Notes à propos du livre foules intelligentes smart mobs de Howard Rheingold

Notes à propos du livre de Howard Rheingold, Foules intelligentes (smart mobs)

  • L'auteur, Howard Rheingold, est un spécialiste pour observer le monde et extrapoler ce qu'il peut devenir après l'adoption massive d'uen nouvelle technologie.
  • Vers 2000, l'auteur observe la foule qui traverse le carrefour de shibuya au japon. C'est le lieu le plus densément connecté du monde. Il y a des milliers de passant qui se croisent et certains se baladent avec les yeux rivé sur leur téléphone. Une nouvelle ère est là.
  • Au japon, au début des années 2000, c'est la révolution i-mode. Pour la première fois, il y a des millions de personnes qui sont connectées à internet et interagissent.
  • Takeshi Natsuno a compris comment emmener avec lui un géant des télécom "standard" (NTT DoCoMo) dans le monde de l'internet.
  • Le i-mode est une sorte de portail géant de services internet qui sont accessibles via des sites web "captifs" accessibles gratuitement ou non. Les partenaires de DoCoMo proposent des services et sont rétribués aux 2/3 en tout cas du revenu. Ainsi de nombreux services ont vu le jour pour tout et n'importe quoi.
  • (remarques personnelles: Actuellement le i-mode a été supplanté par l'internet libre et non captif. Cependant, j'observe que Apple est exactement en train de refaire la même chose avec les iPhones. Les applications sont également payantes et rétribuées selon la même proportion. Apple jouant le rôle de distributeur que jouait à l'époque DoCoMo. L'histoire se répète 10 ans plus tard !)
  • Ce qui marche super bien au Japon, et dans la plupart des pays du monde (sauf aux usa), c'est le système de SMS. Ce qui était au début un gadget pour envoyer quelques caractères dans une trame vide de la voie de signalisation est devenu un des principaux service des télécoms, ainsi que toute une culture.
  • L'auteur a observé les débuts du SMS tant au japon qu'en finlande et il y a vu les mêmes comportement chez les jeunes.
  • Le SMS est là pour maintenir un lien avec sa communauté. (de 3 à 5 personnes)
  • Le SMS est un moyen de créer un lieu privé pour ses amis sans que les parents ne soient présent dans ce lieu.
  • Cet aspect est particulièrement vrai au japon où les maisons sont très petites, où la hiérarchie familliale laisse peu de liberté aux jeunes. D'une manière générale, les japonnais vivent beaucoup dans des lieux publics ou très peuplés. Le téléphone mobile permet donc de créer un lieu privé pour sa propre communauté.
  • Aux USA, les gens vivent dans de grandes maisons privés, se déplace dans des voitures privées (contrairement aux métros bondés de Tokyo). Ainsi les Etats-uniens ressente moins le besoin d'avoir des lieux privés. Ils en ont déjà. Donc le SMS a moins pris.
  • Surtout le SMS est techniquement moins bon aux USA surtout à cause de la politique de tarification et l'incompatibilité entre les différents opérateurs ! Ceci du à une culture de compétition et d'intérêts privé. Les Etats-uniens ne savent pas collaborer !
  • Avoir une téléphone mobile c'est appartenir à la tribu du pouce !
  • La relation au temps change pour les membres de la tribu du pouce. Le temps est devenu coulant. (j'avais déjà écris un article à ce propos il y a quelques mois...) Quand une communauté est tout le temps connectée, tout le monde est tout le temps là. Il n'y a pas besoin de prévoir de rendez-vous. Il suffit de demander à l'autre où il se trouve si l'envie d'une rencontre physique se fait sentir. Ainsi, le tabou n'est plus d'arriver en retard, le tabou est d'être déconnecté !
  • En japonnais, on parle de Keitai pour désigner les téléphones. En finlande on parle de känny, un diminutif du mot main.
  • Au japon, c'est l'i-mode qui est à la mode. En finlande, c'est le berceau de la culture libre, de Linux, de l'IRC.
  • Marc A. Smith est un spécialiste des communautés virtuelles. Il définit que l'avenir est aux biens communs.
  • Les communautés virtuelles permettent de partager des ressources plus facilement que ce qu'on faisait auparavant.
  • Le biens communs sont des bien que tout le monde a le droit d'utiliser, même si l'on a pas contribuer à la création du bien.
  • Marc Smith fait remonter l'origine du concept de bien commun au temps des chasseurs dans la savane. Quand des chasseur par la ruse et la collaboration ont enfin réussi à chasser des grands animaux, il y a tout de suite eu beaucoup trop de nourriture à disposition pour les seuls chasseurs. La conservation de la viande étant impossible, on a autorisé les gens qui n'avaient pas contribué à la chasse à également profiter de cette nourriture. Ainsi on a fait profiter toute une communauté d'un bien commun. Ce partage a été profitable à tous étant donnée que les plus faible en chasse ont également pu survivre et contribuer par d'autres manière qui avant n'étaient pas encouragées.
  • Dans la gestion de tout bien commun, il peut y avoir des problèmes. Elinor Ostrom a étudié de nombreux cas de gestion de biens communs dans le monde entier et particulièrement dans la gestion des Alpages et des systèmes d'irigation dans le Haut-valais en Suisse.
  • Dans toute gestion de bien commun qui fonctionne on remarque qu'il y a des règles claires qui définissent le fonctionnement. Il y a une surveillance mutuelle pour éviter les abus, il y a un système où les gardiens reçoivent une prime si ils trouvent un resquilleur. Dans tout ces cas de gestion de bien commun. On observe que la réputation est une valeur importante. Les gens font attention à leur image.
  • Voici les valeurs des hackers de années 1960. Avant que le nom de hacker soit connoté négativement. Hacker devrait toujours se traduire par bidouilleur. L'accès aux ordinateurs devrait être illimité et intégral. Si vous rencontrez un problème, n'attendez pas qu'on le résolve pour vous. Toute information devrait être gratuite. Méfiez vous de l'autorité, faites avancer la décentralisation.
  • Selon ces dernières valeurs, les hacker ont tout inventé dans le domaine de l'informatique et des réseaux. (unix, internet, le web, wikipedia..) Ce sont des valeurs de collaboration de mise en commun de ressources pour le bien de tous. Dans les réseaux, c'est surtout le fait de relayer les messages des autres. Chacun n'est pas obligé d'avoir son propre réseau. Il est possible d'utiliser le reseau des autres pour ses propres utilisations. Mais pour ça il faut participer au bien commun, il faut aussi donner pour recevoir.
  • Pour illustrer les bénéfices de la collaboration, il existe de nombreux jeu, dont le très connu dilemme du prisonnier et ses variantes, la poule mouillée, etc..
  • Robert Axelrod a observé dans un concours de jeu de collaboration que la meilleure stratégie est le Donnant-donnant.
  • On retrouve cette stratégie dans beaucoup de comportement sociaux. Et même dans l'évolution des espèces.
  • ...
  • Dans la même veine d'outils de collaboration. L'étape suivante après, les OS, l'internet, le web, c'est l'étape du grid computing: le concept de partage de puissance de calcul. Ce concept a été popularisé surtout par le projet SETI@home. Il y a de nombreux ordinateurs qui ne font rien dans le monde, qui sont en quasi vieille, qui ne sont pas utilisé à leur plein potentiel. Donc on partage des données et l'on réparti la puissance de calcul. Actuellement, il existe de nombreux cluster de calcul dans tous les gros datacenter. Mais il faudrait développer ce concept à tout ordinateur. Mais pour ça, c'est toujours un problème d'accepter la collaboration. Si je t'aide en te fournissant de la puissance de calcul quand je peux, toi aussi tu me rendras la pareil quand j'en aurai besoin. Toujours la stratégie du donnant-donnant.
  • L'étape suivante qui est observé est le p2p. Les partages d'information de pair à pair. C'est napster qui a popularisé le principe. Le problème c'est que cette nouvelle façon de partager des informations sur son disque dur via un réseau entre en conflit avec les lois sur le droit d'auteur qui ne sont pas conçue pour une telle technologie. Encore une fois, on a un bon principe technique, mais une règle sociale qui empêche le principe collaboratif de bien fonctionner.
  • Là où la collaboration fonctionne, c'est là où il n'y a pas besoin d'un altruisme très développé pour que le sytème fonctionne.
  • Des services comme les p2p sont pénalisés souvent car il y a peu de gens qui mettent à disposition et beaucoup qui veulent profiter. C'est la tragédie des biens communs.
  • Ces dernières années de nouveaux services sont apparus qui arrivent à utiliser un système collaboratif de telle manière que la tragédie des biens communs ne soit pas la règle.
  • C'est surtout dans le domaine de la gestion de l'information par recommandation d'article pouvant intéresser les gens en observant des habitudes d'autres personne que ce principe de collaboration fonctionne. L'auteur cite des applications comme celle d'Amazon ou eBay.
  • Cory Doctorow est fan de figurines Disey qu'il achète sur eBay. Après avoir expérimenté les requêtes très compliquées que le système de recherche a de la peine à exécuter. Il a développé des scripts simples qui observent ce que cherchent les gens qui s'intéressent aux mêmes objets. Ainsi le système propose des objets auxquel Cory n'avait même pas pensé.
  • Depuis ces temps anciens, le concept s'est bien développé avec des sites qui n'existaient pas au moment où le livre a été écrit.
  • Last.fm est certainement un des plus efficace. Automatiquement la musique que l'on écoute est "scrobblée", elle est transformée en statistique. Puis l'application est capable de proposer une radio composée uniquement de musique susceptique d'être appréciée de l'utilisateur.
  • Facebook uses et abuse presque de système de recommandation. Il y a toujours, les gens que vous connaissez certainement, les photos de vos amis que vous n'avez pas encore regardé. Les posts les plus populaires écrits par vos amis. Sans oublier, la publicité bien ciblée ! Grâce aux interactions des utilisateurs le système est capable de connaitre les habitudes et goûts des utilisateurs.
  • Google suggest propose déjà des résultats avant d'avoir fini de taper une requête et ceci basé sur les habitudes des autres utilisateurs et son propre historique.
  • Il y a une quantité d'information grandissante qui est disponible. Encore faut-il pouvoir la filtrer et l'afficher.
  • Dans les années 1980 et 1990. On parlait de développer la réalité virtuelle. De créer des mondes où tout est possible.
  • (pas non plus dans le livre) Des mondes comme Second Life et World of Warcraft sont des beaux exemples de mondes virtuels. Si le second semble toujours bien se porter et avoir du succès grâce aux sénario intéressant qui s'y passent. Second life, est complètement devenu has been. Il n'y a rien à faire dans un monde virtuel.
  • L'avenir est à la réalité augmentée. Superposer des informations à la réalité.
  • L'auteur ne parle pas de google maps, mais tout converge vers un tel concept. C'est la première étape. On est capable de tout géolocaliser. Avec en plus des téléphones intégrant tous des gps. Géolocaliser une information est devenu facile.
  • L'étape suivante est la présentation. L'auteur n'a pas non plus vu d'iPhone au moment où il a écrit ce livre. Mais l'on voit déjà sur ces bêtes des applications qu'il décrit: Le traducteur en direct via la caméra de l'appareil.
  • On voit que l'auteur décrit des choses qui arrive. Un bon exemple est l'application iPhone: iPie qui aide à couper des gâteaux en parts égales. Couper en 7 ou 9, c'est pas facile. Ainsi l'application superpose un cercle découpé en parts égales au dessus de l'image de la réalité. La réalité augmentée devient la réalité.
  • Ceci me fait penser au livre Rainbows end. (Rainbows end: texte intégral en anglais.) dans lequel les gens ont des vet'inf ils portent des ordinateurs comme des habits. Ils portent également des lentilles de contacts qui permettent d'afficher cette réalité augmentée. Ce livre permet d'explorer ce que peut devenir un société utilisant ce genre de technologies. Il y a des gens qui se téléportent. Qui apparaissent au milieu de nul part. Des ados qui vivent dans des skins d'une réalité parallèle... le monde d'harry potter... etc... intéressant à lire. On est pas loin de cette réalité.

Résumé du livre conscience numérique de Pierre Fraser

Résumé: Conscience numérique de Pierre Fraser

Il est possible d'acheter directement ce livre sur le site web de l'auteur au format pdf, et de le recevoir par e-mail.

Voilà quelques idées développées dans ce livre:

  • Media de masse et nouveau médias sociaux ne sont pas en opposition mais complémentaire
  • paradoxe de notre société => liberté et individualité issue du siècle des lumière qui est en opposition à la théorie des masse, le désir d'équité de l'idéal démocratique.
  • Média de masse c'est simple et accessible à tous
  • Média social, internet, il faut savoir se servir de l'outils et bien le comprendre. Donc pas accessible à tous.
  • Media de masse est normatif. Il soude une communauté selon un région géographique.
  • Media internet est individuel il renforce sa propre communauté.
  • Media de masse est un média d'offre: on consomme ce qu'on nous donne.
  • Media internet est un média de demande: on va chercher l'information.
  • Ne pas confondre information et connaissance
  • La connaissance est une information qui a été intégrée et liée par des processus de cognition à notre connaissance déjà existante.
  • Le Prof. Clifford Nass et ses collègues (Yyal Ophir et Anthony Wagner) du département de psychologie de l’Université de Stanford ont fait des études pour déterminer le fonctionnement cognitifs des gens multitâches. Ils arrivent à la conclusion que ces gens ont un déficit d'attention chronique et que dans tous les tests faits ils ont été moins bons que les gens qui ont pour habitude de faire une chose après l'autre. Les multitâches switchent facilement d'une source d'information à l'autre, mais ils n'intègrent pas cette information en connaissance.
  • Les médias sociaux accélèrent la transmission d'information mais pas leur compréhension.
  • Une infos comme la mort de Mickaël Jackson peut être comprise par tout le monde. Mickael Jakson fait partie de la culture mondiale. Une culture des médias de masse.
  • Vers la fin des années 1960 il n'y avait que 3 chaines de TV aux USA. C'était l'âge d'or des médias de masse. Tout le monde regardait la même émission en même temps. C'est le synchronisme social. Depuis les années 1970, avec le câble, il y a une prolifération des chaines de TV. Puis en même temps, une prolifération des journaux et surtout des magazines avec la baisse du coût des rotatives d'imprimerie. Depuis, régulièrement les médias de masses perdent de l'influence. Ils sont morcelé. L'arrivée du web est une continuité de ce phénomène de segmentation de la société en de multiples cultures.
  • Le Flux désigne l'échange de conversation qui circule sur internet sans forcément être rattaché à une plateforme.
  • Le web de base est une énorme base de donnée faite de liens. Mais cette BD est statique.
  • Le Flux est dynamique. Il est là en continu.
  • Les flux atom, les mises à jour et les commentaires des blogs, toutes les données disponibles hors plateformes se mettent à voyager hors de leur environnement imposé de base. C'est ainsi que le Flux se crée.
  • Il y a une telle quantité de données qui constituent le Flux qu'humainement il ne devient plus possible de suivre tout ce qui passe. Il faut donc pratiquer la compression algorithmique.
  • Notre cerveau interprète de manière logarithmique toutes les infos que l'on reçoit. De plus il compresse les données. Il ne manipule que des symbole et pas les données détaillées véritables.
  • Le language est la solution que les humains utilisent pour comuniquer de manière symbolique sans avoir à gérer les détail. (en programmation on fait pareil. On utilise des symboles dans les languages de haut niveau pour coder de l'assembleur sur microprocesseur)
  • La compression de données se fait en contextualisant les données du Flux. Sur twitter, les hashtags permettent de contextualiser un twitt pour qu'il émerge du lot.

L’avenir est au cinéma 3D

....ça c'est fait... depuis la sortie du film Avatar il est quasi certain que l'avenir du cinéma passe par la 3D.

En effet, depuis quelques temps, l'industrie du cinéma cherche à enrayer la tendance au piratage qui diminue la fréquentation des cinémas et la vente de DVD.

La 3D est une aubaine pour faire retourner les gens au cinéma.

L'industrie du cinéma a enfin compris qu'il ne fallait pas se reposer sur ses lauriers, mais innover !

Le succès d'Avatar confirme ma théorie qui dit que les gens ne se bougent pas pour la qualité, mais pour la quantité ou la nouvauté .

Ou autrement dit, les gens sont plus motivés par la nouveauté que par l'amélioration de la qualité. Cela fait des années que presque toute l'industrie du cinéma est passée au numérique. Du tournage au montage et à la distribution en DVD.

Seule la projection dans les cinémas se faisait encore majoritairement en analogique. Cela fait des années que l'industrie du cinéma tente de convaincre les propriétaires de cinéma d'installer des projecteurs numériques en leur promettant une meilleure qualité d'image. Mais rien n'a bougé..... jusqu'à l'arrivée d'Avatar et la 3D.

Le public n'en a rien à faire de voir des différences de luminosité, des taches, des griffures et les fameuses brûlures de cigarette qui ont été popularisée par le film fight club. Le public supporte aisément tout ces petits défauts de la pellicule et n'est pas prêt à payer plus pour ne plus avoir ses désagréments.

Par contre le public est prêt à payer plus pour tester la nouveauté. Le cinéma 3D numérique.

Le cinéma 3D à la maison ?

home cinéma.jpgDonc l'industrie du cinéma se réjoui de pouvoir à nouveau faire déplacer les gens au cinéma grâce à la nouveauté de la 3D. Mais est ce que ça va durer longtemps ? Est ce que l'on pourra bientôt regarder des films en 3D à la maison ?

Moi je pense que oui. On va très prochainement voir les home cinema. Passer à la 3D. Comme la télévision noir et blanc est passée à la couleur. (mais c'est un petit peu plus compliqué)

Pour assurer une démocratisation de la technologie de cinéma 3D à la maison. Il y aura probablement quelques étapes technologiques à faire. Car il y a de nombreuses manières de projeter un film en 3D. Faisons donc un petit tour des technologies de cinéma 3D.

Les technologies de cinéma 3D

Le temps des anaglyphes (lunettes vertes et rouges) est terminé. On utilise des techniques un peu plus sophistiquées pour projeter des images 3D.

"Le Rêve", appareil stéréoscopique français, 1904

Le principe de base est toujours le même et il n'est pas nouveau. Pour voir en 3D, chaque oeil doit voir sa propre version du film. Donc au moment du tournage, il y a toujours deux caméras en parallèle qui filment la même scène mais avec un décalage horizontal de 6,5cm qui est la distance moyenne entre des pupilles humaines.

En soit le cinéma 3D n'est pas une nouveauté. Il y a quelques années j'avais même déjà vu des films en 3D à Neuchâtel, notamment The revenge of the shogun women lors du NIFF. Le producteur avait misé tout son budget sur la 3D et quasi rien sur l'histoire. Bref, la 3D c'était pas top. Avec Avatar, c'est une autre dimension qui s'ouvre. C'est l'ère du cinéma 3D numérique.

Avec l'ancienne technique on utilisait deux projecteurs en parallèle pour avoir une image pour chaque oeil. Avec le cinéma 3D numérique. On utilise une seul projecteur. Mais on alterne temporellement les images destinées à l'oeil droit ou à l'oeil gauche.

Pour un cinéma

Actuellement, on trouve plusieurs techniques de cinéma 3D qui s'affrontent:

  • realD: avec des images polarisées
  • dolby 3d: avec des couleurs de base rouge, vert et bleu différentes pour chaque oeil.
  • 3D Xpand: avec des lunettes actives qui masquent pour chaque oeil l'image qui ne lui est pas destinée.

XpanD shutter glasses

Le système 3D Xpand n'est pas très pratique pour des salles de cinéma. Avec 400 places, il faut 400 paires de lunettes ! Il faut les nettoyer. Ce sont des lunettes bourrées d'électronique. Il y aura facilement des pannes. Ce n'est pas la bonne technologie pour des cinémas. En revanche c'est probablement la plus simple pour la maison. On y reviendra.

Pour les cinémas, la technologies Dolby 3D semble être sympa, mais elle requiert des filtres assez complexes pour filtrer par interférence les longueurs d'onde des couleurs qui sont destinées à l'autre oeil. Le filtre est un mille-feuille de 50 couches et il atténue pas mal la lumière. Moi j'étais au premier rang, je n'ai pas remarqué, mais il semble que si l'on est loin de l'écran, la luminosité n'est pas terrible. Surtout que le projecteur numérique a déjà moins de luminosité qu'un projecteur pour film argentique.

RealD glasses.

Le système qui semble le plus populaire pour les cinémas, c'est le système de reald qui fonctionne avec une lumière polarisée. Chaque oeil reçoit l'image qui lui est destinée par l'intermédiaire d'une paire de lunette avec des verres polarisés. Les lunettes sont moins complexes et donc moins chères.

La subtilité de la lumière polarisée, c'est que dès qu'elle est réfléchie, elle risque de changer de polarisation. Ce qui n'est pas du tout ce que l'on veut si l'on projette l'image sur un écran !

Donc l'écran doit être spécial pour utiliser un système reald. Il est fait avec de l'argent ou de l'aluminium pour réfléchir la lumière sans changer sa polarisation. (de toute façon avec un projecteur numérique qui émet moins de lumière il faut changer l'écran)

Pour aller plus loin dans la technique: lire le pdf détaillé du fonctionnement du système 3D de RealID

Pour la maison

Si dans les cinémas, la 3D semble être à maturité, pour ce qui est des technologies utilisables à la maison. Rien n'est encore joué.

Ce qui est certain, c'est qu'il faudra se ré-équiper. Mais avec quoi ? Il y a plusieurs possibilités:

Dans un avenir très proche, le système qui va l'emporter est certainement celui pour lequel il y a le moins de matériel à changer. Donc c'est probablement un système de lunettes à obturation comme celui de Nvidia qui va se populariser.

Si dans un cinéma devoir gérer des centaines de paires de lunette active pose un problème, à la maison gérer juste quelques paire semble tout à fait possible.

L'étape suivante sera certainement l'écran LCD à lumière polarisée. Actuellement il n'existe que l'écran Zalman Trimon. Mais dans un proche avenir d'autres écrans de ce type vont arriver.

Ainsi seules de simples lunettes polarisées sont nécessaires pour regarder un film 3D.

Puis l'étape ultime sera l'écran autostéréoscopique comme celui d' Alioscopy. Cependant on ne verra pas ce genre d'écran  pour le grand public avant 2015. Actuellement les prix sont prohibitifs. On ne trouve ce genre d'écran uniquement dans des aéroports chinois comme écrans publicitaires !

Les formats

Vu qu'il y a de nombreux systèmes, il y a aussi de nombreux formats de films 3D. ça va être de plus en plus la jungle pour convertir des formats et pouvoir les lire sur le bon lecteur dans le format approprié.

On trouve déjà des programmes qui permettent de convertir ou de lire différents formats de film 3D.

L'industrie du cinéma va aussi probablement utiliser l'argument de la 3D pour lancer le nouveau support de donnée BlueRay qui peine à décoller, la plupart des gens de voyant pas l'avantage par rapport au DVD. Comme pour les cinémas, c'est l'effet nouveauté qui va être mis en avant pour vendre des blueRay.

On verra si le BlueRay décolle. Si ce n'est pas le cas, c'est que l'ère des supports de données physique est révolue et que c'est le téléchargement via internet qui est le moyen le plus utilisé par l'utilisateur lambda. Mais ça ne me semble pas encore être le cas.

Rupture de stock de matériel pour cinéma 3D

Cela fait quelques temps que le cinéma numérique en 3D progresse gentiment, car il y a de plus en plus de films qui sont potentiellement visible en 3D. ( Coraline, L'age de glace 3, Là-haut, Numéro 9, Destination finale 4...)

Mais c'est seulement à l'occasion de la sortie de Avatar que la plupart des cinémas se sont équipés de système de projection 3D. Beaucoup de cinémas se sont donc équipés pour la 3D à l'occasion de la sortie d'Avatar qui s'est faite pratiquement le même jour partout dans le monde. (le 16 décembre 2009 à Neuchâtel)

La question que je me pose est: Est ce que cette soudaine demande en installation de cinéma 3D a posé des problèmes aux sociétés qui fournissent et installent les installations 3D ?

Est ce qu'il y a eu des ruptures de stock ? Des cinémas qui n'ont pas pu être équipé à temps d'un système 3D ?

Il semble qu'il y a eu des ruptures de stock de lunette 3D. Mais je n'ai eu aucune source m'indiquant qu'il y a eu une rupture de stock de projecteur.

Pourtant l'étrange expérience que j'ai faite à Neuchâtel me montre que c'est peut être le cas.

Changement de système de projection 3D à Neuchâtel

Le 21 décembre 2009, je suis allé à Neuchâtel au cinéma des Arcades pour voir Avatar. J'y ai vu le film avec des lunettes Dolby 3d. Des lunettes avec filtre de couleurs.

Quelques jours plus tard, en discutant avec mon ami kiki. Nous avons découvert qu'il est allé voir le film le 29 décembre au même endroit, mais qu'il n'a pas eu les mêmes lunettes !

Le système en place était le système de RealD avec des lunettes polarisées.

Pourquoi changer de système juste deux semaines après l'installation ?

Est ce que c'est par ce que le système Dolby 3D est jugé décevant par rapport au système RealD ?

Où est ce que c'est par ce qu'il n'y avait pas de système RealD disponible pour la sortie d'Avatar et qu'il a fallut installer temporairement un système Dolby 3D?

Vital Epelbaum.jpgPersonnellement je penche pour la seconde solution.

Simplement, par ce que dans le journal de la télévision régionale canal alpha du 15 décembre 2009, Vital Epelbaum, le propriétaire des cinémas de Neuchâtel déclare que l'on pourra acheter les lunettes. Mais seulement dans quelques jours !

En effet, lorsque je suis allé voir Avatar, je n'ai pas eu le choix d'acheter mes lunettes dolby 3d, alors que deux semaines plus tard il était possible d'acheter les lunettes polarisée RealD.

Cette petite phrase de Vital Epelbaum me fait penser qu'il savait que le système serait changé entre temps !

Si quelqu'un à des infos à ce sujet, je suis preneur.
En attendant, bon film.... en 3D.

Après Avatar, c'est certainement le très attendu Alice au pays des merveilles qui va encore plus populariser le cinéma 3D... on en reparle dans un mois !

Navigation au sein des articles

1 2 3 7 8 9 10 11
Remonter