Redémarrer la Suisse

En 1983 l’auteur Suisse alémanique P.M. publiait BOLO’BOLO, un esssai d’écologie politique, sous une approche assez ouverte, concrète et hors du commun, considérée par certains comme d’influence anarchiste.

 

Bolo urbain suisse800.gif
Par « P.M.« . — http://www.lyber-eclat.net/lyber/bolo/images/urbain_suisse800.gif, CC BY-SA 3.0, Lien

 

Dans sa préface à l’édition de 2013, il explique. : « … un bolo étant un autre mot pour une relation de « voisinage » culturellement améliorée ».

Le projet bolo’bolo a évolué ces dernières années… maintenant ça a donné.. « Redémarrer la suisse« .

Redémarrer la suisse

Depuis 2010, l’association Redémarrer la Suisse anime le débat, comment les villes et les quartiers peuvent retrouver une qualité de vie basée sur le partage et les échanges, l’alimentation de proximité et l’écologie.

Cet été, j’ai lu le livre « Redémarrer la suisse ». Ce livre à pour vocation de répondre à de nombreuses questions de l’organisation de la Suisse post-pétrole:

Comment allons-nous vivre quand il n’y aura plus de pétrole ? Il est préférable de se préparer à cette réalité quand il est encore possible de l’envisager sereinement et de se préparer à l’ère post-fossile. Diminuer le transport des marchandises, repenser la vie locale et régionale, en se centrant sur la communauté de voisinage et l’agriculture de proximité : autant de pistes explorées par Redémarrer la suisse pour atteindre une société à 1000 watts.

Voici le livre en pdf
=> http://www.apres-ge.ch/sites/test.intranetgestion.com/files/Redemarrer_la_Suisse.pdf

Imaginer ce que l’on veut comme avenir

Ce qui m’a attiré dans cette démarche, c’est de réfléchir au monde dans lequel on a envie de vivre. Voilà un exercice qui vise à montrer une possibilité. J’ai été aussi très intéressé par la vision de différents niveaux de zone de vie:

En tenant compte d’une exploitation des ressources respectueuse de l’environnement et eu égard aux différents modes d’organisation possibles, un budget global peut se construire autour de six modules de gestion sociale:

  1. Des voisinages comptant environ 500 personnes associés à des exploitations agricoles d’environ 80 ha ; LMO (Life Maintenance Organisation = organisation de maintien de la vie).
  2. Des quartiers coopératifs et des petites villes d’environ 10 000 à 50 000 personnes ;
    CA (Communal Area = commune de base).
  3. Des régions agro-urbaines de 100000 à quelques millions d’habitants (ville et ses environs ; Zurich ou Shanghai) ; AUR (Agro-Urban Region = région agro-urbaine).
  4. Des territoires autonomes de 5 à 10 millions d’habitants et d’une surface d’environ 50 000 km2 pour les industries et les réseaux de transport régionaux ; AT (Autonomous Territory = territoires autonomes).
  5. Des zones de coopération sous-continentales pour l’industrie, la recherche, les transports, par ex. l’Amérique du Nord, l’Europe, l’Inde/le Pakistan; SN (Subcontinental Networks = réseaux souscontinentaux).
  6. Une organisation planétaire pour la répartition des ressources, de l’aide en cas de catastrophes, etc.;
    PO (Planetary Organisation = organisation planétaire).

La société à 1000 watts

En ce qui concerne la vision énergétique, je crois qu’il y a là des réflexions intéressantes (extrait de la p.69):

Si nous voulons vivre dans un environnement durable, notre objectif doit être la société à 1000 watts.

Tout d’abord, vivre avec 1000 watts signifie vivre sans voiture privée, sans voyage en avion et sans appareils électroménagers privés.

Ce qui ne veut pas dire qu’on n’aura pas accès à ces derniers: il sera possible de les emprunter. La mobilité sera réduite à l’équivalent de 9,34 kilomètres par personne en train et par jour, un voyage en Europe de 2000 km et un voyage outremer en bateau de 12 000 kilomètres par an. Chacun peut se promener et faire du vélo autant qu’il le souhaite.

Les repas proviennent de la cuisine centrale et sont uniquement réalisés à base de légumes de saison provenant de la région et de peu de viande (18 kg par personne et par an).

Les vêtements et les meubles proviennent de dépôts de seconde main,

tout est lavé dans une blanchisserie centrale, avec une consommation de seulement 70 litres d’eau par jour (la moyenne suisse actuelle est de 160 litres, sans compter la consommation industrielle). Un journal suffit pour dix habitants. Chacun dispose d’une vingtaine de mètres carrés de logement privé dans un bâtiment compact bénéficiant de toutes les technologies écologiques. De cette façon, chaque citoyen à 1000 watts génère une nuisance environnementale de 26 729 nano points et une consommation d’énergie de 17,5 térajoules par an: les deux chiffres étant environ cinq fois plus faibles que la moyenne suisse actuelle. La consommation d’énergie constante correspond à 1008 watts par personne. Voilà pour la bonne nouvelle.

Pour tous ceux qui estiment que cet avenir est trop sombre, rappelons leur qu’aujourd’hui déjà, une Éthiopienne s’en sort avec seulement 100 watts par jour.

J’ai trouvé intéressant l’idée de partage des ressources et de la mises en commun des appareils dans un quartier. Ça fait un moment que j’imagine le projet de lancer des « outils-thèques » de quartiers. Je pense que le Fab-lab est un bon modèles pour démarrer et implanter des ateliers ouverts à tous dans tous les quartiers.

Pas besoin d’avoir tous une perçeuse pour les 7 trous annuels qui sont fait dans un ménage. (il me semble bien avoir vu une fois une statisique qui parlait des 7 trous qu’une perçeuse fait par année… à moins que ce soit dans sa vie !! )

Le projet pumpi-pumpe est déjà une belle concrétisation du partage entre voisins d’objets que l’on utilise rarement.

Un retour à la vie un peu plus communautaire, sans pour autant supprimer l’intimité d’un bon petit chez-soi me semble une piste intéressante. Ça va également de concert avec une relocalisation de l’économie et de la vie en général.

extrait p73:

Un microcentre avec son stock d’aliments intégrerait idéalement au même endroit un restaurant (également pour les manifestations ou comme cantine interne), un bar, des services de confort (blanchisserie, vêtements, réparations, soins corporels), des services d’information (bureau de poste, médiathèque, panneaux d’affichage, ordinateurs), un four, l’administration, une pension ou des chambres d’hôtes. Il ne s’agit pas d’un centre de quartier, mais d’un espace semi-public qui fait la jonction entre la vie intime et la vie sociale.

Aujourd’hui, une personne occupe près de 50 m2 de surface habitable. À Zurich, par exemple, 23% des appartements de quatre pièces sont habités par une personne seule.

On y retrouve certains projet de coopérative d’habitation qui ont des espaces de vie en communs. Les collocations sont de plus en plus nombreuses. On va dans ce sens.

Le côté obscure de ce Redémarrage de la Suisse

J’ai bien aimé de nombreux aspects de ce livre, de cette vison du monde et d’autres m’ont vraiment fait peur.
Je suis finalement mitigé sur le bilan total.
En tout cas le projet tel qul.. je ne suis pas pour.

L’urbanisme me parait intéressant, les réflexions énergétiques aussi… mais il y a un embryon de dictatures militaire dans le projet… c’est ça qui me fait peur !

Je m’explique.

Imposer sa vision du monde par des théroapies sociomilitaires !

L’auteur prétend que notre démocratie suisse a été imposée par Napoléon… (ce qui n’est pas totalement faux)…. et donc que l’on peut aller imposer la démocratie partout… même par la force ! … c’est pour leur bien !
=> ça je suis totalement contre ! …. cet auteur n’a visiblement jamais entendu parlé de la notion d’évolution des consciences. On n’impose pas un changement de vision du monde, de consciences !

Même si ça parait louable d’amener la démocratie partout. C’est souvent sous ce prétexte que des guerres d’invasion ont eu lieu. Qui peut juger de savoir si un régime doit être renversé par la force où non ?

Ça me semble juste une source de conflit interminable et non un bienfait pour l’humanité.

extrait de la p122:

Napoléon avait ordonné des assemblées primaires de mille hommes qui élisaient des délégués qui siégeaient à l’assemblée supérieure, etc. C’est ainsi qu’au final est née la démocratie «suisse».

Le fait que la nouvelle République, ostensiblement dirigée contre les mafias familiales régnantes, ait pris le nom d’une obscure tribu celte appelée les Helvètes, illustre l’ironie de toute cette opération. L’origine illégitime et violente de ses institutions démocratiques n’a pas empêché la Suisse de les conserver – plus ou moins – et encore moins d’en être fière.

(…)

Le territoire «Suisse» doit au monde, en plus de ses efforts diplomatiques, une participation à de telles interventions : elles sont le dernier (et non le premier) moyen de guérison, des «thérapies sociomilitaires», même si cette déclaration peut sembler euphémique, voire cynique.

Tous les habitants doivent devenir des universitaires

Dans le domaines scolaire aussi il y a des positions dans lesquelles je ne me retrouve pas.

Il y a une envie de centralisation et de formatage des pensées qui me dérange.
Donc dans un sens, dans le côté urbanistique du projet, les différents niveaux doivent être autonome et décider de leur destinées… et de l’autre on a le droit d’imposer sa vision du monde à ses voisins et il faut centraliser de nombreux services et décision à l’échelle de la suisse.

Là… il me semble y avoir des incompatibilités….

extrait de la p. 107, 108 à propos de l’Académie territoriale:

Si nous voulons redémarrer la Suisse, une action d’envergure dans le domaine de l’éducation est indispensable. C’est là qu’il faudra investir les sommes économisées dans les départements de la police, de l’armée, de l’administration fiscale, etc.

Si l’accès de chacun à l’ensemble des réalisations scientifiques et culturelles nous tient vraiment à cœur, tous les habitants du territoire devront devenir des «universitaires».

(…)

À l’âge de six ans (ou en fonction de la maturité scolaire), tous les enfants entrent dans cette Académie. Avant cela, ils sont accueillis dans un jardin d’enfants. Tous les enseignants, de l’école primaire à l’université, sont employés par le territoire. Ils sont ainsi à l’abri de toute tentative d’influence ou même de corruption. Ils peuvent enseigner à différents niveaux et de façon plus mobile. Tous les programmes d’études peuvent être harmonisés de sorte à écarter les doublons.

Ce système exclut le soi-disant choix de l’école, qui n’a de liberté que celle qu’on peut se permettre financièrement.

Quand pourra-t-on à nouveau donner un enseignement digne de ce nom en sixième plutôt que de préparer la course aux lycées? Et l’enseignement précoce de l’allemand, de l’anglais, du chinois est-il vraiment nécessaire?

p108

Toutes les écoles doivent devenir «alternatives». Ce qui a fait ses preuves dans de nombreuses écoles alternatives doit être appliqué dans les écoles publiques.

Les écoles primaires font partie intégrante du centre de quartier ou de commune de base.

Le principe pédagogique de base vise à «encourager plutôt que sélectionner»

Ensuite, tous les élèves entrent dans un Gymnasium Helveticum, qui dure six ans.

extrait p.112:

En Suisse, seuls 20% des jeunes terminent leurs études avec un baccalauréat, alors que dans d’autres pays – en Finlande, c’est 95%, et en France, 80% –, c’est le cas de la presque totalité de la jeunesse. Au lieu d’envoyer tous les enfants dans la «bonne école», le lycée, nous les répartissons dans une myriade de collèges, d’écoles techniques, d’écoles moyennes, d’écoles secondaires, d’écoles régionales, d’écoles professionnelles et d’écoles de maturité professionnelle, etc.

Nous faisons le tri et produisons de nombreux drames sociaux et psychologiques.

Personnellement, j’ai droit l’impression du contraire. Les drames psychologiques c’est de forcer tout le monde à suivre une voie accadémique. On voit bien que c’est un universitaire qui a écrit ce livre ! … et comme il trouve que c’est la meilleure voie il veut l’imposer à tout le monde !

Il me semble également que le bac français n’est pas franchement très réputé. Si justement tout le monde l’a… c’est peut être que c’est un bac au rabais. Un nivellement par le bas ?

Il y a réellement des gens qui sont très scolaire et d’autres pas du tout. Est-ce que c’est vraiment la bonne solution de le mettre ensemble ? C’est louable de vouloir le meilleur pour tous. Mais est-ce que l’enseigment académique est vraiment le meilleur ?

Personnellement, je privilégie une toute autre forme d’enseignement basée sur les petites groupes qui expérimentent. Sur l’envie de créer un projet, qui débouche sur l’apprentissage de tout ce qu’il est nécessaire de savoir (et de pratiquer) pour arriver à concrétiser son projet. C’est nettement plus motivant qu’un cours ex-cathédra n’abordant que de la théorie.

Le système actuel, est certes peut être complexe. Mais il permet à tout le monde de suivre sa voie à son rythme, avec sa méthode. Il est possible à une personne ayant emprunté la voie de l’apprentissage, d’ensuite faire une maturité et de rejoindre des hautes écoles. Notre monde actuel est fractal, complexe. Le système d’étude est justement le reflet de ce monde fractal. Ce n’est pas en forçant tout le monde a être universitaire, à forcer le monde à être simple qu’il va le devenir.

Mais l’auteur ne semble pas comprendre ceci:

extrait de la p114:

L’argument selon lequel on peut, aujourd’hui déjà, entrer dans une haute école spécialisée avec une maturité professionnelle est en vérité un argument qui va à l’encontre du système dual, puisqu’il fait croire qu’un détour est un avantage.

Certes, les écoles de maturité professionnelle actuelles sont en partie excellentes et les titulaires d’une maturité professionnelle sont souvent plus matures que des lycéens du même âge. Mais pourquoi faire ce détour?

Pour s’adapter à la maturité de chacun, à des vocations plus tardive que d’autres. A un rythme personnel ?

Tous égaux… tous semblables… communisme 2.0 ?

L’auteur semble aimer le nivellement, tuer la diversité. En tout cas, c’est ce qu’il me semble comprendre de sa vision après être passée au formatage de l’uni:

extrait p.117:

Les diplômes universitaires n’existeront plus puisque chacun en aura un: le «master». Et il pourra s’agir d’un master en gestion, en polymécanique, en langue anglaise, en médecine, en couture, en tactique d’infanterie, en théologie ou en boulangerie. Comme c’est le «service général» – c’est à dire le peuple – qui finance tout l’enseignement, il n’y a aucune raison pour que toutes ces professions n’aient pas aussi le même salaire.

Un engagement extraordinaire peut encore et toujours se voir récompensé en sus.

Bon, vous l’aurez compris, votre « master en tactique d’infanterie » ne vous fera pas gagner plus d’argent qu’un « master en boulangerie ».… sauf si vous avez un engagement extraordinaire…..  une petit guerre pour imposer la démocratie aux voisins ?

Un livre inspirant: toi aussi imagine ton futur préféré et montre le nous

Voilà pour mes réflexions après avoir lu ce livre.

Je le trouve très.. surprenant. J’ai de la peine à voir un tout cohérent. Il y a des idées intéressantes, mais j’ai de la peine à m’enthousiasmer pour le projet global.

J’ai pourtant beaucoup entendu de bien sur « redémarrer la suisse« . Mais je me demande combien de personnes ont vraiment lu le livre dans sont intégralité ?

J’ai trouvé très peu de compte rendu, de critique.

Bref.. ça me motive à moi aussi écrire ma version de Redémarrer la Suisse. 🙂

Dans ma vision des choses, il y aura quelques principes de cellule organique de base qui s’auto-organisent, rien de centralisé. De la permaculture. On va aussi faire attention au type de code monétaire utilisé. (ma prréférence un Système Monétaire Equilibré) Dans redémarrer la Suisse, très peu de chose est dit à propos de la monnaie. On sait juste que: « La solution n’est donc pas la création de monnaies alternatives, mais bien la création de cycles alternatifs pour l’utilisation des ressources sociales.  » (p. 60)

Le but est une démonétisation de la société, en utilisant beaucoup le service civil, mais en même temps on nous parle de banque qui peuvent octroyer des crédits… mais seulement avec l’aval démocratique et sur la base de critères d’utilités, de faisabilité, d’impact environnemental, et de contribution au bonheur de la société. (p. 59)

Bref… c’est un peu comme maintenant quand un législatif (qui a déjà ses critères dans les rapports) se voit obliger d’accepter une demande de crédit pour rembourser un autre crédit…. J’ai pas l’impression que ça change grand chose.

Là il y a fondamentalement du ménage à faire. Peut être que l’association redémarrer la suisse devrait participer à un jeu de la monnaie ?

Pour conclure, j’encourage tout le monde à lire ce livre. Ici j’en ai fait qu’une description très très brève. J’ai surtout mis en évidence ce qui m’a fait tiquer, voir sauter au plafond !. Mais il y a encore de nombreuses idées dont je n’ai pas parlées qui mérite d’être connues.

Peut être que j’ai mal interprété les propos de l’auteur de ce livre ?

Dans tous les cas je trouve sain que tout le monde puisse se faire son propre avis. Mais également que tout le monde soit inspiré par cette excellente démarche que d’être pro-actif et transmettre sa vision d’un futur souhaitable plutôt que de taper sur ceux qui agissent (un peu ce que je fais là ? 😛 .. mais il me semble que je ne fais pas que ça… ce site comporte plus de 600 pages de réflexion en tous genres… )

La transition énergétique n’est pas un problème technique, le problème est ailleurs…

Il y a beaucoup de citoyens qui veulent une transition énergétique, qui veulent se passer d’énergies fossiles et aller vers une société qui utilise uniquement des énergies renouvelables.

Mais dans la pratique, on voit que ça se fait peu. Pourquoi ? Pourquoi une telle différence entre la théorie où la plupart des gens semblent favorables aux énergies renouvelables et la pratique où au moment de décider… à l’achat c’est une chaudière mazout qui est par exemple installée… ?

Les raisons techniques sont souvent invoquées: « Les énergies renouvelables ne sont techniquement pas encore prêtes… »

Mais c’est faux !

Personne ne veut/peut payer 30 ans d’énergie d’un coup… même si c’est globalement moins cher

Je crois qu’il n’y a rien de technologique dans l’histoire… le principal frein aux énergies renouvelables est financier !

Le coeur du problème est là:
Comment payer d’un coup.. 30 ans de consommation d’énergie… ?

panneaux solaires thermiques sur un immeuble.JPGLe citoyen moyen préfère payer un petit peu chaque mois… et ne pas remarquer que sur 30 ans il paye le double tout en épuisant une ressource non renouvelable !

Il y a de nombreux propriétaires d’immeubles suffisamment riches pour avoir des liquidités.. et suffisamment futés pour avoir fait le calcul qui isolent et installent des panneaux solaire sans hésiter…. et même qui font des immeubles qui produisent de l’énergie…

Pourquoi c’est possible pour certain ? … et pas pour d’autres ?

Le pauvre citoyen moyen est locataire du coup il n’a pas le pouvoir de décider à propos de son logment… qui est quand même le principal consommateur d’énergie !

Et surtout, le citoyen moyen, même s’il est propriétaire de son logment, il n’as pas le fric pour payer d’un coup 30 ans de consommation d’énergie… du coup il fait quoi ?

Il peut faire un emprunt…. mais voilà que si c’est rentable énergétiquement ça ne devient plus rentable financièrement..
En effet, avec l’emprunt.. sur 30 ans la moitié de l’argent investi revient à la banque…. (un intérêt à 3% double la somme en 24 ans ! C’est fou tous ces gens qui payent deux fois leur maison en payant une hypothèque !!!)

panneaux solaires thermiques et photovoltaiques sur le même toits.JPG
… du coup… si l’on veut vraiment faire une transition écologique.. ce n’est pas un problème technique.. mais un problème de trouver un moyen pour mettre l’argent au service de la transition écologique et pas ailleurs…

Est-ce qu’un prêt sans intérêt ne serait pas déjà une piste ?

Les verts libéraux en Suisse ont testé de proposer de remplacer la TVA par une taxe écologique, ainsi les énergies fossile sont taxées.. et le reste est moins cher…. mais le bon peuple suisse a rejeté massivement cette initiative…..

Le leasing d’accus

Dans le domaine de la voiture électrique, on voit le même phénomène.

Ce qui coûte cher dans une voiture électrique, ce sont les accus. Le « carburant » soit l’électricité coûte moins cher que de faire un plein d’essence…. mais pourquoi on ne voit pas plus de voitures électriques ?

Un des problème est justement le prix du véhicule. Certains vendeurs de voitures électriques on trouvés un moyen de s’adapater, ils louent les accus et ainsi baissent drastiquement le prix du véhicule.

Et voilà… il faut comprendre que le citoyen moyen préfère payer globalement plus cher…. mais il faut répartir le payement en de nombreuses tranches….

Alors à quand une chaudière en leasing ??

La coopérative

voiture électrique.jpg

Une autre technique de financement est la mutualisation. La coopérative est un bon moyen pour avoir collectivement les moyens d’investir dans du renouvelable sans passer par un emprunt bancaire.

Dans la mobilité, c’est par des coopératives comme mobility que les véhicules électriques deviennent abordable à l’utilisation.

C’est aussi un autre moyen de contourner une grand frein à l’achat d’un véhicule électrique, c’est l’autonomie. Bien que l’autonomie est suffisante pour 99% des utilisations. C’est toujours pour l’utilisation des 2 semaines de vacances annuelles avec familles et bagages que le véhicule est dimensionnés !

Avec mobility, on peut choisir à chaque moment le véhicule adapté à chaque utilisation. Pour moi l’avenir de la mobilité passe par un « pack de mobilité », lire à ce propos mon article sur le sujet…

Dans le domaine du solaire, on commence à voir arriver des coopératives solaires qui permettent à peu de frais, sans grand moyen à tout à chacun d’investir dans le solaire.

Le choix de Kaya

Actuellement, en terme d’écologie, c’est le foutoir complet…. Il y a mille chapelles avec des cultes différents !

  • Il y a les gens qui sont clairs… l’environnement c’est secondaire. Ce qui compte c’est le profit personnel.
  • Il y a les gens qui ne se préoccupent d’environnement que comme vecteur marketing… greenwashing en force! Le développement durable repris comme politique de droite ! (L’écologie libérale à le vent en poupe… surtout pour construire des éoliennes !)
  • Il y a les écolo bobo … qui pensent faire des choses « pour la planète«  car ils trient leur déchets et ont des ampoules économiques… puis passent leur vacances aux maldives…. (avant que le réchauffement climatique n’engloutissent ces belles plages)….(déjà là il faut comprendre que la planète avec ou sans vie.. restera une planète.. On ne peut apporter aucune solution si l’on ne connais pas déjà le problème… )

Puis, il y a l’énorme flou de la définition du problème écologique:

  • Il y a les gens qui se préoccupent de la quantité d’énergie consommée… (société à 2000 W etc..)
  • Il y a ceux qui se préoccupent du réchauffement climatique induit par les gaz a effet de serre.

Là on a deux approches écologiques… et on tourne en rond.. Parfois c’est contradictoire, parfois non…

Le panneau solaire je le fabrique en Chine avec de l’électricité faite au charbon, en France avec du nucléaire ou en Suisse avec de l’hydroélectrique ??

Puis, il y a tous les problèmes sociaux qui empoisonnent le débat à propos de l’écologie….

Les fraises espagnoles en janvier ne sont pas une bonne idées à cause de l’énergie gaspillée juste pour manger des fraises en janvier.. ou par ce que ce sont des sans papiers africains exploités qui les cultives… ou les deux ! .. et on multiplie le débat..

Par dessus tout ça il y a la décroissance… mais qu’est ce que ça veut bien vouloir dire !!!

Décroissance de quoi ? pour qui ?

Au lieu de nous expliquer tout ça correctement et de faire le tri, notre société médiatique sait très bien que « l’on est trop con pour se farcir une information complète sur un sujet, qu’il faut du Bref pour faire vendre« . Donc elle préfère nous balancer des bribes d’infos et noyer le poisson avec des informations d’une importance capitale:

« Traire les vaches la nuit guérit les insomnies » !

Donc on tourne de slogan en jingle inventés par des chargés de com… et on se tape dessus par esprit de clocher sans même plus savoir pourquoi !

Comment y voir clair dans ce fouillis ?

Une approche qui me plait, c’est l’équation de Kaya.

« Tout est lié« . Il faut déjà comprendre ça. L’équation de Kaya est une équation mathématique qui montre les relations entre tous les aspects que j’ai cité ci-dessus.

On a les gaz a effet, de serre, la croissance économique, la production d’énergie et le social par la population mondiale.

Il ne sert à rien de voir les crises financières, sociales et environnementales de manière séparées. Il faut les mettre ensemble.

Une équation, c’est rationnel. On sort des croyances en tout genres.

équation de kaya explication.png

On peut faire des pronostics sur le futur de notre monde en résolvant cette équation. (C’est d’ailleurs ce que fait le fameux GIEC)

Pour mieux comprendre les choix que l’on peut faire et comment résoudre l’équation, je t’invite à lire l’article que j’ai écrit au sujet de l’équation de Kaya.

Le sénario du consensus mou

Si l’on considère le consensus mou actuel autour des facteurs de cette équation:

  • Pour garder une planète viable, on aimerait quand même limiter les gaz a effet de serre. Donc réduire par ~3 les émissions de gaz a effet de serre d’ici 2050 selon les voeux non contraignant de l’objectif de Copenhague. => on divise par 3
  • La majorité des politiciens sont POUR la croissance. Objectif (irréaliste à mon avis) de 2% par an pendant 40 ans => fois 2.2
  • La population ne va pas se mettre brusquement à diminuer…. mais elle va plutôt augmenter. (9 milliards en 2050) => fois 1.3
  • Réduire l’intensité énergétique de l’économie n’est pas facile au vu de ce qui a déjà été fait…. les ampoules économiques.. ça consomme moins mais ça consomme quand même !  On a fait 30% d’économie depuis 30 ans (suite aux chocs pétroliers). C’était la partie facile. => on ne peut pas espérer mieux que diviser par 2
  • Il faut dé-carboner les sources d’énergie. Donc énergie renouvelable à fond ! (ou nucléaire selon certains) au moins 3.7% de croissance par an = 4.29 fois en 40 ans. (valeur à virgule pour que le calcul soit juste.. mais ça reste une approximation)

Donc petit rappel pour ceux qui n’ont plus trop l’habitude des math, le principe d’une équation c’est que la partie à gauche est égale à la partie à droite !

Donc quand je divise par 3 d’un côtéje dois diviser par 3 de l’autre pour que ça reste égal ! (mais c’est pas facile… avec cette manie de la croissance à tout prix !)

Solution du consensus mou

Selon ce consensus mou sur les facteurs on obtient la solution:

Emission CO2 / 3 = (Population mondiale * 1.3) * ( PIB par habitant *2.2) * (Intensité énergétique/2) * (CO2 des sources d’énergie / 4.29)

A mon avis, cette croissance du PIB n’est pas possible. Elle compensera le fait qu’il n’est pas possible d’augmenter l’efficacité énergétique globale de l’économie à cause de l’effet rebond: toute énergie gagnée quelque part est perdue par une augmentation de l’utilisation… Ma voiture consomme moins… donc j’ai deux voitures !

Il reste à vraiment faire la transition vers des sources d’énergie sans émission de carbone….  C’est le scénario écologie libérale qui est de plus en plus à la mode… On couvre toutes nos montagnes d’éoliennes…

Est-ce que l’on peut recouvrir nos montagnes d’éoliennes au rythme de 3.7% de croissance par an pendant 40 ans ? Voilà la vraie question !

Cette vision reste de la politique du toujours plus…. C’est un choix. Personnellement, je n’y suis pas favorable.

Au lieu de produire toujours plus d’énergie pour la gaspiller ensuite… autant ne pas gaspiller d’énergie inutilement.

On arrive dans le scénario décroissant.

On sort d’une économie basée sur le productivisme dont la sur-production est consommée par la société de consommation lubrifiée par la manipulation mentale que l’on appelle la pub.

On économise de l’énergie en relocalisant, (dons on ne gaspille plus en transport) en limitant les mésusages et en offrant les usages.

Vous avez droit gratuitement à l’eau dont vous avez besoin chaque jour, mais on vous taxe très cher l’eau de luxe. (remplissage de piscine)

En cessant de gaspiller de l’énergie pour faire tourner un système, on agit sur la diminution du facteur PIB, sur la réduction des émissions de CO2, sur la diminution de l’intensité énergétique et en diminuant sa consommation d’énergie, on peut plus facilement décarbonner la production d’énergie.

A vous de créer votre propre scénario

Si vous voulez jouez vous-même avec les chiffres, voici un petit calculateur d’équation de kaya provenant du site carbon4.com.

Pour démarrer, la solution proposée ci-dessus peut s’exprimer avec des valeurs en % d’évolution par an qui ressemble à ça :
Les % restent très approximatifs si l’on veut garder des valeurs simples au vu du calcul: 1% sur 40 ans = 1.01^40

  • la population mondiale => 1% / an (approximatif…)
  • les objectifs de croissance du PIB  => 2% / an
  • l’efficacité énergétique  => – 2 % / an
  • production d’énergie sans CO2  => – 3.7% / an

Quelques pistes de scénarios possibles pour le futur

On a vu une solution possible de l’équation de Kaya. Mais il en existe des milliers d’autres.

Quels sont les facteurs que l’on peut bouger:

  • la population mondiale
  • les objectifs de croissance du PIB
  • l’efficacité énergétique
  • production d’énergie sans CO2

Contrairement à ce que l’on peut croire, et ce qui se fait en ne le respectant pas, l’objectif de réduction des gaz à effet de serre n’est pas un choix.

Avec ce cadre que peut on imaginer comme scénarios ?

Pour élargir encore un peu l’imagination, j’ai tenté des amorces de scénario à partir du concept de la spirale dynamique.

Chacune des sociétés est régie selon les valeurs des étapes d’évolution de la spirale dynamique.

 

Comment guérir notre civilisation

Comment guérir notre civilisation

Depuis de nombreuses années, je m’intéresse à tous les grands problèmes de notre civilisation. Je commence a avoir fait le tour. Il y a mille manières de montrer que ça va mal… et maintenent on fait quoi ?

Il existe des festivals comme le festival du film vert qui se charge de nous montrer le monde à travers de film. La sélection de film est très dur à faire, je trouve que c’est très souvent des films pessimistes. Pour illustrer mon propos, voici un excellent film justement intitulé « Sans lendemain »… qui explique très bien le fonctionnement de notre société et son lien à l’énergie…. mais c’est fou ce que c’est déprimant !

Quand je ressors de ce genre de film, je suis totalement dépité… j’ai tendance à me dire.. « Ouais… de toute façon tout est foutu.. autant en profiter et tout griller le plus vite possible ! » Je comprends que ça n’intéresse pas vraiment, que l’on préfère voire une bonne superproduction hollywoodienne qui fini bien !

Pour contrer cette vision pessimiste. Je veux apporter une vision positive ! OUI, on peut faire quelque chose et assurer un avenir radieux !

Il existe quand même des films qui apportent de solutions, en voici quelqu’un:

Bon, alors quelles sont les solutions que j’ai découvertes lors de ces années d’études de l’état du monde ?

Cette page a pour but de commencer à répertorier les solutions que je trouve intéressantes:

 

Economie

  • 97% de la monnaie est utilisée dans la spéculation et seulement 3% dans l’économie dite réelle (selon les calculs de Bernard Lietaer) => séparer ces deux économies.
  • actuellement, ce sont les banques qui ont tout pouvoir sur la création monétaire. On compte qu’il y a ~7% de monnaie centrale (billet et pièce) et 93% d’argent issu du crédit. => changer le système de création. Il faut le rendre démocratique. Pourquoi seuls les banquiers ont le droit de choisir ce que la monnaie va financer ? Pourquoi uniquement sur des critères de rendement financier ?
  • Le PIB ne doit pas être le seul indicateur de richesse. => introduire des indicateurs d’empreinte écologique, de progrès social.
  • économie de fonctionnalité. => échanger des droits d’usage sur des objets plutôt que les objets eux-même.
  • toute la création monétaire massive qui est faites ces dernières années pour sauver l’économie réelle est injectée dans l’économie en général. Donc conformément à la proportion normale. Seul 3% de cette monnaie va à l’économie réelle. => il faut vraiment séparer l’économie réelle et l’économie spécultative. Ceci non pas en séparant les activités des banques, ce n’est pas suffisant. Mais en créant deux monnaies séparée.
  • l’expérience de la monnaie complémentaire citoyenne sol-violette est exemplaire.
  • Voir l’explication du sol-violette par Frédéric Bosqué.
  • => charte qui permet de n’avoir dans le circuit économique que les acteurs en faveur des humains et de l’environnement
  • => une monnaie fondante qui permet d’éviter l’accumulation de capital, qui sont les caillots de sang du système monétaire. (cf Silvio Gessel)
  • => une gouvernance commune des règles du système monétaire gérer avec un système basé sur la sociocratie.
  • => pas encore le cas, mais idéalement un revenu de base inconditionnel en monnaie citoyenne. Histoire d’assurer que tout le monde a de quoi vivre. Personne ne doit survivre.

Nourriture

  • le système de culture de l’avenir est la permaculture
  • agriculture urbaine  (la majorité de la population mondiale vit dans des (bidon) villes)
  • voir l’exemple cubain qui après avoir été innondé de pétrole, pesticide et engrais russe… à la fin de la guerre froide, plus rien. Pendant les années 1990, il n’a pas été facile de se nourrir. Maintenant les cubains mangent bio, local… et tout va bien !
  • prendre exemple sur la forêt. Pas de pesticide, pas de labours, pas d’engrais, pas d’arosage… et la forêt pousse bien.
  • dans un système agricole basé sur le pétrole, on injecte plus d’énergie fossile que ce que l’on retire de calorie issue de la nourriture ! Pas logique…. => donc aller vers une agriculture solaire. Faire pousser plusieurs plantes sur le même espace. Ceci pour optimiser le rendement solaire. Quand il y a trop de soleil, la photosynthèse s’arrête.
  • pratiquer les cultures complémentaires comme la « milpa », l’agriculture traditionnelle des trois soeurs. Maïs, haricots, courge. Le maïs sert de tuteur au haricots. Ce dernier va pomper l’azote dans le sol ce qui favorise aussi les deux autres plantes. Les courges retiennent l’humidité et empêchent des « mauvaises » herbes de pousser trop. De plus, le mélange légumineuse et céréal permet une assimilation totale des protéines végétales. Ce qui dispense de manger de la viande.
  • limiter la consommation de viande. => augmenter les rendements de la viande => manger des insectes mopan plutôt que du boeuf.
  • agriculture contractuelle de proximité.
  • Un film plein d’espoir: les moissons du futur.
  • Un autre film plein d’espoir: Solutions locales pour un désordre global.

Science

  • holistique plutôt que analytique. (Donc une approche globale, systémique, plutôt que analytique, c’est à dire découper le problème..)
  • décloisonnement de la science, donc ouverture d’esprit. (Dans une uni on a toutes sortes de science, des sciences dures aux sciences molles… de la mathématique à la théologie en passant par les sciences humaines.. mais gare au mélange.. un pysicien ne doit pas étudier la nature de l’âme comme ses collégues théologien ! .. mais pourquoi ??)
  • les spécialistes se déresponsabilisent de ce qui n’est pas leur problème. => des synthéticiens pour voir la globalité du monde.
  • éducation plutôt que formation. => ex ducere, conduire au dehors, à l’autonomie plutôt que formation, formattage à une pensée unique.

Culture

Gouvernance

  • la démocratie représentative est un plus par rapport à la monarchie. Mais ce n’est pas un but en soi. Ce n’est pas la fin, c’est une étape.
  • la sociocratie est probablement l’étape suivante, et l’holacracy l’étape d’après… => allons vers une démocratie plus qualitative que quantitative.
  • le tirage au sort doit pouvoir trouver sa place dans un système politique pour éviter de créer une caste de politicien. => pourquoi donner le pouvoir à ceux qui le demande ?
  • Un bon système pour résoudre un problème de société est de tirer au sort des gens, (pour avoir une bonne représentativité de la population), puis des les former correctement sur tout ce qui touche au sujet du problème. (Pour éviter les gens qui actuellement en démocratie directe disent qu’il s’abstiennent par ce qu’il ne comprennent pas ce qu’ils votent). Former des gens et prendre le temps de s’informer nécessite de payer les gens pour le temps qu’ils vont prendre. Puis, pour finir. Ce sont ces supers citoyens (sorte de jury populaire) choisi au hasard pour une question qui vont trancher pour savoir ce qui est bien dans l’intérêt général. => plus de lobby, plus de carrière politique et donc plus d’électoralisme. Plus de démagogie.

Les mouvements qui mettent place ces solutions

 

Sauvez la planète devenez végétarien

Sauvez la planète: devenez végétarien

On l’oublie souvent, la consommation de viande a des conséquences sur l’écologie de la planète.

Voici quelques notes à ce propos avant d’avoir un document structuré…

Il faut 25000 l d’eau pour faire 1kg de viande !!

Il faut pour l’ensemble du cycle l’équivalent de 3,7 litres d’essence pour produire 450 grammes d’un bœuf nourri avec des céréales aux Etats-Unis.

Pour fournir la consommation de bœuf moyenne annuelle d’une famille américaine de quatre personnes (120 kg de bœuf), 1.000 litres de carburant fossile sont nécessaires. La même énergie alimentaire fournie à partir de légumes et de céréales nécessite 7 fois moins de carburant.

Manger moins régulièrement des steaks économise bien de l’énergie et des émissions : une famille qui mange environ 120 kg de bœuf dans l’année (moins de 100g par jour et par personne) a engendré approximativement 1 tonne de CO2 et 80 kg de méthane, soit environ 2,8 tonnes d’équivalent CO2. Ce qui ramène à 2,3 kg eq CO2 le steak de bœuf de 100 g !

source : Ecosapien

1 steak = 50km en voiture !

Une alimentation en protéine végétale consomme 7 fois moins qu’une alimentation à base de viande.

La production d’un kg de :utilise un volume d’eau de : Lait: 790 l
Blé: 1 160 l
Riz: 1 400 l
Porc: 4 600 l
Bœuf: 13 500 l

Sujet abordé pour la consommation de viande:

  • L’eau consommée (perte de souverainté alimentaire )
  • surface agricole pour nourrir les animaux. (pétrole pour les engrais)
  • CO2
  • effet sur la santé
  • 30% du coût de l’alimentation

Emission RSR

Le 13 août 2008, l’excellente émission de la RSR geopolis a fait un sujet sur la faim dans le monde à quoi est du le problème ? explosion des prix des matières première…..

Il est possible d’écouter cette émission  »les émeutes de la faim » sur le site de la rsr.

Dans cette émission, il y est posé la question: est ce qu’en 2050, on arrivera à nourrir les 9 milliards d’habitants prévus ?. La réponse: (…) en fait je dirais qu’on a déjà cette nourriture !

En effet, la réponse est complétée en disant que 40% de la production de l’agriculture est consommée par les animaux ! Il suffirait de convertir sa consommation de viande à mauvais rendement en nourriture directe de céréales et de légumes pour réussir à nourrir tout le monde.

Eau virtuelle

  • 67% du commerce de l’eau virtuelle est lié au commerce international des cultures;
  • 23% au commerce des animaux d’élevage et de leurs produits;
  • 10% est lié au commerce des produits industriels.

(A.Y. Hoekstra, spécialiste du domaine à l’Institut UNESCO-IHE Virtual water trade – A quantification of virtual water flows between nations in relation to international crop trade)

Flux d’eau virtuelle. En rouge les pays importateur.. en vert les exportateur.

Besoins en eau des principales productions alimentaires PRODUIT UNITE EQUIVALENT EAU (m3 par unité) bovins, bétail tête 4000 moutons et chèvres tête 500 viande de boeuf fraîche kg 15 viande de volaille fraîche kg 6 céréales kg 1,5 agrumes kg 1 huile de palme kg 2 légumes secs, légumes-racines et tubercules kg 1 Source: FAO, 1997. Publié dans le Rapport mondial des Nations Unies pour la mise en valeur des ressources en eau.

Problème de sécurité alimentaire. Les occidentaux vendent du blé pas cher aux pays africain moins cher que les produit locaux. Le transport ne coûte rien.

L’eau devient rare dans les pays exportateurs.. USA. 1/15e de l’eau disponible aux États-Unis pour l’agriculture. L’aquifère d’Ogallala se vide.

Douche:

Une douche, ça représente quelle quantité d’eau ?

Après une brève recherche de documents en tous genre, je trouve les définitions suivantes:

  • 6 à 20l par minute
  • 5min 80l
  • 5min 60l

D’après un teste de ABE sur la tsr Un pommeau de douche laisse passer entre 12 et 64 litre d’eau par minutes.

En bref, la quantité d’eau utilisée pour une douche, est très variable. Cette quantité dépend du débit qui est réglé par l’utilisateur et que laisse passer le pommeau de douche. Puis, l’autre variable, c’est le temps passé sous la douche.

Le temps, ça dépend de chacun, mais ça se mesure facilement.

J’ai donc fait ma petite mesure. Je me suis installé sous ma douche, fait mon réglage habituel et chronométré le temps qu’il fallait pour remplir un seau de 10litre.

Première mesure: 1min30. Mais il me semblais qu’il y avait un peu beaucoup d’éclaboussures dues à la hauteur du pommeau de douche et donc des pertes.

Seconde mesure, avec le pommeau de douche directement dans le seau. J’arrive à 1min15.

Le débit de ma douche est donc de 8l à la minutes. On peut donc proposer quelques valeur de quantité d’eau suivant la durée de la douche:

  • 5 minutes =>40l
  • 10 minutes =>80l
  • 15 minutes =>120l

Donc, les 23000 l qu’il faut pour faire 1kg de viande correspondent à une douche quotidienne de 10 minutes pendant une année !

Habitude alimentaire carnée

Ce que les belges (et européen en général) mangent de viande par année.

  • 1919 => 30kg de viande
  • 1960 => 50kg
  • 2000 => 100kg => 270g par jour

Ferme familliale => industrie.

78% des terres agricoles mondiales servent à nourrir les animaux! (Source: rapport CRIOC: viande un lourd tribut environnemental. D’après la FAO: http://faostat.fao.org )

Un rapport récent soutient que le secteur de l’élevage représente 9 % du CO2 et 18 % de l’équivalent-CO2 issu de l’activité humaine, soit plus que les transports.

source: rapport de la FAO – Livestock’s Long Shadow; Environmental Issues and Options – paru en 2006. Page de présentation du rapport en français http://www.virtualcentre.org/en/library/key_pub/longshad/A0701E00.pdf

En 2001: ~30% du budget alimentaire d’un belge, c’est la viande ! (DUQUESNE, B., MATENDO, S., LEBAILLY,Ph. Evolution de la consommation alimentaire en Belgique et en Région wallonne. Observatoire de la Consommation Alimentaire (OCA),Unité d’Economie et Développement rural, Faculté universitaire des Sciences agronomiques de Gembloux. )

  • 1950 => 1990
  • 75% d’agriculteur de moins
  • 50% de viande en plus !!!

Consommation électrique pour la production de poulet en intérieur. + pollution par déjection Consommation électrique = 3,5 kWh par poule et par an. => 15 millions de kWh par an pour la belgique.

La combustion d’1Kg de Fuel ou d’essence génère 3,14 kg de CO2 (http://www.bafu.admin.ch/php/modules/shop/files/pdf/php6BQhlZ.pdf)

lien

la viande et l’écologie

végétarien

lien conditions d’élevage

Divers

Le saviez-vous

Energie

Un litre de carburant (essence et diesel) contient (en moyenne) environ 10kWh, ce qui :

  • correspond à la puissance thermique d’un micro-ondes de 1400W à pleine puissance pendant 10h !
  • correspond à l’énergie électrique consommée par une ampoule halogène de 350 W pendant 28 heures, 34 minutes et 17 secondes !
  • ne permet de rouler que sur une quinzaine de km (pour une consommation de 6L/100km)
14 Sep 2008 : 15:59

La décroissance

Qu’est ce que la décroissance ?

La décroissance est un nom dont on entend de plus en plus parler ces derniers temps… la décroissance c’est l’idée d’une nouvelle société post-capitaliste.

Les journalistes aiment bien dire que la décroissance ça effraye..  Comme le mouvement est encore très jeune et mouvant, il est difficile a définir. Je vais tenter ici de mettre en vrac toutes les idées auxquelles se rattachent les partisans de la décroissance.

En suisse romande, les partisans de la décroissance se regroupent en Réseaux d’Objecteurs de Croissance. Des ROCs. La vitrine de ces mouvements c’est le site www.decroissance.ch

Pour clarifier un peu ce qu’est et ce que veut le ROC, un manifeste du ROC-Suisse a été écrit.

Les ROCs organisent régulièrement des café décroissance. Ce sont des conférences sur des sujets autour de la décroissance.

Dans le domaine de la décroissance, il y a quelques conférencier/écrivains qui deviennent des références. La plupart des Objecteur de croissance ont lu les livres ou suivi les débat des ces nouveaux penseurs.

Dans ces penseurs connus, il y a par exemple:

Sur le site web de lachaine.ch il est possible d’obtenir les enregistrements audio et/ou vidéos de plusieurs conférences très intéressantes où l’on retrouve certains des penseurs cités ci-dessus:

Pour avoir un aperçu global allons voir la définition de la décroissance sur wikipedia.

Et sinon, voici une longue liste non exhaustive et en vrac de quelques idées que j’ai extraites de livres, conférences et réflexions autour de la notion de décroissance.

  • Pour savoir ce qu’est la décroissance il faut savoir ce qu’est la croissance.
  • les différentes sortes de croissances (linéaire, géométrique, exponentielle) wikipedia: croissance ou décroissance exponentielle.
  • Une croissance exponentielle infinie n’est pas possible: aucun phénomène ne peut croître indéfiniment car sa croissance est limitée par le milieu dans lequel se trouve la population. Le premier à avoir soulevé un tel problème fut le pasteur Thomas Malthus (1766 – 1834), bien que ses prévisions sur la croissance de la population humaine ne se soient pas réalisées.
  • les catastrophes favorisent le PIB. L’enseignement le plombe.
  • Tous les facteurs humains sont présentés comme des charges dans notre société.
  • Notre système économique a pour but de transformer des ressources naturelles en déchets.
  • ajouter la composante spirituelle. Il faut se changer soi même pour changer le monde.
  • Le terme de décroissance a une connotation négative. Mais c’est justement pour éviter que comme ça c’est passé pour le développement durable, le terme soit repris et instrumentalisé par le capitalisme. Quand le but du capitalisme est d’augmenter la croisssance… il ne peut pas être décroissant !
  • La publicité est le moteur du consumérisme et donc du capitalisme. Nous sommes habitués à rendre les termes sexy selon les canons de la publicité. Mais comme la décroissance s’accompagne de la fin de la culture publicitaire, pas besoin de suivre les règles de la pub !
  • La fin du dollar http://www.clubic.com/actualite-261308-franck-biancheri-leap-e2020-effondrement-dollar-actualite.html
  • suivre les chiffres des statistiques de http://www.worldometers.info/fr/
  • L’agriculture, le nerf de la guerre. L’agriculture contractuelle de proximité comme solution. Voir le film solutions locales pour une désordre global.
  • La décroissance est liée à une notion économique mais il ne faut pas oublier la notion sociale. La fin de l’esclavage du travail pour le productivisme.
  • On vit mieux en ayant plus de temps, pas en produisant plus !
  • Utiliser un rasoir électrique pour se raser plus vite, et être plus vite au boulot pour fabriquer des rasoirs encore plus rapides.
  • Je travaille pour payer la voiture qui me permet d’aller travailler.
  • La publicité est le moteur de la consommation. Les médias vivent de la pub, ils sont donc souvent pris au piège.
  • Que peut on faire de mieux pour l’afrique ? – Arrêter de piller ses ressources naturelles. Donc arrêter également le commerce de ressources naturelle. C’est une forme de pillage. (café décroissance Latouche Püttgen, relaté le lendemain avec Jaques Grinwald)
  • Pourquoi y a-t-il un prix nobel d’économie ? pourquoi pas d’écologie ? => c’est la banque national de suède qui a créé ce prix. ça renforce faussement que l’économie est une science.. mais c’est plutôt de la sorcellerie.
  • Il y a 2 manières de présenter la décroissance: d’après son nom.. un PROBLEME économique de ressources, ou par un projet d’une nouvelle société humaine où l’on a du temps.
  • Il faut être capable de s’émerveiller du monde que l’on a. Nous n’avons pas besoin d’en créer un autre par dessus, de refaire une couche.
  • Le discours écologiste, est un discours moralisateur. Il culpabilise et mets mal à l’aise.
  • La pub utilise un message très simple, elle parle comme aux enfants de 2 ans… et elle agit sur les mêmes mécanisme comme le montre le sondage qui demande de qualifier des marque: est une marque qui m’aide à me sentir gai et heureux de vivre. => C’est donc bien ce que recherche ces marques… mais la décroissance et l’écologie semble avoir une discours d’emmerdeur, de moralisateur. Il faut présenter le côté joie de vivre de la décroissance.
  • La décroissance ne propose pas de vivre «moins» mais «mieux», avec «moins de biens et plus de liens». selon: http://www.ladecroissance.net/?chemin=charte
  • Paul Ariès: La société de consommation est très forte. On baigne dedans depuis des décenies et on en veux encore. Les sociétés qui n’ont jamais connu ce mode de vie ne veulent que ça ! => donc il faut trouver quelque chose d’au moins aussi fort et enviable pour remplacer la consommation. Et c’est la gratuité. Les espaces publics, les services publics. Les liens associatifs et amicaux. => être pour l’idée du revenu de vie. Et le payer en monnaie locale ou en droit de tirage sur des bien publics. (eau, électricité)
  • Paul Ariès: On ne changera pas le monde en culpabilisant les gens. On changera le monde en leur donnant le désir de changer.
  • Je mange pour être en forme sans avoir les formes (slogan de l’insutrie du bio dans le sens de l’aliment qui purifie selon Paul Ariès)
  • Il faut distinguer l’usage du mésusage. (l’eau pour boire et l’eau de piscine) Toujours Ariès. La décroissance est pour la gratuité du bon usage et la cherté du mésusage.
  • Avec l’arrivée de l’homme aux limites de la biosphère, la gauche est devenue aphone ! … elle ne sait plus comment conscilier ses valeurs qui passent par le productivisme avec la notion d’environnement. En revanche, la droite n’a aucune problème. Le développement durable est là ! On continue le productivisme, mais il est vert ! (encore Ariès)
  • Selon Paul Ariès, il est important d’avoir des limites. Dans le capitalisme on nous fait croire qu’il n’y aucune limite à rien. Il n’y a pas de limite de salaire, mais on parle de salaire minimum, on ne cherche pas à mieux partager le gâteau, on cherche à le faire grossir ! Il faut que l’on apprenne à retrouver ses limites. La loi est souvent la première limite à laquelle on se confronte dans sa vie quotidienne.
  • Les aborigènes suivent les chants de leurs ancêtres, ce sont des cartes du monde. Ils accumulent l’information et non les biens.
  • Frydman, Carola, Saks, Raven E. ont fait une étude entre 1936 et 2005 pour faire un indice de comparaison entre les salaires les plus élevés et le salaire moyen. http://en.scientificcommons.org/55967194 On observe que dans les années 1940-70 la différence est de 35x et dans les années 1980 un décrochement se fait pour atteindre les 130x dans les années 2000. Hervé Kempf parle de cette étude.
  • Nicholas Georgescu-Roegen, est à la base de l’idée de décroissance. C’était un économiste mathématicien qui a étudié l’influence de l’entropie dans le système économique. Il a remarqué que ses collègues ne faisait qu’observer le système économique. La roue qui tourne. Il a montré que le moteur de l’économie est en fait très concrètement un moteur thermique. Donc l’économie dépend des lois de la thermique. Il dresse un constat alarmant. Il faut intégrer l’environnement dans le calcul du fonctionnement de l’économie. Il ne faut pas gaspiller nos ressources. L’entropie est ce qui fait qu’un glaçon qui fond dans un verre ne pourra jamais redevenir un glaçon.
  • Latouche parle des relation nord sud. Du colonialisme du développement. Il faut apporter l’électricité aux sauvages qui vient au fin fond de l’afrique où il n’y a rien ! Alors que finalement, tous les grands penseurs du siècles des lumières qui sont la base des valeurs de notre civilisation n’avaient pas l’électricité ! Quand on demande à Serge Latouche qu’est ce qu’il veut que l’on fasse en afrique, il répond: qu’on arrête de piller l’afrique.
  • Hervé Kempf parle surtout de la manière dont le capitalisme a transformé le monde. Le capitalisme n’est pas un système économique. C’est une philosophie individualiste. Ce qui compte dans le capitalisme, c’est son propre profit. Tout ce qui en découle, c’est la compétition personnelle, écraser les autres, la hiérarchie à son propre profit, la marchandisation à outrance (la pornographie, le trafic d’organe, la prostitution, le quasi esclavage…) Une société capitaliste est une société qui n’existe pas, c’est une somme d’indidividu. (C’est Margret Thatcher qui disait ça !) Le capitalisme transforme la société pour la faire disparaitre, pour libéraliser tous les services publics, pour faire l’apologisme du chacun sa maison, chacun sa voiture, chacun son iPhone, chacun ça TV écran plat, chacun chez soi. On ne veut plus de groupes, les cafés se meurent, les associations se vident, les familles éclatent…. l’individu est tout !
  • Pour sauver la planète, sortez du capitalisme. L’idée est de montrer que cette philosophie capitaliste n’a pas d’avenir. Qu’elle est sur le déclin. Elle a eu du succès ces 20 dernières années car c’est le seul modèle qui restait après l’effondrement du communisme. Cependant, depuis, on a remarqué que la capitalisme n’apporte pas le bonheur et qu’il pose de nombreux problèmes autant écologiques que financiers.
  • L’idée pour contrer cette philosphie individualiste capitaliste, c’est de créer des projets de collaboration. Il faut créer des réseaux, des coopératives, il faut arrêter d’abrutir les gens tout seul devant leur TV en retournant dans les bistrots discuter, parler politique. Des projets comme wikiepdia, montrent qu’il est possible à large échelle de faire des projets de collaboration.
  • Le modèle d’avenir c’est collaborer plutôt que de se concurrencer.
  • Il y a des comportements à changer. Prendre l’avion comme le bus c’est une mauvaise idée. Le quart des émissions de CO2 du canton de Genève sont dues au carburant des avions ! …. depuis 2000, c’est une augmentation de 50% du traffic aérien qui a été constatée ! De plus les autorités genevoises ne peuvent rien faire. Elles doivent suivre les directives du plan de la confédération qui dit que la gestion de l’aéroport doit s’adapter à la demande du traffic aérien !
  • Les anglais testent une idée de carte de rationnement qui autoriserait un voyage en avion tous les 5 ans. Ces cartes pourraient se vendre. Ainsi les personnes qui ne prennent pas l’avion pourraient les vendres aux riches qui veulent voyager beaucoup en avion !
  • L’association utopimages crée des films pour la décroissance. Il est possible de les commander en DVD ou de les voir sur le web.
  • Ma liste de bookmarks delicious à propos de la décroissance.
  • La décroissance est un mot obus selon Paul Ariès
  • La décroissance c’est un beau projet d’avenir. Un projet de recentrage sur des valeurs humaines, une sortie du capitalisme pour un monde meilleur. Une manière de retrouver un sens à la vie qui souvent n’existe plus ! (petite phrase que j’ai écrite dans un mail et que j’ai retrouvée quelques temps plus tard sur un statut facebook avec plein de like.. faut croire que ça plait !)

Programme politique de Martouf

Programme politique de Martouf

Il me semble que la politique de ces temps manque de vison à long terme. Les partis actuels ont de moins en moins d’idéal et sont devenus de plus en plus des administrateurs du système en place.

Le but ici est de tenter de concevoir un nouveau projet de société adapté à notre civilisation.

Durant l’année 2011, on a observé, les printemps arabes, l’été européen avec l’émergence des indignés et l’automne new-yorkais avec le mouvent occupy wall street.

On trouve des mouvements d’indignés dans plus de 90 pays. Il y a un réel mouvement de masse qui dénonce le raz-le-bol du système dominant actuel.

Cependant lorsque l’on demande à ces mêmes indignés ce qu’ils veulent à la place du système actuel. Il y a peu de réponse. Il y a une foule de petites idées, mais pas de programme concret des indignés.

J’ai tenté de me mettre dans ce rôle et de proposer un programme politique qui est une alternative au système actuel.

Ce que nous voulons:

En bref:

En un peu plus long:

Remplacer une économie basée sur dogme de la croissance par une économie de fonctionnalité.

Une économie dans laquelle on échange des droits d’usage sur des objets plutôt que les objets eux mêmes.

Une économie qui favorise des valeurs de partage, de collaboration et de coopération plutôt que l’individualisme et la concurrence.

Si vous avez de la suite dans les idées vous me direz qu’un telle économie risque d’augmenter considérablement le chômage.

Je vous répond: oui, et c’est tant mieux !

Nous voulons la fin d’une économie basée sur le dogme du plein emploi.

Cela fait 200 ans que l’on remplace les humains par des machines pour augmenter la productivité.

Nous sommes capables de produire toujours plus avec toujours moins de monde. Pour garantir le dogme du plein emploi, nous fonçons tête baissée dans le productivisme démesuré.

Halte à tout système productiviste, peu importe que ce soit des systèmes capitalistes ou communistes.Il n’est pas possible de baser une économie sur le dogme de la croissance infinie dans un monde fini.

Toutefois, il faut garantir l’intégration de tous dans la société. Si cette intégration ne passe plus par l’emploi elle peut se faire par un revenu de base inconditionnel.

Car, ce que les gens veulent, ce n’est pas un emploi, c’est un revenu suffisant pour vivre.

Ainsi, on donne à chacun un revenu suffisant pour vivre. Le travail devient optionnel.

Je devine votre question: comment financer ce revenu de base ?

Il existe plusieurs manières, dont une qui est la réforme du système de création monétaire. Débarrassons nous du système de création monétaire par argent-dette.

Ce système donne une place trop importante aux banquiers qui sont seuls habilités à choisir les projets qui méritent d’être financés lors de l’accord ou non d’un emprunt.

Finissons en de ce système de création monétaire par l’emprunt bancaire soumis à intérêt.
Finissons en de cette chaine de ponzi globalisée.

Il existe d’autres systèmes monétaires par exemple: la monnaie fondante, le crédit mutuel, le dividende universel.

Il est temps d’ouvrir l’esprit et de voir qu’il est possible de faire autrement.

Quelques autres points en vrac

La technique est déjà à la base de tenter de faire une liste de points importants de ma vision politique. Ceci me permet de faire mon profile politique. Ensuite, à partir de ce profile, il est possible de voir si un parti défend cette vision, ou si il faut proposer un complément de vision à un parti ou créer un nouveau parti.

  • un congé parental de 3 ans partagé comme voulu entre la mère et le père. S’occuper d’un enfant est tout un métier qu’il est légitime de rémunérer.
  • La libération de la femmes, l’égalité de sexe n’est finalement qu’un principe pour faire travailler 2 personnes au lieu d’une…. mais qui s’occupe des enfants ??  après il faut des crèches pour s’occuper d’eux.. et faire bosser les parents encore plus pour payer la crèche… donc c’est pas viable.. il faut qu’un des deux parents reste à la maison, l’égalité c’est le choix du parent !
  • le régime applicable par défaut du droit d’auteur est une mise dans le domaine public. => carte de suisse topo libre de droit, on peut les modifier et les échanger comme on veut.
  • les brevets ne s’applique pas à tout ce qui est de l’information. (gène, logiciel etc..)
  • Transport public gratuit pour tous.
  • suppression des « Société Anonyme » et pour encourager la forme juridique de coopérative. Le but est d’éviter de laisser fuir les capitaux de l’entreprise chez les actionnaire. (Attention avec ce point, il semble d’après mes observation que les société du genre startup high tech gagnent pas mal à être financée par la bourse suivant grâce à la confiance que les actionnaires mettent dedans. Si on supprime le système de SA, ça va être dur de financer une société qui démarre.)
  • création d’une carte d’identité avec une signature électronique délivrée par l’etat comme autorité de certification. Il faut absolument sortir du système actuel ou les autorités de certifications (verisign) sont juste des entreprises qui ont eu la chance d’être les premières et qui actuellement profite financièrement de leur position dominante.
  • Autonomie énergétique des villages, et des nouvelles constructions.
  • encouragement de l’énergie renouvelable. Reconstruction des centrales hydroélectriques abandonnées dans les années 1950-1960 à l’arrivée des centrales nucléaires. (la création de nombreuses petites centrales hydroélectriques à tourbillons semble intéressante.)
  • Installation de centrale solaire sur tous les toits. (photovoltaïque et thermique)
  • Utilisation et éducation à l’informatique avec des logiciels libres. Il faut garder le droit de bidouiller les programmes. L’informatique est devenue trop importante de nos jours pour que l’on ne fasse qu’utiliser des boites noires contrôlées par des entreprises privées.
  • faire payer le coût réel de l’eau en bouteille qui vaut pour un quart de pétrole !! Donc faire la promotion de l’eau du robinet. Offrir des carafes à la place de bouteilles d’eau pour les conférences. Continuer d’entretenir les fontaines public et de faire les contrôles sanitaire. Il y a trop de fontaine sur lesquelles ont indique « eau non potable » juste par flemme de les controler !
  • création d’un gouvernement mondiale démocratique (conf) fédéraliste. Avec des enjeux mondiaux tel que la sauvegarde de l’environnement il est nécessaire d’avoir un pouvoir qui a le moyen d’imposer une décision globale.
  • favoriser la reconversion du temps passé à regarder la TV en temps mis à disposition pour créer des biens communs. (création d’articles wikipedia, de cartes openstreet map, musique, bénévolat)
  • assurance maladie gratuite
  • check-up médical total et gratuit chaque année. Dans le sens de la médecine chinoise. Maintenir les gens en santé plutôt que traiter des maladies qui ne sont que des messages pour nous faire changer (voir le livre de Michel Odoul)…. et l’explication de la médicine chinoise: http://youtu.be/JQU5R5uPBX8
  • Introduction de monnaies locales (fondantes) et suppression de la création monnétaire par le crédit bancaire. C’est la communauté qui utilise une monnaie qui doit pouvoir gérer l’augmentation de masse monétaire pour des projets qui l’intéresse. Fin de l’oligarchie des banquiers.
  • AVS en danger à cause de la pyramide des âges ? Il n’y avait pas plus de contributeurs il y a 50 ans quand les femmes restaient toutes à la maison et n’avaient pas d’activité rétribuée !
  • redécoupage d’échelle des entités politiques. Il faut adapter la taille des structures politiques à la taille des zones de vie des citoyens. Une commune de 2km sur 3km n’est pas adaptée à la vie d’une personne qui tout les jours fait 50km et change de canton pour se rendre sur son lieu de travail! Réadapter à la taille toute en pensant local. D’après certains auteurs (à retrouver qui ! illich ?) il ne faut pas dépasser 30 000 habitants pour qu’une communauté soit gérable par des moyens simples. C’est aussi la notion d’écovillage.
  • manger moins de viande
  • promotion de la trottinette
  • promotion du vélo
  • moyen de transport en trains de mini bulles (taille de télécabine à 6-8) chaque bulle va à une desination précise et ne s’arrête par aux autres arrêts.. Pour éviter d’envoyer un gros véhicule vide et faire des arrêts inutiles pour la plupart des usagers des transports public. Ce genre de transport est proposé pour des distances ou relief qui rendent le vélo moins intéressant. Sinon, le vélo reste le moyen de transport à privilégier.
  • Favoriser le partage de matériel que l’on employe rarement. (four à raclette, motoculteur, four à crêpe, etc..) => voir la plateforme d’échange que j’ai créer pour partager des objets.
  • instaurer le revenu de bases inconditionnel. Un revenu qui permet de vivre. Ainsi le travail deviendrait un choix. C’est un moyen des plus simple et efficace de financer des biens communs gratuits pour tous.
  • création de jardins potager (communautaires)
  • favoriser l’agriculture contractuelle de proximité.
  • relocaliser l’économie.
  • création de coopérative d’habitation.
  • favoriser la création d’objets durables. Fin de l’obsolescence programmée.
  • favoriser tout ce qui permet de créer des liens sociaux en partagant. (objet partagés, transports partagés, repas partagé, maison partagées) Ceci certainement via des réseaux sociaux informatique.
  • instauration d’une marché du troc pour donner un endroit ou les gens vont donner les objets qu’ils ne veulent plus et qui sont encore en état de marche. (pour ne pas mettre à la déchetterie des objets qui fonctionnent encore)
  • interdiction de la publicité. La pub n’est là que pour faire consommer plus. Si un biens est utile, on se débrouille pour le trouver. (par contre, il faut préserver une notion d’information.. parfois la limite est floue)
  • inciter les gens à ne plus regarder la tv. (seulement des films  ou documentaire, reportage. Mais surtout pas d’émission bouche trou.. tv réalité… informations trop peu approfondie)
  • favoriser les valeurs de partage, de biens communs, de coopération, de diversité, de vie en communauté. Use de tout n’abuse de rien. Se battre contre l’individualisme et la démesure.
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