Hauszeichen für das Gemeinwerk oder Wassernutzung 1864

Voici le panneau en entier:

Kehrtafel aus Münster mit Hauszeichen für das Gemeinwerk oder Wassernutzung, 1864
Kehrtafel aus Münster mit Hauszeichen für das Gemeinwerk oder Wassernutzung, 1864

Beaucoup de mots liés à la monnaie ont pour origine le bâton de comptage

L'étymologie de beaucoup de mots liés à la monnaie vient des bâtons de comptage.

Pourquoi est-ce que l'on parle de "débiter" un compte, comme on débite un tronc ?

Pourquoi est-ce que l'on a une "souche" sur un chéquier ?

souche du chéquier de Charlie chaplin
Souche du chéquier de Charlie chaplin

En anglais, "souche" se dit "Stock".... et donc créer un marché d'échange de souches, c'est le "Stock exchange"... la bourse !

L'actionnaire se dit en anglais: Stockholder, soit le détenteur de la souche !

Stock exchange

Le bâton de comptage a été traité de "chèque en bois" par les tenants de la monnaie métallique.

La "taille" un impôt dont le nom vient du bâton de comptage

Les bâtons de comptage étaient également utilisés pour les impôts.

En Angleterre, il existe encore des bâtons de comptage du 13ème siècle. Souvent le texte était écrit en latin, voir même en hébreux !!

Comme celui-ci:

"De Solomon fils d'Isaac, taille de 20'000 marks" avec le montant inscrit de ‘¾’ et daté de 1293-94.

Le mot "taille" est le nom d'une forme d'impôt direct. (en anglais Tallage) On voit tout de suite que le nom de cet impôt provient du nom du bâton de comptage sur lequel on inscrit le paiement !

Ce bâton de comptage qui montre aussi l'acharnement des rois de l'époque à taxer plus lourdement les juifs..... C'est par ici pour en savoir plus...

La taille était un impôt très impopulaire, car il était arbitraire et les nobles et le clergé en était exemptés !

La malédiction du bâton de comptage sur ceux qui veulent le faire disparaitre

En 1694, un nouveau système arrive. C'est la création de la banque d'Angleterre. C'est une société privée qui va prêter au gouvernement £ 1,25 million. Une partie de cette sommes est prêté en or et une autre partie est enregistrée sur des bâtons de comptage. (A013/1)

Comme le remboursement tarde, ça arrange le gouvernement de ne pas rembourser. Les propriétaires de la banque d'Angleterre acceptent, en échange que la banque centrale reçoive le monopole de titrisation de cette dette en billet de banque. (En 1826 avec le Bank Charter Act)

Ainsi plus besoin de rembourser... et la banque centrale peut émettre des billets, faire tourner la planche à billet...

banque montreux

La rumeur dit que les banquiers aurait commencés à s'attaquer au système des bâtons de comptage, car ils étaient hors du contrôle de leur système bancaire.

Le système des bâtons de comptage était très populaire en Angleterre. Il a commencé avec le règne du roi Henri 1er au XIème siècle.

Les bâtons de comptage étant acceptés comme moyen de paiement pour les impôts royaux. Le système était largement répandu.

En 1834 le poste de "Caissier de l'échiquier" (Teller of the Receipt of the Exchequer) a été supprimé. Marquant ainsi la fin du système de bâton de comptage en Angleterre.

Pour la petite histoire, l'échiquier, c'est un nom qui désigne, dans le duché de Normandie et en Angleterre, une sorte de "chambre des comptes". Le nom vient du fait que les comptables de l'époque utilisaient un plateau avec un damier comme celui d'un jeu d'échec pour aligner des jetons et faire leur comptabilité. C'est un moyen très visuel et pragmatique pour faire des calculs. C'est plus simple que notre manière actuelle d'écrire sur du papier.

Le bureau du caissier supprimé... il a fallu brûler les bâtons de comptage... et là c'est le drame !

En 1834, le fourneau du palais de Westminster débordant de bâtons de comptage a mis le feu au palais entier. Provoquant un des plus grand incendie de Londres. Le peintre Turner en a fait un célèbre tableau.

incendie de Westminster par Turner

Un moyen de paiement low-tech qui assure une résilience à l'effondrement

De nos jours le bâton de comptage a disparu. Mais un jour, il reviendra peut être ?

Par exemple, en cas de coupure prolongée d'électricité, que deviennent nos comptes en banque ? Que deviennent les blockchains ?

Le bâton de comptage lui, ne craint pas le blackout électrique. Il fonctionne toujours. Souviens toi de ça.....

Comment gagner de l’argent en bourse avec Apple

Pour gagner de l'argent en bourse ? ... il faut miser sur Apple !

Oui, je m'intéresse à beaucoup de choses... même au fonctionnement de la bourse !
(de la tulipemanie de 1637 à la crise actuelle)

Pour comprendre le monde qui nous entoure, il est important de connaître un peu le fonctionnement de la bourse, car, c'est là que se trouve l'immense majorité des capitaux créés dans notre système économique.

En effet, la bourse permet de faire de tels gains, (ou fait croire que l'on peut faire des gains) qu'un portefeuille en bourse est devenu le placement standard de toute personne qui a un peu d'argent dont il n'a pas besoin tout de suite !

Oui, nous jouons tous notre capital en bourse. Même sans le savoir parfois. Chaque personne qui cotise à une assurance ou une caisse de retraite mutualise un fond pour permettre à quelques gestionnaires de boursicoter afin de soit disant faire fructifier notre argent !

C'est ainsi la majorité de l'argent qui est créé, qui au lieu d'être utilisé pour faire tourner l'économie, est immobilisé en bourse.

On le voit maintenant avec cette fameuse crise, l'économie mondiale est une économie financière. C'est la finance qui donne le ton à toute l'économie réelle.

Réussir en bourse, c'est facile, mais c'est également dangereux.

Voici un petit exemple pratique en prenant exemple sur la cotation d'Apple qui est certainement un des meilleurs exemples existants pour démontrer les mécanismes de la spéculation boursière.

Si l'on remonte un peu dans le temps, en 1997, Apple computer inc, était une entreprise au bord de la faillite. Un peu plus d'une décennie plus tard, après le rachat par l'entreprise de son fondateur (gourou diront certains), Apple inc (qui a perdu au passage le mot computer, ce qui montre la diversification de l'entreprise) est devenue l'entreprise la plus riche des colosses de l'industrie informatique. (La capitalisation boursière de Apple a dépassé celle de Microsoft pas plus tard qu'il y a trois jours)

Cette évolution de position de l'entreprise, de la limite de la faillite au leader du moment se retrouve sur la cotation boursière.

cotation bourse AAPL 2004-2010.png

Il y a 10 ans, l'action Apple valait environ 10$, actuellement elle vaut un peu plus de 250$.

Le secret de la réussite d'Apple ?

- Ne pas concurrencer les autres, mais lancer de nouvelles habitudes dont on est leader. Les autres seront obligés de suivre.

C'est ainsi qu'Apple à imposé le iPod en popularisant le fait d'écouter et de se balader avec sa bibliothèque musicale sur une mémoire dans sa poche. Puis, grâce au cheval de Troye iPod, Apple s'est rendu leader de la vente de musique en ligne. Puis en transformant le baladeur en téléphone Apple a totalement redéfini le concept de l'usage que l'on peut faire d'un téléphone.

Le iPhone est devenu un phénomène de mode que tous les concurrents suivent. Maintenant Apple vient d'agrandir la taille du iPhone pour en faire un iPad, une machine à consommer facilement le contenu provenant du distributeur de divertissement: Apple inc.

Au delà de la révolution technologie, c'est surtout une révolution dans la manière de diffuser le contenu qu'Apple est en train de mettre en place.

Que l'on aime ou pas, les concepts d'Apple trouvent toujours une place de leader que les autres copient rapidement.

Profiter de la réussite d'Apple

Ainsi, pour en revenir à la bourse. L'action d'Apple grimpe régulièrement. Mais qu'est ce qui peut l'arrêter ?

Ce qui freine l'augmentation de la cotation d'Apple, ce sont les crises de l'économie.

On l'observe bien si l'on se place le 28 décembre 2007. L'action Apple est à 199.83$, après une augmentation régulière de près de 10 ans, tout le monde attends le passage symbolique de la barre des 200$ ..... et paf !

La crise des subprimes fait chuter l'action qui retombe à 119$ au cours du mois de février 2008. C'est le moment d'acheter, on voit que ce n'est pas Apple qui est en cause. C'est la crise. Une fois la crise finie tout va repartir ! Facile à dire avec du recul.. mais effectivement c'était la bonne stratégie.

En mai 2008, l'action se retrouve à 187$. Mais manque de bol, voilà que la crise des subprimes s'est transformée en crise financière.... aïe... la chute est encore plus dure. En janvier 2010, l'action Apple est cotée à 82$ !

C'est encore une fois c'est le moment d'acheter ! Mais il faut avoir une confiance solide en la marque et en le fait que l'économie globale va repartir. (ce que j'ai de plus en plus de peine à avoir)

Mais la stratégie est toujours payante, depuis le mois de mars 2010. C'est reparti. L'action grimpe, pour atteindre les 270$ fin avril 2010.

Mais voilà que ça recommence, la bourse ne va pas si bien que ça... le dow jones s'effondre le 7 mai 2010. Ce qui se voit aussi sur la cote de l'action APPL.

dow jones mai 2010.pngaapl le 7mai 2010.png

Ainsi, on remarque encore une fois, que même si une société va très bien, que sa cote a tendance à augmenter, elle dépend toujours du reste de l'économie.

Le phénomène keynote

Aujourd'hui, (28 mai 2010) c'est la date de sortie de l'iPad dans nos contrées. Conséquence: l'action Apple a encore une fois repris l'ascenseur... alors que le dow jones est plutôt en baisse.

Ici on observe que le cours de l'action est fortement lié à ce coté subjectif. On parle de Apple plutôt en bien.. hopp.. l'action monte !

On retrouve très fortement ce phénomène autour des grandes messes du maitre spirituel d'Apple, Steve Jobs.

Juste avant chaque Keynote, le nombre de titres échangés augmente avec le nombre de rumeurs autour de la nature du futur produit qui va être annoncé.

autour de la keynote ipad.png

Juste avant le 27 janvier 2010 on observe cette intense activité qui fait monter le cours de l'action Apple, et puis une fois l'annonce faite, ici en l'occurrence, l'annonce de l'iPad, une partie des gens sont déçus. La réalité n'est pas à la hauteur des rumeurs. L'action chute.

Le 27 janvier 2010, l'action était à 207$, le 29 janvier l'action a chuté à 192$.

Il y a énormément de gens qui achètent des actions juste avant les keynote pour les revendre juste après en pensant bénéficier de l'effet d'annonce. Mais j'ai observé régulièrement que c'est juste l'inverse qui se produit à chaque fois !

Même si l'action chute juste après les annonces de nouveauté, elle fini toujours par grimper quand tout le monde voit le succès commercial qui se concrétise.

La prochaine crise globale

Maintenant que l'on sait que le cours de l'action dépend des annonces et que l'on sait comment réagir autour de celles-ci. Il ne suffit plus que de savoir quand sera la prochaine grande crise, vu que c'est le second facteur principal qui détermine le cours de l'action.

Si l'on en croit le Laboratoire Européen d'Anticipation Politique, dans son communiqué d'avril 2010, la prochaine grande crise arrive bientôt.

Cet été déjà la banque d'Angleterre aura des soucis financiers qui vont se communiquer aux USA et à la FED pendant l'hiver 2010-2011.

Le dollars va en prendre un coup. L'économie des USA sera particulièrement mal et l'économie mondiale aussi dans la foulée. Quand on sait que 45% des dettes cumulées par tous les pays du monde est la dette des USA, ça montre l'ampleur des dégâts si l'économie des USA se casse la gueule encore une fois alors qu'elle n'as pas encore absorbé les dégâts de la dernière crise !

Concrètement que faire maintenant

Pour se faire de l'argent en bourse, c'est donc facile, il suffit de s'inscrire rapidement sur swissquote.ch (très bonne plateforme de courtage en suisse), de remplir une tonne de paperasse, de balancer tout l'argent dont on a pas besoin (faut pas non plus se mettre en péril financier pour ça) dans l'achat d'action Apple, de profiter de la hausse de la cote de l'action AAPL suite au succès de l'iPad.

Et enfin revendre toutes ses actions rapidement juste avant la grande crises de l'hiver prochain. (vers l'automne me semble une bonne période)

Maintenant que j'ai fais mes prédictions on va voir si elles se réalisent !

On en reparle à Noël !

 

Bourse aux idées

Bourse aux idées

J'ai toujours plein d'idées.. mais pas assez de temps pour les réaliser... Donc voilà une liste d'idée à utiliser pour les gens qui ont du temps mais pas d'idée... 😀

2: Initiative fédérale "wifi gratuit pour tous"

A propos de cette mode de lancer des initiatives à tout va.
ça fait un moment que je me dis qu'il faudrait que je lance une initiative: "Wifi gratuit pour tous sur tout le territoire suisse habité".

Je suis assez certain que l'on peut trouver 100 000 personnes qui aimeraient avoir du wifi gratuit partout.

Swisscom a déjà des réseaux wifi un peu partout. Vu que la confédération est déjà actionnaire à 56,94% de swisscom. Il me semble pas très difficile d'appliquer cette initiative.
Il me semble que cette fois on aura pas de problème avec les droits de l'homme.

... ça me permettra d'aller sur mon compte twitter depuis partout en wifi.... sauf si twitter affiche sa traditionnelle baleine de maintenance !  😛

(http://www.cecidit.com/web-20/la-petite-histoire-du-fail-whale-de-twitter/)

-- 2010-05-06

1: Archivage de site web au format epub

Avec l'avènement des bouquins électroniques qui lisent du epub, un format de livre basé sur xhtml css, il devient facile d'archiver un site web complet au format  epub. Ce qui permet de le lire un site web sur un bouquin.

Le mieux serait d'automatiser la choses pour transformer directement les flux rss/atom des blog en archives epub. Ainsi je pourrait lire des blog sur mon bouquin électronique.

Un blog devient un livre.... la frontière est de plus en plus floue. Qu'est ce qu'un livre ?

-- 2010-05-06

3: Occuper une place de parque pour y mettre sa chaise longue

Si on paye sa place, pourquoi ne pourrait on pas occuper une place de parque. On loue un espace de terrain non ? A tester. Permet de sensibiliser le fait que la majorité de notre espace public est dédié à la voiture. (entre les routes et les parking quelle part de l'espace public n'est pas réservé à la voiture ?)

-- 2010-05-07

4: Calendrier de juin en juin

Faire un calendrier qui commence en juin et fini en juin, histoire de ne pas vendre des calendrier en même temps que tout le monde ! 😛

-- 2010-12-22

5: Utiliser les ressources processeur des automates à billets

Quand je vois les automates à billet, spécialement les 200 des TN qui ne font rien, je pense, plus de 98% du temps et qui on un PC qui tourne windows xp dans leur boitier ainsi qu'une connexion internet gprs pour les administrer à distance. Je me dis qu'il faudrait utiliser leur puissance de calcul pour mettre des logiciels comme SETI@home que leur puissance de calcul serve à quelque chose !

-- 2011-01-26

6: Populariser un carnet d'adresse avec l'option: moyen de contact préféré

A l'ère de l'information, nous avons de plus en plus de moyen de communiquer, mais j'ai l'impression que la communication est moins fiable qu'avant !

La raison est le fait que devant la profusion de moyens de communication chacun a ses préférences et finalement nous sommes tous sur des cannaux parallèles, sans savoir si le moyen utilisé est le bon, le préféré de l'interlocuteur.

"Je t'ai envoyé un mail.. tu l'as reçu ?... ah non... je ne lis mes mails que toutes les 2 semaines.."

Donc je propose d'ajouter dans les carnets d'adresses le moyen de communication préféré de la personne, ainsi on peut tenter d'améliorer un peu la communication.

  • e-mail
  • sms
  • téléphone
  • wats-up
  • msn, aim, google talk, jabber, icq (je groupe car avec des logiciel comme adium il est possible de tout grouper)
  • messagerie facebook
  • répondeur sur téléphone fixe, voir "com box"

-- 2012-01-12

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