Comment faire un bon compost

Les techniques de cultures récentes vont de plus en plus dans le mauvais sens !!!

On voit de plus en plus de plantation « hors sol ». On voit que la charrue a tendance à détruire le sol plutôt que de l’aérer.

Bref, il y a une tendance à considérer que le sol ne sert à rien pour cultiver ! => c’est faux !

Mon modèle de culture, c’est la forêt. Le sol, c’est tout. Le sol est un complexe argilo-humique. C’est la source de toute vie. C’est certainement le composée le plus complexe que l’on trouve sur cette planète. Et l’agro-chimie pense que les plantes ne se nourrissent que d’engrais NPK !!

La forêt pousse toute seule, on ne l’arrose pas, elle fait des arbres qui font plusieurs dizaines de mètre de haut. Elle recycle absolument tout dans son cycle de création décomposition.

J’en vie de plus en plus à penser que les arbres sont une forme d’intelligence certainement plus douée que la plupart des humains ! Un arbre tout seul peut être pas. Mais une forêt entière est un écosystème complet. On sait maintenant que les arbres sont en totale symbiose avec les champignons du sol. Les champignons sont des êtres capables de faire de la rétenssion d’eau dans 90% de leur corps.

Ainsi, on a pu observer que la symbiose forêt et champignon permet de déplacer des masses d’eau dans la forêt. Vous le saviez ça ? Une forêt n’a pas besoin d’être arrosée, car elle va elle même chercher l’eau dont elle a besoin et la distribue à tout ceux qui en ont besoin.

… et là l’industrie agrochimique aimerait nous faire gobber des OGM qui ont besoin de moins d’eau pour résiste à la sécheresse…..  le problème n’est pas là. Le problème c’est de s’occuper du sol avant de s’occuper des plantes qui y poussent !

Ainsi transposé à un jardin potager. L’idée est de fabriquer un sol excellent, et dessus y pousserons des plantes excellentes !
(bon, après il faut utiliser des techniques agricoles qui ne détruisent pas le sol ! Sinon ça ne sert à rien d’en fabriquer un bon… donc le principe de l’empilement, on a jamais vu de couche géologique qui se retourne….. et la nature a horreur du vide…. Donc planter des cultures intercallaire et mettre du paillage.. sinon les « mauvaises » herbes vont coloniser les terrains vides.)

Le compost me semble un bon point d’entrée pour avoir un bon sol. Avec un bon compost, on peut avoir de la terre de qualité qu’il suffit de mettre sur n’importe quelle surface pour la jardiner. (rappellez-vous… les couches géologique ça s’empile… pas besoin de creuser.)

Les secrets d’un bon compost

La méthode recommandée par la FAO:

http://www.fao.org/docrep/008/y5104f/y5104f06.htm#bm06

  • mélange équilibré de matière carbonée (sèche, carton, bois, feuille morte, herbe sèches, etc) avec des matières verte (épluchure, fruit, légumes, gazon coupé, etc..)
  • Le rapport C/N carbon/azote doit être proche de 30 (c’est pas simple à l’oeil de savoir)
  • => le truc c’est de mettre une quantité équivalente de chaque.
  • Si le mélange est trop azoté (vert) le compost devient gluant et dégage des mauvaises odeurs.
  • Il existe 3 types de composts => http://www.fao.org/docrep/008/y5104f/y5104f05.htm#bm05.1
  • => le compost anaérobie (sans air)
  • => le compost aérobie (avec de l’air)
  • => le lombricompostage qui est la décomposition par les enzymes de l’estomac des verres de terre => http://www.fao.org/docrep/008/y5104f/y5104f08.htm#bm08 (avec de l’air vu que les vers creusent des galeries et retournent la masse, mais pas au dessus de 35°C contrairement au pur aérobie)
  • Sans air => plus lent, conserve beaucoup plus d’éléments vitaux… mais aussi les graines des mauvaises herbes et certaine maladies.
  • Avec air => peu de risque de « phytotoxicité ». Dégage pas mal de chaleur => 50°C à 70°C
  • Suivant les techniques on arrive à un compostage qui se fait entre 4 mois et 2 semaines.
  • Le type le plus rapide est le compostage avec de l’air.
  • La méthode « industrielle » la plus rapide se faite avec des andains (des tas en forme de toblerone) de hauteur d’homme.
  • Ce type de tas est retourné tous les jours à l’aide de machine pour aérer le tas.
  • Quand on a pas les moyens industriels => http://www.fao.org/docrep/008/y5104f/y5104f07.htm#bm07
  • => soit on fait un bête tas, et l’on a un compost sans air, qui se décompose très lentement.
  • => soit on retourne de temps en temps (1 fois par mois par exemple)
  • => soit on crée des techniques d’aération comme la technique chinoise avec des bambous plantés dans le tas lors de sa formation. Puis on les retire au bout de qq jours quand le tas est formé. => ça nous donne des tunnels d’aération.
  • La taille des éléments à composter est importante => 1,25 à 3,75 cm !! http://www.fao.org/docrep/008/y5104f/y5104f06.htm#bm06.1
  • Le taux d’humidité est important on parle de 50% (entre 40 et 65%)… donc il faut de l’humidiét, sinon rien ne se passe. Mais si tout est détrempé, les mauvaises odeurs vont arriver. (et les voisins mécontents avec)
  • La chaleur est importante. Les micro-organismes les plus efficaces pour décomposer agissent à la température de 71°C !!  (mais pas au dessus, sinon ils meurent !)…. donc avec une bonne couverture ou un caisson fermé ça peut aider.
  • Le volume minimal de matières à composter est de  90 cm × 90 cm × 90 cm . Sinon ça risque de ne pas beaucoup bouger. (surtout pour conserver la chaleur à l’intérieur.)
  • la forme idéale est un tore… le centre est chaud…. mais la matière doit migrer au centre, de l’extérieur à l’intérieur.
  • Un bon tas chauffe en 24 à 48h.

La méthode du compostage à froid efficace: http://jardinonssolvivant.fr/compostage-a-froid-mille-feuille-brf-breton/

  • un breton déçu de la méthode où il faut que ça chauffer à fait d’autres expériences…
  • Il s’est dit que ce n’est pas trop naturel d’avoir une forêt à 70°C ??
  • => c’est probablement encore une idée de notre société de la vitesse que de vouloir faire un
  • Varier les matériaux => 5 sortes c’est bien. (pas de monoculture.. c’est aussi valable pour le compost)
  • Combiner déchets carbonés et déchets azotés en strates successives les matières carbonées (brunes, dures, et sèches telles que feuilles, vieux foins, pailles, litières peu chargées, BRF) et les matières azotées (vertes, molles, déchets ménagers, tontes, mauvaises herbes, plantes aquatiques…)
  • Ne pas arroser. (il faut arroser quand ça chauffe.. mais à basse température ça ne sert à rien)
  • Aménager des zones tampons pour couper les hautes chaleurs. (ex: BRF sec)
  • Aérer le tas à la méthode chinoise/japonnaise => avec des bambous planté verticalement lors de la création du tas.
  • En 6 mois.. (idéal une année) on a un excellent compost.

En vrac

Il y a une question que je me pose…. « est-ce que le compostage élimine les pesticides ? »

Bon, par ce que c’est sympa de faire son propre compost.. mais si c’est pour y mettre des pesticides via le compost alors qu’on veut un jardin bio… ça sert à quoi ?

Je n’ai pas (encore) de réponse à ça. Mais je privilégie, le compost d’épluchure bio… vu que je préfère manger bio.

Il y a d’ailleurs tout un débat sur les agrumes que beaucoup ne composent pas….
=> http://lecompost.info/agrume

Mais comme le dit cet article, pourquoi composter une pomme qui a reçu encore plus de pesticides alors qu’on refuse de mettre des agrumes ??

Mes notes à propos du bouquin le sol vivant:

https://martouf.ch/document/compost/303-notes-a-propos-du-livre-le-sol-vivant.html

Quelques erreurs à éviter pour ne pas rater son compost

Comment gérer les tontes de gazon massive dans son compost ?

Une des erreurs les plus classiques que je vois, c’est le concierge d’un immeuble qui tond son gazon et qui pose tout en vrac dans le composte… souvent jusqu’à 1m d’épaisseur de tonte fraiche….
=> ça c’est pas un compost ! .. c’est une masse en fermentation ! … ça va fermenter, puer… les voisins se plaindre.. et tenter de supprimer le compost !!

Toujours avoir en tête qu’il faut conserver un équilibre entre les matières carbonnées et les matières azotées.

Pour chaque poignée « verte » épluchure, gazon frais… il faut une poignée « brune » et sèche…  des feuilles mortes du bois déchiqueter…

Mais là, c’est la quadrature du cercle, comment avoir en même temps des feuilles mortes pour les mélanger avec le gazon… on tond plutôt au printemps.. et les feuilles mortes sont plutôt là en automne !!

L’astuce que j’utilise là, c’est le carton !!  .. et oui, c’est simple à trouver et c’est une excellente matière compostable (bon, éviter le carton laqué, imprimé, plastifié…)  Un bon mélange peut se faire avec des tontes de gazon et du carton. Mais du carton déchiquetté en petit morceau. Sinon ça va juste compartimenter les couches.

Le secret, c’est aussi, une bonne aération.

Les sachets plastique compostables

Je me suis fait avoir. Quand je m’occupais du compost de mon immeuble, j’ai vu beaucoup de voisins venir avec des sachets plastiques compostables et les mettre directement sur le tas du compost avec le sourir du devoir accompli.

Mais j’ai vu qu’au bout d’un certain temps, mon compost était en train de mourrir !

En effet, les sachets « compostable » ne se décomposent pas ! … ils créent des poches de fermentation. Les vers n’arrivent pas traverser le plastique.

Pourtant c’est indiqué « sac compostable » ? Mais quel type de compost ? Je pense que ces sacs sont conçus pour le compostage industriel. Celui qui est fait avec des andins qui chauffent à 70°C … là le sac va fondre ! et se composter.

Mais avec mon compost basse température, ou avec un lombricompostage. Ce type de sac ne se composte pas…. ou très lentement !

Par ce qu’il y a quand même des morceaux qui se sont décomposés. Tout comme la vaisselle en amidons de maïs. Elle se décompose. Mais là aussi il faut la mélanger en petits morceaux.

Voilà donc l’état de mes connaissance sur les composts.

Je suis en train d’en commencer un nouveau de style silo classique, mais avec des trous d’aération en bambon à la chinoise… On verra ce que ça donne… je vous donnerai des nouvelles dans quelques mois.

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