La transition énergétique n’est pas un problème technique, le problème est ailleurs…

Il y a beaucoup de citoyens qui veulent une transition énergétique, qui veulent se passer d’énergies fossiles et aller vers une société qui utilise uniquement des énergies renouvelables.

Mais dans la pratique, on voit que ça se fait peu. Pourquoi ? Pourquoi une telle différence entre la théorie où la plupart des gens semblent favorables aux énergies renouvelables et la pratique où au moment de décider… à l’achat c’est une chaudière mazout qui est par exemple installée… ?

Les raisons techniques sont souvent invoquées: « Les énergies renouvelables ne sont techniquement pas encore prêtes… »

Mais c’est faux !

Personne ne veut/peut payer 30 ans d’énergie d’un coup… même si c’est globalement moins cher

Je crois qu’il n’y a rien de technologique dans l’histoire… le principal frein aux énergies renouvelables est financier !

Le coeur du problème est là:
Comment payer d’un coup.. 30 ans de consommation d’énergie… ?

panneaux solaires thermiques sur un immeuble.JPGLe citoyen moyen préfère payer un petit peu chaque mois… et ne pas remarquer que sur 30 ans il paye le double tout en épuisant une ressource non renouvelable !

Il y a de nombreux propriétaires d’immeubles suffisamment riches pour avoir des liquidités.. et suffisamment futés pour avoir fait le calcul qui isolent et installent des panneaux solaire sans hésiter…. et même qui font des immeubles qui produisent de l’énergie…

Pourquoi c’est possible pour certain ? … et pas pour d’autres ?

Le pauvre citoyen moyen est locataire du coup il n’a pas le pouvoir de décider à propos de son logment… qui est quand même le principal consommateur d’énergie !

Et surtout, le citoyen moyen, même s’il est propriétaire de son logment, il n’as pas le fric pour payer d’un coup 30 ans de consommation d’énergie… du coup il fait quoi ?

Il peut faire un emprunt…. mais voilà que si c’est rentable énergétiquement ça ne devient plus rentable financièrement..
En effet, avec l’emprunt.. sur 30 ans la moitié de l’argent investi revient à la banque…. (un intérêt à 3% double la somme en 24 ans ! C’est fou tous ces gens qui payent deux fois leur maison en payant une hypothèque !!!)

panneaux solaires thermiques et photovoltaiques sur le même toits.JPG
… du coup… si l’on veut vraiment faire une transition écologique.. ce n’est pas un problème technique.. mais un problème de trouver un moyen pour mettre l’argent au service de la transition écologique et pas ailleurs…

Est-ce qu’un prêt sans intérêt ne serait pas déjà une piste ?

Les verts libéraux en Suisse ont testé de proposer de remplacer la TVA par une taxe écologique, ainsi les énergies fossile sont taxées.. et le reste est moins cher…. mais le bon peuple suisse a rejeté massivement cette initiative…..

Le leasing d’accus

Dans le domaine de la voiture électrique, on voit le même phénomène.

Ce qui coûte cher dans une voiture électrique, ce sont les accus. Le « carburant » soit l’électricité coûte moins cher que de faire un plein d’essence…. mais pourquoi on ne voit pas plus de voitures électriques ?

Un des problème est justement le prix du véhicule. Certains vendeurs de voitures électriques on trouvés un moyen de s’adapater, ils louent les accus et ainsi baissent drastiquement le prix du véhicule.

Et voilà… il faut comprendre que le citoyen moyen préfère payer globalement plus cher…. mais il faut répartir le payement en de nombreuses tranches….

Alors à quand une chaudière en leasing ??

La coopérative

voiture électrique.jpg

Une autre technique de financement est la mutualisation. La coopérative est un bon moyen pour avoir collectivement les moyens d’investir dans du renouvelable sans passer par un emprunt bancaire.

Dans la mobilité, c’est par des coopératives comme mobility que les véhicules électriques deviennent abordable à l’utilisation.

C’est aussi un autre moyen de contourner une grand frein à l’achat d’un véhicule électrique, c’est l’autonomie. Bien que l’autonomie est suffisante pour 99% des utilisations. C’est toujours pour l’utilisation des 2 semaines de vacances annuelles avec familles et bagages que le véhicule est dimensionnés !

Avec mobility, on peut choisir à chaque moment le véhicule adapté à chaque utilisation. Pour moi l’avenir de la mobilité passe par un « pack de mobilité », lire à ce propos mon article sur le sujet…

Dans le domaine du solaire, on commence à voir arriver des coopératives solaires qui permettent à peu de frais, sans grand moyen à tout à chacun d’investir dans le solaire.

Il n’y a pas de mauvaises conditions, il n’y a que des gens mal équipés – faire du vélo en hiver

Il n’y a pas de mauvaises conditions, il n’y a que des gens mal équipés…. est un proverbe que j’aime souvent prononcer.

Je le trouve très vrai.

Là où je l’utilise le plus, c’est quand il des gens s’étonnent de me voir à vélo en hiver et par tous les temps. Dans le vent, la neige, la tempête…

martouf à vélo dans la neige.jpg

J’ai appris dernièrement qu’à l’origine ce proverbe est norvégien: Det finnes ikke dårlig vær, bare dårlige klær!

Ce qui peut se traduire en français par:  il n’y a pas de mauvais temps, seulement de mauvais vêtements.

Donc oui, il est possible de faire du vélo pratiquement toute l’année dans toutes les conditions. Expérience faite, en 2 ans et demi de vélo, je crois qu’il n’y a qu’une dizaine de jours par année où la neige est trop importante et que je décide de laisser mon vélo au garage.

Si j’étais un peu plus casse-cou, je crois que je pourrai faire du vélo toute l’année!

Cependant, il y a quelques passages de forêt ombragés où la neige reste plus longtemps que je devrai éviter. Ce matin j’ai un peu patiné dans une couche de 5 à 10cm de neige molle qui fond. Quand elle était gelée ça roulait mieux !

Comment s’équiper pour faire du vélo en hiver quand il fait froid ?

Pour ne pas faire partie des gens mal équipés, comment faut-il s’équiper ?

Voici donc une petite vidéo sur le sujet:

La liste des points importants de l’équipement de vélo en hiver:

  • un foulard pour préchauffer l’air que l’on respire. Quand on fait des effort physique, on respire fort. Si on avale des grandes gorgées d’air froid, on risque d’avoir le gosier gelé et donc de tomber malade.
  • des lunettes de tempête. (les mêmes que pour le ski) Non seulement c’est pratique quand il pleut, quand il neige. Mais en plus, ça protège du froid. Ça tient chaud. Ça évite d’avoir les yeux qui pleurent.
  • une bonne veste. C’est en fait ma veste de ski.
  • une bonne paire de gants. Des moufles pour avoir les doigts au chaud. Ce n’est pas possible de tenir longtemps un guidons froid.
  • des élastiques de jambes…. matériel utilisé dans l’armée suisse qui est détourné ici pour fermer les canons de mes pantalons et éviter ainsi que l’air s’engouffre dans mes pantalons pour me geler.
  • un bonnet, sous le capuchon de la veste. Par ce que notre énergie corporelle est surtout utilisée pour réchauffer le cerveau. Mais malheureusement, c’est aussi un des parties du corps la moins bien isolé. Si on évite les pertes de chaleurs à la tête. On peut utiliser le surplus de chaleur pour chauffer les parties moins vitale, comme les pieds ! Moralité. Si tu as froid aux pieds. Mets un bonnet !

… bon tu auras remarqué, j’ai pas un vélo très courant ! C’est un vélo couché. Il faudra donc adapter certains aspects.

Voici également ma liste de matériel pour les grands voyages à vélos de plusieurs mois…

Avenir de la mobilité

bagnole et boulot, le paradoxe.jpgEn cette période de salon de l’auto à Genève, le sujet de l’automobile, de la voiture, de la bagnole est sur toutes les lèvres.

Comme j’entends tout et n’importe quoi. Je me suis décidé à aussi donner mon avis sur la mobilité.

Je me suis déjà exprimé longuement sur la trottinette, ou sur le vélo comme moyen de transport idéal.

Ainsi que sur la place de la voiture dans notre société, dont notamment son énorme influence sur l’urbanisme.

Parlons aujourd’hui de mon impression sur les tendances qui se profilent dans le domaine de la mobilité.

L’abonnement mobilité

Plus j’y réfléchi, plus je pense que l’avenir de la mobilité passe certainement par des « abonnements mobilité ».

Un pack qui comprend la possibilité d’utiliser les transports publics, et/ou différentes sortes de véhicules, du vélo au véhicule utilitaire en passant par la petite voiture électrique et la grosse voiture familiale.

Ainsi, en tout temps il est possible d’utiliser le véhicule qui correspond à ses besoins.

C’est déjà ce que propose la coopérative d’autopartage Mobility.

Pourquoi avoir toute l’année un véhicule qui n’est adapté que 2 semaines par année ?

Dans le modèle actuel, les gens achètent une grosse voiture familiale qui a une autonomie de 1000km juste pour être certain d’avoir le véhicule qu’il faut pour les 2 semaines annuelles de vacances à l’étranger en famille.

Alors que finalement la petite voiture électrique 2 places avec une autonomie de 200 km correspond aux besoins quotidiens des 5km à faire pour aller au travail ou au centre commercial du coin !

Selon les statistiques de l’OFS, 12 % des automobilistes circulent moins d’1 km, 34 % ne dépassent pas les 3 km et 50 % pas les 5 km !

Le pack de mobilité, une chance pour les véhicules électriques

voiture électrique.jpg

C’est certainement par des packs mobilité que l’on va voir les voitures électriques arriver dans le parc automobile courant.

Ainsi, on minimise les 2 principaux inconvénients qui relèguent, depuis 20 ans, la voiture électrique au rang de modèle d’essai pour passionnés:

– c’est à dire, le prix et l’autonomie en km.

C’est bien ces faiblesses que montrait l’émission A bon entendeur sur la TSR le 1 mars dernier.

Des initiatives allant dans le sens d’un pack de mobilité commence à voir le jour.

C’est exactement dans cette idée de pack de mobilité que Migros c’est lancé fin 2010 avec son offre M-Way.

Ne plus échanger des biens matériels, mais des droits d’usage

L’idée d’avenir n’est plus d’échanger des biens matériels, mais des droits d’usage. C’est ce que disait Anne-Catherine Menétray-Savary dans un article à propos de la décroissance, dans le journal Le Temps, le 22 février 2011.

Cette idée n’est pas réservée au seul domaine des transports. C’est une tendance de fond qui commence à émerger dans tous les domaines de l’économie.

Ceci s’explique par un retour (via l’habitude des nouveaux outils de collaboration sur internet) des valeurs de partage, de collaboration de coopération, de biens communs. Ces valeurs se présentent comme des alternatives à l‘individualisme prôné par le capitalisme.

Cela correspond tout à fait au slogan des objecteurs de croissance: Moins de biens plus de liens.

Actuellement, on voit dans tous les domaines de l’économie se créer des nouveaux services favorisant la  consommation collaborative. Grâce à internet, les gens partagent des canapés pour une nuit, des repas, des objets, des véhicules, des places dans des véhicules, etc…

Pour ne pas trop dévier du domaine des transports je vais revenir pus tard sur le concept de consommation collaborative, mais pour ceux qui veulent déjà approfondir le sujet, je propos de suivre le site web consocollaborative.com qui tente de référencer toutes les actions qui existent déjà dans ce sens.

L’avenir est à la collaboration et au partage !

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