Fabrication des préparats en biodynamie

Nous allons voir ici la préparation des « préparats » utilisés dans l’agriculture biodynamique.

L’agriculture biodynamique est une forme d’agriculture qui suit les recommandations faites en 1924 par Rudolf Steiner, le père de l’antroposophie.

Tu peux donc suivre mes pas….

martouf pieds bouse de corne

A propos de l’Antroposophie

L’antroposophie est une philosophie, une spiritualité, un mode de vie. Cet article n’a pas vocation à expliquer ce qu’est l’antroposophie, ainsi on se limitera à une explication brève.

L’interprétation correcte du mot « anthroposophie » n’est pas « sagesse de l’homme », mais « conscience de son humanité », c’est-à-dire : éduquer sa volonté, cultiver la connaissance, vivre le destin de son temps afin de donner à son âme une orientation de conscience, une sophia.

L’agriculture biodynamique

Le but de l’agriculture biodynamique est de créer une agriculture vivante. Le soin apporté à la vie va bien au delà que le simple agriculture bio. (et sans comparaison avec l’agriculture bourrée de pesticides..)

L’agriculture biodynamique est une agriculture biologique, mais qui tient également compte de particularités comme l’astronomie (par exemple les phases de la lune) et des préparats dynamisés qui donnent de la force aux cultures.

Les produits issus de l’agriculture biodynamique se reconnaissent grâce au label Demeter.

courge agriculture biodynamique perceval

Les préparats en biodynamie

Il y a plusieurs préparats qui sont utilisés en agriculture biodynamique. Il y a 2 préparats qui sont utilisés directement sur les cultures, c’est la bouse de corne (500) et la silice de corne (501).

Puis il y a 6 préparats qui sont utilisés pour le compost:

  • Achillée millefeuille (502)
  • Camomille matricaria (503)
  • Ortie (504)
  • Ecorce de chêne (505)
  • Pissenlit (506)
  • Valériane officinalis (507)

compost biodynamie

La préparations des préparats

J’ai eu l’occasion en fin octobre 2017 de participer à une journée  de préparation et mise en terre des préparats en biodynamie à la ferme de la fondation Perceval.

C’est là que j’ai pu découvrir concrètement le monde étrange de la biodynamie.

La bouse de corne (500)

Tout d’abord il s’agit de préparer la bouse de corne. (préparation 500).

Le principe est simple, il s’agit de prendre des cornes de vache, et de les remplir de bouse de vache.

Preparat biodynamie bouse de corne PA280683

Puis quand on en a une bonne quantité, il faut enterrer les cornes, face contre terre, pendant environ 6 mois. (là ce sera de novembre à mai)

Preparat biodynamie bouse de corne

Preparat biodynamie bouse de corne enterrées

Au bout de 6 mois en terre, les cornes sont déterrées (ce sera le 24 mai 2018) et la bouse est complètement transformée. Cette bouse sera diluée dans de l’eau puis, dynamisée en brassant énergiquement cette eau pendant 1h pour former un vortex et des chaos.

Il faut savoir que l’on utilise à peu près 100g de bouse de corne par hectare. Ainsi on a bien du faire de quoi arroser au moins 200 hectares !

Preparat biodynamie bouse de corne sèche finie

La bouse de corne est utilisée comme « engrais » pour favoriser la vie du sol et la germination des graines. Ainsi on l’épend sur les champs avant la période de germination.

La bouse de corne favorise l’ancrage et le lien avec la terre des plantes. Il semble que le système racinaire des plantes qui ont profité de la bouse de corne se développe mieux. Ainsi les plantes peuvent mieux s’hydrater et aller chercher les nutriments dont elles ont besoin.

La silice de corne (501)

Le préparat suivant est la silice de corne. Je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de voir sa fabrication donc je ne présente ici que ce que j’en ai entendu parlé.

La bouse de corne dont nous avons parlé ci-dessus s’occupe de renforcer le lien de la plante avec le sol. Et la silice de corne s’occupe de renforcer le lien de la plante avec la lumière solaire. Soit, avec la photosynthèse, les feuilles, les fruits, etc..

Ainsi, la bouse est fabriquée en terre, et la silice de corne est quand a elle exposée au soleil.

Preparat biodynamie silice corne

Les cornes de vache en question

A notre époque il est de plus en plus dur de voir des vaches à cornes. Il y a beaucoup d’élevages dans lesquels on brûle les pointes naissantes des cornes au chalumeau ! Parfois avec anesthésie.

J’ai eu l’occasion de voir cette opération en Appenzell. Nous avons tenté d’en savoir plus sur le pourquoi de cette pratique. Mais c’était pas simple de communiquer avec mes capacités très très limitées en suisse allemand !

Mais de ce que l’on a compris, c’est que c’est très dangereux de laisser des cornes aux vaches, car il y a déjà eu plein de paysans qui se sont fait embrocher par des vaches ! Surtout en Autriche d’après ce qu’ils semblaient dire.

Personnellement, j’ai vécu avec des vaches devant chez moi pendant 30 ans. Elles avaient toutes des cornes. Je n’ai jamais entendu que ça posait problème. J’ai une copine qui a des vaches et qui tient absolument à ce qu’elles aient des cornes. (Par contre elles leurs meulent les ongles de temps en temps… Je l’ai vu  faire ça une fois, c’est tout à fait étrange, ça sent l’ongle grillé.. beurk… Comme nous, les vaches sont trop sédentaires et ont des ongles qui ne s’usent pas assez naturellement !)

Je pense personnellement, que tout est une question du soin qu’on porte à ses bêtes. En effet, si elles ont de la place pour vivre. Personne ne se fait embrocher. Mais si on les entasse. Elles deviennent agressives… comme les humains !

vache-a-cornes

Voici une interview intéressante qui explique pourquoi on coupe les cornes des vaches….  Cet interview semble montrer qu’il peut aussi y avoir un lien avec la séparation forcée des veaux de leur mère que l’on fait à la naissance et qui génère une agressivité.

Bref, cher lecteur-trice compatriote Suisse , il faudra te documenter sérieusement sur le sujet, car tout bientôt on va devoir voter sur le sujet !

En effet, une initiative populaire fédérale pour favoriser financièrement les vaches à cornes a aboutie. Le peuple suisse devra se prononcer sur le sujet.

Est-ce que la bouse de corne pourrait être faite dans un autre récipient que les cornes des vaches ?

La question a été posée lors de cette journée à la ferme de Perceval. Il semble que des essais ont été fait. Mais que le résultat était totalement différent et pas du tout efficace. Ainsi les cornes de vaches ont leur importance !

L’achillée millefeuille (502)

Ce préparat est utilisé pour favoriser la préparation du compost. Il est composé d’achillée millefeuille qui a été mis en boule dans une vessie de cerf !

Preparat biodynamie vessie cerf Achillee millefeuille

Cette boule avait déjà été conçue de nombreux mois avant qu’on la reçoive, car elle a du sécher au soleil.

Notre travail a été d’enterrer ce préparat. Mais pas n’importe où. Dans un environnement qui rappelle celui dans lequel vit le cerf.

Comme l’odeur de viande attire les animaux. Il faut aussi s’assurer de protéger le préparat pour qu’il ne soit pas déterrer. Ainsi nous avons recouvert le petit nid de buissons plein de piques !

Preparat biodynamie vessie cerf Achillee millefeuille

Preparat biodynamie protection epine ronce

Camomille matricaria (503)

La camomille de type matricaire est utilisée dans ce préparat.

Preparat biodynamie Camomille Matricaria

L’idée est ici de faire une saucisse de camomille dans un intestin.

Preparat biodynamie Camomille Matricaria saucisse

Ces saucisses sont également enterrées pour plusieurs mois dans un lieu qui n’est pas choisi au hasard. Si je me souviens bien, c’est un lieu qui doit être à l’ombre tout l’hiver. Le dernier sur lequel la neige fond au printemps.


Preparat biodynamie saucisse intestin Camomille Matricaria

Ortie (504)

Le préparat pour compost suivant est l’ortie. Dans ce cas présent nous n’avons pas du enterrer les orties, mais les déterrer. Car elles ne restent pas 6 mois mais beaucoup plus longtemps. Au moins une année.

Par contre pas de chance, après avoir creusé à l’endroit supposé être le bon….. rien du tout. Pas d’orties !!!

Voilà, il faut aussi avoir de la mémoire pour savoir où l’on place ses préparats. Ce n’est pas simple. Nous avons pas mal voyagé durant cette journée, car les préparats sont répartis sur tout le domaine, dans des climats très différents.

Ecorce de chêne (505)

Ce préparat est composée d’écorce de chêne, mais encore plus impressionnant, d’une crâne d’animal « domestique ». Ici en l’occurence il s’agissait d’un crâne de cochon.

Preparat biodynamie crâne cochon chêne

Ce crâne doit ensuite être enterré dans un lieu potentiellement humide. Nous l’avons donc mis à la sortie du trop plein d’un petit étang.Preparat biodynamie crâne cochon châne

A ce stade, tu dois te demander pourquoi est-ce qu’il y a toujours dans ces préparats un mélange entre une plante et un organe animal ?

Il semble que selon Rudolf Steiner, la forme de l’organe animal n’est pas anodine et informe, donne quelque chose à la substance végétale qui est à l’intérieur et qui mémorise l’apport reçu. Il s’agit d’un contenant et un contenu.

Pissenlit (506)

Le pissenlit entre dans le préparat suivant. Il est emballé dans un mésentère de veau (un replis du péritoine la membrane qui entoure les intestins, etc…).

Comme pour les autres préparats nous l’avons enterré.

Preparat biodynamie pissenlit péritoine mesentère

La valériane officinale (507)

Le dernier préparat pour le compost est la valériane officinale. Là il n’y a semble-t-il pas besoin de l’enterrer. Il suffit d’y mettre de l’huile essentielle de cette valériane aux quatre coins du compost.

Est-ce que ça marche l’agriculture biodynamique ?

Les pratiques décrites ci-dessus sont vraiment étranges. Il est difficile de comprendre comment ça peut marcher ?

J’ai tenté de comprendre en lisant le premier livre de Rudolf Steiner: La Philosophie de la Liberté de Rudolf Steiner Édition 1923 mais je ne suis pas beaucoup plus avancé ! Il parait que c’est le plus simple de ces livres !

Donc je comprends que c’est surtout de manière empirique que l’agriculture biodynamique se construit.

Après de nombreuses décennies, il y a des gens qui font des expériences pour savoir de manière empirique si il y a une différence significative entre l’agriculture biodynamique et l’agriculture bio.

Il semble qu’il y en a bien une si l’on en croit ce document qui fait de nombreuses comparaisons avec des références.

BD les-ignorants-biodynamie

bd les ignorants biodynamie
BD –Les ignorants

C’est dans le domaine de la viticulture que l’on rencontre de plus en plus d’agriculture biodynamique. Peut être par ce que l’on est plus sensible dans se domaine à chercher des petites subtilités ?

Je ne sais pas.

En tout cas, je me réjoui de retourner en mai pour sortir de terre les préparats biodynamiques et voir ce qu’ils sont devenus.

Suite au prochain épisode quand j’en aurai appris un peu plus.

En attendant, pour en savoir plus sur les préparats tu peux voir cette page……

Comment faire un bon compost

Les techniques de cultures récentes vont de plus en plus dans le mauvais sens !!!

On voit de plus en plus de plantation « hors sol ». On voit que la charrue a tendance à détruire le sol plutôt que de l’aérer.

Bref, il y a une tendance à considérer que le sol ne sert à rien pour cultiver ! => c’est faux !

Mon modèle de culture, c’est la forêt. Le sol, c’est tout. Le sol est un complexe argilo-humique. C’est la source de toute vie. C’est certainement le composée le plus complexe que l’on trouve sur cette planète. Et l’agro-chimie pense que les plantes ne se nourrissent que d’engrais NPK !!

La forêt pousse toute seule, on ne l’arrose pas, elle fait des arbres qui font plusieurs dizaines de mètre de haut. Elle recycle absolument tout dans son cycle de création décomposition.

J’en vie de plus en plus à penser que les arbres sont une forme d’intelligence certainement plus douée que la plupart des humains ! Un arbre tout seul peut être pas. Mais une forêt entière est un écosystème complet. On sait maintenant que les arbres sont en totale symbiose avec les champignons du sol. Les champignons sont des êtres capables de faire de la rétenssion d’eau dans 90% de leur corps.

Ainsi, on a pu observer que la symbiose forêt et champignon permet de déplacer des masses d’eau dans la forêt. Vous le saviez ça ? Une forêt n’a pas besoin d’être arrosée, car elle va elle même chercher l’eau dont elle a besoin et la distribue à tout ceux qui en ont besoin.

… et là l’industrie agrochimique aimerait nous faire gobber des OGM qui ont besoin de moins d’eau pour résiste à la sécheresse…..  le problème n’est pas là. Le problème c’est de s’occuper du sol avant de s’occuper des plantes qui y poussent !

Ainsi transposé à un jardin potager. L’idée est de fabriquer un sol excellent, et dessus y pousserons des plantes excellentes !
(bon, après il faut utiliser des techniques agricoles qui ne détruisent pas le sol ! Sinon ça ne sert à rien d’en fabriquer un bon… donc le principe de l’empilement, on a jamais vu de couche géologique qui se retourne….. et la nature a horreur du vide…. Donc planter des cultures intercallaire et mettre du paillage.. sinon les « mauvaises » herbes vont coloniser les terrains vides.)

Le compost me semble un bon point d’entrée pour avoir un bon sol. Avec un bon compost, on peut avoir de la terre de qualité qu’il suffit de mettre sur n’importe quelle surface pour la jardiner. (rappellez-vous… les couches géologique ça s’empile… pas besoin de creuser.)

Les secrets d’un bon compost

La méthode recommandée par la FAO:

http://www.fao.org/docrep/008/y5104f/y5104f06.htm#bm06

  • mélange équilibré de matière carbonée (sèche, carton, bois, feuille morte, herbe sèches, etc) avec des matières verte (épluchure, fruit, légumes, gazon coupé, etc..)
  • Le rapport C/N carbon/azote doit être proche de 30 (c’est pas simple à l’oeil de savoir)
  • => le truc c’est de mettre une quantité équivalente de chaque.
  • Si le mélange est trop azoté (vert) le compost devient gluant et dégage des mauvaises odeurs.
  • Il existe 3 types de composts => http://www.fao.org/docrep/008/y5104f/y5104f05.htm#bm05.1
  • => le compost anaérobie (sans air)
  • => le compost aérobie (avec de l’air)
  • => le lombricompostage qui est la décomposition par les enzymes de l’estomac des verres de terre => http://www.fao.org/docrep/008/y5104f/y5104f08.htm#bm08 (avec de l’air vu que les vers creusent des galeries et retournent la masse, mais pas au dessus de 35°C contrairement au pur aérobie)
  • Sans air => plus lent, conserve beaucoup plus d’éléments vitaux… mais aussi les graines des mauvaises herbes et certaine maladies.
  • Avec air => peu de risque de « phytotoxicité ». Dégage pas mal de chaleur => 50°C à 70°C
  • Suivant les techniques on arrive à un compostage qui se fait entre 4 mois et 2 semaines.
  • Le type le plus rapide est le compostage avec de l’air.
  • La méthode « industrielle » la plus rapide se faite avec des andains (des tas en forme de toblerone) de hauteur d’homme.
  • Ce type de tas est retourné tous les jours à l’aide de machine pour aérer le tas.
  • Quand on a pas les moyens industriels => http://www.fao.org/docrep/008/y5104f/y5104f07.htm#bm07
  • => soit on fait un bête tas, et l’on a un compost sans air, qui se décompose très lentement.
  • => soit on retourne de temps en temps (1 fois par mois par exemple)
  • => soit on crée des techniques d’aération comme la technique chinoise avec des bambous plantés dans le tas lors de sa formation. Puis on les retire au bout de qq jours quand le tas est formé. => ça nous donne des tunnels d’aération.
  • La taille des éléments à composter est importante => 1,25 à 3,75 cm !! http://www.fao.org/docrep/008/y5104f/y5104f06.htm#bm06.1
  • Le taux d’humidité est important on parle de 50% (entre 40 et 65%)… donc il faut de l’humidiét, sinon rien ne se passe. Mais si tout est détrempé, les mauvaises odeurs vont arriver. (et les voisins mécontents avec)
  • La chaleur est importante. Les micro-organismes les plus efficaces pour décomposer agissent à la température de 71°C !!  (mais pas au dessus, sinon ils meurent !)…. donc avec une bonne couverture ou un caisson fermé ça peut aider.
  • Le volume minimal de matières à composter est de  90 cm × 90 cm × 90 cm . Sinon ça risque de ne pas beaucoup bouger. (surtout pour conserver la chaleur à l’intérieur.)
  • la forme idéale est un tore… le centre est chaud…. mais la matière doit migrer au centre, de l’extérieur à l’intérieur.
  • Un bon tas chauffe en 24 à 48h.

La méthode du compostage à froid efficace: http://jardinonssolvivant.fr/compostage-a-froid-mille-feuille-brf-breton/

  • un breton déçu de la méthode où il faut que ça chauffer à fait d’autres expériences…
  • Il s’est dit que ce n’est pas trop naturel d’avoir une forêt à 70°C ??
  • => c’est probablement encore une idée de notre société de la vitesse que de vouloir faire un
  • Varier les matériaux => 5 sortes c’est bien. (pas de monoculture.. c’est aussi valable pour le compost)
  • Combiner déchets carbonés et déchets azotés en strates successives les matières carbonées (brunes, dures, et sèches telles que feuilles, vieux foins, pailles, litières peu chargées, BRF) et les matières azotées (vertes, molles, déchets ménagers, tontes, mauvaises herbes, plantes aquatiques…)
  • Ne pas arroser. (il faut arroser quand ça chauffe.. mais à basse température ça ne sert à rien)
  • Aménager des zones tampons pour couper les hautes chaleurs. (ex: BRF sec)
  • Aérer le tas à la méthode chinoise/japonnaise => avec des bambous planté verticalement lors de la création du tas.
  • En 6 mois.. (idéal une année) on a un excellent compost.

En vrac

Il y a une question que je me pose…. « est-ce que le compostage élimine les pesticides ? »

Bon, par ce que c’est sympa de faire son propre compost.. mais si c’est pour y mettre des pesticides via le compost alors qu’on veut un jardin bio… ça sert à quoi ?

Je n’ai pas (encore) de réponse à ça. Mais je privilégie, le compost d’épluchure bio… vu que je préfère manger bio.

Il y a d’ailleurs tout un débat sur les agrumes que beaucoup ne composent pas….
=> http://lecompost.info/agrume

Mais comme le dit cet article, pourquoi composter une pomme qui a reçu encore plus de pesticides alors qu’on refuse de mettre des agrumes ??

Mes notes à propos du bouquin le sol vivant:

https://martouf.ch/document/compost/303-notes-a-propos-du-livre-le-sol-vivant.html

Quelques erreurs à éviter pour ne pas rater son compost

Comment gérer les tontes de gazon massive dans son compost ?

Une des erreurs les plus classiques que je vois, c’est le concierge d’un immeuble qui tond son gazon et qui pose tout en vrac dans le composte… souvent jusqu’à 1m d’épaisseur de tonte fraiche….
=> ça c’est pas un compost ! .. c’est une masse en fermentation ! … ça va fermenter, puer… les voisins se plaindre.. et tenter de supprimer le compost !!

Toujours avoir en tête qu’il faut conserver un équilibre entre les matières carbonnées et les matières azotées.

Pour chaque poignée « verte » épluchure, gazon frais… il faut une poignée « brune » et sèche…  des feuilles mortes du bois déchiqueter…

Mais là, c’est la quadrature du cercle, comment avoir en même temps des feuilles mortes pour les mélanger avec le gazon… on tond plutôt au printemps.. et les feuilles mortes sont plutôt là en automne !!

L’astuce que j’utilise là, c’est le carton !!  .. et oui, c’est simple à trouver et c’est une excellente matière compostable (bon, éviter le carton laqué, imprimé, plastifié…)  Un bon mélange peut se faire avec des tontes de gazon et du carton. Mais du carton déchiquetté en petit morceau. Sinon ça va juste compartimenter les couches.

Le secret, c’est aussi, une bonne aération.

Les sachets plastique compostables

Je me suis fait avoir. Quand je m’occupais du compost de mon immeuble, j’ai vu beaucoup de voisins venir avec des sachets plastiques compostables et les mettre directement sur le tas du compost avec le sourir du devoir accompli.

Mais j’ai vu qu’au bout d’un certain temps, mon compost était en train de mourrir !

En effet, les sachets « compostable » ne se décomposent pas ! … ils créent des poches de fermentation. Les vers n’arrivent pas traverser le plastique.

Pourtant c’est indiqué « sac compostable » ? Mais quel type de compost ? Je pense que ces sacs sont conçus pour le compostage industriel. Celui qui est fait avec des andins qui chauffent à 70°C … là le sac va fondre ! et se composter.

Mais avec mon compost basse température, ou avec un lombricompostage. Ce type de sac ne se composte pas…. ou très lentement !

Par ce qu’il y a quand même des morceaux qui se sont décomposés. Tout comme la vaisselle en amidons de maïs. Elle se décompose. Mais là aussi il faut la mélanger en petits morceaux.

Voilà donc l’état de mes connaissance sur les composts.

Je suis en train d’en commencer un nouveau de style silo classique, mais avec des trous d’aération en bambon à la chinoise… On verra ce que ça donne… je vous donnerai des nouvelles dans quelques mois.

notes à propos du livre le sol vivant

Notes à propos du livre: le sol vivant

C’est un livre à propos de la microbiologie des sols: Le sol vivant.

Couverture

p. 303 Chapitre 8, la décomposition du bois

  • Le bois est très solide, il se protège contre la décomposition
  • la lignine = de l’humine préfabriquée. 2.23. Voilà pourquoi c’est le meilleur engrais. Le meilleur matériel pour recomposer un sol.
  • pour décomposer la lignine IL FAUT décomposer la lignine. Seuls quelques champignons en sont capables. (les basidiomycètes)
  • Un champignons = mycelium + carpophore (la partie visible du champignon. Son sexe aussi !)
  • Le bois est protégé par des tanins,
  • le coeur du bois est sec et plein de tanins.
  • si le bois est saturée d’eau il ne se décompose pas. => les champignons ne vivent pas sous l’eau c’est un milieu anaérobie. (c’est pour ça que l’on a encore de pieux des lacustres qui ont plusieurs millénaires)
  • le bois ne contient quasi pas d’azote ~0,09%
  • les champignons aiment l’azote ! donc ils aime un rapport C/N grand. (C/N = poid carbone organique total / poid azote total)

Compostage chapitre 10 p. 371

  • le compostage est un processus qui apporte 2 chose:
  • – amendement du terrain en apportant des matériaux pré-humifié
  • – engrais
  • Dans la nature il y a un cycle du co2 qui est neutre.
  • 2 types de déchets verts =>
  • – fruits déchêts de cuisines, légumes => méthanisation pour faire du biogaz
  • – déchet de jardin, branches, feuille mortes => substrat de compost à déchiqueter
  • processus aérobie => favorise l’élevation de température. ~60°C – 80°C pendant 1 à 4-5 semaines.
  • il faut bien aérer pou fournir l’oxygène nécessaire
  • => mettre un tuyau percé au travers du compost permet de l’aérer.

Processus du compostage

(du chaud au froid…)

  • D’abord les trucs simples: sucres, acides, aminés, alcool….
  • biopolymères (via des enzymes) amidon, cellulose, pectine, protéines (co2 et sels minéraux)
  • les polymères solide comme la lignine ne se décompose que via des champignons donc à < 45°C
  • La lignine est très importante. C’est le précurseur de l’humine héritée H1 et de l’humine d0insolubilisation H2.
  • Azote minéralisé sous forme d’amonique (pas assimilable par les plantes !?)
  • soufre minéralisé sous forme d’hydrogène sulfuré (un toxique !?)
  • => via oxydation dans le sole par des bactérie chimilithoautotrophes on obtient du nitrate et du sulfate ! donc tout va bien !!

Pourquoi ajouter du composte ?

  • augmente la porosité
  • aére le sol
  • meiller capacité de rétention d’eau
  • retient mieux les sels minéraux
  • => donc nourrit mieux les racines => grâce à l’apport de matière humigène
  • effet détoxifiant (pesticides)
  • stabilise le PH, Neutralise les sols acides.
  • dégage du CO2 dans l’atmoshère du sol => nourrit bien les végéteaux
  • les légumes se conservents mieux !
  • la vitamine C est en augmentation
  • en général, le composte protège les racines des champignons et bactéries parasites. Parfois si le composte à été fait avec des plantes malade, il arrive que l’on contamine les sols. 🙁 Il faut donc faire un bon composte, si possible qui monte haut en température pour éliminer les mauvaises bactéries.

Donc il n’y a plus aucune raison de mettre de la tourbe sur un jardin !!!

C’est mal de mettre de la tourbe pour plusieurs raison:

  • une tourbière se fabrique en 1000 à 10000 ans au minimum
  • c’est un puits de CO2 (donc ça diminue l’effet de serre)
  • l’apport en nutriment est moins durable que de mettre du compost !

Détruire une tourbière a une double effet négatif et n’est pas durable. C’est aussi un intrant fossile !