Comment faire un bon compost

Les techniques de cultures récentes vont de plus en plus dans le mauvais sens !!!

On voit de plus en plus de plantation « hors sol ». On voit que la charrue a tendance à détruire le sol plutôt que de l’aérer.

Bref, il y a une tendance à considérer que le sol ne sert à rien pour cultiver ! => c’est faux !

Mon modèle de culture, c’est la forêt. Le sol, c’est tout. Le sol est un complexe argilo-humique. C’est la source de toute vie. C’est certainement le composée le plus complexe que l’on trouve sur cette planète. Et l’agro-chimie pense que les plantes ne se nourrissent que d’engrais NPK !!

La forêt pousse toute seule, on ne l’arrose pas, elle fait des arbres qui font plusieurs dizaines de mètre de haut. Elle recycle absolument tout dans son cycle de création décomposition.

J’en vie de plus en plus à penser que les arbres sont une forme d’intelligence certainement plus douée que la plupart des humains ! Un arbre tout seul peut être pas. Mais une forêt entière est un écosystème complet. On sait maintenant que les arbres sont en totale symbiose avec les champignons du sol. Les champignons sont des êtres capables de faire de la rétenssion d’eau dans 90% de leur corps.

Ainsi, on a pu observer que la symbiose forêt et champignon permet de déplacer des masses d’eau dans la forêt. Vous le saviez ça ? Une forêt n’a pas besoin d’être arrosée, car elle va elle même chercher l’eau dont elle a besoin et la distribue à tout ceux qui en ont besoin.

… et là l’industrie agrochimique aimerait nous faire gobber des OGM qui ont besoin de moins d’eau pour résiste à la sécheresse…..  le problème n’est pas là. Le problème c’est de s’occuper du sol avant de s’occuper des plantes qui y poussent !

Ainsi transposé à un jardin potager. L’idée est de fabriquer un sol excellent, et dessus y pousserons des plantes excellentes !
(bon, après il faut utiliser des techniques agricoles qui ne détruisent pas le sol ! Sinon ça ne sert à rien d’en fabriquer un bon… donc le principe de l’empilement, on a jamais vu de couche géologique qui se retourne….. et la nature a horreur du vide…. Donc planter des cultures intercallaire et mettre du paillage.. sinon les « mauvaises » herbes vont coloniser les terrains vides.)

Le compost me semble un bon point d’entrée pour avoir un bon sol. Avec un bon compost, on peut avoir de la terre de qualité qu’il suffit de mettre sur n’importe quelle surface pour la jardiner. (rappellez-vous… les couches géologique ça s’empile… pas besoin de creuser.)

Les secrets d’un bon compost

La méthode recommandée par la FAO:

http://www.fao.org/docrep/008/y5104f/y5104f06.htm#bm06

  • mélange équilibré de matière carbonée (sèche, carton, bois, feuille morte, herbe sèches, etc) avec des matières verte (épluchure, fruit, légumes, gazon coupé, etc..)
  • Le rapport C/N carbon/azote doit être proche de 30 (c’est pas simple à l’oeil de savoir)
  • => le truc c’est de mettre une quantité équivalente de chaque.
  • Si le mélange est trop azoté (vert) le compost devient gluant et dégage des mauvaises odeurs.
  • Il existe 3 types de composts => http://www.fao.org/docrep/008/y5104f/y5104f05.htm#bm05.1
  • => le compost anaérobie (sans air)
  • => le compost aérobie (avec de l’air)
  • => le lombricompostage qui est la décomposition par les enzymes de l’estomac des verres de terre => http://www.fao.org/docrep/008/y5104f/y5104f08.htm#bm08 (avec de l’air vu que les vers creusent des galeries et retournent la masse, mais pas au dessus de 35°C contrairement au pur aérobie)
  • Sans air => plus lent, conserve beaucoup plus d’éléments vitaux… mais aussi les graines des mauvaises herbes et certaine maladies.
  • Avec air => peu de risque de « phytotoxicité ». Dégage pas mal de chaleur => 50°C à 70°C
  • Suivant les techniques on arrive à un compostage qui se fait entre 4 mois et 2 semaines.
  • Le type le plus rapide est le compostage avec de l’air.
  • La méthode « industrielle » la plus rapide se faite avec des andains (des tas en forme de toblerone) de hauteur d’homme.
  • Ce type de tas est retourné tous les jours à l’aide de machine pour aérer le tas.
  • Quand on a pas les moyens industriels => http://www.fao.org/docrep/008/y5104f/y5104f07.htm#bm07
  • => soit on fait un bête tas, et l’on a un compost sans air, qui se décompose très lentement.
  • => soit on retourne de temps en temps (1 fois par mois par exemple)
  • => soit on crée des techniques d’aération comme la technique chinoise avec des bambous plantés dans le tas lors de sa formation. Puis on les retire au bout de qq jours quand le tas est formé. => ça nous donne des tunnels d’aération.
  • La taille des éléments à composter est importante => 1,25 à 3,75 cm !! http://www.fao.org/docrep/008/y5104f/y5104f06.htm#bm06.1
  • Le taux d’humidité est important on parle de 50% (entre 40 et 65%)… donc il faut de l’humidiét, sinon rien ne se passe. Mais si tout est détrempé, les mauvaises odeurs vont arriver. (et les voisins mécontents avec)
  • La chaleur est importante. Les micro-organismes les plus efficaces pour décomposer agissent à la température de 71°C !!  (mais pas au dessus, sinon ils meurent !)…. donc avec une bonne couverture ou un caisson fermé ça peut aider.
  • Le volume minimal de matières à composter est de  90 cm × 90 cm × 90 cm . Sinon ça risque de ne pas beaucoup bouger. (surtout pour conserver la chaleur à l’intérieur.)
  • la forme idéale est un tore… le centre est chaud…. mais la matière doit migrer au centre, de l’extérieur à l’intérieur.
  • Un bon tas chauffe en 24 à 48h.

La méthode du compostage à froid efficace: http://jardinonssolvivant.fr/compostage-a-froid-mille-feuille-brf-breton/

  • un breton déçu de la méthode où il faut que ça chauffer à fait d’autres expériences…
  • Il s’est dit que ce n’est pas trop naturel d’avoir une forêt à 70°C ??
  • => c’est probablement encore une idée de notre société de la vitesse que de vouloir faire un
  • Varier les matériaux => 5 sortes c’est bien. (pas de monoculture.. c’est aussi valable pour le compost)
  • Combiner déchets carbonés et déchets azotés en strates successives les matières carbonées (brunes, dures, et sèches telles que feuilles, vieux foins, pailles, litières peu chargées, BRF) et les matières azotées (vertes, molles, déchets ménagers, tontes, mauvaises herbes, plantes aquatiques…)
  • Ne pas arroser. (il faut arroser quand ça chauffe.. mais à basse température ça ne sert à rien)
  • Aménager des zones tampons pour couper les hautes chaleurs. (ex: BRF sec)
  • Aérer le tas à la méthode chinoise/japonnaise => avec des bambous planté verticalement lors de la création du tas.
  • En 6 mois.. (idéal une année) on a un excellent compost.

En vrac

Il y a une question que je me pose…. « est-ce que le compostage élimine les pesticides ? »

Bon, par ce que c’est sympa de faire son propre compost.. mais si c’est pour y mettre des pesticides via le compost alors qu’on veut un jardin bio… ça sert à quoi ?

Je n’ai pas (encore) de réponse à ça. Mais je privilégie, le compost d’épluchure bio… vu que je préfère manger bio.

Il y a d’ailleurs tout un débat sur les agrumes que beaucoup ne composent pas….
=> http://lecompost.info/agrume

Mais comme le dit cet article, pourquoi composter une pomme qui a reçu encore plus de pesticides alors qu’on refuse de mettre des agrumes ??

Mes notes à propos du bouquin le sol vivant:

https://martouf.ch/document/compost/303-notes-a-propos-du-livre-le-sol-vivant.html

Quelques erreurs à éviter pour ne pas rater son compost

Comment gérer les tontes de gazon massive dans son compost ?

Une des erreurs les plus classiques que je vois, c’est le concierge d’un immeuble qui tond son gazon et qui pose tout en vrac dans le composte… souvent jusqu’à 1m d’épaisseur de tonte fraiche….
=> ça c’est pas un compost ! .. c’est une masse en fermentation ! … ça va fermenter, puer… les voisins se plaindre.. et tenter de supprimer le compost !!

Toujours avoir en tête qu’il faut conserver un équilibre entre les matières carbonnées et les matières azotées.

Pour chaque poignée « verte » épluchure, gazon frais… il faut une poignée « brune » et sèche…  des feuilles mortes du bois déchiqueter…

Mais là, c’est la quadrature du cercle, comment avoir en même temps des feuilles mortes pour les mélanger avec le gazon… on tond plutôt au printemps.. et les feuilles mortes sont plutôt là en automne !!

L’astuce que j’utilise là, c’est le carton !!  .. et oui, c’est simple à trouver et c’est une excellente matière compostable (bon, éviter le carton laqué, imprimé, plastifié…)  Un bon mélange peut se faire avec des tontes de gazon et du carton. Mais du carton déchiquetté en petit morceau. Sinon ça va juste compartimenter les couches.

Le secret, c’est aussi, une bonne aération.

Les sachets plastique compostables

Je me suis fait avoir. Quand je m’occupais du compost de mon immeuble, j’ai vu beaucoup de voisins venir avec des sachets plastiques compostables et les mettre directement sur le tas du compost avec le sourir du devoir accompli.

Mais j’ai vu qu’au bout d’un certain temps, mon compost était en train de mourrir !

En effet, les sachets « compostable » ne se décomposent pas ! … ils créent des poches de fermentation. Les vers n’arrivent pas traverser le plastique.

Pourtant c’est indiqué « sac compostable » ? Mais quel type de compost ? Je pense que ces sacs sont conçus pour le compostage industriel. Celui qui est fait avec des andins qui chauffent à 70°C … là le sac va fondre ! et se composter.

Mais avec mon compost basse température, ou avec un lombricompostage. Ce type de sac ne se composte pas…. ou très lentement !

Par ce qu’il y a quand même des morceaux qui se sont décomposés. Tout comme la vaisselle en amidons de maïs. Elle se décompose. Mais là aussi il faut la mélanger en petits morceaux.

Voilà donc l’état de mes connaissance sur les composts.

Je suis en train d’en commencer un nouveau de style silo classique, mais avec des trous d’aération en bambon à la chinoise… On verra ce que ça donne… je vous donnerai des nouvelles dans quelques mois.

Récolte de mon jardin à mi novembre

La récolte dans mon jardin à mi novembre

Il y a beaucoup de gens qui pensent que l’on ne peut récolter à manger dans son jardin que l’été. Effectivement, il y a beaucoup de choses en été. Mais il y a aussi beaucoup de choses que l’on peut récolter plus tard.

Voici un aperçu de ma récolte à mi-novembre 2013.

La vitamine C du cynorrhodon

Tout d’abord, pour bien passer l’hiver il faut manger des fruits pour avoir de la vitamine C et ne pas avoir les dents qui tombent à cause du scorbut... bon.. C’est vrai que de nos jours les magasins sont pleins de fruits… le scorbut n’est plus le problème de santé public numéro 1… mais bon.. peut être qu’un jour on aura plus de pétro-fruit toute l’année…

cynorrhodon gelé.JPG

églantier avec plein de fruit.JPG

Alors il est utile de savoir que l‘égalantier est un arbre qui a plein de petits fruits rouge fantastiques (enfin il parait que techniquement ce sont des faux fruits…), connus sous le noms de gratte-cul par les écoliers qui font des farces à leur camarades en leur frottant sur la peau les poils urtiquant de ce fruit…

Ce fruit rouge est aussi connu par les amateurs de thé sous le nom de cynorrhodon.

Et donc pourquoi est ce que ce fruit est si fantastique ?? … et bien c’est par ce qu’il est bourré de vitamine C. Il semble bien qu’il y en a 20 fois plus que dans les agrumes !!

Donc quand on aura plus de pétrole et qu’on ne fera plus venir des oranges de très loin… on se ruera un peu plus sur les grattes-cul pour manger notre dose quotidienne de vitamine C.

Moi j’en mange tous les jours.

Il suffit de presser sur le fruit une fois qu’il a gelé pour voir sortir un peu de chaire acidulée qui est délicieuse. J’avais même remplacé la tomate dans la pizza par cette chaire… bon.. c’est très très long à faire… il faut une énorme quantité de fruit !

Les topinambours pour réchauffer l’atmosphère

Quand le jardin parait mort…. et bien non, il y a encore plein de racines.. la plus connue.. c’est la carotte !

récolte de mini carottes.JPG

C’est le meilleur moyen de conserver des carottes, il suffit de les laisser en terre et de les récolter quand on en a besoin. Bon… il y a les limaces qui aiment aussi les carottes.. donc il est possible de les stocker à la cave dans un tas de sable. C’est ainsi que faisaient nos grand-parents… avant d’abuser de l’usage du frigo !

Mais dans les racines il y en a qui sont moins connues que les carottes. Voici le topinambour… On en parle souvent comme d’un cousin de la patate… mais en fait… ça ressemble plutôt à un tournesol !!

racine de topinambour.JPGtopinambours lavés.JPG

Bon… on le compare à la patate, par ce que l’on mange le tubercule et pas la fleur. Dans la patate sa réserve de sucre… de glucide c’est l’amidon. Dans le topinambour, c’est l’inuline. C’est une forme de sucre que notre organisme ne semble pas assimiler… du coup… hop… ça ressort sous forme de gaz… Après une bonne platé de topinambours entre amis, c’est la foire au pets ! 🙂 (bon.. il semble que si l’on cuit le topinambour avec une branche de céleri ou du bicarbonate de soude.. ça va.. plus d’effet…. à tester..)

Le raifort plus fort que le wasabi

Une autre racine qui se cache sous des feuilles toutes flétries, c’est le raifort !

feuilles de raifort.JPG

Le raifort, comme son nom l’indique, c’est fort ! .. c’est un condiment qui a du goût… Je me souviens d’un repas au château de Boudry ou pour l’anniversaire des 300 ans de Jean-Jaques Rousseau on avait mangé de la truite fumée accompagnée de raifort, une recette provenant du cahier de recette de Mme Rousseau…

Le raifort est une racine que l’on râpe pour la manger. A l’autre bout du monde, au japon on utilise une plante cousine, le wasabi ! …aussi connue comme condiment très fort !…. moi je vais dans mon jardin.. c’est moins loin qu’au Japon !

Le maïs arc-en-ciel inca

Cette année, je me suis lancé dans le maïs. Je cherchais à faire une céréale dans mon jardin.. et le maïs, c’est quand même plus facile à manger que le blé qu’il faut transformer en farine…. J’ai acheté des graines de maïs arc-en-ciel inca chez Kokopelli. Histoire de ne pas sponsoriser les 10 multinationnales qui possèdent 73% des semences et cherchent à nous fourguer des OGM…

mais arc-en-ciel inca kokopelli.JPG

Je suis très très heureux du résultat. Ça n’a pas été facile… la grèle du 20 juin à tout détruit.. coupé les tiges.. haché menu tout ce qu’il y avait…. mais tout à poussé.. avec un peu de retard. Mais j’ai quand même eu de maïs. J’en ai gardé un épi que j’ai séché pour avoir des graines pour l’année prochaine.

mais arc-en-ciel inca kokopelli séché.JPG

Voilà, comme ça je sais ce que je mange comme maïs…. et en plus avec ces couleurs violettes, ce maïs est super beau !

mais arc-en-ciel inca kokopelli cuit.JPG

Avec le retard du à la grêle, il y a des maïs qui ne sont pas arrivés à maturité. Mais même petits ils sont très bons à manger.. c’est comme les petits maïs au vinaigres avec lesquels ont mange la raclette !!

mini maïs.JPG

Les tomates jaunes naissent dans les choux

Et.. oui, c’est ce que j’ai découvert… J’observais un petit chou rouge. J’écartais ses feuilles… et qu’est-ce que je trouve dedans…. une mini tomate jaune !!!

les tomates naissent dans les choux.JPG

J’en déduis que les tomates jaunes naissent dans les choux !

(bon, c’est peut être aussi que la tomate est tombé du plan de tomate qui était juste à côté… mais qui a séché et est tombé entre temps… donc que je ne voyais plus)

Voilà… donc le jardin est vivant toute l’année… Pendant l’hiver ça pousse moins. Mais ça pousse quand même. Et surtout, il est important de laisser une couverture. De ne pas laisser le sol à nu… sinon la pluie et la neige de l’hiver va finir par emporter la bonne terre dans l’eau des rivières plus loin… toute la richesse perdue…

culture permanente

Il est ennuyant de devoir replanter chaque année des plantes pour pouvoir les manger. Qu’est ce qu’il existe comme plante que je peux garder d’une année à l’autre.

Voici un article à ce propos.

Actuellement dans mon jardin j’ai:

  • la consoude (des énormes massif) On mange les jeunes feuille en beignets.
  • la bourrache (on mange les fleurs)
  • les fraises
  • les framboises
  • les mûrs
  • les taupinambours (il faut que je vérifie cette année.. j’avais vu un tubercule, mais je ne le retrouve plus)
  • la rhubarbe
  • les raisinets
  • les groseilles
  • les noisettes
  • les pruneaux fellenberg
  • les berudges
  • les poires
  • la menthe
  • ciboulette
  • (égopode… c’est pas très bon)
  • oseille
  • oignons blanc
  • raifort
  • sauge
  • thym
  • absinthe
  • surreau

A ajouter (acheter chez kokopelli. Voir le catalogue):

  • arroches voir: http://floradiane.canalblog.com/archives/2007/04/25/4734613.html => ok arroche rouge opéra
  • ail d’ours
  • asperges
  • artichaud
  • brocoli vivace
  • chou d’aubenton
  • bardane => ok Bardane Tokinogawa
  • cardon
  • cerfeuil tubéreux (bulbe à goût sucré chataigne !) !!! feuille toxique !!
  • ciboule de chine
  • épinard-fraise
  • fenouil (j’en ai, mais il ne me semblait pas être commestible)
  • oignon rocambole
  • plantain corne de cerf => ok Laitue Romaine Plantain Cornes de Cerf
  • poireau des vignes
  • pourpier (Il me semble que j’en ai déjà… à voir…) => ok Pourpier Doré
  • La poire de terre ou yacon
  • L’oca du pérou
  • L’apios americana
  • bettrave

A compléter avec la liste des légumes perpétuels d’ekopédia

A voir encore:

Non permanents qu’il me faut encore

  • fèves (planter sept-oct récolter en mai) => ok Fève Witkeim
  • panais à alterner avec les carottes.
  • oignons (je n’ai que des oignons blanc actuellement) à planter dès mars pour juillet. Protège les fraises ! => ok Oignon Densité jaune
  • ail
  • luzerne (pompe à azote vivace. Faucher régulièrement)
  • pois => ok Pois Douce Provence
  • mais doux => ok Maïs Doux Arc en ciel Inca

Non permanents que j’ai

  • poireaux (planter de mai à juillet pour étaler la récolte d’octobre à mars) => ok Poireau Géant d’Hiver (planté fin juin)
  • salade
  • oeillet et souci (1 par mètre. Protège des parasites)
  • radis => ok Radis Rose de Chine (il me semble que ce n’est pas ceux là que j’ai planté !? .. à vérifier)

Retour au jardin d’Eden: comment jardiner sans effort

Voilà.. c’est le printemps… la nature se réveille…. il est temps de retourner s’occuper du jardin… C’est fou ce qu’il y a de différences entre mars et avril…..

pano jardin 26 mars 2011.jpg

pano jardin 17 avril 2011.jpg

Cela fait quelques lustres qu’avec ma famille nous exploitons ce petit bout de terre pour cultiver des plantes et légumes en tous genres. Ceci avec plus ou moins de succès.

Ainsi, j’ai été sensibilisé dès mon enfance à la provenance de notre alimentation, au travail que ça demande de produire de beaux légumes avec un vrai goût.

C’est parfois frustrant quand une récolte n’est pas à la hauteur de nos espérances. Mais c’est toujours un plaisir de savoir ce que l’on mange.

L’histoire de l’agriculture, c’est l’histoire de l’humanité

Ces dernières années, et spécialement ces derniers mois, je me suis documenté de plus en plus à propos de l’agriculture, de son histoire, des ses techniques, de son importance sur la vie humaine, sur l’environnement. J’ai exploré l’histoire de l’agriculture dans son passé lointain, mais également dans les possibilités de son futur.

(Pour les possibilités du futur, je recommande vivement la brochure « Pour un avenir alimentaire viable » publiée par le fond norvégien pour le développement)

Le sujet est terriblement vaste, personne ne pourra jamais en avoir une connaissance complète, mais il est tout de même possible de se faire une idée des tendances globales que je résume ainsi:

L’histoire de l’agriculture, c’est l’histoire de l’humanité !

Le futur de l’humanité, c’est le futur de l’agriculture !

Et oui, c’est finalement ce que j’ai compris. L’activité principale de l’humanité sur cette planète est de survivre, donc de se nourrir. L’agriculture tient logiquement une place importante dans l’histoire.

champ de blé.jpg

Au commencement les humains vivaient au jardin d’Eden. Il suffisait de se servir dans l’abondance pour se nourrir.

« Le Jardin d’Eden » Par Lucas Cranach der Ältere

Les premiers hommes vivaient de chasse (aux rennes) et de cueillette. Puis trouvant un climat favorable aux légumineuses (vers -12000), les humains se sont sédentarisés.

Comme manger du blé dur cru n’est pas très facile, on l’a écrasé et mélangé avec de l’eau. Puis cuit sur les parois de trous dans la terre, au fond desquels, on faisait du feu. Le pain est né. (vers -9000)

En observant la terre cuite au bord des feux, la poterie est née. Puis d’autres outils.

L’amélioration de la nourriture dans ces villages a permis une explosion démographique.

Revers de la médaille, il est devenu plus difficile de trouver de la nourriture dans les environs des villages. Il faut aller exponentiellement plus loin pour trouver à manger. Ce n’est plus rentable.

On se retrouve devant un problème de complexité due à l’échelle. Pour résoudre ce problème, les gens ont commencé à créer des jardins proche des villages.

Une nouvelle technologie est née: l’agriculture est née. Le temps du jardin d’Eden est révolu. Il faut cultiver et s’occuper de son champ. Il ne suffit plus seulement de récolter.

Il est écrit dans le livre de la genèse: … Le sol sera maudit à cause de toi. C’est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie […]. C’est à la sueur de ton front que tu mangeras ton pain.

L’agriculture est le début de la notion de travail. Mot qui tire son origine étymologique des notions de tourments et souffrances. De même pour le labour de la terre qui a donnée le mot labeur, synonyme d’un dur travail.

Les mots de sont pas anodins. Pourquoi parle-t-on d’exploitation agricole ? … exploitation est parfois un synonyme d’esclavage….. Esclavage que l’on retrouve souvent au cours de l’histoire pour faire tourner des exploitations agricoles !

Dès ses débuts, l’agriculture, n’est qu’une lutte, contre le sol pour le cultiver et contre les autres humains pour leur extorquer de meilleures terres.

L’histoire humaine découle des technologies agricoles, et réciproquement. L’exploitation des mines découle directement d’un besoin en outils agricoles ou d’armes.

De nombreuses révolutions politiques sont une réaction à une mauvaises gestion agricole. Le mot révolution revient souvent lié à l’agriculture.

La dernière révolution d’envergure dans le domaine de l’agriculture est ce que l’on appelle, la révolution verte.

ferme paysage.png

La révolution verte ou l’agriculture basée sur le pétrole

La révolution verte est arrivée dans la seconde moitié du 20ème siècle. Elle a révolutionné les techniques agricoles avec les principes de bases suivants:

  • utilisation exclusive de variétés à haut rendement
  • on nourrit les plantes avec des engrais minéraux (NPK)
  • on élimine avec des pesticides tout ce qui pourrait nuire à la plante. (le terme de pesticides rassemble les insecticides, les fongicides, les herbicides, les parasiticides)

Cette révolution verte est responsable d’une augmentation massive du rendement des cultures (+229% entre 1960 et 1980) et par conséquent d’une augmentation massive de la population mondiale ! ( ~1.6 milliards vers 1900 à 6,7 milliards en 2010)

Cette augmentation de population est un phénomène analogue au phénomène qui a mené l’humanité à créer l’agriculture. C’est paradoxalement ce qui permet à un plus grand nombre de mieux manger qui met en danger tout le système !

Voici un nouveau problème de complexité d’échelle.

En effet, il ne faut pas oublier que:

réservoir de pétrole dans le port de Dakar.jpg

Ainsi le système agricole de la révolution verte est un système fortement dépendant du pétrole. D’autant plus que dans une agriculture mondialisée, on utilise non seulement le pétrole pour faire pousser les cultures, mais également pour faire voyager les récoltes autour du monde.

Ce système agricole empoisonne le monde avec des pesticides. Ce système agricole a détruit toutes les variétés de plantes qui étaient localement adaptées à leur environnement. Par exemple, des plantes qui avaient besoin de peu d’eau.

Rendements du blé dans les pays en développement, 1950-2004

On se retrouve donc maintenant avec des plantes standardisées qui produisent beaucoup, mais seulement dans des conditions particulières qui ne sont pas présentes partout.

Le fond de commerce de l’industrie de la bio-technologie, après avoir été de faire des plantes résistantes aux pesticides, est de faire des plantes qui s’adaptent à des environnements difficiles, comme les zones arides.

Bref, après s’être employé pendant 50 ans à détruire les variétés adaptées que l’on avait. L’industrie veut maintenant les recréer pour les revendre sous forme d’OGM !

Le modèle d’agriculture proposé par la révolution verte ne fonctionne plus. Il n’est pas durable. Les rendements stagnent. Les dégradation sont plus importantes que les bénéfices. Ce modèle est en bout de course.

Vu que l’histoire de l’humanité, c’est l’histoire de l’agriculture et donc que le futur de l’humanité est le futur de l’agriculture….

Si notre système agricole est en bout de course, il n’est pas faux de dire que l’avenir de l’humanité est en jeu !

Retour au jardin d’Eden

Pour assurer la survie de l’humanité, il est temps de trouver un système agricole est capable de nourrir la population mondiale de manière durable et sans causer de dégâts.

Joie et bonheur… Ce système existe !

Forêt verte.jpg

Allons faire un tour à la forêt…. observons l’écosystème d’une forêt.

La forêt pousse très bien toute seule. Personne ne l’arrose, personne, ne lui donne des engrais, personne ne va l’asperger de pesticides. Pourtant la forêt pousse bien et les arbres ne sont même pas tout petits !!

Quel est le secret de la réussite de l’écosystème de la forêt ?

Et bien justement c’est son écosystème ! La forêt est un tout et tout est lié.

Dès l’origine de l’agriculture, l’humain considère qu’il doit se battre contre le sol, que cultiver des plantes c’est difficile.

Qu’il faut supprimer tous les concurrents de la plante que l’on cultive pour obtenir en rendement maximum.

Cette idée est entretenue depuis le livre de la Genèse dans la Bible, jusqu’à maintenant dans l’industrie de la bio-technologie. Industrie qui propose comme modèle une agriculture dans laquelle, on cultive des champs à perte de vue, avec une seule et unique plante. Cette plante est la seule sensée résister à la pluie de pesticide que l’on impose à notre environnement pour tuer tout le reste.

Il y a tout un système de valeur à changer. Il faut sortir de ce modèle de concurrence extrême et favoriser la collaboration. Les plantes entre-elles collaborent !

Il n’y a pas de mauvaises herbes. On peut trouver à toutes une fonction. C’est un écosystème complet. Il faut favoriser cet écosystème pour favoriser ses propres cultures.

Cultiver c’est facile, les plantes poussent toutes seules. Elles ne demande qu’à recouvrir le sol. C’est l’humain qui a pris l’habitude de qualifier de nombreuses plantes de mauvaises. C’est l’humain qui a choisi de se crever à retourner et labourer le sol. Ce qui a pour conséquence d’être un travail, un labeur.

Le pire, c’est que ce dur labeur des laboures est contre productif. On détruit la base de l’écosystème en détruisant le sol !

Alors quel est le jardin le plus vivant ?

IMG_2150 salade au milieu du désert.JPGIMG_2148 consoude.JPG


Ainsi, il et temps de passer à une agriculture où l’on se fatigue un minimum, une agriculture où l’on favorise la vie plutôt que de la tuer.

Le grand principe de base de cette agriculture est de se rapprocher le plus possible de l’écosystème d’une forêt. Les techniques sont exactement celles dont j’avais déjà parlé l’été dernier dans un article où je parlais de remettre la forêt au milieu du système agricole.

Les grands principes de base sont:

  • Protéger le sol
  • Reconstituer le sol
  • Favoriser la biodiversité

Ainsi, on ne laisse jamais un sol nu !

On utilise du paillage pour protéger le sol. Parmi les nombreux avantages du paillage, on peut citer la protection contre le soleil. Le sol reste humide. Sinon après un arrosage il est fort probable que l’eau s’évapore rapidement.

IMG_2137 fraisier sous le paillage.JPGIMG_2139 paillage pour côte de bête.JPG


Le paillage peut être fait avec de nombreux matériaux, comme sont nom l’indique c’est souvent de la paille. De l’herbe coupée. Mais ça peut aussi être du carton et dans les serres industrielles du plastique, mais là encore on dépend beaucoup trop de pétrole !

Le meilleur paillage que l’on puisse faire c’est avec du Bois Raméal Fragmenté. Ce sont des copeaux de bois jeunes. (d’où l’intérêt d’avoir des haies à tailler)

C’est de cette manière que l’on va réintroduire l’écosystème de la forêt dans le sol du jardin. Le bois est composé du meilleur engrais que l’on puisse trouver: La lignine.

IMG_2034 champignon sur le bois.JPGLa lignine est en quelque sorte de l’humine préfabriquée c’est la base de la construction de l’humus du sol. Contrairement à l’agriculture basée sur des engrais pour les plantes, ici le but est de créer le meilleur humus possible qui lui va nourrir les plantes.

Le problème de la lignine, c’est que c’est une molécule très solide. (Ce n’est pas pour rien que l’on construit des maisons en bois !)

Seuls certains champignons de la famille des basidiomycètes arrivent à décomposer la lignine.

Pour reconstituer le sol, le principe est simple, il faut créer le plus de biomasse possible. Puis on va tout laisser sur place. Ainsi il faut toujours recouvrir le sol avec de cultures, même l’hiver.

Tout d’abord, ça le protège contre l’érosion, puis ça permet d’avoir toute une masse de végétaux dès le printemps que l’on peut utiliser comme paillage. On utilise souvent ce que l’on appelle des BioMax, pour biodiversité maximale.

Comme on le voit bien dans les couches géologiques, un sol, c’est un empilement de biomasse. Les roches sont bien souvent des végétaux ou des animaux fossilisés. Pourquoi creuser ? Les couches doivent s’empiler. On ne devrait jamais avoir à creuser !

Mais l’humain à pris l’habitude de vouloir creuser pour aller chercher des métaux ou du pétrole (qui n’est rien d’autre que des vieilles plantes mal décomposées…)

insecte.jpg

Ainsi le bon principe à utiliser est de toujours recouvrir, construire le sol en posant de la biomasse par dessus.

Le paillage peut avoir certains défaut aussi. Par exemple, il va fournir un abri aux limaces qui vont venir manger mes salades !

Mais là il faut compter sur le fait que je ne vais plus retourner le sol, donc je ne vais plus tuer les oeufs de carabes et ces coléoptères vont pouvoir se développer et venir manger les limaces !

Les vers de terre sont aussi très importants dans l’écosystème du sol. Ce sont eux qui aèrent le sol en creusant des galeries. C’est pourquoi, il ne sert à rien de labourer. C’est contre productif, ça compacte les galeries !

Le gouvernement irlandais a estimé que le travail d’aération de la terre fait par les vers de terre vaut entre 700 millions et 1 milliard d’euro par année !

ferme-isométrique.pngFavoriser la biodiversité est donc une bonne chose. Bien meilleure que de vouloir se battre contre. La diversité favorise le résilience. Un jardin qui a une bonne biodiversité est donc une jardin qui ne crains pas les maladies et en a très peu.

Mon jardin, mieux que FarmVille

Tout me montre que pour avoir un bon jardin, il suffit que je laisse la nature faire. S’il l’on me dit que mon jardin est une sacré jungle. C’est un compliment !

Voici donc l’orientation que je vais donner à mon jardin.

Comme la transition prend un peu de temps. Me voici dans une année expérimentale, et comme pour toute expérience, je vais écrire un journal de bord de mon jardin où vos pouvez suivre mes expériences.

Voilà, avec ce journal, je pourrai enfin faire concurrence à mes amis Facebook qui étalent leurs exploits à FarmVille…

Mon jardin a un avantage sur Farmville, c’est que, moi au moins, je peux vraiment manger mes récoltes !

Journal de jardin : le printemps est là

IMG_2143 broyeuse à bois.JPGVoilà, j’ai acheté une broyeuse à bois sur ricardo. Je pourrai faire du BRF. Chouette !

Il me reste encore juste un petit soucis….. trouver une prise 230v… ouais.. mon jardin n’est pas raccordé au réseau électrique… Mais on a des gentils voisins.. j’espère qu’il seront collaboratifs…

Lors de mon bref passage au jardin pour amener la broyeuse, je remarque que  le sol est toujours humide sous le paillage des fraises !  Merveilleux !

Alors je rajoute une couche et arrose un peu. J’en profite pour protéger, de la même manière, le compost que j’ai fraichement ajouté autour des côtes de bête.

 


IMG_2137 fraisier sous le paillage.JPGIMG_2139 paillage pour côte de bête.JPG


Du côté de mes plantons à la maison, ça progresse vite aussi !

IMG_2120 plantons le 22 avril.JPGIMG_2124 planton dycotylédon 22 avril.JPG


20 avril 2011

Que vois-je ….  des premières pousses sortent de la terre de mes plantons ! … Il y a des cotylédons qui pointent le bout de leur feuille…  Mes nains de jardins ont bien travaillé… J’avais d’ailleurs déjà fait un article à propos de leur travail. Fait absolument inédit, j’ai même publié une vidéos où l’on voit les nains de jardins travailler…..

IMG_2105 plantons le 20 avril.JPG


18 avril 2011

Après un bref passage au jardin… que vois-je…. sous le paillage que j’ai fait pour les fraises, c’est encore tout humide! Le principe du paillage fonctionne bien pour retenir l’humidité.

Je n’ai pas beaucoup de temps, mais je profite de mettre un peu de compost pour les salades et côte de bête qui reprennent de l’année dernière.

pano jardin 17 avril 2011.jpg

17 avril 2011

Aujourd’hui, les lilas sont en fleur… il est donc temps de planter les patates…

Cette année je teste la méthode patate sur herbe. C’est la technique qu’utilisent Claude et Lydia Bourguignon chez eux et qui leur a été enseignée par des paysans boliviens. (Claude Bourguigon explique sa culture des patates dans une conférence. Voir la vidéo, c’est à 47 minutes et 20 secondes)

Mais c’est aussi la technique de l’expérience en 2010 de Laurent Debrot dont il a fait une vidéo:

Rséumé:

  • 15 avril 2010, à Fontainemelon  (planter dès le 15 mars en climat clément ou à la floraison des lilas)
  • poser les patates juste sur le sol
  • recouvrir d’un peu de compost
  • mi-mai mettre de l’herbe par dessus
  • plantation d’une seconde série !
  • en juin, fini la tondeuse, je sort la faux
  • 3 juillet première patates
  • 23 juillet premier ramassage
  • pour un seul planton, il y a pas loin de 1kg de patate !
  • en septembre récolte. 5kg par m2

IMG_2026-faux.JPGIMG_2027-herbe dans le pré.JPGPour en savoir plus sur le cycle de vie des patates.

Donc pour me lancer, je suis allé faucher le champs d’herbe en bas du jardin à la faux.

J’ai récupéré le foin pour faire du paillage et le buttage des patates.

Je ne sais pas pourquoi je parle de « Plantation » des patates. En fait, j’ai juste posé les patates sur le sol herbeux du champ fauché. En 3 lignes de 6 ou 7 patates.

IMG_2043 patates en sac.JPGIMG_2044 patate dans dans l herbe.JPGIMG_2048 alignée de patate.JPG

IMG_2051 trou dans le compost.JPGJ’ai recouvert les patates d’un peu de compost récupéré juste à côté dans un tas de bois et d’herbe formé pendant de nombreuses années et actuellement recouvert d’orties !

(15 ans d’entassement de bois et « mauvaises herbes » ça fait le meilleure composte du monde)

J’ai juste creusé un petit trou sur le côté du tas. La terre est exceptionnelle. Fraiche, aérée, il y a plein de vers de terre. Cette terre est parfaite pour nourrir les patates.

Puis, j’ai recouvert les mottes de terres des patates avec un peu de foin fraichement coupé. Ceci permet de protéger ce bout de sol vivant que je viens de poser. Ainsi mes patates sont protégées sous 3 andins dans la prairie.

J’ai également fait un autre essai de « plantation » de patates sur un sol recouvert d’égopode. Même technique de lancé de patates… où comment planter ces patates en 5 minutes (c’est le temps réel que j’ai mis pour une douzaine de patates… j’avais un rendez vous après)… j’ai recouvert ces patates avec du compost fraichement sorti la semaine dernière de notre compost en bas de l’immeuble. Donc merci aux voisins qui ont participé 😛

Comme j’avais peu de temps, je n’ai pas recouvert d’herbe ces petits monticules de terre. A faire ces prochains jours.

IMG_2056 alignée de patate sous du paillage.JPGIMG_2155 plantation de patate.JPG

Comme il y a des fraises qui commencent à fleurir et qu’elles sont dans un sol incroyablement dur et sec, je l’ai recouvert de foin fraichement coupé et arrosé le tout. J’espère qu’il y aura un peu d’humidité qui va rester.

J’ai également coupé le reste de pieds de plantes tout secs qu’il reste de l’année passée… Il y avait encore des pieds de tomates sec, du fenouil, de l’absinthe, des lupins, etc…

Ces branches sèches feront un bon paillage.

L’avantage de ne pas retourner tous le jardin, hormis le fait que c’est nettement moins crevant ! … c’est qu’il y a des plantes qui repoussent toute seules.

Il y a par exemple, de la salade et des côtes de bêtes qui reprennent toutes seules… Ce n’était pas prévu !! Mais c’est très bien !  (Il y a aussi la bourrache.. mais ça c’est normal… et dire qu’il y a plein de gens qui trouve que c’est une mauvaise herbe… alors que les fleurs sont très bonnes en salade !)

IMG_2094 fraise sous du paillage.JPGIMG_2097 compost autour de côte de bête.JPGIMG_2095 bourrache.JPG


Le désavantage, c’est que nos voisins de jardin pense que l’on ne fait rien !

« Est ce que vous continuez le jardin cette année, j’ai vu que vous n’avez rien fait ?« 

C’est vrai que nos vieilles herbes sur pied mélangées avec les plantations vivaces quasi sauvages qui reprennent toutes seules, c’est un peu étrange…. ça décadre totalement avec le jardin de la voisine qui est totalement retournée, la terre broyée en petits morceaux. ça fait beaucoup plus jardin suisse propret…. 😛

Alors quel est le jardin le plus vivant ?

IMG_2150 salade au milieu du désert.JPGIMG_2148 consoude.JPG


Après avoir passé une partie de la journée au jardin, j’ai passé la soirée à préparer mes plantons à la maison.

J’ai ressorti mes planches et chevalets au bord de la fenêtre, et remplit plein de pots avec du bon compost fait en bas de l’immeuble. (avec des cloportes et des vers de terres qui se baladent…. J’ai aussi vu des mini vers… des nématodes ? Il doit y en avoir.. mais c’est tellement petit que je ne sais pas si ils sont vraiment visible à l’oeil nu ??)

J’ai planté des tomates rose de berne, des mini tomates jaunes en grappe, des courges butternut. (bien qu’elles n’ont pas la forme traditionnelle de la courge, elles ont une chaire incroyablement bonne)

Pour avoir plus de lumière j’ai également ajouté quelques jolis réflecteurs fait maison avec du carton et du papier d’alu.

IMG_2081 plantons.JPGIMG_2005-compost.JPG


27 mars 2011

IMG_1727-arbre à tailler.JPGTailles de quelques arbres pour avoir un bon volume de bois à broyer pour en faire du BRF. Je n’ai toujours pas de broyeuse et je ne sais toujours pas vraiment si c’est uen bonne idée de mettre trop de BRF au printemps. J’aimerai éviter une faim d’azote. Mais il me faut quand même tailler le bois avant que la nature ne se réveille trop.

Il me manque quand même un peu trop de vrais outils de taille…. à voir pour investir dans une bonne scie.. ou emprunter une tronçonneuse pour l’année prochaine, vue l’ampleur de la tâche avec les arbres fruitiers du bas qui sont devenus immenses…..

Voilà ce qui arrive quand on ne les tailles pas pendant 15 ans !

Printemps 2011

Voilà.. c’est le printemps… la nature se réveille…. il est temps de retourner s’occuper du jardin…

pano jardin 26 mars 2011.jpg

Mais cette année, c’est la révolution agricole… comme je l’avais annoncé l’été dernier, c’est le chamboulement dans les habitudes, on arrête de se battre contre la terre. On favorise la nature pour qu’elle nous aide.

La forêt pousse bien toute seule, et les arbres ne sont pas tout petits !!

Il faut donc laisser la nature faire. Il est possible de faire un beau jardin qui produit beaucoup et de bonne qualité en travaillant moins ! … On ne va pas se priver ! … mais il y a quelques techniques à connaitre !

ferme-isométrique.pngPour le détail, j’en avais déjà parlé dans un article l’été dernier…

Le principe de base, c’est de protéger et reconstituer le sol. Le sol est un organisme vivant. S’il et en bonne santé. Il est capable de nourrir ce qui pousse dessus.

Comme c’est une année expérimentale, voici le journal de bord de mon jardin.

Voilà, avec ce journal, je pourrai faire concurrence à mes amis facebook qui étalent sur leur mur, leurs exploits à farmVille…    moi au moins je peux vraiment manger mes récoltes !

meubles en carton

Mobilier en carton

Le carton est trop peu utilisé… on peut tout faire avec !

c’est souvent moins cher, plus écologique, recyclable.. plus léger à transporter… modulable…

Quelques liens

Aussi pour le jardin…

Le carton peux aussi être très utile comme paillage pour le jardin ou pour recréer un sol grâce à la technique du jardin en lasagne.

Plantations de mon jardin

Notes à propos des plantations de mon jardin

mars 2011.

ça va être le moment de me préoccuper du jardin. De savoir ce que je vais y mettre, de faire des plantons.

L’idée cette année, c’est d’utiliser plein de techniques d’agriculture qui ne demande pas d’effort ! (en tout cas ps de laboure)

C’est ce que l’on appelle parfois: les  techniques culturales simplifiées

L’idée est de s’occuper du sol, de le construire, de le reconstituer.. Il va donc falloir y ajouter de la biomasse.

Le bois est le meilleur engrais. Il protège le sol, en se décomposant à l’aide champignons il va laisser plein d’humine.

Il faut protégéer le sol du soleil, du vent, de l’érosion. Du mulch (paillage), c’est rès pratique pour ça et on peut le faire en bois.

Le bois raméal fragmenté

Les Ligneux (bois) créent plus d’humus et de meilleure qualité que les herbacées (composts ou fumiers).

Bien que l’augmentation notable des rendements soit impressionnante, l’accroissement rapide du taux d’humus semble être l’intérêt premier. L’accroissement du taux d’humus se situe à 1 % sur moins de 10 ans alors qu’il faut 50 ans pour obtenir un résultat similaire avec du compost et 80 ans avec fumier ou lisier seuls.

En quantité comme en qualité, sur toutes les cultures testées et en tous lieux (les plus forts rendements, 500 % à 800 % de la planche témoin, revenant aux pays tropicaux – Afrique, Madagascar – sur tomates et courgettes en raison du contrôle des nématodes grâce aux BRF). Les Canadiens obtiennent régulièrement 200 % à 300 % sur la culture des fraises. Les études, notamment en Ukraine (1996-97), sur le seigle, montrent des accroissements notables du nombre de grains, de leur poids, de la matière sèche, de l’azote, etc.

Qu’est ce qu’un bon sol ?

Un sol est équilibré quand il a un ph compris entre 6 à 7, qu’il est bien pourvu en eau, et où le rapport carbone sur azote (C/N) est compris entre 13 et 20.

Pour la suite voir..

Il suffit d’appliquer tous les principes que j’ai déjà expliqué sur d’autres pages.

Expérience de la culture de patate sur gazon de Laurent Debrot en vidéo:

Résumé:

  • 15 avril 2010, à Fontainemelon  (planter dès le 15 mars en climat clément ou à la floraison des lilas)
  • poser les patates juste sur le sol
  • recouvrir d’un peu de compost
  • mi-mai mettre de l’herbe par dessus
  • plantation d’une seconde série !
  • en juin, fini la tondeuse, je sort la faux
  • 3 juillet première patates
  • 23 juillet premier ramassage
  • pour un seul planton, il y a pas loin de 1kg de patate !
  • en septembre récolte. 5kg par m2

Pour en savoir plus sur le cycle de vie des patates.

BRF synthèse de ce que je vois partout comme infos

  • 4 – 20 cm de brf sans la surface du sol
  • n’utiliser que des petites branches < 7 cm qui ont un rapport C/N plus bas. (brf= 50, grosse branche = 600)
  • maximum 10% de conifère dans le brf
  • incoprorer le brf au sol au printemps =>  Mull (humus avec plein de vers de terre)
  • incorporer le brf au sol en automne => moder (qui contient plutôt des arthropodes).
  • AU début la décomposition du bois bouffe de l’azote. Il n’est donc pas inutile de mettre un engrais vert de la famille des légumineuses, trèfle ou luzerne. (2-6 mois de pénurie)
  • pas de fumier, c’est moins bon que les engrais verts. Car « les champignons peuvent utiliser l’azote sous forme d’ammonium et d’acides aminés mais très rares sont ceux qui l’utilisent sous forme de nitrates4. »
  • l’épandage en automne est mieux intégré grâce à la pluie et à la neige. Il y a plein de nitrate pas utilisé par les plantes.
  • l’épandage après janvier est une mauvaise idée car il y a une trop grande concurrence pour l’azote avec les plantes !
  • Pour un sol mort: Le rumex et le chardon restaurent par exemple un sol dégradé en 3 ans.
  • Pour un sol mort: mettre du brf uniquement l’autonme. Il faut 4 ans pour voir la différence.
  • Une fois le sol revenu à la vie, le seul travail possible est un binage sur 2 cm sans oublier, en toute circonstances, d’entretenir le sol vivant en l’alimentant par des paillages et des apports organiques.
  • Pas trop de feuille dans le BRF => favorise les bactéries au détriment des champignons.
  • Épandre une fois par an entre 150 à 200 mètres cubes de BRF frais par hectare sur une couche d’environ 1 à 2 cm
  • incorporer par griffage sur mx 15cm de profondeur, le processus devant rester aérobie
  • L’apport de BRF crée un nouveau milieu, avec un nouvel équilibre. Les ravageurs (limaces, rongeurs) arrivent toujours les premiers (dès la première année), les régulateurs (carabes, vers luisants, rapaces) toujours plus tard. Le non-travail du sol sur plus de 50% de la surface est recommandé pour ne pas déranger les œufs et larves de carabes.
  • La culture sur B.R.F permet de neutraliser les principales maladies dont sont victimes les tomates (exemple, la Fusariose)
  • L’idéal est que ces rameaux ou branchages soient broyés pendant la période dormante, peu avant la poussée de sève (février/début mars). Ceci parce qu’elles contiennent de la lignine en formation, plus attaquable par les champignons et les bactéries que la lignine adulte ou mûre, telle que présente dans le tronc des arbres

Mille site web pour en savoir plus…

Et encore mille vidéos à regarder..

Mais il y a un truc que je n’ai pas encore compris… il faut couper le bois à la période dormante juste avant le printemps.. mais il faut l’étaller en automne…. et il faut aussi l’étaller tout de suite.. ça ne me semble pas possible ??

Je fais quoi moi ?

Les objectifs du paillage (wikipedia paillis)

  • réguler la température du sol en limitant les chocs thermiques (jour/nuit), et en favorisant le maintien de la chaleur dans le sol au printemps et en automne, et au contraire en maintenant une certaine fraîcheur et en limitant les écarts de température pendant la saison estivale chaude,
  • maîtriser le développement des adventices en interceptant le rayonnement solaire nécessaire à la germination,
  • ralentir l’évaporation de l’eau et maintenir l’humidité dans le sol, par une barrière limitant la déshydratation induite par le vent, le soleil qui accélèrent l’évaporation.
  • garder le sol meuble et améliorer sa structure pédologique (ce qui diminue le besoin de sarclage et binage)
  • enrichir le sol en matière organique et en nutriments grâce à la dégradation du matériau de paillage (s’il est biodégradable et non pollué),
  • repousser certains insectes et abriter une faune utile,
  • améliorer progressivement les conditions de culture, en réfléchissant le rayonnement solaire vers les plantes (si le paillage est de couleur claire), et en procurant une surface propre et sèche aux fruits reposant sur le sol comme les courges, les melons ou les fraises.
  • permettre que les engins de fauche s’éloignent des arbres, ce qui limite les blessures au collet des arbres.

De manière industrielle, le paillage est fait avec des grands plastiques !

Très souvent, on utilise des écorces de pin ! .. mais pourquoi les gens sont si bête ?? ça acidifie le sol !!!!

Donc le mieux c’est de mettre du BRF comme pailliage ! Lui, il se décompose en engrais. Le plastique ou l’écorce de pin ne peuvant avoir que l’action mécanique de protection, mais pas l’acton de régénération du sol.

Purin d’orties comme frétilisant azoté

Le purin d’orties, dont l’appellation correcte est « extrait fermenté d’orties », est principalement utilisé comme fertilisant (riche en azote mais faible en potasse) en arrosage, comme éliciteur en pulvérisation foliaire et, dans une moindre mesure, insecticide par effet répulsif (très efficace contre les pucerons). Il est issu de la macération d’orties hachées dans de l’eau pendant 10 jours à l’abri de la lumière (au delà de 15 jours il devient herbicide). La macération dégage beaucoup de gaz. Le liquide obtenu est lui-même dilué de 10 à 20% dans l’eau d’arrosage (ou de 5 à 10% dans l’eau de pulvérisation). L’odeur du purin d’ortie est particulièrement nauséabonde. Le purin d’ortie peut également servir d’activateur de compost.

Purin de consoude comme fertilisant en potasse

Le purin de consoude est un fertilisant riche en potasse et contenant également de nombreux oligo-éléments tels que du calcium, du fer, du magnésium, du cuivre, du bore, du manganèse, et du zinc.

En France, il est interdit de vendre et de fabriquer, de diffuser la recette des purins biologiques. La loi d’orientation agricole nécessite un certification de conformité produit pour ces recettes.

  1. L’engrais de mémée toujours hors la loi [archive], En finir avec la gratuité [archive]

Encore quelques extrait de la page wikipedia à propos de la consoude.

La consoude est utile pour les jardiniers car elle est capable de récupérer gratuitement les précieux nutriments du sol telle une pompe fonctionnant à l’énergie solaire. Avec ses profondes racines, la consoude ramène du sous-sol de nombreux oligo-éléments et minéraux. C’est surtout pour la potasse que l’effet-consoude est le plus efficace (ce qui en fait un excellent engrais pour pomme de terre et tomate). Le tableau ci-dessous en révèle l’extraordinaire richesse, d’autant plus qu’il existe peu d’engrais organiques potassiques. La sélection « Bocking 14 » est la plus douée à cet égard, car elle en fixe deux fois plus que la consoude officinale. C’est pour cette raison que la saveur des feuilles est amère et donc déconseillée pour l’alimentation de bestiaux et l’usage humain. Le rapport carbone/azote de la consoude fanée est de 9,8, soit celui d’un compost très mûr. C’est pour cette raison que Hills1 l’a nommée « instant-compost »: elle est utilisable en l’état (fanée) par le jardinier parce qu’elle ne provoque pas de faim d’azote.

Comparatif entre consoude, fumier et compost
% eau % azote % phosphore % potasse C/N
fumier 76 0,64 0,23 0,32 14
consoude fanée 75 0,74 0,24 1,19 9,8
compost de consoude 32 0,55 0,91 3,04 7,8
compost 76 0,5 0,27 0,81 20

Bref… la consoude, c’est mieux que le fumier !

Techniques culturales simplifiées

Les techniques culturales simplifiées sur wikipedia:

Les trois piliers des TCS sont :

  • l’absence de labour
  • l’utilisation systématique des couverts végétaux
  • des rotations de cultures performantes

Quelques pratiques et avantages:

  • on laisse les débris végétaux dans la champs. ça protège de l’erosion du sol. Cela favorise le développement de la microfaune, et notamment les vers de terre, qui ameublissent la terre à la place de l’agriculteur
  • travail superficiel du sol avant le semis. On ne travail que la ligne de semis. (le semis direct)
  • Les fenêtres météo augmentent. Ce qui donne de la souplesse aux agriculteurs.
  • Dans un contexte mondial de raréfaction de l’énergie et de réchauffement climatique, les TCS proposent une agriculture économe en énergie et en pétrole. Les TCS peuvent réduire jusqu’à 40% la consommation énergétique et le temps de travail des agriculteurs. Le CO2 stocké dans le sol participe de manière importante à la réduction des gaz à effet de serre.
  • limiter au maximum l’apport d’intrants afin de ne pas perturber la vie du sol. (789 unités d’azote = 1 tonne équivalent pétrole, 53% de l’énergie fossile en agriculture sert pour la fabrication d’engrais !).

Les engrais verts

Selon la définition que l’on trouve sur wikipedia

Un engrais vert, aussi appelé « CIPAN » pour Culture Intermédiaire Piège A Nitrates, est une culture temporaire de plantes à croissance rapide destinées à être enfouie rapidement pour améliorer l’aptitude culturale du sol (propriété physique, chimique et biologique) principalement en assurant un apport d’éléments nutritifs à la culture suivante.

Rôle de l’engrais vert:

  • protéger le sol de l’érosion. (Ne jamais avoir le sol à nu ! )
  • empêcher la pousse des adventices (mauvaises herbes) (Elle viennent uniquement pour que le sol ne soit pas nu ! .. donc si le sol n’est pas nu… elles ne viennent pas !)
  • consomme les restes d’engrais de la saison précédente et les restitue après enfouissage.
  • aération du sol et nourriture pour vers de terre durant l’hiver

Quelques engrais verts..

Quelques liens

Le Biomax… biodiversité maximale

Extrait de l’article… BioMax… Biodiversité Maximal.

Appliqué sur ce jardin: http://www.agriculture-durable61.com/pages/cote-jardin/le-non-labour-au-jardin/le-non-labour-au-jardin.html

Le but est d’ajouter du carbone et de faire une couverture des sols quand on ne cultive pas ce que l’on veut récolter… bref de l’engrais vert.

Une crucifère, une graminée et une légumineuse. Ce sont trois familles botaniques et systèmes racinaires différents qui peuvent se compléter dans l’étagement du couvert et dans la fourniture de l’azote, notamment.

Les crucifères jouent leur rôle de “pompe” à nitrates avec une restructuration du sol plus ou moins importante par éclatement (du radis chinois à la moutarde respectivement) grâce à leur système pivotant et occupent l’étage supérieur (jusqu’à 2 m pour la moutarde). Ceci est dû à leur croissance très rapide qui contrôlent parfaitement les mauvaises herbes. Le mélange de plusieurs espèces permet de couper efficacement la rotation mais, attention aux crucifères dans les rotations chargées en colza.

Les graminées ont une croissance modérée et occupent la surface du sol. Avec leur système fasciculaire assez agressif, elles “émiettent” superficiellement le sol en le rendant assez grumeleux. Leur implantation est plus lente que les crucifères mais elles continuent à pousser pendant l’hiver.

Hormis le système pivotant et restructurant de la féverole, les autres légumineuses ont un enracinement superficiel sans effet sur le sol. En revanche, elles sont indispensables pour l’équilibre et la performance d’un biomax. Les nodosités de celles-ci permettent, d’une part leur auto-suffisance en azote et, d’autre, elles en fournissent pour le reste du couvert.

Exemple d’essais…

http://www.agriculture-durable61.com/pages/cote-jardin/couverts-vegetaux/bretoncelles-2012.html

Couvert d’automne-hiver :

Après ail-échalotes : c’est un engrais vert de pois-vesce-féverole et avoine qui est semé le 2 août. La densité est un peu faible, surtout l’avoine, et le manque d’eau va pénaliser la levée. Ajoutons aussi la présence d’une taupe qui va compliquer l’implantation des plantes.

Un qui semble avoir très bien marché…
Couvert de radis fourrager, avoine, féverole, vesce, pois, tournesol et sarrasin le 8 août .

Détail: http://www.agriculture-durable61.com/pages/cote-jardin/couverts-vegetaux/bretoncelles-2011.html

Au final, le couvert atteint 1 m 45 en moyenne et le sol en dessous est très propre ! Le tonnage dépasse 4 tonnes de matière sèche.

Après pommes de terre :

Suite à une récolte très mauvaise, (du jamis vu en 14 ans) les reliquats azotés sont très élevés. 11 espèces sont semées le 8 août. Il y a du tournesol, du sarrasin, du pois, de la vesce, de la féverole, de la gesse, du nyger, du radis fourrager, du radis chinois, de l’avoine et des haricots à rames.

Roulage sur sol gelé le 5 décembre.

Couvert d’hiver-printemps

Le 9 septembre, est semé un couvert biomax de : seigle (100), pois fourrager (15), vesce commune (8), vesce velue (5), trèfle incarnat (0,5) et moutarde (1)

Les associations de plantes…

http://fr.ekopedia.org/Compagnonnage

D’après l’émission de rtn sur le jardin antroposophe de Michel Von wyss, voici quelques plante qui vont bien ensemble.

  • carotte, oignion, poireau
  • persil, basilic, tomate

Fève et haricot

Pommes de terre

  • oui: ail, haricot, pois, fève, chou, maïs, laitue, oignon, pétunia, oeillet d’Inde, radis, potiron, courgettes
  • Non: pomme, citrouille, tomate

Tomates

  • oui: asperge, basilic, carotte, oignon, persil, pois,sauge, poireaux, radis
  • non: fenouil, pomme de terre, chou

Légume

S’accorde avec…

N’apprécie pas…

Ail

carotte, fraisier, tomate

pois, haricot, chou

Asperge

persil, tomate

oignon

Aubergine

estragon, pois, thym

Betterave

choux, céleris, laitues, oignons

haricots grimpants

Brocoli

fève, céleri, camomille, aneth, menthe, capucine,oignon, origan, pomme de terre, sauge, romarin

laitue, fraise, tomate

Chou de Bruxelles

fève, céleri, aneth, hysope, menthe, capucine, pomme de terre, sauge, romarin

fraise

Chou

fève, betterave, céleri, camomille, aneth, hysope, menthe, capucine, oignon, origan, pomme de terre, sauge, romarin

vigne, fraise tomate

Carotte

fève, échalotte, poireau, oignon, pois, radis, romarin, sauge, tomate

aneth

Chou-fleur

aneth, fève, betterave, camomille, capucine, céleri, hysope, menthe, oignon, origan, pomme de terre, sauge, romarin

fraise, tomate

Céleri

fève, choux, poireau, oignon, tomate

laitue, persil

Citrouille

fève, maïs, menthe, capucine, radis

pomme de terre

Concombre

fève, brocoli, céleri, laitue, pois, radis, tomate

rue, sauge

Courge

fève, maïs, menthe, capucine, radis

pomme de terre

Épinard

aubergine, chou, céleri, oignon, pois, fraise

Fève et haricot

betteraves, bourrache, choux, carotte, chou-fleur, maïs, oeillet d’Inde, courge, fraise, tomate

ciboulette, fenouil, ail, poireau

Laitue

betterave, chou, trèfle, pois, radis, fraise

Melon

maïs, tournesol

Oignon

betterave, chou, carotte, laitue, pomme de terre,fraise, tomate

fève, haricot, pois

Piment

basilic, carotte, marjolaine, oignons, origan

fenouil

Poireau

carotte, céleri

betterave, chou, fève haricot, brocoli

Pois

asperge, aubergine, carotte, céleri, concombres, laitue, radis, épinard, tomate, haricots, navets

Pommes de terre

ail, haricot, pois, fève, chou, maïs, laitue, oignon, pétunia, oeillet d’Inde, radis, potiron, courgettes

pomme, citrouille, tomate

Radis

fève, chou, chou-fleur, concombre, laitue, pois, courge, tomate

vigne, hysope

Tomates

asperge, basilic, carotte, oignon, persil, pois,sauge, poireaux, radis

fenouil, pomme de terre, chou

Les associations de plante dans un grand tableau à 2 entrées.

Voir avec ce que j’ai moi comme plantes.

L’idée est d’avoir de plus en plus des vivaces ou des plantes qui se resème toutes seules. Ainsi il n’y a qu’à récolter. Plus de boulot !

Journal de jardin 2011

pour suivre l’actualité de mon jardin, voici les pages de blog spéciales…. ça s’arrête au bout d’un moment… Je n’ai pas trouvé le temps de finir le blog… j’ai préféré finir le jardin que le blog !! 😛

Donc en 2012, voici juste le lien vers la galerie de photo de l’évolution du jardin. C’est plus facile à mettre à jour.

Liste de vidéos intéressantes

Buttes de culture

(on parle aussi de butte dans la technique « hugelkultur » qui fait des buttes avec des arbres dedans, mais ce n’est pas pareil)

Les fiches explicatives de Richard Wallner, avec en particulier:

Diaporama de construction d’une Buttes (très semblable au jardin lasagne).

  • creuser (pourquoi ??)
  • mettre du carton
  • du gros bois (les champignons ont besoin d’air pour décomposer le bois. Il y a de l’air tout dessous ?)
  • du petit bois
  • du BRF (ou sciure on dirait ? )
  • herbe coupée (à la faux vu la tailler… voir herbe arrachée au début)
  • feuille morte
  • paille de fumier
  • gros fumier (Souvent on nous dit que c’est pour l’azote. Mais en fait, c’est plein d’azote pas utilisable directement par les champignons !?)

Le cours en vidéo de Richard Wallner à propos de la construction d’une butte de culture.

  • Il a deux buttes qu’il inverse chaque année pour faire des rotations de culture sans avoir à réfléchir.
  • Il fait sa butte assez haut pour ne pas se casser le dos.

Un article complet et plein de références sur les buttes.

Un site très complet (en anglais)

Voici le plan prévu pour mes buttes de cultures. J’ai repris le pdf de Richard Wallner et j’ai réduit la taille des buttes de 5m à 3m. Ce que j’ai chez moi.

jardin plantations sur buttes 2012.pngjardin légende plante.png


Ces buttes s’alternent chaque année.

J’ai construit chez moi 3 buttes, j’en prévois encore une 4ème.

Les plantations se sont faite un petit peu différemment de ce que j’avais prévu. Mais l’esprit reste le même.

Construction d’une spirale d’herbes aromatique. Emblème de la permaculture

Lutte contre les limaces

Un des inconvénients de faire un jardin d’eden plutôt qu’un jardin désert… c’est que le paillage fait des nids douillets pour toutes sortes d’animaux… dont les limaces. Limaces qui ont la facheuse tendance de manger les légumes !

Le meilleure moyen pour lutter contre les limaces c’est d’avoir dans son jardin des prédateurs de limaces.

Emilia Hazelip a introduit des canards coureurs indiens, ils mangent les limaces… mais aussi les salades. Il faut donc limiter leur temps de balade dans le jardin.

Un des meilleur prédateur que j’ai est le hérisson. Il est déjà installé dans le coin de mon jardin, donc tout va bien.

J’ai même eu l’occasion de le rencontrer de près lorsque je construisais mes buttes.

Sympa

Les nains de mon jardin

Mon jardin doit être plein de belles plantes pour que l’on s’intéresse à mes méthodes de production…

Certains curieux ont osé me questionner sur les secrets de mon art du jardinage!

….. et bien ils ont bien fait !

Les bonnes idées c’est fait pour être partagé, (d’ailleurs tout le contenu de ce site est en licence cc-by-sa), c’est donc avec plaisir que je vais livrer les secrets de mes plantations…

Les semences

lanterne courge.jpgTout d’abord, il faut des semences, des graines. Il y a plusieurs moyens pour en obtenir, en partant de rien, le plus simple, c’est d’acheter ces graines. Pour le commun des mortels, il existe des magasins en ligne comme graines.ch qui propose un vaste choix de légumes, fleurs et plantes.

Moins connu, mais plus proche et biologique, on peut trouver sur le magasin biosem.ch des graines cultivées à Chambrelien. Dans ce catalogue, il est possible de trouver de nombreux légumes rustiques que l’on ne trouve pas ailleurs.

Sinon, pour obtenir des graines, parfois, il suffit de garder une partie de sa récolte pour la replanter l’année suivante. C’est ce que je fais avec succès depuis des années pour les courges. Lorsque la courge est vidée pour en faire une belle lanterne d’halloween, il ne faut pas oublier de garder les graines !

Pas d’OGM

A ce propos, j’invite tout le monde à se mobiliser contre les industries spécialisées dans les manipulations génétiques qui ont la fâcheuse tendance à rendre stérile leurs plantes afin de s’assurer que les agriculteurs (et autres amateurs comme moi) ne puisse pas éviter de passer à la caisse chaque année pour avoir des semences.

Le bienfait des OGM est un leurre. L’industrie fait de la promotion des OGM car elle aime le modèle économique qui va avec.  Le leader de l’industrie des OGM: Monsanto, est à la base une entreprise qui fabrique des produits chimiques et non une entreprise qui se soucie de l’agriculture et de la santé des gens.

Je crois qu’il est bien de rappeler que Monsanto est à la base d’à peu près tous les produits chimiques qui ont provoqué de graves problèmes et crises sanitaires: l’agent orange de la guerre du Viêt-nam, les PCB utilisés comme retardateur de flamme dont Monsanto niait les effets cancerigènes, les veaux dopés à l’hormone de croissance bovine, les publicités mensongères sur la biodégradabilité de l’herbicide Roundup

Ce que Monsanto aime avec les OGM, c’est qu’on peut modifier des céréales pour les rendre plus résistantes à son désherbant, le Round Up. Puis en rendant stérile ces plantes, on s’assure que les agriculteurs passent chaque années acheter un nouveau stock de semences chez Monsanto.

Mais qui s’inquiète de savoir qu’avec cette technique ont peut balancer encore plus de pesticides dans les champs… et par la même occasion dans nos assiettes ??

Pourquoi est ce que l’on s’étonne en argentine de voir un plus grand nombre de cancers et de leucémies en bordure des champs d’OGM ?

Voilà, donc je suis pour la souveraineté alimentaire, nous n’avons pas besoin d’OGM si c’est juste pour favoriser un monopole commercial.

D’autant plus, qu’actuellement l’agriculture n’a aucun problème de productivité. On a pas besoin de produire plus de céréales, la famine dans certains endroits c’est juste une mauvaise répartition des ressources:

Pourquoi réserver 78% de la surface agricole mondiale pour nourrir des animaux destiné à la boucherie. C’est un très mauvais rendement. Environ 10% pour la viande de boeuf! En mangeant moins de viande, on nourrit plus de monde, on économise de l’eau et on réduit le cheptel de vaches qui pète du méthane, un gaz a effet de serre 20 fois plus efficace que le CO2 ! Qui me trouve mieux comme solution aux problèmes environnementaux du moment ?

Faire des plantons

jardin d'hiver.jpgPour en revenir à nos plantations, et bien, lorsque la morsure du froid de l’hiver est encore bien présente, je prépare, au chaud, à l’intérieur des rangées de petits pots remplis de terre afin d’y accueillir des petites graines qui deviendront de belles plantes.

C’est donc vers mars-avril que la saison des plantons se passe chez moi.
Le secret de la réussite, c’est que j’ai de l’aide pour cette phase de préparation des plantons… Il y a toute une équipe de nains de jardins qui s’occupent jour et nuit de faire pousser les plantons.

Vous n’avez jamais vu les nains de jardins arroser vos plantes ? Ce n’est pas étonnant, la plupart des gens pensent que les nains de jardin ne servent que pour l’ornementation. Mais le secret, c’est qu’on ne les vois pas bouger, car ils vivent au rythme des plantes !

En effet, c’est justement grâce à cet étrange métabolisme que les nains de jardins peuvent vivre plusieurs siècles.

D’ailleurs, ne parle t-on pas de jardin potager ? Le pote âgé, ne serait-il pas tout simplement notre ami le nain de jardin ?

Aujourd’hui, en grande première, je vais pouvoir vous prouver que ce sont bien les nains de jardin qui arrosent les plantes. Ce document exceptionnel a été réalisé grâce à la caméra de vidéo surveillance de mon jardin d’intérieur. Vous allez pouvoir observer en quelques minutes le travail de quelques nains de jardins effectué pendant 2 mois.

 

Les plantons une fois grands beaux et forts seront transférés en pleine terre, au jardin…

Puis il deviendront encore plus grands beaux et forts avec plein de beaux fruits…

Mais là c’est une autre histoire que je raconterai une autre fois…

La morale de cette histoire, c’est qu’il ne faut pas maltraiter les nains de jardins si l’on veut de beaux légumes. Il faut les laisser libres, ne pas les entraver dans leur travail.

Enchainer un bon et brave nain de jardin, c’est risquer de voir ses plantes ne point se porter bien !

nain enchainé.jpg

Programme politique de Martouf

Programme politique de Martouf

Il me semble que la politique de ces temps manque de vison à long terme. Les partis actuels ont de moins en moins d’idéal et sont devenus de plus en plus des administrateurs du système en place.

Le but ici est de tenter de concevoir un nouveau projet de société adapté à notre civilisation.

Durant l’année 2011, on a observé, les printemps arabes, l’été européen avec l’émergence des indignés et l’automne new-yorkais avec le mouvent occupy wall street.

On trouve des mouvements d’indignés dans plus de 90 pays. Il y a un réel mouvement de masse qui dénonce le raz-le-bol du système dominant actuel.

Cependant lorsque l’on demande à ces mêmes indignés ce qu’ils veulent à la place du système actuel. Il y a peu de réponse. Il y a une foule de petites idées, mais pas de programme concret des indignés.

J’ai tenté de me mettre dans ce rôle et de proposer un programme politique qui est une alternative au système actuel.

Ce que nous voulons:

En bref:

En un peu plus long:

Remplacer une économie basée sur dogme de la croissance par une économie de fonctionnalité.

Une économie dans laquelle on échange des droits d’usage sur des objets plutôt que les objets eux mêmes.

Une économie qui favorise des valeurs de partage, de collaboration et de coopération plutôt que l’individualisme et la concurrence.

Si vous avez de la suite dans les idées vous me direz qu’un telle économie risque d’augmenter considérablement le chômage.

Je vous répond: oui, et c’est tant mieux !

Nous voulons la fin d’une économie basée sur le dogme du plein emploi.

Cela fait 200 ans que l’on remplace les humains par des machines pour augmenter la productivité.

Nous sommes capables de produire toujours plus avec toujours moins de monde. Pour garantir le dogme du plein emploi, nous fonçons tête baissée dans le productivisme démesuré.

Halte à tout système productiviste, peu importe que ce soit des systèmes capitalistes ou communistes.Il n’est pas possible de baser une économie sur le dogme de la croissance infinie dans un monde fini.

Toutefois, il faut garantir l’intégration de tous dans la société. Si cette intégration ne passe plus par l’emploi elle peut se faire par un revenu de base inconditionnel.

Car, ce que les gens veulent, ce n’est pas un emploi, c’est un revenu suffisant pour vivre.

Ainsi, on donne à chacun un revenu suffisant pour vivre. Le travail devient optionnel.

Je devine votre question: comment financer ce revenu de base ?

Il existe plusieurs manières, dont une qui est la réforme du système de création monétaire. Débarrassons nous du système de création monétaire par argent-dette.

Ce système donne une place trop importante aux banquiers qui sont seuls habilités à choisir les projets qui méritent d’être financés lors de l’accord ou non d’un emprunt.

Finissons en de ce système de création monétaire par l’emprunt bancaire soumis à intérêt.
Finissons en de cette chaine de ponzi globalisée.

Il existe d’autres systèmes monétaires par exemple: la monnaie fondante, le crédit mutuel, le dividende universel.

Il est temps d’ouvrir l’esprit et de voir qu’il est possible de faire autrement.

 

 

 

Quelques autres points en vrac

La technique est déjà à la base de tenter de faire une liste de points importants de ma vision politique. Ceci me permet de faire mon profile politique. Ensuite, à partir de ce profile, il est possible de voir si un parti défend cette vision, ou si il faut proposer un complément de vision à un parti ou créer un nouveau parti.

  • un congé parental de 3 ans partagé comme voulu entre la mère et le père. S’occuper d’un enfant est tout un métier qu’il est légitime de rémunérer.
  • La libération de la femmes, l’égalité de sexe n’est finalement qu’un principe pour faire travailler 2 personnes au lieu d’une…. mais qui s’occupe des enfants ??  après il faut des crèches pour s’occuper d’eux.. et faire bosser les parents encore plus pour payer la crèche… donc c’est pas viable.. il faut qu’un des deux parents reste à la maison, l’égalité c’est le choix du parent !
  • le régime applicable par défaut du droit d’auteur est une mise dans le domaine public. => carte de suisse topo libre de droit, on peut les modifier et les échanger comme on veut.
  • les brevets ne s’applique pas à tout ce qui est de l’information. (gène, logiciel etc..)
  • Transport public gratuit pour tous.
  • suppression des « Société Anonyme » et pour encourager la forme juridique de coopérative. Le but est d’éviter de laisser fuir les capitaux de l’entreprise chez les actionnaire. (Attention avec ce point, il semble d’après mes observation que les société du genre startup high tech gagnent pas mal à être financée par la bourse suivant grâce à la confiance que les actionnaires mettent dedans. Si on supprime le système de SA, ça va être dur de financer une société qui démarre.)
  • création d’une carte d’identité avec une signature électronique délivrée par l’etat comme autorité de certification. Il faut absolument sortir du système actuel ou les autorités de certifications (verisign) sont juste des entreprises qui ont eu la chance d’être les premières et qui actuellement profite financièrement de leur position dominante.
  • Autonomie énergétique des villages, et des nouvelles constructions.
  • encouragement de l’énergie renouvelable. Reconstruction des centrales hydroélectriques abandonnées dans les années 1950-1960 à l’arrivée des centrales nucléaires. (la création de nombreuses petites centrales hydroélectriques à tourbillons semble intéressante.)
  • Installation de centrale solaire sur tous les toits. (photovoltaïque et thermique)
  • Utilisation et éducation à l’informatique avec des logiciels libres. Il faut garder le droit de bidouiller les programmes. L’informatique est devenue trop importante de nos jours pour que l’on ne fasse qu’utiliser des boites noires contrôlées par des entreprises privées.
  • faire payer le coût réel de l’eau en bouteille qui vaut pour un quart de pétrole !! Donc faire la promotion de l’eau du robinet. Offrir des carafes à la place de bouteilles d’eau pour les conférences. Continuer d’entretenir les fontaines public et de faire les contrôles sanitaire. Il y a trop de fontaine sur lesquelles ont indique « eau non potable » juste par flemme de les controler !
  • création d’un gouvernement mondiale démocratique (conf) fédéraliste. Avec des enjeux mondiaux tel que la sauvegarde de l’environnement il est nécessaire d’avoir un pouvoir qui a le moyen d’imposer une décision globale.
  • favoriser la reconversion du temps passé à regarder la TV en temps mis à disposition pour créer des biens communs. (création d’articles wikipedia, de cartes openstreet map, musique, bénévolat)
  • assurance maladie gratuite
  • check-up médical total et gratuit chaque année. Dans le sens de la médecine chinoise. Maintenir les gens en santé plutôt que traiter des maladies qui ne sont que des messages pour nous faire changer (voir le livre de Michel Odoul)…. et l’explication de la médicine chinoise: http://youtu.be/JQU5R5uPBX8
  • Introduction de monnaies locales (fondantes) et suppression de la création monnétaire par le crédit bancaire. C’est la communauté qui utilise une monnaie qui doit pouvoir gérer l’augmentation de masse monétaire pour des projets qui l’intéresse. Fin de l’oligarchie des banquiers.
  • AVS en danger à cause de la pyramide des âges ? Il n’y avait pas plus de contributeurs il y a 50 ans quand les femmes restaient toutes à la maison et n’avaient pas d’activité rétribuée !
  • redécoupage d’échelle des entités politiques. Il faut adapter la taille des structures politiques à la taille des zones de vie des citoyens. Une commune de 2km sur 3km n’est pas adaptée à la vie d’une personne qui tout les jours fait 50km et change de canton pour se rendre sur son lieu de travail! Réadapter à la taille toute en pensant local. D’après certains auteurs (à retrouver qui ! illich ?) il ne faut pas dépasser 30 000 habitants pour qu’une communauté soit gérable par des moyens simples. C’est aussi la notion d’écovillage.
  • manger moins de viande
  • promotion de la trottinette
  • promotion du vélo
  • moyen de transport en trains de mini bulles (taille de télécabine à 6-8) chaque bulle va à une desination précise et ne s’arrête par aux autres arrêts.. Pour éviter d’envoyer un gros véhicule vide et faire des arrêts inutiles pour la plupart des usagers des transports public. Ce genre de transport est proposé pour des distances ou relief qui rendent le vélo moins intéressant. Sinon, le vélo reste le moyen de transport à privilégier.
  • Favoriser le partage de matériel que l’on employe rarement. (four à raclette, motoculteur, four à crêpe, etc..) => voir la plateforme d’échange que j’ai créer pour partager des objets.
  • instaurer le revenu de bases inconditionnel. Un revenu qui permet de vivre. Ainsi le travail deviendrait un choix. C’est un moyen des plus simple et efficace de financer des biens communs gratuits pour tous.
  • création de jardins potager (communautaires)
  • favoriser l’agriculture contractuelle de proximité.
  • relocaliser l’économie.
  • création de coopérative d’habitation.
  • favoriser la création d’objets durables. Fin de l’obsolescence programmée.
  • favoriser tout ce qui permet de créer des liens sociaux en partagant. (objet partagés, transports partagés, repas partagé, maison partagées) Ceci certainement via des réseaux sociaux informatique.
  • instauration d’une marché du troc pour donner un endroit ou les gens vont donner les objets qu’ils ne veulent plus et qui sont encore en état de marche. (pour ne pas mettre à la déchetterie des objets qui fonctionnent encore)
  • interdiction de la publicité. La pub n’est là que pour faire consommer plus. Si un biens est utile, on se débrouille pour le trouver. (par contre, il faut préserver une notion d’information.. parfois la limite est floue)
  • inciter les gens à ne plus regarder la tv. (seulement des films  ou documentaire, reportage. Mais surtout pas d’émission bouche trou.. tv réalité… informations trop peu approfondie)
  • favoriser les valeurs de partage, de biens communs, de coopération, de diversité, de vie en communauté. Use de tout n’abuse de rien. Se battre contre l’individualisme et la démesure.