cinéma en 3d

Cinéma en 3D

Les technologies

Actuellement (début 2010), il y a 3 technologies qui s'affrontent.

  • reald: avec des images polarisées
  • dolby 3d: avec des couleurs de base rouge, vert et bleu différentes pour chaque oeil.
  • 3D Xpand: avec des lunettes actives qui masque pour chaque oeil l'image qui ne lui est pas destinée.

Le système 3D Xpand n'est pas très pratique pour des salles de cinéma. Avec 400 places, il faut 400 paires de lunettes ! Il faut les nettoyer. Il y aura facillement des pannes. Ce n'est pas la bonne technologie pour des cinémas. En revanche c'est probablement la plus simple pour la maison. On y reviendra.

Pour les cinéma, la technologies Dolby 3D semble être sympa, mais elle requiert des filtres assez complexes pour filtrer par interférence les longeurs d'onde des couleurs qui sont destinées à l'autre oeil. Le filtre est un mille-feuille de 50 couches et il atténue pas mal la lumière. Moi j'étais au premier rang, je n'ai pas remarqué, mais il semble que si l'on est loin de l'écran, la luminosité n'est pas terrible. Surtout que le projecteur numérique a déjà moins de luminosité qu'un projecteur pour film argentique.

Le système qui semble le plus populaire pour les cinémas, c'est le système de reald qui fonctionne avec une lumière polarisée. Chaque oeil recoit l'image qui lui est destinée par l'intermédiaire d'une paire de lunette avec des verres polarisés. Les lunettes sont moins complexes et donc moins chères.

La subtilité de la lumière polarisée, c'est que dès qu'elle est réfléchie, elle risque de changer de polarisation. Ce qui n'est pas du tout ce que l'on veut si l'on projette l'image sur un écran !

Donc l'écran doit être spécial pour utiliser un système reald. Il est fait avec de l'argent ou de l'aluminium pour réfléchir la lumière sans changer sa polarisation. (de toute façon avec un projecteur numérique qui émet moins de lumière il faut changer l'écran)

Tous les détails sur le site web:

http://tpe3d.e-monsite.com/accueil.html

 

A neuchâtel

A l'occasion du film avatar, deux salles à Neuchâtel et à la Chaux-de-fonds ont été équipée de projecteurs 3D.

Le 16 décembre 2009, la première projection 3D publique a eu lieu. Cependant j'avais déjà vu des films en 3D à Neuchâtel, notamment The revenge of the shogun women lors du NIFF. Mais ce film ne fonctionnait pas du tout sur le même principe. D'ailleurs il était nul ! C'est pour ça qu'il était présenté ! Le producteur à mis tout son budget sur la 3D et quasi rien sur l'histoire. Bref, la 3D c'était pas top. Avec Avatar, c'est une autre dimension qui s'ouvre.

J'ai vu Avatar le 21 décembre 2009. Le système utilisé était celui de Dolby 3D avec des couleurs. Le 29 décembre un ami est retourné au même endroit et il a eu droit à des lunettes polarisée pour le système reald ! Il semble que c'était le premier jour après le changement !

Pourquoi avoir changé de système 2 semaines après la sortie du premier ?? C'était un système de remplacement en attendant le système définitif ?

A la maison

Est ce que l'on peut aussi regarder des films en 3D à la maison ?

Enfin, depuis de nombreuses années, les cinémas on repris une longueur d'avance sur les home cinéma. Il était devenu tellement facile de se faire un cinéma de meilleure qualité à la maison avec un bon beamer. C'était le comble, avec une majorité de cinéma encore équipés de projecteurs argentiques, le cinéma numérique de la maison était meilleur.

Maintenant l'innovation est là. ça relance la course ! Bien !

Donc que peut on faire à la maison ?

Avec le matériel courant, pas grand chose !  Quelques vieux anaglyphes. (rouge et vert)

Sinon, il faut se rééquiper, mais avec quoi ? Il y a plusieurs possibilités:

  • Le projecteur 3D
  • Les lunettes à obturation. Nvidia propose des lunette de ce type avec une cartegraphique qui décode les films 3d
  • Un écran polarisé et des lunettes polarisées simples. (mais pas la même polarisation que pour le cinéma !  circulaire et non linéaire) Dans le genre, il existe l'écran Zalman Trimon.
  • L'écran autostéréoscopique (genre Alioscopy). Il n'y a pas besoin de lunette pour le regarder !

Tous les détails sur ce site:

http://tpe3d.e-monsite.com/rubrique,les-lunettes-a-obturateur,505574.html

Conclusions

Le cinéma en 3D est là. Pour éviter le piratage l'industrie du cinéma va tout sortir en 3D ces prochaines année. C'est finalement la 3D et pas la qualité d'image qui a poussé les cinémas à s'équiper de projecteurs numériques. Ce qui confirme ma théorie qui dit que les gens ne se bougent pas pour la qualité, mais pour la quantité.

Avec du numériques, les cinémas pourront se lancer dans d'autres événements que les projections de film. Il pourront profiter de faire des retransmissions numériques en direct comme des concerts ou du sport. Est ce que lors des multiples événements sportifs de 2010 on verra ce genre de chose ? (JO, coupe du monde de foot et coupe de l'américa)

La 3D à la maison ça va venir. Dans les premières année, il me semble que les lunettes à obturation pourront avoir facilement du succès, vu qu'il suffit d'un équipement qui synchronise l'obturation avec le film. Pas besoin de changer d'écran !

Peut être que de plus nombreux constructeurs vont se lancer dans les écrans 3D ?

Quand la technologies sera vraiment au point et pas chère. On verra des écrans autostéréoscopiques partout. C'est le plus agréable. Il n'y a pas besoin de lunette.

D'ici là il faudra se mettre d'accord sur les formats de film en 3D.

Sur ce site, on trouve déjà quelques infos sur les player et format de vidéos 3D:

http://www.berezin.com/3D/sp_features.htm

Quelques liens:

Premier pas avec un iLiad

Premier pas avec un iLiad

Grand fan du concept du papier électronique depuis de nombreuses années... (je me suis sérieusement intéressé au sujet depuis 1999).... J'ai sauté sur l'occasion dès que j'ai appris la commercialisation d'un véritable papier électronique. J'ai donc fait l'acquisition fin décembre 2006 de l'iLiad d'iRextechnologie.

L'iLiad est ce que l'on peut appeler un livre électronique. En très bref, c'est une boite qui contient un mémoire pour mettre toute sa bibliothèque et du papier électronique, basé sur la technologie d'e-ink pour afficher les livres.

Je suis persuadé que le papier électronique a un énorme avenir. On est à l'aube d'un nouveau bond de la révolution numérique. Ce bon va être encore plus spectaculaire que les précédents. Le papier électronique permettra une mobilité encore accrue de l'information. Et surtout une meilleure symbiose entre le monde de l'information numérique et le monde humain.

Le papier électronique est une avancée majeure en tant qu'interface homme machine.

Bref, assez parlé de ces quelques réflexions sur l'avenir du monde numérique... passons à mes essais de l'iLiad !

Réception et installation

Après 3 semaines d'attente une fois ma commande passée sur le site d'iRex.... UPS arrive enfin avec un joli paquet...

Il est donc temps d'ouvrir le paquet et de découvrir le magnifique écrin dans lequel se trouve la bête. Une fois la boite ouverte, il y a, à l'intérieur, un feuille de papier (tout ce qu'il y a de plus ordinaire) qui donne les infos en image pour faire ses premiers pas avec l'iLiad.

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  • vérifier le contenu... entre autre les 3-4 modèles d'adaptateur secteur pour tous les pays du monde !
  • Brancher l'iLiad à une prise électrique pour recharger les accus, pendant au moins 3 heures !
  • Enfin, allumer la bête.
  • découvrir l'usage des différents bouton.
  • Lire le guide d'utilisateur rapide... et le complet (un peu plus tard)
  • s'amuser un peu avec le stylet pou prendre des notes.
  • s'inscrire se créer un compte sur le site d'irex pour obtenir un mot de passe.
  • entrer les paramètres réseau pour se connecter sur le net (via wifi pour moi)
  • entrer les paramètres d'identification du compte irex.
  • faire les dernières mise à jour de l'os via le wifi.

Il est donc temps de suivre les indications pour que tout se passe bien !


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Le contenu est donc là... Mon iLiad reçu à midi pile... a passé l'après-midi en charge. Puis j'ai enfin pu allumer la bête et observer pour la première fois en vrai la texture du papier électronique. Grand moment !

Puis c'est le moment de jouer un peu avec la bête, de lire les pdf qui constituent le guide de l'utilisateur, et de s'extasier devant le bouton/barre qui permet de tourner les pages.


Affichage en plein soleil

2006_12_29_22_14_IMG_4807.jpg Puis j'ai du vérifier un des principaux avantages du papier électronique: sa parfaite visibilité en plein soleil !

C'est effectivement étonnant pour nous autres homo technologicus habitués à la texture de l'affichage sur écran LCD !

Le papier électronique adore le soleil ! ... la visibilité est meilleure en plein soleil que dans l'ombre ! Allez je vous montre le résultat en photo.

Sur cette photo, pour la petite histoire, c'est un rapport de l'ESA (agence spatiale européenne) qui étudie les idées issues de la littérature de science fiction pour trouver des nouvelles technologies applicables au domaine spatial.

Un écran LCD doit avoir un rétro éclairage pour que son contenu soit lisible. Ce qui est un sérieux désavantage en cas d'utilisation d'un ordinateur en plein soleil!

Le technophile actuel, accro au LCD est une personne de l'ombre. Avec l'avènement du papier électronique, il est enfin possible aux adeptes de la lecture numérique de prendre un peu des couleurs et de pouvoir profiter du soleil et des terrasses !

Et la nuit ?

Et oui... ce fut tout d'un coup une des inquiétudes de mon collègue à qui je montrais mon nouveau joujou... et la nuit, tu fais comment pour lire? Il y a un quand même un rétro-éclairage ??

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.. et bien non! .. l'iLiad ne dispose pas d'un rétro éclairage intégré. C'est comme avec un bon vieux bouquin, il faut avoir une lampe de poche à disposition! Mais ça ne me dérange pas. D'autant plus que j'ai trouvé la parade.

En effet, j'ai plongé dans ma malle magique contenant tous mes gadgets de geek et j'ai trouvé l'accessoire indispensable à tout lecteur noctambule d'iLiad ! ..... la lampe de poche USB !

Et oui, l'iLiad disposant d'un port USB, il suffit de brancher la lampe dessus.. et c'est parti pour des heures de lectures nocturne (bémol, la lampe vide aussi les accus).


Remplir sa bibliothèque

L'iLiad est un livre électronique, mais c'est également une bibliothèque entière !

L'iLiad dispose d'une mémoire interne de 128Mo qui peut être remplie via une connexion USB sur un ordinateur. Si cette mémoire est trop faible (pour du texte, c'est déjà pas mal) l'iLiad dispose de slot pour accueillir des cartes mémoire mmc, (donc sd) et compact flash.

Les formats que l'iLiad est capable de lire sont le pdf et l'html. J'ai donc entrepris une expédition archéologique sur le disque dur de mon ordinateur pour retrouver tous les textes, livres, rapports et documents en tous genres en html et pdf afin de les lire sur papier électronique.

J'ai retrouvé 250Mo de documents qui attendaient (parfois depuis des années) d'être lu. La taille mémoire étant trop importante pour la mémoire interne de l'iLiad, j'ai cannibalisé une carte mémoire SD de 512 Mo provenant de mon appareil photo, pour y mettre ma nouvelle bibliothèque numérique.

Puis, après les entrailles de mon disque dur, j'ai également joué au rat de bibliothèque numérique pour dégotter des oeuvres rares qui désireraient trouver une nouvelle vie sur du papier électronique.

Il existe quelques bibliothèques intéressantes sur le web, pour obtenir des livres qui sont dans le domaine public et donc gratuit. J'ai tenté de faire une liste des meilleures adresses. On peut citer déjà, la bibliothèque nationale de France et le projet gutenberg pour les plus fourni.

Un livre tombe dans le domaine public 70 après la mort de son auteur, donc il va de soit que les livres ainsi obtenus ne sont pas les dernières sorties de l'année ! Mais ce n'est pas forcément un problème, des livres comme Alice au pays de merveilles ou 20000 lieues sous les mers sont indémodables !

C'est ainsi que j'ai ajouté une édition de 1913 des liaisons dangereuses à ma bibliothèque numérique.

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Html ou pdf

Comme je l'ai dis plus haut, l'iLiad est capable de lire de l'html et du pdf. Mais que choisir ? Souvent, on ne choisi pas vraiment le format dans lequel on reçoit le document à lire. Cependant, il est toujours possible de faire des conversions.

Le pdf est un format très pratique, car il garde la même apparence partout. Cependant, c'est également un désavantage. Le pdf est un format issu du monde de l'imprimerie, il est donc lié à une taille de papier. Taille qui est souvent A4. L'iLiad a un écran qui est relativement petit. il est plus proche du A5 que du A4, donc, afficher un document pdf conçu pour une taille de papier A4 revient à afficher une miniature qui est difficilement lisible.

Le mieux est donc de concevoir un pdf de la bonne taille. manybooks.net est une bibliothèque en ligne qui fournit des pdf conçu pour l'iLiad ce qui est très pratique.

Pour les pdf, de taille plus grande, il est toujours possible d'utiliser le zoom de l'iLiad, mais ce n'est pas toujours très agréable. C'est à tester au cas par cas.

Pour ce qui est de l'html, c'est un format très pratique, le contenu s'adapte aux capacité de l'affichage, et il est possible de varier la taille du texte. Il est également possible de créer une feuille de style adaptée à l'iLiad, ce qui permet de personnaliser l'apparence du contenu!

En revanche, là où le bât blesse avec l'html, c'est dans le cas d'un long texte qui se trouve dans un fichier unique. L'iLiad ne voit toujours qu'une seule et unique page, il n'est donc pas possible de mémoriser précisément le paragraphe en cours de lecture si celle-ci est interrompue. Comme je ne connais pas grand monde qui est capable de lire un livre de plusieurs centaines de page d'une seule traite, c'est un problème qui est de taille !

La parade est de concevoir un fichier html avec une table des matière détaillée faite de liens qui permettent d'accéder directement a un découpage précis de chapitre court. Le problème de cette technique réside dans la création de cette table des matières, les documents disposants d'une telle structure ne sont pas légions !

Un bon compromis est donc probablement de disposer d'un document html personnalisé à l'aide d'une feuille de style, puis de convertir ce document en pdf pour le lire sur l'iLiad. Cette technique permet une personnalisation de l'apparence du contenu tout en disposant de la mémorisation de la page courante sur l'iLiad.

Personnellement, j'utilise aussi l'iLiad pour lire les articles que j'écris sur ce site. Je me suis créé une feuille de style adaptée à l'iLiad et le moyen d'enregistrer les pages dans un html adapté (taille du texte plus grande, marge gauche droite, pas de menu, couleur de liens adapté 16 niveaux de gris). Voir cette page en version iLiad.

Journaux

La lecture de journaux sur papier électronique est une des applications dont iRex tente de faire la promotion. l'iLiad est conçu pour télécharger tous les jours une nouvelle version d'un journal et le lire sur papier électronique.

C'est une utilisation du papier électronique qui est très alléchante, mais qui pour l'instant reste très peu pratique. En effet, la plupart des journaux ne proposent pas d'édition électronique qui adaptée à ce que l'iLiad est capable d'aficher. Souvent, les journaux sont de grande taille. Le document pdf qui est donc la source de ce qui est imprimé est adapté à cette taille qui est gigantesque par rapport à l'affichage dont dispose l'iLiad.

La lecture de journal en usant et abusant du zoom est assez désagréable, et donc ne risque pas de se populariser dans les conditions actuelles.

Les quotidiens gratuits ont en général un format papier qui est beaucoup plus petit, les journaux gratuits sont donc souvent plus lisibles sur l'iLiad !

Dans l'idéal, il est possible de créer une édition du journal adaptée à l'iLiad. Il s'agit de multiple fichier html. La une présente les articles en gros de loin... et en cliquant sur les articles ils deviennent visible en grand.

Ce format là est parfait, mais à ma connaissance, seul le journal chinois, le Yantaï Daily, propose depuis peu ce genre de format. Mon chinois n'était pas très étendu, j'aimerai bien qu'une journal francophone se lance dans ce défi !

Je reste persuadé qu'il y a un bon potentiel. Qu'une fois affranchi des lourdeurs et des contraintes de l'impression et de la distribution de kilo de papier, un journal peut devenir gratuit et proposer un contenu rédactionnel de qualité. La publicité devrait suffire à financer un travail journalistique de qualité.

Il ne reste plus qu'à équiper massivement la population de papier électronique! Cela semble compliqué, cependant, une fois la couleur disponible et la possibilité de pouvoir rouler des grandes surfaces de papier dans des rouleaux de petites taille, je ne vois pas ce qui pourrait retenir une diffusion massive de papier électronique, tellement cette technologie est prometteuse !

22 Feb 2007

L’informatique orientée services…

A l'origine de l'informatique, un ordinateur n'était qu'une grosse machine à calculer capable de faire très vite des calculs simples.

A chaque utilisation de la machine, on écrivait le logiciel qui allait avec.

La philosophie était simple: Pour utiliser un ordinateur, il fallait savoir programmer !

Il y avait très peu d'ordinateur pour beaucoup de monde.

Puis, le système d'exploitation est arrivé. Un programme qui reste toujours sur la machine est chargé de gérer les entrées/sorties de donnée, les périphériques, la mémoire etc… En bref, c'est un programme qui permet à l'utilisateur de ne plus avoir à se préoccuper de la machine, il ne doit plus se préoccuper que de son propre programme.

Ensuite, on a perfectionné le système d'exploitation pour lui permettre de faire croire à l'utilisateur que plusieurs programmes peuvent être utilisés en même temps.

Par manque d'ordinateurs, on a aussi permis au système d'exploitation de gérer plusieurs utilisateurs.

Nous avons donc plusieurs utilisateurs qui utilisent plusieurs programmes sur une seule machine.

Ensuite, la micro-informatique est née.

Le prix des ordinateurs a chuté, un ordinateur est devenu une machine abordable pour un particulier.

Le système d'exploitation capable de gérer plusieurs utilisateurs est tombé dans la désuétude. l'ère de l'ordinateur personnel est arrivée, l'ère du PC (Personal Computer).

Les systèmes d'exploitation habituels ont été abandonnés au profit d'autres.

Un certain Bill Gates à très bien compris la chose et a réussi à imposer "son" système comme système de référence.

Il avait compris que le logiciel allait prendre le dessus sur le matériel. Fait auquel les gens de chez IBM ne croyaient pas.

Dans les années suivantes, les systèmes d'exploitation destinés à des ordinateurs personnels, n'ont fait que de grandir et d'intégrer de plus en plus de fonctions.

Maintenant, pour être un utilisateur, il n'est de loin plus nécessaire de savoir programmer.

Puis, est arrivé le World Wide Web. Premier service internet à dépasser le cercle des initiés aux réseaux informatiques.

De l'information en provenance du monde entier est disponible dans le foyer de chacun via un navigateur Web.

Les systèmes d'exploitations ré-intégrent les fonctionnalités réseaux qui avaient été abandonnées avec l'arrivée du PC.

Les applications en réseau deviennent de plus en plus nombreuse, les gens se "connectent".

Une refonte des systèmes d'exploitation de PC est observée.

De fonctionnalité annexe en option, les piles de protocoles réseau deviennent des fonctions de base intégrées dans les noyaux.

Le concept de multi-utilisateurs revient. Cependant, il n'est plus utilisé pour partager une même machine. Il est plutôt utilisé pour partager des données réparties sur plusieurs machines.

Le web est devenu plus qu'une source d'information statique. Le web, (ou plutôt le couple HTML navigateur web) est devenu le premier système d'interface graphique universel.

Le commerce électronique est lancé, toutes les entreprises utilisent des portails web pour partager les données et faire leur gestion d'entreprise.

En plus de sa mission de mise à disposition d'informations, le web est bricolé pour fournir des services.

Parallèlement à toute cette évolution de l'informatique, la téléphonie à aussi évoluée. On est passé de l'ère du téléphone fixe à l'ère du téléphone mobile.

Téléphoner, ce qui ne se faisait que depuis un endroit précis est fait depuis partout. Les gens sont mobiles. Il communiquent plus. Ils sont en réseau.

La téléphonique est en voie d'être fusionnée avec le monde des réseaux informatique. Les mêmes services sont proposés via une plateforme ou l'autre.

La parole n'est plus le seul service proposé par les opérateurs de téléphonie. le transfert de données prend de l'ampleur. Le téléphone se rapproche de l'ordinateur.

Au début de l'informatique nous avons donc une seule machine partagée pour beaucoup de monde.

Ensuite, nous avons le boum de l'informatique avec le PC. Nous avons une machine par personne.

Puis le nombre de machine augmente encore, chaque appareil ménager a son microprocesseur. Les fonctionnalités réseau se développent de plus en plus.

Et nous passons du présent à une projection dans l'avenir…

Dans l'avenir, il se pourrait que le nombre de machine dépassent le nombre d'utilisateurs. Mais que paradoxalement, le nombre d'utilisateurs par machine augmente aussi énormément !

L'avenir est à l'informatique des services. Chaque machine propose un service à une énorme communauté d'utilisateurs.

Chaque utilisateur compose son application comme il l'entend avec des services qui lui sont disponibles via un réseau informatique.

Actuellement, les applications sont figées, elle fonctionnent sur une seule machine. Eventuellement, elles utilisent une connexion réseau pour aller chercher des informations ailleurs. Tout au plus, une application est capable de se mettre à jour via un réseau.

A l'avenir, une application sera dynamique. Une application sera un assemblage de diverses fonctions. Une application pourra mettre ensemble et faire des corrélations entre des fonctions qui n'aurons pas du tout été prévues pour être reliées. Les possibilités de créer d'autres macro-fonctions sont colossales.

Un service peut non seulement être une "brique" informatique et faire du traitement d'information comme c'est le propre de l'informatique. Mais un service, peut également être un objet; Un objet tel qu'une télévision, un frigo, une lampe, un chauffage, une radio, un store, un aspirateur, une caméra, etc …

Un service/objet est donc également une entité physique qui a un état et qui est capable de réaliser des actions.

Dans le modèle classique de l'informatique, un ordinateur ne communique qu'avec très peu d'objets physiques. Ce sont en général ce que l'on appel des périphériques et qui sont l'écran (quoi que presque assimilé à l'ordinateur), l'imprimante, le scanner, l'appareil photo, etc … Et j'ai fait le tour des plus courants. Dans la philosophie chère à Apple fabriquant de matériel et logiciel, un Mac est selon leur slogan "un hub numérique…".

Cela signifie que pour les gens de chez Apple, un ordinateur est la pièce maîtresse du puzzle. Que c'est la seule pièces capable de faire communiquer toutes les autres ensemble. l'appareil photo ne peu communiquer avec l'imprimante, que si un ordinateur est présent !

Dans le modèle de l'informatique des services, il n'y a pas de service "maître". Nous avons affaire à une véritable démocratie de l'informatique.

Il y a une foule de services en tout genre qui communique directement entre eux.

Ce modèle permet de créer des programmes/services qui sont très simples, fiables et que l'on peu tester de manière efficace. Au contraire d'un programme qui est sensé savoir tout faire et qui est de par ce fait très complexe, difficile à tester et donc peu fiable !

Le modèle de l'informatique des services permet un niveau d'abstraction supplémentaire du modèle objet.

Avec un système d'exploitation, on à fait abstraction du matériel. Avec un réseau informatique on fait abstraction de la localisation d'une ressource.

Avec un modèle de service, on fait abstraction du système d'exploitation et du réseau. Donc la seule préoccupation de l'utilisateur est de mettre ensemble les bons services pour arriver à ses fins.

Le défi actuel des programmeurs est donc de concevoir l'architecture informatique capable de rechercher et d'utiliser des services.

On appel ce genre d'architecture des SDUS, des Services de Découverte et d'Utilisation de Service.

Actuellement il en existe quelques protocoles et architectures qui vont dans ce sens. Il y a entre autre UPNP qui fait partie de Windows XP et qui est donc en position de force. Mais l'architecture qui va le plus dans le sens de l'informatique des services est JINI basée sur le langage Java.

Cette architecture repose entre autres services, sur un service d'un type particulier, c'est le service de recherche. c'est la porte d'entrée d'une fédération de services. c'est l'équivalent du moteur de recherche web qui nous permet de trouver la page web qui nous intéresse. Sans moteur de recherche, le web ne serait pas autant attractif pour faire des recherches d'information.

Le service de recherche jini est donc le moteur de recherche de services. Ce service peut être localisé à une adresse internet connue, ou être recherché par le client via une requête multicast.

Il est donc possible de penser pouvoir utiliser des services de manière contextuelle lorsqu'ils sont dans un environnement proche. Ou alors, il est possible d'utiliser des services très lointains, mais dont on connait l'adresse du service de recherche dans lequel ils sont enregistrés.

Par exemple, les services permettant de télécommander votre TV, ou d'allumer la lampe du salon, sont des services utiles principalement lorsque l'utilisateur est dans l'environnement proche de l'objet physique. Ce sont des services contextuels.

En revanche, donner à manger aux poissons lorsque l'on est en vacances, ou allumer le chauffage à distance dans son chalet de montagne sont des services distants enregistrés dans un service de recherche qui n'est probablement pas physiquement le service le plus proche de l'utilisateur.

L'utilisateur, indiquera donc probablement l'adresse du service de recherche de sa maison ou de sons chalet.

Mais ne fera pas le recherche du service de recherche le plus proche.

La recherche et la normalisation du service étant prise en compte par l'architecture, il reste au programmeur de concevoir une méthode, ou une sorte de navigateur de service (à l'instar su navigateur web) pour utiliser des services et éventuellement les assembler pour en faire des macro-services.

En bref, il faut concevoir une sorte de "système d'exploitation" de services pour faire croire à l'utilisateur que son application n'est qu'un seul bloc, alors que c'est une multitude de blocs disséminés dans les endroits les plus divers de quatre coins de la terre.

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