Le choix de Kaya

Actuellement, en terme d’écologie, c’est le foutoir complet…. Il y a mille chapelles avec des cultes différents !

  • Il y a les gens qui sont clairs… l’environnement c’est secondaire. Ce qui compte c’est le profit personnel.
  • Il y a les gens qui ne se préoccupent d’environnement que comme vecteur marketing… greenwashing en force! Le développement durable repris comme politique de droite ! (L’écologie libérale à le vent en poupe… surtout pour construire des éoliennes !)
  • Il y a les écolo bobo … qui pensent faire des choses « pour la planète«  car ils trient leur déchets et ont des ampoules économiques… puis passent leur vacances aux maldives…. (avant que le réchauffement climatique n’engloutissent ces belles plages)….(déjà là il faut comprendre que la planète avec ou sans vie.. restera une planète.. On ne peut apporter aucune solution si l’on ne connais pas déjà le problème… )

Puis, il y a l’énorme flou de la définition du problème écologique:

  • Il y a les gens qui se préoccupent de la quantité d’énergie consommée… (société à 2000 W etc..)
  • Il y a ceux qui se préoccupent du réchauffement climatique induit par les gaz a effet de serre.

Là on a deux approches écologiques… et on tourne en rond.. Parfois c’est contradictoire, parfois non…

Le panneau solaire je le fabrique en Chine avec de l’électricité faite au charbon, en France avec du nucléaire ou en Suisse avec de l’hydroélectrique ??

Puis, il y a tous les problèmes sociaux qui empoisonnent le débat à propos de l’écologie….

Les fraises espagnoles en janvier ne sont pas une bonne idées à cause de l’énergie gaspillée juste pour manger des fraises en janvier.. ou par ce que ce sont des sans papiers africains exploités qui les cultives… ou les deux ! .. et on multiplie le débat..

Par dessus tout ça il y a la décroissance… mais qu’est ce que ça veut bien vouloir dire !!!

Décroissance de quoi ? pour qui ?

Au lieu de nous expliquer tout ça correctement et de faire le tri, notre société médiatique sait très bien que « l’on est trop con pour se farcir une information complète sur un sujet, qu’il faut du Bref pour faire vendre« . Donc elle préfère nous balancer des bribes d’infos et noyer le poisson avec des informations d’une importance capitale:

« Traire les vaches la nuit guérit les insomnies » !

Donc on tourne de slogan en jingle inventés par des chargés de com… et on se tape dessus par esprit de clocher sans même plus savoir pourquoi !

Comment y voir clair dans ce fouillis ?

Une approche qui me plait, c’est l’équation de Kaya.

« Tout est lié« . Il faut déjà comprendre ça. L’équation de Kaya est une équation mathématique qui montre les relations entre tous les aspects que j’ai cité ci-dessus.

On a les gaz a effet, de serre, la croissance économique, la production d’énergie et le social par la population mondiale.

Il ne sert à rien de voir les crises financières, sociales et environnementales de manière séparées. Il faut les mettre ensemble.

Une équation, c’est rationnel. On sort des croyances en tout genres.

équation de kaya explication.png

On peut faire des pronostics sur le futur de notre monde en résolvant cette équation. (C’est d’ailleurs ce que fait le fameux GIEC)

Pour mieux comprendre les choix que l’on peut faire et comment résoudre l’équation, je t’invite à lire l’article que j’ai écrit au sujet de l’équation de Kaya.

Le sénario du consensus mou

Si l’on considère le consensus mou actuel autour des facteurs de cette équation:

  • Pour garder une planète viable, on aimerait quand même limiter les gaz a effet de serre. Donc réduire par ~3 les émissions de gaz a effet de serre d’ici 2050 selon les voeux non contraignant de l’objectif de Copenhague. => on divise par 3
  • La majorité des politiciens sont POUR la croissance. Objectif (irréaliste à mon avis) de 2% par an pendant 40 ans => fois 2.2
  • La population ne va pas se mettre brusquement à diminuer…. mais elle va plutôt augmenter. (9 milliards en 2050) => fois 1.3
  • Réduire l’intensité énergétique de l’économie n’est pas facile au vu de ce qui a déjà été fait…. les ampoules économiques.. ça consomme moins mais ça consomme quand même !  On a fait 30% d’économie depuis 30 ans (suite aux chocs pétroliers). C’était la partie facile. => on ne peut pas espérer mieux que diviser par 2
  • Il faut dé-carboner les sources d’énergie. Donc énergie renouvelable à fond ! (ou nucléaire selon certains) au moins 3.7% de croissance par an = 4.29 fois en 40 ans. (valeur à virgule pour que le calcul soit juste.. mais ça reste une approximation)

Donc petit rappel pour ceux qui n’ont plus trop l’habitude des math, le principe d’une équation c’est que la partie à gauche est égale à la partie à droite !

Donc quand je divise par 3 d’un côtéje dois diviser par 3 de l’autre pour que ça reste égal ! (mais c’est pas facile… avec cette manie de la croissance à tout prix !)

Solution du consensus mou

Selon ce consensus mou sur les facteurs on obtient la solution:

Emission CO2 / 3 = (Population mondiale * 1.3) * ( PIB par habitant *2.2) * (Intensité énergétique/2) * (CO2 des sources d’énergie / 4.29)

A mon avis, cette croissance du PIB n’est pas possible. Elle compensera le fait qu’il n’est pas possible d’augmenter l’efficacité énergétique globale de l’économie à cause de l’effet rebond: toute énergie gagnée quelque part est perdue par une augmentation de l’utilisation… Ma voiture consomme moins… donc j’ai deux voitures !

Il reste à vraiment faire la transition vers des sources d’énergie sans émission de carbone….  C’est le scénario écologie libérale qui est de plus en plus à la mode… On couvre toutes nos montagnes d’éoliennes…

Est-ce que l’on peut recouvrir nos montagnes d’éoliennes au rythme de 3.7% de croissance par an pendant 40 ans ? Voilà la vraie question !

Cette vision reste de la politique du toujours plus…. C’est un choix. Personnellement, je n’y suis pas favorable.

Au lieu de produire toujours plus d’énergie pour la gaspiller ensuite… autant ne pas gaspiller d’énergie inutilement.

On arrive dans le scénario décroissant.

On sort d’une économie basée sur le productivisme dont la sur-production est consommée par la société de consommation lubrifiée par la manipulation mentale que l’on appelle la pub.

On économise de l’énergie en relocalisant, (dons on ne gaspille plus en transport) en limitant les mésusages et en offrant les usages.

Vous avez droit gratuitement à l’eau dont vous avez besoin chaque jour, mais on vous taxe très cher l’eau de luxe. (remplissage de piscine)

En cessant de gaspiller de l’énergie pour faire tourner un système, on agit sur la diminution du facteur PIB, sur la réduction des émissions de CO2, sur la diminution de l’intensité énergétique et en diminuant sa consommation d’énergie, on peut plus facilement décarbonner la production d’énergie.

A vous de créer votre propre scénario

Si vous voulez jouez vous-même avec les chiffres, voici un petit calculateur d’équation de kaya provenant du site carbon4.com.

Pour démarrer, la solution proposée ci-dessus peut s’exprimer avec des valeurs en % d’évolution par an qui ressemble à ça :
Les % restent très approximatifs si l’on veut garder des valeurs simples au vu du calcul: 1% sur 40 ans = 1.01^40

  • la population mondiale => 1% / an (approximatif…)
  • les objectifs de croissance du PIB  => 2% / an
  • l’efficacité énergétique  => – 2 % / an
  • production d’énergie sans CO2  => – 3.7% / an

Quelques pistes de scénarios possibles pour le futur

On a vu une solution possible de l’équation de Kaya. Mais il en existe des milliers d’autres.

Quels sont les facteurs que l’on peut bouger:

  • la population mondiale
  • les objectifs de croissance du PIB
  • l’efficacité énergétique
  • production d’énergie sans CO2

Contrairement à ce que l’on peut croire, et ce qui se fait en ne le respectant pas, l’objectif de réduction des gaz à effet de serre n’est pas un choix.

Avec ce cadre que peut on imaginer comme scénarios ?

Pour élargir encore un peu l’imagination, j’ai tenté des amorces de scénario à partir du concept de la spirale dynamique.

Chacune des sociétés est régie selon les valeurs des étapes d’évolution de la spirale dynamique.

 

Planète des alpes

Voici une nouvelle planète composée du lac de Neuchâtel et d’une vue à l’aube sur les alpes.

On distingue assez bien sur le haut à gauche de la planète, l’Eiger, le Mönch et la Jungfrau.

 

Il ne peut pas y avoir de monarchie dans les planètes, parce qu’elles accomplissent toutes une révolution.

Aurélien Scholl

 

pano aube sur les alpes et gratalup.jpg

Pour voir encore d’autres photos du genre planète. Je vous invite à aller visite ma galerie de photos de planètes.

 

Planète du 12 septembre

A l’occasion de l’anniversaire de l’entrée du canton de Neuchâtel dans la confédération Hélvétique, le 12 septembre 1814… (ouais j’ai quelques jours de retard pour l’anniversaire.. mais c’est pas grave..)

… Voici une vue originale de la place du 12 septembre à Neuchâtel.

Petit rappel historique, le 12 septembre 1814, le canton de Neuchâtel devient un canton suisse…. mais reste simultanément une principauté prussienne !! … et oui c’est possible ! Je le rappelle, car beaucoup de monde l’a oublié !

Cette situation ambiguë est restée jusqu’à la révolution du 1er mars 1848, où le canton est devenu une république.

 

planète bouchon.jpg

Pour voir encore d’autres photos du genre planète. Je vous invite à aller visite ma galerie de photos de planètes.

 

Planète Ostervald

Voici une vue du quai Ostervald à Neuchâtel selon la technique photo des planètes.

planète passerelle 700ème neuchâtel.jpg

C’est une vue très originale du quai Ostervald, mais au fait, qui était ce monsieur Ostervald ?

Jean-Frédéric d’Ostervald est né le 13 mai 1773 à Neuchâtel. Il est le cadet des dix enfants du conseiller d’Etat Ferdinand d’Ostervald et d’Elisabeth de Pury.

Il a été maire de Travers, ainsi que membre de la Cour des comptes, puis dès 1800, commissaire général de la principauté de Neuchâtel. Il a succédé dans cette tâche à Georges de Rougemont duquel il était l’adjoint depuis 1796.

A l’époque le rôle de commissaire général de la principauté était la conservation des titres des revenus de l’Etat: reconnaissance des biens, limites du pays, domaines, etc.
C’est ainsi que Jean-Frédéric d’Oservald en vient à s’occuper de travaux d’arpentage.carte ostervald extrait boudry.jpg

En 1801, il préconise la révision des plans de la principauté qui sont mal faits ou plus à jour. Il demande pour ce faire un financement au roi de Prusse. Ce n’est qu’en 1804, après bien des péripéties qu’il obtient 6000 livres. Mais entre temps, Ostervald a déjà réalisé de nombreuses mesures personnelles.

En 1806, après 5 ans de mesures et de dessins Ostervald publie la Carte de la Principauté de Neuchâtel levée de 1801 à 1806 et dédié à Son Altesse Sérénissime le Prince et Duc de Neuchâtel par J.F d’Ostervald.

Pour réaliser cette carte, Ostervald est aidé par Jean-Georges Trallès, professeur de mathématique et physique de l’académie de Berne. Ce dernier est connu pour ses travaux de mensuration dans les Alpes, c’était un des meilleurs mathématicien du pays.

Puis durant près de 25 ans, Ostervald s’en va à Paris où il rejoint son frère et il y tient un maison d’édition spécialisée dans l’édition de recueils de voyages illustrés. Ce qui permet à Jean-Frédéric d’Ostervald d’exprimer ses talents artistiques.

En 1836, il collabore avec Guillaume-Henri Dufour pour la réalisation de divers projets liés à la création d’une carte suisse. (Ce qui deviendra la carte Dufour) Puis, sur la demande du conseil d’Etat, il réédite une version mise à jour de sa carte en 1837. (avec l’ajout du Cerneux-Péquignot)

Dès 1838, Jean-Frédéric se lance dans un nouveau projet, il veut réaliser une carte plus précise à l’échelle 1:25000. Aidé de plusieurs collaborateurs, il va donc entreprendre une série de mesures entre 1838 et 1845.

Comme pour toute construction de carte, il faut tout d’abord créer un modèle géodésique du terrain. Son réseau de base de trigonométrie comporte 60 points placés entre la rive sud du lac de Neuchâtel et les sommets de la chaine du jura. Ces points de base sont complétés par 1800 points secondaires.
Pour chacun de ces points, l’altitude est mesurée précisément à l’aide d’un baromètre à mercure et plusieurs visées sont réalisées pour relier les points entre eux.

carte ostervald extrait neuchâtel.jpgLe résultat est concluant, la carte Ostervald a une précision de l’ordre du mètre si on la compare avec les données actuelles. Ostervald et son aide Henri-Louis Otz ont bien travaillé.

Jean-Frédéric d’Ostervald, n’est pas qu’un scientifique brillant, il est aussi un artiste de qualité. Le dessin lui même de la carte est d’une finesse et d’un parlant rarement égalé. La carte comporte des couleurs qui relèvent bien la nature du terrain. (contrairement à la carte Dufour qui est monochrome.)

Ostervald était certainement en avance sur son temps en matière de cartographie. Sur la demande du conseiller d’Etat Armand-Frédéric de Perregaux, il a même réalisé un calque supplémentaire de sa carte où il remplace les hachures par des courbes de niveau pour relever le relief.

Le quai Ostervald a été ainsi nommé en l’honneur de ce brillant cartographe mort en 1850.

Sur le guichet cartograpique du canton de neuchâtel, il est possible de se balader sur la carte d’Ostervald en utilisant le thème cartes historiques. (sélectionnez le bouton Ostervald dans le sous menu Cartes historiques de l’onglet Données. Puis cliquez sur le bouton recharger la carte.)

Planète des 3 communes

Le monde est vraiment très petit… ici la planète se réduit même à la taille de 3 communes.

En effet, le panorama de base qui forme cette planète a été pris juste à côté de la frontières des 3 communes… Les communes de Boudry, Bevaix et Cortaillod.

La planète BBC est elle prête à fusionner ?

planète giratoire 3 communes.jpg

Fleur des alpes

Mais quelle est cette étrange fleur ??

planète illhorn.jpg

Il s’agit tout simplement des Alpes sous un angle insolite !

C’est une photo réalisée avec la technique dite des planètes qui consiste à transformer un panorama 360° en une planète par une transformation de coordonnées cartésiennes en coordonnées polaires.

Le panorama de base a été pris au sommet de l’Illhorn, un sommet au dessus de Chandolin au Valais.

La grande tache brune que l’on observe au millieu de cette étrange fleur n’est rien d’autre que la vallée du rhône. A l’extrémité gauche de cette vallée, les plus observateurs auront bien entendu reconnu les Dents du midi.

Parmi ces centaines des sommets visibles, le plus célèbre est probablement le Cervin. Pour le repérer, il faut trouver un sommet en forme de pointe carrée qui vise juste un petit peu plus à droite que le coin en bas à gauche de la photo. Le Cervin se situe presque à côté de la majestueuse Dent blanche.

Pour les gens intéressés par la technique des planètes, voici quelques panoramas et planètes réalisés par Aduco pour une de ses expositions photos. Ainsi que la planète du groupe scout Durandal, des photos toujours réalisées par Aduco.

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