Notes à propos de la conférence de Patrick Viveret en décembre 2010 à Genève

C'est après avoir écouté déjà plusieurs fois cette conférence : Conférence du 2 décembre 2010 par Patrick Viveret. "Fondement et propositions pour une économie soutenable", que j'ai eu envie d'en faire un résumé écrit.

Voici également mes notes d'une autre conférence de Patrick Vivert en avril 2013, à Genève.

C'est tout de même 2h de conférence, mais c'est passionnant !

La conférence en très bref

  • Décoloniser notre imaginaire des vieux modèles qui nous aveuglent. Non à la pensée TINA.
  • Stop à la démesure => savoir accepter ses limites
  • Fin du mal être => bienvenu au bien vivre ensemble.
  • Donner de l'espérance positive, de la joie de vivre.
  • Utiliser la force du désir dans l'ordre de l'être et de l'avoir. Il y a assez pour combler des besoins, mais pas les désirs.
  • Fin du cycle historique de la modernité => comment sortir par le haut ?
  • trouver le meilleur de l'humanité (il existe des techniques de discussion pour le faire)
  • Changer son rapport à l'énergie => être dans l'accueil et non dans la prédation
  • la forme est autant importante que le fond dans les débats
  • valeur = force de vie
  • richesse = puissance créatrice
  • L'économie est un sous système de nos valeurs
  • changer le rapport au pouvoir => de la conquête / domination (concurrence) à la coopération créative
  • Les coopérateurs ludiques contre les guerriers puritains
  • trépied du rêve: résistance créatrice, de la vision transformatrice, de l'expérimentation anticipatrice.
  • Question =>
  • se préoccuper de la qualité de la démocratie autant que de la quantité
  • construire la conflictualité comme alternative à la violence.
  • Que faire ? Favoriser ce qui existe déjà de bien !
  • L'économie du don est la plus massive.
  • l'argent dette c'est mal. => vive les monnaie complémentaire si l'économie du don n'est pas possible
  • Le revenu de base est le pilier d'un nouveau pacte social. Il finance les métiers.
  • Métiers (vocation) != job
  • Métier => projet de vie.

Qui est Patrick Viveret ?

Patrick viveret est un philosophe français, altermondialiste, né en 1948, auteur, docteur en science politique, co créateur des Dialogues en humanité et instigateur de monnaie complémentaires, (comme le Sol qui a été crée en s'inspirant de ses traveaux), etc... Il commence sa conférence en parlant du temps où il était conseiller référendaire à la Cour des Comptes française:

  • Derrière les comptes, il y a des contes. (expression empruntée à Paul Ricoeur)
  • La comptabilité n'est pas neutre, il y a des choix de société implicite qui sont faite derrière le système de comptabilité
  • C'est surtout les indicateurs utilisés en comptabilité qui sont des choix de société.
  • Les indicateurs comme le PIB sont dépassé, ils ne peuvent pas représenter la réalité environnementale.
  • Il y a plusieurs mouvements qui tendent à aller au delà du PIB
  • Nous avons des systèmes de représentation de la réalité économique et sociale qui nous rendent aveugles. (Joseph Stilglitz)
  • La crise actuelle économique, sociale, et environnementale était prévisible si on avait chaussé d'autres lunettes.
  • Il faut arrêter de séparer les faces financière, écologique, sociales, culturelle et civilisationnelle de cette crise. Il faut les voir ensemble et trouver ce qu'il y a de commun à toute ces faces. C'est là qu'intervient le rapport entre la démesure et le malêtre.
  • En changeant de manière de voir, on aurait pu remarquer facilement les grand découplage qui sont annonciateurs de crise.
  • Par exemple, il y a un grand découplage entre la richesse monétaire et la richesse sociale.
  • Si l'on observe des pays dérégulés (le cas des USA est un exemple typique), on observe qu'il y a un grand découplage, entre des indicateurs comme le PIB et l'idicateur de santé sociale (calculé depuis 1959). Les économies performantes pour faire de la richesse monétaire ne sont pas forcéement capable de régler des problèmes sociaux. Ainsi, on explique des phénomènes de racisme et des émeutes urbaines.
  • Les inégalités sont croissantes. L'ONU montrait en 2000, que la fortune personnelle de 225 personnes équivalait au revenu cumulé de 2,5 milliards d'être humains !
  • La misère est possible au coeur de l'abondance !
  • On pouvait également anticiper la crise financière à condition de chausser d'autres lunette. C'est également un phpnomène de démesure. La démesure que les grecs de l'antiquité appellaient l'ubris. (et considéraient comme le pire péché)
  • (~10min) Bernard Lietaer, ancien responsable de la banque centrale de belgique a montrée par un graphique, que si l'on observe les transactions monétaire journalière, 97% des transactions sont des transactions purement financière, des transaction de spéculation. Contre 3% seulement qui représente l'économie dite réelle. Quand on observe cette disproportion, on voit qu'il y a un problème.
  • Wall street ne connait que 2 sentiments: l'euphorie et la panique. Edito du Wall street journal.
  • Les gens qui sont dans le médical reconnaitrons quelques choses de connu. Quand on parle de succession d'euphorie et de panique, c'est une définition de la psychose maniaco-dépressive !
  • Quand on voit que la politique est déterminée en fonctione de l'économie, que l'économie est déterminée en fonction de la finance et que la finance est déterminée par une psychose maniaco-dépressive. ça fait peur !
  • La crise écologique est également un phénomène de démesure. Elle pouvait se voir depuis longtemps par un indicateur comme l'empreinte écologique.
  • On voit très bien qu'une société productiviste a besoin de l'équivalent de plusieurs planètes pour se développer. Une société basée sur un tel modèle de développement va forcément vers une crise !
  • Donc depuis longtemps, on a des indicateurs financiers, sociaux et écologiques qui nous montrent ce que ne va pas. Mais évidemment, il faut encore vouloir regarder avec ces indicateurs.
  • (16 min) Pourquoi est ce que l'on a pas regardé ces indicateurs ?
  • Notre imaginaire est encore bloqué !
  • Ce mode de pensée est bien caractérisé par la pensée TINA de Margaret Thatcher, There Is No Alternative.
  • L'arme suprême de l'oppresseur est dans la tête de l'opprimé.
  • Il y a un sentiment que rien d'autre n'est possible que se diffuse dans toutes les classes sociales.
  • Si l'on est persuadé que rien d'autre n'est possible, on devient soi même la cause du problème, l'oppresseur !
  • Pour sortir de cette logique, il faut commencer par décoloniser son imaginaire.
  • Il faut commencer par arrêter de découpler les différentes facettes de la crise, voir que tout est lié !
  • (nde: approche holistique plutôt de culture orientale, opposée à la culture de dissection atomique de la culture occidentale. On voit ceci dans l'écriture, l'alphabet opposée au idéograpmme. L'assemble atomique contre la culture du lien)
  • Les gouvernements on tendance à soigner les symptomes plutôt que les causes. Pour la crise fiancière on sauve les banques mais on garde le même système. La source du problème reste la psychose maniaco-dépressive. On oppére une fuite en avant dans la finance et on en remarque pas la fuite en arrière dans le social.
  • On sauve les banques à coup de milliards et ça ne marche pas. Comme on a vidé les caisses on prône une programe d'austérité en prétextant qu'il n'y a pas d'alternative ! A cause de ce plan d'austérité, on agrave les problèmes sociaux.
  • Le point commun de ces crise, la cause, c'est la démesure ! (nde: Use de tout n'abuse de rien !)
  • (20") Derrière cette démesure se cache du mal être et du mal de vivre.
  • En 1998, le PNUD, a comparé financièrement les moyens qu'il faudrait pour résoudre des problèmes de bases concrêts du bien être de l'humanité (accès à l'eau, à la nourriture, logement) et les moyens mis dans différents gros budgets: L'armement, les stupéfiants et la publicité.
  • Le PNUD avait besoin de 40 milliards de plus pour mener à bien sont travail et personne ne trouvait cet argent. Alors que sur le seul budget de la publicité on est a 10 fois plus: 400 Milliards. Pareil que pour l'économie de la drogue et des stupéfiant. (sans compter la partie soutéraine de cette économie) En ce qui concerne le budget de l'armement on atteit les 800 milliards. (10 ans plus tard, on a les mêmes proportion, mais les sommes ont augmentée, on se retrouve avec 1400 milliards pour la publicité !)
  • A quoi sert l'économie des stupéfiants ? C'est de l'économie du mal être. Des gens se droguent pour oublier leur mal être.
  • A quoi sert l'économie de l'armement ? Certainement pas à assurer la défense. Sinon on irait financer la reconstruction de villages détruit par des inondations au Pakistan. C'est inconscient de ne rien faire. On sait très bien que le Pakistan est une pétaudière disposant de l'arme atomique où il y a une montée du fondamentalisme religieux du en partie à une incapacité à résoudre des problèmes socioéconomique.
  • L'armement ne sert pas à la défense. L'arment est un moyen de se rassurer par une logique de domination. C'est de l'économie du mal être et de la mal traitance.
  • (25") A quoi sert la publicité ? Tourne en rond dans notre société de consommation. Dans notre société de consolation, comme l'avait dit une personne dans un lapsus révélateur lors d'une conférence.
  • Plus notre société va dans des logiques des compétitions, de concurrence, de rivalité, de stress, plus la publicité nous montre de l'amour, de l'amitié et de la paix. Plus on détruit notre environnement plus la publicité nous monter du beau. Plus on est dans l'absence de vie intérieur, plus la publicité va nous montrer de l'authenticité et de sérénité.
  • Ex: Rustic, le goût de l'authentique. Plus l'on est dans l'artificiel, plus l'on nous montre l'authentique.
  • La publicité nous console de ce que l'on perd.
  • La publicité agit sur le développement de l'être tout en nous passant en catimini un message dans l'ordre de l'avoir. Après avoir consommé un produit, nous sommes frustré de ne pas voir tout cet amour, cette beauté, cette authenticité, Mais on nous a fait comprendre que c'est un problème de dose: ça n'as pas marché car la dose était insuffisante. Il faut consommer plus. On est dans une logique d'addiction.
  • Cette logique de toujours plus à un pôle crée de la rareté artificielle à un autre pôle. La surconsommation va créer de la pauvreté et de la misère.
  • Il y a suffisamment de ressources sur cette planète pour répondre aux besoins de tous. Cependant, il n'y en a pas assez si c'est pour satisfaire le désir de possession, l'avidité et la cupidité, fusse de quelques uns. Gandhi
  • Le besoin est régulé par la satisfaction. Même si l'on vous emmène dans le meilleure restaurant de la ville, si vous n'avez plus faim, vous ne mangerez pas.
  • En revanche, le désir agit sur un autre axe. Il est sur l'axe vie mort. C'est un moyen de lutter contre la mort. La puissance du désir est beaucoup plus grande que celle du besoin.
  • Ce n'est pas grave si le désir est dans l'ordre de l'être. Mais si ce désir se transforme dans l'ordre de l'avoir, c'est la catastrophe. Même la personne la plus riche du monde voudra toujours plus. C'est sa façon de lutter contre la mort.
  • (30") Staline et Hitler, même au sommet de leur puissance étaient complétement parano.
  • Sortir de la logique de la démesure, c'est accepter des limites.
  • C'est bien d'arrêter la démesure partout, mais il faut aussi jouer sur le plan du mal être. Il faut jouer avec des stratégies coopératives du côté de la joie de vivre.
  • Il est très important de proposer une espérance positive. Si l'on propose un sevrage à un toxicomane sans lui donner une espérance positive de mieux être, il préférera rester avec sa toxicomanie.
  • Le bien vivre est un enjeu sociétal. Pas seulement un enjeu personnel.
  • Qu'est ce que l'essentiel ? Amour, bonheur, sens. Questions difficiles !
  • Ces aspirations à l'essentiel ont souvent été instrumentalisées. Ainsi par réflexe de défense, on a souvent exclu ses questions de l'espace public et on les a réservé à l'espace privé. Il y a un tabou dans l'espace public.
  • (35 min) A propos de la question du bonheur. Il y a un double interdit: un interdit de gauche et un interdit de droite.
  • Interdit de droite: Les vices privés, forment les vertus publiques. (Mandeville) C'est le concept également reprit pour la main invisible de Adam Smith. On part du principe que l'égoïsme et les vices privés font globalement un bien communs. Donc on s'interdit de penser au sens de ce que l'on fait. Vu que globalement on va vers un bien commun.
  • Interdit de gauche: risque totalitaire de vouloir imposer sa propre vision du bonheur.
  • => donc finalement tabou sur le bonheur et le sens.
  • Est-ce que l'on agit de même avec la question de la liberté ? non... imaginez que l'on cesse de parler liberté dans l'espace public !!! 😛
  • (40'')Pour éviter une instrumentatlisation fondamentaliste des questions de sens. On s'interdit d'en parler dans l'espace public. On réserve ces questions à la sphère privée.
  • Donc que reste-il pour l'espace public ? Pas de bonheur, pas de bien vivre, pas de sens et pas d'amour.
  • Même Freud censure l'amour comme chemin vers le bonheur... c'est à double tranchant ! C'est une voie royale vers le bonheur... mais surtout vers le malheur !
  • Dans le cadre scolaire: pas de politique, pas d'amour et de sexualité, pas le droit de parler de sens et de religion! Qu'est ce qu'il reste ?
  • Par rapport aux 4 grandes passions humaines (manifestions du désir): richesse, pouvoir, amour, le sens et la connaissance. => seule la passion de richesse devient licite !
  • C'est la voie royale vers l'économisme. "Un domaine futile et inutile, mais au moins qui ne risque pas les dérappages des autres grandes passions humaines". (pouvoir, sens, amour...)
  • Le problème, c'est que l'on arrive quand même au bout de ce modèle économique. D'abord pour des raisons écologiques, puis sociales et maintenant financières.
  • => donc on régresse.... on voit arriver le populissme, l'autoritarité... (cf années 1930) La peste émotionnelle.
  • Donc on va travailler sur les stratégies positives. On va s'autoriser à parler d'un vivre ensemble qui soit orienté vers un mieux vivre ensemble. On va parler des questions essentielles.
  • On commence à parler de ce genre de question, dans les forums sociaux mondiaux par exemple.
  • On est à une période charnière de l'histoire. Bien au delà de la crise. La crise n'est qu'une loupe grossissante. Nous sommes à la fin de ce cycle historique qu'est la modernité occidentale et sa domination du monde.
  • La grande question c'est comment on sort de ce cycle par le haut ? On peut très bien sortir par le bas. Par des régressions identitaires, fondamentalistes, etc..
  • Pour sortir par le haut, il faut prendre le meilleur de cette modernité occidentale, mais aussi le meilleur des sociétés traditionnelles. Il faut construire un nouveau bien vivre ensemble.
  • Quel est le pire du modernisme ? ... la chosification. Tout devient objet, chose. La nature, le vivant, les humains. Avec le pire au moment du nazisme.
  • La chosification entraine toujours un phénomène de domination. Ce qui entraine l'impérialisme, le colonialisme.
  • Le meilleur de cette modernité occidentale, c'est l'émancipation, la liberté, les droits humains, les droits des femmes, l'individuation (ne pas confondre avec individualisme)
  • Les points forts des sociétés de traditions qui ont été perdu par le modernisme occidental: le rapport à la nature, le rapport au lien social et le rapport au sens.
  • Mais attention de ne pas transformer ces reliances en dépendances. On en veut pas de contrôle social, d'empêchement de tout changement non naturel,  on ne veut pas un sens identitaire excluant.
  • Construire un universel qui n'est pas un universel dominant sous couvert de droits de l'homme comme celui de la modernité occidentale.
  • (49'')On doit faire un tri sélectif uniquement du meilleur. Ne pas tomber dans le piège de prendre des choses comme l'excision qui vont contre le droit des femmes, au nom d'une relativité culturelle.
  • Il est possible de faire une co-création d'un nouveau bien vivre ensemble, ce n'est pas que théorique.
  • De manière pratique, comme cette semaine en inde qui réunissait paritairement toutes les grandes cultures du monde.
  • premier tour: Qu'est ce qu'il y a de meilleur dans les traditions des autres que vous aimeriez bien apporter. (ça suppose de se renseigner préalablement sur la culture des autres)
  • => du coup on a le meilleur de l'humanité. ça crée un sentiment de reconnaissance chez tout le monde.
  • Les africains ont des ainés et non des vieux. Voici un meilleur qui est reconnu de tous et qui permet d'aborder serainement le deuxième tour.
  • deuxième tour: Qu'est ce qu'il y a de pire dans sa propre tradition. La mise en sécurité par la reconnaissance du meilleur dans le premier tour, permet d'aborder ce second tour.
  • => les femmes africaines elles-mêmes ont critiqué l'excision. Ce qui n'a pas le même poids que si ça avait été dit par des occidentaux.
  • le 3ème tour permet de d'arranger les zones grises. On peut citer les meilleurs qui ont été oubliés et également les pires, mais uniquement sous forme de question pour ne pas être agressif.
  • On peut résoudre ce bug émotionnel. => la formidable performance de notre intelligence mentale, mais notre faible maturité de notre intelligence du coeur.
  • selon des traditions orientales => le rapport entre les 3 intelligences: le corps, le coeur, l'esprit.
  • Science sans conscience n'est que ruine de l'âme (Rabelais) Si l'on ne travaille pas sur toutes ces intelligences, cette phrase prend son sens. On se dirige vers l'auto-destruction par la science.
  • Nous sommes en guerres contre la nature, car nous sommes en guerre contre nous même. Si l'on veut pouvoir vivre en paix avec la nature, il faut que l'on puisse vivre en paix avec les autres et avec nous-même.
  • Toutes les traditions le disent qu'il y a un rapport entre la qualité du rapport à nous même et la qualité du rapport à autrui.
  • (55'')C'est une question à résoudre collectivement et non individuellement.
  • En ce qui concerne la question fondamentale du rapport à l'énergie: soit on est dans de l'énergie prédatrice. (pétrole ressources non renouvelable..) Mais c'est aussi vrai aussi sur le plan des rapports à autrui.
  • Si je suis moi-même dans le manque d'énergie intérieure car je ne suis pas dans la force de vie. (l'éytmologie de valeur (valor, valere... être fort..)) => valeur = force de vie . La valeur ajoutée, c'est du supplément de force de vie.
  • Si je ne suis pas dans la force de vie. Ma façon de l'obtenir, ça va être de la piquer chez autrui ! => rivalité, compétition, logique guerrière.
  • Communisme=> lucide sur la captation de richesse, mais compense dramatiquement dans la captation de pouvoir.
  • Intégrisme, fondamentalisme => compense dans la captation de sens.
  • On a des mouvements qui font attention de ne pas être prédateur sous une forme, mais à cause d'un militatisme sacrificiel deviennent de prédateurs sous d'autre forme des questions existantielles.
  • Pour éviter d'être prédateur sous une forme ou une autre. Il faut travailler le rapport à l'énergie sous un autre mode. Il n'est pas sur le contrôle de la prédation. Mais du côté du laché prise. De l'accueil de l'énergie.
  • Exemple: la première source d'énergie qui est la notre, c'est le souffle. Nous n'allons pas produire le souffle, il faut savoir l'accueillir. Toutes les traditions de sagesse ont pour point commun le souffle, elles nous disent que le plus dur c'est d'apprendre à respirer. Le souffle est une énergie à accueillir et à retransmettre. Si l'on est pas capable de respirer, on ne capte pas ou on ne retransmet pas et il y a une perte d'énergie.
  • On peut appliquer ce principe à la sexualité et à l'amour en général.
  • L'éducation à respirer est une composante fondamentale du rapport entre l'intelligence du corps et celle du coeur.
  • La forme a autant d'importance que le fond. C'est pourquoi les dialogues en humanité se font sous des arbres.
  • De plus, on fait des "ateliers du sensible" avant de se lancer dans les débats des "Agora" pour éviter que le débat soit uniquement sur l'intelligence intellectuelle.
  • Dans ces ateliers du sensible, on apprends des techniques comme: l'haptonomie, la communication non violente, le tantrisme, le shiatsu solidaire....
  • (59'') Richesse = ce qui compte vraiment dans nos vies.
  • L'économie n'est qu'un sous système de la richesse et de nos valeurs.
  • Si l'économie se met à détruire, l'environnement et les humains. C'est un dysfonctionnement de l'économie.
  • Une économie soutenable c'est une économie qui prend en compte le sens premier du mot richesse: reik, la puissance créatrice. => richesse = puissance créatrice
  • Il faut également revoir le rapport au pouvoir. Ne pas avoir un rapport au pouvoir comme étant un rapport de conquète et de domination. Mais un pouvoir de création multiplié par la coopération.
  • suite à ces changement de rapport => changement de rapport face à la vie.
  • L'alliance de coopérateurs ludiques, face aux guerriers puritains.
  • C'est l'axe Bush - Ben-Laden. Ce sont les mêmes logiques, les même mots...  Ils sont guerriers et puritiains. Il faut en baver des deux côtés.
  • Face à ça, la coopératon, c'est bien. Mais il faut un coopération qui apporte la joie de vivre. Sinon, on a pas l'énergie pour contester la logique guerrière. Il ne faut pas tomber dans le sacrificiel. Donc oui à la coopération, mais une coopération ludique.
  • C'est une notion centrale des alternatives. C'est le pilier du rêve.
  • Les stratégies de transformation: le rapport entre de la résistance créatrice, de la vision transformatrice, de l'expérimentation anticipatrice.
  • Il faut que les 3 soient présents. Sinon il y a un déséquilibre:
  • une lutte sans vision et sans expérimentation => tourne à la révolte désespérée
  • une vision pas incarnée => tourne à une vision lointaine: un autre monde est possible... mais très très loin et donc ne vient jamais.
  • un expérimentation seule, repliée sur elle-même, pas relie à de la résistance et de la vision transformatrice. => (monnaie, microcrédit, entreprise d'insertion...) N'a pas assez de capacité transformatrice. Elle fini a mieux par limiter la casse ! ... et au pire.. par être instrumentalisé par le système !
  • Traverser la vie le cœur fermé, c’est comme faire un voyage en mer au fond de la caleAlexander Lowen
  • Le risque de l'iceberg est devant nous... on ne peut changer de cap...  on peut casser les boiseries des 1ères classe pour faire des canôts de sauvetage. (l'économie solidaire) Mais il faut avoir le désir de monter sur le pont ! (partie créatrice et transformatrice) Le désir comme alternative à la sidération.
  • La sidération c'est ce qui nous bloque. Quel est le contraire de sidération ? ... c'est désidération.. le désir. Ceci vient de l'époque où l'on avait l'univers de la sidération, les étoiles (sidéral) fixe sur la voûe stellaire. Puis l'univers de la désidération du mouvement, de la vie et de la mort.
  • Quand on est dans des périodes de sidération. Il faut travailler sur l'énergie du désir. => donc montons sur le pont !
  • (1h08) Questions:
  • Est-ce que la démocratie actuelle permet ce changement ? Quel est le chemin et le lieu de ce changement ? Est-ce que le fait de retirer son argent des banques massivement change qq chose ?
  • => par rapport à cette question de retirer de l'argent des banques. Ce n'est pas tout l'argent. C'est de l'argent.
  • L'idée c'est d'assécher pour créer un débat autour de la création monétaire. Les intérêts étaient déjà discutable il y a longtemps. Mais le fait de créer de l'argent sans rien faire et de mettre des intérêts est très discutable.
  • Il faut savoir que l'augmentation des dettes publiques est surtout le fait du changement de système monétaire. Les états ne se sont pas mis à gaspiller considérablement.
  • Ceux qui l'on fait ce sont surtout des Etats conservateur comme celui de Ronald Reagan qui a mené un politique cynique pour assécher les caisse en finançant l'armée et en réuisant les impôts. D'une manière générale, il n'y a pas eu d'augmentation des dépenses et en tout cas pas dans le social.
  • La véritable origine de la dette publique, c'est le fait de créer de la monnaie avec des intérêts auprès de banques commerciales et que les etats doivent s'endetter auprès de ces banques commerciales. Ce fait a mis la part des intérêts composés comme étant la part majeure de la dette publique. Si je prends l'exemple français que je connais le mieux. Sur les 1500 Milliards de dette publique de la France, il y en a 1350 Milliards qui sont du a des intérêts composés.
  • Si par hypothèse on avait pas changé de mode de création monétaire, si on continuait a y avoir de la création monétaire publique sans intérêts, la dette française serait aujourd'hui de 150 Milliards et non pas de 1500 Milliards d'euro, ce qui change tout !
  • (1h12) campagne: Changer votre banque ou changez de banque.
  • Le but est de responsabiliser les banques. Si les banques ne respectent pas un certains nombre de critère (spéculation, etc..) changer de banque. Profitez pour mettre votre argent dans les banques alternatives. Dans l'économie sociale et solidaire. C'est une formidable pression possitive pour leur dire renouez avec vos vraies valeurs ne jouez pas le mimétisme avec le capitalisme financier. C'est un exemple d'action transformatrice.
  • On peut montrer le chemin d'une action transformatrice.
  • La monnaie est un levier intéressant. C'est d'ailleurs Bernard Lietaer (ancien de la BCB dont on a parlé plus haut) qui a proposé de créer une monnaie mondiale responsable.
  • Il faut tenter des expériences transformatrices de monnaies locales sur le terrain.
  • Si l'on expérimente pas, on a un sentiment d'impuissance, et de la montée de violence.
  • Penser le conflit n'est pas pareil que penser la violence.
  • Il faut construire de la conflictualité comme alternative à la violence.
  • Les émeutes urbaines en france surviennent faute d'avoir pu construire un conflit plus tôt.
  • L'un des enjeux de stratégies transformatrice, c'est l'organisation et de l'éducation à de la conflictualité non violente.
  • Quand on croit qu'il suffit de faire une révolution violente... les leçons de l'histoire on déjà parlé. Ce genre de révolution fini par être le lit d'une nouvelle forme de domination.
  • Il faut aussi intégrer de la conflictualité non violente.
  • L'art de la démocratie ne se borne pas à la forme quantitative de la démocratie. Elle doit d'intéresse à la forme qualitative.
  • Si l'on ne s'intéresse qu'à la forme quantiative, vous pouvez avoir selon la loi du nombre une forme de populissme. Hitler est bien arrivé au pouvoir légalement. Une démocratie peut aussi être régressive.
  • Il faut travailler sur le volet qualitatif. Travailler la citoyenneté.
  • Même si une opinion est ultra minoritaire, je la considère comme une ressource fondamentale. Je vais lui donner des moyen pour qu'elle s'exprime. => mutation qualitative de la démocratie.
  • La construction de désaccord est une méthode qui marche pour avancer.
  • Cette méthode considère que le désacord n'est pas une menace, c'est une chance. La menace, c'est le mal-entendu au sens noble du terme. (soupçon, procès d'intention)
  • Si l'on s'est écouter pour se mettre d'accord sur le désaccord. Même si l'on est pas d'accord à la fin, le désaccord de sortie est quaitativement meilleur que le désaccord d'entrée.
  • En suisse, vous êtes bien placé pour expérimenter ceci. On voit bien les résultats du week-end dernier. (nde: votations sur l'interdiction de la construction de minarets)
  • Le problème fondamentale de l'humanité, c'est sa barbarie intérieure.
  • (1h22) Le politique a construit des communautés et pacifié à l'intérieur en déchargant l'agressivité sur l'extérieur. (Le barbare, l'étranger, l'infidèle)
  • A l'échelle planétaire, l'humanité n'est pas menacé de l'extérieur. Mais de l'intérieur !
  • Il faut donc travailler sur sa propre barbarie intérieur. A ce moment là, c'est de la qualité démocratique qui se met en place.
  • (1h24) Seconde question: Quel mécanisme peut créer de la richesse et la répartir mieux que maintenant ?
  • Quand on dit qu'un autre monde est possible. Il n'y a pas besoin d'aller très loin. On a souvent déjà tout. Il suffit d'utiliser et de favoriser ce que l'on a.
  • Ex: l'économie du don, elle est première, elle est la plus massive. La nature ne fait pas payer ses services. La vie nous est donnée, l'intelligence nous est donnée..
  • Il faut partir de l'économie du don.
  • Même dans notre société marchande. Observer les temps d'échange non marchand que vous avez eu dans une semaine. Ils sont largement marjoritaires.
  • Le mieux c'est l'économie du don, quand la qualité de confiance et de désir, dispense un groupe d'humain d'avoir recours à de la monnaie.
  • Observer les rapports amicaux, quand ils fonctionnent bien, c'est là qu'il y a la fluidité maximal, l'efficacité maximale, le retour sur investissement maximal !
  • Que se-passe-t-il dans l'économie du don? Le vrai don. Le don généraux. (pas le don-contre don de rivalité étudié par Marcel Mauss) Sur le plan systémique, chacun donne sans compte, il se produit une richesse globale pour la communauté telle que ses effets de richesse vont retomber en pluie sur chacun des membres de la communauté. De fait on va recevoir beaucoup plus que ce que l'on a donné. Mais ça ne marche que si on a pas été dans le calcul.
  • L'économie du don est dominante en terme écologique, en terme de temps sur le temps des rapports inter-humain. Elle assure de la fluidité, de l'efficacité, etc... et ça c'est déjà là !
  • La clé pour que ça marche: la confiance et le désir. La question de la qualité relationnelle et de la qualité d'énergie partagée devient déterminante.
  • Quand il y a montée de la défiance et absence de projet partagé. Là on a besoin d'une monnaie et d'une comptabilité.
  • On dit que: l'économie c'est de la création de richesse.... L'examen mérite d'être tenté !
  • Il faut penser à la richesse au sens de la puissance créatrice.
  • Dans le ying et le yang qui vient de la tradition tantrique (cachemir il y a ~4000 ans), puis d'autres comme le bouddhisme, le ying c'est la puissance créatrice. C'est l'élément féminin qui est du côté de la puissance créatrice. Le yang, lui c'est la capacité d'émerveillement.
  • On comprend bien que si les hommes, qui ont en général une dominante yang, ne cultivent pas voir s'interdisent la capacité d'émerveillement par ce que ça ne fait pas mec ! => c'est la double peine !
  • Ils se privent de la capacité d'émerveillement, et sont d'autant plus faciné par la puissance, mais comme ils sont pas biologiquement dans la puissance créatrice, il vont avoir tendance à confisquer la puissance en faire une puissance dominatrice et prédatrice et à la retrouner contre les femmes.
  • On reprend la base: La richesse = puissance créatrice, la valeur = force de vie.
  • L'un des enjeux des stratégies transformatrices c'est d'aller consolider d'abord le pôle d'économie du don, le pôle des coopérateurs ludiques, le pôle de tous les acteurs qui sont sur ce terrain mais qui souvent ne s'autorisent pas à considérer que leur propre travail sur la qualité relationnelle et sur la qualité de désir est l'enjeu essentiel.
  • (1h31) Pour construire avec des gens qui ne sont pas déjà dans cette logique, il faudra pratiquer des art-martiaux, des conflictualités non-violentes.
  • Ex: Le ju-jitsu de masse des mouvements anticipateurs des droits civiques américain. Ce sont des formes d'action qui intègrent beaucoup l'humour et le plaisir. Si ça vous intéresse, je vous donnerai des exemples... (nde: ils sont où ? j'ai pas trouvé... :-()
  • Avec les indécis: Ils aimeraient plutôt aller du côté des coopérateurs ludiques que des guerriers puritains, mais fondamentalement, ils n'y croyent pas. "ça serait trop beau !"  => donc ils sont attirer sans le vouloir vraiment vers les guerriers puritains !
  • Si les coopérateurs ludiques ou créatifs culturels pour prendre un terme plus sérieux et reconnu sociologiquement s'autorisent à travailler leur propre force de vie, leur propre eros. Alors là leur capacité attractive et leur réalisation va être un pôle d'attraction vers les indécis.
  • Ex: si l'économie sociale et solidaire se met pleinement à vivre ses valeurs plutôt que de les porter comme une charge... (penser à tout respecter les contrainte...une personne, une voix, penser à transmettre sa propriété non pas sous forme privée...)
  • Si les valeurs sont pensées comme des boulets => c'est la double peine
  • Si les valeurs sont considérée comme des forces de vie créatrices, et si vous avez des collectivités qui se mettent à organiser leur mode de production, de distribution, de consommation, de vie, de logement, d'éducation, etc.... même hors du champ économique.
  • Les coopératives c'était dans tous les domaines,  éducatif (classe coopérative de célestin Freinet), amoureux (les question des passions par Fourrier), le domaine du sens, le domaine politique,
  • Si tout les domaines sont pleinement vécus. Là il y a une attraction qui se fait.
  • C'est déjà là. Il faut regarder autrement la réalité.
  • A chaque problème, il faut se demander: Elles sont où les forces de vie ? Il faut faire en sorte que ces forces déjà existante s'entraide.
  • On est déjà dans la réalité existante et pas dans l'utopie d'un monde meilleur dont on se demande si il arrivera un jour.
  • (1h35) Pour pratiquer ce ju-jitsu de masse et entrainer la majorité de la population dans cette pratique, est-ce que la notion d'intérêt de classe ne devrait pas être mise en avant ?
  • - Il y a un double exercice à faire. Il y a un véritable travail de tri sélectif à faire sur la tradition marxiste.
  • Dans la partie positive: la théorie marxiste, c'est actuellement qu'elle est valable. Infiniment plus qu'au moment où elle s'est développée. On est vraiment dans l'hypercapitalisme actuellement.
  • Le thème de la lutte de classe n'est plus à la mode dans les mouvement sociaux. Mais pas en face.... Waren Buffet a dit que la guerre de classe existe toujours. Que c'est sa classe (les riches.. buffet est le 2ème plus riche du monde...) qui est en train de la gagner !
  • La lutte des classes pour la possession à l'échelle mondiale mérite d'être un thème que l'on remet en avant.
  • Par contre, la faille antropologique du marxisme sur la question du pouvoir, il ne faut pas la reprendre.
  • Il faut revisier le marxisme avec les luttes actuelles: rapport de domination sur la nature, patriarcat, captation du sens par les fondamentaliste.
  • (1h40)Une ou deux question: L'allocation universelle et la décroissance.
  • 2 aspects: revenu de base. Puis décroissance.
  • Je suis un objecteur des formes de croissance insoutenables. Partisant de formes séléctives de décroissance, mais je ne défini pas un projet positif alternatif par le terme de décroissance. Souvent j'utilise l'aleternative, grandir en humanité, grossir en obésité.
  • Je ne m'interdit pas de croître. "Le bonheur, c'est le sentiment de croitre" Alexander Lowen. Mais ce n'est pas la même chose partout de parler de croissance. (pas pareil, de croitre en éducation, en humanité que dans l'économie)
  • J'ai énormément d'amis dans le cercle de la décroissance. Mais il y a assez rapidement une rupture de communication au delà d'un certain cercle. Il est facile de prêcher des convaincus, au delà, il y a un marquage émotionnel qui va créer des mal-entendu et du soupçons. Si l'on veut pouvoir construire des désaccord, il faut trouver une langue commune pour être plus précis. Quand on parle décroissance, on parle décroissance de quoi et pour qui. Pour éviter l'accusation sociale: les populations qui n'ont rien ne vont pas encore en plus décroitre !!
  • Dans le débat pour le revenu de base inconditionnel, la part manquante, c'est souvent le travail sur la question de la justice sociale.
  • Le revenu de base inconditionnel est une brique fondamentale pour la reconstruction d'un pacte civil, social et écologique de nos sociétés.
  • penser un revenu qui soit découplé de la notion de travail est une nécessité fondamentale.
  • Il faut relier ce revenu à une justice sociale. => d'abord les revenus modestes.. puis en fin de course pour les riches.
  • Il faut montrer que ce revenu n'est pas un revenu qui tombe de nul part. Que c'est le revenu d'un métier au sens originel du terme, le ministère mystérieux, ce qui est aujourd'hui proche du sens de "vocation". Ce n'est pas la même chose qu'un job ! Pourquoi mystérieux ? En relation avec le mystère de la transformation naturelle pour les métiers de transformation et les mystères de la relation avec autrui pour les métiers sociaux.
  • Que faite de vous DANS la vie ou que faite vous DE votre vie ?
  • Chacun a au moins 2 métiers: chargé de projet de sa propre vie. (éviter de se détruire ce qui coûte à la société)
  • second métier: porteur de savoir. Savoir être, savoir....
  • Permettre à des être humains quels vont être leurs projets de vie. (ex ducere.. éduquer => conduire au dehors) C'est n'est pas de la formation. Qui est plutôt un formattage à une technologie qui sera bientôt obsolète, en vu de remplir un job.
  • eduquer vient de ex ducere, conduire au dehors, permettre à un être humain d'accéder à l'automonie de vivre debout. De vivre son projet de vie.
  • (1h49) Il y a des chambre de métiers, pour aider les gens à travailler sur leur projet de vie.
  • A ce moment là, le revenu de base correspond à un revenu pour ces métiers de base. Ce n'est pas un cadeau offert par un état.
  • Si ce revenu de base ne s'inscrit pas dans cette vision de brique de base d'un contrat social permettant un projet de vie, on risque des problèmes.
  • Je vois bien dans les débats avec mes amis partisants depuis bien longtemps de ce revenu. Ils partent dans des débats techniques complexes, mais oublient souvent la question fondamentale du métier au sens premier.
  • Fin...

Résumé de cette conférence

  • Tout est là, mais il faut voir autrement, avec d'autres lunettes.
  • La comptabilité n'est pas neutre, il y a des choix de société implicite qui sont faite derrière le système de comptabilité.
  • Les indicateurs sont mauvais. Le PIB c'est dépassé.
  • Cesser de séparer les problèmes. Voir la globalité.
  • La crise est globale. (Crise, sociale, écologique, financière)
  • Ce qui est commun, c'est la démesure et le mal être.
  • Démesure: pauvreté au coeur de la richesse. Répartition selon la loi de pareto. 97% des transactions monétaire sont de la spéculation financière.
  • 97% des transactions dominée par un syndrome maniaco dépressif.. euphorie et panique !
  • domination de la finance sur la politique
  • La pensée TINA => on ne peut pas faire autrement.
  • On fait du déni sur le fait que l'on ne veut pas voir que tout ne tient pas la route. On utilise les vieilles méthode par défaut.
  • Il faut décoloniser notre imaginaire.
  • L'économie principale est l'économie du mal être: 1998 => pub = 400M$, drogue = 400M$, arme = 800M$.
  • Notre société de consommation est une société de consolation.
  • La publicité agit sur le développement de l'être tout en nous passant en catimini un message dans l'ordre de l'avoir.
  • Après consommation... frustration.. pas d'amour, pas d'authenticité, pas de beauté.. => il faut consommer plus ! => surconsommation => mauvaise répartion des richesses.. => destruction..
  • Gandhi: Il y a suffisamment de ressources sur cette planète pour répondre aux besoins de tous. Cependant, il n'y en a pas assez si c'est pour satisfaire le désir de possession, l'avidité et la cupidité, fusse de quelques uns.
  • Besoin => satiété
  • désir => moyen de lutter contre la mort => beaucoup plus puissant que le besoin.
  • désir dans l'ordre de l'être => bien
  • désir dans l'ordre de l'avoir => catastrophe... (staline et hitler => parano)
  • Sortir de la logique de la démesure, c'est accepter des limites.
  • => proposer une espérance positive. Si l'on propose un sevrage à un toxicomane sans lui donner une espérance positive de mieux être, il préférera rester avec sa toxicomanie.
  • Qu'est ce que l'essentiel ? Amour, bonheur, sens. Questions difficiles !
  • Ces aspirations à l'essentiel ont souvent été instrumentalisées. Ainsi par réflexe de défense, on a souvent exclu ses questions de l'espace public et on les a réservé à l'espace privé
  • Les vices privés, forment les vertus publiques => donc on s'interdit de penser au sens !
  • Interdit de gauche: risque totalitaire de vouloir imposer sa propre vision du bonheur.
  • cadre scolaire: pas de politique, pas d'amour et de sexualité, pas le droit de parler de sens et de religion! Qu'est ce qu'il reste ?
  • 4 grandes passions humaines (manifestions du désir): richesse, pouvoir, amour, le sens et la connaissance. => seule la passion de richesse devient licite !
  • "Un domaine futile et inutile, mais au moins qui ne risque pas les dérapages des autres grandes passions humaines". (pouvoir, sens, amour...) => dérives totalitaire... dérives religieuses...
  • Le problème, c'est que l'on arrive quand même au bout de ce modèle économique. D'abord pour des raisons écologiques, puis sociales et maintenant financières.
  • => on régresse... et le populisme monte !
  • Il faut parler des questions essentielles => on va travailler sur les stratégies positives. On va s'autoriser à parler d'un vivre ensemble qui soit orienté vers un mieux vivre ensemble.
  • période charnière de l'histoire => fin du cycle de la modernité occidentale.
  • comment on sort de ce cycle par le haut ?
  • => prendre le meilleur de cette modernité occidentale, mais aussi le meilleur des sociétés traditionnelles. Il faut construire un nouveau bien vivre ensemble.
  • pire: La chosification entraine toujours un phénomène de domination
  • meilleur: 'émancipation, la liberté, les droits humains, les droits des femmes, l'individuation (ne pas confondre avec individualisme)
  • => technique de dialogue pour construire le meilleur
  • bug émotionnel. => la formidable performance de notre intelligence mentale, mais notre faible maturité de notre intelligence du coeur.
  • Toutes les traditions le disent qu'il y a un rapport entre la qualité du rapport à nous même et la qualité du rapport à autrui.
  • la question fondamentale du rapport à l'énergie: on est dans de l'énergie prédatrice. (énergie fossile... mais aussi énergie des rapport à autrui)
  • Si je suis moi-même dans le manque d'énergie intérieure => je vais la piquer à autrui (rivalité compétition, logique guerrière)
  • Il faut être dans ses valeurs pour avec de l'énergie: valeur = force de vie
  • Pour ne pas être prédateur, il faut apprendre à accueillir l'énergie. (valable aussi pour le solaire, l'éolien)
  • le souffle est notre source d'énergie. C'est aussi dans toutes les religions.
  • La forme est autant importante que le fond. => dialogue en humanité sous les arbres. (on est plus intelligent après avoir marché 2h dans une montagne => cf la belle verte)
  • Dans ces ateliers du sensible, on apprends des techniques comme: l'haptonomie, la communication non violente, le tantrisme, le shiatsu solidaire....
  • Richesse = ce qui compte vraiment dans nos vies.
  • L'économie n'est qu'un sous système de la richesse et de nos valeurs.
  • Une économie soutenable c'est une économie qui prend en compte le sens premier du mot richesse: reik, la puissance créatrice. => richesse = puissance créatrice
  • Il faut également revoir le rapport au pouvoir. Ne pas avoir un rapport au pouvoir comme étant un rapport de conquète et de domination. Mais un pouvoir de création multiplié par la coopération.
  • L'alliance de coopérateurs ludiques, face aux guerriers puritains.
  • une coopération qui apporte la joie de vivre. Sinon, on a pas l'énergie pour contester la logique guerrière. Il ne faut pas tomber dans le sacrificiel. Donc oui à la coopération, mais une coopération ludique.
  • Trépied du rêve: Les stratégies de transformation: le rapport entre de la résistance créatrice, de la vision transformatrice, de l'expérimentation anticipatrice.
  • l'augmentation des dettes publiques est surtout le fait du changement de système monétaire. Les états ne se sont pas mis à gaspiller considérablement.
  • Changer votre banque ou changez de banque.
  • Penser le changement plutôt que changer le pansement
  • Il faut tenter des expériences transformatrices de monnaies locales sur le terrain.
  • Il faut construire de la conflictualité comme alternative à la violence.
  • Même si une opinion est ultra minoritaire, je la considère comme une ressource fondamentale. Je vais lui donner des moyen pour qu'elle s'exprime. => mutation qualitative de la démocratie.
  • Le politique a construit des communautés et pacifié à l'intérieur en déchargant l'agressivité sur l'extérieur. (Le barbare, l'étranger, l'infidèle)
  • Quand on dit qu'un autre monde est possible. Il n'y a pas besoin d'aller très loin. On a souvent déjà tout. Il suffit d'utiliser et de favoriser ce que l'on a.
  • l'économie du don, elle est première, elle est la plus massive.
  • Dans le ying et le yang qui vient de la tradition tantrique (cachemir il y a ~4000 ans), puis d'autres comme le bouddhisme, le ying c'est la puissance créatrice. C'est l'élément féminin qui est du côté de la puissance créatrice. Le yang, lui c'est la capacité d'émerveillement.
  • On comprend bien que si les hommes, qui ont en général une dominante yang, ne cultivent pas voir s'interdisent la capacité d'émerveillement par ce que ça ne fait pas mec ! => c'est la double peine !
  • L'un des enjeux des stratégies transformatrices c'est d'aller consolider d'abord le pôle d'économie du don, le pôle des coopérateurs ludiques, le pôle de tous les acteurs qui sont sur ce terrain mais qui souvent ne s'autorisent pas à considérer que leur propre travail sur la qualité relationnelle et sur la qualité de désir est l'enjeu essentiel
  • (1h31) Pour construire avec des gens qui ne sont pas déjà dans cette logique, il faudra pratiquer des art-martiaux, des conflictualités non-violentes.
  • les riches coopérent => les pauvres s'entretuent..
  • grandir en humanité, grossir en obésité.
  • Je ne m'interdit pas de croître. "Le bonheur, c'est le sentiment de croitre" Alexander Lowen.
  • Le revenu de base inconditionnel est une brique fondamentale pour la reconstruction d'un pacte civil, social et écologique de nos sociétés.
  • Que faite de vous DANS la vie ou que faite vous DE votre vie ?
  • Métier != job (métier => vocation... chargé de projet de sa vie et porteur de savoir)
  • Permettre à des être humains quels vont être leurs projets de vie. (ex ducere.. éduquer => conduire au dehors) C'est n'est pas de la formation. Qui est plutôt un formattage à une technologie qui sera bientôt obsolète, en vu de remplir un job.

Pour aller plus loin

Emission Passerelles du 3 mars 2011 à propos de la décroissance

Le 3 mars 2011, je suis passé dans l'émission Passerelles sur la télévision régionale canal alpha.

Cette émission d'une vingtaine de minutes avait pour sujet du jour la décroissance.

 

Les déchets, c'est bon pour la croissance

trions les déchêts pour éviter les vecteurs de maladies ile de Gorée.jpgDans cette émission, j'apparais à la déchetterie de Neuchâtel. C'est l'endroit privilégié pour voir le fonctionnement de notre société de consommation.

Le dogme de notre société de consommation, c'est la croissance économique. Il faut toujours vendre plus. Pour vendre plus, il faut renouveller le plus souvent possible les objets vendus.

On limite donc la durée de vie des objets. Que ce soit intentionnel par programmation d'appareils ou juste en choisissant les composants les moins chers et les plus fragiles. C'est de l'obsolescence programmée.

Par l'évolution technologique et les modes publicitaires, on force les gens à se séparer d'appareils qui fonctionnent pour en acheter des nouveaux jugés meilleurs !

C'est clairement ce que l'on voit dans ce reportage. Monsieur Verguet, le chef de la voirie, nous dit que 2010 a été l'année où l'on a vu une explosion du nombre de télévisions arriver à la déchetterie. On a multiplié par 3 le nombre !

Ceci en grande partie à cause de la publicité qui a été faite autour du mondial de foot 2010, où l'on nous incitait, pour l'occasion, à changer notre téléviseur cathodique, par un téléviseur à écran plat !

On observe ici que la publicité a une influence réelle !

Pour en savoir plus sur la publicité, le moteur du consumérisme, voir le document que j'ai écrit à ce propos.

Le but de notre société est de transformer le plus vite possible des ressources naturelles utilisables en déchets inutilisables !

La décroissance: sortir d'un système économique basé sur la croissance

Le but de la décroissance, et du Réseau d'Objecteur de Croissance dont je fais partie, est de sortir de ce système économique basé sur la croissance, et donc sur la consommation effrénée. Le monde a des limites. Une croissance infinie dans un monde fini est absurde !

Une des idées pour sortir de ce principe est d'augmenter la durée de vie des objets, de partager des objets que l'on utilise que rarement. De donner une seconde vie aux objets que l'on ne veux plus.

Un des slogans de la décroissance, est: Moins de biens, plus de liens !

Le matérialisme à outrance de notre société ne nous apporte pas plus de bonheur. Certes, le confort matériel rend plus heureux, au début.. mais tout à une limite. Les liens humains rendent plus heureux sur le long terme.

Quand on demande à quelqu'un ce qui est le plus important dans sa vie, les réponses les plus fréquentes sont la famille et les amis ! .... des liens humains !

Ce n'est pas le nouveau téléviseur à écran plat...

La déchetterie, c'est pour les déchets, pas pour les objets qui fonctionnent encore !

télévision cartoon.pngQuand on reste un moment à observer le balais des voitures qui  entrent à la déchetterie et se vident de tonnes de matériel encore utilisable, ça fait mal au coeur !

On a envie de récupérer plein de chose.

Mais la consigne de la déchetterie est stricte:

Tout ce qui entre à la déchetterie est un déchet et doit y rester !

Cette consigne a été décrétée suite à des phénomènes de mafia qui ont commencés à s'organiser pour récupérer ce qui vient à la déchetterie.

Certaines personnes devenaient agressives si d'autres personnes n'appartenant pas à la mafia locale se mettaient à récupérer, elles aussi, des objets.

C'est pour éviter la mise en place de ces mafias que l'on a interdit de récupérer quoi que ce soit.

De plus, c'est aussi pour des questions de responsabilité. Si un appareil arrive à la déchetterie, c'est peut être aussi par ce qu'il est défectueux !

Si une personne le récupère un appareil défectueux et que la semaine suivante, cet appareil déclenche un incendie... ce n'est pas top !

Donc le mot d'ordre: A la déchetterie on n'amène que les déchets !

Pour tous les objets qui fonctionnent encore, il y a des magasins de seconde main, il y a des organismes comme le CSP, il y a la vente aux enchères sur e-bay ou ricardo.ch, il y a les vides dressing sur facebook, les ressourceries se développent...

Et il y a encore beaucoup à faire pour mettre en place des lieux d'échange locaux d'objets dont on a plus envie mais qui peuvent encore servir.

La consommation collaborative

gens.pngLes chosent commencent à changer, c'est bien. Mais il faut encore pousser un peu.

Il faut changer les règles de notre économie individualiste pour retrouver des valeurs de collaboration, de coopération, de partage, de gratuité, de biens communs, de vie en communauté, de limitation de la démesure: use de tout, n'abuse de rien !

C'est sous le vocable de consommation collaborative que cette nouvelle forme d'économie est en train d'émerger.

On commence à comprendre que l'avenir est à l'échange de droits d'usage et non pas d'objets matériels !

Pistes pour mettre en place concrètement une société décroissante

Quelques pistes pour mettre en place concrètement une société décroissante

Après avoir assisté à quelques café décroissance, après avoir discuté de nombreuses fois avec de nombreuses personne de la décroissance, il y a de plus en plus un propos qui revient:

- Maintenant, je sais de quoi on parle, le système va mal, le monde va mal, mais que faire concrètement pour changer ça ?
- Je crois que l'on a suffisamment fait de constats, il est temps de passer au concret, mais que proposez vous ?

Les attentes sont actuellement au concret. Que faire ? Quelle alternative proposez vous au système actuel ?

C'est une excellente question, à laquelle je n'ai pas de réponse toute faite. Mais j'ai quelques pistes. J'ai quelques projets concrets pour lesquels on peut se mobiliser pour mettre en place une société décroissante.

En bref

  • créer, amener, diffuser les idées de fond d'une nouvelle société
  • changer le système de création monétaire
  • offrir un revenu de base inconditionnel pour chaque personne
  • favoriser le partage, les biens communs, la gratuité
  • relocaliser notre production de nourriture

En développé

La décroissance est une philosophie

Certains pensent que militer pour la décroissance, c'est prendre les transports publics, recycler ses déchets, économiser l'eau, utiliser des ampoules économiques, devenir végétarien, porter des pull en laine pour ne pas avoir trop froid après avoir coupé le chauffage pour économiser de l'énergie, se fixer mille interdits pour raison écologique et culpabiliser dès que l'on transgresse un de ces interdits.....

La décroissance c'est ça pour certains. C'est en partie juste et en partie excessif. Un bout de chemin est fait. Mais j'ai l'impression que même si toute la population agissait de la sorte nous ne serions pas dans une société de la décroissance. J'ai l'impression que ce n'est qu'un moyen d'atténuer les effets, sans agir sur la cause.

Recycler ses déchets n'évite pas de créer des biens inutiles que l'on va jeter. Recycler ces déchets, c'est permettre au système de se prolonger de quelques années. Mais le système en change pas. Il faut agir plus au coeur des causes.

Dans ma compréhension, la décroissance, c'est finalement une philosophie. Une philosophie opposée à la philosophie dominante actuellement: la philosophie du capitalisme.

Selon ma définition personnelle, le capitalisme est la philosophie du profit, mais surtout du profit individuel. Le capitalisme segmente, divise, met en concurrence. Pour avoir le profit, il faut de la croissance.

L'idée d'une société de la décroissance, est l'idée d'un société qui n'est plus basée sur la croissance. C'est l'idée d'une société qui est consciente de ses limites.

Une société décroissante, est une société qui milite pour la qualité et non la quantité. Moins de biens, plus de liens. Une société décroissante, est une société qui rassemble plutôt que de diviser, qui collabore plutôt que de concurrencer, qui donne plutôt que de vendre.

Sur ce constat, la décroissance est une philosophie. Pour arriver à une société décroissante, il faut donc changer de philosophie.

Changer de philosophie, changer de mentalité n'est pas une choses aisée et concrète. Il faut lancer des idées, des débats, il faut faire murir ces idées, créer un climat propice à ces idées.

Il y a mille manières de faire et petit à petit, les idées sont là. Mais cela ne suffit pas pour changer toute une société.

Par exemple, le changement d'une société féodale à une société démocratique ne s'est pas faite d'un coup.

Il a fallu le siècle des lumières avec des penseurs, des philosophes, des encyclopédistes pour créé et imaginer une société nouvelle. Puis, ce sont des révolutions politiques, comme la création des USA et la révolution française qui on permit de mettre en place une société organisée autrement.

Pour mettre en place une société décroissante, (on pourrait dire une société adulte, un société qui a dépassé le stade de la croissance exponentielle), pour mettre en place une société nouvelle, il faut souvent des éléments déclencheurs.

Une révolution dans un bain de sang, n'est pas tellement souhaitable. Avec notre système démocratique il y a moyen de mettre en place des idées nouvelles en utilisant ce système. Il suffit juste de trouver l'élément déclencheur. Le projet qui va tout faire basculer.

Mon expérience en politique dans un législatif communal, m'a appris que finalement la politique, c'est surtout de l'administration. Actuellement, il y a très peu de choix et questions politiques qui occupent les politiciens.

Ce qui occupe les politiciens, c'est de créer un budget et de vérifier par des comptes que le budget a été tenu. Finalement les luttes politiques ne sont que des luttes pour répartir un montant d'argent dans des thèmes qui tiennent plus ou moins à coeur aux politiciens qui décident du budget.

D'année en année, le budget est toujours plus serré et finalement les politiciens de tous bord sont toujours d'accord sur les grandes lignes.

Finalement ce n'est pas la politique qui a le dernier mots. C'est le système monétaire. C'est la quantité d'argent à disposition.

Les questions politiques finissent toujours par se heurter à la question financière. Comment vas-ont fiancer ce projet ?

La tendance est donc trop souvent de ne faire passer que les idées qui en coûtent rien !

Quand on connait la manière dont est créé l'argent. On voit que finalement les banquiers ont plus d'influence que les politiciens sur les choix de sociétés.

Si l'on questionnait des personnes au hasard dans la rue.

- Qui sont les personnes qui décident de créer l'argent et de l'attribuer à un projet ou un autre ?

Je suis certain que bon nombre de personne répondront: les politiciens !

Mais ce n'est pas vrai. Les politiciens n'ont pas le pouvoir de créer l'argent. Seul les banquiers ont ce pouvoir. L'Etat ne crée pas d'argent (ou très très peu). L'Etat emprunte.

Ce sont donc les banquiers qui sont les personnes qui décident de créer l'argent et de l'attribuer à un projet qu'ils jugent intéressant. Ce sont les banquiers qui créent l'argent par le crédit bancaire.

Quels sont les critères de choix pour un bon projet ? Uniquement ceux qui correspondent à des intérêts de profit financier de la banque.

Notre démocratie ne contrôle pas grand chose.

Réformer le système monétaire est donc une piste pour réaliser une société décroissante. Une société dans laquelle le profit personnel d'une banque n'est pas le seul critère pour financer des projets.

Combattre frontalement le système monétaire n'est pas forcément facile. Mais par des chemins détournés on peut créer une économie qui n'utilise pas le système monétaire dominant.

Il est possible de créer des monnaies locales. Des monnaies émise par les gens qui l'utilisent.

Quand on récupère la force de la création monétaire. On est tout de suite plus riche. Il y a moyen de faire beaucoup de chose, il y a notamment moyen d'assurer pour chacun, un revenu de base inconditionnel.

C'est l'entrée dans une société où le travail est un choix. Le travail n'est pas nécessaire. C'est la fin de l'idéologie du travail. Contrairement aux slogans de certains partis de gauche, les gens ne veulent pas un travail. Les gens veulent un revenu.

Avec un revenu assuré. La compétition cesse d'elle même, la coopération et la collaboration se facilitent. Plus besoins de rentabiliser son travail. Il est possible de le partager sans crainte.

Les biens communs deviennent la règle, ils se développent. Il faut développer l'organisation du partage de biens physiques. Pourquoi est ce que nous devrions tous avoir un four à raclette alors que chacun ne l'utilise que 2 fois par années. Il y a moyen de créer des liens entre nous pour mieux se partager nos richesses matérielles. Moins de bien, plus de liens.

Surtout dans une société de l'information comme la notre, il y a de nombreux biens communs d'information qui trouverons enfin une manière d'être financés.

C'est une société de l'abondance immatérielle.

La production matérielle la plus importante sera toujours celle liée à notre propre alimentation.

Relocaliser notre production agricole est important.

Localiser et auto-organiser sont des concepts de bases.

Ici, j'ai présenté toutes ces idées dans une suite logique de cause à effet. Mais en fait, tout peut se faire dans n'importe quel ordre.

Le revenu de base a déjà été proposé dans plusieurs parlements à plusieurs niveaux. C'est probablement la plus grande révolution politique et culturelle qui est en marche.

 

Voici donc des pistes sur les points qui me semblent concrètement permettre d'arriver à une société décroissante. C'est encore très flou, il faut créer tout le détail et la marche à suivre, puis résoudre une montagne de problèmes. Mais ces pistes me semblent intéressantes.

Bibliographie à propos de la décroissance

<- retour au sommaire: La décroissance, un nouveau projet de société

Bilbliographie à propos de la décroissance

De nombreuses sources d'information existentent autour d'un sujet aussi vaste que la décroissance. D'une manière général je mémorise mes sources sur le web à l'aide de l'outils delicious.

Ma liste brute de sources concernant la décroissance est donc disponible par ici et en constante évolution:

http://www.delicious.com/martouf/décroissance

Comme cette liste contient vraiment toute sans une hiérarchisation très claire, l'idée de cette page est de faire une catégorisation par thèmes et types de ces différentes sources d'information.

Bibliographie et éditeurs de brochure, de film, d'audio

Economie et monnaie

Consommation collaborative

Allocation universelle / revenu de base

Energie

Anti-Pub

Articles à propos de la décroissance et les sujets connexes

Groupement d'Objecteurs de croissance

Agriculture

Transports

Vidéos

Enregistrements audio de conférences

Flyer du ROCNE

Documents distribués sur papier pendant les cours à l'université populaire

Livres

  • Olivier Abel: L'amour des ennemis, Albin Michel, Paris, 2002
  • Paul Ariès: La décroissance, un nouveau projet politique, Golias, Villeurbanne, 2007
  • Jean-Paul Besset: Comment ne plus être progressiste... sans devenir réactionnaire, Fayard, Paris, 2005
  • Jean-Claude Besson-Girard: Decrescendo Cantabile, Petit manuel pour une décroissance harmonique, Parangon, Lyon,2005
  • Pierre Bourdieu et alii: Les perspectives de la protestation, Syllepse, Paris, 1998
  • Cornelius Castoriadis: Une société à la dérive, Entretiens et débats l974-1997, Coll. La couleur des idées, Seuil, Paris, 2005
  • Vincent Cheynet: Le choc de la décroissance, Seuil, Paris, 2008 Christian Comeliau (éd.): Brouillons pour l'avenir – Contributions au débat sur les alternatives, Collection Enjeux, PUF/Paris et IUED/Genève, 2003
  • Nicholas Georgescu-Roegen: La décroissance, Sang de la terre, Paris, 19791,2006
  • André Gorz: Capitalisme, socialisme, écologie. Désorientations, orientations, Galilée, Paris, 1991
  • Jean-Claude Guillebaud: L'homme est-il en voie de disparition? Les grandes conférences, Editions Fides, Montréal, 2004
  • Ivan Illich: Oeuvres complètes, Fayard, Paris, Tomes 1 & 2, 2004, 2005
  • Serge Latouche: Le pari de la décroissance, Fayard, Paris, 2006,  Petit traité de la décroissance sereine, Mille et une nuits, Paris, 2007
  • Stéphane Lavignotte: La décroissance est-elle souhaitable? Ed. Textuel, Paris, 2009 Croître et décroître, article in Foi et Vie, Revue de culture protestante, N° 5, décembre 2006, p. 60-76
  • Amin Maalouf: Le dérèglement du monde, essai, Grasset, Paris, 2009
  • Donella Meadows, Jürgen Randers, Dennis Meadows: Limits to Growth – The 30 year Update, Chelsea Green Publishing Company, White River Junction, Vermont (USA), 2004. Il s'agit du troisième rapport des auteurs du fameux rapport au Club de Rome « Halte à la croissance » (1972: The Limits to Growth). Un résumé en français est disponible.
  • Yves Paccalet: L'humanité disparaîtra, bon débarras! Essai, Arthaud, Paris, 2006
  • Raimon Panikkar: « Alternative à la culture moderne », Interculture (Montréal), N° 77, 1982
  • Majid Rahnema: Quand la misère chasse la pauvreté, Fayard/Actes Sud, Paris, 2004
  • Gilbert Rist: Le développement, Histoire d'une croyance occidentale, Presses de Sciences po, Paris, 19961, 20012, 20073
  • Arundathy Roy: « Défaire le développement, sauver le climat », L'Ecologiste,
    N° 6, 2001
  • Michel Serres: Le temps des crises, Le Pommier, coll. « Manifestes! », Paris,
    2009
  • Vandana Shiva: Le Terrorisme alimentaire. Comment les multinationales affament le tiers-monde, Fayard, Paris, 2001
  • Patrick Viveret: Comment sortir des logiques guerrières?
  • BIEN-suisse: le financement d'une revenu de base inconditionnel
  • Stéphane Laborde, Théorie relative de la monnaie V2.0
  • Essais de persusasion, John Maynard Keynes. (Il explique en 1931, que l'avenir est à l'abondance et la diminution du temps de travail !)

système d’échange économique

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Systèmes d'échange économique

  • Pour toute sorte des besoins plus ou moins importants, nous avons besoin besoin d'un système d'échange
  • Ce système d'échange est un système monétaire.
  • En étudiant le système monétaire actuel, on remarque que c'est celui-ci qui nous pousse dans une économie de croissance exponentielle.  Créer l'argent par le crédit bancaire est une très mauvaise idée.
  • Il existe d'autres systèmes monétaires, (SEL, monnaie fondante) d'autres systèmes économiques.
  • Un système économique intéressant, c'est le revenu de base. Un revenu
  • en relocalisant et en humanisant l'économie on résout beaucoup de problèmes.
  • remplacer concurrence par coopération.
  • pour la gratuité et les biens communs
  • Tout ceci laisse du temps pour profiter de la vie

D'où vient l'argent ?

Dans notre société, il y a une chose que tout le monde connait mais que personne ne comprend vraiment.

Il s'agit de l'argent, et plus précisément du système monétaire. Si l'on va dans la rue et que l'on pose la question: qui crée l'argent ? à un panel de personne au hasard. On a de grande chance de tomber soit sur des gens qui ne savent pas. Soit sur des gens qui pensent que l'on utilise la planche à billet.

Faire tourner la planche à billet est effectivement une des sources de l'argent. Mais elle est très minime.

La plus grande partie de l'argent provient du crédit bancaire !

Lorsque vous allez à la banque pour demander un crédit. Le banquier vous crédite sur votre compte la somme demandée. Il crée cette somme d'argent rien que pour vous.

En fait, cet argent il ne vous le prête que si vous allez le ramener. Le banquier nous vous crée une somme  d'argent que si vous avez un projet qui fera tourner l'économie. Ainsi le montant d'argent est sensé être équivalent au travail que vous allez fournir avec votre projet.

Le hic là dedans, c'est qu'en plus de devoir ramener l'argent que le banquier vous a créé, il y a un intéret sur ce prêt. Vous devez ramener plus d'argent que ce qui a été créé !

Souvent, c'est quelques pour-cent ça parait peu. Mais si l'on calcul bien, un intérêt à 3% double la somme en 24 ans. La plupart des maisons sont achetées par des prêts spéciaux que l'appelle des hypothèques. Les hypothèques ont des durées qui sont dans cet ordre de grandeur de plusieurs décennies pour les rembourser. Il n'est donc pas rare de voir des gens payer plusieurs fois leur maison !

Si l'on généralise ce système. Si l'on prend en considération que tout l'argent créé provient de crédits bancaires. Si l'on se dit que tout le monde doit ramener plus d'argent que ce qui a été créé. Alors on découvre que forcément ça n'est pas possible. Qu'il n'y a pas moyen de ramner plus d'argent que ce qui a été créé !!!

Le système de création monétaire ne fonctionne pas !

En connaissant ce principe, tout s'éclaircit dans mon esprit. Il est logique que toutes les collectivités publiques soit endettées. Vu que l'on à l'habitude de privatiser les bénéfices et collectiviser les dettes, c'est dans l'ordre des choses.

Quand on sait comment l'on crée la monnaie, on comprend aussi pourquoi une crise économique arrive quand on déclare des actifs toxiques. Lorsque l'on décrêt que de l'argent n'en est pas vraiment. On le supprime. Tout de suite, il vient à manquer de l'argent pour assurer les échanges économiques qui était monnaie courrante encore le jour d'avant.

La solution pour résoudre une telle crise est de créer de l'argent. Mais le système de création est tellement mal foutu que l'on ne maitrise que peu de chose.

Il faut réformer notre système bancaire. Notre système de création monétaire.

Pourquoi un Etat devrait-il emprunter de la monnaie à une banque privée ? Pourquoi ne pourrait-il pas créer sa propre monnaie ?

Pourquoi laisser les seuls banquiers décider de quels sont les projets qui mérites d'être financés ?

Les banquiers financent systématiquement ce qui va leur rapporter. Mais sans aucune considération écologique. Si vous voulez financer un objet intuile et qu'il rapportera de l'argent. C'est bon, vous avez le financement. Grâce à celui-ci vous aller tranformer des ressources naturelles en déchêt. Cette opération va rapporter de l'argent. Tout le monde est content. Mais on aura perdu un capital en ressource naturel qui semble compter pour beurre !

En instaurant un vote démocratique sur les projets que la communauté est prête à financer, il y a certainement moyen de faire mieux que le seul avis du banquier !

Vraie monnaie, fausse monnaie

Nous avons vu ci-dessus que la crise est surtout une crise de confiance. La crise est survenue au moment où des gens ont commencé à se dire qu'il y a de la vraie monnaie qui représente une valeur, et il y a de la fausse monnaie qui repose sur des crédits pourris et donc ne vaut rien. Ainsi cette fausse monnaie est sommée de disparaitre !

Pour ceux qui pense qu'il y a une différence entre une vraie et une fausse monnaie, je vais raconter une petite histoire:

Une voyageuse fait une réservation dans un hôtel. L'hôtelier lui demande une caution de 100.- elle lui donne. L'hôtelier se dit:
- Chouette, je vais pouvoir payer le boulanger de ce matin. Le boulanger une fois payé se dit:
- Chouette, je vais pouvoir payer le garagiste, le garagiste se dit:
- Chouette, je vais pouvoir payer le fleuriste... et on fait le tour du village ainsi jusqu'au moment où le dentiste ayant reçu le billet de 100.- se dit:
- Je vais aller payer ma dette chez l'hôtelier.

L'hôtelier reçoit dont en retour le même billet de 100.- qu'il avait donné au boulanger en début de matinée.

Et revoilà la voyageuse, qui annonce à l'hôtelier que finalement elle n'a pas besoin de la chambre, elle continue son chemin. Donc elle exige que l'hôtelier lui rende sa caution. Ce qu'il fait. C'est alors que la voyageuse sort un briquet et brûle le billet de 100.- !
L'hôtelier s'exclame, mais la voyageuse lui dit que ce n'est pas grave:
- C'était un faux !!!

Cette histoire montre que l'argent n'est qu'un vecteur d'échange économique. En soi, il n'y a pas de différence entre du vrai ou du faux argent. Il a fait le même boulot. Il a contribué à promouvoir un système d'échange. La seule chose qui compte c'est d'avoir une quantité d'argent suffisante pour assurer les échanges économiques dont on a besoin.

Si l'on veut pouvoir ajuster la quantité de monnaie en circulation avec le volume d'échange il faut pouvoir contrôler le moyen de créer de l'argent. Avec le crédit bancaire, ce n'est pas le cas !

Alternative

La monnaie n'est pas anodine. Elle n'est pas si neutre que l'on aimerait nous faire croire. Il existe des alternatives à notre système monétaire en vigeur. Des expériences positives on été faite avec le système de la monnaie fondante.

Cette monnaie est appelée fondante, car elle perd de sa valeur périodiquement (p. ex: 1% par mois)

La capitalisation d'argent crée une raréfaction de la masse monétaire. L'idée de la monnaie fondante est de taxer la capitalisation. Si la monnaie circule l'économie se porte bien.

Le système utilisé à Wörgl en Autriche en 1932-33 proposait des billets avec des timbres à coller dessus. Un timbre par mois. Pour utiliser un billet, il faut qu'il ait le timbre. Pour ne pas payer les timbres les gens sont incités à utiliser leur billets le plus vite possible.

Ce système a très bien fonctionné suscitant l'intérêt de nombreuse autres communautés autrichiennes. Cependant la banque nationale y a vu une atteinte à son monopole régalien. L'expérience a donc été stoppée par le gouvernement malgré le succès flagrant de l'expérience!

Pour compenser la perte de valeur périodique de la monnaie. L'Etat crée la monnaie manquante. (vend des timbres à coller sur les billets) Ce qui lui permet de financer les infrastructures publiques.

Donc finalement l'Etat n'a plus besoin de prélever d'impôt!

La naissance du dollar US

Lors de la naissance des USA, des monnaies complémentaires ont été utilisées à plusieurs reprises.

En 1750 Benjamin Franklin raconte que la Nouvelle-Angleterre a résolu ses problèmes économique en abandonnant la monnaie anglaise et en créant une nouvelle monnaie sans intérêt appelée Colonial scrip.

Cette monnaie a été supprimée par le parlement anglais en 1763 provoquant la colère des colons. C'est une des causes de la révolution de 1776.

En 1862, Abraham Lincoln, alors président des Etats du Nord en plein guerre de sésession avait besoin de beaucoup d'argent pour financer l'armement. Les banquiers lui proposaient des taux usuriers. Lincoln a donc créé ce qui est devenu le dollar. (On surnommait cette monnaie les greenback à cause de leur dos vert.)

Cette liberté de création monétaire a beaucoup irrité les banquiers. Les banquiers ont repris leurs droit après l'assassinat de Lincoln en 1865.

En 1913, le congrès des USA créa la réserve fédérale, une banque privée, et lui confia son pouvoir de création monétaire. C'est le système qui est toujours en vigueur actuellement.

Des monnaies abondantes pour assurer des échanges

L'économiste Bernard Lietaer milite pour la création d'une monnaie appelée Terra, qui est liée à un panier de ressources naturelles à l'image de ce que le dollar était liée à l'étalon or.

Cependent Lietaer milite également pour une multiplication des monnaies complémentaires locales.

Le but est de créer des monnaies qui soit liée à une communauté locale pour son propre bénéfice. C'est souvent ce principe que l'on applique dans les SEL. Les systèmes d'échange locaux.

Dans l'égypte antique, on utilisait une monnaie basée sur le grain. Une monaie quie se dévaluait dans le temps comme le grain stocké trop longtemps pourrissait. Ainsi les gens n'ont pas investi dans la monnaie, mais dans ce qui est durable. Dans les infrastructures.

C'est lors de la colonisation de l'égypte par l'empire romain et sa monnaie avec intéret que le système de du grain égyptien a été supprimé. C'est depuis là que l'égypte a perdu sa grandeur.

On retrouve le même principe au moyen âge, entre le 10ème et le 13ème siècles. Il y a de nombreux seigneurs et de nombreuses monnaies qui se dévaluent par des rappels périodiques et réémissions. Les gens ont donc investi dans ce qui est durable. Dans les cathédrales !

D'une manière générale le but d'une monnaie est d'assurer un échange. On doit limiter la capitalisation. Une monnaie doit être abondante et circuler.

Le fait d'avoir un grand nombre de monnaie permet d'utiliser en alternative une monnaie abondante quand une monnaie se raréfie.

Il faut que ce soit la communauté concernée par une monnaie qui décide de ce pour quoi elle va augmenter sa masse monétaire. De ce qu'elle a envie de financer en créant un peu plus de monnaie.

Voici de quoi aller plus loin dans les monnaies complémentaires:

Le revenu de base

Notre société est basée sur la valeur du travail. Si vous ne travaillez pas vous êtes rien! Tous les parti de gauche se battent pour plus d'emplois, il nous faut des emplois !

Or, tout le travail qui a été fait ces 100 dernières années, c'est remplacer les travailleurs humains par des machines.

Il faudrait savoir ce que l'on veut ?

Il n'y a maintenant plus assez de travail pour tout le monde. Pourquoi ne pas militer pour le chômage pour tous ?

Ce que veulent les gens, ce n'est pas un travail. C'est un revenu !

Dans notre société actuelle, on est obligé d'avoir une revenu pour vivre. Donc tout le monde a un revenu. Mais il n'est pas toujours de même nature.

Une étude a été faite en Allemagne sur la provenance des revenus. Sur 10 personnes représentatives de la population:

  • 4 travaillent pour avoir un revenu.
  • 3, surtout les jeunes, ont un revenu par leur famille.
  • 2 vivent de leur retraite ou de leurs rentes.
  • 1 bénéficie d'un revenu de l'assurance chomage ou de l'aide sociale.

Ainsi, seul 41% de la population allemande travaille pour avoir un revenu ! (source faz.net)

Donc c'est une idée fausse de ce dire que c'est le travail qui fourni un revenu !

Sur ce constat, l'idée du revenu de base fait son chemin. Cette idée est aussi connue sous le nom d'allocation universelle, ou de revenu de vie.

L'idée est de proposer un revenu de base inconditionnel pour chaque personne. Ainsi la personne peut réellement choisir de travailler ou pas. Ce système permet de financer de nombreuses activités bénévoles ou sociales comme l'éducation des enfants.

Entre autres, ça résout le problème de financement d'activités comme le développement de logiciels libres ou de contribution à du contenu d'information comme écrire des pages wikipedia. Ce système permet de financer tout ce qui est des biens communs. Vu qu'il n'y a plus besoin de rentabiliser son travail, le fruit de son travail peut être offert à la communauté.

Pour bien comprendre cette idée, je recommande de regarde le film Le revenu de base fait par le bâlois Daniel Häni et le cinéaste allemand Enno Schmidt.

Ce film vient d'être traduit en français et est disponible en téléchargement gratuitement. Il peut également être commandé en DVD pour une modique somme. J'ai également fait une retranscription par écrit de ce film.

Voici un montage que j'ai fais pour présenter l'idée de base de ce film en 6 minutes.

Ce genre de revenu a déjà été proposé sous diverses formes dans de nombreuses régions dans le monde entier. (en France par exemple)

Et la dernière proposition en date est l'initiative parlementaire de Josef Zisyadis pour une allocation universelle. (initiative qui a été balayée en juin 2011 par la commission qui devrait se prononcer dessus.)

Le mérite du film de Daniel Häni et Enno Schmidt, est de proposer une manière de financer ce revenu en remplaçant l'impôt sur le revenu par une taxe sur la consommation. Ça à l'air de tenir debout.

En tout cas c'est une révolution sociale. Le fait de pouvoir choisir dans quoi l'on veut réellement s'engager et ne pas être obligé a accepter tout et n'importe quoi comme travail pour des prétextes alimentaires change radicalement la façon d'organiser la société et ce pour quoi une société toute entière milite.

Pour approfondir le sujet, voici également article que j'ai écrit à propos de revenu de base inconditionnel.

On en parle dans le courrier du 10.11.10.

La fin d'un système économique basé sur le travail

La première version de ce texte a été écrite en octobre 2010. Une année, plus tard, je remarque que le système économique capitaliste basé sur la croissance et le travail est vraiment en bout de course. Il ne fonctionne plus.

On peut résumer l'année 2011 par ces événements:

  • le printemps arabe
  • l'été européen
  • l'automne New-Yorkais
  • ... et l'hiver n'a pas encore commencé au moment où j'écris ces mots.

Le printemps arabe est vu comme la chute de plusieurs dictateurs dans des pays arabes. De nombreuses causes sont avancées pour expliquer l'origine de ces printemps.

Une cause dont on parle trop peu à mon avis, est le fait que les gens qui se sont révolté, ce sont surtout des jeunes qui n'arrivent pas s'insérer dans le système économique. Vu qu'ils ne sont pas intégrés, ils n'ont rien à perdre. Il peuvent prendre le risque d'une révolution.

Pourquoi, il ne sont pas intégrés ? Car il n'ont pas de travail. Ce sont souvent des gens qui sont bien formés. Mais qui finissent par devoir survivre en arnaquant des touristes où en vivant de vente de fruits dans la rue.

Quand la proportion de gens mis en marge du système économique devient la majorité de la population (dans les tranches d'âge jeunes), il suffit d'un incident pour mettre le feux aux poudres.

C'est l'auto-immolation d'un jeune marchand de légumes tunisien, qui a été l'événement déclencheur d'un mouvement révolutionnaire qui embrase le monde comme on l'a rarement vu.

Après les printemps arabe, c'est pour les mêmes raisons, que les indignés ont créé des campements à Madrid, puis dans plusieurs villes europénnes.

En europe aussi, est surtout en europe du sud, les jeunes en grande partie au chômage et n'ont que peu de perspective de pouvoir être intégré à la société par le travail.

Puis, en septembre, on voit le même type de campement d'indignés se reproduire avec le mouvement Occupy Wall Street.

Et oui, finalement, il y a les mêmes problèmes dans les pays de l'afrique du nord qu'en plein coeur de New York.

Un récent reportage sur arte, montrait qu'il y a 20% des habitants de New-York qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, et le tiers de ces gens ont moins de 18 ans !

Un quart des jeunes universitaires ne trouvent pas d'emploi à la fin de leur étude. Même avec d'excellent diplôme. Ainsi, certain ne se lancent même pas dans des études qu'ils risqueraient de ne jamais pouvoir rembourser !

On voit ainsi que le système économique basé sur le travail n'est pas capable d'intégrer une partie grandissante de la population. Ainsi, il n'est pas étonnant de voir des mouvements révolutionnaire un peu partout.

Le problème souvent évoqué, est que ces indignés n'ont pas de souhait, de programme, d'alternative à proposer au système actuel.

Pourtant il existe bien des choses que l'on peut faire. La première chose qui me vient à l'esprit est l'instauration d'un revenu de base inconditionnel. Ainsi, le travail n'est plus nécessaire à l'intégration dans une société.

Le travail n'as pas toujours été une valeur telle qu'on la connait actuellement:

La gratuité et les bien communs

Mettre en place un revenu de base permet de favoriser une culture de gratuité et de bien commun. Ces valeurs sont en voies de disparition dans un système capitaliste qui favorise le profit personnel.

Les biens communs sont profitables à tous. Il y a là derrière l'idée de coopération, de collaboration. C'est une culture opposée à l'individualisme du capitalisme.

L'humain est un animal social. Il aime les liens avec les autres et la gratuité. Le capitalisme force les gens à mettre des barrières. Avec ma famille, c'est gratuit, avec les autres je fais payer.

Une société décroissante a pour but d'économiser les ressources, elle va donc favoriser le partage. La gratuité et les biens communs sont donc mis en avant dans une société décroissante.

On peut imaginer un système qui rende gratuit les usages et fasse payer cher les mésusages.

Ainsi, on peut fournir gratuitement la quantité d'eau nécessaire à une personne pour vivre (en suisse une personne consomme 160l d'eau par jour), et faire payer progressivement toujours plus cher ce qui semble devenir un luxe.

Ainsi une personne qui utilise de l'eau pour boire, pourra couvrir ses besoins gratuitement. Mais une personne qui veut remplir sa piscine payera cher son eau.

Le choix de la limite entre usage et mésusage se discute et se vote démocratiquement. C'est une forme de démocratie directe qui peu motivier les gens que la politique rebute à venir donner leur avis.

Système économique alternatifs

Il est temps d'ouvrir les esprits. De démolire la pensée TINA, (There Is No Alternative), ce mode de pensée qui nous fait croire qu'il n'y a pas d'autre système économique que celui que l'on utilise. Les plans d'austérités dont on parles dans les médias ne sont pas des solutions. Ce n'est qu'une bombe sociales que l'on est en train d'amorcer.... et qui va exploser si l'on continue ainsi.

Il existe plein d'autres systèmes économiques ! Il suffit d'ouvrir les yeux et d'avoir un peu d'imagination.

La collaboration collaborative en est un.

Pour en savoir plus à propos de la collaboration collaborative, voici mon article à ce propos....

En bref, la consommation collaborative est basée sur le slogan: moins de bien, plus de liens !

L'idée est de ne plus échanger des objets, mais des droits d'usage sur des objets ou des services.

Ainsi, on réduit l'empreinte écologique en n'ayant plus un système économique basée sur la transformation de ressources naturelles utilisables en déchets inutilisables. Et ceci en favorisant l'individualisme au travers de la pub, afin de de faire consommer le plus possible.

L'idée de la consommation collaborative, c'est le partage, et donc la création de liens sociaux forts.

Collaborative Consumption Groundswell Video from rachel botsman on Vimeo.

 

Pour encourage ce nouveau système économique, j'ai créé la plateforme web:

yopyop.ch

Ce site fourni un outil pour partager les objets que l'on utilise rarement. Ceci aidé par une monnaie locale pour faciliter les transaction entre des gens qui ne se connaiteraient pas bien.

Il existe de nombreux projets basés sur la consommation collaborative. En voici un aperçu avec une liste de liens.

Téléchargez la présentation à propos de la consommation collaborative utilisée lors du cours à l'université populaire (pdf 13Mo)

Favoriser ce qui existe déjà

Pour concrétiser un changement de société. Il faut déjà se rendre compte que nous pouvons favoriser les bonnes initiatives qui sont déjà là et ne plus rentrer dans le jeu du système qui nous déplait.

Un moyen d'agir sur les banques:

Changer votre banque ou changer de banque.

La banque est le coeur du système économique. Ce sont les banquiers, par les prêts qu'il font, qui décident quels sont les projets qui méritent d'être financé ou non.

Pour démocratiser ce système, un moyen efficace est de faire pression sur ça banque pour mettre des critères étiques et non seulement financiers au choix des projets à financer.

Les transports

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Les transports

Résumé

  • Un besoin, c'est se déplacer. Nous sommes dans la société de la mobilité..
  • Nous vivons dans la société de la voitures.
  • Pourtant la voiture n'as pas toute les qualité. Elle prendre beaucoup de place.
  • A l'avenir on verra de plus en plus des abonnement mobilité combinant plusieurs moyen de transports.
  • La voiture a modelé l'urbanisme et l'organisation de la société. (proximité des magasins et hopitaux)
  • La voiture isole. C'est un espace de liberté individuelle qui rend les gens agressif dès qu'on y touche.
  • La sédentarité, la nouvelle maladie de notre société.
  • La voiture est plus lente que la marche à pied.
  • Le vélo, véhicule de l'avenir.

La société de la voiture

Nous sommes dans la civilisation de la voiture. La voiture, l'auto, la bagnole prend beaucoup de place dans notre société.

La voiture prend de la place lorsqu'on l'utilise sur la route, et elle prend de la place sur les parkings lorsqu'on ne l'utilise pas (92% du temps!).

Ces dernières années, le problème empire, car le nombre de voiture augmente. Dans un ménage, il faut une voiture pour chacun! Et par dessus le marché, la taille et surtout le poids des voitures a aussi augmenté entre 10% et 38% selon les modèles depuis une vingtaine d'années. Ce qui bien évidemment augmente aussi la consommation et l'émission de gaz a effet de serre.

De plus, pour gérer la circulation de toutes ces voitures, c'est littéralement une forêt de panneaux de signalisation qui sont venus envahir les rues. C'est là aussi que l'on voit une grande différence par rapport aux photos d'il y a 100 ans.

Cars, Bus, Bikes: The Space Taken by 60 People by azaraskin.

Place occupée par 60 personnes suivant le moyen de transport.
Selon le concours de Aza Raskin

Quelle est le meilleur moyen de transport urbain ?

Beaucoup de gens se plaignent des embouteillages et aimeraient que l'on multiplie le nombre de voies de circulation pour mettre plus de voitures.

C'est un point de vue. Mais il existe une autre manière de faire: augmenter la densité.

Une voiture c'est énorme et c'est bien trop souvent utilisé que par une seule personne à la fois.

Le poster ci-à-côté montre la même rue occupée par le même nombre de personne (60) mais avec des moyens de transports différents. La voiture, le bus et le vélo.

Il me semble que l'image parle d'elle même. Comment faire pour limiter les embouteillages ?

Tous à vélo ! ... ou tous en trottinette !

Et oui, la trottinette c'est le meilleur moyen de transport urbain comme je l'ai déjà expliqué sur ce site.

Pour les plus grandes distances, en cas de mauvais temps (de la neige), ou si le vélo ou la trottinette n'est pas possible. Il faut utiliser les transports publics.

Les transports publics

D'ailleurs, en matière de transports publics, je pense qu'il y a de quoi faire pour les améliorer. Notamment rendre les transports publics gratuits.

En effet, je pense que c'est tout à fait possible et même que pour les transports publics neuchâtelois nous sommes à la limite que ça coûte plus cher de faire des transports publics payants que de les faire gratuits !

J'avais déjà exliqué sur ce site comment rendre les transports publics neuchâtelois gratuits.

Le car sharing

Enfin, parfois, en effet, la voiture est un moyen de transport qui peut se justifier. (pour aller dans un endroits perdu loins des transports publics, pour transporter de lourdes ou volumineuses charges, pour voyager à des heures indues...)

Si le besoin d'une voiture se fait sentir, le mieux est de recourir au car sharing. En suisse, nous avons la chance d'avoir la société mobility. Qui permet de faire du car sharing très facilement et efficacement avec 2250 voitures réparties sur 1150 emplacements.

Mobility calcule que pour une personne faisant moins de 10'000 km par année, le car sharing est plus avantageux financièrement que d'avoir une voiture privée. Beaucoup de monde gagnerait à faire du car sharing !

L'avenir est certainement aux abonnements de mobilité. L'ère de la voiture individuelle touche à sa fin. On achètera un abonnement mobilité qui inclu plusieurs moyens de transports selon les besoins du moment.

La voiture a modelé l'urbanisme

Lorsque l'on veut se passer de l'utilisation d'une voiture, bien souvent ce n'est pas facile. Une grande part de l'urbanisme de ces dernières décennies a été modelées sur le fait que les gens se déplacent en voiture. Les petits commerces de villages ont été remplacés par des grands centres commerciaux dans les zones industrielles en périphérie des villes, souvent loins des transports publics.

Los Angeles vue des hauteurs.
On peut remarquer plusieurs quartiers d'affaires symbolisés par la présence d'immeubles et de gratte-ciel, en plus du véritable centre historique, ce qui caractérise bien l'absence de véritable centre-ville à Los Angeles.

En europe, où les villes et villages sont très anciens, bien avant l'ère de la voiture, les localités ont un centre. Le développement des localités s'est fait en plusieurs siècles depuis un centre historique jusque vers l'extérieur.

Dans un pays comme les USA, où les localités sont plus récentes qu'en europe et où la culture de la voiture est plus présente, on remarque une autre forme d'urbanisme. Bien souvent les villes n'ont pas de centre.

C'est le cas typique de Los Angeles, qui est considéré par les urbanistes comme le modèle du développement des métropoles américaines.

Los Angeles est actuellement une ville-aglomération qui s'étend en tache d'huile sur 100km !

Ce développement étalé pose de multiples problèmes d'efficacité des transports, d'accès à des zones de verdure et de centre affaire efficace. La municipalité tente donc gentiment depuis les années 1970 de créer quelques centres et avenues pour recentrer quelques fonctions de la ville.

Pour aller plus loin dans la compréhension de ce que change la voiture dans l'urbanisme, je ne peux que conseiller de lire cette petite brochure très intéressante:

L'idéologie sociale de la bagnole.pdf

Les travaux de Ivan Illitch montre également que la voiture la construction de route dans des endroits reculé les a rendu accessible, mais surtout les a vidé. Dans les vallées montagneuses, il n'y a plus rien, plus un magasin, plus un médecin, plus une école. L'argument est toujours, avec la route, plus besoin de tout avoir sur place !

La voiture isole

La voiture est toujours une extension du domicile de son ou sa propriétaire. Le propriétaire d'une voiture a toujours l'impression qu'on va entrer dans son intimité dès qu'on s'approche trop  de son véhicule!

La voiture est le seul endroit où l'on peut écouter la musique que l'on veut à fond sans déranger les voisins. La voiture est bientôt le dernier refuge de liberté pour les fumeurs invétérés !

Tous ces facteurs ont pour conséquence que la route devient une longue chaine de gens enfermés dans leur bulle-domicile-dernier-refuge-de-liberté-où-faut-pas-me-faire-chier. Au moindre petit incident, à la moindre petit contrariété il n'est pas rare de voir les conducteurs de voiture s'énerver.

- tut-tut.. vas-y avance... conducteur du dimanche...
- rraaaaaaa... encore une femme au volant...
- chi** l'autre abrutis qui n'avance pas avec son tracteur...
- bam... la vieille qui traverse... plus vite mémé... Pourquoi ces retraités qui ont toute la journée de libre se baladent toujours aux heures de pointes !!!

Bref... voilà quelques exemples qui montrent que l'usage de la voiture peut vite rendre agressif !

La sédentarité

Dans notre belle société automatisée où tous nos esclaves machines font tout à notre place, notre corps ne sert bientôt plus à rien. Notre corps est un vestige du temps où il fallait courir quelques heures derrière son steak avant de pouvoir le manger.

macbook de martouf au soleil.jpgDe nos jours, l'effort physique est de plus en plus rare. Surtout pour les gens qui ont un métier autant difficile que le mien, où l'effort physique du métier consiste à déplacer les doigts de quelques centimètres pour pianoter sur un clavier d'ordinateur.

Ceci, c'est quand après un quart d'heure de cogitation, les méandres de mon cerveau ont trouvé un superbe algorithme de 2 ligne à écrire !

On appelle cette nouvelle maladie des temps modernes, la sédentarité.

Oui, en effet, c'est de plus en plus considéré comme une maladie. Il semble que notre corps interprète ce refus de bouger comme une envie de se laisser mourir !

La sédentarité, c'est donc mourir à petit feu !

Pour remédier à cette maladie. Il suffit de faire fonctionner son corps. D'après les savants calculs de certains grands penseurs, il suffit de faire 30 minutes par jour de léger effort (juste de quoi transpirer légèrement) pour se prémunir contre cette terrifiante maladie qui va décimer les humains du 21ème siècle.

Ce remède miracle parait facile. Mais statistiquement, il semble que peu de gens mettent en pratique ce principe.

  • un tiers de la population ne fait jamais d'effort physique
  • un tiers de la population fait un peu d'effort physique, mais moins que 30 minutes.
  • un tiers de la population bouge suffisamment pour ne pas être frappé de sédentarité

Pour ceux qui veulent plus de détails je recommande d'écouter l'avis du médecin Pietro Majno dans une conférence dans le cadre de l'Autre Salon.

La voiture est plus lente que la marche à pied

Cette affirmation peut surprendre. Elle est difficilement quantifiable, mais elle doit s'approcher de la vérité !

En effet, dans son livre Energie et Equité, Ivan Illitch nous fait remarquer qu'une voiture ça coûte cher, que d'entretenir une voiture ça coûte cher aussi.

Comment gagner tout cet argent pour payer sa voiture ? Il faut travailler. Travailler ça prend du temps.

Si l'on compare le temps de faire un trajet à pied avec le temps qu'il faut pour faire le même trajet en voiture plus le temps qu'il faut travailler pour payer la voiture, dans bien des cas, se déplacer à pied est plus rapide !

Dans ces calculs Ivan Illitch arrive à une vitesse en voiture qui est de l'ordre de 6km/h !

esclave de la voiture.png

"L’Américain type consacre plus de mille cinq cents heures par an (soit trente heures par semaine, ou encore quatre heures par jour, dimanche compris) à sa voiture : cela comprend les heures qu’il passe derrière le volant, en marche ou à l’arrêt ; les heures de travail nécessaires pour la payer et pour payer l’essence, les pneus, les péages, l’assurance, les contraventions et impôts... A cet Américain, il faut donc mille cinq cents heures pour faire (dans l’année) 10 000 km. Six km lui prennent une heure. Dans les pays privés d’industrie des transports, les gens se déplacent à exactement cette même vitesse en allant à pied, avec l’avantage supplémentaire qu’ils peuvent aller n’importe où et pas seulement le long des routes asphaltées.”

Selon les calculs de mobility, rouler 10'000km / année coûte CHF 9'820.- (y compris les assurances, frais de place de parc etc..) Ceci sans compter le prix de l'acquisition de la voiture et le coût des infrastructures routières qui sont financées par l'impôt.

Le problème de la voiture, est celui déjà évoqué ci-dessus:

En ayant remodelé complètement l'urbanisme et la société, il n'est que difficilement possible de se passer d'un moyen de transport qui est instantanément très rapide, même si il faut pour cela travailler quelques mois dans l'année pour se le payer.

On en arrive au paradoxe qu'il faut travailler pour avoir une voiture, il faut avoir une voiture pour aller travailler !

Le système s'auto-entretient ! Notre société est esclave de la voiture !

Pour faire marche arrière, il faut tenter de garder des structures qui sont accessibles tout de même dans un temps raisonnable pour s'adapter aux exigences actuelle, tout en n'utilisant que la force musculaire humaine.

Le vélo est le moyen de transport tout désigné !

Le vélo, le moyen de transport de l'avenir

Le vélo est une invention très efficace. Avec une technologie simple, on arrive multiplier par 3 la vitesse de déplacement d'un humain tout en utilisant uniquement sa force musculaire.

Le vélo est la machine qui a le meilleur rendement dans les "machine" qui transforment l'énergie issue de la nourriture en énergie mécanique. Ceci juste devant le martinet et le saumon !

Avec un vélo couché, il est encore possible d'améliorer le rendement du véhicule.

Depuis juin 2010, je me suis mis à utiliser le vélo comme moyen de transport princial. Je m'en sort très bien. C'est très agréable. Pour plus de détails, voici le récit de mes aventures à vélo que je publie sur mon blog.

Ces dernières années, il y a de plus en plus de types de vélos qui sont apparus. Il y a des vélos adaptés à toute les situations. Du vélo droit normal, au vélo couché en passant par le vélo poussette, le vélo pliable et le vélo électrique.

Il commence à apparaitre également quelques véhicules carrosé qui sont conçu sur une base de vélo et destiné à être une nouveau genre de véhicule.

Il y a notamment la Magic Turtle, sorte de triporteur propulsé par la force musculaire assistée d'un moteur électrique  dont les accus sont rechargé au solaire.

Le même principe est appliqué à la Twike, qui est un véhicule hybride force musculaire, moteur électrique.

Le principe du vélo assisté électriquement est un excellent moyen de faire venir les gens au vélo. C'est une sorte de cheval de Troie. Cependant, les accus sont fait principalement de lithium et le lithium, bien qu'était un composant qui n'est pas trop rare sur cette planète, il est tout de même difficile à extraire de manière industrielle.

Avec la tendance au tout électrique, ces prochaines années, c'est le salar de uyuni en Bolivie qui va être totalement saccagé pour extraire le lithium nécessaire à la fabrication des accus de nos, ordinateurs, de nos vélos électrique et de nos voitures électriques!

Depuis juin 2010, la nouvelle a été rendue publique, l'Afghanistan possède d'énormes réserves de lithium, de l'ordre de grandeur de celle de la Bolivie. Est ce que cette information était connue par le gouvernement des USA au moment d'envahir l'Afghanistan ? On peut le supposer, vu que les Russes avaient déjà évaluer les ressources dans les années 1980.

La guerre des ressources continue !

Ceci sans compter, que qu'il faudra bien charger les accus. Très bien si on arrive à le faire via des panneaux solaires. Mais vraissemblablement les sources d'énergies les plus courante ces prochaines années seront le nucléaire et si l'on interdit le nucléaire, le charbon!

Bienvenue aux voitures électrique à charbon !

Le débat sur les voitures électriques est encore très partagé. C'est en tout cas ce que nous montre le journal de la coopérative de carsharing mobility dans le dernier numéro de son journal. Deux spécialistes n'ont pas du tout le même avis.

Pour moi le véhicule d'avenir reste le vélo propulsé uniquement à la force musculaire humaine !

Quelques référencs de plus pour approfondir la question:

 

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Les besoins en énergie

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Les besoins en énergie

  • un autre besoin de base, c'est se loger se chauffer => énergie
  • économiser de l'énergie

L'activité humaine consomme de l'énergie. Le but est donc ici de gérer une production énergétique, mais aussi de diminuer sa consommation.

En effet, l'énergie la mieux utilisée, c'est celle que l'on ne consomme pas !

La société à 2000W

La société à 2000w est un concept qui part du principe que les ressources énergétiques de la planète sont limitées. Que si l'on veut pouvoir tenir avec ces ressources tout en partageant équitablement l'énergie produite, chaque personne peut consommer une puissance instantanée de 2000W.

Ce concept a été pensé par des physiciens. Pour qui la notion de puissance est claire. Mais pour le commun des mortels, la notion de puissance n'est pas claire du tout.

Chaque fois que je parle de la société à 2000W, mon interlocuteur me demande: mais 2000W sur combien de temps....

Le temps est déjà inclu dans la notion de puissance. Une puissance, c'est une quantité d'énergie divisée par un temps:

P = E/t

Une puissance c'est l'équivalent d'un débit dans un circuit hydraulique. C'est la taille du tuyau qui laisse passer l'eau.

Il faut savoir qu'actuellement, un suisse consomme en moyenne 6000W. L'objectif de la société à 2000W en suisse est donc de diviser par 3 la consommation d'énergie. Ainsi c'est beaucoup plus clair.

Quelle est la consommation énergétique d'une personne en suisse ?

Voici quelques chiffres fournis par le programme novatlantis:

Pour une personne vivant en famille dans une maison de classe moyenne dans une aglomération on peut dire que:

Besoin en énergie: en  KWh par an et par personne en Watt par an et par personne
habitat 13 542 1545
mobilité 12 847 1466
alimentation 6 944 793
besoins publics* 18 056 2061
loisir et divers 4 167 476
Total 55 556 6342 W

* consommation d'énergie à but publics, par exemple l'éclairage routiers et les bâtiments publics.

Cette consommation d'énergie de 2000W correspond à l'énergie qui était consommée en 1960.

Ce concept prend également en compte tout ce qui est de l'énergie grise. C'est à dire de l'énergie qui n'est pas directement consommée par nous même, (en s'éclairant avec une ampoule par exemple), mais l'énergie qui est consommée par la fabrication et le transports des objets que nous utilisons.

Le problème, c'est que ce concept ne tient compte que de la suisse. Ainsi, l'énergie grise des objets fabriqués pour nous, mais en chine n'est pas prise en compte !..... heureusement, il n'y a pas beaucoup d'objets fabriqués en chine de nos jours...... 😉   (ainsi, si l'on voulait tenir compte de l'énergie grise de nos objets chinois, le suisse moyen consomme plutôt 9000W en permanence plutôt que 6000W...)

Cette part est non négligeable. Dans la ville où j'habite. (Boudry, 5000 habitants) L'électricité consommée par la commune est répartie pour moitié par les ménages et pour l'autre moitié par seulement 17 entreprises !

Un excellent moyen de réduire sa consommation d'énergie est donc de limiter sa consommation d'objets !

Offir une seconde vie (ou plus) à des objets est un excellent moyen de limiter notre consommation énergétique.

Ainsi, mon discours va principalement sur la modification du système économique pour faire des économies d'énergie. Il faut sortir de ce système économique qui a pour dogme la croissance du PIB.

Ce n'est pas juste de culpabiliser les gens qui utilisent des ampoules à incandescence au lieu d'ampoule économique, quand de l'autre côté on encourage les gens à renouveler de plus en plus vite tous leurs objets !

C'est ce dogme de la croissance économique qui nous pousse à "bouffer" autant d'énergie. Qui nous pousse à penser que l'on est obligé de construire de nouvelles centrales de production d'énergie.

Etre dans l'accueil plutôt que dans la prédation

En ce qui concerne les sources d'énergie. Je suis d'avis qu'il y a deux approches:

  • la prédation
  • l'accueil

Le monde actuel est dominé par la prédation. On va chercher de l'énergie dans les sous-sol. Principalement du pétrole, du gaz, du charbon, de l'uranium...

C'est la prédation, car on détruit ces ressources, on les exploites, et au passage, on crée des dommages collatéraux (sociaux).

De nombreux pays qui ont des sols riches en sources d'énergie, sont des pays pauvres et politiquement instables. C'est le meilleur moyen pour les prédateurs d'énergie de venir se servir !

La prédation c'est tout une philosophie !

Tout comme l'accueil.

Nous avons déjà à disposition toute l'énergie dont nous avons besoin. Mais il faut savoir être dans l'accueil et non dans la prédation. Le soleil, l'eau, l'air, la chaleur du sol... ce sont des sources d'énergie qui sont bien mieux réparties sur la planète. Il suffit de savoir les accueilir.

Le meilleur exemple, c'est d'observer la nature qui nous entoure. Le soleil fait pousser les plantes. Il y a beaucoup d'énergie à disposition. Les arbres ne sont pas petits !

Mais la principale différence entre un arbre et un humain, c'est le rythme de vie. Un arbre pousse lentement, mais peut vivre des siècles. La race humaine veut aller toujours plus vite, toujours plus loin. C'est notre rythme effréné qui nous transforme en grand consommateur d'énergie.

En ralentissant notre rythme, et relocalisant nos activités. Nous sommes en mesure d'accueilir l'énergie suffisante à nos besoins.

Le nucléaire

On peut résumer le problème du nucléaire à la phrase:

Jusqu'ici tout va bien....

Le nucléaire est une merveilleuses technologie, mais qui produit des déchets dangereux tellement longtemps qu'aucune civilisation humaine n'est capable de durer aussi longtemps. De même, il existe toujours un risque d'accident nucléaire. L'exemple de Tchernobyl nous a montré qu'un petit aperçu de ce qu'un catastrophe nucléaire peut être.

(Puis l'accident de Fukushima à rafraichit les mémoires à l'occasion du 25ème anniversaire de Tchernobyl...  Je n'en avais pas parlé, vu que ce texte a été écrit en automne 2010)

Le nucléaire est une technologie qui jusqu'à présent à été relativement bien gérée. Mais dans la durée c'est une catastrophe. On ne peut rien assurer de la sécurité d'installation nucléaire pour les prochaines centaines de millénaires !

Contrairement à ce que le lobby du nucléaire veut nous faire croire. Faire de l'électricité nucléaire émet aussi du CO2.

Il y a plusieurs facteurs à prendre en considération:

  • La construction de la centrale. (Principalement le béton et l'acier émettent pas mal de CO2)
  • Le cycle du combustilbe Uranium. (~60g de CO2/kWh, selon le chercheur Storm van Leeuwen )
  • Le conditionnement et le stockage des déchêts pour quelques centaines de millénaires va forcément émettre du CO2.

Pour avoir une bonne explication de la méthode de calcul voici un excellent rapport:

Voir aussi cette explication vulgarisée à propos des émissions de CO2 du nucléaire.

Pour faire quelques comparaisons d'émission de CO2, voici le tableau suivant (extrait du rapport de Storm van leeuwen):

comparaison co2 source energie.pngD'après ce même rapport, il semble qu'il faut entre 6 ans et 12 ans (suivant les technologies) pour qu'une centrale nucléaire produise l'énergie qu'elle a utilisé à sa construction. (Energy payback).

Pour du solaire photovoltaique on arrive à 2.7 ans pour la suisse.

Le pétrole

Courbes cumulées de production de pétrole (schéma datant de 2005)

Tout le monde sait que les réserves de pétroles arrivent au bout. Il reste encore de nombreux conflits de spécialistes sur la date de ce qu'on appelle le pic du pétrole. Le  Pic de Hubbert. Le moment où la quantité de pétrole disponible cesse de croitre et commence à diminuer.

On trouve des estimations de cette date du pic entre 2005 et 2030. Pour les détail, voici la synthèse des estimations de nombreuses personnes et organisations.

En bref, le pic du pétrole, c'est maintenant !

Le pétrole est à la base d'environ 100'000 dérivés. (plastiques, amoniaques, médicaments, engrais, colles, etc...) La fin du pétrole va donc remettre en cause sérieusement l'organisation de toute notre société.

Il est donc temps d'économiser. De ne plus utiliser de pétrole quand il existe des alternatives. L'exemple le plus démonstratif reste le chauffage. Pourquoi bruler du pétrole, alors que l'on peut se chauffer par de nombreux autres moyen, même au solaire?

L'énergie solaire

Les automobilistes suisses sont habitués à payer chaque année une vignette pour avoir le droit d'utiliser le réseau autoroutier.

Les utilisateurs des autoroutes de l'information, devraient prendre, eux aussi, l'habitude d'acheter, chaque année, leur vignette solaire.

La vignette solaire, est une idée qui a été trouvée pour sponsoriser la production d'énergie solaire.

Il est proposé à tout possesseur d'un ordinateur portable (les autres aussi ont le droit) d'acheter une vignette à CHF 50.- qui correspond au cout, en énergie solaire, d'une année d'utilisation d'un ordinateur portable. (50kwh)

Ces vignettes peuvent être commandées sur le site web: http://www.vignettesolaire.ch

Ainsi, en achetant une vignette solaire, je sais que l'énergie que consomme mon ordinateur est au moins produite quelques part en énergie solaire. En utilisant mon ordinateur portable, je ne vais donc pas faire augmenter la demande en énergie et favoriser ainsi la construction de nouvelles centrales nucléaires ou favoriser la prolongation de leur durée de vie.

En achetant une vignette solaire je sponsorise un projet de création d'énergie propre et d'énergie produite par des panneaux solaire installés par des jeunes.

Production d'énergie en suisse

En suisse, nous avons la chance d'avoir une majorité de notre électricité qui est produite de manière renouvelable. Ceci par ce que nous avons beaucoup d'usines hydroélectriques. La production hydroélectrique représente 58,4 % de la production d'électricité en suisse contre  40,7 % pour le nucléaire, et seulement 0,9 % pour les autres sources de production d'électricité. La production d'énergie solaire est donc ridiculement petite. Il faut que ça change !

Libéralisation de la production d'électricité

les rapaces du marché de l électricité.jpgEn suisse le contexte du marché de l'électricité a beaucoup changé ces derniers temps et il va encore beaucoup changer.

Le 22 septembre 2002, la loi sur le marché de l’électricité (LME) était rejetée par 52,5% du peuple suisse. Cette loi proposait une libéralisation du marché de l'électricité. Le peuple n'en a pas voulu. Cependant, quelques gros consommateurs d'électricité voulant faire quelques économies (d'argent pas d'énergie !) ont invoqué la loi contre les cartels devant le tribunal fédéral pour libéralisé le marché. Ils ont gagné !

Cette victoire au tribunal fédéral a de facto libéralisé le marché de l'électricité, obligeant le parlement à faire une loi. Cette fois-ci. En tenant compte du débat de 2002. La loi a été conçue pour ne libéraliser que la production d'énergie et non son transport. Ainsi il est possible de garantir que les réseaux seront bien entretenus. Ce qui était une des plus grande crainte lors de la votation de 2002.

De plus un petit su-sucre a été offert pour faire passer la nouvelle loi: un fond pour sponsoriser les énergies renouvelables.

C'est ainsi que cette nouvelle loi sur l'approvisionnement en électricité (LApEI) a été accepté sans référendum.

Elle est entrée en vigueur le 1er janvier 2009. Libéralisant le marché de la production d'électricité pour les consommateur de plus de 100'000kWh.

Cinq ans plus tard, donc le 1er janvier 2014 le marché sera aussi libéralisé pour tout le monde.

Conséquences de la libéralisation

Beaucoup de gens ont vu dans cette libéralisation un moyen d'augmenter la concurrence et donc un moyen de faire baisser les prix. Mais c'est totalement faux !

Ce qui c'est passé, c'est une augmentation de 25% des prix ! (très variable suivant les régions..)

La concurrence sur la production de l'électricité ne peut pas fonctionner.

En effet, l'électricité, avant de suivre les lois de l'Etat, suit les lois de la physique! L'électricité est un flux d'électron qui emprunte toujours le chemin le plus court !  Ceci signifie que l'on consomme toujours l'électricité qui a été produite le plus près de chez soi.

Ainsi, avec cette nouvelle loi (LApEI), on est libre d'acheter à n'importe quel producteur de l'énergie. Mais on consomme toujours l'énergie produite localement ! Beaucoup de gens ne comprennent pas ce paradoxe, et ça ce comprend !

Sur ma facture il est écrit que mon électricité provient d'énergie hydroélectrique produite dans les pays nordiques   Mais en réalité je consomme de l'électricité provenant d'usines hydroélectriques des gorges de l'Areuse à quelques kilomètres de chez moi ou de l'électricité de la centrale nucléaire de Mühleberg.

Ainsi, ce que l'on a mis en place lors de la libéralisation de la production d'électricité en suisse, ce n'est pas une modification de notre réseau électrique. C'est une modification au niveau de la facturation de la production électrique.

Il y a donc un producteur chez qui on va acheter une certaine quantité d'énergie et il y le producteur local qui va nous la fournir. Entre temps il y tout un réseau de transport de cette énergie dont le financement est assuré par le droit de timbre. une taxe qui permet de financer l'entretient du réseau électrique (certaines communes taxent encore, en plus, un droit de passage). Pour calculer tous ces flux d'énergie qui passent, mais pas forcément par où il sont payés, il y a une nouvelle société, swissgrid qui a été crée pour s'occuper de gérer le transport d'électricité en suisse.

L'augmentation des prix de l'électricité avec la libéralisation s'explique probablement par le financement de cette nouvelle société swissgrid et par le calcul à la hausse du droit de timbre par les transporteurs d'énergie.

Financement des énergies renouvelables

éolienne en bout de champ.jpgQu'est devenu le su-sucre ? Que devient le financement de la production d'énergies renouvelables à prix coutant ? Les gens intéressés à recevoir une partie de 320 millions attribués pour que l'on reprenne à prix coutant l'énergie renouvelable qu'ils produisent était tenus de s'annoncer dès le 1er mai 2008 à swissgrid. Le 2 mai à 14h on comptait déjà 3750 demandes chez swissgrid alors que le 1er mai était un jour férié vu que c'était le jeudi de l'ascension!

Swissgrid a très vite été débordé par les demandes. Le tri a été fait, les petites installations ont été très vite rejetées. Puis les fonds d'encouragement pour le courant vert sont arrivés au bout. Ceux qui ont fait leur demande trop tard sont sur liste d'attente !

Pour tenter de débloquer la situation, en août 2009, le parlement a décidé de maintenir pour 2010 une taxe de 0.45ct par kWh pour reconstituer un fond pour financer les gens sur la liste d'attente des rétributions à prix coutant.

C'est une bonne nouvelle pour les grosses installations, surtout dans la géothermie et dans l'hydroélectrique. Mais ça ne résout pas le problème des petites installations. De tous les particuliers qui ont investi pour installer des panneaux solaires sur leur toit.

L'énergie solaire a été passablement délaissée par cette loterie au subventionnement.

La situation est encore pire qu'avant la libéralisation. Il y a un certain flou juridique autour du statut des gens qui ont été rejetés du subventionnement. Les distributeurs d'électricité sont quand même tenus de reprendre l'électricité qu'ils produisent mais à quel prix?

Jusqu'à présent il y avait pas mal de systèmes qui faisaient juste tourner le compteur électrique dans l'autre sens. Ainsi c'était un moyen simple de décompter l'électricité produite au même prix que celle qui est consommée. Avec la libéralisation quel est le prix? Souvent on applique le même principe vu que la libéralisation n'est pas encore effective pour les petits consommateurs d'énergie. Mais que ce passera-t-il en 2014? Est ce que l'on pourra se faire payer au prix du producteur d'énergie que l'on aura choisi ?

Etrange tout ça !

D'autres pistes de financement de l'énergie solaire

Toujours est il que les gens qui ont installé des panneaux photovoltaïques sur leurs toits par ce qu'on leur promettait de les payer au prix coutant ont l'impression de s'être fait arnaquer !

Certains cherchent d'autre sources de financement. La vignette solaire en est une.

L'hébergement de site web sur un serveur web alimenté en énergie par des panneaux photovoltaïque en est une autre. C'est ce que fait la société Horus.

Perspectives d'avenir

panneau solaire à la cabane rambert.jpgL'avenir est à la production d'énergie locale. Il faut toujours  avoir en tête que l'électricité emprunte toujours le chemin le plus court! Donc l'installation de production qui aura le moins de perte de transport sera toujours la plus proche.

Une production locale permet également de maintenir des compétences locales et des emplois locaux.

L'énergie va devenir un secteur de plus en plus stratégique. Produire sa propre énergie, c'est garantir la sécurité de son avenir.

L'énergie solaire est inépuisable, elle est présente partout. Les panneaux solaire sont fait en silicium, c'est l'élément le plus courant sur la croute terrestre après l'oxygène. (le sable est principalement composé de silicium)

L'énergie solaire est donc la source d'énergie la plus durable et la plus propre que l'on puisse utiliser.

Une mine d'or à propos des énergies. Le solar club du cern.

Isolation des bâtiments

Le potentiel d'économie d'énergie le plus grand est certainement dans le domaine des batiments.

En général, quand on assainit un batiment existant on arrive à diminuer de 60% sa consommation énergétique.

Il est possible actuellement de construire des batiments qui n'ont pas de chauffage. On utilise le chauffage au solaire passif. Combiné avec l'inertie thermique d'une énorme cuve d'eau que l'on chauffe l'été grâce à des panneau solaire thermique. L'hiver le batiment est chauffé par la simple utilisation de cette réserve thermique.

Eclairage

La meilleures lumière que l'on puisse avoir est la lumière solaire. Ainsi, il est abérrant de construire des maisons avec des pièces qui n'ont pas de fenêtre où qui ont des fenêtres qui ne laisse passer que peu de lumière.

Parfois, ce n'est pas facile d'obtenir de la lumière via une fenêtre suivant la configuration des pièces. Cependant, il existe des solutions quand même. La lumière n'est pas obligée de passer au travers de fenêtres, il est possible de la faire passer au travers de puits de lumière.

Voici, un lien vers les quelques notes que j'ai prises à propos des différentes techniques qu'il existe pour pour de l'éclairage solaire indirect.

Voilà une solution simple, pour éclairer des pièces sombre qui vaut bien mieux que de tenter de diminuer la consommation d'un système d'éclairage !

C'est à mon avis un système que l'on devrait appliquer dans de nombreux supermarchés qui sont trop souvent borgnes !

Réduire la consommation d'énergie en éteingant la lumière

Tout le monde sait que l'on eut écomiser de l'énergie en éteignant la lumière. Beaucoup de gens pratiquent ce principes chez eux. Mais qu'en est il des innombrables enseignes lumineuses qui restent allumée tout le temps. Est-ce vraiment nécessaire de laisser allumé une enseigne lumineuse, un panneau publicitaire (encore les méfaits de la pub), une vitrine de magasin entre minuit et 6h le matin ?

Les pêcheurs d'énergie ont trouvé un moyen efficace de diminuer la consommation énergétique. Il suffit d'éteindre les enseignes lumineuses... à voir en vidéo.



Pêcheurs d'énergie
envoyé par pecheursdenergie. - L'info internationale vidéo.

 

Voir les arguments sur les sites:

Relocaliser la production d'énergie

La vision politique privilégie bien trop souvent la version centralisée pour résoudre les problèmes. En effet, pour un politicien (ou une politicienne), il est bin plus simple de dire qu'il faut construire une ou deux centrales nucléaire, que de gérer la construction de 20 000 installations photovoltaiques !

Donc c'est trop souvent le choix de la production centralisée qui est favorisé. C'est une erreur.

Il est bien plus profitable à tout le monde, de manière économique, comme de manière écologique de répartir la production d'énergie.

L'idée force là derrière c'est de mener une politique qui vise à créer des régions à autonomie énergétique. Ainsi l'on se rend mieux compte de ce que représente l'énergie que l'on consomme.

L'idée n'est plus de trouver la source d'énergie miracle qui va remplacer toute les autres. Mais d'exploiter toute les sources d'énergies possibles dans un bon mixe. (donc un mixe où l'énergie fossile prend le moins de place possible...)

Si l'on prend l'exemple du canton de Neuchâtel, actuellement, en 2011, c'est près de 20% de la consommation d'énergie électrique qui est produite sur place. (les usines hydroélectriques des gorges de l'areuse produisent 10% ... le barrage du chatelot et centrale à gaz doit faire le reste... à vérifier.)

La Société Suisse pour l'Energie Solaire, pense que le canton peut se donner les moyens d'être autonome en énergie électrique en exploitant tous les potentiels:

  • solaire: 35%
  • éolien: 25%
  • hydraulique: 25%
  • biomasse: 15%

Pour se faire une idée, pour faire ces 35% d'électricité cantonale au solaire, il faut une surface de 3km2, ce qui correspond au potentiel de toutes les surfaces de toiture.

Par comparaison, La surface occupées par des routes est d'environ 20km2 !!

suite => Les transports

l’alimentation et l’agriculture

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L'alimentation et l'agriculture

Résumé

  • un besoin de base, c'est manger
  • l'agriculture est issue d'un problème de complexité d'échelle de la cueillette
  • l'agriculture contractuelle de proximité tout le monde s'y retrouver et on ne gaspille plus
  • la viande consomme beaucoup trop de ressource et d'énergie et est responsable de 18% des émissions de CO2
  • un jour par semaine sans viande est uen bonne solution
  • utilisons du bois sous forme de BRF pour refaire de l'humus et fertiliser les champs
  • plus besoin de labourrer
  • les ogms sont une arnaque. ça ne fonctionne pas et ça rend dépendant économiquement.

Se nourrir est probablement un des besoins les plus important. Les premiers hommes vivaient de chasse (aux rennes) et de cueillette. Puis trouvant un climat favorable aux légumineuses (vers -12000), les humains se sont sédentarisés.

Comme manger du blé dur cru n'est pas très facile, on l'a écrasé et mélangé avec de l'eau. Puis cuit dans des feux en forme de trous. Le pain était né. (vers -9000)

En observant la terre cuite au bord des feux, la poterie est née. Puis d'autres outils.

L'amélioration de la nourriture dans ces villages a permis une explosion démographique. Revers de la médaille, il est devenu plus difficile de trouver de la nourriture dans les environs des villages. Il faut aller exponentiellement plus loin pour trouver à manger. Ce n'est plus rentable.

On se retrouve devant un problème de complexité due à l'échelle. Pour résoudre ce problème, les gens ont commencé à créer des jardins proche des villages.

L'agriculture est née. Le temps du jardin d'Eden est révolu. Il faut cultiver est s'occuper de son champ. Il ne suffit plus seulement de récolter.

Il est écrit dans le livre de la genèse: Le sol sera maudit à cause de toi. C'est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie [...]. C'est à la sueur de ton front que tu mangeras ton pain.

Actuellement, on se retrouve à une échelle encore plus grande, où l'on use et abuse du transport de marchandise pour cultiver de la nourriture à des milliers de kilomètre de là où elle sera consommée.

Notre agriculture est doublement basée sur le pétrole. On mange le pétrole qui compose les engrais grâce aux plantes qui nous les transformes en produit comestibles pour nous. Et on utilise le pétrole pour transporter notre nourriture sur des distances énormes.

Les locavores

Il faut relocaliser notre consommation pour réduire la complexité du système.

Le système marchand qui est utilisé actuellement est un système qui est basé sur des producteurs qui vendent leur production à des distributeurs qui eux se chargent de distribuer la nourriture à tout le monde, en général dans des supermarché. (le modèle dominant actuel)

Ce système donne trop de poids aux distributeurs qui cassent les prix chez les producteurs tout en exigeant une qualité énorme.

Ainsi, le filtre de la qualité a pour résultat de jeter de grande quantité de nourriture qui est tout à fait consommable.

De plus en plus, les producteurs remarquent qu'ils ont tout à gagner à distribuer eux même. Un exemple, les oeufs en magasins sont placés dans des cartons d'oeufs. La taille d'un oeuf dans un emballage est standardisée. Il faut donc que les poules produisent des oeufs de taille identique. Mais ce n'est pas le cas naturellement. Il y a donc un tri qui est effectué.

Il est donc possible de trouver dans une vente directe à la ferme, des oeufs qui sont plus gros, moins cher pour le client et qui rapportent plus au producteur !

La marge est plus petite et le producteur vend les oeufs que le distributeur ne veut pas prendre car ils sont trop gros !

Sur ce constat que tout le monde est gagnant (sauf le distributeur) L'agriculture contractuelle, de proximité se développe ces dernières années. Le principe est simple.

Un producteur dit qu'il lui faut une somme fixe par année pour être rentable. Il trouve des gens qui par contrat lui achète sa production à l'avance. Il faut trouver le bon nombre de personne pour arriver au montant global qui permet la rentabilité.

Puis les consommateurs viennent régulièrement pour venir chercher leur produit. Même si la qualité est variable tout est pris et consommé. Le producteur ne passe pas encore des heures à nettoyer des légumes pour les rendre les plus beaux possibles et espérer les vendre à un distributeur ou au marché.

Tout le monde semble y trouver son compte. En France on entend souvent le terme d'AMAP, qui signifie Association pour le Maintient d'une Agriculture de Proximité.

Certaines AMAP ont beaucoup de succès et finissent par refuser de prendre plus de monde. Certain ne comprennent pas pourquoi les agriculteurs ne veulent pas s'agrandir. La raison est pourtant logique. Nous ne sommes plus du tout dans une logique de croissance. Il faut trouver la taille optimale. En agrandissant au mauvais moment on change d'échelle, on augmente la complexité et on diminue l'efficacité.

L'idée est plutôt de créer d'autre association ailleurs. De les multiplier à la bonne taille plutôt que de les agrandir.

Végétarisme et rendement de la nourriture

Se nourrir, c'est alimenter notre corps en énergie.

Il y a des aliments qui sont plus où moins bon au niveau gustatif. ça tout le monde en en conscient. Il y a des aliments qui ont des rendements plus où moins bon au niveau rendement énergétique et là. C'est plus diffus.

La viande est un aliment qui est très gourmand en énergie à produire par rapport à ce qu'il peut apporter en qualité nutritionnelles.

D'après la FAO, 78% des terres agricoles mondiales sont utilisées pour faire pousser de la nourriture pour des animaux !

(Source: rapport CRIOC: viande un lourd tribut environnemental. D'après la FAO: http://faostat.fao.org)

Une fois nourris et surtout engraissé, ces animaux sont abattus pour en faire des steaks.

Suivant les animaux et leur ossatures, le rendement n'est pas autant bon. La viande de boeuf est celle qui a le plus mauvais rendement. Après avoir dépensé une énergie colossale et beaucoup d'eau pour nourrir des vaches. Finalement, il n'y a que 10% de l'animal que l'on mange. Le rendement de la viande de porc ou la volaille est nettement meilleur. Mais la palme revient à la viande d'insecte. En effet, 90% de l'insecte est comestible. Problème, ce n'est pas dans la culture occidentale de manger des insectes !

Cependant, c'est probablement une solution d'avenir. Pour la faire accepter, il suffirait de reconstituer des steak à l'allure normal mais fait avec de la viande d'insecte. La NASA étudie de près la nourriture à base d'insecte car c'est un des seul moyen d'avoir de la viande dans le cas d'un voyage vers mars.

Actuellement, la viande de est devenue une habitude de consommation, on ne réfléchit même plus à ce qu'a été la viande avant d'être un steak.

La consommation de viande est passé de 10kg en moyenne par personne par année en Europe dans les années 1960, pour être décuplée en moins de 50 ans. En effet, en 2002 Eurostat comptait une moyenne de 97kg de viande par personnes par années pour les habitants des 15 pays que comptait l'UE à cette époque.

La notion d'élevage pour la viande est une notion récente au cours de l'histoire. Ce n'est que depuis 1880 qu'il existe des animaux d'élevages uniquement pour la viande.

En 2010, on compte environ 1 milliard de porcs d'élevages dans le monde. Ainsi, il y a 2,7 millions de porc qui sont abattu chaque jour !

L'élevage de porc pose énormément d'autres problèmes. En France, la Bretagne est envahie de porc. Le lisier de porc pollue l'eau au point que ça se ressent dans l'eau du robinet.

Pour se dégouter des élevages industriel, il faut regarder le film food inc.

Les élevages consomment également beaucoup d'énergie. En Belgique, le rapport CRIOC estime que pour les poules pondeuses uniquement, on compte une consommation électrique de 3,5 kWh par poule et par an ce qui représente 15 millions de kWh par an.

Du point de vu des ressources, la viande est terriblement gourmande.  On estime que pour produire un petit steak de boeuf de 100g, il faut 2500l d'eau répartie entre ce que la vache a bue et surtout l'eau qui a arrosé les cultures qui ont servie de nourriture à la vache. Du point de vue de l'énergie utilisée, ce même steak de 100g représente 2,3 kg eq CO2.

Dans l'agriculture, les émissions de gaz à effet de serre sont surtout du métane. Le métane est un gaz qui a une effet de serre 20 fois plus grand que le CO2. Ainsi l'agriculture et l'élevage représente dans le monde 18% des émissions de gaz à effet de serre, soit plus que les transports !

On parle souvent de prendre des mesures pour réduire les gaz à effet de serre dans les transports. Mais on parle peu de manger moins de viande.

Toutefois, ces dernières années un mouvement de végétarien pour raison écologique commence à émerger. On les appelle des flexi-vegi. Sans aller à l'extrême et devenir totalement végétariens, les flexi-vegi diminuent leur consommation de viande.

Ce n'est pas qu'il n'aiment pas la viande. Mais il préfère manger  moins de viande mais de la viande locale et de qualité que de manger de la viande tous les jours juste pour manger de la viande. Manger de la chasse locale quand c'est la saison c'est bien meilleure que du boeuf industriel ! De plus, les protéines végétales sont tout autant capable de nourrir correctement une personne.

Une nouvelle idées est apparue il y a quelques temps, c'est de faire une journée par semaine sans viande dans les cantines. Certains crient au scandale à la restriction de liberté. Mais il est indéniable que l'idée a un effet sur l'environnement.

Elle peut même avoir un effet sur le prote-monnaie. En effet, toujours selon le rapport CRIOC, il semble que la viande compte pour 30% du budget nourriture des foyers belges !

Donc pour mangeons moins de viande pour économiser de l'argent, améliorer sa santé et réduire son empreinte environnementale.

Remettre la forêt au centre de l'agriculture

Dans la période de crise dans laquelle nous vivons. Il suffit de prêter attention aux médias pour avoir l'impression que la fin du monde est proche ! Plus que jamais on nous bassine avec un catastrophisme ambiant et des problèmes partout...

Mais où sont les solutions ?

Beaucoup aiment critiquer, dénoncer, lancer le débat (ce qui est déjà mieux), mais peu de gens apportent des solutions.

Dernièrement, j'ai enfin trouvé quelqu'un qui apportait des solutions.

Je suis allé au cinéma voir le dernier film de Coline Serreau: Solutions globales pour un désordre global.

Le titre annonce déjà que l'on va nous donner des solutions. Et c'est vrai !

L'agriculture est la base des civilisations humaines

Et oui, le sujet du film, c'est l'agriculture. L'agriculture est la base de toutes nos civilisations humaines. L'agriculture est ce qui permet à tout à chacun de se nourrir, l'agriculture est fondamentale pour l'humanité.... mais pour jouer le jeu des catastrophistes... l'agriculture va mal, l'agriculture doit être réformée. Et ce film donne des solutions simples.

champ de blé.jpg

Histoire de l'agriculture

trouée dans la forêtPour commencer, petit rappel historique. L'agriculture ce n'est pas nouveau. Les humains ont commencé à cultiver des plantes il y a 10 000 ans, pendant ce que l'on a appelé la Révolution néolithique.

J'ai retrouvé des épisodes de l'émission de la RSR Histoire vivante à propos de l'histoire de l'agriculture. Pour ceux qui voudraient avoir un bon aperçu voici le résumé que j'ai fait des 3h qu'ont duré cette conférence.

Voici les enregistrements audio:

Pour résumer très brièvement la longue et complexe histoire de l'agriculture retrouvons nous au néolithique.

Au tout début, on cultivait les plantes dans la forêt. Puis on a commencé à bruler les arbres pour faire un peu de place et surtout pour récupérer les cendres et les utiliser comme engrais.

Quand ça ne marchait plus on partait ailleurs. Puis après quelques dizaines d'années le premier sol était à nouveau utilisable quelques années.

Une fois que toutes les forêts utilisables ont été brûlées, il a commencé à manquer de place. On s'est donc mis à rester sur les mêmes terrains et l'on a inventé la jachère.

J'ai relu mon livre d'histoire d'école secondaire et ce qu'on y dit à propos de la jachère. Comme dans la plupart des livres d'histoire, ce n'est pas exact !

La jachère n'est pas le repos de la terre ! ... c'est au contraire le moment où l'on travaille le plus la terre ! C'est vrai on y cultive plus, mais on tente par tous les moyens de lui redonner de la biomasse ! C'est pourquoi on va y faire paître les animaux pour récupérer leur déjections. On va labourer le champ pour mélanger ces déjections avec la terre.

Tout le moyen âge va être chamboulé par cette technique. La faux, la charrue et la charette sont le premier pas vers une agriculture technologique. Une technologie qui va mobiliser tellement de ressources que l'impôt sera inventé !

L'agriculture du néolithique à l'aide de la forêt était beaucoup plus rentable, les technologies du moyen-âge ne sont là que pour compenser la perte de la forêt.

Cette situation va durer jusqu'au début du 20ème siècle.

Agriculture de destruction massive

masque obligatoire_plus_clair.pngLe début du 20ème siècle est marqué par deux guerres mondiales. Lors de la première, c'est là que l'on a envoyé au front tous les paysans d'europe se faire massacrer et qu'on a envoyé leur femmes dans les usines.

La première guerre mondiale à vu la création du gaz moutarde pour tuer les ennemi. c'est aussi à cette époque que l'industrie a réussi à synthétiser l'amoniac.

A la fin de la guerre, il y avait des millions de paysans en moins et une industrie chimique qui tournait pour rien !

On a changé d'ennemi. Au lieu de se battre entre humains. On se bat contre le sol. On lui déverse dessus tous les pesticides créé pendant la guerre sous prétexte de tuer les insectes nuisibles ! Le reste de l'industrie chimique fabrique des engrais. Et l'industrie des chars fabrique des tracteurs.

Une nouvelle révolution agricole est en route. On commence la guerre chimique contre les sols.

Agriculture à base de pétrole

nain de jardin arrosoirIl ne faut pas oublier que toute notre agriculture actuelle est une grosse industrie à transformer du pétrole en plante comestible. (on l'espère que c'est commestible !)

En effet, dans ce type d'agriculture, on balance des pesticides pour tuer le sol (surtout les micro-organismes qui le compose), et comme le sol n'est plus capable de nourrir les plantes, on leur donne directement des engrais.

Engrais, qui sont à base de pétrole. Pourquoi est ce que les fruits et légumes sont beaux et gros ? Par ce qu'on les gaves de pétrole ! Tout le monde sait que les réserves de pétrole vont en diminuant, mais tout le monde trouve normal de baser notre alimentation sur le pétrole ! Ce n'est pas très durable tout ça !

.. et ce n'est pas très bon non plus. On fait tout pour avoir des plantes énormes. Mais elles sont malades. Ce n'est pas en faisant des cultures hors sol, où l'on nourrit les plantes avec uniquement 3 des 28 composants dont les plantes ont besoin pour se développer, que l'on va faire une alimentation saine !

L'agriculture actuelle vit sur les mêmes règles que la mode: Seule l'apparence compte !

La solution: remettre la forêt au coeur de l'agriculture

Forêt verte.jpgIl est temps de s'arrêter et de réfléchir à ce que l'on fait. Il est temps que tout le monde se renseigne sur ce qui est dans son assiette. L'agriculture actuelle court à sa perte !

Oui, c'est du catastrophisme. Mais la solution est là et facile à mettre en oeuvre.

La source de la fertilité c'est la forêt !

La forêt fait pousser des arbres de plusieurs dizaines de mètres de haut. Personne n'y met de l'engrais !

La forêt pousse toute seul, personne n'y met de pesticides pour lutter contre son sol !

La forêt est toujours fraiche et humide et personne ne l'arrose !

Le secret de la forêt, c'est son sol. C'est son humus toujours en formation à l'aide de nombreux champignons, bactéries, et insectes qui décomposent le bois qui tombe des arbres. La biomasse est toujours entièrement recyclée.

Il est donc temps pour l'agriculture de renouer avec la forêt, de réutiliser le bois comme fertilisant !

Le BRF: Bois Raméal Fragmenté

Il faut donc que les agriculteurs abandonnent tous les mythes de ces derniers millénaires:

insecte.jpg

  • Cultiver c'est facile. Nous ne sommes pas en guerre contre le sol. C'est notre principal allié !
  • Il faut arrêter de labourer. Retourner le sol détruit sa composition, tue les animaux qui l'aérent naturellement sans rien demander. Pourquoi se crever à labourer c'est si dure et si inutile !
  • Il faut arrêter de balancer des pesticides. ça tue les animaux qui rendent le sol vivant et font tout pour aider les plantes à pousser.
  • Les insectes ne s'attaquent qu'à des plantes malades comme tous les charognards. Il faut donc produire des plantes saines et non des plantes malades !
  • ça fait 6000 ans que l'homme se bat contre les mauvaises herbes par ce qu'il veut un sol à nu. ça fait 6000 ans que la nature tente d'expliquer qu'il ne faut jamais avoir un sol nu. Sinon il s'érode ! Il faut donc faire des cultures intercalaires, des cultures de plantes que l'on ne va pas forcément récolter, mais qui vont créer de la biomasse et qui seront des "mauvaises herbes" que l'on aura choisie ! Ainsi le sol ne sera jamais nu. Et tondre, c'est plus facile que labourer !
  • Pour remettre la forêt au milieu de l'agriculture on utilise le BRF, le Bois Raméal Fragmenté. Ce sont des copeaux de jeune bois dont on va recouvrir les champs pour permettre au sol de se reconstituer. Il faut que des champignons se forment sur ce bois pour le décomposer.
  • Les champignons sont les seuls être vivants à pouvoir faire de la rétention d'eau dans toutes leurs cellules. Ce sont donc les champions de la régulation d'eau. Avec une culture qui utilise du BRF et ses champignons, l'arrosage est grandement diminué !
  • Il faut replanter des haies, ça permet de cultiver directement sur place tout le bois dont on a besoin pour faire du BRF.

La solution est simple, économique, elle demande moins de travail, elle permet de diminuer sa dépendance à l'extérieur et elle fonctionne !

champ orge.jpg

Pour aller plus loin

Dans le film on voit Lydia et Claude Bourguignon qui se battent pour expliquer aux agriculteurs qu'ils ont tout intérêt à réformer leur techniques d'agriculture. Ils ont créé le LAMS, un laboratoire d'analyse des sols.

Solutions locales pour un désordre global n'est pas le premier film dans lequels ils apparaissent.

Voici un extrait du film Alerte à Babylone dans lequel on y voit Claude Bourguigon:

Voici deux vidéos d'une conférence très intéressantes de Claude Bourguignon:

Pour aller plus loin encore sur le sujet, des profs de l'université de Neuchâtel vienent de rééditer un livre à propos de la microbiologie des sols: Le sol vivant.

Couverture

Les OGM.

Aux Etats-Unis, 58% du coton, 66% du maïs et 93% du soja sont Roundup Ready. La majorité des OGM cultivés dans le monde également, et le glyphosate, contenu dans le Roundup, est la molécule herbicide la plus utilisée sur terre.

Cependant depuis 2010, l'Amarante de palmer résiste au gylphosate, et donc au round up de Monsanto !

Voilà il a suffit de 15 ans d'utilisation d'OGM en Arkansas pour que l'amarante de palmer résiste au glyphosate et ruine le modèle économique de Monsanto !

Bravo à cette plante ! Elle est plus efficace que toutes les manifestations anti-ogm qui ont eu lieu jusqu'à présent.
Pourquoi acheter des semences 3 fois plus chères pour mettre autant de pesticide et quand même devoir arracher les mauvaises herbes à la main !
Désherber 66 millions d'hectares de champs à la main c'est long !!!

Voir article dans le Temps.

Voir le film, le monde selon Monsanto.

Pas d'OGM

A ce propos, j'invite tout le monde à se mobiliser contre les industries spécialisées dans les manipulations génétiques qui ont la fâcheuse tendance à rendre stérile leurs plantes afin de s'assurer que les agriculteurs (et autres amateurs comme moi) ne puisse pas éviter de passer à la caisse chaque année pour avoir des semences.

Le bienfait des OGM est un leurre. L'industrie fait de la promotion des OGM car elle aime le modèle économique qui va avec.  Le leader de l'industrie des OGM: Monsanto, est à la base une entreprise qui fabrique des produits chimiques et non une entreprise qui se soucie de l'agriculture et de la santé des gens.

Je crois qu'il est bien de rappeler que Monsanto est à la base d'à peu près tous les produits chimiques qui ont provoqué de graves problèmes et crises sanitaires: l'agent orange de la guerre du Viêt-nam, les PCB utilisés comme retardateur de flamme dont Monsanto niait les effets cancerigènes, les veaux dopés à l'hormone de croissance bovine, les publicités mensongères sur la biodégradabilité de l'herbicide Roundup...

Ce que Monsanto aime avec les OGM, c'est qu'on peut modifier des céréales pour les rendre plus résistantes à son désherbant, le Round Up. Puis en rendant stérile ces plantes, on s'assure que les agriculteurs passent chaque années acheter un nouveau stock de semences chez Monsanto.

Mais qui s'inquiète de savoir qu'avec cette technique ont peut balancer encore plus de pesticides dans les champs... et par la même occasion dans nos assiettes ??

Pourquoi est ce que l'on s'étonne en argentine de voir un plus grand nombre de cancers et de leucémies en bordure des champs d'OGM ?

Voilà, donc je suis pour la souveraineté alimentaire, nous n'avons pas besoin d'OGM si c'est juste pour favoriser un monopole commercial.

D'autant plus, qu'actuellement l'agriculture n'a aucun problème de productivité. On a pas besoin de produire plus de céréales, la famine dans certains endroits c'est juste une mauvaise répartition des ressources:

Pourquoi réserver 78% de la surface agricole mondiale pour nourrir des animaux destiné à la boucherie. C'est un très mauvais rendement. Environ 10% pour la viande de boeuf! En mangeant moins de viande, on nourrit plus de monde, on économise de l'eau et on réduit le cheptel de vaches qui pète du méthane, un gaz a effet de serre 20 fois plus efficace que le CO2 ! Qui me trouve mieux comme solution aux problèmes environnementaux du moment ?

nain enchainé.jpg

 

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La simplicité volontaire

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La simplicité volontaire

  • STOP--- Briser tout ça... => simplicité, small is beautiful
  • la complexité est un fossoyeur de civilisation
  • la pub ne concerne que l'inutile
  • quel est l'utile ?
  • L'utile c'est la redéfinition de nos besoins => virginia hendersen => se connaitre soi même => spirituel

Décroissance un mot obus

Le terme de décroissance est un terme qui est dur, qui a une connotation négative.

Certains trouve que c'est bien. Que le mot décroissance est un mot obus, ou un mot bélier. Qu'ainsi le capitalisme qui ne montre que les choses belles ne pourra pas le reprendre comme il a repris le terme du développment durable.

D'autres personnes préfère utiliser un autre vocable. On entend fréquemment parler de simplicité volontaire.

C'est le courant des gens qui préfère parler de positif que de négatif. Il est souvent reproché aux écologistes par leurs détracteurs qu'il ne sont pas des gens joyeux du tout qu'il ne sont là que pour interdire, limiter, et donner mauvaise conscience.

Le courant de simplicité volontaire est justement là pour amener positivement vers un changement.

La complexité fossoyeur de civilisation

L'envie de simplicité est également une réponse à notre monde qui est toujours plus complexe. Une envie de retrouver un monde simple et compréhensible. Mais pas seulement. C'est aussi une question de survie !

Le professeur Joseph Tainter, a étudié l'effondrement de certaines civilisations. Il a développé toute une théorie qui montre que l'effondrement l'empire romain, des civilisations Maya et Chacoan a pour source une complexité trop grande.

Quand une civilisation devient trop complexe, elle bouffe plus d'énergie à maintenir ses structures qu'à utiliser ses ressources de manière rationnelle.

Les aberrations écologiques que l'on peut observer dans notre société, telle que l'histoire des pommes de terres allemandes qui vont se faire laver en Espagne avant de revenir se faire transformer en chips, montre que notre civilisation est en plein dans un gaspillage d'énergie uniquement pour garder en place un système économique complexe basé sur le libéralisme.

Notre civilisation est basée sur la mobilité à moindre coût. C'est ce qui assure sa cohésion.

C'était déjà le cas pour l'empire romain et il s'est effondré.

Si l'on remonte au temps de la république romaine. On observe que la population romaine a augmenté en même temps que les rendements de l'agriculture a diminuée. Les romains ont donc résolu ce problème en colonisant les environs. Mais pour assurer cette colonisation de ressources naturelles, il a fallu augmenter la complexité en organisant une armée, des routes et des villes fortifiées. Cette complexité a également demandé de nombreuses ressources. C'est en assurant la croissance exponentielle de l'empire romain que sa structure a pu être gardée. Mais à une certaine échelle, la complexité est devenu plus dur à assurer, les moyens de communication ont absorbé trop de ressources par rapport à leur gain et l'empire c'est effondré.

Joseph Tainter explique que l'effondrement de l'empire romain a est souvent perçu comme une catastrophe. Mais qu'en y regardant de plus près, pour la majorité de la population c'était certainement une bonne chose. Dans les ossements de l'époque, on observe que les gens étaient mieux nourri après l'effondrement qu'avant ! Ils n'avaient plus besoin d'assumer la complexité de l'empire.

Le but dans notre civilisation est donc d'éviter d'arriver à l'effondrement, pour ce faire, il faut supprimer toutes les actions qui sont uniquement là pour maintenir le système en place.

Les meilleures solutions sont de promouvoir l'auto-organisation et la décentralisation. Un système trop compliqué s'effondre. Il est cependant de faire un système complexe basé sur de nombreuses cellules autonome, décentralisée et d'un fonctionnement très simple.

Pour mieux ocomprendre ces propos qui permettent l'émergence d'une intelligence collective à une échelle supérieur, je recommande de regarde ce reportage sur arte à proos de l'intelligence collective. (aux dernières nouvelles, le 22 novembre 2010, cette vidéo n'était plus disponible pour moi ?)

Le livre de Thierry Crouzet, Le peuple des connecteurs, parle abondamment des structures décentralisées et de l'émergence d'une auto-organisation basée sur un grand nombre d'individus liés, dont les liens suivent un très petit nombre de règles. C'est ce qui permet aux étourneaux de voler en groupe dans le ciel, aux fourmilières de se nourrir, aux termites de construire leur termitères, etc.

Science sans conscience

Quand on parle de problèmes écologiques, toute un partie de la population est persuadée que la science va permettre de résoudre tous les problèmes. Oui, la science est capable de beaucoup de chose. Mais souvent la science n'est qu'un moyen de déplacer le problème sur un autre. D'augmenter la complexité du système, et selon la théorie de Joseph Tainter de pousser le système à sa perte.

La science sans conscience est dangereuse. Ce concept est déjà très bien expliqué dans le mythe de Dédale il y a des millénaires !

À chaque problème de ses maîtres, Dédale est un auxiliaire qui trouve une solution à leurs problème,s ce qui provoque un nouveau problème que Dédale résout aussi avec une nouvelle solution au nouveau problème: la cire des ailes, solution pour s'échapper du labyrinthe, lui-même solution pour enfermer le Minotaure, lui-même fruit conséquent de sa vache en bois faite pour Pasiphaé.

La science est capable de tout. Mais est ce que tout mérite d'être fait ?

Pourquoi inventer le rasoir qui rase plus vite si ce n'est pour aller plus vite au travail créer des rasoirs qui rasent plus vite ?
Pourquoi développer des trésors d'ingéniosité pour construire des voitures électriques pour remplacer des voitures à essence. C n'est que déplacer le problème, au lieu d'être dépendant du pétrole, on sera dépendant de l'uranium et du charbon pour faire l'électricité et du lithium pour faire les accus. La complexité augmente. Ces ressources sont tout autant limitées que le pétrole, voir plus. La solutions ne sera que temporaire.

Alors que le vélo existe depuis longtemps, il est technologiquement beaucoup plus simple et coûte beaucoup moins. Le vélo est une solution ultime qu'on ignore !
Ce n'est qu'un exemple parmi d'autres.

Se concentrer sur l'essentiel

La publicité est là pour nous vendre l'inutile. Mois comment savoir ce qui est utile ? Comment savoir quels sont ses besoins ?

L'infrimière Virginia Henderson, a tenté de faire une liste des 14 besoins fondamentaux. On trouve:

  1. Respirer.
    Capacité d'une personne à maintenir un niveau d'échanges gazeux suffisant et une bonne oxygénation.
  2. Boire et manger.
    Capacité d'une personne à pouvoir boire ou manger, à mâcher et à déglutir. Également à avoir faim et absorber suffisamment de nutriments pour capitaliser l'énergie nécessaire à son activité.
  3. Éliminer.
    Capacité d'une personne à être autonome pour éliminer selles et urine et d'assurer son hygiène intime. Également d'éliminer les déchets du fonctionnement de l'organisme.
  4. Se mouvoir, et maintenir une bonne posture et maintenir une circulation sanguine adéquate.
    Capacité d'une personne de se déplacer seule ou avec des moyens mécaniques, d'aménager son domicile de façon adéquate et de ressentir un confort. Également de connaître les limites de son corps.
  5. Dormir, se reposer.
    Capacité d'une personne à dormir et à se sentir reposée. Également de gérer sa fatigue et son potentiel d'énergie.
  6. Se vêtir et se dévêtir.
    Capacité d'une personne de pouvoir s'habiller et se déshabiller, à acheter des vêtements. Également de construire son identité physique et mentale.
  7. Maintenir sa température corporelle dans la limite de la normale.
    Capacité d'une personne à s'équiper en fonction de son environnement et d'en apprécier les limites.
  8. Être propre, soigné et protéger ses téguments.
    Capacité d'une personne à se laver, à maintenir son niveau d'hygiène, à prendre soin d'elle et à se servir de produits pour entretenir sa peau, à ressentir un bien-être et de se sentir belle. Également à se percevoir au travers du regard d'autrui.
  9. Éviter les dangers.
    Capacité d'une personne à maintenir et promouvoir son intégrité physique et mentale, en connaissance des dangers potentiels de son environnement.
  10. Communiquer avec ses semblables.
    Capacité d'une personne à être comprise et comprendre grâce à l'attitude, la parole, ou un code. Également à s'insérer dans un groupe social, à vivre pleinement ses relations affectives et sa sexualité.
  11. Agir selon ses croyances et ses valeurs.
    Capacité d'une personne à connaître et promouvoir ses propres principes, croyances et valeurs. Également à les impliquer dans le sens qu'elle souhaite donner à sa vie.
  12. S'occuper en vue de se réaliser.
    Capacité d'une personne à avoir des activités ludiques ou créatrices, des loisirs, à les impliquer dans son auto-réalisation et conserver son estime de soi. Également de tenir un rôle dans une organisation sociale.
  13. Se divertir, se récréer.
    Capacité d'une personne à se détendre et à se cultiver. Également à s'investir dans une activité qui ne se centre pas sur une problématique personnelle et d'en éprouver une satisfaction personnelle.
  14. Apprendre.
    Capacité d'une personne à apprendre d'autrui ou d'un événement et d'être en mesure d'évoluer. Également à s'adapter à un changement, à entrer en résilience et à pouvoir transmettre un savoir.

Selon cette liste de besoin, on reconnait assez rapidement que les besoins de bases sont liés à se nourrir et avoir un chez soi.

Les besoins de bases d'un société sont donc d'assurer un apport de nourriture à ses membres ainsi qu'un logement qui soi à température adéquate. Ce qui demdande parfois beaucoup d'énergie.

suite => L'alimentation et l'agriculture

Epuisement des ressources naturelles

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Epuisement des ressources naturelles

  • la publicité augmente l'épuisement des ressources => colonialisme => guerre

Le néo-colonialisme et la guerre des ressources

Le constat à faire c'est que depuis la nuit des temps, les gens se battent pour avoir le contrôle des ressources.

Le productivisme aidé par la publicité augmente considérablement la consommation de ressources naturelles.

Notre économie fonctionne sur un principe de transformation la plus rapide possible de ressources naturelles en déchets. Le PIB est la mesure de la vitesse à laquelle se passe cette transformation.

Les pays qui ont (souvent dans leur sous-sol) les plus grandes quantités de ressources naturelles sont souvent les pays qui sont les plus instables économiquement et politiquement.

Ces pays sont constamment pillés. Au fil du temps ce pillage change de méthode, et de nom. Mais c'est toujours du pillage.

La période coloniale de l'afrique est terminée. Mais en fait elle continue via le colonialisme économique.

Le-développement.jpg

Des gouvernements sont renversés pour que les multinationales en place continuent leur exploitation sans être inquiétées. Les guerrillas sont financées pour faire durer les guerres le plus longtemps possible, car finalement la situation actuelle permet d'exploiter les ressources naturelles à bon prix.

C'est exactement ce qu'il se passe en république démocratique du congo, dans laquelle, la région du kivu est le lieu où l'on trouve entre 60% et 80% des ressources mondiale en coltan, un minerai dont on extrait le tantale. Le tantale est un métal très utilisé pour la fabrication de condensateurs. Tous les appareils électroniques contiennent des condensateurs au tantale.

La région est en guerre depuis des décennies pendant que le monde entier finance cette guerre grâce aux appareils que l'on achète. C'est nous qui sommes responsable de cette guerre.

Je cois qu'il est plus simple de résumé tout ceci en regardant cette petite animation issue du film The age of stupid.

film ^

Souvent le colonialisme se cache sous le nom de développement. Que signifie développement ? La définition est très floue et différente pour tout le monde. Mais faire des affaires dans des pays dit sous-développés, ou en voie de développement. C'est faire du développement.

Bref, participer au développement d'un pays c'est faire exactement la même chose que ce qui se fait partout ailleurs !

Si l'on veut vraiment aider les populations de ces pays qui sont pillés pour leur ressources, il ne faut pas lancer un quelconque projet de développement. Il suffit tout simplement d'arrêter de consommer les ressources provenant de leur pays. Le colonialisme n'aura plus raison d'être et ils seront tranquille.

Ce qui caractérise un mot plastique, c'est d'avoir appartenu d'abord à la langue courante, où il possède un sens clair et précis (le développement d'une équation), d'avoir ensuite été utilisé par la langue savante (le développement des espèces selon Darwin), et d'être aujourd'hui repris par la langue des technocrates dans un sens si extensif qu'il ne signifie plus rien, sinon ce que veut lui faire dire le locuteur individuel qui l'emploie.
Uwe Pörsken, Plastikwörker, éd Klett-Cotta,1989

Si tout ceci ne s'arrête pas par la réduction de notre consommation, ceci s'arrêtera quand il n'y aura plus de ressources. Et c'est pas pour dans très longtemps.

Voici un échéancier de la fin des stocks accessibles de différents métaux.

Le worldresourcesforum.org aura lieu en septembre 2011 à Davos pour parler de l'avenir de la gestion des ressources naturelles de cette planète.

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