Construire un four à de camp

Construire un four de camp avec un tonneau

IMG_5497.JPGLorsque l’on est en camp scout, on aime bien manger. Cependant, il n’est pas toujours facile de réaliser tous les menus, sachant que l’on a une cuisine qui n’as pas tous les ustensils standards d’une cuisine.

Mais avec un peu d’imagination, d’expérience et de volonté, on arrive à se faire une cuisine de camp qui n’a absolument rien à envier à une cuisine agencée. Expérience faite, on arrive souvent, même, à faire une cuisine de camp bien plus pratique et efficace pour faire à manger pour 100 personnes, que les cuisines de certaines salles polyvalentes qui sont censée faire l’affaire !

Voici ici, une explication sur la réalisation d’un four de camp, construit avec un tonneau.


IMG_5426.JPGIMG_5432.JPGTout d’abord, il faut faire une tranchée dans la terre un peu plus étroite que le tonneau.

Dans une pente c’est mieux. Ainsi tu peux accéder plus facilement dans le foyer pour mettre du bois. Sinon tu seras obligé de couper ton bois très petit.

Puis, tu poses le tonneau.
Il faut garder un espace derrière pour mettre une cheminée. Le tirage est un grand plus.

Pour faire tenir le tuyau de la cheminée, on utilise des clous de charpentier que l’on plante dans la terre au fond. Le tuyau est posé dessus.

La première fois que l’on avait fait un four avec cheminée, c’était la terre qui tenait la cheminée, et quand elle sèche elle se rétracte et plouf… le tuyau tombe et la cheminée ne sert plus à rien !

IMG_5433.JPGDe plus elle est très chaude… et tu ne peux pas la toucher. (parfois même il y avait des flammes qui sortaient de la cheminée !)

Après avoir installé le tonneau et la cheminée, tu peux mettre la terre que tu as sortie du trou sur le tonneau. Ça crée la masse d’inertie du four.

Comme la terre sèche, il est utile de mettre quelques pierres aux endroits stratégiques pour ne pas que ça s’effondre.

Dans le four, on utilise une grille à grillade pour poser ce que tu veux cuire.

Comme le four est fermé, mais qu’il n’a pas de vitre, il n’est pas facile de voir à l’intérieur où en est la cuisson de son gâteau préféré… pour éviter de tout brûler, on a installé une sonde de température. (un thermomètre avec une tige pour les rôtis certainement, acheté pas cher à la coop)

Pour avoir l’affichage permanent de la température, j’avais fait un petit trou sur le côté du four et la sonde est glissée dedans.

IMG_5576.JPGComme on le voit sur la photo, le thermomètre indique 218 °C.

Le but était de rester autour des 220°C pour cuire notre gâteau.

Pour contrôler la température, il faut déjà faire un bon feu avec plein de feuillus pour faire des bonnes braises. Là tu as une bonne base de chaleur stable. Puis tu ajoutes un petit peu de sapin pour augmenter rapidement la température et comme ça brûle vite la température se module en fonction de l’apport de bois de conifère !

C’est un four très très efficace. Tout autant qu’un four normal de cuisine. Même un peu trop, quand tu fais un bon feu il était facile d’atteindre les 400°C dans le four ! (même si théoriquement le thermomètre n’était pas censé être capable d’afficher cette valeur.. il l’était quand même !)

IMG_5574.JPGIMG_5581.JPG


Il est recommandé d’avoir une lampe frontale pour aller observer ce que tu cuis dans le four… vu qu’il n’y a pas de lumière dedans c’est pratique ! Sinon tu dois toujours sortir le truc pour voir si c’est cuit. Et donc tu perds du temps et tu refroidis ton four en le laissant ouvert !

Durant le camp, nous avons fait plusieurs pains, des tresses, des gâteaux, des sèches. C’était très pratique.

IMG_5498.JPGIMG_5763.JPGIMG_5765.JPG


Pour aller plus loin, voici encore un article sur scoutwiki, l’encyclopédie scoute, à propos de la construction d’un four:

http://fr.scoutwiki.org/Four_baril

idées pour le camp cantonal 2012

Idées pour le camp cantonal 2012 des scouts neuchâtelois

Le staff doit organiser le minimum, surtout en animation.

Auto-organisation et décentralisation doivent être des idées de base.

Une idée de thème doit être de tourner autour des idées de collaboration, de coopération, à bat la concurrence, création de bien communs.

  • eureka
  • contact
  • cuntrast
  • contura
  • co… ??
  • commons

à suivre..

Il faut à tout prix éviter qu’un petit groupe de personne doivent organiser une activité pour un grand nombre de gens. Il y a toute une structure qui marche bien, il faut l’utiliser.

Donc éviter de faire comme à big-bang pour les activités à options dont je ne me souviens même plus le nom… là où il y avait aël… 😛

Où il y a 3 personnes qui organisent pour 1400 autres !

Liberté d’organisation pour chaque groupe. Pas besoin d’organiser mille activités à option que finalement plus personne ne maitrise.

Il faut assurer une communication horizontale en réseau la plus efficace possible pour que tout le monde soit au courant de tout. Ainsi, par effet d’émergence, il y a des collaborations qui peuvent arriver. ça ne sert à rien de planifier les collaboration.

Il faut organiser la communication comme les vols d’étourneau.

Chaque étourneau observe 6 autres étourneaux en vol et agit en fonction de leurs mouvements. Si le mouvement est une sorte d’équilibre entre ces 6 éléments du réseau.

Pour la communication, chaque personne doit communiquer avec 6 autres personnes. (nombre à voir) Ces personnes sont choisies sans hiérarchie. La hiérarchie bloque quand un élément ne passe pas. Le réseau passe. Il est redondant. C’est le principe que l’on retrouve sur facebook avec chaque personne qui a une liste d’ami qu’il suit. Pour arriver d’un bout à l’autre du réseau, milgram a déjà démontré dans les années 1960 qu’il n’y a jamais plus de 6 intermédiaires. Ici, on doit même pouvoir faire mieux.

Il faut organiser le soir des « séances » récréatives avec apéros pour donner les infos. Ainsi les gens se voient, ils peuvent échanger des infos avec leurs contacts. Ils passent un bon moment et on cadre les apéros sauvages. 😛 Mais faut pas que ce soit long.. il faut permettre les apéros sauvages pour ne pas centraliser.

 

Comment faire pour la nourriture ?

Comment faire pour la vaisselle ?

=> décentralisation.

Organiser un camp scout durable

Organiser un camp selon les principes du développement durable

Les camps scouts sont des exemples de « vacances durables », en général, le bilan écologique d’un camp scout est nettement meilleur qu’une semaine de vacances aux maldives….

Mais est-ce vraiment le cas ?

Il y a aussi moyen en camp scout d’avoir un comportement qui n’est pas totallement exemplaire du point de vue « durable ». (souvent on a tendance à déplacer des tonnes de matériel inutile dans des environnements qui peuvent être sensibles !)

Donc à quoi faut il faire attention pour préparer un camp scout durable ?

Voilà quelques pistes:

  • une mobilité plus douce
  • une alimentation plus durable
  • un environnement de camp mieux préservé
  • un plus social
  • un plus pour l’économie locale

Il serait intéressant de créer une sorte de checklist pour les camp, pour vérifier que l’on a pensé à tout.

En belgique il y a une organisation qui fait la promotion des camps 360°. Le but est de faire un camp selon les préceptes du développement durable et ensuite de le communiquer.

Il serait peut être intéressant de réfléchir à ce que l’on mange. Est ce que l’on doit favoriser les produits low cost, le M-Budget et prix garantie ? où est ce que l’on va acheter sa nourriture dans les commerces locaux ?

Il y a certainement du bons et du mauvais dans les deux, mais peut être qu’il est intéressant de réfléchir à ça. Le camp scout est un moment hors du temps… Il n’y a pas les contraintes de la vie courante avec des horaires stressant qui pousse à la consommation de surgelés….

En camps scout, si il le faut, un cuisinier peut prendre la journée pour préparer son repas !

voilà donc quelques pistes à creuser…