Le domaine public pour favoriser la culture du remix

Où est la girafe ?

girafe 4 pattes.png

Il y a maintenant quelques années déjà, suite à un délire entre amis à propos de la phrase: Où est la girafe ? Je me suis lancé dans le dessin vectoriel.

J’ai voulu un jour illustrer ces histoires de girafe. J’ai cherché une illustration sympa de girafe sur le vaste web…. mais je n’ai rien trouvé qui me plaisait vraiment.

Suivant l’adage: On est jamais mieux servi que par soi-même… J’ai ouvert une fenêtre blanche dans inkscape, un excellent logiciel de dessin vectoriel, et j‘ai dessiné LA girafe. Celle qui est maintenant devenue une célébrité grâce à ses voyages partout à travers le monde.

Comme je suis quelqu’un de gentil, après avoir dessiné ma girafe, je me suis dit que peut être quelque part dans le vaste monde, il y avait peut être quelqu’un qui est également à la recherche d’une image de girafe.

J’ai donc publié mon dessin sur la plateforme de partage de dessin vectoriel: openclipart.org

Un dessin dans le domaine public

La petite précision importante dans l’histoire, c’est que j’ai publié ce dessin dans le domaine public. Comme tout ce qui est sur openclipart.org.

Ce choix du domaine public permet à n’importe qui de reprendre n’importe quel dessin tout ou en partie pour en faire ce qu’il veut.

N’importe qui a une liberté totale sur une image dans le domaine public. C’est droit le contraire de ce que l’on a avec la plupart des images que l’on trouve sur internet, qui sont soumises à un droit d’auteur strict ne permettant de rien faire sans l’accord de l’auteur. Ce droit d’auteur est en même temps est une belle hypocrisie quand on voit les nombreuses images volées lors d’une simple recherche google image qui finissent un peu partout sans le consentement de l’auteur original.

Le succès grâce au domaine public me pousse a récidiver

En quelques temps, ma girafe a eu un bon succès. A ce jour, elle a été téléchargée plus de 1500 fois. Ce constat m’a encouragé à fournir encore d’autres dessins.

monkey-face-cartoon.pngCet été, je cherchais une illustration d’une tête de singe sympa.

J’ai, à nouveau, écumé le vaste web à la recherche de mon bonheur. Mais comme pour la girafe, je n’ai rien trouvé de très concluant, juste des débuts de pistes.

Sur wikimedia commons, j’ai trouvé une tête de singe publiée dans le domaine public. Ce dessin, grâce à la liberté donnée par le domaine public, avait déjà voyagé depuis la bibliothèque d’images de ses créateurs, le Tango! Desktop Project.

 

Thumbnail for version as of 21:46, 4 April 2007

Exemple de dessin d’inspiration manga.

Cette illustration de tête de singe était pour moi un bon début, mais pas assez bien pour mes besoins. J’ai donc mis les mains dans le cambouis. J’ai ressorti inkscape, mon éditeur de dessin vectoriel préféré, et j’ai commencé à améliorer le dessin que j’avais à disposition.

Le secret d’un dessin à succès

J’ai supprimé de nombreux calques qui me semblaient ne rien apporter au dessin. J’ai un peu modifié la forme des oreilles. J’ai changé le sourire du singe pour le rendre moins niait. J’ai diminué le nombre de couleurs. Et surtout, je lui ai créé des yeux irrésistibles capables d’attendrir n’importe quel rustre !

Et oui, le secret d’un dessin réussi c’est les yeux. Les dessinateurs de manga l’on compris depuis des années. Ils font toujours des yeux plus grands que la réalité et avec des pupilles très dilatées.

Ces yeux sont une des caractéristiques type des personnages que l’on dit Kawaii (かわいい) au japon. Kawaii signifie quelque chose proche de mignon. Les personnages kawaii ont toujours de grands yeux, et fréquemment un petit nez et une petite bouche.

Différence entre la réalité et sa transcription et dans les mangas.

Le psychologue Eckhard Hess a fait une étude dans laquelle il propose à un homme deux photos de la même femme, une fois avec les yeux normaux et une fois avec des yeux aux pupilles dilatées par retouche photo. L’immense majorité des hommes préfèrent la photo qui présente la femme aux pupilles dilatées. Il semble que cette attirance fonctionne autant bien pour les deux sexes.

Pour séduire, il faut avoir les pupilles dilatées. C’est donc ce que j’ai offert au singe de mon dessin.

Et ça marche !

Une fois terminé mon dessin de singe sympa, je l’ai publié sur openclipart.org et là, c’est le succès immédiat. En un mois il est téléchargé plus de 3000 fois ! Il est second dans le Last Month Top 10 download de openclipart. Il est le 73ème plus populaire des dessins sur plus de 34000 !

Toute une culture dérivée grâce au remix

Mais le plus important dans cette histoire, c’est que ce singe est toujours publié dans le domaine public. Il peut donc être repris encore une fois par quelqu’un pour continuer sa vie. C’est ce qui est arrivé !

Le coup des yeux a tellement bien marché, que le dessin du singe a été repris et remixé pas moins d’une dizaine de fois pour obtenir une ménagerie aussi diverse que variée dans laquelle chaque individu partage les mêmes yeux !

De cette histoire, il faut retenir, que grâce au domaine public, un dessin de singe issu d’une bibliothèque d’icon pour ordinateur a été transformé en singe kawaii tellement mignon, qu’il a lui même donné naissance à toute une ménagerie populaire qui aidera certainement de nombreuses personnes à trouver leur bonheur, ou à remixer encore une fois un dessin.

Mon message est donc de favoriser le domaine public, ou à défaut de placer ses créations sous une licence Creative Commons permettant de remixer le plus possible des oeuvres.

Il est très important de favoriser la culture du remix. Ceci n’est pas valable uniquement dans les arts graphiques, mais également dans la musique.

Le remix est aussi valable dans la musique

Un des exemples les plus parlant est celui du Ament Break.

Il est très intéressant de voir qu’une petite séquence de 6 secondes de batterie jouée par G.C. Coleman, du groupe The Winstons, en 1969, a été reprise et remixée de nombreuses fois par des samplers, pour être finalement à la base des rythmes fondateurs du hip hop, de la jungle et de la drum and bass !

Je recommande de regarder ce petit documentaire à propos de la toute cette culture qui est issue de cette séquence rythmique de seulement 6 secondes !

Tout le monde a déjà entendu ce son, ce rythme. Il est partout et ceci grâce au désintérêt de son auteur qui avait abandonné sa carrière musicale et ne s’est pas préoccupé d’obtenir des royalties auprès de marginaux inventeurs du hip hop et de la musique électronique. De toute façon ces genres n’étaient pas autant populaire et lucrative qu’actuellement !

Favorisons le remix, et le domaine public: c’est bon pour la culture !

Droit de vote à 16 ans dans le canton de neuchâtel

Un premier pas en faveur du droit de vote à 16 ans été fait le 28 avril 2010 au grand conseil neuchâtelois.

Cette proposition va être étudiée. Les débats commencent.

Voici donc mon avis sur la chose:

Même si je ne suis pas certain que ça change grand chose d’avoir le vote à 16 ans. Je suis assez favorable à l’idée. Je me souviens qu’entre 16 et 18 ans j’ai souvent été frustré de ne pas pouvoir voter ! Donc au moins les gens comme moi à l’époque pourront.

Sinon, dans toute démocratie, il est assez illusoir de penser que tout le monde va donner son avis. J’observe assez régulièrement qu’il y a une poignée de gens qui proposent, un tiers qui se prononce pour ou contre et la majorité qui reste silencieuse.

Il ne faut pas s’inquiéter. C’est normal. C’était déjà le cas dans la grèce antique, l’Ekklêsia, l’assemblée de tous les athéniens mâles de plus de 18 ans, comportait potentiellement 40 000 personnes. Cependant, jamais plus de 6000 personnes ne s’est rassemblé à la fois !

Sur le web, on parle beaucoup du web 2.0, du web collaboratif. Wikipedia est souvent citée en exemple: c’est une encyclopédie écrite par tout le monde ! Si on observe de plus près. Il semble que la moitié des contributions ont été faites par 1% des utilisateurs. Sachant déjà qu’à la base il y a environ 12 millions de comptes utilisateurs. Donc concrètement wikipedia  est principalement le fruit de quelques milliers de personnes, on est loin du: tout le monde.

Donc je pense que donner le droit de s’exprimer ne veut pas dire que ce droit sera utilisé. Loin de là.

Par contre plus le taux d’abstention est grand plus l’avis des rares personnes qui se sont exprimées pèse lourd dans la balance. Chaque avis compte souvent plus que ce que l’on pourrait croire ! Donc n’oubliez pas de dire ce que vous pensez.

Sagesse des foules

La démocratisation du droit d’expression

Le web 2.0 c’est le web des applications. Depuis le web 2.0, il n’y a plus besoin de s’y connaître en informatique pour créer son propre blog et exister sur le web. Le web 2.0, c’est la démocratisation de l’expression citoyenne et populaire. Tout le monde peut, avec des moyens dériosoires, donner son avis au vaste monde.

De plus, sur tous les blogs, il y a un système de commentaires. Toute personne peut répondre à un billet publié. Il y a un droit de réponse bien plus interactif que le courrier des lecteurs de n’importe quel journal.

Avec le web 2.0, le droit d’expression tant vanté par la démocratie est enfin une réalité. Le droit d’expression n’est plus l’apanage de la caste des journalistes qui sont les seuls à s’exprimer réellement et à se répondre par journaux interposés. (que ce soit des journaux papier, télévisés ou radio diffusés)

Le web 2.0 permet de construire une véritable démocratie participative et collaborative.

foule mains levées.jpg

Voici le discours qui est prôné par les gourous du web. Mais est-il vrai que le web peut vraiment nous faire aller plus loin dans la démocratie ?

Observons un peu comnent fonctionne notre démoratie suisse exemplaire.

Décortiquons la démocratie

carte résultat votations 30 novembre 2008  imprescribilité des actes pédophiles.pngLa démocratie est le système politique où le peuple est souverain. Pour prendre une décision, on demande son avis à tout le monde et l’avis qui a la majorité de voix l’emporte. La démocratie, c’est finalement la dictature de la majorité. La démocratie est basée sur le postulat que la majorité a toujours raison. Mais est ce vraiment juste ? Est ce que la majorité a vraiment toujours raison ? L’avis majoritaire peut être le moins bon des avis. Comme il est majoritaire, il l’emportera toujours.

Mais attention à ce que j’écris, bien souvent, nulle critique de la démocratie n’est autorisée. La sagesse des foules est souvent invoquée. La démocratie est le moins mauvais des systèmes politiques que l’on a trouvé!

Surtout, à mon avis, la démocratie est le système qui permet de toujours d’avoir une majorité de gens contents de la décision mise au vote. Les avis minoritaires sont toujours moins nombreux. Donc la démocratie est le système où l’on minimise les mécontents.

Donc, oui, la démocratie, c’est ausi des mécontents. Et quel est l’avis des mécontents à propos de la démocratie ?

Souvent, c’est celui-ci:

…de toute façon, ils font ce qu’ils veulent, ma voix sera noyée dans la masse. Combien de fois ai-je déjà entendu cette phrase? Beaucoup !

Il y a toute une frange de la population qui ne se sent pas écoutée lors des votes démocratiques. Et, en général elle finit par rejoindre la masse des citoyens qui se désintéressent ou ne se sentent pas concernés par la politique. L’argument est très souvent: ça ne changera rien, que je participe ou non.

Résultat de tout ça, très souvent, la démocratie n’est pas le système politique ou le peuple est souverain. Mais le système politique ou le peuple qui donne son avis est souverain.

moutons.pngD’après quelques observations personnelles, j’en arrive toujours à la conclusion, qu’en démocratie, il y a une poignée de gens qui proposent, (des lois, des initiatives etc…), un tiers des gens qui donnent leur avis (pour ou contre) et une majorité silencieuse de quasi deux tiers des gens qui est indifférente: une majorité de moutons.

La démocratie est donc quand même un système qui ressemble beaucoup à l’aristocratie ! (aristocratie qui signifie gouvernement par une élite)

Beaucoup de techniques ont été utilisées pour augmenter le taux de participation à un vote. (vote par correspondance, vote électronique, amende, etc..) Mais le résultat n’a jamais été très probant.

Les gens qui veulent augmenter le taux de participation à l’effort démoratique peuvent se rassurer en sachant que dans la grèce antique, dans le berceau de la démocratie, le taux de participation n’était pas plus élevé qu’actuellement !

(l’Ekklêsia, l’assemblée de tous les athéniens mâles de plus de 18 ans, comportait potentiellement 40 000 personnes. Cependant, jamais plus de 6000 personnes ne s’est rassemblé à la fois !)

Voilà maintenant que l’on nous parle du web comme étant LA solution au réveil démocratique. Qu’en est il vraiment ?

Taux de participation sur le web

Il faut voir le web comme un amplificateur. Sur le web on trouve de tout en grande quantité. On trouve le meilleur comme on trouve le pire. Le web n’est que le reflet amplifié de notre société, ou du moins de ceux qui participent à notre société.

En effet, le web 2.0 met à disposition toute une foule d’outils qui permettent la mise en commun de données, la collaboration, l’expression et la participation de tous. Cependant mettre à disposition des outils ne veut pas dire qu’ils seront utilisés ! Alors quelle est la proportion de gens qui participent vraiment au web 2.0 ?

Bill Tancer, analyste et statisticien pour Hitwise a tenté de répondre à la question. Dans son livre Click, il prétend que:

  • 90 % des gens qui visitent un blog ou un site participatif ne participent pas.
  • 9 % des gens participent de temps en temps en ajoutant des commentaires.
  • 0.9 % des gens sont des contributeurs actifs.
  • 0.1 % des gens sont des créateurs de contenu.

Donc le web est bel et bien un reflet amplifié de notre société. Le taux de participation déjà pas bien grand de notre société est encore plus faible sur le web.

Sur le milliard d’utilisateurs du web sur cette planète, seul 1 million sont des créateurs de contenu. Pour donner une image à l’échelle de la planète, c’est comme si seuls les suisses romands étaient des créateurs de contenu sur le web !

terre.pngLe professeur Ed H. Chi et ses collègues du groupe de recherche  Augmented Social Computing ont étudié wikipedia pour tenter de savoir qui écrit vraiment les articles. Ils ont découvert que seul 1% des utilisateurs sont à l’origine de la moitié des contributions faites sur wikipedia. Jimmy Wales, le fondateur de wikipedia estime que la grande partie de l’encyclopédie est le fruit d’un groupe de quelques centaines de personnes. Pas plus!

Wikipedia est un des sites du top ten des sites les plus visités du web et il n’est écrit que par quelques centaines de personnes. L’asymétrie entre les consommateur et les créateurs d’information est grande.

Un autre mastodonte du web, c’est youtube. Une étude estime que seul 0,016 % des utilisateurs de youtube y envoient des vidéos ! Encore une fois l’asymétrie entre consommateur et créateur est grande.

Tout ceci signifie qu’il existe une sorte d’aristocratie du web qui crée du contenu qu’une majorité de gens consomment.

Vassilis Kostakos, professeur assistant à l’Université de Madère, a présenté en août 2009, à l’ IEEE International Conference on Social Computing, les résultats d’une étude qui montre que cette aristocratie du web est capable d’influencer des tendances globales.

En effet, il explique que ce sont des petits groupes d’utilisateurs très actifs qui sont à l’origine de la majorité des votes dans les systèmes de notations comme ceux que l’on retrouve sur la base de données de film IMDB ou sur le magasin Amazon.

Il y a donc une majorité des utilisateurs de ces sites qui ne font que lire les notes qui ont été attribuées aux films ou livres par une poignée d’utilisateurs très actifs. De plus, avec une petite dose de mimétisme instinctif chez l’humain, les utilisateurs seront assez vite enclin à renforcer le vote qui est déjà présent !

Qui choisi les films qu’il va voir en fonction de leur note sur IMDB ? Qui y a déjà noté plus de 300 films ?

Cher lecteur, est ce que tu es consommateur ou aristocrate du web ? Est ce que tu es influencé par le monde ? ou est ce que tu influences le monde ?

Chaque voix compte

Ainsi au vue du taux de participation global sur les sites participatifs du web ou dans notre système polititique démocratique. Il n’est pas difficile de se rendre compte que finalement chaque voix compte !

Si je reprend la phrase: ..de toute façon, ils font ce qu’ils veulent, ma voix sera noyée dans la masse. Il n’est pas difficile de se rendre compte que ce point de vue est faux. Le poid de chaque voix est proportionnel au taux d’abstention. Plus il y a une grande proportion de consommateurs, plus l’artistocratie est renforcée.

foule en délire.jpgCe phénomène se retrouve aussi dans le monde associatif. Ce sont toujours les mêmes personnes qui sont présentes dans bon nombre d’associations d’une même région.

Quand on observe la composition des autorités politiques d’une commune, on remarque très vite que ce sont tous des représentants des associations locales!

Les conspirationnistes y voient une mafia qui noyaute le système, un réseau de potes qui tirent la couverture vers eux. Mais il n’y a pas de conspiration à chercher. C’est uniquement le fait que l’on retrouve toujours cette minorité de la population qui participe, qui s’investi dans la communauté où elle se trouve. Par rapport à la majorité silencieuse.

Tu veux ton mot à dire ? tu veux être entendu? tu veux influencer le monde ? C’est beaucoup plus facile que ce que l’on pourrait croire…

Il suffit de participer ! De s’engager ! Mais c’est vrai ça prend du temps et de l’énergie…

Voilà pourquoi on trouve toujours une majorité de consommateurs !

Voilà pouquoi notre société, est une société de consommation !

Redevance pour droit d’auteur

Redevances pour le droit d’auteur

Dans le droit d’auteur, entre l’usage personnel et le grand public, il y a la zone floue des associations et entreprises. Comment ça marche?

Suite à un sympathique courrier de Prolitteris demandant des renseignements à propos de notre entreprise, afin de déterminer le prix à payer pour notre redevance, j’ai découvert le monde des sociétés de gestion de droits d’auteur.

Principe de base

La loi suise sur le droit d’auteur gère l’usage des oeuvres en tous genres. Elle définit un certain nombre de cadre d’utilisations et de restriction.

  • D’une manière générale. C’est l’auteur d’une oeuvre qui a tous les droits sur son oeuvre et sa diffusion jusqu’à 70 ans après sa mort.
  • La principale restriction est l’utilisation à des fins privées (art 19). Avec la famille ou les amis proches, on a le droit de tout faire.
  • Dans le cadre d’un enseignant et de ses élèves ainsi que dans une entreprise à des fins d’information interne. On a le droit de tout faire, mais il y a des restrictions à la restriction !  La principale dit en langage simple: « si un exemplaire d’oeuvre est sur le marché. Il faut l’acheter… sinon tu peux copier. » Cependant la création d’extrait reste possible.
  • L’art 20 LDA nous dit qu’une personne qui fait un copie privée dans le cadre d’une classe ou d’une entreprise est tenue de verser une rémunération à l’auteur. Mais il n’a droit à rémunération qu’au travers d’une société de gestion.
  • L’art 35 LDA nous dit que l’artiste à droit à rémunération pour des phonogrammes et vidéogrammes de son oeuvre que l’on diffuserait. Mais il n’a droit à rémunération qu’au travers d’une société de gestion.

C’est donc ces derniers articles qui justifient la création de société de gestion de droits. Ces sociétés sont surveillées et agréées. Elle doivent se plier à des règles précises.

C’est également l’art 20 LDA qui impose tout le monde de payer une taxe sur les supports mémoires vierge, et qui n’autorise que les sociétés de gestion de droits de récupérer cette taxe.

Je crois que je vais m’inscrire dans une société de gestion de droits pour récupérer la taxe que je paye en achetant les DVD qui me servent à sauvegarder mes photos!

Les sociétés de gestion

En suisse, il en existe 5 qui sont agréées et gère chacune leur domaine:

SSA
pour les oeuvres dramatiques, dramatico-musicales, audiovisuelles et multimédia.

SUISSIMAGE
pour les œuvres audiovisuelles (producteurs et auteurs)

PROLITTERIS
pour les œuvres littéraires et les arts plastiques

SUISA
pour les œuvres musicales non théâtrales

SWISSPERFORM
pour les droits voisins (artistes-interprètes / producteurs / diffuseurs)

Financement de ces sociétés

La SSA explique elle même qu’elle prélève 17% des droits d’auteurs de ses membres.

ProLitteris explique que l’affiliation à son association est gratuite et qu’elle est financée par des prélèvements sur les droits de ses membres.

Documentation générale de proLitteris en pdf

Utilisation des fonds récoltés

Comme on l’apprend par un article dans educa.ch. Les cinq sociétés financent une campagne de sensibilisation au droit d’auteur. Sous le nom de www.respectcopyright.ch

Sinon, et bien le but est de payer les auteurs en fonction du rendement de leur oeuvre.

Règlement de répartition de ProLitteris en pdf.

Tarifs communs

Il y a une commission arbitrale fédérale qui défini des tarifs communs pour calculer ce qu’une entreprise, ou institution va devoir payer à une société de gestion de droits.

TC 1

Retransmission par les réseaux câblés (retransmission par une personne autre que l’organisme responsable de la diffusion originale, des œuvres et des prestations artistiques diffusées par des programmes de radio et de télévision aux fins de les faire voir ou entendre en direct)

TC 2

Retransmission par les réémetteurs (retransmission effectuée sans câble par une personne autre que l’organisme responsable de la diffusion originale, des œuvres et des prestations artistiques diffusées par des programmes de radio et de télévision aux fins de les faire voir ou entendre en direct)

TC 3a

Réception publique d’émissions radiophoniques ou télévisuelles et restitution publique d’œuvres dont la représentation, l’interprétation ou l’exécution sont fixées sur des supports sonores ou audiovisuels, aux fins de créer une ambiance générale ou un divertissement dans des centres commerciaux, des restaurants, des espaces de travail, etc.

TC 3b

Réception publique d’émissions radiophoniques ou télévisuelles et restitution publique d’œuvres dont la représentation, l’interprétation ou l’exécution sont fixées sur des supports sonores ou audiovisuels, aux fins de créer une ambiance générale ou un divertissement dans des gares, des avions, des bateaux, etc.

TC4a

Redevance sur les cassettes vierges pour les supports sonores et audiovisuels adaptés à l’enregistrement privé (p.ex. VHS, cassettes vidéo, cassettes audio).

TC 4b

Redevance sur les supports vierges sur CD-R/RW data.

TC 4c

Redevance sur les supports vierges sur DVD enregistrable.

TC 5

Location de supports sonores et audiovisuels dans des vidéothèques, etc.

TC 6

Location de livres, de supports sonores ou audiovisuels dans des bibliothèques et autres institutions d’utilité publique comparables.

TC 7a

Utilisation scolaire – utilisations de base (enregistrement d’émissions radiophoniques ou télévisuelles sur des supports sonores ou audio- visuels, etc.)

TC 7b

Utilisation scolaire–utilisations étendues (restitutiond’œuvresdont la représentation, l’interprétation ou l’exécution sont fixées sur des supports sonores ou audiovisuels)

TC 8

Copie d’œuvres protégées au moyen de photocopieurs et d’autres appareils.

TC 9

Utilisation électronique à des fins privées, par l’intermédiaire de réseaux numériques internes.

Le site web de proLitteris fourni toute une documentation plus précise en pdf à propos de ces tarifs communs.

Il y particulièrement les documents suivants qui peuvent être utiles aux entreprises solicitées par proLitteris:

En effet, la plupart du temps, les entreprises sont concernée uniquement par les TC 8 et TC 9. Par l’utilisation d’un copieur et d’un réseau informatique interne.

Pour une entreprise active dans l’informatique et de moins de 19 personnes (comme nous), le tarif annuel pour l’utilisation d’un copieur (TC 8) est de CHF 30.- et l’utilisation d’un réseau informatique (TC 9) est de CHF 10.-. Donc au total CHF 40.- par an.

Je remarque également que les associations et partis politiques sont également soumis à ce tarifs TC 9. (2-5 employés => CHF 24.-)

Pour une bibliothèque qui loue des livres, elle devra payer 9% du prix de location pour les droits d’auteurs. Lorsqu’il s’agit de location de support audio ou vidéo. Il faut ajouter 3% du prix pour les droits voisins.

Si une bibliothèque prête son contenu et ne demande qu’une cotisation annuelle pour couvrir des frais de fonctionnement. Cette cotisation n’est pas assimilée à un prix de location.

Je comprend ainsi qu’une bibliothèque n’a pas besoin de payer de droit d’auteur si elle prête ses livres. (juste ?)

Selon:

Documentation

Documentation sur les DRM (Digital Right Management)

Documentation sur les DRM

Sur cette page, je vais tenter de faire une liste de lien traitant du sujet de DRM.

L’essentiel sur les DRM en bref

  • Les DRM ça ne sert à rien et c’est néfaste pour tout le monde… (Maintenant j’explique pourquoi..)
  • Le sujet devient ubuesque:  En suisse, avec la situation actuelle, on a une loi qui favoriser la création des auteurs jusqu’à 70 ans APRES leur mort !! … Comme c’est pas très respecté, on protège la loi avec des DRM, des mesures techniques qui ne fonctionnent pas… et donc on crée une loi qui interdit de créer et acquérir (pas utiliser) des logiciels qui contournent les DRM afin de protéger ces mesures techniques de protection de loi de protection de droit d’auteur qui ne marchent pas…
  • A quand la prochaine étape ?
  • Les DRM c’est quoi ?
  • Mettre un système de DRM sur un contenu, c’est comme mettre le contenu dans une enveloppe avec un cadenas et coller la clé du cadenas derrière l’enveloppe.
  • Ensuite, on espère que vous êtes assez stupide pour ne pas trouver la clé, mais que votre iPod, lecteur DVD, ou autre appareil sache que la clé est derrière l’enveloppe !
  • Bilan:
  • les gens mal intentionnés arriveront toujours à contourner les DRM!
  • le commun des mortels ira engorger le service après-vente des magasins par ce qu’il a besoin d’une utilisation légale mais non prévue par le système de DRM… et il finira tôt au tard par se dire qu’il est plus facile de pirater le contenu…. La simplicité gagne toujours !
  • Les DRM ça n’est pas fiable, voici quelques exemples ci-dessous de systèmes de DRM qui ont foiré…. virgin, google, microsoft, wallmart, sony, etc…

Les DRM c’est quoi ?

Digital Right Management. Voilà ce que signifie DRM. Gestion numérique des droits. Sous l’accronyme de DRM on parle donc d’un système pour décider de qui a accès à quel contenu à quel moment et quelles conditions.

Où sont les DRM

Les DRM ça ne marche pas et c’est néfaste pour tout le monde

Les dangers des DRM

Si un magasin ferme, la musique achetée est illisible !

Aucun service n’est éternel, même chez les grandes multinationnales que sont Google, Sony, Virgin, et Wal mart !

Les DRM techniquement ça ne fonctionne pas

Pour résumer, mettre un système de DRM sur un contenu, c’est comme mettre le contenu dans une enveloppe avec un cadenas et coller la clé du cadenas derrière l’enveloppe. Ensuite, on espère que vos êtes assez stupide pour ne pas trouver la clé, mais que votre iPod, lecteur DVD, ou autre appareil sache que la clé est derrière l’enveloppe !

Les utilisateurs honnêtes ont plus de problème que les pirates

Les plateformes de musique en ligne ne veulent plus des DRM imposées par les Majors

Steve Jobs, le patron d’Apple et donc du plus gros magasin en ligne de musique, l’iTunes Store a écrit une lettre ouverte pour expliquer que ce sont les majors qui brident la musique et pas les plateformes de vente. Cette lettre a été le point de départ de la suppression des DRM sur la musique.

Mécontentement de majors

Faiblissement et négociation

Les Majors suppriment les DRM

Questions et perspectives pour l’avenir

C’est fait

ça marche bien

Fin des DRM sur iTunes Store

… et donc probablement la fin des DRM sur la vente de musique en ligne en général ! smile rire

Plein de lien à voir dans cet article.. http://www.20minutes.fr/article/149687/20070403-High-Tech-Apple-et-EMI-applaudis-d-une-seule-main.php

 

Les DRM sur la musique c’est fini, mais ça ne fait que commencer sur les livres. 🙁

Le premier lecteur mp3 populaire, le Rio 500, a été mis sur le marché en 1999, l’iPod est arrivé en 2001 et n’a cessé d’être le baladeur leader du marché musical. Donc le marché de la musique numérique dématérialisée (donc plus liée a un support spécifique) a déjà une dizaine d’années de maturité.

Diverses solutions ont été proposées, d’abord sans DRM, puis avec et enfin sans DRM.

Actuellement le marché du livre commence à se dématérialiser seulement une dizaine d’année après celui de la musique. Malheureusement les acteurs du livre semblent faire les mêmes erreurs que celles qui ont été faites avec le marché de la musique.

Les DRM sont de retour en force sur les livres électroniques vendus pour être lu sur des bouquins électroniques.

Le problème des DRM c’est principalement l’incompatibilité avec tout ce qui n’est pas conçu pour. Donc le marché du livre électronique est en train de se segmenter. Il faut avoir le lecteur compatible avec le contenu. Il n’est pas possible d’acheter un livre n’importe où.

Les livres électronique vendu sur Amazon ne sont lisibles que sur le kindle. Les livres vendus sur mobipocket.com ne sont lisibles qu’avec des bouquins électroniques qui comprennent les DRM de mobipocket. Les livres vendus avec des DRM de adobe ne sont lisibles qu’avec des bouquins électroniques comprennant ces DRM et pour couronner le tout, souvent il n’est pas possible d’avoir un bouquin électronique qui fait cohabiter différents types de DRM.

C’est l’exemple que l’on a avec le « Cybook Opus » de Bookeen.

Toute la souplesse du livre dématérialisé est massacrée par les DRM.

Les DRM dans les livres

Contourner les DRM, que dit la loi:

En suisse, on a pas le droit de contourner les DRM, sauf pour les cas d’utilisation licite. Donc la copie privée. Cependant, la création ou l’importation d’outil permettant de contourner les DRM est interdit… donc ça devient pas facile !

Au Danemark, la copie privée est autorisée, mais le contournement de DRM est interdit ! Que faire ?

Un internaute s’est dénoncé après avoir contourné des DRM de DVD pour faire des copies privée. Il n’a pas été poursuivi, mais le paradoxe juridique existe toujours.

21-01-2100: Et voilà que c’est au tour d‘IrexTechnologies d’être coincé avec la stupidité des DRM et de licences exclusives qui vont avec !

Il faudra choisir entre les DRM de Adobe et les DRM de mobipocket ! Donc, il faudra également choisir entre un modèle ou un autre de bouquin électronique, car iRex n’avais pas une telle souplesse de choix à la base avec l’iLiad. Ce bouquin électronique n’avait à la base pas été conçu pour utiliser des DRM. Puis il a été modifié pour supporter spécialement les DRM de mobipocket.

Personnellement, je n’ai jamais fais la mise à jour qui permettais d’installer le support des DRM. Je préfère me tenir hors de cette technologie désastreuse.

Les DRM font exploser le service après vente

En effet, les DRM ça pose tellement de problèmes d’utilisation non habituelle (ne pas utiliser le soft standard pour ouvrir un format de fichier) que finalement c’est le service après vente qui doit expliquer comment lire le contenu qui a été vendu !

Voici les constatations qui ont été faites sur immateriel.fr

Oui, on peut vendre des livres sans DRM sans impacte négatif sur ses ventes…

David Pogue a tenté l’expérience en vendant un livre sous forme de pdf sans DRM.

Oui, il y a un plus grand nombre de copies « pirates » qui se baladent sur le net et que de nombreux lecteurs ne payent pas…

Mais ce n’est pas mauvais pour les ventes ! Il n’y a pas moins de ventes… il y en a même plus !

Le piratage fait de la pub ! => http://www.actualitte.com/actualite/14189-comment-piratage-vendre-plus-ouvrages.htm

Les DRM nuisent plus que le piratage:

http://www.actualitte.com/actualite/10447-romance-DRM-ebooks-avenir-lecture.htm

Mon expérience personnelle d’achat de livre sans DRM

Il est très difficile d’acheter des livres électroniques. Il y a tellement de piège avec les DRM que je n’ai jamais installé de système de DRM sur mon iLiad.

Donc dès le début, j’ai lu tout ce qui était à disposition dans le domaine public ou par des auteurs qui offrent leur livres. Mais je n’ai que très peu acheté.

J’ai quand même trouvé quelques rares auteures qui distribuent eux même leur livre et ceci sans DRM. Parfois avec un pdf dans lequel est inscrit le nom de la personne qui achète à l’image de ce qui se fait avec la musique sur itunes store.

J’ai testé l’achat d’un livre de Pierre Fraser. (Ancienne version de sa théorie des tendances.)

J’ai également acheté croisade et le peuple des connecteurs chez l’auteur Thierry Crouzet directement. En ePub et pdf.

Croisade est le premier roman que j’ai trouvé publié directement par son auteur. En général ce sont plutôt des livres de société qui sont vendu ainsi, mais rarement des fictions.

Voir la photo de croisade sur mon iLiad..

J’ai également acheté le Roman Siècle Bleu de Jean-Pierre Goux.

Je l’ai acheté en ePub et transformé moi même en PDF pour mon vieil iLiad qui ne lit pas de ePub… avec des DRM… ça n’aurait pas été possible de modifier moi même le format..

Ma liseuse aurait été considérée comme trop vieille et incompatible…. Le DRM favorisent l’obsolescence programmée. C’est maaal !

Propriété intellectuelle dans l’ère de l’information

Propriété intellectuelle dans l’ère de l’information

Le droit d’auteur est de plus en plus en contradiction avec les moyens de communication de l’ère de l’information….

Avec les législations actuelles.. qu’est il possible de faire ?

Propriété privative et propriété intellectuelle

La tendance actuelle est souvent de confondre propriété matérielle et intellectuelle. Ce n’est pas pareil ! La propriété matérielle est privative, alors que la propriété intellectuelle ne l’est pas !

Pascal Nègre, qui est à la tête de la maison de disque Universal, tente souvent semer la confusion lorsqu’il compare le piratage de musique sur internet au vol de pain dans une boulangerie. (voir: framablog pour les citations)

But du droit d’auteur

Le droit d’auteur est une carotte qui permet à un auteur d’être encouragé à créer. Actuellement, majoritairement cette carotte se fait par la rétribution en argent d’une partie du prix de vente d’une oeuvre. Mais ce n’est qu’un choix du législateur qui peut être changé !

Il existe d’autres méthodes. Par exemple, le redevance radio tv en est une. Tout le monde disposant d’un récepteur fourni une contribution au producteur de contenu.

Le prix de vente de support mémoire vierge contient également un montant destiné à être versé à des créateurs de contenu ou des projets visant à favoriser la création.

Copie Privée

En suisse le téléchargement d’oeuvre a usage privé est légal. Il est assimilé a de la copie privée. En revanche, il est interdit de mettre à disposition de tout le monde des oeuvres dont on ne détient pas les droits.

Droit de citation

USA

Aux USA, on parle de fair use.

France

En france on a un droit de citation, mais qui ne concerne que l’écrit, pas les imges.

Suite à un procès contre certaines pratiques sur les sites web de NRJ, il est maintenant défini qu’en France, un morceau de musique de 30 secondes sur un site web n’est pas considéré comme un droit de citation. C’est une tolérance vis à vis de la propriété intellectuelle… mais 30s (sur un total moyen de 3 à 4 minutes) semble trop long !

Suisse

En suisse, le droit de citation concerne l’écrit comme le contenu audiovisuel. Pour ce qui est des beaux-art ou de la photographie, différentes interprétations de la loi existe. La notion de citation de photographie est donc floue ! (une vignette est elle une citation ??)

Il est autorisé de faire une citation, mais pas un extrait ! La différence ce situe dans l’utilisation. Une citation entre dans un travail personnel externe pour illustrer un propos. La citation est donc dans un contexte et le début et la fin de la citation doit être indiquée. (une mention dans un générique de film ne suffit pas.) Un bête extrait n’est pas autorisé, car il n’est dans aucun contexte et est juste une bête copie, il ne sert pas à faire de la valeur ajouté dans un contenu original.

L’auteur d’une citation doit toujours être indiqué. Il doit être possible de la retrouver dans l’oeuvre originale.

Il n’y a pas de règle concernant la longueur d’une citation, cependant, une citation est toujours plus courte que l’oeuvre originale. Pour être valablement reconnue, une citation ne doit être qu’une partie insignifiante de la nouvelle oeuvre dans laquelle elle apparaît.

Dans le domaine des médias, il est possible de librement enregistrer et diffuser des oeuvres comme compte rendu d’actualité ! (voir l’art 28 LDA)

=> Là je comprends qu’il est autorisé de filmer un concert et de le diffuser si j’étais au concert avec une caméra et que je prépare un téléjournal.. c’est ça ??

Pour une information sur des faits d’actualité, il est autorisé de publier des extraits de reportage ou d’article pour autant que l’auteur soit mentionné. (c’est ce qui permet de faire des revue de presse)

=> est ce que cela signifie que malgré l’interdiction formelle publiée sur le site de swissinfo.org, il est possible de copier des extraits d’article et de les diffuser ? (il n’y a pas la mention de tout ou partie, donc je suppose que la différence se situe là. Il est interdit de tout mettre à disposition, mais on a le droit de fournir des extraits)

=> comme je comprend cette loi, il est autorisé, pour un compte rendu d’actualité, de diffuser un extrait et non plus une citation qui est liée à un contexte. Mais c’est presque pareil.

Oeuvre publique

En suisse, selon l’art 27 LDA il est possible de reproduire une oeuvre qui est en permanence accessible au publique. J’ai donc le droit photographier et diffuser les photos d’un monument. Par contre je dois pas faire une trop bonne reproduction, il faut que la copie ne puisse remplacer l’original !!!! (l’oeuvre copiée ne doit pas être reproduite en 3D… est ce que l’on parle aussi de 3D dans un monde virtuel ? J’ai le droit de reproduire une statue pour la mettre sur second life ou l’utiliser dans google Earth ??)

Référence

Reverse engineering

En suisse, il est autorisé de décomposer un logiciel de toutes ces parties pour en comprendre le fonctionnement et afin d’avoir des informations pour développer ou assurer l’interopérabilité d’un autre logiciel.

Résumé de ce qui est légal ou pas légal en suisse

Légal

  • Télécharger une oeuvre soumis au droit d’auteur (texte, film, image etc..). Uniquement pour un usage personnel ou de gens très proche.
  • Mettre à disposition une oeuvre à sa famille ou des amis très proches.
  • Graver des oeuvres sur CD ou DVD tant qu’ils restent dans la sphère familiale ou d’amis proches.

Pas légal

Références

En général

Suisse

France

augmentation de la durée de protection des droits voisins ?

Allemagne

modifications importante en suisse…. une nouvelle loi est adoptée le 5 octobre 2007….

Volonté du G8 de durcir la propriété intellectuelle….

Livre sur le sujet

Monde étrange…

Comme l’a mis Thierry Crouzet sur twitter…
– Viol de groupe: j’en ai pris pour 7 mois. – Vol à main armée: 1,5 an. – J’ai filmé un film en salle: 2 ans.

http://www.numerama.com/magazine/15131-deux-ans-de-prison-pour-avoir-filme-the-dark-knight-au-cinema.html