Idées et réflexion sur le futur de l’informatique

Réflexions et piste pour l’informatique du futur

Quelques idées

  • Mettre toutes les données sur des accès en réseau.
  • ne garder localement que peu de donnée, car la liaison réseau est excellente.
  • partager les données avec des communautés pour que celles-ci s’améliorent.
  • le ordinateurs doivent devenir invisible.
  • ce que l’on entend actuellement par ordinateur doit se rapprocher de plus en plus d’une interface de commande universelle.
  • contextualiser les services et la recherche et découverte de ceux ci. Dans le genre, je suis dans une pièce, et je les service disponible de cette pièce se montrent par eux même, mais pas les autre qui sont trop loin, donc inutiles. (ex: allumer les lampes, pilotage de la télévision, enclenchement des appareil ménager…)
  • le papier électronique est une étape primordiale de l’évolution de l’informatique vers ce modèle.
  • actullement on a souvent toutes les données, les fonctions, et les applications sur une même machine. Ce n’est pas le bon modèle. Il faut avoir plein de petit appareils facile à utiliser mais qui communiquent super bien entre eux.

Appereil intéressant les simputer indiens. Ce sont des minis ordinateur pas cher (~frs 300.-), conçu pour que tout le monde ait accès à l’informatique.
site d’un constructeur

loisirs

La technologie est de plus en plus orientée loisir ! Musique, film, jeux …

Mais encore faudrait il avoir le temps d’en profiter… donc plus on a de loisir, plus ça va aller bien pour cette industrie!

ère industrielle / ère de l’information

Dans une société industrielle, basée sur l’énergie, chaque objet est unique. Le principe est la consommation. Plus on possède d’objets mieux c’est. Vu que chaque objet est unique, il est possible de le vendre suivant le principe de l’offre et de la demande. Le capitalisme est basé sur ce principe. Le capitalisme à besoin d’une société industrielle pour bien fonctionner.

Notre société était industrielle, maintenant elle se désindustrialise. Les trois quarts des entreprises suisses travaille dans le domaine terciaire. Le domaine des services. Notre société consomme toujours mais elle ne produit plus.

Nous vivons dans la société de l’information. Tous les grands domaines de notre économie sont basés sur l’information. L’argent même n’est qu’une information. Les banques stockent et gère des flux financiers qui ne sont que des flux d’informations. Les entreprises suisses sont principalement des entreprises qui font un travail de traitement, de tri ou de création de l’information. Tellement il y a d’information, on fait appel à des conseillers pour la trier la synthétiser. Ces services se paient à prix d’or. Mais l’or de cette expression n’est plus là. On en a plus besoin.

Seulement, voilà, le modèle d’économie capitaliste est toujours celui de l’ère industrielle et il n’est plus adapté. Dans une société de l’unique, de l’objet, on définit le principe de propriété. Un individu unique possède un objet unique. Sur ce principe la valeur, ou plutôt le prix d’échange d’un objet se base sur une relation entre entre le nombre d’individu unique désirant posséder un objet unique. C’est le principe de l’offre et la demande.

Papier électronique

Le papier électronique va surtout être avantageux pour personnaliser des surfaces d’affichage à moindre coût énergétique.

Le papier électronique ne consomme de l’énergie que pour changer son affichage. Donc si il ne bouge pas, il ne consomme rien. De plus on peut étendre ce concept et ajouter une couche transparent sur le papier qui est une cellule photo-voltaïque. Ainsi, tant que le papier est a la lumière, il peut fournir sa propre énergie. Vu qu’en général, il faut de la lumière pour lire, et bien le papier électronique sera toujours à la lumière lors de son utilisation.

On peut tout de même imaginer un accu de secours qui est rechargé lorsque il y a surplus de lumière. Celui ci pourrait servir à alimenter une interface de communication avec le monde extérieur (genre bluetooth), ou encore une lampe d’appoint lorsque la nuit est tombée.

Univers 3d :: second life

A l’occasion de la nouvelle année 2007 Fred Cavazza s’essaye à faire des prédictions.

Suite à ces prédictions, une discussion commence à tous sujets et une a particulièrement retenue mon attention. Fred cavazza pense que Second Life va disparaître à cause du spam et à cause de meilleures plateformes comme ce fut le cas avec yahoo et google qui ont supplantés altavista dans le monde des moteur de recherche.

Puis certains renchérissent dans la conversation en arguant que les univers 3d sont lourds pour faire pareil que le web traditionnel, donc il vont disparaître.

Personnellement, cette discussion me fait penser au merveilleux livre de Guy Thuillier: le dixième cercle.

Dans ce roman, de science-fiction, le lecteur est immergé dans un monde fait de gens qui se connectent sur un réseau comme notre internet, mais sous forme 3d et même plus…

Le monde virtuel du réseau est décomposé en 9 cercles, suivant les utilisations qui en sont faite, il y a les premiers cercles, qui sont fait pour la documentation, le pédagogique, puis les applications utilitaires, comme les système de cartographie, les application de bureautique.. et puis, il y a les cercles de jeux, les cercles réservé au sexe et le 9ème qui est un cercle d’univers virtuel dans lesquels on peu ressentir la douleur… le 10ème cercle qui est le titre du roman est le cercle en cours de conception, une technologie qui permet de faire une immersion totale dans un univers virtuel en permettant une dilatation temporelle, faire que toute une vie en monde virtuel ne représente que quelques heure en monde réel.

Je remarque donc que de plus en plus, ces différents cercle commencent à émerger de notre internet. Le cercle pédagogique c’est wikipedia, le cercle applicatif, c’est google, le cercle de chat, ce sont des plateforme comme msn, aim, etc..

Second life est donc la construction du cercle suivant, un univers 3d qui n’exclut pas les autres, mais qui les complètes pour des activités impossible à faire dans une conception web du contenu et de l’interaction.

Les gens qui disent qu’un univers virtuel ne va pas durer par ce que l’on fait des activités identiques avec des technologies plus simple, n’ont pas complètement tort, mais c’est une vision limitée. C’est une vision qui n’est qu’adapter les applications actuelles à un univers virtuel. Mais c’est sans compter les nouvelle applications que la plateforme est seule à pouvoir fournir.

Ce qui me trouble principalement en arrivant sur second life, c’est que l’on est pas seul. En débarquant sur un site web, on ne sais jamais combien d’autres visiteurs sont là, ce qu’ils font.. ou alors c’est sous forme de texte… Le web n’est et ne restera qu’un format de document. Il n’est pas conçu pour l’interactivité.

La messagerie instantanée est souvent appréciée et utilisée uniquement pour avoir un lien avec ses amis. Il y a nombre de personne avec qui je ne parle quasiment jamais, mais je sais qu’ils sont là ! Qu’ils vivent, il y a un petit avatar qui décrit leur humeur du moment.

Le site web, est assez impersonnel, second life, ne présente quasiment aucune activité intéressante, mais il y a un moyen d’avoir un lien avec ses amis, de savoir ce qu’il font. Actuellement, c’est même la seule activité de second life.. c’est se balader entre ami. C’est la nouvelle version du chat irc.

L’univers 3d est un des moyens d’arriver à faire ressentir ce liens de communauté. Dans toute application web2.0 il y a la notion de communauté. Donc je pense que l’interface 3d a un avenir.

Une autre approche, c’est celle qui est proposée par le projet One Laptop Per Child, l’interface utilisateur de cet ordinateur est conçue pour être entièrement collaborative. Il y a moyen de savoir a tout moment ce que font les autres dans les environs.

Certains vont certainement crier au scandale en invoquant le droit à la vie privée, à la protection des données, etc… mais je trouve que dans ce domaine, il y a de l’abus. Pourquoi devrions nous toujours cacher le plus possible ce que l’on fait aux autres c’est par ce que l’on fait des choses pas bien tout le temps Et que l’on tient à son image ??

La plupart du temps, la plupart des gens ne font que des choses qui sont tout à fait honorable ou qui présente un caractère d’une banalité déconcertante.

Tout est question de responsabilité. Si l’on sais que l’on est surveillé. On aura plus tendance à donner une bonne image de soi. Tout le monde à envie que l’on ai une bonne image de sa personne.

Avec une surveillance, (toute relative, une simple présence suffit), je suis certain que la réputation et la responsabilité deviendront de plus en plus importante. Et de part ce fait, le vandalisme et le spam vont diminuer, ceci pour éviter d’avoir l’étiquette de vandale collé à la peau de son identité numérique.

Futur du web

Tristan Nitot sort ça boule de cristal et tente de prédire l’avenir du web.

Voici ce que j’en pense.

Originellement le web a été conçu pour afficher du texte, des documents. Actuellement, le web devient de plus en plus une plateforme applicative. Les sites web statiques deviennent rare.

On peut résumer par: le web 1.0 est une plateforme de document, le web 2.0 est une plateforme d’application…. et le web 3.0 ??

Le web n’est finalement qu’une plateforme qui est souple. Elle s’est adaptée aux besoins. C’est sur internet la plateforme la plus souple, et par conséquent la plus populaire. Pour l’avenir, suivant la loi de l’évolution, soit elle continue à s’adapter aux besoins… soit elle n’occupe plus le devant de la scène et laisse la place à une autre plateforme. (sans forcément disparaître)

Ces derniers mois, sur internet, on observe une certaine popularité pour d’autres plateformes que le web. Les messagerie instantanées sont en train de tuer le e-mail. La presse n’arrête pas de parler d’univers en 3D comme SecondLife. Chaque grosse entreprise informatique présente sa nouvelle plateforme d’application riche XUL/XAML/Apollo/Slingshot etc….

Le web va-il résister à tout ça ? Va il devenir juste un moyen d’accéder à d’autres plateformes ?

Finalement le web a été conçu comme une plateforme de présentation de documents, ne devrait on pas l’utiliser seulement pour ça ?

Dans le livre de science fiction: Le Dixième cercle (de Guy Thuillier), l’histoire se passe en 2099, l’équivalent de l’internet s’est encore renforcé, mais toutes les utilisations que l’on peut en faire ont été séparées en différents « cercles » (d’où le titre), les utilisations de services, localisation, domotique, magasins sont dans un cercle. (widget?). Puis, un cercle réservé à l’éducation, tout ce qui est didactique. (wikipédia ?). Ensuite, un cercle réservé à l’info. (blog,web tv, radio ?) Puis un cercle avec tout ce qui est jeux (WOW?), un cercle avec ce qui est du sexe, etc…

Je trouvais intéressant ce découpage, car les utilisations conditionnent souvent les technologies mises en jeu.

Le défi prochain du web est également d’accepter de plus en plus de type de terminaux d’affichage de type et de format différents. Le papier électronique. (technologie e-ink) va révolutionner prochainement le monde de l’affichage numérique, et qui dit affichage numérique dit format et moteur d’affichage. Expérience faite avec mon livrel (iLiad de iRex), les technologies web sont les plus à même de remplir le cahier des charges de l’affichage d’un même document (journal, livre, affiche, flyer, rapport scientifique, etc) sur des tailles complètement différentes.

Le plus important dans tous ça, c’est de faire attention à ce que les technologies et formats utilisés soient toujours ouverts ! C’est ce qui est la force des technologies du web, et j’espère que ça le restera.

Voici une jolie histoire qui décrit le monde et les technologies de 2030.

10 May 2007 : 11:19

Futur de l’informatique épisode 10 – Domaine de recherche et services contextuels

Domaines de recherche et services contextuels

Lorsque nous avons abordé la question du moteur de recherche, nous avons omis de parler des domaines de recherche. Qu’est ce que l’on entend par là ?

Le domaine de recherche est en quelque sorte le lieu dans lequel on cherche. En effet, il y a plusieurs types de recherche. On peut rechercher:

Il y a donc plusieurs lieux de recherche qu’il faut préciser.

A cela, s’ajoutent les services contextuels.

Une machine à café en fonctionnement.

Une fois l’informatique et le web totalement fusionné, il est possible de concevoir que n’importe quel appareil communiquant puisse être accessible depuis n’importe quel terminal web.

Si l’on intègre des moyens de communication dans tous les appareils, il devient ainsi possible de trouver, par exemple, une machine à café dont l‘interface de commande est un service web.

Grâce à ma ligne de commande, je peux demander: nouveau café sucre, et la machine à café la plus proche de moi va me faire un café et ajouter du sucre.

Avec cet exemple, on remarque que le web peut devenir une interface homme machine universelle. Tout appareil peut être commandé avec la même ligne de commande.

Il ne suffit plus que de connaître le service et les options qu’il propose. C’est là qu’intervient la notion de service contextuel. Un service contextuel est un service qui se propose spontanément à l’utilisateur, car il sait qu’il est dans voisinage proche.

Si l’on reprend l’exemple de la machine à café, il ne m’est pas très utile de me préparer un café sur une machine à l’autre bout du monde. Par contre, étant assis à mon bureau, j’aimerai bien me préparer un café sur la machine de la cuisine à l’autre bout de la maison.

Donc sur mon point de départ, en plus de mes ressources favories, et mes notification diverses, je dispose également d’un aperçu de services locaux qui sont disponibles.

Je pourrais ainsi découvrir que sur mon réseau local, j’ai une machine à café, mais également une télévision, la commande des lumières, la commande du chauffage, et les informations de la station météo locale.

Ce genre de service est déjà disponible. Par exemple, dans le navigateur web Safari, dans les bookmarks il y a l’onglet Bonjour qui indique les services se signalant sur le réseau local via le protocole Bonjour. (l’implémentation d’Apple du protocole zeroconf)

UPnP est également un protocole qui permet la découverte et l’utilisation de services locaux contextuels.

Avec la prolifération de téléphone mobile (si on peut encore les appeler ainsi), qui sont capables de se balader sur le web (iPhone, android…), la télécommande universel est déjà dans les mains de beaucoup de monde. Il ne reste maintenant plus qu’à avoir des appareils communs dans l’environnement d’une maison qui proposent d’être piloté par l’intermédiaire de commandes web.

En 2003, lors de mon travail de diplôme d’ingénieur en télécommunication, j’avais déjà passablement étudié la notion de services contextuels dans un contexte de domotique.

Six ans après avoir rendu mon travail de diplôme, la technologie a beaucoup évoluée au niveau de la télécommande. Donc des téléphones mobiles qui sont capables de faire énormément plus de choses qu’il y a quelques années.

Cependant, nous sommes toujours au même point en ce qui concerne les appareils d’une maison. Il ne communiquent quasiment pas avec l’extérieur.

On commence à voir certaines grosses machines (donc pas dans la maison) qui diffusent de l’information à l’exemple du flux twitter du pont de Londres pour connaître en direct l’état du trafic sur le pont ou de certains radio-téléscopes qui indiquent sur quoi ils pointent. Vivement que nos appareils électro-ménager, que nos chauffages, thermomètre et divers appareils d’électronique de loisirs diffusent également leur état sous forme web.

Lors de mon travail de diplôme, j’avais expérimenté une solution avec la technologie java Jini pour concevoir un service de découverte et d’utilisation de service. Actuellement avec quelques années de recul. Je ne réutiliserai pas la même technologie. Je miserai tout sur le web et des services web REST pour piloter des objets. Cette approche est beaucoup plus souple et moins gourmande en ressources.

Actuellement, seuls les équipements réseaux (routeur, switch, modem, webcam..) intègrent couramment une interface web pour les piloter. J’espère que dans un futur proche, d’autres appareils proposeront également une interface de commande web. (télévision, home cinéma, machine à café, chaine hi-fi…)

Alors avis aux constructeurs d’appareils multimédia et électroménager: si vous fournissez une API de commandes web avec vos appareils… ça aura du succès !

 

PS: l’intégral des épisodes de cette réflexions sur le futur de l’informatique et du web est consultable dans une mise en forme à la suite.

Futur de l’informatique épisode 9 – Interface homme machine du futur

L’interface homme machine du futur

Après ces quelques exemples de futurologie déjà bien ancré dans le présent, (les exemples ci-dessus (tags) sont des exemples bien réels qui sont utilisés quotidiennement) le but est maintenant de tenter d’imaginer l’interface utilisateur du futur.

On a déjà dit que la métaphore du bureau est totalement dépassée. Donc que vais-je voir sur mon écran d’ordinateur si il n’y a plus de bureau, de dossier et de fichier ?

Comme nous l’avons vu ci-dessus, l’interface utilisateur du futur comportera certainement une ligne de commande intelligente capable de comprendre de requête proche du language humain. La notion de fichier sera remplacée par la notion de ressource. Une ressource peut être une image, un document, une personne, un lieu, etc…

Pour utiliser une ressource, il n’y aura pas besoin de disposer d’une application. La notion actuelle d’ouvrir un fichier avec une application va disparaître. A l’avenir il faudra juste demander d’éditer la ressource. La ressource porte en elle même toute la machinerie qui permet l’éditer. Ainsi, plus de problème de mise à jour des applications ou de compatibilité des formats. La ressource est auto-gérable au travers du navigateur web.

Les mondes du web et de l’informatique vont totalement fusionner. L’ordinateur ne sera qu’un terminal d’accès à des ressources web.

Les ressources créées ne seront plus cantonnées au disque dur de son propre ordinateur, elle seront directement posée sur le web. Physiquement, elle seront sur un serveur web quelque part, le mieux étant directement sur le serveur web de sa maison. Cette approche permet d’avoir des ressources qui sont disponibles pour soi évidemment, mais également pour tout ceux qui ont le droit d’y accéder. Il devient ainsi beaucoup plus facile de partager des ressources vu qu’elle sont en permanence en ligne.

Seul bémol, la connexion réseau est alors indispensable pour tout ordinateur! Cependant, on peut assouplir cette dépendance en utilisant un mode déconnecté qui permet le travail en local sur son ordinateur, et qui ensuite synchronise les ressources locales et distantes dès qu’une connexion réseau est retrouvée.

Et mon bureau alors qu’est ce qu’il devient ?

Cette question devrait plutôt être posée sous la forme suivante: Quel est mon point de départ quand j’allume mon ordinateur ?

Dans l’interface graphique de la métaphore du bureau, le point de départ est le bureau, une surface sur laquelle on peut déposer ce que l’on utilise souvent, une surface qui peut être personnalisée. Le fond d’écran est un bon exemple pour montrer que c’est une surface que les gens aiment personnaliser.

Dans les dernières évolutions des interfaces utilisateurs graphiques, la métaphore du bureau a tout de même beaucoup perdu en importance. C’est surtout depuis que l’on a réintroduit les systèmes d’exploitation multi-utilisateurs. Le but était de disposer à nouveau de fonctionnalités réseau de bas niveau. On a donc ressorti et modernisé les anciens systèmes d’avant la métaphore du bureau (unix).

Ces systèmes étaient tous basés sur la notion de point de départ propre à chaque utilisateur. On l’appelle souvent le dossier home. La maison. En remettant au gout du jour ces systèmes, on a également induit une modification dans la manière de concevoir le point de départ de l’utilisation d’un ordinateur.

Dans un système comme MacOSX, il y a clairement une rupture par rapport au passé. Entre mac OS 9 et Mac OS X, Ii y a un changement profond du paradigme de fonctionnement: le bureau n’est plus qu’un dossier posé dans le point de départ. Ce n’est plus la base sur lequel on trouve le disque dur!

MacOSX introduit également une autre nouveauté. Le Dock. Cette barre est un espace à disposition de l’utilisateur pour mettre des raccourcis vers des documents ou des applications qu’il utilise fréquemment. Il vole un peu le rôle que jouais le bureau.

Le prototype du XO en 2006

L‘interface du futur va donc certainement être centrée sur l’utilisateur. L’utilisateur débute son activité sur son ordinateur dans sa maison, dans son point de départ. Ce lieu, est un lieu que chaque utilisateur peut personnaliser à souhait. C’est également le lieu où il est notifié de nombreuses sources d’information et de l’activité de ses amis. On retrouve cette idée dans l’interface utilisateur du XO et surtout sur les réseaux sociaux tel que facebook.

L’idée que l’on trouve dans cette nouvelle interface utilisateur est donc que le point de départ comporte également une sort de Dock dans lequel on peut placer des raccourcis sur des ressources que l’on veut garder à proximité.

Pour le reste des ressources, l’idée d’une interface utilisateur telle que celle du projet Aurora est probablement une piste importante.
Aurora utilise une classification de ressource par groupe et permet de concrètement voir les groupes et les intersections entre les groupes. L’interface graphique d’Aurora présente une foule de ressources diverses et variées qui sont une multitude d’icônes flottantes.

Aurora (Part 1) from Adaptive Path on Vimeo.

La dimension temporelle est importante dans l’interface d’Aurora. Les ressources récentes sont en avant plan, et moins une ressource est utilisée, plus elle s’enfonce dans le lointain jusqu’à disparaître. Si l’on veut retrouver un ancien document, il est possible d’utiliser le zoom pour remonter dans le temps et retrouver la ressource désirée.

Il y a déjà des signes qui montrent l’importance grandissante de la notion temporelle de l’accès aux ressources. Dans l’interface graphique du mac. L’outils de sauvegarde Time Machine a fait son apparition pour retrouver des ressources dans l’état qu’avait son ordinateur à un moment donné.

De son côté, le moteur de recherche google a ajouté fin 2009 un nouvelle fonctionnalité qui permet de faire une recherche de ressources qui ont fait leur apparition dans une durée récente. Un effort a été fait pour intégrer dans le moteur de recherche toutes les conversations en temps réel qui se déroulent sur certain réseaux sociaux. (ex: twitter)

L’ère de la recherche par période temporelle est ouverte.

Futur de l’informatique épisode 8 – Les tags

Les tags

Le système de catégorisation par tags est a été popularisé surtout par le service de galerie de photos en ligne: Flickr.

Ce n’est pas étonnant d’avoir vu émerger ce principe sur un service de photos en ligne. En effet, ce système est bien adapté aux photos.

Si l’on reprend notre exemple précédent des albums photos, on peut le résoudre en taguant les photos du petit dernier avec son prénom, et les photos de noël avec un tag du genre Noel2009. Pour les photos faisant partie des deux ensembles, on leur attribue les deux tags.

La même ressource peut se retrouver simultanément dans plusieurs groupes. Ici c’est bien le terme de ressource qui est utilisé et non plus le terme de fichier. C’est pourtant aussi un paquet d’information. Le terme de ressource est celui qui est utilisé dans la terminologie du web. C’est le R de URL. C’est la ressource qui est pointée par ce système d’adresse.

Si l’on admet que la métaphore du bureau a vécu. Il est donc plus juste d’utiliser le terme de ressource pour désigner ce paquet d’information que l’on veut organiser.

Un système de catégorisation par tag permet de résoudre certains problèmes comme le fait de pouvoir mettre une ressource dans plusieurs groupes en même temps. Mais il en pause aussi d’autres. Vu que l’on peut associer autant de tags que l’on veut à une ressource, le nombre de tag est très souvent plus élevé que le nombre de niveau de dossier que l’on créerait pour faire un équivalent avec une arborescence.

Petit rappel important, le graphe étant la généralisation de l’arbre, il est toujours possible de représenter une arborescence à l’aide d’un système de tag. L’inverse n’est pas vrai.

Moteur de recherche

Nuage de mots-clefs anglais liés au Web 2.0

Dans la pratique, on propose rarement une vue par dossier et sous dossier pour naviguer dans un système de tags. On privilégie souvent le nuage de mot. Dans le nuage, la taille des tags est proportionnelle au nombre d’utilisation de celui-ci. On peut aussi dire qu’il représente la taille du groupe de ressource qu’il forme.

Le nuage de mot est utile pour avoir un aperçu global du contenu que l’on a à disposition. Mais pour retrouver concrètement une ressource on privilégie le moteur de recherche.

Le moteur de recherche est une ligne de commande dans laquelle on indique le type de ressource que l’on veut ainsi que les tags qui permettent de déterminer le sous ensemble que l’on recherche.

Ainsi, par cette fonction de moteur de recherche c’est le grand retour de la ligne de commande qui se profile. Mais au fil du temps elle s’est améliorée. La ligne de commande est devenue plus intelligente. Un des meilleurs exemple est probablement google. Il est possible d’utiliser le champ texte de requête pour non seulement faire une requête, mais aussi pour demander à google de faire un calcul, de convertir des unités, d’afficher le cours de la bourse ou de convertir des monnaies au change actuel.

La ligne de commande moderne reconnaît de plus en plus la syntaxe du language humain. Une fois de plus, on voit que la métaphore du bureau n’est plus utile si l’on peut parler directement avec son ordinateur !

Mais on en est pas encore exactement au point de pouvoir philosopher avec sa machine. En l’état actuelle des choses, la ligne de commande la plus répandue est certainement la barre d’adresse de son navigateur web. Elle permet de faire toutes les requêtes que l’on veut si l’application web qu’elle pointe est bien conçue.

De plus, quand cette barre d’adresse est celle de Firefox 3, c’est encore mieux. En effet, cette barre porte le nom de awesome bar. Ce qui indique que ce n’est pas un bête champ de texte. Non, cette barre est une ligne de commande intelligente. Elle est capable de compléter une adresse déjà connue à partir de quelques bribes de mots.

Ainsi, si je connais un service web dont l’adresse est bien conçue, il m’est presque possible de converser avec lui dans un language proche du language humain.

Voici un exemple concret avec l’ajout d’un document:
L’URL suivante doit être utilisée pour ajouter un document: http://exemple.com/document/?new

Dans la awesome bar, il me suffit de taper: new document example et l’adresse ci-dessus m’est proposée. La seule limitation est le fait que l’adresse doit déjà avoir été utilisée pour être proposée.

Voici un autre exemple qui montre comment demander un document avec des tags. Ma demande est la suivante:

document exemple réflexion web

La awesome bar me propose l’adresse: http://exemple.com/document/réflexion/web/ qui me permet de lister les tous les documents sur exemple.com qui correspondent à l’union des groupes réflexion et web.

Comme on le voit dans cette exemple, il est possible d’utiliser le même mécanisme d’adresse web pour obtenir une ressource classée avec des tags qu’une ressource placée dans une arborescence. L’unique différence se situe dans le fait que les tags peuvent être mis dans une ordre quelconque alors que pour une arborescence l’ordre à son importance.

On remarque donc ici, que la forme des URL proposées pour piloter les applications web a une grande importance. Si l’url n’est pas bien formée il peut être impossible de l’utiliser avec une barre d’adresse intelligente.

La fondation Mozilla est donc déjà en avance dans le domaine de la ligne de commande moderne. Et ce n’est pas fini, dans les laboratoires de Mozilla on trouve l’extension Ubiquity qui est une interface par ligne de commande dont le but est d’être le plus proche possible du language humain.

Futur de l’informatique épisode 7 – Organisation des données

Organisation des données

Un ordinateur n’est qu’un outil de gestion d’information. L’information est quelque chose de peu palpable, de flou, de mouvant, de polymorphe. Pour la traiter de manière unique et identique sous toutes ses formes on a tenté de la formatter, de l’organiser. On a créer le fichier.

Ce paquet d’information n’est tout d’abord représenté que par un nom dans les interface-homme machine à ligne de commande. Puis au nom, on a ajouté une petite image (une icône) que l’on peut glisser et déposer sur un bureau d’une interface homme-machine graphique.

Devant la croissance du nombre de fichier on a tenté de les organiser. Des barbus dans les années 1960 ont imaginé un système de fichier à arborescence.

Il est devenu possible de créer des fichiers avec le même nom tant qu’ils ne sont pas dans le même niveau de l’arbre de fichier. Avec une arborescence de fichiers et de dossiers on a inventé le chemin d’accès. Ce même chemin d’accès qui avec l’arrivée du web est devenu un complément de l’URL, de l’adresse unique permettant de désigner une ressource.

Exemple d’un arbre, ayant 1 comme racine, {2,4,5,7} comme nœuds internes et {3,6,8,9,10,11,12} comme feuilles.

Tous les systèmes d’exploitation courants utilisent des systèmes de fichiers arborescents pour classer des fichiers. C’est le moyen le plus courant que l’on trouve pour organiser et classer des données. Mais est ce le meilleur ?

Non, ce n’est pas le meilleur. Une arborescence a des limites. Un fichier ne peut pas être à plusieurs endroits de l’arbre en même temps. Par exemple, si je veux faire un dossier de photos contenant toutes les photos du petit dernier de la famille, et en même temps un dossier des photos du dernier Noël en famille. Que faire des photos du petit dernier de la famille lors de la fête de Noël ?

Je trie selon un critère ou selon l’autre ? Je duplique le fichier ?

Cette question est souvent résolue par les informaticiens en proposant une nouvelle application qui est un gestionnaire de photos. (iPhoto, picasa, etc..) Ce gestionnaire est capable de créer des albums à partir de sa photothèque de base. On crée des vues différentes des mêmes données.

C’est un emplâtre sur une solution boiteuse. On préfère fournir une nouvelle application avec de nouvelles règles d’utilisation plutôt que de remettre en cause les habitudes.

Pourtant la solution existe, elle est simple et efficace, c’est la généralisation du principe de l’arbre, en informatique on dit que c’est un graphe et sur le web on présente des tags et concrètement ce sont des groupes. Vous avez déjà certainement vu des nuages de tags!

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Futur de l’informatique épisode 6 – Remise en cause de la métaphore interface homme machine du bureau

Remise en cause de la métaphore interface homme-machine traditionnelle

Cela fait une vingtaine d’années que l’on utilise les mêmes métaphores pour faire l’interface entre l’homme et la machine, mais existe-il d’autres pistes ?

Interface homme-machine

Ce que l’on entend par interface homme-machine c’est le moyen que l’on utilise pour que l’humain puisse communiquer avec un outil comme un ordinateur.

L’humain est un des rares animaux à utiliser des outils. Jusqu’à l’arrivée des humains, l’évolution a plutôt adapté les espèces pour qu’elles soient dotées des fonctions dont elles ont besoin. Avec l’humain, c’est une rupture dans ce modèle: l’humain utilise des outils et il fait évoluer ses outils plutôt que lui même. Ce qui est beaucoup plus rapide.

Utiliser un marteau ou un couteau est une révolution en terme de l’évolution, mais c’est facile pour une humain actuel. Utiliser un fer à repasser est déjà plus, complexe, il faut une planche, il faut de l’eau, de l’électricité et il y a un savoir faire pour ne pas endommager les habits. Utiliser un ordinateur, c’est complexe, il y a une infinité de possibilités. Un humain seul ne peut pas connaître le fonctionnement exact et complet d’un ordinateur. On va donc créer une couche d’abstraction qui permet à cet humain de se servir de l’outil ordinateur.

Beaucoup de moyens ont existés pour communiquer avec des ordinateurs. A une époque le standard était la carte perforée en entrée et l’imprimante en sortie. Puis on a eu le terminal avec des lignes de commande, et ensuite l’interface graphique.

L’arrivée de l’interface graphique a été une révolution. Elle a permis de démocratiser l’utilisation d’un ordinateur en proposant une métaphore simple pour utiliser un outil complexe.

L’environnement KDE 4 avec le nouveau navigateur Dolphin et de nombreux nouveaux widgets

Pour ce faire, on a adapté l’ordinateur aux habitudes des gens et non le contraire. Ainsi on limite la formation des gens pour utiliser l’outil.

C’est alors que l’on a choisi la métaphore du bureau. Votre ordinateur est comme votre bureau. Votre disque dur est comme un tiroir dans lequel on range des dossiers. Dans les dossiers on place des fichiers.

Pour utiliser un fichier, on l’ouvre avec une application. Tout ces concepts sont représentés graphiquement à l’aide de fenêtres (munie d’ascenseur) et d’icônes.

Au fil des années, tout un vocabulaire été détourné pour devenir un terme informatique. Avez vous déjà vu un ascenseur horizontal sur une fenêtre ailleurs que sur un ordinateur ?

La métaphore utilisée à la base pour simplifier la manipulation de données en donnant des noms connus à des concepts informatiques est en train de se compliquer. On va plus loin que la métaphore avec les termes informatiques et finalement le terme ne veut plus rien dire dans le monde réel.

Mais les utilisateurs d’ordinateur se sont habitués, ils ne s’étonnent pas que depuis que les souris communiquent avec des dents bleues ont doivent leur changer les piles. (souris sans fil bluetooth)

Les utilisateurs d’ordinateur ne doivent pas voir beaucoup dehors à force de toujours coller plein de fichiers sur leurs fenêtres!

La métaphore a ses limites. A l’origine elle était une aide en faisant un lien avec le monde réel plus connu des utilisateurs. Mais actuellement c’est l’inverse, les jeunes apprennent qu’une icône est une peinture religieuse après avoir associé ce nom avec les pictogrammes qui sont partout sur leurs écrans.

Actuellement, pour les jeunes, fichier et dossier sont essentiellement des termes d’informatique avant d’être des bouts de papier ou de carton. Signe du temps, les beaux bureaux en bois comportent de moins en moins de tiroirs, il se limitent même bien souvent à une simple planche sur laquelle on va poser son ordinateur !

Le monde réel s’est adapté, la métaphore du bureau a transformé les habitudes de travail au point de se rendre elle même incohérente.

Si dans le monde réel on n’utilise plus de fichier et de dossier, pourquoi est ce qu’on le fait toujours sur nos ordinateurs ?

 

Futur de l’informatique épisode 5 – Convergence web et informatique

Convergence web et informatique

La reprise de l’innovation dans le monde du web à conduit à dépasser le modèle originel du web: le web des documents, pour l’étendre au web des applications, ce que l’on appelle souvent le web 2.0.

Ainsi, avec le web 2.0, le web devient donc une nouvelle plateforme applicative. Les applications de bureau traditionnelles sont de plus en plus migrées vers le web.

Le navigateur web prend de plus en plus d’importance, il devient l’unique application nécessaire sur le système d’exploitation d’un ordinateur.

Le web est donc en train de conquérir le domaine des applications de bureau. (Est ce pour protéger windows et son écosystème que microsoft à tout fait pour torpiller le web?)

Les applications web sont donc en train de remettre en cause tout un modèle d’habitudes de fonctionnement de l’informatique.


Google pousse l’idée encore plus loin avec Chrome OS: un système d’exploitation complet qui est basé sur des application web. Est ce que l’idée va prendre ?

Chrome OS screenshot sdres 0001 App-Menu.png

Une application sur Chrome OS n’est qu’un site web encapsulé dans un navigateur web qui n’affiche qu’une seule page.

Le concept n’est pas nouveau. C’est aussi ce que propose la fondation Mozilla avec Prisme qui n’est qu’une version allégée de firefox pour encapsuler un site web dans quelque chose qui ressemble aux applications natives actuelles.

De son côté, Apple propose ce concept dans les widgets dashboard. Des mini applications pour Mac OS X.

Avec l’arrivée de la nouvelle norme du format web, HTML5. Il existe des mécanismes de stockage et de synchronisation qui directement dans les navigateurs web leur permettent de faire fonctionner une application web, même si aucune connexion réseau n’est disponible.

Ainsi on voit clairement que l’avenir sera encore plus aux applications web.

Il reste juste une inconnue: l’énorme succès des applications natives pour iPhone. (et bientôt pour iPad) Bien souvent il aurait été possible de faire une application web à la place, mais qu’est ce qui pousse les gens à développer plutôt une application native ?

Parfois c’est uniquement pour avoir le droit d’accéder à l’accéléromètre de l’iPhone. Ce que ne font pas les applications web. Ou plutôt ne faisaient pas. Car depuis le 21 janvier 2010. Firefox 3.6 est sorti avec le support de l’accès à l’accéléromètre !  ….. mais pas pour iPhone… vu que la license de ces bestioles n’autorise pas les applications pouvant interpréter du code, et donc un navigateur web interprétant du javascript…. donc pas de firefox sur iPhone ! Dommage !

Futur de l’informatique épisode 4 – Le web, croissance, amélioration et stagnation

Le web, croissance, amélioration et stagnation

WorldWideWeb, le premier navigateur

Le web conçu pour des besoins assez précis d’affichage d’article de physique est maintenant utilisé à toutes les sauces. Au fil des années on a amélioré le format HTML pour lui faire comprendre, les tableaux, les images, etc.. De plus on a séparé ce qui est purement de l’information du type des données (paragraphe, titre, etc…), de ce qui est de l’information purement affichage des données (bordure noire, texte bleu, etc..).

Ainsi, actuellement, on utilise le format xhtml pour indiquer la structure des données, (x indique que l’html est maintenant de la famille des formats XML. Ce qui le rend plus strict et cohérent.) et le format css pour décrire l’affichage de ces données.

Avec toutes ces améliorations dans les formats, il faut des programmes toujours plus complexes pour interpréter ces formats toujours plus complexes. Ce programme est un navigateur web.

Le navigateur web est un élément indispensable de toute l’architecture web. Le navigateur a été l’objet, vers la fin des années 1990 de ce que l’on a appelé la guerre des navigateurs.

Microsoft très en retard sur la nouvelle vague du surf sur le web a tenté de rattraper son retard en imposant son navigateur en utilisant de sa position de monopole.

Bilan: en 2001, c’est gagné pour Microsoft, Internet explorer a tué son principal rival Netscape; Internet Explorer a le monopole et microsoft dissout l’équipe de développement dInternet Explorer !

Le phoenix renaît de ses cendres

Dès le moment où Internet Explorer devient le seul navigateur du marché et qu’en plus le développement de celui-ci est abandonné. Le web n’évolue plus. De nombreuses fonctionnalités décrites dans les spécifications des versions de xhtml et css ne sont jamais mises en places.

Heureusement pour le web, au moment de mourir, terrassé par l’adversaire, Netscape ouvre et distribue le code source de son navigateur web. En quelques années, tout se réorganise en un projet open source géré par la Fondation Mozilla auquel contribuent tous les gens intéressés.

Un jour arrive le bien nommé Phoenix, enfin un navigateur qui tente de reprendre l’innovation du web là où on l’avait laissée. Après quelques temps, Phoenix change de nom et devient Firebird, et puis ensuite Firefox, nom qui est actuellement beaucoup plus connu.

En quelques années, la fondation Mozilla a réussi à recréer un navigateur capable de rivaliser avec celui en place, et même de le dépasser largement. Mais pas seulement, la fondation a aussi relancé l’innovation dans le web en incitant d’autres grands acteurs  (Apple et Google) à créer leur navigateurs web respectueux des standards. La diversité est là tout en assurant un fonctionnement correct et identique sur tous les navigateurs web.

C’est ainsi que le web est à nouveau en plein développement. L’initiative de Mozilla a eu pour effet que microsoft à reformé son équipe de développement d’internet explorer pour ne pas rester à la traîne.

Futur de l’informatique épisode 3 – Histoire du web

Histoire du web

Le web n’est pas internet !

Le web et internet sont souvent la même chose pour bon nombre de personnes. Pourtant ce n’est pas pareil. Le web est un service utilisant internet. (pire, il y a les gens qui pensent qu’internet est un e bleu !!)

Quand on pense web, on pense site web. Un site web est à l’internet ce qu’une maison est à une route. L’internet est la route qui permet d’accéder à la maison et de la visiter. Ce n’est pas pour rien que l’on surnome l’Internet l’autoroute de l’information.

L’internet existait déjà des années avant le web. (internet: 1969, le web: 1989) Le web a été LE service tellement apprécié qu’il en a popularisé l’internet.

Genèse du web chez les physiciens

Le NeXT Cube utilisé par Tim Berners-Lee au CERN pour inventer le World Wide Web.

Le web est un service qui a été développé au tout début des années 1990, au CERN, pour les besoins des physiciens qui voulaient échanger facilement des documents. (Des articles de physique)

Tim Berners Lee, en charge du projet world wide web a donc conçu une architecture répondant à la demande des physiciens.

Le web est tout d’abord un format de document, le HTML, mais aussi un protocole d’échange le HTTP qui est dérivé de SMTP, le protocole que l’on utilise pour envoyer des e-mail.

Là, rien de très révolutionnaire, des formats de document il en existe des centaines et des protocoles d’échange aussi.

La grande invention du web est certainement la manière d’obtenir une ressource. C’est l’URL: chaque ressources est accessible par une adresse unique. Il est ainsi possible de créer des liens et de naviguer de page en page.

La combinaison de l’hypertexte avec des adresses web est l’invention majeure du web.

Ce qui a changé la donne dans la diffusion des technologies web, c’est leur ouverture. Le fait que n’importe qui puisse utiliser les formats et protocoles. Ceci combiné à une simplicité de mise en place. Le succès est vite arrivé.

Faisons un peu d’archéologie. Voici l’adresse (URL) de la plus ancienne page web (mais plus accessible):

  • http://nxoc01.cern.ch/hypertext/WWW/TheProject.html

Et voici l’adresse de la plus ancienne page web encore accessible:

Cette page date du 3 novembre 1992 elle est quasi similaire à la première page web. Elle décrit ce qu’est le projet Word Wide Web.

Pour quelques information supplémentaire sur l’origine du web, la suite continue sur le plus vieux site web du monde, le site du CERN…

http://info.cern.ch/default-fr.html

Futur de l’informatique épisode 2 – Le retour du réseau

Le retour du réseau

Visualisation des multiples chemins à travers une portion d’Internet.

Dans les années 1970, le réseau informatique était indispensable pour que les utilisateurs puissent se partager le même ordinateur. Dans les années 1980 l’ordinateur devient personnel. Plus besoin de réseau puisque chacun peut avoir son ordinateur.
Dans les années 1990, le réseau fait son retour sur les ordinateurs personnels, afin de pouvoir échanger les créations numériques plus facilement.

Les systèmes d’exploitation datant des années 1980 sont gentiment refait à la fin des années 1990 pour reprendre les concepts multi-utilisateurs et réseau qui existaient dans les années 1970.

Dans les années 2000, c’est la généralisation de l’utilisation d’internet et surtout du web. Les sites web fleurissent un peu partout et les gens s’envoient des e-mails pour tout et n’importe quoi. Le spam est devenu un gros problème.

Les applications web

Au début de l’informatique, on programmait l’ordinateur pour faire l’opération dont on avait besoin, dans les années 1970, on partageait les programmes d’un même ordinateur pour faire principalement du calcul. Dans les années 1980, on nous fournit un ordinateur personnel avec un système d’exploitation graphique intuitif. On installe facilement des applications qui permettent de créer des documents.

Dans les années 1990, on échange de plus en plus des documents numériques pour en composer des nouveaux. Dans les années 2000 on commence à transformer le web. D’un web capable uniquement d’afficher des documents, on le transforme en web capable d’être une application, de traiter et stocker lui même les données. C’est la révolution web2.0.

Le blog

Il y a énormément de définition du web 2.0. Certains parlent même de design web 2.0. Mais la véritable évolution que l’on cache sous le terme de web 2.0. C’est bel et bien une évolution du web des documents vers un web des applications.

Ainsi on démocratise le web de la même manière que l’on a démocratisé les ordinateurs au début des années 1980. On fournit des applications web toutes faites, clé en main, qui permettent aux non spécialiste d’utiliser l’outils web.

Le blog est certainement l’exemple le plus parlant de l’application qui a transformé le web.

Hormis le côté simple du blog qui permet de démocratiser la publication sur le web. La notion de commentaire a poussé plus loin que jamais la notion d’interactivité autour d’un texte.

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