Il faut parfois évoluer

Il est temps d’arrêter de croire que le toujours plus est la bonne direction, il faut parfois évoluer….

Nous vivons dans une société qui place le « toujours plus » comme l’idéal. Nous vivons dans la société du dogme de la croissance infinie

Un enfant a une croissance exponentielle. Puis cette croissance se ralenti et l’enfant évolue et devient un adulte.

Notre société traverse sa crise d’adolescence. Un période difficile. Une période pleine de saut d’humeur, une période qui parfois même conduit au suicide !

Soyons vigilant, faisons évoluer notre société, ne tombons pas dans le piège du toujours plus à tout prix !

citation chenille.png

Le destin d’une chenille, n’est pas de devenir une super chenille géante…. C’est de devenir un papillon !

6 thoughts on “Il faut parfois évoluer

  1. Répondre
    Vincent - 10 mai 2013

    ça me rappelle une histoire de Hamster…
    http://www.impossiblehamste
    😉

  2. Répondre
    Martouf - 10 mai 2013

    Effectivement, c’est exactement ça !!
    Bien vu le coup du hamster !

  3. Répondre
    aelkiki - 21 mai 2013

    Marrant cette comparaison avec l’adolescence, je me suis fait exactement cette réflexion il y a peu!

    Cela dit, toute croissance n’est pas néfaste… « Décroissance » est un titre qui se veut accrocheur, mais il peut aussi mettre des bâtons dans les roues de la communication avec des personnes qui pourraient pourtant vouloir discuter! Si d’emblée on se met dans le camp « anti », il y a fort à parier que le premier contact risque d’être mouvementé!

    Par exemple, le « développement durable » est considéré comme une hérésie par quelques adeptes de la décroissance que j’ai pu entendre ou lire. La croissance est donc forcément connotée négativement, le développement n’est pas bien…

    Prenons l’exemple d’une petite ville qui décide de s’équiper de chauffage à distance au bois (de la région, garanti!) et de panneaux solaires pour TOUS ses logements… Il y aura eu une croissance d’installations durables… Et pourtant je ne peux m’empêcher dans ce contexte de la voir comme positive! Il est vrai que la croissance ici n’aura pas été une fin en soi, mais un état de faits!

    Un enfant ne devrait-il donc pas grandir? Son cerveau ne devrait-il donc pas se « développer »?

    Donc oui pour la comparaison avec l’adolescence, car pendant une période, une croissance est NÉCESSAIRE et ne doit pas être connotée négativement, mais non au dogme « croissance=destruction »! En ce sens, je ne comprends pas la levée de boucliers contre le terme « développement durable »…

  4. Répondre
    Martouf - 21 mai 2013

    Les mots sont des boutons qui activent des idées…
    Et souvent ces idées ne sont pas les même derrière. Le mot « décroissance » est un mot très entouré de connotations qui embrouillent tout.

    Déjà dans les années 1970, lors de la sortie du rapport Meadows il y a eu des confusions entre l’anglais et le français. En anglais, ce rapport était intitulé « The Limits To Growth ». Donc les limites de la croissance. En français le titre a été traduit: « Halte à la croissance ? ».
    Quand on lit le titre on se fait une idée du but du livre. Ce n’est pas pareil d’étudier le cadre d’une croissance dans plusieurs domaine et de ses limites ou de sous entendre directement qu’il faut arrêter la croissance.

    En ce qui concerne le mot « décroissance » le choix du mot en français revient à Jacques Grinevald qui, en 1979, a traduit le livre de Nicholas Georgescu-Roegen: « The Entropy law and the Economic Process » en lui donnant le nom de « Demain la décroissance ». Puis dans l’édition de 1995, le titre a été raccourci à: « La décroissance ». Car ce n’est plus demain, c’est maintenant !

    Puis on passe à l’étape suivant, il y a une dizaine d’année, durant le renouveau des idées de la « décroissance ». Des gens comme Vincent Cheynet on mis au gout du jour la notion de « décroissance » en voulant en faire « un mot obus » comme le répète souvent Paul Ariès.

    Vincent Cheynet était directeur artistique dans la pub, avant de détester la pub et de se retourner contre en créant les « Casseurs de pub » en 1999, puis en créant le journal « La décroissance » en 2003.

    L’objectif du mot « décroissance » est clairement d’avoir une connotation négative qui lui permettra de ne jamais être repris par les publicitaires. (quand on voit que même Le Che est repris pour faire de la pub pour des voitures…)

    Selon cette théorie, le développement durable est une excellente chose. Mais l’expression a été trop souvent victime de « green washing ». Maintenant toute affiche pour vendre des voitures comporte le mot « durable ». Toute les voitures sont propres.

    Il y a déjà un malentendu sur le terme de « développement durable ». Certains disent que tout développement est durable, sinon il ne pourrait pas avoir lieu. Donc selon cette théorie il est inutile de répéter deux mots qui veulent dire la même chose !

    Donc, de quoi parle-t-on quand on parle de croissance ?

    La aussi il y a une embrouille… C’est par ce chapitre que j’ai commencé mes cours à l’université populaire à propos de « décroissance ».
    En mathématique, il y a des fonctions croissantes. Mais on trouve plusieurs catégories de croissances.

    – la croissance linéaire
    – la croissance polynomiale
    – la croissance exponentielle

    Pour la même cause, les effets sont totalement différents !

    Les décroissants se positionnent contre une économie basée sur la croissance du PIB. Cette croissance là est exponentielle. Si elle était linéaire, les conséquences seraient tellement différentes que l’on en parlerait pas ici.
    Pour en savoir plus sur les différents types de croissance voici mon article à ce propos:
    http://martouf.ch/document/

    Les décroissants sont surtout pour une économie qui tient compte de son empreinte écologique. Donc pour une économie durable dans tous les sens, écologique, économique et sociale. (ce dernier volet du développement durable étant trop souvent occulté par les gens qui veulent faire du « développement durable » la philosophie de la croissance verte.)

    L’économie industrielle bouffe beaucoup de ressources en matériaux et donc a une empreinte écologique grande. L’idée souvent avancée dans le développement durable est de continuer dans la philosophie de la croissance (infinie ?) de l’économie, mais de faire une croissance qui a une empreinte écologique moindre.

    C’est l’idée du découplage de la croissance et des ressources écologiques.

    Personnellement, j’ai des doutes sur ce principe. Rien n’est nouveau cela fait 20 ans que les multinationales réalisent la plupart de leur profit dans les services financiers et plus dans leur « core business ». Ça fait 20 ans que l’on a découplé l’économie de la réalité matérielle par des astuces comme les bulles immobilières.. (doubler le prix du m2 double le PIB sans rien faire) ou par les fusions acquisitions.

    C’est ici que je vois que philosophiquement, je suis plutôt dans une approche « dé-croissance » (comme sortir de la croissance du PIB à tout prix) que dans une approche « développement durable » qui garde le principe du toujours plus.

    Mais c’est vrai que pour aller au delà de ces mots trop fortement connotés. Je suis de plus en plus partisan du mouvement de la transition. (Mouvement des villes en transition: http://villesentransition.net )

    C’est une approche pour redéfinir quel est l’avenir que l’on veut. Le visualiser et planifier la transition pour y aller plutôt que de palabrer longtemps sur les pour et contre….

    Etre une anti-quelque chose ne fait que renforcer ce quelque chose.

    Je suis un créateur d’alternatives.

    Si l’alternative est sexy…. elle a toute les chances de rassembler tout le monde.

    De plus en plus j’ai compris, qu’il ne faut pas être contre des choses ou des gens. L’évolution des consciences se fait par étape. On ne peut pas sauter les étapes. Il faut que chacun fasse ses expériences.

    C’est le principe de la spirale dynamique. Pour en savoir plus voici mon article à ce propos.

    http://martouf.ch/blog/464-

  5. Répondre
    aelkiki - 24 mai 2013

    Dommage que le titre « The Entropy law and the Economic Process » ait été traduit de cette façon. Le titre original est nettement plus neutre et ne parle que d’un état de fait!

    Pour la question du développement durable qui serait redondant, je ne suis pas d’accord! Si on parle d’une augmentation de la PROPORTION non-renouvelable/renouvelable, alors une diminution du gaspillage (non-renouvelable) va augmenter la part renouvelable et est donc compatible avec un « Développement durable »… Cela permet de travailler sur les deux tableaux: augmenter la récupération de renouvelable et diminuer l’extraction de non-renouvelable… Il s’agit donc bien là d’une croissance proportionnelle, contrairement à la croissance mise en avant jusqu’à présent… Qui dure pourtant depuis un petit moment (en tout cas plus d’une génération!): cela la rend-elle durable? Au vu de ces faits, on pourrait le croire! Donc il est sans doute plus utile de définir ce qui est durable au lieu de définir ce qu’est un développement!

    Et sinon: Attendre le réveil des consciences pendant que la croissance de la consommation continue son oeuvre… N’est-ce pas un peu risqué?

  6. Répondre
    Martouf - 24 mai 2013

    J’ai lu la version française de « The Entropy law and the Economic Process » en janvier 2007. Je crois que ma motivation était d’en apprendre plus sur l’entropie. Ce n’est que 2 ans plus tard que j’ai appris ce qu’était le mouvement de la déroissance. Ce bouquin est ici:
    http://martouf.ch/utile/fic

    Nicholas Georgescu-Roegen est intéressant, car c’était un économiste qui expliquait à peu près ceci: « Mes collègues économistes se préoccupent de comment entretenir la roue de l’économie, d’ajouter un peu d’huile dans les rouages, mais en aucun cas de l’énergie qui fait tourner la roue… »

    Il dit que les économistes ont une vision de la physique qui est newtonienne. Tout est réversible. On peut faire tourner une planète dans un sens ou dans l’autre… on ne verra pas la différence. Georgescu-Roegen a une vision thermodynamique de la physique. Les processus ne sont pas réversibles.

    Pour schématiser, Il explique que l’économie dépend des usines. Que les usines dépendent d’énergie. Que l’énergie dépend du second principe de la thermodynamique: l’entropie. On dégrade irrémédiablement la qualité de l’énergie. On transforme de l’énergie utilisable en énergie inutilisable. (ex: du pétrole en chaleur)

    Conséquence de tout ceci. Le système économique n’est pas durable. Pour perdurer l’économie doit apprendre à tenir compte de facteurs environnementaux. Il crée là, le concept de « bioéconomie ».

    Chose étrange, le mot « décroissance » n’apparait qu’une seule fois dans le texte !

    Voici l’extrait en question:
    « Cela met en évidence un point important quoi-que inaperçu jusqu’ici, à savoir que la conclusion nécessaire des arguments avancés en faveur de cette perspective consiste à remplacer l’état stationnaire par un état de décroissance. À n’en point douter, la croissance actuelle doit non seulement cesser, mais être inversée. »

    Il dénonce la confusion souvent faite entre croissance et développement.

    C’est là que je rebondi sur le sujet du développement durable. Le gens (dont je ne fais pas partie) qui disent que le mot « développement » inclu le fait que ce soit durable… est faux ! … Il y n’y a pas que les mots, il y a tout un concept derrière… mais avec le green washing… la confusion règne…

    La pub est là pour nous brouiller… le cas du « gaz naturel » est flagrant. Pourquoi « naturel » ? .. on devrait aussi parler de pétrole naturel alors ? Naturel c’est la pureté originelle… tout de suite la connotation est positive. Et si on avait des doutes…. paf… on nous colle une feuille verte pour enfoncer le clou ! Pour nous faire croire que le gaz « naturel » c’est mieux que le pétrole !

    Ce que tu dis à propos de croissance proportionnelle est tout à fait juste. C’est ce que j’ai tenté de montré en voulant savoir ce qui se cache derrière le terme « LA croissance »…. il y a plein de formes de croissance qui sont plus ou moins soutenable.

    Ce que dénoncent les décroissants dans le concept de développement durable. C’est qu’il sous entendu que l’on fait toujours de la croissance. Mais une croissance qui est juste moins gourmande en ressources. Qui a une empreinte écologique qui est dans l’idéal soutenable.

    La limite qui te montre si tu es un partisan de la décroissance ou non est de te poser la question:
    « Et si l’on avait des ressources infinies…. est ce que le problème serait résolu ? Est-ce que tu serais à l’aise avec notre système économique ? »
    => Je me suis posé cette question au printemps 2010. J’en arrive à la conclusion que même si l’on avait des ressources naturelles infinies et que l’empreinte écologique de l’économie ne posait pas de problème, je ne suis toujours pas satisfait du système économique que l’on a qui tourne en boucle pour lui seul.

    Donc de ceci découle un questionnement sur les valeurs profondes de notre société… pourquoi toujours plus ? toujours plus vite ? concurrencer l’autre ? gagner du temps ? être plus efficace ? développer ?

    Le concept de développement a beaucoup été démonté par Serge Latouche. Pour les pays du sud de cette planète, le terme de développement n’est que le nouveau mot pour dire colonisation. Ces pays on été colonisés pour leur apporter la civilisation. Puis ils sont indépendants mais on va leur apporter le développement. Ce sont des pays en voie de développement !!

    Le développement est une idéologie.
    « Résister au développement » est le titre du dossier du journal « Moins », un journal d’écologie politique fait par les objecteurs de croissance suisses romands.
    http://www.achetezmoins.ch

    Sinon, je n’attends pas vraiment le réveil des consciences. L’information est là. Beaucoup de gens savent que leur comportement a des incidences. Mais ils sont coincés dans un système. Ce que je commence à faire maintenant c’est créer et montrer des alternatives.
    Si ton alternative est sexy… hop.. tout le monde y va ! Et ceci sans problème.. sans contrainte… sans heurts !

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